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Bataille De Poitiers (732)

Bataille de Poitiers (732)

ja:トゥール・ポワティエ間の戦い Poitiers (732) Catégorie:Poitiers Catégorie:732 Au début du , les musulmans du gouverneur d'Espagne Abd-er-Rahman occupent le duché d'Aquitaine. Eudes, vaincu, fait appel à Charles Martel. La bataille de Poitiers ou balat al-chouhada (« la chaussée des martyrs pour la foi ») vit la confrontation, aux environs de Poitiers, des armées franques et quelque soixante milliers de musulmans loin de leur base, vers 732. La défaite de ces derniers aurait marqué l'arrêt de la progression musulmane... La portée de cette « bataille » a-t-elle été exagérée au pour servir opportunément une propagande de « choc de civilisations » prétexte à la colonisation ? On peut le penser. Ce combat, qui passa inaperçu aux yeux des contemporains, fut-il une simple péripétie sans signification, l'arrêt de l'expansion de l'islam étant dû à d'autres causes ? D'autant qu'une controverse persiste sur le lieu et la date de cette bataille, toujours non élucidés. D'autant que Charles Martel ne se pose pas en défenseur de la foi : il cherche à protéger ses frontières et à rétablir la domination franque sur les pays du sud de la Loire, ou l'Aristocratie chrétienne, notamment en Provence, est alliée aux Musulmans. Ces derniers protègent le Midi contre les attaques des hordes Franques aux mœurs peu « catholiques ». D'ailleurs, Charles Martel doit ses succès en partie à son absence totale de scrupules à l'égard de l'Église : il s'est emparé de nombreux domaines ecclésiastiques pour les distribuer en bénéfices à ses propres fidèles, ce qui rallie à sa cause une clientèle considérable. Profitant du retrait des armées musulmanes qui assuraient la sécurité et la paix des chrétiens de Provence, Charles Martel et ses hordes saccageront consciencieusement le Midi.

Voir aussi


- Charles Martel
- Al-Andalus

Catégorie:Bataille du Moyen Âge

Catégorie:Bataille Bataille Cette catégorie regroupe toutes les batailles du Moyen Âge.

Catégorie:Poitiers

Catégorie:Commune de la Vienne Catégorie:Préfecture Catégorie:Ville de France

Musulman

L'islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au , il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments. L'islam a un livre sacré, le Coran, qui recueille les révélations de Dieu au prophète Mahomet. L'Islam avec I majuscule désigne la civilisation islamique.

Notions principales

Étymologie

Islam est un mot arabe (إِسْلاَم ou, plus couramment إسلام , transcrit ʾislām) qui signifie « soumission à la volonté de Dieu » dans un contexte religieux. En tant que religion, l'islam, en effet, prêche la soumission et l'obéissance à Dieu ( Allah, en arabe). : Le mot prend en français une majuscule lorsqu'il désigne l'ensemble des peuples musulmans sinon, comme pour les autres noms de religions, il garde la minuscule. D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes (cas typique en arabe), s.l.m, désignant le fait de se soumettre, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, « musulman ». On évoque depuis quelques années un lien avec le radical qui fournit salām, « la paix », lien que l'on peut considérer être une étymologie populaire. La théorie que l'on rencontre le plus souvent, cependant, fait de أَسْلَمَ ʾaslama, « se soumettre à Dieu » (dont on dérive إِسْلاَم ʾislām), un dérivé de سَلِمَ salima, « être sain et sauf » (qui fournit سَلاَم salām). Islam implique l'adhésion sincère et absolue du cœur à Dieu et l'abandon intégral et confiant de toute la personne à Dieu et signifie donc la recherche inlassable de la perfection dans le comportement et les attitudes.

Quelques définitions


- « islam » avec une minuscule désigne la religion fondée par Mahomet en 622;
- « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique;
- « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion: les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites;
- « Islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation;
- « Islamisme », « islamiste » s'employaient autrefois pour « Islam » ou « musulman ». Ces termes sont utilisés aujourd'hui dans certains medias pour désigner l'Islam politique mais aussi les manifestations violentes qui lui sont attribuées.

Sources de législation Sunnite


- Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu à son prophète Mahomet, qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
- La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans l'islam. La sunna a été rassemblée et classée par les musulmans dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري) , sahih mouslim (صحيح مسلم) etc… ;
- La troisième source de législation dans l'islam est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux ;
- La quatrième source est al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure »), qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue. Il est à noter que ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort du Prophète et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam.

Lieux saints

Islamisme Islamisme Les principaux lieux saints de l'islam sont :
- La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Hubbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
- Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
- Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension. Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
- Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la deuxième ville sainte. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein( petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm , ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est à dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
- Nadjaf, toujours en Irak, est également une ville sainte pour les chiites.

Devoirs des Sunnites

Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour tous les sunnites:
- la profession de foi (Chahadah en arabe);
- la prière (Salât);
- la zakat (impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.) ;
- le jeûne islamique (durant le mois lunaire du Ramadan) ;
- le pèlerinage à la Mecque, pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique. En outre, le sunnisme interdit la représentation des « choses et personnes saintes ». Plutôt que de parler d'iconoclasme, il faut parler d'aniconisme. Les cinq piliers de la religion sont la base sur lesquels le(a) futur(e) sunnite construira sa vie pour se conformer à la révélation.

La Profession de foi

La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe, elle se résume en une phrase : :« Je témoigne qu'il n'y a de (vraie) divinité que Dieu et que Mahomet est son messager »: : أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إٍلاَّ اللَّهَ وَأَنَّ مُحَمَّدََاَ رَسُولُ اللَّهِ :achhadou al-lâ ilâha illa-llaha wa anna mouhammadan rasûlu allahi Elle consiste d'une part à ne croire qu'en un seul dieu, à lui vouer exclusivement tous les actes d'adoration, et d'autre part à reconnaître que Mahomet est le dernier messager de Dieu (précédé des messagers cités dans l'ancien et le nouveau testament), et l'exemple à suivre. La shahada est obligatoire pour quiconque veut devenir musulman : c'est la déclaration de sa foi musulmane. Enfin elle garantit le paradis, sous condition d'avoir accomplie des actes de bien, à quiconque la dit avant de mourir en conformité avec la parole de Mahomet : : « Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est l'Adorateur et l'Envoyé de Dieu ne manquera pas d'être préservée – par Dieu– du feu de l'enfer » Quatre piliers sont liés à la personne directement, la chahadah, la salat, le ramadan et le hadj, le dernier pilier qui est la zakat doit se faire au sein de la communauté, c'est un impôt de solidarité qui assure la cohésion sociale. Il n'est donné que par les personnes qui ont le seuil (nissab) équivalant à environ cent grammes d'or, et qui l'ont gardé pendant la durée d'un an lunaire. La zakat est un impôt fixé par la religion pour subvenir aux besoins des nécessiteux (orphelins, voyageurs, pauvres, libération des esclaves, etc.) et dans une plus grande mesure à développer la vie en communauté (paiements des agents de l'État, fonctionnaires, routes, développement de l'espace publique, infrastructures publiques, etc.). L'assiette de cet impôt (zakat) doit être conforme aux prescrits divins. Ainsi, il y a lieu à perception de l'impôt sur chaque transaction entre partie effectuée sur un lieu publique de la communauté, de même la monnaie avec laquelle l'impôt sera perçu doit aussi être en conformité avec les prescrits divins. Celle-ci sera émise en fonction de la production alimentaire des terres agricoles de la communauté (propriété privé des moyens de production — terres agricoles — mais l'eau de pluie nécessaire aux terres agricoles appartient à Dieu et donc à tous); ou bien sous-forme de pourcentage (2,5%) de la valeur des biens stagnant pendant 1 an. Le pauvre a donc sa part pour se nourrir via l'impôt en monnaie tous deux institués par le chef de la communauté, au départ des prescrits divins.

Variantes théologiques

La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes théologies, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine. Les croyants se partagent en trois branches :
- le sunnisme, de Sunna, « la tradition ». Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui 4, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière d'interprétations théologiques :
  - le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
  - le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
  - le shafi'isme, ou shaféisme, de Al-Shafi'i 768-820) ;
  - le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
  - Le mu'tazilisme, école interprétative rationaliste du sunnisme née au et éradiquée au par les acharites (disciples de Al-Chari), connaît ce qui ressemble à une résurgence depuis le .
- le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les deux principales sont :
  - le chiisme duodécimain (90% des chiites) ;
  - le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
  - Voir aussi d'autres groupes chiites : les alaouites de Syrie, le zaydisme du Yemen et les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
- le kharidjisme (beaucoup moins répandu que les deux premiers) ; Les sunnites représentent environs 90% des musulmans, les chiisme environs 10%. Le kharidjisme moins de 1%. nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. A ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétation du sunisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles. Enfin, il est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme. Une théologie populaire se développe dans le maraboutisme qui pratique le culte des saints.

Clergé

saint Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un citoyen de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien ; en fait en arabe l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin n'est pas un prêtre non plus. L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles : L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et lijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite. # al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ; # al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ; # al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ; # al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ; # al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam. Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes. Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé. Par bien des aspects, l'Islam pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée et, paradoxe peu compris en Europe, particulièrement en France, une religion dont tous les pratiquants sont des laïques. En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.

Diffusion

La description de ce paraphe est l'objet de l'article monde arabo-musulman.
Voir aussi les articles détaillés Origines de l'islam et Histoire de la conquête musulmane

Situation de l'islam contemporain

L'islam est la religion la plus répandue après le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du prosélytisme de certains musulmans. L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de « République islamique... ». Mais ces États ne sont pas les seuls ou l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrème rigueur. Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrétiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communauté musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des populations islamiques importantes au Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union Soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a presque 7 millions de musulmans aux États-Unis et presque autant en France.

Islam et autres religions monothéistes

Voir l'article détaillée Relation de l'islam aux autres religions
- L'islam reconnaît les prophètes du judaïsme, sans pour autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
- Jésus y est considéré comme un prophète (et appelé
Issa), dont le retour est attendu à la fin des temps où il combattra l'Antéchrist et détruira les croix. Dans l'islam, il ne sied pas à Dieu d'avoir de fils, car c'est une marque de dépendance et c'est logique, parce que l'etre qui a besoin d'un fils n'a pas l'aptitude d'être un dieu. le Dieu doit exister seul sans parents ni fils. Par exemple le Coran pose une question : comment un Dieu n'ayant pas besoin de personne aurait un fils ?
- L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre » antérieures consiste à la fois a les respecter,leur reconnaître une certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excès, etc.). Le dernier prophète et messager de Dieu, serait Mahomet, étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale.
- L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est, à tout le moins, fort mal considérée.

Voir aussi

Bibliographie


- Tahar Gaïd,
La femme musulmane dans la société, Iqra, 2003
- Fdal Haja,
Assalihats, les femmes vertueuses, Universel, 2005
- Charles-André Gilis,
Études complémentaires sur le Califat, Al Bustane
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg,
La Chronique de Tabari (5 volumes)
- Ibn Taymiya,
Lettre à un roi croisé, 2005, Tawhid
- Mohammed ben Jamil Zeino,
Comment comprendre le Coran ?, ÉEditions Chama, 2005
- Dalila Adjir- Adlali Beghezza,
Entrée interdite aux animaux et aux femmes voilées, Akhira Distributions
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg
- Roger Du Pasquier,
Découverte de l'islam, Seuil, 1984 ( Comprendre l'islam de Frithjof Schuon, Seuil, 1976)
- Michel A. Boisard,
L'Humanisme de l'islam, Albin Michel
- Dominique Sourdel,
Vocabulaire de l'islam - N°3653, PUF, Collec. « Que sais-je ? », Nov. 2002
- Mohammed Arkoun,
Ouvertures sur l'islam, Grancher, 1992
- Michel Reeber,
L'Islam, Les Essentiel Milan, 1999 (pour une première approche)
- Paul Balta,
L'Islam, Le Monde édition, 1997 (également pour une première approche)
- Malek Chebel,
Manifeste pour un islam des lumières, Hachette, 2004
- Abdallah Penot,
Le Coran, éditions Alif, 2004.
- Denise Masson,
Le Coran, Paris, Folio, 1992 (une traduction aussi juste que poétique).
- traduction d'AbdAllah Penot,
La Doctrine de l'unité, selon le soufisme, éditions Alif.
- Al Nawawy, traduction d'AbdAllah Penot,
Les Jardins de la piété, éditions Alif
- Henry Corbin,
Histoire de la philosophie islamique, Folio, 1989
- Fatima Mernissi,
Sultanes oubliées, Femmes chefs d'État en Islam, Albin Michel
- Eva de Vitray-Meyerovitch,
Anthologie du Soufisme, Albin Michel
- Ligue francise de la femme musulmane,
Éducation des enfants en islam , LFFM
- Dominique Aubier,
La Réaffirmation messianique du Coran. Mise au point sur les faiblesses et les errances théologiques de l'Islam. M.L.L. 2001
- Bernard Lewis,
Islam, Quarto Gallimard
- AbdAllah Penot,
L'Entourage féminin du Prophète, Alif édition.

Liens génériques


- religion, monothéisme, critique radicale, hérésie, apostasie Brahim Labari, Recettes islamiques et appétits politiques, Paris, Syllepse, 2002.

Liens spécifiques


- Islam en France, islam en Belgique (sur Wikinations.be) ;
- Art islamique, Contes des Mille et une nuits
- Averroes (
Ibn Ruchd), Ibn Khaldun, Omar Khayyam, Djallal el Din Rûmi ;
- Mahomet, guerre sainte, musulman, vocabulaire de l'islam ;
- Charia ;
- Wahhabisme, chiisme, Omeyyades, Abbassides, Fatimides ;
- les écoles traditionnelles d'interprétations du sunisme : malékisme, hanbalisme, shafi'isme, hanafisme ;
- Islam libéral.
- Rapport homme/femme en islam
- Islam et homosexualité

Liens externes


- Catégorie:Islam ms:Islam ko:이슬람교 ja:イスラム教 simple:Islam th:ศาสนาอิสลาม


Aquitaine


-
Catégorie:Région française L'Aquitaine est une région française du Sud-Ouest de la France. Elle comprend cinq départements. départements Ci-dessus, le blason de l'Aquitaine.

Histoire

Cf. Article détaillé : Histoire de l'Aquitaine L'Aquitaine est un terme qui existe depuis au moins le Ier siècle avant J.-C., et qui a désigné une région Sud-Ouest aux limites variables, mais qui n'a jamais dépassé les Pyrénées au Sud, la Loire au Nord. Aquitaine signifierait en latin « pays des eaux » (aqua 'eau'). L'Aquitaine a été une province romaine, un royaume à l'époque des Wisigoths, puis épisodiquement à la fin du Haut Moyen Âge, puis un duché. L'Aquitaine historique diffère de l'Aquitaine administrative actuelle. Sous l'empire romain, elle s'étend à tout le versant atlantique des Pyrénées aux rives de la Loire . Saintes et Bordeaux furent les capitales antiques de la Gaule aquitaine. Charlemagne crée en 781 le royaume d'Aquitaine englobant tous les territoires du Rhône à l'Atlantique, avec pour capitale Toulouse afin de fédérer la reconquête Hispanique. Le nom d'Aquitaine a été repris par le duché d'Aquitaine qui avait pour capitale Bordeaux et s'étendait au Saintonge, au Poitou. En 1058, il s'est uni au duché de Gascogne. Voir les ducs d'Aquitaine. La reine Aliénor d'Aquitaine, fille du duc Guillaume X, fut au Moyen Âge parmi les personnages les plus influents de toute l'Europe. Henri II plantagenêt roi d'Angleterre devient duc d'Aquitaine en 1154. De là est né une longue querelle féodale avec le roi de France qui aboutit à la guerre de cent ans en 1345. L'expression de province de Guyenne provient d'une déformation du mot Aquitaine. La victoire Française de la bataille de Castillon marquera la reconquête de Bordeaux en 1453.

Administration

Article détaillé : Conseil régional d'Aquitaine

Politique

Article de fond : Politique de l'Aquitaine

Géographie

Politique de l'Aquitaine Article de fond: Géographie de l'Aquitaine

Transports

Article de fond: Transports de l'Aquitaine

Le réseau routier

Les autoroutes


- L'A10
- L'A62
- L'A64
- L'A89

La traversée des Pyrénées


- Le passage transfrontalier Irun-Hendaye, villes où les transports tiennent une place très importante.
- Le Tunnel du Somport

Le réseau ferré

Trois grand axes :
- la ligne Paris - Bordeaux - Madrid par Irun, axe majeur pour l'économie et le transport, ce qui crée des déséquilibres au niveau régional :
  - pouvoirs d'attraction de Bordeaux, de Bayonne-Anglet-Biarritz,
  - désertification des pyrénées, de la Dordogne, du Lot-et-Garonne. La ligne Paris - Bordeaux - Madrid par Irun a toujours été une priorité pour les Etats français et espagnol, aussi il y a une ligne TGV Paris - Tours très rapidement puis jusqu'à Bordeaux et Dax...
- l'axe transversal Bordeaux - Toulouse. Ce n'est pas une ligne TGV au grand dam des Toulousains...
- l'axe transversal Espagne - Italie, par Irun, Pau, Toulouse, Vintimille.

Le réseau fluvial

Toulouse Le canal du Midi est un canal français qui relie la Garonne à la Méditerranée. Il fournit avec le canal latéral à la Garonne une voie navigable (le canal des deux mers) de l'Atlantique à la Méditerranée. Il a été prolongé par le canal du Rhône à Sète. C'est le commerce du blé qui motiva sa construction. Construit au , de 1666 à 1681, sous le règne de Louis XIV, sous la supervision de Pierre-Paul Riquet, le canal du Midi est le plus ancien canal d'Europe encore en fonctionnement.

Le transport maritime


- Port de Bordeaux Le port autonome de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ 9 millions de tonnes de marchandises (dont 4 millions de tonnes d'hydrocarbures). Le port autonome de Bordeaux accueille également les éléments de l'A380 en transit vers Toulouse.

- Port de Bayonne

L'avion

Il y a trois aéroports internationaux en Aquitaine :
- Aéroport de Bordeaux situé à Mérignac ;
- Aéroport international de Pau-Pyrénées à Uzein, situé à 17 km au nord-ouest de la ville de Pau ;
- Aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne situé à Biarritz.

Économie

Article de fond : Économie de l'Aquitaine

Démographie

Article de fond : Démographie de l'Aquitaine

Culture

Article de fond : Culture de l'Aquitaine

Langue

Les langues d'Aquitaine sont le français, l'occitan et le basque (en basque : euskara). Les dialectes occitans sont l'agenais parlé en Lot-et-Garonne, le bergeraquois dans la Dordogne, le gascon parlé dans la Gironde, les Landes et le béarnais parlé dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques). Le basque est parlé dans la partie occidentale des Pyrénées-Atlantiques : les provinces basques de Basse-Navarre, de Soule et du Labourd.

Gastronomie

Viticulture


- Première région viticole de France, l'Aquitaine génère le quart de la production viticole de l'Hexagone, la France étant le premier pays producteur au monde.
le Bordelais
La Gironde appelée en terme oenologique, le Bordelais (Vignoble de Bordeaux), est donc la première région viticole tant en quantité qu'en qualité. Les vins de Bordeaux représentent de multiples nuances gustatives dues non seulement aux cépages cultivés mais surtout à l'influence des terroirs. Le vignoble de Bordeaux produit des vins rouges, des vins blancs secs ou liquoreux et des vins rosés. Les cépages de Bordeaux se distinguent par leur situation géographique vis-à-vis de la Garonne.
  - Le Médoc Le vignoble du Médoc s'étend sur la rive gauche de la Gironde, de Saint-Vivien-de-Médoc au nord jusqu'à Bordeaux au sud. ::: Vignoble du Médoc ::: Vignoble du Haut-Médoc ::: Vignoble de Saint-Estèphe ::: Vignoble de Pauillac ::: Vignoble de Saint-Julien ::: Vignoble de Listrac-Médoc ::: Vignoble de Moulis-en-Médoc ::: Vignoble de Margaux
  - Les Graves Le vignoble des Graves s'étend au sud de Bordeaux le long de la Garonne, jusqu'au canton de Langon. ::: Vignoble des Graves ::: Vignoble de Pessac-Léognan ::: Vignoble de Cérons ::: Vignoble de Barsac ::: Vignoble de Sauternes
  - Les vignobles de Blaye et Bourg Les vignoble du Bourgeais-Blayais s'étend entre la rive droite de la Gironde et la frontière du département de la Charente-Maritime. ::: Vignoble de Blaye ::: Vignoble des Côtes-de-Blaye ::: Vignoble des Premières-côtes-de-Blaye ::: Vignoble des Côtes-de-Bourg
  - Le Libournais Le vignoble du Libournais s'étend sur la rive droite de la Dordogne, de Libourne à l'est jusqu'en limite du département de la Dordogne à l'ouest. Cette zone est la plus morcellée puisque sur une petite superficie elle comporte de nombreuses appellations, toutes de vins rouges : ::: Vignoble de Fronsac ::: Vignoble de Canon-Fronsac ::: Vignoble de Pomerol ::: Vignoble de Lalande-de-Pomerol ::: Vignoble de Néac ::: Vignoble de Saint-Émilion ::: Vignoble de Montagne-Saint-Émilion ::: Vignoble de Saint-Georges-Saint-Émilion ::: Vignoble de Lussac-Saint-Émilion ::: Vignoble de Puisseguin-Saint-Émilion ::: Vignoble des Côtes-de-Castillon ::: Vignoble de Bordeaux-Côtes-de-Franc
  - L'Entre-Deux-Mers Ce vignoble bordelais s'étend entre la Dordogne et la Garonne à l'intérieur du département de la Gironde. ::: Vignoble de l'Entre-Deux-Mers ::: Vignoble des Graves-de-Vayres ::: Vignoble des Premières-côtes-de-Bordeaux ::: Vignoble de Cadillac ::: Vignoble de Loupiac ::: Vignoble de Sainte-Croix-du-Mont ::: Vignoble du Haut-Benauge ::: Vignoble des Côtes-de-Bordeaux-Saint-Macaire ::: Vignoble de Sainte-Foy-Bordeaux
Vignoble du Sud-Ouest
= Vignobles de la Guyenne
=
- Vignoble de Bergerac
- Vignoble des Côtes-de-Duras, rouge
- Vignoble des Côtes-du-Marmandais, rouge
= Vignobles de Gascogne et des Pyrénées
= Cette région vinicole, à l'ouest de Toulouse, s'étend d'Agen vers le Pays basque.
- Armagnac
- Vignoble des Côtes-du-Béarn
- Vignoble des Côtes-de-Buzet
- Vignoble des Côtes-de-Saint-Mont
- Vignoble d'Irouléguy
- Vignoble du Jurançon
- Vignoble de Madiran et Pacherenc
- Vignoble de Tursan Voir aussi
- Viticulture en France | Glossaire de la viticulture
- Cépage | Liste des cépages du monde | Cépages par type de vin | Cépages par climat Le Béarn et le Pays basque offrent toutes les spécialités gastronomiques du sud-ouest :
- Foie gras, confit, magret et autres plats dérivés du canard,
- la pipérade
- le Madiran, vin à caractère produit en Hautes-Pyrénées, Béarn, et Gers. Le Béarn a développé quelques spécialités :
- la poule au pot
- la garbure
- le Jurançon, vin blanc sec ou moelleux Et vous voudrez bien noter que la sauce béarnaise n'a rien de béarnais puisqu'elle a été inventée en région parisienne. Le Pays basque a aussi ses spécialités :
- l'axoa
- le piment d'Espelette
- le jambon de Bayonne
- le poulet basquaise
- le gâteau basque
- l'Irouléguy.

Construction

Les maisons


- La maison basque
- La vie sociale et politique des Basques s'organise autour de l’etxe ou etche. Car seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison assistaient aux assemblées du village. C’est l'élément initial d’intégration dans la communauté. L’aîné de la famille héritait de la maison.
- La maison béarnaise
- Comme l’etxe, la maison basque, la case béarnaise est la pierre angulaire de l’identité de la famille. La hiérarchie sociale s'établissait sur la base de la « case » transmise avec l’ensemble des terres à l’aîné. La maison béarnaise est bâtie avec des galets du gave gris dans le mortier. Des tuiles plates ou plus fréquemment des ardoises sont présentes sur les toits. L’une des caractéristiques essentielles de la maison béarnaise est ainsi sa toiture : la pente peut atteindre 50°, ou même plus. Au Pays basque comme dans le Béarn, les maisons varient selon les vallées, selon les aires géographiques.
- La maison landaise

Symbole

maison landaise

Patrimoine

maison landaise maison landaise] Il y aurait plus de 1000 châteaux en Dordogne; voici les plus connus : Castelnaud-la-Chapelle, Commarque, Monbazillac, Beynac, Herm, Bourdeilles, Biron, Milandes, le château de Joséphine Baker, Montfort, Château de Puymartin/Marquay. On trouve également des bastides, notamment à Montpazier, Villefranche-du-Périgord, Domme et ses remparts, et Eymet et son château. Eymet La vallée de la Vézère avec les grottes de Lascaux, les grottes des Eyzies, La Roque-Saint-Christophe, la Rouffignac et le célèbre abri de Cro-Magnon. Les villes fameuses de Sarlat, Bergerac, Nontron et sa mascarade des Soufflaculs, ses jardins des arts, son Pôle des Métiers d'Arts, sa coutellerie « Le Périgord », Périgueux et ses ruines gallo-romaines. Le village du Bournat, l'abbaye de Brantôme (), le parc archéologique de Beynac, Mandacou. Voir aussi : Liste des musées d'Aquitaine

Aquitains célèbres


- Liste des personnalités aquitaines

Voir aussi


- Blason de l'Aquitaine
- occitan, Occitanie, Guyenne
- gascon, Gascogne
- basque, Pays basque, toponymie basque
- béarnais, Béarn
- Pyrénées-Atlantiques

Liens externes


- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Aquitaine Aquitaine sur Wikitravel]
- [http://aquitaine.fr/ Site du conseil régional]
-
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/ac Site Arts et culture du CRDP d'Aquitaine] ja:アキテーヌ地域圏

Poitiers

ja:ポワチエ
-
Catégorie:Vienne Poitiers est une commune française, chef lieu du département de la Vienne et de la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Pictaviens. Pictaviens est une forme savante du XIXe. Devise de la ville : « Sainte, saine et savante

Géographie

Situation

La ville de Poitiers est située sur le Seuil du Poitou , passage peu élevé entre le Massif armoricain à l'ouest et le Massif central à l'est. Il s'agit donc d'une voie de passage facile entre le Bassin parisien et le Bassin aquitain, à 340 km au sud-ouest de Paris, 180 km de Nantes et à 220 km de Bordeaux. Au site favorable s'ajoute donc une position privilégiée sur une route commerciale et militaire.

Site

Bordeaux Bordeaux Le site de Poitiers est un vaste promontoire en spatule enserré entre les vallées de la Boivre et du Clain, qu'il domine d'une cinquantaine de mètres de haut. Ce promontoire est relié au plateau par un pédoncule étroit, au lieu-dit la Tranchée. Il tire son nom du fossé creusé pour couper ce passage et isoler ainsi le site du pays environnant. Le premier creusement daterait de l'oppidum gaulois, et il fut maintenu jusqu'au . L'aspect défensif du site est donc prépondérant, mais l'intérêt du site provient également d'une vaste superficie (2,3 km sur 1,3 km, soit 250 ha) très facilement défendable, jusqu'à l'invention de l'artillerie du moins. Ces deux caractères, étendue et facilité de la défense, ont fait que le site de la ville n'a pas été déplacé à l'époque romaine, comme cela est souvent arrivé (Alésia, Lutèce). Ce vaste espace permettaient en outre de faire pâturer les troupeaux à l'abri, puis à partir du Moyen Âge, d'aménager des jardins potagers et des vignes. Les rivières étaient franchies sur des gués entretenus, sur les sites des actuels pont Joubert et pont Saint-Cyprien. En cas de siège, ils étaient démolis. Actuellement, la ville de Poitiers s'étend sur le plateau de part et d'autre des vallées, notamment en direction de l'est (campus universitaire, centre hospitalier, zones commerciales et d'habitation) et du Nord (technopole du Futuroscope).

Histoire

Pour un article plus détaillé, voir Histoire de Poitiers Poitiers a laissé son nom à deux grandes batailles :
- la bataille de Poitiers en 732, victoire des Francs de Charles Martel sur les Arabes
- la bataille de Poitiers (1356), qui eut lieu à Nouaillé-Maupertuis, victoire des Anglais commandés par le Prince noir contre les Français de Jean Ier le Bon. Voir l'article Poitou pour les autres batailles du seuil du Poitou

Antiquité

La ville existait déjà à l'arrivée de César, sous la forme d'un oppidum gaulois, nommé Limonum, ce qui pourrait signifier les boues. Les Romains l'aménagèrent au de notre ère, la dotant d'arènes, de plusieurs thermes, d'aqueducs, le tout donnant un statut de premier plan à la ville. Il est probable qu'au second siècle de notre ère, la ville fut la capitale de la province d'Aquitaine. À la fin du , une épaisse muraille construite à la hâte ceint la ville, qui est réduite au sommet du promontoire. Saint Hilaire évangélise la ville au . Les fondations du baptistère Saint-Jean datent de cette époque. Voir aussi Vestiges archéologiques de Poitiers

Moyen Âge

À l'époque médiévale, Poitiers tire parti de son site défensif, et de sa situation géographique, loin du centre du pouvoir franc. Siège d'un évêché depuis le , la ville est également la capitale du comté du Poitou, dont les comtes dirigent une importante principauté regroupant le Poitou et l'Aquitaine. Au , le nom de Grand-rue apparaît dans les chartes. C'est la plus ancienne trace d'un nom de rue conservée en Europe. Cette rue correspond à la ligne de plus faible pente, et donc la moins fatigante, pour monter du gué (actuel pont) Saint-Joubert au plateau, et elle est un itinéraire remontant à l'Âge du Fer. Grossièrement orienté est-ouest, il servit d'axe decuman au quadrillage orthogonal des rues à l'époque romaine. C'est également au IXe siècle que l'abbé Mellebaude fait construire l'hypogée des Dunes. Aliénor d'Aquitaine fit construire une nouvelle muraille au longue de 6000 mètres, enserrant tout le promontoire. Elle accorda une charte communale à la ville en 1199, et le premier beffroi d'Europe fut construit. Elle fit également des travaux au palais des comtes-ducs et construire un nouveau marché. La route de Saint-Jacques-de-Compostelle passant par Poitiers, la ville accueille de nombreux pèlerins, qui y font halte pour vénérer les reliques de Sainte Radegonde ou de Saint Hilaire. Au , la ville échoit en apanage au troisième fils de Jean II le Bon, le duc de Berry (commanditaire des Très riches heures du duc de Berry). Il embellit le palais médiéval des comtes de Poitiers, en y aménageant notamment le donjon (dit tour Maubergeon). Pendant les heures les plus noires de la guerre de Cent Ans, la ville accueillit le Parlement royal en 1418. C'est également à Poitiers que Jeanne d'Arc fut examinée en 1429 avant de recevoir le commandement de l'ost royal. Profitant de la faveur royale et de la présence de nombreux érudits parisiens exilés, Poitiers obtient la création d'une Université en 1431. Celle-ci compte 4 000 étudiants à la fin du .

Du XVI siècle à nos jours

La ville s'assoupit peu à peu à la Renaissance, et gagne une image de ville vieillotte, aux rues tortueuses, qui n'a pas su évoluer. De fait, peu de changements ont lieu à cette époque dans le tissu urbain, à part le percement de la rue de la Tranchée, et la construction de ponts qui remplacent les anciens gués. Quelques hôtels particuliers sont construits à la Renaissance : hôtels Jean Baucé, Fumé, Berthelot, notamment. Les poètes Joachim du Bellay et Pierre Ronsard sympathisent à l'Université de Poitiers, avant de monter à Paris. Seul esprit de valeur qu'elle ait produit après le , Descartes n'en parle que pour la dénigrer. La ville tire sa prospérité essentiellement de ses fonctions administratives : justice royale, évêché, monastères, et l'intendance de la généralité du Poitou. C'est d'ailleurs de l'intendance que viennent quelques évolutions à la fin du : le vicomte de Blossac, intendant de 1750 à 1784, fait aménager un jardin (voir espaces verts de Poitiers) à la française. Il fait également abattre la muraille d'Aliénor d'Aquitaine et aménager des boulevards sur leur emplacement. Au XIX siècle, de nombreuses casernes sont construites, faisant de Poitiers une ville de garnison. La gare est construite dans les années 1850 et sera bombardée lors de la Seconde Guerre mondiale.

Économie et transports


- Technologies de pointe et recherche scientifique (Futuroscope)
- [http://poitiers.transbus.org Les transports en commun à Poitiers] Futuroscope

Culture

Poitiers est classée ville d'art et d'histoire.

Monuments

Bien que la ville ait connu un déclin à l'époque moderne, elle conserve des monuments de toutes les époques. Elle compte 78 monuments classés.

Préhistorique

Le dolmen de la Pierre levée, devant lequel passa ensuite la voie romaine Poitiers-Avaricum (Bourges)-Lugdunum (Lyon). Lugdunum

Antiques


- Baptistère Saint-Jean, du , un des plus anciens monuments chrétiens conservés en France ou peut-être le plus ancien. Il fut bâti vers 360.
- Vestiges (maigres) des arènes romaines, construites au début du de notre ère, parmi les plus grandes de Gaule ; son grand axe mesurait 150 m, le petit 130 m
- Hypogée des Dunes

Médiévaux

Hypogée
- Architecture religieuse
  - Église Sainte-Radegonde, qui faisait partie de l'abbaye Sainte-Croix, le premier couvent de femmes fondé en Europe par la reine Radegonde, épouse de Clotaire I, roi des Francs
  - Église Saint-Hilaire le Grand
  - Église Notre-Dame la Grande, romane, à la façade sculptée exceptionnellement riche
  - Cathédrale Saint-Pierre,
  - Église de Montierneuf
- Architecture militaire
  - Vestiges de la muraille d'Aliénor à la Tranchée
  - Tours de cette même muraille dans la vallée de la Boivre (actuels établissements de la poste)
  - Tours du château de Jean de Berry, au confluent du Clain et de la Boivre
- Architecture civile
  - Palais de Justice, ancien palais des comtes de Poitiers, avec notamment la Tour Maubergeon, l'ancien donjon réaménagé à la fin du Moyen Âge ;
  - nombreuses maisons à colombages, notamment rue de la Chaîne, place du marché Notre-Dame, rue de la Regratterie, rue des Vieilles Boucheries
  - Hôtels particuliers de riches bourgeois : Hôtels Fumé et Berthelot (rue de la Chaîne, abritent l'actuelle Université d'Histoire et de Sciences humaines), du Puygarreau

XIX et XX siècle

Sciences humaines
- Réplique d'une statue de la Liberté, établie sur l'ancienne place du Pilori, en souvenir du général Berton qui y fut guillotiné en 1822
- Statue Notre-Dame des Dunes
- La Mairie ou Hôtel de Ville C'est au XIXsiècle que furent démolis de nombreux monuments poitevins :
- les restes imposants des arènes romaines
- le beffroi médiéval
- le complexe conventuel et les nombreuses églises de l'abbaye Sainte-Croix (avec notamment la percée de la rue Jean Jaurès). Ces destructions s'ajoutent à la suppression des murailles médiévales, par l'intendant de Blossac, pour permettre l'aménagement de boulevards.

Musées


- Musée Sainte-Croix
- Musée Rupert de Chièvres Musée Sainte-Croix

Établissements culturels


- Médiathèque François-Mitterrand
- Espace Mendès France, centre de culture scientifique, technique et industrielle
- Confort Moderne, salle de concert, d'exposition
- Théâtre-Scène Nationale, théâtre, danse, cinéma art et essai
- Conservatoire national de région

Manifestations culturelles


- Les rencontres cinématographiques Henri Langlois, festival de court-métrage
- Le festival du spectacle de rue, les Expressifs
- Le festival en appartements et autres lieux insolites, Trouver sonnette à son pied
- La Semaine Estudiantine, organisée au printemps par les Bitards
- Musée Ste Croix

Éducation

La ville de Poitiers a une ancienne tradition universitaire. L'Université de Poitiers a été fondée en 1431 et a accueilli un grand nombre de penseurs renommés. Poitiers est actuellement l'une des villes les plus étudiantes de France, en considérant la proportion d'étudiants à la population totale. Elle accueille des facultés de sciences, géographie, histoire, langues, des écoles d'ingénieurs (l'ENSMA, école nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique et l'ESIP, École supérieure d'ingénieurs de Poitiers). En centre ville se trouve le campus de l'ESCEM (Ecole Supérieure de Commerce et de Management). Depuis 1991, l'ENSMA et une partie de la faculté des sciences (le SP2MI) ont été relocalisés sur le site du Futuroscope afin de développer ce technopole. Le CESCM (Centre d'études supérieures de civilisation médiévale) est un pôle de recherche de référence dans son domaine, il est hébergé dans l'hôtel Berthelot du . Depuis 2001, la Ville de Poitiers accueille le premier cycle ibéroaméricain de Sciences Po.

Espaces verts

Sciences Po Le plus célèbre est le parc de Blossac siège d'un petit zoo. La communauté d'agglomération de Poitiers mène un effort d'extension des espaces verts, notamment le long des vallées du Clain et de ses affluents. Ces terrains autrefois construits sont souvent en zone inondable. Ces nouveaux espaces verts s'ajoutent aux squares et jardins publics plus anciens. Voir Espaces verts de Poitiers Espaces verts de Poitiers

Administration

Poitiers est chef-lieu de sept cantons :
- Le 1 canton est formé d'une partie de Poitiers et de la commune de Migné-Auxances (14 577 habitants);
- Le 2 canton est formé d'une partie de Poitiers et de la commune de Buxerolles (18 099 habitants);
- Le 3 canton est formé d'une partie de Poitiers et de la commune de Mignaloux-Beauvoir (22 467 habitants);
- Le 4 canton est formé d'une partie de Poitiers et de la commune de Saint-Benoît (18 090 habitants);
- Le 5 canton est formé d'une partie de Poitiers et des communes de Croutelle, Fontaine-le-Comte, Ligugé et Vouneuil-sous-Biard (15 932 habitants);
- Le 6 canton est formé d'une partie de Poitiers et de la commune de Biard (14 162 habitants);
- Le 7 canton est formé d'une partie de Poitiers et des communes de Chasseneuil-du-Poitou et Montamisé (23 728 habitants). Poitiers fait partie de la Communauté d'agglomération de Poitiers (CAP) qui regroupe les communes de Biard, Buxerolles, Chasseneuil-du-Poitou, Fontaine-le-Comte, Mignaloux-Beauvoir, Migné-Auxances, Montamisé, Poitiers, Saint-Benoît et Vouneuil-sous-Biard. Au 1er janvier 2005, les communes Béruges et Croutelle sont entrées dans l'agglomération.

Jumelages

Poitiers est jumelé avec une ville anglaise, Northampton. Une rue et un arrêt de bus portent ce nom. Une dalle, sur la place de la mairie, symbolise ce jumelage. Poitiers est également jumelé avec les villes de Marbourg en Allemagne, Lafayette aux États-Unis, Coimbra au Portugal, Iaroslavl en Russie.

Blasonnement

Russie Malte-Brun, dans la France illustrée, tome V (1884), rapporte d blasonnements : :D'argent, au lion de gueules, à la bordure de sable, chargée de 12 besants d'or, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or. :D'or, au lion grimpant de sable, à la bordure du même, chargée de 12 besants d'or, au chef d'azur, semé de fleurs de lis d'or. - Les trois fleur de lys d'or remplacent (ou surchargent) les trois besants du chef lorsque la ville est rattachée au royaume de France. Elle les conserve sous domination anglaise.- Le Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes rapporte le premier de ces blasonnements, énoncé différemment : :D'argent au lion de gueules, à la bordure de sable besantée d'or ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. - C'est le blason actuellement utilisé par la municipalité de Poitiers.

Liens externes


- [http://www.mairie-poitiers.fr Site officiel de la ville de Poitiers]
- [http://www.ot-poitiers.fr Site de l'Office de Tourisme]
- [http://www.esip.univ-poitiers.fr Site de l'ESIP]
- [http://www.iae.univ-poitiers.fr Site de l'IAE]
- [http://www.letheatre-poitiers.com Théêtre-Scène Nationale]
- [http://www.univ-poitiers.fr Site de l'Université]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Poitiers Poitiers sur Wikitravel]
- [http://www.affichehebdo.fr Sortir à Poitiers]
- [http://www.escem.fr Site de l'Escem ]
- [http://www.dedale.org Dedale, le Guide de Poitiers Etudiante]
- [http://www.poitiersnuit.com Le site des noctambules à Poitiers]

Bibliographie

Vous pouvez consulter l'ouvrage Poitiers, une histoire culturelle, 1800 - 1950, de Thierry Pasquier, vient de paraître aux éditions de l'Actualité scientifique Poitou-Charentes (Espace Mendès France, Poitiers).

Francs

Histoire

Les Francs apparaissent au début du dans les sources latines. Le terme désigne probablement une ligue – ou confédération – de peuples germaniques installés sur la rive droite du Rhin inférieur, au-delà des frontières de l'Empire romain, et qui n'étaient pas assujettis à l'Empire ou à un autre peuple plus important. Le latin francus, franci tend à prouver qu'ils se nommaient ainsi, puisque frank signifie libre en langue germanique (on peut aussi retrouver l'origine du mot Franc dans le mot Frekkr (signifiant hardi, vaillant) issu de la langue Germanique). Ces peuples avaient pour point commun de rivaliser avec les Alamans (germ. Alle Männer, tous les hommes), sans doute à l'origine un autre regroupement d'ethnies établies plus au sud sur la rive droite du Rhin. La langue – ou les dialectes – originellement parlés par les Francs ainsi que leur faciès culturel sont rattachés au groupe ethno-linguistique indo-européen germain occidental, comme les Angles, les Frisons et les Saxons par opposition au groupe germain oriental auquel appartiennent notamment les Goths.

Les ethnies de la ligue des Francs

Les peuples qui constituaient la ligue des Francs comprenaient vraisemblablement :
- les Chamaves
- les Chattes
- les Ansivariens ou Ampsivariens
- les Bructères
- les Quades
- les Saliens, établis près de la rivière Sale et des bouches de l'Yssel
- les Chérusques
- les Angrivariens
- les Hattuaires
- les Tubantes
- les Tenctères
- les Usipètes
- les Sugambres ou Sicambres n'étaient pas considérés comme des Francs
- les Chauques, établis au nord-est des Frisons, plus souvent rattachés aux Saxons qu'aux Francs.

Les Grandes Invasions

Au , les Francs participent à la grande invasion de 256-257, aux côtés d'autres peuples germaniques qui entrent dans l'Empire romain pour piller. Le est toutefois une période de répit et de reconquête pour Rome. Vers la fin de l'Empire, au , on retrouve les Francs comme auxiliaires de l'armée romaine, alors grandement barbarisée, et en lutte contre d'autres barbares plus menaçants, tels que les Huns. Voir l'article spécialisé Invasions barbares. ;

Les Mérovingiens

Parmi les Francs qui sont entrés au service de l'Empire, sûrement de longue date, se trouvent les Saliens. Leur ancêtre légendaire, sans doute quasi-divin selon les rites germaniques, est pour eux la principale source de légitimité du pouvoir royal. Il se nomme Mérovée. Toutefois, au leur roi est aussi devenu un (obscur) proconsul des Gaules, c'est-à-dire un souverain germanique paré d'insignes romains, qui se fait appeler général. Les Francs sont alors solidement établis en Neustrie et leurs fonctions militaires leur confèrent un pouvoir important en ces temps troublés : le jeune Clovis (germ. Hlodowecus, qui donne par la suite les prénoms Ludovic ou Ludwig en Allemagne et Louis en France) devient leur roi à Tournai, probablement en 481. Mais il lui faut plus que le pouvoir d'essence divine que lui confère la mythologie tribale germanique, pour s'imposer face aux évêques, aux patrices ou à la population gallo-romaine en partie christianisée. Installé à Soissons, où il a vaincu un général romain nommé Syagrius, Clovis est sans doute d'abord sensible aux conseils de sa femme burgonde, Clothilde, convertie au catholicisme, et à ceux de l'évêque de Reims, Rémi. Peut-être au cours d'une bataille importante contre les Alamans, la bataille de Tolbiac, il promet de se convertir à la religion chrétienne catholique s'il est victorieux. Il tient parole et reçoit le baptême en 496 ou 498 à Reims, avec 3000 guerriers. Par la suite, il tente d'inculquer les principes chrétiens à son peuple qui demeure largement païen. Après une suite de victoires sur ses rivaux barbares, notamment sur les Burgondes, Clovis apparaît donc comme l'un des premiers rois germains d'Occident à avoir adopté la religion chrétienne dominante, celle de Rome, par opposition à l'arianisme des Wisigoths ou des Lombards et par opposition au paganisme des Alamans. Il parvient ainsi à gagner le soutien des élites gallo-romaines et à fonder une dynastie durable (laquelle prendra néanmoins le nom de son ascendant germanique) : les Mérovingiens. Établis en Neustrie, les Mérovingiens règnent sur la Gaule jusqu'au milieu du . Leurs souverains les plus connus sont : Dagobert I et la reine Brunehaut. Il faut noter qu'à cette époque, comme sous la dynastie suivante, il n'est pas question de France, mais bien d'un royaume des Francs : les rois germains, en effet, ne règnent pas sur un territoire, mais sur des sujets.

Les Carolingiens

Dès la fin du , alors que la politique est marquée par des querelles sanglantes entre les Francs neustriens (à l'ouest) et austrasiens (à l'est), les derniers Mérovingiens sont cantonnés à un rôle de souverain d'apparat. Ils ont un royaume exsangue : le pouvoir émietté est aux mains des aristocrates terriens. La culture latine a progressivement régressé au cours des deux derniers siècles. Une crise économique sans précédent a mis à mal l'ensemble des repères de l'Occident antique : elle est notamment due à la fermeture des routes commerciales avec le monde méditerranéen à cause des conquêtes arabes. C'est dans ce contexte que commence l'ascension d'une nouvelle famille. Parmi les réels détenteurs du pouvoir, les maires du Palais austrasiens vont de facto reprendre le contrôle de l'ensemble du royaume des Francs, avant de détrôner publiquement le dernier mérovingien et de former leur propre dynastie : il s'agit des Pippinides, ultérieurement connus sous le nom de Carolingiens. Soucieux de légitimer leur coup d'État, les Pippinides rattachent quant à eux leur origine à Francus, un Troyen légendaire, et se rattachent par là une nouvelle fois à Rome. Le pouvoir des Carolingiens marque l'entrée réelle dans le Moyen Âge : la Gaule disparaît des sources et devient la Francie, alors que le centre du pouvoir se déplace vers l'est, des cités épiscopales antiques vers les domaines ruraux des comtes carolingiens. Il est remarquable que dans le même temps, les hommes de lettres, conscients de la disparition de la culture antique, tentent de la faire renaître : c'est la Renaissance carolingienne. Charlemagne, le deuxième et plus prestigieux souverain carolingien est lui-même couronné Empereur des Francs et des Romains en l'an 800 à Rome. Mais ces tentatives de restaurer l'Empire d'Occident échouent.

Naissance de la France

En 842, les serments de Strasbourg, faits entre les fils et petits-fils de Charlemagne, héritiers de l'Empire qui se déchirent, témoignent de l'usage de langues qui sont totalement différentes à l'Ouest et à l'Est. Ils sont suivis du traité de Verdun en 843, qui consacre de fait la division de l'Empire carolingien en trois, puis bientôt deux royaumes. Ce dernier est ainsi l'acte de naissance de la France, et par opposition, il préfigure la future Allemagne, limitée aux territoires situés à l'Est du Rhin. Au , l'arrivée au pouvoir d'une dynastie saxonne, les Ottoniens, en Germanie, et celle des Capétiens en Francie occidentale marquent la fin de la dynastie des Carolingiens. Le terme Francs reste toutefois en usage pour distinguer les habitants de la France durant le Moyen Âge et c'est par le nom de franj que les chroniqueurs arabes décrivent au les croisés. Les souverains carolingiens les plus connus sont : Pépin le Bref et Charlemagne.

Organisation militaire

Les Francs utilisaient des framées (épées de grande taille), des scramasaxes (épée de taille moyenne), des angons (lances à crochet permettant d'immobiliser l'adversaire en se fichant dans son bouclier) et des francisques (haches de jet d'un seul côté tranchant). Ces armes qui étaient technologiquement développées pour l'époque, alliées à un savoir-faire au combat développé par les Francs, sans cesse menacés à l'époque par leurs voisins germains, celtes et romains, ont permis à ce peuple de s'imposer assez rapidement mais au prix de durs combats...

Voir aussi

Articles connexes


- Peuple germanique
- Noblesse franque
- Armement médiéval (armement mérovingien - armement carolingien)
- Monarques de France
- Généraux francs de l'Empire romain
- Listes des saints issus des familles princières
- Royaume de Jérusalem

Sources historiques


- Histoire des Francs, de Grégoire de Tours
- Chroniques, de Frédégaire, Pseudo-Frédégaire et continuateurs

Homonymie


- Francs est aussi une commune française de la Gironde Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Histoire de France Catégorie:Peuple germanique als:Franken (Volk) ja:フランク人

Islam

L'islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au , il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments. L'islam a un livre sacré, le Coran, qui recueille les révélations de Dieu au prophète Mahomet. L'Islam avec I majuscule désigne la civilisation islamique.

Notions principales

Étymologie

Islam est un mot arabe (إِسْلاَم ou, plus couramment إسلام , transcrit ʾislām) qui signifie « soumission à la volonté de Dieu » dans un contexte religieux. En tant que religion, l'islam, en effet, prêche la soumission et l'obéissance à Dieu ( Allah, en arabe). : Le mot prend en français une majuscule lorsqu'il désigne l'ensemble des peuples musulmans sinon, comme pour les autres noms de religions, il garde la minuscule. D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes (cas typique en arabe), s.l.m, désignant le fait de se soumettre, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, « musulman ». On évoque depuis quelques années un lien avec le radical qui fournit salām, « la paix », lien que l'on peut considérer être une étymologie populaire. La théorie que l'on rencontre le plus souvent, cependant, fait de أَسْلَمَ ʾaslama, « se soumettre à Dieu » (dont on dérive إِسْلاَم ʾislām), un dérivé de سَلِمَ salima, « être sain et sauf » (qui fournit سَلاَم salām). Islam implique l'adhésion sincère et absolue du cœur à Dieu et l'abandon intégral et confiant de toute la personne à Dieu et signifie donc la recherche inlassable de la perfection dans le comportement et les attitudes.

Quelques définitions


- « islam » avec une minuscule désigne la religion fondée par Mahomet en 622;
- « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique;
- « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion: les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites;
- « Islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation;
- « Islamisme », « islamiste » s'employaient autrefois pour « Islam » ou « musulman ». Ces termes sont utilisés aujourd'hui dans certains medias pour désigner l'Islam politique mais aussi les manifestations violentes qui lui sont attribuées.

Sources de législation Sunnite


- Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu à son prophète Mahomet, qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
- La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans l'islam. La sunna a été rassemblée et classée par les musulmans dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري) , sahih mouslim (صحيح مسلم) etc… ;
- La troisième source de législation dans l'islam est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux ;
- La quatrième source est al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure »), qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue. Il est à noter que ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort du Prophète et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam.

Lieux saints

Islamisme Islamisme Les principaux lieux saints de l'islam sont :
- La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Hubbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
- Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
- Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension. Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
- Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la deuxième ville sainte. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein( petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm , ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est à dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
- Nadjaf, toujours en Irak, est également une ville sainte pour les chiites.

Devoirs des Sunnites

Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour tous les sunnites:
- la profession de foi (Chahadah en arabe);
- la prière (Salât);
- la zakat (impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.) ;
- le jeûne islamique (durant le mois lunaire du Ramadan) ;
- le pèlerinage à la Mecque, pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique. En outre, le sunnisme interdit la représentation des « choses et personnes saintes ». Plutôt que de parler d'iconoclasme, il faut parler d'aniconisme. Les cinq piliers de la religion sont la base sur lesquels le(a) futur(e) sunnite construira sa vie pour se conformer à la révélation.

La Profession de foi

La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe, elle se résume en une phrase : :« Je témoigne qu'il n'y a de (vraie) divinité que Dieu et que Mahomet est son messager »: : أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إٍلاَّ اللَّهَ وَأَنَّ مُحَمَّدََاَ رَسُولُ اللَّهِ :achhadou al-lâ ilâha illa-llaha wa anna mouhammadan rasûlu allahi Elle consiste d'une part à ne croire qu'en un seul dieu, à lui vouer exclusivement tous les actes d'adoration, et d'autre part à reconnaître que Mahomet est le dernier messager de Dieu (précédé des messagers cités dans l'ancien et le nouveau testament), et l'exemple à suivre. La shahada est obligatoire pour quiconque veut devenir musulman : c'est la déclaration de sa foi musulmane. Enfin elle garantit le paradis, sous condition d'avoir accomplie des actes de bien, à quiconque la dit avant de mourir en conformité avec la parole de Mahomet : : « Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est l'Adorateur et l'Envoyé de Dieu ne manquera pas d'être préservée – par Dieu– du feu de l'enfer » Quatre piliers sont liés à la personne directement, la chahadah, la salat, le ramadan et le hadj, le dernier pilier qui est la zakat doit se faire au sein de la communauté, c'est un impôt de solidarité qui assure la cohésion sociale. Il n'est donné que par les personnes qui ont le seuil (nissab) équivalant à environ cent grammes d'or, et qui l'ont gardé pendant la durée d'un an lunaire. La zakat est un impôt fixé par la religion pour subvenir aux besoins des nécessiteux (orphelins, voyageurs, pauvres, libération des esclaves, etc.) et dans une plus grande mesure à développer la vie en communauté (paiements des agents de l'État, fonctionnaires, routes, développement de l'espace publique, infrastructures publiques, etc.). L'assiette de cet impôt (zakat) doit être conforme aux prescrits divins. Ainsi, il y a lieu à perception de l'impôt sur chaque transaction entre partie effectuée sur un lieu publique de la communauté, de même la monnaie avec laquelle l'impôt sera perçu doit aussi être en conformité avec les prescrits divins. Celle-ci sera émise en fonction de la production alimentaire des terres agricoles de la communauté (propriété privé des moyens de production — terres agricoles — mais l'eau de pluie nécessaire aux terres agricoles appartient à Dieu et donc à tous); ou bien sous-forme de pourcentage (2,5%) de la valeur des biens stagnant pendant 1 an. Le pauvre a donc sa part pour se nourrir via l'impôt en monnaie tous deux institués par le chef de la communauté, au départ des prescrits divins.

Variantes théologiques

La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes théologies, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine. Les croyants se partagent en trois branches :
- le sunnisme, de Sunna, « la tradition ». Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui 4, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière d'interprétations théologiques :
  - le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
  - le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
  - le shafi'isme, ou shaféisme, de Al-Shafi'i 768-820) ;
  - le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
  - Le mu'tazilisme, école interprétative rationaliste du sunnisme née au et éradiquée au par les acharites (disciples de Al-Chari), connaît ce qui ressemble à une résurgence depuis le .
- le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les deux principales sont :
  - le chiisme duodécimain (90% des chiites) ;
  - le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
  - Voir aussi d'autres groupes chiites : les alaouites de Syrie, le zaydisme du Yemen et les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
- le kharidjisme (beaucoup moins répandu que les deux premiers) ; Les sunnites représentent environs 90% des musulmans, les chiisme environs 10%. Le kharidjisme moins de 1%. nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. A ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétation du sunisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles. Enfin, il est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme. Une théologie populaire se développe dans le maraboutisme qui pratique le culte des saints.

Clergé

saint Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un citoyen de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien ; en fait en arabe l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin n'est pas un prêtre non plus. L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles : L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et lijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite. # al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ; # al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ; # al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ; # al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ; # al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam. Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes. Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé. Par bien des aspects, l'Islam pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée et, paradoxe peu compris en Europe, particulièrement en France, une religion dont tous les pratiquants sont des laïques. En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.

Diffusion

La description de ce paraphe est l'objet de l'article monde arabo-musulman.
Voir aussi les articles détaillés Origines de l'islam et Histoire de la conquête musulmane

Situation de l'islam contemporain

L'islam est la religion la plus répandue après le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du prosélytisme de certains musulmans. L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de « République islamique... ». Mais ces États ne sont pas les seuls ou l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrème rigueur. Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrétiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communauté musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des populations islamiques importantes au Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union Soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a presque 7 millions de musulmans aux États-Unis et presque autant en France.

Islam et autres religions monothéistes

Voir l'article détaillée Relation de l'islam aux autres religions
- L'islam reconnaît les prophètes du judaïsme, sans pour autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
- Jésus y est considéré comme un prophète (et appelé
Issa), dont le retour est attendu à la fin des temps où il combattra l'Antéchrist et détruira les croix. Dans l'islam, il ne sied pas à Dieu d'avoir de fils, car c'est une marque de dépendance et c'est logique, parce que l'etre qui a besoin d'un fils n'a pas l'aptitude d'être un dieu. le Dieu doit exister seul sans parents ni fils. Par exemple le Coran pose une question : comment un Dieu n'ayant pas besoin de personne aurait un fils ?
- L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre » antérieures consiste à la fois a les respecter,leur reconnaître une certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excès, etc.). Le dernier prophète et messager de Dieu, serait Mahomet, étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale.
- L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est, à tout le moins, fort mal considérée.

Voir aussi

Bibliographie


- Tahar Gaïd,
La femme musulmane dans la société, Iqra, 2003
- Fdal Haja,
Assalihats, les femmes vertueuses, Universel, 2005
- Charles-André Gilis,
Études complémentaires sur le Califat, Al Bustane
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg,
La Chronique de Tabari (5 volumes)
- Ibn Taymiya,
Lettre à un roi croisé, 2005, Tawhid
- Mohammed ben Jamil Zeino,
Comment comprendre le Coran ?, ÉEditions Chama, 2005
- Dalila Adjir- Adlali Beghezza,
Entrée interdite aux animaux et aux femmes voilées, Akhira Distributions
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg
- Roger Du Pasquier,
Découverte de l'islam, Seuil, 1984 ( Comprendre l'islam de Frithjof Schuon, Seuil, 1976)
- Michel A. Boisard,
L'Humanisme de l'islam, Albin Michel
- Dominique Sourdel,
Vocabulaire de l'islam - N°3653, PUF, Collec. « Que sais-je ? », Nov. 2002
- Mohammed Arkoun,
Ouvertures sur l'islam, Grancher, 1992
- Michel Reeber,
L'Islam, Les Essentiel Milan, 1999 (pour une première approche)
- Paul Balta,
L'Islam, Le Monde édition, 1997 (également pour une première approche)
- Malek Chebel,
Manifeste pour un islam des lumières, Hachette, 2004
- Abdallah Penot,
Le Coran, éditions Alif, 2004.
- Denise Masson,
Le Coran, Paris, Folio, 1992 (une traduction aussi juste que poétique).
- traduction d'AbdAllah Penot,
La Doctrine de l'unité, selon le soufisme, éditions Alif.
- Al Nawawy, traduction d'AbdAllah Penot,
Les Jardins de la piété, éditions Alif
- Henry Corbin,
Histoire de la philosophie islamique, Folio, 1989
- Fatima Mernissi,
Sultanes oubliées, Femmes chefs d'État en Islam, Albin Michel
- Eva de Vitray-Meyerovitch,
Anthologie du Soufisme, Albin