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Bayeux

Bayeux

Bayeux est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie. Les habitants sont appelés Bajocasses ou Bayeusains.

Canton

Le canton de Bayeux est composé des communes d'Agy, Arganchy, Barbeville, Bayeux, Cottun, Cussy, Guéron, Monceaux-en-Bessin, Nonant, Ranchy, Saint-Loup-Hors, Saint-Martin-des-Entrées, Saint-Vigor-le-Grand, Subles, Sully et Vaucelles.

Monuments


- Centre Guillaume le Conquérant, où est exposée la tapisserie de la reine Mathilde. Lien : [http://www.cr-basse-normandie.fr/crbn/vf/tourisme/bayeux/adet2.htm Centre Guillaume le Conquérant].
- La Cathédrale Notre-Dame, dont des vitraux commémorent la saga de Guillaume le Conquérant, est remarquable pour son grand orgue. Il y a aussi la liste des chevaliers qui participèrent à la bataille de Hastings.

Évènements

Bayeux fut le siège d'un évêché et d'une vicomté.
- 7 juin 1944 : Bayeux est la première ville libérée suite au débarquement des Alliés.
- 14 juin 1944 : le général de Gaulle à Bayeux.
- 16 juin 1946 : Discours de Bayeux du général de Gaulle.

Célébrités


- Odon de Conteville, évêque de Bayeux.

Galerie

Image:Bayeux-cathedrale.jpg|Cathédrale Notre-Dame Image:Cathédrale Bayeux Choeur.jpg|Le chœur de la cathédrale Image:Bayeux-crypte1.JPG|La crypte Image:Tapisserie agriculture.JPG|Un détail de la tapisserie Image:Cathedrale bayeux vitrail.JPG|Un des nombreux vitraux de la cathédrale Image:Plan.cathedrale.Bayeux.png|plan de la cathédrale

Voir aussi

Liens internes


- Liste des évêques de Bayeux
- Évêché de Bayeux

Liens externes


- [http://www.mairie-bayeux.fr/ Site de la Mairie de Bayeux]]
- [http://www.bayeux-tourism.com/ site de l'Office du tourisme de Bayeux]
- [http://maps.google.com/maps?ll=49.279861,-0.704842&spn=0.041096,0.059197&t=k&hl=en Google Maps foto]
- [http://france.vadelis.fr/Normandie/Calvados/Bayeux/ Tourisme à Bayeux et dans ses environs avec Vadelis] Bayeux

Communes de France

La commune est une division administrative de la France, le découpage ultime du territoire français. Une commune correspond généralement au territoire d'une ville ou d'un village. Sa superficie et surtout sa population peuvent varier considérablement (la plus peuplée, Paris, possède plus de 2 millions d'habitants, la moins peuplée seulement 1). Il existe à l'heure actuelle 36 679 communes en France (dont 214 outre-mer) qui couvrent l'intégralité du territoire français (à l'exception de Wallis-et-Futuna et de quelques territoires sans population permanente).

Rôle et administration

Malgré les disparités de population et de superficie entre les communes françaises, toutes possèdent la même structure administrative et les mêmes compétences légales (à l'exception de Paris). Une commune est administrée par un conseil municipal, dont les membres sont élus au suffrage universel (suffrage direct) pour six ans. Le conseil municipal élit en son sein le maire, qui est chargé – entre autres choses – d'appliquer les décisions du conseil, et ses adjoints, qui peuvent recevoir certaines délégations. Le nombre de conseillers municipaux est déterminé par la population de la commune, le minimum étant de 7. Les séances du conseil sont publiques, mais seuls ses membres peuvent s'y exprimer. Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d'un budget constitué pour l'essentiel des taxes foncières (portant sur les les propriétés) et professionnelles (acquitées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s'occupe de l'administration locale (gestion de l'eau, des permis de construire, etc.). Le maire a la charge des actes d'état civil (naissance, mariage, divorce, décès...) ; il dispose également d'un pouvoir de police (sauf à Paris où cette compétence est assurée par le préfet de police, sous l'autorité du gouvernement de la France). Les trois communes les plus peuplées (Paris, Lyon et Marseille) sont encore divisées en arrondissements municipaux (qui n'ont rien à voir avec les arrondissements départementaux, une autre division administrative française), mais leur compétences sont réduites (ils n'ont pas de budget propre, par exemple). Les compétences des communes sont régies par les parties législative et réglementaire du Code général des collectivités territoriales qui s'est substitué au Code des communes (sauf en matière de personnel), par la loi du 21 février 1996 pour la partie législative et par le décret n° 2000-318 du 7 avril 2000 pour la partie réglementaire.

Histoire

Les communes furent créées lors de la Révolution française, le 14 décembre 1789, afin d'uniformiser le territoire français, divisé jusque là en paroisses, villes ou villages (en même temps que la création des départements, des arrondissements et des cantons). Le terme de « commune », au sens de l’administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ». Les membres du conseil municipal étaient élus au suffrage censitaire. Le maire était nommé soit par le pouvoir central pour les communes les plus peuplées, soit par le préfet pour les autres. La loi municipale du 5 avril 1884 institue que le conseil municipal soit élu au suffrage direct. Le conseil siège au chef-lieu de la commune et est présidé par un maire qui est désigné parmi les siens.

Statistiques

Nombre de communes

La France compte 36 779 communes, dont 36 565 en France métropolitaine et 214 outre-mer. Ce nombre est nettement plus élevé que la plupart des pays européens (l'Allemagne compte environ 13 000 communes, l'Espagne et l'Italie environ 8 000. Le Royaume-Uni ne possède pas de division territoriale similaire). Contrairement à d'autres pays dont certaines parties peuvent être directement administrées par une division d'ordre supérieure (comme les États-Unis), la totalité du territoire de la République française est découpé en communes à l'exception de :
- Wallis-et-Futuna, partagé en trois royaumes
- les terres australes et antarctiques françaises
- les îles éparses de l'océan Indien
- l'île Clipperton

Population

Données basées sur le recensement de 1999, population sans doubles comptes. La population médiane des communes de France métropolitaines est de 380 habitants (à titre de comparaison, la population médiane des communes belges est de 11 265 habitants, des communes italiennes de 2 343 habitants et d'Espagne de 564 habitants). La population moyenne est de 1 542 habitants. En France métropolitaine, 31 927 communes ont moins de 2 000 habitants (regroupant 25,3% de la population totale), 3 764 entre 2 000 et 10 000 habitants (25,5%), 762 entre 10 000 et 50 000 habitants (25,3%), 102 entre 50 000 et 200 000 habitants (14,4%), 10 plus de 200 000 habitants (8,9%). Par ailleurs, plus de 10 000 communes ont moins de 200 habitants. La commune de France métropolitaine la plus peuplée est Paris (2 125 246 habitants). La plus densément peuplée est Levallois-Perret (Hauts-de-Seine, 22 199 hab/km²) ; la commune urbaine (c'est-à-dire une commune comportant une zone de plus de 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres) la moins densément peuplée est Arles (Bouches-du-Rhône, 67 hab/km²). Six communes totalement dévastées après la bataille de Verdun en 1916 ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre. Qualifiées de communes « mortes pour la France », chacune est administrée par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse (voir Villages détruits durant la Première Guerre mondiale). Mis à part ces six communes, Rochefourchat (Drôme) compte un seul habitant, Leménil-Mitry (Meurthe-et-Moselle) et Rouvroy-Ripont (Marne) deux habitants. Le tableau suivant indique les communes françaises de plus de 200 000 habitants, classées par population décroissante : Source : [http://www.insee.fr INSEE]

Superficie


- Les territoires communaux sont précisément délimités par le cadastre.
- La taille moyenne d'une commune de France métropolitaine est de 14,88 km². La taille médiane des communes de France métropolitaine n'est que de 10,73 km², à cause du nombre élevé de communes de faible superficie (là encore, la France fait figure d'exception en Europe : en Allemagne, la taille médiane des communes de la plupart des Länder est supérieure à 15 km², en Italie ell est de 22 km², en Espagne 35 km², en Belgique 40 km²). Plus de 15 000 communes s'étendent sur 2,5 à 10 km².
- Dans les départements d'outre-mer, les communes sont généralement plus grandes qu'en France métropolitaine et peuvent regrouper des villages relativement distants.
- La commune la plus étendue est Maripasoula (Guyane, 3 710 habitants) avec 18 360 km². Sur le territoire métropolitain, Arles (758,93 km²) et les Saintes-Maries-de-la-Mer (374,45 km²), toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône, sont les deux communes les plus étendues.

- La plus petite commune est Castelmoron-d'Albret (Gironde, 62 habitants) avec 0,0376 km².

Totalité du territoire

Les 50 communes les plus étendues de France (outre-mer inclus) : Données : Institut géographique national

France métropolitaine

Les 30 communes les plus étendues de France métropolitaine : Les données proviennent de l'Institut national d'études démographiques : [http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes303/pes3036.html] Pour mémoire, Paris possède une superficie de 105,40 km²

Extrêmes géographiques


- La commune française la plus haute est Saint-Véran (Hautes-Alpes, 267 habitants), dont le territoire s'étend entre 1 990 et 2 040 m d'altitude.
- La commune française la plus basse est Les Moëres (Nord , 670 habitants), dont une partie du territoire est situé au dessous du niveau de la mer, jusqu'à -4 m.
- La commune française la plus éloignée de Paris est l'Île des Pins (1 671 habitants) en Nouvelle-Calédonie, à 16 841 km de la capitale. Sur le territoire métropolitain continental, il s'agit de Coustouges (134 habitants) et Lamanère (44 habitants), toutes les deux dans les Pyrénées-Orientales et distantes de Paris de 721 km. Si l'on inclut la Corse, il s'agit de Gurgazu à l'est de Bonifacio, située à 986 km
- La commune la plus au Nord est Bray-Dunes, Nord.
- Les communes les plus à l'Ouest sont :
  - Sur le territoire continental : Plougonvelin, Finistère
  - En France métropolitaine : Ouessant, Finistère
  - Sur la totalité du territoire : Rimatara, Polynésie française
- Les communes les plus à l'Est sont :
  - Sur le territoire continental : Lauterbourg, Bas-Rhin
  - En France métropolitaine : Aléria, Haute-Corse
  - Sur la totalité du territoire : Île des Pins, Nouvelle-Calédonie
- Les communes les plus au Sud sont :
  - Sur le territoire continental : Lamanère, Pyrénées-Orientales
  - En France métropolitaine : Bonifacio, Corse-du-Sud
  - Sur la totalité du territoire : Rapa, Polynésie française

Nom


- Les communes françaises possédant le nom le plus long sont Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne, 592 habitants, 45 signes), Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont (Calvados, 1 731 habitants, 44 signes) et Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur (Haute-Saône, 739 habitants, 43 signes) et possèdent toutes les trois 38 lettres.
- A l'inverse, la commune française avec le nom le plus court est Y (Somme, 89 habitants) .
- La première commune par ordre alphabétique est Aast (Pyrénées-Atlantiques, 190 habitants). La dernière commune par ordre alphabétique est Zuytpeene (Nord, 469 habitants).
- 4 376 communes commencent par « Saint » ou « Sainte » (12% des communes françaises).
- Les noms des communes sont généralement d'origine française ou ont été francisés (comme Toulouse de l'occitan Tolosa, Strasbourg de l'allemand Straßburg ou Perpignan du catalan Perpinyà). Certaines communes conservent cependant le nom de leur langue d'origine, comme par exemple :
  - Allemand : Mittelhausbergen (Bas-Rhin, 1 680 habitants)
  - Basque : Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques, 4 984 habitants)
  - Breton : Kermoroc'h (Côtes-d'Armor, 324 habitants)
  - Catalan : Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales, 1 007 habitants)
  - Comorien : M'Tsangamouji (Mayotte, 5 382 habitants)
  - Corse : San-Gavino-di-Carbini (Corse-du-Sud, 738 habitants)
  - Flamand : Steenvoorde (Nord, 4 024 habitants)
  - Langues amérindiennes : Kourou (Guyane française, 19 107 habitants)
  - Langues austronésiennes : Kouaoua (Nouvelle-Calédonie, 1 524 habitants)
  - Langues polynésiennes : Hitiaa O Te Ra (Polynésie française, 8 286 habitants)
  - Occitan : Belcastel (Aveyron, 251 habitants)

Communes insulaires

Parmi les communes entièrement situées sur une ou plusieurs îles, on peut citer :
- Aix
- Arz
- Batz
- Belle-Île (4 communes : Bangor, Locmaria, Le Palais et Sauzon)
- Bréhat
- Corse (360 communes)
- Guadeloupe (34 communes)
- Groix
- Hoëdic
- Houat
- Île-aux-Moines
- Martinique (34 communes)
- Mayotte (17 communes)
- Molène
- Noirmoutier (4 communes : Barbâtre, L'Épine, La Guérinière et Noirmoutier-en-l'Île)
- Nouvelle-Calédonie (33 communes)
- Oléron (8 communes)
- Ouessant
- Polynésie française (48 communes)
- (10 communes)
- Réunion (24 communes)
- Saint-Pierre-et-Miquelon (2 communes : Miquelon et Saint-Pierre)
- Sein
- Yeu

Intercommunalité

Certaines compétences peuvent être transférées à des structures intercommunales. L'immense majorité des communes française (90%) compte moins de 2 000 habitants. C'est pourquoi il a été envisagé de réduire le nombre de communes par un mécanisme de fusion. Instauré lors de la loi du 16 juillet 1971, dite « loi Marcellin », ce mécanisme peut donner naissance à une commune nouvelle et unique regroupant les communes fusionnées ou bien il confère aux communes fusionnées les statuts de, respectivement, chef-lieu ou commune associée. Dans la dynamique de cette loi, il avait été envisagé environ 3 500 fusions regroupant 10 000 communes. En 1982, on comptait en fait seulement 810 fusions regroupant 1952 communes. Les petites communes préfèrent en effet conserver leurs prérogatives quitte à les confier à des établissements publics de coopération intercommunale, à des société d'économie mixte ou à des associations.

Voir aussi

Liens internes


- Administration territoriale de la France
- Aire urbaine (France)
- Commune associée
- Espace urbain
- Listes des communes de France
- Unité urbaine
- Wikipédia:Projet/Villes françaises

Liens externes


- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/index.asp Liste des 36 679 communes de France (au 1 janvier 2003)]
- [http://www.colloc.minefi.gouv.fr/ Page Collectivités Locales du site du Ministère des finances et de l'industrie (MINEFI)]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRL.html Volet législatif des compétences des communes]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRM.html Volet règlementaire des compétences des communes]
-


Basse-Normandie

La Basse-Normandie est une région de France, créée en 1956, qui regroupe trois départements : le Calvados, l'Orne et la Manche. Elle correspond à la partie occidentale de l'ancienne province de Normandie.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Basse-Normandie Histoire de la Basse-Normandie

Administration

Histoire de la Basse-Normandie Article de fond : Conseil régional de Basse-Normandie

Politique

Article de fond : Politique de la Basse-Normandie

Géographie

Article de fond : Media:http://zonesprouse.net

Économie

Article de fond : Media:http://cul.fr
- Usine de retraitement de la Hague déchets nucléaires. les specialités regionnals sont : -le camember(fromage) -le pont-l'êvêque(fromage) -le cidre (boisson)

Démographie

Article de fond : Démographie de la Basse-Normandie

Culture

Article de fond : Culture de la Basse-Normandie

Religions

Pour l'Église catholique, la Basse-Normandie fait partie, avec la Haute-Normandie, de la http://drewfullerfan.com

Bibliographie


- Michel de BOÜARD, Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 2001 ; ISBN 2-7089-1707-2

Liens externes


- [http://www.cr-basse-normandie.fr/ Site du Conseil régional]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Basse-Normandie Basse-Normandie sur Wikitravel]
- [http://www.meteo-normandie.fr Basse-Normandie Meteo]
-
ja:バス・ノルマンディー地域圏 ko:바스노르망디

Agy

Catégorie:Commune du Calvados Agy, une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14003
- 288 habitants
- 421 hectares
- Altitude moyenne : 65 m
- Canton de Bayeux

Monuments :

Évènements :

Naissances :

Décès :

Liens externes :

Voir aussi :



Arganchy

Catégorie:Commune du Calvados Arganchy, une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14019
- 240 habitants
- 7,07 km²
- Altitude moyenne : 40 m
- Canton de Bayeux

Monuments :

Évènements :

Naissances :

Décès :

Liens externes :

Voir aussi :



Barbeville

Catégorie:Commune du Calvados Barbeville, une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14040
- 165 habitants
- 3,47 km²
- Altitude moyenne : 53 m
- Canton de Bayeux

Monuments :

Évènements :

Célèbrités :

Liens externes :

Voir aussi :



Cussy

Catégorie:Commune du Calvados Cussy est une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14214
- 156 habitants
- 234 hectares
- Altitude moyenne : 55 m
- Canton de Bayeux

Monuments :

Évènements :

Célèbrités :

Liens externes :

Voir aussi :



Guéron

Catégorie:Commune du Calvados Guéron est une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14322
- 240 habitants
- 527 hectares
- Altitude moyenne : 50 m
- Canton de Bayeux

Monuments

Évènements

Célèbrités

Voir aussi

Liens externes


-

Monceaux-en-Bessin

Catégorie:Commune du Calvados Monceaux-en-Bessin est une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14436
- 390 habitants
- 473 hectares
- Altitude moyenne : 70 m
- Canton de Bayeux

Monuments

Évènements

Naissances

Décès

Voir aussi



Ranchy

Catégorie:Commune du Calvados Ranchy est une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14529
- 158 habitants
- 514 hectares
- Altitude moyenne : 47 m
- Canton de Bayeux

Monuments :

Une petite église entourée d'un cimetière, un monument aux morts à la sortie de la commune, la commune de Ranchy est surtout riche de quelques vieilles maisons (XV-XVIe siécles) à l'image de l'ancien presbytère face au cimetière.

Évènements

Naissances

Décès

Voir aussi



Saint-Martin-des-Entrées

Catégorie:Commune du Calvados Saint-Martin-des-Entrées est une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14630
- 487 habitants
- 599 hectares
- Altitude moyenne : 62 m
- Canton de Bayeux

Monuments

Évènements

Naissances

Décès

Voir aussi



Subles

Catégorie:Commune du Calvados Subles est une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14679
- 580 habitants
- 244 hectares
- Altitude moyenne : 48 m
- Canton de Bayeux

Monuments

Évènements

Naissances

Décès

Voir aussi



Sully (Calvados)

Catégorie:Commune du Calvados Sully est une commune du département du Calvados, dans la région Basse-Normandie, en France.

Administratif


- code postal : 14400
- code INSEE : 14680
- 150 habitants
- 400 hectares
- Altitude moyenne : 39 m
- Canton de Bayeux

Monuments

Évènements

Naissances

Décès

Voir aussi



Guillaume le Conquérant

, tapisserie de Bayeux]] Guillaume le Conquérant (1027 (environ) - 9 septembre 1087), successivement connu sous les noms de Guillaume le Bâtard, Guillaume II de Normandie, Guillaume le Conquérant et enfin Guillaume I, roi d'Angleterre, fils illégitime de Herleva (ou « Arlette ») et de Robert le Magnifique. Il naquit à Falaise, Normandie. Il appartient à la sixième génération des ducs de Normandie depuis Rollon. Il accéda au titre de duc de Normandie sous le nom de Guillaume II de Normandie à la mort de son père en 1035. Sa mère se marie alors avec Herluin, et donne deux demi-frères à Guillaume : Odon de Bayeux et Robert de Mortain. S'en suit une période trouble, où les barons se rebellent car son jeune âge (8 ans) aiguise l'appétit de rivaux pour le titre, ce qui coûta la vie à trois de ses tuteurs. En 1050, il épousa Mathilde de Flandres fille de Baudouin V, comte de Flandres à Eu malgré les réticences du pape (qui prétextait un lien de consanguinité au 5 degré), non sans avoir promis la construction à Caen de deux abbayes : l'abbaye aux Hommes dédiée à Saint-Étienne et l'abbaye aux Dames dédiée à la sainte Trinité. Il eut de Mathilde six filles et quatre garçons dont :
- Robert (1051-1134) duc de Normandie, qui épouse Sybille de Conversano,
- Guillaume II (1056-1100) dit Le Roux roi d'Angleterre de 1087 à 1100,
- Adèle (1062-1137) qui épouse en 1080 Étienne de Blois (?-1102),
- Henri Ier Beauclerc (1068-1135),
- Constance (?-?) épouse Alain IV duc de Bretagne. Dès qu'il fut en âge, il partit en campagne contre ses rivaux, ses vassaux. Avec l'aide de Henri I de France, il parvint à asseoir son pouvoir, notamment en défaisant les barons rebelles à la bataille du Val-ès-Dunes en 1047. À la mort de son cousin Édouard le Confesseur, roi des Anglo-Saxons, en janvier 1066, Guillaume revendiqua son trône, affirmant qu'Edouard, sans enfant, l'avait désigné comme héritier lors d'une visite que Guillaume lui fit (probablement en 1052) et qu'Harold Godwinson le lui avait promis lorsque Guillaume le fit chevalier. Harold s'estima plus tard dégagé de sa promesse, arguant que Guillaume l'avait trompé en le faisant jurer sur des reliques d'un saint dissimulées sous un livre. Guillaume, fin politique, profita de ce fait pour obtenir l'excommunication de Harold par le pape Alexandre II. Pour donner plus de poids à sa revendication, Guillaume débarqua en Angleterre le 28 septembre 1066 et défit Harold à la bataille de Hastings, le 14 octobre, suite à quoi il s'empara du trône. C'est ainsi que débuta la conquête normande de la Grande-Bretagne. La conquête de l'Angleterre est le sujet de la tapisserie de Bayeux. Pour parachever son triomphe, il se fit couronner dans l'abbaye de Westminster (le jour de Noël 1066), ce que continuent de faire tous les souverains anglais depuis lors. Guillaume introduisit de profonds changements, parmi lesquels une fusion du système légal anglo-saxon avec la loi normande. En 1085 il commanda ce qu'on peut appeler un recensement au sens moderne, le « Livre du Jugement Dernier » ou Domesday's Book, qui faisait l'inventaire des hommes et richesses du royaume. Il a aussi fait construire de nombreux bâtiments et châteaux, notamment la Tour de Londres. Blessé par l'arçon de sa selle lors du pillage de Mantes, (à 60 ans il était devenu obèse), il agonisa quelques jours en toute lucidité au prieuré Saint-Gervais, aux portes de Rouen. Il y mourut le 9 septembre 1087 et son corps fut ensuite transporté, pour y être inhumé, à l'église Saint-Étienne de Caen.
- Après les saccages de la Révolution française, de son squelette ne reste aujourd'hui qu'un fémur qui a permis d'établir que Guillaume le Conquérant avait une taille d'environ 173/174 centimètres, plus grand que la moyenne pour l'époque ;
- Guillaume avait une tendance à l'obésité en vieillissant ;
- Il mourut quasiment seul et fut inhumé sans grande pompe ; un seigneur normand ira même jusqu'à s'opposer au passage du convoi mortuaire sur ses terres ;
- Son corps éclata quant on le plaça dans le cercueil (causé certainement par une pérétonite), dégageant une forte odeur nauséabonde parmi la petite foule.

Galerie

image:William_I_of_England.jpg|Guillaume le Conquérant Image:Dessin statue guillaume II.jpg|Dessin de la statue de Guillaume à l'abbaye Saint-Étienne à Caen Image:StEtienne Tombo GuillaumeLeC.JPG|Tombe de Guillaume le Conquérant, abbaye Saint-Étienne, Caen Image:Dessin chateau de guillaume le conquérant petit.jpg|Plan du château de Guillaume le Conquérant à Caen

Voir aussi

Article connexe


- Adèle d'Angleterre, fille de Guillaume
- Crise de succession d'Angleterre (1066)
- Conquête de l'Angleterre

Bibliographie


- La tapisserie de Bayeux.
- Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum ducum
- Guillaume de Poitiers, Gesta Guillelmi ducis Normannorum et regis Anglorum
- Ordéric Vital, Histoire ecclésiastique
- Robert Wace, Roman de Rou
- Paul Zumthor, Guillaume le Conquérant, éd. Tallandier, 2003 ISBN 2-84734-065-3
- Michel de Boüard, Guillaume le Conquérant, éd. Fayard, 1984 ISBN 2-21301-319-5
- Philippe Maurice, Guillaume le Conquérant, Editions Flammarion 2002, ISBN 2-08068-068-4
- Jean de La Varende, Guillaume, le bâtard conquérant, Livre de Poche (no 3938) Guillaume 2 Guillaume 2 Guillaume 2 Guillaume 2 Guillaume 01 Catégorie:Grande famille du Moyen Âge Guillaume 2 Catégorie:Maison de Normandie Catégorie:Seigneur normand Guillaume le Conquérant Guillaume le Conquérant ja:ウィリアム1世 (イングランド王) simple:William I of England

Cathédrale Notre-Dame de Bayeux

Bayeux, cathédrale Notre-Dame de Bayeux, cathédrale Notre-Dame de Bayeux, cathédrale Notre-Dame de Bayeux, cathédrale Notre-Dame de Bayeux, cathédrale Notre-Dame de Bayeux, cathédrale Notre-Dame de Le cathédrale Notre-Dame de Bayeux est de type gothique normand. Sa crypte date du avec chapiteaux et fresques du . Le chœur gothique a été reconstruit au-dessus vers 1230. Il est remarquable pour ses éléments typiquement normands : arcs brisés très aigus, rosaces dans les écoinçons, tympans ajourés de trèfles ou de quadrilobes, voussures. Le triforium remplace des tribunes et donnent de la clareté à l'ensemble. La nef fut reconstruite un peu plus tard (vers 1245-1255) ; elle est richement sculptée (frises géométriques et médaillons figurant des scènes fantastiques ou religieuses). La cathédrale devait accueillir la Tapisserie de Bayeux au Moyen Âge. Pendant les guerres de religion, la cathédrale fut pillée par des huguenots menés par le petit noble François de Bricqueville. Image:Cathédrale Bayeux tours face.JPG|Tours de la façade de la cathédrale Image:Bayeux nef.JPG|Nef de la cathédrale Image:CrypteBayeux général.JPG|Crypte de la cathédrale Image:Bayeux tour-lanterne.jpg|Tour centrale

Voir aussi



Guillaume le Conquérant

, tapisserie de Bayeux]] Guillaume le Conquérant (1027 (environ) - 9 septembre 1087), successivement connu sous les noms de Guillaume le Bâtard, Guillaume II de Normandie, Guillaume le Conquérant et enfin Guillaume I, roi d'Angleterre, fils illégitime de Herleva (ou « Arlette ») et de Robert le Magnifique. Il naquit à Falaise, Normandie. Il appartient à la sixième génération des ducs de Normandie depuis Rollon. Il accéda au titre de duc de Normandie sous le nom de Guillaume II de Normandie à la mort de son père en 1035. Sa mère se marie alors avec Herluin, et donne deux demi-frères à Guillaume : Odon de Bayeux et Robert de Mortain. S'en suit une période trouble, où les barons se rebellent car son jeune âge (8 ans) aiguise l'appétit de rivaux pour le titre, ce qui coûta la vie à trois de ses tuteurs. En 1050, il épousa Mathilde de Flandres fille de Baudouin V, comte de Flandres à Eu malgré les réticences du pape (qui prétextait un lien de consanguinité au 5 degré), non sans avoir promis la construction à Caen de deux abbayes : l'abbaye aux Hommes dédiée à Saint-Étienne et l'abbaye aux Dames dédiée à la sainte Trinité. Il eut de Mathilde six filles et quatre garçons dont :
- Robert (1051-1134) duc de Normandie, qui épouse Sybille de Conversano,
- Guillaume II (1056-1100) dit Le Roux roi d'Angleterre de 1087 à 1100,
- Adèle (1062-1137) qui épouse en 1080 Étienne de Blois (?-1102),
- Henri Ier Beauclerc (1068-1135),
- Constance (?-?) épouse Alain IV duc de Bretagne. Dès qu'il fut en âge, il partit en campagne contre ses rivaux, ses vassaux. Avec l'aide de Henri I de France, il parvint à asseoir son pouvoir, notamment en défaisant les barons rebelles à la bataille du Val-ès-Dunes en 1047. À la mort de son cousin Édouard le Confesseur, roi des Anglo-Saxons, en janvier 1066, Guillaume revendiqua son trône, affirmant qu'Edouard, sans enfant, l'avait désigné comme héritier lors d'une visite que Guillaume lui fit (probablement en 1052) et qu'Harold Godwinson le lui avait promis lorsque Guillaume le fit chevalier. Harold s'estima plus tard dégagé de sa promesse, arguant que Guillaume l'avait trompé en le faisant jurer sur des reliques d'un saint dissimulées sous un livre. Guillaume, fin politique, profita de ce fait pour obtenir l'excommunication de Harold par le pape Alexandre II. Pour donner plus de poids à sa revendication, Guillaume débarqua en Angleterre le 28 septembre 1066 et défit Harold à la bataille de Hastings, le 14 octobre, suite à quoi il s'empara du trône. C'est ainsi que débuta la conquête normande de la Grande-Bretagne. La conquête de l'Angleterre est le sujet de la tapisserie de Bayeux. Pour parachever son triomphe, il se fit couronner dans l'abbaye de Westminster (le jour de Noël 1066), ce que continuent de faire tous les souverains anglais depuis lors. Guillaume introduisit de profonds changements, parmi lesquels une fusion du système légal anglo-saxon avec la loi normande. En 1085 il commanda ce qu'on peut appeler un recensement au sens moderne, le « Livre du Jugement Dernier » ou Domesday's Book, qui faisait l'inventaire des hommes et richesses du royaume. Il a aussi fait construire de nombreux bâtiments et châteaux, notamment la Tour de Londres. Blessé par l'arçon de sa selle lors du pillage de Mantes, (à 60 ans il était devenu obèse), il agonisa quelques jours en toute lucidité au prieuré Saint-Gervais, aux portes de Rouen. Il y mourut le 9 septembre 1087 et son corps fut ensuite transporté, pour y être inhumé, à l'église Saint-Étienne de Caen.
- Après les saccages de la Révolution française, de son squelette ne reste aujourd'hui qu'un fémur qui a permis d'établir que Guillaume le Conquérant avait une taille d'environ 173/174 centimètres, plus grand que la moyenne pour l'époque ;
- Guillaume avait une tendance à l'obésité en vieillissant ;
- Il mourut quasiment seul et fut inhumé sans grande pompe ; un seigneur normand ira même jusqu'à s'opposer au passage du convoi mortuaire sur ses terres ;
- Son corps éclata quant on le plaça dans le cercueil (causé certainement par une pérétonite), dégageant une forte odeur nauséabonde parmi la petite foule.

Galerie

image:William_I_of_England.jpg|Guillaume le Conquérant Image:Dessin statue guillaume II.jpg|Dessin de la statue de Guillaume à l'abbaye Saint-Étienne à Caen Image:StEtienne Tombo GuillaumeLeC.JPG|Tombe de Guillaume le Conquérant, abbaye Saint-Étienne, Caen Image:Dessin chateau de guillaume le conquérant petit.jpg|Plan du château de Guillaume le Conquérant à Caen

Voir aussi

Article connexe


- Adèle d'Angleterre, fille de Guillaume
- Crise de succession d'Angleterre (1066)
- Conquête de l'Angleterre

Bibliographie


- La tapisserie de Bayeux.
- Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum ducum
- Guillaume de Poitiers, Gesta Guillelmi ducis Normannorum et regis Anglorum
- Ordéric Vital, Histoire ecclésiastique
- Robert Wace, Roman de Rou
- Paul Zumthor, Guillaume le Conquérant, éd. Tallandier, 2003 ISBN 2-84734-065-3
- Michel de Boüard, Guillaume le Conquérant, éd. Fayard, 1984 ISBN 2-21301-319-5
- Philippe Maurice, Guillaume le Conquérant, Editions Flammarion 2002, ISBN 2-08068-068-4
- Jean de La Varende, Guillaume, le bâtard conquérant, Livre de Poche (no 3938) Guillaume 2 Guillaume 2 Guillaume 2 Guillaume 2 Guillaume 01 Catégorie:Grande famille du Moyen Âge Guillaume 2 Catégorie:Maison de Normandie Catégorie:Seigneur normand Guillaume le Conquérant Guillaume le Conquérant ja:ウィリアム1世 (イングランド王) simple:William I of England

1944

---- Cette page concerne l'année 1944 du calendrier grégorien.

Événements

Seconde Guerre mondiale


- Janvier 1944 - 4 : Début de la bataille du Mont Cassin en Italie
- Février 1944
  - - 22 : Stockholm est bombardé par l'URSS.
  - - Débarquement d'Anzio en Italie.
- Mars 1944 - 26 : Miliciens et Allemands donnent l'assaut au maquis des Glières en Haute-Savoie
- Avril 1944 - 10 : Les Russes reprennent Odessa
- Mai 1944 - 8 : Le jour-J pour l'opération Overlord est fixé au 5 juin
- Juin 1944
  - - 4 : Les forces alliées entrent dans Rome.
  - - 6 : L'opération Overlord est lancée par les Alliés, pour envahir la Normandie (D Day).
  - - 10 : Massacre de 642 victimes d'Oradour-sur-Glane par les SS.
- Juillet 1944 - 9 : : les ruines de Caen sont libérées par les Anglais après de terribles bombardements
- Août 1944 - 25 : Paris est libéré. Le général De Gaulle défile triomphalement sur les Champs-Élysées
- Septembre 1944 - 2 : Les troupes alliées entrent en Belgique
- Octobre 1944
  - - 14 : Athènes est libérée par les Alliés.
  - - L'Amiral Horthy esr renversé par les Croix-Fléchées.
- Novembre 1944 - 23 : Leclerc et sa 2e DB libèrent Strasbourg, respectant ainsi le serment de Kouffra
- Décembre 1944 - 16 : Contre-offensive allemande dans les Ardennes

Arts et cultures


- 13 novembre : Parution du premier numéro du quotidien Paris-Presse, créé par Philippe Barrès.

Cinéma


- Arsenic et vieilles dentelles (Arsenic and Old Lace) comédie de Frank Capra avec Cary Grant, Raymond Massey, Josephine Hull et Jean Adair.
- Hantise (Gaslight) réalisé par George Cukor avec Ingrid Bergman et Joseph Cotten.
- La Route semée d'étoiles de Leo MacCarey avec Bing Crosby et Barry Fitzgerald - Oscar du meilleur film.

Littérature & Théâtre


- 27 janvier : Première dAntigone de Jean Anouilh.
- 20 février : Batman et Robin apparaissent pour la première fois dans les journaux américains.
- 27 mai : Présentation de
Huis Clos de Jean-Paul Sartre philosophe et écrivain français.
- 26 décembre : Première représentation de la
Ménagerie de verre de Tennessee Williams.
- Le dramaturge Jean Anouilh présente
Antigone.
- Le romancier Louis Aragon publie
Aurélien.
- Le romancier Albert Camus publie
Le Malentendu.
- Le romancier Jean Grémillon publie
Le ciel est à vous.
- L'écrivain italien Curzio Malaparte, publie
Kaputt.

Sciences & techniques


- Découverte de l'ADN, par Oswald Avery, Colin MacLeod et Maclyn McCarthy.
- Wernher Braun met au point les fusées missiles V2.

Sports


- Hockey sur glace : Les Canadiens de Montréal remportent la Coupe Stanley.
-
Article détaillé : 1944 en sport

1944 Naissances et décès

Naissances en 1944


- 6 janvier : Alan Stivell, auteur-compositeur-interprète breton.
- 17 janvier : Françoise Hardy, auteur-compositeur-interprète Française.
- 25 mai : Pierre Bachelet, chanteur compositeur français.
- 24 juin :
  - Jeff Beck, chanteur, britannique.
  - Ticky Holgado, secrétaire de Claude François et acteur français († 2004)
- 25 juin : Robert Charlebois, chanteur et comédien canadien.
- 3 juillet : Michel Polnareff, auteur-compositeur-interprète Français
- 2 septembre : Gilles Marchal, auteur-compositeur-interprète français. __NOTOC__

France


- 21 avril 1944 : Le gouvernement provisoire de la république française, présidé par le général de Gaulle, accorde le droit de vote aux femmes.
- 7 août 1944 : parution du premier numéro du quotidien régional Ouest-France.

Liens sur l'année 1944


- [http://www.overlord44.tk/ Overlord44 : Site complet sur le débarquement en Normandie] Catégorie:1944 ja:1944年 ko:1944년 ms:1944 simple:1944 th:พ.ศ. 2487


14 juin

ko:6월 14일 ja:6月14日 simple:June 14 th:14 มิถุนายน Catégorie:Jour de l'année Le 14 juin est le 165 jour de l'année (166 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1452 : Une réunion générale se tient au château de Chissay, à proximité de Tours, pour faire le point sur l'affaire Jacques Cœur, savoir s'il convient de poursuivre l'instruction et de lever le secret.
- 1789 : les mutins du Bounty atteignent le Timor
- 1800 : Victoire de Bonaparte et de Desaix à la bataille de Marengo, contre l'armée autrichienne
- 1807 : Victoire de Napoléon à la bataille de Friedland, contre l'armée russe
- 1846 : Fondation de la République de Californie.
- 1900 : Entrée de la république d'Hawaii dans les États-Unis.
- 1900 : En Chine, révolte des Boxers et fin des "Cent Jours de Pékin".
- 1931 : Le naufrage du Saint-Philibert à l'embouchure de la Loire fait 450 victimes
- 1940 : entrée de l'armée allemande à Paris.
- 1944 : Destruction de Vimoutiers par un bombardement allié.
- 1949 : formation de l'État du Vietnam
- 1982 : fin de la Guerre des Malouines entre le Royaume-Uni et l'Argentine.
- 1985 : détournement du vol 847 de la TWA par le Hezbollah
- 1985 : Première édition de la Fête du Cinéma en France.
- 2005 : à Athènes, en athlétisme, le jamaïcain Asafa Powell bat le record du monde du 100 mètres en 9"77

Naissances


- 1671 : Tomaso Albinoni, compositeur italien
- 1726 : Thomas Pennant, amateur d'antiquités et naturaliste gallois († 1798).
- 1736 : Charles Augustin De Coulomb, physicien français
- 1864 : Aloïs Alzheimer, neuropsychiatre allemand
- 1918 : Dorothy McGuire, actrice étatsunienne
- 1922 : Kevin Roche, architecte irlandais
- 1928 : Ernesto « Che » Guevara, révolutionnaire et homme politique argentin
- 1932 : Xavier Echevarria, ecclésiastique espagnol, prélat de l'Opus Dei depuis 1994
- 1961 : Boy George, chanteur britannique
- 1969 : Steffi Graf, joueuse de tennis allemande
- 1969 : Jackson Richardson, handballeur français

Décès


- 1636 : Jean de Saint-Bonnet, maréchal de Toiras (° 1585, 51 ans)
- 1800 : Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général français
- 1800 : Jean-Baptiste Kléber, général français, assassiné au Caire
- 1903 : Karl Gegenbaur, anatomiste allemand
- 1920 : Max Weber, sociologue allemand21 avril 1864)
- 1932 : Dorimène Roy Desjardins, pionnier d'affaires canadien
- 1936 : Maxime Gorki, auteur russe
- 1986 : Jorge Luis Borges, écrivain argentin
- 1991 : Peggy Ashcroft, comédienne britannique
- 1994 : Henry Mancini, compositeur étatsunien

Charles de Gaulle

Charles André Joseph Marie de Gaulle (22 novembre 1890 - 9 novembre 1970), militaire de carrière et homme d'État français du , fondateur de la V° République. Son patronyme ne contient pas une particule nobiliaire mais une forme dialectale de l'article ; on devrait logiquement l'écrire De Gaulle comme on écrit Le Châtelier, mais l'usage a consacré la minuscule. (Sur la famille, voir Famille de Gaulle)

Éducation


- Né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille catholique et cultivée, de Gaulle était le fils d'un enseignant d'école libre qui lui fit découvrir les œuvres de Barrès, Bergson et Péguy. Lors de la crise politique résultant de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, il est amené à poursuivre ses études en Belgique, première expérience d'exil. Entré 119e sur 221 à l'École militaire de Saint-Cyr en 1908 après avoir fait ses classes préparatoires au collège Stanislas de Paris, il en sortit diplômé en 1912 - Promotion Fès dont le major fût le futur maréchal Juin- et rejoignit l'infanterie. Affecté au 33 Régiment d'Infanterie d'Arras, il est alors sous les ordres du Colonel Philippe Pétain.

Première Guerre mondiale

Philippe Pétain
- Lieutenant au début de la Première Guerre mondiale, il est ensuite promu Capitaine en janvier 1915. Blessé dès son premier combat à Dinant le 15 août 1914, il rejoint le 33 RI. sur le front de Champagne pour commander la 7 compagnie. Il est blessé à nouveau le 10 mars 1915 (main gauche), sur la Somme. Décidé à en découdre, il désobéit à ses supérieurs en faisant tirer sur les tranchées ennemies. Cet acte lui vaut d'être relevé huit jours de ses fonctions. Officier tatillon, volontiers cassant, son intelligence et son courage face au feu le distinguent au point que le commandant du 33 RI lui offre d'être son adjoint.
- Le 2 mars 1916, son régiment est attaqué et presque détruit par l'ennemi en défendant le village de Douaumont, près de Verdun. Sa compagnie est anéantie après un combat sans merci et les survivants encerclés. Il tente alors une percée et, pour la 3 fois, il est blessé, très gravement d'un coup de baïonette. Il se rend aux troupes allemandes, est soigné et interné.

- Après une tentative d'évasion manquée, Il est transféré au Fort d'Ingolstadt, en Bavière, un camp de représailles destiné aux officiers remuants. Il y croise le futur Général Catroux,le journaliste Rémy Roure, l'éditeur Berger-Levrault et le futur Maréchal soviétique Toukhatchevski. Un « lamentable exil », c'est en ces termes qu'il décrit à sa mère son sort de captif. Pour tromper l'ennui, de Gaulle organise pour ses compagnons de captivité des exposés magistraux sur l'état de la guerre en cours. Mais surtout, il tente de s'évader à cinq reprises, sans succès. Il est libéré après l'armistice. De ces deux ans et demi de captivité, il en gardera un souvenir amer, estimant être un « revenant », un soldat inutile qui n'a servi à rien. Il gardera toutefois de la Grande Guerre une élévation à la dignité de Chevalier de la Légion d'Honneur (23 juillet 1919).

Seconde Guerre mondiale


- Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est Colonel, commandant le 507e régiment de chars, à Metz. Le 14 mai 1940, il est désigné pour commander la nouvelle 4 Division cuirassée (5000 hommes et 85 chars) avec laquelle il exécuta une contre-attaque vers Moncornet, au nord-est de Laon. Le 1 juin, il fait fonction de Général de brigade à titre temporaire. Le 6 juin 1940, Paul Reynaud le nomme Sous-secrétaire d'État à la guerre. En tant que membre du cabinet il s'oppose à l'armistice et quitte la France pour l'Angleterre le 15 juin lorsque le Maréchal Pétain prend le pouvoir (il désapprouve la politique de Pétain qui cherchait à signer l'armistice avec les Allemands).

Appel du 18 juin

Pétain Pétain
- Le 18 juin, de Gaulle se prépare à parler au peuple français via la BBC, depuis Londres.Le cabinet britannique tente de s'y opposer,mais Churchill le soutien. Depuis la France, l'appel du 18 Juin put être entendu à 19 heures. De ce jour, ce texte demeure l'une des plus célèbres allocutions de l'histoire de France. Ci-contre l'affichette placardée dans toute la ville de Londres, souvent confondue avec l'Appel, ce qui irritait fortement le général.
- Le gouvernement britannique avait au préalable proposé au ministre français de l'Intérieur Georges Mandel de passer en Angleterre et de lancer lui-même un appel. Mandel s'était par ses avertissements répétés contre les menaces du III Reich — et en opposition à ce sujet avec son ami le Président du Conseil Léon Blum — signalé comme un homme d'État et de caractère. Mandel refusa de quitter la France pour ne pas prêter le flanc à une critique de désertion qui aurait aussitôt été exploitée (il était israëlite) et recommanda que ce discours fût confié à de Gaulle.

France Libre

France Libre
- De Londres, de Gaulle forme d'abord et dirige les Forces françaises libres. En France, de Gaulle est condamné par contumace à la peine de mort en juillet 1940 pour trahison. Obtenant le ralliement de plusieurs possessions coloniales françaises, surtout en Afrique, il constitue la France Libre, gouvernée par son Comité National Français. Mais il fait surtout en sorte que la France reste présente dans le camp allié, par ses Forces françaises libres (FFL) qui continuent le combat sur les différents fronts. En outre, il stimule et obtient le ralliement de la résistance intérieure, grâce au Colonel Passy, à Pierre Brossolette et à Jean Moulin, ce qui le conduit à transformer la France libre en France combattante.
- De Gaulle est l'incarnation de la France pendant la Guerre. Il s'appuie dès juin 1940 sur la France Libre et n'a de cesse que de protéger les intérêts de la France dans la guerre et après le conflit. Il obtient ainsi de Churchill la signature de l'accord des Chequers (7 août 1940) par lequel la Grande-Bretagne s'engage à sauvegarder l'intégrité de toutes les possessions françaises et à la « restauration intégrale de l'indépendance et de la grandeur de la France ». Le gouvernement britannique s'engage de plus à financer toutes les dépenses de la France Libre, mais de Gaulle insiste pour que ces sommes soient des avances remboursables et pas des dons qui jetteraient une ombre, aussi ténue soit elle, sur l'indépendance de son organisation. Les sommes dites seront effectivement remboursées, et bien avant la fin de la guerre. Sur les questions de principes, de Gaulle était intraitable.
- Malgré les relations de confiance scellées par traités entre Churchill et de Gaulle, les deux géants ont des relations parfois tendues, mais jamais malsaines. Et quand Churchill, à court d'argument lance à de Gaulle « Mais vous n'êtes pas la France ! Vous êtes la France combattante, nous avons consigné tout cela par écrit », de Gaulle réplique immédiatement : « J'agis au nom de la France. Je combats aux côtés de l'Angleterre mais non pour le compte de l'Angleterre. Je parle au nom de la France et je suis responsable devant elle ». Churchill abdique alors en poussant un « J'avais espéré que nous pourrions combattre côte à côte. Mais mes espoirs ont été déçus parce que si vous êtes si combatif que non content de lutter contre l'Allemagne, l'Italie et le Japon, vous voulez aussi combattre l'Angleterre et l'Amérique...» De Gaulle recadre alors le débat en précisant « Je prends cela comme une plaisanterie, mais elle n'est pas du meilleur goût. S'il y a bien un homme dont les Anglais n'ont pas à se plaindre, c'est bien moi. ». Pour la petite histoire, Churchill avait surnommé De Gaulle « Jeanne d'Arc ».
- Les relations avec Roosevelt sont plus problématiques car le président américain n'a aucune confiance en de Gaulle. De fait, les deux hommes se détestent. Un mot de De Gaulle à Churchill explique en partie l'attitude française face à l'Amérique : « Je suis trop pauvre pour me courber ». Roosevelt projetait de faire de la France un État faible en détruisant sa capacité industrielle, et le projet de l' AMGOT allait d'ailleurs très loin dans cette direction, en traitant la France comme un vaincu, plutôt que comme une des puissances victorieuses. La haine de Roosevelt était tellement flamboyante (il considérait de Gaulle au pire comme un futur tyran, au mieux comme un opportuniste) que même ses adjoints finirent par en prendre ombrage, y compris le très pusillanime secrétaire des affaires étrangères Cordell Hull qui, finalement, se rangea aux côtés de la France Libre et de son chef. Certains pensent que l'une des raisons de ce revirement fut la crainte par les Américains d'un retournement la Résistance contre eux (alors même que le Débarquement était imminent) en cas d'occupation de la France.

Victoire


- Malgré son exclusion par Roosevelt du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (Opération Torch), et surtout malgré le soutien apporté par les États-Unis à l'Amiral François Darlan, puis au Général de groupe d'armées Giraud, de Gaulle réussit à prendre pied à Alger en mai 1943. Il y créé avec Giraud le Comité français de la Libération nationale (CFLN), pour unifier la direction de l'Empire libéré, et fut bientôt à sa tête. Le CFLN prit le nom de Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) en juin 1944, et se verra transféré à Paris libéré en septembre 1944.

- De Gaulle initie l'attribution du droit de vote aux femmes de France à la Libération. Cette réforme n'est que l'un des multiples aspects des réformes « gaulliennes » à la Libération, des nationalisations à la mise en place d'un système de sécurité sociale moderne, notamment (bien que pas autant que celui de l'Alsace, qui avait gardé depuis 1918 celui de Bismarck et le conserva donc). De Gaulle exposa sa vision de l'organisation politique d'un Etat démocratique et fort à Bayeux le 16 juin 1946, mais il ne fut pas suivi.

L'Après-guerre


- Après la guerre, il est brièvement Président du gouvernement provisoire à partir d'octobre 1945 mais il démissionne en janvier 1946, s'impatientant et désapprouvant la constitution de la Quatrième République. En 1947, il fonde un mouvement politique, le RPF (Rassemblement du Peuple Français) afin de transformer la scène politique française, mais il se retire de nouveau en 1953.

Le retour au pouvoir

Crise de l'Algérie


- À la suite des échecs de la Quatrième République en Indochine et Algérie, l'insurrection éclate à Alger et les putchistes civils et militaires organisent un Comité de Salut Public le 13 mai 1958 pour maintenir l'Algérie française. Celui-ci est récupéré par les gaullistes. Les élus de la Nation reculent devant l'émeute et De Gaulle prend le pouvoir (plus tard il déclarera qu'il l'a simplement ramassé) et est nommé Président du Conseil le 1 juin 1958. Il obtient quasiment les pouvoirs Constituant. Il utilise comme il l'avait annoncé ce pouvoir pour faire rédiger une nouvelle constitution selon les idées exprimées dans le Discours de Bayeux. Cette constitution met un terme à la "dictature parlementaire", responsable de l'instabilité des gouvernements et d'une politique chaotique. En septembre, un référendum approuve la nouvelle constitution à 83 %, marquant ainsi le passage à la Cinquième République. En novembre, de Gaulle remporte les élections législatives et obtient une confortable majorité. En décembre, il est élu Président de la République avec 78 % des voix au suffrage indirect par plus de 80.000 grands électeurs.

Présidence de la République


- Charles de Gaulle prend ses fonctions de Président de la République le 8 janvier 1959. Il engage de difficiles mesures pour revitaliser le pays, avec en particulier l'introduction du nouveau franc (valant 100 anciens francs).
- Sur la scène internationale, refusant la domination des États-Unis comme de l'URSS, il défend une France indépendante, dotée de sa propre force de frappe nucléaire. Il met en place également les débuts de la conquête spatiale française. En tant que membre fondateur de la CEE, il oppose son veto à l'entrée du Royaume-Uni.
- En ce qui concerne la guerre d'Algérie, de Gaulle réalise rapidement qu'il n'était pas possible de la gagner et soutint l'indépendance de l'Algérie. Avec l'armée de conscription, il fait échec au putsch des généraux à Alger en 1961. Cette attitude provoqua de fortes résistances dans certains groupes nationalistes et de Gaulle fut obligé de réprimer des soulèvements de pieds-noirs en Algérie. Il fut alors la cible d'organisations terroristes telles que l'Organisation armée secrète (OAS) qui le surnommait la « Grande Zohra ». En 1962 il signa un cessez-le-feu en Algérie, et il emporta le référendum octroyant l'indépendance, ce qui fut fait en avril 1962.
- En avril 1962, le Premier ministre Michel Debré fut remplacé par Georges Pompidou.
- En septembre 1962, Charles de Gaulle proposa d'amender la constitution afin de permettre au président d'être élu au suffrage direct. La réforme de la constitution eut lieu, malgré l'opposition du Parlement.
- En octobre, l'Assemblée nationale vota une motion de censure contre le gouvernement Pompidou, mais le général refuse la démission que lui présentait le Premier ministre et choisit de dissoudre l'assemblée. Les nouvelles élections renforcèrent la majorité parlementaire gaulliste.

Politique étrangère

gaulliste
- De Gaulle dut attendre la fin du conflit en Algérie pour lancer réellement sa politique étrangère. En effet, le « boulet algérien » réduisait considérablement la marge de manœuvre française et, d'une façon ou d'une autre, il fallait avant toute chose mettre un terme à ce conflit. La politique de « l'indépendance nationale » est alors pleinement mise en application.
- En 1962, après l'attentat du Petit Clamart, de Gaulle comprend la nécessité de doter son successeur d'une légitimité à la hauteur de celle que l'Histoire lui à donnée. Il instaure donc l'élection directe par le Peuple du Président de la République. Malgré l'opposition de la gauche et des disputes juridiques, le référendum est un triomphe.
- Le 19 décembre 1965, il fut réélu président de la République pour un nouveau mandat de 7 ans. De Gaulle n'est élu qu'au second tour de l'élection, mis en ballottage par François Mitterrand et Jean Lecanuet avec 13 083 699 voix, soit 55 %. Il est vrai qu'il n'avait pas fait de campagne électorale. Ses adversaires lui reprochaient son nationalisme et tiraient argument d'une conjoncture économique déprimée en France. Internationalement, de Gaulle continua à promouvoir l'indépendance de la France : il refusa au Royaume-Uni l'entrée dans la CEE, il condamna l'aide militaire apportée par les États-Unis d'Amérique à la République du Viêt Nam (dite Viêt Nam du Sud) contre la rébellion communiste menée par le Viêt Minh (guérilla soutenue par le Nord-Vietnam), ainsi que la riposte israélienne au blocus du détroit de Tiran par l'Égypte, lors de la guerre des six jours, et en 1966 la France se retira du commandement militaire intégré de l'OTAN, expulsant les bases américaines de son territoire, tout en restant membre de l'Alliance atlantique.
- En ce qui concerne l'Europe, de Gaulle est partisan d'une « Europe des nations », où celles-ci devront conserver leur pleine souveraineté, et contre toute Europe supranationale. C'est ce qui le conduira à mener la "politique de la chaise vide" de juin 1965 à janvier 1966.
- Le 14 décembre 1965, de Gaulle déclara : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe ! l'Europe ! l'Europe ! mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien. » Pourtant, c'est bien l'Europe qui fixe le cadre de son ambition, une Europe qui va même « de l'Atlantique à l'Oural », gommant d'un trait le provisoire rideau de fer. En effet, le pivot de la politique étrangère française est le rapprochement avec l'autre poids lourd du continent : l'Allemagne. C'est le vieux rêve de la diplomatie française que répète ici de Gaulle, en tournant le dos aux « Anglo-Saxons ».

- On pourrait en effet s'étonner de l'intransigeance gaullienne vis-à-vis de la Grande-Bretagne, tout particulièrement. Pour de Gaulle, comme pour Churchill d'ailleurs, la Grande-Bretagne n'avait fait que son devoir en 1940, et il n'existait pas de « dette » française envers Londres liée à la Seconde Guerre mondiale. De Gaulle désapprouvait les relations privilégiées rapprochant la Grande-Bretagne des États-Unis depuis la guerre, ainsi que la préférence économique impériale qui jouait entre celle-ci et les Etats du Commonwealth, rendant ainsi difficile son admission au sein de l'Europe. Aussi l'entrée d'un tel « cheval de Troie américain » au sein de l'Europe lui paraissait-elle non souhaitable. Les Britanniques attendront donc 1973 avant de rejoindre l'Union Européenne.
- La position de De Gaulle face au monde communiste était sans ambiguïté : il était viscéralement anti-communiste, et avait, le premier, prophétisé la chute de ce système. "La Russie boira le communisme comme le buvard l'encre". Il prône la normalisation des relations avec ces régimes « transitoires » aux yeux de l'Histoire de façon à jouer le role de pivot entre les deux blocs. La reconnaissance de la Chine communiste dès le 27 janvier 1964 va dans ce sens, de même que son voyage en URSS de juin 1966.
- Les relations entre de Gaulle et les États-Unis sont assurément les plus épicées. Malgré quelques tensions vives, de Gaulle sera toujours au rendez-vous en cas de « vrai » coup dur : Berlin ou Cuba, notamment. En revanche, dès que les Américains franchissent la ligne jaune, le « policier » de Gaulle se fait un malin plaisir à dresser publiquement un procès verbal. On garde ainsi en mémoire le discours du 31 août 1966 à Phnom Penh vilipendant l'attitude américaine au Viet-Nam, un théâtre d'opération que la France connaissait d'ailleurs fort bien...
- C'est surtout en matière de politique étrangère qu'il convient d'introduire la notion essentielle pour comprendre la pensée gaullienne : « une certaine idée de la France ». De Gaulle puise sa force dans la connaissance de l'Histoire de France. Selon lui, le poids de cette Histoire est tel qu'il donne à la France une position particulière au sein du concert des nations. Pour lui, et pour nombre de Français, l'Angleterre et les États-Unis ne sont que des rejetons de la France... De même, il estimait l'institution de l'ONU comme dérisoire et la surnommait « le machin ».

Attentat du Petit-Clamart


- Un polytechnicien ingénieur de l'armement nommé Jean-Marie Bastien-Thiry considérait l'organisation de la scission entre France métropolitaine et Algérie, même ratifiée par référendum, comme une forfaiture. Il conçut avec l'aide de personnes partageant son point de vue (appartenant à un mouvement nommé OAS - Organisation armée secrète) de s'assurer de la personne de De Gaulle ou même, si ce rapt se révélait impossible, de le tuer.
- Un attentat fut organisé au Carrefour du Petit-Clamart, depuis un restaurant aujourd'hui disparu. Il échoua, bien que la DS présidentielle montrât une trace de balle passée latéralement à quelques centimètres des visages du couple présidentiel. « Cela aurait fait une belle fin », commenta de Gaulle en regardant le trou laissé par l'impact. Parce que Bastien-Thiry avait fait tirer sur une voiture occupée par une femme, il lui refusa tout recours en grâce.
- Notons néanmoins que, bien qu'il s'agît d'un échec, cela ne stoppa pas l'OAS et que, même aujourd'hui, des gens gardent une profonde haine à l'égard de De Gaulle et de sa politique algérienne.

Force de frappe


- Convaincu de l'importance stratégique de l'arme nucléaire, De Gaulle poursuit le développement de celle-ci, sous la protestation de l'opposition qui n'y voyait qu'une bombinette. La réponse de De Gaulle sera : « Dans dix ans, nous aurons de quoi tuer 80 millions de Russes. Eh bien je crois qu'on n'attaque pas volontiers des gens qui ont de quoi tuer 80 millions de Russes, même si on a soi-même de quoi tuer 800 millions de Français, à supposer qu'il y eût 800 millions de Français ».
- Le rôle des États-Unis dans cette affaire paraît étrange. D'abord farouchement hostiles à l'idée même que la France devienne une puissance nucléaire, les États-Unis concluent, un peu vite, que la France n'est pas de taille pour ce défi technologique. Kennedy avait ensuite promis une aide dans le domaine nucléaire suite au soutien français sur les affaires de Berlin et de Cuba, mais ne tint pas sa promesse... La question nucléaire empoisonna les relations franco-américaines durant toutes les années 1960. Il fallut attendre Richard Nixon pour trouver un premier président américain clairement « gaullien ». Nixon contourne d'abord les contraignantes législations américaines dans les domaines nucléaires avant d'ouvrir officiellement la voie de la collaboration nucléaire franco-américaine. Le gros du travail est déjà fait et les « bombinettes » françaises sont déjà fort efficaces.
- François Mitterrand s'opposant de façon virulente à la bombinette, De Gaulle ne se refusa pas le plaisir de confier la supervision du projet à son frère, Jacques Mitterrand. Ainsi, « Ce que l'un critique, l'autre l'assurera », indiqua-t-il.

Conversion des dollars


- Sur la recommandation de l'économiste Jacques Rueff qui voyait la guerre au Vietnam déséquilibrer la balance des paiements, de Gaulle demanda aux États-Unis la contrepartie en or d'une forte proportion des dollars détenus par la France. L'opération était légale, car le dollar était défini officiellement par eux comme correspondant à 1/35 d'once d'or. Règlements internationaux obligent, les États-Unis durent obtempérer et l'or fut transféré en France. En 1971 les États-Unis mettaient fin à la parité pour faire flotter le dollar. De 1973 à 1975, à la suite du choc pétrolier, les cours de l'or s'envolèrent. Le conseil de Jacques Rueff s'était montré bon à long terme.

Affaire du "Québec Libre"

Lors d'une visite d'État au Canada en 1967 afin de célébrer les 100 ans de la confédération canadienne, de Gaulle provoqua l'indignation des autorités fédérales canadiennes, lorsqu'à Montréal, devant une foule de plus de 100 000 Québécois, il ponctua son discours d'un retentissant : « Vive Montréal, vive le Québec… Vive le Québec libre! », salué par une ovation générale. Cela déclencha une crise avec le gouvernement canadien. À la suite du discours de De Gaulle, qui contenait un certain nombre de clins d'œil (« Mais après tout, on se sent chez soi, ici », « Je vais vous confier un petit secret que vous ne répéterez à personne : sur mon chemin, j'ai vu une atmosphère qui m'a rappelé celle de la Libération »), le Premier ministre canadien, Lester B. Pearson déclara ces propos « inacceptables ». De Gaulle fit répondre que le mot inacceptable était lui-même inacceptable et annula unilatéralement la visite prévue à Ottawa. Il repartit séance tenante en France, délaissant le croiseur qui l'avait amené, le Colbert — moyen de transport délibérément choisi pour lui permettre d'éviter le protocole qui commandait l'arrivée via la capitale fédérale, Ottawa, chose qu'il ne pouvait se résoudre à faire, ayant été invité par le premier ministre du Québec, Daniel Johnson (père), plutôt que par le gouvernement canadien. Le but de De Gaulle n'était pas de provoquer un « clash » entre le Québec et le Canada, mais plutôt de regonfler les « Français du Canada » face aux voisins anglo-saxons. Le grand homme déclara d'ailleurs dans la foulée de cette visite au Québec, « je leur ai fait gagner 30 ans ». Sur les critiques, il eut à peu près ce mot : « il y a trois catégories de gens que cela va embêter. Les diplomates, mais bon, eux on s'en occupe, les journalistes, mais eux on s'en fout car ils n'écrivent pas l'Histoire, et puis les Anglo-Saxons. Eux ne m'ont jamais aimé, alors… »
- Dans la perspective de la Seconde Guerre mondiale, cette déclaration fut ressentie comme injuste par les Canadiens anglophones qui avaient soutenu la France Libre, alors que les Québécois francophones, soucieux de l'indépendance du Canada vis-à-vis du Royaume-Uni, étaient moins enthousiastes pour participer à l'effort de guerre. Des envoyés de la France libre, Élisabeth de Miribel et le capitaine de vaisseau Georges Thierry d'Argenlieu - dont le titre de supérieur majeur de la province des Carmes de Paris était censé lui valoir le respect des catholiques - tentèrent en 1941 de rallier les Canadiens à la cause du général de Gaulle, avec un succès tout relatif, puisque les Québécois votèrent majoritairement contre la conscription lors du plébiscite du 27 avril 1942, sans toutefois réussir à empêcher la victoire du « oui ».
- Charles De Gaulle a dit à Xavier Deniau, au moment d'embarquer à Brest, « Ils vont m'entendre là-bas, ça va faire des vagues ! ». Une semaine au paravant, se confiant à son gendre : « Je compte frapper un grand coup. Ça bardera. Mais il le faut. C'est la dernière occasion de réparer la lâcheté de la France. ». Puis, plus tard, dans l'avion du retour, se confiant à Bernard Dorin : « Ce qui vient de se produire, c'est un phénomène historique qui était peut-être prévisible mais qui a pris des formes que seul l'événement pouvait préciser. Bien entendu, j'aurais pu, comme beaucoup d'autres, m'en tirer par quelques courtoisies ou acrobaties diplomatiques, mais quand on est le général de Gaulle, on ne recourt pas à des expédients de ce genre. Ce que j'ai fait, je devais le faire. »
- Le gouvernement d'Ottawa dut dès cette époque traiter avec une attention particulière les revendications du Québec qui, fort de cet encouragement qui laissait présager un soutien fort de la France si besoin, commença à parler de faire sécession.
- Cet exemple est devenu aujourd'hui un cas d'école en théorie des jeux, au même titre que la crise des missiles de Cuba. Pour reprendre un mot prononcé par de Gaulle en d'autres circonstances : « Ils auraient voulu continuer à jouer tranquillement à la belote, mais je les ai obligés à jouer au poker, et là, je suis le plus fort ».
- Lors de sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année, à l'Élysée, Charles de Gaulle justifia une fois de plus son geste d'éclat par un discours engagé, ponctué par un solennel « allons, allons, pour eux aussi, il faut que la France soit la France ! ».

Mai 1968


- Les manifestations durant les grèves de 1968 furent un autre défi. De Gaulle était prêt à accepter certaines des revendications des manifestants. Il voulut faire approuver les réformes par référendum mais Georges Pompidou le persuada de dissoudre plutôt l'Assemblée nationale. De Gaulle l'annonça le 30 mai 1968, dans un discours radiodiffusé, comme l'appel du 18 juin ou l'intervention de 1960 pendant les barricades d'Alger. Les phrases étaient courtes, chacune ou presque une décision :
  - « Étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé, depuis vingt-quatre heures, toutes les éventualités, sans exception, qui me permettraient de la maintenir » (on savait que de Gaulle avait juste avant ce discours été voir en hélicoptère le général Massu à Baden-Baden)
  - « J'ai pris mes résolutions. Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. »
  - « Je ne changerai pas le Premier ministre, qui mérite l'hommage de tous. »
  - « Je dissous aujourd'hui l'Assemblée nationale »
  - « Je charge les préfets, devenus ou redevenus commissaires du peuple, d'empêcher la subversion à tout moment et en tous lieux »
  - « Quant aux élections législatives, elles auront lieu dans les délais prévus par la Constitution, à moins qu'on entende bâillonner le peuple français tout entier, en l'empêchant de s'exprimer en même temps qu'on l'empêche de vivre, par les mêmes moyens qu'on empêche les étudiants d'étudier, les enseignants d'enseigner, les travailleurs de travailler. Ces moyens, ce sont l'intimidation, l'intoxication et la tyrannie exercées par des groupes organisés de longue date en conséquence et par un parti qui est une entreprise totalitaire, même s'il a déjà des rivaux à cet égard » (de Gaulle opposait sans doute ainsi le Parti communiste français aux groupes maoïstes, et le premier semblait déjà bien dépassé par les événements).
- La fin du discours mentionne au sujet d'une