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Biarritz
Biarritz est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Son nom basque est Miarritze.
Ses habitants sont appelés les Biarrots.
Citations :
- Je ne sache pas d’endroit plus charmant et plus magnifique que Biarritz… (Victor Hugo)
- Quand on se prend à hésiter entre deux plages, l'une d'elles est toujours Biarritz (Sacha Guitry)
Géographie
Sacha Guitry
Le cap Saint-Martin, que domine le phare de Biarritz marque la limite entre la côte sablonneuse au nord, commencée à l'extrême pointe de la Gironde et qui se termine à Anglet, et la côte découpée de falaises du Pays basque au sud.
Communes limitrophes
Pays basque
Pays basque
Pays basque
Pays basque
- Anglet au nord
- Bidart au sud
Histoire
Station balnéaire réputée depuis le , elle consistait en un tout petit village de pêcheurs de baleine quand Victor Hugo la découvrit en 1843 (et évoquait déjà le risque de la voir devenir une ville balnéaire) puis quand l'impératrice Eugénie décida d'en faire sa villégiature après y avoir séjourné deux mois en 1854 et quand Napoléon III lui construit un palais de forme de la lettre E.
Cet épisode y amena les têtes couronnées de toute l'Europe et fit le succès de la ville qui devint «la reine des plages et la plage des rois». Biarritz en a gardé quelques immeubles caractéristiques comme une église orthodoxe à la coupole peinte en bleu à rapprocher des visites de l'aristocratie russe d'avant la révolution d'Octobre (les tournées des grands ducs sont restées dans l'imaginaire ou le folklore local).
Le nom original de la ville (au Moyen Âge) est Béariz. Son blason montre une grande barque baleinière qui reste le symbole de la ville.
Au début des années 1960, Biarritz découvre le surf avec une planche apportée de Californie lors d'un tournage de cinéma. Les premiers biarrots s'essayent au surf et lancent une mode qui va durer en s'appuyant sur la qualité des vagues de la côte Atlantique. Aujourd'hui, la ville est devenue un des pôles européens et mondiaux de ce sport de glisse.
Monuments et lieux touristiques
- Le rocher de la Vierge qui est véritablement l'emblème de la ville de Biarritz
C'est sur l'initiative de Napoléon III qu'a été percé ce rocher, qui devait servir de base à la construction d'un port-refuge. En 1865, une statue de la Vierge, achetée à l'exposition franco-espagnole de Bayonne (ateliers Ducel), y a été installée. L'ancienne passerelle en bois a disparu en 1887 pour céder la place à une passerelle des ateliers Eiffel, sur laquelle il est déconseillé de s'aventurer par gros temps. De ce rocher, on peut admirer toute la côte.
- La palais d'Eugénie ou hôtel du Palais
- Le casino de style Art Déco, situé en plein centre au bord de la Grand-Plage. Rénové dans les années 1990.
- Le phare de la pointe Saint Martin, érigé en 1834, qui est un des points les plus visibles depuis la mer dans cette partie du Golfe de Gascogne
- Les golfs (le premier, le golf du Phare, au centre ville, fut construit par des anglais en 1888)
- L'hippodrome
- La chapelle impériale
- La villa Belza
Ce bâtiment, œuvre de l'architecte Alphonse Bertrand, construit de 1880 à 1895 pour Marie-Belza Dubreuil, se dresse sur le rocher du Cachaous. Il abrite des appartements après avoir été pendant les années folles, un cabaret et restaurant russe.
Musées
- Musée de la Mer
Ce bâtiment de style Art Déco, accolé à la falaise du platau de l'Atalaye et dont la construction remonte à 1935, abrite une importante collection d'animaux marins et d'oiseaux. Au sous-sol, les aquariums présentent la vie marine du golfe de Gascogne : poissons, plantes, mollusques et crustacés. Le premier niveau montre les techniques de pêche, les cétacés… Le second niveau, lui, présente la grotte des squales (requins, gros poissons et une tortue) et la vision sous-marine des 4 phoques (prénommés Charlie, Titounette, Sylvestrine et Okera) s'ébattant dans leur bassin du 3 niveau. Leur repas, servi chaque jour à 10h30 et 17h est un spectacle à voir.
- Musée du Chocolat
- Asiatica, remarquable musée d'art oriental
- Musée historique de Biarritz, situé dans une ancienne église anglicane
Économie
Biarritz est associée dans une communauté d'agglomération avec les villes d'Anglet et de Bayonne (le BAB) avec lesquelles elle partage l'administration de l'aéroport de Biarritz - Anglet - Bayonne.
Activités économiques locales :
- Tourisme
- Sport (golf et surf)
- Thalassothérapie
Administration
Démographie
Sport
Bayonne
- Rugby : le club de rugby du Biarritz Olympique (B.O.) est le club phare de la ville. Fondé en 1913, il s'honore de 4 titres de champion de France (1935, 1939, 2002 et 2005). Il joue dans le stade d'Aguiléra, actuellement en partielle reconstruction
- Surf : Biarritz accueille régulierement des comptétitions de surf
- Pelote basque : la ville organise de nombreux tournois amateurs et professionnels, notamment les Masters du Jaï Alaï de cesta punta en juillet
- Golf : Le golf du Phare est l'hôte de la Biarritz Cup, importante compétition amateur
Personnages célèbres
Sont natifs de Biarritz:
- Jean Borotra (1898-1994), joueur de tennis, surnommé le Basque bondissant, l'un des quatre mousquetaires
- Pauline Carton (1884-1974), actrice de théâtre et de cinéma française
- André Dassary (1912-1987), chanteur d'opérette
- Léopold Eyharts (1957-), spationaute
- Ernest Fourneau (1872-1949), pharmacologue et chimiste, découvreur des sulfamidés
- Arnaud Massy, (1877-1950), sportif (golf)
Y sont morts:
- Louison Bobet (1925-1983), cycliste français, vainqueur de 3 Tours de France
- Pierre de Chevigné (1909-2004), colonel et homme politique français, ministre de la IV République
- Francisco León de la Barra (1863-1939), diplomate et politicien mexicain
- Henry Russell, (1834-1909), pionnier de la conquète des Pyrénées
- Pablo de Sarasate (1844-1908), violoniste et compositeur espagnol
Reposent à Biarritz :
- Daniel Balavoine (1952-1986), chanteur, au cimetière de Ranquine
- André Dassary (1912-1987), chanteur, au cimetière du Sabaou
Curieusement, Cadillac a créé une voiture qui portait le nom de Cadillac Eldorado Biarritz (de 1955 à 1985).
Jumelages
- Augusta (États-Unis)
- Cascais (Portugal)
- Ixelles (Belgique)
- Saragosse (Espagne)
Biarritz au cinéma
- Hôtel des Amériques (1981), film d'André Téchiné avec Catherine Deneuve et Patrick Dewaere
- Le rayon vert (1986), film d'Éric Rohmer dans lequel Hubert Reeves explique le phénomène du rayon vert dans une scène située sur la promenade du phare.
- Le ciel les oiseaux et...ta mère!, film de Djamel Bensalah avec Jamel Debbouze, Olivia Bonamy, Stephane Soo Mongo, Lorant Deutsch, Julien Courbet
Voir aussi
Articles connexes
- Phare de Biarritz
- Biarritz Olympique
- Golf du Phare
Liens externes
- [http://www.mairie-biarritz.fr/ Site officiel de la ville de Biarritz]
- [http://www.museedelamer.com/ Site du musée de la Mer]
- [http://www.bo-pb.com/ Site officiel du Biarritz Olympique Pays basque]
- [http://www.photos-de-villes.com/photo-biarritz-1.php Photos de biarritz]
- [http://www.biarritzforever.com/ Biarritz For Ever, Ressources]
- [http://www.euskomedia.org/euskomedia/SAunamendi?idi=en&op=7&voz=BIARRITZ Biarritz dans l'encyclopédie Auñamendi - Bernardo Estornés Lasa (Euskomedia Fundazioa)].
Catégorie : Commune des Pyrénées-Atlantiques
Catégorie:Biarritz
Catégorie : Commune des Pyrénées-Atlantiques
Catégorie:Station balnéaire
Communes de FranceLa commune est une division administrative de la France, le découpage ultime du territoire français. Une commune correspond généralement au territoire d'une ville ou d'un village. Sa superficie et surtout sa population peuvent varier considérablement (la plus peuplée, Paris, possède plus de 2 millions d'habitants, la moins peuplée seulement 1).
Il existe à l'heure actuelle 36 679 communes en France (dont 214 outre-mer) qui couvrent l'intégralité du territoire français (à l'exception de Wallis-et-Futuna et de quelques territoires sans population permanente).
Rôle et administration
Malgré les disparités de population et de superficie entre les communes françaises, toutes possèdent la même structure administrative et les mêmes compétences légales (à l'exception de Paris).
Une commune est administrée par un conseil municipal, dont les membres sont élus au suffrage universel (suffrage direct) pour six ans. Le conseil municipal élit en son sein le maire, qui est chargé – entre autres choses – d'appliquer les décisions du conseil, et ses adjoints, qui peuvent recevoir certaines délégations.
Le nombre de conseillers municipaux est déterminé par la population de la commune, le minimum étant de 7. Les séances du conseil sont publiques, mais seuls ses membres peuvent s'y exprimer.
Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d'un budget constitué pour l'essentiel des taxes foncières (portant sur les les propriétés) et professionnelles (acquitées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s'occupe de l'administration locale (gestion de l'eau, des permis de construire, etc.). Le maire a la charge des actes d'état civil (naissance, mariage, divorce, décès...) ; il dispose également d'un pouvoir de police (sauf à Paris où cette compétence est assurée par le préfet de police, sous l'autorité du gouvernement de la France).
Les trois communes les plus peuplées (Paris, Lyon et Marseille) sont encore divisées en arrondissements municipaux (qui n'ont rien à voir avec les arrondissements départementaux, une autre division administrative française), mais leur compétences sont réduites (ils n'ont pas de budget propre, par exemple).
Les compétences des communes sont régies par les parties législative et réglementaire du Code général des collectivités territoriales qui s'est substitué au Code des communes (sauf en matière de personnel), par la loi du 21 février 1996 pour la partie législative et par le décret n° 2000-318 du 7 avril 2000 pour la partie réglementaire.
Histoire
Les communes furent créées lors de la Révolution française, le 14 décembre 1789, afin d'uniformiser le territoire français, divisé jusque là en paroisses, villes ou villages (en même temps que la création des départements, des arrondissements et des cantons).
Le terme de « commune », au sens de l’administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ». Les membres du conseil municipal étaient élus au suffrage censitaire. Le maire était nommé soit par le pouvoir central pour les communes les plus peuplées, soit par le préfet pour les autres.
La loi municipale du 5 avril 1884 institue que le conseil municipal soit élu au suffrage direct. Le conseil siège au chef-lieu de la commune et est présidé par un maire qui est désigné parmi les siens.
Statistiques
Nombre de communes
La France compte 36 779 communes, dont 36 565 en France métropolitaine et 214 outre-mer. Ce nombre est nettement plus élevé que la plupart des pays européens (l'Allemagne compte environ 13 000 communes, l'Espagne et l'Italie environ 8 000. Le Royaume-Uni ne possède pas de division territoriale similaire).
Contrairement à d'autres pays dont certaines parties peuvent être directement administrées par une division d'ordre supérieure (comme les États-Unis), la totalité du territoire de la République française est découpé en communes à l'exception de :
- Wallis-et-Futuna, partagé en trois royaumes
- les terres australes et antarctiques françaises
- les îles éparses de l'océan Indien
- l'île Clipperton
Population
Données basées sur le recensement de 1999, population sans doubles comptes.
La population médiane des communes de France métropolitaines est de 380 habitants (à titre de comparaison, la population médiane des communes belges est de 11 265 habitants, des communes italiennes de 2 343 habitants et d'Espagne de 564 habitants). La population moyenne est de 1 542 habitants.
En France métropolitaine, 31 927 communes ont moins de 2 000 habitants (regroupant 25,3% de la population totale), 3 764 entre 2 000 et 10 000 habitants (25,5%), 762 entre 10 000 et 50 000 habitants (25,3%), 102 entre 50 000 et 200 000 habitants (14,4%), 10 plus de 200 000 habitants (8,9%). Par ailleurs, plus de 10 000 communes ont moins de 200 habitants.
La commune de France métropolitaine la plus peuplée est Paris (2 125 246 habitants). La plus densément peuplée est Levallois-Perret (Hauts-de-Seine, 22 199 hab/km²) ; la commune urbaine (c'est-à-dire une commune comportant une zone de plus de 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres) la moins densément peuplée est Arles (Bouches-du-Rhône, 67 hab/km²).
Six communes totalement dévastées après la bataille de Verdun en 1916 ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre. Qualifiées de communes « mortes pour la France », chacune est administrée par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse (voir Villages détruits durant la Première Guerre mondiale).
Mis à part ces six communes, Rochefourchat (Drôme) compte un seul habitant, Leménil-Mitry (Meurthe-et-Moselle) et Rouvroy-Ripont (Marne) deux habitants.
Le tableau suivant indique les communes françaises de plus de 200 000 habitants, classées par population décroissante :
Source : [http://www.insee.fr INSEE]
Superficie
- Les territoires communaux sont précisément délimités par le cadastre.
- La taille moyenne d'une commune de France métropolitaine est de 14,88 km². La taille médiane des communes de France métropolitaine n'est que de 10,73 km², à cause du nombre élevé de communes de faible superficie (là encore, la France fait figure d'exception en Europe : en Allemagne, la taille médiane des communes de la plupart des Länder est supérieure à 15 km², en Italie ell est de 22 km², en Espagne 35 km², en Belgique 40 km²). Plus de 15 000 communes s'étendent sur 2,5 à 10 km².
- Dans les départements d'outre-mer, les communes sont généralement plus grandes qu'en France métropolitaine et peuvent regrouper des villages relativement distants.
- La commune la plus étendue est Maripasoula (Guyane, 3 710 habitants) avec 18 360 km². Sur le territoire métropolitain, Arles (758,93 km²) et les Saintes-Maries-de-la-Mer (374,45 km²), toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône, sont les deux communes les plus étendues.
- La plus petite commune est Castelmoron-d'Albret (Gironde, 62 habitants) avec 0,0376 km².
Totalité du territoire
Les 50 communes les plus étendues de France (outre-mer inclus) :
Données : Institut géographique national
France métropolitaine
Les 30 communes les plus étendues de France métropolitaine :
Les données proviennent de l'Institut national d'études démographiques : [http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes303/pes3036.html]
Pour mémoire, Paris possède une superficie de 105,40 km²
Extrêmes géographiques
- La commune française la plus haute est Saint-Véran (Hautes-Alpes, 267 habitants), dont le territoire s'étend entre 1 990 et 2 040 m d'altitude.
- La commune française la plus basse est Les Moëres (Nord , 670 habitants), dont une partie du territoire est situé au dessous du niveau de la mer, jusqu'à -4 m.
- La commune française la plus éloignée de Paris est l'Île des Pins (1 671 habitants) en Nouvelle-Calédonie, à 16 841 km de la capitale. Sur le territoire métropolitain continental, il s'agit de Coustouges (134 habitants) et Lamanère (44 habitants), toutes les deux dans les Pyrénées-Orientales et distantes de Paris de 721 km. Si l'on inclut la Corse, il s'agit de Gurgazu à l'est de Bonifacio, située à 986 km
- La commune la plus au Nord est Bray-Dunes, Nord.
- Les communes les plus à l'Ouest sont :
- Sur le territoire continental : Plougonvelin, Finistère
- En France métropolitaine : Ouessant, Finistère
- Sur la totalité du territoire : Rimatara, Polynésie française
- Les communes les plus à l'Est sont :
- Sur le territoire continental : Lauterbourg, Bas-Rhin
- En France métropolitaine : Aléria, Haute-Corse
- Sur la totalité du territoire : Île des Pins, Nouvelle-Calédonie
- Les communes les plus au Sud sont :
- Sur le territoire continental : Lamanère, Pyrénées-Orientales
- En France métropolitaine : Bonifacio, Corse-du-Sud
- Sur la totalité du territoire : Rapa, Polynésie française
Nom
- Les communes françaises possédant le nom le plus long sont Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne, 592 habitants, 45 signes), Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont (Calvados, 1 731 habitants, 44 signes) et Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur (Haute-Saône, 739 habitants, 43 signes) et possèdent toutes les trois 38 lettres.
- A l'inverse, la commune française avec le nom le plus court est Y (Somme, 89 habitants) .
- La première commune par ordre alphabétique est Aast (Pyrénées-Atlantiques, 190 habitants). La dernière commune par ordre alphabétique est Zuytpeene (Nord, 469 habitants).
- 4 376 communes commencent par « Saint » ou « Sainte » (12% des communes françaises).
- Les noms des communes sont généralement d'origine française ou ont été francisés (comme Toulouse de l'occitan Tolosa, Strasbourg de l'allemand Straßburg ou Perpignan du catalan Perpinyà). Certaines communes conservent cependant le nom de leur langue d'origine, comme par exemple :
- Allemand : Mittelhausbergen (Bas-Rhin, 1 680 habitants)
- Basque : Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques, 4 984 habitants)
- Breton : Kermoroc'h (Côtes-d'Armor, 324 habitants)
- Catalan : Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales, 1 007 habitants)
- Comorien : M'Tsangamouji (Mayotte, 5 382 habitants)
- Corse : San-Gavino-di-Carbini (Corse-du-Sud, 738 habitants)
- Flamand : Steenvoorde (Nord, 4 024 habitants)
- Langues amérindiennes : Kourou (Guyane française, 19 107 habitants)
- Langues austronésiennes : Kouaoua (Nouvelle-Calédonie, 1 524 habitants)
- Langues polynésiennes : Hitiaa O Te Ra (Polynésie française, 8 286 habitants)
- Occitan : Belcastel (Aveyron, 251 habitants)
Communes insulaires
Parmi les communes entièrement situées sur une ou plusieurs îles, on peut citer :
- Aix
- Arz
- Batz
- Belle-Île (4 communes : Bangor, Locmaria, Le Palais et Sauzon)
- Bréhat
- Corse (360 communes)
- Guadeloupe (34 communes)
- Groix
- Hoëdic
- Houat
- Île-aux-Moines
- Martinique (34 communes)
- Mayotte (17 communes)
- Molène
- Noirmoutier (4 communes : Barbâtre, L'Épine, La Guérinière et Noirmoutier-en-l'Île)
- Nouvelle-Calédonie (33 communes)
- Oléron (8 communes)
- Ouessant
- Polynésie française (48 communes)
- Ré (10 communes)
- Réunion (24 communes)
- Saint-Pierre-et-Miquelon (2 communes : Miquelon et Saint-Pierre)
- Sein
- Yeu
Intercommunalité
Certaines compétences peuvent être transférées à des structures intercommunales.
L'immense majorité des communes française (90%) compte moins de 2 000 habitants. C'est pourquoi il a été envisagé de réduire le nombre de communes par un mécanisme de fusion. Instauré lors de la loi du 16 juillet 1971, dite « loi Marcellin », ce mécanisme peut donner naissance à une commune nouvelle et unique regroupant les communes fusionnées ou bien il confère aux communes fusionnées les statuts de, respectivement, chef-lieu ou commune associée. Dans la dynamique de cette loi, il avait été envisagé environ 3 500 fusions regroupant 10 000 communes. En 1982, on comptait en fait seulement 810 fusions regroupant 1952 communes.
Les petites communes préfèrent en effet conserver leurs prérogatives quitte à les confier à des établissements publics de coopération intercommunale, à des société d'économie mixte ou à des associations.
Voir aussi
Liens internes
- Administration territoriale de la France
- Aire urbaine (France)
- Commune associée
- Espace urbain
- Listes des communes de France
- Unité urbaine
- Wikipédia:Projet/Villes françaises
Liens externes
- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/index.asp Liste des 36 679 communes de France (au 1 janvier 2003)]
- [http://www.colloc.minefi.gouv.fr/ Page Collectivités Locales du site du Ministère des finances et de l'industrie (MINEFI)]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRL.html Volet législatif des compétences des communes]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRM.html Volet règlementaire des compétences des communes]
-
Basque
Le basque (en basque : euskara) est une langue parlée au Pays basque (France et Espagne). En France, elle compte 200 000 locuteurs (estimation 1983), principalement dans le département des Pyrénées-Atlantiques.
En Espagne, le nombre de locuteurs est trois fois plus élevé (provinces de la Biscaye, Álava, Guipúzcoa et Navarre).
Le mot basque viendrait du mot vascon (à noter qu'en espagnol, basque se dit vasco), qui a aussi donné gascon.
Classification
Le basque est l'une des rares langues d'Europe (avec le hongrois, le finnois, l'estonien et le same) à ne pas appartenir à la famille des langues indo-européennes. L'origine de la langue basque est extrêmement ancienne et mal connue et même s'il convient donc de la considérer comme un isolat, plusieurs hypothèses émises sur la question (rattachement aux langues caucasiennes ou aux langues finno-ougriennes) sont travaillées. Des travaux récents accréditent l'hypothèse que le basque appartiendrait bien au groupe de langues appelé dene-caucasien. Il semble que les Basques aient occupé l'Europe occidentale bien avant la migration des Indo-Européens au deuxième millénaire avant l'ère chrétienne. Les Basques auraient alors été repoussés vers les Pyrénées, dans la région qu'ils occupent actuellement.
Grammaire
Voir article plus complet, Grammaire du Basque
Si la grammaire basque est d'une originalité radicale, on estime que 75% du vocabulaire provient de langues géographiquement voisines (celte, latin, gascon, roman de Navarre, espagnol, français). Le basque est une langue agglutinante, où des suffixes ou des radicaux peuvent être accolés derrière d'autres sufixes ou radicaux. Le genre (féminin / masculin) n'existe pas, sauf attaché au verbe pour le tutoiement. Son système numérique présente la particularité d'être vicésimal (base 20) comme en gaulois, breton ou en vieux français.
Le basque suit généralement une syntaxe SOV voire OVS dans certains cas rares.
La phrase démonstrative classique est :
: « Ukan gabe emaiten ahal den gauza bakarra... zoriona da. »
Que l'on traduit en inversant quasi systématiquement l'ordre des mots :
:« Le bonheur est la seule chose que l'on puisse donner sans l'avoir. »
Écriture
Voir article plus complet, Écriture du Basque
La langue basque s'écrit avec l'alphabet latin. L'alphabet basque est globalement phonétique, toutes les lettres d'un mot se prononcent à l'exception du h qui est muet dans la plupart des dialectes. Généralement, les voyelles qui se suivent forment une diphtongue.
- a : a (comme en français)
- b : b (comme en français)
- d : d (comme en français)
- e : é
- f : f (comme en français)
- g : g (toujours dur, même devant i)
- h : h (muet, quelquefois aspiré)
- i : i (comme en français)
- j : y ( Biscaye ) , d palatal ( Labourd et Navarre ), fricative vélaire sourde [x] ( Guipúzcoa )
- k : k (comme en français)
- l : l (comme en français)
- m : m (comme en français)
- n : n (comme en français)
- o : o ( o ouvert comme en français)
- p : p (comme en français)
- r : r roulé une fois (évoque le l)
- rr : r roulé commun
- s : s rétroflexe (langue pointée vers le haut)
- t : t (comme en français)
- tt : t palatal mouillé (un peut comme tye)
- ts : ts rétroflexe
- tx : tch
- tz : ts
- u : ou
- x : ch
- z : s
Dialectes
Les principaux dialectes du basque sont le navarro-labourdin, le guipuzcoan, le souletin et le biscayen. Certains sont peu intelligibles entre eux comme le biscayen et le souletin.
Un autre dialecte, le roncalais, a vu son dernier locuteur s'éteindre en 1967.
Le basque standard, ou « basque unifié », se fonde sur les dialectes centraux comme le guipuzcoan et le navarro-labourdin, mais aussi sur le labourdin classique du , précurseur de la littérature basque et trait d'union entre les dialectes continentaux et péninsulaires.
Le basque unifié, langue co-officielle avec le castillan dans les communautés autonomes basque et navarraise, y est largement enseigné, et commence à y supplanter les formes dialectales, dorénavant associées aux échanges non formels, voire à la ruralité.
Du côté français, par décision du Parlement, le basque (comme les autres langues de France hors le français) n'a aucun statut légal.
Prototype
Un extrait du « Pater Noster » en langue basque :
Gure Aita, zeruetan zarana:
santu izan bedi zure Izena,
etor bedi zure erreinua,
egin bedi zure nahia,
zeruan bezala lurrean ere.
Emaiguzu gaur
egun hontako ogia;
barkatu gure zorrak,
guk ere gure zordunei
barkatzen diegun ezkero;
eta ez gu tentaldira eraman,
baina atera gaitzazu gaitzetik.
Exemples
Divers
- code ISO 639-1 : eu
Voir aussi
Articles connexes
- Toponymie basque
- Linguistique
- Dictionnaire des langues
- Langues par famille
Liens externes
- [http://anseo.free.fr/ Anseo - Cours de basque]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/basque.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire basque-français/français-basque.
- [http://www.euskaltzaindia.org/ Euskaltzaindia] - Académie de la langue basque
- [http://www.gureirratia.com Gure Irratia] - Radio en basque de Bayonne / Baiona
- [http://www.eke.org eke.org] - Institut Culturel Basque
- [http://www.euskonews.com/0202zbk/gaia20202es.html Euskonews] - Histoire du dernier locuteur du roncalais ( en castillan )
- [http://www.basquexplorer.com/basqueletter/FrHist_1.htm Graphie basque]
Catégorie:Isolat
Catégorie:Langue ergative
Catégorie:Pays basque
Catégorie:Pyrénées-Atlantiques
als:Baskisch
ja:バスク語
Victor Hugo
Victor Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon, décédé le 22 mai 1885 à Paris à l'âge de 83 ans, est le plus important des auteurs romantiques de langue française.
Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la chambre des pairs, correspondance abondante.
Biographie
Enfance et jeunesse
Il est né à Besançon en 1802, mais passe son enfance à Paris. De fréquents séjours à Naples et en Espagne, à la suite de son père, général de Napoléon, marqueront ses premières années. Vers 1813, il s’installe à Paris avec sa mère qui s’est séparée de son mari. Elle lui dispense une éducation assez libre, qui accorde une grande place à toutes les formes de lecture.
Âgé de quatorze ans à peine, Victor, en juillet 1816, note sur un journal : « Je veux être Chateaubriand ou rien ». Sa vocation est précoce et ses ambitions sont immenses.
Il fonde avec ses frères en 1819 une revue, le Conservateur littéraire, qui attire déjà l'attention sur son talent. La même année, il remporte le concours de l'Académie des Jeux Floraux (voir Clémence Isaure). Deux fois lauréat (1819 et 1820), également primé par l’académie, Victor Hugo délaisse les mathématiques, pour lesquelles il a un goût marqué, et embrasse la carrière littéraire.
Son premier recueil de poèmes, Odes, paraît en 1821 : il a alors vingt ans et ses études au lycée Louis-le-Grand lui permettent de le faire connaître rapidement. Il participe aux réunions du Cénacle de Charles Nodier à la Bibliothèque de l'Arsenal, berceau du Romantisme, qui auront une grande influence sur son développement.
Dès cette époque, Hugo est tout à la fois poète, romancier, dramaturge et même journaliste : Hugo entreprend tout et réussit beaucoup.
Le jeune écrivain
Romantisme
C'est avec Cromwell, publié en 1827, qu'il fera éclat. Dans la préface de ce drame, il s'oppose aux conventions classiques, en particulier à l'unité de temps et à l'unité de lieu. Il met véritablement en pratique ses théories dans la pièce Hernani.
Cette œuvre est la cause d’un affrontement littéraire fondateur entre anciens et modernes, ces derniers (au premier rang desquels Théophile Gautier) s’enthousiasmant pour cette œuvre romantique – combat qui restera dans l’histoire de la littérature sous le nom de « bataille d’Hernani. »
Dès lors, la production d’Hugo ne connaît plus de limites : romans (Notre Dame de Paris, 1831) ; poésie (Les Chants du crépuscule, 1835) ; théâtre (Ruy Blas, 1838).
De 1826 à 1837, il séjourne fréquemment au Château des Roches à Bièvres, propriété de Bertin l'Aîné, directeur du Journal des débats. Au cours de ces séjours, il y rencontre Berlioz, Chateaubriand, Liszt, Giacomo Meyerbeer et rédige des recueils de poésie dont le célèbre ouvrage des Feuilles d'automne.
Il épouse Adèle Foucher qui lui donne plusieurs enfants : Léopold en 1823 qui décédera quelques mois plus tard ; Léopoldine en 1824, Charles (1826), Francois–Victor (1828) et Adèle en 1830, la seule qui survivra à son illustre père mais dont l'état mental, très tôt défaillant, lui vaudra de longues années en maison de santé.
Il aura, jusqu'à un âge avancé, de nombreuses maîtresses. La plus célèbre sera Juliette Drouet, actrice rencontrée en 1833, qui lui consacrera sa vie et le sauvera de l'emprisonnement lors du coup d'état de Napoléon III. Il écrira pour elle de nombreux poèmes. Tous deux passent ensemble l'anniversaire de leur rencontre et remplissent, à cette occasion, année après année, un cahier commun qu'ils nomment tendrement le Livre de l'anniversaire.
Hugo accède à l'Académie française en 1841.
En 1843, Léopoldine meurt tragiquement à Villequier. Hugo sera terriblement affecté par la mort de sa fille.
L'exil
Élevé par sa mère vendéenne dans l'esprit du royalisme, il se laisse peu à peu convaincre de l'intérêt de la démocratie (« J'ai grandi », écrit-il dans un poème où il s'en justifie). Son idée est que « là où la connaissance n'est que chez un homme, la monarchie s'impose. Là où elle est dans un groupe d'hommes, elle doit faire place à l'aristocratie. Et quand tous ont accès aux lumières du savoir, alors le temps est venu de la démocratie ». Devenu partisan d'une démocratie libérale et humanitaire, il est élu député de la Deuxième République en 1848, et soutient la candidature du « prince Louis-Napoléon ».
Cependant, Hugo s'exile après le coup d'État du 2 décembre 1851 qu'il condamne vigoureusement pour des raisons morales (Histoire d'un crime). Sous le Second Empire, opposé à Napoléon III, il vit en exil à Bruxelles, puis à Jersey et enfin à Guernesey. Il est l'un des seuls proscrits à refuser l'amnistie décidée quelque temps après (« Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là »). Pendant ces années difficiles, il publiera notamment Les Châtiments (1853), œuvre en vers qui prend pour cible le Second Empire ; Les Contemplations, poésies (1856) ; La Légende des Siècles (1859), ainsi que Les Misérables, roman (1862).
Le souvenir douloureux de Léopoldine – ainsi que sa curiosité – le pousse à tenter à Jersey, d’étranges expériences de spiritisme consignées dans Les Tables tournantes de Jersey.
Jersey
Pendant les années 1860, il traverse plusieurs fois le Grand-Duché de Luxembourg comme touriste, alors qu'il se rend sur le Rhin allemand (1862, 1863, 1864, 1865). En 1871, après la Commune de Paris, tandis qu'il est expulsé de Belgique pour y avoir offert asile aux communards poursuivis dans la capitale française, il trouve refuge pendant trois mois et demi dans le Grand-Duché (1er juin–23 septembre). Il séjourne successivement à Luxembourg, à Vianden (deux mois et demi), à Diekirch et à Mondorf, où il suit une cure thermale.
Le retour en France
Après la chute du Second Empire consécutive à la guerre franco-prussienne de 1870, c’est l’avènement de la troisième république : Hugo peut enfin rentrer après vingt années d’exil. Jusqu'à sa mort il restera une des figures tutélaires de la République retrouvée – en même temps qu'une référence littéraire incontestée.
Conformément à ses dernières volontés, c'est dans le « corbillard des pauvres » qu'il est enterré au Panthéon, son cercueil étant au préalable resté plusieurs jours sous l'Arc de triomphe. On considère que trois millions de personnes se sont déplacées alors pour lui rendre un dernier hommage.
Une œuvre monumentale
L'ensemble de ce qui a survécu des écrits de Victor Hugo (plusieurs lettres personnelles ont été volontairement détruites par ses exécuteurs testamentaires Paul Meurice et Auguste Vacquerie) a été publié chez Jean-Jacques Pauvert et représente presque quarante millions de caractères !
« L’ensemble de mon œuvre fera un jour un tout indivisible. [...] Un livre multiple résumant un siècle, voilà ce que je laisserai derrière moi [...]. »
A travers ces mots, on devine une volonté farouche de pratiquer tous les genres : roman, poésie, théâtre, essai, etc. – autant qu’une passion du Verbe, à condition toutefois que ce dernier soit ancré dans l’Histoire. Par conséquent, distinguer la fiction proprement dite de l’engagement politique est, chez Hugo plus que chez tout autre écrivain, une gageure.
Le romancier
Un romancier inclassable
Hugo a laissé neuf romans. Le premier, Bug-Jargal a été écrit à seize ans ; le dernier, Quatre-vingt-treize, à soixante-douze. L’œuvre romanesque a traversé tous les âges de l’écrivain, toutes les modes et tous les courants littéraires de son temps sans jamais se confondre totalement avec aucun. En effet, on trouve toujours chez Hugo une volonté de parodie et de décalage : Han d'Islande en 1823, Bug-Jargal en 1826, Notre-Dame de Paris en 1831 ressemblent aux romans historiques en vogue au début du mais n’en sont pas vraiment ; c'est que Hugo n’est certainement pas Walter Scott ; chez lui en effet, les temps modernes pointent toujours derrière l’Histoire.
Le Dernier Jour d'un condamné en 1829 et Claude Gueux en 1834 ne sont pas plus aisés à définir. Ce sont des romans à la fois historiques et sociaux qui sont, surtout, engagés dans un combat – l’abolition de la peine de mort – qui dépasse de loin le cadre de la fiction. On pourrait en dire autant des Misérables qui paraît en 1862, en pleine période réaliste, mais qui lui empruntent peu de caractéristiques. Ce succès populaire phénoménal embarrassera d'ailleurs la critique car il louvoie constamment entre mélodrame populaire, tableau réaliste et essai didactique...
réaliste
De la même façon, dans Les Travailleurs de la mer, paru en 1866, Hugo se rapproche davantage de l’esthétique romantique du début du siècle, avec ses personnages difformes, ses monstres et sa Nature effrayante.
Enfin, en 1874, Quatre-vingt-treize – l'ultime roman – signe la concrétisation romanesque d’un vieux thème hugolien : le rôle fondateur de la Révolution française dans la conscience littéraire, politique, sociale et morale du dix-neuvième siècle.
Une œuvre de combat
Le roman hugolien n’est pas un « divertissement » : il est – presque toujours – au service du débat d’idées. On l’a vu avec les romans abolitionnistes de sa jeunesse, on le voit encore dans sa maturité, à travers de nombreuses, et parfois envahissantes, digressions sur la misère matérielle et morale, dans Les Misérables.
Ses héros sont, comme les héros de tragédie (le dramaturge n’est pas loin), aux prises avec les contraintes extérieures et une implacable fatalité tantôt imputable à la société (Jean Valjean ; Claude Gueux ; le héros du Dernier jour d’un condamné), tantôt à l’Histoire (Quatre-vingt-treize) ou bien à leur naissance (Quasimodo). C’est que le goût de l’épopée, des hommes aux prises avec les forces de la Nature, de la Société, de la fatalité, n’a jamais quitté Hugo ; l’écrivain a toujours trouvé son public sans jamais céder aux caprices de la mode : qui s’étonnera qu’il ait pu devenir un classique de son vivant ?
Le dramaturge
À vingt-cinq ans, dans la célèbre préface de Cromwell, Victor Hugo jette les bases d’un genre nouveau : le drame romantique. Dans ce texte, le jeune homme ambitieux remet en cause les règles bien établies du théâtre classique, et introduit les thèmes romantiques sur la scène : multiplication des personnages, des lieux, mélange des registres – le vulgaire et le recherché, le sublime et le grotesque – et met ainsi davantage de vie dans un théâtre trop compassé. Revers de la médaille : Cromwell, pièce aux 6000 vers et aux innombrables personnages n’est pas jouée – « injouable » disent certains…
C’est grâce à Hernani que le dramaturge accède véritablement, en 1830, à la célébrité et prend une place déterminante parmi les modernes.
Les années suivantes, Hugo se heurtera aux difficultés matérielles (scène à l’italienne, peu propice aux spectacles d’envergure) et humaines (réticences des Comédiens Français devant les audaces de ses drames). Il alternera triomphes (Lucrèce Borgia) et échecs (Le Roi s’amuse), avant de décider, avec Alexandre Dumas, de créer une salle dédiée au drame romantique : ce sera le Théâtre de la Renaissance où il fera donner, en 1838, Ruy Blas.
En 1843, l’échec des Burgraves l’affecte durement. Hugo désespère de parvenir à un théâtre à la fois exigeant et populaire. Le dramaturge, frappé en outre par le deuil (Léopoldine meurt cette même année) délaisse la scène.
Victor Hugo marquera son retour au théâtre avec l'écriture, à partir de 1866, de plusieurs pièces, dont la série du Théâtre en liberté.
Le poète
Vers de jeunesse
A vingt ans, Hugo publie les Odes, recueil qui laisse déjà entrevoir, chez le jeune écrivain, les thèmes hugoliens récurrents : le monde contemporain, l’Histoire, la religion et le rôle du poète, notamment. Par la suite, il se fait de moins en moins classique, de plus en plus romantique, et Hugo séduit le jeune lecteur de son temps au fil des éditions successives des Odes (quatre éditions entre 1822 et 1828).
En 1828, Hugo réunit sous le titre Odes et Ballades toute sa production poétique antérieure. Fresques historiques, évocation de l’enfance ; la forme est encore convenue, sans doute, mais le jeune romantique prend déjà des libertés avec le mètre et la tradition poétique. Cet ensemble permet en outre de percevoir les prémisses d’une évolution qui durera toute sa vie : le catholique fervent s’y montre peu à peu plus tolérant, son monarchisme qui se fait moins rigide et accorde une place importante à la toute récente épopée napoléonienne ; de plus, loin d’esquiver son double héritage paternel (napoléonien) et maternel (royaliste), le poète s’y confronte, et s’applique à mettre en scène les contraires (la fameuse antithèse hugolienne !) pour mieux les dépasser :
« Les siècles, tour à tour, ces gigantesques frères,
Différents par leur sort, semblables en leurs vœux,
Trouvent un but pareil par des routes contraires. »
Puis Hugo s’éloigne dans son œuvre des préoccupations politiques immédiates auxquelles il préfère – un temps – l’art pour l’art. Il se lance dans les Orientales (l’Orient est un thème en vogue) en 1829, (l’année du Dernier jour d’un condamné).
Dernier jour d’un condamné
Le succès est important, sa renommée de poète romantique assurée et surtout, son style s’affirme nettement tandis qu’il met en scène la guerre d'indépendance de la Grèce (l’exemplarité de ces peuples qui se débarrassent de leurs rois n’est pas innocente du contexte politique français) qui inspirera également Lord Byron ou Delacroix.
La première maturité
Des les Feuilles d’automne (1831), les Chants du crépuscule (1835) Les Voix intérieures (1837) jusqu’au recueil les Rayons et les ombres (1840), se dessinent les thèmes majeurs d’une poésie encore lyrique – le poète est une « âme aux mille voix » qui s’adresse à la femme, à Dieu, aux amis, à la Nature et enfin (avec les Chants du crépuscule) aux puissants qui sont comptables des injustices de ce monde.
Ces poésies touchent le public parce qu’elles abordent avec une apparente simplicité des thèmes familiers ; pourtant, Hugo ne peut résister à son goût pour l’épique et le grand si bien que, dès le premier vers des Feuilles d'automne, on peut lire le fameux :
« Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte »
On le voit, Hugo s’applique d’emblée à ancrer le poète dans l’Histoire. Il ne l’en fera jamais sortir, tout au long de son œuvre.
L'exil
Tout autres sont les vers des Châtiments : vers de combat qui ont pour mission, en 1853, de liquider le « misérable » Napoléon III. Prophète de malheur, exécuteur du neveu honni, Hugo s’y fait cruel pour châtier le criminel. Il ne cesse de varier la manière : fable, épopée, chanson, élégie, etc.
Quelques années plus tard, Hugo déclare, à propos des Contemplations qui paraissent en 1856 : « Qu’est-ce que les Contemplations ? – Les mémoires d’une âme ». Apothéose lyrique, marquée par l’exil à Guernesey et la mort (cf. Pauca Meae) de la fille adorée : exil affectif, exil politique : Hugo part à la découverte solitaire du moi et de l’univers.
Enfin (peut-on dire enfin en parlant d’Hugo ?), la Légende des siècles, son chef d’œuvre, synthétise rien moins que l’histoire du monde en une immense épopée parue en 1859 ; « L’homme montant des ténèbres à l’Idéal », c'est-à-dire la lente et douloureuse ascension de humanité vers le Progrès et la Lumière.
Une place à part dans son siècle
Tantôt lyrique, tantôt épique ; combattant infatigable et père vaincu ; tour à tour classique et audacieux, Hugo est tout cela à la fois et davantage : celui qui a profondément ému ses contemporains (qui ne connaît le célébrissime Demain, dès l’aube ?), exaspéré les puissants et inspiré les plus grands poètes de son temps et des temps à venir.
Sa pensée politique
À partir de 1849, Victor Hugo consacre un tiers de son œuvre à la politique, un tiers à la religion et le dernier à la philosophie humaine et sociale. La pensée de Victor Hugo, complexe et parfois déroutante, refuse toute condamnation des personnes et tout manichéisme, mais n'en est pas moins sévère pour la société de son temps.
Politique intérieure
manichéisme
Réformiste, il souhaite changer la société mais pas de société. S'il justifie l'enrichissement, il dénonce violemment le système d'inégalité sociale. Il est contre les riches qui capitalisent leurs gains sans les réinjecter dans la production. L'élite bourgeoise ne le lui pardonnera pas. De même, il s'oppose à la violence si celle-ci s'exerce contre un pouvoir démocratique mais il la justifie (conformément d'ailleurs à la déclaration des droits de l'homme) contre un pouvoir illégitime. C'est ainsi qu'en 1851, il lance un appel aux armes — « Charger son fusil et se tenir prêt » — qui n'est pas entendu. Il maintient cette position jusqu'en 1870. Quand éclate la guerre franco-allemande, Hugo la condamne : « guerre de caprice » et non de liberté. Puis, l'Empire est renversé et la guerre continue, contre la république ; le plaidoyer de Hugo en faveur de la fraternisation reste sans réponse. Alors, le 17 septembre, le patriote prend le pas sur le pacifiste : il publie cette fois un appel à la levée en masse et à la résistance. Les républicains modérés sont horrifiés : pour ceux-ci en effet, mieux vaut Bismarck que les « partageux » ! Le peuple de Paris, quant à lui, se mobilise et l'on s'arrache les Châtiments.
La peine de mort
Hugo est un farouche abolitionniste. Dans son enfance, il a assisté à des exécutions capitales et toute sa vie, il luttera contre. Le dernier jour d’un condamné (1829) et Claude Gueux (1834), deux romans de jeunesse, soulignent à la fois la cruauté, l’injustice et l’inefficacité du châtiment suprême. Mais la littérature ne suffit pas, Hugo le sait. Chambre des Pairs, Assemblée, Sénat : Victor Hugo saisira toutes les tribunes pour défendre l’abolition :
« La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. » (Discours à l’Assemblée constituante, 15 septembre 1848)
La Commune
En accord avec lui-même, Hugo ne pouvait être communard :
« Ce que représente la Commune est immense, elle pourrait faire de grandes choses, elle n'en fait que des petites. Et des petites choses qui sont des choses odieuses, c'est lamentable. Entendons-nous, je suis un homme de révolution. J'accepte donc les grandes nécessités, à une seule condition : c'est qu'elles soient la confirmation des principes et non leur ébranlement. Toute ma pensée oscille entre ces deux pôles : « civilisation-révolution ». La construction d'une société égalitaire ne saurait découler que d'une recomposition de la société libérale elle-même. »
Pourtant, devant la répression qui s'abat sur les communards, le poète dit son dégoût :
« Des bandits ont tué 64 otages. On réplique en tuant 6 000 prisonniers ! »
La question sociale
Dénonçant jusqu'à la fin la ségrégation sociale, Hugo déclare lors de la dernière réunion publique qu'il préside : « La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas ! ». Il s'agissait précisément de récolter des fonds pour permettre à 126 délégués ouvriers de se rendre au premier Congrès socialiste de France, à Marseille.
Discours
Victor Hugo a prononcé pendant sa carrière politique plusieurs grands discours ; la plupart d'entre eux sont regroupés dans Actes et paroles :
- contre la misère (Discours sur la misère, 9 juillet 1849) ;
- sur la condition féminine (aux obsèques de George Sand, 10 juin 1876) ;
- contre l'enseignement religieux et pour l'école laïque et gratuite (Discours à propos du projet de loi sur l’enseignement, 15 janvier 1850 [http://perso.wanadoo.fr/union.rationaliste44/Cadres%20Dossiers%20en%20Ligne/Dossiers_en_ligne/Laicite/Hugo%20discours%20falloux.htm], et extraits [http://hgtice.free.fr/textes/23hugo.htm]);
- plusieurs plaidoyers contre la peine de mort (Que dit la société ? « Tu ne tueras pas ». Comment le dit-elle ? En tuant !);
- plusieurs discours en faveur de la paix (Discours d’ouverture du Congrès de la paix, 21 août 1849);
- pour le droit de vote universel ;
- sur la défense du littoral.
[http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives_site.asp?idPage=379 Quelques discours de Victor Hugo]
La paix par le commerce
Il se montre ardent défenseur d'une colonisation humaniste - dont il précise bien qu'elle doit être provisoire et ne pas durer plus que le temps nécessaire - en remplacement des anciennes guerres de conquête. Ainsi le 18 mai 1879, lors d'un banquet célébrant l'abolition de l'esclavage, Victor Hugo prononce un discours en faveur de la colonisation menée par la III République :
« La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n'est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l'un de ses bords le vieil univers et sur l'autre l'univers ignoré, c'est-à-dire d'un côté toute la civilisation et de l'autre toute la barbarie [...]. Dieu offre l'Afrique à l'Europe. Prenez-la. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l'industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et, du même coup, résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez. »
Il ne cesse d'insister sur le fait que le commerce remplacera la guerre, sans néanmoins prévoir comme le constatera amèrement Bernanos qu'on finira par "se disputer la clientèle à coups de canon". Dans cette vision de l'ordre commercial remplaçant l'ordre militaire, il annonce en germe le philosophe Alain.
Cette vision positive de la mission de l'homme est condensée dans un de ses vers les plus célèbres :
« Collabore avec Dieu. Prévois. Pourvois. Prends soin. »
Rien n'autorise toutefois à supposer qu'Hugo, malgré son enthousiasme pour une "colonisation" menée par des pionniers idéalistes, n'aurait pas pour autant condamné l'ordre colonialiste bien différent qui surviendrait quelques décennies plus tard. Son combat social et sa défense constante des minorités opprimées (il intervint pour demander la grâce de John Brown) sont en ce sens très clairs.
États-Unis d'Europe
Une espérance qui ne le quitte pas est celle — qui revient souvent dans ses discours et écrits — des futurs États-Unis d'Europe :
- « Plus de frontières ! Le Rhin à tous ! Soyons la même République, soyons les États-Unis d’Europe, soyons la fédération continentale, soyons la liberté européenne, soyons la paix universelle ! » (Discours à l’Assemblée Nationale, 1 mars 1871)
- Lorsqu'en août 1876, on réprime férocement les Serbes de Bosnie et les Bulgares qui viennent de se soulever contre l'Empire Ottoman, Hugo écrit un manifeste intitulé Pour la Serbie : « Les crimes sont des crimes parce qu'il n'est pas plus permis à un gouvernement qu'à un individu d'être un assassin, c'est que l'Europe est solidaire. [...] Ce qui se passe en Serbie montre la nécessité des Etats-Unis d'Europe. Qu'aux gouvernements désunis succèdent les peuples unis. »
- « Je voudrais signer ma vie par un grand acte, et mourir. Ainsi, la fondation des États-Unis d’Europe. » (Note de 1876-1878)
- "Il y a trois jours, le 14 juillet, je plantais dans mon jardin de Hauteville-House le chêne des États-Unis d'Europe" (Note du 17 juillet)
Ses contemporains tiennent cette idée pour absurde et utopique (la France et l'Allemagne, pour ne citer qu'elles, sont jugées ennemies héréditaires et destinées à le rester). Mais Hugo n'est pas dupe : « Utopie, soit. Mais qu'on ne l'oublie pas, quand elles vont au même but que l'humanité [...] les utopies d'un siècle sont les faits du siècle suivant. » (Le Rhin)
Il faudra attendre la deuxième moitié du pour la voir reprise et admise, et concrétisée par l'euro : le commerce a bien ici remplacé la guerre, comme il l'appelait de ses vœux...
Hugo et ses contemporains
Le temps des rivaux
Hugo entretient des relations d’estime et d’admiration mutuelles avec Balzac (un peu de méfiance, l’ego des grand créateurs y pourvoit) ou Nerval. Relations d’amitié avec Dumas, son compagnon de romantisme, qui dureront, avec beaucoup de hauts et quelques bas, toute la vie. La rivalité est plus exacerbée avec Lamartine, auquel Hugo ne cesse de proclamer son admiration mais ne lui concède plus, le succès venant, de réelle prééminence artistique.
Devant le talent d’Hugo, son originalité et sa brillante ascension, il est cependant difficile de ne pas s'incliner. De plus, sa grandeur d’âme et son intégrité forcent l’admiration : vingt années d’exil, en partie volontaire, ce n’est pas rien et fait taire bien des détracteurs...
La statue du Commandeur
Lamartine
A partir des années d’exil, et plus encore à son retour, Hugo devient une sorte de statue du commandeur : populaire, admiré par ses pairs et craint par les politiques, Victor Hugo est incontournable. Que l’on soit romancier, poète ou dramaturge, on se définit par rapport à lui – pour ou contre cette figure décidément trop imposante...
Hugo, on le voit, a trop de pouvoir pour n’être pas haï par certains. Quant à la politique, les républicains les plus à gauche doutent de sa conversion tandis que les monarchistes ne pardonnent pas facilement à celui qui a trahi son milieu. Le public, lui, voue déjà un culte au vieil homme et les jeunes poètes continuent de lui envoyer leurs vers – tandis que d'autres se montrent volontiers irrévérencieux...
« Hugo : l’Homme apocalyptique,
L’Homme-Ceci-tûra-cela,
Meurt, gardenational épique ;
Il n’en reste qu’un — celui-là ! »
(Tristan Corbière, « Un jeune qui s'en va », Les Amours jaunes (1873)
Baudelaire admire éperdument Hugo mais éprouve parfois de l’irritation devant ce poète qui fait des vers « politiques » : cet agacement traduit la relation ambiguë qui sera celle au fond, de bien des écrivains de la fin du XIXe. Zola lui reprochera sa tiédeur à l’égard des communards – il ne sera pas le seul – comme d‘autres lui reprocheront au contraire ses positions trop sociales.
Flaubert, s’il admire le romantique de 1830, se méfie du « vieux crocodile » dont il juge les digressions philosophiques, dans les Misérables notamment, indigestes. Baudelaire et Verlaine partagent ce point de vue comme tous ceux qui pensent que l’art et l’engagement politique ne doivent pas être mêlés.
En fin de compte, Hugo est un homme capable d'exaspérer ses admirateurs et d'être admiré de ses ennemis. Quoi de plus naturel pour un maître de l’antithèse...
Même longtemps après sa mort, Hugo continuera, par son œuvre ou son action, de susciter les réactions les plus diverses : exécration de Maurras, admiration de Mauriac qui déclare, en 1952 : « Il commence à peine à être connu. Le voilà au seuil de sa vraie gloire. Son purgatoire est fini. »
Les dessins de Victor Hugo
Mauriac
Aux nombreux talents de l'écrivain, il faut ajouter le dessin. L'artiste n’a certes pas éclipsé le poète, mais on continue néanmoins de redécouvrir le travail pictural de Victor Hugo – auquel on a consacré de nombreuses et prestigieuses expositions au cours des vingt dernières années (lors du centenaire de sa mort, en 1985, « Soleil d'Encre » au Petit-Palais et « Dessins de Victor Hugo » place des Vosges dans la maison qu'il habita sous la Monarchie de juillet ; mais aussi, plus récemment, à New York, Venise ou Madrid).
En bon autodidacte, Hugo n’hésite pas à utiliser les méthodes les plus rustiques ou expérimentales : il mélange à l'encre le café noir, le charbon, la suie de cheminée, peignant du bout de l'allumette ou au moyen des barbes d'une plume.
Ses œuvres sont, en général, de petite taille et il s’en sert tantôt pour illustrer ses écrits (Les Travailleurs de la mer), tantôt pour envoyer à ses amis pour le jour de l’an ou à d’autres occasions. Cet art, qu'il pratiquera toute sa vie, le divertit.
Au début, ses travaux sont de facture plutôt réaliste ; mais avec l’exil et la confrontation mystique du poète avec la mer, ils acquerront une dimension presque fantastique.
Cette facette du talent d'Hugo n'échappera pas à ses contemporains et lui vaudra les louanges, notamment, de Charles Baudelaire.
Adaptations
Les œuvres d'Hugo ont donné lieu à d'innombrables adaptations au cinéma, à la télévision ou au théâtre. Les plus grands acteurs se sont battus pour incarner les héros hugoliens, en tête desquels Jean Valjean, interprété, en France, par Harry Baur, Jean Gabin, Lino Ventura ou Gérard Depardieu.
[http://www.hugo-online.org/070000.htm Victor Hugo au cinéma]
Cinéma
Près d'une centaine d'adaptations au total dont plus d'une vingtaine pour Les Misérables, suivi de près par Notre-Dame de Paris. L'universalité d'Hugo s'y manifeste de façon éclatante car les cinémas les plus divers se sont emparés de son œuvre : américain (1915, Don Caesar de Bazan, tiré de Ruy Blas) ; anglais, indien (Badshah Dampati, en 1953, adaptation de Notre Dame de Paris) ; japonais (en 1950 Re Mizeraburu : Kami To Akuma : adaptation dans un cadre japonais, sous l'ère Meiji) ; égyptien (ex :1978, Al Bo'asa adaptation des Misérables) ; italien (1966, L'Uomo che ride adaptation de l'Homme qui rit), etc.
On y ajoutera les films inspirés de la vie de Victor Hugo, L'Histoire d'Adèle H. de François Truffaut étant l'un des plus connus.
Télévision
Un nombre très important d'adaptations, plus ou moins fidèles. En France, on retiendra le succès considérable des Misérables de Robert Hossein (1985) avec Lino Ventura, Jean Carmet et Michel Bouquet.
Opéra
- Lucrezia Borgia, de Gaetano Donizetti, 1833, d'après Lucrèce Borgia.
- Il Giuramento, Saverio Mercadante, 1837, d’après Angelo, tyran de Padoue.
- Ernani de Verdi, 1844, tiré de la pièce Hernani.
- Rigoletto de Verdi, 1851, d'après la pièce Le Roi s'amuse.
De façon générale, Victor Hugo n'est guère friand de telles adaptations qui lui inspirent cette cruelle injonction : « Défense de déposer de la musique au pied de mes vers ! »
Néanmoins, son ami Franz Liszt compose plusieurs pièces symphoniques inspirées de ses poèmes : Ce qu’on entend sur la montagne, tiré des Feuilles d'automne, et Mazeppa, tiré des Orientales. Bien d'autres compositeurs s'affranchiront de l'interdit hugolien, de Bizet à Wagner en passant par Camille Saint-Saëns ou Fauré.
Comédies musicales
Fauré
- Les Misérables, (adaptation d'Alain Boublil et Claude-Michel Schönbergen) en 1980, est devenue l'une des plus célèbres comédies musicales : jouée dans 29 pays et près de 200 villes, traduite en 18 langues et vue par 42 millions de spectateurs au total !
- Notre Dame de Paris, 1999 (adaptation Luc Plamondon et Richard Cocciante).
- The Hunchback of Notre-Dame, Le bossu de Notre-Dame, adaption anglophone par Alan Menken. Comme elle n'existe pas en français, il n'y a pas de titre français.
Films d'animation
Plusieurs succès, dont Le Bossu de Notre Dame (1996) (The Huntchback of Notre Dame, par les studios Disney) ou Les Misérables (1979), film d'animation japonais.
L'œuvre
Note : l'année indiquée entre parenthèses est la date de la première parution
Théâtre
- Cromwell (1827)
- Hernani (1830)
- Marion Delorme (1831)
- Le Roi s'amuse (1832)
- Lucrèce Borgia (1833)
- Marie Tudor (1833)
- Angelo, tyran de Padoue (1835)
- Ruy Blas (1838)
- Les Burgraves (1843)
- Torquemada (1882)
- Théâtre en liberté (1886)
Romans
1886
- Bug-Jargal (1820)
- Han d'Islande (1823)
- Le Dernier Jour d'un condamné (1829)
- Notre-Dame de Paris (1831)
- Claude Gueux (1834)
- Les Misérables (1862)
- Les Travailleurs de la mer (1866)
- L'Homme qui rit (1869)
- Quatre-vingt-treize (1874)
Poésies
- Odes et poésies diverses (1822)
- Nouvelles Odes (1824)
- Odes et Ballades (1826)
- Les Orientales (1829)
- Les Feuilles d’automne (1831)
- Les Chants du crépuscule (1835)
- Les Voix intérieures (1837)
- Les Rayons et les ombres (1840)
- Les Châtiments (1853)
- Les Contemplations (1856)
- Première série de la Légende des Siècles (1859)
- Les Chansons des rues et des bois (1865)
- L'Année terrible (1872)
- L'Art d'être grand-père (1877)
- Nouvelle série de la Légende des Siècles (1877)
- Religions et religion (1880)
- Les Quatre Vents de l'esprit (1881)
- Série complémentaire de la Légende des Siècles (1883)
- La Fin de Satan (1886)
- Toute la Lyre (1888)
- Dieu (1891)
- Toute la Lyre - nouvelle série (1893)
- Les Années funestes (1898)
- Dernière Gerbe (1902)
- Océan. Tas de pierres (1942)
Autres textes
- Étude sur Mirabeau (1834)
- Littérature et philosophie mêlées (1834)
- Le Rhin (1842)
- Napoléon le Petit (pamphlet, 1852)
- Lettres à Louis Bonaparte (1855)
- William Shakespeare (1864)
- Paris-Guide (1867)
- Mes Fils (1874)
- Actes et paroles - Avant l'exil (1875)
- Actes et paroles - Pendant l'exil (1875)
- Actes et paroles - Depuis l'exil (1876)
- Histoire d'un crime - 1re partie (1877)
- Histoire d'un crime - 2e partie (1878)
- Le Pape (1878)
- L'Âne (1880)
- L'Archipel de la Manche (1883)
- Œuvres posthumes
- Choses vues - 1re série (1887)
- Alpes et Pyrénées (1890)
- France et Belgique (1892)
- Correspondances - Tome I (1896)
- Correspondances - Tome II (1898)
- Choses vues - 2e série (1900)
- Post-scriptum de ma vie (1901)
- Mille Francs de récompense (1934)
- Pierres (1951)
- Mélancholia
À lire
- Pour une bibliographie exhaustive : [http://expositions.bnf.fr/hugo/biblio/biblio/ Bibliothèque Nationale] ainsi que [http://groupugo.div.jussieu.fr/BibliHugo/Question.htm Bibliographie du « Groupe Hugo », Université Paris 7]
Œuvres complètes, éditions de référence
- Édition Hetzel – Quantin, dite « ne varietur », 1880-1892. Œuvres complètes de Victor Hugo. Édition définitive d’après les manuscrits originaux. – J. Hetzel et Cie ; A. Quantin, 1880-1889. – 48 vol. in-8°. I. Poésie (16 vol.) – II. Philosophie (2 vol.) – III. Histoire (3 vol.) – IV. Voyages (2 vol.) – V. Drame (5 vol.) – VI. Roman (14 vol.) – VII. Actes et paroles (4 vol.) – VIII Œuvres diverses (2 vol.)
- 1904-1952 : Éditions Ollendorff et Albin Michel, dite « de l’Imprimerie nationale » Œuvres complètes de Victor Hugo – P. Ollendorff ; Albin Michel ; Imprimerie Nationale, 1902-1952. – 45 vol. – Portraits, planches en noir et en couleurs, fig. fac-similés, couvertures imprimées. Éditeurs intellectuels successifs : Paul Meurice (1904-1905), Gustave Simon (1905-1928) et Cécile Daubray (1933-1952). Edition critique, avec pour la première fois la Correspondance de Victor Hugo ainsi que de nombreux textes inédits.
- 1967-1970 : Édition chronologique Massin, au Club Français du livre Œuvres complètes de Victor Hugo : édition chronologique publiée sous la direction de J. Massin. Club Français du Livre, 1967-1970. – 18 vol.
- Collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont. Textes proches de l’édition Massin, et revus pour le centenaire de la mort de Hugo. Œuvres complètes de Victor Hugo dirigée par Jacques Seebacher et Guy Rosa ; en collaboration avec le Groupe Inter-universitaire de travail sur Victor Hugo-Paris VII. R. Laffont, 1985 – 18 volumes.
Sur l'homme
- Alain Decaux, Victor Hugo, Perrin, 2001.
- Juliette Drouet , Mille et une lettres d'amour à Victor Hugo, choisies, préfacées et annotées par Paul Souchon, Gallimard, coll. « L'Imaginaire » (Gallimard, 1951).
- Jean-François Kahn, Victor Hugo, un révolutionnaire, Fayard, 2001.
- Paul Lafargue, la Légende de Victor Hugo, Mille et une nuits, (texte original : La Légende de Victor Hugo de 1817 à 1873, parue dans la Revue socialiste, 1891). Pamphlet virulent, écrit par un ancien communard, et à contre-courant, accusant l'écrivain de n'être qu'un bourgeois opportuniste.
- Frédéric Lenormand, Les Fous de Guernesey ou les amateurs de littérature, Robert-Laffont, 1991. Sur l'exil à Saint-Pierre-Port.
- Jérôme Picon et Isabel Violante, Victor Hugo contre la peine de mort, avant-propos de Robert Badinter, Paris, 2001, éditions Textuel.
- André Maurois, Olympio ou la Vie de Victor Hugo, Hachette, 1985.
- Frank Wilhelm, Victor Hugo et l'Idée des États-Unis d'Europe, Luxembourg, éd. par les Amis de la Maison de Victor Hugo à Vianden, 2000.
Sur le dessinateur
- Max-Pol Fouchet, Victor Hugo, imagier de l'ombre : avec trente-trois dessins, Actes Sud, Arles, 1985.
Hommages
- Avenue Victor Hugo (Paris et de nombreuses villes de France)
- La station de métro Victor Hugo (Paris)
- Sixième plus grand Français de tous les temps dans le classement controversé de France 2
- Transfert de ses cendr
Phare de Biarritz
Le phare de Biarritz est situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques, sur le territoire de la ville de Biarritz, plus précisément à la pointe Saint-Martin, un escarpement rocheux dominant la ville. Il a été construit de 1830 à 1832.
Caractéristiques
- Description : tour conique blanche
- Construction : 1830-1832
- Architecte : M. Viennois
- Position : 43° 29' 37,57 Nord - 01° 33' 14,06 Ouest
- Élévation : 79,20m (mer) 44,20m (sol)
- Ordre : 1er ordre
- Optique : Fresnel
- Éclairage : Lampe aux halogénures métalliques 1000W
- Feu : 2 éclats blancs/10 secondes
- Visibilité : 26 miles (55,56 km)
- Électrification : 1950
- Automatisation : 1980
- Visitable : oui
- Habité : non
- Nombre de marches : 248
Phares de la pointe de Grave à l'Espagne
Nord > Phare de Cordouan > Phare d'Hourtin > Phare du Cap-Ferret > Phare de Contis > Phare de Biarritz > Phare de Socoa > Sud
Phare de Socoa
Biarritz, phare de
Catégorie:Biarritz
AngletCatégorie:Anglet Catégorie : Commune des Pyrénées-Atlantiques
Anglet est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
On prononce le t final.
Son nom basque est Angelu.
Ses habitants sont appelés les Angloys.
Géographie
- C'est entre Anglet et Tarnos que l'Adour se jette dans l'océan Atlantique
- La ville est à 10% recouverte de forêts de pins, notamment celles de Pignada, du Lazaret et de Chiberta
- La côte sablonneuse débutée 200 km au nord à la pointe de Grave, à l'extrémité de l'estuaire de la Gironde, s'achève à Anglet, et y est ponctuée de nombreuses digues découpant le rivage.
Gironde
Communes limitrophes
- Arbonne
- Arcangues
- Bassussarry
- Bayonne
- Biarritz
- Bidart
- Boucau
- Tarnos (Landes)
Histoire
Ville dont l'expansion est récente.
Ses deux plus vieux quartiers ont un nom basque : Sutar et Hardoy. Les quartiers nouveaux, d'abord occupés par des maraîchers gascons essentiellement, ont été gagnés sur les marécages.
A cédé au XIXème siècle une partie de son territoire à Bayonne (quartier Saint-Léon, autour de l'hôpital).
Cité dortoir longtemps prise en tenailles entre Bayonne et Biarritz.
Forte transmigration récente venue des Landes voisines puis de la région parisienne.
Administration
Démographie
Économie
Anglet est associée dans une communauté d'agglomération avec les villes de Bayonne et de Biarritz (le BAB) avec lesquelles elle partage l'administration de l'aéroport de Biarritz - Anglet - Bayonne.
Activités économiques locales :
- Tourisme balnéaire
- Sport
- Thalassothérapie
Sport
- Hockey sur glace : l'équipe des orques d'Anglet (Anglet Hormadi Élite) évoluant en Ligue Magnus
- Golf : le parcours de Chiberta, un links par 71, est l'un des plus beaux golfs de la côte basque. Il a accueilli une épreuve de qualifications à l'Open de France en 2005.
- Équitation
- Surf : les différentes plages accueillent de nombreuses compétitions internationales masculines et féminines.
Personnages célèbres
Monuments et lieux touristiques
- Grotte de la Chambre d'amour
Jumelages
Elle est jumelée avec la ville d'Ansbach (Allemagne) depuis 1968.
Divers
1968]
Anglet compte 11 plages:
- Plage de la Barre
- Plage des cavaliers
- Plage des dunes
- Plage de l'océan
- Plage de la Madrague
- Plage de la petite Madrague
- Plage des corsaires
- Plage de Marinella
- Plage des sables d'or
- Plage du club
- Plage du VVF
Liens externes
- [http://www.ville-anglet.fr/ Site officiel de la ville d'Anglet]
Pays basque
simple:Basque Country
-
-
Reliquat d'un vaste territoire occupé par le peuple basque avant même l'arrivée des Celtes, le Pays basque désigne aujourd'hui à la fois une région — qui s'étend sur le nord de l'Espagne et le sud de la France — et une communauté autonome de l'Espagne.
communauté autonome de l'Espagne]]
La langue et la culture basques sont encore vivantes aujourd'hui, après des millénaires de migrations et de dislocation politique.
Géographie
Image:Euskal Herria carte étiquetée.png
Le Pays basque dans son sens large (ou Euskal Herria) comprend sept territoires historiques ; quatre au sud des Pyrénées :
Pays basque sud (Hegoalde) ou Pays basque espagnol
- l'Álava (Araba en basque) ; 3037 km², 299 267 hab. (2005), Capitale : Vitoria (Gasteiz en basque)
- la Biscaye (Bizkaia) 2217 km², 1 133 444 hab. (2002), Capitale : Bilbao (Bilbo); Autre ville : Guernica
- Guipúzcoa (Gipuzkoa); 1980 km², 682 977 hab. (2002), Capitale : Saint-Sébastien (Donostia)
formant la communauté autonome basque
- la Navarre (Nafarroa), constituée en communauté forale de Navarre; 10 391 km², 569 628 hab. (2003), Capitale : Pampelune
Trois territoires sont au nord des Pyrénées :
- Labourd (Lapurdi); 858 km², 205 000 hab., Capitale : Bayonne (Baiona), Autres villes : Anglet (Angelu), Biarritz (Miarritze), Hendaye (Hendaia), Saint-Jean-de-Luz (Donibane Lohizune) et Espelette (Ezpeleta), célèbre pour son piment
- Basse-Navarre (Nafarroa Beherea); Capitale : Saint-Jean-Pied-de-Port
- Soule (Zuberoa en basque standard, Xiberoa en souletin), 13 471 hab. (1999), Capitale : Mauléon-Licharre.
formant une partie du département des Pyrénées-Atlantiques (l'autre partie étant le Béarn)
Remarque
Pays basque est appélé Euskadi ou Euskal Herria en basque.
Voir aussi
Articles connexes
- La langue basque (euskara)
- Communauté autonome basque (Entité administrative espagnole qui englobe trois des sept provinces du Pays Basque : Araba, Bizkaia et Gipuzkoa)
- Drapeau basque
- Croix basque, Stèle discoïdale
- Pelote basque, Force basque
- Nationalisme basque, ETA
- Maison basque
- Navarre
- Pyrénées-Atlantiques
- Pottok
- Espagne
Euskal Herria est le pays basque géographique tandis que Euskadi est la denomination officielle de la Communauté Autonome du Pays Basque (Comunidad Autónoma del País Vasco-Euskadi, CAPV).
Liens externes
- [http://www.tourisme-pays-basque.fr Guide touristique du Pays Basque]
- [http://www.eke.org Culture basque, langue basque]
- [http://paralalibertad.org Contre la terreur au Pays basque]
- [http://www.avt.org Association des Victimes du terrorisme]
- [http://www.euskadi.net Portail d'in | | |