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Bibliothèque Nationale De France

Bibliothèque nationale de France

La bibliothèque nationale de France a pour principal établissement la bibliothèque François Mitterrand, située dans le XIIIe arrondissement, sur la rive gauche de Paris, dans la capitale française.

Historique

La Bibliothèque nationale de France (BnF) tire son origine de la bibliothèque du roi, constituée au Louvre par Charles V. Elle se développe réellement sous Louis XIV et est ouverte au public en 1720. Devenue Bibliothèque nationale puis impériale au fil des changements de régimes que connaît la France à partir de 1789, elle s'installe définitivement dans les bâtiments construits rue Richelieu par Henri Labrouste en 1868. Le 14 juillet 1988, François Mitterrand annonce la construction et l'aménagement de l'une ou de la plus grande et la plus moderne bibliothèque du monde...(qui) devra couvrir tous les champs de la connaissance, être à la disposition de tous, utiliser les technologies les plus modernes de transmission de données, pouvoir être consultée à distance et entrer en relation avec d'autres bibliothèques européennes. Le site choisi est dans le nouveau quartier de Tolbiac (XIIIe arrondissement de Paris), au cœur de la ZAC Rive-Gauche, alors le principal secteur de renouvellement urbain de la ville. En juillet 1989, le projet architectural de Dominique Perrault, sur le site de Tolbiac, est retenu. Ce projet est notamment caractérisé par quatre grandes tours angulaires qui correspondent symboliquement à quatre livres ouverts. Chaque tour porte un nom :
- Tour des temps
- Tour des lois
- Tour des nombres
- Tour des lettres Après le déménagement de la majeure partie des collections de la rue Richelieu, la Bibliothèque nationale de France ouvre au public le 20 décembre 1996. Elle comprend plus de dix millions de volumes.

Missions

La Bibliothèque nationale de France est un établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la culture (décret du 3 janvier 1994). En tant que bibliothèque nationale, elle a pour mission de constituer des collections, notamment dans le cadre du dépôt légal, de veiller à leur conservation et de les communiquer au public. Elle produit un catalogue de référence, coopère avec d'autres établissements au niveau national et international et participe à des programmes de recherche. La majorité des documents entre par dépôt légal. À noter que si la BnF est dépositaire des livres et des imprimés, le dépôt légal des bandes dessinées est fait au Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image (CNBDI) à Angoulême. La BnF est également un éditeur. Elle publie principalement des catalogues de ses collections, des catalogues d'expositions et des documents inédits. Certaines de ses productions paraissent en co-édition avec des éditeurs privés. La BnF assure la publication de deux périodiques. Chroniques de la Bibliothèque nationale de France (disponible aussi en ligne) informe ses lecteurs de la vie de l'établissement. La Revue de la Bibliothèque nationale de France, qui a succédé à la Revue de la Bibliothèque nationale, comprend des articles sur l'histoire de la bibliothèque et de ses collections, ainsi qu'à l'histoire des médias et des bibliothèques en général.

Organisation interne

La Bibliothèque nationale de France est administrée par un conseil d'administration comprenant des représentants des ministères de tutelle, des membres représentant le monde de la recherche, de représentants du personnel et de deux représentants des usagers (un pour le Haut-de-jardin, un pour les bibliothèques de recherche). Le conseil d'administration est assisté d'un conseil scientifique ayant un rôle consultatif. Le président de la BnF, nommé par décret pour trois ans, mandat renouvelable une fois, dirige l'établissement, assisté d'un directeur général et de directeurs généraux adjoints. Actuellement, Jean-Noël Jeanneney est président de la BnF. Les services de la BnF sont répartis en trois directions et quatre délégations.
- la direction des collections (DCO) est chargée, dans les différents départements sur tous les sites, de s'occuper des collections et d'assurer le service aux lecteurs ;
- la direction des services et des réseaux (DSR) comprend les services utiles à l'ensemble des collections et ceux qui témoignent de la mission de bibliothèque nationale (dépôt légal, coopération avec les autres bibliothèques françaises, numérisation, conservation) ;
- la direction de l'administration et du personnel (DAP) regroupe des services indispensables au fonctionnement quotidien de l'ensemble de l'établissement (ressources humaines, finances, moyens matériels). Les délégations sont rattachées directement au directeur général :
- délégation à la stratégie ;
- délégation aux relations internationales (notamment pour la liaison avec l'IFLA et les autres bibliothèques nationales européennes) ;
- délégation à la diffusion culturelle, qui s'occupe entre autres de toutes les manifestations culturelles (expositions, colloques, lectures...) ;
- délégation à la communication.

Quelques chiffres importants


- Documents: 30 millions dont 14 millions de livres
- Site : 7,5 hectares
- Esplanade : 60 000 m²
- Jardin : 12 000 m²
- Tours : 79 m de hauteur
- Rayonnages : 385 km linéaires
- Surfaces construites hors-œuvres : 2 900 000 m² de planchers

Les différents sites de la BnF

La Bibliothèque nationale de France ne conserve pas seulement livres et périodiques, mais aussi manuscrits, estampes, dessins, photographies, partitions musicales, disques, cassettes, cartes et plans, monnaies, médailles, maquettes de costumes et de décors de théâtre, ... tous les champs de la connaissance et tous les supports.
- site Richelieu ;
- site François-Mitterrand (Tolbiac) ;
- site de l'Arsenal ;
- bibliothèque-musée de l'Opéra ;
- centre technique de Bussy-Saint-Georges ;
- sites provinciaux de Sablé-sur-Sarthe et Avignon. Plus de treize millions de livres et d'imprimés, deux cent cinquante mille volumes de manuscrits, trois cent cinquante mille collections de périodiques, environ douze millions d'estampes, photographies et affiches, plus de huit cent mille cartes et plans, deux millions de pièces musicales, un million de documents sonores, plusieurs dizaines de milliers de vidéos et de documents multimédias, cinq cent trente mille monnaies et médailles..., telle est l'évaluation actuelle des fonds de la Bibliothèque.

Site Richelieu

Avignon Cartes et Plans : 890 000 documents cartographiques et globes (y compris les collections de la Société de géographie)
Estampes : 12 000 000 images
Manuscrits et xylographes : 225 000 volumes
Monnaies, médailles et antiques : 530 000 pièces
Musique : 2 000 000 pièces et recueils
Livres, périodiques et recueils imprimés : 2 700 000 volumes, dont 12 000 incunables

Site François-Mitterrand

Livres, Fonds patrimoniaux : 10 000 000 volumes dont 200 000 volumes de livres rares
Fonds en libre-accès : 575 000 volumes (700 000 à terme)
Périodiques,Collections patrimoniales : 350 000 titres dont 32 000 titres vivants français et étrangers
Microformes : 76 000 microfilms et 950 000 microfiches
Textes numérisés : 100 000 ouvrages
Audiovisuel Documents multimédia : 50 000
Images fixes numérisées : 250 000 images documentaires
Documents sonores : 900 000
Vidéogrammes : 90 000

Site de l'Arsenal

Livres et périodiques : 1 000 000 volumes
Manuscrits, estampes, cartes, partitions musicales : 120 000 documents
Arts du spectacle, Manuscrits, documents iconographiques, maquettes, costumes : 2 400 000 objets et documents

Bibliothèque-musée de l'Opéra

Livres, périodiques et recueils d'imprimés : 130 000 documents
Photographies, partitions, estampes, programmes, maquettes de décors, costumes : 240 000 documents spécialisés

Liste des dirigeants

Administrateurs généraux de la Bibliothèque nationale


- 1840-1858 : Joseph Naudet
- 1858-1874 : Jules Taschereau
- 1874-1905 : Léopold Delisle
- 1905-1913 : Henry Marcel
- 1913-1923 : Théophile Homolle
- 1923-1930 : Pierre-René Roland Marcel
- 1930-1940 : Julien Cain
- 1940-1944 : Bernard Faÿ
- 1945-1964 : Julien Cain
- 1964-1975 : Étienne Dennery
- 1975-1981 : Georges Le Rider
- 1981-1984 : Alain Gourdon
- 1984-1987 : André Miquel
- 1987-1993 : Emmanuel Le Roy Ladurie

Président de l'établissement public de la Bibliothèque de France


- 1990-1993 : Dominique Jamet

Présidents de la Bibliothèque nationale de France


- 1994-1997 : Jean Favier
- 1997-2002 : Jean-Pierre Angremy
- depuis 2002 : Jean-Noël Jeanneney

Bibliographie sommaire

Présentations générales


- Bruno Blasselle et Jacqueline Melet-Sanson, La Bibliothèque nationale de France, mémoire de l'avenir, Gallimard, Paris, 1996. ISBN 2-07-053406-5. (Découvertes Gallimard).
- Au Seuil du vingt-et-unième siècle : [La BnF], Bibliothèque nationale de France, Paris, 1998. ISBN 2-7177-2061-8. Existe aussi en anglais.
- La Bibliothèque nationale de France : collections, services, publics, sous la dir. de Daniel Renoult et Jacqueline Melet-Sanson, Éd. du Cercle de la librairie, Paris, 2001. ISBN 2-7654-0820-3. (Bibliothèques).
- Bruno Blasselle, Bibliothèque nationale de France : l'esprit du lieu, Scala, Paris, 2001. ISBN 2-86656-281-X.

Histoire


- Voir les différents chapitres de lHistoire des bibliothèques françaises publiée par les Éditions du Cercle de la librairies en 4 vol.
- Simone Balayé,
La Bibliothèque nationale des origines à 1800, Droz, Genève, 1988. (Histoire des idées et critique littéraire).
- François Stasse,
La Véritable Histoire de la grande bibliothèque, Seuil, Paris, 2002. ISBN 2-02-051761-2. (L'Épreuve des faits). Sur le site François Mitterrand.

Collections


-
Trésors de la Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque nationale de France, Paris, 1996. 2 vol. ISBN 2-7177-1999-7.

Liens externes


- [http://www.bnf.fr/ Site officiel de la BnF]
- [http://gallica.bnf.fr/ Bibliothèque numérique Gallica] France Catégorie:Bibliothèque parisienne Catégorie:Établissement public

XIIIe arrondissement (Paris)

13 Le XIII arrondissement de Paris est un des vingt arrondissements de Paris. Il est situé sur la rive gauche de la Seine. Arrondissement peu touristique, le XIII arrondissement est un ancien quartier ouvrier. Aujourd'hui, il est surtout connu pour son quartier asiatique ainsi que pour l'implantation dans les années 1990 de la Bibliothèque nationale de France. Le maire actuel de l'arrondissement est Serge Blisko.

Généralités

Serge Blisko

Démographie

L'arrondissement comptait 171 533 habitants (recensement de 1999) sur une superficie de 715 hectares, soit 23 991 hab/km².

Historique

Le XIIIe arrondissement a été créé après l'extension de Paris réalisée en 1860 en intégrant des parties de l'ancien XII arrondissement, de Gentilly et d'Ivry. Il aurait reçu le numéro 13 parce que le futur XVIe arrondissement l'avait refusé. Les quartiers du XIIIe arrondissement ont été témoins de quelques progrès technologiques majeurs. C'est sur la Butte aux Cailles qu'ont atterri Pilâtre de Rozier et le Marquis d'Arlandes lors du premier vol humain en aérostat. En 1891, Panhard et Levassor ont créé la première usine d'automobiles près de la porte d'Ivry. Au cours du et d'une partie du , le XIIIe arrondissement a connu une forte activité industrielle avec par exemple la présence des chocolateries Meunier, des usines Say ou de la SUDAC, usine produisant de l'air comprimé utilisé dans les réseaux de la capitale. La partie de l'arrondissement située au sud de la place d'Italie a fait l'objet d'une transformation profonde dans la seconde moitié du . Dès avant la Seconde Guerre mondiale, la cité Jeanne d'Arc (boulevard Vincent-Auriol) est en partie reconstruite. D'autres îlots insalubres font l'objet de rénovations : l'îlot n°13 (boulevard Auguste-Blanqui), l'îlot n°4 (autour de la place Nationale), l'îlot Bièvre. place Nationale L'opération la plus importante est toutefois l'opération Italie 13. Inspirée par les théories urbaines de Le Corbusier, elle devait remodeler une zone allant de la Butte aux Cailles à la rue Nationale et du boulevard Vincent-Auriol à la porte d'Italie. Elle a laissé dans le XIII plus de trente tours d'une centaine de mètres de hauteur, dont en particulier le quartier sur dalle des Olympiades. Pour plus de détails, voyez l'article Italie 13. C'est au moment où cette opération s'interrompait, au milieu des années 1970, que les premiers réfugiés vietnamiens sont arrivés dans l'arrondissement, où ils ont occupé les tours neuves mais en grande partie inoccupées. D'autres vagues de réfugiés ou d'immigrés d'Asie du Sud-Est, surtout cambodgiens et laotiens, puis de Chine sont venus transformer une partie du sud de l'arrondissement en vrai quartier asiatique, sans toutefois former un quasi-ghetto comme dans certaines Chinatowns. De nouveaux grands travaux ont été entrepris dans la partie orientale de l'arrondissement à partir des années 1990 avec la construction de la Bibliothèque Nationale de France et du vaste quartier nouveau Paris Rive Gauche. Il s'agit encore de l'un des plus grands chantiers de France. Le 26 août 2005, un incendie a fait 17 morts, dont 14 enfants, dans une immeuble occupé par des familles africaines au 20, boulevard Vincent-Auriol.

Géographie et équipements

boulevard Vincent-Auriol Le cœur de l'arrondissement est la place d'Italie. De forme circulaire, elle constitue le point de convergence des principales avenues et boulevards de l'arrondissement, ainsi que des lignes de métro. C'est là que se rejoignent les quartiers de l'arrondissement : Butte aux Cailles, Gobelins, quartier asiatique. Le seul quartier qui échappe vraiment à l'attraction de la place d'Italie est la zone Paris Rive Gauche, en cours de construction le long de la Seine. Séparé du reste de l'arrondissement par les voies ferrées, partiellement recouvertes, ce quartier se tourne vers la rive droite via le parc de Bercy et la ligne 14 du métro. Il devrait à terme occuper toute la rive de la Seine depuis la gare d'Austerlitz jusqu'au boulevard périphérique.

Quartiers

Quartiers officiels


- Quartier de la Salpêtrière, bordé par le boulevard Vincent-Auriol, la Seine, l'avenue des Gobelins, le boulevard Saint-Marcel et le boulevard de l'Hôpital. Dans ce secteur, on trouve en particulier l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et la partie nord de Paris Rive Gauche.
- Quartier de la Gare, bordé par le boulevard périphérique, les bords de Seine, l'avenue d'Italie et le boulevard Vincent-Auriol. Dans ce secteur on trouve en particulier le quartier asiatique et la partie sud de Paris Rive Gauche.
- Quartier de la Maison-Blanche, bordé par l'avenue d'Italie, le boulevard périphérique, le boulevard Auguste-Blanqui et le XIVe arrondissement.
- Quartier de Croulebarbe, bordé par le boulevard Auguste-Blanqui, la rue de la Santé, l'avenue des Gobelins et le boulevard de Port Royal : avenue des Gobelins (restaurants, cinémas), manufacture des Gobelins.

Quartiers au sens commun du terme


- La Butte aux Cailles
- Le quartier asiatique
- Paris Rive Gauche ou Seine Rive Gauche : l'un des plus grands chantiers de France, qui occupe toute la partie orientale de l'arrondissement le long de la Seine.

Monuments

Paris Rive Gauche
- Bibliothèque nationale de France (BNF)
- Gare d'Austerlitz
- Manufacture des Gobelins
- Hôpital de la Pitié-Salpêtrière : construit sur l'emplacement d'une ancienne poudrière, l'hôpital est constitué d'un ensemble de bâtiments édifiés au cours des siècles. Au milieu se trouve l'église Saint-Louis de la Salpêtrière.

Rues, places, espaces verts

Espaces verts :
- Parc de Choisy
- Parc Kellermann
- Jardin du Moulin de la Pointe Rues et places Jardin du Moulin de la Pointe

Transports

L'arrondissement est desservi par les lignes 5, 6, 7 et 14 du métro parisien et par le RER C. Au nord-est de l'arrondissement, le réseau SNCF de la gare d'Austerlitz permet d'atteindre le sud de la France. Au sud de l'arrondissement, la ligne de Petite Ceinture, aujourd'hui désaffectée, servait autrefois au transport de frêt. En 2006, un tramway des Maréchaux offrira une desserte au sud de l'arrondissement.

Équipements sportifs


- Stade Charléty, à la limite du XIVe arrondissement
- Halle Georges Carpentier, associée à plusieurs stades dans un vaste complexe sportif du boulevard Masséna

Vie de l'arrondissement

boulevard Masséna

Arts

Le XIII arrondissement bénéficie d'une certaine cote sur le plan artistique grâce à la présence de nombreuses galeries d'avant-garde sur la rue Louise-Weiss. Dans le même quartier, les immenses Frigos, anciens entrepôts frigorifiques, hébergent de nombreux ateliers d'artistes depuis le début des années 1980. En architecture, peu d'arrondissements ont fourni autant d'opportunités aux architectes modernes. Le XIII compte en conséquence des réalisations des grands noms du et de l'époque contemporaine, parmi lesquelles :
- deux des très rares bâtiments construits par Le Corbusier à Paris : la maison Planeix du 26, boulevard Masséna (1924) et l'Armée du Salut, située entre la rue Cantagrel et la rue du Chevaleret (1934).
- l'important ensemble de logements des Hautes-Formes, de Christian de Portzamparc (1975), qui préfigure le concept d'« îlot ouvert » que l'architecte utilise à présent dans le quartier Paris Rive Gauche.
- la première construction de Norman Foster à Paris : un immeuble de bureaux à l'angle de la rue Neuve-de-Tolbiac et de l'avenue de France (2004).

Évocations littéraires

On peut citer différentes nouvelles de Léo Malet dont le Brouillard au pont de Tolbiac.

Liens externes


- [http://www.mairie13.paris.fr Site officiel de la mairie du XIIIe]


Paris

Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France. Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens. Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ». La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .

Histoire

Attila] Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .

Origine du nom de Paris

Paris doit son nom à la tribu des Parisii. L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.

Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Antiquité

chasséenne]] C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre. La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Époque médiévale

Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri. L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). rue d'Aboukir

De Henri IV à la monarchie de Juillet

Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville. C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.

Le Paris moderne

Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. Adolphe Thiers]] Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris. L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit. En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste. En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis. Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.

Démographie

Paris 2012 Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde. Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression]) Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York. Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE. Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants). Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.

Organisation administrative

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine. Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Le département de la
Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795. Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police. Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin. Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons. Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë Nombre de conseillers élus par arrondissement : !Arrondissement ! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X ! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX |----- align="center" !Conseillers d'arrondissement | 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12 | 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26 |----- align="center" !Conseillers de Paris | 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6 | 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13 |----- align="center" !Nombre total d'élus | 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18 | 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39 |{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro


Capitale

Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique ou sportif (Toulouse est la capitale du rugby). On utilisera en général le terme capitale seul pour désigner la capitale d'un pays (ville où siègent les pouvoirs nationaux). En France, les capitales des échelons locaux ont des dénominations précises :
- Préfecture de région pour la capitale d'une région,
- Préfecture pour la capitale d'un département. Liste des capitales du monde ---- Capitale est aussi un terme typographique désignant un format des lettres.
-
Catégorie:Ville du monde zh-min-nan:Siú-to· als:Hauptstadt ko:수도 (도시) ja:首都 simple:Capital (city) th:เมืองหลวง

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Louvre

Le musée du Louvre est le plus grand musée parisien par sa surface (160 106 m² dont 58 470 consacrés aux expositions). Le bâtiment est un ancien palais royal, situé au cœur de la ville de Paris, entre la rive droite de la Seine et la rue de Rivoli. Sa cour principale est dans l'axe des Champs-Élysées et forme une partie de l'axe historique. C'est l'un des plus anciens musées et le troisième plus grand au monde. Le Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique de la France, depuis les rois capétiens jusqu'à nos jours. Il abrite l'un des plus célèbres tableaux au monde, sinon le plus célèbre : La Joconde de Léonard de Vinci.

Histoire du palais

Voir l'article principal : Palais du Louvre L'histoire de la France a beaucoup marqué l'histoire du Palais du Louvre. À l'origine du Louvre il y a un château fort, la Grosse tour du Louvre, érigé par le roi Philippe Auguste, en 1190. L'une de ses principales missions est la surveillance de l'aval de la Seine, qui constitue l'une des voies traditionnelles des invasions et razzias depuis l'époque des Vikings. Avec le transfert des biens de l'Ordre du Temple à l'Ordre de l'Hôpital, le Trésor royal précédemment conservé au Temple de Paris est transporté en 1317 au Louvre. Le Louvre est agrandi par Charles V. Devenue obsolète, la Grosse tour est détruite par François I en 1528 et en 1546 commence la transformation de la forteresse en résidence royale luxueuse. Ces travaux sont conduits par Pierre Lescot et se poursuivent sous le règne d'Henri II et de Charles IX. Deux nouvelles ailes sont alors adjointes au bâtiment. En 1594, Henri IV décide d'unir le palais du Louvre au palais des Tuileries construit par Catherine de Médicis : c'est le « Grand Dessein », dont la première étape est la Grande Galerie. La Cour Carrée est édifiée par les architectes Lemercier puis Le Vau sous le règne de Louis XIII et Louis XIV, quadruplant la taille de l'ancienne cour de la Renaissance. La décoration et l'aménagement du palais sont alors dirigés par des peintres comme Poussin, Romanelli et Le Brun. Mais tout ceci est brutalement interrompu lorsque Louis XIV choisit Versailles comme centre du pouvoir et résidence royale en 1678. Le Louvre reste alors longtemps tel quel. Ce n'est qu'au que de nouveaux projets, menés notamment par Gabriel et Soufflot, viennent continuer et achever le « Grand Dessein ».
- [http://www.structurae.info/fr/structures/data/s0007378/index.cfm Chronologie détaillée de sa réalisation]
Image:Paris.louvre.pyramid.250pix.jpg|Le musée du Louvre Image:Paris_Le_Louvre.jpg|La pyramide du Louvre Image:Room of the Louvre museum.jpg|Un des salons du Louvre Image:Paris_Le_louvre_interieur_03.jpg|Un des salons du Louvre Image:Dining room in the Louvre museum.jpg|Salle à manger Image:Ceiling of a room in the Louvre museum.jpg|Plafond d'une des salles du Louvre Image:King's bed at the Louvre Museum.jpg|Lit royal Image: GalerieApollon.jpg|Galerie d'Apollon Image:Paris_Le_louvre_interieur_01.jpg Image:Paris_Le_louvre_interieur_02.jpg

Du palais au musée

Parmi ces nouveaux projets, l'idée de transformer le Louvre en musée prend naissance sous Louis XV. Elle aboutira pendant la Révolution. Révolution

Fondation du musée

Tout commence par une exposition des plus beaux tableaux de la collection royale, qui se tient au palais du Luxembourg de 1750 à 1785 et qui connaît un énorme succès. Le marquis de Marigny, directeur des Bâtiments, et son successeur le comte d'Angiviller élaborent alors le projet de faire du Louvre un musée permanent. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791, et le 10 août 1793 a lieu l'inauguration du nouveau musée, créé d'abord pour les artistes de l'époque qui étaient les seuls, jusqu'en 1855, à pouvoir y entrer en semaine, le public n'étant admis que le dimanche. Sous l'Empire, le Louvre prend le nom de musée Napoléon. Dominique-Vivant Denon en est le premier directeur ; il en fait le plus grand des musées du monde (avec l'aide active de Napoléon qui pille les pays conquis) et il préside à son démantèlement lors de la chute de l'Empereur (en deux temps). Le musée est agrandi par Percier et Fontaine, qui construisent l'aile de la rue de Rivoli. D'autres transformations ont lieu sous Napoléon III et notamment la réalisation du grand dessein. Mais en 1871 le musée est incendié lors de la Commune, et l'architecte Hector-Martin Lefuel doit reconstruire une partie des bâtiments. Les Tuileries ne seront jamais reconstruites, et après plusieurs années de délibération, les ruines sont rasées en 1882.

Le Grand Louvre

1882 Sous le premier mandat de François Mitterrand, la décision est prise de redonner au musée l'aile Richelieu qui abrite le ministère des Finances (qui sera relogé dans un nouveau bâtiment à Bercy). Cette décision est accompagnée d'une réorganisation des collections et d'une transformation architecturale des bâtiments. Les travaux s'étendent de 1981 à 1999 sous la direction de l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei (pour la première tranche). L'aspect le plus polémique du projet est la construction d'une pyramide de verre au centre de la cour Napoléon. Sceptique, le maire de Paris, Jacques Chirac, propose de tendre des câbles pour que l'on puisse se rendre compte de ce que la pyramide deviendra ; elle sert maintenant d'entrée au musée et permet d'éclairer un immense hall souterrain donnant accès à toutes les parties du musée.

- Vidéo sur le site de L'INA : [http://www.ina.fr/fresque/zap_vdo3.light.fr.html 1988 Le Président François Mitterrand et l’architecte Peï inaugurent la Cour Napoléon.]
- [http://wikisource.org/wiki/Inauguration_du_Grand_Louvre Discours d'inauguration du grand Louvre, François Mitterrand, 14 octobre 1988] Ces travaux, qui permettent de libérer 60 000 m2 pour les collections permanentes, en font le troisième plus grand musée du monde, après le Metropolitan Museum of Art de New York et le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Historique des acquisitions

Saint-Pétersbourg Le musée s'est d'abord constitué grâce aux collections royales, essentiellement des tableaux (environ 2 500 à la mort de Louis XVI). Ces collections avaient pour l'essentiel été rassemblées par François Ier (nombreux tableaux italiens) et par Louis XIV (commandes, achats divers, notamment les 200 tableaux du banquier Everhard Jabach). On ajoutera aux tableaux les joyaux de la Couronne, qui firent partie du musée dès sa création, et bon nombre de sculptures provenant du musée des Monuments français ou de saisies révolutionnaires. Puis viennent les diverses saisies effectuées en Europe pendant les guerres napoléoniennes, et les nombreux objets provenant de fouilles effectuées en Égypte ou au Moyen-Orient. À quoi il faut ajouter les importants dons et legs faits au musée, par exemple la collection Edmond de Rothschild, et de nombreux achats tout au long des et s. Autrement dit, des œuvres de provenances diverses. Au niveau des tableaux les plus connus, la Joconde (Léonard de Vinci) ou la Belle Jardinière (Raphaël) faisaient partie de la collection de François Ier (il acquit la Joconde en 1519). Les Noces de Cana (Veronese) proviennent du pillage d'un couvent à Venise en 1798. Le Jeune Mendiant (Murillo) a été acheté par Louis XVI en 1782. La Dentellière (Vermeer) ou le célèbre Autoportrait au chardon (Dürer) ont été achetés par le musée respectivement en 1870 et en 1922. Enfin, le Christ en croix du Greco n'a rien coûté au musée, qui l'a récupéré au palais de Justice de Prades (Pyrénées-Orientales) en 1908. Les deux statues les plus célèbres du musée sont la Vénus de Milo, découverte en 1820 et acquise la même année par l'ambassadeur de France auprès du gouvernement turc, et la Victoire de Samothrace, qui fut découverte en morceaux en 1863 sur l'île de Samothrace par Charles Champoiseau, archéologue et vice-consul de France à Andrinople.

Principales acquisitions récentes


- Bord de mer au clair de lune de Caspar David Friedrich. Acquis en 2000 grâce à un don de la Société des amis du Louvre.
- Buste de Charles X d'après François-Joseph Bosio. Don de MM. Bernard Dragesco et Didier Cramoisan en 2000.
- Diadème de la duchesse d'Angoulême (1819 - 1820) par les frères Frédéric et Évrard Bapst. Acquis en 2002 grâce aux Fonds du patrimoine.
- Le chat mort de Théodore Géricault. Acquis en 2003 grâce à un don de la Société des amis du Louvre.

Les différentes collections

Le musée du Louvre compte actuellement différentes collections très riches d'œuvres d'art provenant de civilisations, de cultures et d'époques variées. Il est riche d'environ 300 000 pièces, dont seules 35 000 sont exposées.

Antiquités orientales

Le département des Antiquités orientales conserve des objets provenant d'une région située entre l'actuelle Inde et la mer Méditerranée. Depuis le néolithique, de nombreuses civilisations se sont succédé dans cette région, où l'on voit notamment apparaître une administration politique, militaire et religieuse. C'est également le berceau de l'écriture, qui fait son apparition vers -3300 à Uruk, en Mésopotamie. Le musée du Louvre compte trois collections relevant de ce département, qui sont réparties selon des ensembles géographiques et culturels:
- la Mésopotamie (Sumer, Babylone, Assur, Anatolie...)
- l'Iran
- les pays du Levant (côte syro-palestinienne, Chypre) Image:Khorsabad1.jpg|Taureau ailé de Khorsabad Image:Khorsabad2.jpg|Taureau ailé de Khorsabad Image:Paris_le_louvre_statue_orientale_01.jpg Image:177px-CodeOfHammurabi.jpg|Code d'Hammourabi

Arts de l'Islam

Ce département, créé en août 2003, regroupe les collections provenant d'une aire située entre l'Espagne et l'Inde et datant des origines de la civilisation Islamique (622) jusqu'au . Ce département regroupe plusieurs joyaux de l'art islamique : la pyxide d'al-Mughira, une boîte en ivoire espagnole datée de 968, le plat au paon, une importante céramique ottomane, et surtout le baptistère de saint Louis, une des pièces les plus célèbres et les plus énigmatiques de tout l'art islamique, créée par Muhammad ibn al-Zayn au début du . Il est aussi remarquable par l'important matériel provenant des fouilles de Suse (Iran), auxquelles le musée a participé. Le musée devrait bientôt doubler l'espace muséographique accordé aux arts de l'Islam pour y présenter au moins 3000 œuvres.

Antiquités égyptiennes

Le département des Antiquités égyptiennes fut créé le 15 mai 1826 par ordonnance royale de Charles X. Il fit de Jean-François Champollion, qui venait d'acquérir la collection du consul anglais Salt (4 000 pièces), le conservateur de ce qu'on appelait alors le Musée égyptien. Celui-ci fut installé dans l'aile sud de la cour Carrée et aménagé avec l'aide de l'architecte Fontaine. Les peintures des plafonds sont dues à François Édouard Picot (L'Étude et le Génie des arts dévoilant l'Égypte à la Grèce) et Abel de Pujol (L'Égypte sauvée par Joseph). La collection a été considérablement agrandie par Mariette, avec plus de 6 000 objets rapportés des fouilles du Serapeum de Memphis. Les autres objets viennent de fouilles opérées par l'Institut français du Caire, d'un fonds provenant du musée Guimet (1948) et de divers achats. Actuellement, les Antiquités égyptiennes sont réparties sur trois étages : à l'entresol, l'Égypte romaine et l'Égypte copte ; au rez-de-chaussée et au premier étage, l'Égypte pharaonique. Image:Mummy Louvre.jpg|Momie égyptienne Image:Cat mummies at Louvre museum.jpg|Momies égyptiennes de chats Image:Dog mummies at the Louvre museum.jpg|Momies égyptiennes de chiens Image:Egyptian statue of a baboon at the Louvre museum.jpg|Statue égyptienne de babouin Image:Scribe-accroupi-louvre.jpg|Scribe accroupi Image:Paris_le_louvre_statue_egyptienne_01.jpg

Antiquités grecques, étrusques et romaines

Momie Le département se répartit sur trois étages : à l'entresol la Grèce préclassique ; au rez-de-chaussée la Grèce classique et hellénistique, ainsi que les Antiquités étrusques et romaines ; au premier étage, auquel on peut accéder par l'escalier Daru où trône la Victoire de Samothrace, les céramiques grecques, les terres cuites, les bronzes et les objets précieux. Il faudra également retenir une des "stars" du musée : la vénus de Milo, portant son nom de l'île de Milos où elle a été retrouvée. Elle est désormais exposée dans une salle garnie de marbres.

Sculptures

À ses débuts, le musée n'exposait que des sculptures antiques, les seules exceptions étant les deux statues d'esclaves de Michel-Ange. Il faut attendre 1824 pour que soit ouverte la galerie d'Angoulême, avec cinq salles consacrées aux œuvres allant de la Renaissance au . À partir de 1850 on y ajoute la sculpture médiévale, mais ce n'est qu'en 1893 que le département des Sculptures devient autonome et cesse d'être rattaché à celui des Antiquités. Parmi les modifications récentes, on notera le regroupement de toutes les statues créées pour le parc de Marly, en particulier les grandes statues équestres dues à Antoine Coysevox et à Guillaume Coustou.

Objets d'art

L'un des départements les plus riches du musée, constamment agrandi par des donations et des achats. On y trouve des bijoux, des statuettes et des bibelots, mais aussi des meubles et des tapisseries. Les objets couvrent une période allant du haut Moyen Âge au milieu du .

Peintures

Le département des Peintures compte aujourd'hui environ 6 000 tableaux couvrant une période qui va du Moyen Âge jusqu'en 1848. À de rares exceptions près, les œuvres postérieures ont été transférées au musée d'Orsay lors de sa création (1986). Dès 1794, la collection a été répartie par écoles nationales, et cette organisation des collections a des détracteurs. Ainsi les primitifs italiens sont au premier étage, non loin des grands tableaux français de l'école romantique, tandis que les primitifs français sont au second étage, juste à côté de la peinture hollandaise du . Mais, quelles que soient les réserves qu'on puisse faire, c'est une succession de chefs-d'œuvre qui défilent devant les yeux des visiteurs. Voir : Principaux tableaux du Louvre

Arts graphiques

Le département des Arts graphiques est aujourd'hui riche de plus de 130 000 pièces. Il regroupe trois fonds différents :
- Le Cabinet des dessins, constitué au départ par l'ancienne collection des rois de France, constamment agrandi par la suite par des saisies et des donations.
- La Chalcographie, avec en particulier les cuivres provenant du Cabinet des planches gravées du roi.
- La collection Edmond de Rothschild, offerte au Louvre en 1936, avec environ 40 000 estampes, 3 000 dessins et 500 livres illustrés. Vu le nombre des pièces et la fragilité du papier à la lumière, il est impossible d'exposer de façon permanente l'ensemble des documents. Ceux-ci peuvent être vus soit dans des expositions temporaires, soit dans la salle de consultation. De plus, un grand effort de numérisation a été accompli.

Histoire du Louvre et Louvre médiéval

Diverses salles sont consacrées à l'histoire du Louvre. Elles se trouvent à l'entresol (aile Sully) mais sont rarement ouvertes au public.

Art et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques

Principaux tableaux du Louvre Présentée depuis l'an 2000, cette collection appartient au futur musée Branly, qui devrait ouvrir ses portes en 2006. Elle regroupe une bonne centaine d'objets d'art sélectionnés par Jacques Kerchache.

Activités du musée

Le Louvre propose aussi aux visiteurs de nombreuses expositions temporaires, dont beaucoup permettent de mettre en valeur les objets d'art ou les dessins qui ne figurent pas dans l'exposition permanente. À noter aussi des visites-conférences et des ateliers pour les adultes et les enfants, et plus généralement un important programme d'actions éducatives. Le Louvre dispose pour cela d'outils performants dont un auditorium où se déroulent des conférences, des débats, des séances de lecture ou des concerts. Pour 2002, le musée a reçu 5 707 559 visites:
- 3 351 539 visites payantes (58,7%)
-   550 846 visites d'abonnés (9,6%)
- 1 805 174 visites gratuites (31,7%) Pour cette même année le musée a dépensé 73 530 000 € hors salaire des personnels permanents, pour des recettes de 90 380 000 € (dont 57,8% sous formes de subventions). Il est à noter que depuis janvier 1996, l'entrée au musée du Louvre est gratuite pour tous le 1er dimanche de chaque mois. Cette mesure a permis ainsi de faire revenir au musée, les visiteurs 'nationaux'; en effet, ce dimanche gratuit est le seul jour dans le mois où les visiteurs étrangers sont minoritaires au Louvre. Depuis le premier septembre 2004, l'entrée du Louvre est devenue payante pour les enseignants ( sauf pour ceux qui amènent des élèves qui payent ou pour ceux qui payent un abonnement ), les artistes français qui ne sont pas membres de la Maison des Artistes et les artistes étrangers. En revanche, les employés de Total, entreprise mécène du musée de Louvre, ont un accès gratuit et illimité.

Le Louvre dans la littérature et le cinéma

Littérature


- L'Assommoir, roman d'Émile Zola (1877), comporte une célèbre visite du Louvre, effectuée lors du mariage de Gervaise et de Coupeau. La noce déambule dans les couloirs et les escaliers et finit par se perdre, sous le regard amusé des gardiens et des autres visiteurs.
- The Da Vinci Code, roman de Dan Brown (2003), adapté au cinéma par Ron Howard.

Cinéma


- Belphégor, le fantôme du Louvre, film de Jean-Paul Salomé (2000).
- A bout de souffle, film de Jean-Luc Godard,
- La ville Louvre, documentaire de Nicolas Philibert,
- Les amants du Pont-Neuf, film de Léos Carax, une visite clandestine du Louvre la nuit par deux sans domicile fixe : un ancien gardien ayant toutes les clefs et une peintre qui devient aveugle.

Musée dépendant de l'établissement public administratif du Louvre

Le musée Eugène-Delacroix est désormais rattaché au musée du Louvre, bien qu'étant dans un bâtiment différent. Étant trop modeste pour être à lui seul un établissement public, la solution juridique la plus simple qui ait été trouvée a été d'en confier la gestion au Louvre.

Le Louvre-Lens

Une grande partie des œuvres se trouvant dans les réserves, il a été décidé de créer une antenne du Louvre au nord de Paris. Le projet devrait se concrétiser en 2009 par l'ouverture d'un nouvel établissement capable de recevoir entre 500 et 600 pièces majeures, en alternance avec le musée parisien. Il devrait accueillir 500 000 visiteurs par an. Six villes étaient candidates à cette implantation, Amiens, Arras, Boulogne-sur-Mer, Calais, Lens et Valenciennes. Le 29 novembre 2004, lors d'une visite à Lens, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a fait connaître le choix de cette ville. Le nouveau bâtiment, sous maîtrise d'ouvrage du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, couvrira au moins 5000 m² d'expositions semi-permanentes représentatives de l'ensemble des collections du musée du Louvre, renouvelées régulièrement. Il accueillera également des expositions temporaires de niveau national ou international. Son coût est estimé à 117 M€ TTC (valeur janvier 2005). La maîtrise d'œuvre du projet a été confiée le 26 septembre 2005 au cabinet japonais d'architecture SANAA de Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa. Le nouvel établissement, dit Louvre-Lens disposera du statut de « musée de France » et sera placé sous l'autorité de l'établissement public du musée du Louvre. Ses dépenses de fonctionnement seront majoritairement prises en charge par la région (60%), avec le concours du conseil général du Pas-de-Calais (10%) ainsi que celui de la ville de Lens et de la Communaupole (10% à elles deux). Ces collectivités participeront dans les mêmes proportions à l'investissement initial.

Voir aussi

Articles connexes


- École du Louvre
- Musée Eugène-Delacroix

Liens externes


- [http://www.louvre.fr/ Site officiel Musée du Louvre ]
- [http://www.insecula.com/musee/M0001.html/ Visite virtuelle du musée]
- [http://cartelfr.louvre.fr/ Base de données des œuvres exposées au Louvre]
- [http://www.louvre.edu/ Action éducative du Louvre]
- [http://www.louvre-lens.info/ Site non officiel du Louvre de Lens]
- [http://www.louvre-lens.fr/ Site non officiel sur le projet du Louvre de Lens]
- [http://perso.wanadoo.fr/jean-francois.mangin/capetiens/fenetres_filles/louvre.htm Le Louvre de Philippe Auguste]
- [http://www.thotweb.com/encyclopedie/interdiction_photographie_louvre_disparition.php Question de l'interdiction de phographier dans le Louvre à partir de Septembre 2005] Louvre, musée du Louvre