Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Bolivie

Bolivie

La Bolivie ou République de Bolivie est un pays d'Amérique du Sud sans accès à la mer entouré par le Brésil, le Paraguay, l'Argentine, le Chili et le Pérou.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Bolivie Avant la conquête espagnole, les Andes étaient habités par de nombreuses cultures, la plus importante fut certainement la civilisation de Tiahuanaco. Au , les Incas intégrèrent une partie de l'actuelle Bolivie dans leur empire. Les Espagnols découvrirent à leur arrivée au , une très grande quantité d'argent dans les mines de Potosí. La Bolivie fit d'abord partie de la vice-royauté du Pérou avant de passer sous le contrôle de la vice-royauté du Río de la Plata. Les luttes pour l'indépendance débutèrent en 1809, mais l'indépendance ne fut acquise qu'en 1825, grâce aux armées de Bolívar d'où le pays tire son nom. La Bolivie et le Pérou constituèrent un seul pays pendant une courte période de temps. La Bolivie perdit une grande partie de son territoire suite aux guerres qu'elle mena contre le Paraguay, le Brésil à qui elle vend la région d'Acre et le Chili contre qui elle perdit son unique accès à la mer. De nombreux coups d'États se sont succédé au cours du . Finalement, la dernière junte militaire au pouvoir prit fin au début des années 1980. En 2000, un gisement de gaz naturel, estimé à 1,58 milliard de mètres cubiques, est découvert dans la région de Tarija. Pour construire un gazoduc vers la mer, deux options étaient possibles : soit passer par le Pérou, soit passer par le Chili. La voie chilienne semblait plus facile du point de vue technique, mais était critiquée en raison des ressentiments remontant aux guerres du . Le président actuel est Eduardo Rodríguez depuis le 9 juin 2005. Il succède à Carlos Mesa Gisbert qui a présidé la Bolivie durant 20 mois. La raison de la démission de Carlos Mesa concerne l'énorme agitation du pays. Les manifestants réclamaient la nationalisation des entreprises d'hydrocarbure. Carlos Mesa Gisbert Voir aussi : guerre du gaz

Politique

Article détaillé : Politique de la Bolivie La Bolivie est une république parlementaire. Le président, élu tous les 5 ans, est à la fois le chef d'État et le chef du gouvernement. Il nomme les ministres. Le parlement est formé par deux chambres : le Sénat, composé de 27 sièges, et la Chambre des députés, composée de 130 sièges. La Bolivie fait partie de la Communauté andine. Le 7 mars 2005, le président Carlos Mesa présente sa démission suite aux nombreuses manifestations réclamant son retrait. Le lendemain, le Sénat bolivien refuse, à l'unanimité, la démission de Mesa et donc ce dernier conserve sa place. Pour certains observateurs proche de l'extrême gauche, cette agitation politique ne servait qu'à re-légitimiser la président Mesa. Le 6 juin 2005, suite aux nombreuses manifestations, Carlos Mesa présente à nouveau sa démission. Celle-ci a été acceptée à l'unanimité par le congrès qui a désigné le chef de la Cour Suprème, Eduardo Rodriguez, comme nouveau Président. Cependant le retour au calme est fragile, les mouvements populaires essentiellement Indiens réclament toujours (entre autres) la renationalisation des réserves de pétrole et de gaz du pays, actuellement exploitées par des firmes américaines ou européennes. De possibles élections présidentielles anticipées pourraient donner l'avantage à Evo Morales, un Indien aymara anciennement "cocalero" (producteur de coca) d'extrême-gauche. Des élections législatives normalement prévues pour le 4 décembre 2005 ont dû être reportées au 18 décembre 2005. Un référendum doit avoir lieu le 2 juin 2006 pour offrir une plus grande autonomie aux départements de Bolivie. La décentralisation était une des revendications essentielles des protestations de 2005.

Départements

Article détaillé : Départements de la Bolivie La Bolivie est divisée en 9 départements.
- Département de Beni
- Département de Chuquisaca
- Département de Cochabamba
- Département d'Oruro
- Département de La Paz
- Département de Pando
- Département de Potosí
- Département de Santa Cruz
- Département de Tarija

Géographie

Département de Tarija et le lac Titicaca.]] Article détaillé : Géographie de la Bolivie La Bolivie est composée de deux régions géographiques bien distinctes. L'occident est traversé par deux cordillères d'orientations nord-sud qui bordent un vaste plateau, lAltiplano, c'est dans cette région que vit la majeure partie des Boliviens. La cordillère occidentale, aride, abrite quelques sommets majestueux comme le Nevado Sajama qui avec ses 6 542 mètres est le point culminant de la Bolivie. Le haut plateau est bordée au nord-est par la cordillère royale où l'on peut admirer entre autres le Nevado Illimani et l'Illampu et où s'abrite la ville de La Paz. Les massifs de la cordillère orientale abritent des vallées humides et possèdent des contreforts recouverts de forêts. À l'est s'étendent de vastes plaines alluviales qui bénéficient d'un climat tropical. Le nord de ces terres basses appartient au bassin amazonien et est en grande partie recouvert de forêt. Plus au sud, les terres font parties du bassin du Rio Paraguay, les terres y sont d'avantage defrichées. Parmi les curiosités géographiques du pays, on peut citer le lac Titicaca, située à cheval entre le Pérou et la Bolivie, il est le plus haut lac navigable du monde, sa grande étendue permet un micro-climat clément sur ses rives qui furent le berceau de la civilisation Tiwanaku ; le Salar de Uyuni, situé à l'ouest du pays, sur le sud de l'altiplano dans le département de Potosí, est la plus grande étendue de sel au monde. On peut aussi admirer la cordillère Royale qui abrite de majestueux sommets enneigé, le Parc des volcans, où l'on peut observer le Nevado Sajama et les Bañados de Izozog. Parmi les grandes villes, on peut citer La Paz, en très haute altitude, très marquée par la culture Aymara, Sucre, surnommée le "Paris des Andes" pour ses richesses architecturales ; Santa Cruz de la Sierra, la grande ville de l'orient bolivien ; Cochabamba, ville carrefour, surnommée parfois le "Vatican des Andes"

Frontières terrestres


- 3400 km avec le Brésil
- 900 km avec le Pérou
- 861 km avec le Chili
- 832 km avec l'Argentine
- 750 km avec le Paraguay

Climat

La Bolivie détient un climat chaud et humide mais ses conditions climatiques sont variées grâce à des altitudes diverses. Comme en région montagneuse, le climat des hautes altitudes est froid, sec et venteux alors qu'en plaines il est humide et plus doux. Les températures moyennes annuelles se situent entre 8 °C dans l'Altiplano et 26 °C dans les plaines orientales.

Économie

Article détaillé : Économie de la Bolivie La Bolivie a été longtemps l'un des pays les plus pauvre d'Amérique latine. La Bolivie a réalisé de grandes réformes libérales dans les années 1990. Ainsi, le président Gonzalo Sánchez de Lozada (1993-97) a notamment signé un traité de libre échange avec le Mexique et a adhéré au Mercosur, en tant que membre associé. En outre, ce président a privatisé la compagnie aérienne, l'entreprise de téléphonie, les chemins de fer, l'entreprise d'électricité, ainsi que l'entreprise de pétrole. La croissance du PIB a ralenti en 1999, en partie en raison d'une politique budgétaire d'austérité. Ces restrictions freinèrent la mise en œuvre des programmes de lutte contre la pauvreté. Ce ralentissement s'explique aussi en partie par les retombées de la crise asiatique. Des troubles sociaux éclatèrent en avril, septembre et octobre 2000 en raison de la privatisation de la compagnie des eaux. En conséquence, la croissance du PIB ne fut pas supérieur à 2,5%. Le PIB n'a pas progressé en 2001 en raison du ralentissement de l'économie mondiale et de la faiblesse de l'activité nationale. Le déficit public s'élevait à 8,6% en 2002. La Bolivie possède une importante dette extérieure. Les importations proviennent principalement du Brésil (40%), des États-Unis (13,9%), de la Colombie (8,7%), du Pérou (6,3%) et du Japon (4,5%). (chiffres de 2004). Ses exportations vont principalement vers le Brésil (33,9%), les États-Unis (12,7%), la Colombie (11,8%), le Vénézuela (11,6%), le Pérou (5,1%) le Japon (4,2%), (chiffres de 2004). Les principaux produits exportés sont le le gaz naturel, soja et ses dérivés, le pétrole, le zinc et l'étain.

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Bolivie Démographie de la Bolivie La population de la Bolivie est évaluée en juillet 2005 à 8 857 870 habitants.

Voir aussi

Articles connexes


- Amérique
- Amérique latine
- Amérique du Sud
- projet Bolivie page visant à coordonner le travail sur la section Bolivie de Wikipédia

Liens externes


- [http://www.bolivia.gov.bo/ Portail du gouvernement]
- [http://www.bolivia.gov.bo/BOLIVIA/paginas/sitiosestado.htm Liste de tous les sites internet du gouvernement]
- [http://www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs/etrangers/avis/conseils/fiches/fiche.asp?onglet=1&pays=BOLIVIE Conseils aux voyageurs]
- [http://wikitravel.org/fr/Bolivie Guide de voyage sur Bolivie] de Wikitravel
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Am%c3%a9rique/Bolivie/ La Bolivie] sur l'annuaire Dmoz
-
ja:ボリビア ko:볼리비아 ms:Bolivia th:ประเทศโบลิเวีย zh-min-nan:Bolivia

Amérique du Sud

L'Amérique du Sud est un continent ou la partie méridionale de l'Amérique, selon le point de vue. Amérique Elle est composée des pays suivants :
- l'Argentine ;
- la Bolivie ;
- le Brésil ;
- le Chili ;
- la Colombie ;
- l'Équateur ;
- le Guyana ;
- le Paraguay ;
- le Pérou ;
- le Suriname ou Guyane hollandaise ;
- l'Uruguay ;
- le Venezuela. Ces douze pays ont lancé le 8 décembre 2004 (Déclaration de Cuzco) un projet de Communauté sud-américaine de nations (CSAN) sur le modèle de l'Union européenne. Ce continent inclut par ailleurs la Guyane française, au statut de département d'outre-mer.

Voir aussi

Liens internes


- Situation linguistique de l'Amérique du Sud
- Communauté sud-américaine de nations

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Amérique_du_Sud Amérique du Sud sur Wikitravel]
- [http://www.americas-fr.com Americas] - Site d'information sur l'Amérique Latine
- [http://www.geographicguide.com/brazil.htm Brazil]
- [http://www.geographicguide.com/south-america.htm South America]
-
ja:南アメリカ ko:남아메리카 simple:South America th:ทวีปอเมริกาใต้ zh-min-nan:Lâm Bí-chiu


Paraguay

|- valign="top" | Président | Nicanor Duarte Frutos |{{{{{{{{

Chili

|- valign="top" | Président | Ricardo Lagos |{{{{{{{{{{{{{{{{Commons|Category:Chile|Le Chili{wikitravel|le Chili|Chili{es_icon{es_icon{es_icon{Pays d'Amérique

Histoire de la Bolivie


-

L'époque précolombienne

On estime que c'est en 20 000 avant Jésus-Christ que la région des Andes accueille ses premiers habitants : il s'agirait de nomades, vivant de la chasse et de la cueillette, qui auraient traversé le détroit de Bering pour coloniser progressivement toute l'Amérique. La civilisation Chavin qui s'est développée de 1400 av. J.-C. à 200 av. J.-C. est originaire des Andes péruviennes. Elle s'est étendue jusque dans l'Altiplano et a marqué la région pendant des siècles par son rayonnement culturel. Ensuite, la civilisation des Tiahuanacos se développe à l'extrême sud du lac Titicaca durant le II siècle avant Jesus-Christ. Elle disparait vers 1200 après J.-C. probablement à cause d'une grande sécheresse. D'autres civilisations contemporaines aux Tiwanakus, les Moxos au sud-est du pays et les Mollos, au nord de l'actuelle La Paz, se développent en Bolivie et s'éteignent durant le . Vers 1450, les Quechuas arrivent dans la région Nord du pays et rattachent le territoire qui correspond aujourd'hui à la Bolivie à leur propre empire Inca. Ils contrôlent ce territoire jusqu'à l'arrivée des conquistadors espagnols en 1525.

Époque coloniale espagnole

Intéressés par tous les objets en or que possèdent les indigènes, les Espagnols se mettent à la recherche des différentes mines du pays. Beaucoup de colons arrivent alors pour profiter de cette richesse. À Potosí, ils ont appris l'existence de la Cerro Rico (montagne à richesse), la montagne qui domine la ville, grâce à un Indien du nom de Diego Huallpa. Cette montagne contient énormément d'argent d'où, entre 1545 et 1802, on extrait environ 40 000 tonnes de minerai. La richesse de l'empire espagnol provient principalement de cet argent. Certains historiens pensent qu'une partie de cet argent se trouve au fond de la mer sans pouvoir quantifier ces pertes. En effet, durant leur traversée, les bateaux pouvaient perdre leur cargaison à cause des tempêtes. Un certain nombre a également coulé. La Bolivie, appelée Haut Pérou ou Charcas, fait partie de la vice-royauté de Lima jusqu'en 1779 après quoi elle relève de celle du Rio de la Plata. Durant plusieurs années les Espagnols ont conquis et fondé les différentes villes qui composent la Bolivie (les départements ne seront créés que lors de l'indépendance). Francisco Pizarro envoie, en 1538, son frère Gonzalo à la conquête de Charcas et Collao. En 1546, peu de temps après la découverte de la Cerro Rico, Juan de Villarroel et Diego Centeno fondent la ville de Potosí. Le 21 octobre 1548, c'est La Paz qui est fondée par Alonso de Mendoza sur ordre de Pedro de la Gasca. Vient ensuite la ville de Santa Cruz de la Sierra dans le sud-est de Charcas, fondée par Ñuflo Chávez en 1561. Par la suite, en 1561, la ville de La Plata (Sucre de nos jours) accueille l'Audience de Charcas, l'autorité judiciaire suprême du Haut Pérou ; ils discutent notamment de la création d'un nouveau centre administratif depuis lequel ils pourront tout contrôler. En 1566, Tristán de Tejada et Juan Salinas arrivent à Trinidad (beni). La ville de Cochabamba est fondée par l'Espagnol Sebastián Barba de Padilla le 1574. Manuel Castro et Padilla arrivent à Oruro en 1606. Durant leur conquête, les Espagnols prennent le contrôle du peuple indigène par la force. Ils imposent leurs propres lois, culture et religion. Aucun indigène ne peut occuper un poste au gouvernement, même celui qui naît de parents Espagnols ne peut accéder à un poste important. En raison de toutes les répressions qu'endure le peuple, à partir de 1780, une série de révoltes commencent à inquiéter la vice-royauté du Pérou et l'Audience de Charcas. Un an plus tard, le 15 janvier 1781, les Chayantas se révoltent violemment. Parmi eux, trois frères, Tomás, Damaso et Nicolás, prennent le contrôle de l'armée et font un siège à la mine de Aullagas. Parmi les révoltes les plus dramatiques, celle menée par Túpac Katari laissera une trace importante dans l'histoire de la Bolivie. En effet, lui et ceux qui l'accompagnent encerclent La Paz pour en bloquer tout accès et cela durant 109 jours or les gens se trouvant à La Paz ne peuvent y survivre longtemps sans importation de produits frais. Les chefs de ces révoltes sont tués par les Espagnols le 13 novembre 1781. Les morceaux du corps de Túpac Katari seront ensuite pendus dans les places de chaque ville importante, cela pour supprimer toute envie aux autres de se révolter. En 1809, un groupe de révolutionnaire de La Paz, dirigé par Pedro Domingo Murillo, proclame l'indépendance du Haut Pérou.

, l'indépendance

De 1809 à 1825, 16 ans s'écoulent. Durant cette période, ce n'est pas seulement la Bolivie qui fait la guerre pour obtenir son indépendance mais toute l'Amérique du Sud. De nombreuses guerres se sont déroulées sur tout le continent. C'est Simón Bolívar et Antonio José de Sucre qui ont permis à presque toute l'Amérique du Sud d'obtenir son indépendance. Pour faire honneur à Simón Bolívar, on a utilisé son nom pour un un pays qui est donc la Bolivie.

après l'indépendance

L'indépendance du pays ne rétablit cependant pas la stabilité politique. En effet, le second président de Bolivie, Antonio José de Sucre, élu le 29 décembre 1825, est expulsé du pays alors qu'il est au pouvoir depuis seulement deux ans et durant près de 60 ans les coups d'État et les changements de gouvernement se succèdent. La faiblesse de la Bolivie se fait ressentir durant la guerre du Pacifique (1879 - 1884) lorsque elle perd son unique accès à la mer et une partie de ses mines de nitrate au profit du Chili. Cette guerre fut déclenchée à cause d'un conflit avec celui-ci sur le désert d'Atacama. Ce désert contient d'énormes ressources de nitrate. Le Chili s'empara alors du port bolivien d'Antofagasta, point de départ de cette guerre, et c'est en 1884 que la Bolivie perd officiellement la province d'Atacama. Par la suite, en 1903, la Bolivie perd la région d'Acre au profit du Brésil. Une augmentation mondiale du prix de l'argent ramène, vers la fin du , une stabilité économique et politique en Bolivie. Durant le début du , l'étain remplace l'argent et devient la ressource de richesse la plus importante du pays.

Le

Les conditions de vie des indigènes reste déplorables. Forcés de travailler dans les mines, ils n'ont pas accès à l'éducation, ont peu d'influence sur la politique et n'arrivent pas à faire des économies. La défaite de la Bolivie contre le Paraguay dans la Guerre du Chaco (1932-1935) marque un tournant important. Dans cette guerre, ils ont subi d'énormes pertes humaines et ont perdu une grande partie de leur territoire (plus de 200 000 km²) Le mouvement révolutionnaire national (MNR, Movimiento Nacionalista Revolucionario) dirigé par Víctor Paz Estenssoro devient le plus important parti politique du pays. Malgré sa victoire aux élections de 1951, il n'accède pas au pouvoir car l'armée lui en interdit l'accès. Le MNR lance alors, en 1952, une révolution et demande de nouvelles élections ; ce qu'il obtient. Elles lui permettent d'accéder au pouvoir. Il instaure alors le suffrage universel, redistribue les terres du pays, améliore l'éducation de la population rurale, et nationalise les plus grandes compagnies minières du pays. Douze ans de politique agitée laisse le MNR divisé. En 1964, une junte militaire renverse le président Paz Estenssoro alors qu'il venait de commencer son troisième mandat. En 1969, la mort du président René Barrientos Ortuño, un des membre qui forma la junte, et qui avait été élu président en 1966, conduit à une succession de gouvernements faibles. Alarmé par un désordre public, les militaires, le MNR et quelques autres, placent Hugo Banzer Suárez à la présidence en 1971. Il resta à la présidence appuyé sur le MNR de 1971 à 1974. Les élections de 1978, 1979 et 1980 sont marquées par la fraude. Durant ces trois années, plusieurs coups d'État ont lieu. En 1981, Luis García Meza est expulsé du gouvernement car il ne respecte pas les droits de l'homme, fait du trafic de drogue et gère très mal l'économie national. Plus tard, il est accusé de meurtre et, en 1995, il est extradé au Brésil où il doit purger une peine de 30 ans. Après l'expulsion de Luis García Meza, l'agitation du pays force les militaires à prendre une décision. Ils convoquent le congrès élu en 1980 et lui demandent de choisir un président. Hernán Siles Zuazo devient de nouveau président, 22 ans après la fin de son premier mandat. Son deuxième mandat commence le 10 octobre 1982. En raison des nombreux problèmes, il décide de lancer les élections un an avant la fin de son mandat. Aux élections de 1985, c'est le parti ADN avec à sa tête Hugo Banzer Suárez, qui reçoit le plus de voix. En seconde position était le MNR et en troisième position était le MIR avec à sa tête Jaime Paz Zamora. Mais il y eu un tournant au Congrès car le MIR et le MNR ont réunis leurs voix et Víctor Paz Estenssoro fut choisi pour la quatrième fois en temps que président. Lorsque celui-ci commence son mandat, il doit faire face à une grande crise économique. Le PIB et les exportations avaient diminués depuis plusieurs années. Bien que le MNR, avec en tête de liste Gonzalo Sánchez de Lozada, soit vainqueur aux élections de 1989 aucun candidat ne recevra une majorité des voix. Et donc, comme indiqué dans la constitution, un vote du Congrès doit désigner le président. Le parti AP en coalition avec ADN et MIR, respectivement deuxième et troisième aux élections gagne. Paz Zamora assume donc la présidence. Aux élections de 1993, le MNR remporte les élections face aux partis ADN et MIR réunis. Il remporte 34% des voix contre 20% pour leurs rivales. La coalition MNR, MBL et UCS élisent Sánchez de Lozada président. Sánchez de Lozada poursuit sa réforme économique et sociale. Il s'aide notamment des entrepreneurs, qui se sont convertis en hommes politiques, et des anciens membres de l'administration de Víctor Paz Estenssoro. Le changement le plus important qu'a entrepris Sánchez de Lozada est son programme de privatisation des entreprises. Les investisseurs peuvent posséder jusqu'à 50 % de différentes entreprises publiques comme les compagnies pétrolières, les télécommunications, le système électrique et bien d'autres. Une partie du peuple Bolivien était opposé à ces réformes économiques, ce qui a donc, entre 1994 et 1996, provoqué des perturbations sociales, particulièrement à La Paz et dans la région de Chapare. En 1997, Hugo Banzer Suárez, leader du parti ADN, remporte les élections avec 22% des voix contre 18% pour le MNR. Il forme une coalition des partis ADN, MIR, UCS et CONDEPA, ceux-ci possèdent la majorité des sièges au Congrès bolivien. Le Congrès le désigne président. Son mandat débute le 6 août 1997.

Le

Le gouvernement change sa politique et souhaite privatiser plusieurs entreprises. Alors que, à Cochabamba, l'entreprise de distribution des eaux se privatise, entre janvier et avril 2000, une série de protestations surviennent à l'encontre du gouvernement. Celui-ci décrète alors la loi martiale, arrête les leaders de ces protestations et interdit à toutes les stations de radio d'émettre. Les troubles civils et la pression du peuple ne cessent que le 10 avril lorsque le gouvernement fait marche arrière sur sa décision de privatisation. Gonzalo Sánchez de Lozada remporte les élections de 2002 face à Evo Morales, leader du parti socialiste (MAS pour Movimiento al Socialismo). Les élections ne se déroulent pas sans problème. En effet, plusieurs jours avant les élections, l'ambassadeur des États-Unis, Manuel Rocha, menace les Boliviens en proclamant que s'ils votent pour Evo Morales les différentes aides provenant des États-Unis seraient supprimées et que ceux-ci fermeraient leurs marchés avec eux. Malgré les menaces Evo Morales a reçu 21% des voix, ce qui le place très près de Sánchez de Lozada. Quatre ans de récession économique, une mauvaise situation fiscale et des tensions ethnique de longue date font que en 2003, une révolution de la police et des travailleurs a presque renversé le gouvernement du président Gonzalo Sánchez de Lozada. Trente personnes sont mortes durant la révolution. Le gouvernement reste au pouvoir mais à perdu sa popularité. Le conflit récent le plus important est celui de la guerre du gaz. Une réserve de gaz naturel a été découverte très récemment dans le sud du pays. Pour exporter ce gaz, certains proposaient de le faire passer par le Chili car, techniquement, c'est le chemin le plus facile mais était critiqué en raison des ressentiments remontant aux guerres du . Cette guerre civile à provoqué plusieurs morts et de nombreux blessés. Face à la pression, le président Gonzalo Sánchez de Lozada démissionne et laisse sa place à son vice-président : Carlos Mesa Gisbert. En juin 2005, de nombreuses manifestations dans tout le pays poussent le président Carlos Mesa à démissionner. Celui-ci n'arrive plus à gérer la situation. Les manifestants réclament notamment la nationalisation des entreprises d'hydrocarbure et refuse la volonté de Santa Cruz de devenir indépendante de la Bolivie. Durant ces manifestations, les routes ont été bloquées dans tout le pays. Dû aux nombreux blocages des routes, la nourriture à La Paz s'est faite rare et le prix a augmenté. Le 9 juin au soir, le congrès place Eduardo Rodríguez à la tête du pays.

Tiahuanaco

La civilisation Tiahuanaco (ou Tiwanaku), est une civilisation pré-inca qui se développe à partir de 1600 avant notre ère sur le haut plateau andin. Elle s'éteint au .

Géographie

La civilisation Tiwanaku a pris naissance sur la rive sud du Lac Titicaca. Son extension maximale est mal connue, mais les recherches archéologiques témoignent d'une expansion sur de vastes territoires en direction du sud et du sud-est du lac Titicaca. Ces régions correspondent à l'actuel nord du Chili et à l'ouest de la Bolivie.

Histoire

L'histoire de la civilisation Tiwanaku a été subdivisée en quatre époques :
- Formatif, de 1600 à 800 avant notre ère
- Pré-urbain, de -800 à 45 de notre ère
- Classique , de 45 à 700 de notre ère
- Impérial, de 700 à 1200 de notre ère

Culture

La culture Tihuanaco avait une grande maîtrise de la taille de la pierre et son architecture soignée préfigure celle des Incas. Tiahuanaco et Huari sont en fait deux sociétés indépendantes mais qui ont diffusé à peu près la même culture, la seconde ayant été influencée par la première.

La cité du Soleil

Le temple de Kalasasaya et ses environs

Huari Un des principales sites archéologiques actuels de la civilisation Tiahuanaco est la Cité du soleil, lieu de célébration du dieu créateur Kon Tici Viracocha, elle comporte de nombreux édifices à vocation cérémoniale dont le principal est le temple de Kalasasaya, une vaste enceinte close. Kon Tici Viracocha Les deux plus célèbres monuments environnants sont la fameuse porte du Soleil, qui est considérée par certaines recherches comme un repère astronomique du fait de son alignement avec le Soleil et par d'autres comme un observatoire, ainsi que la pyramide à sept degrés de Akapana. Celle-ci peut apparaître comme une mini-réplique du temple de Kalasasaya, chacune de ses terrasses étant ornée de statues monolithiques sur ces bords. Une autre thèse interprète le monticule comme une figuration des montagnes de la Cordillère des Andes. Le sommet de la pyramide est occupé par des cases - dont l'usage reste inconnu - disposées autour d'une cour intérieure. Cordillère des Andes] En contrebas de l’Akapana un contraste saisissant apparaît avec le temple semi souterrain. Celui-ci impressionne par son ingénieux système de canalisations traversant la pyramide pour faire jaillir de l'eau en haut de l'Akapana, qui se déversait ensuite d'un étage à l'autre, le spectacle devait être entre celui que dégage une rizière et celui d'une fontaine... Cette magnifique cascade artificielle symbolise certainement des sources du Illimani. Enfin des monolithes, comme ceux de Benett et de Ponce, que certains archéologues rapprochent des Moais de l'île de Paques, sont dispersés à proximité du site.

Liens externes


- [http://wwww.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Tihuanaco_cite_du_soleil.asp description et histoire de la cité du soleil et de l'Empire]
- [http://www.crystalinks.com/tiahuanaco.html Informations complémentaires]
- [http://www.thule.org/tiahuanaco.html Civilisation tiahuanaco et Déluge]
- [http://www.tiwanakuarcheo.net/1_main/biblio.html Bibliographie en ligne]
- [http://www.tiwanakuarcheo.net/7_flash/flashres.html Reconstitutions animées en images de synthèse et plans de différents sites archéologiques andins et Tiahuanaco] catégorie:Bolivie catégorie:Amérindien catégorie:Amérique précolombienne ja:ティワナク

Inca

Le mot inca désigne aujourd'hui tout ce qui se rapporte à l'histoire et à la civilisation des divers peuples sur lesquels régna une dynastie de treize souverains, de son fondateur semi-légendaire, l'Inca Manco Capac, à Atahualpa, vaincu en 1532 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro. Avec une majuscule, l'Inca était le chef suprême de cette civilisation. C'est un des trois grands empires de l'Amérique précolombienne. Constitué en un peu moins d'un siècle, cet Empire (Tahuantinsuyu, « les quatre quartiers » en quechua), étendit son pouvoir sur une vaste région de l'Amérique andine. A son apogée il s'étendait de l'actuelle Colombie jusqu'à l'Argentine et du Chili, par delà l'Équateur, le Pérou, la Bolivie - c’est-à-dire la partie occidentale de l'Amérique du Sud, longeant l'océan Pacifique et la cordillère des Andes. Cela représentait un territoire long de 4 000 km et couvrant une superficie de plus de 3 millions de km². La capitale était Cuzco, ville de l'actuel Pérou. L'une des grandes singularités de cet Empire, fut d'avoir intégré, dans une organisation étatique originale, la multiplicité socioculturelle des populations hétérogènes qui le composaient. Ainsi l'empire inca regroupait de nombreux peuples différents et jusqu'à plus de 700 langues différentes furent parlées sur son territoire; cependant les Incas imposèrent le quechua comme langue officielle. Pérou

Histoire de l'empire inca

Origines des Incas

Différents témoignages ont été recueillis quant à l'origine des Incas. Selon la légende de Manco Capac et Mama Ocllo, les Incas descendent de Manco Capac. Celui-ci serait sorti du lac Titicaca avec sa sœur-épouse Mama Ocllo, envoyés par Viracocha, le dieu créateur, pour apporter la civilisation aux hommes après le grand déluge qui avait tout dévasté.
Ils voyagèrent jusqu'à ce que le bâton magique en or de Manco s'enfonce totalement dans la terre pour leur désigner le lieu où s'établir : la terre de ce lieux serait suffisamment riche pour les accueillir. C'est là qu'ils fondèrent la première ville inca qui deviendra Cuzco, c'est-à-dire le « nombril du monde » en quechua. Manco Capac enseigna alors aux hommes l'agriculture et l'artisanat, et Mama Ocllo enseigna aux femmes l'art du tissage. À l'heure actuelle, l'origine géographique des premiers Incas reste discutée, l'hypothèse la plus probable étant qu'ils provenaient des rives du Lac Titicaca. Il s'agirait d'un groupe d'hommes menés par Manco Capac ; après une migration vers le nord, celui-ci s'allie avec quelques communautés quechuas pour déloger les habitants de la vallée du Cuzco. Ce sont dès lors tous les descendants de ces premiers colons ainsi que leurs alliés qui sont considérés comme Incas.

Création et expansion de l'empire

Cuzco La région de Cuzco n'est pas inhabitée, de nombreux autres peuples y vivent et les Incas, à leur arrivée, n'y sont qu'un groupe parmi d'autres. Quelques querelles surviennent entre les différents peuples mais elles sont bénignes. Les Incas participent à une confédération avec d'autres groupes en occupant un rang subordonné et non dominateur. Ils adoptent la langue Quechua de leurs suzerains, la propageant ensuite sur tout le territoire. La confédération repose sur deux moitiés : Le Hanan, la moitié du haut, et le Hurin, la moitié du bas dont font partie les Incas. Le Hanan détient les pouvoirs politiques et religieux, et le Hurin, les pouvoirs militaires. Cette répartition des pouvoirs explique en partie la montée en puissance par les armes du groupe Inca. Petit à petit, ils prennent de plus en plus d'importance dans la confédération. Pendant près de trois siècles, les populations avoisinantes leur versent des tributs mais ce n'est véritablement qu'au milieu du que les Incas créent un État à leur nom. Sous Sinchi Roca, puis Lloqui Yupanqui, Mayta Capac et Capac Yupanqui, il renforcent leur position dans le bassin de Cuzco. Pour avoir pillé les villages aux alentours et repoussé les attaques adverses, on leur reconnaît un rôle prépondérant dans la confédération. Ainsi, à la mort de Capac Yupanqui, Inca Roca s’empare du contrôle de la confédération, et les Incas imposent leurs lois à toutes les tribus. Son successeur, Yahuar Huacac, n'est pas aussi brillant et une conspiration met fin à son règne. Mais vers 1400 les Incas reprennent leur expansion avec Viracocha Inca. Malgré tout, leur territoire ne dépasse pas un rayon de 40 kilomètres autour de Cuzco. Avec Viracocha l'empire Inca conforte sa domination sur la région et étend son territoire. Personne dans les environs ne peut résister à la puissance inca hormis les Chancas qui la mette en danger en 1438. Mais eux aussi seront défaits et soumis aux Incas par Pachacutec, le fils de Viracocha. Après cette victoire, l'expansion de l'empire continue bien au-delà des territoires voisins malgré des querelles intestines pour le pouvoir.
De 1445 à 1450 Pachacutec étendit son territoire jusqu’au lac Titicaca, en 1463, il lève une armée qu’il confie à son fils Tupac Yupanqui afin de soumettre à l’autorité des Incas les immenses territoires séparant Cajamarca de Cuzco.
Enfin en 1523 les Kara, dernière tribu à s’opposer aux Incas, capitulent. Plus rien ne peut arrêter l’expansion de l’empire et l’empereur parvient jusqu’au sud de l’actuelle Colombie. À son apogée, l'empire inca s'étend sur le Pérou (berceau originel), la Bolivie, l'Équateur et une partie de la Colombie, de l'Argentine et du Chili.

La conquête espagnole et la fin de l'empire

Chili Mais déjà l’empire va devoir affronter un nouveau fléau : l'arrivée des Espagnols en 1527 affaiblit l'empire en apportant des maladies. L'empereur Huayna Capac en meurt sans choisir de successeur. Ses deux fils se disputent la succession et l'empire se divise en deux : Atahualpa au Nord et Huascar au Sud. La guerre civile fait rage et Atahualpa prend le dessus et élimine Huascar. Lorsque Francisco Pizarro et ses hommes sont de retour au Pérou en 1532, ils ne sont pas perçus comme une menace, au contraire : selon une légende, le dieu Viracocha devait revenir sur terre de par delà la mer pour rétablir paix et prospérité dans l'empire. Pizarro ressemble à ce personnage mythique et est accueilli sans crainte. Lors d'une rencontre entre Pizarro et l'empereur, ce dernier est capturé par les Espagnols. Les Incas n'osent pas les attaquer de peur de mettre en danger la vie de leur empereur-dieu. Alors que Atahualpa est aux mains des Espagnols, ses armées prennent enfin le contrôle de tout le territoire et réunifient l'empire. Mais Pizarro alimente les querelles et encourage la rébellion des peuples dominés par les Incas. L'empire se morcelle… Toutefois, les Incas espèrent encore et souhaitent retrouver leur empereur. Pizarro propose une rançon : la pièce où est enfermé Atahualpa doit être remplie d'or. Les Incas obéissent mais Pizarro ne tient pas sa promesse et fait exécuter l'empereur déchu le 29 août 1533. Les Espagnols se lancent alors à la conquête de tout le territoire, soutenus par les peuples rebelles. Arrivés à Cuzco, ils pillent la ville et mettent sur le trône le demi-frère de Huascar, Manco Inca. Celui-ci est à la solde des Espagnols et est totalement impuissant face à la dislocation de l'empire inca. À partir de 1548, on peut dire que l'hégémonie espagnole est totale. La résistance des incas continuera durant plusieurs décennies, avec à leur tête : Tisoc, Manco Inca, Sayry Túpac, Tito Cusi et Túpac Amaru, qui sera décapité par les espagnols quarante ans après leur arrivée. La résistance aura un sursaut aux et s, le plus important épisode sera celui de Túpac Amaru en 1780, toujours avec l’objectif avorté de restaurer l’antique empire du Tawantinsuyo. La conquête espagnole s'accompagne de pillages, d'apport de maladies qui déciment les populations, de la famine (ce que les Incas, un peuple prospère, n'avaient jamais connu du fait de l'utilisation de silos pour faire face aux mauvaises années), de l'asservissement des indiens et de l'évangélisation de la population. Celle-ci va se faire essentiellement en langue quechua (prononcer quetchua) et des peuples jusqu'alors insoumis aux Incas devront eux aussi apprendre cette langue qui est aujourd'hui encore parlée par sept millions de personnes en Amérique du Sud. La démographie indigène durant la colonisation est la suivante :
- 1525 : 12 000 000 habitants
- 1553 (après la première phase de la conquête) : 8 200 000 habitants
- 1575 (gouvernement du vice-roi Rancisco de Toledo) : 8 000 000 habitants
- 1586 : 1 800 000 habitants
- 1754 : 615 000 habitants La terrible chute de population, enregistrée à partir de 1575, correspond à la « pacification » définitive du Pérou et à la généralisation du travail forcé dans les encomiendas et les mines, où près de cinq millions d'indiens furent engloutis en moins d'un quart de siècle. Notons l’arrivée des esclaves africains, utilisés dans les mines de Potosí, car l'hécatombe dans la population indigène affecte les autres secteurs d'activités tels que l'agriculture et l'élevage.

Les empereurs incas

La liste des empereurs incas s'appelle la Capaccuna (en quechua les plus puissants parmi les êtres humains). Avant Viracocha Inca les empereurs incas sont semi légendaires et les dates de leurs règnes sont incertaines.
- Manco Capac
- ~1230 - ~1260 : Sinchi Roca
- ~1260 - ~1290 : Lloque Yupanqui
- ~1290 - ~1320 : Mayta Capac
- ~1320 - ~1350 : Capac Yupanqui
- ~1350 - ~1380 : Inca Roca
- ~1380 - ~1400 : Yahuar Huacac
- ~1400 - 1438 : Viracocha Inca
- 1438 - 1471 : Pachacuti Yupanqui ou Pachacutec
- 1471 - 1493 : Tupac Yupanqui
- 1493 - 1527 : Huayna Capac
- 1527 - 1532 : Huascar
- 1532 - 1533 : Atahualpa

Les rois de Vilcabamba

Entre 1533 et 1572 une partie des fils de Huayna Capac se révolte contre les Espagnols et se réfugie dans la région de Vilcabamba. Leur pouvoir reste théorique.
- 1533 - 1533 : Topa Hualpa
- 1533 - 1545 : Manco Inca
- 1545 - 1560 : Sayri Tupac
- 1560 - 1571 : Titu Cusi Yupanqui
- 1571 - 1572 : Tupac Amaru

Religion

Le culte du Soleil

Tupac Amaru Dans les Andes, chaque communauté avait pour tradition de se réclamer originaire ou descendante de tel lieu sacré, de telle étoile ou de tel animal. C'est dans ce contexte que les Incas se veulent être les fils du soleil appelé Inti en quechua. Pour leur contemporains, les victoires militaires et la politique éclairée des souverains incas semblent confirmer cette origine merveilleuse. Les Incas imposent donc le culte du soleil comme culte officiel dans l'empire : l'idole solaire cotoiera la myriade de divinité adorées dans l'empire. Il ne s'agit pas pour autant d'un culte monothéiste mais plutôt d'un animisme d'État. Pour instituer le culte, les Incas bâtissent des temples dédiés principalement au soleil. Le plus célèbre de tous est le Coricancha, temple du Soleil de Cuzco. Ce temple, principal dans l'empire, servait aussi de lieu de culte à d'autres entités divines comme Mama Quilla, la lune et Illapa divinité de la foudre, de l'éclair et du tonnerre. Le temple du Soleil à Cuzco, véritable saint des saints de l'empire n'a pas subsisté aux ravages de la conquête. Il n'en reste aujourd'hui que quelques descriptions ainsi que quelques murs témoins de la splendeur de l'ouvrage. Il fut construit avec des pierres de taille s'ajustant parfaitement les unes dans les autres, sans ciment. Sa circonférence faisait plus de 365 mètres. À l'intérieur du temple trônait, entre autres trésors, un disque d'or représentant le Soleil ainsi qu'une représentation du panthéon Inca. Il s'y trouvait également un jardin sacré où tous les éléments de la nature étaient représentés sous la forme de statuettes entièrement en or, métal symbolique du soleil. En signe d'allégeance ou de véritable vénération, les peuples soumis par les Incas bâtirent dans leurs provinces de nombreux lieux de culte du soleil. Certains sont encore visibles de nos jours, ils témoignent de l'extension géographique du culte. Au Pérou, on trouvera le temple de Vilcashuaman. Près du plus haut sommet du Pérou, le Huascaran, se trouvait un temple où avaient lieu des sacrifices. En Bolivie, un temple du Soleil avait aussi été érigé sur la isla del Sol du lac Titicaca. À Caranqui, Équateur, se trouve un temple qui autrefois contenait des jarres pleines d'or et d'argent.
La principale fête de l'empire était l'Inti-Raymi. Elle se déroulait au solstice d'hiver pour eux, le 21 juin, et était le jour le plus court. En remerciement à toutes les bonnes choses de l'année précédente, elle servait également à demander la protection du soleil pour les semences qui allaient commencer bientôt. Pour l'office du culte, les chroniqueurs nous rapportent qu'un tiers des terres cultivées dans les communautés étaient attribuées au Soleil. La mise en culture de ces terres constituait à la fois une forme de culte et une forme d'imposition économique.

Adoration de Viracocha

Bien que le culte du soleil soit apparu comme le culte officiel institué dans l'empire, il apparaît au travers de nombreux récits et témoignages que les Incas observaient une vénération envers un dieu créateur/civilisateur désigné sous le nom de Pachacamac sur les côtes du Pérou et Viracocha dans les hautes terres de l'empire. Ce dieu bénéficiait d'une situation toute différente de celle du Soleil; en effet, pour ce dieu, ni terres consacrées, ni temples, tout juste le fameux temple de Pachacamac au Pérou. Les prières incas qui nous sont parvenues attestent pourtant d'une ferveur et de considérations spirituelles se rapprochant d'un culte monothéiste. Garcilaso de La Vega, nous rapporte que Viracocha aurait été le véritable dieu des Incas, le Soleil étant quant à lui une divinité de vitrine dans les Andes animistes. Toutefois, il est bon de préciser que Viracocha, ou Wiracocha, est dieu bien antérieur aux Incas, commun à toutes les cultures pré-incas. Pachacamac est un dieu de la côte centrale du Pérou, dont les origines sont incertaines. Quoiqu'il en soit, les premières traces du site de Pachacamac remontent à l'époque de la civilisation Lima. C'est cependant avec la civilisation Ishmay, civilisation locale qui se situait entre les fleuves Rimac et Lurin (100-1450 après J.C.), que ce site connaît son apogée.

Culte aux Huacas

Lorsque les Incas imposent le culte du Soleil, ils « destituent » les dieux locaux mais n'interdisent pas l'exercice des croyances animistes qui dans l'ensemble conforte et renforce le culte du Soleil qui se pose en clé de voûte du système. Parmi les croyances tolérées figure le culte aux Huacas. Dans la langue Quechua, le terme Huaca peut désigner tout ce qui sort de l'ordinaire et par extension, cela désigne tout ce qui est susceptible de faire l'objet d'un culte dans le contexte animiste. Les huacas sont des personnages, ou un lieu de l'espace géographique (comme une montagne, une rivière ou même un arbre), sacrés ou divins, associés à une divinité particulière, plus exactement des lieux où réside un esprit, comme dans toutes les religions animistes. Il en existait partout sur le territoire inca. Ces sites sont parmi les lieux saints les plus importants pour la population de l'empire inca. De nombreux sacrifices y étaient pratiqués, quotidiennement, saisonnièrement, et annuellement, pour satisfaire ces dieux. Sacrifices et intermédiaires permettaient aussi aux chefs spirituels de la communauté de communiquer avec les huacas (les esprits), afin d'obtenir des conseils ou de l'aide.

Prêtres et « femmes choisies »

Les prêtres vivaient dans tous les temples et autres sanctuaires religieux importants. Ils remplissaient les fonctions de devins, sorciers, et médecins. Le titre de prêtre en chef à Cuzco était Villac umu. Celui-ci était marié et son autorité était en concurrence avec celle de l'Inca. Villac umu avait le pouvoir sur tous les temples et édifices religieux, et il pouvait nommer ou révoquer les prêtres. Les « femmes choisies », appelées aclla (« vestales » ou, pour les Espagnols, « vierges du Soleil ») étaient au service du Dieu-Soleil (Intip-aclla) ou de l'Inca (Incap-aclla). Elles devaient suivre une formation particulière et seules les plus qualifiées étaient choisies dès leur plus jeune âge. Elles vivaient dans la aclla-huasi (« maison des aclla ») et consacraient la plupart de leur temps à tisser les vêtements portés par l'Inca et les prêtres. Les princesses de sang royal étaient les Nustas, et l'une d'entres elles était appelée à devenir la Coya, l'épouse principale de l'Inca.

Divination

aclla] La divination tenait une place prépondérante dans la civilisation inca. Avant chaque action, on faisait appel à celle-ci et rien d'important ne pouvait être entrepris sans avoir auparavant consulté les auspices. La divination était utilisée aussi bien pour diagnostiquer des maladies que pour prédire le déroulement des batailles, exorciser ou punir un crime. La divination permettait aussi de déterminer quels sacrifices devaient être faits à quels dieux. Les Incas croyaient que la vie était contrôlée par des forces invisibles. Pour les représenter, les prêtres avaient recours à la divination. Il existait plusieurs méthodes de divination : on pouvait observer des araignées se déplacer ou analyser la disposition que les feuilles de coca prennent sur une assiette plate. On pouvait boire aussi de l'ayahuasca qui a des effets hallucinogènes en affectant le système nerveux central. Cette boisson permettait d'entrer en contact avec des puissances surnaturelles. Des prophéties pouvaient être aussi faites à partir de l'étude des poumons d'un Lama blanc sacrifié.

Offrandes et Sacrifice

Les sacrifices et offrandes étaient quotidiens, dédiés aux Dieux ou aux huacuas, ils rythmaient la vie du peuple. Les Incas offraient certaines choses qu'ils considéraient honorables aux yeux des Dieu, surtout à la Pachamama, la Terre-Mère. Ces offrandes pouvaient prendre la forme d'épis de maïs ou de feuilles de coca entre autres.

Les sacrifices d'animaux

À chaque occasion importante, on offrait un sacrifice, l'animal le plus utilisé était un lama. Beaucoup de sacrifices étaient quotidiens afin de célébrer le culte du soleil.

Les sacrifices humains

Il faut noter que si sacrifices humains il y avait, ils se faisaient lors de périodes de grand troubles, lorsque l'Inca était malade ou décédé, par exemple. Les personnes, hommes, femmes ou enfants offerts en sacrifice devaient être en bonne condition physique et de parfaite constitution. Les victimes des sacrifices étaient souvent prises parmi les peuples défaits et considérées comme une partie du tribut. Selon la légende, une petite fille de dix ans, Tanta Carhua, avait été choisie par son père pour être sacrifiée à l'empereur Inca. L'enfant, supposée physiquement parfaite, fut donc envoyée à l'empereur à Cuzco où des fêtes et des parades étaient données en l'honneur de son courage. Elle a été enterrée vivante dans une tombe des montagnes andines. Les enfants, considérés purs, rencontraient l'empereur et des célébrations étaient faites en leur nom. Selon les croyances des incas, l'enfant sacrifié devenait un dieu une fois emporté par la mort. Avant d'être enterré vivant, l'enfant buvait de la chicha, un alcool, apparemment pour atténuer la perception de ses sens. Pour l'honorer, les prêtres conduisaient des cérémonies qui l'accompagnaient tandis que son esprit quittait la terre. Le même genre de rites est attesté dans d'autres sociétés précolombiennes, notamment celle des Aztèques.

Société

Une société hiérarchisée

La hiérarchie dans l'empire inca reprend l'organisation traditionnelle des communautés andines. L'Inca est à la fois chef de son clan et souverain de tout l'empire. L'organisation communautaire est à la base de la structure de l'empire. Dans de nombreux cas, l'Inca conquérant veille à ne pas bousculer l'organisation traditionnelle des populations à assimiler et laisse en place les autorités traditionnelles et leur confie des instructeurs du clan inca pour les informer des lois de l'empire et les instruire dans la religion officielle. Ces autorités locales étaient donc encadrées et rendaient comptes à des supérieurs hiérarchiques qui tous étaient membres du clan Inca. D'une manière générale, il existait trois classes : d'une part la classe laborieuse constituée des paysans et artisans, d'autre part la classe de gouvernance locale et enfin au sommet, la classe dirigeante de souche inca qui tenait toutes les rênes de l'empire. Cette classe dirigeante était organisée comme un clan ordinaire dont les membres étaient appelés aux plus hautes fonctions au sein de l'empire, qu'elles soient religieuses, militaires ou administratives. Cette société était donc basée sur un système de castes et on ne pouvait que très difficilement et exceptionnellement changer de rang. Un individu de la classe laborieuse pouvait accéder à la classe dirigeante suite à un exploit militaire ou grâce à quelque autre mérite. Il arrivait, dans un but politique, que des dirigeants coopératifs de peuples vaincus obtiennent des postes à responsabilités, souvent celui de Kurakas. Organisation sociale suivant la tranche d'âge :
- 1 – 9 ans : À Partir de 5 ans, ils aident aux tâches ménagères.
- 9 – 16 ans : Tâches selon leurs capacités, s'occupent des troupeaux de lamas.
- 16 – 20 ans / 20 – 25 : messagers, bergers des lamas, accompagnent les seigneurs comme pages ou serviteurs.
- 25 – 50 ans : fondent un foyer avec deux obligations :
  - Payer les impôts, coloniser les régions éloignées (principe de fortification du royaume)(Mitimae)
  - Effectuer le service militaire aux postes frontières ou comme réserviste.

L'administration de l'empire

L'empire est divisé en quatre régions : Chinchasuyu, Antisuyu, Cuntisuyu et Collasuyu, comme était divisée la ville de Cuzco en quatre « districts ». Les grandes zones sont elles-mêmes sous divisées en provinces, elles-mêmes sous divisées en des structures plus petites jusqu'à ce qu'on arrive à des structures de quelques familles. Pour arriver à contrôler cet immense empire, de nombreuses voies existaient pour relier entre elles toutes les villes de l'empire et permettre à l'empereur d'exercer son contrôle jusqu'aux confins du pays. Des représentants de l'autorité de l'Inca sont présents à tous les niveaux de la structure administrative. Pour faciliter la communication, des voies sont réservées aux messagers impériaux et voyageurs officiels. Ces voies royales (plus de 25 000 km) étaient conçues pour les piétons, les population ne connaissant pas la roue, et les caravanes de lamas, la plupart étaient pavées et des auberges se trouvaient tout le long de ces routes.

Politique extérieure

Les conquêtes se faisaient soit pacifiquement, alors les souverains conquis détenaient un certain pouvoir, soit elles se faisaient avec les armes, et le peuple vaincu était en partie déplacé dans une région inconnue de lui, avec sans autre choix que de survivre à son nouvel environnement et sans pouvoir dialoguer avec les autochtones. Ces peuples étaient remplacés par des Incas, qui fortifiaient l'empire, c'étaient les Mitimaes.
- L'administration de l'empire se faisait à grande échelle et on pouvait décider de déplacer des populations dans un but économique ou politique. Le système de communication mis en place sous les Incas était d'une très grande efficacité et a permis la gestion de cet immense empire. C'est ce qui fut une de ses faiblesse et au moment de l'arrivée des espagnols, beaucoup de ces peuples se révoltèrent aux côtés des conquérants.

Pas d'écriture mais des quipus

lama] Alors que l'empire inca était très structuré et bureaucratisé, l'écriture n'y existait pas. Pour le gérer, un système de quipus a été mis en place. Les quipus sont des messages codés sous la forme de nœuds de différentes sortes sur des fils de laine, coton ou autre matériau et de différentes couleurs. Ces quipus servaient aux statistiques de l'État : recensement très précis (nombre d'habitants par âge et par sexe), nombre d'animaux, état des stocks, tributs payés et dus des différents peuples, enregistrement de l'ensemble des entrées et sorties de marchandises des entrepôts de l'État, etc. Seuls les administrateurs connaissaient la clé des quipus : c'étaient les Quipucamayocs. Il semblerait que les quipus aient aussi servi à notifier les grandes dates de l'Histoire et à consigner certains récits ou secrets religieux mais ceux-ci restent indéchiffrables de nos jours contrairement à certains quipus de statistiques.








L'importance de l'agriculture

L'empire inca était une théocratie : l'empereur, l'Inca, était considéré comme un dieu vivant et le culte du soleil, de l'Inti dont l'Inca était la représentation sur terre, était un des piliers de l'empire. Un autre pilier était constitué par l'agriculture.

L'organisation de l'agriculture

agriculture De fait, la structure de base de l'empire était constituée par l’ayllu. Il s'agit d'une communauté villageoise dont les origines seraient une même famille regroupée. Un territoire lui appartenait qu'elle gérait comme bon lui semblait. Un kuraka était à la tête de l’ayllu.
Le Kuraka était chargé de la répartition des terres, qui se faisait sur un modèle de parts, entre chaque membre du village apte à travailler. ayllu Les travaux agricoles étaient divisées en trois temps :
- la part de l'Inca et de la famille royale ;
- celle de chaque détenteur de lopin de terre, pour subvenir aux besoins de sa famille ;
- celle qui appartenait au village, afin de subvenir aux besoins des plus démunis. Un système d'entraide entre les familles était très développé. En plus des terres collectives, il existait des réserves qui permettaient de pallier le manque en cas de famine, ou quand venait une délégation de l'Inca. Un autre devoir de chaque membre de la communauté consistait à s'occuper des travaux collectifs (comme l'entretien des canaux d'irrigation).
Ce système connaissait cependant des faiblesses : les kurakas abusaient parfois du système, s'enrichissaient et constituaient une nouvelle classe dont les privilèges étaient transmis par héritage.

Les types de culture

ayllu À cette époque, l'agriculture était essentiellement une agriculture de montagne. La pomme de terre et de nombreux autres tubercules étaient les aliments de base. Ces végétaux sont sensibles et, les récoltes ne pouvant être garanties, des techniques de conservation étaient développées pour faire face à d'éventuelles années difficiles. La quinoa, une céréale, est plus facile à cultiver, elle pousse jusqu'à 4 000 m d'altitude. Autre culture répandue : le maïs. Bien que très apprécié, les conditions particulières pour sa culture limitent sa production et le maïs se trouvait souvent réservé aux offrandes ou réservé pour les fêtes. Pour développer cette culture, de nombreuses terrasses, les fameuses andenes, furent construites dont certaines perdurent jusqu'à de nos jours. Les Incas installèrent des réseaux d'irrigation comprenant canaux et aqueducs. Autres plantes cultivées selon les régions : des tomates, des arachides, des haricots, des piments, des ananas, le cacao, etc. ainsi que la coca, très importante pour le peuple inca puisqu'elle est utilisée dans toutes les cérémonies. Enfin, en ce qui concerne l'élevage, viande et laine provenaient essentiellement des lamas et alpagas.

Arts et sciences

Voir l'article détaillé : Art inca Art inca En sciences, les Incas ont acquis beaucoup de connaissances dans certains domaines tels que les mathématiques, basées sur un système quadridécimal (base 40) et non décimal, ou l'astronomie. Capables de voir les solstices ou équinoxes, leur calendrier à la fois lunaire et solaire leur permettait de gérer au mieux les cultures. Certaines traditions expliquent que le déclin de l'empire fut décrit dans les astres cent ans avant l'arrivée effective des espagnols. Leur système d'irrigation complexe est une autre de leurs œuvres d'art inexpliquées léguées à leurs descendants. Dans le domaine de l'agriculture, leur avance était considérable. Ils avaient l'un des premiers laboratoires agronomiques du monde. En effet, sur les terrasses de Moray, les scientifiques modernes se rendirent compte que chaque niveau avait une température différente. Ceci aurait permit aux Incas d'étudier l'acclimatation des céréales, tubercules et autres plantes servant à leur alimentation. Ils purent faire des croisements et des améliorations de certaines familles.
- Leurs connaissances étaient également remarquables en médecine et architecture. En effet, les Incas étaient même en avance par rapport aux Européens dans le domaine médical. L'utilisation de la quinine (pour traiter la malaria) et de nombreuses autres plantes leur permettaient de guérir de nombreuses maladies et de soulager diverses souffrances. Ils avaient une très bonne connaissance des plantes et de leurs bénéfices. Les Incas pratiquaient même la chirurgie, notamment les trépanations crâniennes, utilisant la coca comme anesthésiant. malaria] Les Incas maîtrisaient l'art architectural. Leurs constructions sont imposantes et ingénieuses, souvent orientées à des fins utilitaires. Le nombre de bâtiments et autres constructions réalisés est vraiment élevé. L'un des secrets élucidés est celui de la forme des fenêtres et portes des temples. La forme trapézoïdale permet à l'édifice de résister beaucoup mieux aux tremblements de terre, très fréquents dans ces régions. En s'installant à Cusco, les espagnols ont d'ailleurs repris comme fondation de leur bâtiments les restes des temples incas. Les canaux d'irrigations sont également une preuve de la maîtrise qu'avaient les Incas. En effet, comment faire monter l'eau à Machu Picchu ?
- Quant aux routes, ils améliorèrent le réseau laissé par la civilisation Huari, ou Wari, qui leur permit de sillonner l'ensemble de l'empire dont le Chemin de l'Inca. Il ne fallait aux chasquis, les coursiers de l'empire, que deux jours pour atteindre Quito, capitale actuelle de l'Equateur, en partant de Cusco. Cusco Parmi toutes leurs constructions figurent des ponts de corde suspendus allant jusqu'à cent mètres, des relais de poste, des aqueducs, des silos, des forteresses, des temples, des palais, les andenes, etc. Le matériau principal était la pierre mais ils n'utilisaient pas de mortier pour les joindre entre elles, elles devaient s'emboîter parfaitement en ne laissant aucun espace vide. On peut voir encore de nos jours ces merveilles entre autre à Cuzco avec sa forteresse Sacsayhuaman et surtout sur le fameux site de Machu Picchu.

Voir aussi

Liens internes


- Principaux sites incas : Cuzco, Machu Picchu, le lac Titicaca, Ollantaytambo, Sacsayhuamán, Tumipampa, Cajamarca, Arequipa
- Cultures pré-incaïques : Caral, Paracas, Lima, Nazca, Chavín, Chimú, Mochica, Tiahuanaco, Huari

Liens externes


- [http://www.abc-latina.com/civilisations/Inca.htm La civilisation inca sur abc latina, l'Amérique Latine sur Internet]
- [http://grenier2clio.free.fr/inca/ La mythologie inca sur grenier2clio]
- [http://dduguay.club.fr/index.html Dictionnaire des incas... et des civilisations du Pérou ancien]
- [http://www.americas-fr.com/civilisations/incas.html Tahuantinsuyo, Empire des Incas]
- [http://www.louisg.net/C_inca.htm Le calendrier inca]

Bibliographie


-
Les Incas, Alfred Métraux, Seuil, coll. Points Histoire, 1983, ISBN: 2020064731, 190 p.
-
Histoire des Incas, Franklin Pease G.Y., Maisonneuve et Larose, 1995, ISBN : 2706811382, 187 p.
-
La Découverte et la Conquête du Pérou d'après les sources originales, Albert García, Libr. C. Klincksieck, 2000, ISBN: 2252018011, 778 p.
-
Le secret des Incas. Un peuple en guerre contre le temps, William Sullivan, Ed. du Rocher, 2000, ISBN : 2268035336, 266 p. La civilisation inca par le prisme de sa pensée religieuse.
-
Les Incas : énigmes et mystères, Didro, Les mystères de l'histoire, 2001, ISBN : 2910726258, 220 p.
-
Les Incas, Henri Favre, PUF, Que sais-je ?, huitième édition mise à jour, 2003, ISBN: 2130532977, 127 p.

Fictions en pays Inca


-
Le Temple du Soleil (bande dessinée Tintin), Hergé, Casterman
-
Les Mystérieuses Cités d'or, dessin animé Catégorie:Amérindien
-
Catégorie:Histoire du Pérou Catégorie:Amérique précolombienne ja:インカ帝国 ko:잉카 문명


Argent

L'argent (ou argent-métal) est un élément chimique, de symbole Ag et de numéro atomique 47.

Introduction

L'argent est un métal précieux, dont le nom désigne aussi les billets et pièces de monnaies. L’origine du mot viendrait d’un étymon indo-européen arg- signifiant « brillant » et serait l'équivalent en sanskrit de ar-jun अर्जुन् signifiant « brillant ». C’est un métal relativement ductile et très malléable, apprécié pour son éclat blanc particulier. Son principal défaut provient de son oxydation spontanée à l’air libre et surtout de sa sulfuration, qui forme une couche sombre à la surface du métal : il suffit par exemple de manger un œuf avec une cuiller en argenterie pour la faire noircir. L’argent est utilisé en joaillerie, en orfèvrerie, comme métal précieux ; en électronique, car il présente la conductivité la plus forte de tous les métaux ; ainsi qu’en photographie, les sels d’argent étant photosensibles. Cette dernière activité était la plus grande consommatrice de ce métal, avant que les procédés modernes permettent de récupérer l’argent dans les bains de développement et ainsi de le recycler en bonne partie ; la diminution du nombre de pellicules argentiques commercialisées en raison de l’avènement du numérique a également contribué à réduire considérablement le besoin de l’industrie photographie en argent. Les économistes distinguent, à la différence du langage courant, l’argent (métal) de la monnaie (outil de régulation des échanges économiques).

Histoire

La découverte de l’Amérique permit aux Européens d'extraire d’énormes quantités d’argent, surtout à Potosí - presque une tonne par jour à l’apogée. L’Argentine tire son nom de ce métal, et plata y désigne, comme en français, le métal et les billets. On retrouve ainsi le mot plata dans Rio de la Plata, fleuve d’Argentine.

Production

Le Pérou et le Mexique sont les plus grands producteurs d’argent. En 2000, le Mexique a produit, selon le ministère de l’économie mexicain, 2747 tonnes, soit 15% de la production mondiale. Chiffres de 2003, métal contenue dans les minerais et concentrés, source : L'état du monde 2005

Usages

Les premiers usages de l’argent étaient surtout les bijoux, la vaisselle, et les pièces de monnaie - le terme argent pouvant être employé comme synonyme de monnaie. Il a une action germicide in vitro. L'argent a une action bactéricide. Il était employé dans des ustensibles destinés aux enfants afin de les protéger contre des maladies dont l'origine n'était pas connue à ces époques. L'expression naitre avec une petite cuillère en argent dans la bouche vient de ce phénomène, son utilisation récente comme indication de richesse n'est qu'une conséquence. Les Vénitiens transportaient eau, vin et vinaigre dans des réservoirs en argent pour les conserver ; lors de la conquête de l'ouest américain, les pionniers protégeaient leur réserve d'eau en plaçant des pièces de monnaie en argent dans leurs outres ou leurs barriques. Son absorption dans la circulation du sang de l’organisme humain n’a pas d’effet direct mais un excès appelé argyrisme donne un teint gris.

Symbolique

Les noces d’argent symbolisent les 25 ans de mariage dans le folklore français.

Héraldique

Héraldique En héraldique, l'argent est l’un des deux métaux (l’autre étant l’or) - représenté par la couleur blanche

Corructation

Il s’agit d’une lumière vive, ponctuelle, émise par ce métal au moment de son refroidissement après fusion lorsque le voile composé d’oxydes et de fondant en surface se déchire emportés par le borax. Cette solidification appelée rochage par absortion de l’oxygène fait gonfler le métal. Catégorie:Couleur héraldique Catégorie:Métal de transition Catégorie:Élément chimique ja:銀 simple:Silver th:เงิน

1809

Catégorie:1809 Cette page concerne l'année 1809 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Début du ministère tory de Spencer Perceval, premier ministre d'Angleterre (fin en 1812).
- Début du règne du roi Charles XIII de Suède (fin en 1818).
- La Suède perd la Finlande au bénéfice de la Russie.
- La Finlande devient grand-duché de l'Empire russe et profite d'une grande autonomie.

Guerres napoléonniennes


- Cinquième coalition : Angleterre - Autriche.
- 3 février : Création du territoire de l'Illinois.
- 22 avril : Victoire d'Eckmühl contre l'Autriche.
- 22 mai : Victoire de Napoléon à la bataille de Essling, contre les Autrichiens
- 5 juillet : Victoire de Wagram contre l'Autriche.
- 6 juillet : Victoire de Napoléon à la bataille de Wagram, contre les Autrichiens.
- Août-septembre : Tentatives de débarquements britanniques sur l'île Bonaparte, actuellement l'île de la Réunion.
- 14 octobre : Paix de Schönbrunn.
- Annexion par Napoléon des provinces illyriennes (abolition de la république de Dubrovnik).
- Napoléon annexe les États de l'Église et retient prisonnier le pape Pie VII qui l'excommunie.
- Destruction des fortifications de Graz à la demande de Napoléon.

France


- Divorce de Napoléon Bonaparte.

Amériques

Amérique du Nord


- Début de la présidence démocrate-républicaine de James Madison aux États-Unis (fin en 1817).

Amérique latine


- Les Français sont chassés de l'île d'Haïti par les Dominicains.
- Une flotte anglo-portugaise s'empare de la Guyane française.

Asie


- Début du règne de Rama II, roi du Siam. Fin de la politique d'isolement (fin en 1824).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- Le peintre espagnol Francisco Goya dénonce la cruauté de la guerre dans son 3 mai 1808.

Sciences & découvertes


- Le savant français Louis Joseph Gay-lussac isole l'élément bore.
- Le naturaliste français Jean-Baptiste de Lamarck publie sa théorie de l'évolution dans sa Philosophie zoologique où il propose une théorie de l'évolution par l'héritage des caractères acquis. (voir transformisme)

Naissances


- 19 janvier : Edgar Allan Poe, écrivain américain
- 3 février : Felix Mendelssohn-Bartholdy, compositeur
- 12 février : Abraham Lincoln, futur président des États-Unis
- 20 mars : Nicolas Gogol, écrivain russe
- 27 mars : Eugène Haussmann, urbaniste français
- 3 mai : Laurent-Guillaume de Koninck, paléontologue et chimiste belge
- 6 août : Alfred Lord Tennyson, poète anglais
- 31 août : Oswald Heer, géologue et naturaliste suisse
- 9 novembre : Thomas Wright, chirurgien et paléontologue écossais († 1884).
- 24 décembre : Kit Carson, trappeur, traiteur, éclaireur, colonel des volontaires américain
- 29 décembre : William Gladstone Premier ministre britannique

Décès


- 31 mai : Joseph Haydn, compositeur (° 1732).
- 22 juillet : Jean Senebier, prêtre et botaniste suisse (° 1742)
- 16 décembre : Antoine François, comte de Fourcroy, chimiste français (° 1755). __NOTOC__ ko:1809년 ms:1809 simple:1809

Simón Bolívar

Simón José Antonio de la Santísima Trinidad Bolívar y Palacios est né le 24 juillet 1783 à Caracas au Venezuela, et il est mort le 17 décembre 1830 à Santa Marta en Colombie.

Biographie

Il fut un général et homme politique sud-américain, patriote, chef des guerres d'indépendance des colonies espagnoles d'Amérique du Sud dès 1813. Sa brillante campagne militaire lui valut le surnom de « El Libertador » (le Libérateur), mais les Espagnols le contraignirent à l'exil. De retour en 1817, il s'empara en 1819 de la Nouvelle-Grenade, la Colombie actuelle, et en 1821 du Venezuela. La Colombie et le Venezuela formèrent la Fédération de Grande Colombie à laquelle se joignit l'Équateur en 1822. Avec son lieutenant, le général Antonio José de Sucre, il libéra la Bolivie et le Pérou. Il deviendra président de la Bolivie le 11 août 1825 jusqu'au 1826. Cependant il fut impuissant à unifier les anciennes colonies espagnoles d'Amérique latine, sa vision politique était trop en avance sur son temps, et il fut accusé de vouloir tout dominer. Il se retira définitivement en 1830.

Hommages

Pour lui rendre hommage, on donna le nom de Bolivie à un pays d'Amérique du Sud. La monnaie de la Bolivie est le Boliviano et celle du Venezuela, le Bolívar. En 1999, la nouvelle constitution d'Hugo Chávez renomma la république du Venezuela en république bolivarienne du Venezuela.

Voir aussi


- Bolivar, une station du métro parisien
- Le Bolivar, la monnaie du Venezuela

Liens externes


- [http://www.simon-bolivar.org Simon-Bolivar.org]
- [http://www.americas-fr.com/histoire/bolivar.html Biographie de Simon Bolivar] Bolívar, Simón Bolívar, Simón Bolívar, Simón Héros national Bolívar, Simón Bolívar, Simón Bolívar, Simón ja:シモン・ボリバル simple:Simón Bolívar

Paraguay

|- valign="top" | Président | Nicanor Duarte Frutos |{{{{{{{{

Acre (Brésil)

Catégorie:État du Brésil L'Acre (AC) est un État brésilien situé dans la Région Nord. Il est bordé au nord et à l'est par l'Amazonas, à l'est par Rondônia, au sud par la Bolivie et à l'ouest par le Pérou. Il se trouve sur les contreforts des Andes. Il a une superficie de 152 189 km², divisés entre 22 municipalités et compte environ 558 000 habitants. L'Acre est la dernière partie du territoire brésilien a avoir été incorporée au pays. En 1903, il se sépare de la Bolivie et finalement s'incorpore à la jeune République brésilienne le 25 février 1904, comme un territoire fédéral. Il acquiert le statut d'État en 1962. L'intense activité d'extraction qui a atteint son apogée au siècle passé, y a attiré des Brésiliens de tous les autres états formant une population mélangée de gens du Sud, de São Paulo,du Nord et d'indiens. Le transport est surtout fluvial surtout quand les pluies interdisent la route principale, la BR 364.

Histoire

Le nom Acre est une réminiscence de l'État croisé homonyme de Palestine. Unique État situé dans le cinquième fuseau horaire à l'ouest de Greenwich, l'Acre fut la dernière portion importante du territoire à être incorporée au Brésil. Ses premiers occupants furent les peuples indiens Kulina et Kaxinawá. Par les traités coloniaux, dont le traité de Madrid le 13 janvier 1750, l'Acre faisait partie de la Bolivie et une petite partie en était revendiquée par le Pérou. Sur les anciennes cartes boliviennes, l'Acre était désigné comme «Tierras non descobiertas» : terres non découvertes. En 1867, le traité d'Ayacucho fixa sa frontière entre le Brésil et la Bolivie sur les rivières Beni et Mamoré. En 1877, une grande sécheresse au Nord-Est brésilien provoqua un mouvement de populations vers l'actuel Acre attirées par le caoutchouc. De son côté, la Bolivie ne l'avait pas occupé parce que sa principale activité économique était l'extraction minière (or et argent) et que les migrants boliviens s'installaient sur leur propre territoire pour l'exploitation du caoutchouc. Luiz Galvez Rodrigues de Aria dirigea une expédition en 1899-1900 dont le but était de prendre le contrôle de ce territoire bolivien. Il s'autoproclama président d'une république d'Acre le 14 juillet 1899, mais la sécession ne dura que jusqu'en mars 1900. Une deuxième tentative de mise sur pied d'une république d'Acre ne dura que quelques semaines, en novembre-décembre 1900. En vue de reconquérir le territoire, en 1899, la Bolivie fonda un siège administratif à effets fiscaux : Puerto Alonso appelé aujourd'hui Porto Acre. Vu l'innocuité de cette mesure, la Bolivie remit, en 1901, le territoire entre les mains d'un groupe américain : Bolivian Syndicate pour le développer et ensuite le récupérer. Les Brésiliens, qui y étaient installés, résistèrent par les armes. En 1902, José Plácido de Castro appuyé par l'État d'Amazonas, forma une troupe qui s'empara de Xapuri et déclara l'indépendance de la région. En 1903, négocié par le Baron de Rio Branco, fut signé le traité de Petrópolis entre le Brésil et la Bolivie. Le Brésil lui achetait le territoire pour 2 millions de livres sterling, indemnisait la Bolivian Syndicate et s'engageait à construire la ligne de chemin de fer Madeira-Mamoré pour donner un accès pour la Bolivie à l'Atlantique. En huit ans, le gouvernement fédéral récupéra sa mise, par les impôts sur le caoutchouc. En 1904, l'Acre devint Territoire fédéral (région directement administrée par le pouvoir central) Vu le déclin du caoutchouc, l'exploitation du bois devint la principale activité. L'activité économique revint seulement entre 1940 et -50. Le territoire gagna le statut d'État en 1962.

Économie

La participation de l'Acre au PIB du Brésil est de 0,2 %. Les principales activités économiques sont :
- agriculture et élevage; 5% du PIB de l'État
- industrie : 20%
- services: 75%

Démographie et aspects sociaux

(source: IBGE (Institut brésilien de géographie et statistiques: recensement 2000)

Les groupes d'âge

Image:Acre-Population.GIF

Fréquentation des crèches et des écoles

Image:Acre-Freq. écoles.GIF

Races et couleurs

Lors du recensement, le propre interrogé définit le groupe ethnique auquel il appartient. En 2000, nous avions en Acre:
- 30.2% de blancs
- 5.0% de noirs,
- 0.3% de jaunes,
- 62.2% de mulâtres,
- 1.4% d'indigènes et
- 0.9% d'appartenance non-déclarée. (observons que les noms des groupes ethniques sont donnés par les propres autorités brésiliennes)

Religions

Les participants aux diverses croyances en % de la population:
- 68,4 % de catholiques
- 20,3 % d'évangélistes
- 0,1 % d'autres chrétiens
- 0,2% de mormons
- 0,4% de témoins de Jéova
- 0,3% d'adeptes du spiritisme
- 0,2% qui suivent les traditions indigènes
- 0,3% d'autres religions et
- 9,7% sans religion

Alphabétisation

Ne tenant compte que de la population de plus de cinq ans (481081 personnes),nous avons le pourcentage d'individus alphabétisés en fonction de la race ou la couleur: 72,3% du total de la population est alphabétisée dont:
- 76% des blancs
- 57% des noirs
- 71% des jaunes
- 73% des mulâtres
- 29% des indigènes et
- 64 % de ceux qui n'ont pas défini leur appartenance raciale

Milieu Ambiant

L'Acre est le théâtre de conflits entre les défenseurs du milieu ambiant et les propriétaires défendant l'exploitation sans limites. Le meurtre du défenseur de la nature et syndicaliste Chico Mendes le 22 décembre de 1988 eut une répercussion nationale. Les seringueros de Xapuri, terre de Chico Mendes ont obtenu en 2002 la reconnaissance du Conseil de maniement florestal(PSC) pour la qualité de leur exploitation de la forêt. Cependant le déboisement atteint 60% dans certaines régions. La capitale de l'État est Rio Branco. Voici ses autres municipalités:
- Acrelândia
- Assis Brasil
- Brasiléia
- Bujari
- Capixaba
- Cruzeiro do Sul
- Epitaciolândia
- Feijó
- Jordão
- Mâncio Lima
- Manoel Urbano
- Marechal Thaumaturgo
- Plácido de Castro
- Porto Acre
- Porto Walter
- Rodrigues Alves
- Santa Rosa do Purus
- Sena Madureira
- Senador Guiomard
- Tarauacá
- Xapuri ja:アクレ州

2000

Cette page concerne l'an 2000 du calendrier grégorien. 2000 est la dernière année du et du . Le passage de 1999 à 2000 a été largement fêté, avec en plus le suspens du bogue de l'an 2000. Économiquement, 2000 est l'année du record de la bulle Internet où les bourses ont atteint leur niveau record, avant de perdre jusqu'à 80 % de leur valeur les années suivantes (cas du NASDAQ).

Événements

Premier trimestre


- : Date à laquelle devait se produire le bogue de l'an 2000, à 0h00.
- 10 mars : Pic de la bulle Internet, le NASDAQ atteint le record inégalé de 5132,52 points.
- 17 mars : Rachat de Land Rover à BMW par Ford

Deuxième trimestre


- 17 mai : Victoire historique en coupe de l'UEFA de Galatasaray (Turquie) contre Arsenal (Angleterre), fin du temps règlementaire 0 à 0, et 4 tirs aux buts à 1 pour Galatasaray.
- 11 mai : L'Inde compte désormais 1 milliard d'habitants
- 24 mai : Départ des troupes israëliennes du Sud du Liban après 22 ans d'occupation.

Troisième trimestre


- 2 juillet :
  - L'équipe de France remporte la coupe d'Europe de football.
  - Vicente Fox est élu président du Mexique.
- 25 juillet : Un Concorde d'Air France à destination de New York s'écrase peu après le décollage à Gonesse (France). 113 morts.
- 12 août : le Koursk, sous-marin nucléaire russe contenant 118 hommes d'équipage, sombre en mer de Barents.
- 14 août : Adoption de la résolution 1315 du Conseil de sécurité des Nations unies, pour la création du Tribunal spécial pour la Sierra Leone.
- 4 septembre : le CAC 40 atteint sa valeur record de 6 922,33 points.
- 20 septembre : A la veille de la compétition du 400m, la triple championne olympique Marie-José Perec quitte précipitamment les