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Brésil
La République fédérative du Brésil est le pays le plus peuplé d'Amérique latine et le cinquième plus grand pays du monde par sa surface. Sa superficie est de 8.500.000Km/2. Soit environ 15 fois la France. Il se situe dans la partie centrale et du nord est d'Amérique du Sud. Il possède des frontières au nord avec le Venezuela, la Guyane, le Surinam et le département d'outre-mer français de la Guyane française ; il est bordé au nord-est, à l'est et au sud-est par l'océan Atlantique, sur plus de 7360 km. Il partage ses frontières au sud avec l'Uruguay, au sud-ouest avec l'Argentine et le Paraguay, à l'ouest avec la Bolivie et le Pérou et au nord-ouest avec la Colombie. Les seul pays d'Amérique du Sud qui ne possédent pas de frontières avec le Brésil sont le Chili et l'Équateur. Le Brésil possède, en plus de la partie continentale de son territoire et des îles proches de la côte, quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint Pierre et Saint Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz ainsi que les petites îles de corail appelées Atoll des Roches.
Histoire
Articles détaillés : Histoire du Brésil et Chronologie du Brésil
On considère généralement que c'est Pedro Alvares Cabral, un navigateur portugais, qui fut le premier européen à arriver au Brésil, le 22 avril 1500. Le territoire devint une colonie portugaise. Rapidement, afin d'exploiter les ressources naturelles de la colonie, en particulier le bois brésil (c'est-à-dire couleur de braise, car ce bois était de couleur rouge), et pour servir de main-d'œuvre aux colons qui s'installaient, les Portugais ramenèrent des esclaves capturés sur les côtes africaines. Pendant plus de trois siècles, des millions d'Africains furent ainsi arrachés à leur terre pour peupler le nouveau continent. L'esclavage fut aboli le 13 mai 1888.
La Brésil est officiellement indépendant depuis le 7 septembre 1822. L'Empire qui succède à la colonie dure jusqu'en 1889, date à laquelle la République du Brésil est proclamée.
Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devint président après un coup d'État. Il resta au pouvoir jusqu'en 1945.
Le 27 octobre 2002, Luís Inácio da Silva dit Lula a remporté le deuxième tour des élections présidentielles avec 61,4 % des voix. Il est le premier président socialiste du Brésil.
Origine du mot « Brésil »
Brésil n. m. . Bois exotique qui, séché et pulvérisé, donne une matière tinctoriale rouge. Au Moyen Âge, le « bois de braise » provenait des Indes via la Perse, importé dans les premiers temps en Europe par les Vénitiens. C'est la profusion d'arbres « couleur de braise » ainsi que l'important commerce qui en découlera, qui donnera son nom au Brésil des conquérants européens au : Pau Brasil, le bois de braise (brasa en portugais).
Politique
Moyen Âge]
Article détaillé : Politique du Brésil ~ Présidence de Luís Inácio da Silva
Le Brésil est une république fédérale présidentielle.
Le président est élu pour un mandat de 4 ans et peut être réélu une fois. Le président actuel est Luís Inácio da Silva.
Le droit de vote est facultatif pour les citoyens qui ont entre 16 et 18 ans et pour ceux qui ont plus de 70 ans, il est obligatoire pour les citoyens qui ont entre 18 et 70 ans.
Le législatif est exercé par la Chambre des députés et le Sénat. La Chambre des députés est composée de 518 sièges et le Sénat compte 81 membres.
Géographie
Luís Inácio da Silva
Luís Inácio da Silva
Article détaillé : Géographie du Brésil
Le pays a une superficie de 8 511 965 km², occupant à lui seul plus de 47% du continent sud-américain. La plus grande distance est-ouest est de 4 319 km, et sa plus grande distance nord-sud mesure 4 394,7 km.
- Voir aussi les articles :
- Villes du Brésil : le pays compte 5 560 villes
- Favela
- Amazonie, Amazone, Transamazonienne
- La superficie du Brésil et de ses États
La forêt amazonienne recouvre une grande partie du pays. Elle est surnommée « o mar interior », la mer intérieure. L'Amazone, deuxième plus long fleuve au monde (derrière le Nil) et premier par son débit, traverse toute la forêt et débouche sur la côte atlantique nord du pays.
États Fédérales
Article détaillé : États du Brésil
Le Brésil est composé de 26 États et d'un district fédéral, dont sa capitale est Brasília
Voici la liste des États :
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Amérique latine
L'Amérique latine est l'ensemble des pays du continent américain où l'on parle des langues latines (langues romanes), essentiellement l'espagnol ou le portugais et dans une bien moindre mesure le français (Haiti, Guyane Française, Guadeloupe, Martinique, dominé par la culture anglo-saxonne). L'Amerique latine comprend donc la majeure partie de l'Amérique du Sud et de l'Amérique centrale plus le Mexique en Amérique du Nord.
Étymologie
Pays
Avec Pays-Population-Capitale.
#Argentine : 38 millions ; Buenos Aires
#Bolivie : 8,3 millions, La Paz (de facto) et Sucre (de jure, seul le pouvoir judiciaire y siège)
#Brésil : 176 millions, Brasilia
#Chili : 15,5 millions, Santiago du Chili
#Colombie : 41 millions, Bogotá
#Costa Rica : 4 millions, San José (en)
#Cuba : 11 millions, La Havane
#Équateur : 13,18 millions, Quito
#Guatemala : 13 millions, Guatemala Ciudad
#Honduras : 6,5 millions, Tegucigalpa
#Mexique : 103 millions, Mexico
#Nicaragua : 5 millions, Managua
#Panama : 3 millions, Panama (ville)
#Paraguay : 6 millions, Asunción
#Pérou : 28 millions, Lima
#Porto Rico : 3,8 millions, San Juan
#République dominicaine : 8,6 millions, Saint-Domingue
#Salvador : 6,3 millions, San Salvador
#Uruguay : 3,4 millions (2000), Montevideo
#Venezuela : 24,3 millions, Caracas
#Haiti : 8,1 millions, Port-au-Prince
Le Belize et le Guyana sont anglophones, le Suriname est néerlandophone. Ils ne sont donc pas inclus dans le concept d'"Amérique latine"
Histoire
:Article détaillé: Histoire de l'Amérique latine
Politique
Histoire de l'Amérique latine
Economie
:Article détaillé: Économie de l'Amérique latine
Démographie
:Article détaillé: Population de l'Amérique latine
Voir aussi
- Groupe de Rio
- Mercosur
- Organisation des États Américains
Pour en savoir plus
- Culture de l'Amérique latine
- Géographie de l'Amérique latine
- Histoire de l'Amérique centrale
- Histoire de l'Amérique du sud
- Histoire des Caraïbes
- Politique de l'Amérique latine
Liens externes et références
- CEPALC : organisme de l'ONU qui publie des statistiques sur l'économie et la pauvreté dans la zone.
- l'Amérique du Sud en ébullition : [http://www.alencontre.org/page/page2/05/01-5.html L'argentinazo dans le cadre continental sud américain (fin 2002)]
- [http://www.thowra.com/indexfr.html Voyages en Amérique Latine] - Témoignage d'un voyage en Amérique Latine (en Français et en Anglais)
- [http://www.americas-fr.com Americas] - Site d'information en français sur l'Amérique Latine
- [http://www.americas-fr.com/histoire/histoire.html Americas-histoire] - La partie histoire du même site.
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/AmeriqueSudIndependance.html Cartes des Indépendances (début XIXème)]
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-
ja:ラテンアメリカ
ko:라틴아메리카
simple:Latin America
th:ละตินอเมริกา
zh-min-nan:Latin Bí-chiu
Venezuela
|- valign="top"
| Capitale || Caracas
|- valign="top"
| Président || Hugo Chávez
|{{{{{{{{{{{{{
Surinam
|- valign="top"
| Capitale || Paramaribo
|- valign="top"
| Président || Ronald Venetiaan
|{{{{{{{{{wikitravel|le Suriname|Suriname{en{en{Pays d'Amérique
Guyane française
La Guyane (973) est un département français d'outre-mer. Avec ses 86 504 km² de superficie, elle est le plus grand département français. Elle est en outre le seul territoire français et de l'Union européenne du continent sud-américain. La forêt équatoriale couvre la plus grande partie du territoire.
Son nom officiel est Guyane. L'ajout de l'adjectif française dans les dénominations courantes n'est qu'une commodité de langage issue de la période coloniale, pendant laquelle existaient trois Guyanes : la Guyane britannique (actuel Guyana), la Guyane néerlandaise (actuel Suriname) et la Guyane française.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Guyane
La Guyane a obtenu le statut de département d'outre-mer le 19 mars 1946.
Elle reste célèbre pour son bagne où ont été déportés 75 000 prisonniers (dont 3 % ont survécu). Sa fermeture a été obtenue, après la Seconde Guerre mondiale, par Albert Londres, au travers de la publication de 27 articles.
Origine du nom
Le terme « Guyane » est d'origine indigène. Dans le dialecte guanao, c'est-à-dire celui de la population indienne du delta de l'Orénoque, GUAI signifierait « nom », « dénomination », YANA est une négation. D'où Guayana qui est encore le terme italien pour désigner le massif des Guyanes. « Guyane » voudrait donc dire « sans nom », « ce qu'on ne peut nommer ».
La Guyane serait donc la terre « qu'on n'ose nommer », « la terre sacrée », « la maison de l'être suprême ».
A cette divinité se rattacherait la légende de l'Eldorado (le doré) qui n'est pas née d'une folle convoitise européenne, mais des superstitions indigènes. Paradoxalement, le terme de Guyane serait donc une appellation digne de cet Éden, longtemps mystérieux, paradis terrestre rêvé par les uns, enfer vert subi par les autres...
Administration
La Guyane est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Cayenne. Elle constitue avec la Guadeloupe et la Martinique, situées dans les Antilles, les départements français d'Amérique (DFA).
Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
- Conseil régional de Guyane
- Conseil général de Guyane
- Établissements scolaires de la Guyane
- Chambres consulaires de la Guyane
Politique
Article détaillé : Politique en Guyane
- Personnalités de la Guyane
- Députés de la Guyane
- Partis politiques en Guyane
- Parti Socialiste de Guyane
- MDES
- Walwari
Géographie
Article détaillé : Géographie de la Guyane
La Guyane est surtout connue pour accueillir, dans la ville de Kourou, la base de lancement des fusées Ariane (lanceur civil européen de satellites). Au et au début du XX, elle était surtout connue comme lieu de déportation des bagnards condamnés aux travaux forcés. Le bagne a été aboli, et il subsiste des bâtiments aux Îles du Salut, à Saint-Laurent du Maroni, etc.
Située entre le Brésil et le Suriname, la Guyane a un climat équatorial. Son chef-lieu est Cayenne. Seuls 5 % du territoire sont habités par les 157 213 habitants (en 1999), dont environ 60 % de créoles et un peu plus de 10 % de français d'origine européenne.
Seule la bande côtière est facilement accessible, le reste du territoire est couvert par une forêt équatoriale dense, pour l'essentiel une forêt primaire, accessible seulement par voie fluviale ou aérienne.
;Îles:
:Îles du Salut dont Île Royale, Île Saint-Joseph et Île du Diable
;Montagnes
:Sommet Tabulaire (830 m)
:Massif du Mitaraka (690 m)
:Mont Saint-Marcel (635 m)
Faune et flore
- Liste des espèces d'oiseaux de Guyane
Frontières terrestres
- 673 km avec le Brésil
- Saint-Georges de l'Oyapock
- 510 km avec le Suriname
- Saint-Laurent-du-Maroni
Principales villes
- Cayenne : Cités de Cayenne
- Kourou : Cités de Kourou
- Remire-Montjoly : Cités de Remire-Montjoly
- Sinnamary
- Saint-Laurent-du-Maroni
- Matoury : Cités de Matoury
- Mana
- Roura
- Montsinnéry
Principaux villages et hameaux
- Awala-Yalimapo
- Camopi
- Organabo
- Saut-Sabbat
- Tonnégrande
Personnalités guyanaises
- Félix Éboué
- Christiane Taubira
- Bernard Lama
- Sylvain Wiltord
- Jean-Claude Darcheville
- Florent Malouda
- Tariq Abdul-Wahad
Organisation des transports en Guyane
- Routes de Guyane
- Rues de Guyane
- Chemins de terre de Guyane
- Voies ferrées en Guyane
- Aéroport international de Rochambeau
- Transports publics en Guyane
Économie
Article détaillé : ~ ~
Démographie
Articles détaillés : Démographie de la Guyane ~ Populations de la Guyane
Culture
Articles détaillés : Culture de la Guyane ~ Fêtes en Guyane ~ Danses en Guyane ~ Cuisine guyanaise
Bibliographie
- Les Guyanes par Michel Devèze - Paris PUF, collection Que sais-je ?, N° 1315
- Les Tortues continentales de Guyane française par Metrailler S. & Le Gratiet G. - PMS éditions, Bramois, 1996
- [http://www.guyane-guide.com/ guyane-guide.com : Un des plus complet sur le département]
- [http://www.guyane.pref.gouv.fr/ Site officiel de la préfecture de Guyane]
- [http://www.terresdeguyane.fr/ Le site de référence sur la Guyane]
- [http://perso.wanadoo.fr/redris/HTML/personnages1.html Les personnages historiques de la Guyane]
- [http://guyaneego.free.fr/ Carte interactive et photos de Guyane]
-
ja:フランス領ギアナ
simple:French Guiana
zh-min-nan:Guyane
Uruguay
L'Uruguay est un pays d'Amérique du Sud situé au sud du Brésil et à l'est de l'Argentine, dont il est séparé par le fleuve Uruguay qui lui a donné son nom (le nom officiel est República Oriental del Uruguay, c'est-à-dire la république qui se trouve à l'est du fleuve Uruguay). Sa capitale est Montevideo.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Uruguay
L'histoire de ce pays commence réellement avec celle du peuple Guaraní, dont les fameux Charrúas etait le groupement le plus nombreux. Celui-ci, malgré sa totale disparition au , a encore des descendants indirects par métissage.
En 1516, les Espagnols découvrent le territoire mais le délaissent au départ du fait de la faiblesse de ses ressources naturelles.
La menace causée par l'expansion des Portugais conduit les Conquistadores à édifier la ville fortifiée de Montevideo en 1726 et à coloniser le pays.
Le début du voit l'émergence de mouvements indépendantistes un peu partout en Amérique du Sud, y compris en Uruguay (désigné alors sous le nom de Banda Oriental, c'est-à-dire « Région orientale »). Le contrôle du territoire uruguayen fit l'objet d'une dispute entre les deux États naissants de l'Argentine et du Brésil : ce dernier finit par annexer la région en 1821, pour la baptiser Provincia Cisplatina.
Mais le 25 août 1825, le pays révolté déclare son indépendance vis-à-vis du Brésil, et voit son existence confirmée par le Traité de Montevideo de 1828. Jusqu'en 1851, l'Uruguay continue toutefois à subir d'incessantes attaques de la part de ses deux grands voisins. Il participe par ailleurs à la guerre de la Triple Alliance contre le Paraguay à la fin du siècle.
De 1903 à 1920, le pays vit ses heures de prospérité avec le président José Batlle y Ordóñez. Il est ensuite touché par la crise de 1929, qui n'est vraiment surmontée qu'à partir de 1950. Le pays renoue alors avec une prospérité qui rappelle l'ère Batlle.
À partir de 1959, le pays est de nouveau frappé de plein fouet par une crise économique, puis politique, qui débouche finalement en 1973 sur un coup d'État et une dictature militaire. Depuis 1985, le pays est redevenu une démocratie, dont l'une des principales réalisations a été de se rapprocher de ses voisins pour former le Mercosur. Ces échanges ont amené l'espoir d'un retour à la prospérité dans un futur proche.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Uruguay
Voir aussi : Liste des présidents de l'Uruguay
La constitution est basée sur celle de l'Espagne, et a été votée le 27 novembre 1966.
Le régime uruguayen fait une application stricte du principe de séparation des pouvoirs :
- Le pouvoir exécutif est confié au président de la République, élu pour un mandat de 5 ans. Il est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement (Premier ministre).
- Le pouvoir législatif est assuré par un parlement bicaméral constitué d'une Assemblée générale (Asamblea General) de 30 sénateurs et d'une Chambre des Représentants (Cámara de Representantes) de 99 députés. Les membres de ces deux chambres sont élus au suffrage universel direct pour des mandats de 5 ans.
- Le pouvoir judiciaire repose entre les mains de la Cour Suprême de Justice, dont les membres sont nommés par l'Assemblée générale pour une période de 10 ans. C'est cette cour qui promulgue les lois (ou éventuellement une constitution). Elle est également la plus haute instance judiciaire du pays.
Depuis le 2005 le président est Tabaré Vázquez, le candidat de la coalition de gauche. Il s'agit du premier président à n'être ni un Blanco, ni un Colorado depuis plus de 150 ans.
L'Uruguay est l'un des pays constituant le Mercosur, avec l'Argentine, le Brésil et le Paraguay. Sur le plan intérieur, le gouvernement tente d'enrayer la montée du taux d'inflation, de réduire le chômage et de stabiliser la dette extérieure. Les priorités du pays, dans cette perspective, sont de réformer l'État et le système financier, de redéfinir les grands principes de sa politique étrangère, et de donner une nouvelle impulsion à l'éducation et à la recherche scientifique et technologique.
Départements
chômage
Article détaillé : Départements de l'Uruguay
L'Uruguay est divisé en 19 départements (castillan : departamentos, singulier - departamento) :
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Paraguay
|- valign="top"
| Président
| Nicanor Duarte Frutos
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Bolivie
La Bolivie ou République de Bolivie est un pays d'Amérique du Sud sans accès à la mer entouré par le Brésil, le Paraguay, l'Argentine, le Chili et le Pérou.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Bolivie
Avant la conquête espagnole, les Andes étaient habités par de nombreuses cultures, la plus importante fut certainement la civilisation de Tiahuanaco.
Au , les Incas intégrèrent une partie de l'actuelle Bolivie dans leur empire.
Les Espagnols découvrirent à leur arrivée au , une très grande quantité d'argent dans les mines de Potosí. La Bolivie fit d'abord partie de la vice-royauté du Pérou avant de passer sous le contrôle de la vice-royauté du Río de la Plata.
Les luttes pour l'indépendance débutèrent en 1809, mais l'indépendance ne fut acquise qu'en 1825, grâce aux armées de Bolívar d'où le pays tire son nom. La Bolivie et le Pérou constituèrent un seul pays pendant une courte période de temps. La Bolivie perdit une grande partie de son territoire suite aux guerres qu'elle mena contre le Paraguay, le Brésil à qui elle vend la région d'Acre et le Chili contre qui elle perdit son unique accès à la mer.
De nombreux coups d'États se sont succédé au cours du . Finalement, la dernière junte militaire au pouvoir prit fin au début des années 1980.
En 2000, un gisement de gaz naturel, estimé à 1,58 milliard de mètres cubiques, est découvert dans la région de Tarija. Pour construire un gazoduc vers la mer, deux options étaient possibles : soit passer par le Pérou, soit passer par le Chili. La voie chilienne semblait plus facile du point de vue technique, mais était critiquée en raison des ressentiments remontant aux guerres du .
Le président actuel est Eduardo Rodríguez depuis le 9 juin 2005. Il succède à Carlos Mesa Gisbert qui a présidé la Bolivie durant 20 mois. La raison de la démission de Carlos Mesa concerne l'énorme agitation du pays. Les manifestants réclamaient la nationalisation des entreprises d'hydrocarbure.
Carlos Mesa Gisbert
Voir aussi : guerre du gaz
Politique
Article détaillé : Politique de la Bolivie
La Bolivie est une république parlementaire.
Le président, élu tous les 5 ans, est à la fois le chef d'État et le chef du gouvernement. Il nomme les ministres.
Le parlement est formé par deux chambres : le Sénat, composé de 27 sièges, et la Chambre des députés, composée de 130 sièges.
La Bolivie fait partie de la Communauté andine.
Le 7 mars 2005, le président Carlos Mesa présente sa démission suite aux nombreuses manifestations réclamant son retrait. Le lendemain, le Sénat bolivien refuse, à l'unanimité, la démission de Mesa et donc ce dernier conserve sa place. Pour certains observateurs proche de l'extrême gauche, cette agitation politique ne servait qu'à re-légitimiser la président Mesa. Le 6 juin 2005, suite aux nombreuses manifestations, Carlos Mesa présente à nouveau sa démission. Celle-ci a été acceptée à l'unanimité par le congrès qui a désigné le chef de la Cour Suprème, Eduardo Rodriguez, comme nouveau Président. Cependant le retour au calme est fragile, les mouvements populaires essentiellement Indiens réclament toujours (entre autres) la renationalisation des réserves de pétrole et de gaz du pays, actuellement exploitées par des firmes américaines ou européennes. De possibles élections présidentielles anticipées pourraient donner l'avantage à Evo Morales, un Indien aymara anciennement "cocalero" (producteur de coca) d'extrême-gauche.
Des élections législatives normalement prévues pour le 4 décembre 2005 ont dû être reportées au 18 décembre 2005. Un référendum doit avoir lieu le 2 juin 2006 pour offrir une plus grande autonomie aux départements de Bolivie. La décentralisation était une des revendications essentielles des protestations de 2005.
Départements
Article détaillé : Départements de la Bolivie
La Bolivie est divisée en 9 départements.
- Département de Beni
- Département de Chuquisaca
- Département de Cochabamba
- Département d'Oruro
- Département de La Paz
- Département de Pando
- Département de Potosí
- Département de Santa Cruz
- Département de Tarija
Géographie
Département de Tarija et le lac Titicaca.]]
Article détaillé : Géographie de la Bolivie
La Bolivie est composée de deux régions géographiques bien distinctes. L'occident est traversé par deux cordillères d'orientations nord-sud qui bordent un vaste plateau, lAltiplano, c'est dans cette région que vit la majeure partie des Boliviens. La cordillère occidentale, aride, abrite quelques sommets majestueux comme le Nevado Sajama qui avec ses 6 542 mètres est le point culminant de la Bolivie. Le haut plateau est bordée au nord-est par la cordillère royale où l'on peut admirer entre autres le Nevado Illimani et l'Illampu et où s'abrite la ville de La Paz. Les massifs de la cordillère orientale abritent des vallées humides et possèdent des contreforts recouverts de forêts.
À l'est s'étendent de vastes plaines alluviales qui bénéficient d'un climat tropical. Le nord de ces terres basses appartient au bassin amazonien et est en grande partie recouvert de forêt. Plus au sud, les terres font parties du bassin du Rio Paraguay, les terres y sont d'avantage defrichées.
Parmi les curiosités géographiques du pays, on peut citer le lac Titicaca, située à cheval entre le Pérou et la Bolivie, il est le plus haut lac navigable du monde, sa grande étendue permet un micro-climat clément sur ses rives qui furent le berceau de la civilisation Tiwanaku ; le Salar de Uyuni, situé à l'ouest du pays, sur le sud de l'altiplano dans le département de Potosí, est la plus grande étendue de sel au monde.
On peut aussi admirer la cordillère Royale qui abrite de majestueux sommets enneigé, le Parc des volcans, où l'on peut observer le Nevado Sajama et les Bañados de Izozog.
Parmi les grandes villes, on peut citer La Paz, en très haute altitude, très marquée par la culture Aymara, Sucre, surnommée le "Paris des Andes" pour ses richesses architecturales ; Santa Cruz de la Sierra, la grande ville de l'orient bolivien ; Cochabamba, ville carrefour, surnommée parfois le "Vatican des Andes"
Frontières terrestres
- 3400 km avec le Brésil
- 900 km avec le Pérou
- 861 km avec le Chili
- 832 km avec l'Argentine
- 750 km avec le Paraguay
Climat
La Bolivie détient un climat chaud et humide mais ses conditions climatiques sont variées grâce à des altitudes diverses. Comme en région montagneuse, le climat des hautes altitudes est froid, sec et venteux alors qu'en plaines il est humide et plus doux. Les températures moyennes annuelles se situent entre 8 °C dans l'Altiplano et 26 °C dans les plaines orientales.
Économie
Article détaillé : Économie de la Bolivie
La Bolivie a été longtemps l'un des pays les plus pauvre d'Amérique latine. La Bolivie a réalisé de grandes réformes libérales dans les années 1990. Ainsi, le président Gonzalo Sánchez de Lozada (1993-97) a notamment signé un traité de libre échange avec le Mexique et a adhéré au Mercosur, en tant que membre associé. En outre, ce président a privatisé la compagnie aérienne, l'entreprise de téléphonie, les chemins de fer, l'entreprise d'électricité, ainsi que l'entreprise de pétrole.
La croissance du PIB a ralenti en 1999, en partie en raison d'une politique budgétaire d'austérité. Ces restrictions freinèrent la mise en œuvre des programmes de lutte contre la pauvreté. Ce ralentissement s'explique aussi en partie par les retombées de la crise asiatique.
Des troubles sociaux éclatèrent en avril, septembre et octobre 2000 en raison de la privatisation de la compagnie des eaux. En conséquence, la croissance du PIB ne fut pas supérieur à 2,5%. Le PIB n'a pas progressé en 2001 en raison du ralentissement de l'économie mondiale et de la faiblesse de l'activité nationale. Le déficit public s'élevait à 8,6% en 2002.
La Bolivie possède une importante dette extérieure.
Les importations proviennent principalement du Brésil (40%), des États-Unis (13,9%), de la Colombie (8,7%), du Pérou (6,3%) et du Japon (4,5%). (chiffres de 2004).
Ses exportations vont principalement vers le Brésil (33,9%), les États-Unis (12,7%), la Colombie (11,8%), le Vénézuela (11,6%), le Pérou (5,1%) le Japon (4,2%), (chiffres de 2004).
Les principaux produits exportés sont le le gaz naturel, soja et ses dérivés, le pétrole, le zinc et l'étain.
Démographie
Article détaillé : Démographie de la Bolivie
Démographie de la Bolivie
La population de la Bolivie est évaluée en juillet 2005 à 8 857 870 habitants.
Voir aussi
Articles connexes
- Amérique
- Amérique latine
- Amérique du Sud
- projet Bolivie page visant à coordonner le travail sur la section Bolivie de Wikipédia
Liens externes
- [http://www.bolivia.gov.bo/ Portail du gouvernement]
- [http://www.bolivia.gov.bo/BOLIVIA/paginas/sitiosestado.htm Liste de tous les sites internet du gouvernement]
- [http://www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs/etrangers/avis/conseils/fiches/fiche.asp?onglet=1&pays=BOLIVIE Conseils aux voyageurs]
- [http://wikitravel.org/fr/Bolivie Guide de voyage sur Bolivie] de Wikitravel
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Am%c3%a9rique/Bolivie/ La Bolivie] sur l'annuaire Dmoz
-
ja:ボリビア
ko:볼리비아
ms:Bolivia
th:ประเทศโบลิเวีย
zh-min-nan:Bolivia
Colombie
|- valign="top"
| Capitale || Bogotá
|- valign="top"
| Président || Álvaro Uribe Vélez
|{| border="0"
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- Amazonas (Leticia)
- Antioquia (Medellín)
- Arauca (Arauca)
- Atlántico (Barranquilla)
- Bolívar (Cartagena)
- Boyacá (Tunja)
- Caldas (Manizales)
- Caquetá (Florencia)
- Casanare (Yopal)
- Cauca (Popayán)
- Cesar (Valledupar)
- Chocó (Quibdó)
- Córdoba (Montería)
- Cundinamarca (Bogotá)
- Guainía (Puerto Inírida)
- Guajira (Riohacha)
- Guaviare (San José del Guaviare)
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- Huila (Neiva)
- Magdalena (Santa Marta)
- Meta (Villavicencio)
- Nariño (Pasto)
- Norte de Santander (Cúcuta)
- Putumayo (Mocoa)
- Quindío (Armenia)
- Risaralda (Pereira)
- San Andres y Providencia (San Andres)
- Santander (Bucaramanga)
- Sucre (Sincelejo)
- Tolima (Ibagué)
- Valle del Cauca (Cali (Colombie))
- Vaupés (Mitú)
- Vichada (Puerto Carreño)
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Équateur (pays) -
La république d’Équateur est un pays d’Amérique latine, a l'ouest de l’Amérique du Sud, entouré par le Pérou et la Colombie. Il a fait partie avec la Colombie et le Venezuela de la Grande Colombie. Il occupe une surface de 283 560 km², soit environ la moitié de la surface de la France et 9 fois la surface de la Belgique. Le nom du pays vient de sa position sur l’Équateur.
La capitale est Quito, mais la plus grande ville est Guayaquil, l’un des ports les plus importants d’Amérique du Sud. Le pays compte 13 millions d’habitants (2001) et est divisé en 22 provinces (îles Galapagos comprises).
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Équateur
Histoire de l'Équateur
L’Équateur fut nommé ainsi en Europe, à la suite d’une mission scientifique dirigée par Louis Godin, Charles Marie de La Condamine et Pierre Bouguer au .
Après avoir été dominé dans un premier temps par les Incas puis par les Espagnols, l’Équateur prit son indépendance le 24 mai 1822.
L’histoire du pays est troublée depuis par des périodes d’instabilité politique avec l’instauration régulière de dictatures militaires : 55 dirigeants se sont succédés depuis 1900. Par ailleurs de nombreuses guerres ont opposé le pays au Pérou pendant plus d’un siècle.
En 1990, les indigènes manifestèrent pacifiquement pour la reconnaissance de leurs droits, bloquant le pays en s’asseyant par terre. Le président Borja dut accorder à la confédération des Shuars la propriété de 11.000 km² de territoire en Amazonie, même si au même moment des escarmouches étaient lancées contre les leaders indiens.
Enfin en 2000, à la suite de la dollarisation de l’économie, la population manifesta, bientôt suivie par l’armée, au point de renverser le président Jamil Mahuad.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Équateur
Le 24 novembre 2002, Lucio Gutiérrez remporte les élections présidentielles. Il entre en fonction le 15 janvier 2003. Son programme politique est marqué par la volonté d’endiguer la corruption dans la haute administration, de clarifier et de rétablir une économie saine. Cependant, élu en partie grâce aux voix des partis indigénistes et paysans (Pachacutik), il mènera une politique économique orthodoxe, dans la ligne de ses prédecesseurs et suivant les recommandations du Fonds Monétaire International. Cela amène la rupture avec les ministres issus des secteurs les plus à gauche, qui sont évincés du gouvernement en août 2004.
Du point de vue de la politique extérieure, Gutiérrez a pris des engagements fondamentaux, parmi lesquels le refus de l’intégration à la Zone de libre-échange des Amériques et de l’implication de l’Équateur dans le conflit colombien en fonction des intérêts des États-Unis d'Amérique (qui veulent faire arrêter la production de cocaïne dans ce pays). Cependant, il n'a pas remis en question, la cession de la base de Manta à l'armée américaine, ce qui lui a valu les critiques de ses alliés du Pachacutik.
Mais le 20 avril 2005, il est destitué par le parlement et c’est le vice-président Alfredo Palacio qui lui succède.
Subdivisions
Article détaillé : Subdivisions de l'Équateur
L’Équateur est divisé en 22 provinces. Ces provinces ont un gouverneur et un conseil provincial élu par le peuple. Elles sont autonomes par rapport au gouvernement central au niveau économique et social, ainsi que pour l’utilisation des ressources naturelles.
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| Zamora
|{e{entête tableau charte{nwt|Nom français{nwt|Nom local{1er janvier{ligne grise{ligne grise{ligne grise{1er mai{ligne grise{ligne grise{ligne grise{ligne grise{1er novembre{ligne grise{ligne grise
Rochers de Saint Pierre et Saint PaulCatégorie:Île brésilienne
Les roches de Saint Pierre et Saint Paul (Penedos de São Pedro e São Paulo en portugais) sont une douzaine de minuscules île brésilienne, d'origine volcaniques, à environ 950 km au nord-est de Natal.
Géographie
La terre la plus proche est l'île de Fernando de Noronha à 630 km au sud-ouest. Les rochers sont une partie de l'état de Pernambouc du Brésil.
Les plus hautes roches (Rocher sud-ouest) ont une altitude de 22,5 m. Ces rochers sont des crètes de la dorsale médio-atlantique qui dépassent le niveau de l'eau. Les rochers sont répendu sur une aire qui mesure 350 m du nord au sud et 200 m de l'est à l'ouest. L'aire totale de terrain est d'environ 10000 m2, la localisation éxacte est 00° 55′ 08″ N 29° 20′ 35″ W.
Les plus grand rochers sont :
- Rocher Sud-ouest 3000 m2
- Rocher Sud-est 1500 m2
- Rocher Nord-ouest 1000 m2
- Rocher Nord-Est 1000 m2
Structures
Un phare de 6 mètre de haut se trouve au somme du Rocher sud-ouest fut contruit en 1930. Moins de 20 m plus loin au sud se trouve un abri pour le personnel militaire et les chercheurs.
Biologie
Seulement le plus grand des îlots, le Rocher du sud-ouest, possède de la végétation, principalement des mousses et des herbes. Les autres rochers sont stériles. Les rochers sont habités par des oiseaux marins (Sula leucogaster, Anous stolidus, Anous minutus), des crabes (Grapsus grapsus), des insectes et des araignées.
Histoire
Le matin du 16 février 1832, les rochers furent visités par Charles Darwin dans la première partie de son voyage avec les JMS Beagle autour du monde. Jusqu'à 1988, les îles faissaient parties du territoire fédéral de l'état Fernando de Noronha, qui fut dissout et ajouté à l'état du Pernambouc.
Informations
- [http://www.425dxn.org/dc3mf/pepa_e.html Plus d'infromations]
- [http://www.soutomaior.eti.br/mario/paginas/dx.htm informations et images février 2001]
- [http://www.worldwildlife.org/wildworld/profiles/photos/nt/nt1318a.html images montrant le phare et les batiments]
Trindade et Martim VazCatégorie:Île brésilienne
Trindade et Martim Vaz est un petit archipel brésillien, situé dans le sud de l'océan Atlantique qui appartient à l'État de Espírito Santo et se situe à 715 km à l'est de Vitória.
Il est constitué par deux îles principales (Trindad et Martim Vaz), séparées par 30 kilomètres, qui ont une superficie totale de 9,2 km2. Ces îles sont considérées par les navigateurs comme une immense barière au milieu de l'Atlantique. Elle ne sont pas habitées à l'exception d'une garnisson de 32 hommes de la marine brésillienne.
Les îles sont d'origine volcaniques et ont un terrain rocailleux. Elles sont arides, sauf le sud de Trindade.
Les îles furent découvertes en 1501 par le navigateur portugais João da Nova et appartenérent au Portugal jusqu'à l'indépendance du Brésil, elle devinrent alors brésilliennes. En 1890, le Royaume Uni occupa Trindade, mais les Anglais abandonnèrent les îles en 1896 après un accord avec le Brésil, trouvé avec une médiation du Portugal.
Histoire du Brésil
Indépendance et Empire
Pierre Ier du Brésil proclame l'indépendance du pays en 1822, cette monarchie, s'appuyant sur le peuple pour contrebalancer les riches latifundiaires brésiliens. La monarchie devient constitutionnelle en 1824.
En 1831, les élites propriétaires parviennent à pousser l'Empereur Pierre Ier du Brésil a abdiquer pour son fils de 5 ans : Pierre II du Brésil. Dans les années 1850, il s'engage à lutter contre l'esclavage, dont l'import en est interdit. La culture du café prend de l'ampleur et augmente l'importance des propriétaires terriens, notamment ceux de São Paulo. La Guerre de la Triple Alliance contre le Paraguay, de 1865 à 1870, est gagnée.
Continuant à lutter contre l'esclavagisme, l'Empire proclame en 1871 que les enfants d'esclaves sont désormais libre à la naissance : l'esclavage brésilien est donc condamné à long terme. Mais la loi Áurea de 1888, qui abolit totalement l'esclavage au Brésil soulève la résistance des propriétaires qui s'engagent alors pour le renversement de l'Empire. L'Empire et Pierre II du Brésil sont renversés en 1889. La République est proclamée, mais l'esclavage ne peut plus être restauré.
Vieille République
La Vieille République désigne la période de 1889 à 1930. São Paulo monopolise le pouvoir central d'une République Café com leite, oligarchiste, dans laquelle la classe moyenne grandissante pousse au changement.
Après le coup d'État de 1889, la République, est au main des classes qui détiennent le pouvoir économique et qui refusent l’organisation d’élections libres et tentent de maintenir par la force leur emprise politique. La période entre 1889 et 1930 est celle du règne des grands propriétaires. Elle est dite « République Café com leite » (‘’République Café au lait’’) puisque s'appuyant sur les industries cafetières de São Paulo et laitière-bovine de Minas Gerais. En effet, la fin de l'esclavage a entraîné la diminution du pouvoir de l'industrie sucrière du Nord-Est au profit de l'industrie cafetière du Sud-Est et de l'état de São Paulo qui monopolise finalement le pouvoir central.
Le Brésil s'allie aux alliés en 1917. L'accroissement du commerce permet l'agrandissement d'une classe moyenne mais qui reste soumise à l'oligarchie cafetière, mais s'y s'opposant sur les questions sociales et politiques.
Après la chute des prix des matières premières, de 1906 à 1914, le renouveau d'après guerre ne dure pas longtemps : le Brésil est en crise dès 1922 et aux grèves populaire de 1924 la vieille république répond par l'établissement de la loi martiale. La crise de 1929, ruinant ses marchés extérieurs, ruine le pays et sème donc le discrédit sur l'oligarchie propriétaire et son gouvernement. La République Café au lait est renversée par le coup d'état du 4 octobre 1930 : Getúlio Vargas devient président-dictateur.
Vargas, populisme, et développement
Le coup d'état du 4 octobre 1930 et Getúlio Vargas permettent la déchéance de l'oligarchie cafetière et la monté de la classe moyenne.
Les classes moyennes et les propriétaires des États périphériques portent Vargas au pouvoir en 1930. Il établit un état et exécutif fort, plus centralisé, engage le pays dans le droit de vote « universel », le vote des femmes, et le vote à bulletin secret, ce qui libère finalement le système brésilien du poids des coronelismo.
Il prend le pouvoir de 1930 du fait d'un coup d'État, devient légalement président en 1934, puis devient un dictateur en 1937. Il doit finalement abandonner le pouvoir en 1945. Mais il parvient à revenir au pouvoir de 1951 à 1954, où -accusé, discrédité et acculé- il se suicide et retourne massivement l'opinion en sa faveur et en celle de son camp.
Vargas a su suivre l'émergence de la classe moyenne en développant son populisme. Malgré son monopole présidentiel de 1930 à 1945, le Brésil teste une période démocratique de 1945 à 1964. La suprématie des 2 états Café au Lait est réduite, mais demeure. Juscelino Kubitschek lui succède.
De 1961 à 1964, le président João Goulart entreprend une politique de réforme sociale. Oligarchies traditionnelles et CIA manœuvrent pour provoquer sa chute. Le coup d'État de 1964 le renverse et établit une dictature militaire répressive.
Régime militaire
Institué en 1964, il se termine après une volonté de démocratisation.
Ce régime fut critiqué pour l'augmentation de la dette brésilienne qu'il accumula, ainsi que pour sa nature répressive : des centaines de Brésiliens ont été déportés, emprisonnés, torturés ou tués. La censure était fréquente.
Phase démocratique
(élection tout les 4 ans)
En 1985, élection indirecte de Tancredo Neves qui meurt, donc José Sarney devient président.
En 1989, Fernando Collor de Mello est le premier président élu par le peuple, mais est soupçonné de corruption en 1992.
En 1994 et 1998 Fernando Henrique Cardoso est élu et doit faire face à la crise.
Présent
Le problème principal du Brésil actuel est l'inégalité flagrante des richesses : encore ¼ des Brésiliens vivent avec moins de 1$/jour; mais aussi l'énorme dette brésilienne. Luiz Inácio Lula da Silva, socialiste arrivé au pouvoir en 2002 veut s'employer à restaurer les finances brésiliennes tout en encourageant l'économie par des impulsions sociale (salaire minimum augmenté, etc.)
Cependant, moins de deux après son arrivée au pouvoir, le Parti des travailleurs, parti du président, s'embourbe dans un des plus vastes scandales financiers qu'ait connu le pays. Sont directement impliqués des personnalités comme son secrétaire général, Silvio Pereira, son président José Genoino et son trésorier Delubio Soares, tous mis en cause et qui ont du démissionner.
Voir aussi
Brésil - Histoire du Brésil - Chronologie du Brésil - Présidence de Luís Inácio da Silva
-
ja:ブラジルの歴史
Chronologie du Brésil
Le Brésil avant la colonisation
Les territoires constituant l'actuel Brésil furent occupés dès le début du Avant l'arrivée des Européens, le territoire était occupé par des tribus dont la plupart étaient semi-nomades et vivaient de chasse, de cueillette et d'une agriculture sur brûlis ; lorsque les terres commençaient à montrer des signes d'épuisement, la tribu se déplaçait, laissant la nature reprendre ses droits :
:: - l'ouest était peuplé de tribus d'indiens Pano ;
:: - les régions orientales et méridionales de tribus d'indiens Ge ;
:: - la côte est et le bassin amazonien de tribus d'indiens Tupi et Guarani ;
:: - le nord de tribus d'indiens Arawak et Caraïbe.
Colonisation du Brésil
- En 1493, le pape Alexandre VI attribue à partir d'une ligne imaginaire nord-sud à 100 lieues à l'ouest des îles du Cap-Vert, les terres en-deçà aux Portugais, au-delà aux Espagnols.
- 7 juin 1494 : L'Espagne et le Portugal signent, contraints par le pape Alexandre VI, le traité de Tordesillas, par lequel, ces deux puissances s'entendent sur le partage des territoires du Nouveau Monde.
- Tout ce qui serait découvert à l'Ouest de la longitude 50° appartiendrait à l'Espagne, et tout ce qui serait à l'Est (Afrique comprise) appartiendrait au Portugal. En fait la papauté avait attribué non pas des zones de colonisation, mais des zones d'évangélisation, distinction subtile qui ne résista pas aux appétits de ces deux puissances européennes.
- Dès le 26 janvier 1500, le navigateur espagnol Vicente Yáñez Pinzón touche terre sur un site près de l'actuelle Recife, et remonte la côte vers le nord jusqu'à l'embouchure du fleuve Orénoque, mais conformément au traité de Tordesillas, tous ses territoires furent attribués au Portugal sans revendication de l'Espagne.
- Le 22 avril 1500, Pedro Alvares Cabral, amiral portugais, débarque sur le site de Porto Seguro (au sud de l'actuelle Salvador), prend possession du territoire au nom du Portugal et le baptise Terra da Vera Cruz (Terre de la Vraie Croix).
- En 1501, le Portugal envoie l'italien Amerigo Vespucci pour effectuer la reconnaissance des côtes du nouveau territoire. Il rapporte en Europe le bois de brasil (bois de brésillet) qui produit une teinture rouge qui sera très prisée et qui donnera son nom au nouveau territoire.
- En 1503, des marins français de Dieppe et de Honfleur, puis peut-être le malouin Jacques Cartier, se rendent sur les côtes du nouveau territoire portugais dans l'espoir de faire commerce du bois brésil (ou bois de Pernambouc), tout en bravant les navires de guerre portugais qui croisent dans les parages. Ils occupent un petit îlot près de Pernambouc, l'actuelle Recife, et certains d'entre eux, les truchements restent sur place et s'installent le long des côtes, se mélangeant aux indigènes.
- En 1530, le bois brésil ne suffisant plus à assurer le développement économique du nouveau territoire, le roi Jean III de Portugal (João III) le confie à de grands seigneurs (les donataires) qui accordent de vastes domaines à des colons, à charge pour eux d'y faire cultiver la canne à sucre.
- En 1532, Martim Afonso fonde le premier village de colonisation : la Vila de São Vicente (État de São Paulo).
- En 1548, le roi Jean III de Portugal (João III) dit le Pieux, décide d'un programme de colonisation du nouveau territoire. Il créé un gouvernement général du Brésil, qui prend en charge les pouvoirs conférés précédemment aux grands seigneurs donataires, afin de maintenir la cohésion des colonies éparpillées le long des côtes du nouveau territoire.
- De 1549 à 1553, Thomé de Sousa, premier gouverneur général du Brésil, organise un gouvernement central à partir de la nouvelle cité de Salvador récemment fondée. Il entreprend une profonde réforme de l'administration et de la justice.
- En 1550, un premier groupe d'esclaves africains arrive à Salvador.
- En 1554, fondation de São Paulo, au sud de Salvador, à partir de laquelle les Jésuites entreprennent d'évangéliser les Indiens de l'intérieur du territoire.
- Ils utilisent de petites pièces de théâtre comme outil pédagogique, pour infiltrer et conquérir les Indiens brésiliens
- Le père Jésuite José de Anchieta (1534-1597) est l'auteur de la première grammaire du Tupi, la langue prédominante chez les Indiens
- À partir du 10 janvier 1555, une expédition française, forte de 600 colons huguenots, et dirigée par Nicolas Durand de Villegagnon, seigneur de Torcy et vice-amiral de Bretagne, s'établit, dans la baie de Rio, pour constituer le point de départ d'une colonie nommée France Atlantique. Partie du Havre et soutenue financièrement par les marchands de Normandie, elle convoite le fameux bois de Brésil utilisé pour teindre leurs draps.
- En 1557, un deuxième contingent, composé de protestants calvinistes et de femmes, rejoint la colonie. Cette arrivée est le début d'une guerre civile désastreuse entre catholiques et protestants, préfigurant du massacre de la Saint-Barthélemy.
- Les Portugais finissent par détruire la colonie divisée en mars 1560, et réussissent à expulser tous les Français de la baie de Rio en 1565. Ils construisirent une forteresse côtière pour empêcher d'éventuelles nouvelles incursions étrangères, et fondèrent la cité de Rio de Janeiro en 1567.
- En 1570, un décret garantit la liberté des Indiens, mais la loi et la volonté de l'appliquer ne sont pas suffisantes pour empêcher les violences qu'ils continuent à subir.
- En 1580, le roi Philippe II d'Espagne hérite de la couronne du Portugal, et cet événement marque jusqu'en 1640, une période d'union des deux royaumes, lors de laquelle le Brésil dû faire face à de nombreuses agressions anglaises, hollandaises et françaises.
- De 1594 à 1615, le protestant Daniel de La Touche, seigneur de la Ravardière, tente à nouveau d'établir une colonie française dans l'île de Maranhão, où il fonde en 1612 la cité de Saint-Louis de Maranhão (São Luís do Maranhão, autour du fort Saint-Louis, mais il est finalement forcé de capituler le 4 novembre 1615 devant les Portugais commandés par Jerônimo de Albuquerque, alors qu'il avait demandé en vain des renforts au roi Louis XIII de France.
Louis XIII de France
- En 1624, une flotte hollandaise s'empare de Bahia, qui est reconquise en 1625 par une armée composée de forces portugaises, espagnoles et indiennes.
- En 1630, une expédition financée par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales prit Pernambuco (l'actuelle Recife), Olinda, et les territoires côtiers compris entre l'île de Maranhão et le fleuve São Francisco. Les Hollandais, sous le gouvernement de Jean-Maurice de Nassau-Siegen occupèrent leurs conquêtes plusieurs années et les firent prospérer.
- En 1644, le gouverneur Jean-Maurice de Nassau-Siegen démissionne pour protester contre l'exploitation à outrance menée par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales, et dès son départ, les colons portugais soutenus par le Portugal (redevenu indépendant de l'Espagne en 1640), se soulèvent contre le pouvoir hollandais, et après dix années de combats, les Hollandais se retirent, mais ne renoncent définitivement à leur revendication territoriale qu'en 1661.
- Durant le , l'activité des Jésuites se délocalise de São Paulo vers Salvador, première capitale du Brésil colonial. Une vie culturelle et littéraire commence à se développer dans la couche sociale la plus élevée de la ville : propriétaires terriens, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs et clergé.
- En 1674, les Bandeirantes (explorateurs) commencent l'exploration de l'intérieur des vastes terres du Brésil.
- En 1680, une expédition portugaise, violant le vieux traité de Tordesillas, fonde une colonie au sud de la rive orientale du Rio de la Plata, et est à l'origine d'une longue série de troubles qui ne s'achève qu'en 1828 avec la création de l'Uruguay.
- En 1690, les premiers gisements d'or sont découverts.
- En 1705, d'importants gisements d'or et de pierres précieuses sont découverts, dans les Minas Gerais, ce qui permet au Brésil de devenir rapidement le premier producteur d'or du monde.
- En 1711, le corsaire malouin René Duguay-Trouin s'empare de Rio de Janeiro et la restitue aux Portugais, trois mois plus tard, contre le paiement d'une rançon.
- Durant le , le centre économique et culturel du Brésil colonial se déplace vers les Minas Gerais. L'intensification de l'exploitation de l'or est alors concentrée autour de trois villes : Vila Rica (actuellement Ouro Preto), capitale de la province, Sabará et São João del-Rei.
- En 1743, une carte de l'Amazone est dessinée par Charles de la Condamine.
- En raison des besoins en main d'œuvre pour l'exploitation des mines, de puissantes bandes armées s'en prennent aux missions créées par les Jésuites afin d'asservir les Indiens évangélisés qui s'y trouvent.
- En 1760 :
- Les Jésuites sont expulsés du Brésil afin de casser leur puissance économique et leur influence politique.
- Les gisements miniers commencent à s'épuiser et sont progressivement abandonnés.
- En 1763, la capitale est transférée de Salvador à Rio de Janeiro.
- En 1775, l'esclavage des Indiens est aboli, mais il est remplacé par une main d'œuvre servile en provenance de l'Angola, autre colonie portugaise des côtes africaines. Jusqu'en 1850, la traite des esclaves noirs touche près de trois millions et demi d'êtres humains, qui sont arrachés du continent africain pour être asservis et vendus aux planteurs brésiliens.
- En 1789, dans l'État du Minas Gerais, des révolutionnaires (commerçants, intellectuels, francs-maçons...), menés par Joaquim José da Silva Xavier, appelé le Tiradentes (dentiste ou arracheur de dents), essaient d'organiser un soulèvement populaire pour exiger l'indépendance du Brésil, c'est l’Inconfidência Mineira (la « défiance des habitants du Minas Gerais »). Ce soulèvement échoue en raison de la trahison de l'un des meneurs. Tiradentes fut exécuté, mais devint le célèbre martyr de l'indépendance brésilienne, encore loué et chanté aujourd'hui par les écoles de samba, lors de la fête annuelle du 21 avril.
- Le Brésil connaît à cette époque une très importante effervescence politique, sociale et culturelle. De nombreux groupes, sociétés et académies sont créés, marquant le début d'une vie littéraire et culturelle nationale, jusqu'alors très dépendante du Portugal.
- Lorsqu'en 1806, l'empereur des Français Napoléon décrète le blocus continental contre le Royaume-Uni, le royaume de Portugal refuse d'adhérer à cette opération.
- En novembre 1807, fuyant les avancées de l'armée de Napoléon, la reine, le prince-régent et la famille royale quittent le Portugal pour le Brésil et y transfèrent le siège du royaume. Bientôt suivie par la cour, la reine s'installe à Rio de Janeiro en 1808.
- Fils aîné de l'héritier de la couronne, dom Pedro grandit donc au Brésil, dans le climat d'effervescence politique du Nouveau Monde et s'éprend de la colonie portugaise.
- Le 16 décembre 1815 est proclamé le Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves, la reine élevant le Brésil au rang de royaume, uni à celui de Portugal.
- En 1816, le prince-régent, à la mort de la reine Marie I, devient le nouveau roi de Portugal, du Brésil et des Algarves, sous le nom de Jean VI de Portugal (João VI).
- En 1820, une révolution éclate au Portugal et les révoltés exigent le retour du roi au Portugal.
- En 1821, la cour retourne à Lisbonne et le roi laisse à son fils Pierre (dom Pedro) la charge de gouverner la colonie. Investi d'une âme de romantique, il se sent beaucoup plus Brésilien que Portugais, et ne désire pas être obligé de finir sa vie au Portugal, à la succession de son père.
- Les Cortès de Lisbonne lui ordonnant de rentrer au Portugal, il prend fait et cause pour l'indépendance du Brésil et proclame cette dernière le 7 septembre 1822, sur les bords de la rivière Ipiranga.
Le Brésil après l'indépendance
- Le 12 octobre 1822, dom Pedro se proclame empereur du Brésil sous le nom de Pierre Ier du Brésil. Le 13 octobre, il est confirmé par acclamation, et soutenu par une partie du clergé et par les couches populaires, mais ce nouvel empire est mal vu par la grande bourgeoisie commerçante, libérale et positiviste, propriétaire de la plupart des terres.
- Le 25 mars 1824, par décret impérial, entrée en vigueur de la première constitution brésilienne.
- En 1825, le roi Jean VI de Portugal reconnaît l'indépendance du Brésil.
- De 1825 à 1827, eut lieu une guerre entre le Brésil et l'Argentine pour la possession de la province de Plata. Finalement ce territoire devint indépendant sous le nom d'Uruguay.
- En 1826, le roi Jean VI de Portugal meurt, et son fils Pierre Ier du Brésil devient légitimement roi de Portugal, mais il abdique en faveur de sa fille Maria da Glória (Marie II de Portugal).
- Le 7 avril 1831, l'empereur Pierre Ier du Brésil (Pedro), devenu très impopulaire, auprès de la grande bourgeoisie, est contraint d'abdiquer, en faveur de son fils Pedro de Alcântara, âgé de cinq ans, qui prit le nom de Pierre II du Brésil. Celui-ci, né au Brésil après l'indépendance était un véritable Brésilien, mais son accession au trône marqua cependant le début d'une période d'instabilité politique.
- En 1834 :
- Un acte additionnel à la Constitution permet l'instauration d'un véritable régime parlementaire dirigé par un régent-citoyen, en l'occurrence l'abbé Diogo Antônio Feijó. Ce régime dura jusqu'en 1840, année lors de laquelle Pierre II atteint sa majorité et commence son règne personnel.
- Pierre Ier du Brésil meurt en exil au Portugal.
- En 1847, les premiers immigrants arrivent à São Paulo pour travailler dans les grandes exploitations de café.
- En 1850, l'empereur s'engage dans la lutte contre l'esclavage ; le trafic d'esclaves vers le Brésil s'arrête.
- Dans les années 1860 débute la culture intensive du café.
- De 1865 à 1870, une guerre a lieu contre le Paraguay.
- En 1871, une loi affranchit les enfants nés d'une mère esclave.
- Le 13 mai 1888, la princesse Isabelle qui exerce la régence, signe la loi « Áurea » qui abolit totalement l'esclavage au Brésil. Consciente de l'impopularité de cette mesure, elle avait confié alors : « L'abolition de l'esclavage sonnera le glas de la dynastie ».
- En 1889, le régime de l'empereur Pierre II du Brésil, devenu très impopulaire auprès des grands propriétaires terriens, pour avoir aboli l'esclavage, est renversé par l'armée, dirigée par le général Manoel Deodoro da Fonseca. La République est proclamée, l'empereur part en exil à Paris et l'armée entre sur la scène politique brésilienne.
Paris
- En 1891 :
- Le 24 février, une nouvelle constitution crée la république laïque et fédérale des « États Unis du Brésil », et le général Manoel Deodoro da Fonseca en est le premier président élu.
- En novembre, il choisit de dissoudre l'Assemblée nationale et d'imposer un pouvoir dictatorial, mais poussé à la démission par une révolte de la marine, il cède le pouvoir au vice-président Floriano Peixoto qui maintient la dictature.
- En 1894, Prudente de Morais devient président de la République brésilienne.
- De 1906 à 1914, le pays connaît une grave période de crise économique due à la baisse du prix du café, puis à celle du caoutchouc, cependant le Brésil reste toujours la première puissance économique de l'Amérique latine.
Le Brésil après 1914
- En 1917, le Brésil s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Alliés, après avoir subi des attaques de sous-marins allemands contre ses bateaux de commerce.
- Dès 1918, les richesses agricoles du pays (café, blé, caoutchouc et sucre) sont à nouveau exportées massivement.
- Dès 1922, une grave crise économique touche le Brésil.
- En juillet 1924, la crise économique aboutit à une large révolte, qui démarre à São Paulo puis s'étend dans le pays et débouche sur 6 mois de troubles populaires. Après de nombreux affrontements, l'armée réussit à reprendre la situation en main et à mater la révolte. Cependant, le gouvernement décrète la loi martiale, pour éviter de nouveaux problèmes.
- En 1927, le gouvernement brésilien déclare les grèves illégales.
- En 1929, le pays subit de plein fouet les retombées du krach américain. Les marchés européens se ferment, les cours des matières agricoles s'effondrent avec en particulier ceux du caoutchouc et du café. Le gouvernement ne peut plus résister et le régime dictatorial tombe.
- Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas prend le pouvoir grâce à un coup d'État, et forme un gouvernement provisoire qui suspend la Constitution.
- En 1932, le droit de vote est accordé aux femmes et le vote à bulletin secret est introduit.
- En 1934, Getúlio Vargas est élu, pour quatre ans, président de la République par une nouvelle Assemblée nationale qui proclame, le 16 juillet, une nouvelle constitution.
- Le 10 novembre 1937, le président Getúlio Vargas impose une nouvelle dictature qu'il baptise l' Estado Novo (État nouveau), accompagnée d'une nouvelle constitution.
- En 1942 :
- En janvier, le Brésil rompt ses relations diplomatiques avec les pays de l'Axe.
- Le 22 août, le Brésil déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Italie.
- Le 30 octobre 1945, le président Getúlio Vargas est déposé par un groupe de généraux.
- Le 1er septembre 1946, une nouvelle Constitution démocratique et fédéraliste est adoptée.
- En octobre 1950, l'ex-président Getúlio Vargas est réélu président de la République à une écrasante majorité, en bénéficiant d'un grand courant patriotique, en réaction d'une part à la menace soviétique et d'autre part à l'ingérence économique américaine.
- Cependant, grâce à l'importante aide américaine, une longue période de progrès économique et d'enrichissement s'ouvre pour le Brésil. Entre 1950 et 1980, le PIB est multiplié par sept, cependant le revenu par habitant n'a été multiplié que par trois et les inégalités sociales s'accentuèrent.
- Le 24 août 1954, une affaire d'assassinat politique impliquant et discréditant Vargas, ainsi que la menace d'un coup d'État militaire pousse le président Getúlio Vargas, sommé de démissionner, à mettre fin à ses jours. Cette fin provoque une grande émotion populaire, le coup d'état militaire est abandonné.
- En 1955, Juscelino Kubitschek est élu président de la République. Il va tenter de relever le pays, mais doit faire face à des émeutes étudiantes et ouvrières.
- En 1960 :
- 25 février : une collision aérienne près de Rio de Janeiro cause la mort de 26 Brésiliens et de 35 marines américains.
- La capitale est transférée dans la ville nouvelle de Brasília, construite officiellement pour rééquilibrer le pays au profit de l'intérieur et pour être une vitrine de modernité, mais en fait pour mettre l'appareil de gouvernement relativement à l'abri de toute pression en cas de troubles populaires, en tout cas pour l'éloigner des mégapoles de São Paulo et Rio de Janeiro.
- Jânio Quadros est élu président de la République brésilienne.
- En 1961 :
- Le président Jânio Quadros renonce à la présidence et le vice-président João Marques Goulart lui succède.
- Une nouvelle modification de la Constitution transfère une partie du pouvoir exécutif présidentiel vers le premier ministre João Marques Goulart.
- En 1962, le premier ministre João Marques Goulart initie un plébiscite pour un retour à un régime présidentiel.
- En 1964, alors que le pays plonge dans un nouveau cycle de baisse, le président de la république João Marques Goulart est renversé par un putsch militaire et doit s'enfuir en Uruguay. Le maréchal Castelo Branco assume la présidence et instaure une dictature militaire.
- En 1967, une nouvelle constitution abandonne la dénomination d' « États Unis du Brésil » pour un simple « Brésil ».
- En 1968, l'Acte institutionnel n° 5 permet l'instauration d'une véritable dictature qui dure près de dix années.
- En 1969, une nouvelle Constitution est promulguée.
- En 1974, l'après choc pétrolier marque la fin de l'embellie économique, le retour de l'inflation, alors que l'endettement asphyxie le pays. Les généraux sont discrédités.
- En 1979, le général João Figueiredo prend le pouvoir, et le pays amorce un timide retour à la démocratie.
- En 1985, d'immenses manifestations populaires obligent le général João Figueiredo à rendre le pouvoir, et un civil, Tancredo Neves est élu président de la République, mais tombe malade, et meurt peu de temps avant sa prise de fonction.
- Le vice-président José Sarney le remplace à la présidence. Il impose un programme d'austérité économique et introduit une nouvelle monnaie pour tenter de contenir une inflation galopante qui se montera à 1000 % en 1989.
Le Brésil démocratique
- Le 5 octobre 1988, une nouvelle Constitution plus démocratique est promulguée en remplacement de celle de 1969. Elle désigne le Brésil comme la « République Fédérative du Brésil ». Elle établit un régime présidentiel et le suffrage universel avec vote obligatoire. Elle met en place un Sénat (81 sénateurs élus pour huit ans), et une Chambre des députés (503 députés élus pour quatre ans).
- En décembre 1989 se déroulent les premières élections démocratiques depuis trente ans, et Fernando Collor de Mello devient le premier président de la République brésilienne réellement élu par le peuple.
- En 1992 :
- Procédure de destitution du président Fernando Collor de Mello, accusé de corruption financière. Le vice-président Itamar Franco assume la présidence de la République. L'ancien président sera acquitté en 1994 faute de preuves.
- En juin, sommet « Planète Terre » organisé par les Nations unies à Rio de Janeiro, au cours duquel est adopté une déclaration sur les droits et responsabilités des pays dans le domaine de l'environnement.
- Suite à ce sommet, et pour des raisons d'indépendance énergétique, le Brésil a développé un carburant qui, en vingt ans, a permis de réduire de 30 à 40 % ses émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports. En 2003, plus de 90 % des véhicules brésiliens roulaient avec un carburant vert qui est, en fait, un mélange d'essence avec une part d'éthanol, obtenu lors de la fermentation et de la distillation de la canne à sucre.
- En 1994, un nouveau plan d'austérité économique est mis en place pour pallier les conséquences de la récession mondiale.
- En 1995 :
- Le 1er janvier début du Mercosur (acronyme espagnol de Marché commun de l'Amérique du Sud).
- Lors des élections présidentielles, Fernando Henrique Cardoso est élu président de la République.
- Le nouveau président Fernando Henrique Cardoso tente de réduire les tensions entre les propriétaires terriens et les « Sans-terre » : 1 % de la population brésilienne possède alors 45 % des terres du pays.
- en 1995 et en 1996, de violents affrontements ont éclaté entre les propriétaires terriens et les Sans-terre. Le président Fernando Henrique Cardoso fait redistribuer 1 000 km² de terres de riches domaines privés pour les donner à plus de 3600 familles pauvres, et autorise la reprise de terres attribuées aux Indiens.
- En octobre 2002, lors des élections présidentielles, le chef historique de la gauche Luís Inácio da Silva, dit « Lula », ancien ouvrier métallurgiste, est élu président de la République avec 61 % des suffrages.
Livres
- [http://perso.wanadoo.fr/calounet/resumes_livres/rufin_resume/rufin_rougebresil.htm Rouge Brésil] de Jean-Christophe Rufin, prix Goncourt 2001 - Éd. Gallimard, 560 pages - Thème : Roman historique. Aussi [http://www.livresse.com/Bibliotheque/rufin-jc-rougebresil.shtml Rouge Brésil]
- [http://www.fabula.org/actualites/article4424.php Nicolas de Villegagnon ou l'Utopie tropicale] de Serge Elmalan, préface de Jean-Christophe Rufin - Éd. Favre 2002, 298 pages - Thème : Histoire.
- L'Esclavage en héritage (Brésil) de Jean-François Véran - Éd. Karthala 2003, 386 pages - Thème : Histoire - Étude universitaire. ISBN 2845864132
- Brésil, les silences de l'histoire de Sergio Corrêa da Costa - Éd. du Rocher 2003, Collection Documents, 391 pages - Thème : Histoire. ISBN 2268045722
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7 septembre
Le 7 septembre est le 250 jour de l'année (251 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Sainte Reine.
Événements
- 1191 : Victoire de Richard Coeur de Lion à Arsouf contre | | |