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Bretagne (province Romaine)

Bretagne (province romaine)

Catégorie:Province romaineCatégorie:Monde celtique Catégorie:Monde celtique

Présentation de la Bretagne

Géographiquement la province romaine de Bretagne couvrit l’Angleterre, la Pays de Galles et le sud de l’Ecosse, du au début du . Elle était la région la plus au nord du monde connu. Pour les Romains, la Bretagne constituait «la terre la plus écartée et le dernier boulevard de la liberté», d'après l'écrivain Tacite, qui ajoutait: «Il n’y a plus de peuples au-delà, rien que des flots et des rochers.» Avant la conquête romaine, la Bretagne est peuplée de tribus celtes. Des relations de longue date existent avec les civilisations méditerranéennes, pour le commerce de chiens de chasse, d'esclaves et de métaux : initialement au départ des Cornouailles, les centres de commerce se sont progressivement déplacés vers l'ouest. Grâce au nombre de vestiges que le site a laissés, on estime qu'Hengistbury Head en constitua un pôle vers le IIIème siècle avant JC. Ce déplacement pourrait être en relation avec l'évolution de la situation sur le continent.

La conquête romaine

La conquête romaine procéda par étapes, après la conquête des Gaules.
- En 55 avant l'ère chrétienne Jules César débarque au sud de l’île de Grande-Bretagne, alors appelée la «Bretagne» ou Britannia (en latin), et réitère sa traversée en -54. Ces deux débarquements permirent l'établissement de premières relations de pouvoir entre Rome et les royaumes bretons : de nombreux rois se rendent à César et lui envoyent des esclaves (Trinovantes, Cantii...). Il n’y eut cependant ni établissement de colonies ni annexion. En revanche, un roi atrébate, Commius, fuira la conquête de la Gaule pour s'établir en Bretagne. Ces faits militaires constituèrent donc un précédent et une voie à suivre pour les successeurs de César.
- Au premier siècle de l’ère chrétienne, des marchands romains s’installent en Bretagne, avec l’accord de tribus bretonnes, tandis que de nombreux rois bretons sont reçus à Rome par Auguste et ses successeurs (voir Dion_Cassius, ou les Res Gestae Augusti).
- En 39, Caligula concentre des troupes près de Boulogne-sur-Mer et y fait édifier un phare monumental, puis renonce inexplicablement à tout débarquement.
- En 43 de l’ère chrétienne, l’empereur Claude souhaite neutraliser la religion druidique, susceptible d’être un ferment nationaliste en Gaule, et dont les bases subsistent en Bretagne. L'intérêt des commerçants romains a également pu influer sur sa décision, tandis qu'il se sert visiblement du roi Verica, spolié de son royaume par les Catuvellauni, comme prétexte à l'invasion. Il envoie en Bretagne quatre légions : les IIe Augusta, IXe Hispana, XIVe Gemina et la XXe Valeria Victrix, commandées par Aulus Plautius, ancien gouverneur de la Pannonie, Flavius Vespasien, le futur empereur et Osidius Geta. Les historiens estiment à environ 40 000 hommes le corps de débarquement qui mena la conquête du sud de la Bretagne, de 43 à 47. Claude fit même personnellement le trajet jusqu’en Bretagne, pour revenir célébrer son triomphe à Rome et prendre le titre de Britannicus, qu’il transmis à son fils.
- En 60, Néron fait occuper l’île de Mona (Anglesey), et détruire le sanctuaire foyer de druidisme.
- En 60 et 61, à la suite du leg à Rome de son royaume par le roi Prasutagus, les brutalités des commerçants et des administrateurs romains contre Boudicca, reine des Icenis, provoquent un soulèvement de toute la tribu. Ces troupes prirent plusieurs villes, massacrèrent les garnisons romaines et pillèrent Camulodunum, Verulamium et Londinium. Selon Suétone, Néron envisage d’évacuer l’île, mais Suetonius Paulinus mate la révolte. Les historiens romains annoncent un bilan terrible : 70 000 romains massacrés au début de la révolte, et sûrement beaucoup plus du côté breton. Sous Vespasien la conquête romaine reprend.
- De 71 à 74 Petillius Cerialis soumet les Brigantes dans la chaîne Pennine.
- De 74 à 77, Frontin conquiert le Pays de Galles
- De 77 à 84, Julius Agricola s’attaque aux Highlands, et envahit la Calédonie. Domitien le rappelle avant qu’il n’en achève la conquête. L'occupation romaine ne fut jamais complète sur l'île, car elle ne s'étendait pas au nord du mur d'Hadrien (long de 95 km), qui sépare aujourd'hui l'Angleterre de l'Écosse (voir la carte de la Britannia); la Britannia ne comprenait ni l'Écosse du Nord (Caledonia) ni l'Irlande (Hibernia). La conquête des hautes terres de la Calédonie aurait exigé un effort militaire et financier disproportionné par rapport à l'intérêt de l'opération. On n'y trouvait pas de terres à cultiver, ni de vastes terrains d'élevage, seulement des tourbières et des marais, rien qui puisse justifier pour Rome une guerre longue et coûteuse, car les populations locales (les Calédoniens) étaient très hostiles aux Romains. La conquête romaine incomplète de l’île et la surveillance des tribus récemment soumises forcèrent au maintien de trois légions et de troupes auxiliaires, soit entre 20 et 30 000 hommes. La Britannia devint une province impériale, gouvernée depuis Camulodunum (Colchester), Eburacum (York) ou peut-être déjà Londinium (Londres), par un légat qui devait être un ancien consul, en raison des effectifs à commander.

Organisation de la Bretagne romaine

Urbanisation

Les Romains estimaient que les «indigènes» étaient à un stade de développement et de civilisation moins avancé que le leur, et qu’il était de leur devoir de les amener à adhérer à leur genre de vie et à leurs valeurs culturelles. Pour cela, ils créèrent des villes. À la suite de nouvelles conquêtes, de nouvelles cités romaines furent créées, sur la base des tribus existantes telles que les Atrébates, les Trinovantes, les Iceni, les Coritani, les Ordovices, les Demetae et les Brigantes. La capitale économique de la Bretagne romaine est Londinium (Londres) ville qui avait été fondée par les Bretons sous le nom de Lundun avant l'arrivée des romains puis transformée en colonie vers l’an 50. Autres villes de la province de Bretagne (noms latins) :
- Camulodunum (Colchester), colonie militaire sur le territoire des Trinovantes et première capitale de la province en 43
- Lindum, (LincolnLincolnshire) colonie militaire fondée sous les Flaviens
- Glevum, (Gloucester) colonie militaire fondée sous Nerva
- Eburacum (York), colonie militaire fondée probablement sous Antonin le Pieux
- Verulamium, (St Albans - Hertfordshire) unique municipe de droit latin de Bretagne
- Ratae (Leicester)
- Deva (Chester)
- Dubris (Douvres)
- Corstopitum (Corbridge), proche du mur d’Hadrien
- Calleva (Silchester) chez les Atrébates
- Noviomagus (Chichester), chez les Regni
- Venta Belgarum (Winchester)
- Venta Silurum (Caervent), chez les Silures
- Mancunium ou Mamucium (Manchester)
- Durovernum (Canterbury), chez les Cantii
- Aquae Sulis (Bath), qui conserve des vestiges de bains romains Un important réseau de routes couvrait alors le pays, tandis qu'une hiérarchie de fonctionnaires assurait l'administration et que l'armée faisait régner l'ordre. Les liaisons avec le continent s’opéraient par Douvres et Boulogne-sur-Mer et depuis la Cornouailles par Nantes et Bordeaux. L’activité et l'exportation minière était importante : mines de plomb argentifère, d’or, de cuivre, d’étain, et même de fer et de charbon.

Romanisation

Évidemment, le latin servait de langue véhiculaire pour les Romains et les populations locales, estimées à un million d'habitants. Cependant, la romanisation (ou latinisation) des habitants de l'île — tous appelés Brettones (ou Bretons) par les Romains — resta plutôt superficielle et semble avoir surtout concerné le bassin de Londres, tandis que le vieux fond celtique perdura, du moins dans les campagnes et particulièrement au Pays de Galles où les Romains s'implantèrent peu. Autrement dit, les «Bretons» continuèrent à parler leurs langues celtiques, sauf pour les élites locales, généralement bilingues, pour qui la romanisation obtint un franc succès. Voici ce que nous dit l'historien Tacite (55-120) au sujet des Bretons dans Vie d'Agricola (98): En fait, les populations locales et rurales ne furent pas assimilés par les occupants. La langue latine resta une langue étrangère, sans doute nécessaire pour les relations avec les Romains. La latinisation des villes fut plus importante, mais pas au point de faire changer de langue les habitants. Certains mots anglais ont toutefois une origine qui date vraisemblablement de l'occupation romaine :
- Aménagement : Street de strata (chaussée), Wall de vallum (pallisade, mur), suffixe -chester et -cester dans des noms de localité, pour castra (fort), suffixe -coln dans Lincoln, pour "colonia" (colonie)
- Vie citadine : dish, de discus (disque), wine de vinum (vin), cheese de caseus (fromage), cheap de caupo (aubergiste)

Défense de la province

Entre 119 et 122, puis en 142, des soulèvements de Brigantes soutenus par les tribus insoumises de Calédonie se produisirent sur la frontière nord de la Bretagne, obligeant à un renforcement du limes :
- C’est au cours du voyage que l'empereur Hadrien (117-138) effectua en Calédonie (Écosse) en 121-122 que la construction du mur d'Hadrien (Hadrian's Wall) commença pour se terminer en 128. Ce mur était entouré de fossés, jalonné de fortins, de casernes, de toute une infrastructure militaire qui fut efficace pendant plus de trois siècles. Il s’agissait pour l'Empire romain de soulager les forces armées de la pression des Pictes, qui se faisait de plus en plus forte; certains historiens parlent davantage d’une «ligne de démarcation» que d’une ligne de fortification.
- En 142, l'empereur Antonin le Pieux fit construire un autre mur, entre le Forth et la Clide, qui «doublait» au nord la fortification déjà édifiée par son père adoptif Hadrien.

La Bretagne au IIIe et IVe siècles

Au cours du , les troupes romaines de Bretagne participent aux troubles politiques de l’Empire romain et font face à des attaques venues du nord et de la mer, mais qui n’ont pas la gravité des assauts germaniques sur le Rhin ou le Danube.
- 193 : le légat Clodius Albinus s’insurge contre l’assassinat de l’empereur Pertinax. En 197, il débarque en Gaule pour affronter Septime Sévère, et se fait battre à Lyon.
- de 208 à 211 : Septime Sévère combat les incursions des Calédoniens. Il divise la Bretagne en deux provinces, Bretagne supérieure (capitale Deva) et Bretagne inférieure (capitale Eburacum/York). Septime Sévère décède à Eburacum en 211.
- de 259 à 274, la Bretagne soutient les empereurs gaulois et fait partie de l'empire des Gaules
- 286 : usurpation du général Carausius en Bretagne, qui contrôle avec sa flotte la côte de la Gaule de l’Escaut à la Seine. L’auguste Maximien Hercule accaparé par la défense contre les Germains ne parvient pas le réduire
- 293 : le César Constance Chlore oblige Carausius à quitter ses positions en Gaule. Allectus, fonctionnaire soutenu par les marchands de Londres, assassine Carausius, se proclame empereur à son tour et ramène ses légions en Bretagne.
- 296 : Constance Chlore débarque en Bretagne. Allectus est tué dans les combats et l’Empire reprend le contrôle de la province.
- Au IVe siècle, après les grandes réformes de Dioclétien, la province de la Britannia est divisée en plusieurs provinces, du nord au sud :
  - Valentia, au nord
  - Maxima Caesariensis (Chaîne Pennine), capitale Eburacum (York)
  - Flavia Caesariensis (région au nord de la Tamise, entre la mer et le Pays de Galles), capitale Londinium (Londres)
  - Bretagne II (Pays de Galles)
  - Bretagne I (Cornouaille et régions au sud de la Tamise), capitale Durovernum, le tout formant le diocèse de Bretagne, rattachée à la préfecture du prétoire des Gaules.
- A la même époque, Londres devient un atelier monétaire impérial
- 306 : Constance Chlore décède à Eburacum (York), alors qu’il s’apprétait à marcher contre les Pictes révoltés
- Le christianisme touche lentement l’île, et trois évêques bretons participent au concile d’Arles en 314.
- 368-370 : Théodose l'Ancien repousse les incursions des Pictes, des Scots et des pirates Saxons
- En 383, le comte Maxime se fait proclamer empereur après sa victoire contre les Pictes et les Scots. Il passe en Gaule avec une partie de son armée et l’armée du Rhin puis celle de Rhétie se rallient à lui. La Bretagne est dégarnie, les troupes restantes ne peuvent plus défendre le mur d’Hadrien contre les nouvelles attaques des Pictes et les Scots et abandonnent cette ligne de défense.

Fin de la Bretagne romaine


- 407 : Les troupes romaines repoussent des tentatives de débarquement des peuples germaniques qui viennent d'envahir la Gaule et proclament empereur leurs généraux Marcus, puis Gratien, puis Constantin III. Celui-ci transfère ses troupes en Gaule et laisse l’île sans défenseurs.
- après 407, la Bretagne dégarnie de troupes se défend comme elle peut contre les attaques des Saxons, des Angles, des Jutes, des Pictes et des Scots. Les forces romaines en Gaule sont impuissantes à lui apporter de l’aide.
- En 429, Saint Germain d’Auxerre va en Bretagne lutter contre le pélagianisme et aide les Bretons à lutter contre les envahisseurs. Les sources sur cette période sont rares et parfois légendaires. La résistance des Bretons est attribuée à divers personnages : Ambrosius Aurelianus entre 460 et 480, qui conduit des réfugiés en Armorique, Vortigern, roi vers 425 ou vers 450. Dans les zones envahies disparaissent la romanisation et la première christianisation de l'île. De cette époque trouble naîtra la légende du roi Arthur. Se reporter à l’Histoire de l'Angleterre pour cette période et les suivantes.

Sites archéologiques romains


- Bath, vestige des thermes
- Mur d'Hadrien, dont le fort de Vindolanda, où l'on a découvert d'exceptionnels restes de correspondances des soldats stationnés dans ce fort.
- Théâtre de Verulamium à St Albans
- (liste non exhausitive) Et aussi
- Un site très complet sur la Bretagne romaine (en anglais et latin) : [http://www.roman-britain.org/]

Catégorie:Province romaine

Cette liste rassemble les articles concernant les anciennes provinces romaines. Catégorie:Géographie de la Rome antique Catégorie:Politique de la Rome antique

Catégorie:Monde celtique

Catégorie:Histoire de l'Europe Articles sur le monde celtique

Angleterre

L'Angleterre est l'une des quatre nations qui composent le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Histoire

Voir article détaillé : Histoire de l'Angleterre Le nom Angleterre, qui remplaça celui de Bretagne tire son origine de l'invasion des Anglo-Saxons dans l'île de Bretagne qui entre les et s, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain, ont conquis la majeure partie de la Grande-Bretagne. Les Bretons furent autrefois les anciens habitants de l'île de Bretagne et ils peuplaient la totalité du pays qui est devenu depuis l' Angleterre. Ils y étaient établis depuis le À partir du milieu du , les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Radia avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise, des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussi à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. En même temps, jusque récemment on a largement cru et pendant longtemps que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations Bretonnes ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces anciennes croyances historiques, désormais obsolètes, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (voir le C. Capelli et autres. 'un recensement de chromosome de Y des îles britanniques '. Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l' Université de Birmingham; Son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il (c.f.Pr Evans) et aient ainsi contribué, à donner sa physionomie originale au peuple anglais, physionomie au demeurant bien plus celtique que germanique. D'autres, notamment les Cornouaillais et le Combriens s'apparentent aux Bretons; d'où, une certaine revendication cornouaillaise pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais. Un nouveau groupe d'Anglais ont été influencés par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre. C'est plus prononcé à York, autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik. Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Ecosse sont dérivés des noms de lieux bretons d' origine, y compris Londres , Dumbarton , York , Dorchester , Douvres et Colchester . On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne, en particulier "bre", "bal" ,pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "coomb" pour une petite vallée profonde. L'Angleterre — anglais England — c'est la « terre des Angles ». Initialement morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. En 1066 la Normandie a conquis l'Angleterre, ce qui a ouvert le pays aux influences continentales. La Guerre civile anglaise (1135-1154) s'est répandue dans les territoires d'outre-Manche. La Glorieuse Révolution de 1688 avait confirmé la monarchie protestante en Angleterre. L'Angleterre avait une couronne distincte de celle d'Écosse jusqu'en 1707. Les monarques d'Écosse ayant été aussi monarques d'Angleterre à partir de 1603, les deux monarchies ont été fusionnées en 1707 avec l'Acte d'Union, et la reine Anne Stuart est devenue la première reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne. La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtiques, anglo-saxons, normands et scandinaves par une combinaison mélangée à des acquis culturels. Pendant les années de la puissance coloniale importante de la la Grande-Bretagne, les gens se sont déplacés partout dans le monde laissant une petite, mais apparente marque de la culture anglaise dans les différentes colonies comme celles-ci ont eu à leur tour de l'influence en Angleterre aussi.

Symboles

Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc. La fleur nationale est la rose rouge. Les armoiries d'Angleterre sont de gueules à trois léopards d'or, c'est-à-dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive: selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (de gueules à deux léopards d'or) et de l'Aquitaine (de gueules à un léopard d'or). Voir:Armorial de l'Angleterre.

Voir aussi


- Liste d'Anglais célèbres
- Subdivisions de l'Angleterre
- Villes de l'Angleterre

Liens externes


- [http://www.i-uk.com/france Angleterre sur i-UK]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Angleterre Angleterre sur Wikitravel]
- [http://www.england.net/ Hotels et Voyage en Angleterre]
- [http://www.heraldique-europeenne.org/Regions/Iles_Britanniques/Angleterre.htm Présentation de l'Angleterre] ---- Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Ecosse

L'Écosse (en anglais Scotland, en écossais Alba /al@pa/) est l'un des trois pays qui forment le Royaume-Uni, avec l'Angleterre et le Pays de Galles, auxquels est adjointe la province de l'Irlande du Nord. Elle est située dans la partie septentrionale de la Grande-Bretagne. La capitale de l'Écosse est Édimbourg, le centre financier et administratif, mais la plus grande ville est Glasgow qui est historiquement plus industrielle. Les autres grandes villes sont Aberdeen et Dundee, suivie par Stirling, Perth, et Inverness. La plus grande église est l'église de l'Écosse (The Church of Scotland) - une église reformée. [http://www.churchofscotland.org.uk] L'écossais et le scots sont reconnus en tant que langues régionales. Robert Burns est l'auteur en scots le plus connu. Il y a un grand mouvement indépendantiste en Écosse : le Parti National d'Écosse (SNP, Scottish National Party) est le deuxième plus grand groupe au parlement écossais, avec 25% des voix aux dernières législatives. Le Scottish Socialist Party (SSP), extrême-gauche républicaine et indépendantiste, approche, quant à lui, les 8% des voix. On parle souvent en Écosse de « La Vieille Alliance » - the Auld Alliance - entre l'Écosse et la France (et la Norvège), l'alliance traditionnelle contre l'Angleterre, signée en 1295. Les billets de banque au Royaume-Uni ne sont pas imprimés par une banque centrale, mais par des banques régionales : en Écosse ce sont les banques Bank of Scotland, Clydesdale Bank et The Royal Bank of Scotland qui impriment les billets. Un billet de banque écossais est rarement accepté en Angleterre, alors que les billets anglais sont acceptés partout (les lois financières étant différentes dans les pays constituants du Royaume-Uni, les Écossais ne sont pas obligés d'accepter les billets anglais, et les Anglais ne sont pas obligés d'accepter les billets écossais, mais tout le monde est obligé d'accepter les pièces de monnaie d'au moins une livre).

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Écosse
Article détaillé : Chronologie de l'Écosse
Voir aussi : Liste des rois d'Écosse

Antiquité

En raison de sa position géographique excentrée, l'Écosse a été moins touchée par les invasions que l'Angleterre et a fortiori que les régions continentales. Après la conquête de l'Angleterre (env. 55 av. J.-C.) par Jules César, les Romains n'ont pas réussi à (ou pas souhaité) pacifier l'Écosse. Ils se sont retranchés derrière le mur que l'empereur Hadrien fit édifier vers 120 après J.-C., sorte de muraille de Chine qui réussit à contenir tant bien que mal les Pictes jusqu'en 364. Selon le Grec Claude Ptolémée, les différents peuples qui habitent alors l'Écosse était les Brigantes, les Caledonii, les Votadini, les Selgovae, les Novantae, le Damnonii, les Verturiones, etc.

Moyen Âge

Le substrat humain de ce qui devient l'Écosse est composé de peuples différents : les Picti celtes, les Britons, celtes, les Scots venus d'Irlande, les Anglo-Saxons, les Vikings. Leurs différents royaumes font fusionner en un unique royaume des Scots ou Écosse. Ces royaumes étaient : :le royaume de Fortriu (picte) :le royaume de Fib (picte) :le royaume de Gododdin (briton, héritier des Votadini), absorbé par la Northumbrie :le royaume de Strathclyde (briton) :le royaume de Dalriada (scot)

Époque moderne

Histoire contemporaine

Un Parlement écossais a été instauré par le "Scotland Act", adopté par le Parlement Britannique en 1998. Un référendum avait été organisé auparavant, en septembre 1997 et une large majorité s’était prononcée en faveur de la création d’un Parlement. C’est le premier Parlement écossais depuis 1707. Les premières élections du Parlement écossais ont été organisées le 6 mai 1999. La première séance du Parlement a eu lieu le 12 mai 1999. Des élections ont eu lieu ensuite en 2003. Le Labour Party est majoritaire, malgré la présence non négligeable d'élus indépendantistes du SNP (Scottish National Party, centre droit) et du SSP (Scottish Socialist Party, extrême-gauche).

Géographie de l'Écosse

right Article détaillé : Géographie de l'Écosse L'Écosse est bordée au sud par l'Angleterre et par la mer de tous les autres côtés. On pourrait parler d'un archipel, puisqu'elle regroupe environ 800 îles, mais le terme de presqu'île n'est pas déplacé car il s'applique aussi sur le plan culturel, les Écossais ayant de tout temps cherché à préserver leur identité culturelle à défaut de pouvoir conserver leur autonomie politique. Les trois groupes d'îles les plus connus sont les Shetland (les plus au nord), les Orcades (Orkney Islands, au large de Thurso) et les Hébrides, au nord-ouest. L'île de Skye fait partie des Hébrides Intérieures, au même titre que l'île de Mull. Les côtes sont assez souvent très déchiquetées et constituées de falaises ou de rochers mais on rencontre des plages de sable. Une bonne partie de l'Écosse est couverte de montagnes. Il ne faut pas se laisser tromper par les altitudes relativement modestes par rapport aux sommets alpins. Même le Ben Nevis (1344 m) ou le Cairn Gorm (1245 m) a fière allure et peut paraître impressionnant pour peu que son sommet soit dissimulé par des nuages sombres. Souvent le pied des montagnes se trouve à peine au-dessus du niveau de la mer. Les lochs sont des lacs d'eau douce ou des fjords étroits débouchant sur la mer. Ils remplissent généralement le fond d'une vallée étroite et profonde (glen). Il en existe des milliers, parfois très petits. Les plus connus, comme le fameux Loch Ness, ne sont pas forcément les plus beaux. Les forêts sont rares, à cause du déboisement excessif dans le passé ou de la pauvreté du sol sur les montagnes. Les landes sont couvertes de bruyères ou de fougères et l'herbe est souvent si rare que des centaines de kilomètres carrés sont totalement inutilisables pour l'agriculture. Le climat de l'Écosse est océanique, tempéré par les courants « tièdes » qui remontent le long des côtes. Il y pleut souvent et souvent très fort, surtout sur la partie nord-ouest du pays.

Découpage administratif de l'Écosse

Écossais célèbres

Voici quelques hommes célèbres écossais :
- John Macadam, de Ayr inventa le revêtement routier qui porte son nom.
- Le pneu fut décovert par John Boyd Dunlop, vétérinaire et chirurgien originaire de Dreghorn.
- Le téléphone fut inventé par Alexander Graham Bell, né a Edinburgh.
- John Logie Baird, né a Helensburgh découvrit la télévision.
- La U.S. Navy fut Fondée par John Paul Jones originaire de Kikbean.
- La Pénicilline fut découverte par Alexander Fleming de Darvel.
- James Young Simpson, né a Bathgate, inventa le chloroforme.
- La célèbre "Bank of England" a été fondée par William Paterson originaire de Dumfries, en Écosse.

Voir aussi


- Cromarty
- villes du Royaume-Uni
- Liste d'Écossais célèbres
- Cap Wrath

Lien externe


- [http://www.scottishsundials.co.uk Cadrans solaires d’Écosse]
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Ecosse
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als:Schottland ja:スコットランド ko:스코틀랜드 ms:Scotland simple:Scotland

Jules César

ko:율리우스 카이사르 ja:ガイウス・ユリウス・カエサル simple:Julius Caesar Jules César (Caius Iulius Caesar) était un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 13 juillet 101 ou 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C., assassiné sur les marches du sénat de Rome, le coup fatal venant de son fils adoptif, Brutus. Les derniers mots de César furent pour ce dernier Kaï sù, tèknon, soit « Toi aussi, mon fils » en grec, langue d'apprentissage des riches romains, et donc langue de son enfance. Il fut nommé dictateur et fut assassiné sous prétexte qu'il aspirait à la couronne (fait qui reste improuvé).

Biographie

Brutus César affirmait avoir pour ancêtre Iule (ou Ascagne), fils d'Énée et de Créüse, amené en Italie par son père après la chute de Troie. Ce fondateur d'Albe la Longue était considéré comme le créateur de la vieille famille patricienne des Julia. Par ce lignage, César revendiquait une ascendance remontant à Vénus. Homme politique, il a choisi le parti des populares plutôt que de faire carrière dans l'oligarchie sénatoriale, notamment en raison de l'influence de sa tante Julia, qui avait épousé le général et consul Marius, et des liens avec les milieux plébéiens qui s'ensuivirent. Militairement, il a principalement conduit de 58 à 50 av. J.-C. la guerre des Gaules, qui permit l'intégration des trois Gaules au sein de l'Empire romain. Sénateur, il codirigea la république de Rome quand il accéda à la fonction de consul en 59 av. J.-C., aux côtés de Pompée et de Crassus (ils avaient formé une alliance secrète qu'on appelle Premier Triumvirat). Utilisant son prestige acquis lors de la guerre des Gaules, et profitant de la disparition de Crassus, tué par les Parthes, il affronta Pompée dans une lutte d'influence pour le pouvoir absolu à la tête de ce qui allait devenir l'Empire romain. Quand Jules César, à la tête de son armée victorieuse en Gaule, revint vers Rome, le sénat voulut l'empêcher d'amener toute son armée dans la ville pour son triomphe. Il n'hésita pas alors à outrepasser ses droits, et il décida en 49 av. J.-C. de franchir le Rubicon, rivière marquant la frontière entre l'Italie et les provinces et que les consuls en fonction ne pouvaient franchir accompagnés de leur légions, pour s'approcher de Rome. On lui attribue à cette occasion la citation « Alea jacta est » (plus probablement en grec Anerrifthô Kubos, « Le sort en est jeté. »), signifiant qu'il prenait ainsi un risque politique qui relevait du jeu de hasard, et qui pourtant lui réussit. La guerre civile qui s'ensuivit entre les partisans de César et les partisans de Pompée s'acheva par la fuite de ce dernier suite sa défaite à la bataille de Pharsale en 48 av. J.-C., et par l'assassinat de l'ancien consul réfugié en Égypte. Au commencement de cette guerre, Jules César put imposer au sénat de le nommer dictateur, ce qui lui donnait les pleins pouvoirs. Il obtint également le prænomen d'Imperator, ce qui inaugura un titre qui allait se transmettre par la suite, créant ainsi des dynasties impériales, et mettant fin à la république dirigée par le Sénat. Ainsi, Jules César, sans avoir été empereur, a été à l'origine de ce titre. Il est mort le 15 mars en 44 av. J.-C. (Ides de mars, dans le calendrier romain), assassiné de vingt-trois coups de couteau (selon Suétone, Vie de César, LXXXII) par une coalition de sénateurs dont faisait partie Marcus Junius Brutus. Poignardé par ce dernier, il dit en mourant en grec : καὶ σύ, τέκνον (kaì sú, téknon), traduit en latin par Suétone Tu quoque, fili mi, « Toi aussi, mon fils ! ». Les avis divergent quant à la signification de cette phrase :
- L'interprétation la plus courante est que César aurait été surpris de voir parmi les conjurés son fils adoptif.
- Pour d'autres, c'est une malédiction : il appelle sur Brutus le même sort que le sien.
- Une autre interprétation se fonde sur l'état de santé de César : peut-être épileptique, donc sujet à des diarrhées, des vomissements violents, il n'écoute pas les mises en garde de ses proches et se rend volontairement à son propre assassinat afin de mettre un terme à son état dégradant. La phrase est alors à comprendre dans le sens « Toi aussi, mon fils, tu seras vieux et faible et subiras le même sort ».
- Enfin, P. Arnaud propose l'interpretation suivante : on trouve chez Suétone ce καὶ σύ, τέκνον dans la bouche d'Auguste s'adressant à Galba enfant : « Toi aussi, mon fils, tu prendras notre pouvoir » ; de même chez Dion Cassius dans celle de Tibère s'adressant au même Galba. Ainsi, officiellement assassiné pour défendre la République, César accuse Brutus d'aspirer au même pouvoir que lui, et donc annonce (en le justifiant) l'assassinat futur de Brutus, pour les mêmes raisons. Le complot n'atteignit cependant pas ses objectifs, car l'État romain, après la constitution du deuxième triumvirat dont Octavien, petit-neveu et fils adoptif de Jules César, était membre, finit par devenir, en 31 av. J.-C., un Empire. Octavien devenu Auguste en fut le premier empereur, et le Sénat ne retrouva jamais tous les droits que Jules César lui avait pris, même si Auguste fut plus conciliant.

Héritage

Comme Auguste et tous les empereurs à sa suite, Jules César fut divinisé après sa mort. Après la mort de César, il y eut encore 15 ans de guerre civile. On doit à César deux écrits en forme de commentaires (Commentarii rerum gestarum) :
- De Bello ciuile, « Commentaires sur la Guerre civile » ;
- De Bello Gallico, « Commentaires sur la Guerre des Gaules ». Il a aussi donné son nom au calendrier julien, issu du calendrier romain qu'il fit réformer pour que la durée moyenne de l'année soit exactement de 365,25 jours, meilleure approximation connue à l'époque. Son nom est devenu par la suite le titre des empereurs romains. Il a aussi donné le nom « Kaiser » en allemand, ainsi que celui de « Tsar » (ou « Czar ») en russe. Le surnom de Caesar pourrait venir du fait qu'il soit né par césarienne (caesar, aris : enfant né par incision). Sa vie inspira à William Shakespeare, l'une de ses plus célèbres tragédies.

Sources


- Plutarque, Vie des douze Césars ;
- Suétone, Vie de César http://bcs.fltr.ucl.ac.be/SUET/CAES/trad.html lire en ligne.

Voir aussi

Articles connexes


- Lucterius
- Rome antique

Bibliographie


- C. Iulii Caesaris Commentariorum de bello Gallico, libri VIII, Civili Pompeiano, lib. III, Alexandrino, lib. I, Africano, Lib. I. Hispaniensi, lib. I. (…). Lugduni, apud Seb. Gryphium (Lyon, Sébastien Gryphe), 1547.
- Jérôme Carcopino, Jules César ;
- Luciano Canfora, Jules César;
- Max Gallo, Cesar Imperator;
- Yann le Bohec, César chef de Guerre.

Liens externes


- [http://www.histoire-en-ligne.com/article.php3?id_article=134 Biographie]
- [http://wikisource.org/wiki/La_guerre_des_Gaules La guerre des Gaules] Cesar, Jules Cesar, Jules Cesar, Jules Cesar, Jules Cesar, Jules Cesar, Jules

Commius

catégorie:Peuples gaulois Commius nous est d'abord connu par César, dans la Guerre des Gaules : il y est nommé roi de la tribu des Atrébates après la conquête romaine, en 57. Ensuite, en 55, il est utilisé par César comme émissaire auprès des tribus bretonnes, et réussira à rallier certaines d'entre elles à la cause romaine. Lorsque Vercingétorix se rebelle contre Rome, en 52, Commius le suit dans la défaite. Il s'enfuit ensuite à nouveau en Bretagne, comme le raconte Frontin (Strategemata). Autour de 30, Commius semble s'être établi comme roi des Atrébates en Bretagne et avoir fondé son royaume. Il émettra des monnaies à son nom à partir de Calleva, actuelle Silchester, jusqu'en 20. Il aura eu trois fils : Tincomarus, Eppillus et Verica. On estime que l'aîné a régné conjointement avec lui à partir de 25, tandis qu'à sa mort, le royaume sera divisé entre Tincomarus, au nord (Calleva), et Eppillus au sud (Noviomagus). Commius a donc vécu à l'époque des premiers contacts entre Rome et la Bretagne, et en fut pleinement pris à partie, puisque dans la première moitié de sa vie, il fut attaché à Jules César (roi puis émissaire), et que dans la seconde, il apparaît comme rebelle et fugitif. Il est vrai que le seul témoignage dont nous disposons, à ce niveau, est celui de Frontin, qui commandera les légions romaines en Bretagne de 69 à 98.

Caligula

Caius Julius Ceasar Germanicus, dit Caligula (12-41), empereur romain de 37 à 41.

La succession de Tibère

Caius Julius Caesar Germanicus, dit Caligula, fils de Germanicus et d'Agrippine l'Aînée, naquit la veille des calendes de septembre en l'an 12, sous le consulat de son père et de C. Fontenius Capito (Suétone - La vie des douze Césars - Caligula - 8). Il est le petit-neveu de l'empereur Tibère et l'arrière-petit-fils de l'empereur Auguste. Caligula avait cinq frères et sœurs : Nero Caesar, Drusus III, Drusilla, Julia Livilla, Agrippine la jeune. Enfant, il vécut avec son père dans les camps militaires et ses botillons adaptés à ses petits pieds lui vaut le surnom de « caligula » (« petites bottes »), qu'il finit par détester. Tibère avait assigné sa succession conjointement à son propre petit-fils Gemellus et à Caligula ; celui-ci se fit seul reconnaître par le Sénat (en l'an 37), adoptant d'abord Gemellus, puis le faisant assassiner par la suite. Pendant 6 mois, les Romains purent se féliciter d'un empereur juste, utile et libéral, qui leur faisait oublier la sinistre fin du règne de Tibère ; mais une grave maladie fit changer dramatiquement Caligula. Dès lors il s'achemina comme son grand-oncle vers une odieuse tyrannie, s'adonnant à la débauche (on lui prête entre autres une longue liaison incestueuse avec sa sœur Drusilla). Il semble qu'il était en fait déjà atteint psychologiquement avant son avènement, mais le pouvoir aidant, il devint vite un empereur tyrannique et mégalomane, se prenant pour Jupiter. Il ridiculisa le Sénat et l'institution des consuls, fit assassiner ou bannir la plupart de ses proches, et on l'accuse encore de s'être amusé à faire pratiquer d'horribles tortures en plus de meurtres arbitraires. Sa mégalomanie le poussa à vouloir se faire adorer à l'égal d'un dieu vivant, avec ses attributs, ses honneurs, son culte et ses temples jusque dans Jérusalem. Il se concilia cependant le peuple avec notamment, les jeux du cirque.

Caligula devant l'Histoire

Jérusalem Juste après Tibère, Caligula, toujours de la même famille impériale (les Julio-Claudiens), est un autre exemple extrême de l'étonnant système politique des Romains. La succession familiale l'avait placé sur le trône, les institutions ne pouvaient l'en déloger, et les conjurations ne purent jamais l'abattre : il profita de cet état de fait pour acheminer un temps l'empire vers un despotisme à l'orientale, où le souverain possède ses sujets comme il possède ses chevaux et ses esclaves. Avec Albert Camus, on peut voir dans la vie de Caligula une interrogation inquiète qui dévore tout : jusqu'où peut-on provoquer le destin, les dieux, à quel point enfin un signe vengeur viendra-t-il nous signifier que nous sommes allés trop loin ?

Après l'horreur…

Une dernière conjuration eut enfin raison du tyran : en 41, après à peine 4 ans de règne, il fut assassiné à l'âge de 29 ans par des soldats de sa garde. Les conjurés, trouvant son oncle Claude tremblant derrière une tenture, l'acclamèrent empereur. Celui-ci épousera plus tard une autre sœur de Caligula, Agrippine la Jeune, qui verra ainsi son fils d'un précédent mariage accéder à l'empire : Néron, le dernier des Julio-Claudiens.

Anecdotes et citations de Caligula


- « Si seulement le peuple romain n’avait qu’un seul cou ! » ;
- « Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! » ;
- Chaque fois qu’il embrassait le cou de sa femme ou d’une conquête passagère, il ajoutait de façon cynique : « une si jolie nuque sera tranchée dès que j’en donnerai l’ordre ! » ;
- Lors d'un festin, il éclata soudain en cascades de rires et répondit aux consuls placés près de lui qui lui en demandaient avec ménagements la raison : « quand je pense que sur un seul geste de moi vous pouvez être égorgés tous les deux à l’instant ! »
- A son cheval Incitatus,qui était son cheval favori, outre une écurie de marbre et une mangeoire en ivoire, il fit donner une troupe d’esclaves et du mobilier. On dit même qu’il projetait de le faire consul, mais le fait qu'il fit vraiment de son cheval favori un consul n'est certainement qu'une légende.

Œuvres inspirées de sa vie


- Albert Camus a écrit une pièce de théâtre où d'une part le personnage a une relation incestueuse avec sa sœur Drusilla et de l'autre un homme sensible et intelligent devient un monstre d'une insatiable cruauté par le stress imposé par son environnement.
- En 1979, sort Caligula, un film de Tinto Brass avec Malcolm McDowell dans le rôle titre.
- Plus récemment, Hubert Monteilhet a écrit un roman historique passablement érudit, Neropolis. Roman des temps néroniens, dont la première partie se déroule sous Caligula et dans lequel l'un des protagonistes a à souffrir du regard que l'Empereur a posé sur lui…
- Nicolas Le Riche, danseur étoile à l'Opéra national de Paris, a créé en 2005 un ballet en cinq actes inspiré de la vie de Caligula Caligula Caligula ja:カリグラ ko:칼리굴라

Claude Ier

ko:클라우디우스 ja:クラウディウス zh:克勞狄一世 Claude (Tiberius Claudius Nero Caesar Drusus) était un empereur romain. Né en 10 av. J.-C. à Lugdunum, fils de Drusus et frère de Germanicus, il succéda à Caligula en 41 alors qu'il avait déjà 50 ans. Il accéda au pouvoir en comblant de cadeaux (donativa) les cohortes prétoriennes, inaugurant ainsi un malheureux usage, puisque celles-ci réclameront dorénavant de tels cadeaux aux nouveaux empereurs. Il épousa en premières noces Plautia Urgulanilla, dont il eut un fils mort en bas âge et une fille qu'il fit exposer car il la soupçonnait de bâtardise, en secondes Ælia Pætina avec qui il eut une fille Antonia, en troisièmes Messaline qu'il fit exécuter et en quatrièmes noces sa propre nièce Agrippine la Jeune. Claude réussit là où Jules César avait échoué : le sud de l'île de Bretagne fut conquis sous son règne (entre 43 et 47). Claude fit personnellement un déplacement dans cette île, pour pouvoir recevoir à son retour à Rome les honneurs du triomphe. Il obtint ainsi le surnom de Britannicus, qu'il transmit à son fils. Claude n'ajouta pas moins de cinq provinces à l'Empire dont la Lycie, la Maurétanie, la Norique et la Thrace. Il étendit la citoyenneté romaine à beaucoup de provinces avec une préférence pour sa patrie natale, la Gaule. Sensible aux demandes des notables gaulois, il obtint en 48 du Sénat que ceux-ci puissent accéder aux magistratures publiques de Rome. Reconnaissants, les délégués des nations gauloises firent graver son discours sur les Tables Claudiennes, plaques de bronze placées dans le sanctuaire fédéral de Lugdunum, retrouvées et exposées au Musée gallo-romain de Fourvière à Lyon. En 49, il bannit les juifs de Rome. (A cette époque, les Romains étaient profondément antisémites, en raison du fait que les juifs, monothéistes, refusaient de vénérer l'empereur comme un dieu.) Il mourut empoisonné à l'instigation d'Agrippine en 54, après avoir adopté le fils de celle-ci, Néron. Claude catégorie:Empereur romain Catégorie:Mort empoisonné Claude 01 Claude 01

Druidisme

Introduction

Le druide était un personnage omnipotent et omniscient de la société celtique, au point qu’il était à la fois ministre du culte, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière. Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes. Il correspond donc à la première fonction de l'idéologie tripartite indo-européenne mise en lumière par Georges Dumézil.
Selon le récit de L’Ivresse des Ulates « Nul ne parle avant le roi, mais le roi ne parle pas avant son druide ».
Il était chargé de la célébration des cérémonies sacrées et lui seul avait le droit de pratiquer les sacrifices. Ce qui fait du druidisme, non seulement la religion des peuples celtes, mais aussi le fondement de toute leur civilisation.
Un seul nom de druide historique nous est connu, c’est Diviciacos dont Jules César nous apprend qu’il gouvernait le peuple des Eduens. Les autres, dont il est question dans les textes, relèvent de la mythologie celtique ; mention particulière au très célèbre Panoramix, un druide de fiction imaginé par René Goscinny dans la bande dessinée Astérix.
Nota : Il est ici question des druides et du druidisme de l’Antiquité et non du mouvement néo-druidique contemporain.

Sources et étymologie

Comme pour tout ce qui concerne la civilisation celtique, nous ne disposons d’aucun texte d’origine interne. Les druides eux-mêmes sont à l’origine de cette lacune : considérant que la parole écrite est morte, ils ont privilégié l’oralité et la mémoire pour la transmission du Savoir. Néanmoins, les Celtes connaissaient l’écriture et l’ont utilisée de façon marginale. De plus, ils ont inventé les ogam ou écriture oghamique dont 300 inscriptions à vocation funéraire nous sont parvenues gravées dans la pierre.
Deux types de sources nous permettent d’appréhender le sujet : les témoignages antiques et la consignation par des clercs, de traditions orales au moyen âge en Irlande. Pour la première catégorie, il faut citer notamment Diodore de Sicile (Histoires), Strabon (Géographie), Pomponius Mela (De Chorographia), Lucain (La Pharsale), Pline l’Ancien (Histoire naturelle), et surtout César qui, avec ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, nous apporte de nombreuses et importantes informations sur la société gauloise ainsi que sur la religion et ceux qui en ont la conduite. Une deuxième source vient corroborer la première et l’enrichir d’une origine différente, il s’agit d’un ensemble de textes irlandais, pour l’essentiel, écrits du au . Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique qui se sont transmis oralement de générations en générations. Les collecteurs transcripteurs les ont affublé d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre l’original. De cette littérature, on peut citer : le Cath Maighe Tuireadh (Bataille de Mag Tured), le Tochmarc Etaine (Courtise d’Etain), le Tain Bo Cualnge (Razzia des Vaches de Cooley), le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes) et les Mabinogion gallois.
On a longtemps pensé (depuis Pline) que le mot druide était associé au chêne, à cause des rites associés à cet arbre. Les linguistes et philologues ont maintenant établi que ce terme spécifiquement celtique, présent tant dans le texte de césar que ceux du moyen âge, provenait de « dru-wid-es » qui signifie « très savants ».

La classe sacerdotale

Structure de la société celtique

César, relatant ses opérations militaires, avait noté que les Gaulois (la plèbe) étaient dirigés par deux classes d’hommes, les druides et les chevaliers (equites). On retrouve cette hiérarchie dans la structure de la société divine des Tuatha De Danann, les dieux de l’Irlande, qui reproduit le schéma de l’idéologie tripartite des Indo-européens, telle qu’elle a été exposée par Georges Dumézil.
- La classe sacerdotale qui possède le Savoir et fait la Loi ; elle administre le sacré et le religieux
- La classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi
- La classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs, etc.) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes

Hiérarchie et structure de la classe sacerdotale

La classe sacerdotale est elle-même hiérarchisée, et ses membres possèdent des « spécialités ».
- le mot druide est un terme générique qui s’applique à tous les membres de la classe sacerdotale, dont les domaines d’attribution sont la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination, etc.
- le barde est spécialisé dans la poésie orale et chantée, son rôle est de faire la louange, la satire ou le blâme.
- le vate est un devin, il s’occupe plus particulièrement du culte, de la divination et de la médecine. Les femmes participent à cette fonction de prophétie (telles les Gallisenae de l’île de Sein).
Dans la tradition irlandaise le file (pl. filid) est un devin, il a remplacé le barde dont il possédait aussi les attributions. En fonction de leurs spécialité, les filid sont sencha (historien, professeur), brithem (juge et juriste), scelaige (conteur), cainte (satiriste), liaig (médecin), dorsaide (portier), cruitire (harpiste), deogbaire (échanson). Le devin est le faith, la prophétesse est banfaith ou banfile. Ollamh est le titre le plus élevé (le sens du mot est docteur, savant) devant l’anruth (brillant), loblaire étant l'étudiant (voir Hiérarchie des filid dans l'article Barde).

Le rôle du druide dans la société

En tant que ministre de la religion, le druide procède à tous les rites cultuels, et en particulier aux sacrifices. Si les sacrifices humains de prisonniers de guerre sont attestés, il semble cependant qu’ils étaient réservés à des circonstances exceptionnelles, les sacrifices animaux (chevaux, taureaux) ou symboliques était plus courants.
L’enseignement, c’est-à-dire la transmission orale du savoir, fait aussi partie de ses responsabilités. C’est encore César qui nous apprend « qu’un grand nombre de jeunes gens viennent s’instruire chez eux » et que les études peuvent durer 20 ans ; on cite le chiffre de 150 élèves pour le druide mythique Cathbad, dans la tradition irlandaise.
Dans le contexte celtique, le domaine juridique fait parti de la théologie et relève donc de la religion. C’est donc tout naturellement que les druides sont à la fois juristes et juges. Le non-respect d’un contrat est sanctionné par des peines qui sont codifiées selon la nature de la faute et le rang des parties dans la hiérarchie sociales. Si c’est le roi qui prononce la sanction, c’est le druide qui conseille.
Compte tenu de la primauté de son statut, du prestige attaché à sa fonction, et aussi de sa qualité de juriste, il a aussi la charge des relations diplomatiques pour prévenir la guerre ou régler les compensations après l’agression. Notons au passage qu’un druide peut participer à la guerre, il n’y a pas d’interdit ni d’obligation, le druide-guerrier est un personnage assez courant. Ainsi, à titre d’exemple, le druide Cathbad, dont le nom signifie « Tueur au combat ».
En tant que Savant et garant du savoir, il est logique que les domaines de l’histoire, de la généalogie, de la toponymie soient de son ressort, étant entendu que ce que nous appelons mythologie avait une réalité à cette époque. Pour des raisons de légitimité et de souveraineté, ces disciplines se devaient d’être les plus précises possible.
Les Tuatha De Danann (Gens de la déesse Dana – les dieux de l’Irlande) ont un dieu-médecin, Diancecht qui est un expert dans la magie et la médecine, il soigne et rétablit les blessés, il ressuscite les morts en les immergeant dans la
Fontaine de Santé, il fabrique une prothèse au roi Nuada qui a eu le bras arraché. Les épopées sont pleines de ces guérisons, où les plantes, les incantations et les breuvages magiques sont utilisées.
Leur grande connaissance de l'astronomie leur aura permis de conceptualiser le temps, dont nous avons une idée grâce au calendrier de Coligny, qui date de l’époque gallo-romaine.

Le roi ne prend pas la parole avant le druide, mais ils forment une sorte de binôme indispensable et antagoniste. Si le roi exerce la souveraineté, il le fait sous l’inspiration du druide qui lui doit le conseil, il y a dépendance du pouvoir politique au spirituel.

Les pratiques

Certains textes irlandais font état de l’intervention des druides au moment de la naissance, pour donner un nom à l’enfant et pratiquer une lustration, que l’on assimile à une forme de baptême.
L’attention portée aux présages est générale, car ils sont l’expression des volontés divines et donc les présages et la divination ne peuvent relever que du religieux dans la mesure où le druide est l’intermédiaire et sa parole sacrée. C’est donc un domaine illimité dés l’instant qu’il est question de l’avenir.
Le mot irlandais
geis (pluriel geasa) désigne un interdit qui peut être négatif, sens d’interdiction, ou positif, sens d’obligation ; la geis a force de loi. Elle s’adresse principalement au roi et aux membres de la classe guerrière et recouvre l’ensemble des activités de la vie quotidienne.
La magie, dont la médecine est un prolongement, fait appel à des techniques rituelles. Les plantes médicinales en sont un élément important, il faut aussi noter l’élixir d’oubli qui affecte la mémoire, la musique, la Fontaine de Santé qui guérit les blessés dans les batailles et ressuscite les morts, la pomme, symbole celtique par excellence de l’immortalité et du savoir, la cueillette du gui accompagné du sacrifie de taureaux, et bien d’autres.
Les éléments aussi participent à cette religion : l’eau par son pouvoir de lustration, le feu qui sert aux sacrifices ou à la purification des troupeaux, le vent qui a le pouvoir d’égarer ou d’anéantir, le brouillard qui permet de se déplacer de manière invisible.
Les incantations sont aussi une pratique très usitée. La littérature irlandaise parle notamment du
glam dicinn qui est une malédiction suprême qui entraine la mort, de limbas forosnai qui a le sens d’illumination, le dichetal do chennaib cnâime dont la signification nous est inconnue, mais semble être une improvisation. La louange est de la responsabilité du barde, c'est une forme de poésie qui consiste à mettre en valeur les qualité d’un personnage. Le blâme est de même nature avec l’objectif contraire, à ne pas confondre avec la satire qui est une incantation religieuse et légale qui entraîne généralement la mort. La geis est une incantation constituée d'obligations et d'interdits que les membres de la classe des guerriers doivent respecter, sous peine de mort.

Les fêtes

L’année celtique comporte quatre grandes fêtes au caractère obligatoire, l’absence étant punie de mort.
- Samain dont le sens est « réunion » a lieu le 1er novembre. Plus que le nouvel an, c’est le passage d’une année à l’autre, sa célébration dure une semaine qui est hors du temps, ce qui favorise les contacts avec lAutre Monde. Elle se caractérise par des festins et des beuveries rituelles.
- Imbolc qui signifie « lustration » est le 1er février. C’est la purification qui marque la fin de la période hivernale.
- Beltaine les « feux de Bel » au 1er mai est une fête sacerdotale en rapport avec Belenos et de sa parèdre Belisama, qui marque le passage de la saison sombre à la saison claire avec le changement d’activités que cela implique. Les druides allument de grands feux pour protéger le bétail, essence même de la richesse.
- Lugnasad est l' « assemblée de Lug» le 1er août. Cette fête est consacrée au roi dans son rôle de redistributeur des richesses et de protecteur. C’est l’occasion de conclure des contrats de toutes sortes (commerciaux, matrimoniaux, juridiques) et de se mesurer dans des compétitions (joutes littéraires, sports).

Le druidisme

Selon le
Lebor Gabala (Livre des Conquêtes) le druidisme a été inventé par les Partholoniens, arrivés en Irlande 312 ans après le déluge et qui vont l’occuper pendant 5000 ans. César aussi pense qu’il est originaire de l’île de Bretagne, puis s’est répandu en Gaule ; d’ailleurs il affirme que nombre d’étudiants vont se perfectionner là-bas.
Tout ce que l’on peut dire à ce propos ne peut être qu’une émanation de ce que nous savons de ses ministres. Plus qu’une religion, au sens où nous le comprenons aujourd’hui, le druidisme est le fondement même de la civilisation celtique, et le règlement de l’ensemble de la société. Toute la vie des Celtes est sous le contrôle des druides.

Les Celtes étaient convaincus de l’immortalité de l’âme, c’est la raison pour laquelle les guerriers n’éprouvaient aucune peur de la mort lors des batailles. Des confusions dans la lecture des textes ont suggéré la notion de réincarnation, mais celle-ci est inexistante.
Le Sidh est le nom gaélique qui désigne lAutre Monde
celtique, il se situe à l’ouest, au-delà de l’horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres. C’est le séjour des dieux.

Le culte se pratiquait dans des aires sacrées appelées Nemeton en langue gauloise (et nemed en gaélique) dont on trouve la trace, par exemple, dans le toponyme de la forêt de Nevet près de Locronan (Finistère), dont la Troménie, procession chrétienne, perpétue le souvenir d’une cérémonie druidique. Il est fort probable que des monuments mégalithiques, tels Carnac ou Stonehenge, aient été récupérés par les druides. Si à l’origine le Nemeton fut probablement un endroit ouvert, il a considérablement évolué pour devenir un enclos, de forme généralement quadrangulaire, comprenant des édifices en bois et un puits à offrandes.

Les filid irlandais ont élaboré un système de notation, les ogam (système parfois appelé écriture oghamique), qui n’a jamais servi à la rédaction de textes, mais à des inscriptions funéraires (dont 300 nous sont parvenues) ou incantatoires gravées dans la pierre ou le bois. Attribué par la tradition à Ogme, le dieu de la magie et de l’éloquence, cet alphabet composé d’encoches et dérivé de l’alphabet latin en association avec des noms d’arbres, resta cantonné à l’Irlande, l’Écosse et le Pays de Galles.
La thèse d’une origine chamanique préhistorique fut avancée, mais elle ne résista pas à l’analyse, et fut rapidement abandonnée. Par ailleurs, si le sanglier est l’animal emblématique de la classe sacerdotale, la notion de totémisme est totalement à exclure, ne correspondant pas dans sa définition aux conceptions celtiques.
- Gwenc'hlan Le Scouëzec, Les Druides, – volume 1 : Des origines à l'Empire romain, Éditions Beltan, 2001. ISBN 2951645406
- Anonyme, Le Dialogue des deux Sages présenté et annoté par Christian-Joseph Guyonvarc'h, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1999. ISBN 2228892149

Articles connexes


- mythologie celtique
- Celtes
- antiquité
- philosophie
- barde (poète celte)
- vate
- Gaulois
- Gaule
- histoire
- religion
- Néo-druidisme Catégorie:Monde celtique ja:ドルイド

Catuvellauni

Les Catuvellauni - latin Catuvellauni - étaient un peuple gaulois. Ils donnèrent leur nom à Châlons. Une tribu bretonne porte également le nom des Catuvellauni. Sa capitale se situait initialement à Verulamium, actuelle Saint Alban, puis fut déplacée vers Camulodunum, actuelle Colchester après la conquête sur les Trinovantes. Catégorie:Peuples gaulois

Pannonie

catégorie:province romaine La Pannonie (en latin Pannonia) est une ancienne région de l'Europe centrale, limitée au Nord par le Danube et située à l'emplacement de l'actuelle Hongrie, et partiellement de la Croatie. Les habitants originaux sont les Pannoniens, qui sont envahis par les Celtes et les Boïens au . Boïens

Conquête romaine et organisation de la Pannonie

En -35, la Pannonie est attaquée par les troupes d'Octave (qui n’est pas encore paré du titre d’Auguste). Selon Suétone, Octave fut blessé deux fois pendant cette campagne. La lutte de pouvoir contre Marc Antoine accapara ensuite Octave. Entre -9 et -6, les Romains commandés par Tibère reprennent la conquête de l'Illyrie. Tibère doit intervenir à nouveau entre les années 6 et 9 pour réduire une révolte de l’Illyrie au cours d’une guerre difficile, engageant pas moins de 15 légions et autant d’auxiliaires, soit un effectif considérable compris entre 150 000 et 180 000 soldats. Après sa victoire, l’Illyrie est divisée en Dalmatie et en Pannonie; La Pannonie est organisée en province impériale gouvernée par un légat, à la tête de trois légions. En 14, à l’avènement de leur ancien général Tibère, les légions de Pannonie s’agitent et exigent une solde égale à celle des prétoriens en poste à Rome. La discipline est rapidement rétablie (cf. les Annales de Tacite). En 69, l’armée du Danube se soulève de nouveau, mais pour des raisons politiques : à Rome, les prétoriens viennent d’assassiner l’empereur légitime Galba, l’armée du Rhin a imposé Vitellius ; l’armée du Danube se rallie à Vespasien, et apporte une contribution décisive à son accession au titre d’empereur. Vespasien se souviendra de l’importance des provinces danubiennes et fondera plusieurs colonies de vétérans en Pannonie : Sirmium et Siscia. L’armée devient un facteur de romanisation des populations locales et, en tant que gros consommateur, un moteur de l'activité artisanale et commerciale. Les indigènes engagés dans les unités romaines acquièrent la citoyenneté et prennent le nom de famille de l’empereur régnant, ce qui expliquerait la présence des Flavius tel que Flavius Constance Chlore, des Valérius, des Aurélius. La Pannonie devient un carrefour des liaisons militaires et commerciales sur les axes Rhin – Balkans et Italie – Balkans, et de la route commerciale vers la Baltique. Deux routes importantes traversent d’ouest en est la Pannonie :
- l’une vient de l’Italie du Nord par la vallée de la Drave,
- l’autre est la rocade qui longe le cours du Danube depuis la Rhétie et la Norique,
- Ces deux voies se réunissent à Mursa et se poursuivent par Sirmium vers la Mésie Vers 105, Trajan divise la province en Pannonie Supérieure à l'ouest et Pannonie inférieure à l'est. Ces qualificatifs sont déterminés par le sens du cours du Danube.
- Les villes principales de Pannonie supérieure sont Brigetio (Szöny), Carnuntum (Petronell-Bad Deutsch Altenburg), Siscia (Sziszek), siège d'un atelier monétaire depuis Gallien jusque vers 410, et Vindobona (Vienne).
- Celles de Pannonie inférieure sont Acumincum (Szlankamen), Sirmium (Sremska Mitrovica), Mursa (Osijek) et Aquincum (Alt-Ofen près de Budapest).

Empire Romain, rôle clé de la Pannonie

A la fin du IIe siècle, la Pannonie prend une importance stratégique majeure pour les communications entre l’Ouest et l’Est de l’Empire Romain, qu’il s’agisse de repousser les envahisseurs germaniques et autres qui ont franchi le Danube ou d’aller affronter un compétiteur au titre d’Empereur.
- Marc Aurèle repousse les Quades, les Marcomans, les Iazyges et les Sarmates puis les affronte sur leurs territoires de 167 à 175, puis et de 177 à 180. Les pertes des Quades et des Marcomans sont telles que la frontière du moyen Danube restera assurée pour plus de deux générations. Marc Aurèle décède à Vienne en 180.
- En 193, Septime Sévère est proclamé à Carnutum par les 15 légions de Germanie, Norique, Pannonie, Dalmatie et Mésie. Arrivé à Rome, il licencie les cohortes prétoriennes et les remplace par de nombreux soldats illyriens. La force de l’armée du Danube s’impose contre les autres candidats à l’Empire Pescennius Niger puis contre Clodius Albinus.
- En 214 Caracalla mène une tournée d’inspection sur le Danube avant de passer en Asie.
- En 235, Maximin le Thrace installe la cour impériale à Sirmium pour mieux combattre les Sarmates et les Daces.
- en 248, la pression sur le Danube augmente, la Mésie est envahie par les Goths et les Vandales, les Balkans sont pillés. Les légions de Pannonie proclament empereur leurs généraux Pacatianus (assassiné par ses soldats peu après), en 249 puis Décius, qui périra en Mésie contre les Goths.
- A partir de 249, les Quades et les Sarmates envahissent la Pannonie, les Goths traversent la Mésie et ravagent les Balkans et la côte de l’Asie mineure, les empereurs tandis que les légions proclament partout des usurpateurs éphémères.
- En 258, l’empereur Gallien décide l’envoi des troupes de Pannonie en Germanie pour renforcer la défense du Rhin contre les attaques des Francs. Furieux, le gouverneur de Pannonie Ingenuus s’insurge contre cette décision qui expose sa province sans défense. Gallien est contraint d’envoyer son chef de la cavalerie Aureolus pour vaincre Ingenuus à Mursa, en 258.
- En 259, le général Régalien chargé de la défense de la Pannonie profite de la capture de Valérien par les Parthes pour se faire proclamer empereur. Les Sarmates, les Quades et les Roxolans en profitent aussi pour franchir le Danube et balayent Regalien.
- En 270-271, l’empereur Aurélien rétablit la sécurité en Pannonie par ses victoires sur les germains.
- En 278-279, l’empereur Probus nettoie la Pannonie des dernières bandes de pillards germaniques. En 282, il fait entreprendre à ses soldats des travaux d’assainissement autour de Sirmium. Ses soldats préfèrent l’assassiner.

La réorganisation de l’Empire

Le Dalmate Dioclétien arrive au pouvoir en 284, et met fin aux usurpations en série par la tétrarchie. Le pannonien Maximien est associé au pouvoir en 285. Les tétrarques réorganisent les provinces pour en améliorer l’administration et la défense.
- La Pannonie inférieure est encore divisée en deux : au nord la Valeria, du nom de famille de Dioclétien, avec pour capitale Aquincum ; au sud, la Pannonia Secunda, avec pour capitale Sirmium.
- La Pannonie supérieure est aussi divisée en deux : au nord, la Pannonia Prima, avec pour capitale Savaria (Stein sur l'Anger), au sud la Pannonia ripariensis ou Savia (du nom de la Save), avec pour capitale Siscia (Sziszek). La Pannonie considérée dans son ensemble conserve son importance dans les luttes de pouvoir pour l’Empire, par la puissance de l’armée d’Illyrie.
- Dans la seconde tétrarchie, un autre pannonien Sévère devient César en 305, puis Auguste en 306. Contesté en Italie par Maxence, il est éliminé en 307 par Maximien.
- En 308, Dioclétien, Maximien et Galère, réunis à Carnutum nomment Auguste l’Illyrien Licinius. Licinius reste cantonné en Pannonie, en Rhétie et sur les Balkans, avant de pouvoir s’imposer en Orient contre Maximin Daïa en 313.
- En 326 et 327, Constantin qui a éliminé Licinius fortifie la frontière du Danube, menacée par la pression des Goths, des Vandales et des Sarmates, ces derniers face à la Pannonie. En 331/332, les Goths sont massacrés, tandis que des milliers de Sarmates sont accueillis dans l’Empire et répartis en Thrace, en Macédoine et en Italie. La sécurité de la frontière du Danube est rétablie pour quelques années.
- En 350, Magnence tue l’empereur Constant Ier et usurpe en Occident. La Pannonie est de nouveau l’enjeu des rivalités de pouvoir. La sœur de l’empereur Constance II pousse le maître des milices d’Illyrie Vetranio à se faire proclamer empereur, pour empêcher Magnence de prendre le contrôle de l’armée d’Illyrie. Vetranio est abandonné par ses soldats dès l’arrivée de l’armée de Constance II fin 350, et abdique. En 351, la Pannonie est le théâtre des affrontements sanglants entre les armées de Magnence et de Constance II, à Sirmium puis à Mursa.
- En 364, c’est encore un général d’origine pannonienne qui est proclamé empereur par l’armée : Valentinien Ier. En 375, il a infligé une défaite cuisante aux Quades et aux Sarmates qui avaient franchi le Danube et ravageaient la Pannonie, lorsqu’il meurt à Aquincum. L’armée du Danube proclame auguste son fils Valentinien II, un enfant de quatre ou cinq ans, dont la mère Justine est régente. Au milieu du , la Pannonie inférieure est également impliquée dans le conflit religieux entre orthodoxes et ariens :
- les évêques Photin à Sirmium, Valens à Mursa et son voisin Ursace à Singidunum en Mésie sont ariens
- des conciles sont tenus à Sirmium en 351 et 357-359, à l’initiative de l’empereur Constance II.
- En 376, l’évêque Ambroise de Milan impose un évêque orthodoxe à Sirmium.

De la Pannonie romaine au royaume de Hongrie

En 387, les Sarmates s’emparent définitivement de la Pannonie, d’où ils menacent l’Italie à partir de 392. En 388, Théodose Ier bat Maxime à Siscia sur la Save, et le capture à Aquilée. En 395, l’ultime division de l’empire romain attribue la Pannonie à l’Empire romain d'Occident. En pratique, les Romains ne dominent plus que quelques îlots de ce territoire où les barbares se sont installés et continuent d’affluer. A partir de 400, les Wisigoths d’Alaric ne font que passer avant d’attaquer l’Italie. Vers 440, les Romains évacuent les dernières villes menacées par les Huns. La Pannonie se trouve englobée dans l’éphémère empire d’Attila, d’où il lance ses raids sur l’empire d’Orient, puis d’Occident. Certains pannoniens collaborent, tel Oreste, comme secrétaire d’Attila. Après la mort du roi des Huns Attila en 453, la Pannonie est occupée successivement par les Ostrogoths, les Gépides puis les Lombards au début des années 500. Ils s’agglomèrent avec les débris de divers peuples (Sarmates, Hérules, Ruges, Suèves, etc.). Leur roi Wacho (vers 510-540) entretient de bons rapports avec l'Empire d'Orient, qui a repris la Dalmatie et bataille pour la reconquête de l’Italie. En 568, les Lombards et leurs alliés quittent la Pannonie pour l’Italie. Ils sont aussitôt remplacés par les Avars qui occupent le bassin du Danube, et s’emparent de Sirmium en 582. La romanisation de la Pannonie est déjà effacée, et leur présence coupe durablement la route commerciale entre Adriatique et Baltique. Leur royaume fut plus solide et plus durable que celui des Huns ; il menaça l’Empire d’Orient, puis se heurta à l’expansion vers l’Est des Francs au milieu du . Ils furent soumis par Charlemagne en 811. Après les Slaves au (), les Hongrois s'installent en Pannonie en 901. L'histoire de la Pannonie se termine ici, et s'enchaîne sur la Chronologie de l'histoire de la Hongrie.

Vespasien

Vespasien (Titus Flavius Vespasianus) (9-79) est un empereur romain. Né dans une famille romaine de la haute société, Vespasien a longtemps suivi la voie militaire. Sa carrière commença en 36 en tant que tribun de Rome face aux Parthes. Gravissant peu à peu les échelons de la hiérarchie militaire, il servit en Orient, en Crète, puis en Germanie avant de se distinguer dans la conquête de la Grande-Bretagne en 43. Devenu consul en 51, il plaça en retrait de la vie publique jusqu'à sa nomination au poste de gouverneur de l'Afrique en 63. Il ne resta toutefois en poste que deux ans. En 66, il prit la tête de trois légions romaines pour mater la révolte de Judée. Il fut proclamé Auguste le 1er juillet 69 à Alexandrie par les légions d'Orient, et ses troupes entrèrent en Italie et défirent l'armée de son rival Vitellus la même année. Il partit alors immédiatement pour Rome, laissant son fils Titus achever le siège de Jérusalem. Son règne mit fin à la guerre civile qui suivit la mort de Néron, et Vespasien fut ainsi le dernier empereur de l'année des quatre empereurs (69). Il instaura de ce fait la courte dynastie des Flaviens. Il se consacra à la restauration politique et économique de Rome et l'Empire connu sous son règne une ère paisible au point d'en devenir proverbiale. Il ordonna aussi la construction du célèbre « amphithéâtre flavien », plus connu sous le nom de Colisée. Ses fils Titus puis Domitien lui succédèrent. Les premières toilettes publiques de Paris furent nommées vespasiennes parce qu'il avait eu l'idée d'établir un impôt sur la collecte d'urine. On lui doit l'expression non olet (« l'argent n'a pas d'odeur »). Vespasien Vespasien ja:ウェスパシアヌス ko:베스파시아누스

Néron

Néron (Lucius Domitius Claudius Nero Cæsar), né à Antium le 15 décembre 37 et décédé à Rome en 68, il fut empereur de 54 à 68. Il était l'arrière-arrière-petit-fils d'Auguste et le neveu de Caligula, par sa mère Agrippine la Jeune. Il fut adopté par Claude pendant que ce dernier était empereur, qui lui donna Sénèque comme précepteur. Il épousa Octavie et fut déclaré empereur, à la mort de Claude, à l'âge de 17 ans.

Sources sur Néron

Octavie Les sources primaires concernant Néron doivent être lues avec précaution. Sa vie a été rapportée par les historiens Suétone dans son œuvre De vita Caesarum (Vies des Douze Césars) et Tacite. Suétone et Tacite avaient rang de sénateur. Leur description des événements du règne de Néron sont suspectes parce qu'on sait que Néron persécutait les sénateurs romains à partir des années 65-66, à la suite de la découvertes de deux conspirations. Certains récits exaltés du règne de Néron pourraient donc n'être que des exagérations.

Famille

Né à Antium (aujourd'hui Anzio), il était le fils unique de Gnaeus Domitius Ahenobarbus et d'Agrippine la Jeune, sœur et célèbre maîtresse de Caligula. Son père était le petit-fils de Gnaeus Domitius Ahenobarbus l'ancien et d'Aemilia Lepida par son fils Lucius Domitius Ahenobarbus. Il était aussi le petit-fils de Marc-Antoine et d'Octavie par sa fille, Antonia Major. Sa mère avait été nommée en hommage à sa propre mère, Agrippine l'Aînée, qui était la petite-fille du frère d'Octavie, César Auguste et de sa femme Scribonia par leur fille Julia Caesaris et son époux Marcus Vipsanius Agrippa. Son grand-père maternel, Germanicus, était le petit-fils de Tiberius Claudius Nero et de Livia, petit-fils adoptif de son second mari César Auguste, neveu et fils adoptif de Tibère, fils de Drusus par sa femme Antonia Minor (sœur d'Antonia Major) et fils de Claude.

Naissance sous Caligula

Lucius Domitius Ahenobarbus est né le 15 décembre 37. Il ne devait pas alors devenir empereur. Son oncle maternel Caligula venait de commencer à régner le 16 mars de cette année, à 25 ans. Ses prédecesseurs, Octave et Tibère, avaient vécu respectivement jusqu'à 76 et 79 ans. Si Caligula vivait aussi longtemps qu’eux, il pouvait espérer une sucession par ses propres descendants. Lucius aurait attiré l’attention de son oncle peu après sa naissance, sa mère Agrippine ayant demandé à son frère de choisir le nom de l'enfant. Cela aurait été un geste de faveur et aurait marqué l’enfant comme un possible héritier de son oncle, mais Caligula ne donna à son neveu que le nom de Claude, sous-entendant qu’il avait peu de chances de devenir un empereur, comme Claude. La relation entre le frère et la sœur semble s’être améliorée très rapidement. Un scandale marquant le début du règne de Caligula fut sa relation particulièrement étroite avec ses trois sœurs Drusilla, Julia Livilla et Agrippine. Toutes les trois étaient représentées avec leur frère sur les pièces de monnaie de l'époque. Les trois femmes semblent avoir obtenu sa faveur et y ont sans doute gagné de l’influence. Les écrits de Flavius Josèphe, Suétone, Dion Cassius rapportent qu’elles avaient des relations incestueuses avec leur frère. La mort rapide de Drusilla en 38 n'a fait que renforcer ce soupçon. On disait d’elle qu’elle était la favorite de Caligula ; elle a d'ailleurs été enterrée avec les honneurs dûs à une impératrice. Caligula la déifia même, faisant d’elle la première femme de l’histoire romaine à obtenir cet honneur. Lucius devenait ainsi le fils d'une femme influente et célèbre. Mais elle pouvait perdre rapidement l’influence qu'elle avait sur son frère. Caligula n'avait toujours pas d’enfant. Ses parents mâles les plus proches étaient alors ses beaux-frères Marcus Aemilius Lepidus (le mari de Drusilla), Marcus Vinicius (le mari de Livilla) et Gnaeus Domitius Ahenobarbus (le mari d'Agrippine). Ils étaient les héritiers probables en cas de décès prématuré de Néron. Pourtant, après le décès de sa femme, Lepidus semblait avoir perdu toute chance, mais pas toute ambition, de succéder à son beau-frère.

Conspirations

En septembre 39, Caligula partit rejoindre ses légions en campagne contre les tribus germaniques. La campagne dut être repoussée à l'année suivante à cause des craintes de l'empereur d'une conspiration contre lui. Lepidus avait réussi à devenir l'amant d'Agrippine et de Livilla, apparemment à la recherche de leur aide pour gagner le trône. Il fut pour cela immédiatement exécuté. Caligula ordonna également l'exécution de Gnaeus Cornelius Lentulus Gaetulicus, le populaire légat de Germanie supérieure , et son remplacement par Servius Sulpicius Galba. Pourtant, on ne sait toujours pas s'il était lié à la conspiration de Lepidus. Agrippine et Livilla furent reléguées aux Îles Pontiennes. Lucius fut sans doute séparé de sa mère à cette époque. Le père de Lucius mourut d'hydropisie en 40. Lucius était maintenant orphelin et son destin était incertain, sous le règne d'un Caligula de plus en plus fantasque. La chance lui sourit l'année suivante: le 24 janvier 41, Caligula, son épouse Caesonia Milonia, et leur fille Julia Drusilla furent assassinés par une conspiration menée par Cassius Chaera. La garde prétorienne aida Claude à obtenir le trône. Une de ses premières décisions fut de rappeler ses nièces d'exil. Agrippine se remaria rapidement au riche Gaius Sallustius Crispus Passienus. Son mari mourut entre 44 et 47, et Agrippine fut suspectée de l'avoir empoisonné pour hériter de son immense fortune. Lucius était le seul héritier de sa mère, qui était devenue riche.

Adoption par Claude

Lucius, à dix ans, avait très peu de chances d'occuper le trône. Claude, âgé de 57 ans à cette époque, avait régné plus longtemps, et sans doute plus efficacement que son prédécesseur. Claude s'était déjà marié trois fois. Il avait épousé Plautia Urgulanilla et Aelia Paetina quand il était simple citoyen. Empereur, il s'était marié à Valeria Messalina. Le couple avait deux enfants, Britannicus (né en 41) et Octavie (née en 42). Messaline n'avait que 25 ans et pouvait lui donner d'autres héritiers. Pourtant, Messaline fut exécutée en 48, accusée de conspiration contre son époux. L'ambitieuse Agrippine projeta rapidement de remplacer sa tante par alliance. Le , 49, elle devint la quatrième femme de Tiberius Claudius Nero Caesar Drusus. Le mariage dura cinq ans. Début 50 le Sénat romain offrit à Agrippine le titre honorifique d'Augusta, que Livia (14-29) avait été la seule à porter avant elle. Le 25 février 50, Lucius fut officiellement adopté par Claude sous le nom de Nero Claudius Caesar Drusus. Néron était plus âgé que Britannicus, son frère adoptif, et cette adoption fit de lui l'héritier officiel du trône. Claude honora son fils adoptif de plusieurs manières. Néron fut émancipé en 51, à 14 ans. Il fut nommé proconsul, entra au Sénat, y fit son premier discours, apparut publiquement en compagnie de Claude, et fut représenté sur les pièces de monnaie. En 53, il épousa sa sœur adoptive, Octavie.

Les premières années de l'empereur

Claude mourut empoisonné le 13 octobre 54 et Néron fut rapidement nommé empereur à sa place. Il n'avait que 17 ans. Les historiens s'accordent à considérer que Sénèque a joué le rôle de figure de proue au début de son règne. Les décisions importantes étaient probablement laissées entre les mains plus capables de sa mère Agrippine la Jeune (qui pourrait avoir empoisonné Claude elle-même), de son tuteur Lucius Annaeus Seneca, et du praefectus praetorianus Sextus Afranius Burrus. Les cinq premières années du règne de Néron furent connues comme des exemples de bonne administration, suscitant même l'émission d'une série de pièces de monnaie célébrant le quinquennium Neronis. Les affaires de l'empire étaient traitées avec efficacité et le Sénat bénéficiait d'une période d'influence renouvelée dans les affaires de l'État. Les problèmes devaient pourtant bientôt surgir de la vie personnelle de Néron et de la course à l'influence croissante entre Agrippine et les deux conseillers. Tout le monde savait que Néron était déçu de son mariage et trompait Octavie. Il prit pour maîtresse Claudia Acte, une ancienne esclave, en 55. Agrippine tenta d'intervenir en faveur d'Octavie et exigea de son fils le renvoi d'Acte. Burrus et Sénèque, pour leur part, choisirent de soutenir leur protégé. Néron résista à l'intervention de sa mère dans ses affaires personelles. Son influence sur son fils diminuant, Agrippine se tourna vers un candidat au trône plus jeune. Britannicus, à quinze ans, était toujours légalement mineur et sous la responsabilité de Néron, mais il approchait de l'âge de la majorité. Britannicus était un successeur possible de Néron et établir son influence sur lui pouvait renforcer la position d'Agrippine. Mais le jeune homme mourut brutalement le 12 février 55. La proclamation de sa majorité avait été prévue pour le 13 février. La coïncidence des dates laisse penser qu'il a été empoisonné. Burrus est suspecté d'avoir pris part au meurtre. Néron se révoltait de plus en plus contre l'emprise d'Agrippine, et il commençait à envisager le meurtre de sa propre mère. Il justifiait ses intentions en clamant qu'elle complotait contre lui. Le pouvoir d'Agrippine déclinait encore rapidement, tandis que Burrus et Sénèque devenaient les deux hommes les plus influents de Rome.

Une série de scandales

Alors que ses conseillers s'occupaient des affaires de l'État, Néron s'entourait d'un cercle de proches. Les historiens romains rapportent des nuits de débauche et de violence, alors que les affaires plus banales de la politique étaient négligées. Marcus Salvius Otho était au nombre de ces nouveaux favoris. À tous points de vue, Otho était aussi débauché que Néron, mais il devint aussi intime qu'un frère. Certaines sources considèrent même qu'ils ont été amants. Otho aurait présenté à Néron une femme qui aurait d'abord épousé le favori, puis l'empereur. Poppée (Poppaea Sabina) était décrite comme une femme de grande beauté, pleine de charme, et d'intelligence. On peut trouver dans de nombreuses sources (Plutarque Galba 19.2-20.2 ; Suétone Othon 3.1-2; Tacite deux versions : Histoires 1.13.3-4; Annales 13.45-46 ; et Dion Cassius 61.11.2-4) les rumeurs d'un triangle amoureux entre Néron, Othon, et Poppée. En 58, Poppée avait assuré sa position de favorite de Néron. L'année suivante (59) fut un tournant dans le règne de Néron. Néron et/ou Poppée auraient organisé le meurtre d'Agrippine. Sénèque eut beau tenter de convaincre le Sénat qu'elle mettait sur pied une conspiration c