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Bruxelles

Bruxelles

] Bruxelles (Brussel en néerlandais, Brüssel en allemand, Brussels en anglais) est la capitale de la Belgique, ainsi que le siège des institutions de plusieurs de ses entités fédérées (la Communauté française de Belgique , la Communauté flamande, la Région de Bruxelles-Capitale et la Région flamande), de l'OTAN et de certaines institutions de l'Union européenne. Son nom se prononce « brussell » (le « x » se prononce « s » comme dans Auxerre). Le terme Bruxelles est utilisé le plus souvent pour indiquer sa fonction de capitale multiple, soit l'agglomération, soit (mais moins souvent) la commune proprement dite (on parle plutôt de Bruxelles-ville). Par extension, « Bruxelles » peut également désigner les autorités européennes.

Généralités

leftIl faut distinguer l'agglomération de Bruxelles, au sens géographique informel du terme, des divisions politiques et administratives qui recouvrent des zones d'étendues différentes : D'une part, la Région de Bruxelles-Capitale, qui regroupe 19 communes (sur une superficie de 160km²), représentée en gris et rouge sur la carte ci-contre. D'autre part, la ville de Bruxelles ou Bruxelles-ville, une des 19 communes de cette Région, représentée en rouge sur la carte. Elle en occupe le centre historique ceinturé par les grands boulevards (parfois appelé le pentagone), les quartiers de Laeken, Neder-over-Heembeek et Haren au nord, le quartier européen à l'est, ainsi que l'axe des avenues Louise et Roosevelt et le bois de la Cambre au sud. Pour ses fonctions de capitale, il n'est pas fait de distinction entre la ville et la région. bois de la Cambre] La ville de Bruxelles seule compte environ 143 000 habitants. L'agglomération bruxelloise s'étend sur les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale et même au-delà, jusqu'en Wallonie au sud et en Flandre au nord ainsi qu'à l'ouest et à l'est. Bruxelles-Capitale (que l'on peut considérer comme le centre urbain avec ses 19 communes) compte environ 1 million d'habitants pour 1,2 à 1,4 million à l'agglomération (le nombre étant difficile à estimer, suite aux définitions fort différentes des géographes et à l'absence d'institution officielle depuis la reprise des compétences de l'ancienne agglomération par la région). La zone de rayonnement économique bruxelloise comprend une grande partie des deux provinces de Brabant. Elle regroupe les régions qui sont fortement dépendantes économiquement de la capitale et représente environ 2 millions d'habitants. C'est à Bruxelles (Evere) que se situe le siège de l'OTAN. OTAN]] Y siègent également de nombreuses institutions européennes, telles que :
- le Conseil de l'Union européenne ;
- la Commission européenne ;
- les commissions du Parlement européen et ses sessions additionnelles ;
- le Conseil européen
- le Comité des régions ;
- le Comité économique et social. C'est pourquoi elle est souvent qualifiée (avec Strasbourg et Luxembourg) de capitale de l'Union européenne, bien que l'Union ne dispose pas formellement de capitale. Bruxelles est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial.

Histoire

Bruxelles, qui a fêté son millénaire en 1979, a une histoire mouvementée liée à celle du continent européen dans la même période. Article détaillé : Histoire de Bruxelles

Économie

L'économie de Bruxelles est dominée par des activités dans le secteur des services et des pouvoirs publics. Souvent, ces activités sont directement ou indirectement liées avec les fonctions de capitale de la Belgique et de l'Union Européenne : Union Européenne
- Bruxelles étant, entre autres, le siège de la Commission Européenne et du Conseil de l'Union Européenne, nombreux sont les services administratifs qui gravitent autour de ces deux institutions. Le Parlement européen a également son siège à Bruxelles pour les sessions extraordinaires et les commissions ;
- L'OTAN a également son siège à Bruxelles ;
- ministères et institutions nationaux belges, francophones, flamands… ;
- sièges sociaux de la majorité des grandes sociétés belges ;
- sièges régionaux et européens de beaucoup de sociétés multinationales ;
- sociétes de conseil, services juridiques, ainsi que les nombreux groupes d'intérêt (lobbies) belges et européens … ;
- secteur d'hôtellerie et de loisirs ;
- transport aérien, routier…

Transports

Bruxelles est desservie par plusieurs gares :
- les plus importantes pour le trafic voyageur se trouvent sur la jonction Nord-Midi ; tous les trains voyageurs nationaux à partir de Bruxelles s'y arrêtent :
  - Gare du Midi (principale gare internationale, desservie par le TGV classique, l'Eurostar et le Thalys)
  - Gare Centrale
  - Gare du Nord Deux autres gares de moindre importance sont également située sur la jonction Nord-Midi:
  - Bruxelles-Chapelle
  - Bruxelles-Congrès
- les autres gares importantes se trouvent dans le quartier des institutions européennes, les trains en direction de Namur et Luxembourg s'y arrêtent :
  - Gare de Bruxelles-Luxembourg (anciennement Quartier Léopold)
  - Gare de Bruxelles-Schuman
- et aussi:
  - Gare d'Etterbeek
  - Gare de Boitsfort
  - Gare de Watermael
  - Gare de l'Ouest
  - Gare de Schaerbeek La ville est entourée de trois grands axes périphériques concentriques:
- le Ring : autoroute périphérique contournant la grande banlieue bruxelloise
- la grande ceinture : boulevards (interrompue au Sud au Bois de la Cambre).
- la petite ceinture : série de tunnels et de voies rapides encerclant totalement le centre-ville, suivant le tracé d'une muraille médiévale du () et () qu'on ne traversait qu'aux huit portes restées célèbres : portes de Namur, Hal, Anderlecht, Flandre, Rivage, Laeken, Schaerbeek et Louvain. Les transports urbains sont assurés par un réseau dense de tramways en surface et souterrains, et d'autobus. Deux lignes de métro desservent également la ville : la première (lignes 1A et 1B) traverse toute la région d'est en ouest ; la seconde (ligne 2) suit le trajet de la petite ceinture. Le métro bruxellois compte 68 stations. Il existe un projet de RER devant apporter une réponse aux gros problèmes de mobilité rencontrés par la ville. Bruxelles est aussi desservi par deux aéroports, Bruxelles-National à Zaventem et Bruxelles-Sud à Charleroi.

Lieux touristiques

Charleroi
- La Grand-Place et l'Hôtel de ville.
- Le Sablon (quartier des antiquaires).
- Le quartier des Marolles et son célèbre marché aux puces, sur la place du Jeu de Balle. Le quartier est dominé par le bâtiment imposant du Palais de Justice auquel il est relié par un ascenseur moderne.
- Le Manneken Pis (et Jeanneke Pis, d'intérêt moindre). Jeanneke Pis]
- LÎlot Sacré, quartier protégé au nord de la Grand-Place.
- La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule.
- La Place royale, à proximité du Palais Royal, du musée des instruments de musique et des musées d'arts anciens et contemporains.
- La Basilique du Sacré-Cœur à Koekelberg.
- Le Parc de Bruxelles, entre le Palais Royal et le Parlement.
- Le parc du Cinquantenaire, où l'on trouve la mosquée de Bruxelles, le musée de l'automobile, les Musées royaux d'art et d'histoire et le Musée Royal de l'Armée et de l'Histoire Militaire.
- Le parc de Laeken : domaine de 160 hectares regroupant le château de Laeken (demeure des souverains belges), les serres royales, la tour japonaise et le pavillon chinois.
- Bruparck : ancien emplacement de l'exposition universelle de 1958, devenu une zone de loisirs où se trouvent réunis le célèbre Atomium, le parc des expositions, le parc « mini-Europe », un complexe cinématographique, le stade Roi Baudouin (anciennement Heysel) et le planétarium.
- Enfin, l'architecture urbaine a conservé de nombreuses maisons art nouveau conçues par Victor Horta. Victor Horta

Musées


- Musée Alice et David Van Buuren
- Musée Antoine Wiertz
- Musée Charlier
- Musée communal des Beaux-Arts d'Ixelles
- Musée Constantin Meunier
- Centre Belge de la Bande Dessinée (CBBD)
- Musée d'art spontané
- Musées du Cinquantenaire :
  - Musée de l'armée
  - Musées royaux d'art et d'histoire
  - Autoworld (musée de l'automobile)
- Musée juif de Belgique
- Musée royal d'art ancien [http://www.fine-arts-museum.be]
- Musée royal d'art moderne [http://www.fine-arts-museum.be]
- Musée du jouet [http://www.museedujouet.be]
- Musée du cinéma
- Musée des instruments de musique [http://www.mim.fgov.be ]
- Musée Victor Horta [http://www.hortamuseum.be]
- Les Musées Bellevue [http://www.musbellevue.be]
- Musée bruxellois de la Geuze [http://www.cantillon.be]

Bruxellois célèbres


- Plastic Bertrand, chanteur
- Jacques Brel, chanteur, acteur et réalisateur, qui a composé une chanson sur cette ville
- Charles Buls, bourgmestre du , connu pour ses restaurations
- Annie Cordy, chanteuse, actrice
- Michel de Ghelderode, auteur dramatique
- Jari Demeulemeester, directeur de l'Ancienne Belgique (salle de concert)
- Hergé, dessinateur de bande dessinée
- Victor Horta, architecte art nouveau
- Jacky Ickx, pilote automobile
- David Joris, anabaptiste
- François Schuiten, dessinateur
- Toots Thielemans, harmoniciste de jazz, siffleur, guitariste
- Jean-Claude Van Damme, acteur
- Michel Weyland , Dessinateur et scénariste de bande dessinée (
Aria)
- Amélie Nothomb, écrivain
- Eddy Merckx, 17/06/1945 Coureur cycliste au palmarès très étoffé
- José Vandam, Chanteur Basse Baryton, présent sur les plus grandes scènes internationales

Blasonnement

:
De gueules au saint Michel d'or terrassant le démon de sable. (Ville de Bruxelles) : D'azur à l'iris des marais d'or (Région de Bruxelles-Capitale)

Voir aussi

Liens internes


- Articles généraux
  - Bruxellisation
  - Histoire de Bruxelles
  - Les 19 communes bruxelloises
- Lieux de Bruxelles
  - la Grand-Place de Bruxelles
  - le Sablon
  - quartier de Helmet (Schaerbeek-Evere)

Lieux culturels


- [http://www.theatrenational.be Théâtre National] : 111-115, boulevard Emile Jacqmain (direction Jean-Louis Colinet).
- [http://www.theatreduparc.be Théâtre royal du Parc] : 3, rue de la Loi (direction Yves Larec).
- [http://www.theatredesgaleries.be Théâtre royal des Galeries] : 32, galerie du Roi (direction David Michels).
- [http://www.poche.be Théâtre de Poche] : 1a, chemin du Gymnase (direction Roland Mahauden).
- [http://www.europictures.com/martyrs Théâtre de la Place des Martyrs] : 22, place des Martys (direction Daniel Scahaise).
- [http://www.kvs.be Koninklijke Vlaamse Schouwburg] : 7, quai aux Pierres de Taille (direction Jan Goossens).
- [http://www.beursschouwburg.be Beursschouwburg] : 20-28, rue Orts (direction Frederik Verrote).

Liens externes
-

La ville


- [http://www.bruxelles.be/ Site officiel de la Ville de Bruxelles] (en français et néerlandais)
- [http://www.bruxelles.irisnet.be/ Site officiel de la Région de Bruxelles-Capitale] (en français, néerlandais, anglais, allemand)
- [http://www.fredjobars.be
fredjobars.be: descriptif de plus de 200 bars, cafés, pubs irlandais, bars latinos, etc... de Bruxelles et du Brabant Wallon'] (en français)
- [http://www.ilotsacre.be/site/fr/default_fr.htm Plan interactif du centre historique de Bruxelles]
- [http://www.ebru.be/ eBru : site sur le Pentagone, le centre historique de Bruxelles : ses rues, ses monuments, ses cafés, ses restos...]
- [http://www.bruessel-gui.de/bruessel/bildergalerien.html bruessel-gui.de: Photos de Bruxelles & Belgique]

Musées, festivals et autres


- [http://www.museedujouet.be Musée du jouet de Bruxelles'] (en français)
- [http://www.autoworld.be
AutoWorld dans le parc du Cinquantenaire; musée de l'automobile] (en français, néerlandais, anglais)
- [http://www.brusselsbdtour.com/cbbd.htm Centre Belge de la Bande Dessinée (CBBD)] (en français)
- [http://www.courtmetrage.be Festival du Court Métrage de Bruxelles]
- [http://www.mucc.be MUsée du Cacao et du Chocolat; Grand'Place de Bruxelles] (en français, néerlandais, anglais)
- [http://www.cedimho.be/eurobd/planchedeville/ Planche de ville - «
Bruxelles est vraiment la capitale de la BD » (fresques; statues; lieux; bars, hôtels & restaurants)] (en français)
- [http://www.bifff.org Festival International du Film Fantastique de Bruxelles/Brussels International Festival of Fantastic Film (BIFFF)] (en français, néerlandais, anglais)
- [http://www.bruxelles-bd.com Quinzaine de la bd de la ville de bruxelles] (en français, néerlandais)
- [http://www.fra.cityvox.com/guide_bruxelles/AccueilVille Sortir à Bruxelles] (en français, néerlandais, anglais)

Transports


- [http://www.stib.irisnet.be STIB - Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (trams, métros & bus)] (en français, néerlandais).
- [http://www.bsubway.net Brussels Subway : Métro de Bruxelles] (en français,néerlandais, anglais).
- [http://www.planitram.be PlaniTram : Transports en commun dans la région de Bruxelles-Capitale] (en français, anglais).
- [http://www.brusselsairport.be Le site officiel de l'aéroport de Bruxelles] (en français, néerlandais, anglais).
- [http://www.flylc.com/to/fr/ap-bru.htm Tous les vols avion low-cost vers Bruxelles National ] (en français, néerlandais, anglais, allemand et italien).
- [http://www.charleroi-airport.com L'aéroport de Charleroi Bruxelles - Sud] (en français, néerlandais, anglais).
- [http://www.flylc.com/to/fr/ap-crl.htm Tous les vols avion low-cost vers Bruxelles-Sud Charleroi ] (en français, néerlandais, allemand, italien et anglais).
- [http://www.sncb.be SNCB - Société Nationale des Chemins de fer Belges (trains)] (en français, néerlandais, allemand, anglais).
- [http://www.delijn.be De Lijn : Bus & trams en Flandre & Bruxelles] (en néerlandais uniquement !).
- [http://www.infotec.be TEC - Transport En Commun en Wallonie & à Bruxelles] (en français, néerlandais, allemand, anglais)
- [http://www.brussels-city-tours.com/frans/frhoponhopoff.htm Visit Brussels Line : visitez Bruxelles dans un bus à Impériale]. Catégorie:Duché de Brabant Catégorie:Brabant
-
Catégorie:Capitale européenne de la culture Bruxelles (Ville de) ja:ブリュッセル ko:브뤼셀 ms:Brussels simple:Brussels

Allemand

L'allemand (Deutsch en allemand), est une langue appartenant au groupe des langues germaniques occidentales de la famille indo-européenne. C'est la langue la plus parlée au sein de l'Union européenne.

Histoire

Première mutation consonantique

Avec la première mutation consonantique (erste germanische Lautverschiebung) aux environs du , naissait le germanique commun à partir d'un dialecte indo-européen. Cette transformation explique des différences entre les langues germaniques (plus l'arménien) et les autres langues indo-européenes. On peut, pour simplifier, présenter les faits ainsi :
- k → h : cord en latinHerz en allemand, heart en anglais
- p → f : pater en latin — father en anglais, Vater en allemand
- t → th : tres en latin — three en anglais, drie en néerlandais
- d → t : decem en latin — ten en anglais, tien en néerlandais
- g → k : gula en latin — Kehle en allemand, keel en néerlandais
- bh → b : bhrātā en sanskrit (frater en latin) — Bruder en allemand, brother en anglais
- dh → d : adham en sanskrit — deed en anglais, daad en néerlandais
- gh → g :
- ghostis en indo-européen (hostis en latin) — Gast en allemand, guest en anglais Articles complets : Loi de Grimm et Loi de Verner.

Seconde mutation consonantique

On commence à parler de langue allemande lorsque les dialectes parlés dans le Sud-Ouest de l'Allemagne subirent la seconde mutation consonantique (zweite germanische Lautverschiebung ou hochdeutsche Lautverschiebung, que l'on situe grosso modo vers le ), au cours de laquelle la langue commença à se différencier des dialectes du nord (Niederdeutsch, bas-allemand). Cette modification phonétique explique un certain nombre de différences entre l'allemand actuel et, par exemple, le néerlandais ou l'anglais :
- k → ch : ikich (je) ; ookauch (aussi) ; make/makenmachen (faire)
- d → t : dag/dayTag (jour) ; bedBett (lit); do/doentun (faire)
- t → s : wat/whatwas (quoi) ; street/straatStraße (rue) ; eat/eetessen (manger)
- t → (t)z : sitten/sitsitzen (être assis) ; two/tweezwei
- p → f : slapen/sleepschlafen (dormir) ; schip/shipSchiff (bateau) ; help/helpenhelfen (aider)
- p → pf : peper/pepperPfeffer (poivre) ; paardPferd (cheval)
- v, w, f → b : geloof/believeGlaube (croyance) ; avond/eveningAbend (soir) Article complet : Seconde mutation consonantique. Le nom d'allemand est également donné aux dialectes du nord qui n'ont pas ou peu subi cette transformation phonétique, même si l'appellation est considérée par les linguistes comme abusive.

Moyen Âge

Entre le et le eut lieu une diphtongaison dans les parlers du Sud-Ouest concernant l'articulation en deux phonèmes de ei, eu et au. Cela explique à nouveau certaines différences entre l'allemand standard et, par exemple, le néerlandais (les lettres dans les parenthèses expliquent la prononcation en utilisant la langue française):
- û (ou), → au (aou): hūsHaus (maison) ; mūsMaus (souris)
- î, (î) → ei (aille) : wīseWeise (maniére) ; zītZeit (temps)
- iu (û) → eu (≈oï): liuteLeute (des gens) ; hiuteheute (aujourd'hui) Contrairement aux États voisins, les contrées germaniques sont restées morcelées (Kleinstaaterei) au cours de l'ensemble du Moyen Âge contribuant au développement de dialectes très différents et, parfois, mutuellement inintelligibles. Un premier pas vers une langue interrégionale correspond au Mittelhochdeutsch poétique des poètes de cour vers le , bien que l'influence sur la langue vulgaire fut quasiment nulle, en raison de la faible alphabétisation. Aussi les régions germaniques restèrent-elles longtemps coupées en deux régions linguistiques :
- Au Nord, et en particulier du temps de la Hanse, le bas-allemand servait de langue véhiculaire de la mer du Nord à la mer Baltique.
- Au Sud se développait petit-à-petit, essentiellement à l'écrit, depuis le une « langue compromis » entre les différents dialectes qui devint l'allemand standard (Hochdeutsch). Il est à noter que ce processus est assez différent de celui des États voisins qui adoptèrent la langue de leur capitale.

Influence de la Réforme

En 1521, Martin Luther traduisit le Nouveau Testament dans cet allemand standard en développement et en 1534, l'Ancien Testament. Bien que Luther ne fut pas, comme il fut considéré autrefois, le pionnier dans l'établissement d'une langue interrégionale — en élaboration depuis le — il n'en reste pas moins que la Réforme contribua à implanter l'allemand standard dans les administrations et les écoles, y compris dans le Nord de l'Allemagne qui finit par l'adopter. Mais, jusqu'au début , le Hochdeutsch resta une langue souvent écrite, que beaucoup d'Allemands, en particulier dans le Nord, apprenaient comme une langue étrangère.

L'allemand en Europe centrale

Avec la domination de l'Empire austro-hongrois en Europe centrale, l'allemand y devint la langue véhiculaire. En particulier, jusqu'au milieu du , les marchands et, plus généralement, les citadins y parlaient l'allemand, indépendamment de leur nationalité : Prague, Budapest, Bratislava, Zagreb et Ljubljana constituaient des îlots germanophones au milieu des campagnes qui avaient conservé leur langue vernaculaire.

Normalisation de l'orthographe et de la grammaire

Johann Christoph Adelung publia en 1781 le premier dictionnaire allemand exhaustif, initiative suivie par Jacob et Wilhelm Grimm en 1852. Le dictionnaire des frères Grimm, publié en seize tomes entre 1852 et 1960, reste le guide le plus complet du vocabulaire allemand. Cette normalisation progressive de l'orthographe fut achevée grâce au Dictionnaire orthographique de la langue allemande de Konrad Duden en 1880, qui fut, à des modifications mineures près, déclaré comme référence officielle dans la réforme de l'orthographe de 1901.

Classification

C'est une langue germanique de la branche ouest, proche, notamment, du néerlandais.

Langues régionales

bas-allemand


- néerlandais
- afrikaans
- allemand du Nord
- bas-saxon

haut-allemand


- moyen-allemand
  - moyen allemand occidental
    - moyen-francique
      - mosellan
      - luxembourgeois
      - francique ripuaire
    - francique rhénan
      - palatin
      - hessois
  - moyen allemand oriental
    - thuringeois (haut-saxon)
    - berlinois (brandebourgeois)
    - dialectes de Lausitz
    - yiddisch
- allemand supérieur
  - francique
    - francique oriental
    - francique du méridional
      - francique du Main
  - allemand pennsylvanien
  - bavarois
    - autrichien
    - dialectes de Bavière
  - alémanique
    - alsacien
    - souabe
    - suisse alémanique
    - bas alémanique
    - haut alémanique

Répartition géographique


- en Europe :
  - L'allemand est langue officielle en Allemagne, en Autriche, au Liechtenstein, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique et dans la région italienne du Tyrol du Sud;
  - République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Russie (Allemands de la Volga), Roumanie (Namat) ;
- en Afrique : Namibie, Togo, Afrique du Sud ;
- en Amérique : Amérique du Nord (en particulier en Pennsylvanie aux États-Unis où vit une communauté amish importante), Amérique du Sud (Paraguay, Chili, Argentine, Brésil). Note : que l'allemand soit devenu langue officielle dans certains États des États-Unis d'Amérique est une rumeur infondée. Source : wikipédias allemand et espagnol (en désaccord entre eux). À vérifier depuis une source plus sûre.

Langues dérivées

Le yiddish est une langue dérivée du vieil-allemand, dans lequel ont été introduits des mots d'origine slave ou hébraïque. L'unserdeutsch est un créole formé à partir d'un lexique allemand.

Écriture

L'allemand s'écrit avec les 26 lettres de l'alphabet latin, trois voyelles surmontées d'un Umlaut (sorte de tréma) ä, ö et ü, et un symbole spécial ß, eszet, utilisé en lieu et place de ss dans certains cas (principalement après une voyelle longue ou une diphtongue). La Suisse n'utilise plus le ß depuis les années 1930. Jusque dans les années 1940, l'allemand était imprimé en écriture gothique (Fraktur) et écrit en sütterlin, versions de l'alphabet latin difficiles à déchiffrer pour le profane.

Orthographe

:Voir article de fond : Réforme de l'orthographe allemande. L'orthographe allemande se déduit en général de la prononciation et d'un minimum de connaissances. Il est toutefois à noter que les fortes disparités régionales au niveau de la prononciation peuvent rendre la tâche ardue. Les difficultés orthographiques principales résident dans :
- les Fremdwörter (mots d'origine étrangère) : ils sont souvent écrits conformément au mot d'origine (par ex. Milieu, Mayonnaise) ;
- les lettres ä et e (e ouvert ou fermé), dans certains cas homophones et dans d'autres de prononciations voisines (par ex aufwendig dérivé de Aufwand, où l'orthographe reformée permet d'aussi écrire aufwändig) ;
- la distinction entre consonne simple et consonne double qui, dans un nombre limité de mots et contrairement à la règle habituelle, n'a pas d'influence sur la longueur de la voyelle (par ex. Tip mais tippen, Platz [tz est considéré comme un double z] mais plazieren) ;
- la séparation entre les mots (par ex.
radfahren « aller à vélo » à côté de Auto fahren « aller en voiture ») et la (non-)capitalisation de certaines expressions (par ex. im dunkeln lassen « laisser incertain » à côté de (jemanden) im Dunkeln lassen « laisser (qqn) dans un endroit obscure »). Afin de supprimer une partie des difficultés ci-dessus, les représentants allemands, suisses et autrichiens convinrent d'une réforme de l'orthographe. Elle est entrée en vigueur en 1998 en Allemagne et deviendra obligatoire à partir de la mi-2005. La dernière réforme datait de 1901. Les principaux changements concernent :
- l'homogénéisation de la graphie des mots de même famille (
aufwändig de Aufwand, mais toujours aufwenden) ;
- l'utilisation du ß uniquement après les voyelles longues et les diphtongues (on aura alors toujours
der Fuß, die Geiß, mais der Fluss, ce qui est analogue aux règles pour les autres consonnes) ;
- dans les mots composés, aucune lettre ne sera plus supprimée (
Geschirr + Rückgabe > Geschirrrückgabe ou, alternativement, Geschirr-Rückgabe) ;
- la généralisation plus exhaustive de l'écriture en plusieurs mots des expressions figées (
auseinander reißen), ce qui est la chose la plus critiquée et qui a aussi créé des nouveaux problèmes: "Furcht erregend" (intimidant, traditionellement "furchterregend") mais toujours "noch furchterregender" (encore plus intimidant)
- la systématisation de la capitalisation des substantifs (
der Dritte) ;
- la simplification de la césure et de l'emploi de la virgule. Cette réforme rencontre une forte critique en Allemagne. Le Land de Schleswig-Holstein a voté le retour à l'orthographe traditionnelle en 1998 (décision annulée pourtant par le Landtag [parlement régional]) et certains journaux et éditeurs ont depuis décidé de revenir à la graphie traditionnelle.

Prononciation

:
Voir article de fond : Prononciation de l'allemand. Contrairement à l'anglais ou au français, l'allemand classique (Hochdeutsch) se prononce de manière assez conforme au texte écrit, hormis pour les mots d'emprunt. Toutefois, les francophones rencontrent généralement quelques difficultés, listées ci-dessous.
- Les deux prononciations du
ch n'existent pas en français :
  - après a, u et o, il se prononce /χ/, comme en espagnol dans
Juan, « Jean » ;
  - après i, e, ä, ö et ü, il se prononce /ç/, comme en grec moderne dans
Όχι, « non ».
- Le coup de glotte au début des mots (et de certaines syllabes) commençant par une voyelle marque une séparation nette entre les mots. Le français, en revanche, a tendance à lier les mots entre eux.
- L'accent tonique est assez souvent placé sur la première syllabe, contrairement à la prononciation française standard qui accentue la dernière syllabe.
- Le
h est aspiré comme en anglais. ----

-
est parfois retranscrit en .
Note :
b = à la fin d'une syllabe ou avant
s ou t, devant une voyelle
ch = après
a, o ou u, lorsque suivi par a, o ou u au début d'un mot, ailleurs
d = à la fin d'une syllabe ou avant
s ou t, ailleurs
e = dans les syllabes inaccentuées
g = à la fin d'une syllabe ou avant
s ou t, avant une voyelle, dans les mots étrangers. ig =
h allonge la voyelle lorsqu'il la suit, ailleurs
j = dans les mots étrangers, ailleurs
r = entre une voyelle et une consonne : ou il ne se prononce pas, ou ailleurs
s = au début d'un mot et entre deux voyelles, devant
t ou p, ailleurs
v = dans les mots étrangers, ailleurs
y = dans les mots provenant du grec, ou ailleurs dsch, ph, qu et y se trouvent majoritairement dans les mots étrangers

Grammaire

L'allemand est une langue flexionnelle comportant des conjugaisons et des déclinaisons.

Conjugaison

:
Voir article de fond : Conjugaison de l'allemand. Le principe de la conjugaison allemande est assez proche du français. Les différences notables sont
- L'existence du subjonctif I, essentiellement destiné à relater les propos d'autrui
- La différence entre passif-action (
Das Haus wird gebaut, la maison est [en train d'être] construite) et passif-état (Das Haus ist gebaut, la maison est construite [elle est finie]). En ce qui concerne la morphologie, le deux principaux types de verbes sont
- Les verbes faibles, qui conservent leur radical et ont un participe passé en
-(e)t. Ces verbes sont le plus souvent réguliers.
- Les verbes forts, qui modifient leur radical au prétérit, au participe passé et parfois au présent. Ils ont un participe passé en
-en. Ils sont dits irréguliers, le changement de radical n'étant pas prévisible. Parmi les verbes irréguliers se rangent également les auxiliaires de mode (können, pouvoir ; dürfen, avoir le droit; etc.), qui sont employés dans un nombre important de contextes différents.

Déclinaison

Voir article de fond : Déclinaisons allemandes La déclinaison allemande comporte quatre cas, le nominatif, l'accusatif, le datif et le génitif, auxquels s'ajoutent trois genres, le masculin, le féminin et le neutre ainsi que deux nombres, le singulier et le pluriel. Le porteur essentiel de la marque de déclinaison est le déterminant, secondé par l'adjectif épithète. Les déclinaisons sont employées :
- Pour indiquer la fonction d'un groupe nominal : sujet, objet, complément d'attribution, ou complément du nom.
- Après certaines prépositions (
Wechselpräpositionen) pour indiquer s'il y a changement de lieu ou non
- En fonction du cas exigé par les prépositions ainsi que par les verbes, les adjectifs ou les noms suivis d'un complément.

Syntaxe

Voir article de fond : Syntaxe allemande L'allemand a pour particularité syntaxique principale de placer les éléments importants, soit en première position dans la phrase, soit dans les dernières positions. Par exemple : Er
nahm gestern trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb. Il a mis cette machine en service hier malgré toutes les difficultés. Sont mis en valeur
- Le sujet
er (il)
- L'action
in Betrieb [nehmen] ([mettre] en service) placée en fin de phrase
- L'objet
diese Maschine (cette machine) Avant l'action et l'objet sont énumérées les circonstances. L'ordre de la phrase peut être modifié pour insister sur un des éléments, que l'on place alors en tête de phrase : Gestern nahm er trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb. C'est hier qu'il a mis cette machine en service malgré toute les difficultés. Trotz aller Schwierigkeiten nahm er gestern diese Maschine in Betrieb. Malgré toutes les difficultés, il a mis cette machine en service hier. Diese Maschine nahm er gestern trotz aller Schwierigkeiten in Betrieb. C'est cette machine qu'il a mis en service hier malgré toutes les difficultés.

Lexique

Noms de la langue allemande

La langue allemande (ainsi que le peuple) a la particularité d'avoir des appellations très différentes d'une langue à l'autre (par exemple
German, Deutsch, alemán, német, etc.). En effet, six racines différentes entrent en jeu :
- le proto-germanique

- teutā- pour « peuple » (parfois suffixé) :
  - danois
tysk ;
  - suédois
tyska ;
  - néerlandais
Duits ;
  - bas latin
thiosticus (cf. Synode de Tours) ;
  - latin
(lingua) Theodisca ;
  - français
tudesque (terme vieilli) ;
  - italien
tedesco ;
  - japonais ドイツ (
doitsu); :Note : c'est le même radical qui donne Dutch en anglais, « néerlandais », teuton en français. Le bas latin thiosticus vient du vieil haut allemand diutisc ;
- le nom du peuple germanique en latin,
Germānus, peut-être emprunté au celtique gair maon, « peuple voisin » :
  - albanais
Gjermanishte ;
  - anglais
German ;
  - grec Γερμανικά ;
  - roumain germană;
- le nom de la tribu saxonne, du latin
Saxō, Saxones (étymologie peu claire) :
  - estonien
saksa ;
  - finnois
saksa ;
- le vieux slave pour « muet », à comprendre au sens de « qui ne parle pas notre langue » :
  - tchèque
němčina ;
  - hongrois
német ;
  - russe
немец
  - ukrainien
німецький ; :Note : une autre étymologie rapproche cette racine du nom du fleuve Niémen, au-delà duquel vivaient les tribus germaniques.
- le nom de la tribu allemande, vraisemblablement du vieil haut allemand
ala manni, « tous les hommes » (cf. alle et Mann en allemand), via le bas latin Alamanus ou Alemanus pour les langues romanes :
  - islandais
almennr ;
  - français
allemand ;
  - portugais
alemão ;
  - espagnol
alemán ;
  - turc
Alman ;
- peut-être un mot pour « ouest » dans les langues baltes :
  - letton
vācu ;
  - lituanien
vokiečių.

Emprunts de l'allemand en français

Un nombre important de mots furent empruntés aux dialectes germaniques par le roman et l'ancien français (par ex. heaume, éperon, cible, fauteuil) ; seuls les mots d'origine plus récente sont encore discernables en tant qu'emprunts lexicaux (frichti, ersatz). À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive de mots français provenant de l'allemand ou de l'un de ses dialectes :
- accordéon < Akkordion
- alpenstock
- arquebuse <
hâkenbühse (moyen haut-allemand)
- asticoter <
daß dich Gott... « que Dieu te...»
- aurochs
- beffroi <
běrgfrîd (moyen haut-allemand)
- bivouac <
Bîwacht (allemand de Suisse) ou bijwache (néerlandais)
- blafard <
bleichvar (moyen haut-allemand)
- blende
- blinde <
blenden « aveugler »
- blitzkrieg
- blockhaus
- bocard <
Pochhammer
- bock
- boulevard <
Bolwërc « ouvrage de madrier, rampart » (moyen haut-allemand) ou bolwerc (moyen néerlandais)
- bouquetin <
Steinbock « bouc de rocher »
- bourgmestre <
Bürgermeister (maire)
- bunker
- choucroute <
Sauerkraut
- cible <
schîbe (alémanique, cf. l'allemand Scheibe « disque »)
- ersatz
- hère <
Herr (« Seigneur, Monsieur »), mais cette origine est discutée
- frichti <
Frühstück (« petit déjeuner »)
- képi <
Kappe
- kirsch <
Kirschwasser
- kaputt <
kaputt
- leitmotiv
- loustic <
lustig « drôle, gai »
- mouise <
mues « bouillie » (allemand dialectal du sud)
- nazi
- putsch
- reître <
Reiter « cavalier »
- stalag <
Stammlager
- trinquer <
trinken « boire »
- vasistas <
was ist das? « qu'est-ce ? »

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- langue allemande
  - déclinaisons allemandes
  - prononciation allemande
  - conjugaison allemande
    - Verbes forts (allemand)
  - syntaxe allemande
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues germaniques
      -
  - langues germaniques occidentales
      -
    - groupe germano-néerlandais
    - langues par zone géographique
      - langues régionales d'Allemagne
- liste des noms français de toponymes allemands

Liens externes


- [http://www.sprachtausch.net Sprachtausch.net] Site en allemand pour trouver quelqu'un pour vous enseigner, par exemple Allemand dans l'échange avec votre langue.
- [http://www.goethe.de/ Institut Goethe] (en allemand)
- [http://www.steinke-institut.de/ Steinke Institut]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/allemand.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire allemand-français/français-allemand de Bertrand Cornu.
- [http://dico.leo.org/?lang=fr Dictionnaire LEO ] - Dictionnaire allemand-français/français-allemand en ligne
- [http://cronimus.free.fr/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] - Dictionnaire allemand-français de Jean-Paul Cronimus conçu comme un dictionnaire papier, nombreux exemples traduits, acronymes, vocabulaire du Zertifikat Deutsch
- [http://cronimus.apinc.org/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] Site alternatif 1
- [http://membres.lycos.fr/orfanses/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] Site alternatif 2
- [http://allemand.linguistmail.com Allemand tous les jours]
(site commercial)
- [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=1/ Expressions pratiques en allemand]
- [http://languageserver.uni-graz.at/ls/lang?id=82 Standard German (Languages of the World)] Catégorie:Langue germanique Catégorie:Langue allemande Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne als:Deutsche Sprache ko:독일어 ms:Bahasa Jerman ja:ドイツ語 simple:German language th:ภาษาเยอรมัน


Anglais

L'anglais est une langue germanique originaire d'Angleterre. C'est la langue maternelle ou l'une des langues des habitants de plusieurs pays, surtout le Royaume-Uni et ses anciennes colonies, dont les États-Unis, l'Irlande, le Canada, l'Australie, et la Nouvelle-Zélande. L'anglais est l'une des langues les plus parlées au monde : elle est la troisième en nombre de locuteurs natifs, et la première apprise comme seconde langue. Elle est aussi la langue la plus utilisée sur Internet.

Histoire

L'anglais descend de la langue parlée par les tribus germaniques angles (d'où est tiré le nom de la langue), saxonnes et jutes s'étant installées en Grande Bretagne au de l'ère chrétienne, remplaçant les langues celtiques présentes sur le territoire. Ces dialectes germaniques, qui ont connu la première mutation consonantique, sont alors désignés sous le nom de vieil anglais, d'abord écrit en runes puis avec l'alphabet latin, apporté par les scribes irlandais au . L'influence d'envahisseurs vikings installés au nord-est du pays est notable dans le lexique de la langue qui a alors emprunté de nombreux termes au vieux norrois (ou « vieil islandais »). L'influence du latin, langue liturgique du christianisme que les scribes irlandais ont apporté, est aussi très forte. On arrête le vieil anglais au , à l'issue de la bataille de Hastings, en 1066. L'épopée Beowulf est écrite dans cet état de la langue. Après sa victoire à Hastings sur les Saxons, Guillaume le Conquérant s'installe en Grande-Bretagne et impose sa langue, le normand (langue d'oïl de l'ancien français), comme langue de la cour ; ce faisant, il modifie profondément la langue anglaise : les emprunts se font très nombreux et souvent doublonnent avec des mots de radical germanique. Le mot saxon est parlé par le peuple, alors que le terme français est souvent lié au registre soutenu ou à la parlure des nobles. Par exemple, ox, calf ou sheep, termes germaniques, représentent chez le producteur ─ anciennement les couches populaires de la population ─ ce que le consommateur ─ autrefois les couches aisées de la population ─ désigne par beef (cf. bœuf), veal, (cf. veau) et mutton (cf. mouton). (Ainsi, ces trois derniers mots désignent surtout la viande par opposition au bétail sur pied; mais on a aussi "let's return to our muttons" "retournons à nos moutons" et fig. "muttonhead", "mouton [de Panurge]". Par contre, "oxtail soup" car à l'origine ce potage était un plat plébéien.) D'autre part, la langue simplifie ses déclinaisons. C'est le moyen anglais, dont l'orthographe est fortement influencée par celle des scribes normands, lesquels inventent par exemple les digrammes de la langue (ch, sh, gh, th) et introduisent la lettre w (anciennement un digramme vv ou uu), faisant ainsi sortir de l'usage des lettres anciennes comme þ (thorn, remplacé par th), ð (edh, remplacé aussi par th), ȝ (yogh, proche d'un 3, remplacé par gh ou y principalement) ou ƿ (wynn, proche d'un p, remplacé par w). Les Contes de Cantorbéry de Geoffrey Chaucer sont écrits en moyen anglais. La grande mutation vocalique, qui a vu la modification en profondeur des voyelles anglaises, du marque le tournant d'un autre état de la langue, l'anglais moderne, que l'on fait réellement commencer au début du avec William Shakespeare. On y distingue deux sous-périodes : l'anglais moderne d'avant ou après le , quand, à la suite des conquêtes britanniques, la langue s'est de nouveau lexicalement enrichie de manière notable grâce aux emprunts faits aux langues des colonies.

Influence de l'anglais

Historiquement, l'anglais a peu pénétré le français (moins de 4 % du vocabulaire est d'origine anglo-saxonne). Cependant son influence croît depuis une cinquantaine d'années du fait de la mondialisation des échanges commerciaux et technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette langue, le Royaume-Uni et les États-Unis notamment (voir « impérialisme linguistique »). C'est pourquoi l'utilisation de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les télécommunications ou l'économie, comme le fut l'italien jadis pour la musique. Un autre phénomène est lié à cet expansionnisme : l'anglais tend à être utilisé à la place d'autres langues. Ainsi le français était la langue privilégiée des relations diplomatiques et des relations contractuelles, l'influence des États-Unis a fait tomber cet usage en désuétude. L'anglais est aussi depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. Il a par ailleurs acquis dans le monde la place de langue la plus fréquemment utilisée dans les rencontres internationales, même si le multilinguisme reste la norme. Étant la première langue étrangère apprise dans le monde, il bénéficie d'une base unique de locuteurs dans tous les pays sur tous les continents. C'est enfin la seconde langue officielle de très nombreux États. Cette utilisation internationale de l'anglais, devenu une véritable lingua franca, inquiète nombre d'anglophones qui voient leur langue prendre les allures d'un pidgin simpliste coupé de ses subtilités et de son histoire.

Classification

L'anglais est une langue germanique, famille au sein de laquelle les langues vivantes les plus proches sont le frison et le scots mais qui, néanmoins, a subi à plusieurs reprises l'influence d'autres langues germaniques comme le vieux norrois, du latin et de diverses langues romanes, surtout le français, influence latino-romane que l'on ne remarque pas seulement dans les mots qui sont a priori des emprunts lexicaux (déjà vu ou rendez-vous, expressions françaises utilisées en anglais ; embargo de l'espagnol ; cupola, folio ou stiletto de l'italien), mais encore dans de très nombreux mots à étymon latin (comme expectexspectare, schoolschola, scuttlescutella, ou streetstrata).

Répartition géographique

Statut officiel

L'anglais est la première langue en Australie (anglais australien), Bahamas, Barbade (anglais carribéen), Bermudes, Dominique, Gibraltar, Grenade, Guyana, Jamaïque (anglais jamaïcain), Nouvelle-Zélande (anglais néo-zélandais), Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Trinité-et-Tobago, Royaume-Uni (anglais britannique), et (sans reconnaissance officielle) aux États-Unis (anglais américain). L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais canadien) (avec le français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État), de l'Irlande (avec l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin, le tamil et d'autres langues asiatiques) et de l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa, l'afrikaans, et le sotho du nord). C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël. C'est la langue usuelle dans l'île de Saint-Martin. À Hong-Kong c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Il est appris dès le jardin d'enfants, et est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de nombreuses écoles secondaires et de toutes les universités. Un nombre substantiel d'étudiants acquièrent un niveau de locuteur natif. Cette langue y est si largement utilisée qu'il est inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue étrangère. C'est une langue officielle, mais pas native au Cameroun, Fidji, Micronésie, Ghana, Gambie, Kiribati, Lesotho, Liberia, Kenya, Namibie, Nigeria, Malte, Îles Marshall, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Îles Salomon, Samoa, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.

Langues dérivées

L'anglais a donné naissance :
- à de nombreux pidgins et créoles.
- au Basic English, langue créée par C. K. Ogden and I. A. Richards en 1930. Celle-ci ne comporte plus que 850 mots : ceux qui sont indipensables à la vie quotidienne (expression de sentiments inclus) plus ceux nécessaires pour définir les autres le temps d'une conversation.
- L'anglais Européen : http://www.davytech.com/wiki/

Écriture

L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir plus haut). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine étrangère. Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de bijection entre celle-ci et la prononciation actuelle.

Prononciation

Parmi les consonnes n'existant pas en français, on peut noter [θ] et [ð], écrits th, ou encore [ŋ], écrit n devant un g ou un k. Exemples de mots :

Grammaire

Voir article détaillé : Grammaire anglaise L'anglais ne comporte pas de genres pour les noms (à part de rares exceptions). Les adjectifs sont invariables.

Conjugaison

Voir article détaillé : Conjugaison anglaise

Lexique

Des mots sont entrés dans la langue anglaise au contact avec le français : ils sont pour ces raisons très proches, à l'écrit, de leur homonyme. Ces mots existent dans la langue anglaise depuis si longtemps que les anglophones ne les considèrent plus comme mots français. Par exemple : difference, introduction, village, pure. En revanche, l'anglais a gardé des mots tels que mushroom, budget et (an) apron dont l'on ne reconnaîtrait guère l'origine française (respectivement liés à mousseron, bougette et napperon par métanalyse).

Nombre de mots

Contrairement à d'autres langues, il n'existe pas d'organisme qui recense officiellement les mots d'anglais. Comme par ailleurs l'importance actuelle de cette langue dans la recherche scientifique fait que de nombreux mots sont créés tous les jours (certains promis à une large diffusion, d'autres resteront d'usage confidentiel), il n'existe pas de liste complète. On peut simplement constater que le dictionnaire Oxford English Dictionary, un des plus complet, recense plus de 500.000 entrées, y compris des mots désuets, des mots techniques et des mots de dialectes locaux.

Origine des mots

En 1973, Thomas Finkenstaedt et Dieter Wolff, en se basant sur les 80.000 mots du Shorter Oxford Dictionary (3e édition), ont établi la répartition suivante :
- français, y compris l'ancien français et le normand (ou anglo-français) : 28,3 %
- latin, y compris les mots scientifiques et techniques récents : 28,24 %
- ancien et moyen anglais, vieux norrois et hollandais : 25 %
- grec : 5,32 %
- étymologie indéterminée : 4,03 %
- mots dérivés de noms propres : 3,28 %
- toutes les autres langues : moins de 1 % Cependant, les problèmes de définition conduisent à des appréciations divergentes. Ainsi la linguiste française Henriette Walter affirme de son côté que [http://perso.wanadoo.fr/mondalire/Henriette_walter.htm plus des deux tiers des mots anglais sont d'origine française].

Emprunts à l'anglais

Le sens des mots peut avoir changé entre les deux langues. Certains de ces mots sont des allers-retours, car empruntés initialement au français.

avec la forme anglaise


- badge
- basket
- boss, « chef, patron »
- budget, de l'ancien français « bougette », petite bourse portée à la ceinture
- caddie, chariot tiré à bras utilisé pour transporter de menus objets
- check-up
- club
- coach (prononc. « cooutch ») et ses dérivés (coacher, le coaching)
- cool
- cowboy, qui signifie « vacher »
- fair-play
- ferry(-boat)
- fuel, de l'ancien français « fouaille », matière servant à alimenter un feu
- gag,
- gentleman, partiellement de l'ancien français « gentil », homme d'ascendance noble
- job, qui signifie « travail, activité rémunérée »
- milk-shake
- one-man show, spectacle mené par un seul artiste
- self-control, littéralement : la maîtrise de soi
- self-made man, littéralement : personne qui a fait elle-même sa réputation, sa carrière
- self-service, endroit où on se sert soi-même (distributeurs de carburant, restaurants d'entreprise, cafétéria, etc.)
- show
- skateboard
- spot
- steak
- stock-options
- toast, de l'ancien français « toster » (griller)
- week-end, qui signifie « fin de semaine »
- Nom de sports créés aux XIX et XX siècles : En général, ces sports ont un vocabulaire spécifique lui aussi composé de mots anglais. On trouve aussi des termes transverses : un match, un set, un derby, un supporter. :
- (boxe) : ring, uppercut, swing :
- football (la « balle au pied »), goal, penalty :
- basket-ball ((la « balle au panier ») :
- rugby (du nom de la ville où ce jeu a été inventé), drop :
- hockey :
- golf, tee, club, green, put, caddie :
- (planche à voile) : wishbone :
- rallye :
- surf :
- tennis (du moyen français « tenez ! », expression utilisée pour démarrer une partie au jeu de paume) Attention : le mot handball, bien qu'homographe parfait entre l'anglais et l'allemand, est originaire d'Allemagne. C'est pourquoi sa syllabe finale se prononce [bal] et non [bo:l].
Musique :
- country
- blues
- boogie woogie
- jazz
- rock'n'roll
- ragtime
- rhythm'n blues
- swing
- folk

francisés


- bouledogue (bulldog)
- fioul (écriture phonétique de la prononciation anglaise de fuel)
- paquebot (packet-boat)
- redingote (riding-coat, vêtement pour les sorties à cheval)
- bifteck (beef steak)

mots de racine anglo-saxonne

La langue française a créé de nombreux substantifs en ajoutant la terminaison « ing » à des mots anglais.
- camping
- forcing
- marketing
- packaging
- parking
- reporting
- shampooing

Divers


- code ISO 639-1 : en

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - grammaire anglaise
    - verbes irréguliers en anglais
    - Conjugaison anglaise
  - faux-amis anglais
  - vrais amis en anglais
  - anglicisme
  - franglais
  - variations régionales de l'anglais
  - linguistes anglais
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues germaniques
      -
  - langues germaniques occidentales
      -
    - groupe anglo-frison

Liens externes


- [http://www.websters-online-dictionary.org/definition/French-english/ Dictionnaire français - anglais] Webster's Rosetta Project
- [http://www.scientificpsychic.com/verbs1fr.html Conjugueur des verbes anglais]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/anglais.html Dictionnaire Freelang anglais téléchargeable] Dictionnaire Freelang anglais-français/français anglais de Bertrand Cornu
- [http://anglais.linguistmail.com Linguistmail.com] Outils gratuits pour apprendre l'anglais
- [http://fr.wordreference.com WordReference.com], dictionnaire en ligne anglais-français
- [http://linearb.co.uk:8080/memory/ Dictionnaire français-anglais plus exemples phrases] Linear B

Bibliographie


- L'aventure des langues en occident, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 1994, le chapitre concernant les langues germaniques
- Honni soit qui mal y pense, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 2001, sur les allers-retours de mots entre l'anglais et le français Catégorie:Anglais Catégorie:Langue germanique Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne Catégorie:Langue véhiculaire Anglais als:Englische Sprache ja:英語 ko:영어 ms:Bahasa Inggeris simple:English language th:ภาษาอังกฤษ zh-min-nan:Eng-gí


Belgique

|- valign="top" | Roi | Albert II |- valign="top" | Premier ministre | Guy Verhofstadt |- valign="top" | Fête nationale | 21 juillet |{{entête tableau simple

Communauté flamande

Catégorie:Flandre catégorie:entité fédérée de Belgique La Communauté flamande est une des trois communautés constitutionnelles de la Belgique. Elle est l'institution officielle de la Flandre, la communauté politique constituée par tous les habitants de la région flamande et des habitants de la Bruxelles qui sont néerlandophones, ou qui ont choisi de se définir comme Flamand (notamment des immigrés). À cause de l'absence de mention de l'appartenance régionale sur l'état-civil, et d'une sous-nationalité à Bruxelles, il est impossible de déterminer exactement combien sont les Flamands. Les Flamands ont décidé, moyennant une décision en consensus au Parlement Flamand de ne pas organiser leurs institutions régionales et de faire excercer les compétences régionales par la Communauté, et d'établir leur capitale et les institutions principales à Bruxelles, ville que partagent les Flamands avec les Belges francophones. Ce choix de Bruxelles ressort de l'autonomie des institutions prévue par la constitution belge. Les institutions flamandes motivent ce choix par le souci de souligner l'unité de la communauté flamande et le soutien de l'ensemble de cette communauté aux Flamands de Bruxelles.

Les Flamands et leur langue, le néerlandais

La langue officielle de la Communauté flamande est le néerlandais. Dans certains communes sur la frontière entre les régions, les 'communes à facilités linguistiques', les citoyens francophones ont droit aux services publics locaux en français, y compris les écoles. Beaucoup de francophones utilisent encore le terme flamand quand ils veulent parler de la langue que parlent les Flamands. C'est une présentation erronée dans la mesure où les Flamands partagent leur langue avec les Néerlandais (ils sont néerlandophones). L'idiome parlé en Flandre suit les mêmes règles grammaticales qu'aux Pays-Bas, utilise (presque) le même vocabulaire et partage la même littérature. Il s'agit de l'«Algemeen Nederlands» ('AN') dont l'intégrité et la promotion sont assurées par l'organisme officiel flamand-néerlandais « Nederlandse Taalunie » (l'« Union de la langue néerlandaise »). Du point de vue linguistique, le flamand est donc au plus le dénominateur commun des multiples dialectes parlés en Flandre alors que le néerlandais est la langue officielle et académique commune aux Flamands et aux Néerlandais. Néanmoins, cet usage est déconseillé, vu que les dialects flamands sont fort différents entre eux. Pour un article plus approfondi sur les questions et enjeux de la langue, voir l'article détaillé Problèmes communautaires en Belgique.

Liens sur la Flandre


- [http://www.vlaanderen.be/ website Vlaamse overheid] site de l'autorité flamande (partiellement en français, allemand et anglais).
- [http://www.flandersonline.org/fr/flanders.php Flanders on line] (informations en anglais, français, allemand et néerlandais)
- [http://www.toerismevlaanderen.be Toerisme Vlaanderen] Tourisme en Flandre (site disponible en anglais, français).
- [http://www.vlaamsparlement.be/ Vlaams Parlement] Parlement flamand (uniquement en néerlandais, mais des traductions en diverses langues sont en cours de réalisation).
- [http://docs.vlaanderen.be/ Vlaamse regering] Gouvernement flamand.
- [http://www.vgc.be/ Vlaamse Gemeenschapscommissie (VGC)] Commission communautaire flamande (en néerlandais uniquement).
- [http://www.vrt.be/ Vlaamse radio en Televisie] VRT : radio et télévision publique flamande.
- [http://www2.vlaanderen.be/ned/sites/dagvlaanderen/ Dag Vlaanderen]

Région flamande

Cet article concerne l'Institution de la Région flamande comme établi par des lois belges. Pour des informations générales sur la Flandre, voir l'article Flandre; pour un résumé de toutes les significations, voir Flandre (homonymie). La région flamande est une des trois régions de Belgique. Elle à été créée en 1980 par modification de la Constitution belge en même temps que la région wallonne et la région de Bruxelles-capitale, ainsi que des modifications dans la constitution des communautés. Depuis que la Flandre a fusionné (même si le terme fusion est impropre, la Région flamande n'ayant jamais été organisée) ses institutions régionales et communautaires, il n'existe en pratique que des institutions unifiées (formellement, c'est la Communauté flamande qui exerce les compétences de la Région flamande). Ces institutions sont asymétriques, il existe un seul conseil et un seul exécutif de la Communauté flamande, appelé respectivement Parlement flamand et gouvernement flamand qui exercent les compétences communautaires dans l'ensemble de la communauté flamande et les compétences régionales uniquement dans la région flamande. La région ne bénéficie pas (ou plus) de son propre conseil législatif, ni d'un gouvernement. Provinces de la Région flamande :
- Province d'Anvers (en néerlandais Antwerpen)
- Brabant flamand (en néerlandais Vlaams Brabant)
- Flandre occidentale (en néerlandais West-Vlaanderen)
- Flandre orientale (en néerlandais Oost-Vlaanderen)
- Limbourg (Belgique) (en néerlandais Limburg) On retrouvera plus d'informations sur la Flandre dans l'article général sur la Flandre (communauté flamande).

Voir aussi


- la région flamande sur Wikinations.be Region flamande Region flamande



Auxerre

Auxerre est une commune française, située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Auxerrois.

Géographie

Son nom se prononce « Ausserre », prononciation due certainement au nom gallo-romain, Autissiodurum ou à la prononciation du son "x" en patois bourguignon qui se prononce "ç". Située de part et d'autre de la rivière Yonne, son climat est équilibré, même si elle n'échappe pas aux rigueurs climatiques, froides ou chaudes.

Histoire

La ville connaît un essor économique et religieux dès le grâce à son évêque Germain. Celui-ci, issu d'une famille noble romaine, meurt à Ravenne et son corps est ramené en procession à Auxerre ( plusieurs des processionnaires moururent en chemin, furent sanctifiés et laissèrent leur nom et leur dépouille à l'endroit où ils étaient tombés, ce qui donna naissance aux villages de Ste-Pallaye et Ste-Magnance ). Germain étant sanctifié, les pélerins affluent et Auxerre devient un important centre d'études religieuses, de réputation européenne. La ville aurait pu être promise à un bel avenir mais sa situation disputée entre royaume de France et duché bourguignon a certainement empêché un important développement économique et humain. La proximité de Paris et Dijon a sans doute contribué à étouffer le développement. La ville fut le chef-lieu d'un comté et d'un évêché qui relevait de l'archevêché de Sens La famille Baudesson posséda de 1693 à la Révolution la charge de maire perpétuel de la ville. La ville a montré de nombreuses sympathies bonapartistes pendant plusieurs décennies. La célébrité du capitaine Coignet y a sans doute été pour beaucoup. En août 1944, la ville est libérée par les troupes du Maréchal Leclerc. La commune de Vaux a fusionné en 1972.

Économie

Elle est située en plein cœur d'une région viticole (Chablis, Saint-Bris-le-Vineux, Irancy...). Cette ville est également connue pour son équipe de football, l'Association de la jeunesse auxerroise.

Administration

elle est administrativement divisée : Auxerre-Est, Auxerre-Nord, Auxerre-Nord-Ouest, Auxerre-Sud et Auxerre-Sud-Ouest.

Personnages célèbres


- St-Germain d'Auxerre: v.378-448, évêque d'Auxerre. Il alla en Grande-Bretagne s'opposer aux partisans pélagiens, avec l'appui, entre autres, de St-Augustin.
- Joseph Fourier : 1768-1830, physicien et mathématicien ayant étudié au Lycée Jacques Amyot et à qui l'on doit, entre autres, la théorie des séries de Fourier et de la transformée de Fourier.
- Jean-Roch Coignet, soltat de la Révolution et de l'Empire, auteur des Cahiers du capitaine Coignet.
- Paul Bert : 1833-1886, physiologiste et homme politique
- Guy Roux, entraineur de l'AJA de 1961 à 2005.
- naissance le 17 janvier 1897 du Docteur Petiot, le plus célèbre des criminels français. condamné à mort et exécuté le 25 mai 1946.
- Marie Noël (16/2/1883-1967) poétesse
- Isabelle Alonso, chroniqueuse à « On a tout essayé », écrivaine et membre de l'association « Chiennes de garde »

Monuments et lieux touristiques

Le centre historique de la ville a reçu le label Ville d'Art et d'Histoire en 1995.
- Cathédrale Saint-Etienne Cathédrale Saint-Etienne
- Abbaye de Saint Germain, datant de l'an 800, elle se présente comme une salle divisée en trois nefs, séparées par deux rangées de colonnes qui portent la voûte en architrave en chêne. L'extrémité de la nef centrale s'ouve sur la Confession, elle même entourée d'un couloir qui débouche dans les collatéraux. L'ensemble fut augmenté entre 841 et 854 par des cryptes latérales prolongées vers l'est et réunies par un couloir, par lequel on accédait à la rotonde qui avait également un étage au niveau de l'église. En 1277 on commença la construction de l'église dont certains détails sont copiés sur la cathédrale.
- Un festival de musique de films commence à acquérir une renommée dans le monde artistique et l'édition 2004 - ayant accueilli l'équipe des Choristes et Michel Legrand - a fait salle comble.
- Le centre-ville est jalonné de sculptures en bois peint de l'artiste François Brochet. L'une d'elles représente la poétesse auxerroise Marie-Noëlle. D'autres représentent des scènes inspirées d'œuvres de l'écrivain Restif de la Bretonne, originaire des environs. Malheureusement, ces œuvres sont régulièrement victimes de dégradation de quelques indélicats et les originaux ont du être remplacés. À noter aussi la présence d'une fontaine surmontée d'une statue de Cadet Roussel, personnage imaginaire originaire d'Auxerre.
- Le cœur de la ville offre au visiteur une multitude de rues dont l'aspect et l'architecture rappelle l'aspect que devait avoir la ville au Moyen Âge. La tour de l'horloge présente un modèle superbe à deux faces ( dont l'une est une copie d'après original ) du 15ème siècle aux belles couleurs rosées et dorées.
- D'après l'office de tourisme, l'impact des rencontres européennes footballistiques de l'AJA est notable. Beaucoup de touristes étrangers ont déclaré s'être arrêtés à Auxerre parce qu'ils avaient entendu parler de l'équipe de foot.

Jumelages

Les villes jumelées avec Auxerre:
- Redditch (Royaume-Uni)
- Worms (Allemagne)
- Greve In Chianti (Italie)
- Plock (Pologne)
- Roscoff (Bretagne)
- Saint-Amarin (Alsace)

Références

Voir aussi

Clos de la Chainette c'est l'un des vignobles les plus anciennement attesté en France, puisque connu par les textes depuis le VII siècle. Propriété des moines de l'abbaye de Saint Germain jusqu'à la Révolution, il est reconnu depuis longtemps pour produire l'un des meilleurs vins de la Bourgogne. Actuellement près de six hectares sont cultivés en rouge et en blanc. Il faut attendre plusieurs années pour obtenir quelques bouteilles de vin prestigieux et rarissime... Il est à noter que ce vignoble est situé sur dans l'enclos de l'hôpital psychiatrique et que certains patients participent au travail de la vigne.

Liens externes


- [http://www.auxerre.com/ Site officiel de la ville d'Auxerre] Catégorie:Auxerre ja:オセール

Région de Bruxelles-Capitale

Region de Bruxelles-Capitale Region de Bruxelles-Capitale Bruxelles La Région de Bruxelles-Capitale, est l'une des trois Régions qui composent la Belgique. Cette région, dont le statut officiel est bilingue, est habitée par des Belges appartenant aux deux principales communautés linguistiques du pays : communauté française (on estime généralement que 85% à 92,5% de la population bruxelloise est francophone) et communauté flamande (de 7,5% à 15% de la population). Suite à la présence sur son territoire de nombreuses institutions internationales, on y trouve également d'importantes concentrations d'habitants issus des autres pays de l'Union européenne. À cela s'ajoutent de nombreux migrants issus du Maghreb (notamment du Maroc), de Turquie, d'Amérique, d'Afrique (spécialement du Congo RDC, ancienne colonie belge) et d'Europe centrale, faisant de la Région un ensemble cosmopolite et multiculturel.

Histoire

Le 18 juin 1989, pour la première fois, les Bruxellois élisaient directement leurs représentants régionaux. Bruxelles constitue depuis lors une Région autonome, comparable aux Régions flamande et wallonne.

Composition

La Région se compose de 19 communes, Bruxelles étant au centre et entourée par les 18 autres. Les 19 communes sont (suivis par leurs codes postaux): #Anderlecht (1070) #Bruxelles (1000, 1020, 1120, 1130, 1040, 1050) #Ixelles (1050) #Etterbeek (1040) #Evere (1140) #Ganshoren (1083) #Jette (1090) #Koekelberg (1081) #Auderghem (1160) #Schaerbeek (1030) #Berchem-Sainte-Agathe (1082) #Saint-Gilles (1060) #Molenbeek-Saint-Jean (1080) #Saint-Josse-ten-Noode (1210) #Woluwe-Saint-Lambert (1200) #Woluwe-Saint-Pierre (1150) #Uccle (1180) #Forest (1190) #Watermael-Boitsfort (1170) La région de Bruxelles-Capitale se distingue des deux autres par son bilinguisme : français et néerlandais y sont utilisés dans tous les services publics (administrations, hôpitaux, police, ...). Le français est largement majoritaire dans la population.

Population

|+ Population au 2003 ! Commune ! Hommes ! Femmes ! Total |----- | Anderlecht || align="right" | 44479 || align="right" | 47280 | align="right" | 91759 |- | Bruxelles || align="right" | 69708 || align="right" | 69793 | align="right" | 139501 |----- | Ixelles || align="right" | 37021 || align="right" | 38820 | align="right" | 75841 |- | Etterbeek || align="right" | 19312 || align="right" | 21707 | align="right" | 41019 |----- | Evere || align="right" | 15182 || align="right" | 17521 | align="right" | 32703 |- | Ganshoren || align="right" | 9043 || align="right" | 11204 | align="right" | 20247 |----- | Jette || align="right" | 19279 || align="right" | 22290 | align="right" | 41569 |- | Koekelberg || align="right" | 8139 || align="right" | 8882 | align="right" | 17021 |----- | Auderghem || align="right" | 13567 || align="right" | 15425 | align="right" | 28992 |- | Schaerbeek || align="right" | 53566 || align="right" | 55572 | align="right" | 109138 |----- | Berchem-Sainte-Agathe || align="right" | 9131 | align="right" | 10347 || align="right" | 19478 |- | Saint-Gilles || align="right" | 22001 | align="right" | 21394 || align="right" | 43395 |----- | Molenbeek-Saint-Jean || align="right" | 37625 | align="right" | 38552 || align="right" | 76177 |- | Saint-Josse-ten-Noode || align="right" | 11752 | align="right" | 11318 || align="right" | 23070 |----- | Woluwe-Saint-Lambert || align="right" | 21232 | align="right" | 25993 || align="right" | 47225 |- | Woluwe-Saint-Pierre || align="right" | 17416 | align="right" | 20324 || align="right" | 37740 |----- | Uccle || align="right" | 34515 || align="right" | 40918 | align="right" | 75433 |- | Forest || align="right" | 22481 || align="right" | 24832 | align="right" | 47313 |----- | Watermael-Boitsfort || align="right" | 11243 | align="right" | 13177 || align="right" | 24420 |- | Total Bruxelles-Capitale || align="right" | 476692 | align="right" | 515349 || align="right" | 992041 |{{{{{{{Provinces_régions_belges

Flandre


- Flandre
Catégorie:Belgique Catégorie:Histoire de Belgique Catégorie:Nord Catégorie:Territoire dans les Pays-Bas Dans le contexte belge, le terme Flandre peut désigner plusieurs choses :
- La Région flamande (Vlaams Gewest) : une des trois régions de la Belgique fédérale (les deux autres étant la Région bruxelloise et la Région wallonne), occupant la partie nord du pays ;
- La Communauté flamande (Vlaamse Gemeenschap) : une des trois communautés de la Belgique fédérale (les deux autres étant la Communauté française et la Communauté germanophone), compétente pour l'enseignement et les matières culturelles dans la région linguistique de langue néerlandaise et, en parallèle avec la Communauté française, dans la région linguistique bilingue de Bruxelles-Capitale ;
- L'ensemble des institutions politiques issues de la fusion des institutions de cette communauté et de cette région : le Parlement flamand, le Gouvernement de la Communauté flamande et l'administration flamande ;
- Les Flandres : les provinces belges de Flandre orientale et de Flandre occidentale. Par Flamands, on entend généralement les Belges qui s'expriment de préférence en néerlandais ou en dialecte flamand. Pour parler de la Flandre française et la Flandre zélandaise située aux Pays-Bas (Zeeuws-Vlaanderen en néerlandais), on utilise en général le terme avec suffixe ou préfixe. Lorsqu'aucune précision n'est apportée, il s'agit en général de la Flandre belge, sujet de cet article. Dans un contexte français, il peut cependant s'agir de la Flandre française. Pour indiquer l'ensemble constitué par la Flandre belge, la Flandre française et la Flandre néerlandaise, on parle aussi parfois des Flandres.

Histoire de la Flandre

La Flandre était autrefois un comté, créé en 866. Plus vaste que la Flandre belge actuelle, il était situé géographiquement plus à l'ouest (le Brabant et le Limbourg n'en faisaient pas partie). La Flandre historique s'étend sur :
- deux des cinq provinces flamandes de la Belgique : la Flandre occidentale (Bruges) et la Flandre orientale (Gand), plus le pays de Waes (partie de la province d'Anvers située sur la rive gauche de l'Escaut), et quelques communes aujourd'hui rattachées à la province de Hainaut;
- la partie nord-ouest du département français du Nord où l'on distingue la Flandre maritime (Dunkerque), la Flandre intérieure ou Cœur de Flandre (Hazebrouck, Armentières) et la Flandre méridionale (Lille, Douai) ;
- aux Pays-Bas, la Flandre zélandaise, en néerlandais Zeeuws-Vlaanderen, une petite zone coincée entre l'Escaut et la Belgique, dans le sud de la province de Zélande. L'Artois, au sud, en fut détaché en 1237. À la mort du dernier comte de Flandre, Louis de Male à Saint-Omer en 1384, le comté de Flandre cessa d'être un fief direct de la couronne de France et fut intégré aux Pays-Bas bourguignons suite au mariage de Marguerite de Male avec le duc de Bourgogne Philippe le Hardi, fils cadet du roi de France Jean II le Bon. Pendant les siècles suivants, des liens de plus en plus importants se sont tissées entre les populations du comté de Flandre et des territoires néerlandophones du duché de Brabant et de la principauté de Liège. Cette évolution s'est accélérée au sein des Pays-Bas espagnols, suite à la scission des Provinces-Unies, et plus tard, après l'indépendance de la Belgique. C'est ainsi que les provinces néerlandophones ou "flamandes" de la Belgique font aujourd'hui partie de l'entité politique et culturelle « Flandre. » Parallèlement, la partie sud de l'ancien comté a été annexée par la France après le siège de Lille par Louis XIV. Elle forme aujourd'hui la partie nord-ouest du département du Nord, à laquelle il faut ajouter le reste de la Flandre française, anciennement de culture flamande, au nord de la Lys. On distinguait ainsi en France la Flandre gallicane parlant le français, et Flandre flamingante, parlant le flamand.

La Flandre contemporaine

L'histoire de la Flandre depuis l'établissement de la Belgique en 1830 jusqu'avant la Seconde Guerre mondiale est dominée par la lutte des Flamands pour obtenir des droits égaux à ceux de leurs concitoyens francophones, lutte nécessaire à cause des discriminations qu'ils subissaient dans un État pensé au départ par et pour des francophones. Dans l'ensemble, ces discriminations n'existent plus. La communauté flamande est maintenant une des trois communautés qui constituent la Belgique. BelgiqueLa majorité d'entre-eux vivent dans les cinq provinces flamandes : la province d'Anvers (1), le Limbourg (2), la Flandre orientale (3), le Brabant flamand (4) et la Flandre occidentale (5), et une petite partie à Bruxelles. Les Flamands sont environ 6 millions, soit à peu près 60% de la population belge. La Flandre a son propre parlement (le Vlaams Parlement), son gouvernement et son administration. Ces institutions exercent à la fois les compétences de la Région flamande et de la Communauté flamande, suite à la fusion de ces deux entités. Toutes ces institutions ont leur siège à Bruxelles, bien que la ville/région bilingue soit majoritairement francophone et enclavée dans la Région flamande. Par conséquent, déterminer si Bruxelles fait ou non partie de la Flandre ne manque pas de créer des tensions, voir à ce sujet l'article la Flandre et Bruxelles. Économiquement, la Flandre, étant la région la plus peuplée de Belgique, en est aussi la partie produisant le plus de richesses. So