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CapitoleCatégorie:Rome Catégorie:Géographie de la Rome antiqueCatégorie:Politique de la Rome antique
Le Capitole (en italien Campidoglio et en latin Capitolium) est l'une des sept collines de Rome. C'est le centre religieux et de pouvoir de la ville. Par extension chaque ville romaine se devait d'avoir son Capitole.
Le Capitole de Rome
Elle est constituée de deux collines, l'Arx, sur lequel était la citadelle, et le Capitole proprement dit, avec le complexe cultuel, et au centre lintermontum (actuelle place du Capitole). C'est le site légendaire de l'allaitement des jumeaux Romulus et Rémus par une louve. Du côté du Tibre se trouve la roche Tarpéienne, du haut de laquelle sont précipités, sous la Rome antique, les traîtres à la patrie. C'est aussi le centre religieux de l'ancienne Rome, avec le temple consacré à Jupiter, Junon et Minerve. C'est dans ce temple que les oies du Capitole (consacrées à Junon), selon la légende, auraient donné l'alerte en -390, sauvant la ville de l'invasion gauloise.
À l'heure actuelle, le Capitole abrite les deux Musées capitolins (le Palais neuf et le musée des Conservateurs) et le palais du Sénateur sur la place du Capitole, dessinée par Michel-Ange, ainsi que l'église Santa Maria in Aracœli, située à l'emplacement de l'ancienne citadelle (Arx) où la sibylle de Tibur aurait, suivant la légende, prédit à Auguste l'avènement du Christ.
Le Palais du Sénateur abrite le siège de la Mairie de Rome.
Christ
Les capitoles romains
Chaque colonie possédait un capitole avec temple à Jupiter, temple à la triade capitoline et trésor.
Le nom de « capitole » (du latin caput, « la tête ») a aussi été donné à différents monuments servant de centre à la vie municipale ou nationale. C'est le cas du Capitole de Toulouse ou de celui de Washington (États-Unis d'Amérique) où siègent le Sénat et la Chambre des représentants.
ja:カンピドリオ
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ja:Category:ローマ
Catégorie:Géographie de la Rome antiqueCatégorie:Rome antique
Catégorie:Géographie
Les sept collines de Rome
Les sept collines de Rome sont les sept collines sur lesquelles étaient installées les sept tribus qui se sont regroupées pour former la ville, d’après la légende, au VIII siècle avant Jésus-Christ.
Ces sept collines sont :
- l’Aventin,
- le Cælius,
- le Capitole,
- l’Esquilin, plateau se prolongeant par l'Oppius et le Cispius
- le Palatin,
- le Quirinal,
- le Viminal.
Voir aussi
- Rome antique
- Rome
Catégorie:Rome
Catégorie:Géographie de la Rome antique
RomulusCatégorie:mythologie romaine
L'histoire légendaire de Romulus et Rémus fait partie de la mythologie romaine. Il faut toutefois signaler que les historiens romains eux-mêmes, à commencer par Tite-Live, ne sont pas dupes du caractère arrangé et légendaire de ce récit fondateur.
La Louve
Tite-Live]]
Romulus et son frère jumeau Rémus sont les fils de la vestale Rhéa Silvia et - prétend la jeune fille - du dieu Mars. Rhea Silvia est la fille de Numitor, roi de la légendaire ville latine d'Alba Longa (fondée par Ascagne, fils d'Enée) et dépossédé du trône par son frère Amulius. Celui-ci, craignant que ses petits-neveux ne réclament leur dû en grandissant, les fait jeter dans le Tibre en crue.
Mais l'ordre est mal exécuté, les nouveaux-nés sont abandonnés dans un panier sur le fleuve et survivent miraculeusement (protégés par les dieux dit la légende). Ils sont nourris par une louve et par un pivert, l'oiseau de Mars (Ovide, Fasti III), puis découverts par le berger Faustulus et sa femme Larentia (selon Tite-Live, une prostituée que les bergers surnommaient Lupa, la Louve, d'où l'histoire) qui les élèvent.
Plus tard, les jumeaux, à qui est révélé le secret de leur naissance, tueront Amulius (égorgé par Rémus selon certains, transpercé par l'épée de Romulus selon d'autres) et restaureront leur grand-père Numitor sur le trône d'Albe.
Les vautours
Albe
Ensemble, ils décident alors de fonder une ville et choisissent pour emplacement « l'endroit où ils avaient été abandonnés et où ils avaient passé leur enfance ». Selon Tite-Live, c'est le droit de nommer la ville et donc celui de la gouverner qui serait à l'origine du conflit fratricide.
Pour se départager, les jumeaux consultent les auspices; Romulus se place sur le Palatin, Rémus sur l'Aventin. L'interprétation du présage est problématique : Rémus a le premier aperçu six vautours, mais Romulus a fini par en observer douze.
L'historien rapporte deux versions de la mort de Rémus (Histoire romaine, Livre I, 6). Selon la première, Rémus tombe (victime d'un coup de pelle du centurion Celer) pendant la bagarre qui suit le décompte des auspices; selon l'autre, il franchit par dérision le sillon sacré (pomœrium) que vient de tracer Romulus qui le tue sous le coup de la colère.
Une légende tardive veut que Rémus n'ait pas été tué, mais simplement chassé et soit parti fonder Reims; le nom de la ville et son rôle historique dans le sacre des rois de France ont pu lui donner naissance.
L'enlèvement des Sabines
Romulus continue la construction de sa ville, qu'il nomme Rome d'après son propre nom. Mais la Ville, lieu de refuge pour les esclaves en fuite et les hommes libres souhaitant changer d'existence, manque singulièrement de femmes. Comme les tentatives de mariage dans les « villes » avoisinantes trouvent toutes de méprisantes fins de non-recevoir, il décide de voler des femmes. Il instaure la fête de « Consualia » en l'honneur de Neptune et y convie les Sabins et les peuples de plusieurs « villes » alentour : Caenina, Crustumerium, Antemnae. Tandis que l'attention des hommes est détournée, les femmes sont enlevées par surprise.
Furieux, les peuples outragés forment une coalition dirigée par le roi de Cures Titus Tatius et déclarent la guerre. Romulus commence par écraser les soldats de Caenina, tue leur chef Acron et prend leur ville d'assaut. Attaqué par surprise par les Antemnates, il les écrase également et prend leur ville. Mais à la demande de sa femme Hersilia, Romulus les épargne, accorde son pardon et le droit de cité à Antemnae.
Grâce à la trahison de la jeune Tarpéia, les Sabins parviennent à s'introduire dans la ville et à s'emparer de la citadelle. D'abord bousculé, Romulus, après une invocation à Jupiter, parvient à relancer ses troupes à l'assaut. Le combat est très indécis. À tel point que ce sont les épouses sabines des Romains qui s'interposent entre les deux camps. Ainsi la bataille prend fin. Romains et Sabins fusionnent, le gouvernement est concentré à Rome qui double sa taille et les Romains prennent le nom de Quirites (de Cures) en l'honneur des Sabins.
Romulus répartit alors la population romaine en trente curies et donne à celles-ci le nom de femmes sabines. (Voir synœcisme)
Si uis pacem, para bellum (Qui veut la paix, prépare la guerre)
On forme aussi trois centuries de chevaliers : les Ramnes (qui tirent leur nom de Romulus), les Titienses (de Titus Tatius) et les Luceres (on ne sait d'où. Étrurie). (Cette interprétation de l'origine ethnique des trois tribus romaines est aujourd'hui totalement rejetée entre autres en raison de l'étymologie strictement étrusque des trois dénominations)
Les deux rois, Romulus le Romain et Titus Tatius le Sabin, règnent ensemble en parfait accord pendant plusieurs années. Tite-Live rapporte toutefois non sans une certaine ironie qu'après la mort accidentelle de Titus au cours d'une émeute à Lavinium, « Romulus regretta moins qu'il aurait dû ce malheur. » L'alliance avec Lavinium est renouvelée.
A la tête d'une troupe de 300 soldats (les mêmes que ceux mentionnés plus haut) tout dévoués à sa personne, les Celeres, Romulus passe le reste de sa vie à guerroyer contre ses proches voisins étrusques : Fidènes, et surtout Véies, une cité à laquelle il finit par accorder, contre cession de territoires, une trêve de cent ans.
Il laissera un état suffisamment fort et impressionnant militairement pour vivre en paix pendant quarante ans sous le règne de son successeur Numa Pompilius.
Quirinus
Selon la légende, il n'est pas mort, mais a simplement disparu un jour (événement commémoré le 7 juillet) dans une violente tempête et fut emmené au ciel alors qu'il inspectait ses troupes près du marais de la Chèvre. il serait devenu le dieu des vaillants romains et de leur vie. il fut plus tard assimilé à Quirinus. Tite-Live encore, après avoir rappelé que Romulus comptait plus de partisans dans le peuple que parmi les patriciens, rapporte une rumeur plus sordide d'après laquelle Romulus aurait été tout simplement massacré par les patriciens, et suppose que son apothéose sous le nom de Quirinus fut un stratagème politique destiné à apaiser le bon peuple.
« Ce qui est extraordinaire, conclut-il (Livre I, 16), c'est qu'on ait cru cette histoire et que la croyance à l'immortalité de Romulus ait consolé le peuple et l'armée. »
Romulus et l'héritage indo-européen à Rome
En tant que fondateur de Rome, Romulus concentre sur sa personne de nombreux aspects des trois fonctions indo-européennes.
- La première fonction est la souveraineté, notamment par ses rapports étroits avec Jupiter qui lui accorde ses auspices. Il incarne plus spécifiquement la tendance "magique", voire "terrible" de cette première fonction ; l'autre tendance, davantage "juridique" de la souveraineté, revenant à son successeur, le roi Numa Pompilius, fondateur de nombreux cultes dont celui de Fides, la divinité garante des serments.
- La deuxième fonction est liée à la force, à l'armée, puisque que ce roi guerrier et conquérant est fils de Mars.
- Enfin la troisième fonction d'abondance, de prospérité, par sa gémellité et son association avec le roi des Sabins Titus Tatius, dont le peuple incarne l'opulence.
Références bibliographiques
- Tite-Live : Histoire romaine, Livre I
- Plutarque : Vies parallèles des hommes illustres, Romulus I-1
- Alexandre Grandazzi : La fondation de Rome
ko:로물루스와 레무스
Tibère
Tibère (Tiberius Claudius Nero), né en 42 av. J.-C. et mort en 37 ap. J.-C., est le deuxième empereur romain.
Fils de Livie, il est adopté par son beau-père Auguste qui en fait son héritier. Tibère devient empereur à la mort de ce dernier en 14 ap. J.-C.
Il contribue alors à assainir les finances de l'Empire, mais il devient impopulaire après l'empoisonnement de son neveu et fils adoptif, le très respecté Germanicus en 19, assassinat qu'on le soupçonne d'avoir commandité en sous-main. Il continuera d'ailleurs à persécuter la femme et les enfants de Germanicus, famille dont il redoutait sans doute les prétentions dynastiques.
Malade et usé, il s'exile à partir de 27 sur l'île de Capri. Rome est alors contrôlé par Séjan, le chef de la Garde Prétorienne. La fin de son règne est marquée par les complots (exécution de Séjan en 31, répression des opposants) et la contestation du Sénat.
Tibère meurt le 18 mars 37 ; son neveu Caligula, troisième fils de Germanicus, prend par la suite le pouvoir. Certaines sources anciennes dont Suétone et Tacite prétendent que Tibère fut assassiné, étouffé par Caligula et/ou son garde Macron, mais il mourut peut-être de mort naturelle. L'incertitude demeure donc à ce sujet.
ja:ティベリウス
ko:티베리우스
Roche tarpéienne
La Roche Tarpéienne était une crête rocheuse située non loin du Capitole. Lieu d'exécution capitale, c'est de là qu'étaient précipités les criminels jusqu'à la fin de la République. Son nom vient de Tarpeia, la fille du chef de la citadelle à l’époque de Romulus, qui avait acceptée lors de l’attaque des Sabins d’ouvrir les portes aux ennemis, à condition que chaque soldat lui offrît un bracelet d’or. Elle mourut étouffée sous l'amas des bracelets.
Une citation latine l'a faite passer à la postérité : Arx tarpeia Capitoli proxima : La roche tarpéienne est proche du Capitole. Elle est employée pour signifier qu'après les honneurs, la déchéance peut venir rapidement.
Catégorie:Géographie de la Rome antique
Rome antique
La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité.
C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.
La fondation de Rome (-753)
D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du .
Se référer à l'article Fondation de Rome.
Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole.
C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine.
Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.
La République romaine (-509 à -27)
-27
De res publica (lat.) « la chose publique ».
Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens).
À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls.
Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric.
Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272.
À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146.
Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine.
Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République.
Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie.
Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.
L'Empire romain (-27 à 395)
L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre.
Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique.
La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent.
Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération
L'empire romain tardif
La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation.
L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au .
Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains.
Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province
La dissolution de l'Empire romain (après 395)
Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453.
Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.
Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines
Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions
Art
Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain
Architecture
L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium).
Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine
Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains
Voir l'article sur l'Épigraphie latine
Littérature
Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau.
Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.
Vie quotidienne
- Les noms romains (système des tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)
Bibliographie
- La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
- Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
- L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-
Junon
Junon (rom.)/ Héra (gr.)
Dans la mythologie romaine, Junon est la reine des dieux et la reine du ciel. Fille de Rhéa et de Saturne, elle est à la fois sœur et épouse de Jupiter.
Protectrice des femmes, elle symbolise le mariage lorsqu'elle est représentée recouverte de voiles, et elle est associée à la fécondité lorsqu'elle en tient l'emblème : la pomme de grenade.
Le sixième mois du calendrier grégorien aurait été nommé juin en son honneur par les Romains.
Religion
Comme on donnait à chaque dieu quelque attribution particulière, Junon avait en partage les royaumes, les empires et les richesses ; c'est aussi ce qu'elle offrit au berger Pâris, s'il voulait lui adjuger le prix de la beauté. Elle prenait, disait-on, un soin particulier des parures et des ornements des femmes : c'est pour cela que, dans ses statues, ses cheveux paraissaient élégamment ajustés. Elle présidait aux mariages, aux noces, aux accouchements. Alors, et selon le cas, on l'invoquait sous les noms de Juga, Pronuba, Lucine, etc. Elle présidait aussi à la monnaie, d'où son surnom de Moneta.
Culte
Le culte de Junon était presque aussi solennel et aussi répandu que celui de Jupiter. Elle inspirait une vénération mêlée de crainte. C'est à Argos, Samos et Carthage qu'elle était principalement honorée.
À Argos, on voyait sur un trône la statue de cette déesse, d'une grandeur extraordinaire, toute d'or et d'ivoire : elle avait sur la tête une couronne au-dessus de laquelle étaient les Grâces et les Heures. Elle tenait d'une main une grenade, et de l'autre un sceptre, au bout duquel était un coucou, oiseau aimé de la déesse.
À Samos, la statue de Junon portait aussi une couronne : on l'appelait même Junon la reine ; du reste, elle était couverte d'un grand voile de la tête aux pieds.
À Lanuvium, en Italie, la Junon tutélaire portait une peau de chèvre, une javeline, un petit bouclier et des escarpins recourbés en pointe sur le devant.
Ordinairement elle est représentée en matrone majestueuse, quelquefois un sceptre à la main, ou une couronne radiale sur la tête ; elle a auprès d'elle un paon, son oiseau favori.
Représentations artistiques
L'épervier et l'oison lui étaient aussi consacrés : ils accompagnent quelquefois ses statues.
On ne lui sacrifiait pas de vaches, parce que, durant la guerre des géants et des dieux, elle s'était cachée sous cette forme en Égypte. Le dictame, le pavot, la grenade lui étaient donnés en offrande ; ces plantes ornaient ses autels et ses images. La victime immolée ordinairement en son honneur était une toute jeune brebis ; cependant, le premier jour de chaque mois, on lui immolait une truie. Les prêtresses de Junon étaient universellement respectées
Liens de parenté
Frères et sœurs
Junon était fille de Saturne et de Rhéa, sœur de Jupiter, de Neptune, de Pluton, de Cérès et de Vesta. Elle fut nourrie, selon Homère, par l'Océan et par Thétis ; d'autres disent que ce furent les Heures qui prirent soin de son éducation.
Elle épousa Jupiter, son frère jumeau. Leurs noces furent célébrées en Crète, sur le territoire des Gnossiens, près du fleuve Thérène. Pour rendre ces noces plus solennelles, Jupiter ordonna à Mercure d'y inviter tous les dieux, tous les hommes et tous les animaux. Tous s'y rendirent, excepté la nymphe Chéloné, assez téméraire pour se moquer de ce mariage, et qui fut changée en tortue.
Enfants
- Mars (avec Jupiter).
- Vulcain (elle lui a donné naissance seule, car elle était jalouse que Jupiter ait pu avoir seul Minerve comme enfant).
- Hébé (avec Jupiter)
- Ilithye (avec Jupiter)
Ses relations
Avec les autres divinités
Jupiter et Junon ne vivaient pas en bonne intelligence : des querelles éclataient continuellement entre eux. Junon fut plus d'une fois battue et maltraitée par son époux, à cause de son humeur acariâtre. Une fois Jupiter alla jusqu'à la suspendre entre le ciel et la terre avec une chaîne d'or, et lui mettre une enclume à chaque pied. Vulcain, son fils, ayant voulu la dégager de là, fut culbuté, d'un coup de pied, de ciel sur terre.
Les infidélités de Jupiter en faveur des belles mortelles excitèrent et justifièrent souvent la jalousie et la haine de Junon. De son côté, cette déesse irascible eut des intrigues amoureuses, notamment avec le géant Eurymédon. Elle conspira avec Neptune et Minerve pour détrôner Jupiter, et le chargea de liens. Mais Thétis, la Néréide, amena au secours de Jupiter le formidable Briarée, dont la seule présence arrêta les desseins des conspirateurs.
Junon persécuta toutes les concubines de Jupiter et tous les enfants issus de ses illégitimes amours, Hercule, Io, Europe, Sémélé, Platée, etc. On dit qu'elle éprouvait pour les femmes inconstantes et coupables une profonde aversion.
Avec les mortels
Dans la guerre de Troie, elle prit fait et cause avec Minerve pour les Grecs contre les Troyens qu'elle ne cessa de poursuivre de sa haine, même après la destruction de leur ville. Dans L'Iliade, elle prend la ressemblance de Stentor, un des chefs grecs dont la voix plus éclatante que l'airain, plus forte que celle de cinquante hommes robustes réunis, servait de trompette à l'armée.
Légende
Un jour, un coucou tout mouillé vient se réfugier dans le sein blanc de Junon qui l'accueille. Mais l'oiseau, qui n'est autre que Jupiter, s'empresse de violer sa sœur. Junon a tellement honte qu'elle décide de l'épouser, pour le meilleur et surtout pour le pire.
Dans l'art
Les querelles de Junon et de Jupiter ne sont, dit-on, qu'une allégorie : elles représentent les troubles, les perturbations de l'air ou du ciel. Ainsi, Junon serait l'image de l'atmosphère si souvent agitée, obscure et menaçante. Quant à Jupiter, il semblerait personnifier l'éther pur, la sérénité du firmament par-delà les nuages et les astres. Du reste, une expression de la langue latine paraît justifier cette conception. De même que nous disons « passer la nuit à la belle étoile », c'est-à-dire en plein air, les Latins disaient « passer la nuit sous Jupiter ». Dans la même langue, le nom de ce dieu est employé poétiquement dans le sens de pluie, phénomène aussi inexplicable que la foudre pour les anciens.
Voir aussi
- Religion romaine
- L'astéroïde 3 Junon
ja:ユノ
Catégorie:Mythologie romaine
Catégorie:Divinité romaine
Minerve (mythologie)
Minerve était la fille de Jupiter et la déesse de la sagesse, de la guerre, des sciences et des arts mais aussi du mariage et des naissances.
Jupiter, après avoir dévoré Métis ou la Prudence, se sentant un grand mal de tête, eut recours à Vulcain qui, d'un coup de hache, lui fendit la tête. De son cerveau sortit Minerve tout armée, et dans un âge qui lui permit de secourir son père dans la guerre des géants où elle se distingua par sa vaillance. Un des traits les plus fameux de l'histoire de Minerve est son différend avec Neptune pour donner son nom à la ville d'Athènes. Les douze grands dieux, choisis pour arbitres, décidèrent que celui des deux qui produirait la chose la plus utile à la ville lui donnerait son nom. Neptune, d'un coup de trident, fit sortir de terre un cheval, Minerve en fit sortir un olivier, ce qui lui assura la victoire.
Dans la guerre de Troie, elle s'est montrée favorable aux Achéens après que Pâris l'eut humiliée en préférant la beauté de Vénus à celles de Minerve et de Junon.
La chaste Minerve resta vierge ; cependant, elle ne craignit pas de disputer le prix de la beauté à Junon et à Vénus. Afin de l'emporter sur ses rivales, elle offrit à leur juge, Pâris, le savoir et la vertu. Ses offres furent vaines, et elle en conçut un grand dépit.
Ses attributs
L'égide - le bouclier orné d'un masque de Gorgone -, l'olivier et la lance. Jupiter a préféré, non sans parti pris, le rameau d'olivier de Minerve aux chevaux de Neptune
Pouvoir
C'est la déesse de la sagesse, des arts, des techniques de la guerre, des sciences, elle est la protectrice de Rome et la patronne des artisans.
Cette déesse était la fille privilégiée du maître de l'Olympe ; il lui avait accordé plusieurs de ses prérogatives suprêmes. Elle donnait l'esprit de prophétie, prolongeait à son gré les jours des mortels, procurait le bonheur après la mort ; tout ce qu'elle autorisait d'un signe de tête était irrévocable ; tout ce qu'elle promettait arrivait infailliblement. Tantôt elle conduit Ulysse dans ses voyages, tantôt elle daigne enseigner aux filles de Pandare l'art d'exceller dans les travaux qui conviennent aux femmes, à représenter des fleurs et des combats dans des ouvrages de tapisserie. C'est elle encore qui embellit de ses mains le manteau de Junon. Enfin c'est elle qui fait construire le vaisseau des Argonautes d'après son dessin, et qui place à la proue le bois parlant, coupé dans la forêt de Dodone, lequel dirigeait leur route, les avertissait des dangers, et leur indiquait les moyens de les éviter. Sous ce langage figuré, il est aisé de reconnaître le gouvernail du vaisseau.
Culte
Beaucoup de villes se mirent sous la protection de Minerve, mais la ville entre toutes favorisée par la déesse fut Athènes, à laquelle elle avait donné son nom. Là, son culte était en honneur perpétuel : elle y avait ses autels, ses plus belles statues, ses fêtes solennelles, et surtout un temple d'une remarquable architecture, le temple de la Vierge, le Parthénon. Ce temple, reconstruit sous Périclès, avait cent pieds en tous sens. La statue, d'or et d'ivoire, haute de trente-neuf pieds, était l'œuvre de Phidias.
Aux Panathénées, fêtes solennelles de Minerve, tous les peuples de l'Attique accouraient à Athènes. Ces fêtes, à l'origine, ne duraient qu'un jour, mais ensuite leur durée se prolongea. On distinguait les grandes et les petites Panathénées ; les grandes se célébraient tous les quatre ans, et les petites tous les ans. À ces fêtes, se disputaient trois sortes de prix, ceux de la course, de la lutte et de la poésie ou de la musique. Aux grandes Panathénées, on promenait dans Athènes un navire orné du péplum, ou voile de Minerve, chef-d'œuvre de broderie exécuté par les dames athéniennes.
Représentations
Dans ses statues et ses images, on lui donne une beauté simple, négligée, modeste, un air grave, empreint de noblesse, de force et de majesté. Elle a ordinairement le casque en tête, une pique d’une main, un bouclier de l'autre, et l'égide sur la poitrine. Le plus souvent la déesse est assise ; mais, quand elle est debout, elle a toujours, avec l'attitude résolue d'une guerrière, l'air méditatif et le regard porté vers de hautes conceptions.
Animaux consacrés
Les animaux consacrés à Minerve étaient la chouette et le dragon. On lui sacrifiait de grandes victimes ; ainsi, aux grandes Panathénées, chaque tribu de l'Attique lui immolait un bœuf, dont la chair était ensuite distribuée au peuple par les sacrificateurs.
Temples
- Capitole à Rome
Liens de parenté
Minerve est la fille de Jupiter. Elle est sortie en armes et mature de la tête de son père après que Vulcain (Héphaïstos) eut frappé le crâne de celui-ci qui souffrait de cette gestation.
Remarque
En Belgique on appelle minerval les droits d'inscription à une université, en référence à la déesse antique de l'Intelligence.
Voir aussi
- Religion romaine
Catégorie:divinité romaine
ja:ミネルウァ simple:Minerva
Les oies du CapitoleCatégorie:Histoire de la Rome antique
Catégorie:Religion sous la Rome antique
Selon la légende, rapportée notamment par Tite-Live, les oies sacrées du Capitole auraient donné l'alerte en -390, sauvant la ville d'une invasion gauloise menée par Brennus.
Les Gaulois commençèrent à escalader le Capitole mais les oies de Junon entendirent les ennemis et elles avertirent Manlius, le célèbre consul, du danger. Il appela tous les citoyens aux armes. Ces oies étaient consacrées au culte de Junon. Après cet épisode, le temple de Junon a été appelé temple de Junon Moneta - Junon « qui avertit ». C'est dans ce temple que furent frappées les premières monnaies romaines, le terme monnaie étant une déformation de moneta. Cette histoire viendrait d'une légende latine.
Junon
Junon (rom.)/ Héra (gr.)
Dans la mythologie romaine, Junon est la reine des dieux et la reine du ciel. Fille de Rhéa et de Saturne, elle est à la fois sœur et épouse de Jupiter.
Protectrice des femmes, elle symbolise le mariage lorsqu'elle est représentée recouverte de voiles, et elle est associée à la fécondité lorsqu'elle en tient l'emblème : la pomme de grenade.
Le sixième mois du calendrier grégorien aurait été nommé juin en son honneur par les Romains.
Religion
Comme on donnait à chaque dieu quelque attribution particulière, Junon avait en partage les royaumes, les empires et les richesses ; c'est aussi ce qu'elle offrit au berger Pâris, s'il voulait lui adjuger le prix de la beauté. Elle prenait, disait-on, un soin particulier des parures et des ornements des femmes : c'est pour cela que, dans ses statues, ses cheveux paraissaient élégamment ajustés. Elle présidait aux mariages, aux noces, aux accouchements. Alors, et selon le cas, on l'invoquait sous les noms de Juga, Pronuba, Lucine, etc. Elle présidait aussi à la monnaie, d'où son surnom de Moneta.
Culte
Le culte de Junon était presque aussi solennel et aussi répandu que celui de Jupiter. Elle inspirait une vénération mêlée de crainte. C'est à Argos, Samos et Carthage qu'elle était principalement honorée.
À Argos, on voyait sur un trône la statue de cette déesse, d'une grandeur extraordinaire, toute d'or et d'ivoire : elle avait sur la tête une couronne au-dessus de laquelle étaient les Grâces et les Heures. Elle tenait d'une main une grenade, et de l'autre un sceptre, au bout duquel était un coucou, oiseau aimé de la déesse.
À Samos, la statue de Junon portait aussi une couronne : on l'appelait même Junon la reine ; du reste, elle était couverte d'un grand voile de la tête aux pieds.
À Lanuvium, en Italie, la Junon tutélaire portait une peau de chèvre, une javeline, un petit bouclier et des escarpins recourbés en pointe sur le devant.
Ordinairement elle est représentée en matrone majestueuse, quelquefois un sceptre à la main, ou une couronne radiale sur la tête ; elle a auprès d'elle un paon, son oiseau favori.
Représentations artistiques
L'épervier et l'oison lui étaient aussi consacrés : ils accompagnent quelquefois ses statues.
On ne lui sacrifiait pas de vaches, parce que, durant la guerre des géants et des dieux, elle s'était cachée sous cette forme en Égypte. Le dictame, le pavot, la grenade lui étaient donnés en offrande ; ces plantes ornaient ses autels et ses images. La victime immolée ordinairement en son honneur était une toute jeune brebis ; cependant, le premier jour de chaque mois, on lui immolait une truie. Les prêtresses de Junon étaient universellement respectées
Liens de parenté
Frères et sœurs
Junon était fille de Saturne et de Rhéa, sœur de Jupiter, de Neptune, de Pluton, de Cérès et de Vesta. Elle fut nourrie, selon Homère, par l'Océan et par Thétis ; d'autres disent que ce furent les Heures qui prirent soin de son éducation.
Elle épousa Jupiter, son frère jumeau. Leurs noces furent célébrées en Crète, sur le territoire des Gnossiens, près du fleuve Thérène. Pour rendre ces noces plus solennelles, Jupiter ordonna à Mercure d'y inviter tous les dieux, tous les hommes et tous les animaux. Tous s'y rendirent, excepté la nymphe Chéloné, assez téméraire pour se moquer de ce mariage, et qui fut changée en tortue.
Enfants
- Mars (avec Jupiter).
- Vulcain (elle lui a donné naissance seule, car elle était jalouse que Jupiter ait pu avoir seul Minerve comme enfant).
- Hébé (avec Jupiter)
- Ilithye (avec Jupiter)
Ses relations
Avec les autres divinités
Jupiter et Junon ne vivaient pas en bonne intelligence : des querelles éclataient continuellement entre eux. Junon fut plus d'une fois battue et maltraitée par son époux, à cause de son humeur acariâtre. Une fois Jupiter alla jusqu'à la suspendre entre le ciel et la terre avec une chaîne d'or, et lui mettre une enclume à chaque pied. Vulcain, son fils, ayant voulu la dégager de là, fut culbuté, d'un coup de pied, de ciel sur terre.
Les infidélités de Jupiter en faveur des belles mortelles excitèrent et justifièrent souvent la jalousie et la haine de Junon. De son côté, cette déesse irascible eut des intrigues amoureuses, notamment avec le géant Eurymédon. Elle conspira avec Neptune et Minerve pour détrôner Jupiter, et le chargea de liens. Mais Thétis, la Néréide, amena au secours de Jupiter le formidable Briarée, dont la seule présence arrêta les desseins des conspirateurs.
Junon persécuta toutes les concubines de Jupiter et tous les enfants issus de ses illégitimes amours, Hercule, Io, Europe, Sémélé, Platée, etc. On dit qu'elle éprouvait pour les femmes inconstantes et coupables une profonde aversion.
Avec les mortels
Dans la guerre de Troie, elle prit fait et cause avec Minerve pour les Grecs contre les Troyens qu'elle ne cessa de poursuivre de sa haine, même après la destruction de leur ville. Dans L'Iliade, elle prend la ressemblance de Stentor, un des chefs grecs dont la voix plus éclatante que l'airain, plus forte que celle de cinquante hommes robustes réunis, servait de trompette à l'armée.
Légende
Un jour, un coucou tout mouillé vient se réfugier dans le sein blanc de Junon qui l'accueille. Mais l'oiseau, qui n'est autre que Jupiter, s'empresse de violer sa sœur. Junon a tellement honte qu'elle décide de l'épouser, pour le meilleur et surtout pour le pire.
Dans l'art
Les querelles de Junon et de Jupiter ne sont, dit-on, qu'une allégorie : elles représentent les troubles, les perturbations de l'air ou du ciel. Ainsi, Junon serait l'image de l'atmosphère si souvent agitée, obscure et menaçante. Quant à Jupiter, il semblerait personnifier l'éther pur, la sérénité du firmament par-delà les nuages et les astres. Du reste, une expression de la langue latine paraît justifier cette conception. De même que nous disons « passer la nuit à la belle étoile », c'est-à-dire en plein air, les Latins disaient « passer la nuit sous Jupiter ». Dans la même langue, le nom de ce dieu est employé poétiquement dans le sens de pluie, phénomène aussi inexplicable que la foudre pour les anciens.
Voir aussi
- Religion romaine
- L'astéroïde 3 Junon
ja:ユノ
Catégorie:Mythologie romaine
Catégorie:Divinité romaine
Michel-Ange
Michelangelo Buonarroti, plus connu sous le nom de Michel-Ange (Caprese, au nord Arezzo, 6 mars 1475 entre 4 et 5 heures du matin - Rome, 18 février 1564), est un peintre, sculpteur, poète et architecte italien de la Renaissance.
Ses sculptures les plus connues incluent le David, la Pietà de la basilique Saint-Pierre dont il a également conçu le dôme, le tombeau de Jules II et notamment le Moïse. Pour la peinture, on retiendra le plafond de la chapelle Sixtine, le Jugement dernier au-dessus de l’autel, le Martyre de saint Pierre dans la chapelle Paolina du Vatican.
Biographie
Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni est né en Toscane. Son père, Lodovico, est un magistrat de Caprese. Cependant, Michel-Ange grandit à Florence puis chez un sculpteur et sa femme à Settignano, son père y ayant acheté une carrière de marbre et une petite ferme.
Florence
Allant contre les vœux de son père, Michel-Ange choisit d’être l’apprenti de Domenico Ghirlandaio pour trois ans à partir de 1488. Impressionné, Domenico le recommande au maître de Florence, Laurent de Médicis. De 1490 à 1492, Michel-Ange est élève à l’école de Laurent et est influencé par un milieu libre qui fait évoluer ses idées sur l’art et ses sentiments sur la sexualité. C’est à cette époque que Michel-Ange sculpte la Bataille des centaures et la Vierge aux pieds.
Après la mort de Laurent en 1492, Pierre II de Médicis (plus jeune fils de Laurent et nouveau chef des Médicis) refuse d’être le mécène de Michel-Ange. C’est à cette époque que les idées de Savonarole deviennent populaires à Florence. Sous ces deux pressions, Michel-Ange décide de quitter Florence et s’installe durant trois ans à Bologne. Peu après, le cardinal Saint Georges s’offre ses services et lui demande de venir à Rome en 1496. Influencé par l’antiquité romaine, il exécute le Bacchus et la Pietà.
Quatre ans plus tard, Michel-Ange retourne à Florence pour y créer son œuvre la plus célèbre, le David de marbre. Il peint également la Sainte famille à la tribune.
Michel-Ange est de nouveau demandé à Rome en 1503 par le nouveau pape Jules II et est chargé de construire la tombe du pape. Cependant, sous la direction de Jules II, Michel-Ange doit sans cesse interrompre son travail afin d’effectuer de nombreuses autres tâches. La plus célèbre d’entre elles est la peinture monumentale du plafond de la chapelle Sixtine qui lui prend quatre ans (1508-1512). À cause de ces interruptions, Michel-Ange travaillera durant quarante ans sans achever la tombe.
En 1513, le pape Jules II meurt, et son succésseur Léon X, un Médicis, demande à Michel-Ange de reconstuire l’extérieur de l’église Saint Laurent de Florence et de l’orner de sculptures. Il accepte à contre-cœur et est incapable d’accéder à cette demande : la façade d’église restera nue.
En 1527, les citoyens de Florence, encouragés par le sac de Rome, renversent les Médicis et restaurent la république. Un siège de la ville suit, où Michel-Ange vient en aide à sa Florence bien-aimée en travaillant sur les fortifications de la ville, de 1528 à 1529. La ville chute en 1530 et le règne des Médicis est restauré.
La fresque du Jugement dernier sur le mur d’autel de la chapelle Sixtine lui est commandée par le pape Paul III, et Michel-Ange travaille dessus de 1534 à 1541. À partir de 1546, il est nommé architecte de la basilique Saint-Pierre.
Michel-Ange meurt à Rome le 18 février 1564 à l’âge de 89 ans. Sa vie est décrite dans les Vite de Giorgio Vasari.
Œuvres
Peintures
Giorgio Vasari
- Dans la chapelle Sixtine 1508-1512 (plafond, mur d’autel) :
- le Jugement dernier,
- le Martyre de saint Pierre.
- la Sainte Famille à la tribune
- la Création d’Adam
(Attention: il existe de nombreuses œuvres, peintures et gravures, d’artistes divers portant ce nom.)
Sculptures
Michel Ange la Sainte Famille et l'enfant St Jean Baptiste
- David (la plus célèbre), Florence,
- L’esclave mourant, musée du Louvre, Paris,
- L’Esclave rebelle captif, musée du Louvre, Paris,
- la Bataille des centaures,
- la Vierge aux pieds,
- Tombeaux des Médicis.
- La Pietà de la basilique Saint-Pierre de Rome
Architecture
Dans la basilique Saint-Pierre de Rome (architecte) :
- Dôme de Saint-Pierre,
- le Bacchus,
- la Pietà.
- la vierge et l'enfant
Dessins
- National Gallery of Art, Washington D.C.,
- Musée du Louvre, Paris,
- Musée Condé, Chantilly,
- L’enlèvement de Ganymède (1533), Fogg Art Museum, Cambridge,
- la Sainte Famille, J.Paul Getty museum, Californie.
Liens Externes
- [http://www.boheme-magazine.net/php/modules.php?name=News&file=article&sid=670 Le Code Michel-Ange]
- [http://www.malarze.walhalla.pl/galeria.php5?art=40 Art Gallery - Michel-Ange]
Catégorie:Architecte italien
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Catégorie:Sculpteur italien
Michel-Ange
Michel-Ange
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SibylleDans l'Antiquité, la sibylle, une femme à laquelle on attribuait des pouvoirs de médium, était chargée par les dieux de transmettre leurs oracles aux hommes et en particulier aux puissants. Elle le faisait dans un langage énigmatique permettant de nombreuses interprétations, ce qui la mettait à l'abri de toute contestation ultérieure.
Cette pratique a donné le qualificatif de « sibyllin » qu'on attribue à des écrits ou des paroles obscurs, énigmatiques, mystérieux dont le sens est caché.
La sibylle symbolise l'être humain élevé à une condition transnaturelle, qui lui permet de communiquer avec le divin et d'en livrer les messages : c'est le possédé, le prophète, l'écho des oracles, l'instrument de la révélation. Les sibylles furent même considérées comme des émanations de la sagesse divine, aussi vieilles que le monde, et dépositaires de la révélation primitive : elles seraient à ce titre un symbole de la révélation. Aussi n'a-t-on pas manqué de rapprocher le nombre des douze sibylles de celui des douze apôtres et de peindre ou de sculpter leurs effigies dans des églises.
La sibylle dans l’Antiquité
Le mythe de la sibylle naît en Grèce ancienne, une civilisation qui accorde une place importante aux personnages doués de pouvoirs divinatoires : prophètes, pythies, et oracles... Les sibylles (dont la racine étymologique signifierait « femme sage »), possèdent également un pouvoir de prédiction. Contrairement à la Pythie qui est attachée au temple de Delphes, elles sont indépendantes et vivent une existence itinérante. La première recensée fut vraisemblablement la Sibylle Érythrée, originaire d'Asie Mineure.
Les douzes sybilles
Au premier siècle avant JC, on en dénombre douze, soit :
- la sibylle d'Érythrée, de la cité disparue d'Erythrée, sur la côte Ionienne ;
- la sibylle de Marpessos (près de Troie). Elle s’exprimait, selon Héraclite, « d’une bouche délirante, sans sourire, sans ornements, sans fards et sa voix parvenant au-delà de mille années grâce au dieu». Elle rendait ses oracles sous la forme d'énigmes et les inscrivait sur des feuilles ;
- la sibylle de Tibur (aujourd’hui Tivoli où l’on voit encore le temple de la sibylle) ;
- la sibylle de Cumes (près de Naples). La légende dit qu’Apollon avait une fois offert à Démophilé, la sibylle de Cumes, ce qu'elle voudrait en échange de son amour. Elle accepta le cadeau et demanda autant d'années de vie qu'un tas de poussière contenait de grains ; et il y avait mille grains. Malheureusement, elle avait omis de demander aussi la jeunesse perpétuelle, et, ayant par la suite refusé son amour au dieu, elle devint de plus en plus vieille. Finalement elle resta suspendue dans une bouteille au plafond de sa cave, toute recroquevillée, et lorsque des enfants lui demandaient ce qu'elle désirait, elle disait simplement : « je veux mourir ».
Virgile décrit la descente d'Enée aux Enfers accompagné de la sibylle de Cumes; elle lui avait montré où cueillir le rameau d'or, dans les bois sur les bords du lac Averne, rameau qui devait lui permettre de pénétrer dans le royaume d'Hadès ;
- la sibylle d'Hellespont ;
- la sibylle Phrygienne (d'Anatolie) ;
- la sibylle Persique ;
- la sibylle Libyque ;
- la sibylle Cimmérienne, née au bord de la Mer Noire ;
- la sibylle de Delphes ;
- la sibylle Samienne (de l'île de Samos) ;
- la sibylle Agrippa, déformation probable d'Aegypta ;
Divination chez les Romains
Les Romains, pourtant plus circonspects que les Grecs vis-à-vis de l'art divinatoire, conservent pieusement dans le temple Jupiter Capitolin les « livres sibyllins », qui auraient été vendus dans d'étranges circonstances par la Sibylle de Cumes à l'un des deux Tarquin, au VIe siècle av. JC.
La Sibylle de Cumes se rendit auprès de Tarquin le Superbe, le dernier roi de Rome, avec neuf livres d'oracles, et lui en demanda une énorme somme. Il se moqua d'elle et la renvoya; elle brûla trois des livres, et lui offrit les six restants pour la même somme. Tarquin refusant toujours de payer, elle en brûla de nouveau trois, et lui offrit les trois derniers, toujours au même prix. Cette fois-ci Tarquin consulta un conseil de prêtres, les Augures, qui déplorèrent la perte des six livres et lui conseillèrent d'acheter ceux qui restaient.
Ces livres, confiés à la garde de deux prêtres particuliers appelés duumvirs, étaient consultés dans les grandes calamités, mais il fallait un décret du sénat pour y avoir recours ; et il était défendu, sous peine de mort, aux duumvirs de les laisser voir à personne.
Ils ne contenaient pas de prophéties, mais des remèdes expiatoires à appliquer lorsque surviennent des « prodiges », événements exceptionnels particulièrement redoutés par les Romains. En réalité le texte des Livres sibyllins était d'une obscurité telle que des siècles plus tard, Cicéron, peu enclin à la crédulité dira qu'on pouvait en tirer ce que l'on voulait au gré des circonstances.
Après l'incendie du Capitole (-81), plusieurs missions sont envoyées dans les pays supposés héberger des sibylles, afin de reconstituer les ouvrages perdus. Contrôlés et expurgés par Auguste et Tibère, ils sont finalement détruits quelques siècles plus tard sous l'empereur Honoré (395-423).
Les sibylle, prophètes du Christ
Parallèlement circulent en Méditerranée, dès le IIIe siècle av. JC, une série de livres connus sous le nom d'Oracles Sibyllins, dont certains sont parvenus jusqu'à nous via des copies datant des XIVe et XVIe siècles. Ces livres, au nombre de douze, comprennent des oracles antiques, des oracles juifs et des écrits chrétiens.
Les Pères de l'Église n'ignoreront pas ces textes obscurs. À leur suite et pendant longtemps, les auteurs chrétiens chercheront, avec plus ou moins de bonheur, à voir dans les vaticinations des Sibylles des marques sans équivoque de l'attente du Messie Sauveur par le monde païen.
Ainsi c'est dans le 8e livre des Oracles Sybillins que l'on trouve des vers, attribués à la Sibylle Érythrée, annonçant le second avènement du Christ le jour du Jugement Dernier. Cependant, Virgile, qui vécut au 1er siècle av. JC se fit aussi l’écho de cette prophétie dans ces vers célèbres de ses « Bucoliques »: « Voici venir les derniers temps prédits par la sibylle de Cumes, et de nouveau l’ordre qui fut au commencement des siècles. Voici revenir la Vierge et voici l’âge d’or. Voici que va descendre du haut des cieux une race nouvelle. Diane pure et lumineuse, protège cet enfant qui va naître et fermant l’âge de fer ressuscitera sur toute la terre la génération du siècle d’or… »
Les premiers chrétiens vont peu à peu s'emparer de la sibylle et intégrer cette prophétie dans leur littérature religieuse. Eusèbe de Césarée (vers 340) recueille les vers de la Sibylle Érythrée, suivi de Saint Augustin un siècle plus tard, dans « La Cité de Dieu ». Il en offre alors une version particulière, traduite très approximativement du grec, comprenant 27 vers, soit 3x3x3, symbole de la Trinité. Elle commence ainsi :
Iudicii signum : tellus sudore madescet(le signe du jugement : la terre s'inondera de sueur...)
Cette version saint-augustienne présente un acrostiche (ensemble de vers dont les lettres initiales, lues dans le sens vertical, constituent un nom ou une phrase) : Jesus Christus dei filius servator crux. Elle est notamment citée dans un sermon du Moyen Âge visant à convaincre les incroyants, lu à la veille de Noël. On y invoque tour à tour des personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament, puis des figures païennes : Virgile, Nabuchodonosor, et la Sibylle Érythrée.
De même, un manuscrit du XIIe siècle rapporte que l'empereur Auguste (63 av. J.C. à 14 ap. J.C.) ayant interrogé la Sibylle de Tibur pour savoir s'il y aurait un homme plus grand que lui, une vierge lui apparut alors dans une grande splendeur sur l'autel du temple de Junon, tenant en ses bras un enfant, et une voix venant du ciel lui disant: « Voici la vierge qui va concevoir le sauveur du monde », puis, « celle-ci est la chère fille de Dieu ».
Des versions musicales du Iudicii signum ont été retrouvées dans des manuscrits des monastères Saint-Martial de Limoges (IXe et Xe siècle) et Saint-Oyan (XIIIe siècle). Ceci explique la mention dans le « Dies irae » de la sibylle et qu'elle figure à Saint-Pierre de Rome sur la fresque de Michel-Ange.
Après le Concile de Trente (1568), un nouveau bréviaire met fin à ces représentations de la Sibylle. Certaines régions ont conservé une tradition de voir une sibylle costumée chantant la nuit deNoël jusqu'au XVIIIe siècle, voire, à Majorque, jusqu'à nos jours.
Apparition des sibylles dans l’iconographie chrétienne
Les Sibylles, apparaissent dans l'art de l'Occident chrétien vers le siècle, pour fleurir à partir du quand on redécouvre l'Antiquité, comme en témoigne un ouvrage attribué à Jean de Paris qui fut copié entre 1474 et 1477 intitulé « La Foi chrétienne prouvée par l'autorité des païens », où il est dit : « des vierges pleines de l'esprit de Dieu, qu'on appelait Sibylles, ont annoncé le Sauveur à la Grèce, à l'Italie, à l'Asie mineure : Virgile, instruit par leurs livres, a chanté l'enfant mystérieux qui allait changer la face du monde. »
La pensée chrétienne qui avait recueilli les prophéties visionnaires du peuple d'Israël conservées dans l'Ancien Testament l'étendait ainsi, mais dans une moindre mesure, aux peuples païens par l'entremise des Sibylles. L'iconographie proposera en face des douze prophètes, les douze Sibylles, y associant parfois les douze apôtres, dans un souci d'harmonie où le visuel vient relayer le sens d'une symbolique religieuse profonde.
Pour les artistes du Moyen Âge, la Sibylle devint le profond symbole de l'attente des Gentils; une place lui fut réservée au portail des cathédrales, et la mystérieuse inspirée hanta longtemps encore l'imagination des poètes.
La diffusion dans l'Europe de la troupe des Douze Sibylles se fait au siècle, à partir de l'ouvrage du dominicain italien Filippo Barbieri publié en 1481. En France, les sibylles profiteront de l'intérêt des grands imprimeurs parisiens qui ornent les livres d'Heures d'images partout.
Depuis lors, peintures, sculptures polychromes, tapisseries, émaux peints, témoignent de l'influence du personnage de la Sibylle sur l'art religieux occidental. Les Sibylles d'Érythrée, de Tibur et de Cumes sont les plus fréquemment représentées. Quelques exemples :
Filippo Barbieri]]
- Fresques
- Chapelle Sixtine de Michel Ange, où l’on retrouve les grands traits du platonisme: la révélation chrétienne complète harmonieusement la méditation païenne, et ne s'oppose pas à elle. C'est ainsi que sur la voûte, les prophètes de l'Ancien Testament sont exactement corrélés aux Sibylles : jamais on n'avait placé, avec autant d'audace, à égalité de taille et de dignité, la Révélation faite aux fils d'Israël avec la divination de l'ancien paganisme.
- Sybille de l'église Santa Maria della Pace (Rome). Raphaël, 1514
- Tableaux
- L'empereur Auguste et la Sibylle de Tibur. Conrad Witz (1395-1447)
- La Sibylle de Tibur. Antoine Caron (1521-1599)
- La Sibylle de Tibur annonce à Auguste la venue du Christ. Berretini Pietro, dit Pierre de Cortone (1596-1669)
- Énée et la Sibylle de Cumes. Claude Gellée dit Le Lorrain (1600-1682)
- Temple de la Sibylle à Tivoli. Hubert Robert (1733-1808)
- Sibylle de Perse, d'après Michel-Ange (Chapelle Sixtine). Gustave Moreau (1826-1898)
- Tapisserie
- Auguste et la Sibylle. Anvers, XVIe siècle (conservée au Musée du Moyen-Age de Cluny).
- Émaux peints
- Sibylle d'Érythrée, Sibylle de Cumes de Léonard Limosin, à Limoges (Musée du Moyen Âge de Cluny, Musée de la Renaissance d'Écouen).
- Statuettes polychromes
- statuettes du siècle, originaires de Champagne, conservées au musée du Louvre et au musée d'Écouen, et représentant des sibylles persique, phrygienne, lybique et agrippa
- Musique
- messe de Requiem, d’où est tiré le Dies iræ :
::« Dies iræ, dies illa
::Solvet sœclum in favilla
::Teste David cum Sibylla. »
::« Jour de colère, ce jour-là
::dissoudra le monde en poussière
::témoins David et la Sibylle. »
- Le compositeur Maurice Ohana a lui aussi trouvé son inspiration du côté des prophétesses grecques : « Sibylle, pour soprano, percussion et bandes » (1968), et « Les trois prophéties de la Sibylle », tirée de l'opéra La Célestine (1989), pour soprano, mezzo-soprano, piano et percussion.
- Photographie
- Sœurs, saintes et sibylles. Nan Goldin (2004)
Jésus Christ
Jésus dit Jésus de Nazareth appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec: Ιησούς Χριστός (Iesous Christos), Christ signifiant étymologiquement oint) est le personnage central du christianisme ; il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils de Dieu (vrai Dieu et vrai homme, en une seule personne). Les catholiques, les protestants et les orthodoxes le célèbrent religieusement, et même l'adorent en tant que Dieu (deuxième personne de la Trinité) ; d'autres courants chrétiens le célèbrent religieusement en développant des christologies plus variées. Les musulmans le considérent comme le dernier grand prophète avant Mahomet.
Résumé de la vie de Jésus
D'après les Évangiles, Jésus est né dans le village de Bethléem. Le recensement des populations sous occupation romaine ayant été ordonné par un édit de César Auguste, Marie, mère de Jésus, et son époux Joseph, furent contraints de rejoindre leur village d'origine. La naissance de Jésus à Bethléem accomplit parfaitement la prophétie de Michée ; certains pensent que cette affirmation est surtout symbolique, car Bethléem, en hébreu la maison du pain, est réputée « ville de David » où le Messie doit naître.
Pour certains historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le nazaréen », serait probablement né quelques années avant l'an 1 du calendrier chrétien (et donc, devrait-on dire, « avant Jésus-Christ » !) à Nazareth (encore que l'existence de cette ville ne soit pas attestée par l'archéologie pour le premier siècle de notre ère). L'adjectif « nazaréen » entendu comme « homme du village de Nazareth » résulte d'un abus de langage de compilateurs tardifs. « De Nazareth » ou « nazaréthain » se traduit en grec par Nazarethenos, Nazarethanos, ou Nazarethaios et non par Nazarenos, Nazôraios ni même Nazarénos comme on le trouve dans les Évangiles (« nazaréen »). Le « nazaréen » se rapproche plus certainement du nazîr (hébreu : נזיר nazīr, abstinent, ermite) qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière ou de neser (hébreu : נצר neṣer, descendant ; rejeton).
Les premiers disciples de Jésus furent nommés nazaréens. Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes (Actes XXIV; 5) :
:Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens.
Le terme a été utilisé par l'empereur Julien l'apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains).
Julien l'apostat
Selon les Évangiles de Matthieu et Luc, cette naissance a lieu durant la dernière année du règne de Hérode I le Grand, soit 4 ans avant l'ère qui porte son nom (il est cependant précisé dans l'Évangile de Luc que cette naissance a lieu durant un recensement. Le seul connu à cette époque est celui de Quirinius, qui a eu lieu en l'an 7), et mort à Jérusalem en l'an 30 ou 33, crucifié sous le mandat du procurateur Ponce Pilate.
Les Évangiles rapportent :
- la naissance virginale dans le prologue de deux des quatre évangiles (Matthieu et Luc). Ces prologues sont estimés, par une partie des spécialistes, plus tardifs que le reste du texte (mais sans preuve philologique). Les évangiles mentionnent également la correspondance du récit de sa naissance avec plusieurs prophéties de l'Ancien Testament.
- sa transfiguration entre Moïse et Élie (dans l'évangile selon Marc). L'apparition des personnages de Moïse et de Élie est considérée par certains comme hautement symbolique. Moïse est un fondateur de religion et Élie est le prophète le plus aimé du judaïsme. Élie est réputé n'avoir pas connu la mort, être monté aux cieux de son vivant et devoir revenir en même temps que le Messie. Ce fut également, toujours selon l'Ancien Testament, le sort d'Enoch.
- sa Passion, c'est-à-dire ses souffrances et sa mort sur la croix (instrument de supplice) ;
- sa Résurrection constatée au matin de Pâques ;
- son Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement de son corps au ciel).
Les quatre évangélistes font le lien avec quelques passages des prophètes des siècles antérieurs (notamment dans le livre d'Isaïe et les Psaumes) comme annonce de la passion et de la résurrection de Jésus, et de son rôle de Messie.
Les Actes des Apôtres rapportent :
- la Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message ;
- les débuts de l'Église et de son expansion.
Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds et de paralytiques. En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : celle de l'esclave d'un centurion romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.
Message de Jésus
Marie
Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans :
- les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc).
- les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qui constituent un tout indissociable. Autrement exprimé dans : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (Jean VI:20). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament (Lévitique 19-18: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
- l'injonction d'aimer son prochain, fût-il son ennemi.
- Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». (Matthieu IV:17)
- L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile de Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.
- Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. »
Plus qu'un simple "message", Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.
Perspectives religieuses
Christianisme
Résurrection
Les chrétiens croient que Dieu est un Dieu "trinitaire", c'est-à-dire un Dieu unique qui s'exprime et vit, en communion d'amour, en trois personnes (étymologiquement, le terme "personne" correspond au masque porté par un acteur de théatre). Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Il a utilisé plusieurs méthodes, dont les prophètes, visions et rêves pour renouer cette relation.
Selon la Bible, Dieu a finalement pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer directement qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité.
La vie de Jésus et des premiers chrétiens est racontée dans le Nouveau Testament. Les témoignages de la vie de Jésus se trouvent principalement dans les évangiles, mais il y a aussi des références dans les écrits de Paul -par exemple, la première épître aux Corinthiens.
Jésus de Nazareth est souvent appelé "Jésus-Christ". Le mot "Christ" (grec - équivalent de "Messie" en hébreu) veut dire "Oint de Dieu". Les Israélites croyaient que Dieu enverrait quelqu'un pour les libérer et instaurer le "Royaume de Dieu", une transformation qui ferait que Dieu deviendrait le seul Roi de la Terre, que les péchés seraient pardonnés, le Temple restauré, que les Romains seraient renvoyés d'Israël. Ils ont appelé cette personne le Messie.
Selon le Nouveau Testament, Jésus était ce Messie, mais ce n'était pas le Messie que les gens autour de lui attendaient. Il était très critique envers les autorités religieuses, ignorait les règles de la Loi quand l'amour le demandait, et passait beaucoup de temps avec les pauvres, les démunis et les rejetés de la société. Il a parlé d'une relation avec Dieu, non par l'intermédiaire des autorités, mais directement.
Finalement, les autorités religieuses en ont eu assez, et ont persuadé les Romains de le crucifier. Il est mort sur cette croix et puis enterré. Ça aurait dû être la fin. Un Messie mort n'était pas un Messie du tout, les Romains étaient toujours là...Rien n'avait vraiment changé. Même si Jésus avait fait des miracles, même si plusieurs le croyaient le sauveur d'Israël, la crucifixion semblait éliminer toute possibilité d'espoir.
Alors pourquoi entendons-nous toujours parler de lui ? Selon les Évangiles, Jésus est "ressuscité" le troisième jour après sa mort. Ce n'est pas une question de "revenir à la vie", comme dans certaines mythologies, mais pour les Israélites, un jour viendrait, à la fin du temps, quand tous les justes passeraient de l'autre côté de la mort, vers une vie épanouie, transformée et sans fin sur Terre.
La suite de l'histoire commence quand quelques femmes visitent le tombeau et le trouvent vide. Ensuite c'est le chaos généralisé. Beaucoup de gens voient Jésus dans les jours qui suivent. Il est pareil, mais aussi différent. Il peut manger, mais aussi apparaître au milieu d'une pièce fermée. Il semble bien qu'il soit "ressuscité".
Bien évidemment, d'un point de vue historique il est difficile de se prononcer sur cette suite de l'histoire, et les débats continueront, mais c'est l'explication que nous trouvons dans la Bible. Pour ceux qui croient qu’il est ressuscité, c’est comme un effet de dominos pour leurs croyances. Si Jésus est ressuscité, alors peut-être qu’il n’est pas rejeté par Dieu –un Messie raté– après tout. Les prophètes ont parlé de quelqu’un qui mourrait pour les péchés du monde. Est-ce que la mort de Jésus veut dire que le pardon est maintenant possible ? Et si le Règne de Dieu a vraiment commencé avec Jésus, alors comment ce Règne peut-il s’étendre sur la Terre ? Est-ce que, plus que juste un prophète, Jésus était Dieu lui-même comme il l’a dit ? Et qu’est-ce que cela implique pour notre relation avec Dieu ?
Les premiers Chrétiens –ceux qui ont cru en Jésus– ont répondu « oui » à toutes ces questions. Pour eux, la mort et résurrection rendent possible une relation restaurée avec Dieu, non par des intermédiaires religieux, mais directement par Jésus. C’était maintenant à eux de faire avancer le règne de Dieu que Jésus a commencé, de voir les gens guéris, pardonnés, restaurés – « aimer Dieu et aimer les autres » comme Jésus l’a dit. Comment vont-ils faire ?
- Pour la suite, voir Pentecôte.
Islam
Contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine, l'islam le considère comme un prophète, et comme l'un des plus importants. Il est loué à de multiples reprises dans le Coran. Le Coran précise bien qu'il est né de Marie (Coran II; 87), qu'il est le Messie, que Marie est mère et vierge (Coran III; 45-47 ou XXI; 91). Mais Jésus, selon le Coran, n'est ni Dieu, ni fils de Dieu (Coran V; 17). Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais une autre personne a été crucifiée à sa place par erreur (« ce n'était qu'un faux semblant ») (Coran IV; 157), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui. Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad. Il serait, selon le Coran, monté vivant auprès de Dieu, c'est lui qui reviendra au moment du jugement dernier (pour lutter contre l'anté-Christ et détruire les croix). Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que musulman.
Le Coran le nomme Îsâ (arabe : عِيسى `īsā), tandis que la Bible en arabe le nomme Yesû`a (arabe : يسوع yasū`a). L'historien traditionaliste Tabarî (839-923) raconte à propos de la crucifixion l'épisode suivant :
:Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesû`a, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de Îsâ à Yesû`a, leur chef. […] Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : Je suis Josué. Ils répondirent : Tu mens; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible. Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix.
:Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : « Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux semblant. » (Coran IV; 156).
::Tabarî (La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides)
Cette croyance est héritée du docétisme, dénoncé comme une hérésie dès les premiers siècles du christianisme. Les docètes refusent l'idée que Jésus ait pu souffrir, soit parce qu'il n'a que l'apparence d'un corps, soit parce que c'est un autre qui a pris sa place sur la croix.
Dans le Coran, le mot le plus fréquemment utilisé pour désigner les chrétiens est nasârâ (arabe : نَصَارَى naṣārā).
Le nom de Jésus
Jésus est une translittération grecque d'un diminutif araméen de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : ישו yešū), traduit également par Josué (hébreu: יהושע yehōšu`a). Le sens du mot est Dieu sauve, Dieu est salut, salut, santé, aisance financière.
Le nom Jésus est souvent utilisé pour désigner Jésus de Nazareth également nommé Jésus-Christ.
Il est attesté comme prénom pour Barabbas1, le chef de guerre libéré par Ponce Pilate dans le texte de l'Évangile selon Matthieu XXVII:16-17 et comme prénom pour Ben Sirach, l'auteur du Siracide, livre de sagesse de la Bible. Le nom AbIeschwa est aussi attesté et signifie mon père est aisé. (Source BDB-THAYER)
Dans ses textes, Flavius Josèphe cite plusieurs individus nommés Jésus :
- « Jésus, fils de Sapphas, un des grands-prêtres », gouverneur d'Idumée et également « premier magistrat de Tibériade » (Guerre des Juifs, Livre II, XX.4 et XXI.3 et livre III)
- Jésus, un des grands-prêtres (Guerre des Juifs, Livre VI, II.2) peut-être le même que le prêtre « Jésus, fils de Thebouthi » (Guerre des Juifs, Livre VI, VIII.3)
- « Jésus, fils d'Ananias » qui prononce des présages contre Jérusalem (Guerre des Juifs, Livre VI, V.3)
- un « Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre » contemporain de Darius (Antiquités juives, livre XI, III.1)
- Jésus, fils du grand prêtre Onias, qui hellenisa son nom en Jason, contemporain d'Antiochos Épiphane (Antiquités juives, livre XII, V.10)
1. La traduction œcuménique de la Bible indique « De nombreux manuscrits omettent le mot Jésus devant Barrabas. »
Citations sur Jésus
- « Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
- « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », Saint Paul - 1 Timothée 2:5-6
- « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », Saint Paul - Éphésiens 3:16
- « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au père que par moi. », dixit Jésus d'après Jean 14:6.
"je suis un homme à part entiere, je suis un dieu à part entiere, je suis l' Esprit saint à part entiere" [Jésus lui même]
- Le Saint-Suaire
- Le saint Calice
- Les clous de la Passion de Jésus
- Le saint prépuce de Jésus
- La couronne d'épines de Jésus
- Les morceaux de la Croix
- Le précieux sang de Jésus
Voir aussi
- Ce que les théologiens déclarent de Jésus se nomme christologie.
- Ce que l'histoire pense de Jésus s'élabore dans les diverses quêtes du Jésus historique.
- Jésus (prénom)
- Marie-Madeleine
- Unitarisme (théologie)
Lire aussi
- Daniel Marguerat, E. Norelli, J.-M. Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides.
- Philip Yancey, Ce Jésus que je ne connaissais pas, Éditions Farel, ISBN 2863142534.
- Raymond E. Brown, The Death of the Messiah, 2 volumes, Éditions Doubleday, 1994 ; traduction française, La Mort du Messie. Encyclopédie de la Passion du Christ, de Gethsémani au tombeau. Un commentaire des récits de la Passion dans les quatre Évangiles, Éditions Bayard, 2005, 1 712 pages, ISBN 2227350253.
- Écrits intertestamentaires, La Pléiade.
- Écrits apocryphes chrétiens, La Pléiade.
- Charles Guignebert, Jésus, Albin Michel
- Charles Guignebert, Le Christ, Albin Michel
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Corpus christi.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Enquête sur l'écriture des évangiles, Mille et une nuits
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus contre Jésus, Seuil.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus illustre et inconnu, Desclée de Brouwer.
- Heindel, Max, Cosmogonie des Rose-Croix: "Le Christ et Sa Mission" (Chapitre XV), ISBN 0-88112-044-8, novembre 1909 [http://www.rosicrucian.com/foreign/rcc/rccfre15.htm www]
- Heindel, Max, Comment reconnaîtrons-nous le Christ à Son Retour?, mai 1913 (text intégral tachygraphié d'une conférence) [http://www.rosicrucian.com/foreign/mi/ti02fre33.htm www]
Liens externes
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/jesus_christ.asp Citations, vie et portaits de Jésus-Christ]
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Jesus.htm Jésus-Christ vu par les athées]
- [http://enigmej.free.fr/ L'énigme Jésus] (article de Patrick Dupuy, 2000).
- [http://seigneurjesus.free.fr/ Site religieux dédié à Jésus-Christ]
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-29523 Vie de Jésus], Ernest Renan
- [http://www.zetetique.ldh.org/jesus.html Jésus-Christ a-t-il existé?] (Paul-Éric Blanrue)
- [http://www.luigicascioli.it/home_fra.php/ La fable de Christ] (Luigi Cascioli)
Jesus de Nazareth
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Colonie (Rome)À la différence des colonies puniques, comptoirs commerciaux, ou des colonies grecques, colonies de peuplement, les colonies romaines sont des établissements créés par l’État romain et destinés au contrôle d’un territoire récemment conquis. D’abord garnisons militaires au avant J.C, elles deviennent des colonies de peuplement offrant des terres aux prolétaires à partir du avant J.C., et aux vétérans démobilisés à partir de Sylla, qui leur offre les terres confisquées aux proscrits.
Statut politique de la colonie
Les colonies connaissent deux statuts possibles :
- la colonie romaine (colonia civium romanorum), peuplée de citoyens romains, s’organise comme municipe de droit romain, sorte de Rome en miniature, avec ses magistrats (duumviri) et ses notables (décurions) équivalent du sénat romain. Ses habitants libres des générations suivantes sont automatiquement citoyens romains ;
- la colonie latine, fondée par la Ligue latine jusqu'à sa dissolution en 338 av. J.-C., par Rome ensuite, avec une population mélangeant des citoyens romains et des citoyens latins. Elle forme un municipe de droit latin, ses générations suivantes héritent de la citoyenneté latine, même si elles sont d’origine romaine, et disposent donc de droits civiques inférieurs à ceux des habitants d’une colonie romaine.
Développement des colonies
L’implantation des colonies suit l’extension de la domination romaine : d’abord en Italie (Ostie la plus ancienne, fondée en 350 av. J.-C.), puis en Sicile, en Sardaigne et en Afrique. Les colonies sont des fondations entièrement nouvelles soit des refondations sur des cités plus anciennes.
Les fondations directes de colonies latines se raréfièrent, avec l’octroi de la citoyenneté romaine à tous les citoyens latins d’Italie.
Inversement, les créations de colonies romaines s’accélèrent et s’étendent au début de l’Empire romain, sous Jules César et Auguste, avec la démobilisation massive des légions romaines : les 500 000 soldats mobilisés au début du règne d’Auguste forment une masse de vétérans candidats à la colonisation.
La conquête de la Bretagne et l’organisation des limes sur le Rhin et le Danube sous les Flaviens et au début des Antonins s’accompagne de la fondation de nouvelles colonies aux emplacements stratégiques.
Ces colonies impériales sont nommées par le nom de famille de l’empereur (Augusta, Claudia, Flavia, Ulpia) souvent complété d’une appellation locale (géographique ou ethnique), et avec parfois un titre honorifique (Copia = riche, Emeritta = émérite).
Parallèlement, le statut de colonie latine est accordé à des cités indigènes anciennes, voir à toutes les cités d’une province : Vespasien accorda ainsi le droit latin à toutes les cités d’Espagne.
Le succès des colonies
Les colonies romaines furent au fil du temps un puissant facteur de romanisation, grâce aux colons Italiens ou originaires de provinces bien romanisées parlant le latin. Leur rôle de modèle de civilisation urbaine et leur activité économique facilitèrent l’intégration des populations soumises. Des colonies furent aussi crées dans les territoires orientaux, sur des cités existantes, qui dans ce cas conservèrent leur civilisation grecque.
Sur une période de plusieurs siècles, la politique romaine de fondation de colonie ne connut qu’exceptionnellement des problèmes, ce qui traduit son succès d’ensemble :
- en 123 av. J.-C., projet des Gracques de fondation d’une colonie sur les ruines de Carthage. Impie en raison de la malédiction de 146 av. J.-C. prononcée sur ces ruines, le projet coûta la vie à son auteur, et fut interrompu par décret en 121 av. J.-C.. Jules César le réalisa au siècle suivant en fondant la Colonia Julia Carthago, dont la prospérité fut grande.
- en 132, le projet de Hadrien de relever les ruines de Jérusalem par une colonie ""Colonia Aelia Capitolina"" suscita une nouvelle révolte des Juifs.
Catégorie:Politique de la Rome antique
Catégorie:Géographie de la Rome antique
Latin
Introduction
Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties.
Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux.
Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs).
Le latin est la langue-mère des langues romanes.
Histoire
Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.
Latin médiéval
On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron.
De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.
Le latin, langue vivante
Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction.
La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux.
Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine.
Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin.
Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain.
Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de p | | |