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Chicago Bulls
Les Bulls de Chicago (Chicago Bulls en anglais) sont une franchise de basket-ball de la NBA.
Historique de la franchise
Les débuts
Les Chicago Bulls ne sont que la seconde franchise NBA implantée à Chicago, après les Packers / Zephyrs (devenus par la suite les Washington Wizards). La franchise joue sa première saison en 1966-67, et bat le record de matchs gagnés par une expansion team en NBA, en se qualifiant pour les play-offs. Les années suivantes, les Bulls assemblent pièce par pièce une équipe compétitive, mais sans jamais atteindre les sommets. Durant les années 1970, les Bulls sont réputés pour être une équipe robuste au style défensif, construite autour des ailiers Jerry Sloan, Bob Love et Chet Walker, du meneur Norm Van Lier, et du pivot Tom Boerwinkle. Néanmoins, la franchise ne remporte qu'un titre de Division, et n'atteint pas les finales.
À la fin des années 1970, les Bulls profitent de l'effondrement d'une ligue concurrente, l'ABA, pour se renforcer en sélectionnant Artis Gilmore. Il mène une équipe composée de hauts choix de draft : Reggie Theus, David Greenwood et Orlando Woolridge. Après le transfert de Gilmore aux San Antonio Spurs pour le pivot Dave Corzine, les Bulls se tournent vers une attaque à haut régime axée autour de Theus, qui inclut rapidement les arrières Quentin Daly et Ennis Whatley. Les performances lamentables obtenues poussent les Bulls à transférer Theus pour la saison 1983-84.
Durant l'intersaison 1984 les Bulls héritent du troisième choix de la draft, après Houston et Portland. Avec le premier choix, les Rockets sélectionnent naturellement Akeem Olajuwon (qui n'a pas encore de « H » dans son prénom), le pivot issu de l'université de Houston.
Les Blazers disposent du second choix. Ils n'hésitent pas longtemps avant de choisir Sam Bowie : le poste d'arrière est déjà pourvu par Clyde Drexler, et les Blazers veulent faire perdurer la tradition du pivot talentueux entamée avec Bill Walton. Sam Bowie aura malheureusement une courte carrière perturbée par les blessures.
Avec le troisième choix, les Bulls sélectionnent un arrière très athlétique qui vient de remporter le titre universitaire avec North Carolina : Michael Jordan.
Il faut savoir qu'à l'époque, les Bulls, ne réalisant pas le potentiel que représentait Jordan, ont essayé d'échanger leur choix de draft quelques jours avant contre un pivot. Mais les discussions entamées avec Seattle et les Clippers n'aboutirent pas. Dans les mentalités de l'époque, une équipe championne se construisait autour d'un pivot, car jamais un arrière dans l'histoire de la ligue n'a dominé le championnat autant qu'un pivot (Bill Russell, George Mikan ou Wilt Chamberlain).
Les Bulls, avec le nouveau propriétaire Jerry Reinsdorf et le nouveau General Manager Jerry Krause, décident de construire la franchise autour de Jordan. Jordan établit deux records du club dès sa première année en menant l'équipe aux points (troisième dans la ligue) et aux interceptions (quatrième dans la ligue). Il ramène l'équipe en play-offs, gagne le titre de rookie de l'année et se voit nommé dans la All NBA Second Team.
Durant l'intersaison la franchise acquiert l'arrière John Paxson et réalise ce qui sera un hold-up en échangeant Ennis Whatley (et Keith Lee) contre Charles Oakley, tout juste drafté par Cleveland. Avec Jordan et Dave Corzine, ce quatuor compose la force offensive des Bulls pour les deux saisons à venir. Pour pallier la blessure de Jordan, indisponible pour la saison, l'équipe acquiert la légende NBA George Gervin qui apporte de l'aide offensive. Les Bulls terminent huitième de la Conférence Est. Jordan revient pour les play-offs affronter les Boston Celtics, auteurs d'une saison monstrueuse avec 67 victoires pour 15 défaites. Chicago est balayée en trois manches, mais Jordan enregistre un nouveau record en marquant 63 points dans un match, ce qui amène son rival Larry Bird à commenter : «c'était Dieu déguisé en Michael Jordan ».
En 1986-87, Jordan mène la ligue avec 37,1 points de moyenne par match et devient le premier Bull nommé dans la All NBA first team. Cependant les Bulls sont encore balayés par les Celtics en play-offs. En 1987 Krause sélectionne le pivot Olden Polynice et l'ailier fort Horace Grant. Polynice est échangé contre Scottie Pippen le jour de la draft. Avec Paxson et Jordan à l'arrière, Brad Sellers et Oakley à l'aile, Corzine au centre, et les rookies Pippen et Grant venant du banc, les Bulls réalisent une belle saison en gagnant 50 matchs et en avançant jusqu'aux demi-finales de Conférence, avant d'être éliminés par les Detroit Pistons. Michael Jordan est pour la première fois nommé meilleur joueur de la saison régulière.
L'intersaison 1989 marque une seconde année consécutive de changements majeurs. Le populaire Charles Oakley qui a mené la ligue aux rebonds en 1987 et 1988, est transféré aux New York Knicks pour le pivot Bill Cartwright et un choix de draft utilisé pour sélectionner Will Perdue. Le nouveau cinq majeur composé de Paxson, Jordan, Pippen, Grant et Cartwright met un peu de temps à se trouver et gagne moins de matchs que la saison précédente.
Au premier tour des play-offs, les Bulls affrontent une prometteuse équipe des Cleveland Cavaliers. Ils sont poussés jusqu'au cinquième match décisif. À trois secondes de la fin, les Cavaliers mènent d'un point. À la remise en jeu pour les Bulls, Brad Sellers donne la balle à Jordan qui saute pour tirer. Son défenseur, Craig Ehlo, saute pour tenter de contrer Jordan. Craig Ehlo s'élève, Jordan aussi, mais pendant qu'Ehlo redescend, Jordan s'élève encore, tire et marque le panier de la victoire. Cette action, l'une des plus belle de l'histoire de la ligue, est surnommée « The Shot ».
La saison des Bulls s'arrête en finales de Conférence, face aux Detroit Pistons, où ils sont éliminés en 6 matchs. Jordan est malmené et isolé face à la rugueuse défense des Pistons mise au point par Chuck Daly.
En 1989-90, Jordan mène pour la quatrième saison consécutive la ligue aux points par match. Scottie Pippen glane sa première sélection au All-Star Game. L'entraîneur Doug Collins est remplacé par son assistant Phil Jackson. Durant la draft 1989, les Bulls sélectionnent Stacey King et B.J. Armstrong. L'équipe, qui s'améliore, finit cinquième de la Conférence Est.
Après avoir de nouveau éliminé les Cavs en cinq manches au premier tour, les Bulls retrouvent les Pistons en finales de Conférence et les poussent jusqu'au septième match avant d'être éliminés pour la troisième saison consécutive.
Les années 1990, et le premier triplé
Pour la saison 1990-91, l'attaque en triangle développée par Phil Jackson est finalement bien assimilée et Jordan comprend qu'il doit jouer avec ses coéquipiers s'il veut remporter le titre NBA. Les Bulls établissent un record de la franchise avec 61 victores, et traversent allègrement les play-offs en balayant les Pistons en finales de Conférence avant de gagner les finales en seulement 5 manches face aux Lakers de Magic Johnson. Michael Jordan est nommé meilleur joueur de la saison régulière et meilleur joueur des finales en plus d'engranger un cinquième titre de meilleur marqueur.
Les Bulls gagnent un second titre consécutif en 1991-92 face aux Blazers après avoir de nouveau battu le record de victoires en saison régulière de la franchise avec 67. Jordan est de nouveau élu meilleur joueur de la saison régulière et des finales, en plus de son sixième titre de meilleur marqueur.
En 1992-93 les Bulls réussissent ce qu'aucune équipe n'avait fait depuis les légendaires Boston Celtics des années 1960 en cherchant un troisième titre consécutif face aux Phoenix Suns de Charles Barkley, avec le tir historique de Paxson qui donne la victoire et le titre lors du sixième match. Jordan est encore meilleur joueur des finales, et égalise le record de Wilt Chamberlain avec sept titres de meilleur marqueur d'affilée.
Mais durant l'été, Jordan choque le monde du basket en annonçant sa retraite, directement liée à l'assassinat de son père quelques mois plus tôt. Les Bulls deviennent alors l'équipe de Scottie Pippen, jusqu'alors fidèle lieutenant de Jordan. Horace Grant et B.J. Armstrong améliorent leurs niveaux de jeu et sont sélectionnés pour la première fois au All-Star Game, où Scottie Pippen est élu meilleur joueur. Le trio est assisté de Cartwright, Perdue, de l'arrière Pete Myers et du rookie croate Toni Kukoc. En dépit de la très bonne saison régulière des Bulls, vainqueurs de 55 rencontres, Chicago perd au second tour des play-offs face aux Knicks.
Le retour de Jordan
En 1995 les Bulls perdent Horace Grant et Bill Cartwritght, partis à Orlando et Seattle, mais signent l'arrière All-Star Ron Harper. L'équipe s'effondre en saison régulière, quand, le 17 mars 1995, Michael Jordan annonce son retour. Il revient immédiatement au niveau des meilleurs joueurs de la ligue, marquant 55 points face aux Knicks dès son cinquième match, et amène les Bulls à la cinquième place de la Conférence Est. Mais Jordan, pas encore au sommet de sa forme, ne peut rien faire pour empêcher son équipe de perdre face au Orlando Magic au second tour des play-offs.
Durant l'intersaison, les Bulls perdent B.J. Armstrong dans l' expansion draft, mais Krause réussit un transfert de génie en échangeant l'anecdotique Will Perdue aux Spurs contre Dennis Rodman. Rodman, meilleur rebondeur de la ligue lors des quatre dernières saisons, est devenu indésirable à San Antonio à cause de son caractère imprévisible, incompatible avec la rigueur militaire de l'entraîneur des Spurs, Gregg Popovich. Sur le plan purement statistique, l'échange est un hold-up pour les Bulls mais le pari est risqué car le caractère instable de Rodman est susceptible de détruire l'équipe.
Il n'en sera rien. Le trio Jordan-Pippen-Rodman, bien secondé par Toni Kukoc, Ron Harper, Luc Longley et Steve Kerr réussit la meilleure saison de l'histoire de la NBA en remportant 72 victoires pour dix défaites. Jordan est meilleur marqueur de la ligue, Rodman meilleur rebondeur, et Steve Kerr mène la ligue au pourcentage à 3 points. Jordan est meilleur joueur de la saison régulière, du All-Star Game et des finales, Krause est le General Manager de l'année, Kukoc le meilleur sixième homme et Phil Jackson le meilleur entraîneur. Pippen et Jordan sont nommés dans la All NBA First Team, et le trio Jordan-Pippen-Rodman est dans la All NBA First Defensive Team. Les Bulls triomphent des Sonics de Gary Payton et de Shawn Kemp en finales.
Les Bulls répètent leur année d'excellence en 1996-97 en égalisant le deuxième meilleur bilan de l'histoire de la ligue avec 69 victoires. Ils battent en finales le Utah Jazz de Karl Malone et John Stockton. Jordan est pour la neuvième fois meilleur marqueur de la ligue.
L'année suivante, les Bulls remportent une nouvelle fois le Three-peat (trois titres d'affilées) en remportant 62 victoires et le titre NBA de nouveau face au Jazz. Lors du sixième match, Jordan rentre à 6 secondes de la fin le tir décisif qui offre le match et le titre aux Bulls. Il remporte son dixième titre de meilleur marqueur, son cinquième titre de meilleur joueur de la saison régulière et son sixième titre de meilleur joueur des finales. Rodman remporte son septième titre d'affilée de meilleur rebondeur.
Un démantèlement dramatique
L'été 1998 met un terme à cette épopée fantastique. Jerry Krause, sentant qu'il faut tourner la page, remodèle complètement l'effectif en refusant de re-signer Phil Jackson, Dennis Rodman et Steve Kerr ; il transfére Scottie Pippen et Luc Longley contre des joueurs anecdoctiques. Ces mouvements poussent vers la retraite un Michael Jordan qui pouvait être encore hésitant à continuer. L'effectif est médiocre et Krause ne fait rien pour l'améliorer dans l'immédiat. Sa stratégie est simple : réaliser les plus mauvaises performances pour augmenter ses chances d'obtenir des hauts choix de draft, qu'il pourra coupler avec la signature de joueurs de gros calibre dans quelques années. Toni Kukoc mène l'équipe aux points, aux rebonds et aux passes décisives, qui ne gagne que 13 des 50 matchs d'une saison réduite à cause de la grève des joueurs.
Avec la draft les Bulls sélectionnent Elton Brand et Ron Artest. Toni Kukoc est transféré durant la saison à Philadelphie. Elton Brand devient le premier Bulls depuis Artis Gilmore à enregistrer 20 points et 10 rebonds de moyenne. Avec Artest, il est la seule satisfaction de la franchise qui établit un bilan de 17 victoires pour 65 défaites, le pire de la franchise, seulement 4 ans après avoir établi le record historique de victoires en saison régulière.
Krause n'arrive pas à signer des joueurs de haut niveau durant l'intersaison, il se tourne vers des jeunes joueurs : Brad Miller et Ron Mercer, signés en agents libres, ainsi que Marcus Fizer et Jamal Crawford, sélectionnés lors de la draft. Brand finit meilleur marqueur et rebondeur de la franchise, mais l'équipe est trop jeune et établit un nouveau record de défaites avec seulement 15 victoires pour 67 défaites.
À l'intersaison suivante Krause choque les fans des Bulls en transférant Elton Brand aux Los Angeles Clippers contre le second choix de la draft Tyson Chandler. Il sélectionne également Eddy Curry avec le quatrième choix. Les deux joueurs sont directement issus du lycée, Krause ne s'attend évidemment pas à ce qu'ils fassent une contribution significative durant leurs premières années. Il transfère en cours de saison ses trois meilleurs marqueurs (Artest, Mercer et Miller) pour Jalen Rose, certainement le joueur le plus polyvalent de l'équipe depuis Jordan et Pippen. L'entraîneur Tim Floyd est remplacé par Bill Cartwright, et l'équipe s'améliore pour passer de 15 à 21 victoires à la fin de la saison. Les Bulls sont toujours derniers de la ligue.
Pour la saison 2002-2003, les Bulls sélectionnent Jay Williams avec le second choix de la draft. Toujours menés par Rose, assisté de Crawford, Fizer, Donyell Marshall, Eddy Curry, Tyson Chandler et Trenton Hassell, les Bulls forment une équipe jeune et excitante qui gagne 30 matches pour la première saison complète de Cartwright en tant que coach.
Durant l'été 2003, les Bulls font face à de nombreux changements. Jerry Krause, General Manager de l'équipe depuis 19 ans, se retire pour laisser place à Jim Paxson. Jay Williams, à l'issue d'une saison rookie prometteuse, se blesse gravement lors d'un accident de moto. Paxson choisit Kirk Hinrich avec le septième choix de la draft, et signe Scottie Pippen qui effectue son grand retour dans la franchise pour terminer sa carrière, et épauler les jeunes.
Mais la saison 2003-2004 est une déception. Eddy Curry ne développe pas son niveau de jeu comme prévu, et fait preuve de manque d'efforts et d'engagement. Tyson Chandler souffre d'un problème de dos chronique et manque plus de 30 matchs. Scottie Pippen doit gérer des problèmes au genou et Jamal Crawford demeure inconsistent. Bill Cartwright est limogé en décembre 2003 pour être remplacé par Scott Skiles. Un échange avec les Raptors envoie Rose et Marshall à Toronto contre Antonio Davis et Jerome Williams. L'équipe termine avec 23 victoires, deuxième pire équipe de la ligue.
Durant l'intersaison 2004, Paxson transfère un futur choix de draft aux Phoenix Suns contre un choix supplémentaire pour la draft à venir. Disposant du 3 et du 7 choix, les Bulls sélectionnent l'arrière Ben Gordon et l'ailier Luol Deng. Scottie Pippen, souffrant de problèmes au genou, prend sa retraite. Jamal Crawford, libre de tout contrat, signe à New York.
La saison 2004-05 dépasse toutes les attentes et les Bulls se qualifient en playoffs pour la première fois de l'ère post-Jordan après un départ catastrophique (la saison commence avec 9 défaites consécutives).
Ben Gordon s'avère être un joueur décisif dans les instants cruciaux des matchs ; il est élu meilleur sixième homme de l'année, et second au vote du rookie de l'année qui revient à Emeka Okafor.
Affrontant au premier tour les Washington Wizards avec l'avantage du terrain mais sans deux de leurs quatre meilleurs marqueurs (Eddy Curry est au repos forcé suite après qu'on lui ait décelé des battements irréguliers du cœur et Luol Deng s'est blessé à la main), les Bulls perdent la série en 6 manches alors qu'ils avaient remporté les deux premiers matchs.
Palmarès
- Champions NBA : 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998
- 4 - Jerry Sloan ; cérémonie le 17 février 1978
- 10 - Bob Love ; cérémonie le 14 janvier 1994
- 23 - Michael Jordan ; cérémonie le 1 novembre 1994
- 33 - Scottie Pippen ; cérémonie le 9 décembre 2005
- General manager - Jerry Krause GM de 1985 à 2003; cérémonie le 31 octobre 2003
- Entraîneur - Phil Jackson Entraîneur de 1989 à 1998 ; cérémonie le 5 mai 1999
- [http://www.nba.com/bulls Site officiel]
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Chicago
ja:シカゴ・ブルズ
Franchise
Sport américain
Les compétitions sportives professionnelles américaines mettent aux prises des franchises qui n'ont pas les mêmes caractéristiques que les clubs sportifs européens. Les nouvelles franchises payent cher leur entrée dans les ligues, il n'y a pas de relégation et la franchise peut déménager à l'autre bout du pays si le propriétaire le désire.
Au niveau commercial
La franchise est un accord commercial et juridique par lequel une entreprise appellée "le franchiseur" s'engage à fournir à une seconde entreprise dite "franchisée" un savoir-faire, une formation et une assistance permanente en contre partie d'une rémunération.
Une franchise au niveau commercial est un système par lequel un commerçant franchisé adhère au réseau d'un franchiseur. Il bénéficie ainsi de sa notoriété et de fournitures (centrale d'achats) et services communs (publicité...). En contrepartie, il se trouve lié à lui par des obligations, tant dans la façon d'exercer son activité, qu'au niveau financier par le paiement de redevances.
Au niveau des assurances
Une franchise prévue dans un contrat d'assurance est une somme restant à la charge de l'assuré (donc non indemnisée par l'assureur) dans le cas où survient un sinistre. Cette clause spécifique a le double but de responsabiliser l'assuré (en diminuant l'aléa moral) et de réduire la prime annuelle que celui-ci verse à l'assureur.
Voir aussi
commerce de détail - assurance - concessionnaire
Catégorie:Commerce
Catégorie:Assurance
ja:フランチャイズ
th:แฟรนไชส์
Basket-ballLe basket-ball est un sport, un jeu de ballon qui se joue à la main. Le but est d’envoyer une balle dans un panier (basket).
sport
Historique
Le basket-ball a été inventé en 1891 par un professeur canadien, du collège de Springfield, dans l'état du Massachusetts,
James Naismith, qui cherchait à occuper ses étudiants entre les saisons de football américain et de base-ball, pendant les longs mois d’hiver qui rendent impossible la pratique du sport en extérieur. Il souhaitait également leur trouver une occupation sans contact, afin de leur éviter les blessures.
Un jour, il eut l’idée de placer deux caisses de pêche en bois sur les rampes du gymnase, dans lesquelles il fallait faire pénétrer un ballon, pour marquer un but. Les caisses étant en hauteur, ce jeu nécessitait autant d’adresse que de force brute. Il proposa l’activité à ses étudiants et il ne fallut que quelques minutes pour établir les règles essentielles pour rendre ce jeu pratiquable.
Ces règles étaient :
- Le ballon, gros (circonférence de 76 cm) et léger (son poids est compris entre 567 et 624 g), ne peut être joué qu’avec les mains
- Interdiction de courir avec le ballon
- Le ballon peut être reçu à n’importe quel moment, à n’importe quel endroit et par n’importe quel joueur
- Les chocs sont interdits
- Le but est élevé et de petites dimensions. Le panier est fixé au panneau à 3,05 m au-dessus du sol. L’anneau mesure 46 cm de diamètre et est fixé sur un panneau de 2 m sur 1 m.
Le premier match de l’histoire, 21 décembre 1891, se termine sur le score de 1 à 0, le basket-ball est né.
Aujourd’hui, le basket-ball fait partie des sports collectifs majeurs. C’est un sport
olympique
Le terrain
Les dimensions du terrain diffèrent entre les normes internationales et les règles du basket-ball professionnel américain.
Les actions de jeu
; Le dribble : Puisqu’il est interdit de courir en tenant le ballon, celui qui le contrôle doit le faire rebondir au sol pour pouvoir se deplacer avec.
; La passe : Tout joueur peut donner le ballon à un coéquipier, en le lui lançant.
; Le tir : Afin de marquer des points, tout joueur peut lancer le ballon dans le panier adverse. Si le ballon passe complètement à travers celui-ci, le panier est validé et rapporte un (lancer-franc), deux ou trois points (tir au-delà de la ligne des 6m25 (7m23 en NBA)).
; Le rebond : Lorsqu’un tir manque la cible, les joueurs des deux équipes peuvent essayer de récupérer la possession du ballon avant ou après qu’il ne retombe au sol, c’est ce qui s’appelle un rebond.
; Le contre : Un défenseur peut essayer de dévier la trajectoire du ballon suite à un tir de l’équipe adverse, c’est un contre. La déviation peut se faire uniquement dans la phase ascendante du ballon. Si un joueur touche le ballon alors qu’il est en phase descendante avant d’avoir touché le panneau ou l’arceau, le panier est accordé.
; L’interception : Un défenseur peut essayer de récupérer le ballon lorsqu’un adversaire dribble ou tente de le passer à un coéquipier.
Les joueurs
Chaque équipe est composée de cinq joueurs sur le terrain, et de 7 (Europe et NBA) remplaçants. Les cinq joueurs qui débutent le match font partie du cinq de base.
Les cinq joueurs sur le terrain remplissent chacun un poste particulier. Il existe évidemment d’innombrables variations et possibilités mais voici la description des cinq postes dits « classiques » :
- Le pivot est le joueur le plus grand et le plus fort. En défense, il se positionne près de son panier et protège le secteur intérieur, avec des bonnes capacités au rebond et au contre. Les meilleurs exemples sont Shaquille O'Neal, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Wilt Chamberlain, Bill Russell …
- L’ailier fort joue un rôle similaire au pivot et forme avec lui le secteur intérieur. Il est généralement plus petit que le pivot et évolue en dehors de la raquette. L’ailier fort emblématique est Karl Malone ou encore Charles Barkley
- Le petit ailier est un joueur extérieur, agile et rapide. Il peut venir aider les intérieurs au rebond. Ce joueur passe donc fréquemment d’une position à l’extérieur vers l’intérieur, et vice versa. Exemple : Scottie Pippen.
- L’arrière est un joueur dont le jeu est principalement orienté à l’extérieur. Les meilleurs exemples : Michael Jordan ou Kobe Bryant.
- Le meneur est le chef d'orchestre de l'équipe. Il remonte la balle en attaque et annonce les tactiques. En plus de bonnes capacités au dribble, il doit avoir une excellente vision du jeu pour pouvoir distribuer le ballon à ses coéquipiers. Le meneur type est John Stockton, voire Jason Kidd, et le plus atypique si ce n'est l'un des meilleurs : Allen Iverson.
Chaque poste est également désigné par un chiffre (surtout utile pour les tactiques) :
- meneur : 1
- arrière : 2
- ailier : 3
- ailier fort : 4
- pivot : 5
Les règles principales
Le basket-ball se pratique par deux équipes de cinq joueurs sur le terrain, avec cinq remplaçants, en quatre périodes de dix minutes selon les règles FIBA et quatre périodes de douze minutes selon les règles NBA. Le chronomètre est arrêté à chaque arrêt de jeu (faute, temps mort …). Le nombre de remplacements est illimité et doit avoir lieu pendant un arrêt de jeu.
La balle est hors jeu dès qu’elle rebondit en dehors des limites du terrain ou qu’elle est touchée par un joueur en dehors des limites du terrain. Contrairement au football ce n’est pas la position absolue du joueur ou du ballon qui compte mais le dernier rebond ou appui (un joueur peut ainsi plonger en dehors du terrain et sauver la balle, tant que son dernier pas se situait dans les limites du terrain)
Le marcher sanctionne le possesseur du ballon qui prend plus de deux appuis sans dribbler, où qui retombe sur ses appuis sans avoir quitté la balle après un saut. La balle est remise à l’adversaire au niveau où la faute a été commise, en dehors du terrain.
La reprise de dribblesanctionne le joueur qui reprend son dribble après l’avoir arrêté, un joueur ayant fait un drible illégal (vers le haut) ou encore un joueur ayant tiré et dont le tire n'aurait pas touché la planche et qui aurait pris son propre rebond.
Le contre en phase descendante, ou goaltending, sanctionne le défenseur qui contre un tir alors que la balle est en phase descendante et qu’elle n’a pas encore touché l’arceau ou le panneau. Le panier est alors accordé.
L’équipe en attaque dispose de 8 secondes pour remonter sa moitié de terrain (auparavant fixée à 10 secondes, la limite a été baissée pour favoriser le jeu offensif).
L’équipe en attaque dispose en tout de 24 secondes pour tenter un tir . L’horloge revient à 24 secondes dès qu’il y a tir qui touche l'anneau ou dès qu'un joueur adverse contrôle le ballon sur le terrain. En NBA, le tir doit au moins toucher la planche ou l’arceau pour que l’horloge se remette à 24 secondes. En cas de contre ou de air-ball (tir qui ne touche ni le panier ni l'arceau), l’horloge continue.
Un joueur en attaque ne peut rester plus de 3 secondes dans la raquette. Les 3 secondes ne sont plus comptabilisés à partir du moment où le joueur cherche à sortir de la raquette.
Lors de la remise en jeu, l’équipe attaquante dispose de 5 secondes. Un joueur qui possède la balle et qui arrête de dribbler a 5 secondes pour s'en débarrasser (par une passe, un tir, ou en la faisant habilement toucher par un adversaire).
Un joueur est éliminé après 5 fautes (6 en NBA). À chaque quart-temps, une fois que l’équipe totalise 5 fautes, l’équipe adverse tire automatiquement 2 lancers-francs, où que la faute soit commise.
En cas de faute du défenseur sur dribble (contact avec le bras, obstruction), la balle est remise à l’équipe attaquante au niveau où la faute a été commise, en dehors des limites du terrain. Si les 5 fautes d’équipe sont atteinte (c'est à dire que les joueurs de l'équipe ont commis 5 fautes défensives dans le même quat-temps), 2 lancers-francs sont tirés.
En cas de faute du défenseur sur un tir, si le tir est marqué il est accordé et l’attaquant tire un lancer-franc. Dans le cas contraire, l’attaquant tire 2 lancers-francs pour un tir à 2 points, et 3 lancers-francs pour un tir à 3 points.
Si une équipe se trouve en zone offensive (moitié de terrain adverse) avec le ballon, et que ce dernier vient à revenir en zone défensive (par une passe ou un appuis dans sa propre moitié de terrain) l'arbitre siffle un retour en zone. La balle est rendue à l'adversaire à l'endroit de la faute (c'est à dire dans la zone offensive adverse), en dehors des limites du terrain.
Un passage en force est sifflé quand un attaquant percute un défenseur immobile. Le défenseur doit avoir ses deux appuis fixés au sol pour que le passage en force soit sifflé (ou être en position de recul pour éviter le choc, suivant les nouvelles règles FIBA). La balle est alors remise à l’équipe adverse (les fautes offensives ne sont pas comptabilisées dans les fautes d’équipe). Si l'arbitre qui siffle la faute considère que le contact vient du défenseur (c'est lui qui fait l'action d'aller vers le porteur de la balle), c'est ce dernier qu'il pénalise par une faute.
Voir aussi
Liens internes
- Liste de joueurs de basket-ball
- Basket-ball en fauteuil roulant
- Ligue professionnelle nord-américaine : National Basketball Association
- Ligue professionnelle française : Championnat de France de basket-ball
- Ligue professionnelle italienne : Championnat d'Italie de basket-ball
- Ligue professionnelle espagnole : Championnat d'Espagne de basket-ball
- Championnat universitaire américain NCAA division I : Championnat NCAA de basket-ball
Liens externes
- [http://www.fiba.com Fédération internationale de basket-ball]
- [http://www.basketfrance.com/ Fédération francaise de basket-ball]
Catégorie:Basket-ball
ja:バスケットボール
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simple:Basketball
NBA
La National Basketball Association (ou NBA) est la principale ligue de basket-ball nord-américaine crée en 1946 sous le nom de BAA (Basketball American Association). En 1949, suite à la fusion avec la NBL (National Basketball League), la ligue est renommée NBA.
Le championnat comprend 30 équipes, réparties en deux Conférences (Est et Ouest), comprenant chacune trois Divisions. Au terme d'une saison régulière comprenant 82 matchs, les 16 équipes qualifiées s'affrontent en playoffs. Les finales confrontent la meilleure équipe de la Conférence Est contre la meilleure équipe de la Conférence Ouest. L'équipe qui parvient la première à remporter quatre matchs est nommée championne.
Histoire de la Ligue
La NBA est fondée le 6 juin 1946 à l'hôtel Commodore, à New York. Maurice Podoloff est nommé président. La ligue est alors appelée BAA (Basketball American Association). En 1949, suite à la fusion avec la NBL (National Basketball League), la ligue devient la NBA.
En 1976, suite à l'écroulement de la ligue rivale, l'ABA, la NBA absorbe 4 équipes : les New York Nets, Denver Nuggets, Indiana Pacers, et San Antonio Spurs.
Les équipes
La NBA comprend les équipes suivantes pour la saison 2005/06 :
Les joueurs
Durant la saison régulière, chaque équipe a sous contrat 8 joueurs au minimum et 15 joueurs au maximum. Ce chiffre peut être dépassé pendant l'intersaison, mais doit être ramené à 15 pour le premier jour de la saison régulière. 12 joueurs au maximum peuvent être en activité, c'est-à-dire inscrits sur la feuille de match. Les joueurs restants sont placés sur la liste des blessés (qu'ils le soient réellement ou non), et sont inactivables pour une durée minimum de 5 matchs.
Déroulement de la saison
La saison régulière commence début novembre et se termine vers la fin du mois d'avril. Chaque équipe dispute 82 matchs dans cet intervalle. Les adversaires affrontés dépendent de la division dans laquelle l'équipe se trouve. En effet, chaque franchise doit disputer au moins 4 matchs contre chaque équipe de sa division, au moins 3 contre chaque équipe des autres divisions de la même Conférence, et au moins 2 contre chaque équipe de l'autre Conférence.
Au mois de février, la saison s'interrompt pour une semaine, le temps du NBA All Star Week End, qui est un événement réunissant les meilleurs joueurs de la saison en cours et qui est l'occasion de privilégier le spectacle. Le moment phare de ce week-end est évidemment le All-Star Game, qui voit s'affronter les meilleurs joueurs de la Conférence Est et de la Conférence Ouest. Le 5 majeur est choisi par vote des fans à travers le monde entier (qui peuvent voter sur Internet), tandis que les 7 réservistes de chaque camp sont choisis par l'entraîneur de chaque sélection, qui est lui-même choisi en fonction du classement courant de la ligue: c'est à l'entraîneur de la meilleure équipe au classement de chaque Conférence au moment du All-Star Weekend qu'il revient de coacher l'équipe All-Star de sa Conférence.
Quelques jours après ce All-Star Weekend, aux alentours du 20 février traditionnellement, les clubs se voient imposer l'interdiction d'effectuer tout transfert de joueurs, et ce jusqu'au début du mois de juillet. Des joueurs sans contrat peuvent cependant encore être engagés jusqu'au début des play-offs.
Une fois les playoffs passés, le recrutement redevient possible progressivement, avec, en premier lieu, la draft, qui a lieu deux semaines après les finales.
Les playoffs
À la fin de la saison régulière, donc au mois de mai et de juin, les 16 meilleures équipes (8 par Conférence) s'affrontent en playoffs. Dans chaque Conférence, les 3 équipes qui remportent le classement de leur division respective en saison régulière sont qualifiées d'office (et reçoivent les places 1, 2 et 3) tandis que les 5 autres le sont en fonction du nombre de victoires (et reçoivent les 5 places restantes, autrement dit, de la 4ème à la 8ème). Chaque série de playoffs se déroule au meilleur des 7 matchs (càd. que le premier à 4 victoires passe au tour suivant). Les affrontements sont décidés sur base des places obtenues au terme de la saison régulière (voir ci-dessus) et s'organisent comme suit:
Image:NBA-playoffs-bracket.jpg
Au 1er tour, l'équipe qui a la meilleure place a l'avantage du terrain (un match de plus à domicile que son adversaire). A partir du 2ème tour, c'est l'équipe qui a gagné le plus de matchs en saison régulière qui obtient cet avantage (donc, par exemple, même si le 8ème élimine le 1er, il n'aura pas l'avantage du terrain au 2ème tour).
Chaque équipe doit annoncer l'effectif qu'elle a retenu pour les playoffs avant que ceux-ci ne démarrent et il ne peut plus être modifié avant que le champion soit connu.
Le Salary Cap (plafond salarial)
Pour éviter la suprématie des équipes les plus riches (à l'image des Boston Celtics et de leurs 8 titres consécutifs dans les années 1960), la ligue a instauré un plafond salarial qui empêche les équipes de dépasser une masse salariale fixée par la NBA.
Le système est très complexe et comprend de nombreuses exceptions :
- Une fois que l'équipe a dépassé le plafond salarial, elle n'a le droit de signer que des agents libres au minimum salarial et les rookies qu'elle a sélectionnée lors de la draft ;
- Chaque équipe dispose également du Low Level Exception (LLE) et du Mid Level Exception (MLE), mettant à disposition respectivement 1M $ et 5M $ afin de signer un ou plusieurs joueurs sans tenir compte de la masse salariale ;
- La Larry Bird exception permet à une équipe de prolonger le contrat d'un joueur sans tenir compte de la contrainte du plafond salarial. Cette exception a été instaurée lors de la resignature de Larry Bird aux Boston Celtics.
De plus, les contrats des joueurs sont protégés : si un joueur est licencié avant la fin de son contrat, il touchera le montant restant de son salaire (contrairement, par exemple, à la NFL), et sa masse salariale continuera alors de peser sur l'équipe jusqu'à la fin de son contrat.
Les équipes sont contraintes de respecter une masse salariale minimale. Il existe au-delà du salary cap un autre plafond sur la masse salariale, beaucoup plus contraignant : si la masse salariale du club dépasse 61,7 millions de dollars, la somme au-delà de ce palier sera taxé à 100 % (pour un dollar versé, le club paie un dollar de taxe). Cette taxe est appelée la Luxury tax.
La NBA a créé en 2000 une ligue mineure lui permettant de disposer d'un vivier de joueurs qui peuvent compléter l'effectif d'une équipe : la NBDL (renommée NBA Development League durant l'été 2005). La NBA Development League concurrence directement les autres ligues mineures des États-Unis, notamment la CBA.
Palmarès
Champions NBA
- 1947 : Philadelphia Warriors
- 1948 : Baltimore Bullets
- 1949 : Minneapolis Lakers
- 1950 : Minneapolis Lakers
- 1951 : Rochester Royals
- 1952 : Minneapolis Lakers
- 1953 : Minneapolis Lakers
- 1954 : Minneapolis Lakers
- 1955 : Syracuse Nationals
- 1956 : Philadelphia Warriors
- 1957 : Boston Celtics
- 1958 : Saint-Louis Hawks
- 1959 : Boston Celtics
- 1960 : Boston Celtics
- 1961 : Boston Celtics
- 1962 : Boston Celtics
- 1963 : Boston Celtics
- 1964 : Boston Celtics
- 1965 : Boston Celtics
- 1966 : Boston Celtics
- 1967 : Philadelphia 76ers
- 1968 : Boston Celtics
- 1969 : Boston Celtics
- 1970 : New York Knicks
- 1971 : Milwaukee Bucks
- 1972 : Los Angeles Lakers
- 1973 : New York Knicks
- 1974 : Boston Celtics
- 1975 : Golden State Warriors
- 1976 : Boston Celtics
- 1977 : Portland Trail Blazers
- 1978 : Washington Bullets
- 1979 : Seattle Supersonics
- 1980 : Los Angeles Lakers
- 1981 : Boston Celtics
- 1982 : Los Angeles Lakers
- 1983 : Philadelphia 76ers
- 1984 : Boston Celtics
- 1985 : Los Angeles Lakers
- 1986 : Boston Celtics
- 1987 : Los Angeles Lakers
- 1988 : Los Angeles Lakers
- 1989 : Detroit Pistons
- 1990 : Detroit Pistons
- 1991 : Chicago Bulls
- 1992 : Chicago Bulls
- 1993 : Chicago Bulls
- 1994 : Houston Rockets
- 1995 : Houston Rockets
- 1996 : Chicago Bulls
- 1997 : Chicago Bulls
- 1998 : Chicago Bulls
- 1999 : San Antonio Spurs
- 2000 : Los Angeles Lakers
- 2001 : Los Angeles Lakers
- 2002 : Los Angeles Lakers
- 2003 : San Antonio Spurs
- 2004 : Detroit Pistons
- 2005 : San Antonio Spurs
MVP des finales
- 1969 : Jerry West, Los Angeles Lakers
- 1970 : Willis Reed, New York Knicks
- 1971 : Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee Bucks
- 1972 : Wilt Chamberlain, Los Angeles Lakers
- 1973 : Willis Reed, New York Knicks
- 1974 : John Havlicek, Boston Celtics
- 1975 : Rick Barry, Golden State Warriors
- 1976 : Jo Jo White, Boston Celtics
- 1977 : Bill Walton, Portland Trail Blazers
- 1978 : Wes Unseld, Washington Bullets
- 1979 : Dennis Johnson Seattle Supersonics
- 1980 : Magic Johnson, Los Angeles Lakers
- 1981 : Cedric Maxwell, Boston Celtics
- 1982 : Magic Johnson, Los Angeles Lakers
- 1983 : Moses Malone, Philadelphia 76ers
- 1984 : Larry Bird, Boston Celtics
- 1985 : Kareem Abdul-Jabbar, Los Angeles Lakers
- 1986 : Larry Bird, Boston Celtics
- 1987 : Magic Johnson, Los Angeles Lakers
- 1988 : James Worthy, Los Angeles Lakers
- 1989 : Joe Dumars, Detroit Pistons
- 1990 : Isiah Thomas, Detroit Pistons
- 1991 : Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1992 : Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1993 : Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1994 : Hakeem Olajuwon, Houston Rockets
- 1995 : Hakeem Olajuwon, Houston Rockets
- 1996 : Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1997 : Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1998 : Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1999 : Tim Duncan, San Antonio Spurs
- 2000 : Shaquille O'Neal, Los Angeles Lakers
- 2001 : Shaquille O'Neal, Los Angeles Lakers
- 2002 : Shaquille O'Neal, Los Angeles Lakers
- 2003 : Tim Duncan, San Antonio Spurs
- 2004 : Chauncey Billups, Detroit Pistons
- 2005 : Tim Duncan, San Antonio Spurs
MVP de la saison régulière
Le trophée du MVP est aussi nommé trophée Maurice Podoloff, en honneur au premier président de la NBA de 1946 à 1963. Le vote se fait par un panel de journalistes et récompense le joueur qui a le plus contribué au succès de son équipe : en plus de la performance individuelle, les résultats de l'équipe sont pris en compte par les journalistes dans l'attribution du trophée.
- 1956 - Bob Pettit, St Louis Hawks
- 1957 - Bob Cousy, Boston Celtics
- 1958 - Bill Russell, Boston Celtics
- 1959 - Bob Pettit, St. Louis Hawks
- 1960 - Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers
- 1961 - Bill Russell, Boston Celtics
- 1962 - Bill Russell, Boston Celtics
- 1963 - Bill Russell, Boston Celtics
- 1964 - Oscar Robertson, Cincinnati Royals
- 1965 - Bill Russell, Boston Celtics
- 1966 - Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers
- 1967 - Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers
- 1968 - Wilt Chamberlain, Philadelphia 76ers
- 1969 - Wes Unseld, Baltimore Bullets
- 1970 - Willis Reed, New York Knicks
- 1971 - Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee Bucks
- 1972 - Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee Bucks
- 1973 - Dave Cowens, Boston Celtics
- 1974 - Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee Bucks
- 1975 - Bob McAdoo, Buffalo Braves
- 1976 - Kareem Abdul-Jabbar, Los Angeles Lakers
- 1977 - Kareem Abdul-Jabbar, Los Angeles Lakers
- 1978 - Bill Walton, Portland Trail Blazers
- 1979 - Moses Malone, Houston Rockets
- 1980 - Kareem Abdul-Jabbar, Los Angeles Lakers
- 1981 - Julius Erving, Philadelphia 76ers
- 1982 - Moses Malone, Houston Rockets
- 1983 - Moses Malone, Philadelphia 76ers
- 1984 - Larry Bird, Boston Celtics
- 1985 - Larry Bird, Boston Celtics
- 1986 - Larry Bird, Boston Celtics
- 1987 - Magic Johnson, Los Angeles Lakers
- 1988 - Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1989 - Magic Johnson, Los Angeles Lakers
- 1990 - Magic Johnson, Los Angeles Lakers
- 1991 - Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1992 - Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1993 - Charles Barkley, Phoenix Suns
- 1994 - Hakeem Olajuwon, Houston Rockets
- 1995 - David Robinson, San Antonio Spurs
- 1996 - Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1997 - Karl Malone, Utah Jazz
- 1998 - Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1999 - Karl Malone, Utah Jazz
- 2000 - Shaquille O'Neal, Los Angeles Lakers
- 2001 - Allen Iverson, Philadelphia 76ers
- 2002 - Tim Duncan, San Antonio Spurs
- 2003 - Tim Duncan, San Antonio Spurs
- 2004 - Kevin Garnett, Minnesota Timberwolves
- 2005 - Steve Nash, Phoenix Suns
Entraîneur de l'année
Le Trophée Red Auerbach (en hommage à l'entraîneur de la dynastie des Boston Celtics qui a remporté huit titres d'affilée) récompense le meilleur entraîneur de la saison. En général, n’est pas récompensé l’entraîneur qui a obtenu le meilleur bilan de la saison régulière, mais celui qui a obtenu les meilleurs résultats par rapport aux ressources qu’il avait à disposition. Doc Rivers a ainsi été nommé entraîneur de l’année en 1999-2000 alors que son équipe n’a même pas participé aux play-offs. Néanmoins, le bilan de 41 victoires pour 41 défaites a surpassé toutes les attentes d’une équipe qui sur le papier semblait condamnée à la dernière place de la ligue.
- 1963 - Harry Gallatin, St. Louis Hawks
- 1964 - Alex Hannum, San Francisco Warriors
- 1965 - Red Auerbach, Boston Celtics
- 1966 - Dolph Schayes, Philadelphia 76ers
- 1967 - Johnny Kerr, Chicago Bulls
- 1968 - Richie Guerin, St. Louis Hawks
- 1969 - Gene Shue, Baltimore Bullets
- 1970 - Red Holzman, New York Knicks
- 1971 - Dick Motta, Chicago Bulls
- 1972 - Bill Sharman, Los Angeles Lakers
- 1973 - Tom Heinsohn, Boston Celtics
- 1974 - Ray Scott, Detroit Pistons
- 1975 - Phil Johnson, Kansas City-Omaha Kings
- 1976 - Bill Fitch, Cleveland Cavaliers
- 1977 - Tom Nissalke, Houston Rockets
- 1978 - Hubie Brown, Atlanta Hawks
- 1979 - Cotton Fitzsimmons, Kansas City Kings
- 1980 - Bill Fitch, Boston Celtics
- 1981 - Jack McKinney, Indiana Pacers
- 1982 - Gene Shue, Washington Bullets
- 1983 - Don Nelson, Milwaukee Bucks
- 1984 - Frank Layden, Utah Jazz
- 1985 - Don Nelson, Milwaukee Bucks
- 1986 - Mike Fratello, Atlanta Hawks
- 1987 - Mike Schuler, Portland Trail Blazers
- 1988 - Doug Moe, Denver Nuggets
- 1989 - Cotton Fitzsimmons, Phoenix Suns
- 1990 - Pat Riley, Los Angeles Lakers
- 1991 - Don Chaney, Houston Rockets
- 1992 - Don Nelson, Golden State Warriors
- 1993 - Pat Riley, New York Knicks
- 1994 - Lenny Wilkens, Atlanta Hawks
- 1995 - Del Harris, Los Angeles Lakers
- 1996 - Phil Jackson, Chicago Bulls
- 1997 - Pat Riley, Miami Heat
- 1998 - Larry Bird, Indiana Pacers
- 1999 - Mike Dunleavy, Portland Trail Blazers
- 2000 - Doc Rivers, Orlando Magic
- 2001 - Larry Brown, Philadelphia 76ers
- 2002 - Rick Carlisle, Detroit Pistons
- 2003 - Gregg Popovich, San Antonio Spurs
- 2004 - Hubie Brown, Memphis Grizzlies
- 2005 - Mike D'Antoni, Phoenix Suns
Meilleur défenseur de l’année
Le titre du Defensive Player of the Year récompense le meilleur défenseur de la saison régulière, à travers un vote de 125 journalistes de la presse et de la télévision nord-américaine. Chaque journaliste nomme 3 joueurs : le premier recevant 5 points, le second 3 points et le troisième 1 point.
- 1983 - Sidney Moncrief, Milwaukee Bucks
- 1984 - Sidney Moncrief, Milwaukee Bucks
- 1985 - Mark Eaton, Utah Jazz
- 1986 - Alvin Robertson, San Antonio Spurs
- 1987 - Michael Cooper, Los Angeles Lakers
- 1988 - Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1989 - Mark Eaton, Utah Jazz
- 1990 - Dennis Rodman, Detroit Pistons
- 1991 - Dennis Rodman, Detroit Pistons
- 1992 - David Robinson, San Antonio Spurs
- 1993 - Hakeem Olajuwon, Houston Rockets
- 1994 - Hakeem Olajuwon, Houston Rockets
- 1995 - Dikembe Mutombo, Denver Nuggets
- 1996 - Gary Payton, Seattle Sonics
- 1997 - Dikembe Mutombo, Atlanta Hawks
- 1998 - Dikembe Mutombo, Atlanta Hawks
- 1999 - Alonzo Mourning, Miami Heat
- 2000 - Alonzo Mourning, Miami Heat
- 2001 - Dikembe Mutombo, Atlanta Hawks - Philadelphia 76ers
- 2002 - Ben Wallace, Detroit Pistons
- 2003 - Ben Wallace, Detroit Pistons
- 2004 - Ron Artest, Indiana Pacers
- 2005 - Ben Wallace, Detroit Pistons
6 homme de l’année
Le Sixth Man Award est destiné au meilleur joueur ayant joué moins de 50 % de ses matchs dans le cinq de départ.
- 1983 - Bobby Jones, Philadelphia 76ers
- 1984 - Kevin McHale, Boston Celtics
- 1985 - Kevin McHale, Boston Celtics
- 1986 - Bill Walton, Boston Celtics
- 1987 - Ricky Pierce, Milwaukee Bucks
- 1988 - Roy Tarpley, Dallas Mavericks
- 1989 - Eddie Johnson, Phoenix Suns
- 1990 - Ricky Pierce, Milwaukee Bucks
- 1991 - Detlef Schrempf, Indiana Pacers
- 1992 - Detlef Schrempf, Indiana Pacers
- 1993 - Clifford Robinson, Portland Blazers
- 1994 - Dell Curry, Charlotte Hornets
- 1995 - Anthony Mason, New York Knicks
- 1996 - Toni Kukoc, Chicago Bulls
- 1997 - John Starks, New York Knicks
- 1998 - Danny Manning, Phoenix Suns
- 1999 - Darrell Armstrong, Orlando Magic
- 2000 - Rodney Rogers, Phoenix Suns
- 2001 - Aaron McKie, Philadelphia 76ers
- 2002 - Corliss Williamson, Detroit Pistons
- 2003 - Bobby Jackson, Sacramento Kings
- 2004 - Antawn Jamison, Dallas Mavericks
- 2005 - Ben Gordon, Chicago Bulls
Joueur ayant le plus progressé
Le titre du Most Improved Player (joueur ayant le plus progressé) récompense le joueur ayant le plus progressé par rapport à l’année précédente, sur la base de ses statistiques individuelles. L’élection se fait à travers un vote de 123 journalistes de la presse et de la télévision nord-américaine. Chaque journaliste nomme 3 joueurs : le premier recevant 5 points, le second 3 points et le troisième 1 point.
- 1986 - Alvin Robertson, San Antonio Spurs
- 1987 - Dale Ellis, Seattle Sonics
- 1988 - Kevin Duckworth, Portland Blazers
- 1989 - Kevin Johnson, Phoenix Suns
- 1990 - Rony Seikaly, Miami Heat
- 1991 - Scott Skiles, Orlando Magic
- 1992 - Pervis Ellison, Washington Bullets
- 1993 - Mahmoud Abdul-Rauf, Denver Nuggets
- 1994 - Don MacLean, Washington Bullets
- 1995 - Dana Barros, Philadelphia 76ers
- 1996 - Gheorghe Muresan, Washington Bullets
- 1997 - Isaac Austin, Miami Heat
- 1998 - Alan Henderson, Atlanta Hawks
- 1999 - Darrell Armstrong, Orlando Magic
- 2000 - Jalen Rose, Indiana Pacers
- 2001 - Tracy McGrady, Orlando Magic
- 2002 - Jermaine O'Neal, Indiana Pacers
- 2003 - Gilbert Arenas, Golden State Warriors
- 2004 - Zach Randolph, Portland Blazers
- 2005 - Bobby Simmons, Los Angeles Clippers
Rookie de l’année
Le titre de Rookie de l’année récompense le meilleur joueur dans sa première saison NBA.
- 1953 - Monk Meineke, Fort Wayne Pistons
- 1954 - Ray Felix, Baltimore Bullets
- 1955 - Bob Pettit, Milwaukee Hawks
- 1956 - Maurice Stokes, Rochester Royals
- 1957 - Tom Heinsohn, Boston Celtics
- 1958 - Woody Sauldsberry, Philadelphia Warriors
- 1959 - Elgin Baylor, Minneapolis Lakers
- 1960 - Wilt Chamberlain, Philadelphia Warriors
- 1961 - Oscar Robertson, Cincinnati Royals
- 1962 - Walt Bellamy, Chicago Packers
- 1963 - Terry Dischinger, Chicago Zephyrs
- 1964 - Jerry Lucas, Cincinnati Royals
- 1965 - Willis Reed, New York Knicks
- 1966 - Rick Barry, San Francisco Warriors
- 1967 - Dave Bing, Detroit Pistons
- 1968 - Earl Monroe, Baltimore Bullets
- 1969 - Wes Unseld, Baltimore Bullets
- 1970 - Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee Bucks
- 1971 - Dave Cowens, Boston Celtics - Geoff Petrie, Portland Blazers
- 1972 - Sidney Wicks, Portland Blazers
- 1973 - Bob McAdoo, Buffalo Braves
- 1974 - Ernie DiGregorio, Buffalo Braves
- 1975 - Jamaal Wilkes, Golden State Warriors
- 1976 - Alvan Adams, Phoenix Suns
- 1977 - Adrian Dantley, Buffalo Braves
- 1978 - Walter Davis, Phoenix Suns
- 1979 - Phil Ford, Kansas City Kings
- 1980 - Larry Bird, Boston Celtics
- 1981 - Darrell Griffith, Utah Jazz
- 1982 - Buck Williams, New Jersey Nets
- 1983 - Terry Cummings, San Diego Rockets
- 1984 - Ralph Sampson, Houston Rockets
- 1985 - Michael Jordan, Chicago Bulls
- 1986 - Patrick Ewing, New York Knicks
- 1987 - Chuck Person, Indiana Pacers
- 1988 - Mark Jackson, New York Knicks
- 1989 - Mitch Richmond, Golden State Warriors
- 1990 - David Robinson, San Antonio Spurs
- 1991 - Derrick Coleman, New Jersey Nets
- 1992 - Larry Johnson, Charlotte Hornets
- 1993 - Shaquille O'Neal, Orlando Magic
- 1994 - Chris Webber, Golden State Warriors
-
Chicago est une ville des États-Unis, et la plus grande ville de l'état d'Illinois (comté de Cook). Elle est située sur les rives du lac Michigan et de la rivière Chicago. C'est la troisième ville la plus peuplée des États-Unis avec presque 3 millions d'habitants sur 4,923 km. Ses habitants s'appellent les Chicagoens. L'agglomération de Chicago-Evanston-Gary compte presque 10 millions d'habitants, ce qui en fait la quatrième métropole de l'Amérique du Nord (après Mexico, New York et Los Angeles).
C'est son climat autant que son passé politique agité qui ont valu à Chicago le surnom de windy city, la cité des vents. Elle est également surnommée "la ville aux larges épaules" (City of big shoulders) ou encore second city car elle a été reconstruite en 1871 et a longtemps été la deuxième ville la plus peuplée du pays.
Chicago reste le principal centre industriel de l'Illinois qui appartient à la "ceinture des industries" (Manufacturing belt). Grâce à sa situation exceptionnelle, la ville constitue un centre de communication majeur grâce aux voies terrestres mais aussi par son aéroport international. Elle a acquis une grande renommée culturelle grâce à son architecture de gratte-ciel et attire des millions de visiteurs chaque année. Elle compte en outre plusieurs établissements d'enseignement supérieur, des musées, des théâtres et un orchestre symphonique.
gratte-ciel
Histoire
gratte-ciel
Avant l'arrivée des premiers Européens, la région de Chicago était occupée par les Indiens Potawatomis, qui prirent la place des Miami et des Sauk et Fox vers le milieu du . Le nom de la ville proviendrait du mot indien "Checagou" ou "Checaguar" qui signifie ognion sauvage, marécage ou encore sconse, ce qui en dit long sur l'odeur pestilentielle qui y régnait autrefois.
Le premier immigré fut Jean Baptiste Point du Sable, un Haïtien d'origine africaine, qui s'installa sur le bord de la rivière Chicago vers 1779 et qui épousa une jeune Potawatomi. Il construisit un premier poste de traite qui connut un important développement et qui fut vendu par la suite à John Kinzie. En 1795, par le traité de Greenville et sous la contrainte du colonel Anthony Wayne, les Indiens durent céder la région au tout nouveau gouvernement américain. En 1803, un premier fort militaire est bâti (Fort Dearborn) et fut utilisé jusqu'en 1837. Pendant la guerre de 1812, ses occupants furent massacrés par les Potawatomis et il fallut reconstruire le fort en 1816. Deux ans plus tard naissait l'état de l'Illinois.
1812
Le 12 août 1833, la municipalité de Chicago se constitua avec une population de 350 âmes, sur les terres cédées par le chef amérindien Black Hawk. Ce noyau urbain était délimité par les rues de Kinzie, Desplaines, Madison, et State streets, qui englobaient une superficie d'environ un kilomètre carré. Elle reçut une charte de l'État de l'Illinois le 4 mars 1837. L'ouverture du canal Illinois-Michigan en 1848 permit aux bateaux circulant sur les Grands Lacs de rejoindre le Mississippi en passant par Chicago : la ville connut dès lors une forte croissance démographique et économique et devint le débouché des Grandes Plaines céréalières. La même année, le chemin de fer arrive dans la ville (Galena & Chicago Union Railroad). La situation de carrefour est également un avantage pour les sociétés de vente au détail qui s'y implantent (Montgomery Ward et Sears, Roebuck and Company). La fondation du Chicago Board of Trade s'inscrit dans ce développement économique considérable.
Sears, Roebuck and Company
Pourtant, les contraintes naturelles du site posèrent rapidement des problèmes d'aménagement. Chicago a souffert de l'environnement marécageux qui rendait très difficile l'installation de routes et d'égouts. La boue envahissait les rues de la ville au printemps et l'image de Chicago était celle d'un endroit crasseux. Les autorités engagèrent des travaux importants afin de surélever les infrastructures et implanter un réseau d'évacuation des eaux usées dans les années 1850.
En octobre 1871, 10 Km² de la ville furent réduits en cendres par le Grand Incendie de Chicago (Great Chicago Fire). Le bilan fut dramatique puisque 300 personnes trouvèrent la mort et 18 000 bâtiments furent détruits, jetant à la rue environ 100 000 personnes. Le feu se propagea facilement car un grand nombre d'infrastructures et d'habitations étaient construites en bois. L'incendie permit aux urbanistes de penser à une reconstruction de la ville selon des critères modernes. Quelques années plus tard fleurit l'école d'architecture de Chicago, qui eut un rayonnement international. La ville devient le laboratoire d'expériences architecturales : en 1885, le premier gratte-ciel au monde y est construit (Home Insurance Building) en utilisant une armature d'acier. En 1909 fut décidé le plan d'urbanisme de Daniel Burnham qui faisait la part belle aux parcs situés sur le littoral.
Malgré le grand incendie, l'exposition universelle attira 26 millions de visiteurs en 1871. Marques de la grandeur de l’événement, certaines des constructions alors érigées font depuis partie du patrimoine urbanistique de Chicago : le Chicaco Museum of Science and Industry et le célèbre métro aérien, baptisé la boucle (Loop en anglais). Tout cela ne doit pas faire oublier la crise sociale que traverse la ville à la fin du XIXe siècle et qui se manifeste par des manifestations et des émeutes. La plus célèbre demeure celle d'Haymarket le 4 mai 1886 au cours de laquelle sept policiers meurent sous l'effet d'une bombe. La grève des 3000 ouvriers de la Pullman Palace Car Company secoua la ville au mois de mai 1894. Les problèmes de racisme s'ajoutent aux difficultés sociales : depuis les années 1870, les Afro-américains du sud du pays émigrent dans la Manufecturing Belt afin de trouver un emploi. Ils se retrouvent relégués dans les ghettos du South Side. Les émeutes raciales de 1919 font 38 morts et nécessitent l'intervention de l'armée pour rétablir l'ordre.
Pendant la Prohibition, Chicago devint la capitale du crime organisé autour des figures de Frank Nitti, George "Bugs" Moran et Al Capone. Le 14 février 1929, une fusillade entre les deux principaux gangs fait sept morts. Les Incorruptibles (en anglais, The Untouchables) est le surnom qui fut donné par la presse américaine à un groupe d'agents du trésor américain (dont le plus célèbre est Eliot Ness) qui lutta pour faire respecter la prohibition. Al Capone finit par être arrêté et emprisonné sur l'île d'Alcatraz, à San Francisco.
San Francisco
En 1955, la mairie revient à Richard J. Daley, démocrate, qui resta à ce poste jusqu'à son décès, pendant 21 ans. Le visage de la ville se transforma sous son mandat : le réseau des autoroutes se développa, le Loop fut rénové, l'aéroport international O'Hare et la Sears Tower furent construits. Mais son mandat fut aussi marqué par de graves émeutes après la mort de Martin Luther King qui firent sept morts.
A la fin du , un grand nombre de nouveaux buildings sortit de terre, manifestant ainsi la prospérité économique de Chicago. La superficie des espaces verts fut étendue et le centre de la ville fut rendu plus sûr la nuit. Le dernier projet en date est la Trump Tower.
Dans le domaine de la production musicale, Chicago est le berceau de la House Music depuis les années 80.
Géographie
House
Fondée sur le rivage sud-ouest du lac Michigan, le site de Chicago a longtemps été une plaine marécageuse drainées par la Chicago River et la Calumet River, toutes deux reliées au fleuve Mississippi et à l'Illinois.
Au cours des XIXe et XXe siècles, la ville s’est développée vers l'ouest et sur les rives du lacs pour atteindre une longueur d'environ 40 Km sur une largeur de 25 Km.
Température moyenne annuelle : 10°C
Précipiations moyennes annuelles : 942 mm
Endroits d'importance
lac Michigan
- State Street : c'est sur cette rue que les habitants se réunissent pour célébrer la nouvelle année, le soir de la Saint Sylvestre.
- Tour Sears
- La Salle Street, l'artère financière où sont situées les deux grandes bourses, le Chicago Board of Trade et le Chicago Mercantile Exchange
- Lincoln Park abrite la Chicago Historical Society fondée en 1856 ; ce musée rassemble des costumes, des peintures, des sculptures et des photographies sur l'histoire de la ville et du pays. On peut aussi se promener dans le Lincoln Zoo.
- Grant Park : jardins créés en 1835 et aménagés en 1893 pour accueillir l'exposition universelle. En 1901, les frères Olmsted veulent imiter les jardins de Versailles. On y trouve des institutions culturelles (Art Institute of Chicago), des monuments (Buckingham Fountain, 1927). Les Chicagoens s'y rassemblent pour les festivals de musique en été.
- Michigan Avenue
- Magnificent Mile
Démographie
Magnificent Mile
- 1837 : 4 170 habitants
- 1850 : 30 000
- 90 000 habitants en 1857
- 1860 : 110 000
- 1870 : 300 000
- 1880 : 500 000
- 1890 : 1,1 million
- 1900 : 1,7 million
- 1920 : 2,7 millions
- 1950 : 3,6 millions
- 1990 : 2,7 millions
-
Culture
Plusieurs institutions font de Chicago une véritable métropole culturelle :
- The Chicago Symphony Orchestra - Chicago possède un des meilleurs orchestres aux États-Unis et au monde. Il fut fondé en 1891. [http://www.cso.org Site d'orchestre]
- La Chicago Public Library est une institution créée en 1897 et qui dispose de 79 bibliothèques dans toute la ville.
- Le Ballet Chicago
- Près de 200 théâtres : le principal est l'Auditorium Theatre (1889, plus de 4000 places), mais il y a aussi le Goodman Theatre, Mayfair Theater ...
- Le Second City est un cabaret qui lança des artistes comme Bill Murray, Micjael Myers, John Candy
Enseignement supérieur
1857
Il compte pas moins de 96 universités et colleges. Parmi les grands établissements figurent l'Université de Chicago (privée), l'Université Northwestern (privée, à Evanston) et l'Université de l'Illinois–Chicago (publique).
Musées
Chicago propose 46 musées tous différents ; on citera les principaux :
- Art Institute of Chicago est un des plus grands musées d'art aux États-Unis qui est renommé pour sa collection de peintures impressionistes et d'art americain.
- Centre culturel de Chicago (Chicago Cultural Center) : construit en 1897, il était à cette époque la première bibliothèque de la ville.
- Musée d'histoire naturelle Field, (Field Museum) abrite le plus grand squelette de Tyrannosaurus rex.
- Musée d'art contemporain de Chicago
- Institut oriental de Chicago, fait partie de l'université de Chicago
- Shedd Aquarium
- Musée des sciences et de l'industrie de Chicago, Chicaco Museum of Science and Industry
- Adler Planetarium
- Nature Museum
Musique
Chicago est réputée pour être le foyer de plusieurs styles musicaux :
- chicago Blues
- Chicaco Jazz
- Gospel (dans les années 1930)
- House Music
Cinéma
Nature Museum
Les films ayant pour cadre Chicago :
- The Front Page (1931)
- Scarface (1932)
- AlCapone (1959)
- A Raisin in the Sun (1961)
- L'Arnaque (1973)
- Ordinary People (1980)
- Les Blues Brothers (1980)
- Rixky Business (1983)
- The colour of Money (1986)
- Les Incorruptibles (1987)
- Quand Harry rencontre Sally (1989)
- Backdraft (1991)
- Le Fugitif (1993)
Économie
Nature Museum
Chicago a toujours été un centre important pour le commerce américain. Aujourd'hui, la ville occupe la deuxième place boursière et a le deuxième plus grand CBD après New York. Le produit économique de l'agglomération est de 380 milliards de dollars.
Avant 1833, l'activité principale de la région était le commerce des fourrures. Puis l'explosion économique attira les speculateurs et les entrepreneurs. Le port sur le lac Michigan se développa rapidement et avec lui la construction navale. Dans les années 1840, Chicago devient le plus grand port céréalier du monde. Les industries agro-alimentaires, de transformation de la viande de porc et de bœuf se multiplièrent à partir du milieu du , notamment sous l'impulsion de Gustavus F. Swift et Philip Armour. Ainsi, c'est en 1865 que sont fondés les Union Stockyards qui firent de Chicago un grand centre de traitement du bétail.
Chicago a profité depuis le XIXe siècle du débouché de la région agricole des Grandes Plaines. Elle est aujourd'hui l'un des premiers marchés de céréales du monde. Le puissant secteur agroalimentaire, assure une grande partie de l'emploi industriel de l'agglomération. De grandes sociétés américaines se sont implantées à Chicago : Sears and Roebuck, Amoco, Sara Lee, Walgreen ... Mac Donald's a son siège social à Oak Brook, dans la banlieue chicagoenne. Quatre bourses organisent le marché : Mercantile Exchange, Chicago Stock Exchange, Chicago Board of Trade, Chicago Board Options Exchange.
Centre de ravitaillement des troupes pendant la guerre de Sécession, l'industrie de l'armement prospéra aussi au siècle suivant. Dans le cadre du projet Manhattan le 2 décembre 1942 a lieu à l'université la première réaction nucléaire contrôlée. Les industries agro-alimentaires Le développement industriel et urbain du poussa la municipalité à pomper l'eau du Lac Michigan de plus en plus loin.
Le secteur industriel a récemment bénéficié d'une étroite alliance entre les universités, les laboratoires et les entreprises. Cela concerne avant tout le domaine de la haute technologie : l'informatique et l'électronique avec les logiciels Spyglass, l'entreprise Motorola et US Robotics Corporation. Cela n'empêche pas la région de continuer les productions lourdes telles quel'acier, malgré la forte concurrence étrangère.
L’importance de la métropole lui confère biensûr des fonctions tertiaires de premier ordre. Chicago est enfin un centre touristique dynamique, et une ville universitaire réputée. En 1996, elle a attiré plus de 26 millions de visiteurs dont 1,2 million était étrangers à l'Amérique du Nord. De nombreux congrès et réunions s'y déroulent chaque année.
Presse
Chicago est le deuxième foyer américain pour l'édition derrière New York. Les principaux titres de la presse sont :
- Le Chicago Tribune, quotidien généraliste diffusé à 680 000 exemplaires. Fondé le 10 juin 1847, le titre est aujourd'hui conservateur ; il est vu comme l'un des meille | | |