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Chine

Chine

:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine »Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes. La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement) La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation. Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing. Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.

Présentation

La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532) La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine. Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire. La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.

Noms

Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays. Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois. Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant : région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité. Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants. Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine. Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那). Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient. Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine. Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre. Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens. Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains. Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區). La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.

Histoire

Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine "合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera" (Histoire des Trois Royaumes) La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques. Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue. Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde. Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.

L'essor de la Chine moderne

écriture Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto. En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques. Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, la Grande-Bretagne obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). La Grande-Bretagne, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence. Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, la république est décidée en 1911 et proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation. En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Chang Kai-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti a le contrôle nominal de l’ensemble du pays, et obtient une reconnaissance internationale. Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie. En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, pris fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guerilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes. Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République Populaire de Chine à Pékin. En décembre, Chang Kai-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.

Territoire

Pour les régions administratives de la République Populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine

Aperçu historique

Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant les dynasties Tang, Yuan et Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie Centrale et en Mongolie. L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites "barbares" étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance. L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire. En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclu. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le Traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe. Voir aussi : Taiwan, Tibet

Divisions politiques historiques

Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines. Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le coeur de la Chine, a partir d'un des deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yang-Tsé. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie Intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimitées par des "limbes" plutot que des frontieres rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce probleme de délimitation a donné lieu a une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (qui signifie "nouvelles frontieres en chinois").

Géographie et climat

Tibet Voir les articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes a l'ouest, et des plaines a l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yang-Tsé (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le Fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Riviere des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine. La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises. A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneuse. A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, ou se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture. Pendant de nombreuses dynasties, la frontiere sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar, du Laos et du Vietnam. La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de séveres hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical. Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupent volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques. Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être a l'origine des tempetes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentations des violents typhons qui frappent le sud du pays.

Économie

La Chine est actuellement (octobre 2005) l'une, sinon la plus, dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés). Toujours pour l'année 2004, le Produit intérieur brut (PIB) était d'environ 1 228 milliards d'euros.

L'atelier du monde

La Chine est surnomée l'atelier du monde, car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément les coûts. Certains de ces sous-traitants exploitent littéralement leurs ouvriers. En août 2005, un film montrant les conditions de travail dans deux usines fabriquant des livres pour Walt Disney a été montré à la presse américaine. On peut y voir des ouvriers faisant des heures supplémentaires sans être payés et certains d'entre eux sont blessés aux mains car les presses d'imprimeries sont mal protégées. Bien que la population soit baillonée et la critique contre le pouvoir rapidement étouffée, de nombreuses grèves ont pourtant lieu. L'organisation non gouvernementale (ONG) China Labour Watch en a dénombrée 57 000 en 2004, impliquant 3 millions de personnes. Consciente du problème et du risque de déstabilisation du pouvoir, le gouvernement chinois tente de créer des syndicats, sous contrôle du Parti communiste chinois, pour établir un dialogue avec les entreprises et ainsi améliorer les conditions de travail et les salaires. Mais cela n'empêche pas le gouvernement d'emprisonner des grévistes, lorsque ceux-ci franchissent certaines limites...

Démographie

Parti communiste chinois Voir l'article détaillé : Démographie de la Chine :La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de chinois (Général de Gaulle) C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque. Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire quantitativement. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogene, et pourrait etre elle-meme divisée en sous-catégories partageant les memes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions ,et en particulier leur langue, en continuant de s'identifier a l'ethnie Han. Le terme "Zhonghua minzu" est utilisé comme un notion de sinité transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine. Le gouvernement de la RPC reconnait actuellement 56 minorites ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliards d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'apres les estimations de l'OMS. L'absence de contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire les Chinois a procreer une armée de "petits soldats", a contribué à l'explosion démographique dont on observe les résultats aujourd'hui. A les fin des années 1970, la politique de l'enfant unique a été la réponse a cette explosion, freinant le développement démographique du pays.

Médecine

Voir l'article détaillé : Médecine chinoise La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic a partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé a changer son alimentation si besoin est. Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites a la fin d'une consultation, sont destinées a « rééquilibrer les principes vitaux », contre-balancer les mouvements de chaud et de froid, a l'instar des médecines pré-socratiques en Occident. Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées a travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels. On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou "alternatifs". Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.

Religion

Voir l'article détaillé : Religions en Chine La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme "lien") y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.

Le Yi Jing

De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et yang, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.

Le taoïsme

Religions en Chine Le taoïsme, ou plutôt les écoles et courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德經 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易經 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ils se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine. "Taoïsme" désigne souvent un ensemble syncrétique de pratiques religieuses et rituelles, plus répandu aujourd'hui en Chine méridionale, où la géomancie, les formules incantatoires écrites, le culte du terroir se croisent. Proche d'un type de compréhension magique du monde, cette religion est très active aujourd'hui à Hong-Kong et Canton, et parmi les communautés cantonaises d'outre-mer. Néanmoins, l'usage du terme "taoïste" par un Chinois n'a pas le même sens selon qu'il s'adresse à un étranger ou à un compatriote. Vis à vis des non-chinois, le terme désigne n'importe quel pratiquant d'une forme de la religion populaire très imprégnée de taoïsme, alors que seul un maître taoïste ou une personne recevant l'enseignement ésotérique d'un maître s'identifieront comme taoïstes face à un Chinois. La notion de simple fidèle taoïste n'existe donc pas selon la conception traditionnelle, mais en Chine populaire, où la religion chinoise se redéveloppe par décision d'État exclusivement dans le cadre d'écoles taoïstes, tous ses pratiquants sont appelés taoïstes.

Le confucianisme

Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.

Le bouddhisme

Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine. Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.

L'Islam

À partir VIIe siècle, l'Islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois. L'Islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.

Le christianisme

Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIème siècle. Puis vinrent au XIII siècle des Franciscains, dont l'activité missionaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entrenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux vélléités expansionsites chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal. Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.

Autres religions

La religion traditionnelle chinoise, ensemble des croyances et pratiques religieuses de la majorité des Chinois avant 1949 ; les différentes écoles taoïstes, qui constituent son pôle spéculatif et spécialisé, en sont nées et l'ont enrichie de nombreux concepts, rites et divinités. Le taoïsme et le bouddhisme populaires sont des formes de cet ensemble syncrétiste qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle car il n'est globalement représenté par aucun organisme ou association. Populaire et sans canon propre, le gouvernement de la RPC n'a pas jugé bon de la "ressuciter" comme il l'a fait pour les religions disposant d'un corpus de textes pouvant faire l'objet d'un enseignement universitaire, lors de la relative libéralisation religieuse des années 70. Quelques pratiques ont néanmoins revu le jour, avec la reprise par exemple des pélerinages au temple de Mazu dans la province du Fujian, qui attirent des pèlerins venus de Taïwan, où la religion traditionnelle est encore très vivante. Malgré la méfiance du PCC vis à vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle religion syncrétiste, Falun gong, a émergé en 1992. D'après le ministère de la Sécurité publique (1998),elle compterait 80 millions de sympathisants. Le chamanisme est pratiqué principalement par les minorités chinoises ; le Dongba est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan. Comme les chrétiens, les juifs ont dû parvenir en Chine pour la première fois au en suivant la route de la soie. Quatre communautés juives existent en Chine, à Harbin, Shanghai, Canton et Kaifeng ; cette dernière, découverte par Matteo Ricci au , remonterait à la dynastie Song.

Culture

Voir l'article détaillé : Culture chinoise En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, calligraphie, peinture, musique, etc. Elle a de plus inventé un art qui n'a pas d'équivalent dans les autres cultures : la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ». Article proche du thème de la culture chinoise : Art contemporain chinois ; Musique chinoise moderne ; Cuisine chinoise

Littérature

Voir l'article détaillé : Littérature chinoise Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Etant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants. Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Pérégrinations vers l'Ouest, Au bord de l'eau, Le Rêve au Pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun. Des articles proches du thème de la littérature chinoise : Article détaillé : Culture chinoise ~ Arts de la Chine ~ Chinois célèbres ~ Mandarin ~ Caractères chinois (sinogrammes) ~ Théâtre chinois vvv

Jours fériés et fêtes traditionnelles

|+ Jours fériés et fêtes ! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques |- | || Nouvel an || 元旦 yuán dàn |Férié |- | 1 jour du 1 mois lunaire | Fête de Printemps (Nouvel An chinois) | 春节 Chūnjié|| Basée sur le calendrier chinois |- | 15 jour du 1 mois lunaire || Fête des lanternes | 元宵节 Yuánxiāojié || Basée sur le calendrier chinois |- | Début avril || Qīngmíng, Lumière Pure | 清明节 Qīngmīngjié || voir calendrier chinois.
Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour de visite des cimetières |----- | 5 jour du 5 mois lunaire | Fête des bateaux dragons (Fête du dragon) | 端午节 Duānwǔjié || Basée sur le calendrier chinois |- | 7 jour du 7 mois lunaire | Fête chinoise des amoureux | 七巧节 Qiqiaojie ||Basée sur le calendrier chinois |----- | 15 jour du 7 mois lunaire || Fête des fantômes affamés | 中元节 Zhōngyuánjié || Basée sur le calendrier chinois |- | 15 jour du 8 mois lunaire | Fête de la mi-automne (Fête de la lune) | 中秋节 Zhōngqiūujié || Basée sur le calendrier chinois |----- | 9 jour du 9 mois lunaire || Fête du double neuf | 重阳节 Chóngyángjié || Basée sur le calendrier chinois |{{{{{{{{

République populaire de Chine

:Cet article concerne la République populaire de Chine (Politique de la Chine) depuis 1949. Pour un aperçu panoramique de la civilisation chinoise, voir l'article Chine. Chine
La République populaire de Chine (RPC ; Pinyin : Zhōnghuá Rénmín Gònghéguó ; Traditionnel : 中華人民共和國 Simplifié : 中华人民共和国), communément appelée « Chine », est un État d'Asie. Depuis sa fondation en 1949, il est dirigé par le Parti communiste chinois (PCC). C'est actuellement le pays le plus peuplé du monde, avec plus de 1,3 milliards d'habitants, pour la plupart d'ethnie Han. C'est le plus grand pays d'Asie orientale et le quatrième plus grand pays au monde, après la Russie, le Canada et les États-Unis. Il partage une frontière avec quatorze pays : Viêt Nam, Laos, Birmanie, Inde, Bhoutan, Népal, Pakistan, Afghanistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Russie, Mongolie et Corée du Nord. Bien qu'étant considérée comme un pays communiste, la RPC a adopté une « économie socialiste de marché » où libéralisme économique et contrôle politique se côtoient en une formule spécifique. La Chine connaît plusieurs problèmes quant à la délimitation de ses frontières. Le moindre d'entre eux n'est pas la question de la République populaire de Chine sur Taiwan, qui ne semble pas en voie de résolution. Le contrôle de la mer de Chine méridionale est également un sujet conflictuel avec les États riverains (Malaisie, Vietnam, Indonésie). La Chine revendique en effet la souveraineté sur une série d'ilôts stratégiques, les îles Spartley et les îles Paracels. Depuis la rétrocession de Hong-Kong et Macao, le terme « Chine continentale » fait généralement référence à la RPC sans ces deux régions administratives spéciales.

Histoire

voir l'article sur l'Histoire de la République populaire de Chine

Politique intérieure

Cette section concerne la politique de la RPC en Chine continentale. Dans la terminologie des sciences politiques, la RPC a été un État communiste durant la majeure partie du XXe siècle, et est toujours considéré comme tel par beaucoup d'observateurs, aux rang desquels ne figurent pas les politologues. Il est difficile de caractériser la nature de la structure politique de la RPC. Le régime a été décrit comme autoritaire, communiste, socialiste. Cependant, beaucoup préfèrent associer les termes communiste et capitaliste pour décrire la RPC. Deng Xiao Ping avait proposé la locution "socialisme de marché" pour qualifier l'évolution du RPC. Les communistes qui ont conservé l'idée qu'une société communiste doit être effectivement contrôlée par ceux qui travaillent ont refusé à la Chine l'étiquette communiste, et ont parfois préféré de parler de "capitalisme d'Etat". Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois. Bien que des pas aient été fait dans le sens d'une libéralisation politique, notamment à travers des élections contestées au niveau des villages, le parti garde le contrôle effectif sur les décisions gouvernementales. Utilisant des méthodes autoritaristes pour mater les contrevenants, l'État tente de réduire les dissidences en améliorant l'économie, permettant dans une certaine mesure l'expression critique, et tolérant parfois des voix ouvertements critiques quand elles ne sont pas considérées comme subversives, c'est-à-dire organisées. La censure est une routine assimilées dans toute l'infrastructure médiatique, et le PCC réagit promptement à toutes les organisations qu'il considère comme une menace pour le régime, comme ce fut le cas lors des événements de Tian Anmen. Toutefois, la répression que le PCC emploie ou s'efforce d'opérer a ses limites. Les média ont aujourd'hui une liberté d'action qui, même sans objectif concerté, expose publiquement nombre de problèmes issus de la corruption et de l'inefficacité de sous-cadres du Parti. Quoique les protestations contre le Parti soient illégales, elles surviennent régulièrement au niveau local, sont parfois tolérées, et c'est leur médiatisation qui est à son tour interdite. Le soutien que le PCC obtient de la part de la population est difficile à saisir, en l'absence d'élections nationales ; les conversations et points de vue exposés parcellairements reflètent un éventail de vues divergentes. Beaucoup semblent apprécier le rôle de stabilisateur social que joue le gouvernement, qui a permis a l'économie de se développer sans interruption. Un problème politique majeur est l'augmentation des disparités entre riches et pauvres, et le mécontentement généralisé lié à la corruption répandue parmi les cadres du Parti. Il existe d'autre partis au sein de la RPC, bien qu'ils soient de facto considérés comme des sous-organes du PCC. Le PCC s'entretient avec ces partis lors d'une conférence spéciale, appelée la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois. L'influence de ces partis est très réduite, bien qu'ils puissent agir comme point de vue extérieur, sans avoir de pouvoir.

Ethnies

La RPC se décrit elle-même comme un État multi-ethnique, donnant une autonomie ethnique sous la forme d'entités administratives autonomes. La politique de la RPC donne des avantages aux minorités ethniques, comme des quotas d'admission au lycée, à l'université et aux postes d'administration publique. Le chauvinisme Han est officiellement condamné. Cependant, des mouvements indépendantistes existent au Tibet, au Xinjiang et à un degré moindre en Mongolie Intérieure. Les groupes indépendantistes et de nombreux observateurs étrangers critiquent la politique ethnique de la RPC. En premier lieu, l'organisation et le soutien financier de la colonisation Han de zones chinoises originellement non majoritairement Han est critiquée, l'inversion démographique jouant en défaveur des minorités. Cette politique est critiquée en Chine même : les Chinois Han du Xinjiang ou de Mongolie Intérieure par exemple se considèrent comme des "citoyens de seconde zone", étant données les avantages dont bénéficient les minorités. Certains considèrent cette politique trop favorables aux minorités, et menaçante pour l'intégrité territoriale du pays. {| border="0" |----- | Provinces
- Anhui (安徽)
- Fujian (福建)
- Gansu (甘肃)
- Guangdong (广东), c'est-à-dire Canton.
- Guizhou (贵州)
- Hainan (海南), l'Île du Sud
- Hebei (河北)
- Heilongjiang (黑龙江)
- Henan (河南)
- Hubei (湖北)
- Hunan (湖南)
- Jiangsu (江苏)
- Jiangxi (江西)
- Jilin (吉林)
- Liaoning (辽宁)
- Qinghai (青海)
- Shaanxi (陕西)
- Shandong (山东), « à l'Est de la Montagne »
- Shanxi (山西), « à l'Ouest de la Montagne »
- Sichuan (四川), les Quatre Fleuves
- Yunnan (云南), ou au Sud des Nuages
- Zhejiang (浙江) | valign="top" | Régions autonomes
- Guangxi (广西壮族自治区), pour la minorité Zhuang
- Mongolie intérieure (内蒙古自治区)
- Ningxia (宁夏回族自治区), pour la minorité Hui
- Xinjiang (新疆维吾尔自治区), ou Turkestan chinois, pour la minorité Ouighour
- Xizang ou Tibet (西藏自治区)
Municipalités
- Beijing (北京)
- Chongqing (重庆)
- Shanghai (上海)
- Tianjin (天津)
Régions administratives spéciales
- Hong Kong (香港)
- Macao (澳门) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{entête tableau charte{e{er{ligne grise{e{e{ligne grise{e{e{e{e{ligne grise{e{e



Mao Zedong

Mao Zedong (Image:ltspkr.png Écouter la prononciation en mandarin) ou Mao Tsé-Toung (毛泽东 Máo Zédōng, signifie "né pour diriger l'est") est né à Chao-chan (韶山 Sháo Shān) dans la province du Hunan (湖南 Hú'nán) le 26 décembre 1893 et décédé à Pékin le 9 septembre 1976. Il est le principal fondateur du parti communiste chinois, et de la République Populaire de Chine. Il a aussi été un des principaux meneurs de la Longue Marche. Voir également l'article sur l'Histoire de la République populaire de Chine.

Avènement de la République populaire de Chine

Le 1er octobre 1949, à Pékin, du balcon de la Cité Interdite des anciens empereurs, Mao Zedong proclame l'avènement de la République populaire de Chine. Cette prise de pouvoir met fin à une longue période de guerre civile marquée par l'invasion japonaise et la Longue Marche.

Biographie

De la guerilla à Tiananmen

Dans la première partie de sa vie politique, Mao Zedong a été influencé par le Mouvement du 4 mai 1919, le rejet de la culture classique et les idées socialistes. Son grand effort fédérateur des masses paysannes permettra la victoire du PCC contre le Guomindang, après des années de guerilla.
- Employé a la bibliothèque de Pékin, Mao Zedong révéla par la suite sa rancune envers les lettrés chinois, qui méprisaient son origine paysanne. Il gardera toutefois son goût pour la poésie et la calligraphie, devenues célèbres par la suite. Après la fondation du Parti Communiste Chinois (PCC) en 1921, il se distingue par la suite dans son interprétation personnelle du communisme, appliquable à la Chine avec la réforme rurale comme point central, plutôt que celle, industrielle, d'origine sovietique.
- Notons qu'il n'a joué aucun rôle determinant dans la guerre anti-japonaise, menée principalement par le Guomindang.
- Après la fondation du soviet du Jiangxi sur le modèle russe, Mao Zedong s'impose en tant que leader politique et charismatique durant la Longue marche, qui fédère les masses paysannes chinoises contre le Guomindang.
- Le 10 octobre 1949, Mao Zedong déclare la création de la République Populaire de Chine sur la place Tian Anmen, le Guomindang s'étant exilé a Taiwan.

Du leader désavoué au culte de la personnalité

Après son accession au pouvoir, Mao répètera les erreurs de gestion économiques, le plus souvent catastrophiques pour son pays ; son intelligence des rouages du pouvoir est en revanche hors du commun, ce qui lui permettra de rester en place jusqu'à sa mort.
- Le grand bond en avant : entre 1958 et 1960, Mao Zedong met en œuvre un mouvement de réforme industrielle qui devait permettre de "rattraper le niveau de production d'acier de l'Angleterre". Des communes de productions sont organisées au niveau local, et toute la population apporte sa contribution, qui se solde par un echec cuisant et une famine d'une ampleur désastreuse. Mao Zedong se retouvre en minorité au Comite de direction du Parti
- La révolution culturelle (1966), lui permet de reprendre le pouvoir et les rennes du pays. Entamée à la suite d'une polémique que lance son épouse Jiang Qing jeunes à prendre le pouvoir - les gardes rouges sont créés a cette occasion. Beaucoup d'intellectuels sont envoyés dans des camps de rééducation, et une partie considérable du patrimoine culturel chinois est détruit à cette occasion. À la fin de son règne, Mao Zedong changea sa strategie d'autarcie en invitant le président Richard Nixon en Chine, préfigurant la politique d'ouverture de Deng Xiaoping.
- Par la suite, la politique menée par Mao Zedong a fait l'objet de critiques ouvertes au sein du Parti Communiste Chinois, qui met fin au culte de la personnalité et l'idolatrie qu'il avait lui-même organisée et intensifiée à la fin de sa vie. Pour la majorité des Chinois, il reste le grand liberateur de la Chine et le constructeur de la Chine moderne. Les historiens occidentaux ont beaucoup critiqué ses choix politiques et son autoritarisme, toujours sujets à controverse.

Conclusion


- Il est très difficile de porter un jugement sur la vie de Mao Zedong, dont les bienfaits incontestés (la création d'une Chine moderne et indépendante) sont contrebalancés par la répression d'un régime autoritaire et d'une justice arbitraire (auto-critiques, laogai, répression des minorités...). Ce trait répressif est commun a la plupart des pays ayant adopté le régime communiste (URSS, Cuba, Corée du Nord...), et se situe dans le contexte de la guerre froide.

La propagande de Mao Zedong

Le culte de la personnalité

Le culte de la personnalité de Mao Zedong prend ses racines dans la Longue Marche, lors de laquelle il s'est imposé comme leader charismatique. À l'instar de Staline, le style de propagande réaliste-socialiste original a évolué ensuite vers une déification marquée de Mao, à l'opposé des premières représentations où il est situé aux cotés des paysans et ouvriers, dans une relation d'égal a égal. À partir de la révolution culturelle, date de son retour au pouvoir, l'effigie de Mao, idéalisée, est située dans le ciel, détaché du commun des mortels.

Le « Petit Livre rouge »

Staline Des citations choisies ont été rassemblées et publiées dans les années 1960 sous le nom de Petit Livre rouge, très en vogue pendant la Révolution culturelle. Les premières éditions de ce petit livre rouge étaient préfacées par une calligraphie de Lin Biao et furent mises au pilon lorsque ce compagnon de Mao tomba en disgrâce. Les éditions qui circulaient en France au moment de Mai 68 étaient munies de cette préface. Ce livre a beaucoup apporté a ceux qui ne croyaient plus en l'URSS et qui voyaient un paradis communiste en la Chine.

Œuvres

En plus du Petit Livre Rouge, Mao est l'auteur de plusieurs autres traités philosophiques, rédigés avant et après son accession au pouvoir. On peut citer :
- De la pratique; 1937
- De la contradiction; 1937
- De la nouvelle démocratie; 1940
- De la littérature et de l'art; 1942
- De la juste solution des contradictions au sein du peuple; 1957
- La guerre révolutionnaire;
- À la mémoire de Norman Bethun;
- Servir le Peuple; Mao a écrit de la poésie, principalement dans les formes ci et shi. Son mérite littéraire est difficile à évaluer à la lumière de son statut politique controversé.

Bibliographie


- Simon Leys, les Habits Neufs du président Mao.
- Lucien Bianco, les Origines de la révolution chinoise 1915-1949. Paris : Gallimard, coll. « Folio », 1967.
- Philip Short, Mao Tsé-Toung (traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Colette Lahary-Gautié). – Paris : Fayard, 2005. – 673 p., 22 cm. – ISBN 2-213-62607-3. – Titre original : Mao : a life.

Liens

Petit Livre rouge
- [http://artchina.free.fr/items/creasite.php?params=Mao%20Zedong_CATEGORY_0 Mao Zedong sur les peintures de propagande] Une collection de peintures de propagande représentant Mao Zedong en héros et grand timonier de la Chine.
- [http://www.chine-nouvelle.com/caricatures/mao-zedong.html caricature de Mao Zedong] Mao Zedong Mao Zedong Catégorie:Dictateur Catégorie:Personnalité politique chinoise Catégorie:Histoire de la République populaire de Chine ja:毛沢東 ko:마오쩌둥 simple:Mao Zedong th:เหมาเจ๋อตุง

Pékin

Pékin (北京 Běijīng Image:ltspkr.png Écouter la prononciation en mandarin, « la capitale du nord ») est la capitale de la République populaire de Chine. Population 9 000 000 habitants. Elle est située au cœur de la municipalité de Pékin (北京市 Běijīng shì, abrégé en 京 Jīng). La transcription française Pékin provient des missionnaires jésuites français du et ne tient pas compte du changement de prononciation qui survint pendant la dynastie Qing et qui transforma le k devant un /i/ en une consonne récemment notée j en pinyin. Elle est néanmoins similaire à celle adoptée par les autres langues occidentales : Pechino [pekino] en italien, Peking en néerlandais, ou encore Pequim (prononciation similaire à celle du français) en portugais, par exemple.

Histoire

Pendant la dynastie Liao des Khitans, aux environs de l'année 1000 après Jésus-Christ, la population Khitan, qui contrôlait le nord de la Chine (de la rivière Amour jusqu'aux montagnes de l'Altaï à l'ouest de la Mongolie), a appelé Pékin le Palais Sud de la famille royale des Khitans, qui était en contact avec les explorateurs russes. C'était pour cette raison que les Russes appellent les Chinois « Khithais ». Khithais s'est changé plus tard en Cathay. Les Khitans appelaient leurs domaines en Mandchourie « Kathay ». Les terres dans les plaines de Manchourie, où les Chinois Han ne peuvent entrer parce que les Khitans et leurs descendants (les Mandchous de la Dynastie Qing des années 1800-1900), croyaient que le Kathay était l'ensemble des terres sacrées des populations des races originaires de Sianbei, qui étaient, il y a 3000 ans, originaires de la Sibérie, et qui a donné plus tard naissance aux Coréens, aux Kitans, et aux Manchus. Mais avant que les Khitans n'occupent le village de Pékin, les Chinois Han du royaume de Yan, occupaient déjà les terres des environs de Pékin, il y a 3000 ans. C'est un missionnaire français qui a découvert les tombeaux de la famille royale des Khitans dans l'est de la Mongolie intérieure chinoise. Cela a permis de découvrir l'existence de la dynastie Liao des Khitans. Avec la Dynastie Ming, Pékin est appélé « Beijing ». Depuis lors, Pékin est toujours Pékin, sauf pendant une période brève (1928 - 1945) quand le Kuomintang appelait Pékin « Beiping » (北平, "paix"). Avec la création de la République populaire en 1949, Beiping est redevenue de nouveau Pékin (cette dernière orthographe romanisée est adoptée officiellement en 1979). En 1989, les étudiants manifestent sur la place Tiananmen, mais ces manifestations sont réprimées par l'armée. Les Jeux Olympiques d'été de 2008 auront lieu a Pékin.

Tourisme

Monuments


- Cité Interdite
- Place Tiananmen
- Palais d'été
- Temple du ciel
- La Grande Muraille a Badaling, Mutianyu, Jinshaling et Simatai Transports : Pékin est desservi par 9 autoroutes, un aéroport, au moins 4 stations de chemin de fer, et par 5 périphériques qui encerclent la ville. Différence de temps : + 8 heures UTC. Pékin (et la Chine) n'utilisent pas la système de DST. Cœur de la ville : Place Tiananmen

Galerie

Image:Beijng-Opera1.jpg||Opéra de Pékin, Pékin, Chine 9 Déc. 2004 Image:Modern_Beijing_Skyline_Oct2004.jpg|Voie rapide moderne, octobre 2004 Image:BeijingRailwayStation.jpg|Gare de Pékin

Voir aussi

Liens internes


- Jeux Olympiques d'été de 2008
- Opéra de Pékin

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Pékin Pékin sur Wikitravel]
- [http://www.olympicwatch.org/francais/ Pékin 2008 et les Droits de l'Homme en Chine - Olympic Watch] Catégorie:Capitale de pays Catégorie:Ville de Chine Catégorie:Mégapole Catégorie:Ville olympique ja:北京 ko:베이징 ms:Beijing simple:Beijing th:ปักกิ่ง

Tchang Kaï-chek

__NOTOC__ Tchang Kaï-chek, (en caractères chinois 蔣介石) (31 octobre 18875 avril 1975) est un militaire, et politicien chinois qui a assumé la direction du Kuomintang (KMT) après la mort de Sun Yat-sen en 1925.

Un chef militaire

Né à Xikou, dans le conté de Fenghua, préfecture de la ville de Ningbo, Province de Zhejiang. Il est issu d'une famille de commerçants du Zhejiang, dont les ancêtres sont originaires de Yixing, préfecture de la ville de Wuxi, Province de Jiangsu. Il suit une formation militaire dans une académie du Japon. Tchang rejoint l'Alliance révolutionnaire de Sun Yat-sen par l'entremise de Chen Qimei en 1906. Entre 1911 et 1912, il participe aux combats de Shanghai. Il gravit ainsi les échelons de la hiérarchie du parti et devient un proche collaborateur de Zhang Renjie. À cette époque, Tchang était affilié à des sociétés secrètes de Shanghai. Il suit ensuite Sun Yat-sen dans son exil au Japon (1914) et le rejoint à Canton en 1918. Lorsque le Parti communiste chinois et le Kuomintang s'allient sous l'impulsion du Komintern à partir de 1922 pour lutter ensemble contre le pouvoir des seigneurs de la guerre et des Occidentaux, Tchang Kaï-chek est envoyé en URSS en 1923 afin d'y rencontrer les dirigeants du Komintern, d'inspecter les écoles militaires et l'organisation politique. À partir de 1924, il dirige l'académie militaire de Whampoa, constituée avec l'aide d'instructeurs militaires soviétiques. Cette académie formera une élite militaire qui sera toujours fidèle à Tchang. Lorsque les riches commerçants de Canton se révoltent en 1924 contre les taxes imposées par le Kuomintang, c'est lui qui mène les combats contre leurs milices.

Le leader du Guomindang

Après la mort de Sun (1925), il s'arroge progressivement la direction du parti. En 1926, prétendant que la gauche prépare un complot contre le Kuomintang, il arrête les dirigeants communistes de Canton et leurs conseillers soviétiques. Ceux-ci ne furent relâchés qu'après qu'ils eurent accepté de s'affilier au Kuomintang et de renoncer à leurs convictions politiques. Ayant à présent le contrôle des forces armées du Kuomintang, il décide de lancer en juillet 1926 l'Expédition du Nord contre les seigneurs de la guerre qui contrôlaient toujours la plus grande partie du pays. Lors de cette campagne, il prend le parti d'attaquer Shanghai, mais avant que ces troupes n'entrent dans la ville, les communistes déclenchent une grève et les ouvriers prennent le pouvoir en attendant l'arrivée des troupes de Tchang. Inquiets de la force des communistes, Tchang conclut des accords avec les Occidentaux présents dans la ville (qui garantissent leur neutralité), les milieux d'affaires chinois (qui lui promettent un soutien financiers) et avec la Bande verte, une société secrète criminelle (qui infiltre les milieux ouvriers et fournit des renseignements à Tchang). Le 12 avril 1927, la Bande verte lance une attaque généralisée contre les communistes de Shanghai qui fera des milliers de morts parmi les dirigeants et les ouvriers. Peu après, Tchang autorise également Wang Jingwei à éliminer les communistes de Hankou. Parallèlement, l'Expédition du Nord se poursuit et les troupes de Tchang progresse sans cesse vers Pékin. À la fin de 1927, les opérations se ralentissent, car Tchang décide de démissionner au profit de Wang Jingwei et de Hu Hanmin. Il s'agit en fait d'une retraite stratégique, car il craint en fait de perdre son contrôle sur le parti. De plus, il veut arranger son mariage avec la belle-sœur de Sun Yat-sen, Soong Meiling. C'est pourquoi, après un bref passage dans son village natal, il part pour le Japon afin d'y négocier avec sa future belle-famille, hostile parce que Tchang est déjà marié et qu'il n'est pas chrétien. Fin 1927, il peut finalement se marier à Shanghai. Il reprend ensuite la direction des troupes et la progression vers Pékin se poursuit facilement, notamment grâce à des accords avec certains seigneurs de la guerre. En juin 1928, Pékin tombe aux mains des troupes du Kuomintang. Cette victoire a été facilitée par la politique du Japon, qui a incité Zhang Zuolin, le seigneur de la guerre qui contrôlait la ville, à se replier en Mandchourie pour préserver les intérêts japonais.

Président de la République de Chine

Tchang devient alors le leader de la République de Chine, déplace la capitale à Nankin et instaure un régime dictatorial combinant les valeurs du confucianisme et du fascisme. Il poursuit son combat contre les communistes, qui doivent finalement se réfugier au Shaanxi. Par contre, il évite d'affronter les Japonais, dont les intrusions en Chine sont cependant de plus en plus fréquentes, car il croit ses forces encore trop faibles pour pouvoir sortir victorieuses. Il faudra qu'un seigneur de la guerre, Zhang Xueliang, qui avait négocié avec les communistes, lui tendent un piège et le retienne en otage pour qu'il accepte finalement de constituer un front uni avec les communistes pour lutter contre le Japon. Tchang mène la Chine lors de la guerre de résistance contre les Japonais, pendant laquelle sa position vis-à-vis de la Chine s'affaiblit cependant que grandissait son influence internationale en tant que l'un des « quatre grands » leaders des Alliés.

La retraite à Taiwan

Pendant la guerre civile chinoise, (1926-1949), Tchang tenta d'éradiquer les communistes chinois mais ne parvint pas à ses fins, obligeant son gouvernement à se retirer à Taïwan où il devint président de la République chinoise et le resta jusqu'à la fin de ses jours. Tchang déplaça son gouvernement à Taipei, capitale de Taïwan, où il reprit ses fonctions de président le , 1950.

Voir aussi


- Taïwan
- République de Chine

Notes

Alors qu'il était marié à Mao Fumei, Tchang prit deux concubines : il épousa Yao Zhicheng (姚冶誠, 1889-1972) en 1912 et Chen Jieru (陳潔如, 1906-71) en décembre 1921. Yao a élevé un enfant adopté, Wei-kuo. Chen eut une fille en 1924, Yaoguang (瑤光), qui adopta plus tard le surnom de sa mère. Mao Fumei (毛福梅, 1882-1939) mourut lors de la guerre sino-japonaise pendant un bombardement. Yao Zhicheng (姚冶誠, 1889-1972) fuit à Taïwan et mourut à Taipei. Chen Jieru (陳潔如, 1906-1971) vécut à Shanghai, déménagea plus tard à Hong Kong et y mourut.

Autres lectures


- Crozier, Brian. The Man Who Lost China: ASIN 068414686X
- Fenby, Jonathan. Generalissimo Chiang Kai-Shek and the China he lost: 2003, The Free Press, ISBN 0-7432-3144-9

Liens externes


- [http://www.president.gov.tw/1_roc_intro/e_xpresident/e_b_cha.html ROC Government Biography ]
- [http://www.taiwandocuments.org/surrender03.htm Order of Generalissimo Chiang Kai-shek supplementing the Act of Surrender] by Japan le 9 septembre 1945
- [http://www.time.com/time/poy2000/archive/1937.html?cnn=yes 1937 Man and Wife of the Year]
- [http://www.xikou114.com/jjs/js1.asp Family tree of his descendants] (en chinois simplifié)
- [http://www.gio.gov.tw/taiwan-website/av/sou_sig/sight01_2.htm 1966 GIO Biographical video]
- [http://www.cksmh.gov.tw/english/index.htm Chiang Kai-shek Memorial Hall] Catégorie:République de Chine Catégorie:Histoire de Chine Catégorie:Personnalité politique chinoise Catégorie:Militaire chinois ja:蒋介石 ko:장제스 zh-min-nan:Chiúⁿ Kài-se̍k

Sun Yat-sen

Catégorie:Histoire de Chine Catégorie:Naissance en 1866 Catégorie:Décès en 1925 catégorie:Personnalité politique chinoise catégorie:Personnalité politique chinoise Sun Yat-sen (12 novembre 1866 - 12 mars 1925) était un leader révolutionnaire et un homme d'État chinois qui est considéré comme « le père de la Chine moderne ». Il a eu une influence significative dans le renversement de la dynastie Qing (dont le dernier représentant a été Pu Yi) et l'émergence de la République de Chine. Sun Yat-sen, l'un des fondateurs du Kuomintang, a été le premier président de la République de Chine en 1912 et son leader de 1923 à 1925. Il a développé une philosophie politique connue sous le nom des Trois Principes du Peuple (nationalisme, démocratie et bien-être du peuple).

Biographie

Enfance et années d'étude

Sun Yat-sen est né dans une famille aisée du village de Cuiheng (翠亨村), situé dans le district de Zhongshan (en chinois 中山市), dans la province du Guangdong (广东), dans le sud de la Chine. Après avoir été à l'école de son village, Sun Yat-sen, à l'âge de treize ans, va vivre avec un frère aîné, qui avait émigré à Honolulu (Hawaï), et qui y est devenu un marchand prospère. Il étudie ainsi au lycée de Iolani (1879-1882), au lycée Diocesan Boys (1883) et à la Queen's University (1884-1882) à Hong-Kong. Il obtient finalement un diplôme de médecine à l'université de Médecine pour les Chinois de Hong-Kong, dont il a été l'un des deux premiers diplômés. Il pratique alors brièvement la médecine à Hong-Kong en 1893. Il épouse à vingt ans Lu Muzhen (卢慕贞), qui provient du même village que lui. Elle lui donne un fils, Sun Ke et deux filles, Sun Yan et Sun Wan. Ses années d'étude à Hawaï l'ont poussé à développer un fort intérêt pour le système économique américain, dont il devient l'un des plus ardents défenseurs. Il attache un intérêt tout particulier aux idées de Alexander Hamilton et Abraham Lincoln. La phrase de ce dernier « Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » lui inspire d'ailleurs ses « Trois Principes du Peuple ».

Carrière politique

Sun marque aussi sa forte opposition au gouvernement Qing de la Chine, et commence sa carrière politique en essayant d'organiser des groupes de réforme des Chinois exilés à Hong-Kong. En octobre 1894 il fonde la société Xing Zhong (littéralement société pour le redressement de la Chine) pour exposer ses idées pour la prospérite de la Chine et comme plateforme de ses futures activités révolutionnaires. En 1895, un coup d'État qu'il fomente, et il doit s'exiler pour seize ans en Europe, aux États-Unis, au Canada, puis au Japon, réunissant de l'argent pour son parti révolutionnaire. Au Japon, il rejoint d'autres groupes révolutionnaires chinois et fonde avec eux le Tongmenghui, ligue d'union dont il est élu président, et dont il exprime ainsi le programme : « Chasser les étrangers, restaurer la Chine, fonder une république et redistribuer équitablement les terres ».

La création de la République de Chine

Le 10 novembre 1911, une révolte à Wuchang, à laquelle Sun Yat-sen n'est pas lié, provoque la chute du système impérial de la Chine, vieux de deux millénaires. À la nouvelle de la réussite de coup d'État, Sun rejoint au plus vite sa terre natale depuis les États-Unis où il s'était réfugié après son expulsion du Japon. Le 29 décembre il est élu président provisoire et proclame à Nankin la République de Chine au début de 1912. L'histoire officielle du Kuomintang accentue fortement le rôle de Sun comme le premier président provisoire, mais un grand nombre d'historiens remettent en question le rôle de Sun dans la révolution de 1911 et indiquent qu'il n'a eu aucun rôle direct dans la révolte du Wuchang et qu'il était alors hors du pays. Dans cette interprétation, sa nomination en tant que premier président provisoire est due à sa position de personnalité respectée mais relativement peu importante, qui faisait de lui un candidat de compromis entre les camps révolutionnaire et conservateur. Sun Yat-sen organise alors la République de Chine, en provoquant dans chaque province des élections destinées à établir l'Assemblée Nationale de la République de Chine. Cette assemblée vote les objectifs et la loi provisoire de la République.

La prise de pouvoir par Yuan Shikai

Cependant, le gouvernement provisoire est rapidement en position de faiblesse. Les provinces du sud de la Chine ont déclaré leur indépendance de la dynastie Qing, mais ce n'est pas le cas de la plupart de celles du Nord. De plus, le gouvernement provisoire ne dispose d'aucunes forces militaires propres, son contrôle des mutins de la Nouvelle Armée est limité et une grande partie des forces militaires ne se sont pas prononcées contre les Qing. L'hypothèse d'une intervention des puissances occidentales en Chine pour soutenir l'Empire inquiète suffisament le gouvernement de Nankin pour que soit trouvé un compromis avec la puissante armée du beiyang de Yuan Shikai. Lors de la révolte des Taiping l'armée britannique avait été poussée à soutenir les Qing pour défendre ses concessions. Une pareille intervention en 1911 aurait pu être fatale au mouvement. Pour éviter que l'histoire ne se répète, un compromis est trouvé avec Yuan Shikai. Celui-ci, principal soutien à l'Empire négocie la reddition du jeune empereur âgé de quatre ans, Pu Yi. En contrepartie de quoi il demande sa nomination au poste de président de la République. À sa trahison envers l'empereur s'ajoute rapidement une autre, celle envers les révolutionnaires. Il fait en effet assassiner en 1913 le représentant du Kuomintang à Pékin, le leader Song Jiaoren. Puis, les élections donnant gagnants les révolutionnaires, Yuan les chasse de l'Assemblée, fait dissoudre la Chambre et poursuit les nationalistes. Sun s'enfuit au Japon. Commence la dictature de Yuan, au cours de laquelle en 1915 il cherche à se faire nommer empereur.

Le retour en Chine et la lutte pour l'unité du pays

Sun retourne en Chine en 1917 et est élu président du gouvernement national auto-proclamé à Canton en 1921. En 1923, il prononce un discours durant lequel il proclame les « Trois Principes du Peuple » comme principes de fondation du pays et la constitution des Cinq Pouvoirs (ou Yuan : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire, le pouvoir d'examen et le pouvoir de censure) comme la base du système politique et de la bureaucratie. Pour développer le pouvoir militaire nécessaire au renversement du gouvernement des seigneurs de la guerre de Pékin, il crée l'Académie militaire de Whampoa (ou Huangpu en pinyin) près de Canton, à la tête de laquelle il nomme Tchang Kaï-chek. Au début des années 1920, il reçoit de l'aide du Komintern pour réorganiser le Kuomintang comme un parti nationaliste anti-impérialiste et anti-féodal. Le Kuomintang coopérera alors avec tous les partis communistes chinois. Sun est alors convaincu que la réalisation d'une Chine unifiée passe par la conquête militaire partant de sa base dans le Sud, suivie d'une période de transition qui s'achèverait dans un passage à la démocratie. Le 10 novembre 1924, Sun Yat-sen voyage dans le Nord et donne un nouveau discours pour suggérer l'idée d'une conférence pour le peuple chinois et l'abolition de l'ensemble des traités inégaux avec les pays occidentaux. Deux jours plus tard, il est à nouveau en voyage pour Pékin pour discuter de l'avenir du pays, malgré la détérioration de son état de santé et la guerre civile provoquée par les seigneurs de la guerre. Son objectif est de tenir des pourparlers de paix avec les leaders régionaux à propos de l'unification de la Chine. Il meurt d'un cancer le 12 mars 1925 à l'âge de cinquante-neuf ans, sur la route de Pékin.

Voir aussi


- République de Chine
- Musée Sun Yat-sen

Liens externes


- [http://acc6.its.brooklyn.cuny.edu/~phalsall/texts/sunyat.html Biographie en anglais]
- [http://www.ibe.unesco.org/International/Publications/Thinkers/ThinkersPdf/sunyatsf.pdf Biographie sur le site de l'Unesco] ja:孫文 ko:쑨원

Deng Xiaoping

Deng Xiaoping Image:ltspkr.png Écouter la prononciation en mandarin(en chinois traditionnel 鄧小平, en chinois simplifié 邓小平, pinyin Dèng Xiǎopíng, en transcription Wade-Giles Teng Hsiao-p'ing) (22 août 1904 - 19 février 1997) a été le secrétaire général du parti communiste chinois (PCC) et ainsi dirigeant de facto de la Chine de 1976 à 1997.

L'ascension vers le pouvoir

À la suite des événements du 4 mai 1919, il fuit la Chine et arrive en octobre 1920 à Marseille. Il a alors 16 ans. Il travaille d’abord dans une aciérie au Creusot puis en tant qu’assembleur à l’usine Renault de Billancourt, parallèlement il effectue des petits boulots qui lui permettent à peine de survivre. C’est dans ce milieu ouvrier qu’il découvre le marxisme, en 1922 il rejoint les jeunes du PCC (Parti communiste chinois) en Europe, puis en 1924 intègre le PCC. Durant l’année 1926 Deng étudie à Moscou. Il retourne en Chine au début de l’année 1927. En 1929 il participe à une révolte contre le Kuomintang dans la province du Guangxi. Mais elle échoue, l’obligeant à se réfugier en URSS. En tant que secrétaire général du Comité central du Parti communiste il participe à la Longue Marche (1934-1935). Durant la guerre contre le Japon (1937-1945) et la guerre civile qui suit (1945-1949), il est le commissaire politique de Liu Bocheng, organisant de nombreuses campagnes militaires. Sa valeur militaire et sa loyauté envers Mao Zedong, lui permettent de se hisser au poste de secrétaire général du Parti communiste chinois. Avec le président Liu Shaoqi il représente la ligne « progressiste du parti qui demande des réformes économiques après l’échec du Grand Bond en Avant.

La chute

Mais c’est la ligne dure de Mao qui l’emporte, avec le lancement de la Révolution culturelle de 1966. Dès octobre 1966, il est la cible des critiques, de même que Liu Shaoqi. En décembre, plus de trois mille étudiants manifestent contre eux à Pékin. On les accusait de croire en une étatisation de l'économie à la soviétique, contraire aux idéaux du grand bond en avant, ainsi qu'à la création de petites parcelles agricoles privées. Dans la rhétorique de la Révolution culturelle, cela revient à les brocarder des titres de « révisionnistes soviétiques », de « bourgeois réactionnaires » et de « capitalistes ». Deng et Liu avait aussi lutté contre la trop grande influence de la Pensée Mao et dirigé des enquêtes contre des cadres révolutionnaires corrompus. Ainsi, Deng doit subir des humiliations publiques et abandonner ses fonctions. Son fils est à cette époque défenestré par les Gardes rouges et restera paralysé. Deng résiste en choisissant de vivre isolé. Il se rapproche à nouveau du pouvoir à la fin des années 1970. Fin 1975 il devient vice-Premier ministre et redevient secrétaire général du Parti. Mais en 1976 il est a nouveau la cible de critiques : on lui fait porter la responsabilité des manifestations violentes qui eurent lieu à Tiananmen suite à la mort de Zhou Enlai. Il se réfugie alors dans le Guangdong.

Le retour et la modernisation

Il revient au pouvoir après la mort de Mao et l'arrestation de la Bande des Quatre. À nouveau vice-Premier ministre au début de 1977, il est renommé secrétaire général du Parti quelques mois plus tard. C'est lui qui initie l'ouverture économique du pays à la fin des années 1970 (réapparition des parcelles privées, marchés plus libres), en encourageant les responsables du parti qui avaient initié ces politiques dans le sud du pays (Guangdong, Sichuan). Il nomme d'ailleurs le secrétaire général du parti au Sichuan, Zhao Ziyang, au bureau politique (1979), puis au poste de Premier ministre (1980). En 1978, il préconise aussi de suivre les recommandations de Zhou Enlai et de mettre en place les « Quatre Modernisations » (industrie et commerce, éducation, organisation militaire et agriculture). Autre signe d'ouverture, Deng rencontre le président américain Jimmy Carter lors d'une visite officielle aux États-Unis en janvier 1979. Il préside également à la création des Zones économiques spéciales, destinées à attirer les investissements étrangers. En 1980, il décide de la tenue du procès de la Bande des Quatre. Mais il décide aussi de réprimer les manifestations de Tainanmen en 1989. En 1992, il fait une tournée des Zones économiques spéciales, afin de répandre ses idées sur la libéralisation de l'économie, qui doit selon lui contribuer au maintien d'un socialisme à la chinoise viable.

Citations


- « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, s'il attrape la souris, c'est un bon chat. » (en chinois「不管白猫、黑猫,逮住老鼠就是好猫。, 1962, dans un discours lors d'une réunion du secrétariat)

Voir aussi

Hu Yaobang

Liens externe

[http://www.chine-nouvelle.com/caricatures/deng-xiaoping.html Caricature de Deng Xiaoping] catégorie:personnalité politique chinoise Catégorie:Histoire de la République populaire de Chine Deng Xiaoping Deng Xiaoping ja:トウ小平 ko:덩샤오핑 th:เติ้งเสี่ยวผิง zh-min-nan:Tēng Siáu-pêng

Simon Leys

Ecrivain, essayiste, critique littéraire et sinologue belge, de langue française et de langue anglaise. Les thèmes principaux de son œuvre ont trait à la Chine, la littérature et la Mer. Son style, à la fois érudit, clairvoyant et sarcastique, confère une valeur littéraire à ses textes au delà des sujets traités et de ses opinions. Né le 28 Septembre 1935 à Bruxelles, de son vrai nom, Pierre Ryckmans, petit fils d'un bourgmestre d'Anvers, il étudie le droit et l'histoire de l'art à l'Université Catholique de Louvain. En 1955, à l'age de 19 ans, il participe au voyage d'une délégation de jeunes Belges invités durant un mois en Chine, au cours duquel il affirme avoir pris part à un entretien avec Zhou Enlai. A partir de 1959, il poursuit des études de langue, littérature et art chinois à Taiwan, Singapour et Hong Kong. Il acquiert pendant cette période une science profonde du monde chinois en plus d'une expérience quotidienne de réalité de la Chine à cette époque. Il s'installe en Australie en 1970. Il enseigne la littérature chinoise à Canberra puis les Etudes Chinoises à l'université de Sydney de 1987 à 1993. En 1971, sur les conseils de son éditeur, il décide de prendre un pseudonyme avant de publier Les habits neufs du président Mao, pour ne pas risquer de devenir personna non grata en Chine Populaire. Il choisit comme nom "Leys" en référence au personnage du Roman de Victor Segalen René Leys, publié en 1922 ; et comme prénom "Simon" comme le nom originel de l'apôtre Pierre. Il critique dès la première heure la Révolution culturelle en Chine populaire. Il n'est au départ connu que par des cercles restreints, il fut découvert du grand public au cours d'un numéro de l'émission Apostrophes en 1983 consacré à la Chine où Bernard Pivot avait également invité Maria-Antonietta Macciocchi, auteur du livre De la Chine. Après avoir laissé ce dernier auteur parler avec lyrisme de l'homme nouveau qui apparaissait en Chine, Simon Leys - qui avait vécu en Chine précisément pendant la période en question - répondit en fournissant plusieurs données factuelles suggérant qu'elle n'avait pas vérifié ses sources avant d'écrire son livre. "Il est normal que les imbéciles profèrent des imbécillités comme les pommiers produisent des pommes, mais moi qui ai vu chaque jour depuis ma fenêtre le Fleuve jaune charrier des cadavres, je ne peux accepter cette présentation idyllique par madame de la Révolution culturelle." D'après une interview de Bernard Pivot, ce fut le seul cas où à la suite d'un passage à Apostrophes les prévisions de vente d'un livre furent révisées à la baisse. Un autre sinologue apportait depuis ses débuts un soutien discret à Simon Leys : René Étiemble. Dans les années 70, la publication de ses pamphlets sur la Chine lui ont attiré la haine des milieux maoïstes français de l'époque, représentés notamment par la revue "Tel Quel". Membre de l'Académie Royale de Langue et Littérature Françaises de Belgique depuis 1990. Lauréat du Prix Renaudot Essai en 2001 pour Protée et autres essais Lauréat du Prix Guizot en 2003 pour Les naufragés du Batavia En 2002, une comédie intitulée The Emperor's New Clothes est tiré de son seul roman publié à ce jour : La Mort de Napoléon. Ian Holm tient le rôle titre. Prix de la Fondation Simone et Cino del Duca en 2005 pour l'ensemble de son œuvre

Bibliographie


- Shitao : Les propos sur la peinture du moine Citrouille-amère (1970)
- La vie et l'œuvre de Su Renshan, rebelle, peintre et fou (1971)
- Les habits neufs du président Mao (1971)
- Révo. cul. dans la Chine pop. (1974)
- Ombres chinoises (1976)
- Images brisées (1976)
- Human rights in China (1979)
- Broken Images (1981)
- Préface à L'enquête sur la Mort de Lin Biao de Yao Ming-Le (1983)
- Orwell, ou l'horreur de la politique (1984)
- La forêt en feu: Essais sur la culture et la politique chinoises (1987)
- La Mort de Napoléon (1986)
- L'humeur, l'honneur, l'horreur: Essais sur la culture et la politique chinoises (1991)
- Analects de Confucius (traduction, 1997)
- Essais sur la Chine (Laffont, 1998, coll. "Bouquins")
- L'Ange et le Cachalot (1998)
- Protée et autres essais (2001)
- Deux années sur le gaillard d'avant (2002)
- Les Naufragés du Batavia (2003)
- La mer dans la littérature française (Plon, 2003)
- Lu Xun's La mauvaise herbe (traduction)

Culture chinoise

Le terme culture chinoise désigne un ensemble immense et complexe de réalisations dans les domaines les plus divers, dont les plus anciennes remontent à 5000 ans, qui ont vu le jour sur le territoire de la Chine, la plus vieille entité géo-politique du monde moderne. On peut en effet considérer l'actuelle République populaire de Chine (à laquelle certains proposeront de rattacher Taïwan, au moins sur le plan culturel), comme l'héritière directe, à travers les changements de dynasties et de régime politique, de l'empire Qin fondé en 221 av J.C. par Qin Shi Huang. Cette continuité, qui a permis la diffusion efficace de pratiques, objets et concepts, confère à certains éléments de la culture chinoise un aspect généralisé qui transcende les différences régionales et historiques. On peut citer comme exemples le confucianisme, avec le régime mandarinal et la conception des rapports sociaux et familiaux qu'il a marqués de son empreinte, et le taoïsme, à l'origine de concepts philosophiques ou métaphysiques et de pratiques religieuses généralement adoptées dans le monde chinois. Le prestige de l'empire chinois a contribué à diffuser cette culture commune en Extrême-Orient et en Asie du Sud-Est ; il a également attiré de nombreu