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Chris Marker

Chris Marker

Marker, Chris Marker, Chris Marker, Chris Chris Marker, pseudonyme de Christian François Bouche-Villeneuve, écrivain, photographe et réalisateur de documentaires de création, né le 29 juillet 1921 à Neuilly-sur-Seine, France. Ses films les plus célèbres sont La Jetée et Sans Soleil. Il suit les cours de philosophie de Jean-Paul Sartre et obtient une licence (voir série L'héritage de la Chouette, 1989, 16 mm). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la résistance. Il est ensuite employé par l'UNESCO, ce qui lui permet de voyager, de parcourir le monde. Il visite de nombreux pays socialistes, et rend compte de ce qu'il y voit dans ses films et ses livres. Sa renommée internationale est venue avec le court métrage La Jetée (1962), qui raconte des expérimentations de scientifiques sur le voyage temporel dans un monde post-apocalyptique. Il inspire entre autres Terry Gilliam pour son Armée des douze singes. En 1982, Sans soleil étend les limites de ce qui peut être appelé « documentaire ». C'est un essai, un montage, mélangeant des parties de documentaire et de fiction avec des commentaires philosophiques, créant une atmosphère de rêve et de science-fiction. Les thèmes principaux sont le Japon, la mémoire et le voyage. Le titre du film est tiré du cycle de chansons Sunless de Modest Mussorgsky. Avec Sans soleil, il développe un intérêt certain pour les techniques numériques, qui le mène à réaliser le film Level 5 (1997) et IMMEMORY (1998), un CD-ROM multimédia interactif, produit par le centre Georges Pompidou. Sa politique : tous ses films sont engagés, sont une révolution (au sens large) : Pékin, Cuba, Sibérie (communiste) ; lutte contre l'oppression : guerre, conflits, Vietnam, Bosnie ; lutte syndicale et ouvrière : Le joli mai (une chronique à la fois morale et sociologique sur le Paris des années 60, qui anticipe sur les évènements de mai 1968, mais qui prend pour contexte la perception de l'indépendance de l'Algérie en métropole et le procès des généraux du putsch d'Alger, qui s'est tenu à Paris 6 ans auparavant, en mai 1962), Le fond de l'air est rouge, groupement SLON (tiers monde). L'un de ses premiers documentaires : Les statues meurent aussi, co-réalisé par Alain Resnais, est un essai sur la réception des œuvres d'art africaines en métropole, très influencé par le thème malraussien du "Musée Imaginaire". À travers l'idée que le système colonial s'autolégitime politiquement en maintenant un point de vue anti-historique sur les traditions et le patrimoine des peuples dont il assure l'administration, le film lie dans un même mouvement la dénonciation de l'impérialisme culturel et la critique des dysfonctionnement économiques découlant de ce type de régime, ce qui explique sa longue censure en France. En tant que réalisateur, Chris Marker est souvent apparenté à Andrei Tarkovsky et Akira Kurosawa, qu'il a tous les deux dépeints dans ses films. Chris Marker vit à Paris et ne donne pas d'interview. Ses films sont régulièrement projetés en France, une quinzaine d'entre eux sont visibles au [http://www.forumdesimages.net/ Forum des images] de façon permanente.

Filmographie

Les films marqués (DVD) sont disponibles sur ce support.
- Olympia 52 (1952), 82 mn
- Les Statues meurent aussi (1953), 30 mn, coréalisé avec Alain Resnais
- Nuit et brouillard (1955), 32 mn, assistant d'Alain Resnais
- Dimanche à Pekin (1956), 22 mn
- Lettre de Sibérie (1957), 62 mn
- Les Astronautes (1959), 15 mn, coréalisé avec Walerian Borowczyk
- Description d'un combat (1960), 60 mn
- ¡Cuba Sí! (1961), 52 mn
- La Jetée (1962), 28 mn, (DVD)
- Le joli mai (1963), 165 mn
- Le Mystère Koumiko (1965), 54 mn
- Si j'avais quatre dromadaires (1966), 49 mn
- Loin du Vietnam (1967), 115 mn, film collectif.
- Rhodiacéta (1967)
- A Bientôt, j'espère (1968), 55 mn, coréalisé avec Mario Marret
- La Sixième face du pentagone (1968), 28 mn, coréalisé avec François Reichenbach
- Cinétracts (1968)
- À bientôt, j'espère (1968),
- On vous parle du Brésil (1969), 20 mn
- Jour de tournage (1969), 11 mn
- Classe de lutte (1969)
- Les Mots ont un sens (1970), 20 mn
- Carlos Marighela (1970), 17 mn
- La Bataille des dix millions (1971), 58 mn
- Le Train en marche (1971), 32 mn
- On vous parle de Prague : le deuxième procès d'Artur London (1971)
- Vive la baleine (1972), 30 mn
- L'Ambassade (1973), 20 mn
- La Solitude du chanteur de fond (1974), 60 mn (sur Yves Montand)
- Le Fond de l'air est rouge (1977), 240 mn (remaniée en 1997)
- Junkiopa (1981), 6 mn
- Sans soleil (1983), 100 mn, (DVD)
- 2084 (1984), 10 mn
- From Chris to Christo (1985)
- A.K. (1985), 71 mn (sur Akira Kurosawa), (DVD)
- Mémoires pour Simone (1986), 61 mn, également intitulé Hommage à Simone Signoret
- L'héritage de la chouette (1989), 13 épisodes de 26 mn
- Berliner Ballade (1990), 25 mn
- Le Tombeau d'Alexandre (1992), 120 mn (DVD)
- Le Facteur sonne toujours cheval (1992)
- Le 20 heures dans les camps (1993)
- Casque Bleu (1995), 26 mn
- Level Five (1997), 110 mn
- Eclipse (1999)
- Une journée d'Andrei Arsenevitch (1999), 55 mn (sur Andrei Tarkovsky) (DVD)
- Le souvenir d'un avenir (2001)
- Chats perchés (2004) (DVD)

Catégorie:Naissance en 1921

ja:Category:1921年生 ko:분류:1921년 태어남

Catégorie:Critique de cinéma

À faire


- Jean de Baroncelli
- Jean-Louis Bory
- Georges Charensol
- Michel Ciment
- Pauline Kael
- Jacques Siclier
- Serge Toubiana Catégorie:Analyse et esthétique du cinéma Catégorie:métier du cinéma

29 juillet

Le 29 juillet est le 210 jour de l'année (211 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1499 : Lépante (Grèce) se rend aux Turcs.
- 1565 : Marie Stuart, veuve, épouse Lord Darnley, duc d'Albany.
- 1696 : Le tsar Pierre le Grand prend Azov aux Turcs.
- 1818 : Création de l'institution nommée Caisse d'Epargne et de Prévoyance à Paris par Jacques Laffitte et Benjamin Delessert.
- 1830 : Abdication de Charles X.
- 1836 : Inauguration de l'Arc de Triomphe.
- 1881 : Promulgation de la loi sur la «Liberté de la presse».
- 1907 : Création du mouvement scout sous l'égide de Robert Baden-Powell.
- 1922 : Les Alliés lancent un ultimatum qui enjoint aux Grecs de ne pas occuper Constantinople (Istanbul).
- 1937 : Le prince héritier Farouk, 18 ans, devient roi d'Égypte.
- 1939 : Décret de dissolution du Corps Municipal des Sapeurs-Pompiers de la Ville de Marseille et Création du Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille
- 1940 : Début du blitz aérien des Allemands contre la Grande-Bretagne.
- 1946 : Conférence à Paris réunissant les 21 pays qui ont combattu l'Axe.
- 1957 : Fondation de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
- 1959 : Hawaï vote pour la première fois en qualité d'État américain et envoie des représentants au Congrès.
- 1973 : Les électeurs grecs confirment l'abolition de la monarchie et l'installation de Georges Papadopoulos à la tête de l'État.
- 1975 : L'Organisation des États américains lève l'embargo contre Cuba, en vigueur depuis 1964.
- 1981 : Le prince Charles épouse Lady Diana Spencer.
- 1987 : Margaret Thatcher et François Mitterrand signent l'accord en vue de la construction du tunnel sous la Manche (Eurotunnel).
- 1990 : Au moins 600 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, réfugiées dans une église sont massacrées par des troupes gouvernementales à Monrovia (Liberia).
- 1991 : Ouverture à Bamako (Mali) de la «Conférence nationale» présidée par Amadou Toumani Touré, qui, en quinze jours, adoptera un projet de Constitution, un Code électoral, une Charte des partis politiques, ainsi qu'un texte sur l'état de la Nation !
- 1991 : Boris Ieltsine reconnaît officiellement l'indépendance de la Lituanie.
- 1992 : L'ancien dirigeant est-allemand Erich Honecker, réfugié à Moscou depuis 1991, rentre à Berlin pour répondre devant la justice de la mort de 13 Allemands de l'Est qui tentaient de fuir à l'Ouest.
- 1997 : Des images tournées par un caméraman qui accompagnait le reporter américain Nate Thayer montrent une réunion publique pendant laquelle Pol Pot aurait été condamné à la prison à vie par ses anciens compagnons. L'ancien homme fort du pays n'avait pas été filmé depuis 18 ans.
- 1998 : Dénonçant les conditions dans lesquelles sont menées les enquêtes à propos du dopage, le français Laurent Jalabert, numéro un mondial, abandonne le Tour de France, ainsi que ses coéquipiers.
- 2000 : Un ancien préfet de la province de Guipuzcoa, Juan Maria Jauregui, est abattu au sud de Saint-Sébastien au Pays basque espagnol. C'est le dixième attentat attribué par la police aux séparatistes basques de l'ETA en quinze jours.

Naissances


- 1805 : Alexis de Tocqueville, historien, penseur politique († 1859)
- 1867 : Enrique Granados, pianiste espagnol († 1916)
- 1883 : Benito Mussolini, homme politique italien († 1945)
- 1916 : Alice Sapritch, comédienne française († 1990)
- 1921 : Chris Marker, réalisateur
- 1971 : Lisa Ekdahl, chanteuse suédoise

Décès


- 1030 : Saint Olaf, roi de Norvège
- 1108 : Philippe I, roi de France, à Melun1052).
- 1751 : Benjamin Robins ingénieur et mathématicien britannique inventeur du pendule balistique.
- 1866 : Barbe-Nicole Ponsardin, Veuve Clicquot, surnommée « La Grande Dame de la Champagne », elle était propriétaire de la célèbre maison de Champagne « Veuve Clicquot-Ponsardin ». (° 16 décembre 1777)
- 1882 : Andrew Leith Adams, médecin, naturaliste et géologue1827).
- 1885 : Henri Milne Edwards, zoologiste français1800).
- 1890 : Vincent Van Gogh, peintre hollandais1853)
- 1900 : Humbert I, roi d'Italie1844)
- 1975 : James Blish, écrivain américain de science-fiction (° 23 mai 1921)
- 1979 : Herbert Marcuse, philosophe et sociologue communiste américain d'origine allemande (° 19 juillet 1898)
- 1990 : Bruno Kreisky, homme d'État autrichien1911)
- 2001 : Edward Gierek, leader politique polonais Catégorie:Jour de l'année ja:7月29日 ko:7월 29일 ms:29 Julai simple:July 29 th:29 กรกฎาคม

1921

Cette page concerne l'année 1921 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Le prix Nobel de la paix est attribué au suédois Hjalmar Branting et au Norvégien Christian Lange.
- Naissance du Parti communiste belge
- Naissance du parti communiste italien
- Naissance du parti communiste espagnol
- Naissance du parti communiste de tchécoslovaquie
- 21 mars : Écrasement par les bolcheviks de la mutinerie de marins de Kronstadt.
- 16 mai : La France nomme un ambassadeur au Vatican.
- 19 septembre : Mise en service de l'AVUS, première autoroute au monde.
- 6 décembre : Indépendance de l'Irlande, partagée entre l'Eire au Sud et l'Ulster au Nord.
- L'Irish Free State (État libre d'Irlande) devient un dominion auto-gouverné du Royaume-Uni.
- Création de la British Broadcasting Corporation (BBC).

Réglement de la Première Guerre mondiale


- 25 janvier : La conférence de Paris fixe les réparations dues par l'Allemagne à 226 milliards de Marks-or.
- 27 février : Ouverture de la Conférence de Londres.
- 8 mars : Occupation de Düsseldorf, Rurhort, Duisburg.
- 18 mars : Traité de Riga mettant fin à la guerre et fixant les frontières entre la Pologne et la Russie.
- 5 mai : La conférence de Londres ramène les réparations dues par l'Allemagne à 132 Md de Marks-or.
- 25 août : Les États-Unis signent une paix séparée avec l'Allemagne.
- 29 octobre : Ouverture de la conférence de Washington sur le désarmement.

Allemagne


- 26 août : Assassinat de Matthias Erzberger, homme politique allemand
- Adolf Hitler évince Anton Drexler et prend la présidence du parti nazi.

France


- 16 janvier : Aristide Briand président du Conseil (7).
- 27 mai : Publication du Code de la route en France.
- 7 novembre : en France, ouverture du procès de Henri Landru, tueur en série.
- 27 décembre : Création de la CGTU.
- Création de la Compagnie des Machines Bull (mécanographie).

Afrique

Asie & Inde


- 1 juillet : Naissance du Parti communiste chinois.
- 21 décembre : Inauguration à Calcutta (Inde) du Victoria Memorial, grand bâtiment de marbre, combinant architecture britannique et architecture moghole, construit à l'instigation du Vice-Roi, Lord Curzon, en mémoire de la reine Victoria, qui est aujourd'hui l'un des plus impressionnants vestiges de la présence britannique à Calcutta.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Le Premier ministre japonais Hara Takashi est assassiné par un étudiant.

Amériques

Amérique du Nord

États-Unis

- 19 mai : Première loi sur les quotas d'immigration aux États-Unis, elle sera durcie en 1924.
- Début de la présidence républicaine de Warren G. Harding aux États-Unis (fin en 1923).
- Les anarchistes américains Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti sont déclarés coupables de meurtre.
- Les États-Unis possèdent la moitié du stock d'or mondial.

Amérique Latine

Océanie et Pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- 21 juillet : Guerre du Rif, terrible défaite des troupes espagnoles contre Abd el-Krim, à Anoual.

Arts & culture


- Première représentation de la pièce Six personnages en quête d'auteur du dramaturge italien Luigi Pirandello.
- Le peintre surréaliste allemand Max Ernst peint L'Éléphant Célèbes.

Cinéma


- Le latin lover Rudolph Valentino est en vedette dans The Cheikh.
- Sortie du film The Kid, premier long métrage de Charlie Chaplin.

Sciences & techniques


- 18 juillet : Mise au point en France, par Albert Calmette et Camille Guérin, du premier vaccin antituberculeux (BCG).
- 27 juillet : Une équipe de chercheurs de l'Université de Toronto, dirigée par Frederick Banting, découvre un traitement contre le diabète en isolant l'insuline de pancréas provenant de fœtus de veaux.
- En combinant la chaleur et l'ajout d'un produit chimique dans une préparation de marinage, des scientifiques canadiens parviennent à empêcher la décoloration de la chair de homard en conserve.

Sports

Naissances en 1921


- 1 janvier : Alain Mimoun, athlète français
- 1 janvier : César Baldaccini, dit César, sculpteur français
- 5 janvier : Friedrich Dürrenmatt, dramaturge suisse
- 19 janvier : Patricia Highsmith, romancière américaine
- 25 janvier : Guy Tréjan, comédien français
- 26 janvier : Eddy Barclay, impressario et producteur de disques, français
- 27 janvier : Georges Mathieu, peintre français
- 21 février : John Rawls, philosophe américain
- 27 février : Pierre Laporte, homme politique québécois, vice-Premier ministre et ministre
- 12 mars : Gianni Agnelli, industriel italien
- 21 mars : Arthur Grumiaux, violoniste belge
- 24 mars : Vassily Smyslov, joueur d'échecs russe
- 28 mars : Dirk Bogarde, acteur britannique
- 1 avril : André Stil, écrivain français
- 16 avril : Peter Ustinov, comédien et auteur britannique
- 18 avril : Jean Richard, comédien français
- 19 mai : Daniel Gélin, acteur français
- 21 mai : Satyajit Ray, réalisateur indien
- 31 mai : Alida Valli, actrice italienne
- 6 juillet : Nancy Reagan, femme politique américaine
- 6 juillet : James Couttet, skieur
- 9 juillet : Albert Ducrocq, journaliste et écrivain français, pionnier de la cybernétique
- 21 juillet : Francis Blanche, acteur, scénariste et réalisateur français
- 29 juillet : Chris Marker, écrivain, photographe et réalisateur français
- 4 août : Maurice « Rocket » Richard, joueur de hockey sur glace québécois
- 12 août : Federico Zeri, historien d'art italien
- 12 septembre : Stanislas Lem, écrivain polonais
- 12 septembre : Maritie Carpentier, productrice d'émissions de variétés, française
- 27 septembre : Miklos Jancso, réalisateur hongrois
- 13 octobre : Yves Montand, chanteur et acteur français
- 22 octobre : Georges Brassens, chanteur français
- 22 octobre : Czesław Słania, graveur de timbres-poste, polonais
- 5 novembre : Georges Cziffra, pianiste hongrois naturalisé français
- 3 novembre : Charles Bronson, acteur américain
- 20 décembre : George Roy Hill, réalisateur américain
- Siad Barre, ancien président de la Somalie

Décès en 1921


- 1 janvier : Theobald von Bethmann-Hollweg, chancelier allemand
- 6 septembre : Henry Woodward, géologue et paléontologue britannique
- 10 octobre : Louis Mesnier, footballeur Français
- 12 décembre : Henrietta Swan Leavitt, astronome américaine
- 16 décembre : Camille Saint-Saëns, compositeur __NOTOC__ Catégorie:1921 ja:1921年 ko:1921년 ms:1921 simple:1921 th:พ.ศ. 2464

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

La Jetée

La Jetée est un film expérimental de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962 et d'une durée de 29 minutes. Ce film, considéré comme un chef-d'œuvre par nombre de critiques et de réalisateurs (Terry Gilliam,...), est en fait un « photo-roman » ou diaporama : montage de photographies en noir et blanc avec un narrateur unique et une bande-son realisé par Trevor Duncan. Cela donne à ce récit très singulier un fort contenu poétique et sert à représenter une face de la « réalité » : les souvenirs que l'on a d'un moment de sa vie sont partiels, tronqués et lorsqu'on regarde un album photo, les souvenirs viennent dans le désordre avec des « sauts dans le temps ».

Synopsis

L'histoire débute à Paris, après la «troisième guerre mondiale» et la destruction nucléaire de toute la surface de la Terre. Le héros est le cobaye de scientifiques qui cherchent à rétablir un corridor temporel afin de permettre aux hommes du futur de changer d'époque. Il est choisi en raison de sa très forte mémoire visuelle: il garde une image très forte et présente d'un évènement vécu pendant son enfance, lors d'une promenade avec sa mère sur la jetée de l'aéroport d'Orly.

Fiche technique


- Titre : La Jetée
- Réalisation : Chris Marker
- Scénario : Chris Marker
- Musique : Trevor Duncan et liturgie russe du Samedi saint
- Montage : Jean Ravel
- Production : Argos Films
- Date de sortie : 1962
- Film français
- Genre : science-fiction, fantastique
- Durée : 29 minutes

Distribution


- Hélène Chatelain : La femme
- Davos Hanich : L'homme
- Jacques Ledoux : L'expérimentateur
- Jean Négroni : Le narrateur
- André Heinrich

Commentaires


- Ce film a inspiré L'Armée des douze singes de Terry Gilliam, Les Frissons de l'angoisse de Dario Argento et a fortement marqué Mamoru Oshii.
- Le film est composé uniquement de photographies, à l'exception d'un seul plan, le temps de quelques battements de paupières.
- La Jetée a été inspiré par Sueurs froides (Vertigo) d'Alfred Hitchcock, plusieurs séquences y font explicitement référence — notamment celle avec le tronc d'arbre symbolisant le Temps. Terry Gilliam est encore plus démonstratif dans l'Armée des douze singes en intégrant la scène originale du tronc d'arbre symbolique de Vertigo projetée dans un cinéma. Pour remonter à la genèse de ces films, signalons que Vertigo est lui-même l'adaptation cinématographique du roman policier D'entre les morts, du duo d'écrivains français Boileau-Narcejac, paru en 1954.
- Mamoru Oshii fait explicitement référence à La Jetée de Chris Marker dans son tout premier film The Red Spectacles lors de la scène finale sur la jetée qui ne laisse aucun doute quant à son inspiration.

Lien externe


- [http://www.devildead.com/jetee/jetee.php Belle page sur le film, avec photos]
- [http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4788.html La fiche du film sur le site Allociné.fr]
- [http://ann.ledoux.free.fr/pmwiki/index.php5?n=Main.LaJet%e9e Analyse complète]
- [http://www.imdb.com/title/tt0056119/ La fiche IMDB]
- Vous trouverez deux émissions radio [http://www.arteradio.com/son.html?245 ici] et [http://www.arteradio.com/son.html?254 là] sur le film, réalisées par Arte radio, et librement téléchargeables par le public (licence libre Creative Commons. Jetée, La Jetée, La Jetée, La Jetée, La Jetée, La

Philosophie

ko:철학 ms:Falsafah ja:哲学 simple:Philosophy th:ปรัชญา Le mot philosophie désigne tantôt une discipline théorique (ouvrage philosophique, cours de philosophie...), tantôt un système de pensée ou de croyances (la philosophie confucianiste, la philosophie marxiste...), tantôt, de façon plus familière, un état d'esprit ("Untel a fait preuve de philosophie"). Ce dernier sens du mot est plus proche de la notion de sagesse que de celle de philosophie.

Généralités

En tant que discipline théorique, système de pensée ou plus généralement, en tant qu'activité et produit de l'esprit, la philosophie se conçoit comme un questionnement paradoxal : bien qu'orienté vers la recherche du vrai et de l'universel, il s'opère dans la conscience de ne pas pouvoir atteindre ce degré ultime de connaissance. La philosophie, contrairement aux sciences de la nature, n'engendre pas de vérités immuables. Elle ne fait qu'aider l'homme à se comprendre lui-même au travers d'un cheminement intellectuel qui s'avère moins fructueux par ses résultats que par son existence même et ses modalités. Pour le philosophe autrichien Karl Popper, le problème philosophique véritable est celui qui engendre de nouveaux problèmes. L'absence de vérités philosophiques tient au caractère insoluble des problèmes qu'aborde la philosophie. Ces problèmes sont articulés autour de concepts, c'est-à-dire d'objets théoriques permettant d'interroger et de manipuler dans l'abstraction, par le biais de liens logiques, des éléments de l'expérience humaine. Les concepts au cœur des questionnements et théories philosophiques sont, entre autres :
- l'existence,
- le temps,
- la connaissance,
- la vérité,
- le sujet,
- autrui,
- la justice,
- l'art... L'interrogation philosophique la plus classique consiste à se saisir d'un mot couramment employé mais dont le sens paraît vague et complexe, et de tenter de saisir les contours du ou des concepts qu'il désigne. "Qu'est-ce que l'homme ?", "Qu'est-ce que la justice ?", "Qu'est-ce que la connaissance", etc., sont des questionnements typiquement philosophiques. Cependant la philosophie se déploie en une infinité de problèmes et de sous problèmes qui ne concernent pas seulement des concepts uniques mais aussi des articulations de concepts ou encore la recherche de principes de pensée et d'action. Elle connaît de nombreuses subdivisions parmi lesquelles on peut citer la métaphysique, la morale ou l'éthique, la philosophie politique, la philosophie de la connaissance, l'épistémologie, la philosophie de l'art ou esthétique, etc. Si la philosophie s'attache principalement à des problèmes éternels, elle n'est pas pour autant statique. En effet, elle se nourrit du réel, de l'évolution des sociétés et de l'avancement des sciences. Les changements du monde sont l'occasion d'un renouvellement permanent du questionnement philosophique. esthétique

Étymologie

La philosophie (philo-sophia, φιλοσοφία) est l'amour ou le goût de la connaissance, de la sagesse, du savoir, du grec philein (aimer), et sophia (connaissance, savoir, sagesse). Le mot s'interprète donc comme « quête de la sagesse ou de la connaissance », le verbe philein pouvant avoir non seulement le sens d'aimer, mais aussi celui d'apprécier ou de chercher. En ce sens, le philosophe s'oppose au sophiste (au sens péjoratif donné par Platon), qui prétend déjà détenir la sophia, ou au croyant des diverses religions. Diogène Laërce, dans sa Vie des philosophes affirme qu'en ce qui concerne la philosophie les Grecs auraient inventé non seulement la chose, mais également le mot. Ce mot, selon certaines sources, aurait été forgé par Pythagore, qui refusait de se considérer comme un sage (sophos) car la possession de la connaissance, i.e. la connaissance des principes et causes des choses humaines et divines, est le privilège des dieux. Il préférait être appelé « amoureux de la connaissance » (philosophos), c'est-à-dire amoureux des réalités divines. Avant Pythagore, on appelait sophoi ceux qui cherchaient à connaître les réalités divines et humaines, sans que ce mot soit péjoratif. Il y a donc, à l'origine de la philosophie, d'un côté ceux que l'on appelle les sages (Thalès de Milet, etc.), et de l'autre ceux qui furent appelés philosophes. L'étymologie nous apprend ainsi au moins deux choses :
- D'une part, la philosophie concerne initialement la connaissance, elle est une activité intellectuelle qui consiste à cultiver ses facultés et à acquérir une vue aussi objective que possible du monde ; la philosophie classique ou moderne confirme cela.
- d'autre part, la philosophie a aussi une finalité morale et pratique : elle est un art de vivre, et le philosophe qui vit selon la raison, selon une conception classique de la morale, s'efforce de vivre en sage et de suivre le bien pour atteindre le bonheur par le biais de l'ataraxie. On mesure mal aujourd'hui l'importance de cet art de vivre qui faisait souvent comparer le philosophe à un dieu mortel, à un dieu vivant parmi les hommes (c'est le cas, par exemple, chez des philosophes aussi différents que Platon, Aristote, Epicure et Sénèque). Cet aspect pratique a considérablement évolué, et est aujourd'hui étudié en philosophie politique, en philosophie de l'action et en éthique.

Spécificité de la philosophie

Une bonne méthode pour déterminer le sens d'un concept peut être de rechercher ce que ce concept n'est pas. Or, science, philosophie, mythes et religions ont une triple ambition commune : décrire, expliquer, justifier. Il importe donc d'examiner en quoi ils se distinguent.

Philosophie, mythes et religion

Le mythe et la philosophie ont un point commun : ce sont des explications cohérentes du monde. Le mythe est un récit fabuleux qui décrit l'origine du monde, de l'homme, de la société. Les philosophes s'interrogent également sur ces problèmes. Mais il y a des différences :
- la philosophie se veut fondée sur une connaissance rationnelle ; le mythe a par contraste un caractère merveilleux, inexplicable même du fait des causes qu'il invoque, comme les forces surnaturelles ;
- la philosophie suppose que l'on n'adhère pas à une doctrine par la seule foi et encore moins par superstition ; la croyance au mythe fait l'économie de la notion de preuve, ou bien en présente qui n'entraînent pas de conviction universelle (sinon on ne le considèrerait plus comme mythe, mais — à tort ou à raison — comme réalité) ;
- la philosophie cherche à expliquer les phénomènes observés par des causes naturelles ; le mythe recourt souvent à des explications surnaturelles.

Philosophie et science


- voir article détaillé Philosophie et science Lorsqu’il est question du rapport de la philosophie avec les sciences, la philosophie est couramment qualifiée de « mère de toutes les sciences ». Cette optique relève d’une considération quant à l’histoire des idées, où la philosophie apparaît en quelque sorte comme un lieu d’émulation, propre à l’émergence de disciplines appelées à acquérir leur autonomie. Ainsi, par exemple, on remarque qu’alors qu'Isaac Newton désignait encore ses travaux sous l’appellation de philosophie (son maître ouvrage de 1687 portant le titre de Philosophiae Naturalis Principia Mathematica), les développements en ce domaine appartiennent maintenant au domaine de la physique. De même, pour n’évoquer que quelques exemples supplémentaires, c’est de travaux et recherches en philosophie que sont issues, à la fin du , des disciplines comme la sociologie et la psychologie ; tout comme la gérontologie s’est, quant à elle, forgée en tant que discipline (se rattachant maintenant en partie à la psychologie) seulement dans la seconde moitié du , sous l’impulsion de travaux et recherches en philosophie. Cela signifie-t-il pour autant que la philosophie ne serait que le balbutiement des sciences ? Qu’elle ne serait en quelque sorte qu’une manière de désigner les disciplines n’ayant pas encore « abouti » ? Il existe bien sûr plusieurs positions théoriques à cet égard, mais avant même de s’y attarder, il faut noter qu’une attention aux milieux de la recherche fondamentale révèle que... (suite dans l'article détaillé Philosophie et science).

Origine de la philosophie


- Voir article détaillé origine de la philosophie Pourquoi et comment des hommes se sont-ils mis à la philosophie ? Que signifie l'apparition de la philosophie dans l'histoire humaine, et peut-on affirmer que certaines civilisations se soient plus préoccupées de constituer un discours philosophique que d'autres ? Il se peut que le besoin d'exploration intellectuelle soit lié à un désir commun aux mammifères prédateurs et à tous les primates de connaître aussi profondément qu'ils le peuvent leur environnement. Mais en expliquant l'origine de la philosophie (et par conséquent ses exigences de rationalité ou de sagesse, par exemple) dans une telle perspective, on s'en tient à un niveau explicatif en termes strictement motivationnels – génétiques, neurobiologiques, etc. –, généralement applicable aux activités humaines. Il appert plus fructueux, pour une compréhension de l'activité philosophique elle-même, d'examiner plutôt son avènement en retraçant les grandes lignes de son origine historique, ainsi que les interprétations de ses origines en termes proprement philosophiques. L'origine historique de la philosophie est mal connue. On considère généralement que le premier philosophe est Thalès de Milet, mais ce philosophe de la nature était peut-être d'origine phénicienne, et son savoir laisserait donc supposer une tradition philosophique bien plus ancienne. Ce qui est certain, c'est que la philosophie naît sous l'influence de la science égyptienne (géométrie), du savoir phénicien (arithmétique), et de courants religieux variés, venus par exemple de Mésopotamie et de l'Inde. Bien d'autres influences ont été supposées, mais il est dans l'ensemble très difficile de faire la part des choses. Il faut remarquer également que les premiers philosophes... (suite dans l'article détaillé origine de la philosophie).

Trois conceptions de la philosophie


- Voyez les articles Philosopher et Philosophe pour plus de détails. Il est possible de distinguer à partir de ce qui précède trois conceptions de la philosophie :
- une partie réflexive de la philosophie : l'exercice de la raison en tant qu'activité d'évaluation et de critique des arguments ;
- un savoir philosophique : par la détermination de concepts et d'outils mentaux pour comprendre l'homme et le monde ;
- une partie pratique, la sagesse, qui doit faire l'unité du penser et de l'agir (de l'entendement et de la volonté) ;

Critiques de la philosophie

La philosophie a été critiquée dès sa naissance. Certaines critiques sont extérieures au discours philosophique (par exemple, les critiques du sens commun), d'autres lui sont internes (critiques des philosophes entre eux). Mais toute critique peut faire l'objet d'un examen philosophique ; on ne peut d'ailleurs concevoir de philosophie sans critique. Voir article détaillé : Critiques de la philosophie

Articles de philosophie

Note : si vous désirez participer à la rédaction d'articles de philosophie, veuillez consulter Wikipédia:Projet/Philosophie, projet qui doit permettre une coordination des efforts des rédacteurs. Voir le détail des articles : Wikipédia:Portail philosophie

Appel à contributions

Si vous avez des connaissances à faire partager, et que vous souhaitez écrire avec plus de liberté, vous pouvez :
- écrire des textes pédagogiques, des introductions, etc. dans [http://fr.wikibooks.org/wiki/Histoire_de_la_philosophie Wikilivres] ;
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Annexes


- Programme de philosophie en classe terminale en France
- Dérivés du mot philosophie
- Traduction du mot philosophie
- Expressions dans la langue courante.

Bibliographie générale


- Apologie de Socrate, Platon
- Phédon, Platon
- Le Banquet, Platon
- Théétète, Platon
- La République, Platon
-
La Métaphysique, livre A, Aristote
-
La Politique, Aristote
-
Éthique à Nicomaque, Aristote
-
Lettres, Épicure
-
Protreptique, Jamblique
-
Discours de la méthode, Descartes
-
Le Leviathan, Thomas Hobbes
-
L'Éthique, Spinoza
-
Enquête sur l'entendement humain, David Hume
-
Le Contrat Social, Jean-Jacques Rousseau
-
Critique de la raison pure, Emmanuel Kant
-
Ainsi parlait Zarathoustra, Friedrich Nietzsche
-
Être et Temps, Martin Heidegger
-
L'existentialisme est un humanisme, Jean-Paul Sartre
-
L'être et le néant, Jean-Paul Sartre
-
Éléments de philosophie, Alain
-
Introduction à la philosophie, Karl Jaspers
-
Éloge de la philosophie, Merleau-Ponty
-
Problèmes de philosophie, Bertrand Russell
-
Grandeur et misère de la modernité, Charles Taylor (philosophe)

Cours de philosophie


-
Cours de philosophie, Émile Durkheim
-
Cours de philosophie, Armand Cuvillier

Dictionnaires, encyclopédies


-
Vocabulaire philosophique, Armand Cuvillier
-
Vocabulaire technique et critique de la philosophie, André Lalande
-
Notions de philosophie, sous la direction de Denis Kambouchner (panorama de grandes notions)
-
Encyclopédie Philosophique Universelle en six volumes sous la direction d'André Jacob - éd.PUF (1992)
-
Vocabulaire Européen des Philosophies - Dictionnaire des Intraduisibles sous la direction de Barbara Cassin - éd.Seuil-Le Robert (2004)

Histoire


-
Histoire de la philosophie, Emile Bréhier (P.U.F.)
-
Histoire de la philosophie, François Châtelet
-
Les grands philosophes, Karl Jaspers
-
Histoire de la philosophie, Y. Belaval (Gallimard).

Méthode


-
Méthodologie philosophique, J.J. Wunenburger, D. Folscheid et P. Choulet
-
Introduction aux techniques de la philosophique - L'idée de justice, G. Boss (Grand Midi)

Liens externes relatifs à la philosophie

Voir aussi


- Philosophe
- Philosopher Catégorie:Philosophie


Jean Paul Sartre

Jean-Paul Sartre (Paris 21 juin 1905 - Paris 15 avril 1980) est un philosophe et écrivain français.

Biographie

Né à Paris le 21 juin 1905, Sartre est orphelin de père à deux ans et grandit à Paris, dans un milieu bourgeois et intellectuel. Il fait ses études secondaires au lycée Henri IV, où il fait la connaissance de Paul Nizan. De 1922 à 1924, il est en classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand. Il est reçu à l’École normale supérieure en 1924 où il fait notamment la connaissance de Raymond Aron : il va sans dire que leur amitié naissante ne résistera pas aux différences idéologiques qui séparent les grands hommes. Déjà il critique une bourgeoisie trop sûre d’elle-même, de sa sécurité, de ses devoirs et de ses droits. Il rencontre également et surtout Simone de Beauvoir avec laquelle il forme un couple empreint de liberté et de complicité. Elle sera son « amour nécessaire » en opposition aux « amours contingentes » qu’ils seront amenés à connaître tous deux. Après un échec à l’agrégation de philosophie en 1928 (pour avoir fait preuve de trop d’originalité, selon ses dires) il est reçu premier l’année suivante. Prenant la suite de Raymond Aron, il est pensionnaire à l’Institut français de Berlin,en 1933 et 1934 où il complète son initiation à la phénoménologie de Husserl. De 1936 à 1939, il enseigne au Havre, à Laon et à Paris. Mobilisé à Nancy, il est fait prisonnier, puis libéré en 1942. Par la suite Sartre est vu par certains comme résistant, tandis que le philosophe Vladimir Jankélévitch lui reproche au contraire son « manque d’engagement politique » pendant l’occupation allemande, et voit dans ses combats ultérieurs pour la liberté une tentative de racheter cette attitude. Il est vrai qu'alors, et il le dit lui-même, sa seule volonté était de produire des écrits qui demeureraient. Il appartînt tout de même, avec Simone de Beauvoir à une organisation résistante dont l'échec mettra définitivement fin à son activité de résistant. Il publie des essais philosophiques, notamment l'Être et le Néant en 1943 et popularise le courant existentialiste français, qu’il contribuera à définir (L’existentialisme est un humanisme 1946). Il acquiert une notoriété et touche un vaste public grâce à ses romans (La Nausée 1938), ses nouvelles (Le Mur 1939), ses pièces de théâtre (Les Mouches 1943, Huis-clos 1944) qui lui permettent de diffuser ses idées. Celles-ci, athées au plus haut point, lui vaudront en 1948 une mise à l'Index par le Vatican. En 1945, il quitte définitivement l’enseignement et crée la revue des Temps Modernes dans laquelle il appelle les intellectuels à s’engager dans le monde contemporain. « L’écrivain est en situation dans son époque : chaque parole a des retentissements. Chaque silence aussi. » Cette revue est encore actuellement considérée comme la plus prestigieuse des revues françaises au niveau international. Après avoir été compagnon de route du parti communiste où il rencontra Albert Camus avec qui il rompra tout lien en 1951 à cause de la publication de sa pièce L'Homme Révolté. Il blâme pour la première fois le PC en 1956 la répression du soulèvement hongrois et en 1968, l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie. Soutien actif de la révolution cubaine, dès 1960, il rompra avec le Líder Máximo en 1971 à cause de « l’affaire Padilla ». Il dira de Fidel Castro : « Il m’a plu, c’est assez rare, il m’a beaucoup plu. » Pendant la guerre d’Algérie, il prend résolument parti pour le F.L.N., en retour l’OAS plastiquera son immeuble (le 7 janvier 1962). Symbolisant l’intellectuel engagé, il multiplie les prises de position politiques. À la suite de la publication de son récit autobiographique Les Mots, Jean-Paul Sartre se voit attribuer en 1964 le prix Nobel de littérature, qu’il refuse car selon lui « aucun homme ne mérite d’être consacré de son vivant ». Alors qu’il travaille à la rédaction du quatrième tome de L’idiot de la famille, une somme biographique consacrée à Flaubert, il fonde en février 1973, avec Serge July, Philippe Gavi, Bernard Lallement et Jean-Claude Vernier, l’actuel quotidien Libération. Atteint de démence vasculaire, il démissionnera de sa direction le 21 mai 1974. À partir de cette date, avec Benny Lévy, qu'il avait connu lorsque ce dernier dirigeait le groupe maoïste La Gauche prolétarienne, il entamera une réflexion sur le pouvoir et la liberté. Il meurt le 15 avril 1980 à l’hôpital Broussais (Paris), faisant descendre dans la rue, à l’occasion de ses funérailles, quelque 50 000 personnes. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris, dans la 20ème division — juste à droite de l’entrée principale boulevard Edgar Quinet. Simone de Beauvoir, décédée le 14 avril 1986, a été inhumée à son côté. « Nous avons l’impression de nous être intéressés à notre monde, d’avoir essayé de le voir » dira-t-il à Simone de Beauvoir. Par ses prises de position militantes Jean-Paul Sartre n’a cessé de remettre en question le monde contemporain au nom de l’Homme et de sa liberté : signature du manifeste des 121 sur le droit à l'insoumission en 1960, soutien des étudiants en mai 1968. Son engagement en a fait un homme très important et son statut "d’intellectuel modèle" ne l’a rendu que plus influent. Bien que cela ait souvent dérangé la vie politique (soutien de la décolonisation) sa popularité l’a souvent mis hors d’atteinte des représailles du pouvoir, ainsi De Gaulle lui-même le surnommait « Ce Voltaire que l’on ne peut mettre en prison ». C'est certainement pour cette raison qu'il fût le seul directeur de La Cause du Peuple à ne pas avoir été emprisonné. Si c’est à la fin de sa vie que sa volonté d’engagement s’est vraiment fait sentir, c'est sans doute car, atteint de cécité, il n’était plus capable d’écrire. Et depuis ? : « Nous n’avons plus de contemporain capital, de philosophe vers qui nous tourner, d’écrivain qui prenait parti, sans ambages. Nous souffrons d’un manque de réponses, mais plus encore, peut-être, d’un manque de questions. Le piédestal sur lequel se dressait la statue du petit homme est bien vide. » J.J Brochier, dans Le Magazine littéraire, 1996 (Hors série). : « C'était le dernier des Humanistes » Claude Levi-Strauss

Philosophie


- Contingence de l'être : le monde est « absurde », sans raison. Il est « en trop ». Il existe simplement, sans « fondement ». Les choses et les hommes existent de fait, et non de droit. (Voir La Nausée.)
- L'homme est défini par la conscience (le pour-soi qui s'oppose à l'en-soi). Or toute conscience est conscience de quelque chose (idée d'intentionnalité reprise de Husserl). L'homme est donc fondamentalement ouvert sur le monde, « incomplet », « tourné vers », ex-istant (projeté hors de soi) : il y a en lui un néant, un « trou dans l'être » susceptible de recevoir les objets du monde. :La conscience est ce qui ne coïncide jamais avec soi-même, ce qui est puissance de néantisation (c'est-à-dire de négation, c'est-à-dire d'action) grâce à l'imagination (elle peut penser ce qui n'est pas). La conscience rend donc le projet possible.
- L'homme est absolument libre : il n'est rien d'autre que ce qu'il fait de sa vie, il est un projet. L'existence précède l'essence (contre Hegel : il n'y a pas d'essence prédéterminée, l'essence est librement choisie par l'existant). l'engagement n'est pas une manière de se rendre indispensable, mais n'importe qui (interchangeable).
- L'homme est condamné à être libre : ne pas s'engager, c'est encore une forme d'engagement : on en est responsable. De plus, Dieu n'existe pas, donc l'homme est seul source de valeur et de moralité ; il est condamné à inventer sa propre morale.
- Refus du concept freudien d'inconscient, remplacé par la notion de « mauvaise foi » : l'inconscient ne saurait amoindrir l'absolue liberté de l'homme.

Bibliographie


- L'imagination (1936)
- La transcendance de L'Ego (1937)
- La Nausée (1938)
- Le Mur (1939)
- L'imaginaire (1940)
- Les mouches (1943)
- L'être et le néant (1943)
- Huis clos (1944)
- Les chemins de la liberté (1945)
- L'existentialisme est un humanisme (1945)
- Morts sans sépulture (1946)
- Réflexions sur la question juive (1946)
- La P... respectueuse (1947)
- Baudelaire (1947)
- Les Mains sales (1948)
- Le Diable et le Bon Dieu (1951)
- Les Jeux sont faits (1952)
- Critique de la raison dialectique (1960)
- Les Mots (1964)
- Situations (1947-1965)
- L'Idiot de la famille (1971-1972) sur Flaubert
- Cahiers pour une morale (posthume, publié en 1984)
- Critiques littéraires
- Qu'est-ce que la littérature?
- Un théâtre de situation
- Nekrassov (1973)

Références


- Francis Jeanson, Sartre par lui-même, 1955
- Régis Jolivet, Sartre ou la théologie de l'absurde, 1965
- Francis Jeanson, Sartre dans sa vie, 1974
- Simone de Beauvoir, La cérémonie des adieux, 1981
- Annie Cohen-Solal, Sartre - 1905-1980, 1999
- Angèle Kremer-Marietti, Jean-Paul Sartre et le désir d'être, 2005
- Bernard-Henri Lévy, Le siècle de Sartre, 2000
- Bernard Lallement, "Sartre, l'improbable Salaud" 2005
- Gerhard Seel, La dialectique de Sartre, Lausanne 1995
- Heiner Wittmann, L'esthétique de Sartre. Artistes et intellectuels, traduit de l'allemand par N. Weitemeier et J. Yacar, Éditions L'Harmattan (Collection L'ouverture philosophique), Paris 2001. ISBN: 2-7475-0849-8.
- Robert Denoon Cumming, The Philosophy of Jean-Paul Sartre, Random House, 1965 / Modern Library 1966 (Sélection d'extraits en traduction anglaise)
- Vincent von Wroblewsky (dir.), Pourquoi Sartre ?, Lastresne, Le bord de l'eau, 2005.

Liens externes


- [http://www.incipitblog.com/index.php/2005/11/01/jean-paul-sartre-les-mots-1964/ Livre audio (lecture mp3) de l']incipit des Mots (1964)
- [http://www.giornaledifilosofia.net/ Giornaledifilosofia.net, des articles sur Sartre]
- http://www.romanistik.info/fr/sartre.html1
- [http://www.gilles-jobin.org/citations/?au=319 Citations de Sartre]
- [http://atheisme.free.fr/Biographies/Sartre.htm Biographie et citations de Jean-Paul Sartre]
- [http://www.evene.fr/celebre/actualite/centenaire-jean-paul-sartre-113.php Dossier complet pour le Centenaire de sa naissance] ---- Sartre, Jean-Paul Sartre, Jean-Paul Sartre, Jean-Paul Sartre, Jean-Paul Sartre, Jean-Paul Sartre, Jean-Paul Sartre, Jean-Paul Sartre, Jean-Paul ja:ジャン=ポール・サルトル ko:장 폴 사르트르 th:ฌอง ปอล ซาร์ต

Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale (que l'Union soviétique appelle la grande guerre patriotique) est le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, tuant environ 2% de la population mondiale, soit approximativement 60 millions de personnes, dont une grande partie de civils. Elle a commencé en 1939, en Pologne, ou même, selon certains, en 1936 en Espagne, ou bien encore selon d'autres, en 1937 en Asie, pour se terminer en 1945. Ce conflit opposa, de façon schématique, deux camps : les Alliés et l'Axe.
- Alliés : Australie, Belgique, Canada, Chine, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Luxembourg puis l'Union soviétique à partir du 22 juin 1941, les États-Unis d'Amérique à partir du 7 décembre 1941, le Mexique et le Brésil à partir de 1942.
- Axe : Allemagne, Autriche, Hongrie, Finlande, Italie, Japon, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, Croatie, Thaïlande. Les États européens qui ne prirent pas part au conflit, conservant leur neutralité furent : l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, la Suède, la Suisse et la Turquie. Article détaillé : Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale La Seconde Guerre mondiale est tristement célèbre pour le sommet de souffrance auquel l'humanité s'est elle-même soumise : la déportation en camps de concentration et camps de travail à des fins d' extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d'individus, (homosexuel(le)s, Témoins de Jéhovah, etc.) commandées par le régime nazi ; les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les massacres massifs de populations et de combattants perpétrés par les forces japonaises principalement en Chine ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis et des unités japonaises ; les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) puis par les Alliés sur une échelle bien plus grande avec du napalm : Tōkyō au Japon, Dresde (35 000 morts) et Hambourg en Allemagne. Et pour la