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Chronologie du Brésil
Le Brésil avant la colonisation
Les territoires constituant l'actuel Brésil furent occupés dès le début du Avant l'arrivée des Européens, le territoire était occupé par des tribus dont la plupart étaient semi-nomades et vivaient de chasse, de cueillette et d'une agriculture sur brûlis ; lorsque les terres commençaient à montrer des signes d'épuisement, la tribu se déplaçait, laissant la nature reprendre ses droits :
:: - l'ouest était peuplé de tribus d'indiens Pano ;
:: - les régions orientales et méridionales de tribus d'indiens Ge ;
:: - la côte est et le bassin amazonien de tribus d'indiens Tupi et Guarani ;
:: - le nord de tribus d'indiens Arawak et Caraïbe.
Colonisation du Brésil
- En 1493, le pape Alexandre VI attribue à partir d'une ligne imaginaire nord-sud à 100 lieues à l'ouest des îles du Cap-Vert, les terres en-deçà aux Portugais, au-delà aux Espagnols.
- 7 juin 1494 : L'Espagne et le Portugal signent, contraints par le pape Alexandre VI, le traité de Tordesillas, par lequel, ces deux puissances s'entendent sur le partage des territoires du Nouveau Monde.
- Tout ce qui serait découvert à l'Ouest de la longitude 50° appartiendrait à l'Espagne, et tout ce qui serait à l'Est (Afrique comprise) appartiendrait au Portugal. En fait la papauté avait attribué non pas des zones de colonisation, mais des zones d'évangélisation, distinction subtile qui ne résista pas aux appétits de ces deux puissances européennes.
- Dès le 26 janvier 1500, le navigateur espagnol Vicente Yáñez Pinzón touche terre sur un site près de l'actuelle Recife, et remonte la côte vers le nord jusqu'à l'embouchure du fleuve Orénoque, mais conformément au traité de Tordesillas, tous ses territoires furent attribués au Portugal sans revendication de l'Espagne.
- Le 22 avril 1500, Pedro Alvares Cabral, amiral portugais, débarque sur le site de Porto Seguro (au sud de l'actuelle Salvador), prend possession du territoire au nom du Portugal et le baptise Terra da Vera Cruz (Terre de la Vraie Croix).
- En 1501, le Portugal envoie l'italien Amerigo Vespucci pour effectuer la reconnaissance des côtes du nouveau territoire. Il rapporte en Europe le bois de brasil (bois de brésillet) qui produit une teinture rouge qui sera très prisée et qui donnera son nom au nouveau territoire.
- En 1503, des marins français de Dieppe et de Honfleur, puis peut-être le malouin Jacques Cartier, se rendent sur les côtes du nouveau territoire portugais dans l'espoir de faire commerce du bois brésil (ou bois de Pernambouc), tout en bravant les navires de guerre portugais qui croisent dans les parages. Ils occupent un petit îlot près de Pernambouc, l'actuelle Recife, et certains d'entre eux, les truchements restent sur place et s'installent le long des côtes, se mélangeant aux indigènes.
- En 1530, le bois brésil ne suffisant plus à assurer le développement économique du nouveau territoire, le roi Jean III de Portugal (João III) le confie à de grands seigneurs (les donataires) qui accordent de vastes domaines à des colons, à charge pour eux d'y faire cultiver la canne à sucre.
- En 1532, Martim Afonso fonde le premier village de colonisation : la Vila de São Vicente (État de São Paulo).
- En 1548, le roi Jean III de Portugal (João III) dit le Pieux, décide d'un programme de colonisation du nouveau territoire. Il créé un gouvernement général du Brésil, qui prend en charge les pouvoirs conférés précédemment aux grands seigneurs donataires, afin de maintenir la cohésion des colonies éparpillées le long des côtes du nouveau territoire.
- De 1549 à 1553, Thomé de Sousa, premier gouverneur général du Brésil, organise un gouvernement central à partir de la nouvelle cité de Salvador récemment fondée. Il entreprend une profonde réforme de l'administration et de la justice.
- En 1550, un premier groupe d'esclaves africains arrive à Salvador.
- En 1554, fondation de São Paulo, au sud de Salvador, à partir de laquelle les Jésuites entreprennent d'évangéliser les Indiens de l'intérieur du territoire.
- Ils utilisent de petites pièces de théâtre comme outil pédagogique, pour infiltrer et conquérir les Indiens brésiliens
- Le père Jésuite José de Anchieta (1534-1597) est l'auteur de la première grammaire du Tupi, la langue prédominante chez les Indiens
- À partir du 10 janvier 1555, une expédition française, forte de 600 colons huguenots, et dirigée par Nicolas Durand de Villegagnon, seigneur de Torcy et vice-amiral de Bretagne, s'établit, dans la baie de Rio, pour constituer le point de départ d'une colonie nommée France Atlantique. Partie du Havre et soutenue financièrement par les marchands de Normandie, elle convoite le fameux bois de Brésil utilisé pour teindre leurs draps.
- En 1557, un deuxième contingent, composé de protestants calvinistes et de femmes, rejoint la colonie. Cette arrivée est le début d'une guerre civile désastreuse entre catholiques et protestants, préfigurant du massacre de la Saint-Barthélemy.
- Les Portugais finissent par détruire la colonie divisée en mars 1560, et réussissent à expulser tous les Français de la baie de Rio en 1565. Ils construisirent une forteresse côtière pour empêcher d'éventuelles nouvelles incursions étrangères, et fondèrent la cité de Rio de Janeiro en 1567.
- En 1570, un décret garantit la liberté des Indiens, mais la loi et la volonté de l'appliquer ne sont pas suffisantes pour empêcher les violences qu'ils continuent à subir.
- En 1580, le roi Philippe II d'Espagne hérite de la couronne du Portugal, et cet événement marque jusqu'en 1640, une période d'union des deux royaumes, lors de laquelle le Brésil dû faire face à de nombreuses agressions anglaises, hollandaises et françaises.
- De 1594 à 1615, le protestant Daniel de La Touche, seigneur de la Ravardière, tente à nouveau d'établir une colonie française dans l'île de Maranhão, où il fonde en 1612 la cité de Saint-Louis de Maranhão (São Luís do Maranhão, autour du fort Saint-Louis, mais il est finalement forcé de capituler le 4 novembre 1615 devant les Portugais commandés par Jerônimo de Albuquerque, alors qu'il avait demandé en vain des renforts au roi Louis XIII de France.
Louis XIII de France
- En 1624, une flotte hollandaise s'empare de Bahia, qui est reconquise en 1625 par une armée composée de forces portugaises, espagnoles et indiennes.
- En 1630, une expédition financée par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales prit Pernambuco (l'actuelle Recife), Olinda, et les territoires côtiers compris entre l'île de Maranhão et le fleuve São Francisco. Les Hollandais, sous le gouvernement de Jean-Maurice de Nassau-Siegen occupèrent leurs conquêtes plusieurs années et les firent prospérer.
- En 1644, le gouverneur Jean-Maurice de Nassau-Siegen démissionne pour protester contre l'exploitation à outrance menée par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales, et dès son départ, les colons portugais soutenus par le Portugal (redevenu indépendant de l'Espagne en 1640), se soulèvent contre le pouvoir hollandais, et après dix années de combats, les Hollandais se retirent, mais ne renoncent définitivement à leur revendication territoriale qu'en 1661.
- Durant le , l'activité des Jésuites se délocalise de São Paulo vers Salvador, première capitale du Brésil colonial. Une vie culturelle et littéraire commence à se développer dans la couche sociale la plus élevée de la ville : propriétaires terriens, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs et clergé.
- En 1674, les Bandeirantes (explorateurs) commencent l'exploration de l'intérieur des vastes terres du Brésil.
- En 1680, une expédition portugaise, violant le vieux traité de Tordesillas, fonde une colonie au sud de la rive orientale du Rio de la Plata, et est à l'origine d'une longue série de troubles qui ne s'achève qu'en 1828 avec la création de l'Uruguay.
- En 1690, les premiers gisements d'or sont découverts.
- En 1705, d'importants gisements d'or et de pierres précieuses sont découverts, dans les Minas Gerais, ce qui permet au Brésil de devenir rapidement le premier producteur d'or du monde.
- En 1711, le corsaire malouin René Duguay-Trouin s'empare de Rio de Janeiro et la restitue aux Portugais, trois mois plus tard, contre le paiement d'une rançon.
- Durant le , le centre économique et culturel du Brésil colonial se déplace vers les Minas Gerais. L'intensification de l'exploitation de l'or est alors concentrée autour de trois villes : Vila Rica (actuellement Ouro Preto), capitale de la province, Sabará et São João del-Rei.
- En 1743, une carte de l'Amazone est dessinée par Charles de la Condamine.
- En raison des besoins en main d'œuvre pour l'exploitation des mines, de puissantes bandes armées s'en prennent aux missions créées par les Jésuites afin d'asservir les Indiens évangélisés qui s'y trouvent.
- En 1760 :
- Les Jésuites sont expulsés du Brésil afin de casser leur puissance économique et leur influence politique.
- Les gisements miniers commencent à s'épuiser et sont progressivement abandonnés.
- En 1763, la capitale est transférée de Salvador à Rio de Janeiro.
- En 1775, l'esclavage des Indiens est aboli, mais il est remplacé par une main d'œuvre servile en provenance de l'Angola, autre colonie portugaise des côtes africaines. Jusqu'en 1850, la traite des esclaves noirs touche près de trois millions et demi d'êtres humains, qui sont arrachés du continent africain pour être asservis et vendus aux planteurs brésiliens.
- En 1789, dans l'État du Minas Gerais, des révolutionnaires (commerçants, intellectuels, francs-maçons...), menés par Joaquim José da Silva Xavier, appelé le Tiradentes (dentiste ou arracheur de dents), essaient d'organiser un soulèvement populaire pour exiger l'indépendance du Brésil, c'est l’Inconfidência Mineira (la « défiance des habitants du Minas Gerais »). Ce soulèvement échoue en raison de la trahison de l'un des meneurs. Tiradentes fut exécuté, mais devint le célèbre martyr de l'indépendance brésilienne, encore loué et chanté aujourd'hui par les écoles de samba, lors de la fête annuelle du 21 avril.
- Le Brésil connaît à cette époque une très importante effervescence politique, sociale et culturelle. De nombreux groupes, sociétés et académies sont créés, marquant le début d'une vie littéraire et culturelle nationale, jusqu'alors très dépendante du Portugal.
- Lorsqu'en 1806, l'empereur des Français Napoléon décrète le blocus continental contre le Royaume-Uni, le royaume de Portugal refuse d'adhérer à cette opération.
- En novembre 1807, fuyant les avancées de l'armée de Napoléon, la reine, le prince-régent et la famille royale quittent le Portugal pour le Brésil et y transfèrent le siège du royaume. Bientôt suivie par la cour, la reine s'installe à Rio de Janeiro en 1808.
- Fils aîné de l'héritier de la couronne, dom Pedro grandit donc au Brésil, dans le climat d'effervescence politique du Nouveau Monde et s'éprend de la colonie portugaise.
- Le 16 décembre 1815 est proclamé le Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves, la reine élevant le Brésil au rang de royaume, uni à celui de Portugal.
- En 1816, le prince-régent, à la mort de la reine Marie I, devient le nouveau roi de Portugal, du Brésil et des Algarves, sous le nom de Jean VI de Portugal (João VI).
- En 1820, une révolution éclate au Portugal et les révoltés exigent le retour du roi au Portugal.
- En 1821, la cour retourne à Lisbonne et le roi laisse à son fils Pierre (dom Pedro) la charge de gouverner la colonie. Investi d'une âme de romantique, il se sent beaucoup plus Brésilien que Portugais, et ne désire pas être obligé de finir sa vie au Portugal, à la succession de son père.
- Les Cortès de Lisbonne lui ordonnant de rentrer au Portugal, il prend fait et cause pour l'indépendance du Brésil et proclame cette dernière le 7 septembre 1822, sur les bords de la rivière Ipiranga.
Le Brésil après l'indépendance
- Le 12 octobre 1822, dom Pedro se proclame empereur du Brésil sous le nom de Pierre Ier du Brésil. Le 13 octobre, il est confirmé par acclamation, et soutenu par une partie du clergé et par les couches populaires, mais ce nouvel empire est mal vu par la grande bourgeoisie commerçante, libérale et positiviste, propriétaire de la plupart des terres.
- Le 25 mars 1824, par décret impérial, entrée en vigueur de la première constitution brésilienne.
- En 1825, le roi Jean VI de Portugal reconnaît l'indépendance du Brésil.
- De 1825 à 1827, eut lieu une guerre entre le Brésil et l'Argentine pour la possession de la province de Plata. Finalement ce territoire devint indépendant sous le nom d'Uruguay.
- En 1826, le roi Jean VI de Portugal meurt, et son fils Pierre Ier du Brésil devient légitimement roi de Portugal, mais il abdique en faveur de sa fille Maria da Glória (Marie II de Portugal).
- Le 7 avril 1831, l'empereur Pierre Ier du Brésil (Pedro), devenu très impopulaire, auprès de la grande bourgeoisie, est contraint d'abdiquer, en faveur de son fils Pedro de Alcântara, âgé de cinq ans, qui prit le nom de Pierre II du Brésil. Celui-ci, né au Brésil après l'indépendance était un véritable Brésilien, mais son accession au trône marqua cependant le début d'une période d'instabilité politique.
- En 1834 :
- Un acte additionnel à la Constitution permet l'instauration d'un véritable régime parlementaire dirigé par un régent-citoyen, en l'occurrence l'abbé Diogo Antônio Feijó. Ce régime dura jusqu'en 1840, année lors de laquelle Pierre II atteint sa majorité et commence son règne personnel.
- Pierre Ier du Brésil meurt en exil au Portugal.
- En 1847, les premiers immigrants arrivent à São Paulo pour travailler dans les grandes exploitations de café.
- En 1850, l'empereur s'engage dans la lutte contre l'esclavage ; le trafic d'esclaves vers le Brésil s'arrête.
- Dans les années 1860 débute la culture intensive du café.
- De 1865 à 1870, une guerre a lieu contre le Paraguay.
- En 1871, une loi affranchit les enfants nés d'une mère esclave.
- Le 13 mai 1888, la princesse Isabelle qui exerce la régence, signe la loi « Áurea » qui abolit totalement l'esclavage au Brésil. Consciente de l'impopularité de cette mesure, elle avait confié alors : « L'abolition de l'esclavage sonnera le glas de la dynastie ».
- En 1889, le régime de l'empereur Pierre II du Brésil, devenu très impopulaire auprès des grands propriétaires terriens, pour avoir aboli l'esclavage, est renversé par l'armée, dirigée par le général Manoel Deodoro da Fonseca. La République est proclamée, l'empereur part en exil à Paris et l'armée entre sur la scène politique brésilienne.
Paris
- En 1891 :
- Le 24 février, une nouvelle constitution crée la république laïque et fédérale des « États Unis du Brésil », et le général Manoel Deodoro da Fonseca en est le premier président élu.
- En novembre, il choisit de dissoudre l'Assemblée nationale et d'imposer un pouvoir dictatorial, mais poussé à la démission par une révolte de la marine, il cède le pouvoir au vice-président Floriano Peixoto qui maintient la dictature.
- En 1894, Prudente de Morais devient président de la République brésilienne.
- De 1906 à 1914, le pays connaît une grave période de crise économique due à la baisse du prix du café, puis à celle du caoutchouc, cependant le Brésil reste toujours la première puissance économique de l'Amérique latine.
Le Brésil après 1914
- En 1917, le Brésil s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Alliés, après avoir subi des attaques de sous-marins allemands contre ses bateaux de commerce.
- Dès 1918, les richesses agricoles du pays (café, blé, caoutchouc et sucre) sont à nouveau exportées massivement.
- Dès 1922, une grave crise économique touche le Brésil.
- En juillet 1924, la crise économique aboutit à une large révolte, qui démarre à São Paulo puis s'étend dans le pays et débouche sur 6 mois de troubles populaires. Après de nombreux affrontements, l'armée réussit à reprendre la situation en main et à mater la révolte. Cependant, le gouvernement décrète la loi martiale, pour éviter de nouveaux problèmes.
- En 1927, le gouvernement brésilien déclare les grèves illégales.
- En 1929, le pays subit de plein fouet les retombées du krach américain. Les marchés européens se ferment, les cours des matières agricoles s'effondrent avec en particulier ceux du caoutchouc et du café. Le gouvernement ne peut plus résister et le régime dictatorial tombe.
- Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas prend le pouvoir grâce à un coup d'État, et forme un gouvernement provisoire qui suspend la Constitution.
- En 1932, le droit de vote est accordé aux femmes et le vote à bulletin secret est introduit.
- En 1934, Getúlio Vargas est élu, pour quatre ans, président de la République par une nouvelle Assemblée nationale qui proclame, le 16 juillet, une nouvelle constitution.
- Le 10 novembre 1937, le président Getúlio Vargas impose une nouvelle dictature qu'il baptise l' Estado Novo (État nouveau), accompagnée d'une nouvelle constitution.
- En 1942 :
- En janvier, le Brésil rompt ses relations diplomatiques avec les pays de l'Axe.
- Le 22 août, le Brésil déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Italie.
- Le 30 octobre 1945, le président Getúlio Vargas est déposé par un groupe de généraux.
- Le 1er septembre 1946, une nouvelle Constitution démocratique et fédéraliste est adoptée.
- En octobre 1950, l'ex-président Getúlio Vargas est réélu président de la République à une écrasante majorité, en bénéficiant d'un grand courant patriotique, en réaction d'une part à la menace soviétique et d'autre part à l'ingérence économique américaine.
- Cependant, grâce à l'importante aide américaine, une longue période de progrès économique et d'enrichissement s'ouvre pour le Brésil. Entre 1950 et 1980, le PIB est multiplié par sept, cependant le revenu par habitant n'a été multiplié que par trois et les inégalités sociales s'accentuèrent.
- Le 24 août 1954, une affaire d'assassinat politique impliquant et discréditant Vargas, ainsi que la menace d'un coup d'État militaire pousse le président Getúlio Vargas, sommé de démissionner, à mettre fin à ses jours. Cette fin provoque une grande émotion populaire, le coup d'état militaire est abandonné.
- En 1955, Juscelino Kubitschek est élu président de la République. Il va tenter de relever le pays, mais doit faire face à des émeutes étudiantes et ouvrières.
- En 1960 :
- 25 février : une collision aérienne près de Rio de Janeiro cause la mort de 26 Brésiliens et de 35 marines américains.
- La capitale est transférée dans la ville nouvelle de Brasília, construite officiellement pour rééquilibrer le pays au profit de l'intérieur et pour être une vitrine de modernité, mais en fait pour mettre l'appareil de gouvernement relativement à l'abri de toute pression en cas de troubles populaires, en tout cas pour l'éloigner des mégapoles de São Paulo et Rio de Janeiro.
- Jânio Quadros est élu président de la République brésilienne.
- En 1961 :
- Le président Jânio Quadros renonce à la présidence et le vice-président João Marques Goulart lui succède.
- Une nouvelle modification de la Constitution transfère une partie du pouvoir exécutif présidentiel vers le premier ministre João Marques Goulart.
- En 1962, le premier ministre João Marques Goulart initie un plébiscite pour un retour à un régime présidentiel.
- En 1964, alors que le pays plonge dans un nouveau cycle de baisse, le président de la république João Marques Goulart est renversé par un putsch militaire et doit s'enfuir en Uruguay. Le maréchal Castelo Branco assume la présidence et instaure une dictature militaire.
- En 1967, une nouvelle constitution abandonne la dénomination d' « États Unis du Brésil » pour un simple « Brésil ».
- En 1968, l'Acte institutionnel n° 5 permet l'instauration d'une véritable dictature qui dure près de dix années.
- En 1969, une nouvelle Constitution est promulguée.
- En 1974, l'après choc pétrolier marque la fin de l'embellie économique, le retour de l'inflation, alors que l'endettement asphyxie le pays. Les généraux sont discrédités.
- En 1979, le général João Figueiredo prend le pouvoir, et le pays amorce un timide retour à la démocratie.
- En 1985, d'immenses manifestations populaires obligent le général João Figueiredo à rendre le pouvoir, et un civil, Tancredo Neves est élu président de la République, mais tombe malade, et meurt peu de temps avant sa prise de fonction.
- Le vice-président José Sarney le remplace à la présidence. Il impose un programme d'austérité économique et introduit une nouvelle monnaie pour tenter de contenir une inflation galopante qui se montera à 1000 % en 1989.
Le Brésil démocratique
- Le 5 octobre 1988, une nouvelle Constitution plus démocratique est promulguée en remplacement de celle de 1969. Elle désigne le Brésil comme la « République Fédérative du Brésil ». Elle établit un régime présidentiel et le suffrage universel avec vote obligatoire. Elle met en place un Sénat (81 sénateurs élus pour huit ans), et une Chambre des députés (503 députés élus pour quatre ans).
- En décembre 1989 se déroulent les premières élections démocratiques depuis trente ans, et Fernando Collor de Mello devient le premier président de la République brésilienne réellement élu par le peuple.
- En 1992 :
- Procédure de destitution du président Fernando Collor de Mello, accusé de corruption financière. Le vice-président Itamar Franco assume la présidence de la République. L'ancien président sera acquitté en 1994 faute de preuves.
- En juin, sommet « Planète Terre » organisé par les Nations unies à Rio de Janeiro, au cours duquel est adopté une déclaration sur les droits et responsabilités des pays dans le domaine de l'environnement.
- Suite à ce sommet, et pour des raisons d'indépendance énergétique, le Brésil a développé un carburant qui, en vingt ans, a permis de réduire de 30 à 40 % ses émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports. En 2003, plus de 90 % des véhicules brésiliens roulaient avec un carburant vert qui est, en fait, un mélange d'essence avec une part d'éthanol, obtenu lors de la fermentation et de la distillation de la canne à sucre.
- En 1994, un nouveau plan d'austérité économique est mis en place pour pallier les conséquences de la récession mondiale.
- En 1995 :
- Le 1er janvier début du Mercosur (acronyme espagnol de Marché commun de l'Amérique du Sud).
- Lors des élections présidentielles, Fernando Henrique Cardoso est élu président de la République.
- Le nouveau président Fernando Henrique Cardoso tente de réduire les tensions entre les propriétaires terriens et les « Sans-terre » : 1 % de la population brésilienne possède alors 45 % des terres du pays.
- en 1995 et en 1996, de violents affrontements ont éclaté entre les propriétaires terriens et les Sans-terre. Le président Fernando Henrique Cardoso fait redistribuer 1 000 km² de terres de riches domaines privés pour les donner à plus de 3600 familles pauvres, et autorise la reprise de terres attribuées aux Indiens.
- En octobre 2002, lors des élections présidentielles, le chef historique de la gauche Luís Inácio da Silva, dit « Lula », ancien ouvrier métallurgiste, est élu président de la République avec 61 % des suffrages.
Livres
- [http://perso.wanadoo.fr/calounet/resumes_livres/rufin_resume/rufin_rougebresil.htm Rouge Brésil] de Jean-Christophe Rufin, prix Goncourt 2001 - Éd. Gallimard, 560 pages - Thème : Roman historique. Aussi [http://www.livresse.com/Bibliotheque/rufin-jc-rougebresil.shtml Rouge Brésil]
- [http://www.fabula.org/actualites/article4424.php Nicolas de Villegagnon ou l'Utopie tropicale] de Serge Elmalan, préface de Jean-Christophe Rufin - Éd. Favre 2002, 298 pages - Thème : Histoire.
- L'Esclavage en héritage (Brésil) de Jean-François Véran - Éd. Karthala 2003, 386 pages - Thème : Histoire - Étude universitaire. ISBN 2845864132
- Brésil, les silences de l'histoire de Sergio Corrêa da Costa - Éd. du Rocher 2003, Collection Documents, 391 pages - Thème : Histoire. ISBN 2268045722
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Brésil
Europe
L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique).
Amérique
Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord.
L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.
Géographie
Géographie
Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie.
Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe.
Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer.
L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique.
On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie.
Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie.
Voir également les formations géologiques d'Europe.
L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream.
La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.
Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne.
On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans.
L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.
C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen.
Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc.
La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée.
La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest.
À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».
Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué.
Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre.
L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne.
L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au .
La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453.
En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.
A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes.
Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence.
L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.
La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités.
À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe.
C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe.
La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du .
Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.
Religion
On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…)
Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie)
Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté.
Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).
Politique
Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 :
Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican.
Voir article détaillé Politique de l'Europe
Les dates de la construction de l'Union européenne
L'unité européenne, rêve et réalité
L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg.
Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison.
En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro.
Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme.
L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies.
Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.
Organisations européennes
- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen
Voir la liste des grands groupes industriels européens.
Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.
Voir aussi
- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne
Cartes
En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945]
En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie
als:Europa
ja:ヨーロッパ
ko:유럽
ms:Eropah
roa-rup:Evropa
simple:Europe
th:ทวีปยุโรป
zh-min-nan:Europa
AmazonieL'Amazonie est une région d'Amérique du Sud. C'est une vaste plaine traversée par l'Amazone et par ses affluents, et couverte sur une grande part de sa surface par la forêt amazonienne.
Son climat est chaud et humide. La température moyenne régnant en Amazonie est de 26 ºC. Les précipitations moyennes sont de 2 100 mm/an à 2 450 mm/an, avec cependant des zones au nord-ouest présentant plus de 10 000 mm de pluie/an.
L'Amazonie voit un phénomène très rare se produire : deux bassins de fleuves sont reliés par un canal naturel qui franchit la ligne de partage des eaux : le canal du Casiquiare, entre l'Orénoque et l'Amazone.
Portion du territoire brésilien définie par diverses lois en 1953, 1966 et 1971 avec comme objectif la programmation gouvernementale.
Elle comprend les États d'Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima et une partie des États de Mato-Grosso, Tocantins et Maranhão.
Couvre 406 000 km2 et comprend les départements de Guiania,Vaupes, Putumayo et Caquetá.
Correspond aux départements de Pando, Beni, Santa Cruz, une partie de celui de La Paz, de Cochabamba et de Tarija.
Sa zone orientale comprend les provinces de Morona-Santiago, Napo et Zamora-Chinchipe.
C'est la région Sud-Est. Le bassin de l'Orénoque est parfois considéré amazonien dans son ensemble, une généralisation quelque peu abusive.
Elle est constituée des départements suivants : Loreto, Madre de Dios, San Martin et Amazonas
C'est la Guyane française, qui fait de la France un pays sud-américain frontalier du Brésil et du Surinam
Voir aussi
Terra preta
-
Guarani (peuples)
Les Guarani forment un groupe de populations amérindiennes des régions amazoniennes du Brésil et du Paraguay, de langue guarani.
ko:과라니족 ja:グアラニー族
Arawak
Les Arawaks sont des amérindiens des Antilles issus de la forêt amazonienne, proches de la culture saladoïde (ce nom est issu du site éponyme vénézuélien de Saladero). Le nom d'Arawaks qu'on leur a donné ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalinas ou Caraïbes.
À la fin du siècle, les Arawaks étaient dispersés en Amazonie, sur toutes les Grandes Antilles, aux Bahamas, en Floride et sur les contreforts des Andes.
Les plus connues des peuplades Arawaks sont les Taïnos qui vivaient principalement sur l'île d'Hispaniola, à Porto Rico et dans la partie orientale de Cuba. Ceux qui peuplaient les Bahamas s'appelaient les Lucayans.
Il s'agit de populations néolithiques pratiquant l'agriculture et la pêche cueillette, mais ils produisirent une céramique typique extrêmement décorée par la technique de l'adorno et les peintures blanches, noires, ocres. Les populations amérindiennes des Antilles ne connaissaient pas l'écriture.
Dans leur phase la plus récente (800-900 après J.C.) et aux Petites Antilles, les Arawaks se rattachent à la culture "suazoïde", du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï. Ceux-ci ont été longtemps désignés sous l'appellation de "caraïbe". Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes.
On dit que les Arawaks avaient une doctrine bien particulière quant aux animaux qu'ils tuaient : ils s'excusaient et les remerciaient pour leur viande.
Catégorie:Amérindien
Peuple Caraïbe
Définition
Les Caraïbes sont une ethnie amérindienne originaire du nord du Venezuela. Ils ont émigré par la suite vers les îles des Antilles. Leur nom provient du mot caniba donné par les Tainos, autre peuple amérindien déjà installé aux Antilles, à ces envahisseurs sudaméricains.
Caraïbes et Arawaks
Il était jusqu'a très récemment, couramment admis que les arawaks avaient été exterminés par les caraïbes. Cependant il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée.
Thèse de l'absence d'extermination
Les enjeux économiques de la colonisation expliquent en grande partie que se soit forgée une histoire largement légendaire où des populations "caraïbes", terme qui pourrait venir de l'espagnol et ayant donné lieu à notre mot cannibale, sauvages mangeurs d'hommes, auraient exterminé d'hypothétiques populations arawaks pacifiques enlevant et réduisant en esclavage leurs femmes.
De nombreux travaux récents tendent à démontrer que ce schéma a souvent été évoqué dans l'histoire pour justifier l'extermination d'une population par une autre. Il s'agit en quelque sorte d'une auto justification : certes les européens ont exterminés les "caraïbes", mais ce n'est qu'un juste retour des choses, ces populations étant censées avoir fait de même avec leurs prédécesseurs !
Ce schéma se retrouve toujours plus ou moins développé par les chroniqueurs et perdure jusque dans de très sérieux ouvrages récents et est encore enseigné dans les écoles. Il n'est pas lieu ici d'entrer dans les détails de la discussion de ces problèmes. Il faut simplement remarquer que la polysémie des termes arawaks et caraïbes, recouvrant aussi bien des populations amazoniennes, des familles linguistiques et les protagonistes du "pseudo" drame des chroniqueurs, fait que les archéologues évitent de les employer pour se cantonner aux caractérisations purement archéologiques des différentes cultures mises en évidence dans les Antilles.
Thèse de l'extermination
Cette thèse, longtemps indiscutée, définit deux peuples : les arawaks et les caraïbes. Les premiers qui constituent un peuple de marins définissent une société peu belliqueuse et qui nous a légué de nombreuses poteries très ouvragées. Les seconds constituent un peuple aux aptitudes guerrières plus grandes qui par une politique d'expansion a exterminé le peuple arawaks, en consommant la chair des vaincus et prennant commes femmes les veuves de ces derniers. En l'absence de tradition écrite, il est impossible de se fier à d'autres sources que celles des premiers explorateurs-colons. Les éléments plaidant en faveur de cette thèse sont :
- Existence de deux langues, l'une parlée par les femmes et considérée comme 100% arawak et celle des hommes, mélange de caraïbe et d'arawak.
- Existence avérée de deux familles culturelles différentes (tradition de poteries très différentes).
- Récit des premiers colons et notamment "l'Anonyme de Carpentras" qui livre un des récits les plus crédibles sur les petites antilles avant l’installation des puissances coloniales.
Thèse intermédiaire
Si l'existence de deux "peuples" différenciés ne peut être totalement acceptée (les notions de caraïbes et d'arawaks sont des termes polysémiques selon l'interlocuteur qui les emploie), les vestiges archéologiques mettent en évidence, notamment par le style des poteries au moins trois styles archéologiques dont les deux derniers pourraient être appliqués aux termes arawaks et caraïbes. L'histoire humaine étant riche en épisodes d'élimination de peuples par d'autres, il est possible qu'une vague ait pu chasser la précédente. Cependant, cette élimination a très bien pu se faire de façon culturelle sans prépondérance guerrière.
La différence linguistique hommes-femmes peut également s'expliquer par des contacts plus approfondis de la gente masculine avec d'autres tribus. Ainsi l'hybride linguistique parlé par les hommes (structure grammaticale arawak avec du vocabulaire caraïbe) pourrait s'apparenter à un sabir .
Enfin il est certain que les traditions guerrières alliés à l'anthropophagisme rituel pratiqué par les caraïbes ont contribué a créer l'image du sauvage propre à promouvoir le bien fondé d'une colonisation.
Références externes sur le débat
- [http://www-peda.ac-martinique.fr/histgeo/confcar.shtml CARAIBES ET ARAWAKS : MYTHES ET REALITES]
- [http://www2.cg972.fr/mdap/m-sese.htm Mythe de Sésé sur les origines du différents Aarawak-Caraïbe]
- [http://www.gwadaoka.org/repons_sallantin_caraibe.html CARAIBES ET ARAWAKS]
Catégorie:Amérindien
Catégorie:Antilles
Alexandre VIAlexandre 06
Alexandre 06
Alexandre 06
Alexandre 06
Alexandre 06
Alexandre 06
Alexandre 06
Roderic de Borja, né le 1 janvier 1431 à Xàtiva (Espagne), mort le 18 août 1503, devenu Rodrigo Borgia après son arrivée en Italie, fut pape sous le nom d'Alexandre VI (en latin Alexander VI, en italien Alessandro VI) de 1492 à 1503.
Issu d'une famille noble du royaume de Valence, il était neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borgia). En 1456, âgé de 25 ans, il est nommé cardinal. En 1468, il est ordonné prêtre. En 1470, il fait la connaissance de Vanozza Catanei, une jeune patricienne romaine qui lui donnera quatre enfants (Jean ou Joan, César, Lucrèce, et Geoffroi ou Jofre).
Le 11 août 1492 il est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave. Il n'est pas improbable qu'il ait acheté certains votes, bien qu'aucune preuve n'ait été apportée à ce jour.
conclave
En 1494, un parti de prélats à la tête duquel se trouve, Della Rovere, le futur pape Jules II, tente de faire déposer ce pape qu'ils accusent, non sans raison, de simonie et de corruption. Alexandre VI fait face. Le népotisme et les scandales continuent au Saint-Siège, malgré les admonestations de Savonarole.
En 1495, il forme avec Milan, Venise, l'empereur Maximilien et les Rois catholiques d'Espagne la Ligue de Venise qui remportera la bataille de Fornoue et forcera le retour de Charles VIII en France. Conquête de la Romagne par son fils, César Borgia.
Après quoi, le pape se rapprochera de la France.
Mécène généreux et protecteur de nombreux artistes, Alexandre VI meurt brutalement le 18 août 1503 après une soirée de fête. Certains prétendent que le poison en fut la cause. Incontestablement, Alexandre VI laisse dans la chrétienté un grave malaise qui va aller en s'amplifiant avec les années. Même parmi les historiens chrétiens, il ne trouvera pas de véritable défenseur.
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- Missions catholiques aux XVIe et XVIIe siècles
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ko:교황 알렉산데르 6세
Cap-Vert
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| Président
| Pedro Pires
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7 juin
Le 7 juin est le 158 jour de l'année (159 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1430 : L'armée delphinale pénètre en Velin, où elle établit son camp sous les murs du château de Pusignan.
- 1654 : Sacre de Louis XIV en la Cathédrale Notre Dame de Reims
- 1788 : En France, à Grenoble, « Journée des Tuiles » en soutien du parlement du Dauphiné et pour le maintien de ses privilèges.
- 1862 : Les États-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni abolissent la traite des noirs.
- 1929 : Le Vatican devient un Etat souverain.
- 1936 : En France, les accords de Matignon sont signés.
- 1941 : Déclenchement de l'opération franco-britannique en Syrie.
- 2003 : Tennis, Justine Henin remporte le tournoi de Roland Garros.
Naissances
- 1787 : William Conybeare géologue et paléontologue anglais
- 1848 : Paul Gauguin, peintre français († 1903)
- 1920 : Georges Marchais, politicien français (PCF) († 1997)
- 1923 : Jean Baratte, footballeur français († 1986)
- 1940 : Tom Jones, chanteur britannique
- 1952 : Liam Neeson, acteur britannique
- 1958 : Rogers Nelson, dit Prince, chanteur et guitariste américain
- 1968 : Macha Grenon, Canadienne, comédienne et actrice
- 1981 : Anna Kournikova, joueuse de tennis
Décès
- 1926 : Antonio Gaudi, architecte et artiste catalan
- 1954 : Alan Turing, mathématicien (° 1912)
- 1966 : Jean Arp, sculpteur français (° 1886)
- 1993 : Drazen Petrovic, joueur de basket-ball croate (° 1964)
Célébrations
Fêtes
Saints catholiques du jour
- Gilbert
- Mériadec évêque de Vannes (656)
Catégorie:Jour de l'année
ja:6月7日
ko:6월 7일
ms:7 Jun
simple:June 7
th:7 มิถุนายน
Espagne
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| Capitale || Madrid
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| Roi Premier ministre
| Juan Carlos I José Luis Rodríguez Zapatero
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Alexandre VIAlexandre 06
Alexandre 06
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Roderic de Borja, né le 1 janvier 1431 à Xàtiva (Espagne), mort le 18 août 1503, devenu Rodrigo Borgia après son arrivée en Italie, fut pape sous le nom d'Alexandre VI (en latin Alexander VI, en italien Alessandro VI) de 1492 à 1503.
Issu d'une famille noble du royaume de Valence, il était neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borgia). En 1456, âgé de 25 ans, il est nommé cardinal. En 1468, il est ordonné prêtre. En 1470, il fait la connaissance de Vanozza Catanei, une jeune patricienne romaine qui lui donnera quatre enfants (Jean ou Joan, César, Lucrèce, et Geoffroi ou Jofre).
Le 11 août 1492 il est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave. Il n'est pas improbable qu'il ait acheté certains votes, bien qu'aucune preuve n'ait été apportée à ce jour.
conclave
En 1494, un parti de prélats à la tête duquel se trouve, Della Rovere, le futur pape Jules II, tente de faire déposer ce pape qu'ils accusent, non sans raison, de simonie et de corruption. Alexandre VI fait face. Le népotisme et les scandales continuent au Saint-Siège, malgré les admonestations de Savonarole.
En 1495, il forme avec Milan, Venise, l'empereur Maximilien et les Rois catholiques d'Espagne la Ligue de Venise qui remportera la bataille de Fornoue et forcera le retour de Charles VIII en France. Conquête de la Romagne par son fils, César Borgia.
Après quoi, le pape se rapprochera de la France.
Mécène généreux et protecteur de nombreux artistes, Alexandre VI meurt brutalement le 18 août 1503 après une soirée de fête. Certains prétendent que le poison en fut la cause. Incontestablement, Alexandre VI laisse dans la chrétienté un grave malaise qui va aller en s'amplifiant avec les années. Même parmi les historiens chrétiens, il ne trouvera pas de véritable défenseur.
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Traité de TordesillasTordesillas Traité de Tordesillas
Traité de Tordesillas
Traité de Tordesillas
Le traité de Tordesillas, signé à Tordesillas (Valladolid) en Castille le 7 juin 1494, établit le partage du Nouveau Monde entre l'Espagne et le Portugal. Ce traité établi un partage entre les seuls deux États signataires avec pour ligne de partage un méridien nord-sud localisé à 370 lieues (1770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert — méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest. Ce traîté fut ratifié par l'Espagne le 2 juillet et par le Portugal le 5 septembre de la même année.
Ce traîté resolvait les conflits qui suivirent la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb. En 1481, la bulle pontificale Æterni regis garantissait au Portugal toutes les terres au sud des îles Canaries. En mai 1493, le pape Alexandre VI — d'origine espagnole — décrète par la bulle Inter cætera que les nouvelles terres découvertes situées à l'Ouest d'un méridien à 100 lieues des îles du Cap Vert revenaient à l'Espagne, celles à l'Est revenant au Portugal, cette bulle excluant toutes terres connues déjà sous le contrôle d'un État chrétien. Cette bulle mécontenta le roi Jean II de Portugal, qui entama des tractations avec les souverains espagnols Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, arguant que ce méridien scindait le globle et pouvait restreindre les prétentions espagnoles en Asie, ce afin de le déplacer vers l'Ouest. Ce traité contrariait la bulle d'Alexandre VI mais fut approuvé par le pape Jules II dans une nouvelle bulle en 1506.
Ces nouvelles terres étaient encores peu connues et les mesures approximatives, ce qui accordaient théoriquement aux Espagnols la totalité des Amériques. Cependant lorsque Pedro Alvares Cabral découvrit le Brésil en 1500 sa partie orientale fut attribuée au Portugal, l'Espagne n'ayant pas les moyens de garantir ce découpage ne pu empêcher l'expansion portugaise au Brésil.
Les autres puissances maritimes européennes (France, Angleterre, Pays-Bas, etc.) se virent refuser tout droits sur ces nouvelles terres. Elles ne purent dans un premier temps que recourir à la piraterie et à la contrebande pour profiter des richesse de ce Nouveau Monde avant que, apparition du protestantisme aidant, elles ne rejettent l'autorité pontificale. Pour sa part, François Ier de France demanda à voir la clause du testament d'Adam qui l'excluait de ce partage.
Avec le tour du monde de Magellan, une nouvelle dispute éclata pour localiser la suite à l'est de ce méridien qui devait faire le tour du globe. L'une des terres en débat entre les deux signataires était l'archipel des Moluques, importante zone d'approvisionnement en épices. Après de nouvelle tractation, le traité de Saragosse, signé le 22 avril 1529, établi la suite du méridien à 297,5 lieues à l'Ouest des Molluques, au profit du Portugal, l'Espagne se voyant attribuer une compensation financière.
Articles connexes
- Missions catholiques aux XVIe et XVIIe siècles
ja:トルデシリャス条約
Espagne
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Orénoque
L'Orénoque est un fleuve du Venezuela, en Amérique du Sud. Il prend sa source dans la Sierra Parima (Massif Guyanais) et se jette dans l'océan Atlantique par un delta de 25 000 km2. Il traverse les villes de Ciudad Bolívar et Ciudad Guayana.
L'Orénoque est l'un des fleuves ayant le débit le plus important au monde après l'Amazone (175 000 m3/s) et le Congo (39 000 m3/s).
L'Orénoque est relié naturellement à l'Amazone par le canal de Casiquiare, qui franchit la ligne de partage des eaux.
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Le superbe Orénoque est un roman de Jules Verne.
Catégorie:Cours d'eau du Venezuela
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Pedro Alvares CabralPedro Alvares Cabral était un navigateur portugais (né à Belmonte en 1467 - mort à Santarem? en 1520 ou 1526), chargé par le roi du Portugal Manuel I de poursuivre l'œuvre de Vasco de Gama et d’aller aux Indes. Pedro Alvares Cabral est considéré comme « 'Le découvreur du Brésil' », bien qu'en réalité, l'Espagnol Vicente Yáñez Pinzón l'ait précédé de peu sur les côtes du nord-est du Brésil à l'embouchure de l'Amazone.
Après le retour de Vasco de Gama des Indes, une seconde expédition fut organisée. Cabral était à la tête d'une flotte de 13 caravelles. Parti de Lisbonne le 9 mars 1500 et, suivant les instructions de Vasco de Gama, parvint le 22 avril 1500 aux côtes du Brésil, et prit possession du territoire au nom de la couronne portugaise.
Il se | | |