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Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région Auvergne.
Ses habitants sont appelés les Clermontois, et ceux du quartier de Montferrand les Montferrandais.
Géographie
Montferrand
:Clermont-Ferrand est une ville du centre de la France, capitale de la région d'Auvergne et du département du Puy-de-Dôme.
Clermont se situe au sein du Massif Central, à 410 métres d'altitude. À l'ouest, la ville est surplombée par le plateau de la Chaîne des Puys sur lequel se dresse le puy de Dôme, son plus célèbre volcan. À l'est de l'agglomération s'étend la plaine de la Limagne.
La ville, ainsi qu'une importante agglomération industrielle s'est développée autour de la butte centrale sur laquelle s'élève la cathédrale.
Elle est traversée par un petit cours d'eau : la Tiretaine.
Histoire
La première mention de Clermont est accordée au géographe grec Strabon sous le nom de Nemessos. Le terme est gaulois et désigne un bois sacré. Elle y est qualifiée de « métropole des Arvernes » et sa population est située sur la butte actuelle de la cathédrale. Pendant la période gallo-romaine, la ville se développe sous le nom d'Augustonemetum, latinisation du nom gaulois formée à partir du nom de l'empereur Auguste. Sa population est alors estimée de 15 000 à 30 000 habitants au ce qui fait d'elle l'une des plus grandes villes de la Gaule Romaine.
empereur Auguste
En 848, Clermont devient Clairmont par référence au château fort de Clarus Mons. À cette époque, la ville est épiscopale.
Clermont est ravagé par les normands en 864. L'évêque Sigon reconstruit la ville. Elle est de nouveau ravagée en 898 (ou 910, la date n'est pas connu avec précision).
En 1095 lors du concile de Clermont le pape Urbain II prèche la première croisade.
La ville de Clermont subit de gros dommage à cause d'un tremblement de terre en 1490. Douze tours de l'enceinte s'effondrent totalement ou partiellement ainsi que d'une tour de l'église Notre Dame du port. La cathédrale subit également des dommages. Une fissure sur le portail sud est toujours visible. Les dégats causés aux habitations ainsi que le nombre de victimes ne sont pas connus.
En 1120, pour contrecarrer le pouvoir des évêques, les comtes d'Auvergne fondent la cité de Montferrand sur le modèle des villes nouvelles du Midi. En 1551, Clermont devient ville royale, puis en 1610, propriété inséparable de la Couronne.
1623, naissance de Blaise Pascal à Clermont. Il s'installera définitivement à l'abbaye de Port-Royal, à Paris en 1655.
Le 15 avril 1630 l'Édit de Troyes (1er Édit d'Union) rassemble autoritairement les deux villes. Cette union est confirmée en 1731 par Louis XV avec le 2e Édit d'Union. Pourtant, à cette époque Montferrand n'est qu'une ville satellite de Clermont, ce qu'elle restera d'ailleurs jusqu'au début du . Désireuse de garder son indépendance, la ville de Montferrand fera d'ailleurs trois demandes d'indépendance en 1789, 1848 et 1863.
1832, Aristide Barbier et Édouard Daubrée fondent à Clermont-Ferrand une usine de balle en caoutchouc et de machine agricole. Cette usine sera à l'origine du groupe Michelin. La première usine Michelin s'installe place des Carmes (siège actuel du groupe) en 1889. Elle fabrique des patins de frein pour vélo. Le premier brevet de pneu (pour vélo) est déposé en 1891.
En 1944, le 92e régiment d'infanterie de ligne s'installe définitivement dans la ville.
Au XX siècle, c'est la construction des usines et des cités-jardins Michelin qui donnera le visage actuel de Clermont-Ferrand et réunira définitivement Clermont et Montferrand. Aujourd'hui, bien que les deux villes soient confondues, on trouve à Clermont-Ferrand deux centres-villes distincts et le quartier de Montferrand garde une identité forte.
Blason
Montferrand
Le blasonnement de Clermont est : d'azur à la croix de gueules bordée d'or, cantonnée de quatre fleurs de lys du même
Économie
Clermont-Ferrand est très marqué par la manufacture française de pneumatiques Michelin, qui a donné son aspect à la ville. En effet, la famille Michelin — très paternaliste — a construit de nombreux bâtiments publics (écoles, crèches, stade, etc.). Dans les années 1910, l'entreprise est parmi les premières à verser des allocations familiales à ses employés, qui sont surnommés les Bibs (du nom de Bibendum, la mascotte de la société). En 1970, Michelin employait 30 000 Clermontois. Aujourd'hui, le poids de la manufacture Michelin au sein de Clermont-Ferrand a grandement diminué (à cause, entre autres, de la robotisation et de la délocalisation) mais elle est indissociable de Clermont-Ferrand, qui reste le centre névralgique et administratif.
Les autres activités importantes de la région clermontoise sont :
- L'agro-alimentaire dû à la proximité de la plaine de la Limagne
- L'industrie pharmaceutique
- La métallurgie
- Pascalis, le Pôle des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC)
Transport
La ville de Clermont-Ferrand possède un réseau de transport en commun dont l'armature principale repose sur un tramway sur pneus appelé Léo 2000, complété par des lignes de bus. La première ligne de transport en commun en site propre a été mise en service en 2001 (technologie Civis) et une seconde ligne doit ouvrir en 2006 (technologie Translohr).
L' Aéroport de Clermont-Ferrand/Auvergne relie plusieurs destinations françaises et européennes.
Administration
Voir l'article sur les maires de Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand est divisée en 9 cantons :
- Le canton de Clermont-Ferrand-Centre compte 16 364 habitants
- Le canton de Clermont-Ferrand-Est compte 12 710 habitants
- Le canton de Clermont-Ferrand-Nord compte 19 298 habitants
- Le canton de Clermont-Ferrand-Nord-Ouest compte 15 388 habitants
- Le canton de Clermont-Ferrand-Ouest compte 12 091 habitants
- Le canton de Clermont-Ferrand-Sud compte 12 416 habitants
- Le canton de Clermont-Ferrand-Sud-Est compte 17 784 habitants
- Le canton de Clermont-Ferrand-Sud-Ouest compte 20 003 habitants
- Le canton de Montferrand compte 11 086 habitants
Régiments en garnison
- Le 92 régiment d'infanterie depuis 1944.
Patrimoine
1944
1944
1944
Clermont-Ferrand est classée Ville d'Art et d'Histoire.
Beaucoup de monuments peuvent déconcerter par leurs teintes sombres. Le matériau de construction traditionnel est en effet la pierre de Volvic - issue des « cheyres » basaltiques de la chaîne des puys- qui s'étend du gris clair au noir intense.
Édifices religieux
- La Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, construite entre 1248 et 1902.
- La basilique romane Notre-Dame du Port : construite au en l'honneur de la Vierge Marie. Elle fut détruite par les Normands au et reconstruite au XIIe. Classée au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1998.
- L'Église Notre-Dame de la Prospérité à Montferrand, construite entre le XIV et le .
Monuments civils et lieux remarquables
- La statue du général Desaix inaugurée en 1848 domine la place de Jaude. Elle est due au sculpteur Nanteuil.
- La statue équestre de Vercingétorix, inaugurée le 12 octobre 1903 est l'œuvre de Frédéric-Auguste Bartholdi à qui l'on doit également la Statue de la Liberté
- Le quartier historique de Montferrand
- Le vieux centre-ville autour de la place de la Victoire.
- La rue du Port
- La fontaine d'Amboise, construite en 1511
- L'hôtel Savaron (1513)
- L'Hôtel de Chazerat (1760 environ)
- L'obélisque du Général Desaix (1801)
- Les caves du quartier historique.
Architecture du XX siècle
- La Gare Routière : Construite entre 1961 et 1964 par Valentin Vigneron. Son style est inspiré par celui d'Auguste Perret. le bâtiment forme un ensemble cohérent avec les immeubles voisins de la maison des congrès, de la chambre d'agriculture, de la mutualité agricole et du Crédit agricole qui borde la place des Salins. Elle sera prochainement remaniée pour devenir la seconde plus grande bibliothèque de France.
- La Jetée : abrite l'association Sauve qui peut le court métrage organisatrice du festival international du court métrage. Son architecture allie tradition et modernité et ressemble à un bateau.
Culture
Festivals
- Festival International du Court-Métrage : créé en 1979, il a acquis un rayonnement international et est considéré comme l'un des plus importants.
- Festival du film publicitaire automobile
- Jazz en tête, Festival international de Jazz, créé en 1988. La grande majorité des jazzmen significatifs de notre époque passe ou est passée au festival Jazz en tête, de Miles Davis et Herbie Hancock à Wynton Marsalis et Michel Petrucciani, sans oublier les divas actuelles Dee Dee Bridgewater, Dianne Reeves ou Casandra Wilson.
Musées
- Le musée d'archéologie Bargoin
- Le musée d'art Roger Quilliot
- Le Muséum d'histoire naturelle Henri Lecoq
- Le musée du tapis et des arts textiles
- Le musée du Ranquet
Musique
- La Coopérative de Mai
- Le Zénith d'Auvergne
- L'Opéra municipal
Enseignement
Clermont-Ferrand abrite 31 000 étudiants répartis dans les deux universités de la ville, l'Université d'Auvergne (Clermont I, environ 10 000 étudiants) et l'Université Blaise Pascal (Clermont II, environ 15 000 étudiants) ainsi que six écoles d'ingénieurs ou de management. Clermont-Ferrand se situe au 16e rang national pour l'enseignement supérieur.
Principales écoles :
- École nationale des impôts (ENI)
- École nationale supérieure d'architecture (ENSA)
- École nationale supérieure de chimie de Clermont-Ferrand (ENSCCF)
- École supérieure de commerce (Groupe ESC Clermont)
- Institut des sciences de l'ingénieur (CUST)
- Institut français de mécanique avancée (IFMA)
- Institut supérieur d'informatique de modélisation et de leurs applications (ISIMA)
Sport
- ASM Rugby, aujourd'hui ASM Clermont Auvergne, finaliste du Championnat de France en 1994, 1999, 2001, demi-finaliste en 2002.
- Clermont-Athlétisme.
- Stade Clermontois Natation.
- Stade Clermontois Tir à l'Arc (Sébastien Flute).
- Clermont-Foot-Auvergne, quart de finaliste de la Coupe de France en 1997 et 2005. Évolue en Ligue 2 pour la saison 2005-2006.
- Le Clermont-Auvergne-Hockey-(C.A.H.C.) (le club a déposé le bilan en 2005 par décision de la DNCCG, le nom du club successeur qui repartira en 3e Division sera connu en septembre 2005).
- Le Stade Clermontois (basket).
- Le SCAB 63 (basket, féminines).
Infrastructures sportives
- Voir l'article sur le stade Gabriel-Montpied.
- Stade nautique Pierre-de-Coubertin.
International
Villes jumelées
- Aberdeen, Royaume-Uni
- Salford, Royaume-Uni
- Ratisbonne, Allemagne
- Gomel, Biélorussie
- Oviedo, Espagne
Accords de coopération
- Braga, Portugal
- Norman, États-Unis
Personnages célèbres nés à Clermont-Ferrand
États-Unis]
- Jacques Delille : homme d'Église, poète, académicien français (élu en 1774) (°1738, † 1813)
- Antoine-Léonard Thomas : écrivain, académicien français (élu en 1766) (°1732, † 1785)
- Lolo Ferrari
- Fernand Forest : ingénieur, inventeur du moteur à explosion (°1851, † 1914)
- Sylvain Legwinski
- Édouard Michelin
- Blaise Pascal : philosophe, théologien, mathématicien et physicien (°1623, † 1662)
- Jacqueline Pascal (°1625, † 1661)
- Fernand Raynaud : humoriste (°1926,† 1973)
- Alexandre Varenne : homme politique (°1870, † 1947)
Bibliographie
- Agnès Pradal, Christophe Laurent : Valentin Vigneron, architecte clermontois du XX siècle, collection Itinéraires du patrimoine, édité par l'association Étude du patrimoine auvergnat et l’association Historien de l’art, septembre 2000. (ISBN 2-905554-20-7)
Voir également
- Liste des évêques de Clermont
Liens externes
- [http://www.ville-clermont-ferrand.fr/ Site officiel Clermont-Ferrand]
- [http://www.clermont-fd.com Office de Tourisme et des Congrès de Clermont-Ferrand]
- [http://www.clermontmetropole.org/ Clermont Métropole]
- [http://www.clermontcommunaute.net/ Clermont Communauté]
- [http://www.t2c.fr/ L'opérateur de transports publics de l'agglomération clermontoise]
- [http://www.clermont-filmfest.com/ Festival International du Court Métrage]
- [http://www.lacoope.com/ Coopérative de Mai]
- [http://www.videoformes.com/ Video et nouveaux médias dans l'art contemporain]
- [http://www.catacombes.free.fr/ Photos rares de Clermont-Ferrand : toits, caves, etc.]
- [http://trains.wikicities.com/wiki/Clermont-Ferrand Clermont-Ferrand dans l'encylopédie des chemins de fer]
Catégorie:Clermont-Ferrand
ja:クレルモン=フェラン
Communes de FranceLa commune est une division administrative de la France, le découpage ultime du territoire français. Une commune correspond généralement au territoire d'une ville ou d'un village. Sa superficie et surtout sa population peuvent varier considérablement (la plus peuplée, Paris, possède plus de 2 millions d'habitants, la moins peuplée seulement 1).
Il existe à l'heure actuelle 36 679 communes en France (dont 214 outre-mer) qui couvrent l'intégralité du territoire français (à l'exception de Wallis-et-Futuna et de quelques territoires sans population permanente).
Rôle et administration
Malgré les disparités de population et de superficie entre les communes françaises, toutes possèdent la même structure administrative et les mêmes compétences légales (à l'exception de Paris).
Une commune est administrée par un conseil municipal, dont les membres sont élus au suffrage universel (suffrage direct) pour six ans. Le conseil municipal élit en son sein le maire, qui est chargé – entre autres choses – d'appliquer les décisions du conseil, et ses adjoints, qui peuvent recevoir certaines délégations.
Le nombre de conseillers municipaux est déterminé par la population de la commune, le minimum étant de 7. Les séances du conseil sont publiques, mais seuls ses membres peuvent s'y exprimer.
Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d'un budget constitué pour l'essentiel des taxes foncières (portant sur les les propriétés) et professionnelles (acquitées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s'occupe de l'administration locale (gestion de l'eau, des permis de construire, etc.). Le maire a la charge des actes d'état civil (naissance, mariage, divorce, décès...) ; il dispose également d'un pouvoir de police (sauf à Paris où cette compétence est assurée par le préfet de police, sous l'autorité du gouvernement de la France).
Les trois communes les plus peuplées (Paris, Lyon et Marseille) sont encore divisées en arrondissements municipaux (qui n'ont rien à voir avec les arrondissements départementaux, une autre division administrative française), mais leur compétences sont réduites (ils n'ont pas de budget propre, par exemple).
Les compétences des communes sont régies par les parties législative et réglementaire du Code général des collectivités territoriales qui s'est substitué au Code des communes (sauf en matière de personnel), par la loi du 21 février 1996 pour la partie législative et par le décret n° 2000-318 du 7 avril 2000 pour la partie réglementaire.
Histoire
Les communes furent créées lors de la Révolution française, le 14 décembre 1789, afin d'uniformiser le territoire français, divisé jusque là en paroisses, villes ou villages (en même temps que la création des départements, des arrondissements et des cantons).
Le terme de « commune », au sens de l’administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ». Les membres du conseil municipal étaient élus au suffrage censitaire. Le maire était nommé soit par le pouvoir central pour les communes les plus peuplées, soit par le préfet pour les autres.
La loi municipale du 5 avril 1884 institue que le conseil municipal soit élu au suffrage direct. Le conseil siège au chef-lieu de la commune et est présidé par un maire qui est désigné parmi les siens.
Statistiques
Nombre de communes
La France compte 36 779 communes, dont 36 565 en France métropolitaine et 214 outre-mer. Ce nombre est nettement plus élevé que la plupart des pays européens (l'Allemagne compte environ 13 000 communes, l'Espagne et l'Italie environ 8 000. Le Royaume-Uni ne possède pas de division territoriale similaire).
Contrairement à d'autres pays dont certaines parties peuvent être directement administrées par une division d'ordre supérieure (comme les États-Unis), la totalité du territoire de la République française est découpé en communes à l'exception de :
- Wallis-et-Futuna, partagé en trois royaumes
- les terres australes et antarctiques françaises
- les îles éparses de l'océan Indien
- l'île Clipperton
Population
Données basées sur le recensement de 1999, population sans doubles comptes.
La population médiane des communes de France métropolitaines est de 380 habitants (à titre de comparaison, la population médiane des communes belges est de 11 265 habitants, des communes italiennes de 2 343 habitants et d'Espagne de 564 habitants). La population moyenne est de 1 542 habitants.
En France métropolitaine, 31 927 communes ont moins de 2 000 habitants (regroupant 25,3% de la population totale), 3 764 entre 2 000 et 10 000 habitants (25,5%), 762 entre 10 000 et 50 000 habitants (25,3%), 102 entre 50 000 et 200 000 habitants (14,4%), 10 plus de 200 000 habitants (8,9%). Par ailleurs, plus de 10 000 communes ont moins de 200 habitants.
La commune de France métropolitaine la plus peuplée est Paris (2 125 246 habitants). La plus densément peuplée est Levallois-Perret (Hauts-de-Seine, 22 199 hab/km²) ; la commune urbaine (c'est-à-dire une commune comportant une zone de plus de 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres) la moins densément peuplée est Arles (Bouches-du-Rhône, 67 hab/km²).
Six communes totalement dévastées après la bataille de Verdun en 1916 ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre. Qualifiées de communes « mortes pour la France », chacune est administrée par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse (voir Villages détruits durant la Première Guerre mondiale).
Mis à part ces six communes, Rochefourchat (Drôme) compte un seul habitant, Leménil-Mitry (Meurthe-et-Moselle) et Rouvroy-Ripont (Marne) deux habitants.
Le tableau suivant indique les communes françaises de plus de 200 000 habitants, classées par population décroissante :
Source : [http://www.insee.fr INSEE]
Superficie
- Les territoires communaux sont précisément délimités par le cadastre.
- La taille moyenne d'une commune de France métropolitaine est de 14,88 km². La taille médiane des communes de France métropolitaine n'est que de 10,73 km², à cause du nombre élevé de communes de faible superficie (là encore, la France fait figure d'exception en Europe : en Allemagne, la taille médiane des communes de la plupart des Länder est supérieure à 15 km², en Italie ell est de 22 km², en Espagne 35 km², en Belgique 40 km²). Plus de 15 000 communes s'étendent sur 2,5 à 10 km².
- Dans les départements d'outre-mer, les communes sont généralement plus grandes qu'en France métropolitaine et peuvent regrouper des villages relativement distants.
- La commune la plus étendue est Maripasoula (Guyane, 3 710 habitants) avec 18 360 km². Sur le territoire métropolitain, Arles (758,93 km²) et les Saintes-Maries-de-la-Mer (374,45 km²), toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône, sont les deux communes les plus étendues.
- La plus petite commune est Castelmoron-d'Albret (Gironde, 62 habitants) avec 0,0376 km².
Totalité du territoire
Les 50 communes les plus étendues de France (outre-mer inclus) :
Données : Institut géographique national
France métropolitaine
Les 30 communes les plus étendues de France métropolitaine :
Les données proviennent de l'Institut national d'études démographiques : [http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes303/pes3036.html]
Pour mémoire, Paris possède une superficie de 105,40 km²
Extrêmes géographiques
- La commune française la plus haute est Saint-Véran (Hautes-Alpes, 267 habitants), dont le territoire s'étend entre 1 990 et 2 040 m d'altitude.
- La commune française la plus basse est Les Moëres (Nord , 670 habitants), dont une partie du territoire est situé au dessous du niveau de la mer, jusqu'à -4 m.
- La commune française la plus éloignée de Paris est l'Île des Pins (1 671 habitants) en Nouvelle-Calédonie, à 16 841 km de la capitale. Sur le territoire métropolitain continental, il s'agit de Coustouges (134 habitants) et Lamanère (44 habitants), toutes les deux dans les Pyrénées-Orientales et distantes de Paris de 721 km. Si l'on inclut la Corse, il s'agit de Gurgazu à l'est de Bonifacio, située à 986 km
- La commune la plus au Nord est Bray-Dunes, Nord.
- Les communes les plus à l'Ouest sont :
- Sur le territoire continental : Plougonvelin, Finistère
- En France métropolitaine : Ouessant, Finistère
- Sur la totalité du territoire : Rimatara, Polynésie française
- Les communes les plus à l'Est sont :
- Sur le territoire continental : Lauterbourg, Bas-Rhin
- En France métropolitaine : Aléria, Haute-Corse
- Sur la totalité du territoire : Île des Pins, Nouvelle-Calédonie
- Les communes les plus au Sud sont :
- Sur le territoire continental : Lamanère, Pyrénées-Orientales
- En France métropolitaine : Bonifacio, Corse-du-Sud
- Sur la totalité du territoire : Rapa, Polynésie française
Nom
- Les communes françaises possédant le nom le plus long sont Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne, 592 habitants, 45 signes), Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont (Calvados, 1 731 habitants, 44 signes) et Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur (Haute-Saône, 739 habitants, 43 signes) et possèdent toutes les trois 38 lettres.
- A l'inverse, la commune française avec le nom le plus court est Y (Somme, 89 habitants) .
- La première commune par ordre alphabétique est Aast (Pyrénées-Atlantiques, 190 habitants). La dernière commune par ordre alphabétique est Zuytpeene (Nord, 469 habitants).
- 4 376 communes commencent par « Saint » ou « Sainte » (12% des communes françaises).
- Les noms des communes sont généralement d'origine française ou ont été francisés (comme Toulouse de l'occitan Tolosa, Strasbourg de l'allemand Straßburg ou Perpignan du catalan Perpinyà). Certaines communes conservent cependant le nom de leur langue d'origine, comme par exemple :
- Allemand : Mittelhausbergen (Bas-Rhin, 1 680 habitants)
- Basque : Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques, 4 984 habitants)
- Breton : Kermoroc'h (Côtes-d'Armor, 324 habitants)
- Catalan : Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales, 1 007 habitants)
- Comorien : M'Tsangamouji (Mayotte, 5 382 habitants)
- Corse : San-Gavino-di-Carbini (Corse-du-Sud, 738 habitants)
- Flamand : Steenvoorde (Nord, 4 024 habitants)
- Langues amérindiennes : Kourou (Guyane française, 19 107 habitants)
- Langues austronésiennes : Kouaoua (Nouvelle-Calédonie, 1 524 habitants)
- Langues polynésiennes : Hitiaa O Te Ra (Polynésie française, 8 286 habitants)
- Occitan : Belcastel (Aveyron, 251 habitants)
Communes insulaires
Parmi les communes entièrement situées sur une ou plusieurs îles, on peut citer :
- Aix
- Arz
- Batz
- Belle-Île (4 communes : Bangor, Locmaria, Le Palais et Sauzon)
- Bréhat
- Corse (360 communes)
- Guadeloupe (34 communes)
- Groix
- Hoëdic
- Houat
- Île-aux-Moines
- Martinique (34 communes)
- Mayotte (17 communes)
- Molène
- Noirmoutier (4 communes : Barbâtre, L'Épine, La Guérinière et Noirmoutier-en-l'Île)
- Nouvelle-Calédonie (33 communes)
- Oléron (8 communes)
- Ouessant
- Polynésie française (48 communes)
- Ré (10 communes)
- Réunion (24 communes)
- Saint-Pierre-et-Miquelon (2 communes : Miquelon et Saint-Pierre)
- Sein
- Yeu
Intercommunalité
Certaines compétences peuvent être transférées à des structures intercommunales.
L'immense majorité des communes française (90%) compte moins de 2 000 habitants. C'est pourquoi il a été envisagé de réduire le nombre de communes par un mécanisme de fusion. Instauré lors de la loi du 16 juillet 1971, dite « loi Marcellin », ce mécanisme peut donner naissance à une commune nouvelle et unique regroupant les communes fusionnées ou bien il confère aux communes fusionnées les statuts de, respectivement, chef-lieu ou commune associée. Dans la dynamique de cette loi, il avait été envisagé environ 3 500 fusions regroupant 10 000 communes. En 1982, on comptait en fait seulement 810 fusions regroupant 1952 communes.
Les petites communes préfèrent en effet conserver leurs prérogatives quitte à les confier à des établissements publics de coopération intercommunale, à des société d'économie mixte ou à des associations.
Voir aussi
Liens internes
- Administration territoriale de la France
- Aire urbaine (France)
- Commune associée
- Espace urbain
- Listes des communes de France
- Unité urbaine
- Wikipédia:Projet/Villes françaises
Liens externes
- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/index.asp Liste des 36 679 communes de France (au 1 janvier 2003)]
- [http://www.colloc.minefi.gouv.fr/ Page Collectivités Locales du site du Ministère des finances et de l'industrie (MINEFI)]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRL.html Volet législatif des compétences des communes]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRM.html Volet règlementaire des compétences des communes]
-
Auvergne
La région Auvergne (Auvernha en occitan) est d'une part une province historique et d'autre part une région région administrative du centre sud de la France dans le Massif central. Ses habitants sont les Auvergnats. Le chef-lieu de la région administrative d'Auvergne est Clermont-Ferrand, également capitale historique des provinces d'Auvergne.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Auvergne
L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes dont Vercingétorix était le roi au moment de l'invasion romaine. Un des hauts lieux historiques d'Auvergne est Gergovie où Vercingétorix battit Jules César en 52 avant Jésus-Christ.
Au V siècle, Sidoine Apollinaire, noble arverne, fournit un témoignage sur l'Auvergne de la fin de l'Antiquité.
Au VII siècle l'Auvergne est disputée entre Francs et Aquitains. Conquis par les Carolingiens il est intégré un temps au royaume d'Aquitaine. les comtes d'Auvergne, les Guilhemides vont lentement acquérir leur autonomie.
Au X siècle l'Auvergne fait l'objet de la rivalité entre les comtes de Poitiers et de Toulouse.
Au Moyen Âge, l'Auvergne était morcelée en quatre domaines féodaux :
- le comté d'Auvergne (titre créé vers 980) ;
- le comté épiscopal de Clermont (apparu parallèlement, en une sorte de contre-pouvoir) ;
- le comté de Clermont-Ferrand, issu vers 1155 d'une scission intervenue à la suite de l'usurpation des droits du jeune comte légitime. Ce comté deviendra formellement, en 1302, le Dauphiné d'Auvergne ;
- la Terre royale d'Auvergne érigée en 1360 en duché d'Auvergne.
L'Auvergne fut intégrée tour à tour aux apanages d'Alphonse de Poitiers (1241-1271) et de Jean de Berry (1360-1416).
Pendant la guerre de Cent Ans l'Auvergne subit de nombreux raids et ravages, dont la révolte des Tuchins.
En 1424, l'Auvergne passe à la branche de Bourbon de la maison de France. En 1531, avec la trahison du connétable Charles III de Bourbon, l'Auvergne passe par héritage à Catherine de Médicis avant d'entrer dans le domaine royal.
En 1790, la province historique disparait comme entité administrative.
Plus tard, à partir de la Quatrième République, la France se dote de nouvelles structures intermédiaires entre l'échelon départemental et l'échelon national, ces entités deviennent officiellement à partir de 1972 des régions. La région administrative Auvergne, très différente de l'ancienne province, est alors constituée de quatre départements
- Allier
- Cantal
- Haute-Loire
- Puy-de-Dôme
L'Allier correspond grosso modo à la province historique du Bourbonnais, La Haute-Loire inclut le Velay de l'ancienne province du Languedoc. La région recouvre également une partie des terres du Lyonnais.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichy fut le siège du gouvernement de l'État français.
Administration
Article détaillé : Conseil régional d'Auvergne
Géographie
La région administrative Auvergne couvre quatre départements, tandis que l'Auvergne historique correspond à peu près à une zone couvrant les départements du Cantal, du Puy-de-Dôme et une petite partie du département de Haute-Loire.
La ville principale d'Auvergne est Clermont-Ferrand, dont l'aire urbaine, avec plus de 400 000 habitants, rassemble presque un tiers de la population régionale. Clermont Ferrand se voudrait désormais comme la capitale de l'ensemble du Massif central, mais son influence ne s'étend réellement que sur la partie nord incluant la Corrèze, la Creuse et jusqu'à la Lozère. L'idée d'une fusion des régions Auvergne et Limousin a d'ailleurs été émise par Valéry Giscard d'Estaing avant les élections régionales de 2004. Cependant, l'influence de Clermont-Ferrand est peu perceptible en Haute-Loire où l'économie est orientée vers Saint-Etienne et la région Rhône-Alpes; tandis que le sud du Massif-Central regarde vers d'autres métropoles.
Une grande partie de la région d'Auvergne est couverte par le Massif central, massif hercynien datant de la fin de l'ère primaire qui s'étire sur presque un sixième de la surface totale de la France. C'est un plateau élevé (pénéplaine) entrecoupé de profondes vallées. Un épisode volcanique est intervenu au tertiaire et au quaternaire. Les volcans les plus récents ont moins de 8000 ans et forment un ensemble appelé Chaîne des Puys. Le nord de la région (Allier) est un pays de collines.
Le point culminant de l'Auvergne, 1886 m, se situe au Puy de Sancy dans le massif des Monts Dore.
Région essentiellement montagneuse, l'Auvergne est de ce fait à l'écart des axes de communication historiques de la France, tels que le couloir rhodanien ou le littoral Atlantique. Cet enclavement persiste aujourd'hui, malgré la volonté affichée par les institutions de promouvoir la réalisation d'infrastructures de communication traversant et desservant la région. Une telle situation n'a pas été favorable au développement économique et urbain et l'enclavement est l'un des facteurs qui ont contribué à la stagnation, voire la régression démographique de la région. C'est pourquoi elle est identifiée dès l'après-guerre comme étant la partie centrale de ce qui fut nommé « la diagonale du vide ».
La construction, encore inachevée, des axes autoroutiers nord-sud et est-ouest (autoroutes A71, A75, A77, A85 et A89), se croisant à Clermont-Ferrand, permet un début de désenclavement. De même l'électrification et l'amélioration de la ligne SNCF Paris-Clermont, et la mise en service du matériel « Téoz » en septembre 2003, permettra de mettre Clermont à trois heures de Paris. L'aéroport de Clermont-Aulnat accueille le hub régional d'Air France. Il est cependant dommage que ce désenclavement se limite essentiellement à la vallée de l'Allier et qu'aucune LGV ne soit prévue à court terme. L'amélioration de la ligne Clermont-Lyon devrait permettre à l'Auvergne de bénéficier des avantages de la gare de la Part-Dieu pour l'accès à la LGV Med et aux futures lignes Rhin-Rhône et Transalpine. Le Conseil régional d'Auvergne soutient le projet de Transversale Alpes Auvergne Atlantique porté par l'association Altro.
Depuis le 1 janvier 2002, la région gère le service TER régional dans le cadre d'une convention avec la SNCF. Les dessertes de la banlieue de Clermont ont été étoffées sensiblement (la cadence étant de 15 minutes dans la première couronne).
Article de fond: Géographie de l'Auvergne
Économie
Enclavée, la région n'a connu un développement industriel et économique que relativement limité, mais comprenant cependant certains éléments d'importance.
Industrie
L'Auvergne est une région relativement industrielle, puisque la part de l'industrie dans la population active y représente 20 % (110 000 emplois) contre 18 % pour la moyenne nationale.
La principale industrie auvergnate est le secteur des pneumatiques, représenté par Michelin, leader mondial du secteur, dont le siège social et historique est situé à Clermont-Ferrand, et par Dunlop, implanté à Montluçon.
Un tissu diversifié de petites industries existe dans la région, notamment dans la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme (on peut citer la coutellerie à Thiers, la métallurgie à Issoire), sauf dans le Cantal.
L'agro-alimentaire compte 12 00 salariés.
Tourisme
L'Auvergne bénéficie de sources abondantes et riches en sels minéraux, dont plusieurs sont commercialisées. La plus connue d'entre elles est Volvic, qui appuie notamment sa propagande publicitaire sur le patrimoine géologique de la région.
La station thermale de La Bourboule dans le Puy-de-Dôme, créée en 1875 suite à la découverte des eaux thermales, fut un centre touristique d'importance, notamment autour de 1900, lorsque 10 000 curistes y venaient chaque année. La fréquentation est aujourd'hui bien plus faible. Vichy s'est également développée autour d'une source thermale.
Le tourisme vert se développe dans la région et notamment au sein du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne.
« Vulcania », parc de loisirs centré sur le volcanisme, est une nouvelle attraction touristique ouverte en février 2002.
Agriculture
Avec 41 000 emplois, l'agriculture représente 8,5 % des emplois régionaux, le double de la moyenne nationale.
Dans sa partie montagneuse, l'Auvergne est surtout une région d'élevage orienté vers la production laitière, berceau des races bovines salers et aubrac. Elle est une région importante pour la production de fromages AOC avec cinq spécialités : bleu d'Auvergne, Cantal Entre-deux, Cantal Jeune, fourme d'Ambert, salers, saint-nectaire. Avec 50 000 tonnes, elle produit le quart de la production française de fromages AOC. On fabrique également sur le territoire de l'Auvergne du roquefort (fromage) et du bleu des Causses.
Il faut également citer la production de lentilles vertes du Puy (appellation AOC) sur les plateaux du Velay en Haute-Loire.
Dans l'Allier, c'est plutôt un élevage orienté vers la production de viande.
L'Auvergne organise chaque année en octobre le « sommet de l'élevage » à Cournon-d'Auvergne, première manifestation de ce type en Europe.
Les parties basses, le département de l'Allier, la Limagne, pratiquent les grandes cultures : céréales (blé, orge, maïs), oléagineux (colza, tournesol) et betteraves sucrières. C'est d'ailleurs à Clermont Ferrand, que se situe l'usine française de transformation de betteraves la plus méridionale.
À noter, dans le nord de l'Allier, la forêt de Tronçais (10 400 ha), qui est aussi une curiosité touristique. Haute futaie de chênes, créée à l'époque de Colbert pour les besoins de la marine, qui fournit aujourd'hui, notamment, le bois utilisé pour la fabrication des tonneaux des grands crus.
Enfin, la ville de Chappes, près de Clermont-Ferrand, accueille le siège social du quatrième plus grand semencier mondial : Limagrain. Cette société dispose d'un réseau de recherche composé de 50 stations de sélection, sept laboratoires de biotechnologie et trois laboratoires de recherche sur les ingrédients, ce qui en fait l'un des principaux pôles de recherche de la région, avec des dépenses de Recherche et développement de 60 millions d'euros par an.
Article de fond : Économie de l'Auvergne
Démographie
L'Auvergne est une région faiblement peuplée. La géographie de la région, avec son relief montagneux, a limité l'influence et le développement des villes, tandis que les campagnes ont connu un fort exode rural depuis le . Aujourd'hui Clermont-Ferrand représente plus du quart de la population de la région.
Article de fond : Démographie de l'Auvergne
Culture
Démographie de l'Auvergne
L'Auvergne administrative regroupe des territoires hétérogènes sur le plan culturel.
C'est probablement le département du Cantal qui représente aujoud'hui le mieux la culture auvergnate, et où les composantes importantes que sont la langue, la tradition culinaire, la musique, sont les plus vivantes.
Le Velay, avec une histoire distincte et une personnalité affirmée, n'est pas de tradition auvergnate même s'il appartient au même ensemble culturel occitan que l'Auvergne historique.
Le Bourbonnais appartient à un autre ensemble culturel.
L'Auvergne est connue pour sa culture musicale, notamment au niveau de la musique à danser. Remise au goût du jour dans les années 1970, lors de la vague folk, la musique de tradition orale a été collectée et mise sur bande audio.
Article de fond : Culture de l'Auvergne
Voir aussi
auvergnat, occitan, Occitanie
Liens externes
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Auvergne Auvergne sur Wikitravel]
- [http://www.cr-auvergne.fr/ Site officiel du Conseil régional d'Auvergne]
- [http://www.crt-auvergne.fr Portail du tourisme en Auvergne]
- [http://auvergne-indymedia.org Indymedia Auvergne]
- [http://www.biblioconcept.com/proverbes/auvergnats.htm Proverbes auvergnats]
- [http://chronauvergne.site.voila.fr/ L'Auvergne de Bernard Plantevelue à Catherine de Médicis]
- [http://www.capella1.com/source.htm Site dédié aux sources qui guérissent en Auvergne certaines dites miraculeuses ou excellentes pour la santé]
- [http://www.annuaire-mairie.fr/region-auvergne.html Les mairies et communes d'Auvergne]
Bibliographie
- Jacques Girard, Femmes et hommes célèbres ou remarquables de l'Auvergne, du Bourbonnais et du Velay : dictionnaire biographique et historique, Olliergues, les Éditions de la Montmarie, 2005. 988 p.-[40] p. de pl., 25 cm. ISBN 2-915841-03-9.
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Catégorie:Région française
ja:オーヴェルニュ地域圏
Gentilé
:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France.
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Définition
Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français).
Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique.
Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple.
On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).
Usage des gentilés
Rappelons que selon les conventions typographiques du français :
# le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule,
# l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule,
# le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule.
Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. »
Cela permet même de distinguer :
# « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande,
# « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant).
L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. »
(On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. »)
On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. »
Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ».
Ces règles peuvent différer selon les langues :
# L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise.
# L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole).
L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules.
Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne.
Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type - -aisien ou - -oisien.
Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
- (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...
Historique
Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert.
Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).
Étude de la formation des gentilés et toponymes
Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika.
Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses
pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel
Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers
D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais.
Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens.
Les gentilés correspondant à des toponymes composés sont le plus souvent irrégulier en français,souvent assez éloigné du toponyme (même s'il peut rester une origine historique commune). Il n'y a pas de règle établie pour leur formation, même pour les toponymes courant commençant par Saint- ou Sainte- (cet élément n’est souvent pas représenté dans le gentilé), mais l’article initial préfixant certains toponymes est pratiquement toujours ignoré dans le gentilé (par exemple, La Rochelle : Rochelais).
Les racines de toponymes contenant des prénoms (souvent très anciens et internationaux) sont souvent dérivés en gentilés français à l’aide d’anciennes racines latines, grecques ou issues d'autres langues. Les gentilés français issus de toponymes composés sont le plus souvent contractés en un terme non composé, après élimination des articles internes et réduction des autres racines.
Voir aussi
Liens internes
- Gentilés pour la liste de tous les gentilés du monde en partant des États.
Liens externes
- Wiktionnaire
Catégorie:Gentilés
Montferrand (Puy-de-Dôme)Catégorie:Clermont-Ferrand
Catégorie:Clermont-Ferrand
Montferrand est une ancienne ville d'Auvergne, rivale pendant plusieurs siècles de Clermont, rattachée autotitairement à cette dernière le 15 avril 1630 par l'Édit de Troyes (1er Édit d'Union).
La date de création de la dénomination « Clermont-Ferrand » reste à déterminer.
Cette union fut confirmée en 1731 par Louis XV avec le 2e Édit d'Union. Pourtant, à cette époque, Montferrand n'est qu'une ville satellite de Clermont, ce qu'elle restera d'ailleurs jusqu'au début du . Désireuse de garder son indépendance, la ville de Montferrand fera d'ailleurs trois demandes d'indépendance en 1789, 1848 et 1863.
Un particularisme persistant
370 ans après la perte de son « indépendance », l'ancienne ville devenue « quartier » a conservé une identité suffisamment forte pour que les autorités politiques lui permettent à présent de disposer, ce qui ne fut pas le cas de 1800 aux années 1970, d'un canton de Montferrand bien distinct, à la différence des autres cantons nommés en fonction de leur localisation (canton de Clermont-Ferrand-Sud-Ouest, etc.)
Montferrand et le rugby
Il faut noter que les dirigeants des usines Michelin, dont une bonne partie des installations se trouvent sur l'ancien « territoire » de Montferrand, ont indirectement favorisé ce maintien d'une identité montferrandaise, par la création, en 1911, de l'association sportive Michelin, devenue en 1922 l'Association sportive montferrandaise (ASM), qui s'est notamment illustrée depuis lors dans le domaine du rugby.
En 2002, l'ASM Rugby devient une société anonyme sportive professionnelle. En juillet 2004, elle prend le nom d’ASM Clermont Auvergne.
Voir éventuellement le [http://www.asm-rugby.com/ site officiel de l'ASM Rugby]
Histoire
Montferrand disposa, jusqu'au début du XIV siècle, d'une commanderie de l'Ordre du Temple.
Patrimoine religieux
Patrimoine civil
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
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| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
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| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
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| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
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| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
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| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
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| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Auvergne
La région Auvergne (Auvernha en occitan) est d'une part une province historique et d'autre part une région région administrative du centre sud de la France dans le Massif central. Ses habitants sont les Auvergnats. Le chef-lieu de la région administrative d'Auvergne est Clermont-Ferrand, également capitale historique des provinces d'Auvergne.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Auvergne
L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes dont Vercingétorix était le roi au moment de l'invasion romaine. Un des hauts lieux historiques d'Auvergne est Gergovie où Vercingétorix battit Jules César en 52 avant Jésus-Christ.
Au V siècle, Sidoine Apollinaire, noble arverne, fournit un témoignage sur l'Auvergne de la fin de l'Antiquité.
Au VII siècle l'Auvergne est disputée entre Francs et Aquitains. Conquis par les Carolingiens il est intégré un temps au royaume d'Aquitaine. les comtes d'Auvergne, les Guilhemides vont lentement acquérir leur autonomie.
Au X siècle l'Auvergne fait l'objet de la rivalité entre les comtes de Poitiers et de Toulouse.
Au Moyen Âge, l'Auvergne était morcelée en quatre domaines féodaux :
- le comté d'Auvergne (titre créé vers 980) ;
- le comté épiscopal de Clermont (apparu parallèlement, en une sorte de contre-pouvoir) ;
- le comté de Clermont-Ferrand, issu vers 1155 d'une scission intervenue à la suite de l'usurpation des droits du jeune comte légitime. Ce comté deviendra formellement, en 1302, le Dauphiné d'Auvergne ;
- la Terre royale d'Auvergne érigée en 1360 en duché d'Auvergne.
L'Auvergne fut intégrée tour à tour aux apanages d'Alphonse de Poitiers (1241-1271) et de Jean de Berry (1360-1416).
Pendant la guerre de Cent Ans l'Auvergne subit de nombreux raids et ravages, dont la révolte des Tuchins.
En 1424, l'Auvergne passe à la branche de Bourbon de la maison de France. En 1531, avec la trahison du connétable Charles III de Bourbon, l'Auvergne passe par héritage à Catherine de Médicis avant d'entrer dans le domaine royal.
En 1790, la province historique disparait comme entité administrative.
Plus tard, à partir de la Quatrième République, la France se dote de nouvelles structures intermédiaires entre l'échelon départemental et l'échelon national, ces entités deviennent officiellement à partir de 1972 des régions. La région administrative Auvergne, très différente de l'ancienne province, est alors constituée de quatre départements
- Allier
- Cantal
- Haute-Loire
- Puy-de-Dôme
L'Allier correspond grosso modo à la province historique du Bourbonnais, La Haute-Loire inclut le Velay de l'ancienne province du Languedoc. La région recouvre également une partie des terres du Lyonnais.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichy fut le siège du gouvernement de l'État français.
Administration
Article détaillé : Conseil régional d'Auvergne
Géographie
La région administrative Auvergne couvre quatre départements, tandis que l'Auvergne historique correspond à peu près à une zone couvrant les départements du Cantal, du Puy-de-Dôme et une petite partie du département de Haute-Loire.
La ville principale d'Auvergne est Clermont-Ferrand, dont l'aire urbaine, avec plus de 400 000 habitants, rassemble presque un tiers de la population régionale. Clermont Ferrand se voudrait désormais comme la capitale de l'ensemble du Massif central, mais son influence ne s'étend réellement que sur la partie nord incluant la Corrèze, la Creuse et jusqu'à la Lozère. L'idée d'une fusion des régions Auvergne et Limousin a d'ailleurs été émise par Valéry Giscard d'Estaing avant les élections régionales de 2004. Cependant, l'influence de Clermont-Ferrand est peu perceptible en Haute-Loire où l'économie est orientée vers Saint-Etienne et la région | | |