Concorde
L'avion supersonique (SST) Aérospatiale-British Aerospace Concorde fut l'un des deux seuls avions de ligne supersoniques à avoir été produits, le second étant le Tupolev Tupolev Tu-144. La vitesse de croisière du Concorde est de Mach 2,04 à une altitude de 15 650 mètres. Doté d'une aile delta (comme le Mirage 2000) gothique et de moteurs à postcombustion développés dans un premier temps pour le bombardier britannique Avro Vulcan. Il fut aussi le premier avion civil à être équipé de commandes de vol électriques, précédant les Airbus. Les vols commerciaux, qui ont commencé avec British Airways et Air France au-dessus de l'océan Atlantique le 21 janvier 1976 et ont fini avec les vols du 31 mai pour Air France et du 24 octobre 2003 pour British Airways, avec le 26 novembre de la même année, le vol de la « retraite ».
Conception
26 novembre
À la fin des années 1950 les entreprises aéronautiques britannique, française, américaine et soviétique veulent construire le premier avion civil supersonique.
Le français Sud Aviation et le britannique Bristol Aeroplane Company construisirent respectivement le Super-Caravelle et le Bristol 233. Ils étaient par ailleurs très financés par leurs gouvernements respectifs qui voulaient contrer la domination aérienne américaine. Dans les années 1960, les deux projets étaient déjà bien avancés mais le coût des appareils ont fait que les États demandèrent aux deux entreprises de collaborer. Le projet de développement du futur Concorde fut donc plus un accord international franco-britannique qu'un accord commercial entre les constructeurs. Le traité de coopération, dont les discussions ont duré environ un an, fut signé le 29 novembre 1962. BAC (British Aerospace) et Sud Aviation se partagèrent les coûts de l'appareil en lui-même, Rolls-Royce et SNECMA firent de même pour construire le réacteur dérivé de l'Olympus britannique et baptisé Olympus 593. En réalité, les Anglais se chargeaient de fabriquer le transatlantique alors que son homologue français se chargeait du moyen-courrier. Le consortium avait fixé des commandes pour plus de cent de ces nouveaux avions de ligne dont les principales compagnies aériennes de l'époque étaient Pan Am, BOAC et Air France qui commandaient alors six Concorde chacun.
Le Concorde fit le premier test de vol au-dessus de Toulouse le 2 mars 1969 avec André Turcat aux commandes, secondé par Jacques Guignard, Henri Perrier et Michel Retif et dura 29 minutes. Son premier passage supersonique se fit le 1 octobre de la même année, la vitesse de Mach 2 étant atteinte un an plus tard. Étant donné que le programme d'essais en vol se déroulait sans incidents, cette version de développement, appelée 001, commença les démonstrations destiné au grand public le 4 septembre 1971. Le 2 juin 1972, le second prototype 002 fit ses démonstrations dans le moyen et extrême Orient. Celles-ci amenèrent à un nombre de commandes pour l'avion assez important, puisque soixante-quatorze commandes ou options auraient été prévues par seize compagnies aériennes dont huit nord-américaines. Cependant, une combinaison de facteurs, qui incluent la crise du pétrole des années 1970, les difficultés financières des compagnies aériennes, l'accident du concurrent direct soviétique Tupolev Tupolev Tu-144 et encore les problèmes environnementaux comme le son du « boum » supersonique causa une baisse spectaculaire des commandes. Air France et British Airways devinrent les seuls acheteurs.
Les États-Unis ont annulé le projet de transporteur supersonique commencé en 1971. Deux conceptions avaient été à l'origine ; le Lockheed L-2000 qui ressemblait au Concorde et qui fut abandonné face au projet du Boeing 2707 qui était à l'origine prévu pour être plus rapide que le Concorde et qui devait transporter trois cent passagers et qui enfin avait une voilure pivotante. Le gouvernement étasunien l'avait alors suggéré à la France et au Royaume-Uni parce qu'une partie de la population américaine s'opposait au Concorde pour des raisons de pollution sonore. En réalité, le gouvernement étasunien ne voulait pas d'un avion européen mais n'avait pas de concurrent fiable à proposer.
Les deux compagnies aériennes européennes ont commencé les vols de démonstration et d'essai vers diverses destinations à partir de 1974 pour avoir le soutien de la population. L'essai des Concorde enregistre 5 335 heures de vol sans problèmes, les appareils de pré-production et les premiers avions de production suivirent. Au total, 2 000 heures de test furent réalisées à vitesse supersonique. Les 5 335 heures de test équivalent à approximativement quatre fois les heures de test d'un avion commercial subsonique moyen ou long courrier.
Le Concorde reçoit son certificat de navigabilité le 10 octobre 1975. Toulouse, en France, et Filton, au Royaume-Uni, étaient les deux seuls centres de production des appareils.
Le Concorde en quelques dates
Royaume-Uni
- 25 octobre 1962, Sud-Aviation et la British Aircraft Corporation présentent aux gouvernements français et britannique respectifs un programme d'avion civil supersonique révolutionnaire.
- 29 novembre 1962, signature de l'accord franco-anglais pour la fabrication d'un avion de transport supersonique.
- 13 janvier 1963, le président français Charles de Gaulle suggère que l'avion supersonique franco-britannique soit baptisé « Concorde ».
- 24 octobre 1963, une première maquette grandeur nature du « Concord » (sans « e ») est présentée à Bristol. S'ensuivra une polémique sur le nom de l'avion.
- 19 novembre 1964, suite aux élections législatives britanniques, le nouveau gouvernement travailliste annonce que la Grande-Bretagne se retire du projet « Concorde », mais celle-ci fera volte-face deux mois plus tard.
- avril 1966 : l'assemblage final du prototype du supersonique, « Concorde 001 », commence à Toulouse.
- 11 décembre 1967, sortie des hangars pour le premier prototype français F-WTSS à Toulouse.
- 19 septembre 1968, sortie des hangars du premier prototype anglais G-BSST à Filton.
- 2 mars 1969, premier vol du F-WTSS avec André Turcat aux commandes (durée : 29 minutes).
- 9 avril 1969, premier vol du G-BSST avec Brian Trubshaw aux commandes.
- 1 octobre 1969, Concorde 001 passe le mur du son durant son 45 vol d'essai.
- 4 novembre 1970, Concorde 001 passe Mach 2.
- 12 novembre 1970, Concorde 002 passe Mach 2 à son tour.
- 28 avril 1972, BOAC (future British Airways) passe sa première commande de 5 appareils.
- 10 octobre 1975, le Concorde reçoit son certificat de navigabilité.
- 21 janvier 1976, premier vol commercial entre Paris, Dakar et Rio de Janeiro.
- 24 mai 1976, vol spécial de deux Concorde entre Paris, Londres et Washington DC avec un survol et atterrissage parallèle à l'aéroport de Washington Dulles.
- 25 juillet 2000, accident d'un Concorde avec 113 personnes à bord à Gonesse, près de Roissy-Charles de Gaulle.
- 31 mai 2003 à 17 h 45, fin du dernier vol commercial de Concorde sous les couleurs d'Air France.
- 24 octobre 2003 : dernier vol du Concorde, sous les couleurs de British Airways.
Caractéristiques
British Airways 2003]]
Caractéristiques générales
- Longueur : 62.13 m
- Envergure : 25.56 m
- Hauteur : 12.22 m
- Largeur fuselage : 2,87 m
- Surface de voilure : 328 m²
- Distance de décollage : 3 200 m
- Distance d'atterrissage : 2 440 m
- Vitesse de croisière maximale : Mach 2,04
- Altitude : 15 000 -18 000 m
- Distance franchissable : 6 300 km
- Propulsion : 4 moteurs Rolls-Royce/Snecma Olympus 593
- Poussée : 4 X 17260 Kgp soit 69 040 Kgp au total
- Poids à vide : 92 080 kg
- Poids maximum au décollage : 185 070 kg
- Poids maximum du kérosène emporté : 95 680 kg
- Nombre de sièges : 92
- Volume des soutes : 19 m3
- Consommation maximum (postcombustion) : 81,6 t/h
- Consommation en phase de décollage : 13t pendant les 23 premières minutes de vol
- Consommation en vol : 18 t/h
Un concorde fait en 4 heures ce que fait un subsonique en 7 heures 45.
Améliorations technologiques utilisées
Beaucoup d'améliorations technologiques très communes dans les avions de ligne du XXI siècle furent utilisées pour la première fois avec Concorde.
Pour optimiser la vitesse du Concorde, furent utilisés :
- une aile en double-delta (ou en ogive) ou encore aile delta gothique ;
- un turboréacteur postcombustion Rolls-Royce/Snecma Olympus ;
- des réacteurs reliés en « thrust-by-wire », ancêtre des réacteurs actuels contrôlés par FADEC :
- un nez mobile verticalement pour une meilleure visibilité à basse vitesse.
Pour l'optimisation du poids du Concorde, furent utilisés :
- un auto-pilote permettant une gestion automatique de la puissance (ou encore auto-manette), autorisant un contrôle « mains libres » (ou hands off) de l'avion de la montée initiale à l'atterrissage ;
- des circuits de commandes de vol entièrement électriques et analogiques fly-by-wire ;
- des commandes de vol multifonctions ;
- un circuit hydraulique à haute pression de 28 MPa pour les composants légers à circuits hydrauliques ;
- un système de freins entièrement électrique et analogique ;
- au décollage, le carburant se place autour du fuselage pour avoir un meilleur centre de gravité
- des pièces usinées à partir d'une ébauche unique (et non issues d'un assemblage) permettant de réduire la nomenclature des composants.
Ces améliorations sur Concorde sont venues avec l'intégration d'Airbus dans le consortium, et plusieurs de ces dispositifs sont maintenant des équipements standards dans les avions de ligne d'Airbus. Par ailleurs, la Snecma commença à construire des moteurs pour l'aviation civile pour Concorde, et l'expérience qu'elle eut avec Concorde lui donna l'expertise technique nécessaire à l'établissement de la co-société CFM international avec General Electric, qui produisit avec succès le moteur CFM56.
Les premiers associés, BAC (qui devint BAe Systems) et Aérospatiale (qui devint EADS), sont les copropriétaires de Concorde. La responsabilité a été transférée à Airbus lorsque l'entreprise qui regroupe BAe Systems et EADS fut fondée.
Les vols réguliers
Historique des vols commerciaux
Les premiers vols commerciaux ont commencé le 21 janvier 1976 sur les trajets Londres-Bahreïn et Paris-Rio de Janeiro. Le congrès des États-Unis avait interdit l'atterrissage des Concorde sur le territoire des États-Unis à cause des manifestations de la population au sujet du « boom » supersonique. Ceci gêna les compagnies qui voulaient faire des trajets transatlantiques.
Lorsque l'interdiction fut relevée en février de la même année pour les vols supersoniques au-dessus des eaux territoriales, New York a immédiatement interdit le survol local au Concorde. Avec le peu de choix qu'elles avaient en destinations, Air France et British Airways ont commencé les transatlantiques avec Washington, DC le 24 mai. Finalement, en 1977, les nuisances sonores que les New Yorkais devaient subir ont laissé place aux avantages de Concorde, et la liaison Paris et Londres vers l'aéroport new yorkais John-F.-Kennedy commença le 22 novembre 1977.
Le temps de vol moyen sur l'un ou l'autre itinéraire était environ de trois heures et demi. Jusqu'en 2003, Air France et British Airways ont continué à avoir des liaisons quotidiennes avec New York. En plus, Concorde a volé vers la Barbade pendant la saison de vacances d'hiver et, de temps en temps, aux destinations de Rovaniemi ou de la Finlande. Le 1 novembre 1986, un Concorde fit le tour du monde en trente et une heures et cinquante et une minutes.
Pendant une période brève en 1977, puis de 1979 à 1980, British Airways et Singapore Airlines partagèrent un Concorde pour les vols entre Bahreïn et l'aéroport international de Changi. L'appareil renommé « G-BOAD » fut peint aux couleurs de la compagnie singapourienne sur le flanc gauche et aux couleurs de la compagnie britannique du côté droit. Le trajet fut stoppé après les trois premiers mois parce que le gouvernement malaisien se plaignait des nuisances sonores : le trajet fut réutilisé lorsque une nouvelle ligne qui ne passait pas dans l'espace aérien malaisien fut ouverte. Cependant, l'Inde refusa que le Concorde atteignît la vitesse supersonique dans son espace aérien, ainsi l'itinéraire fut par la suite déclaré inutilisable.
De 1979 à 1980, Braniff International loua deux Concorde, l'un appartenait à British Airways et l'autre à Air France. Ils furent utilisés pour faire des vols réguliers entre l'aéroport Fort Worth de Dallas à l'aéroport John-F.-Kennedy. Pour des raisons de légalité, les avions utilisés par Braniff étaient enregistrés dans les deux États (Texas, New York mais aussi dans les deux États d'origine (France, Royaume-Uni : cela fit que Braniff mit des autocollants avec les enregistrements états-uniens au-dessus des enregistrements européens. Sur les vols DFW-JFK, le Concorde a eu des équipages de vol de Braniff, bien que la maintenance fût assurée par les Français et les Britanniques. Cependant, les vols n'étaient pas profitables pour Braniff car ils étaient habituellement réservés à moins de 25 %, ce qui força Braniff à stopper ses vols avec Concorde.
Liste des destinations des Concorde
(AF) correspond aux vols Air France (validité : 98)
- Les pistes de l'aéroport de Montréal-Dorval (YUL) n'étant pas très longues, l'aéroport préféré est celui de Montréal-Mirabel (YMX).
- et Papeete/Faaa (Tahiti, Océanie) ?
Accident de Gonesse
Le Concorde, désigné comme étant l'avion de ligne le plus sûr au monde, ne laissait pas présager un accident. Avant l'accident de Gonesse, il n'avait jamais eu d'avaries graves mais un incident similaire s'était produit à Washington en 1979. Mais le 25 juillet 2000, le F-BTSC du vol 4590 d'Air France décolla de l'aéroport Charles de Gaulle puis s'écrasa quelques minutes après le décollage sur un hôtel à Gonesse, provoquant la mort de 113 personnes.
Voir l'article détaillé vol 4590 d'Air France.
Voir également le rapport final du Bureau Enquêtes et Accidents (BEA) [http://www.bea-fr.org/docspa/2000/f-sc000725/pdf/f-sc000725.pdf Document PDF] .
L'accident fut à l'origine de nouvelles modifications sur le Concorde. Les contrôles électriques furent améliorés, du kevlar entoura les réservoirs d'essence (au nombre de 13 sur Concorde), et des pneus plus résistants lui furent montés, notamment grâce à Michelin qui développa les fameux pneus « NZG », qui d'ailleurs pèsent 20 Kg de moins que les pneus précédemment utilisés. Les deux itinéraires furent rouverts le 7 novembre 2001. Malgré cela, l'avenir du Concorde paraissait plus restreint.
Il est à noter que d'après les conclusions de l'enquête du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), Concorde reste pour la postérité l'avion le plus sûr au monde. En effet, aucun exemplaire de cet appareil ne s'est écrasé pour des raisons internes à l'avion. L'accident du 25 juillet 2000 est dû à une intervention extérieure (une lamelle métallique laissée sur la piste par l'avion précédent). L'enquête judiciaire a également mis en cause les défauts du Concorde : à Washington et Dakar, en 1979, l'appareil a connu deux problèmes semblables à celui de Gonesse, c'est-à-dire un éclatement de pneu avec perforation de l'aile de l'avion et du réservoir. Cinq autres incidents ont eu lieu dans les années 1980 et 1990. Les experts ont aussi mis en relief des lacunes dans la formation des équipages du Concorde.
Le retrait du service
Gonesse
Le 10 avril 2003 British Airways et Air France ont simultanément annoncé le retrait de leurs Concorde pour l'année suivante. Les raisons invoquées étaient la baisse du nombre de passagers depuis l'accident de Gonesse le 25 juillet 2000 et le coût élevé de maintenance.
Dans le même temps Sir Richard Branson offrait la somme d'une livre sterling pour acheter un appareil à British Airways qui aurait servi dans la Virgin Atlantic Airways, mais cette offre fut refusée. Il a plus tard écrit dans The Economist (du 23 octobre 2003) que l'offre finale était de cinq millions de livres sterling et qu'il voulait utiliser le Concorde pendant encore de nombreuses années. Cette offre était surtout destinée à faire de la publicité, Airbus ayant refusé de toute manière de continuer à livrer des pièces de rechange pour Concorde.
Air France
Les derniers vols commerciaux de Concorde avec Air France décollèrent de l'aéroport JFK de New York (dernier vol régulier New-York vers Paris) et de Roissy (dernière boucle supersonique) et atterrirent à Paris le 31 mai 2003 dans l'après-midi. Le dernier Concorde a atterrir en service commercial devait être le Fox Charlie en provenance de New-York, mais un problème technique retarda le décollage du Fox Bravo, chargé d'effectuer la dernière boucle supersonique au dessus de l'Atlantique, et le FB atterrit finalement le dernier. Les camions de pompiers ont arrosé l'avion comme de coutume sur la piste de l'aéroport John F. Kennedy alors qu'à Paris, 15 000 personnes attendaient les deux derniers Concorde. La fin de l'aventure Concorde avec Air France fut marquée, pour le Fox Charlie, par une remise de gaz à Roissy et un vol au-dessus du golfe de Gascogne à vitesse supersonique. De retour de sa boucle au dessus de l'Atlantique, le Fox Bravo survola Orly, l'aérodrome de Lognes, puis passa à la verticale de Roissy avant de s'y poser. De nombreux véhicules (véhicules de piste, voitures de gendarmerie et de pompiers) escortèrent les deux derniers Concorde après leurs atterrissages respectifs. Les deux avions firent une longue promenade sur les taxiways de Roissy, s'arrêtant entre autres devant le siège d'Air France et devant les milliers de personnes venues assister aux deux derniers atterrissages de Concorde en service commercial.
Une enchère a, par ailleurs, eu lieu au Christie's de Paris le 15 novembre 2003. 1 300 personnes étaient présentes pour acheter des objets et des photos des moments importants de la vie du Concorde. Parmi ces objets, certains ont vu leur valeur multipliée par dix (voire plus) par rapport à celle prévue.
British Airways
2003
Le dernier Concorde de British Airways décolla de la Barbade le 30 août 2003.
La dernière semaine de vols de démonstration du Concorde se fit au-dessus de Birmingham le 20 octobre, à Belfast le 21, Manchester le 22, Cardiff le 23, et Édimbourg le 24. Chaque jour, l'avion partait de la ville de Heathrow et allait jusqu'aux villes concernées en volant à basse altitude en vol subsonique. Il y eut environ 650 personnes ayant gagné à un concours et 350 personnes invitées qui volèrent dans ce Concorde.
Élisabeth II consentit à éclairer le château de Windsor pour la soirée du 23 octobre 2003, pour le passage de Concorde au-dessus du château après un décollage de Londres. Ce fut pour le Concorde un honneur suprême car seul quelques avions des principaux chefs d'États ont droit à ce privilège.
British Airways retira officiellement l'avion le jour suivant, le 24 octobre. Cette sortie définitive se fit avec l'un des Concorde qui quitta New York avec une fanfare similaire à celle que connut son homologue d'Air France, tandis que, simultanément, deux autres avions paradaient, l'un au-dessus du golfe de Gascogne pour Air France, et l'autre au-dessus d'Édimbourg pour British Airways. Les trois avions avaient la permission spéciale de voler à basse altitude. Les deux Concorde (qui faisaient des tours) ont atterri respectivement à 16 h 01 et 16 h 03 à l'heure anglaise et celui venant de New York à 16 h 05. Chacun des trois avions a alors passé 45 minutes en roulant au sol autour de l'aéroport avant de débarquer les derniers passagers civils d'un vol supersonique. Le pilote du vol New York/Londres fut Mike Bannister, qui fut aussi le pilote du premier vol commercial d'un Concorde aux couleurs de British Airways, qui eut lieu en 1976.
Les passagers du dernier vol transatlantique :
- Tony Benn
- L'ancienne mannequin étatsunienne Christie Brinkley
- La ballerine Darcey Bussell
- Le correspondant TV Jeremy Clarkson
- Joan Collins et sa femme Percy Gibson.
- Le président de la fédération de Formule 1 Bernie Ecclestone
- Sir David Frost
- Le président de la bourse des valeurs Chris Gibson-Smith
- L'acteur Nigel Havers
- Le mannequin Jodie Kidd
- Le président de British Airways Lord Marshall
- Le publicitaire du nabab Lord Saatchi
- Les présidents ou les cadres supérieurs de :
- GlaxoSmithKline
- BAE Systems
- Merrill Lynch
- Deutsche Bank
- P&O
- La Royal Bank of Scotland
- Un voyageur très chanceux, qui avait réservé un an auparavant un billet pour ce trajet (sans savoir que ce serait le dernier voyage de l'avion).
Il y eut par la suite une vente aux enchères des pièces d'un Concorde de British Airways qui se déroula le 1 décembre 2003 au centre d'exposition d'Olympia dans le quartier Kensington de Londres. Les articles vendus étaient hétéroclites et comprenaient un compteur de mach, le cône du nez, le siège du pilote de Concorde, des fauteuils de passagers et même des couverts, des cendriers et des couvertures utilisés à bord de l'appareil. Environ 1 129 000 euros ont été récoltés, dont 752 720 furent donné à l'association 'Get Kids Going!' qui donne aux enfants handicapés et aux jeunes l'occasion de faire du sport.
Liste des appareils et leur histoire
Seuls vingt Concorde furent construits, six pour le développement et quatorze pour les vols commerciaux.
Il y a ainsi eu :
- Deux prototypes
- Deux appareils de pré-production
- Seize appareils de production dont
- Les deux premiers, qui n'ont jamais fait de service commercial
- Les quatorze autres firent les vols commerciaux et douze étaient encore en service en avril 2003
Tous sauf deux ont été préservés, ce qui représente 90 % des appareils produits qui n'ont, pour l'instant, pas été détruits. En aéronautique, cela est très rare.
Prototypes
- F-WTSS (appelé aussi 001) fut le premier Concorde à voler le 2 mars 1969, et est aujourd'hui et depuis le 19 octobre 1973 dans le musée français de l'air de l'aérodrome du Bourget, après avoir effectué 397 vols d'une durée totale de 812 heures dont 255 passées à vitesse supersonique.
- G-BSST (002) est exposé au musée de l'air à l'aéroport naval royal de Yeovilton (Angleterre) depuis le 4 mars 1976. Il avait fait 438 vols dont 196 supersoniques.
Appareils de pré-production
- Concorde G-AXDN (101) fut installé dans le Musée aéronautique de Duxford (Angleterre), le 20 août 1977, après avoir effectué 269 vols, dont 168 supersoniques.
- Concorde F-WTSA (102) fit 314 vols (189 supersoniques) et fut installé à l'aéroport d'Orly à Paris le 20 mai 1976, et il est toujours à la vue du public.
Appareils de production non commerciaux
- F-WTSB (201) a volé pour la dernière fois en avril 1985 de Châteauroux à Toulouse où il orne une des entrées du complexe industriel de la société Aérospatiale (entrée nord, usine Clément Ader). Il a également permis de valider l'intégration du mini-manche qui allait équiper l'airbus A 320.
- G-BBDG (202) est possédé par British Airways et est stocké dans un hangar de Filton à Bristol. Il a, pour la dernière fois, volé en décembre 1981 (ayant déjà effectué ses 803 heures de vols) et, de temps en temps, des programmes devaient le rénover pour qu'il puisse revoler, mais ceci a été considéré comme étant trop coûteux. Il fut utilisé pour tester les mises à jour de l'appareil mais aussi comme source de pièces de rechange, ce qui fait qu'il est aujourd'hui incomplet. Il n'est donc pas à la vue du public mais des discussions sont menées (depuis novembre 2003) pour déterminer son emplacement final, qui pourrait être le musée de Brooklands situé à Weybridge.
Production française
Sept avions commerciaux furent à l'effigie d'Air France :
- F-BTSC (203) fut celui qui s'est écrasé à Gonesse, à proximité de Paris. Il fut utilisé pour le film Airport '79: The Concorde). Sa carcasse reste sous scellés dans un hangar du Bourget.
- F-BVFA (205) fut celui qui fit le dernier vol vers le Smithsonian's new Air and Space Museum de l'aéroport international de Washington Dulles le 12 juin 2003.
- F-BVFB (207) fut vendu pour 1 euro au musée de l'automobile et des technologies de Sinsheim en Allemagne. Il fit le vol Karlsruhe-Baden–aéroport militaire de Baden, dans le sud-ouest de l'Allemagne le 24 juin 2003. Après qu'on eut démonté ses ailes et ses ailerons arrière, il a été transporté par la route et par les canaux, pour rejoindre un Tupolev Tu-144 déjà présent à Sinsheim.
- F-BVFC (209) est à la retraite à l'usine d'Airbus de Toulouse, où les avions français furent construits, le 27 juin 2003, et rejoignit le 201. Son dernier vol fut supersonique et se fit au-dessus de Toulouse. On peut le voir à l'entrée ouest de l'usine.
- F-BVFD (211) fut retiré du service plus tôt, en 1982, après seulement 5 821 heures de vol. Il fut endommagé lors d'un atterissage trop rude à Dakar en 1977 qui abîma la roulette de queue, ce qui conduisit à ce qu'on l'utilise comme source de pièces de rechange. Son entreposage à l'extérieur contribua par la suite à sa dégradation. Il fut en partie détruit en 1994. Seule la section centrale existe encore au Bourget.
- F-BTSD (213) a été confié au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget (France) le 14 juin 2003, et rejoignit le 001. En 1996, cet appareil fit une campagne de publicité aux couleurs de Pepsi.
- F-BVFF (215) se trouve dans l'aéroport international Charles-de-Gaulle de Paris. Cet appareil est le seul que la compagnie Air France possède encore. Il a effectué son dernier voyage le 17 octobre 2005 en étant tracté vers l'emplacement qui lui a été réservé à Roissy, à proximité d'une des tours de contrôle. Le 19 octobre, il a été levé par des grues pour être placé sur trois piliers. Concorde est en position cabrée, et incliné vers la droite, dans une position correspondant au premier virage qu'il effectuait après son décollage sur la piste 27.
Production britannique
Sept avions commerciaux furent à l'effigie de British Airways :
- G-BOAA (206) est destiné au musée national de vol (qui appartient aux musées nationaux d'Écosse), dans la ville d'East Fortune, près d'Édimbourg et. Son dernier vol a été effectué en août 2000 et depuis il ne peut plus voler.
- G-BOAB (208) reste à l'aéroport d'Heathrow. Il ne fut jamais modifié, et ne revola plus depuis l'accident de Paris.
- G-BOAC (204) Le porte drapeau de la flotte (à cause de son nom d'enregistrement BOAC) fit son dernier vol vers le parc de viste de l'aéroport de Manchester (Angleterre), où un « hangar vitré » spécial a été construit pour son exposition, le 31 octobre 2003. Son premier vol a été effectué le 27 février 1975.
- G-BOAD (210) partit d'Heathrow pour la dernière fois le 10 novembre, et atterrit à l'aéroport JFK de New York, d'où il fut transféré sur une barge normalement utilisée pour transporter les réservoirs extérieurs de la Navette spatiale, vers le Intrepid Sea-Air-Space Museum de New York, en descendant l'Hudson River, et passant devant la statue de la Liberté. Ses moteurs ont été retirés pour en réduire le poids. Il a ensuite été élevé temporairement sur le pont d'un porte-avion, en attendant son emplacement définitif dans un nouveau hall d'exposition en cours de construction.
- G-BOAE (212) a volé vers Grantley Adams Airport à Bridgetown, Barbade, le 17 novembre, avec 70 membres du staff de BA à bord. Le vol, durant moins de quatre heures, atteignit l'altitude maximum certifiée de 60 000 pieds (18 300 m). Une nouveau hangar d'exposition va être construit pour abriter l'appareil, à l'est de l'aéroport de la vieille plantation Spencers.
- G-BOAF (216), le dernier Concorde à avoir été construit, fit son Concorde's final ever flight (tout dernier vol Concorde) le mercredi 26 novembre 2003. Parti d'Heathrow à 11:30 GMT, il fit le dernier vol supersonique, emportant avec lui une centaine de membres d'équipage de British Airways, au-dessus de la baie de Biscay. Il fit enfin un dernier tour d'honneur au-dessus de Bristol, en passant sur Portishead, Clevedon Weston Super Mare, Bristol International Airport et Clifton Suspension Bridge, avant d'atterrir à Filton, peu après 13:00 GMT. Il a été accueilli par le Prince Andrew, qui a formellement accepté son transfert. L'appareil sera la vedette du Bristol Aviation Heritage Museum (ouvert en 2004) en Angleterre. Bien qu'il ne fasse pas partie de la commande originale de BA, G-BOAF a été acheté pour 1 FFR dans les années 80.
- G-BOAG (214), l'appareil qui fit le vol final Speedbird 2 depuis New York le 24 octobre, quitta Heathrow pour la dernière fois le 3 novembre 2003. Il passa une journée d'attente et de maintenance à New York avant de faire un vol supersonique inhabituel (ce qui demande une autorisation spéciale) au dessus de la partie inhabitée du Canada nord, jusqu'à Seattle, où il sera exposé au Museum of Flight, à côté du tout premier Boeing 747 et d'un BOAC Comet. Ce Concorde a été utilisé comme une source de pièces détachées avant d'être restauré à l'aide de pièces de l'appareil F-BVFD d'Air France.
Impacts culturels et politiques
Cet avion reste un symbole fort de technologie ultra moderne malgré ses 34 ans, et nombreux sont ceux qui aiment ses formes sculpturales. Il est de plus un symbole de fierté nationale pour beaucoup de gens au Royaume-Uni et en France - bien qu'en France ce soit parce que c'est un avion français, et qu'au Royaume-Uni ce soit parce que c'est un avion britannique.
La réaction des gens contre la perspective d'importantes nuisances sonores dues aux vols a aussi représenté un changement social important. Avant les premiers essais en vol du Concorde, les nouveautés de l'industrie civile aéronautique étaient largement acceptées par les gouvernements démocratiques et leurs électeurs. Les protestations populaires (particulièrement sur la côte est des États-Unis) contre le bruit du Concorde ont marqué un point de rupture politique. Par la suite, les scientifiques et ingénieurs de domaines variés ont commencé à prendre en compte plus sérieusement les impacts environnementaux et sociaux de leurs innovations.
De ce point de vue, le grand bond en avant technique incarné par le Concorde a aussi été un bond en avant pour la sensibilisation du public (et des médias) aux conflits entre la technologie et les écosystèmes naturels qui sont toujours d'actualité. Beaucoup d'avions actuels produisent moins de particules polluantes et de nuisances sonores, et cela est peut être une partie de l'héritage de Concorde. L'usage de murs anti-bruit le long des lignes de TGV n'aurait peut être pas été si développé sans les protestations des années 1970 au sujet de la pollution sonore des avions.
Un billet sur une ligne régulière Concorde était un privilège pour les plus aisés. Cependant, certains vols charter circulaires ou aller simple (avec retour en voiture, train ou bateau) étaient organisés et étaient accessibles à des passionnés moins fortunés.
Le concorde est aussi apparu lors d'événements royaux en Grande Bretagne, volant parfois en formation avec la patrouille des Red Arrows. Il a aussi participé à de nombreux salons aéronautiques, et a été accompagné par la Patrouille de France.
L'avenir
En novembre 2003, la compagnie EADS qui codétient Airbus (avec BAe Systems) annonça qu'elle travaillait avec des compagnies aériennes japonaises pour développer un avion plus grand et plus rapide que Concorde ([http://news.bbc.co.uk/1/hi/business/3231354.stm article BBC] en anglais).
Voir aussi
Articles connexes
- Différences Concorde et Tu-144
- Aéronautique
- Aéronef
- Aviateur
- Histoire de l'aviation
- Liste des avions civils
Liens externes
- [http://www.concorde-jet.com/f_index.php Concorde Jet (site de fans avec forum)]
- [http://www.af001.com AF001 (site de fans avec forum)]
- [http://museedelta.free.fr/ Concorde F-WTSA, avion de présérie français, exposé au Musée Delta]
- [http://www.club-concorde.org/ Site du club Concorde]
- [http://le.pointu.free.fr/ Concorde dans la presse, de 1965 à 2003 (plus de 650 documents)]
- [http://www.concordesst.com/ Le site de référence sur tout ce qui concerne Concorde (en anglais)]
- [http://www.brooklandsconcorde.com/index.html Le site sur la reconstruction du Concorde G-BBDG au Brooklands Museum (en anglais)]
- [http://www.zmarties.com/earth/about/concorde.htm The Concorde Compendium qui recense tous les emplacement actuels de concorde (en anglais)]
Catégorie:Avion civil
Catégorie:Transport supersonique
ja:コンコルド
Avion ja:飛行機 simple:Aircraft
catégorie:Type d'aéronef
Pour la ville d'Avion, voir Avion (Pas-de-Calais).
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Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d'un engin sans moteur, on parlera de planeur), dont la sustentation en vol est obtenue principalement par des réactions aérodynamiques sur des surfaces qui restent fixes dans des conditions données de vol.
Lorsque la sustentation en vol est obtenue par des réactions aérodynamiques sur des surfaces en mouvement (généralement une ou plusieurs hélices principales dont les axes sont verticaux), on parle d'hélicoptère ou de gyroptère, selon que la surface porteuse est animée par un moteur ou non.
Le mot avion (du latin avis, oiseau) a été employé pour la première fois par Gabriel de La Landelle, en 1863, dans un compte rendu des tentatives d'envol de Jean-Marie Le Bris. Le terme est ensuite repris en 1875 par Clément Ader puis breveté par ce dernier. C'est ainsi qu'il a appelé l'appareil baptisé Éole, avec lequel il décolle le 9 octobre 1890 puis rase le sol sur 50 mètres à 20 cm au-dessus de la piste. Cet événement ne sera toutefois pas homologué comme étant le premier vol : la hauteur atteinte (inférieure à celle du genou d'un adulte!) était insuffisante pour le qualifier de tel. De fait, la performance de cette génération d'engins ne fera pas se bousculer les entrepreneurs.
Mais dans les premières années de l'aéronautique, après les exploits des frères Wright, on ne parle guère d'avion mais d'aéroplane. C'est avec la Première Guerre mondiale que les mots avion et aviation deviennent communs.
D'aucuns prétendent qu'avion est un acronyme qui aurait été forgé par Clément Ader et signifiant appareil volant imitant l'oiseau naturel.
Il semble toutefois beaucoup plus réaliste de penser que le nom vienne davis, l'oiseau en latin.
Constitution
Un avion est constitué :
- d'une cellule comprenant le fuselage, la voilure, les empennages et les atterrisseurs,
- d'un ou plusieurs groupes propulseurs à hélice ou à réaction.
- d'une avionique et de servitudes de bord.
Types
On distingue les avions civils des avions militaires. Dans les premiers, on trouve les avions de ligne, les avions d'affaires et les avions légers. On peut aussi classer les appareils civils selon leur rayon d'action : court courrier, moyen courrier, long courrier. Cette dénomination date de l'époque où les avions étaient principalement utilisés pour acheminer les lettres et colis postaux, l'aéropostale.
Fonctionnement
Un avion subit trois forces :
- la poussée ou la traction (respectivement créée directement par son réacteur ou par la rotation de l'hélice entraînée par son moteur)
- le poids (effet de la gravité terrestre sur la masse de l'appareil)
- la résultante aérodynamique composée de la portance (créée par la forme des ailes, et plus particulièrement par son profil, concave ou plat en dessous et convexe au-dessus et, le déplacement dans l'air) et de la traînée (opposée au mouvement, résultat des frottements aérodynamiques)
Un vol en palier à vitesse constante suppose que la résultante du système de forces est nulle : le poids est équilibré par la portance, la traînée est compensée par la traction.
À partir de cette position d'équilibre, toute modification de l'un des paramètres entraîne une modification du comportement. Si le poids diminue (consommation de carburant), la portance devient prépondérante et l'avion monte. À l'inverse, si la traction diminue (réduction des gaz), la portance diminue et l'avion descend, etc.
Tout l'art du pilotage consiste à maîtriser en permanence la trajectoire de l'avion.
Voir aussi
- Aviateur
- Aviation
- Avion de ligne
- Compétition aéronautique
- Hélicoptère
- Instrument avion
- Liste des avions civils
- Liste des avions militaires
Bibliographie
- François Besse : 100 avions de légende, Éditions Solar, 2004.
Liens externes
- [http://www.aeroweb-fr.net Aeroweb-fr.net]
- [http://www.infovisual.info/05/082_fr.html Voir un schéma détaillé d'un avion de ligne]
- [http://www.fna.asso.fr/ Fédération Française Aéronautique]
- [http://www.airliners.net Airliners Photos d'avions]
- [http://www.jetphotos.net Photos d'avions]
- [http://www.planepictures.net Photos d'avions]
Aérospatiale
L'aérospatiale (avec ou sans le "e" final) rassemble les techniques de l'aéronautique (déplacement dans l'atmosphère) et celles de l’astronautique (déplacements spatiaux, c'est-à-dire trajets hors atmosphère et interplanétaires).
Historique
Les premières tentatives connues pour faire voler un appareil plus lourd que l'air remontent à la civilisation chinoise dont les cerf-volants et les fusées d'artifices serviront de modèle pendant deux millénaires.
Les frères Joseph et Étienne de Montgolfier, ouvriront l'ère des aérostats en 1783 avec l'invention qui porte leur nom, la montgolfière, permettant enfin à l'homme de s'élever dans les airs.
1815 Edouard Johnson crée la première maquette à taille humaine volant sur plusieurs centaines de mètres.
1884 John Montgomery réalise le premier vol humain en parcourant un vol plané de 200 mètres.
Otto Lilienthal ingénieur allemand, effectue plus de 2 000 vols en planeur entre 1891 et 1896.
Henri Marie Coanda ingénieur roumain est l’inventeur de l’avion a réaction (premier vol en 1910), le premier présente le premier avion à réaction de l’histoire. Même si son seul vol d’essai s’est terminé contre un mur (et on comprend, vu que le réacteur était situé à l’avant ( !) et n’avait qu’une poussée de 220 kg, et tout ça avec un avion qui, bien qu’entièrement en bois (alors que la toile prédominait à l’époque), était encore d’une forme très classique et bien peu adaptée à un système à réaction), et qu’il a été bien oublié...
L'aéronautique prit réellement son essor quand on arriva à faire voler un homme dans un engin motorisé plus lourd que l'air (contrairement à la montgolfière, plus légère que l'air). Cet exploit est disputé entre le petit bond de Clément Ader le 9 octobre 1890 et le vol plané des frères Wright à Kitty Hawk le 17 décembre 1903.
Après les magistrales démonstrations en vol de Wilbur Wright au Mans de juin à décembre 1908, c'est toutefois à Pau, en France, que vont s'ouvrir les premières écoles de pilotage au monde, avec dès 1909 celles des frères Wright et de Louis Blériot. Les trente années qui suivent voient le développement spectaculaire de l'aéronautique civile et militaire. Les aéroplanes franchissent des distances de plus en plus grandes et transportent toujours plus de fret et de passagers.
Après la Seconde Guerre mondiale on verra l'apparition des moteurs à réaction. La course à la vitesse mène à la volonté de franchir le mur du son, exploit qui sera réalisé par Chuck Yeager le 14 octobre 1947 à bord de son avion-fusée X1. Il faudra attendre 1969 pour que Concorde ouvre la voie des transports supersoniques civils.
Dans le domaine des fusées, il y eu peu d'avancées techniques jusqu'à la fin du , pendant lequel elles serviront d'armes incendiaires durant les grandes guerres de cette époque ; les fusées du britannique William Congreve lors des guerres napoléoniennes à partir du 8 octobre 1806 ; enfin, la guerre de Sécession avec les fusées stabilisées par des ailettes de l'anglais William Hale.
Il faudra attendre la fin du pour que Constantin Tsiolkowski (1857-1935) publie les théories du vol spatial ouvrant ainsi l'ère de l'astronautique.
Trois pays participeront au début du à développer les techniques nécessaires à l'épopée de la conquête de l'espace ; le professeur américain Robert Goddard qui réussit le premier vol d'une fusée à propergol liquide à Auburn (Massachusetts) le 16 mars 1926, l'équipe russe de Valentin Glouchko (Glushko en russe) dont les moteurs équiperont les modèles GIRD et contribueront aux succès de Sergueï Korolev, et enfin, le groupe allemand Verein für Raumschiffahrt ou VfR (Association pour les Voyages dans l'Espace) sous l'impulsion de Johannes Winkler.
Le VfR fut la pépinière d'où sortiront les célèbres Hermann Oberth (conseiller technique pour la fusée du film 'La femme sur la Lune' de Fritz Lang), Eugen Sänger (inventeur du bombardier antipodal précurseur de la navette spatiale), et enfin de Wernher von Braun (18 ans à l'époque, en 1930) qui avec l'appui de l'armée créa le terrible V2, puis, à la libération, sa fusée Saturn V donnera aux USA les moyens d'établir le programme Apollo qui mène le premier homme sur la Lune le 21 juillet 1969.
Les techniques
- Contrôle d'attitude
Les appareils et les engins
- MBB C-160 Transall
Hors atmosphère
- Fusée
- Navette spatiale
- Satellite
Le secteur spatial
- Imagerie spatiale
Tupolev
Tupolev (Russe : Туполев) est une compagnie
russe de défense et de conception aérospatiale. Son nom officiel est PSC Tupolev et elle est le successeur de la fameuse Tupolev OKB et du Bureau de Design Tupolev dirigée par le célèbre ingénieur soviétique A.N. Tupolev. La compagnie Tupolev célébrait ses 80 années d'existence le 22 octobre 2002.
Le champ d'action de la compagnie Tupolev PSC est principalement le développement, la construction et la révision d'avions civils et militaires. Elle s'occupe également des technologies concernant les missiles et l'aviation navale. Depuis sa fondation, elle a mené à bien plus de 300 projets, et plus de 18000 avions furent produit pour l'URSS et le Bloc de l'Est.
Histoire
En 1922, Alexei Nickolayevich Tupolev fonde la Commission de Construction d'Avions Métalliques. En
1936, cette commission est reconnue comme un bureau d'étude et de design.
Années 1990 : Tupolev devient Complexe Scientifique et Technologique de l'Aviation Tupolev (Tupolev ANTK) ou ANTK Tupolev ou encore AO ANTK Tupolev.
Avions produits
Avions à pistons :
- Tupolev ANT-4
- Tupolev ANT-20 Maxim Gorky
- Tupolev ANT-25
- Tupolev I-14
- Tupolev TB-1
- Tupolev TB-3
- Tupolev SB-2
- Tupolev Tu-2 « Bat »
- Tupolev Tu-4 « Bull »
- Tupolev Tu-10
Avions expérimentaux :
- Tupolev Tu-1
- Tupolev Tu-6
- Tupolev Tu-8
- Tupolev Tu-12
- Tupolev Tu-70
- Tupolev Tu-72
- Tupolev Tu-73
- Tupolev Tu-74
- Tupolev Tu-75
- Tupolev Tu-80
- Tupolev Tu-82
- Tupolev Tu-85 « Barge »
- Tupolev Tu-91 « Boot »
- Tupolev Tu-93
- Tupolev Tu-96
- Tupolev Tu-98 « Backfin »
- Tupolev Tu-107
- Tupolev Tu-110
- Tupolev Tu-116
- Tupolev Tu-119
- Tupolev Tu-155
- Tupolev Tu-156
- Tupolev Tu-206
- Tupolev Tu-216
Bombardiers et autres avions militaires :
- Tupolev Tu-14 Bosun
- Tupolev Tu-16 Badger
- Tupolev Tu-20 Bear, Tupolev Tu-20/Tu-95/Tu-142 Bear
- Tupolev Tu-22 Blinder
- Tupolev Tu-22M/Tu-26 Backfire
- Tupolev Tu-126 « Moss »
- Tupolev Tu-160 Blackjack
Chasseurs :
- Tupolev Tu-28/Tu-102/Tu-128P « Fiddler »
Avions de ligne ou de transport :
- Tupolev Tu-104 « Camel »
- Tupolev Tu-114 « Cleat »
- Tupolev Tu-124 « Cookpot »
- Tupolev Tu-134 « Crusty »]
- Tupolev Tu-144 « Charger » ou « Concordsky »
- Tupolev Tu-154 « Careless »
- Tupolev Tu-204
- Tupolev Tu-214
- Tupolev Tu-330
- Tupolev Tu-334
Missiles, drones, etc.
- Tupolev Tu-121 « C »
- Tupolev Tu-123 « Yastreb-1 »
- Tupolev Tu-139 « Yastreb-2 »
- Tupolev Tu-141 « Strizh »
- Tupolev Tu-143 « Reis »
- Tupolev Tu-243 « Reis-D »
- Tupolev Tu-300
Voir aussi
- Histoire de l'aviation
- Liste des avions civils
- Liste des avions militaires
Liens externes
- [http://www.tupolev.ru/ Site Officiel de cet avionneur.]
Catégorie:Constructeur aéronautique
ja:ツポレフ
Tupolev Tu-144
Le Tupolev Tu-144 (nom de code OTAN : Charger) est un avion de ligne supersonique construit par le bureau d'études Tupolev dirigé par Alexei Tupolev (1925-2001).
Les médias occidentaux l'ont surnommé Concordski (Konkordski) ou Concordoff, un nom à consonance russe mais qui souligne sa ressemblance avec le Concorde. Le prototype a volé pour la première fois le 31 décembre 1968 près de Moscou, deux mois avant le Concorde.
Le Tu-144 a passé le mur du son pour la première fois le 5 juin 1969, et le 15 juillet il est devenu le premier avion de transport commercial à dépasser Mach 2.
Développement
La conception du Tu-144 doit beaucoup à l'espionnage industriel, les usines françaises d'Aérospatiale ayant particulièrement été mises à contribution. Lorsque Sergei Pavlov -- officiellement directeur du bureau parisien d'Aeroflot -- fut finalement arrêté en 1965, il était en possession de plans détaillés des freins, du train d'atterrisage et de la cellule du Concorde. Mais un autre agent, Sergei Fabiew, qui avait réussi à obtenir des plans complets du prototype, n'a été arrêté qu'en 1977.
Cet espionnage a certainement permis aux Soviétiques de définir la forme générale de l'avion et d'en accélérer le développement mais le prototype du Tu-144 en 1970 n'était pas une simple copie du Concorde, et sur base de nombreux essais, des changements considérables furent apportés entre le prototype et le modèle de préproduction Tu-144S (numéro 77101).
Le programme de développement du Tupolev subit un sérieux revers le 3 juin 1973 au Salon du Bourget : ce jour-là, le premier modèle de production (numéro 77102) s'écrasa au-dessus de Goussainville, détruisant une quinzaine de maisons et tuant les six membres d'équipage et huit personnes au sol. Il semble que le pilote ait voulu éviter un Mirage III en vol au-dessus de lui et dont il ignorait la présence; il bascula l'avion en piqué et lorsqu'il tenta de le redresser, l'important facteur de charge causa la rupture de l'aile gauche. L'incendie qui en résulta immédiatement causa la rupture de la dérive, du fuselage et l'impact quelques secondes plus tard.
Des informations d'archives maintenant ouvertes au public indiquent que la boîte noire fut ramenée en Russie et analysée. On pense maintenant que la cause de l'accident est une modification réalisée au sol par l'équipe de maintenance sur les capteurs du système de stabilisation automatique, la veille du second jour de démonstration en vol. Ces changements avaient pour but de permettre au Tu-144 de surpasser le Concorde lors des démonstrations. Par malchance, ces modifications ont aussi connecté des circuits de test en usine, causant une vitesse ascensionnelle trop élevée, puis une perte de contrôle et finalement l'écrasement.
En service
Le Tu-144S entra en service le 26 décembre 1975, transportant du courrier et du fret entre Moscou et Alma-Ata en préparation d'une ouverture de la ligne au trafic passagers, qui intervint en novembre 1977. Il y eut une courte période d'exploitation en vol régulier mais le 23 mai 1978, le premier Tu-144D connut une panne en vol lors d'un vol de qualification et s'écrasa, causant la mort de son équipage. En conséquence, le vol Aeroflot du 1er juin 1978 fut le cinquante-cinquième et dernier vol régulier.
Un vol régulier mais seulement avec du fret fut rétabli le 23 juin 1979, utilisant le nouveau modèle Tu-144D, y compris sur de plus longs itinéraires comme Moscou-Khabarovsk grâce à l'autonomie supplémentaire liée à l'emploi de moteurs plus économes (RD-36-51). En comptant les 55 vols passagers, il y eut 102 vols réguliers Aeroflot avant la fin définitive du service commercial.
On pense qu'Aeroflot a continué à utiliser le Tu-144D après l'arrêt officiel du service, avec quelques vols occasionnels dans les années 1980. Un rapport fait état d'un vol de Crimée à Kiev en 1987.
Production
Il a été construit 16 Tu-144 en état de vol. Le prototype Tu-144 numéro 68001, 1 Tu-144S de préproduction numéro 77101, 9 TU-144S de production numéros 77102 à 77110 et 5 Tu-144D numéros 77111 à 77115. Il y a eu au moins une cellule supplémentaire pour les essais statiques au sol en parallèle avec le développement du prototype 68001. Le modèle Tu-144S avait des turbofans NK-144 tandis que le modèle Tu-144D était propulsé par des moteurs RD-36-51 plus puissants et plus économes en carburant (particulièrement en super-croisière), ne nécessitant pas l'usage de la post-combustion, et assurant donc une bien meilleure autonomie.
Bien que le dernier vol commercial avec des passagers ait eu lieu en 1978, la production du Tu-144 ne s'est arrêtée que six ans plus tard, en 1984, et le Tu-144D numéro 77116, partiellement assemblé, ne fut jamais terminé. Dans les années 1980, les deux derniers modèles de production en état de vol furent utilisés pour des essais, notamment pour la recherche sur la couche d'ozone à haute altitude. Ces deux avions, numéros 77114 et 77115, sont conservés aujourd'hui à l'usine Tupolev de Zhukovsky.
En 1990, Tupolev se mit en relation avec la NASA et proposa d'utiliser un Tu-144 comme banc d'essai pour le programme High Speed Commercial Research, dont le but était de concevoir un avion de ligne supersonique de deuxième génération. En 1995, le Tu-144D numéro 77114 (assemblé en 1981 mais n'ayant que 82 heures et 40 minutes de vol au compteur) fut sorti de son stockage et rebaptisé Tu-144LL après d'importantes modifications pour un montant de 350 millions de dollars. Il réalisa 27 vols en 1996T et 1997; en 1999, le projet fut abandonné.
Il semble que le Tu-144LL ait été vendu aux enchères en juin 2001 pour 11 millions de dollars mais l'avion ne fut finalement pas vendu - Tejavia écrivit en septembre 2003 que le contrat n'avait pas été signé. Les réacteurs Kuznetsov NK-321 utilisés sur le Tu-144LL sont en effet considérés matériel militaire puisqu'ils assurent aussi la propulsion du Tu-160; le gouvernement russe refusa donc la licence d'exportation.
Il est à noter que les Tu-144 et Tu-144S équipés du moteur NK-144 ne pouvaient pas voler à Mach 2 sans utiliser la post-combustion; mais une vitesse de croisière de Mach 1.6 était possible. Pour les derniers vols d'essais, le Tu-144LL numéro 77114 et le dernier Tu-144D numéro 77115 ne furent pas autorisés à dépasser Mach 1.
Aux dernières nouvelles, il semble qu'un de ces deux avions ait été acquis par un musée belge et y soit expédié par bateau en 2004. Les moteurs NK-321 en auraient été ôtés.
A voir
Dans le sud de l'Allemagne, le Musée de Sinsheim expose un Tu-144 et un Concorde Air France (ex F-BVFB "Fox Bravo"). C'est le seul endroit au monde où l'on puisse voir ces deux avions côte à côte.
Les automobilistes qui roulent sur l'autoroute de Heilbronn à Mannheim peuvent ainsi voir en passant plusieurs avions exposés le long de l'autoroute.
Liens externes
- [http://perso.wanadoo.es/tu144sst/index.html Liens TU-144 SST]
- [http://www.tupolev.ru/English/Show.asp?SectionID=148 Tupolev Page officielle du Tu-144]
- [http://p066.ezboard.com/ftupelevtu144forum5881frm2 Forum de discussion du Tu-144]
- [http://home.comcast.net/~yoshac/TU144/index.html Survol historique du Tu-144]
- [http://www.technik-museum.de/ Auto + Technik Museum Sinsheim]
- [http://www.moninoaviation.com/tu144sn.html Liste des Tu-144s avec leur histoire]
- [http://www.testpilot.ru/russia/tupolev/144/s/tu144s_2.htm Liste complète de la production, en russe]
- [http://www.dfrc.nasa.gov/Gallery/Movie/TU-144LL/ Clip vidéo de la NASA]
Voir aussi
Avions de ce type :
Boeing 2707 -
Concorde -
Lockheed L-2000
Séquence :
Tu-141 -
Tu-142 -
Tu-143 -
Tu-144 -
Tu-148 -
Tu-154 -
Tu-155
Listes :
Liste des avions civils
Voir aussi :
Transport supersonique -
Transport hypersonique
Catégorie:Avion civil
Catégorie:Transport supersonique
ja:Tu-144
PostcombustionLe principe de la postcombustion est d'injecter du kérosène directement en sortie du réacteur, juste derrière le dernier étage de la turbine. Cela augmente considérablement la poussée de l'avion mais provoque en contrepartie une consommation en carburant énorme, un bruit très élevé et une signature infrarouge beaucoup plus importante en raison d'une chaleur intense. Pour cette raison, il n'est utilisé que lors du décollage ou du combat aérien.
La postcombustion produit une flamme gigantesque en sortie des réacteurs.
Le seul avion civil qui utilisait la postcombustion était le Concorde.
ConcordeConcorde
British Airways
British Airways (code AITA : BA ; code OACI : BAW; indicatif radio : speedbird) est la plus importante compagnie aérienne du Royaume-Uni, elle est principalement basée à l'aéroport de Londres Heathrow.
La compagnie est formée en 1974 par la fusion décidée par une loi de 1971 de l'entreprise publique British Overseas Airways Corporation et de British European Airways. La société est ensuite privatisée en 1987 par le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher.
Sa flotte est composée principalement d'avions Boeing (747-400, 777, 767, 757, 737) et d'Airbus A320.
Durant l'année fiscale 2002, la compagnie a transporté 40 millions de passagers pour un chiffre d'affaires de huit milliards de livres sterling.
La compagnie sponsorise la Millennium Wheel, à Londres.
Voir aussi
Liste des entreprises britanniques
Liste des compagnies aériennes européennes
Lien Externe
- [http://www.britishairways.com Site officiel British Airways]
Catégorie:Compagnie aérienne
Catégorie:Ciel européen
Catégorie:Entreprise britannique
Catégorie:Compagnie aérienne britannique
ja:ブリティッシュエアウェイズ
ms:British Airways
Océan Atlantique
L'océan Atlantique est le deuxième océan de la Terre par la taille ; avec une superficie comprise entre 82 000 000 et 106 000 000 km² (suivant qu'on y inclut certaines mers adjacentes), il en couvre le cinquième.
Sa formation résulte de la fragmentation, il y a 180 millions d'années, du supercontinent de la Pangée, suivie de la séparation des continents africain et sud-américain d'une part, eurasien et nord-américain d'autre part.
L'océan Atlantique occupe un long bassin s'étendant du nord au sud, borné à l'ouest par les Amériques, à l'est par l'Europe et l'Afrique. Il atteint une profondeur maximale de 8 605 m à la fosse de Milwaukee près de Porto Rico. En son centre se trouve une chaîne montagneuse sous-marine, la dorsale médio-atlantique.
Géographie
Limites
Comme tous les autres océans de la Terre, les limites de l'océan Atlantique sont totalement arbitraires. Si on considère les limites proposées par l'Organisation hydrographique internationale, il est séparé des océans suivants :
- De l'océan Arctique au nord :
- À l'ouest du Groenland, par une ligne allant de la côte du Labrador au Groenland suivant le parallèle de 60° de latitude nord ;
- À l'est du Groenland, par une ligne allant du cap Nansen au Groenland à Straumness, au nord-ouest de l'Islande ;
- À l'est de l'Islande, par une ligne partant du Gerpit à l'est de l'Islande, passant par l'île Jan Mayen et finissant au sud de l'archipel du Svalbard ;
- À l'est, par une ligne reliant le sud du Svalbard avec le cap Nord en Norvège.
- De l'océan Pacifique au sud-ouest :
- Par une ligne partant du cap Horn et suivant le méridien de 67° 16' de longitude ouest.
- De l'océan Indien au sud-est :
- Par une ligne partant du cap des Aiguilles et suivant le méridien de 20° de longitude est.
- De l'océan Antarctique au sud :
- Par le parallèle de 60° de latitude sud.
L'océan Atlantique est communément partagé entre l'Atlantique Nord et l'Atlantique Sud, suivant un courant marin qui se situe vers 8° de latitude nord.
Bien entendu, l'océan Atlantique comporte un grand nombre de golfes, de baies, voire de mers. Même s'il est possible de tous les considérer comme partie intégrante de cet océan, certains sont généralement comptés à part, comme la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique, le golfe du Saint-Laurent, la mer de Norvège, la mer baltique, la mer du Nord, la mer noire et la Méditerranée.
La superficie de l'océan Atlantique est de 82 400 000 km² sans ces mers, de 106 400 000 km² avec. Son volume est estimé à 323 600 000 km³ sans, 354 700 000 km³ avec. Sa profondeur moyenne est de 3 926 m sans, 3 332 avec.
La largeur de l'océan Atlantique varie entre 2 848 km (entre le Brésil et le Liberia) et 4 830 km (entre les États-Unis et le Maroc).
Plancher océanique
Maroc
La principale caractéristique du fond de l'océan Atlantique est un longue chaîne de montagnes sous-marine appelée la dorsale médio-atlantique. Elle s'étend depuis Jan Mayen au nord jusqu'à environ 58° de latitude sud, pour une largeur maximale de 1 600 km. Le centre de la dorsale est occupé par un fossé profond de plus de 1 000 m et large de 25 à 50 km. De part et d'autre de ce fossé, la dorsale s'élève à moins de 1 500 m au-dessous du niveau de la mer, plusieurs montagnes s'élèvent même au-dessus de l'eau et forment des îles. L'Atlantique Sud possède une dorsale aditionnelle, la dorsale Walvis.
La dorsale médio-atlantique partage l'océan Atlantique en deux grandes dépression dont la profondeur varie entre 3 700 et 5 500 m. Des dorsales transverses les divisent en plusieurs bassins.
Îles
L'océan Atlantique comprend de nombreux archipels. Certains sont des parties émergées des continents qui le bordent, d'autres furent créés par la dorsale océanique centrale. En voici une liste non exhaustive :
Histoire
L'océan Atlantique semble être le plus jeune des océans de la planète. Il semble qu'il soit au plus âgé de 180 millions d'années, lorsque les continents actuels se sont formés lorsque le supercontinent Pangée s'est fragmenté suite à un processus de divergence et que la lithosphère océanique commença à être créée.
L'exploration du littoral Atlantique a débuté dès que les premières installations humaines s'établirents sur ses côtes. Mais en ce qui concerne sa traversée, il faut attendre du côté nord européen, aux et s, des explorations audacieuses à partir du Groenland faites par des navigateurs vikings qui semblent avoir atteint le continent Nord américain à hauteur de Terre-Neuve qu'ils auraient nommé "Vineland", mais la toute première vraie traversée n'eut lieu qu'avec le premier voyage de Christophe Colomb en 1492. A partir de là l'exploration de cet Océan et de l'océan Pacifique s'accéléra véritablement.
Pays riverains
L'océan Atlantique baigne 49 pays :
Cette liste ne comprend que les pays généralement considérés comme atlantiques ; ce n'est pas le cas de pays comme le Mexique ou la Turquie, bien que théoriquement bordés par cet océan.
Voir aussi
Liens internes
- Atlantide
- Mer
- Océan
Atlantique
als:Atlantik
ja:大西洋
ko:대서양
simple:Atlantic Ocean
th:มหาสมุทรแอตแลนติก
zh-min-nan:Tāi-se-iûⁿ
1976Catégorie:1976
Cette page concerne l'année 1976 du calendrier grégorien.
Événements
- 10 février : Première conférence nord-sud à Paris.
- En août, Conférence des non-alignés à Colombo.
Europe
- 15 mars : Retrait du Franc du serpent monétaire européen (SME).
- Avril : Début du ministère travailliste de James Callaghan, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1979).
- 1 juin : Selon Valéry Giscard d'Estaing, la France pourrait participer à une bataille de l'avant en Allemagne.
- 10 juillet : Catastrophe de Seveso en Italie : un nuage toxique s'abat sur la région.
- 18 décembre : Échange de Vladimir Boukovski et Luis Corvalán, à Zurich.
- La république populaire d'Albanie prend ses distances avec la Chine.
France
- : TF1 passe en 625 lignes et diffuse ses premières émissions en couleur.
- 7 janvier : Le congrès du PCF abandonne la notion de dictature du prolétariat.
- 8 avril : Peugeot prend le contrôle de Citroën.
- 3 mai : Mise en liquidation de la fabrique d'horlogerie LIP à Besançon
- 5 mai : Naissance du Front de Libération National de la Corse (FLNC).
- 21 mai : Fondation du Centre des démocrates sociaux CDS.
- 19 mai : Création du loto.
- 23 juin : Loi sur la taxation des plus-values du capital.
- 25 août : Démission de Jacques Chirac du poste de premier ministre, nomination de Raymond Barre.
- 15 septembre : Création d'un Impôt de solidarité contre la Sécheresse.
- 22 septembre : Plan Barre de lutte contre l'inflation.
- 14 octobre : En France, marée noire suite au naufrage du pétrolier Bohlen au large d'Ouessant
- 5 décembre : Jacques Chirac crée le RPR (Rassemblement pour la République) en remplacement de l'UDR.
- 24 décembre : Assassinat à Paris de Jean de Broglie.
Afrique
- 25 janvier : Retrait des troupes sud-africaines d'Angola.
- Un tremblement de terre de magnitude 7,1 sur l'échelle de Richter fait 6 000 victimes en Nouvelle-Guinée.
- 16 juin : Massacre de Soweto contre une manifestation pacifique de jeunes noirs en Afrique du Sud, sous l'apartheid
- 8 décembre : Ange-Félix Patassé devient premier ministre de la République centrafricaine
Amériques
- 4 février : Tremblement de terre au Guatemala et Honduras de magnitude 7, 1 sur l'échelle de Richter, 23 000 morts.
- 24 mars : début de la dictature de Videla en Argentine
- 2 novembre : Élection de Jimmy Carter (démocrate) comme président des États-Unis avec 50,1% des voix contre Gerald Ford (R) 48%.
- 15 novembre : Élection du Parti Québécois de René Lévesque, premier parti indépendantiste élu au Québec.
Asie et monde indien
- 15 avril : Rétablissement des relations diplomatiques entre l'Inde et la Chine.
- 15 mai : Rétablissement des relations diplomatiques entre l'Inde et le Pakistan.
- 28 juillet : Tremblement de terre en Chine (T'Ang Chan) de magnitude 7, 8 sur l'échelle de Richter, 240 000 morts.
- 9 octobre : Chine : Arrestation de la bande des quatre.
- Le Tibet bénéficie d'une petite dose de tolérance, en particulier religieuse.
- Réunification du Viêt Nam.
Océanie et Pacifique
- 24 juin : L'Indonésie annexe le Timor Oriental.
Proche-Orient et monde arabo-musulman
- 27 février : Proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
- 15 mars : Dénonciation par le Caire des accords soviéto-égyptiens.
- 10 mai : Intervention syrienne au Liban.
Arts et cultures
- Premier festival du mouvement punk à Mont-de-Marsan.
- Alexandre Soljénitsyne publie L'archipel du goulag.
Cinéma
- André Téchiné réalise Barocco.
- Federico Fellini réalise Il Casanova di Fellini (Le Casanova de Fellini).
- Nagisa Oshima réalise L'Empire des sens.
- 5ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Muna Moto, de Dikongue Pipa (Cameroun) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).
- Première cérémonie des Césars.
- Le Vieux Fusil de Robert Enrico remporte le César du meilleur film.
- Rocky de John Avildsen remporte l'Oscar du meilleur film.
- Taxi Driver de Martin Scorsese remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Claude Lelouch réalise C'était un rendez-vous.
Sciences et techniques
- 21 janvier : Premier vol commercial du Concorde.
- 15 avril : Adoption du projet de surrégénérateur de Creys-Malville.
- 3 septembre : La sonde américaine « Viking-2 » se pose sur la planète Mars.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Commercialisation du premier superordinateur Cray I.
- Le théorème des quatre couleurs est démontré par Kenneth Appel et Wolfgang Haken.
- La sonde américaine « Viking-1 » se pose sur Mars.
Sports
- 4 février : Jeux Olympiques d'hiver d'Innsbruck (Autriche)
- 17 juillet : Jeux Olympiques d'été de Montréal (Canada)
- En mai, l'Association sportive de Saint-Étienne Loire perd sa finale de coupe d'Europe (1-0) face au Bayern de Munich. Une marée verte envahit la France et l'Europe. Le football populaire est né.
- 21 mars : Liza Harper, actrice porno
- 12 juillet : Delfynn Delage, actrice porno française
- 31 août : Vincent Delerm, chanteur français
- 22 septembre : Ronaldo, joueur de football brésilien
- 4 octobre : Alicia Silverstone, Actrice états-unienne
- 12 novembre : Judith Holofernes, chanteuse allemande
- 15 novembre : Virginie Ledoyen, actrice française
- 1 décembre : Matthew Shepard, étudiant américain († 1998)
voir aussi::Catégorie:Naissance en 1976
- 8 janvier : Zhou Enlaï, premier ministre chinois.
- 8 janvier : Pierre Jean Jouve, poète et romancier français.
- 12 janvier : Agatha Christie, la « reine » du roman policier (° 15 septembre 1890)
- 1 février : Werner Heisenberg, physicien.
- 20 février : René Cassin, juriste français (° 5 octobre 1887)
- 17 mars : Luchino Visconti, réalisateur italien.
- 1 avril : Max Ernst, peintre et sculpteur français d'origine allemande (° 2 avril 1891)
- 4 avril : Harry Nyquist, scientifique suédois.
- 5 avril : Howard Hughes, aviateur américain.
- 4 mai : Henri Bosco, écrivain français.
- 9 mai : Ulrike Meinhof, cofondatrice de la Bande à Baader est trouvée morte (suicidée) dans sa cellule à Stuttgart
- 11 mai : Alvar Aalto, architecte finlandais
- 26 mai : Martin Heidegger, philosophe allemand.
- 2 août : Fritz Lang, réalisateur et scénariste allemand (° 1890)
- 9 septembre : Mao Tsé Toung en Chine.
- 10 septembre : Dalton Trumbo, scénariste et réalisateur américain.
- 24 octobre : Helen Gaige, zoologiste américaine (° 24 novembre 1890).
- 25 octobre : Raymond Queneau, l'écrivain et poète français.
- 31 octobre : Eileen Gray, la conceptrice de mobilier irlandaise.
- 11 novembre : Alexander Calder, sculpteur américain.
- 15 novembre : Jean Gabin, acteur (° 17 mai 1904)
- 18 novembre : Man Ray, photographe et peintre américain.
- 23 novembre : André Malraux, écrivain français (° 3 novembre 1901)
- 4 décembre : Benjamin Britten, compositeur anglais.
- 24 décembre : Jean de Broglie, ancien ministre.
voir aussi::Catégorie:Décès en 1976
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ja:1976年
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31 mai
Le 31 mai est le 151 jour de l'année (152 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1578 : Le roi Henri III pose la première pierre du Pont Neuf à Paris, en présence de la reine-mère Catherine de Médicis.
- 1793 : Les Girondins sont renversés par les Montagnards.
- 1795 : Suppression du Tribunal révolutionnaire.
- 1859 : Big Ben donne l'heure.
- 1868 : C'est au parc de Saint-Cloud à Paris qu'a lieu la première course de vélo.
- 1902 : La guerre qui a opposé les Britanniques aux Etats boers du Transvaal et d'Orange (Afrique australe) s'achève avec la signature du traité de Vereeniging (Transvaal). Ce document reconnaît l'annexion à l'Empire britannique de l'Etat libre d'Orange et du Transvaal.
- 1910 : Indépendance de l'Afrique du Sud.
- 1916 : Une bataille navale oppose dans le Jutland, au large du Danemark, 37 navires britanniques à 21 navires allemands.
- 1945 : réception de Louis de Broglie (prince puis duc de Broglie) (1892-1987) à l'Académie française. Le discours de bienvenue fut prononcé par son frère et confrère académicien, le duc Maurice de Broglie, ce qui n'était jamais arrivé en trois siècles de réceptions sous la Coupole.
- 1961 : l'Afrique du Sud devient une république.
- 1970 : Un séisme d'une intensité de 7,75 sur l'échelle de Richter touche le Nord du Pérou et provoque la mort de 66 000 personnes.
- 1985 : Naissance de Jimmy Fudal.
- 1991 :
- Signature d'un accord de paix en Angola.
- La chaîne de télévision Canal+ prend le contrôle financier du club de football du Paris Saint-Germain.
- 2000 : Funérailles nationales de Maurice Richard, joueur de hockey professionnel, en la basilique Notre-Dame de Montréal présidées par le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.
- 2003 :
- Une éclipse annulaire de soleil était visible dans le quart nord-est de l'hexagone jusqu'à une ligne La Rochelle-Béziers au sud-ouest. Il fallait se réveiller avant cinq heures du matin pour pouvoir l'observer.
- Dernier vol commercial de Concorde sous les couleurs d'Air France.
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