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Corse
La Corse est une île en mer Méditerranée et une région française, composée de deux départements.
Elle est rattachée à la France depuis 1768 et fait partie de la métropole. Son nom corse est Corsica.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Corse
Après avoir fait hypothétiquement partie d'un Royaume de Sardaigne et de Corse, créé par la papauté à la fin de la domination romaine et après de nombreuses invasions, l'île est dominée successivement par Pise et par Gênes.
Pascal Paoli, proclamé Père de la Patrie et Général de la Nation a fortement marqué l’histoire de la Corse. Il est l’initiateur de la constitution corse et contribua à l’élaboration de celle des États Unis d’Amérique ; de nombreuses villes américaines portent son nom : Paoli City dans le Colorado, l’Indiana, la Pennsylvanie…
Le 6 avril 1725, lorsque Pascal Paoli naît à Stretta, près de Morosaglia, la Corse est encore occupée par des troupes génoises. Ce n’est que dix ans plus tard, le 30 janvier 1735, que la Corse est déclarée indépendante par la Cunsulta d’Orezza qui vota la première constitution Corse, la première constitution démocratique moderne. Le pouvoir législatif est confié à une assemblée composée de députés élus par le peuple et le pouvoir exécutif est confié à une junte de six membres élus par l’assemblée.
Mais en 1739 la Corse est à nouveau défaite par Gênes et les Paoli sont contraints à l’exil. Réfugié à Naples, Pascal Paoli suit les cours de l’université où il fait de brillantes études et s’oriente vers une carrière militaire. Puis il est nommé sous-lieutenant au régiment royal en garnison en Sicile.
Bien qu’en exil, le jeune Paoli suit attentivement les évènements qui secouent la Corse et lorsque son frère et de nombreux notables insulaires lui demandent de rentrer en Corse, il répond à leurs attentes.
Le 29 avril 1755 Pasquale Paoli débarque à Aleria ; le 14 juillet la Cunsulta de San' Antone di a Casabianca le proclame Général de la Nation Corse.
Lorsque Pasquale Paoli prend le pouvoir le désordre et l’anarchie règnent en Corse et une lourde tâche l’attend. Dès novembre 1755 il fait de l’île un État doté d’une constitution, d’une administration, d’une justice et d’une armée. Ce ne sera qu’en 1761 que la Cunsulta de Viscuvatu décidera de frapper monnaie.
Parallèlement à l’œuvre politique, Pasquale Paoli ouvre de nombreuses écoles et crée à Corte l’université de Corse. Il œuvre également sur le plan économique en favorisant l’agriculture, l’industrie et le commerce extérieur. Il crée une administration chargée de la culture des terrains et introduit la pomme de terre en Corse. Pascal Paoli développe l’exploitation des mines de cuivre et de plomb et crée le port de l'Ile Rousse.
Mais à cette époque, la France a besoin de s’implanter en méditerranée. Elle va trouver l’opportunité politique de s’emparer de la Corse lorsque la République de Gênes, chassée de l'île, et criblée de dettes, vint chercher de l’aide auprès du roi de France.
Aux termes du traité de Versailles, signé le 15 mai 1768, la France prête deux millions de livres à Gênes qui donne en garantie la Corse qu’elle ne possède pas.
Ayant eu connaissance du traité de Versailles, Pascal Paoli réunit une cunsulta le 22 mai à Corté (Haute-Corse) où il fit ce commentaire : « Jamais peuple n'a essuyé un outrage plus sanglant... On ne sait pas trop qui l'on doit détester le plus de celui qui nous vend ou de celui qui nous achète... Confondons les dans notre haine puisqu'ils nous traitent avec un égal mépris »
Bien décidés à défendre leur indépendance, les Corses, menés par Paoli, remportent plusieurs victoires face aux troupes françaises. La plus célèbre étant celle de Borgo, le 5 octobre 1768, où les armées de France doivent battre en retraite devant la combativité des régiments Corses. Mais supérieures en nombre et en armes, les troupes françaises remportent une victoire décisive le 8 mai 1769 à Ponte Novu.
Les troupes Corses mises en déroute, Pasquale Paoli contraint à l’exil quitte la Corse pour l’Angleterre le 13 juin 1769. La Corse perd son indépendance et devient sujette de Louis XV.
La victoire militaire française et l’exil de Pascal Paoli ne signifiait pas pour autant que la Corse soit conquise. Les nombreuses insurrections qui éclatent dans l’île sont toujours sauvagement réprimées et on ne comptera plus les villages pillés et incendiés, les assassinats, les viols, les pendaisons, les déportations et autres exactions propres à toutes conquêtes...
Administration
Article détaillé : Collectivité territoriale de Corse
La Corse constitue la Collectivité territoriale de Corse (CTC), statut particulier institué en vertu de la loi du 13 mai 1991. Cette loi a substitué ce nouveau statut de collectivité territoriale de la République, qui lui confère plus de pouvoir, à l'ancien statut de région.
La Corse est donc dotée d'une organisation institutionnelle originale, unique en France métropolitaine, mais comparable à celle de la plupart des autres régions européennes largement décentralisées. La spécificité de la Corse dans la République a en effet été reconnue par le pouvoir national puis traduite dans plusieurs réformes statutaires (1982, 1991, 2002) à partir d'un double fondement : favoriser l'expression du débat politique dans le cadre d'une démocratie locale rénovée, permettre la recherche de solutions adaptées aux problèmes insulaires à travers l'octroi de compétences étendues en matière d'identité et de développement.
Ainsi la Collectivité Territoriale de Corse apparaît à l'avant garde de la "République décentralisée" : par ses responsabilités accrues mais aussi une organisation rationalisée et des moyens plus importants, parmi lesquels le statut fiscal.
La Collectivité Territoriale de Corse comprend trois organes :
- le Conseil exécutif de Corse
- l'Assemblée de Corse
- le Conseil économique et social de Corse (CESC).
[http://www.corse.fr - site de la Collectivité Territoriale de Corse]
Le Conseil exécutif
Le Conseil exécutif de Corse est l'organe exécutif de la collectivité. Il comprend 9 membres élus par l'Assemblée parmi ses membres pour six ans.
C'est cet organe qui fait la particularité de la Corse. Alors que dans les autres Régions françaises. c'est le Président du Conseil Régional qui exerce à la fois l'exécutif et la présidence de l'assemblée délibérante, ces deux fonctions sont séparées en Corse.
L'Assemblée peut cependant renverser le Conseil en votant contre lui une motion de censure par 26 voix (majorité absolue).
C'est actuellement l'UMP Ange Santini qui préside le Conseil.
Géographie
Conseil économique et social de Corse
Article de fond : Géographie de la Corse
La Corse est une île située à 200 km environ au sud-est de la Côte d'Azur, à l'ouest de la Toscane dont elle est proche et au nord de la Sardaigne. Plutôt boisée et montagnarde, la côte sud est formée de hautes falaises (Bonifacio).
La Corse se situe avec la Sardaigne sur une micro plaque continentale séparée de celle de la France ou de l'Italie appelée bloc corso-sarde.
Les Grecs avaient baptisé cette île de la mer Méditerranée « Kallisté » : la plus belle. Aujourd'hui, la Corse est connue sous le nom « d'île de Beauté » et ses paysages époustouflants séduisent à coup sûr les visiteurs.
Grâce à ses mille kilomètres de côtes, dont environ 300 de sable fin, la Corse est un endroit rêvé pour les plaisanciers, les plongeurs et autres amoureux de la grande bleue.
Mais, la Corse est également une montagne dans la mer. D'ailleurs, au début du siècle, certains l'avaient surnommée l'île verte, pour la différencier des autres îles méditerranéennes beaucoup plus arides. En effet, la Corse, malgré sa position méridionale et un ensoleillement sans pareil, est une île verdoyante.
Sport
- Le football est extrêmement populaire et très bien représenté en ligue professionnelle par rapport au nombre de spectateurs et à la puissance économique de l'île.
- En compétition automobile, le Tour de Corse est un des plus grands rendez-vous des rallyes sur asphalte.
Économie
Articles de fond : Économie de la Corse, Transport aérien en Corse
Les liaisons maritimes entre la Corse et le continent sont assurées par trois compagnies principales :
- la société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), entreprise publique française,
- Corsica Ferries, entreprise privée italienne,
- la compagnie méridionale de navigation (CMN), entreprise privée française.
Image:Corse-bastia-port2.jpg|Le port de Bastia
Image:Bonifacio.jpg|Le port de Bonifacio
Les liaisons aériennes sont notamment assurées par deux compagnies aériennes, Air France et CCM Airlines, qui proposent des liaisons régulières. D'avril à octobre, et surtout pendant les mois d'été, de nombreuses liaisons de charters relient sans escale la Corse à de grandes villes européennes.
- CCM Airlines, une compagnie franchisée d'Air France.
Démographie
Article de fond : Démographie de la Corse
Culture
Article de fond : Culture de la Corse
Langue Corse
Antérieurement parlée dans la totalité de l'île, la langue corse est actuellement parlée par 60% de la population. La langue corse est le véhicule de la culture corse, riche de ses chants, ses polyphonies, ses proverbes, ses expressions, etc. Elle est le fruit de nombreuses revendications concernant sa protection, son enseignement. De nombreux efforts sont ainsi faits pour promouvoir la langue Corse auprès de la jeunesse (Classes biligues, enseignement quasi-obligatoire dans la plupart des écoles primaires, etc). Cependant, la langue corse est considérée par l'Unesco comme une langue en voie de disparition, de même que 90% des langues de la planète.
Autrefois langue orale, mélange d'origines latines, italiennes et françaises, elle est actuellement codifiée et structurée par l'Université de Corte (Università Pasquale Paoli di Corti) et défendue par de nombreuses associations insulaires.
[http://www.adecec.net/ ADECEC - la culture corse sur le web]
Chants et polyphonies
- Antoine Ciosi
- Barbara Furtuna
- Canta U Populu Corsu
- I Chjami Aghjalesi
- A Filetta
- L'Arcusgi
- Felì
- Petru Guelfucci
- I Mantini
- I muvrini
- Jean-Paul Poletti
- Jean-Paul Poletti et le Choeur des hommes de Sartène
- Regina et Bruno
- Tino Rossi
- Zamballarana
Littérature et tradition orale
Coutumes
Gastronomie
La gastronomie corse est étroitement liée aux principaux produits du terroir : la culture de la châtaigne et des agrumes, la charcuterie de porc, le lait et le fromage de brebis.
C'est traditionnellement une cuisine de montagnards même si les produits de la pêche sont devenus plus importants, essentiellement grâce à la disparition du paludisme des côtes et à la tradition corse d'ostréiculture et de mytiliculture héritée des romains.
Spécialités corses
Parmi les spécialités il faut noter :
- En charcuterie : Le Prizuttu, la Coppa et le Lonzu
- Les beignets de Brocciu (fromage de lait caillé de brebis)
- Le Migliacciu
- Les sardines à la Bastiaise
- La Pulenda, une Polenta de farine de châtaigne
- Les Niccis, crêpes à base de farine de châtaigne
- Le cabri en sauce (avec sa polenta de farine de châtaigne)
- Le civet de sanglier
- Toutes sortes de fromage : Le Brocciu, le fromage frais de brebis, la tome corse et une myriade de fromage corsés.
- En dessert : La tourte de farine de châtaigne, les Fiaculelle, le Fiadone ou le Pastizzu
Symboles / Emblèmes
sanglier
Le drapeau corse représente sur fond blanc une tête de Maure dont le front est ceint d'une bande de tissu blanc nouée derrière la tête.
Il représente la libération de l'ile des mains des sarrasins aux Xeme ou XIème siècle.
D'origine aragonaise, il fait écho au drapeau de la Sardaigne qui présente lui quatre têtes de maure avec une croix rouge sur fond blanc.
Voir aussi
Liens internes
- La langue corse
- Liste de proverbes corses sur Wikisource
- cours de langue corse
- Tours et ponts génois
Liens externes
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ja:コルシカ島
Départements français
Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée.
La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.
Le département circonscription administrative
Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture.
De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Le département collectivité locale
Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985.
Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.
Histoire
Article détaillé : Histoire des départements français.
Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.)
Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89.
Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922.
Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100.
En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine.
Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français
Numérotation
À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90.
Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95.
La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B).
Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé).
Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale.
Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.
Voir aussi
- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises
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Catégorie:Administration territoriale française
ja:フランスの地方行政区画
ko:데파르트망 (프랑스)
1768Catégorie:1768
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Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770 | Années 1780
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Cette page concerne l'année 1768 du calendrier grégorien.
Événements
Asie & monde indien
- Les Gurkha prennent Katmandou au Népal.
Europe
- 15 mai : Traité de Versailles, Gênes cède la Corse à la France, la colonisation commence.
- Début de la guerre russo-turque (fin en 1774).
- Début du ministère whig du duc de Grafton, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1770).
- Le Commissariat aux colonies anglais devient un véritable secrétariat d'État.
- Confédération de Bar de la noblesse polonaise contre l'ingérence russe, massacre de Polonais par des Ukrainiens à Human. Le soulèvement échoue.
Océanie & Pacifique
- Début du premier voyage de James Cook (fin en 1771).
- Début du voyage de Bougainville dans le Pacifique, escale à Tahiti (fin en 1769).
Arts & cultures
- Début de la parution hebdomadaire de lEncyclopædia Britannica (fin en 1771).
- Le peintre anglais Joshua Reynolds devient le premier président de la Royal Academy de Londres.
- Horace Walpole tient son Journal.
Sciences & techniques
- En France : découverte des gisements de kaolin de Saint-Yrieix qui permettront l'essor de la porcelaine de Limoges.
- 7 janvier : Joseph Bonaparte, roi de Naples et d'Espagne († 1844)
- 28 janvier : roi Frédérick VI du Danemark
- 4 mars : August Friedrich Wilhelm Holtzhausen, ingénieur († 1827)
- 21 mars : Jean Baptiste Joseph Fourier, mathématicien et physicien français
- 6 juin : Jean-Baptiste Bessières, maréchal d'empire
- 9 juin : Samuel Slater, homme d'industrie américain
- 27 juillet : Charlotte Corday, personnalité de la Révolution française, meurtrière de Jean-Paul Marat
- 17 août : Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général français
- 4 septembre : François-René de Chateaubriand, écrivain français
- 18 novembre : Zacharias Werner, poète allemand
- 21 novembre : Friedrich Schleiermacher, théologien allemand
- Marie-Guillemine Benoist (†1826), peintre française
- 1 mars : Hermann Samuel Reimarus, philosophe et écrivain allemand (né en 1694)
- 10 avril : Canaletto (Giovanni Antonio Canal), peintre et graveur italien
- 8 juin : Johann Joachim Winckelmann, archéologue et historien de l'art allemand
- 24 juin : Marie Leszczyńska, reine de France.
- 31 octobre : Francesco Maria Veracini, compositeur
ko:1768년
ms:1768
Langue corse
Introduction
Le corse actuel est un ensemble de dialectes romans (c'est-à-dire issus du latin, comme l'italien ou le français), subdivisés en deux groupes dialectaux principaux, le cismonticu (appellation traditionnelle : cismontano), très "proche" du toscan, et le pumontincu (appellation traditionnelle : oltramontano), davantage influencé par les parlers de l'Italie méridionale, mais aussi par le sarde, voire par les dialectes siciliens. Cet ensemble de dialectes corses présente toutefois une certaine unité, en ce sens que des règles assez simples au niveau de l'écriture permettent, par exemple, de passer de l'un à l'autre. La langue corse est parlée en Corse mais également au nord de la Sardaigne (en ce qui concerne sa variante pumontincu). Son statut de langue proprement dite est relativement récent, revendication qui date des années soixante du ). Pour la plupart des linguistes, il ne rentre pas dans la définition généralement admise de langue romane distincte, étant donné sa forte proximité avec le toscan et ses autres variantes. Aussi, l'appellation de langue, adoptée dans cet article, est-elle considérée comme impropre pour les linguistes spécialistes des langues romanes alors qu'elle est unanimement reconnue, par exemple, pour la langue sarde. Il est toutefois évident que le contexte très politisé de cette revendication a pu être un obstacle (aujourd'hui encore) à cette reconnaissance scientifique. En effet le nationalisme corse, principal acteur de cette revendication, associant « la reconnaissance de cette langue » à l'idée de « peuple corse » s'est longtemps heurté à la volonté de l'État français de ne pas voir naître des séparatismes à l'intérieur même de ses frontières.
Répartition géographique des dialectes
Au sein des langues romanes, le corse appartient au groupe linguistique italo-roman. Selon la classification élaborée par l'Unesco, la langue corse est actuellement en danger d'extinction. La langue corse est employée dans l'ensemble de l'île (sans que son emploi soit généralisé), à l'exception des villes de Bonifacio et de Calvi où l'on parle encore un dialecte ligure d'origine génoise. Du fait d'une ancienne et forte émigration de Corses sur l'île de la Maddalena, au nord de la Sardaigne, on y parle le même corse qu'à Sartène. Le gallurais (gallurese ou gadduresu), dialecte de la région de la Gallura, au nord de la Sardaigne, est également très proche des parlers du sud de la Corse (ceux-ci sont d'ailleurs plus proches entre eux qu'avec les autres variantes du corse, cf. R.A. Hall, Jr.), comme également ceux parlés autour de Sassari (le sassarese)— alors que le sarde proprement dit doit être considéré comme une langue très nettement distincte, très différente de l'italien et de ses différents dialectes. Par exemple, tous ces dialectes corses et non-sardes de Sardaigne ont un pluriel en -i comme en italien, alors que le pluriel sarde typique est en -s (comme en français ou en espagnol). Néanmoins, un substrat probablement commun aux deux langues et l'appartenance à une Romania africana donnent de nombreux traits communs aux deux langues, renforcés par l'ancienne et importante occupation pisane et aragonaise commune. Le son cacuminal, partagé par le dialecte de Sartène et la plupart des dialectes sardes, ou l'interjection (très fréquente) [a'jo]!, commune dans les deux îles, en sont des traces encore plus anciennes (antérieures, sans doute, à l'occupation phénicienne des deux îles).
Les principales variantes du corse sont le sartenais, qui englobe le sassarese et le gallurais, le taravais, le corse de la région de Vico-Ajaccio, le corse septentrional (Cap Corse et Bastia) et le dialecte de Venaco. La ressemblance du lexique varie entre 79 et 89 %. Le dialecte génois de Bonifacio est le plus proche de celui de Bastia avec 78 % de ressemblance lexicale.
Langue et culture
Jusqu'au début du , avec la date clé de 1852 où seul le français devient officiel et où l'italien est proscrit), le corse et l'italien sont considérés comme deux formes d'une même langue (un diasystème), le corse étant la forme parlée, avec ses variantes locales, l'italien la langue écrite. À partir du Second Empire, le corse se trouve coupé de l'italien qui n'est plus la langue administrative de l'île et tend à être perçu – notamment à travers le lent développement d'une littérature d'expression corse – comme une langue autonome. Actuellement deux courants de pensée s'opposent chez les universitaires. Ceux qui pensent que la langue corse est issue du toscan puis s'en est un peu détachée pour évoluer jusqu'à nos jours (avec des traces anciennes, antérieures à la Romania, comme le son cacuminal), et ceux, qui pensent qu'elle a evolué séparément assez tôt (depuis le bas latin) jusqu'à notre époque en subissant tout au long de son histoire les influences linguistiques des différents « conquérants », dont notamment le toscan , ou aujourd'hui le français. Cette dernière hypothèse n'est défendue que dans des publications de type nationaliste, le statut toscan du corse, avec lequel il partage une ressemblance lexicale de l'ordre de 90 %, n'étant remis en cause par aucun romaniste, malgré ses particularités et ses variantes.
Le mouvement culturel corse n'a pas vraiment cherché à imposer une langue unifiée à l'ensemble de l'île. Les linguistes corses parlent de « langue polynomique » ; son enseignement est fondé d'abord sur chaque variété locale puis sur la connaissance passive de l'ensemble des parlers de l'île. On assiste toutefois, depuis quelques années, chez les intellectuels, les créateurs, les professionnels de la communication, à l'émergence d'un « corse élaboré », relativement unifié.
Cette langue présente sur un territoire où la pression démographique est faible, où la volonté de parler français (phénomène que l'on retrouve fréquemment ailleurs) pour mieux « s'intégrer » a crée une cassure linguistique entre les générations de la deuxième moitié du xxème siècle, où l'omniprésence d'une langue autre que le corse n'a jamais été aussi forte et massive qu'aujourd'hui (medias, scolarisation...), où un brassage des populations accru fait que les parents pouvant transmettre leur langue maternelle se font aujourd'hui de plus en plus rares, où enfin l'état français ne prend en compte que partiellement la réalité des langues dites minoritaires,fait que la question de sa survie est clairement posée. Le mouvement nationaliste récent lui a obtenu un statut de langue, enseignée, de façon facultative dès l'école primaire.
C'est une langue de France, dans la liste officielle publiée par le gouvernement français (ministère de la Culture/DGLF). Au même titre que les autres langues régionales françaises, la langue corse est actuellement menacée de disparition, au sens de la classification établie par l'Unesco.
Exemples
Dialectologie
(à rédiger de façon plus correcte)
Par exemple au Pumonte on utilise le son cacuminal (quiddu contre quellu — celui, celui-là, ce — du cismonte). Autre similitude avec le mezzogiorno, le son /è/ en final d'un mot n'existe pas au Pumonte : a pastoru ou a nazioni contre « u pastore » ou a nazione au Cismonte. Enfin on peut noter que là où le centre et le nord de l'île emploie le /o/ ou le /è/, le sartenais maintient le /u/ ou le /i/ : u curri contre u corre au cismonte.
Le pumontincu comporte nombre traits méridionaux mais reste substantiellement un dialecte toscan.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues romanes
- -
- Liste de proverbes corses sur Wikisource
Lien externe
- [http://www.lexilogos.com/corse_langue_dictionnaires.htm Dictionnaire et cours de langue corse]
- [http://fr.wikibooks.org/wiki/Enseignement_du_corse Cours de langue corse]
- [http://www.linguacorsa.net a lingua corsa adatta à e nove tecnulugie]
Catégorie:Langue italienne
C
Catégorie:Corse
ja:コルシカ語
Royaume de Sardaigne ko:사르데냐 왕국 ja:サルデーニャ王国
pl:Królestwo Sardynii)]]
Le royaume de Sardaigne fut le précurseur du royaume d'Italie et donc de l'Italie unifiée actuelle. Dans l'historiographie traditionnelle française, ce royaume est souvent désigné sous le nom erroné de Piémont-Sardaigne.
du Moyen Âge à la Révolution
Le Regnum Sardiniae et Corsicae (royaume de Sardaigne et de Corse) fut créé en 1297 par le pape Boniface VIII afin de résoudre les conflits entre les maisons d'Anjou et d'Aragon au sujet du royaume de Sicile, conflits déclenchés par les fameuses Vêpres siciliennes. C'était donc un royaume de compensation, attribué à Jacques II le Juste d'Aragon.
La Sardaigne restait toutefois soumise à de puissants seigneurs portant le titre de Judex ("juge", d'où le nom de Judicats donné aux quatre principales « principautés » installées sur l'île depuis la fin de l'Empire romain), elles-mêmes sous l'influence des cités de Pise et de Gênes. En 1323, Jacques II forma une alliance avec le juge d'Arborée, d'origine catalane, et contrôla les judicats de Cagliari et de Gallura, éliminant de l'île les Pisans. Le contrôle royal ne fut toutefois définitif qu'au début du , quand Martin le jeune, roi de Sicile et procureur de Sardaigne pour le compte de son père le roi d'Aragon Martin le Vieux élimina les derniers juges d'Arborée dont Eléonore d'Arborée, célèbre pour sa Carta de Logu, une charte novatrice. La Corse ne fut pas conquise et les rois d'Aragon cessèrent d'y prétendre en 1479, après que la mention et Corsicae fut retirée de l'appellation officielle du royaume. La Sardaigne, rattachée à la couronne d'Aragon, passa avec cette dernière, dans la monarchie espagnole au .
Le royaume resta dépendant de l'Espagne jusqu'à la guerre de Succession d'Espagne, finie en 1714, date à laquelle il passa dans les possessions des Habsbourgs de Vienne, qui l'échangèrent en 1720 contre la Sicile avec le duc de Savoie. Les Savoie portèrent le titre de « roi de Sardaigne » jusqu'à la proclamation du royaume d'Italie en 1861. Leurs sujets piémontais regrettaient d'ailleurs le fait que la partie la plus pauvre des possessions des Savoie, la Sardaigne, soit honorée du titre de royaume, alors que le riche Piémont n'avait que le titre de principauté !
Victor-Amédée III fut battu par Napoléon Bonaparte en 1796 et avec le traité de Cherasco, il perdit ses possessions au Piémont et son fils Charles-Emmanuel IV de Sardaigne lui succéda.
En 1793, eut lieu une tentative d'invasion de la Sardaigne organisée par la France qui avait entretenu sur l'île des informateurs et des espions. La noblesse de l'île accepta de se révolter, suite au refus de Victor-Amédée III de reconnaître les statuts sardes (les Stamenti). Les Piémontais furent chassés le 28 avril 1794, à l'aide d'un soulèvement républicain dirigé par l'avocat Giovanni Maria Angioy. Mais ce soulèvement s'éteignit en 1796 avec la défaite des insurgés près d'Oristano. L'avocat Angioy se réfugia en France et la maison de Savoie reprit le contrôle de l'île en quelques mois, en exerçant une répression très dure.
Le trône de Cagliari et les Français à Turin
Le 10 décembre 1798 fut constituée à Turin, la République piémontaise, reconnue par les Français qui avaient occupé la ville. Les Savoie, avec toute la cour, se réfugièrent à Cagliari qui devint l'unique capitale du royaume jusqu'à la restitution définitive des États de terre ferme (les possessions continentales du royaume). Le 20 juin 1799, les troupes austro-russes reconquirent Turin et rétablirent Charles-Emmanuel IV sur son trône, mais un an après, les Français occupaient de nouveau Turin en créant la République subalpine.
Cette république, la première en Italie, émit des monnaies selon le système décimal adopté pour le franc français — ce qui sera à l'origine de l'Union latine (une union monétaire). Plus précisément, fut émise une monnaie en or de 20 francs pour commémorer la bataille de Marengo.
Le 11 septembre 1802, le Piémont est annexé à la France, en supprimant la République subalpine. Avec la Restauration, avec le traité de Paris, le 30 mai 1814, la maison de Savoie fut rétablie dans ses droits et le 4 janvier 1815, avec le congrès de Vienne, Gênes et la Ligurie furent annexées au royaume, de façon à ce qu'il constitue un État-tampon capable de s'opposer à la France.
La Restauration
Le nouveau roi, Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne, fut un monarque conservateur, qui fut obligé d'abdiquer suite aux mouvements révolutionnaires libéraux de 1821 qui sont le signe du début du Risorgimento. C'est son successeur Charles-Albert de Sardaigne qui concéda les Statuts albertins, plus libéraux, suite aux révoltes de 1848.
La même année, la guerre est déclarée à l'Autriche. Après quelques succès initiaux, la guerre fut défavorable aux Savoie et Charles-Albert fut contraint d'abdiquer en faveur de son fils Victor-Emmanuel II de Savoie, le 23 mars 1849.
Vers le Royaume d'Italie
Le 17 mars 1861, le royaume de Sardaigne changea définitivement de nom.
Catégorie:Histoire de l'ItalieCatégorie:Sardaigne
- Voir : Liste des rois de Sardaigne
Pise
Pise est une ville d'Italie célèbre dans le monde principalement pour sa tour penchée.
sa tour penchée
sa tour penchée
Histoire
- 1004, la ville de Pise est pillée par des pirates arabes.
- 1011, mise à sac de Pise par les Arabes.
- 1015, les Pisans chassent les arabes de Sardaigne.
- 1063, début de la construction de la cathédrale de Pise.
- 1077, le pape confie l'administration de la Corse à Pise.
- 1087, Pise et Gênes battent les Arabes à Madhia en Tunisie qui libèrent leurs esclaves européens et s'emparent du commerce avec l'émirat Ziride d'Afrique du Nord.
- 1121, l'empereur byzantin Jean II Comnène accorde des privilèges commerciaux à Pise.
- 1173, début la construction du campanile (la Tour de Pise)
- 1284, la flotte génoise défait Pise et devient dominante dans la Méditerranée.
- 1406, la cité-État de Pise est vaincue par Florence.
- 1408, concile de Pise.
- 1511, concile profrançais de Pise, dont l'objectif est de déposer le pape Jules II.
Personnalités
- Galileo Galilei dit Galilée, astronome et physicien de renom
- Nicola Pisano, sculpteur
- Giovanni Pisano, sculpteur et architecte né en 1248 à Pise
- Leonardo Pisano dit Fibonacci, mathématicien italien
Résidents
- Enrico Fermi, physicien et lauréat au prix Nobel de physique 1938
- Carlo Rubbia, physicien et lauréat au prix Nobel de physique 1984
- Giosuè Carducci, poète et lauréat au prix Nobel de littérature 1906
- Carlo Azeglio Ciampi, politicien, actuel président de la République Italienne
- Giovanni Gronchi, politicien, ancien président de la République Italienne
- Giovanni Gentile, philosophe et politicien
Monuments
- La Tour de Pise ou Torre pendente
- La cathédrale ou le Duomo
- Le Baptistère
- Le Camposanto
- La Piazza dei Cavalieri (La Place des Cavaliers) regroupe des monuments notables tels que la Tour de l'Horloge ou le Palazzo dei Cavalieri.
Articles connexes
- Université de Pise (fondée en 1339)
Liens externes
- [http://druine.free.fr/pise Un guide en ligne sur la Tour de Pise]
- Catégorie:Toscane
ja:ピサ
Constitution corseCréée en 1755, elle est souvent considérée comme la première Constitution du monde moderne, bien que relativement inconnue, éclipsée par la constitution des États-Unis de 1787, toujours en vigueur.
Initiée par Pascal Paoli, elle bénéficie des réfléxions de Jean-Jacques Rousseau à qui Paoli avait demandé la rédaction du document.
Catégorie:Corse
6 avril ko:4월 6일 ja:4月6日 simple:April 6 th:6 เมษายน
Catégorie:Jour de l'année
Le 6 avril est le 96 jour de l'année (97 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1793 : Création du Comité de salut public
- 1814 : Abdication sans condition de Napoléon.
- 1815 : Rétrocession par les Anglais de l'île Bourbon à la France
- 1890 : Prise de Ségou ; la France conquiert le bassin du Niger
- 1862 : Bataille de Shiloh, aux États-Unis
- 1917 : entrée en guerre des États-Unis
- 1909 : Robert Peary atteint le Pôle Nord
- 1944 : La Gestapo de Lyon, sous commandement de Klaus Barbie, arrête les 44 enfants qui ont trouvé refuge dans la maison d'Izieu et leurs sept éducateurs, parce qu'ils sont juifs.
- 1992 : La guerre civile serbo-bosniaque éclate, jour de la reconnaissance internationale.
- 1994 : L'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est abattu. Début du génocide du Rwanda.
Naissances
- 570 : Childebert, fils de Sighebert et de Brunehilde, rois d'Austrasie, à Metz.
- 1483 : Raphaël, peintre italien.
- 1651 : André Dacier, philologue, bibliothécaire de Louis XV.
- 1773 : James Mill, historien, économiste et philosophe britannique († 1836)
- 1849 : John William Waterhouse, peintre britannique
- 1902 : Julien Torma, dramaturge et poète français.
- 1949 : Horst Ludwig Störmer, physicien allemand (prix Nobel de physique 1998).
- 1963 : Pauline Lafont, actrice française († 1988)
Décès
- 885 : Méthode, évangélisateur des Slaves
- 1199 : Richard Cœur de Lion
- 1803 : William Hamilton, diplomate, antiquaire, archéologue et volcanologue britannique
- 1829 : Niels Henrik Abel, mathématicien norvégien
- 1881 : Philip de Malpas Grey Egerton, paléontologiste anglais
- 1905 : Henry Benedict Medlicott, géologue britannique
- 1943 : Alexandre Millerand, homme d'État français
- 1992 : Isaac Asimov, écrivain américain
- 2005 : Rainier III de Monaco, Prince de Monaco
1725Catégorie:1725
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Années 1700 | Années 1710 | Années 1720 | Années 1730 | Années 1740
1720 | 1721 | 1722 | 1723 | 1724 | 1725 | 1726 | 1727 | 1728 | 1729 | 1730
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Cette page concerne l'année 1725 du calendrier grégorien.
Événements
- Eté pluvieux en France
- 20 décembre : l'astronome anglais James Bradley découvre sans le comprendre tout de suite le phénomène d'aberration de la lumière.
- Début du règne de Catherine I, tsarine de Russie (fin en 1727).
- Premier voyage de Vitus Bering en Sibérie et dans l'Océan atlantique.
- Mariage de Louis XV avec Marie Leszczynska, fille du roi de Pologne Stanislas Leszczinsky.
- 5 avril : Pascal Paoli, Général et Chef d'Etat corse († 1807)
- 21 août : Jean-Baptiste Greuze, peintre français
- 12 septembre : Guillaume Le Gentil, astronome français
- 25 septembre : Joseph Cugnot, inventeur du fardier à vapeur, premier engin automobile.
- Suzuli Harunobu (Hozumi Jihei), peintre et graveur japonais
- Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, vicomte de Rochambeau
- 30 mars : Philippo Buonanni, jésuite, scientifique et collectionneur italien (° 1638).
- 24 mai : pendaison de Jonathan Wild, grand criminel anglais.
- 22 octobre : Alessandro Scarlatti, compositeur italien.
ko:1725년
ms:1725
Pascal Paoli
Pascal Paoli (Pasquale Paoli en langue corse) est un homme politique et général corse, né le 6 avril 1725 à Morosaglia (actuelle Haute-Corse), dans une Corse alors sous influence génoise.
C'est en Italie, et plus particulièrement à Naples où il s'exile à l'age de 14 ans avec son père Hyacinthe, qu'il reçoit l'essentiel de sa formation.
En 1755, il est appelé par les principaux chefs corses révoltés contre Gênes pour prendre la tête de l'insurrection qui vise à l'indépendance de la Corse. Pascal Paoli, malgré quelques oppositions internes comme celles d'Emmanuel Matra, devient de fait le chef des révoltés corses : le 14 juillet 1755, il est proclamé Général de la Nation lors d'une consulte tenue au Couvent Saint-Antoine de la Casabianca d'Orezza. Admirateur de Montesquieu, il donne à l'île une constitution(constitution corse) fondée sur la séparation des pouvoirs, fonde une université et accorde le droit de vote à tous les citoyens. La Corse devient ainsi le premier État démocratique dans l'Europe des lumières, suscitant l'admiration de philosophes comme Rousseau et Voltaire. On connaît la phrase de Rousseau dans Du contrat social : « Il est encore en Europe un pays capable de législation ; c'est l'Île de Corse [...] J'ai quelque pressentiment qu'un jour, cette petite île étonnera l'Europe. ».
La constitution de la Corse est écrite, autour de Paoli, par des juristes insulaires. Un projet de constitution, dû à Rousseau, ne fut finalement pas retenu, parce que paraissant trop loin des réalités locales. La constitution de la Corse servit de modèle à la constitution des États-Unis d'Amérique. Aujourd'hui, pas moins de sept villes américaines portent le nom de Paoli City dans l'Indiana, le Colorado, la Pennsylvanie, le Massachusetts, le Connecticut, l'État de New York et le Vermont.
Sur le plan économique, il introduit en Corse la pomme de terre dès 1756, fonde l'Île-Rousse (1758) dans le but de concurrencer les présides génois d’Algajola et de Calvi, et fait battre monnaie à l’effigie de la nation corse à Murato (1762). Une « imprimerie nationale » est crée à Campoloro où sont publiés les « Ragguagli dell’Isola di Corsica », sorte de journal officiel. Il crée une marine de guerre et fait de Corte la capitale de la Nation corse où siège le gouvernement.
En 1768, Gênes désespérant de reprendre le contrôle de l'île, vend la Corse à la France, par une des clauses du traité de Versailles. (« Nous avons été vendus comme des porcs » commente Paoli). La bataille de Ponte Novu, le 8 mai 1769, où les armées de Paoli sont écrasées par les troupes de Louis XV, marque la fin de l'indépendance corse. Paoli s'exile, il s'embarque à destination de l'Angleterre et est acclamé sur son passage par ses admirateurs, d'Italie en Angleterre en passant par l'Autriche ou encore les Pays-Bas. Son combat est en effet devenu célèbre à travers l'Europe gràce au récit de voyage du Britannique James Boswell, "Account of Corsica".
Il revient en France, salué par la Convention. Il débarque le 14 juillet 1790 à Macinaggio pour son retour en Corse, où il est accueilli triomphalement par la population. Mais les relations entre Paoli et la Convention se ternissent, notamment suite à l'expédition de Sardaigne. Le 2 avril 1793, la Convention décrète son arrestation et le déclare « traître à la République française ». En réponse, patriotes corses et députés se réunissent en consulte à Corte le 10 juin 1794 pour l'élever au rang de « Babbu di a Patria » (« Père de la Patrie »). Paoli se rapproche alors de l'Angleterre pour tenter de fonder le royaume anglo-corse. Écarté par les Anglais du titre de vice-roi, il est rappelé à Londres où il meurt en 1807.
Le mythe de Pascal Paoli, « babbu di a Patria », « père de la Patrie » est encore très vivant et présent dans l'île. Ses cendres reposent aujourd'hui dans son village natal de Morosaglia. Son cénotaphe se trouve à l'abbaye de Westminster. L'Université de Corse, rouverte en 1981, porte son nom.
catégorie: Corse
Catégorie: Naissance en 1725
Catégorie: Décès en 1807
Morosaglia
Morosaglia est une commune française, située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.
Géographie
Histoire
Administration
Démographie
Lieux et monuments
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
- Communes de la Haute-Corse
Liens externes
- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=31152 Morosaglia sur le site de l'Institut Géographique National]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=2B169&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Morosaglia sur le site de l'Insee]
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=query&req=Morosaglia Morosaglia sur le site du Quid]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=42.4361111111111&longitude=9.30027777777778&zoom=8 Plan de Morosaglia sur Mapquest]
Morosaglia
30 janvier
Le 30 janvier est le 30 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
- 1018 : Traité de Bautzen entre le Saint Empire et la Pologne.
- 1419 : Par lettres patentes délivrées « dans sa bonne ville de Rouen », le roi d'Angleterre Henri V, qui se dit « Henri, roi d’Angleterre et de France », donne à un chevalier anglais, Christopher Curwen, le château et la terre de Cany-Caniel avec le domaine qui en dépend dans le bailliage de Caux, lesquels appartenaient au duc Jean II d'Alençon et à sa sœur Catherine, duchesse de Bavière.
- 1592 : Hyppolite Adobrandini de Florence est élu Pape, il choisit le nom de Clément VIII
- 1649 : Charles I Stuart, roi d'Angleterre, est décapité à Whitehall, près de Westminster, le 30 janvier 1649 (selon le calendrier julien en vigueur en Angleterre à cette époque). Il a 49 ans.
- 1735 : La Nation corse proclame son indépendance à Orezza.
- 1835 : Attentat contre la vie du président des États-Unis Andrew Jackson par Richard Lawrence qui tire deux coups de revolver mais rate le président
- 1847 :
- L'Anglais James Bruce, Lord Elgin entre en fonction comme gouverneur général du Canada
- La ville « Yerba Buena » en Californie s'appelle maintenant « San Francisco »
- 1856 : Guerre du Kansas aux États-Unis - Le président des États-Unis Franklin Pierce déclare que le déplacement entre les états est une trahison.
- 1862 : Guerre Civile des États-Unis - Lancement à Greenpoint, Long Island, New York du cuirassé USS Monitor, premier navire de guerre équipé de tourelles. Il est devenu le premier cuirassé de la Marine américaine.
- 1875 : La France tourne définitivement le dos à la monarchie.
- 1880 : Inauguration du premier chemin de fer sur la glace du fleuve Saint-Laurent reliant Montréal et Longueuil. Il demeure en service jusqu'en 1883.
- 1901 :
- Première à Moscou de la pièce « Les Trois Sœurs » d'Anton Tchekhov.
- Le docteur Humphrey Haines découvre à Waimangu, au nord de la Nouvelle-Zélande, le plus grand geyser du monde (450 mètres d'altitude).
- 1902 : Première à l'Odéon de Paris des « Noces Corinthiennes » d'Anatole France
- 1917 : Le premier disque de jazz est enregistré, aux États-Unis.
- 1931 : Charlie Chaplin présente Les lumières de la ville.
- 1933 : Adolf Hitler est nommé chancelier du Reich allemand par le président Paul von Hindenburg. Début de la révolution allemande.
- 1939
- Mariage de l'acteur américain Victor Mature avec Frances Charles
- Extermination des Juifs d'Europe - Adolf Hitler s'adresse au Reichstag et leur dit que si les Juifs amènent le monde à la guerre cela pourrait amener à « l'anéantissement de la race juive en Europe en cas de guerre ».
- 1941 :
- Bataille de l'Atlantique - L'Allemagne déclare que tous les navires de toute nation qui apportent de l'aide à l'Angleterre à être attaqués par les sous-marins ou les navires de la marine de guerre allemande.
- Campagne de l'Afrique du Nord - Les troupes de la 8e armée britannique sous la direction du général anglais Wavell s'emparent de la ville de Derna en Égypte. La ville était occupée par les Italiens.
- 1942
- Adolf Hitler garantit la neutralité de la Hollande
- Adolf Hitler garantit la neutralité de la Belgique
- Bataille de l'Atlantique - Le pétrolier américain SS Rochester, en route de New York pour Corpus Christi au Texas, est coulé au large du New Jersey par le sous-marin allemand U-106.
- Campagne de Russie - Les troupes russes récupèrent la ville de Mozhaisk qui était occupée par les Allemands. La ville est située à 65 milles au sud-ouest de Moscou
- Début du siège de Singapour par le Japon
- Le Secrétariat à la guerre des États-Unis décide d'activer la 8 USAAF à Savannah en Georgie.
- 1943 : Les troupes allemandes capitulent dans la ville de Stalingrad, après la violente Bataille de Stalingrad. Friedrich Paulus, nommé Feldmarschal le jour même par Hitler, est le premier Maréchal capturé par les forces soviétiques.
- 1944 : Charles de Gaulle amorce la décolonisation à Brazzaville.
- 1972 : Treize civils sont abattus par l'armée britannique au cours d'une manifestation pacifique catholique à Londonderry, en Irlande du Nord. C'est le fameux Bloody Sunday
- 2002 : En 2002 plus de 45 000 personnes sont mortes au Canada du tabagisme.
- 2005 : Elections libres en Irak.
Naissances
- 1619 : Michelangelo Ricci, mathématicien italien.
- 1755 : Nicolaus Fuss, mathématicien suisse.
- 1781 : Adelbert von Chamisso, poète et botaniste allemand († 1838).
- 1805 : Edward Sang, mathématicien, physicien et ingénieur écossais.
- 1822 : Franz Ritter von Hauer, géologue autrichien († 1899).
- 1841 : Félix Faure, tanneur, député, secrétaire d'État aux colonies, Président de la République française († 1899).
- 1865 : Georg Landsberg, mathématicien allemand.
- 1871 : Stoyanov Parachkev ou Paraskev, figure de l'anarchisme roumain et bulgare.
- 1882 : Franklin D. Roosevelt, président américain († 1945).
- 1894 : Boris III de Bulgarie, tsar des Bulgares (1918-1943) († 1943).
- 1915 : John Dennis Profumo, homme politique britannique.
- 1927 : Olof Palme, homme d'État suédois († 1986).
- 1930 : Gene Hackman, acteur américain.
- 1935 : Richard Brautigan, écrivain et poète américain († 1984).
- 1935 : Jean Tiberi, homme politique français.
- 1937 : Boris Spassky, joueur d'échecs russe puis français.
- 1941 : Dick Cheney, homme d'affaires et homme politique américain.
- 1937 : Vanessa Redgrave, actrive anglaise.
- 1940 : Denis Langlois, avocat, écrivain libertaire et pacifiste.
- 1951 : Phil Collins, chanteur britannique, ancien leader de Genesis.
- 1956 : Johnny Rotten, chanteur britannique, membre des Sex Pistols.
- 1974 : Christian Bale, acteur britannique.
Décès
- vers 680 : Sainte Bathilde, reine des Francs
- 1652 : Georges de La Tour, peintre français
- 1937 : Henri Duvernois, écrivain français
- 1946 : Maryse Hilsz, aviatrice française
- 1948 : Mohandas Gandhi, pacifiste indien, assassiné à New Delhi
- 1958 : Ernst Heinkel, constructeur d'avions allemands
- 1963 : Francis Poulenc, compositeur français
- 1969 : Georges Pire, Prix Nobel de la Paix 1958
- 1978 : Damia, chanteuse réaliste française
- 1989 : le prince Alphonse de Bourbon (52 ans), duc d'Anjou et de Cadix, aîné des Capétiens et chef de la maison de France.
- 1992 : George Frederick James Temple, mathématicien anglais
- 1998 : Samuel Eilenberg, mathématicien polonais
- 2001 : Jean-Pierre Aumont, comédien français
Célébrations
Saints catholiques et orthodoxes du jour
- Sainte Aldegonde (+ 689)
- Saint Armentaire (+ 730)
- Saint Barsimée (2ème S.)
- Sainte Bathilde (+ 680)
- Les Trois Saints Docteurs (Basile, Jean Chrys. Grégoire le Théol.)
- Saint Hippolyte (3ème S.)
- Sainte Martine (+ 680)
- Saint Matthias (2ème S.)
- Sainte Savine (+ 311)
- Saint Théophile Le Jeune (+ 792))
- Saint Thiatilde (9ème S.)
Saints catholiques du jour
- Saint Aleaume (+ 1097)
- Bienheureuse Boleslawa Lament (+ 1946)
- Saint Étienne Min (+ 1840)
- Sainte Jacinthe (+ 1640)
- Saint Jean Yi (+ 1867)
- Saint Louis-Joseph Wiaux (+ 1917)
- Bienheureux Mutien-Marie (+ 1917)
- Bienheureux Sébastien Valfre (+ 1710)
Saints orthodoxes du jour
- Saint Pierre de Bulgarie (11ème S.).
- Saint Théodore de Mytilène (+ 1784).
Catégorie:Jour de l'année
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Années 1710 | Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750
1730 | 1731 | 1732 | 1733 | 1734 | 1735 | 1736 | 1737 | 1738 | 1739 | 1740
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Cette page concerne l'année 1735 du calendrier grégorien.
Événements
- La Condamine mesure l'arc méridien, en Amérique du Sud.
- Jean-Philippe Rameau : les Indes galantes.
- Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais devient le premier gouverneur général des îles Bourbon et de France, actuelles îles de la Réunion et Maurice.
- 1 janvier : Paul Revere, révolutionnaire et patriote américain († 1818).
- 9 octobre : Charles Guillaume Ferdinand de Brunswick, militaire allemand († 1806).
- 30 octobre : John Adams, deuxième président des États-Unis († 1826).
- 4 décembre : Josephus Nicolaus Laurenti, médecin et naturaliste autrichien († 1805).
- 27 septembre : Peter Artedi, naturaliste suédois (° 1705).
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Années 1710 | Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750
1734 | 1735 | 1736 | 1737 | 1738 | 1739 | 1740 | 1741 | 1742 | 1743 | 1744
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Cette page concerne l'année 1739 du calendrier grégorien.
Événements
- Traité de Belgrade fixant la frontière austro-turque sur la Save.
- Pauline de Mailly, sœur de Louise, devient la nouvelle maîtresse de Louis XV.
- 17 janvier : Johann Christian Daniel von Schreber, botaniste, mycologue et zoologiste allemand († 1810).
- 20 avril : William Bartram, naturaliste américain († 1823).
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Gênes - catégorie:ancienne préfecturecatégorie:Capitale européenne de la culture
Gênes (en italien Genova) est une ville italienne, capitale de la Ligurie, second port de la Méditerranée après Marseille. Elle compte 600 000 habitants.
C’est une ville antique, qui était surnommée La Superba. Pétrarque la voit comme « une cité cadeau, adossée à une colline alpestre, superbe grâce à ses hommes et à ses murs. Dont le seul aspect, la désigne comme la reine des mers ».
Au Moyen Âge Gênes était l’une des Républiques maritimes italiennes avec Venise, Amalfi et Pise. Suite aux Croisades, elle devint pour plusieurs siècles la plus puissante de ces républiques. La République de Gênes comprenait, en son temps, la Ligurie actuelle, la Corse et des colonies au Moyen-Orient, en Grèce, et en Afrique du Nord. Elle succomba sous la pression des troupes de Napoléon et ne fut pas réinstituée en 1815. Le Congrès de Vienne accorda l'ancienne république "à perpétuité aux États de S.M. le roi de Sardaigne".
Histoire
- Durant le bas Moyen-âge, au XIIe et XIIe siècles, Gênes connait une période de prospérité et de montée en puissance grâce à son grand commerce (soie, épices, or, pierres précieuses, alum). La vie des institutions de la "Commune" est dominée par les rivalités entre ses quatre grandes familles, les Fieschi, Grimaldi, Doria et Spinola. Gênes écrase la flotte de Pise (1284) et conquert la Corse, qui deviendra son grenier à blé. Sa puissante flotte affrontera également Venise à plusieurs reprises, sans qu'aucune des deux rivales ne puisse dominer l'autre.
- A l’époque moderne, les anciennes institutions font place en 1528 à une république oligarchique composée de 28 alberghi, qui rassemblent les grandes familles de la noblesse génoises. Elles élisent tous les deux ans un Doge de la République. Les Génois seront les principaux banquiers de la Couronne d'Espagne, jusqu'à la banqueroute de Philippe II.
La république ligurienne
En 1796, les armées de la République française avancent en Italie et un comité jacobin proclame une République ligurienne à Gênes, renversant ainsi l'ancienne république au profit d'une "république sœur".
Curiosités
- Le Porto Antico (Vieux Port) avec le plus grand aquarium d’Europe.
- Le Palazzo San Giorgio (Palais St-Georges, siège de la banque fondée en 1407).
- La Loggia dei Banchieri (Loge des Banquiers, l'ancienne Bourse).
- La Duomo di San Lorenzo (Cathédrale St-Laurent).
- Le Palazzo Ducale (Palais des Doges).
- La Via Garibaldi (anciennement Strada Nuova) avec ses palais historiques (Palazzo Tursi, Palazzo della Meridiana) et ses musées (Palazzo Bianco, Palazzo Rosso).
- La Piazza de Ferrari, avec la Bourse et les magasins de la Via XX Settembre.
- Les ruelles (i vicoli) de la Vieille Ville.
Climat
Il est de type méditerranéen, mais avec des influences atlantiques. Le climat de Gênes est caractérisé par sa forte pluviosité annuelle, qui est supérieure à 1000 mm mais concentrée sur un nombre limité de jours, et par une différence thermique entre le jour et la nuit qui est assez réduite.
Le « régulateur thermique » que constitue la Méditerranée permet à Gênes de jouir de températures supérieures à 6°C tout au long de l'année.
Démographie
La population de l'agglomération est d'environ 800 000 habitants. Ville portuaire et industrielle, elle attira de nombreux méridionaux entre 1950 et 1980. Plus de 95% de la population est de souche italienne. La structure de la population se caractérise par une population plus agée que la moyenne italienne et un solde naturel déficitaire. L'afflux d'immigrés permet de compenser l'évolution démographique négative.
Nombre d'immigrants (2000 - 2004)
- Equatoriens - 10,368 (+240,2%)
- Albanais - 2,883 (+162,3%)
- Marocains - 2,746 (+29,0%)
- Péruviens - 1,955 (+46,7%)
- Sénégalais - 1,024 (-6,9%)
- Chinois - 995 (+69,2%)
Transports urbains
- Depuis 1990, Gênes est équipée d’un métro.
Génois célèbres
- le religieux Fabiano Chiavari
- le navigateur Christophe Colomb (1451 - 1506)
- le violoniste Niccolò Paganini (1782 - 1840)
- le patriote Giuseppe Mazzini (1805 - 1872)
- le réalisateur Pietro Germi (1914 - 1974)
Voir aussi
Lien interne
- Villes d'Italie
- Liste des anciens États italiens
Lien externe
- [http://digilander.libero.it/fotogian/genova.html Photo de Gênes]
- [http://www.comune.genova.it/ Commune de Gênes]
- [http://www.amt.genova.it/ Transports publics]
- [http://www.genova-2004.it/ Gênes-2004]
- [http://www.centrostoricogenova.com/index_storia.php3#origine approfondissement]
- [http://www.unige.it/ Université de Gênes]
- [http://www.genoacfc.it/ CFC Gênes]
- [http://www.sampdoria.it/ U.C.Sampdoria]
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NaplesCet article concerne la ville italienne de Naples.
Naples (en italien Napoli, en napolitain Napule) est la plus grande ville d'Italie du sud. C'est une capitale régionale d'environ un million d'habitants, pour une agglomération qui regroupe environ trois millions d'habitants. Elle est située à mi chemin entre le Vésuve et la zone volcanique des Champs Flégréens.
On la connaît aussi par l'expression : Voir Naples et mourir, employée pour faire allusion à l'accomplissement souhaité d'un désir si important qu'au-delà la vie perd tout son sens.
Champs Flégréens
Histoire
Antiquité
Naples était une colonie grecque du nom de Neapolis. La ville passera ensuite sous domination romaine.
Créée au IXème siècle av J.C. sous le nom de Parthénope, la ville fut abandonnée et prit le nom de Paleopolis (vieille ville). En 475 av. J.C. Néapolis (nouvelle ville) fut créée à l'est de la précédente par les habitants de Cumes sous la conduite de la « Reine » hermaphrodite « Aristodémos il Malachio ».
Alliée de Rome au IVe siècle ap. J-C, la ville conserve longtemps sa culture grecque, elle restera la matrie des femminielli (petites femmes ou travestis en italien) ainsi que la ville la plus peuplée de la botte Italique et sans aucun doute sa véritable capitale culturelle.
Période byzantine
travestis
C'est au Castel dell'Ovo que le dernier empereur romain Romulus Augustule fut emprisonné après sa chute.
À la fin de l'empire, la ville résista à l'invasion lombarde et resta rattachée à l'empire byzantin. À la fin du , Naples devient la capitale d'un duché byzantin. En 751, avec la chute de l'exarchat de Ravenne dont il relevait, le duché devint indépendant.
Période normande
En 1030, pour faire face à la menace byzantine, le duc Serge IV accueille des Normands dans la ville vassale d'Aversa. Les Normands ne cesseront plus d'accroître leurs possessions en Italie du sud, et en 1139, Roger II, premier roi de | | |