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| Coupe Du Monde De Football Féminin |
Coupe du monde de football fémininLa Coupe du monde de football féminin est l'équivalent féminin de la Coupe du monde de football. Elle est organisée par la FIFA depuis 1991. Avant cette date, quelques éditions non-officielles se sont tenues.
La phase finale du tournoi rassemble désormais les seize meilleures sélections nationales. La prochaine édition (2007) aura lieu en Chine.
Palmarès
Coupes du monde officielles FIFA
Coupes du monde non-officielles
Articles liés
- Les débuts du football féminin
Catégorie:Compétition de football féminin
ja:FIFA女子ワールドカップ
Coupe du monde de footballLa Coupe du monde de football est une compétition internationale de football qui se tient tous les quatre ans dans un pays organisateur. La première édition eut lieu, à l'initiative de Jules Rimet, en 1930 en Uruguay.
Historique
Origine de la compétition
L'organisation d'une coupe du monde existe dans les cartons de la FIFA depuis sa création en 1904. Des désaccords entre fédérations puis la Première Guerre mondiale repoussent toutefois ces débuts. Devant le succès des tournois olympiques de football en 1924 et 1928, la FIFA décide de mettre sur pied une Coupe du monde, malgré le manque d'enthousiasme de nombre de fédérations. Ainsi, seulement quatre sélections européennes acceptent d'effectuer le long déplacement en Uruguay en 1930 : France, Belgique, Yougoslavie et Roumanie. Le président de la FIFA est alors Jules Rimet, et c'est lui qui fédère les énergies afin de mener à bien ce projet. En hommage, le premier trophée qui reste en usage de 1930 à 1970 se nomme « Coupe Jules Rimet ».
Ce qui a changé dans son organisation depuis ses débuts
Les récompenses :
- De 1930 à 1970, la récompense était la Coupe Jules Rimet.
- Depuis 1974, la récompense à l'équipe gagnante est la Fifa World Cup.
Le tournoi :
- Seuls les tournois de 1934 et de 1938 étaient des coupes à élimination directe des le premier tour. Au contraire, le tournoi de 1950 ne connut pas de matches à élimination directe. Depuis, on a repris le modèle de 1930.
Déroulement
Sélection du pays organisateur
Plusieurs pays se portent candidats. Le pays le plus apte à organiser la Coupe du monde est choisi (le pays organisateur est qualifié d'office pour la Coupe du monde).
Le pays champion du monde en titre était qualifié d'office également pour la Coupe du monde suivante, ce qui n'est plus le cas depuis la dernière victoire du Brésil au Japon en 2002.
Qualifications
Dans chaque continent, des groupes se forment. Les pays qui ont gagné le plus de matchs sont qualifiés conformément :
- aux zones :
Asie (AFC): continent asiatique
Europe (UEFA): continent européen (plus la Turquie, Israël, la Russie, la Géorgie, l'Arménie, l'Adzerbaijan et le Kazakhstan)
Amérique du Sud (CONMEBOL): pays d'Amérique du Sud
Amérique du Nord (CONCACAF): pays d'Amérique du Nord et d'Amérique Centrale
Afrique (CAF): continent africain
Océanie (OFC): continent australien (jusqu'en 2006), Nouvelle-Zélande et îles du Pacifique
- au réglement :
Dans la zone EUROPE, les huit vainqueurs des groupes ainsi que les deux meilleurs deuxièmes seront qualifiés pour la phase finale. Les six autres deuxièmes joueront des barrages aller-retour, les trois vainqueurs rejoignant la phase finale.
Dans la zone CONMEBOL, les quatre premiers de la poule unique seront qualifiés pour la phase finale, le cinquième affrontant en barrage aller-retour le vainqueur de la zone OCEANIE pour une place en phase finale.
Dans la zone AFRIQUE, les cinq vainqueurs des cinq poules seront directement qualifiés.
Dans la zone CONCACAF, les trois premiers de la poule unique seront qualifiés pour la phase finale de la Coupe du monde, le quatrième disputant un barrage contre le vainqueur du pré-barrage de la zone Asie.
Dans la zone ASIE, les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour la Coupe du monde, les troisièmes s'affronteront en barrage, le vainqueur de ce barrage rencontrant ensuite le quatrième de la zone CONCACAF pour une place en phase finale.
les poules
Déjà utilisé lors de la première édition en 1930, la première phase de la coupe du monde est une phase de poules depuis 1950. Les pays qualifiés sont répartis en groupes de quatre (le nombre de ces groupes varie en fonction du nombre de participants) par tirage au sort. Avant le tirage, les pays qualifiés sont répartis dans divers « chapeaux » selon la qualité et l'origine des équipes. Ceci afin d'éviter qu'un groupe soit composé uniquement de favoris, ou uniquement d'équipes européennes, par exemple.
Dans chaque groupe, chaque équipe rencontre une fois chacun de ses adversaires (à l'exception de la coupe du monde 1954) dans une sorte de mini championnat. Habituellement, les deux meilleures équipes de chaque poule sont qualifiées pour le second tour (bien que ce nombre ait pu varier). De 1974 à 1982 avait lieu une seconde phase de poules, selon le même modèle, avant les tours à élimination directe.
On peut considérer que malgré les diverses innovations essayées, c'est le modèle de 1930 qui s'est imposé.
Il ne peut en rester qu'un
À l'exception de la coupe du monde de 1950, le titre est décidé dans un match dit « à élimination directe » (généralement, la coupe du monde compte une phase de 2 à 4 matches « à élimination directe » pour les finalistes, bien que les éditions de 1974 et de 1978 n'aient compté que les finales pour la première et la troisième place). C'est-à-dire que la partie doit avoir un vainqueur et que, par conséquent, un match nul est exclu. En cas de résultat nul à la fin du temps réglementaire, on procède à une prolongation de 2 fois 15 minutes. Si celle-ci mène aussi à un résultat nul, la vainqueur est actuellement désigné par une séance de tirs au but. Cette décision n'a dû être appliquée en finale qu'en 1994.
En fait les séances de tirs au but n'ont été introduites qu'en 1982. Dans un premier temps, les matches nuls après prolongations étaient à rejouer, bien que ceci n'ait eu lieu que lors des coupes du monde de 1934 et de 1938.
Implications touristiques et financières
Palmarès
- Vous pouvez avoir accès au [http://worldcuphistory.free.fr/palmares.htm palmarès complet de la coupe du monde], présentant les résultats de toutes les équipes depuis 1930 (qualifications, quarts de finale, quatre premières places).
- L'Uruguay en 1930, l'Italie en 1934, l'Angleterre en 1966, l'Allemagne en 1974, l'Argentine en 1978 et la France en 1998 sont devenus champions à domicile (soit 6 fois sur 17). À l'inverse, le Brésil, quintuple vainqueur, ne s'est pas imposé à domicile (1950, défaite face à l'Uruguay dans le dernier match).
- Le Brésil (1958, 1962) et l'Italie (1934, 1938) sont les 2 seuls pays à avoir gagné 2 fois de suite.
- L'Italie, la France, le Mexique et (bientôt) l'Allemagne ont chacun accueilli deux fois l'épreuve.
- Gerd Müller (Allemagne) est le recordman de buts marqués en Coupe du monde avec 14 buts (10 en 1970 et 4 en 1974).
- Just Fontaine (France) reste le meilleur buteur en une seule coupe du monde avec 13 buts (1958).
- Lucien Laurent (France) est le premier buteur de l'histoire de la coupe du monde en marquant lors du match d'ouverture de la coupe du monde en Uruguay.
- Le Brésil est le seul pays à avoir conservé chez lui la coupe Jules-Rimet après les 3 victoires de 1958, 1962 et 1970. Un nouveau trophée (l'actuel) a du être créé et la coupe Jules-Rimet est devenue la coupe du monde.
- Depuis 1950, seule la finale de 1978 s'est déroulée sans la participation ni du Brésil, ni de l'Allemagne. Malgré cela, les deux pays ne se sont rencontrés pour la première fois qu'en finale en 2002.
- Le Brésil n'a jamais manqué une phase finale de coupe du monde.
- Le Brésil est la seule équipe à avoir gagné la coupe du monde sur un autre continent que le sien.
- Le plus vieux vainqueur de la Coupe du Monde est Dino Zoff qui avait 40 ans et 4 mois en 1982 lors de la victoire de son équipe
- Le plus jeune vainqueur de la Coupe du Monde est Pelé qui n'avait que 17 ans et 8 mois en 1958 lors de la victoire de son équipe
Lien Externe
- [http://www.fifaworldcup.yahoo.com Site officiel Coupe du monde de football]
- [http://www.soccers.fr/Discuter_Forum_Coupe_du_Monde_Allemagne_2006-f68.html Forum de discussion Coupe du Monde 2006]
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Catégorie:Coupe du monde de football
Catégorie:Palmarès de football
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ko:축구 월드컵
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th:ฟุตบอลโลก
1991Catégorie:1991
Cette page concerne l'année 1991 du calendrier grégorien.
Événements
France
- 10 janvier : France : vote de la loi Evin contre le tabagisme passif
' - 29 janvier : Démission du ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement, remplacé par Pierre Joxe.
- 26 mars : Violentes émeutes à Sartrouville de jeunes Français d'origine arabes.
- 15 mai : Renvoi du premier ministre Michel Rocard, remplacé par Édith Cresson.
- 31 mai :
- La Cour de cassation condamne la pratique des « mères porteuses ».
- La chaîne de télévision Canal+' prend le contrôle financier du club de football du Paris Saint-Germain.
- 27 juin : Un incendie à Barbotan-les-Thermes fait 20 morts.
- 9 juillet : Edith Cresson annonce une politique plus ferme à l'égard des demandeurs d'asile.
- 21 septembre : Valéry Giscard d'Estaing propose de substituer le « droit du sang » au « droit du sol ».
- En octobre : Violentes manifestations d'agriculteurs touchés par la baisse des cours.
- 10 octobre : Manifestations à Paris des infirmières, des assistantes sociales, des professionnels du spectacle.
- 7 novembre : Délocalisation de l'ENA à Strasbourg.
- 17 novembre : Manifestation à Paris de 400 000 professionnels de la santé.
- 24 novembre : Le rameur Gérard d'Aboville achève sa traversée du Pacifique
- 9 décembre : Traité de Maastricht, qui sera signé en février 1992.
Monde
- 6 janvier : Algérie, à Tamanrasset, signature entre le gouvernement du Mali et les représentants de la rébellion Touareg des accords mettant un terme à la rebèllion de 1990-1991.
- 16 janvier : Irak, l'opération Tempête du désert débute.
- 17 janvier : Opération Tempête du désert : intervention militaire alliée contre l'Irak (jusqu'au 28 fév) au Koweit.
- En janvier, Opération militaire soviétique contre les républiques baltes indépendantistes.
- 24 février : Début des opérations militaires terrestres contre l'Irak.
- 3 mars : Fin de la Guerre du Koweit, 1990-1991.
- 26 mars : Au Mali, un coup d'État militaire dirigé par Amadou Toumani Touré met fin à 23 ans de dictature de Moussa Traoré.
- 29 mars : Amadou Toumani Touré instaure au Mali un régime de «Transition démocratique» et prend la présidence du «Comité de Transition pour le Salut du Peuple» (CTSP).
- 9 avril : Indépendance de la Géorgie.
- 16 avril : Accord frontalier sino soviétique (16-19 avr).
- 16 avril : Visite de Mikhail Gorbatchev au Japon (16-19 avr).
- : Publication de la troisième encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus, qui conclut à la défaite du communisme, tout en refusant d'y voir la victoire du capitalisme.
- 12 mai : Référendum dans la province serbe de Krajina (Croatie) pour le maintien dans la Yougoslavie.
- 19 mai : Référendum pour l'indépendance de la Croatie.
- 25 mai : Nouvelles émeutes dans les banlieues de grands ensembles (mai-juin).
- 31 mai : Signature d'un accord de paix en Angola.
- En mai : Barton Fink de Joel et Ethan Coen remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- 12 juin : Élection de Boris Ieltsine comme président de la république de Russie.
- 14 juin : 700 morts dans l'éruption du volcan Pinatubo aux Philippines.
- 15 juin : Fondation du Bloc québécois.
- 16 juin : Pour la première année, la Journée de l’enfant africain est célébrée en souvenir du Massacre de Soweto.
- 25 juin : Indépendance de la Croatie.
- 26 juin : Indépendance de la Slovénie et de la Croatie : début de l'explosion de la Yougoslavie.
- 27 juin : Intervention militaire fédérale yougoslave (serbe en fait) en Slovénie.
- 28 juin : Dissolution du CAEM (COMECON).
- 1 juillet : Dissolution du Pacte de Varsovie.
- 9 juillet : après 30 ans de suspension, l'Afrique du Sud réintègre le mouvement olympique
- 19 juillet : Début de la guerre entre Croates et Serbes en Yougoslavie.
- 23 juillet : Fin de la guerre civile au Cambodge, désormais sous la protection des Nations unies.
- 29 juillet : Ouverture à Bamako (Mali) de la «Conférence nationale» présidée par Amadou Toumani Touré, qui, en quinze jours, adoptera un projet de Constitution, un Code électoral, une Charte des partis politiques, ainsi qu'un texte sur l'état de la Nation !
- 30 juillet : Sommet américano soviétique à Moscou signatures des accords START (strategic arms reduction talks : 30-31 juil).
- 31 juillet : Signature à Moscou du Traité START entre l'URSS et les États-Unis, prévoyant une réduction de 30 % des armements nucléaires stratégiques.
- 19 août : Tentative ratée de Putsch communiste en URSS.
- 20 août : Rétablissement de l'indépendance de l'Estonie.
- 24 août : Indépendance de l'Ukraine.
- 25 août : Indépendance de la Biélorussie.
- 27 août :
- Tornade à Maskinongé, Québec, Canada.
- Indépendance de la Moldavie - Fête Nationale
- 30 août : Indépendance de l'Azerbaïdjan
- En août : Attaque massive de l'armée serbe en Slavonie occidentale (Croatie).
- En août : Indépendance des États Baltes.
- 8 septembre : Référendum sur l'indépendance en Macédoine.
- 11 septembre : Retrait d'une part des soldats soviétiques de Cuba.
- 19 septembre : Découverte de Ötzi l'homme des glaces.
- 23 septembre : L'Arménie proclame son indépendance
- 26 septembre : Référendum clandestin sur l'indépendance du Kosovo.
- 29 septembre : En Haïti, suite à un coup d'État militaire, le président Jean-Bertrand Aristide est déposé
- 5 octobre : Linus Torvalds diffuse la première version du noyau Linux.
- 11 octobre : Suppression du KGB.
- 15 octobre :
- Référendum clandestin sur l'indépendance du Sandzak.
- Vote du parlement Bosniaque sur la souveraineté.
- 21 octobre : Premières inculpations dans l'affaire du « sang contaminé ».
- 23 octobre : Retour du prince Norodom Sihanouk au Cambodge après un exil de 12 ans. Fin de la guerre au Cambodge.
- 30 octobre : Conférence de paix israélo-arabe, à Madrid, sous le parrainage des États-Unis et de l'URSS, et avec la participation de l'OLP, des israéliens, des Jordaniens et des Syriens.
- 4 décembre : Cessation d'activité de la compagnie états-unienne Pan Am (Pan American World Airways).
- 8 décembre : Minsk : La Russie, la Biélorussie et l'Ukraine créent la CEI, l'URSS est dissoute.
- 9 décembre : Traité de Maastricht, qui sera signé en février 1992.
- 21 décembre : Alma-Ata : fin de l'URSS : 7 autres républiques de l'URSS rejoignent la CEI : l'organisation se dote d'un conseil des chefs d'etat et d'un conseil des chefs de gouvernement, la Russie récupère les armes nucléaires de l'Ukraine, de la Biélorussie, du Kaz.
- 25 décembre : Mikhaïl Gorbatchev démissionne de son poste de 'président' de l'Union soviétique.
- 26 décembre :
- Le Soviet suprême se réunit et dissout formellement l'URSS.
- Succès du Front Islamique du Salut (FIS) aux premier tour des élections législatives en Algérie.
- 31 décembre : Fin de l'URSS, démission de Gorbatchev.
- Accord sur le Protocole de Madrid sur la Protection de l'Environnement concernant l'Antarctique après 2 ans de lobbying de la France et de l'Australie.
- Création de la CEI.
- Éruption du Pinatubo, aux Philippines, importante pluie de cendre, 700 morts.
- Fondation du Mercosur, marché commun du « cône sud » de l'Amérique.
- L'ONU passe à 186 membres avec l'admission des deux Corées, des 3 États baltes, de la Micronésie et des Marshall.
- Le Comecon et le Pacte de Varsovie sont dissous.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à la birmane Aung San Suu Kyi.
- Le silence des agneaux de Jonathan Demme remporte l'Oscar du meilleur film.
- Naissance du World Wide Web (WWW), la toile de l'Internet, qui ouvre ce réseau au grand public.
- Rentrée atmosphérique du complexe russe Saliout 7 + Cosmos 1686 au-dessus de l'Amérique du Sud après 9 ans en orbite.
- Argentine, Carlos Menem instaure la parité 1/1 entre le peso et le dollar.
- Guerre du golfe (du 18/01 au 28/02).
- L'équipe d'Australie est pour sa première fois championne du monde de Rugby.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1991 en aéronautique
- Chemins de fer : 1991 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1991 au cinéma
- Sport : 1991 en sport
- Musique :1991 en musique
- Prix Nobel de physique : Pierre-Gilles de Gennes
- Prix Nobel de chimie : Richard R. Ernst
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Erwin Neher et Bert Sakmann
- Prix Nobel de littérature : Nadine Gordimer
- Prix Nobel de la Paix : Aung San Suu Kyi
- 9 janvier : Georges Croisile, premier pacha du France
- 11 janvier : Carl David Anderson, physicien, Prix Nobel de physique en 1936 (° 3 septembre 1905)
- 20 janvier : Louis Seigner, comédien français, dans l'incendie de son appartement.
- 2 mars : Serge Gainsbourg, compositeur et chanteur (° 2 avril 1928)
- 16 mars : Govindan Aravindan, réalisateur indien
- 21 mars : Leo Fender (Clarence Leonidas Fender), industriel de la guitare (° 10 août 1909)
- : Martha Graham, danseuse et chorégraphe américaine (° 11 mai 1894)
- 3 avril : Graham Greene, écrivain anglais (° 2 octobre 1904)
- 16 avril : David Lean, réalisateur britannique (° 25 mars 1908)
- : Richard Thorpe, réalisateur américain
- 15 mai : Amadou Hampâté Bâ, écrivain malien
- 25 mai : Mgr Lefebvre, homme d'église (° 29 novembre 1905)
- 3 juin : Katia et Maurice Krafft, volcanologues français (° 17 avril 1942 et °1946)
- 14 juin : Peggy Ashcroft, comédienne britannique
- 17 juillet : Miles Davis, trompettiste américain (° 25 mai 1926)
- 8 août : James Irwin, astronaute américain
- 3 septembre : Frank Capra, réalisateur américain d'origine italienne (° 18 mai 1897)
- 25 septembre : Viviane Romance, (Pauline Ronacher Ortmanns), 79 ans, actrice française.
- 25 septembre : Klaus Barbie, 77 ans (° 1913)
- 26 septembre : Miles Davis, compositeur et trompettiste américain (° 25 mai 1926)
- 7 novembre : Gaston Monnerville, homme politique français (° 2 janvier 1897)
- 9 novembre : Yves Montand, chanteur et acteur de cinéma (° 13 octobre 1921)
- 18 novembre : Gustáv Husák, homme politique tchécoslovaque
- 24 novembre : Freddie Mercury, chanteur compositeur anglais du groupe Queen (° 5 septembre 1946)
- 9 décembre : Berenice Abbott, photographe américaine (° 17 juillet 1898)
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Chine:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine ». Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes.
La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement)
La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation.
Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing.
Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.
Présentation
La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532)
La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine.
Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire.
La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.
Noms
Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays.
Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois.
Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant :
région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité.
Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants.
Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine.
Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那).
Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient.
Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine.
Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre.
Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens.
Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains.
Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區).
La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.
Histoire
Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine
"合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera"
(Histoire des Trois Royaumes)
La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.
Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.
Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde.
Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.
L'essor de la Chine moderne
écriture
Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto.
En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques.
Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, la Grande-Bretagne obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). La Grande-Bretagne, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence.
Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, la république est décidée en 1911 et proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation.
En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Chang Kai-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti a le contrôle nominal de l’ensemble du pays, et obtient une reconnaissance internationale.
Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie.
En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, pris fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guerilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes.
Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République Populaire de Chine à Pékin. En décembre, Chang Kai-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.
Territoire
Pour les régions administratives de la République Populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine
Aperçu historique
Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant les dynasties Tang, Yuan et Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie Centrale et en Mongolie.
L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites "barbares" étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance.
L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire.
En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclu. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le Traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe.
Voir aussi : Taiwan, Tibet
Divisions politiques historiques
Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines.
Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le coeur de la Chine, a partir d'un des deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yang-Tsé. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie Intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimitées par des "limbes" plutot que des frontieres rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce probleme de délimitation a donné lieu a une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (qui signifie "nouvelles frontieres en chinois").
Géographie et climat
Tibet
Voir les articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine
La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes a l'ouest, et des plaines a l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yang-Tsé (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le Fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Riviere des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine.
La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises.
A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneuse.
A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, ou se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture.
Pendant de nombreuses dynasties, la frontiere sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar, du Laos et du Vietnam.
La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de séveres hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical.
Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupent volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques.
Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être a l'origine des tempetes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentations des violents typhons qui frappent le sud du pays.
Économie
La Chine est actuellement (octobre 2005) l'une, sinon la plus, dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés). Toujours pour l'année 2004, le Produit intérieur brut (PIB) était d'environ 1 228 milliards d'euros.
L'atelier du monde
La Chine est surnomée l'atelier du monde, car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément les coûts. Certains de ces sous-traitants exploitent littéralement leurs ouvriers. En août 2005, un film montrant les conditions de travail dans deux usines fabriquant des livres pour Walt Disney a été montré à la presse américaine. On peut y voir des ouvriers faisant des heures supplémentaires sans être payés et certains d'entre eux sont blessés aux mains car les presses d'imprimeries sont mal protégées.
Bien que la population soit baillonée et la critique contre le pouvoir rapidement étouffée, de nombreuses grèves ont pourtant lieu. L'organisation non gouvernementale (ONG) China Labour Watch en a dénombrée 57 000 en 2004, impliquant 3 millions de personnes. Consciente du problème et du risque de déstabilisation du pouvoir, le gouvernement chinois tente de créer des syndicats, sous contrôle du Parti communiste chinois, pour établir un dialogue avec les entreprises et ainsi améliorer les conditions de travail et les salaires. Mais cela n'empêche pas le gouvernement d'emprisonner des grévistes, lorsque ceux-ci franchissent certaines limites...
Démographie
Parti communiste chinois
Voir l'article détaillé : Démographie de la Chine
:La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de chinois (Général de Gaulle)
C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque.
Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire quantitativement. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogene, et pourrait etre elle-meme divisée en sous-catégories partageant les memes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions ,et en particulier leur langue, en continuant de s'identifier a l'ethnie Han. Le terme "Zhonghua minzu" est utilisé comme un notion de sinité transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine.
Le gouvernement de la RPC reconnait actuellement 56 minorites ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliards d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'apres les estimations de l'OMS.
L'absence de contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire les Chinois a procreer une armée de "petits soldats", a contribué à l'explosion démographique dont on observe les résultats aujourd'hui. A les fin des années 1970, la politique de l'enfant unique a été la réponse a cette explosion, freinant le développement démographique du pays.
Médecine
Voir l'article détaillé : Médecine chinoise
La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic a partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé a changer son alimentation si besoin est.
Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites a la fin d'une consultation, sont destinées a « rééquilibrer les principes vitaux », contre-balancer les mouvements de chaud et de froid, a l'instar des médecines pré-socratiques en Occident.
Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées a travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels.
On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou "alternatifs". Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.
Religion
Voir l'article détaillé : Religions en Chine
La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme "lien") y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.
Le Yi Jing
De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et yang, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.
Le taoïsme
Religions en Chine
Le taoïsme, ou plutôt les écoles et courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德經 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易經 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ils se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine.
"Taoïsme" désigne souvent un ensemble syncrétique de pratiques religieuses et rituelles, plus répandu aujourd'hui en Chine méridionale, où la géomancie, les formules incantatoires écrites, le culte du terroir se croisent. Proche d'un type de compréhension magique du monde, cette religion est très active aujourd'hui à Hong-Kong et Canton, et parmi les communautés cantonaises d'outre-mer.
Néanmoins, l'usage du terme "taoïste" par un Chinois n'a pas le même sens selon qu'il s'adresse à un étranger ou à un compatriote. Vis à vis des non-chinois, le terme désigne n'importe quel pratiquant d'une forme de la religion populaire très imprégnée de taoïsme, alors que seul un maître taoïste ou une personne recevant l'enseignement ésotérique d'un maître s'identifieront comme taoïstes face à un Chinois. La notion de simple fidèle taoïste n'existe donc pas selon la conception traditionnelle, mais en Chine populaire, où la religion chinoise se redéveloppe par décision d'État exclusivement dans le cadre d'écoles taoïstes, tous ses pratiquants sont appelés taoïstes.
Le confucianisme
Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.
Le bouddhisme
Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine.
Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.
L'Islam
À partir VIIe siècle, l'Islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois.
L'Islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.
Le christianisme
Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIème siècle. Puis vinrent au XIII siècle des Franciscains, dont l'activité missionaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entrenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux vélléités expansionsites chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal. Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.
Autres religions
La religion traditionnelle chinoise, ensemble des croyances et pratiques religieuses de la majorité des Chinois avant 1949 ; les différentes écoles taoïstes, qui constituent son pôle spéculatif et spécialisé, en sont nées et l'ont enrichie de nombreux concepts, rites et divinités. Le taoïsme et le bouddhisme populaires sont des formes de cet ensemble syncrétiste qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle car il n'est globalement représenté par aucun organisme ou association. Populaire et sans canon propre, le gouvernement de la RPC n'a pas jugé bon de la "ressuciter" comme il l'a fait pour les religions disposant d'un corpus de textes pouvant faire l'objet d'un enseignement universitaire, lors de la relative libéralisation religieuse des années 70. Quelques pratiques ont néanmoins revu le jour, avec la reprise par exemple des pélerinages au temple de Mazu dans la province du Fujian, qui attirent des pèlerins venus de Taïwan, où la religion traditionnelle est encore très vivante.
Malgré la méfiance du PCC vis à vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle religion syncrétiste, Falun gong, a émergé en 1992. D'après le ministère de la Sécurité publique (1998),elle compterait 80 millions de sympathisants.
Le chamanisme est pratiqué principalement par les minorités chinoises ; le Dongba est une sorte de paganisme lamaïsé, survivance d'une ancienne religion pratiquée par les Naxi, une des nombreuses minorités ethniques de Chine, d'origine tibétaine, vivant dans le Yunnan.
Comme les chrétiens, les juifs ont dû parvenir en Chine pour la première fois au en suivant la route de la soie. Quatre communautés juives existent en Chine, à Harbin, Shanghai, Canton et Kaifeng ; cette dernière, découverte par Matteo Ricci au , remonterait à la dynastie Song.
Culture
Voir l'article détaillé : Culture chinoise
En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, calligraphie, peinture, musique, etc.
Elle a de plus inventé un art qui n'a pas d'équivalent dans les autres cultures : la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ».
Article proche du thème de la culture chinoise : Art contemporain chinois ; Musique chinoise moderne ; Cuisine chinoise
Littérature
Voir l'article détaillé : Littérature chinoise
Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Etant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants.
Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Pérégrinations vers l'Ouest, Au bord de l'eau, Le Rêve au Pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun.
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Article détaillé : Culture chinoise ~ Arts de la Chine ~ Chinois célèbres ~ Mandarin ~ Caractères chinois (sinogrammes) ~ Théâtre chinois
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Jours fériés et fêtes traditionnelles
|+ Jours fériés et fêtes
! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques
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| || Nouvel an || 元旦 yuán dàn
|Férié
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| 1 jour du 1 mois lunaire
| Fête de Printemps (Nouvel An chinois)
| 春节 Chūnjié|| Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 1 mois lunaire || Fête des lanternes
| 元宵节 Yuánxiāojié || Basée sur le calendrier chinois
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| Début avril || Qīngmíng, Lumière Pure
| 清明节 Qīngmīngjié || voir calendrier chinois.
Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps
Jour de visite des cimetières
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| 5 jour du 5 mois lunaire
| Fête des bateaux dragons (Fête du dragon)
| 端午节 Duānwǔjié || Basée sur le calendrier chinois
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| 7 jour du 7 mois lunaire
| Fête chinoise des amoureux
| 七巧节 Qiqiaojie ||Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 7 mois lunaire || Fête des fantômes affamés
| 中元节 Zhōngyuánjié || Basée sur le calendrier chinois
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| 15 jour du 8 mois lunaire
| Fête de la mi-automne (Fête de la lune)
| 中秋节 Zhōngqiūujié || Basée sur le calendrier chinois
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| 9 jour du 9 mois lunaire || Fête du double neuf
| 重阳节 Chóngyángjié || Basée sur le calendrier chinois
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Les débuts du football fémininChronologie sommaire des débuts du football féminin (des origines à 1970)
- 23 mars 1895 Sous la houlette de Nettie Honeyball, un match de prestige opposant Angleterre du Nord et Angleterre de Sud est organisé à Manchester. Les Nordistes s'imposent 7-0 (ou 7-1 selon les sources).
- 30 septembre 1917 Premier match de football féminin disputé en France. Ce match met aux prises deux équipes du Fémina Sport (club omnisports féminin fondé à Paris en 1912).
- 25 décembre 1917 Premier match de la formation anglaise Dick-Kerr's Ladies (club fondé en 1915). 10000 spectateurs assistent à ce match au profit des soldats.
- 18 janvier 1918 Fondation de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France.
- 1918 à 1922 Le Fémina Sport dispute toute une série de matches dans toute la France pour faire la promotion du football féminin. De nombreux clubs sont fondées à la suite des ces rencontres.
- 13 avril 1918 Première édition du Championnat de France organisé par la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France ; c'est une première mondiale. Le fameux Fémina Sport enlève ce premier titre national en s'imposant en finale face à l'En Avant (club omnisports féminin fondé à Paris en 1912).
- 29 avril 1920 Premier match international entre une formation anglaise de Preston, les Dick-Kerr's Ladies, et une sélection des meilleures joueuses françaises. La partie déplace plus de 25 000 spectateurs à Manchester. La France gagne 0-2 et boucle cette première tournée anglaise avec 2 victoires, 1 nul, 1 défaite.
- octobre 1920 12 000 spectateurs assistent au stade Pershing de Paris au match retour du précédent. Un match nul 1-1 sanctionne cette partie. Les Anglaises disputent dans la foulée trois matches en province (Roubaix, Le Havre, Rouen) face à des sélections locales.
- 1921 150 équipes féminines sont recensées en Angleterre.
- 1921 Tournée triomphale en Angleterre des Dick-Kerr's Ladies avec un record d'affluence de 53.000 spectateurs à Goodison Park (Everton).
- 1920/1921 : En France, 18 équipes participent au Championnat de Paris. De plus, les championnes de Paris affrontent en play-off pour la première fois des formations de provnce pour l'attribution du titre de championnes de France.
- 17 avril 1921 : En finale du premier championnat de France ouvert aux clubs de province, l'En Avant (Paris) s'impose 3-0 face aux Sportives de Reims (club fondé le 28 janvier 1921).
- mai 1921 Nouvelle tournée anglaise pour l'équipe de France. Les Bleues s'imposent lors de leur premier match (1-5), puis encaissent trois courtes défaites.
- octobre 1921 L'équipe d'Angleterre se déplace en France (Paris, Le Havre), mais en deux rencontres face à l'équipe de France aucun but n'est inscrit.
- 5 décembre 1921 La Football Association interdit le football féminin
- 10 décembre 1921 Fondation de la Ladies Football Association, forte de 60 clubs.
- avril 1922 Tournée sans défaite pour l'équipe de France en Angleterre. Victorieuses à Plymouth (1-2), les Bleues concèdent des nuls sans but à Exeter et Falmouth.
- 1925 Le foot féminin est en crise en France « Le jeu ne vaut rien », Gabriel Hanot. Les grandes foules de l'immédiat après-guerre ont fondu. Henri Desgranges (L'Auto) est plus radical encore : Que les jeunes filles fassent du sport entre elles, dans un terrain rigoureusement clos, inaccessible au public : oui d'accord. Mais qu'elles se donnent en spectacle, à certains jours de fêtes, où sera convié le public, qu'elles osent même courir après un ballon dans une prairie qui n'est pas entourée de murs épais, voilà qui est intolérable!".
- 1926 Décès d'une joueuse, Miss C.V. Richards, en plein match. Cet incident est surexploité par les opposants du football féminin. Pour eux, les femmes ne doivent pas être footballeuses.
- 1927 Autre angle d'attaque des opposants au football féminin : le professionnalisme! Les meilleures joueuses sont en effet sujettes à transferts et touchent des primes financières...
- 1930 Première trace de football féminin en Italie (Milan).
- 1932 Le football féminin meurt à petit feu en France. La 14 et dernière édition du championnat de France organisée sous l'égide de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France sacre en 1932 l'incontournable Fémina Sport.
- 3 avril 1932 Dernier match de l'équipe de France de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France. C'est un match nul sans but face à la Belgique à Bruxelles.
- avril 1933 Le football est officuellement radié des sports soutenu par la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France. Dans la foulée de cette décision, les clubs parisiens fondent la Ligue Féminine de Football Association qui devient ensuite Fédération Française de Football Association. Cette ligue met en place des championnats à Paris jusqu'en 1937. En revanche, l'activité en province est quasi nulle depuis la radiation depuis 1933.
- 28 avril 1934 La Fédération Française de Football Association possède une équipe nationale qui affonte ce 28 avril 1934 l'équipe féminine de Belgique à Saint-Ouen.
- 1955 Fondation d'une éphémère fédération féminine en Italie (AICF)
- 1955 Fondation d'une fédération féminine en Hollande
- 1955 La DFB allemande (Ligue fédérale de football) refuse de partager « ses » terrains avec les filles... Interdiction de fait du football féminin en Allemagne.
- 1956 Malgré l'interdit, les filles continuent à jouer et 18 000 spectateurs se déplacent à Essen (RFA) pour assister au premier RFA-Hollande (2-1), évidemment non-officiel.
- 1965 Cinquantième anniversaire des Dick-Kerr's Ladies. 858 matches ont été disputés par cette formation au cours de ce demi-siècle.
- 1966 32 équipes tchèques prennent part au tournoi national organisé par le magazine « Mlady Svet ».
- 1966 Relance du football féminin en Italie. Ce renouveau fait suite à la décision de la Milanaise Valeria Rocchi de mettre sur pied une équipe de football féminin afin de récolter des fonds pour des œuvres humanitaires en Inde.
- 1967 46 équipes tchèques prennent part à la deuxième édition du tournoi national organisé par le magazine « Mlady Svet ». Dès cette année 1967, le Slavia Prague dispute des matches en Italie.
- 10 novembre 1967 Martine Giron (23 ans) est la première femme certifiée arbitre officiel. C'est la Ligue de Paris qui montre ici la voie …
- 23 février 1968 L'Italie bat la Tchécoslovaquie, 2-1.
- 1968 64 équipes tchèques prennent part à la troisième édition du tournoi national organisé par le magazine « Mlady Svet ». Le football féminin s'implante en Tchécoslovaquie avec la création d'une fédération de football féminin, indépendante de la fédération tchèque, forte de 91 clubs à ses débuts.
- 30 août 1968 Renouveau du football féminin français avec un match disputé en lever de rideau d'un match amical professionnel Reims-Valenciennes. Cette partie historique faisait suite à un article de Pierre Geoffroy, jeune journaliste du quotidien l'Union de Reims.
- 1968 Les filles du FCF Reims, puis du Stade de Reims engagent le combat en France pour la reconnaissance du football féminin. Enchaînant entre 1968 et 1973 les tournées aux USA, Mexique, Canada, Indonésie et Haïti, notamment, les Rémoises constituent la meilleure formation de l'Hexagone. 60 000 spectateurs sont enregistrés à Bandung (Indonésie) à l'occasion d'un match des filles de Reims!
- 1968 Fondation du championnat national italien FICF.
- 1969 Première édition de la Coupe d'Europe avec quatre pays : Angleterre, Danemark, France et Italie. L'Italie est sacrée championne.
- Décembre 1969 La Football Association anglaise reconnaît le football féminin. 54 clubs sont recensés en Angleterre.
- 1969 Le Slavia Prague est l'équipe de l'année. Sur 59 matches joués, aucune défaite et 401 buts marqués pour seulement 11 encaissés!
- 7 mars 1970 Réunion au siège de la FFF entre les autorités du football français et les représentants d'une cinquantaine de clubs de football féminin en vue de préparer la reconnaissance du football féminin faite quelques jours plus tard.
- 29 mars 1970 La FFF reconnaît le football féminin tombé en désuétude en France depuis les années 30. Une cinquantaine de clubs féminins sont recensés dont 21 pour la Ligue du Nord-Est et 12 dans le Bas-Rhin.
- 1970 Réhabilitation officielle du football féminin en Allemagne.
- 1970 Première édition de la Coupe du monde de football féminin (non reconnue par la FIFA). Le Danemark bat l'Italie en finale, 2-0 le 15 juillet.
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Catégorie:histoire du footballCatégorie:Football féminin Murmanskbahn
Die Murmanbahn oder Murmanskbahn ist die Bahnverbindung zwischen Murmansk und Moskau. Sie besitzt eine große wirtschaftliche Bedeutung, weil Murmansk ein eisfreier Hafen im Westen Russlands ist und von dort Waren mit der Bahn ins Zentrum Russlands transportiert werden können.
Die Murmanbahn wurde mitten im Ersten Weltkrieg, zwischen 1915 bis 1917, von deutschen Kriegsgefangenen erbaut. In beiden Weltkriegen besaß die Bahnlinie eine hohe militärstrategische Bedeutung, weil sie den 1915 gegründeten Kriegshafen Murmansk mit dem russischen Kernland verband. Während des Zweiten Weltkriegs erfolgten, größtenteils vergeblich, deutsche Luftangriffe auf die stark durch Flak verteidigte Murmanbahn vom Stützpunkt Petsamo durch die Eismeerjäger.
Literatur
- Die Murmanbahn - Die Verkehrsanbindung eines kriegswichtigen Hafens und das Arbeitspotential der Kriegsgefangenen. Grunbach: Verlag Bernhard Albert Greiner 2001, ISBN 3-935383-05-3
Kategorie:Bahnstrecke
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P.O.D.
Die Abkürzung POD hat die folgenden Bedeutungen:
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- POD (Band), Rockband aus den USA
- Plain Old Data in der Programmiersprache C++, siehe C-Plusplus-Glossar
- Plain Old Documentation-Format, rechnerunabhängige Sprache zur Dokumentation von
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Pene-Enklave
Eine Enklave (von französisch enclaver aus lateinisch in ein; clavis Schlüssel) ist ein vom eigenen Staatsgebiet vollständig eingeschlossener Teil eines fremden Staatsgebietes (zum Beispiel West-Berlin während der Existenz der DDR oder Büsingen am Hochrhein) oder ein eingeschlossener
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