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Cuba

Cuba

La République de Cuba est un pays situé sur l'île de Cuba, dans les Antilles. Sa capitale est La Havane. Le pays est habité par environ 11,2 millions d'habitants (juillet 2002). La langue officielle est l'espagnol et deux monnaies sont utilisés, le peso cubain et le peso cubain convertible (CUC).

Histoire

Article détaillé : Histoire de Cuba L'Espagne conquit l'île au cours du . Les luttes pour l'indépendance remontent au milieu du . Les États-Unis d'Amérique intervinrent dans la guerre d'indépendance des Cubains et occupèrent l'île de 1898 à 1902, puis de 1905 à 1909. Les États-Unis poursuivirent une ingérence marquée jusqu'en 1934 (révocation de l'« amendement Platt »). Fidel Castro prit la tête d'une armée rebelle en 1958, renversant le dictateur Fulgencio Batista le 1959. Les États-Unis sont l'un des premiers gouvernements à reconnaître diplomatiquement ce nouveau régime (le 7 janvier), mais les rapports entre les deux pays se gâtent dès mai lors de la confiscation des avoirs étrangers (dont ceux de United Fruit Co) à Cuba. Par la suite, du 17 au 21 avril 1961 eut lieu une tentative de débarquement à la Baie des Cochons de 1 500 réfugiés, recrutés, payés et entraînés par la CIA américaine, qui se solda par un échec. Les États-Unis mirent en place un embargo économique en 1962, mais renoncèrent à toute invasion de Cuba aux termes d'un accord signé pour conclure l'affaire des missiles de Cuba. Le pays fut longtemps soutenu par l'URSS qui lui accordait une aide (4 à 6 milliards USD par an jusqu'en 1990), mais fait face à une grave crise économique depuis la disparition du « grand frère soviétique ». En 2005, Fidel Castro est toujours en place, ainsi que l'embargo.

Figures connues


- Ernesto « Che » Guevara
- Fidel Castro
- José Martí
- Camilo Cienfuegos
- Raul Castro

Géographie

Raul Castro
Article détaillé : Géographie de Cuba L'île de Cuba est située entre la mer des Caraïbes et l'Atlantique Nord, au sud de la Floride. Elle est la plus grande île des Antilles, avec ses 1600 îlots dont le plus important est l'île des Pins (Ile de la Jeunesse), longue de 3861 km. Géographiquement, elle se trouve à proximité du tropique du Cancer, à 77 km d'Haïti à l'Est; à 140 km de la Jamaïque, au Sud-Est; à 180 km des États-Unis, au Nord-Est; et à 210 km du Mexique, à l'ouest. La République comprend l'île entière ainsi que la Isla de la Juventud (Ile de la Jeunesse), mais la baie de Guantanamo occupée depuis 1898 par les États-Unis est louée depuis 1903 et une base navale a été installée.

Climat

1903 Cuba est régulièrement frappée par des cyclones pendant l'été et l'automne. En juillet 2005, l'ouragan Dennis a provoqué des morts et des dégâts. Avec des vents de 300 km/h, il est passé à la catégorie 4 de l'échelle de Saffir-Simpson qui compte 5 niveaux. Le caractère précoce de cet ouragan a été souligné. la havane google earth [ N23 07 44 W82 21 10 ]

Villes


- La Havane, capitale N23 08 44 W82 21 10
- Trinidad
- Santiago de Cuba
- Varadero
- Santa Clara
- Camaguey
- Baracoa

Politique

Articles détaillés : Politique de Cuba ~ Embargo des États-Unis contre Cuba Cuba est un pays socialiste, une république parlementaire où le Parti communiste est le seul parti politique reconnu par la Constitution. Fidel Castro est le [ [chef de l'État]] et du gouvernement depuis 1959, d'abord comme premier ministre et ensuite, à l'abolition de cette charge en 1976, comme président du Conseil d'État. Il est aussi le représentant à l'Assemblée nationale de la municipalité de Santiago de Cuba depuis 1976, Premier Secrétaire du Parti communiste cubain et commandant en chef des forces armées. Le parlement cubain est l'Assemblée nationale (Asamblea Nacional del Poder Popular). Ses 609 membres sont élus pour 5 ans au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. L'Assemblée nationale élit en son sein le Conseil d'État et son président au vote libre, direct et secret. En raison de la prise de pouvoir par les communistes en 1959, l'île subit un embargo de la part des États-Unis.

Économie

Article détaillé : Économie de Cuba

Population

Économie de Cuba
Article détaillé : Population de Cuba La longévité à Cuba est supérieure à ce qu'elle est aux États-Unis. Certains attribuent ce résultat au fait que la consommation de matières grasses d'origine animale y est beaucoup plus faible, pauvreté oblige. Cependant Cuba possède un bon taux de médicalisation. Elle souffre, par contre, de son émigration vers les côtes de Floride avec ses nombreux morts lors du passage (voir Elián González).

Culture

Article détaillé : Culture de Cuba L'île de Cuba est réputée notamment pour :
- les cigares,
- la salsa,
- les vieilles voitures américaines,
- le révolutionnaire argentin Ernesto Guevara dit le Che. |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques |- | | Jour de la Libération || Día de la Liberación | |- | 26 juillet || 26 juillet 1953, attaque de la Moncada | Día de la Revolución || |{{{{{{

Antilles

Les Antilles sont un groupe d'îles, situé dans la mer des Caraïbes, et bordé au Sud par l'Amérique du Sud, au Sud-Ouest par l'Amérique centrale et au Nord-Ouest par les États-Unis. L'archipel forme un arc de cercle de 3500 km de long, s'étendant depuis Cuba au sud de la Floride jusqu'à la petite île néerlandaise d'Aruba, au large du Venezuela. Elles représentent 230 000 km2 de terre émergée, pour 35 millions d'habitants. L'espace Caraïbe comprend outre les Grandes Antilles, les Petites Antilles, les Bahamas, le sud de la Floride, la péninsule du Yucatan, Belize, la bande côtière de l'Amérique centrale, ainsi que les plaines cotières du Venezuela et de Colombie.

Carte de la mer des Caraïbes

On distingue deux parties :
- les grandes Antilles Elles incluent les quatre îles de Cuba, la Jamaïque, Hispaniola (Haïti et la République dominicaine) et Porto Rico. Elles représentent à elles seules les neuf dixièmes de la superficie et de la population totale des antilles.
- les petites Antilles Elles sont constituées d'un chapelet de petites îles d'origine volcanique ou calcaire qui s'étendent en arc de cercle depuis les îles vierges à l'est de Porto Rico jusqu'à la Grenade au sud. Puis cet alignement s'incurve vers l'ouest..

Par superficie

Par pays

Territoires insulaires des Antilles


- (Dépendance du Royaume-Uni)
-
  - Antigua
  - Barbuda
- 20px Antilles françaises (Dépendances de la France)
  - (Département d'Outre-Mer 971)
    - Basse-Terre
    - Grande-Terre
    - La Désirade
    - Marie-Galante
    - Iles de la Petite Terre
    - Îles des Saintes =
      - Terre de Haut
      - Terre de Bas
    - Iles du Nord =
      - Saint-Barthélemy
      - Saint-Martin (partie de l'île Saint-Martin partagé avec les Antilles néerlandaises)
  - (Département d'Outre-Mer 972)
- 20px Antilles néerlandaises (Dépendance des Pays-Bas)
  - Bonaire
  - Curaçao
  - Saba
  - Sint Eustatius
  - Sint Maarten (partie de l'île Saint-Martin partagé avec la France)
- (Dépendance des Pays-Bas)
-
  - Abaco
  - Andros
  - Cat
  - Eleuthera
  - Grand Bahama
  - New Providence
-
  - Barbade
  - Culpepper Island
- (Dépendance du Royaume-Uni)
  - Cayman Brac
  - Grand Cayman
  - Petite Cayman
-
  - Cuba
  - Isla de la Juventud
-
  - Bird Island (contentieux avec le Venezuela)
-
  - Carriacou
  - Grenade
  - Petite Martinique
- Hispaniola
  -
  -
-
- (Dépendance du Royaume-Uni)
- Navassa Island (Dépendance des États-Unis)
- (commonwealth des U.S.A )
  - Culebra
  - Mona
  - Porto Rico
  - Vieques
- :
  - Nevis
  - Saint Kitts
-
-
  - Bequia
  - Canouan Island
  - Mayreau
  - Mustique
  - Palm Island
  - Petit Saint Vincent
  - Saint Vincent
  - Union Island
  - Young Island
-
  - Tobago
    - Little Tobago
  - Trinidad
    - Chacachacare
    - Gaspar Grande
    - Huevos
    - Monos
- (Dépendance du Royaume-Uni)
  - Grand Turk
  - Middle Caicos
  - North Caicos
  - Parrot Cay
  - Pine Cay
  - Providenciales
  - Salt Cay
  - South Caicos
-
  - Saint Croix
    - Buck Island
  - Saint John
  - Saint Thomas
    - Hassel Island
    - Thatch Cay
  - Water Island
- (Dépendance du Royaume-Uni)
  - Anegada
  - Beef Island
  - Bellamy Cay
  - Cooper Island
  - Great Camanoe
  - Guana Island
  - Jost Van Dyke
  - Little Thatch
  - Marina Cay
  - Mosquito Island
  - Nanny Cay
  - Necker Island
  - Norman Island
  - Peter Island
  - Prickly Pear Island
  - Saba Rock
  - Salt Cay
  - Tortola
  - Virgin Gorda

Etats d'Amérique Centrale avec des dépendances dans les Antilles


-
  - Ambergris Caye
  - Caye Caulker
  - Glover's Reef
  - Hicks Cays
  - Lighthouse Reef
  - South Water Caye
  - Turneffe Islands
-
  - San Andres and Providencia
-
-
-
  - Islas de la Bahía
    - Guanaja
    - Roatán
    - Útila
  - Cayos Cochinos
  - Swan Islands
  - Swan Islands
-
  - Isla Cancún
  - Isla Contoy
  - Isla Cozumel
  - Isla Mujeres
-
  - Corn Islands
  - Cayos Miskitos
-
  - San Blas Islands
  - Bocas del Toro
-
-
  - Isla Margarita
  - Los Monjes Archipelago
  - Las Aves Archipelago
  - Isla Aves (contentieux avec la Dominique)
  - Los Hermanos Island
  - Los Frailes Island
  - Los Roques Archipelago
  - La Sola Island
  - La Tortuga Island
  - La Orchila Island
  - Los Testigos Island
  - La Blanquilla Island
  - Isla de Patos

Peuples précolombiens

Une profusion de cultures distinctes s'est développée dans les Antilles avant l'arrivée de Christophe Colomb en 1492. Elles se distinguent des civilisations continentales par la culture du manioc, des styles spécifiques pour les travaux du bois, de l'or et du tumbaga (alliage d'or et de cuivre). L'absence de grandes architectures de pierre tranche avec l'abondance de pyramides à degrés que l'on peut trouver en Amérique centrale et dans les Andes.
- Arawak
- Caraïbes ou Kalinas
- Ciboney
- Taïnos

Les langues

La diversité des langues parlées dans les Caraïbes est très grande.
- Le créole français en Haïti, Martinique, Guadeloupe, Sainte-Lucie, Dominique
- L'espagnol en République dominicaine, Porto Rico, Cuba
- Le français en Martinique, Guadeloupe, Haïti, Sainte-Lucie, Dominique
- L'anglais dans la majorité des îles antillaises comprenant, Sainte-Lucie, Dominique, Porto Rico.
- Il y a aussi des patois locaux en Jamaïque, le Papiamento des Antilles néerlandaises entre autre.

Integration régionale


- Association des États de la Caraïbe (AEC): crée le 24 juillet 1994, elle a pour but de concerter l'action des pays du bassins de la Caraïbe, principalement dans les domaines du commerce, de l'environnement, du tourisme et des catastrophes naturelles.
- CARICOM Caribbean Community and Common Market , marché commun des Antilles. Destiné originellement aux seuls pays « anglophones », il est devenu multilingue en pratique depuis l'intégration du Suriname et de Haïti.
- Organisation des États de la Caraïbe orientale
- Banque de Développement de la Caraïbe
- Zone de libre-échange des Amériques projet de création d'une zone de libre-échange entre les états d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et des Antilles.

Voir aussi


- Mer des Caraïbes
- Végétation de l'espace Caraïbe
- Piraterie dans les Caraïbes

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Îles_des_Caraïbes Les Caraïbes sur Wikitravel]
- [http://www.antanlontan-antilles.com/ Découverte des Antilles à travers une collection de cartes postales anciennes.]
-
Catégorie:Archipel ja:西インド諸島 ko:서인도 제도


La Havane

La Havane (La Habana en espagnol) est la capitale de Cuba et la plus grande ville des Caraïbes, avec 2,1 millions d'habitants.

Histoire

Le conquistador Diego Velázquez de Cuéllar fonda la première ville de La Havane sur la côte sud de l'île de Cuba en 1515, mais la déplaça à sa position actuelle en 1519. La Havane était à l'origine un port de commerce, et devient la capitale de la colonie espagnole qu'en 1607, et par là même le port espagnol le plus fréquenté du Nouveau Monde. La Havane fut brûlée par des boucaniers en 1538 et pillée à deux reprises en 1555 et 1553. Les Anglais la conquirent en 1762, mais l'échangèrent contre la Floride l'année suivante. Après avoir récupéré la ville, les Espagnols en firent la ville la plus fortement fortifiée des Amériques. Dans les années 20, durant la prohibition aux États-Unis, La Havane devint la destination de prédilection des américains; les casinos et nightclubs y étaient légions. Mais la plupart furent fermés en 1959, lors de la révolution cubaine. La Havane a beaucoup hérité de l'architecture coloniale espagnole, et a été classée comme appartenant au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO. Elle est aussi membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial. Lieu remarquables Place de la revolution [ N23 07 17 W82 23 07 ] Capitol [ N23 08 06 W82 21 35 ] L'aéroport international de La Havane se nomme Aéroport International Jose Marti. La Habanera est un genre musical et une danse qui est né à La Havane.

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/La_Havane La Havane sur Wikitravel]
- [http://www.travel-impressions.de/cuba/cuba_mix/waves.htm Photos]
- [http://perso.wanadoo.fr/cuba.libre/la_havane.htm Chambres d'hotes]

Autres sens

La Havane est aussi : #Une ville dans l'Arkansas aux États-Unis #Une ville en Floride aux États-Unis #La petite Havane est le quartier cubain de Miami, en Floride. Miami Catégorie:Capitale de pays Catégorie:Cuba Catégorie:Ville de Cuba Catégorie:Patrimoine mondial à Cuba ja:ハバナ ko:아바나

2002

Cette page concerne l'année 2002 du calendrier grégorien. Pour le nombre, voir 2002 (nombre).
2002 est également le titre d'un film hong-kongais réalisé en 2001 par Wilson Yip.

Événements

Premier trimestre


- Détails : Janvier 2002 - Février 2002 - Mars 2002
  - 1 janvier : entrée en circulation des billets et pièces de la nouvelle monnaie unique européenne créée en 1999 : l'euro.
  - 6 janvier : Argentine, dévaluation du peso de 28% par rapport au dollar.
  - 18 janvier : Congo (RDC) : éruption du volcan Nyiragongo dévastant la ville de Goma.
  - 31 janvier : À New York, ouverture du Forum économique mondial qui se tient habituellement à Davos en Suisse. Laurent Fabius y représente la France.
  - 31 janvier : À Porto Alegre au Brésil, ouverture du contre-forum Forum social mondial
  - 8 au 24 février : Jeux Olympiques d'hiver à Salt Lake City (États-Unis).
  - 23 février : Colombie : Enlèvement par les FARC d'Ingrid Betancourt, candidate aux élections présidentielles.
  - 4 mars : loi n° 2002-303 sur la nouvelle organisation du système de santé en France : les chiropraticiens sont reconnus officiellement (art. 75)
  - 15 mars : Sommet UE à Barcelone. Nombreuses manifestations.
  - 18 au 22 mars : Conférence internationale sur le financement du développement organisé par l'ONU à Monterrey.
  - 26 mars : tuerie de Nanterre : un forcené, Richard Durn, tue huit membres du conseil municipal de Nanterre avant d'être ceinturé. Il se suicidera le surlendemain en se jetant de la fenêtre du commissariat.

Deuxième trimestre


- Détails : Avril 2002 - Mai 2002 - Juin 2002
  - 12 avril : Hugo Chávez, président du Venezuela, est brièvement chassé du pouvoir par un coup d'État.
  - 21 avril : premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive derrière Jacques Chirac, candidat du RPR ; contre toute attente, Lionel Jospin, candidat du PS est éliminé ; une manifestation spontanée s'organise le soir même.
  - 29 avril : Diane Pretty se voit refuser son droit à mourir par la Cour européenne des droits de l'homme.
  - : une manifestaion réunit à Paris plus d'un million de personnes selon les organisateurs, tout parti et tout groupuscule confondu.
  - 5 mai : Élection de Jacques Chirac, avec 82 % des suffrages contre 18 % à Jean-Marie Le Pen.
  - 6 mai : en France, Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre.
  - 8 juin : Amadou Toumani Touré devient président du Mali.Le lendemain, Ahmed Mohamed ag Hamani est nommé premier ministre.
  - 20 mai : le Timor oriental devient un pays indépendant de l'Indonésie.
  - 9 juin et 16 juin : en France, premier et second tour des élections législatives, victoire de l'UMP, parti du président Jacques Chirac.

Troisième trimestre


- Détails : Juillet 2002 - Août 2002 - Septembre 2002
  - 14 juillet : à 9h58, lors du défilé de la fête nationale, un militant d'extrême droite lié au GUD, Maxime Brunerie, tente d'abattre le président de la République Jacques Chirac
  - 8 et 9 septembre : Inondations dans le sud de la France (23 morts dont 22 dans le Gard, 1,2 millliard d'euros de dégât pour 6 départements)
  - 10 septembre : Adhésion de la Suisse à l'ONU.
  - 18 septembre : Maurice Papon est libéré pour des raisons médicales par la cour d'appel de Paris.
  - 26 septembre aux alentours de 23h00, le "Joola", d'une capacité de 550 personnes, sombre en quelques minutes au large des côtes gambiennes. Environ 2000 sénégalais périssent.

Quatrième trimestre


- Détails : Octobre 2002 - Novembre 2002 - Décembre 2002
  - 4 octobre : meurtre de Sohane Denziane, jeune fille brûlée vive à Vitry-sur-Seine, qui déclenchera une grande émotion
  - 22 octobre : explosion dans une cokerie belge, faisant trois morts et une trentaine de blessés
  - 17 novembre : congrès fondateur de l'UMP au Bourget (Seine-Saint-Denis) ; Alain Juppé est élu président, le parti est rebaptisé Union pour un mouvement populaire (UMP).
  - 19 novembre : Naufrage du Prestige au large du Portugal et de l'Espagne.
  - 29 novembre : drame de Loriol-sur-Drôme : sur l'A7, un automobiliste percute mortellement des sapeurs-pompiers qui intervenaient sur un accident.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 2002 en aéronautique
- Chemins de fer : 2002 dans les chemins de fer
- Cinéma : 2002 au cinéma
- Sport : 2002 en sport
- Musique : 2002 en musique

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Masatoshi Koshiba, Raimond Davis, Riccardo Giacconi
- Prix Nobel de chimie : John B. Fenn, Koichi Tanaka et Kurt Wüthrich
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Sydney Brenner, H. Robert Horvitz et John E. Sulston
- Prix Nobel de littérature : Imre Kertész
- Prix Nobel de la Paix : Jimmy Carter

Naissances


-

Décès en 2002

Janvier


- 1 janvier : Nafissa Sid Cara, première femme ministre de la Ve République, première musulmane membre du gouvernement français (° 1910)
- 4 janvier : Freddy Heineken, président néerlandais de Heineken1923)
- 7 janvier : Louis Mittelberg, caricaturiste et sculpteur polonais (° 1919)
- 7 janvier : René Étiemble, écrivain français (° 26 janvier 1909)
- 11 janvier : Henri Verneuil, cinéaste français (° 15 octobre 1920)
- 12 janvier : Cyrus Vance, ancien secrétaire d'État américain sous l'administration du président Carter (° 1917)
- 13 janvier : Pierre Joubert, dessinateur français
- 15 janvier : Michel Poniatowski, ancien ministre de l'Intérieur français (° 1922)
- 16 janvier : Jean Ellenstein, historien français
- 17 janvier : Camilo José Cela, écrivain espagnol (° 1916)
- 20 janvier : Jean-Toussaint Desanti, philosophe français
- 23 janvier : Pierre Bourdieu, sociologue français (° 1 août 1930)
- 24 janvier : Elie Hobeika, ex-ministre et ancien chef des milices chrétiennes libanais (° 1957)
- 28 janvier : Astrid Lindgren, écrivain suédois pour enfants (° 1907)
- 31 janvier : Karel Voous, botanique néerlandais (° 23 juin 1920)

Février


- 3 février : André Diligent, homme politique français
- 3 février : Raymond Gérôme, acteur et metteur en scène belge
- 3 février : Julien Rassam, acteur français
- 9 février : Princesse Margaret, sœur cadette de la reine Elizabeth II d'Angleterre (° 1930)
- 14 février : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, militante caritative française
- 15 février : Daniel Pearl, journaliste américain tué par les Talibans au Pakistan
- 16 février : Raymond Lacombe, ancien président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)
- 21 février : Georges Vedel, académicien français et ancien membre du conseil constitutionnel
- 22 février : Jonas Savimbi, chef de l'Union Nationale pour l'Indépendance de l'Angola (UNITA)
- 22 février : Chuck Jones, dessinateur américain (Bugs Bunny)
- 25 février : François Bloch-Lainé, grand commis de l'État et ancien président du Crédit Lyonnais

Mars


- 6 mars : Ralph Rumney, artiste anglais
- 11 mars : James Tobin, économiste américain et créateur de l'idée d'une taxe sur les transactions financières
- 12 mars : Louis-Marie Billé, cardinal français, archevêque de Lyon et Primat des Gaules
- 12 mars : Jean-Paul Riopelle, peintre québécois
- 14 mars : Hans-Georg Gadamer, philosophe allemand
- 16 mars : Carmelo Bene, comédien italien
- 23 mars : Eileen Farrell, soprano américaine
- 24 mars : Claude Quin, ancien président-directeur général de la RATP
- 27 mars : Billy Wilder, réalisateur, producteur et scénariste
- 28 mars : Klaus Croissant, ancien avocat de la Fraction armée rouge (FAR) et ex-espion de la Stasi, police politique de l'ex-RDA
- 30 mars : Elizabeth Angela Marguerite Bowes-Lyons, reine mère d'Angleterre

Avril


- 8 avril : Maria Felix, actrice mexicaine
- 11 avril : Pierre Siniac, écrivain français (° 1928)
- 18 avril : Thor Heyerdahl, explorateur norvégien qui avait traversé le Pacifique sur le radeau Kon-Tiki en 1947
- 20 avril : Francis Lemarque, chanteur et auteur-compositeur français (° 1917)
- 20 avril : Pierre Rapsat, chanteur et auteur-compositeur belge (° 1948)
- 27 avril : Baron von Thyssen, un des plus grands collectionneurs d'art du monde
- 27 avril : Ruth Handler, la créatrice de la poupée Barbie
- 28 avril : Général Alexandre Lebed, gouverneur et ancien candidat à la présidence russe

Mai


- 5 mai : Antoine Riboud, fondateur et ancien président du groupe Danone
- 5 mai : Hugo Banzer, homme politique bolivien
- 6 mai : Pim Fortuyn, leader de l'ultra-droite populiste néerlandaise
- 10 mai : Yves Robert, cinéaste et comédien français (° 1920)
- 20 mai : Stephen Jay Gould paléontologue américain
- 22 mai : Niki de Saint Phalle, peintre et sculptrice franco-américaine
- 22 mai : Bertrand Boulin, fils de l'ancien ministre RPR Robert Boulin, éducateur, co-fondateur de SOS enfants
- 26 mai : Michel Jobert, ancien ministre des Affaires étrangères, gouvernement Pierre Messmer (° 1921)

Juin


- 1 juin : Jacques Fauvet, journaliste français
- 20 juin : Timothy Findley, écrivain canadien anglophone
- 27 juin : John Entwistle, musicien de rock anglais
- 28 juin : François Périer, comédien français (° 1919)

Juillet


- 2 juillet : Ray Brown, contrebassiste de jazz américain
- 4 juillet : Laurent Schwartz, mathématicien français
- 6 juillet : John Frankenheimer, cinéaste américain (° 1930)
- 9 juillet : Rod Steiger, acteur américain (° 1925)
- 14 juillet : Joachim Balaguer, homme politique dominicain
- 19 juillet : Alexandre Guinzbourg, dissident et journaliste russe

Août


- 5 août : Franco Lucentini, écrivain italien, co-auteur de romans policiers avec son compatriote Carlo Fruttero
- 5 août : Francisco Coloane, écrivain chilien
- 6 août : Edsger Dijkstra, mathématicien et informaticien néerlandais
- 19 août : Abou Nidal, Palestinien, chef du Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), figure historique du terrorisme international
- 19 août : Eduardo Chillida, sculpteur espagnol
- 23 août : Colette Boulin, veuve de l'ancien ministre français Robert Boulin
- 31 août : Lionel Hampton, jazzman américain

Septembre


- 5 septembre : David Todd Wilkinson astronome américain pionnier de l'étude du rayonnement thermique cosmologique
- 8 septembre : Henri Rol-Tanguy, figure de la Résistance communiste et de la Libération de Paris
- 19 septembre : Général Robert Gueï, auteur d'un coup d'État en Côte d'Ivoire en 1999 puis dirigeant de la junte au pouvoir jusqu'à octobre 2000
- 25 septembre : Joffre Dumazedier, sociologue français (° 1915)
- 26 septembre : Philippe Tailliez, dernier des « Mousquemers », trio de pionniers de la plongée sous-marine dont faisait partie Jacques-Yves Cousteau (° 1905)

Octobre


- 2 octobre : Paul Sérant, journaliste, essayiste et romancier
- 4 octobre : André Delvaux, réalisateur belge
- 5 octobre : Brigitte Massin, musicologue et mélomane française
- 6 octobre : Prince Claus des Pays-Bas, époux de la reine Béatrix
- 15 octobre : Jean Jacques Mack, humaniste Alsacien
- 19 octobre : Manuel Alverez Bravo, photographe mexicain
- 20 octobre : Bernard Fresson (71 ans), comédien
- 21 octobre : François Soubeyran, membres du quatuor vocal Les Frères Jacques
- 22 octobre : Richard Helms, ancien directeur de la CIA (1966-1973)
- 25 octobre : Christine Gouze-Rénal, productrice de cinéma française
- 25 octobre : René Thom, mathématicien français, père de la « théorie des catastrophes » (° 1923)
- 26 octobre : Général Jacques Massu (94 ans).
- 30 octobre : Pierre Aigrain, physicien et homme politique français
- 30 octobre : Juan Antonio Bardem, cinéaste espagnol
- 31 octobre : Raymond Savignac, publicitaire français
- 31 octobre : Lionel Poilâne, boulanger français (° 1945)

Novembre


- 1 novembre : Pierre Fédida, psychanalyste français
- 7 novembre : Rudolf Augstein, fondateur et propriétaire de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel
- 8 novembre : Zoé Oldenbourg, romancière russe
- 12 novembre : Raoul Diagne, international de football français. 92 ans.
- 14 novembre : Charles Dupuis, belge, un des pionniers de la bande dessinée, éditeur du journal Spirou
- 17 novembre : Abba Eban, diplomate israélien, ancien minsitre travailliste des Affaires étrangères (1966-1974)
- 18 novembre : James Coburn, acteur américain
- 23 novembre : Maritie Carpentier, productrice française d'émissions de variétés
- 23 novembre : Roberto Matta, peintre chilien considéré comme le dernier des surréalistes
- 24 novembre : Aminata Fall, jazzwoman et comédienne sénégalaise
- 24 novembre : John Rawls, philosophe américain
- 29 novembre : Daniel Gélin, acteur français

Décembre


- 1 décembre : Pierre Peugeot, industriel, président du conseil de surveillance du groupe automobile PSA Peugeot-Citroën
- 2 décembre : Ivan Illich, prêtre catholique, spécialiste des questions de l'éducation
- 21 décembre : Patrick Bourrat, reporter de TF1
- 22 décembre : Joe Strummer, la tête du groupe The Clash et un héros de la classe ouvrière __NOTOC__ Catégorie:2002 als:2002 ja:2002年 ko:2002년 ms:2002 simple:2002 th:พ.ศ. 2545 zh-min-nan:2002 nî

Histoire de Cuba

Cuba Catégorie:Cuba

L'époque pré-colombienne

Lorsque que Christophe Colomb découvre l'île, Cuba est déjà peuplée par plus de 100 000 autochtones. Ils sont de différentes tribus, mais les Taïnos et les Karibs (Caribes) dominent en nombre.

La colonie espagnole

L'île de Cuba a été découverte, par le monde occidental, lors du premier voyage de Christophe Colomb, le 21 octobre 1492. En 1511, débute l’occupation coloniale de Cuba par les Espagnols, qui se terminera par la signature du Traité de Paris de 1898. Sous la direction du gouverneur Diego Velázquez de Cuéllar, les villes de Santiago de Cuba (1514) et de La Havane (1519) sont fondées. Diego Velázquez de Cuéllar et ses hommes se lancent dans la conquête et le pillage du territoire. Ils s’approprient les terres, soumettent les Amérindiens à l’esclavage et s’accaparent l’or de ceux-ci. Les premières localités espagnoles, Las Villas, s’établissent près des foyers de population indigènes et des mines d’or. Les réserves d’or sont cependant rapidement épuisées, l’administration locale est donc forcée de trouver des alternatives économiques. En moins de dix ans, de 1511 à 1520 la population autochtone est pratiquement décimée, résistant mal aux nouvelles maladies et au travail imposé par les Conquistador espagnols. Les plantations de cannes à sucre, de tabac et de café deviennent alors les nouvelles activités économiques d’importance à Cuba. En 1513 arrivent à Cuba les premiers esclaves africains. Entre 1600 et 1800 il en arrivera approximativement 760 000, principalement des Yorubas de l'Ouest du Nigéria, (appelés Lucumí à Cuba, ce qui veut dire "Mon ami" en yoruba, et aussi Nago ou Anango), Bantous : Kongo ou bakongo du Congo et du Zaïre, Arará, groupe kwa : Fon de Dahomey (actuel Benin) et Nigéria, Ewé ou Eoué du Ghana et du Togo, Abakuá (ou abakwa, surnommés à Cuba nañigos) : Carabalí de Calabar (Sud du Nigéria), Mandingues du Ghana, Efik de Dahomey, Bríkamo, Ejagham, Ibibio, et autres ethnies du Sénégal, Angola, Libéria... L’importation d’esclaves noirs africains favorise un essor considérable ainsi que l’occupation de La Havane par les Anglais en 1762 qui, en l’espace de dix mois, importent près de 10 000 esclaves et ouvrent le port de la capitale au commerce international. Les années qui suivent permettent à l’île de se développer. La population s’accroît de manière significative, passant de 273 000 en 1791 à plus d’un million en 1840. En 1825, l’île dénombre 46% de blancs, 18% de non-Européens libres (métis) et 36% d’esclaves, alors qu’aujourd’hui elle est peuplée de 51% de métis, 37% de blancs et 11% de noirs. Les produits cubains triomphent sur les marchés européens après que les plantations françaises de Saint-Domingue soient ruinées par la Révolution haïtienne(1791-1793).

L'indépendance

Le 10 octobre 1868, Carlos Manuel de Cespedes (1819-1874), riche propriétaire terrien, libère ses esclaves et fonde une armée, déclenchant du fait même la Guerre des Dix Ans (1868-1878). Malgré le soutien des États-Unis d'Amérique - plusieurs bateaux américains débarquent à Cuba avec des armes et des volontaires, dont de nombreux vétérans de la Guerre de Sécession – les Espagnols remportent une victoire sanglante face aux rebelles. Toutefois, il s’agit tout de même d’une demi-victoire pour le peuple cubain, car il obtient par le pacte de Zanjón (10 février 1878) une certaine autonomie, l’abolition de l’esclavage en 1880 - mise en pratique uniquement en 1886 - et l’égalité des droits entre les Blancs et les Noirs, proclamée en 1893. Le pacte a aussi des répercussions politiques, puisqu’il engendre l’apparition des premiers partis politiques. Les réformes mises en place à la suite de la Guerre des Dix Ans ne sont pas réalisées, ce qui occasionne un nouveau soulèvement du peuple. José Martí, écrivain et patriote, fonde le Parti révolutionnaire cubain en 1891 avec les futurs généraux, Máximo Gómez et Antonio Maceo. La guerre révolutionnaire d’indépendance devient réalité le 29 janvier 1895. L’Espagne veut mettre fin à cette lutte une bonne fois pour toute et décide d’envoyer 280 000 soldats en renfort au 21 777 déjà sur place. On retrouve alors sur l’île un soldat pour six habitants. La fin de la guerre d’indépendance face à l’Espagne semble imminente au début de l’an 1898. Le président Américain de l’époque, William McKinley (1897-1901), décide alors d'envoyer à La Havane un navire de guerre, le Maine, afin d’y protéger les intérêts de Washington. Dans la nuit du 15 février 1898, le croiseur américain explose dans le port de La Havane, il aurait été heurté par une torpille (la véritable cause est toujours incertaine), 250 marins meurent sur le coup. Reçu comme une provocation par le gouvernement américain, cet incident précipite l'intervention militaire, prise le 11 avril 1898 par le président William McKinley, contre le gouvernement espagnol. La reddition de l'armée espagnole est rapide, le traité de Paris (1898) du 10 décembre met fin au conflit ; un gouvernement militaire d'occupation est mis en place par les États-Unis jusqu'en 1902.

La République de Cuba

Le 20 mai 1902, les États-Unis quittent partiellement le territoire et la République de Cuba est officiellement créée. Pour la première fois de leur histoire, l’indépendance des Cubains est reconnue formellement. Les Américains laissent toutefois un cadeau indésirable à Cuba en insérant dans sa constitution l’amendement du sénateur américain Hitchcock Platt. L'amendement Platt donne aux États-Unis des bases navales – Guantanamo et Bahía Honda – ainsi que le droit d’intervenir dans les affaires du pays. Officiellement les Américains se retirent de l’île, mais officieusement ils y contrôleront une grande partie de l’économie et de la classe politique jusqu’en 1959. Quatre interventions militaires américaines auront lieu en 1906, 1909, 1917 et 1919, afin de réprimer des insurrections populaires, et ce, à la demande du premier président de Cuba, Tomás Estrada Palma. La monoculture du sucre, bénéficiant de tarifs préférentiels de la part des États-Unis, engendre une dépendance grandissante à l’égard de la super puissance voisine. Cette situation contribue à la montée du mécontentement populaire, amenant ainsi l’apparition des premiers syndicats nationaux. La crise de 1929 provoque un chômage massif, des étudiants et ouvriers du sucre se mobilisent. La dictature de Gerardo Machado (1925-1933) tente de paralyser les luttes ouvrières, mais les difficultés économiques de l’époque font crouler son administration. Le président Grau San Martín succède et réalise quelques réformes sociales : création d’un ministère du travail, droit de vote des femmes, autonomie universitaire et nationalisation de l’électricité. Cependant, son gouvernement n’est pas reconnu par Washington et ne dure que quatre mois. Appuyé par les États-Unis, un groupe de l’armée s’empare du pouvoir avec à sa tête le général Fulgencio Batista. Sous les pressions et le mécontentement populaire, les États-Unis cèdent et révoquent l’amendement Platt, conservant toutefois leur base navale de Guantanamo. Quatre autres gouvernements suivront ; Miguel Mariano Gómez (1936), Laredo Brú (1940-1944), le retour de Grau San Martín(1944-1948) et Prío Socarras (1948-1952). L’économie continue de s’effondrer, un climat de troubles et de violences politiques prend place et donne l’occasion à Batista de reprendre les rennes du pouvoir. Le 10 mars 1952, l’ancien président Fulgencio Batista s’empare une nouvelle fois du pouvoir avec l’appui de l’armée. Son coup d’État met fin à la constitution, les partis politiques sont proscrits, la corruption est portée à son degré le plus élevé, la répression et le pillage atteignent un paroxysme. La population souffre, notamment les noirs et les habitants de la campagne. Il y a deux cent mille familles de paysans qui n’ont pas un centimètre de terrain où semer quelque chose pour nourrir leurs enfants sous-alimentés alors que plus de la moitié des meilleures terres productives sont aux mains des étrangers. Le pays compte, par ailleurs, 500 000 paysans, surexploités pendant quatre mois par an et chômeurs pendant le reste de l’année. De plus, 85 % des petits agriculteurs cubains paient un loyer et vivent sous la menace constante de se voir expulser de leurs parcelles et 45% de la population est analphabète. Les écoles et les hôpitaux sont souvent absents des campagnes. Les cubains doivent encaisser les durs maux d’un capitaliste aveugle tels un fort chômage saisonnier et de grands écarts entre les classes et les régions. Les entreprises américaines dominent tout le spectre de l’activité économique dans l’île, faisant de Cuba un appendice des États-Unis. Ils contrôlent 90% de l’industrie du sucre, 80% des services publics, 50% des chemins de fer et la totalité des ressources pétrolières. Près de 44% des terres appartiennent à des Américains. Cuba est alors une véritable République bananière, influencée par les intérêts étrangers et commerciaux de plusieurs grandes entreprises dont la United Fruit Company. À La Havane l’industrie du vice se développe ; maisons de loteries et de prostitution, night-clubs et casinos abondent. La ville devient la capitale latino-américaine de la prostitution et les touristes américains y affluent, d’où son surnom de « bordel de l’Amérique ».

La révolution castriste

D'octobre 1958 à janvier 1959, les Barbudos de Fidel Castro mènent une guerilla puis révolution durant laquelle une propagande active leur permet de masquer leur faiblesse numérique. Ils parviennent ainsi à éliminer le dictateur Fulgencio Batista. Depuis 1959, Castro reste à la tête de l'état (2005). Le 17 mai 1959 : Une réforme agraire, redistribue les terres aux paysans pauvres cubains, et chasse des compagnies étasuniennes, dont United Fruit Co, de Cuba. Le 21 octobre 1959 Les États-Unis envoient 2 avions sur Cuba. Ces avions mènent une attaque sur La Havane, font 2 morts et 50 blessés. Entre le 17 et le 21 avril 1961, 1500 cubains réfugiés aux États-Unis, sont entraînés et payés par la CIA dans un camp au Guatemala. Ils tentèrent d'envahir l'île en débarquant à la Baie des cochons. Ce fut un échec total, tous les envahisseurs furent tués ou fait prisonniers et leurs navires coulés. Coopération avec l'Europe, mise en place de centre touristiques privés. Coopération avec le Bresil de Luís Inácio da Silva (appelé Lula) dans des programmes d'alphabétisation et de développement médical au Venezuela d'Hugo Chávez. Ce dernier reverse une partie de ses resources pétrolières à Cuba en échange. Voir aussi la crise des missiles de Cuba. Depuis 1962, Cuba est sous embargo des USA (2005). 2003 mars - La répression s'accentue à Cuba : 75 dissidents et journalistes sont condamnés à de lourdes peines de prison. 2003 avril - Execution des trois jeunes cubains qui avaient tenté de détourner un bateau vers la Floride. 2003 juin - Sanctions diplomatiques de l'Union Européenne contre Cuba. ---- Cuba | Histoire

États-Unis d'Amérique

Les États-Unis, les États-Unis d'Amérique en forme longue, sont une fédération constituée de cinquante États (représentés par les cinquante étoiles du drapeau), située en Amérique du Nord et dans l'océan Pacifique. Quarante-huit de ces cinquante États sont situés au sud du Canada et au nord du Mexique. L'Alaska est situé à l'ouest du Canada. Hawaii est dans l'océan Pacifique, à 3 900 km au sud-ouest de la Californie. Washington, DC (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial (ce n'est pas un État et n'est pas non plus membre d'un État fédéré). D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membre de jure de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines. Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, du G8 et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dénomination

La désignation en forme courte de ce pays est
États-Unis tandis que la désignation en forme longue est États-Unis d'Amérique. À l'exception notable de l'ONU et du titre de cet article, la forme courte États-Unis est utilisée pour désigner le pays par l'ISO, l'[http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm UE], l'[http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf IGN], la [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.ContentPar.0002.UpFile.tmp/lt_150813_statenames_f.pdf diplomatie suisse], l'[http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt INSEE], etc.

Histoire

Article détaillé : Histoire des États-Unis Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus et qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux et s, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud et Anglais à l'est constituèrent un choc des cultures et la plupart des Indiens sont morts à cause des épidémies importées par les Blancs. Anglais Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie, et les 13 colonies proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine. La question de l'esclavage déclencha la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de grandir grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest. Au , les États-Unis sont devenus la première puissance mondiale économique et politique (surtout après la Seconde Guerre mondiale), malgré des échecs comme la guerre du Vietnam qui traumatisa la société américaine. Depuis l'explosion de l'URSS et la fin de la guerre froide, les États-Unis sont la seule grande puissance, une puissance contestée par les islamistes, par la croissance chinoise et par les autres pôles de la Triade (Union européenne et Japon). Voir aussi : Histoire des relations franco-américaines

Politique

Histoire des relations franco-américaines
Article détaillé : Politique des États-Unis Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans plusieurs domaines : il s'agit d'une fédération. Les États-Unis sont une république fédérale et parlementaire bicamériste. Les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sont séparés. Le président et le vice-président sont élus ensemble pour quatre ans, au suffrage universel indirect. Chaque État est représenté par son collège de grands électeurs dont le nombre est approximativement proportionnel au nombre d'habitants de l'État en question. Depuis 1948, le président ne peut exercer que deux mandats. Le paysage politique est largement dominé par deux partis : le parti républicain et le parti démocrate. parti démocrate George W. Bush est président des États-Unis depuis 2001. La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire fédéral. Voir aussi : : : : : :

États

Article détaillé : États des États-Unis Voir aussi : Ordre d'entrée dans l'Union

Géographie

Ordre d'entrée dans l'Union
Article détaillé : Géographie des États-Unis
- Quelques repères :
  - Ville la plus peuplée : New York
  - Sommet le plus haut : Mont McKinley
  - Point le plus bas : Vallée de la Mort
  - Principal fleuve : le Missouri-Mississippi qui coule sur plus de 6 000 Km.
  - Superficie : 9 631 417  km²

  - Littoral : 19 924 km

  - Altitudes extrêmes : - 86 m > + 6 194 m

Relief

Mississippi, États-Unis]] Le relief des États-Unis a une organisation méridienne. D'est en ouest, on rencontre :
- une plaine côtière le long de l'océan Atlantique
- la chaîne des Appalaches, peu élevée
- une vaste dépression (Grands Lacs, plaine du Mississippi, Grandes Plaines)
- les montagnes Rocheuses
- le Grand Bassin
- la Sierra Nevada et la Chaîne des Cascades
- des vallées étroites (vallée centrale de Californie)
- les Coast Ranges, une chaîne côtière le long de l'océan Pacifique Il faut y ajouter deux territoires importants :
- Hawaii, archipel volcanique
- l'Alaska, appendice montagneux et volcanique du continent nord-américain

Climats

Tous les climats sont représentés aux États-Unis, du plus froid (Alaska) au plus chaud (Vallée de la Mort), du plus humide (Nord-Ouest) au plus sec (déserts du Sud-Ouest).
Voir l'article détaillé

Fleuves

Vallée de la Mort
- Rio Grande : 3 060 km
- Arkansas : 2 348 km
- Colorado : 2 317 km
- Ohio : 2 102 km
- Snake River
- Columbia
- Mississippi

Lacs

Mississippi Les Grands Lacs représentent environ 250 000 km² : du plus grand au plus petit :
- Lac Supérieur
- Lac Michigan
- Lac Huron
- Lac Érié
- Lac Ontario Les autres lacs importants sont :
- Grand Lac Salé
- Lac Mead
- Lac Powell
- Utah Lake
- Lac Tahoe

Frontières terrestres

12 034 km de frontières :
- 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l'Alaska)
- 3 326 km avec le Mexique
- 29 km avec Cuba (base navale de Guantanamo)

Géographie humaine

Guantanamo Les Américains se concentrent sur les littoraux, y compris ceux des Grands Lacs. À l'ouest du 100 méridien et en Alaska, les densités sont très faibles, sauf en quelques villes isolées. La Californie est l'État le plus peuplé. Plus des trois quarts de la population est urbaine. Les régions les plus dynamiques sont la Sun Belt. La reconversion du Nord-Est du pays lui permet de tenir un rôle important.
Voir aussi : ~ ~ ~ Politique environnementale des États-Unis d'Amérique

Économie

Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
Article détaillé : Économie des États-Unis Les États-Unis possèdent la plus puissante économie du monde, avec un PNB qui s'élève à 11 649 milliards de dollars (2004). Dans cette économie de marché, les secteurs les plus dynamiques sont l'électronique, l'aérospatiale, les biotechnologies et les industries de l'armement, même si l'avance s'est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal atout du pays reste malgré tout le secteur tertiaire (services bancaires, production cinématographique, tourisme ...). Le taux de chômage est relativement faible. Les États-Unis souffrent d'un fort déficit commercial. La bourse de New York est l'une des premières du monde. Plusieurs atouts expliquent la puissance de l'économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre ...) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l'océan atlantique et l'océan pacifique. Il est également bien maîtrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports). La population est cosmopolite et mobile. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes. Le dollar et la langue anglaise ont un rayonnement international. L'état fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n'hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. Les États-Unis sont au cœur de l'ALENA, une organisation régionale qui prône la libre circulation des marchandises et des capitaux. Quelques chiffres récents :
- taux de chômage en mars 2005 : 5,2 % de la population active
- taux de croissance du PNB en 2003 : 3,2 %
- L'économie américaine a créé 2,2 millions d'emplois nouveaux en 2003
-
Voir aussi : Accord de libre-échange nord-américain; Économie américaine, 2002.
- Consultez les paragraphes sur l'économie des états et des grandes villes.

Démographie

Article détaillé : Démographie des États-Unis Démographie des États-Unis Population : 295 267 686 habitants (janvier 2005). 0-14 ans : 20,8 % (hommes : 31 122 974 ; femmes : 29 713 748) ; 15-64 ans : 66,9 % (hommes : 97 756 380 ; femmes : 98 183 309) ; + 65 ans : 12,4 % (hommes : 15 078 204 ; femmes : 21 172 956)
Densité : 30,25 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 74,8 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 80,1 ans (en 2005)
Taux de croissance de la population : 0,92 % (en 2004)
Taux de natalité : 14,13/1000 (en 2004)
Taux de mortalité : 8,34/1000 (en 2004)
Taux de mortalité infantile : 6,63/1000 (en 2004)
Taux de fécondité : 2,7 enfants/femme (en 2004)
Taux de migration : 3,41/1000 (en 2004)
Âge médian : 35,6 ans (2001) Plus de trois millions de Mexicains vivraient de manière illégale aux États-Unis. La démographie des États-Unis d'Amérique diffère des autres pays industrialisés et développés :
- Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde : en 1991, ils ont accueillis plus d'1,8 million d'immigrants.
- La natalité y est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches.
- Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde.
- Il existe une quarantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants.
Voir aussi : les lieux les plus riches aux États-Unis (classement des États et Comtés selon leur richesse) ~ Société américaine

Culture

Société américaine

- Voir l'article détaillé On distingue deux types de culture aux États-Unis : la culture élitiste et la culture populaire. La première est peu connue, la seconde rayonne dans le monde entier grâce au cinéma, à la musique, à Internet. La culture américaine a une base anglo-saxonne, qui s'explique par les origines historiques du pays. L'anglais est la langue la plus parlée. Cependant, les apports d'autres cultures contribuent à faire des États-Unis un creuset culturel :
- l'héritage indien se lit dans certains mots et toponymes.
- l'influence hispanique est forte en Californie, au Nouveau-Mexique et dans le Texas ainsi que dans plusieurs grandes villes ailleurs (New York, Miami en Floride, Hartford dans le Connecticut).
- l'influence française est forte en Louisiane.
- les immigrants européens et juifs ont également marqué la culture du pays.
Articles détaillés : ~ ~ ~ ~ ~

Un pays où la religion compte


- Une enquête publiée en décembre 2004 dans le
Wall Street Journal Europe affirme que 75 % des Américains se déclarent croyants aux États-Unis, pour 43 % de pratiquants.
- La liberté religieuse est garantie par la constitution. Article détaillé : Religions aux États-Unis

Américains illustres

Scientifiques


- Voir l'article détaillé Scientifiques américains, par ordre alphabétique
- Voir aussi Mathématiciens américains, par époque

Peintres


- Voir l'article Peintres américains, par ordre alphabétique

Photographes


- Jacob Riis 1849-1914
- Alfred Stieglitz 1864-1946
- Ansel Adams 1902-1984
- Diane Arbus 1923-1971 À compléter

Historiens


- Robert Caro
- Robert Paxton À compléter

Personalités politiques


- John Ashcroft, Attorney General, 2002-2005 ;
- Colin Powell, Secrétaire d’État, 2002-2004 ;
- Condoleezza Rice, Secrétaire d’État, 2005- ;
- Madeleine Albright, Secrétaire d’État, 1997-2001. Voir aussi : Président des États-Unis
- Alexander Hamilton, penseur politique, homme politique
- George Washington, premier président des États-Unis

Musiciens


- Voir aussi Chanteurs américains, par ordre alphabétique / Chanteuses américaines, par ordre alphabétique

Cinéastes


- Voir l'article détaillé Réalisateurs américains, par époques

Littérature


- Écrivains américains, par ordre chronologique
- Écrivains américains, par ordre alphabétique

Prix Nobel de la Paix

Écrivains américains, par ordre alphabétique
- 1906 Theodore Roosevelt
- 1906 Ugo Werquin
- 1912 Elihu Root
- 1919 Woodrow Wilson
- 1925 Charles Gates Dawes
- 1929 Frank Billings Kellogg
- 1931 Jane Addams Nicholas Murray Butler
- 1945 Catlett Marshall
- 1962 Linus Pauling
- 1964 Martin Luther King
- 1970 Norman Borlaug
- 1973 Henry Kissinger
- 1985 Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston
- 1986 Elie Wiesel
- 1997 Jody Williams
- 2002 Jimmy Carter

Mode


- Calvin Klein

Autres


- Allan Pinkerton
- Paul Revere Révolutionnaire important lors de l'indépendance américaine
- Benjamin Franklin intellectuel important et homme politique lors de l'indépendance américaine
- Harriet Tubman, aida des centaines d'esclaves à s'échapper au Nord avant la Guerre de Sécession
- Stan Lee scénariste de "comics", un genre de bande dessinée important aux États-Unis |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques |- | | Jour de l'an || New Year's Day || |----- | Troisième lundi de janvier || Jour de Martin Luther King | Martin Luther King Day | Naissance de Martin Luther King, militant pour les droits civiques |- | 12 février || Anniversaire de Lincoln | Lincoln's Birthday | Naissance de Abraham Lincoln, le 16 président des États-Unis. |----- | Troisième lundi de février || Jour des présidents | Presidents' Day | Naissance de George Washington, le premier président des États-Unis. |- | Lundi final de mai || Jour du Souvenir | Memorial Day || |----- | 4 juillet || Jour de l'indépendance | Independance Day | Commémoration de la déclaration d'indépendance de 1776 |- | Premier lundi de septembre || Fête du Travail | Labor Day || |----- | Deuxième lundi d'octobre || Jour de Christophe Colomb | Columbus Day || |- | 11 novembre || Jour des anciens combattants | Veteran's Day | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | Quatrième jeudi de novembre || Action de grâces | Thanksgiving || |- | 25 décembre || Noël || Christmas Day | Naissance présumée de Jésus |{{{{{{{{{{{{

Guerre hispano-américaine

La Guerre hispano-américaine eut lieu en 1898, et eut pour conséquence la prise de contrôle d'anciennes colonies espagnoles dans les Caraïbes et le Pacifique par les États-Unis d'Amérique.

Contexte

Pendant plusieurs siècles, la position de l'Espagne en tant que puissance mondiale avait décliné. À la fin du ne lui subsistaient que quelques petites possessions dans l'océan Pacifique, l'Afrique et les Indes occidentales. La plus grande partie de son empire avait acquis son indépendance, et un certain nombre des zones encore sous contrôle espagnol était susceptible de le faire. Les guerillas opéraient dans les Philippines, et avaient été présentes à Cuba pendant des décénnies. Le gouvernement espagnol n'avait alors pas les ressources financières ou les forces humaines pour gérer ces révoltes ; ce fut pour lui l'occasion de construire des camps de concentrations (dans Cuba) pour séparer les rebelles de leur support rural. Les espagnols exécutèrent également plusieurs personnes suspectées d'être des rebelles et traitaient durement les villages et les personnes suspectées de les soutenir. Cette guerre fut une guerre totale où aussi bien les rebelles cubains que les troupes espagnoles brûlaient et détruisaient les infrastructures, les moissons, les outils, le bétail et toutes autres ressources qui auraient pu aider l'ennemi. Toutefois, les rebelles parvinrent en 1897 à battre presque totalement les espagnols. Ils contrôlaient alors principalement la campagne, tandis que les espagnols étaient relégués aux centres urbains. Ces évenements sur Cuba coïncidaient dans les années 1890 avec une bataille pour les lecteurs entre les groupes de presse américains Hearst et Pulitzer. Le style de Hearst, qualifié de «journalisme jaune», aurait pu supplanter celui de Pulitzer, et il utilisa le pouvoir de la presse pour influencer l'opinion américaine en faveur de la guerre. Malgré les documents attestant des atrocités commisent dans Cuba, et de la réalité d'une rébellion qui combattait le joug espagnol, Hearst fabriquait souvent des histoires ou les montaient en épingle dans un langage hautement provocateur. Hearst publia des récits sensationnalisés des atrocités que les «Espagnols cruels» infligeaient aux «pauvres Cubains». Scandalisés par «l'inhumanité» des espagnols, les Americains étaient excités dans le but de demander une «intervention», que même les faucons les plus blasés, tel un jeune Theodore Roosevelt, auraient considéré comme une affaire pliée. Hearst est connu pour sa célèbre réponse à une demande de son illustrateur, Frederic Remington, pour revenir d'un séjour calme et sans évènements à la Havane : «Veuillez rester. Vous fournissez les images, et je fournirais la guerre.» Il y eut toutefois plus de pressions véritables et sincères incitant à la guerre. Confrontés à la défaite et un manque d'argent et de ressources pour continuer à combattre l'occupation espagnole, les révolutionnaires cubains et leur futur président, Tomás Estrada Palma, déposèrent secrètement 150 millions de dollars dans une banque américaine pour acheter l'indépendance de Cuba, ce que l'Espagne refusa. Il négocia alors adroitement et fit la propagande de sa cause auprès du Congrès américain, éventuellement en garantissant de payer la facture d'une intervention américaine. La Marine des États-Unis d'Amérique s'était alors considérablement développée, mais n'avait pas encore eu l'occasion d'être testée, et plusieurs vieux chiens de guerre étaient enthousiastes à l'idée de tester et d'utiliser leurs nouveaux outils. La marine avait conçu des plans pour attaquer les Espagnols dans les Philippines plus d'un an avant le début des hostilités. La fin de la conquête de l'Ouest et du conflit à grand échelle avec les Amérindiens laissait l'armée inoccupée, et les état-majors espéraient qu'une nouvelle tâche leur incomberait bientôt. Depuis des temps fort anciens, certains Américains avaient pensé que Cuba leur revenait de droit. La soi-disante théorie de la destinée manifeste faisait de l'île, aux portes des côtes de la Floride, une candidate toute désignée pour l'expansion américaine. La majorité de l'économie insulaire était déjà dans les mains de l'Amérique, et la majorité de son commerce, dont une bonne partie était clandestin, s'effectuait avec les États-Unis. Quelques dirigents économiques ont eux aussi incité au conflit. Selon les propres mots du sénateur du Nebraska John M. Thurson : «La guerre avec l'Espagne pourrait accroître le commerce et les revenus de chaque compagnie de chemin de fer américaine ; cela pourrait accroître la production de chaque usine américaine ; cela pourrait stimuler chaque branche de l'industrie et du commerce domestique.» En Espagne, le gouvernement n'était pas totalement en défaveur de la guerre. Les États-Unis n'étaient pas une puissance avérée, alors que la marine espagnole quoique décrépite avait un passé glorieux ; on pensait que cela pourrait être un défi aux États-Unis. Il exi