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Cyrus II

Cyrus II

Cyrus II († 530), dit Cyrus le Grand, est le fondateur de l’Empire perse, successeur de l’Empire mède. Il appartient à la dynastie des Achéménides.

Légendes de naissance

La naissance de Cyrus fait l’objet de légendes orales qui entourent traditionnellement en Mésopotamie les figures de fondateurs, à l’instar de Sargon d'Akkad. Selon Hérodote (I, 107–130), Cyrus II est le fils de Cambyse, fils du roi perse Cyrus I, et de Mandane, fille du roi mède Astyage. Or Astyage a vu en rêve que son petit-fils deviendrait roi à sa place : il ordonne à Harpage, l’un de ses parents, de faire disparaître l’enfant. Harpage, ne voulant pas en être le meurtrier, le confie à Mithridatès, bouvier royal de la cour mède. La femme de celui-ci, qui vient de perdre un enfant mort-né, le convainc de ne pas exposer le bébé aux bêtes fauves, mais de le garder et de l’élever comme leur enfant. Mithridatès subsitue donc à Cyrus son fils mort-né, dont il abandonne le corps dans la montagne, paré des habits du prince. La ruse est découverte lorsque Cyrus a dix ans : lors d’un jeu dans lequel il tient le rôle de roi, il a sévèrement puni le fils d’Artembarès, dignitaire mède. Celui-ci le dénonce à Astyage, qui reconnaît son petit-fils. Pour se venger d’avoir été trahi, le roi sert à Harpage les restes de son propre fils lors d’un festin. Puis, les mages ayant assuré qu’il n’a plus à redouter, Cyrus ayant porté le nom de roi, il renvoie le garçon auprès de ses parents véritables. Selon une autre version, rapportée par Justin (I, 4.10), Cyrus bébé, abandonné par Mithridatès dans la montagne, est recueilli par une chienne qui le nourrit et le défend contre les bêtes sauvages. Enfin, une troisième version, probablement recueillie par Ctésias et rapportée par Nicolas de Damas, veut que le père de Cyrus ait été un dénommé Atradatès, de l’ethnie méprisée des Mardes, brigand de son état — et sa mère, une gardeuse de chèvres. « Donné » à l’échanson royal Artembarès, Cyrus finit par en être adopté et par en hériter la charge. Si l’on écarte les éléments mythiques, il semble certain que Cyrus II est l’héritier de la dynastie achéménide des rois d’Anshan, qu’on a localisé dans la plaine du Marv Dasht, dans le Fars.

La constitution de l'Empire perse

La guerre médo-perse

Vers 553, une guerre éclate entre Astyage et Cyrus. Les sources babyloniennes (le Songe de Nabonide et la Chronique de Nabonide) et grecques ne s'accordent pas sur la responsabilité du conflit. Si Hérodote présente la marche contre Ecbatane du fait de Cyrus, la Chronique indique qu'Astyage « mobilis[e] [son armée] et il march[e] contre Cyrus, roi d'Anshan, en vue de la conquête. » Toujours est-il qu’il s’ensuit une guerre médo-perse de plusieurs années. Astyage a placé Harpage à la tête de l’armée mède : ce dernier trahit son souverain et exhorte l’armée à faire de même lors de la première bataille, qui voit une victoire des armées perses. Cependant, contrairement à ce que prétend Hérodote (I, 130), cette bataille ne suffit pas à emporter la décision. Selon Ctésias (utilisé par Diodore, IX, 23), Astyage renvoie alors ses officiers, en nomme de nouveau et prend lui-même en main la conduite de la guerre. Selon Nicolas de Damas et Polyen (VII, 6–9), les combats sont violents en Perse, particulièrement près de Pasargades. Cependant, Cyrus finit par retourner la situation et remporte la victoire. Il se lance alors dans la conquête de la Médie, et Ecbatane finit par tomber vers 550. Cyrus épargne Astyage, qui conserve un train de vie princier, et se pose même comme son successeur : selon Ctésias et Xénophon, il épouse sa fille Amytis. L’Empire mède passe ainsi entièrement sous le contrôle perse.

La conquête de la Lydie

On ne connaît pas précisément les campagnes que mène Cyrus dans les années suivant sa victoire sur Astyage. Mais c’est probablement vers 547 que Crésus, roi de Lydie, attaque l’empire perse : selon Hérodote (I, 46), :« l’empire d’Astyage, fils de Cyaxare, détruit par Cyrus, fils de Cambyse et celui des Perses, qui prenait de jour en jour de nouveaux accroissements, lui firent mettre un terme à sa douleur (liée à la mort de son fils Atys). Il ne pensa plus qu’aux moyens de réprimer cette puissance avant qu’elle devînt plus formidable. » La volonté de conquête s’ajoute à ces motifs de prudence : Hérodote explique plus loin que « Crésus partit donc avec son armée pour la Cappadoce, afin d’ajouter ce pays à ses États (…) et par le désir de venger Astyage, son beau-frère » (I, 73). Le Lydien s’est préparé en interrogeant l’oracle de Delphes lequel, comme à son habitude, a fourni une réponse ambiguë, lui assurant que « s’il entreprenait la guerre contre les Perses, il détruirait un grand empire » (I, 53), et lui conseillant de rerchercher « l'amitié des États de la Grèce qu’il aurait reconnus pour les plus puissants » (ibid.). Aussitôt, Crésus avait noué un traité d'alliance avec Sparte. La contre-attaque de l’armée perse ne se fait pas attendre. Lorsque Cyrus arrive en Cappadoce, il propose à Crésus de devenir satrape de Lydie, autrement dit d’accepter la domination perse, mais celui-ci refuse. Crésus est confiant, car il a passé des alliances non seulement avec Sparte mais aussi avec l’Égypte d’Amasis et Babylone — mais celle-ci n’intervient finalement pas dans le conflit. De son côté, Cyrus a demandé aux cités grecques d'Ionie de faire défection, mais sans succès (Hérodote, I, 76). Après la bataille de Pteria en Cappadoce, Crésus, qui ne s’avoue pas vaincu, fait marche arrière. L’hiver étant venu, il démobilise son armée et espère pouvoir profiter de la mauvaise saison pour mettre sur pied une armée encore plus puissante. Contre toute attente, Cyrus lance son offensive en plein hiver ; après de nombreuses batailles, il finit par forcer Crésus à se réfugier dans sa citadelle de Sardes. Au quatorzième jour du siège, la ville tombe (probablement en 546). Comme pour Astyage, Cyrus laisse la vie sauve à Crésus, lui attribuant les revenus d’une ville de la côte pour maintenir son train de vie. Les cités grecques d’Asie mineure refusent quant à elles de se rendre, mais des révoltes à Babylone et en Asie centrale obligent Cyrus à rentrer en urgence à Ecbatane. Il confie la charge de lever les tributs à un Lydien, Paktyès ; celui-ci se révolte, rassemble les Lydiens et marche sur Sardes. Cyrus dépêche son général Mazarès régler l’affaire ; il finit par capturer Paktyès, et met complètement l’armée lydienne sous commandement perse. Mazarès commence à conquérir une à une les cités grecques ; puis, à la mort du général, Cyrus envoie Harpage achever la conquête, qui dure quatre ans.

La conquête de l’Asie Centrale

Après son départ de Sardes, Cyrus se dirige vers la partie orientale de son empire ; malgré l’acte d’allégeance des peuples d’Asie centrale après le renversement d’Astyage, plusieurs tribus se sont en effet soulevées. On ne connaît pas la chronologie des nouvelles conquêtes que Cyrus accomplit, mais lorsqu’il marche sur Babylone en 540 se sont ajoutés à son empire la Parthie, la Drangiane, l’Arie, la Chorasmie, la Bactriane, la Sogdiane, le Gandhara, la Scythie, la Sattagydie, l’Arachosie et le Makran.

La conquête de Babylone

Le royaume néo-babylonien de Nabonide est le second grand rival de l’Empire perse constitué par Cyrus. De fait, les hostilités avec Babylone ont certainement commencé au cours des années 540 ; à la fin de cette décennie, la guerre ouverte éclate. Bénéficiant du soutien d’Ugbaru, gouverneur babylonien du pays de Gutium, l’armée de Cyrus remporte une première victoire à Opis (10 octobre 539), puis à Sippar, et enfin assiège Babylone où s’est retranchée l’armée du roi Nabonide. La ville est puissamment fortifiée, et dispose de suffisamment de réserves pour soutenir un long siège. Les Perses détournent alors le cours de l’Euphrate pour permettre à une petite troupe sous la conduite d’Ugbaru de s’emparer des citadelles, alors que les Babyloniens célèbrent une grande fête religieuse. Quatre jours plus tard, le 12 octobre 539, Cyrus fait son entrée dans la ville. Là encore, Nabonide est épargné. Selon deux textes cunéiformes, le Cylindre de Cyruset le Panégyrique de Cyrus, Nabonide était un roi impie, qui avait abandonné le culte de Mardouk : Cyrus au contraire ramène les idoles chassées dans les temples de Babylone, et entreprend de grands travaux de restauration des remparts, des temples et des bâtiments civils. En fait, il est plus probable que Cyrus se soit accaparé les réalisations de Nabonide, celui-ci étant connu comme un roi bâtisseur. L’Ancien Testament raconte comment Cyrus autorise les Judéens exilés à Babylone à rentrer à Jérusalem, et donne l’ordre de reconstruire le Temple détruit lors de la prise de la ville par Nabuchodonosor. Présenté comme le protégé de Mardouk par le Cylindre, Cyrus devient l’oint de Yahvé dans le livre d'Ésaïe : « Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus, qu’il tient par la main, pour terrasser les nations devant lui, et pour relâcher la ceinture des rois, pour lui ouvrir les portes, afin qu'elles ne soient plus fermées » (45:1–3). Mais la Judée a été considérablement appauvrie dans l’intervalle, et seule la fondation du Temple peut avoir lieu sous le règne de Cyrus. La Judée ne redevient pas un royaume indépendant, mais une province de l’Empire perse, qui sert les intentions stratégiques de Cyrus face à l’Égypte. Toute la région conquise fut réunie en une seule et immense satrapie réunissant Babylone, la Syrie, et la Palestine.

La mort de Cyrus

La fin de la vie de Cyrus est mal connue ; on sait seulement qu’il lance une campagne contre les Massagètes d’Asie centrale. Il meurt pendant cette campagne, en 529. Son fils Cambyse, qu’il a désigné comme successeur (Hérodote, I, 208), fait ramener son corps à Pasargades, où il repose dans le tombeau qu’il a fait construire de son vivant (Ctésias §8). Le monument est encore visible aujourd'hui.

Sources


- Dinon, préservé par Athénée (XIV, 633d–e) ;
- Ctésias, préservé par Nicolas de Damas (FGrH 90. F66) ;
- ;
- (I) ;
- (I, 4 et suivants) ;
- .

Bibliographie


- ;
- J. Cook, “The Rise of the Achæmenids and Establishment of their Empire”, Cambridge History of Iran n° II (1985), p. 200–291 ;
- P. Dhorme, « Cyrus le Grand », Revue biblique n° 9 (1912), p. 22–49 ;
- R. Drews, “Sargon, Cyrus and Mesopotamian Folk History”, Journal of Near-Eastern Studies n° 33 (1974), p. 387–393 ;
- M. Mallowan :
  - “Cyrus the Great (558–529 B.C.)”, Iran n° 10 (1971), p. 1–17,
  - “Cyrus the Great (558–529 B.C.)”, Cambridge History of Iran n° II (1984), p. 392–419 ;
- A. T. Olmstead, History of the Persian Empire, University of Chicago Press, Chicago, 1959 (ISBN 0226627772) ;
- D. Stronach, “Cyrus the Great”, Bastan Chenasi va Homar-e Iran n° 7–8 (1971), p. 4–21.

Notes

Les passages d’Hérodote sont issus de la traduction de Larcher, [http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/index.htm disponible en ligne]. Il s’agit probablement du Gobryas mentionné par Xénophon dans la Cyropédie : le personnage est présenté comme un Assyrien souhaitant venger le meurtre de son fils par Nabonide, jaloux des exploits du jeune homme à la chasse (IV, 6, 1–11). Extrait de la traduction Segond. Catégorie:Décès en -530 Cyrus 2 ja:大キュロス

Perse

La Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner la province du Fars, berceau historique de l'Iran actuel, appelée Pārsa- en vieux-perse et Pārs en moyen-perse. Au , sassanide]], apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ». Au , après la chute des Sassanides, le pays reprend le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays l'Iran. Durant l'Antiquité, le puissant Empire perse des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'Islam. Les Iraniens continuent à parler persan, et se différencient des musulmans orthodoxes (sunnites), car ils sont chiites duodécimains (divergence provenant d'un problème de succession à la mort de Mahomet).

Chronologie


- : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
- vers -750 : Deioces fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane.
- -612 : les Mèdes s'emparent de Ninive, provoquant la chute de l'Empire assyrien.
- -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
- -550 : Cyrus II détruit l'Empire mède et fonde l'Empire perse, qui s'étendra à tout le Moyen-Orient, de la mer Égée à l'Inde, de l'Égypte à l'Afghanistan. Naissance de Darius I, roi de Perse. † 486 av. J.-C.
- -522 : Après la mort de Cambyse, le mage Gaumata usurpe le pouvoir en se faisant passer pour le défunt ; il est assassiné par des généraux menés par Darius. Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. (fin en 486 av. J.-C.) Darius Ier, États-Unis (Empire achéménide)]]
- -518 : Une voie royale de 2 683 km est construite à travers l'Empire perse.
- -490 : les Perses du roi Darius sont battus par une coalition de Grecs à Marathon ; c'est l'épisode le plus marquant de la première guerre médique.
- -486 : Décès de Darius I, roi de Perse. Début du règne de Xerxès, roi de Perse. (fin en 465 av. J.-C.)
- -482 : Pour mater une révolte babylonienne contre la domination perse, Xerxès fait détruire les temples de la ville.
- -480 : Au cours de la deuxième guerre médique les Grecs défont la marine perse à Salamine (Salamis). Plus de 1000 trières participent à la bataille.
- -479 : Athènes refuse l'offre avantageuse de passer du côté perse.
- -472 : Dans sa pièce Les Perses, Eschyle présente au public athénien la bataille de Salamine vue du côté perse.
- -465 : Xerxès I est assassiné. Son fils Artaxerxès I lui succède comme roi de Perse.
- -459 : Après avoir aidé les rebelles égyptiens contre le pouvoir perse, les Grecs sont mis en fuite et trouvent refuge dans une île du delta du Nil.
- -404 : L'Égypte devient indépendante de la Perse.
- -401 : Le roi perse Artaxerxès II défait et tue son frère Cyrus le Jeune à Cunaxa.
- -396 : Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
- -386 : Sparte et la Grèce signent un traité, la paix d'Antalcidas ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Antaxerxès sur l'Asie et Chypre et les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos.
- -370 : Les satrapes de l'Empire perse entrent en révolte contre le pouvoir central, à la suite de l'indépendance de l'Égypte en -404.
- -338 : Décès d'Antaxerxès, roi de Perse assassiné par son eunuque favori.
- -333 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III Codoman à la bataille d'Issos.
- -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- -312 : Début du règne de Séleucos I, fondateur de la dynastie séleucide de Perse. (fin en 280 av. J.-C.)
- -115 : Les Parthes, dont les ancêtres viennent de tribus à l'Est de la mer Caspienne, s'établissent comme maîtres de la Bactriane (le Nord de l'Afghanistan), de la Perse et de la Mésopotamie. Mésopotamie
- 211 : Ardachîr devient le roi d'une partie de la Perse.
- 224 : La Perse est unifiée par Ardachir.
- 226 : Ardachîr renverse Artaban V, dernier roi des Parthes et fonde une nouvelle dynastie perse, les Sassanides.
- 227 : La Perse annexe tout l'Empire parthe.
- 241 : Début du règne de Shapur I, roi de Perse. (fin en 272)
- 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
- 259 : Le roi perse Shapur I capture l'empereur Valérien.
- 297 : Narses, le roi sassanide de Perse évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
- 298 : Le roi perse Narses est force de signer un traité avec Rome.
- 310 : Début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 272)
- 332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
- 337 : Début de la guerre perse contre Rome. (fin en 350)
- 348 : Des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
- 350 : Les Huns envahissent la Perse et l'Inde.
- 359 : Sapor II, le roi sassanide de Perse, envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
- 363 : L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- 390 : Théodose I et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
- 399 : Yezdgerd monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonne relation avec les Romains.
- 422 : Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran de Perse signent un traité de paix.
- 430 : Les Huns Hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 506 : Après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
- 516 : Le perse Mazdak définit le communisme comme la religion mise en pratique.
- 529 : La dernière école de philosophie en Europe, à Athènes ferme et les derniers maîtres de philosophie émigrent en Perse.
- 531 : Le mouvement collectiviste de Mazdak est écrasé en Perse. Début du règne de Khosro Ier, roi de Perse. (fin en 579)
- 532 : Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
- 561 : L'empereur byzantin Justinien signe un nouveau traité avec Khosro I, le roi des Perses rétablissant la frontière entre la Perse et l'empire d'Orient. L'empereur byzantin Justinien accepte de payer un tribut annuel a la Perse. La Perse garantit à Byzance 50 ans de paix.
- 589 : Le roi de Perse Khosro II est déposé par une révolte militaire et s'enfuit à Constantinople pour demander de l'aide.
- 590 : Début du règne de Khosro II, roi de Perse. (fin en 628)
- 591 : L'empereur byzantin Maurice rétablit sur son trône le roi de Perse Khosro II. En retour, il reçoit de conséquentes concessions territoriales. La paix est rétablie à nouveau entre les deux empires byzantin et perse.
- 600 : Les moulins à vent sont utilisé en Perse pour l'irrigation.
- 627 : Héraclius, allié aux Khazars, parvient devant Ninive et anéantit l'armée perse.
- 632 : Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse. (fin en 651)
- 632 : Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse fin en 634
- 639 : Les Arabes anéantissent l'armée perse à la bataille de Kadisiyya.
- 900 : Les moulins à vent arrivent de Perse dans l'Espagne musulmane.
- 975 : Le perse Muwaffat écrit un traité des remèdes.
- 1055 : Les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du califat abbasside s'emparent de Bagdad en 1055.
- 1094 : La secte des Assassins de religion chiite est fondée en Perse.
- 1251 : Début de la conquête de la Perse par Hulagu, petit-fils de Gengis Khan (fin en 1265).
- 1447 : Éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
- 1502 : Ismail I établit la dynastie Safavide en Perse. Le chiisme devient la religion de la Perse. chiisme
- 1571 : Naissance d'Abbas I le Grand, chah de Perse (†1629).
- 1585 : Début du règne d'Abbas I (fin en 1622).
- 1590 : Abbas I signe la paix avec les Turcs.
- 1598 : Abbas I de Perse défait les Ouzbeks à Herat. Il fait d'Ispahan sa capitale.
- 1623 : Abbas I prend Bagdad aux Turcs.
- 1629 : Décès d'Abbas I.
- 1709 : Les Afghans se soulèvent contre le pouvoir perse et forment un État afghan indépendant.
- 1722 : Début du contrôle afghan sur la Perse. (fin en 1730)
- 1730 : Les Afghans sont rejetés hors de Perse.
- 1736 : Début du règne de Nâdir Shâh, chah de Perse, fondateur de la dynastie afshar, qui étendit l'influence perse en Inde. (fin en 1747)
- 1737 : Début de l'occupation perse de l'Afghanistan. (fin en 1747)
- 1794 : Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
- 1811 : Guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
- 1826 : Début de la guerre russo-perse, la Russie s'empare des provinces arméniennes. fin en 1828
- 1901 : Une compagnie britannique reçoit une concession de forage pétrolier pour 60 ans en Perse.
- 1934 : La Perse reprend le nom d'Iran.

Bibliographie


- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 ;
- ;
- Philip Huyse, La Perse antique, Belles Lettres, coll. « Guide Belles Lettres des civilisations », Paris, 2005 (ISBN 2-251-41031-7). ja:ペルシアko:페르시아 제국
-


Achéménides

Achemenides Catégorie:Généalogie princière Achemenides Les Achéménides sont la première dynastie royale de Perse. Ils tirent leur nom du héros légendaire Achéménès (en perse Hakhamanish), le fondateur. C'est à cette famille qu'appartenaient Cyrus, Cambyse et Darius. La dynastie s'éteignit en 330 av. J.-C. avec les conquêtes d'Alexandre le Grand.

Liste des souverains achéménides


- -688/-675 : Achéménès, roi d'Anshan
- -675/-640 : Teispès, roi d'Anshan
- -640/-600 : Cyrus I, roi d'Anshan
- -600/-559 : Cambyse I, roi d'Anshan
- -559/-529 : Cyrus II le Grand, grand roi de Perse
- -529/-522 : Cambyse II, grand roi de Perse
- -522/-522 : L'usurpateur (?) Bardiya (ou Smerdis), grand roi de Perse
- -522/-486 : Darius I le Grand, grand roi de Perse
- -486/-465 : Xerxès I, grand roi de Perse
- -465/-424 : Artaxerxès I Longue Main, grand roi de Perse
- -424/-424 : Xerxès II, grand roi de Perse
- -424/-424 : Sogdianos, grand roi de Perse
- -424/-404 : Darius II Nothos, grand roi de Perse
- -404/-359 : Artaxerxès II, Mnemnon grand roi de Perse
- -359/-338 : Artaxerxès III Ochos, grand roi de Perse
- -338/-336 : Arsès, grand roi de Perse
- -336/-330 : Darius III Coloman, grand roi de Perse ( conquête d' Alexandre le Grand )

Voir aussi

Articles connexes


- Perse
- autres dynasties : Sassanides, Séfévides, Afsharides, Dynastie Zand, Dynastie Kadjar, Dynastie Pahlavi ja:アケメネス朝

Sargon d'Akkad

Sargon d'Akkad dit aussi Sargon l'Ancien, fondateur de l'empire d'Akkad. Il règne de 2334 à 2279 av. J.-C. Son nom, Sharru-kīn, signifie « le roi (est) stable/fidèle », plutôt que « Roi légitime » comme on a tendance à le considérer.

Sargon, « l'enfant sauvé des eaux »

Sargon naquit dans une petite ville sémitique des bords de l'Euphrate (peut-être Azuprianu). Sa mère était une grande prêtresse et n'avait pas le droit d'élever d'enfant. Elle le déposa dans une corbeille en roseaux enduite de bitume et le confia au fleuve. Il fut sauvé par un jardinier du nom d'Aqqi. La déesse Ishtar le remarqua et l'éleva à la dignité royale. Devenu le serviteur du roi de Kish, Ur-Zababa, il parvint au rang d'échanson à la cour du roi, puis de prince. Sargon décida de quitter la cour avec quelques compagnons. Il se révolta contre son bienfaiteur, le détrona et marcha sur la ville d'Uruk où règnait le Sumérien d'Umma, Lugal-zagezi qui avait pris le titre de roi et imposé sa suzeraineté de la Méditerranée au golfe Persique. Sargon conquit la ville par surprise, fit détruire ses remparts et captura le grand roi pendant la bataille. Sargon fit enfermer Lugal-zagezi dans un carcan et le fit transporter jusqu'au temple d'Enlil à Nippur, la capitale spirituelle de la Mésopotamie.

Le règne de Sargon

Sargon se fit introniser à Nippur et devint ainsi le premier roi de la dynastie d'Akkad. Il se conquit un empire en soumettant la Basse-Mésopotamie. Sargon dut se préoccuper de protéger le commerce des villes sumériennes et sémitiques, commerce qui faisait leur fortune. Les campagnes lui permettant de rapporter les matières premières qui manquaient aux villes de son empire. Une expédition navale le conduisit à Dilmun (île de Bahreïn), le grand entrepôt du golfe Persique. Une autre campagne l'emmena en Arabie septentrionale où il soumit le pays de Magan et de Meluhha (Vallée de l'Indus ?) qui lui fournirent du cuivre, de la diorite et des dattes. Au nord et à l'est, il battit les peuples du Subartu (Mésopotamie septentrionale dominée par des princes hourrites) et des monts du Zagros. Sous prétexte de marchands sémites opprimés par leur sukkallu, il s'empare du pays d'Ibla (Cappadoce ?) où se trouvait Purushanda, ville du dieu Dagan. Vers la fin de sa vie, Sargon dut faire face à des rébellions à l'intérieur de son empire et fut même assiégé dans sa propre capitale Akkad. Il réussit à vaincre les rebelles qu'il poursuivit jusqu'au Subartu, secondé par son fils Rimush. Sargon mourut en 2279 av. J.-C. Ses fils Rimush et après, Manishtushu lui succédèrent. Sa supériorité militaire se fondait sur une nouvelle tactique de guerre de mouvement avec javelots, arcs et flèches contre la lente et lourde phalange sumérienne aux longues lances et aux grands boucliers. Il créa un service de poste avec des officiers tous les 50 km. Il fit de la ville d'Akkad sa capitale. Il fit construire un immense palais et des doubles remparts de fortifications. Il fit élargir le port afin de pouvoir y accueillir de plus gros navires. Sa fille, Enheduanna fut élevée au rang de grande prêtresse du temple du dieu-lune, Nanna.

Bibliographie


- R. Drews, “Sargon, Cyrus and Mesopotamian Folk History”, Journal of Near-Eastern Studies n° 33 (1974), p. 387–393 ;
- D. L. Lewis, The Sargon Legend, Cambridge University Press, Cambridge (Mass.), 1978 . Catégorie:Empire akkadien

Astyage

Astyage (en grec ancien Ἀστυάγης / Astyagês), dernier roi des Mèdes. Il succède à son père Cyaxare en 585 av .J.-C., et épouse la fille de Crésus, roi de Lydie. Selon Hérodote, il marie sa fille Mandane à l'un de ses vassaux, le roi perse d'Anshan, Cambyse I, de la famille des Achéménides. De cette union naît Cyrus II, dont un présage laisse entendre qu'il renversera son grand-père. Celui-ci charge donc Harpage, l'un de ses nobles, de tuer l'enfant, mais Harpage ne fait qu'abandonner l'enfant, qui est recueilli et élevé par un berger. L'histoire est-elle véridique ? Difficile à dire mais vers 550 av. J-C./549 av .J.-C., Cyrus détrône Astyage, et lui laisse la vie sauve.

Sources


- (I, 107–130) ;
- (I, 73–75). Catégorie:Empire mède

Harpage

Harpage (en grec ancien Ἅρπαγος / Harpagos) est un dignitaire mède de la fin du . Selon Hérodote (I, 108 sqq.), il est chargé par Astyage, roi des Mèdes, de tuer son petit-fils Cyrus. Harpage désobéit et se contente d'abandonner l'enfant dans un bois, où il est sauvé et élevé par un berger. Quand des années plus tard Cyrus se fait reconnaître par Astyage, celui-ci, pour se venger de son vassal, fait égorger le fils d'Harpage et sert les membres à son père lors d'un festin. Harpage sert alors définitivement Cyrus dont il favorise l'accession au trône. Vers 545544, il reçoit le commandement de la Lydie, que Cyrus vient d'arracher au roi Crésus. Catégorie:Empire achéménide

Justin (historien)

Justin ou Marcus Junianus Justinus ou Justinus Frontinus est un historien romain du . On ne sait rien de sa vie. Il est l’auteur de Historiarum Philippicarum libri XLIV (Abrégé de Histoires Philippiques), un ouvrage qui se présente dans sa préface comme un florège des pssages les plus importants et les plus intéressants du volumineux Historiae pillippica et totus mundis originimes et terra sitibusus, rédigés par Trougue Poipompée à l’époque de Caligula]].

Nicolas de Damas

NICOLAS DE DAMAS : syrien juif hellenisé du premier siècle avant J-C. Il était le secrétaire d'Hérode. Pour écrire ses oeuvres, il se réfère à Ephore de Cumes.

Anshan

Anshan, Anzan ou Anšan est l'ancienne capitale du royaume élamite durant les périodes haute et moyenne de celui-ci, puis la première capitale des rois perses achéménides. Elle correspond à l'actuel site de Tell-e Malyân, qui se trouve en Iran, dans la province du Fars, près de la ville de Shiraz. Anshan est occupée dès le . Elle devient à l'époque proto-élamite (fin du ) une des principales agglomérations du pays élamite, grâce à sa situation sur des routes commerciales de première importance. Entre 2400 et 2000, les rois d'Anshan sont à la tête de royaumes puissants, et se heurtent à l'expansionnisme des Mésopotamiens (rois d'Akkad et d'Ur). Les souverains du royaume de Simashki dominent le royaume élamite au , et font d'Anshân une des villes principales de l'Élam. Sous la dynastie suivantes, celles des sukkalmah, Anshân devient avec Suse l'une des deux capitales de l'Élam. Ce royaume prend alors son caractère duel, entre le Haut-Pays élamite, autour d'Anshân, et la Susiane fortement influencée par la tradition mésopotamienne. Mais la première garde la primauté, comme le prouve la titulature des souverains de la période médio-élamite (1500-1100), qui se nomment « rois d'Anšan et de Suse ». Néanmoins, Anshân n'aura jamais l'importance de Suse, et restera une ville de taille moyenne, peu embellie par les souverains élamites, et de ce fait les fouilles de Tell-e Malyân ne furent pas l'occasion de grandes découvertes. Cela tient au caractère essentiellement nomade du Haut-Pays élamite, où les lieux de culte princiapux du grand dieu élamite Napirisha sont des sanctuaires rupestres (comme Izeh/Malamir et Kurangûn), et où la population reste majoritairement nomade. Au , la région d'Anzan (nouveau nom d'Anshân) passe aux mains des Perses. Leurs souverains reprennent alors à leur compte la titulature de « rois d'Anšan », comme l'atteste un sceau au nom de Cyrus I. Son illustre successeur Cyrus II, fondateur de l'Empire achéménide, a fait de même. Mais la ville est vite reléguée au second plan avec la constructions des nouvelles capitales perses aux , Pasargades puis Persépolis. Elle est alors laissée à l'abandon. Catégorie:Élam Catégorie:Site archéologique

Fars

Le Fars ou Pars (farsi et arabe : فارس fārs, farsi: پارس pārs), est une province du sud ouest de l'Iran, dont la capitale est Chiraz dans le massif du Zagros. Les montagnes y culminent à 4550 m près d'Ispahan, mais la partie habitée du Fars est formée de plateaux dont l'altitude moyenne est de 1500 m. La région historique du Fars est plus vaste que la circonscription administrative actuelle et comprend en partie la province d'Ispahan. C'est dans cette région que l'on trouve presque tous les sites de l'histoire antique Perse. Entre Ispahan et Chiraz et en allant du nord vers le sud on rencontre Pasargades (grec : Πασαργαδών pasargadōn, farsi : پاسارگاد pāsārgād) emplacement du palais et du tombeau de Cyrus Ier. Plus au sud et toujours sur un plateau dont l'altitude est de 1500 m, Naqch-e Rostam (farsi: نقش رستم naqš-e rostam, le portrait de Rostam) est la nécropole des achéménides où l'on trouve quelques bas-reliefs d'époque sassanide. À quelques km vers Chiraz on trouve la cité de Persépolis (grec: Περσέπολης persepolis, farsi : تخت جمشيد taḫt jemšīd, trône de Jemchîd). Il y a là les palais de Darius Ier (Apadana), de Xerxès Ier, Xerxès II, Artaxerxès Ier et Artaxerxès II. Enfin au sud de Chiraz on peut voir sur un autre plateau bien arrosé et propice à l'agriculture intensive le site de Firuz Abbad qui fut la capitale des sassanides (224-637). Ce site garde les restes du palais du roi Ardéchir Ier.

Le nom des sites

Ardéchir Ier Ardéchir Ier Si le site de la nécropole achéménide porte le nom de Rostam c'est parce qu'on à cru que les bas reliefs représentaient l'histoire de Rostam héros du Livre des rois (Shâh Nâmâ), de Firdawsi (932-1020), alors qu'ils représentent les sassanides Ardéchir Ier et le roi Chapur Ier. De même cette épopée mythique des rois perses a donné son nom au site de Persépolis, Jamshid est un roi dont le règne est compté dans cette épopée à une époque indéterminée mais avant les achéménides. Jamshid commença par être aimé du peuple mais à la fin de sa vie, il finit par se croire l'égal des dieux. L'historien arabe Tabarî (839-923) en fait l'inventeur des idoles. Le nom grec de Persépolis comporte un ambiguité, il peut certes signifier la ville des perses (περσις+πολις persis+polis perse+ville), mais aussi ville détruite (περσω+πολις persō+polis détruire+ville) faisant peut-être allusion à la destruction de cette cité par Alexandre le Grand en 330 avant J.-C.

Le Fars moderne

Cette région qui comprend deux grandes agglomérations de plus d'un million d'habitants Ispahan et Chiraz, reste une région de montagnes où l'on pratique encore une activité pastorale nomade. Certains groupes nomades appartenant à des minorités éthiques ont des difficultés dans leurs relations avec la majorité persane et avec les autorités gouvernementale. Les communications sont y assez aisées entre les différentes zones de plateaux, des défilés relativement courts permettant de passer de l'un à l'autre. Catégorie:Iran ja:ファールス州

553

Catégorie:553
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Années 530 | Années 540 | Années 550 | Années 560 | Années 570
548 | 549 | 550 | 551 | 552 | 553 | 554 | 555 | 556 | 557 | 558
---- Cette page concerne l'année 553 du calendrier julien.

Événements


- Dates non renseignées ou inconnues
  - L'historien Procope termine ses Guerres, récit des conquêtes de Justinien.
  - La reconquête byzantine de l'Italie est pratiquement complète.
  - Le général byzantin Narsès défait Teias, le successeur de Totila comme roi des Ostrogoths, au mont Lactarius.
  - Les Ostrogoths appellent alors à l’aide les Francs et les Alamans qui pillent le pays mais seront décimés par les maladies et écrasés à Capoue en 554 par les Byzantins.
  - Justinien convoque le cinquième concile œcuménique de Constantinople II : condamnation du nestorianisme et des « Trois Chapitres ». Condamnation de certains points de la doctrine d’Origène. Le pape Vigile, bien que retenu dans la ville, refuse de s’y rendre ainsi que la grande majorité des évêques d’Occident. Vigile est exilé par l’empereur dans une île de la mer de Marmara. Il cède finalement et est autorisé à retourner à Rome mais meurt en cours de route à Syracuse en 555.
  - Agitation à Constantinople. Émeutes. Remises d’impôts.
  - Justinien ordonne la destruction du temple d’Isis à Philae.
  - Le roi des Nobates Silco transfère sa capitale à Faras, au nord d’Ouadi-Halfa, et se proclame roi des Nubiens et de tous les Éthiopiens.
  - A la mort de Bumin, son fils Mugan Kaghan lui succède à la tête des Türüks ou Köktürks (553-572). Son oncle Istemi Kaghan dirige les provinces occidentales de l’empire (553-575): Dzoungarie, vallées du Youldouz, du Tchou, de l’Ili et du Talas.
  - Construction du Temple de Beopjusa, l'un des plus beaux de Corée. Ce temple bouddhiste sera détruit par les Japonais en 1592 et reconstruit dans sa forme actuelle en 1624.

Naissances


-

Décès en 553


- als:553 ko:553년

Astyage

Astyage (en grec ancien Ἀστυάγης / Astyagês), dernier roi des Mèdes. Il succède à son père Cyaxare en 585 av .J.-C., et épouse la fille de Crésus, roi de Lydie. Selon Hérodote, il marie sa fille Mandane à l'un de ses vassaux, le roi perse d'Anshan, Cambyse I, de la famille des Achéménides. De cette union naît Cyrus II, dont un présage laisse entendre qu'il renversera son grand-père. Celui-ci charge donc Harpage, l'un de ses nobles, de tuer l'enfant, mais Harpage ne fait qu'abandonner l'enfant, qui est recueilli et élevé par un berger. L'histoire est-elle véridique ? Difficile à dire mais vers 550 av. J-C./549 av .J.-C., Cyrus détrône Astyage, et lui laisse la vie sauve.

Sources


- (I, 107–130) ;
- (I, 73–75). Catégorie:Empire mède

Nicolas de Damas

NICOLAS DE DAMAS : syrien juif hellenisé du premier siècle avant J-C. Il était le secrétaire d'Hérode. Pour écrire ses oeuvres, il se réfère à Ephore de Cumes.

Polyen

Polyen (en grec ancien Πολύαινος / Polýainos) est un orateur et écrivain militaire grec né en Macédoine, actif au milieu du II siècle ap. J.-C. Il est d'abord avocat à Rome sous le règne de Marc Aurèle et de Lucius Verus. Quand ce dernier part en campagne contre les Parthes (162), Polyen lui adresse un recueil de ruses de guerre, qu'il intitule Stratagèmes (Στρατηγήματα / Stratêgêmata). Ces huit livres constituent un témoignage intéressant pour l'histoire grecque et romaine, principalement pour les périodes classique et hellénistique, mais aussi pour celle des Scythes ou des Perses : il reprend de nombreux récits d'historiens perdus. Comme les Tactica d'Énée le Tacticien, l'ouvrage se caractérise par sa langue archaïsante.

Bibliographie


- Catégorie:Littérature grecque d'époque romaine

Ecbatane

Ecbatane est une ville antique d'Iran, capitale de la Médie. Elle fut fondée au par Déjocès. Les rois perses en firent leur résidence d'été. En 330, Alexandre le Grand s'empare de la ville et du trésor que Darius y gardait. C'est lors de son séjour dans cette ville qu'il fait exécuter Bessos et Parménion. Sept ans plus tard, c'est dans cette même ville, au retour des campagnes en Inde que meurt Héphaestion. Le roi séleucide Antiochos IV refonde la ville sous le nom de d'Épiphaneia au . C'est l'actuelle Hamadan. Catégorie:Histoire de l'Iran

Astyage

Astyage (en grec ancien Ἀστυάγης / Astyagês), dernier roi des Mèdes. Il succède à son père Cyaxare en 585 av .J.-C., et épouse la fille de Crésus, roi de Lydie. Selon Hérodote, il marie sa fille Mandane à l'un de ses vassaux, le roi perse d'Anshan, Cambyse I, de la famille des Achéménides. De cette union naît Cyrus II, dont un présage laisse entendre qu'il renversera son grand-père. Celui-ci charge donc Harpage, l'un de ses nobles, de tuer l'enfant, mais Harpage ne fait qu'abandonner l'enfant, qui est recueilli et élevé par un berger. L'histoire est-elle véridique ? Difficile à dire mais vers 550 av. J-C./549 av .J.-C., Cyrus détrône Astyage, et lui laisse la vie sauve.

Sources


- (I, 107–130) ;
- (I, 73–75). Catégorie:Empire mède

547

Catégorie:547
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Années 520 | Années 530 | Années 540 | Années 550 | Années 560
542 | 543 | 544 | 545 | 546 | 547 | 548 | 549 | 550 | 551 | 552
---- Cette page concerne l'année 547 du calendrier julien.

Événements


- Après une série de guerres civiles et de révoltes, l'Afrique est maintenant pacifiée.
- En Afrique du Nord, les Berbères de l'intérieur, depuis longtemps en rébellion contre les Byzantins, sont écrasés.
- Invasion des Angles en Grande Bretagne.
- L'église de San Vitale à Ravenne est achevée.
- Bélisaire, le général byzantin, reprend Rome et répare ses fortifications.
- Le pape Vigile est convoqué à Constantinople. Il finit par approuver l’édit impérial de 543, mais devant la réticence des évêques d’Occident, il se rétracte.
- Le petit-fils de Théodora épouse la fille de Bélisaire.
- Epizootie catastrophique dans l'empire byzantin (547-548).
- Inde : Le roi Châlukya Pulakeshim Ier (547-567), fils de Rajashimba, se forge un petit royaume et pays Andhra avec Vatapi pour capitale.

Naissances


-

Décès en 547


- ko:547년

Lydie

La Lydie est un ancien pays d'Asie mineure, situé sur la mer Égée et dont la capitale était Sardes. Elle était connue par Homère sous le nom de Méonie. La Lydie est évoquée dans les légendes d'Héraclès et Omphale, ou de Tantale et Pélops (ancêtres des Atrides).

Géographie

La Lydie était une région occidentale de l'Asie Mineure, bordée au Nord par la Mysie, au Sud par la Carie et à l'Est par la Phrygie. Comprenant les vallées de l'Hermos et du Méandre, la Lydie était située sur le parcours des grandes routes commerciales, et disposait de nombreuses ressources minières propres.

Histoire

Les Lydiens sont un peuple indo-européen qui a d'abord été sous domination phrygienne. Selon Homère, leur nom vient de Lydos, fils d'Attis. Après la chute de la Phrygie, ils repoussent les Cimmériens au C'est le début de l'empire lydien, qui culmine avec le règne de Crésus. La Lydie s'étend alors sur toute l'Asie mineure, Lycie exceptée. Les guerres de Crésus laissent pourtant la Lydie en piteux état, et elle est conquise par Cyrus le Grand (546 av. J.-C.) et annexée à la Perse. Après les conquêtes d'Alexandre le Grand, elle fait partie du royaume des Séleucides, puis de celui de Pergame (260), et enfin de l'Empire romain en 129 av. J.-C.

Liste des rois de Lydie

La Lydie forma de 1579 à 548 av. J.-C. un royaume dont les limites varièrent, mais qui, sous Crésus, s'étendait de la mer Égée à l'Halys. Le royaume eut trois dynasties de rois, les Atyades (1579 à 1292), les Héraclides (1292 à 708), les Mermnades (708 à 547).
- Atyades :
  - v. 1579 - ? : Moeon ou Manès
  - v. 1292 : Pylémène
- Héraclides :
  - 1292 - 1219 : Argon
  - 1219 - 797 : Dix-huit rois inconnus
  - 797 - 761 : Ardyssos I
  - ? - ? : Alyatte I
  - ? - ? : Mélès
  - 714/685 : Candaule
- Mermnades :
  - 685/644 : Gygès
  - 644/615 : Ardyssos II
  - 615/610 : Sadyattès
  - 610/561 : Alyatte II
  - 561/547 : Crésus

Économie

Située sur la route commerciale entre le bassin Méditerranéen et l'Asie Centrale, la Lydie a su tirer les avantages de sa situation géographique, grâce à des taxes et des droits de douane. Disposant d'importantes ressources minières propres, notamment en électrum (mélange d'or et d'argent), onyx et mica dans le fleuve Pactole et le mont Tmolos, la Lydie fut l'eldorado de la Grèce, avec qui elle entretenait de nombreux échanges commerciaux, notamment par l'intermédiaire des cités grecques du littoral anatolien. Puissance économique, la Lydie était aussi une puissance bancaire, puisque les Lydiens inventèrent l'usage de la monnaie.

Voir aussi


- Camblès ;
- Crésus ;
- Pactole. Catégorie:Asie mineure Catégorie:Empire achéménide ja:リディア

Perse

La Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour désigner la province du Fars, berceau historique de l'Iran actuel, appelée Pārsa- en vieux-perse et Pārs en moyen-perse. Au , sassanide]], apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », c'est-à-dire « pays des Iraniens ». Au , après la chute des Sassanides, le pays reprend le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi demande aux représentations diplomatiques d'appeler le pays l'Iran. Durant l'Antiquité, le puissant Empire perse des Achéménides a livré plusieurs guerres aux Grecs. Plus tard, les Arabes conquièrent la région et y introduisent l'Islam. Les Iraniens continuent à parler persan, et se différencient des musulmans orthodoxes (sunnites), car ils sont chiites duodécimains (divergence provenant d'un problème de succession à la mort de Mahomet).

Chronologie


- : peuplement du plateau iranien par les Aryens au nord et dans le Fars, par les Mèdes dans l'ouest.
- vers -750 : Deioces fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane.
- -612 : les Mèdes s'emparent de Ninive, provoquant la chute de l'Empire assyrien.
- -552 : La Perse devient un royaume indépendant sous le roi Cyrus II.
- -550 : Cyrus II détruit l'Empire mède et fonde l'Empire perse, qui s'étendra à tout le Moyen-Orient, de la mer Égée à l'Inde, de l'Égypte à l'Afghanistan. Naissance de Darius I, roi de Perse. † 486 av. J.-C.
- -522 : Après la mort de Cambyse, le mage Gaumata usurpe le pouvoir en se faisant passer pour le défunt ; il est assassiné par des généraux menés par Darius. Début du règne de Darius Ier, roi de Perse. (fin en 486 av. J.-C.) Darius Ier, États-Unis (Empire achéménide)]]
- -518 : Une voie royale de 2 683 km est construite à travers l'Empire perse.
- -490 : les Perses du roi Darius sont battus par une coalition de Grecs à Marathon ; c'est l'épisode le plus marquant de la première guerre médique.
- -486 : Décès de Darius I, roi de Perse. Début du règne de Xerxès, roi de Perse. (fin en 465 av. J.-C.)
- -482 : Pour mater une révolte babylonienne contre la domination perse, Xerxès fait détruire les temples de la ville.
- -480 : Au cours de la deuxième guerre médique les Grecs défont la marine perse à Salamine (Salamis). Plus de 1000 trières participent à la bataille.
- -479 : Athènes refuse l'offre avantageuse de passer du côté perse.
- -472 : Dans sa pièce Les Perses, Eschyle présente au public athénien la bataille de Salamine vue du côté perse.
- -465 : Xerxès I est assassiné. Son fils Artaxerxès I lui succède comme roi de Perse.
- -459 : Après avoir aidé les rebelles égyptiens contre le pouvoir perse, les Grecs sont mis en fuite et trouvent refuge dans une île du delta du Nil.
- -404 : L'Égypte devient indépendante de la Perse.
- -401 : Le roi perse Artaxerxès II défait et tue son frère Cyrus le Jeune à Cunaxa.
- -396 : Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
- -386 : Sparte et la Grèce signent un traité, la paix d'Antalcidas ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Antaxerxès sur l'Asie et Chypre et les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos.
- -370 : Les satrapes de l'Empire perse entrent en révolte contre le pouvoir central, à la suite de l'indépendance de l'Égypte en -404.
- -338 : Décès d'Antaxerxès, roi de Perse assassiné par son eunuque favori.
- -333 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III Codoman à la bataille d'Issos.
- -331 : Alexandre le Grand défait le roi perse Darius III à la bataille de Gaugamèles.
- -312 : Début du règne de Séleucos I, fondateur de la dynastie séleucide de Perse. (fin en 280 av. J.-C.)
- -115 : Les Parthes, dont les ancêtres viennent de tribus à l'Est de la mer Caspienne, s'établissent comme maîtres de la Bactriane (le Nord de l'Afghanistan), de la Perse et de la Mésopotamie. Mésopotamie
- 211 : Ardachîr devient le roi d'une partie de la Perse.
- 224 : La Perse est unifiée par Ardachir.
- 226 : Ardachîr renverse Artaban V, dernier roi des Parthes et fonde une nouvelle dynastie perse, les Sassanides.
- 227 : La Perse annexe tout l'Empire parthe.
- 241 : Début du règne de Shapur I, roi de Perse. (fin en 272)
- 242 : Mani commence à prêcher sa doctrine religieuse en Perse.
- 259 : Le roi perse Shapur I capture l'empereur Valérien.
- 297 : Narses, le roi sassanide de Perse évince le roi Tiridate IV d'Arménie.
- 298 : Le roi perse Narses est force de signer un traité avec Rome.
- 310 : Début du règne de Shapur II, roi de Perse (fin en 272)
- 332 : Nouveau recueil des doctrines de Zarathoustra en Perse (Avesta).
- 337 : Début de la guerre perse contre Rome. (fin en 350)
- 348 : Des femmes sont enrôlées en Perse dans les services auxiliaires de l'armée.
- 350 : Les Huns envahissent la Perse et l'Inde.
- 359 : Sapor II, le roi sassanide de Perse, envahit la Syrie et prend la ville romaine d'Amida après une dure bataille.
- 363 : L'empereur Julien envahit la Perse et défait les Perses devant les murs de leur capitale, Ctésiphon.
- 390 : Théodose I et le roi Shapur III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.
- 399 : Yezdgerd monte sur le trône de Perse. Il est tolérant envers le christianisme et entretient de bonne relation avec les Romains.
- 422 : Théodose II, l'empereur romain d'Orient, et le roi Varahran de Perse signent un traité de paix.
- 430 : Les Huns Hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 506 : Après une contre-offensive romaine, en Mésopotamie, la paix est rétablie entre l'empire d'Orient et la Perse.
- 516 : Le perse Mazdak définit le communisme comme la religion mise en pratique.
- 529 : La dernière école de philosophie en Europe, à Athènes ferme et les derniers maîtres de philosophie émigrent en Perse.
- 531 : Le mouvement collectiviste de Mazdak est écrasé en Perse. Début du règne de Khosro Ier, roi de Perse. (fin en 579)
- 532 : Byzance verse à la Perse 3 548 kg d'or pour fortifier le Caucase.
- 561 : L'empereur byzantin Justinien signe un nouveau traité avec Khosro I, le roi des Perses rétablissant la frontière entre la Perse et l'empire d'Orient. L'empereur byzantin Justinien accepte de payer un tribut annuel a la Perse. La Perse garantit à Byzance 50 ans de paix.
- 589 : Le roi de Perse Khosro II est déposé par une révolte militaire et s'enfuit à Constantinople pour demander de l'aide.
- 590 : Début du règne de Khosro II, roi de Perse. (fin en 628)
- 591 : L'empereur byzantin Maurice rétablit sur son trône le roi de Perse Khosro II. En retour, il reçoit de conséquentes concessions territoriales. La paix est rétablie à nouveau entre les deux empires byzantin et perse.
- 600 : Les moulins à vent sont utilisé en Perse pour l'irrigation.
- 627 : Héraclius, allié aux Khazars, parvient devant Ninive et anéantit l'armée perse.
- 632 : Début du règne de Yazdgard III, dernier roi sassanide de Perse. (fin en 651)
- 632 : Le calife Abou Bakr soumet les tribus arabes révoltées. Il progresse vers la Syrie et la Perse fin en 634
- 639 : Les Arabes anéantissent l'armée perse à la bataille de Kadisiyya.
- 900 : Les moulins à vent arrivent de Perse dans l'Espagne musulmane.
- 975 : Le perse Muwaffat écrit un traité des remèdes.
- 1055 : Les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du califat abbasside s'emparent de Bagdad en 1055.
- 1094 : La secte des Assassins de religion chiite est fondée en Perse.
- 1251 : Début de la conquête de la Perse par Hulagu, petit-fils de Gengis Khan (fin en 1265).
- 1447 : Éclatement de l'empire de Tamerlan (Timour Lenk), l'Inde, la Perse et l'Afghanistan gagnent leur indépendance.
- 1502 : Ismail I établit la dynastie Safavide en Perse. Le chiisme devient la religion de la Perse. chiisme
- 1571 : Naissance d'Abbas I le Grand, chah de Perse (†1629).
- 1585 : Début du règne d'Abbas I (fin en 1622).
- 1590 : Abbas I signe la paix avec les Turcs.
- 1598 : Abbas I de Perse défait les Ouzbeks à Herat. Il fait d'Ispahan sa capitale.
- 1623 : Abbas I prend Bagdad aux Turcs.
- 1629 : Décès d'Abbas I.
- 1709 : Les Afghans se soulèvent contre le pouvoir perse et forment un État afghan indépendant.
- 1722 : Début du contrôle afghan sur la Perse. (fin en 1730)
- 1730 : Les Afghans sont rejetés hors de Perse.
- 1736 : Début du règne de Nâdir Shâh, chah de Perse, fondateur de la dynastie afshar, qui étendit l'influence perse en Inde. (fin en 1747)
- 1737 : Début de l'occupation perse de l'Afghanistan. (fin en 1747)
- 1794 : Aga Muhammed fonde la dynastie Qajar (Kajar) qui règnera sur la Perse jusqu'en 1925.
- 1811 : Guerre entre la Perse et la Russie qui remporte quelques victoires dans le Caucase.
- 1826 : Début de la guerre russo-perse, la Russie s'empare des provinces arméniennes. fin en 1828
- 1901 : Une compagnie britannique reçoit une concession de forage pétrolier pour 60 ans en Perse.
- 1934 : La Perse reprend le nom d'Iran.

Bibliographie


- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encyclopædia Universalis et Grand Livre du Mois, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 ;
- ;
- Philip Huyse, La Perse antique, Belles Lettres, coll. « Guide Belles Lettres des civilisations », Paris, 2005 (ISBN 2-251-41031-7). ja:ペルシアko:페르시아 제국
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Oracle grec

Les oracles grecs constituent un aspect fondamental de la religion et de la culture grecques. L'oracle est la réponse donnée par un dieu que l'on a consulté à une question personnelle, concernant généralement le futur. De tels oracles ne peuvent être rendus que par certains dieux, dans des lieux précis, sur des sujets déterminés et dans le respect de rites rigoureusement respectés : la prise d'oracle s'apparente à un culte. De plus, interpréter les réponses du dieu, qui s'exprime de diverses manières, demande parfois un apprentissage. L'oracle nécessite souvent une interprétation. Par extension, le terme doracle désigne aussi le dieu consulté, l'intermédiaire humain qui transmet la réponse ou encore le lieu sacré où la réponse est donnée. La langue grecque distingue ces différents sens : parmi de nombreux termes, la réponse divine peut être désignée par χρησμός / khrêsmós, proprement « le fait d'informer ». On peut aussi dire φάτις / phátis, « le fait de parler ». L'interprète de la réponse divine est souvent désigné par προφήτης / prophêtês, « qui parle à la place [du dieu] », ou encore μάντις / mántis. Enfin, le lieu de l'oracle est le χρηστήριον / khrêstếrion. La mantique, c'est-à-dire le domaine de la divination, n'est, dans le monde grec antique, constituée que des sciences oraculaires. Les devins comme Tirésias sont considérés comme des personnages mythologiques : la divination, en Grèce, n'est pas l'affaire de mortels inspirés mais de personnes respectant des rites déterminés, bien que la tradition ait pu donner l'apparence d'une telle inspiration, ou, au sens propre, ἐνθουσιασμός / enthousiasmós, « enthousiasme », c'est-à-dire le « fait d'avoir le dieu en soi ».

Les dieux-devins

La faculté de divination, ou μαντεία /
manteía, est une capacité purement divine. Pour comprendre la mantique grecque, il faut savoir que le destin, personnifié par les trois Moires (Μοῖραι / mõirai, proprement « celles qui donnent [le destin] en partage »), est une force indépendante des dieux, qui y sont soumis et ne peuvent le fléchir. Tout au plus peuvent-ils le retarder et, surtout, l'entrapercevoir et en faire part, de manière voilée, aux mortels. Ce pouvoir de divination semble, dans les premiers temps de la mantique, être lié fortement avec la terre et les forces chtoniennes, d'où les oracles rendus par incubation, c'est-à-dire transmis aux mortels par les songes, après une nuit passée contre le sol.

Zeus

Le premier dieu-devin est Zeus, dont les oracles sont rendus dans de nombreux sanctuaires, le plus ancien étant celui de Dodone, en Épire. Le sanctuaire oraculaire de Dodone, d'ailleurs cité chez Homère, a connu un déclin au Les oracles de Zeus étaient transmis, entre autres, par incubation aux prêtres Selles qui, pour rester en contact avec le dieu sous un aspect chtonien (ce qui montre son ancienneté), devaient dormir au sol, marcher pieds nus et ne pas se les laver. Plus tard, c'est par le bruit du vent dans les feuilles des chênes de Dodone que le dieu s'exprimait. L'interprétation pouvait aussi être effectuée par deux prêtresses nommées les
Colombes (qui pratiquaient peut-être aussi la prise d'auspices, ou interprétation du vol des oiseaux). Certaines des questions posées au dieu ont été retrouvées grâce à des lamelles de bronze sur lesquelles, plus tardivement, on les écrivait. Zeus-devin était aussi consulté à Olympie, et s'adressait aux prêtres Iamides via les flammes du sacrifice. Ceux-ci se montraient aussi haruspices, en lisant la réponse du dieu dans les entrailles prélevées sur la victime. À l'époque classique, Zeus oraculaire est surtout présent en Égypte, identifié avec Amon.

Autres dieux

Aphrodite était consultée à Paphos, ville de l'île de Chypre, et s'exprimait dans les entrailles et le foie des victimes sacrificielles ; comme Zeus à Olympie, cette méthode oraculaire s'apparente à l'haruspicie. Athéna, quant à elle, adressait ses réponses à travers un jeu de galets et d'osselets. Asclépios et Amphiaraos, par incubation (voir plus haut), donnaient des conseils thérapeutiques aux consultants, qui devaient passer au moins une nuit dans leur sanctuaire, principalement à Épidaure et Athènes pour Asclépios, à Oropos (au nord d'Athènes) et à Thèbes pour Amphiaraos. La réponse venait sous forme de rêve à interpréter soi-même. Trophonios possède également un oracle à Lébadée, en Béotie, évoqué dans
les Nuées d'Aristophane, dans l'œuvre de Plutarque (le Démon de Socrate ou Sur la disparition des oracles) ainsi que dans un épisode de la Vie d'Apollonius de Tyane. Mais c'est surtout par Pausanias que nous connaissons le rite de la descente dans l'antre souterrain de ce héros, architecte mythique, avec son frère, du seuil du temple pythien de Delphes, d'après lHymne homérique à Apollon.

Apollon pythien

Apollon est devenu l'archétype du dieu-devin, que l'on consultait par oracle surtout à Delphes (mais aussi à Délos, Patara ou encore Claros). Les oracles qu'on y rendait sont encore célèbres et l'importance du sanctuaire oraculaire de Delphes nous a permis d'en suivre l'évolution, ainsi que d'en connaître certains détails importants pour appréhender la mantique grecque.

Vitalité de l'oracle de Delphes

L'oracle de Delphes est resté très vivant et consulté jusqu'à la période chrétienne ; les chrétiens, cependant, en le caricaturant, en donnant de la pythie — l'interprète oraculaire d'Apollon — une image fausse, celle d'une femme hystérique et droguée, et en transmettant des textes erronés, ont participé grandement à son abandon. Parmi les témoignages les plus sûr, nous avons ceux de Plutarque (v. 46-v. 120 ap. J.-C.), qui a assumé pendant 30 ans la charge de prêtre du temple d'Apollon, chargé du sanctuaire oraculaire. Nous savons grâce aux fouilles menées à Delphes que le sanctuaire a été l'un des plus fréquentés et des plus riches. Pour plus de détails sur le sanctuaire lui-même, consulter l'article qui lui est consacré.

Organisation religieuse

l'article qui lui est consacré1512)]] La prophétesse, au sens grec : celle qui parle à la place [du dieu], est nommée la Pythie (Πυθία ἱέρεια / puthía hiéreia, « prêtresse pythienne »), choisie parmi les femmes de la région. Son nom (à l'origine un adjectif, mais on utilise souvent Πυθία puthía seul) vient d'une épiclèse d'Apollon, dit pythien à Delphes, parce qu'il y avait terrassé le serpent Python ; Delphes, d'ailleurs, est souvent nommée Πυθώ puthố (voir l'article Apollon pour plus de détails). La Pythie était souvent âgée, et Plutarque nous apprend qu'elle pouvait avoir une cinquantaine d'années, ce qui, pour l'époque, est un âge avancé. Celle-ci s'exprimait en vers (du moins s'est-elle exprimée ainsi pendant longtemps ; Plutarque fait cependant remarquer qu'à son époque elle ne le faisait plus, sans pouvoir expliquer pourquoi), et ses propos confus devaient être interprétés par un collège de deux prêtres, assistés par cinq ministres du culte. Chose exceptionnelle, ces charges étaient attribuées à vie. La marche à suivre pour consulter le dieu était la suivante :
- le consultant (qui ne pouvait pas être une femme), s'acquittait d'une taxe versée à une confédération de cités ; les consultations pouvaient être demandées individuellement ou collectivement, pour une cité, par exemple. Le paiement d'une surtaxe ou des services rendus à la cité de Delphes permettaient d'acquérir le droit de promancie, c'est-à-dire celui de consulter avant les autres, et ainsi de passer outre la liste d'attente qui pouvait être très longue, vu qu'en plus on ne pouvait consulter la pythie qu'un jour par mois ;
- on menait le consultant dans ladyton du temple d'Apollon ;
- il y rencontrait la pythie, qui s'était purifiée, avait bu l'eau d'une source de Delphes et mâchait des feuilles de laurier ; celle-ci était installée sur un trépied.
- le consultant offrait un sacrifice sanglant au dieu, lequel était conduit par les deux prêtres et leurs assistants ; préalablement, la victime était aspergée d'eau froide et, si elle ne tremblait pas, la prise d'oracle était annulée (au risque, sinon, de tuer la Pythie : elle ne pouvait contredire ce signe du dieu qui donnait ou non son accord) ;
- le consultant posait sa question à la Pythie, question que les prêtres avaient souvent remise en forme (afin qu'elle prît la forme d'une alternative) ;
- la Pythie, enfin, rendait l'oracle du dieu, qui parlait à travers elle ; cette réponse devait être rendue claire par les deux prêtres d'Apollon. D'après les témoignages, dont ceux de Plutarque, la Pythie n'était pas visible, et l'on n'entendait que sa voix. On le voit, la Pythie était en état denthousiasme
, c'est-à-dire d'inspiration divine ; la légende rapportait que des effluves magiques sourdaient dans le temple, et qu'ils étaient responsable de l'état second connu par la Pythie. Selon des historiens grecs, qui ne font que répéter des légendes, ces effluves auraient même poussé au suicide des bergers et de simples mortels qui les auraient respirés par hasard, avant que l'on destine à ce rôle dangereux la seule Pythie. Il convenait donc que celle-ci, pour recevoir l'inspiration divine sans en souffir, fût pure, vierge, et menât une vie saine. Son esprit devait être disponible, calme et serein, afin que la possession par le dieu ne soit pas rejetée, au risque de la mener à la mort. Depuis la fin de l'Antiquité, plusieurs hypothèses ont tenté d'expliquer les prétendues transes de la prêtresse, mais les preuves concrètes ou textuelles ont toujours manqué. La Pythie, on l'a dit, se tenait dans ladyton du temple. Or, si les fouilles actuelles à Delphes ne permettent pas de reconstituer avec précision ce qu'était cet adyton (il a en effet été rasé par les chrétiens), les théories les plus communes admettent qu'il s'agissait d'une partie en contrebas et non pas d'une salle secrète située en dessous du temple, encore moins d'un gouffre. Aucune fissure n'est non plus visible. On l'a dit, les chrétiens ont tourné en dérision cette prêtresse et par là le culte en décrivant la Pythie comme une folle écumant de bave, enivrée de vapeurs de souffre, possédée physiquement par le Malin qui s'introduisait via son vagin. De tels propos se trouvent, par exemple, chez Origène ou Jean Chrysostome. Quoi qu'il en soit, cette vision ne coïncide absolument pas avec ce que les Grecs nous ont rapporté de leur prêtresse. De plus, ce qui contredit les Grecs eux-mêmes, l'on n'a retrouvé à Delphes aucune fissure sous le temple d'Apollon, ni aucune autre exhalaison naturelle. Bien qu'incohérente avec les fait historiques, cette image de la Pythie s'est imposée à l'imaginaire collectif. De fait, il n'est pas rare de trouver une telle Pythie folle dans les ouvrages les plus sérieux ou bien quelque allusion à des émanations gazeuses dont il n'existe aucune preuve réelle.

Rôle politique de l'oracle de Delphes

Outre un rôle religieux majeur dans le monde antique — en effet, l'oracle d'Apollon n'était pas exclusivement consulté par les Grecs — les oracles de la Pythie ont tenu une place importante dans l'organisation politique grecque. Trois faits curieux sont notables concernant l'opinion que le dieu était censé avoir de la puissance grecque. L'oracle, en effet, n'a pas toujours soutenu les actions de son peuple. Lors des guerres médiques (ayant opposé les Grecs aux Mèdes), Athènes avait consulté l'oracle, en 490 avant l'ère chrétienne, afin de demander s'il était bon que Sparte l'aidât. L'oracle rendit une réponse négative, alors que c'est justement l'intervention du spartiate Léonidas aux Thermopyles en 480 qui permit aux Athéniens de gagner du temps pour remporter la victoire à Salamine (laquelle victoire serait due, pour le coup, à un oracle de la Pythie, qui avait conseillé de bâtir un mur de bois, ce qui, symboliquement, représentait la flotte athénienne massée dans le goulet de Salamine). On accusa alors la Pythie de
mêdiser (μηδίζειν / mêdízdein), de « parler en faveur des Mèdes ». Le deuxième oracle marquant prend place pendant les guerres du Péloponnèse, qui opposaient Athènes à Sparte ; celui-ci donnait clairement raison aux Spartiates. On accuse cette fois-ci la Pythie de lacôniser (λακωνίζειν / lakônízdein), de « parler en faveur de Lacédémone », autre nom pour Sparte. Enfin, pendant les conquêtes de Philippe, l'oracle, du côté du « barbare », est accusé pour le coup de philippiser (φιλιππίζειν / philippízdein). En sorte, l'oracle se montre surtout méfiant vis à vis des Athéniens. En fait, il subissait bien sûr les influences du peuple de Delphes, pro-aristocrate et assez conservateur. Cela explique sans doute pourquoi la Pythie s'est souvent montrée défavorable à Athènes : la démocratie n'était pas en odeur de sainteté dans cette région du monde grec.

Rôle spirituel et intellectuel de l'oracle de Delphes

Bien que souvent défavorable à Athènes, l'oracle a pourtant appuyé son action colonisatrice. C'est ainsi que la légende rapporte que la colonie de Cyrène, en Libye, fut fondée grâce à un tel oracle : un certain Bathos était affligé d'un bégaiement. L'oracle lui avait conseillé pour sa guérison de fonder une cité à Cyrène ; ce faisant, il y vit un lion. La peur causée par cette rencontre fortuite le guérit définitivement de cette affliction. Il existe nombre d'exemples de ce type. La cité de Delphes, d'autre part, prit dans l'Antiquité un rôle économique important : ville très fréquentée, l'argent y circulait (celui des taxes de consultation, des nombreux trésors offerts par les cités que l'oracle avait « favorisées », des offrandes, des achats de victimes sacrificielles que seuls les marchands de la ville pouvaient vendre, etc.). Apparurent, pour gérer ce flux monétaire créé par les consultations oraculaires, des changeurs et des prêteurs. C'est d'ailleurs à Delphes, au VI siècle avant l'ère chrétienne, que les premières banques ont fait leur apparition. Apollon n'était, en outre, pas le seul dieu résidant à Delphes : Dionysos était dit y passer l'hiver et Athéna y était aussi honorée ; la coexistence de ces cultes faisaient dire aux anciens que la présence de l'oracle était un gage de respect mutuel. Enfin, la ville de Delphes baignait dans un climat de piété et d'effervescence intellectuelle. On s'y dépouillait de ses masques sociaux, à l'image d'Apollon qui, fondant la cité, dut se purifier du meurtre de Python. La philosophie y était pratiquée et encouragée, et c'est un oracle de Delphes qui aurait poussé Socrate à enseigner, après qu'un de ses disciples y aurait appris que son maître était le plus sage des hommes. Plusieurs devises philosophiques ornaient la ville : « rien de trop » (μηδὲν ἄγαν /
mêdén ágan), inculquant la mesure et le rejet des excès, « connais-toi toi-même » (γνῶθι σεαυτόν / gnỗthi seautón), sur le fronton du temple d'Apollon, maxime enseignant l'importance de l'autonomie dans la recherche de la vérité (formule que Socrate reprendra à son compte dans le Charmide) et celle de l'introspection, ainsi qu'un très étrange « Ε », aussi sur le fronton du temple et sur la signification duquel les Grecs se sont longuement interrogés, et qui pourrait être une manière de noter le mot εἶ , « tu es », sous-entendu « toi aussi une partie du divin » ? Quoi qu'il en soit, la présence de l'oracle a fait de Delphes le lieu par excellence de la révélation à soi.

Voir aussi

Articles connexes


- Sources utilisées pour la connaissance de la religion grecque
- Notions fondamentales
- Aspects du culte
- Dodone
- Grèce antique

Bibliographie


- H. W. Parke,
The Oracles of Zeus : Dodona, Olympia, Ammon, Oxford, 1967. Catégorie:Religion grecque antique Catégorie:Art divinatoire

Cappadoce

Histoire > Antiquité La Cappadoce est un ancien pays d'Asie mineure, actuellement située en Turquie. Région traditionnelle de commerce avec les Assyriens, à cause de ses mines (or, argent, cuivre), elle est envahie par les Hittites au , et intégrée à l'Empire, qui y établit sa capitale Hattousas (actuelle Boğazkale) jusque vers -1200. Ensuite, elle fait partie de l'Empire perse, intégrée par Darius à la troisième satrapie. Ce sont les Perses qui lui donnent le nom Katpatuka (« pays des chevaux de race »), qui donnera ensuite « Cappadoce » — les Grecs, eux, donnent aux Cappadociens le nom de « Syriens blancs ». Elle continue à être gouvernée par ses propres dirigeants organisés en une aristocratie de type féodal. Elle devient ensuite indépendante sous le roi Ariarathès, qui reconnaît symboliquement la suzeraineté d'Alexandre le Grand et fonde une dynastie. Sous Ariarathès IV ont lieu les pre