:: wikimiki.org ::
| Déclaration Universelle Des Droits De L'Homme |
Déclaration universelle des Droits de l'Homme
La Déclaration universelle des Droits de l’Homme est une déclaration adoptée par l’Organisation des Nations unies le 10 décembre 1948 par la résolution 217 A (III). Elle précise les droits humains fondamentaux. John Peters Humphrey et René Cassin en furent les principaux auteurs.
Sans véritable portée juridique ce texte n'a que la valeur de proclamation de droits. Cependant, à l'origine seuls deux pays ont refusé de le signer : l'Afrique du Sud de l’apartheid (en raison de l'affirmation du droit à l'égalité sans distinction de naissance ou de race) et l’Arabie saoudite (en raison de l'affirmation à l’égalité homme-femme), les deux ayant rejeté le principe fondamental d’universalité tel qu'il est énoncé dans l’article 2 alinéa 1.
Le texte composé de trente articles, énonce les droits fondamentaux de l’individu et leur reconnaissance et leur respect par la loi. Il comprend aussi un préambule avec huit considérations reconnaissant la nécessité du respect inaliénable de droits fondamentaux par tous les pays, nations et régimes politiques, et qui se conclue par l’annonce de son approbation et sa proclamation par l’Assemblée générale des Nations unies.
Le texte du préambule et de la déclaration est inamovible, sa version en français est un original officiel, signé et approuvé par les membres fondateurs des Nations unies, et non une traduction approuvée. Rien ne peut y être changé, pas même la ponctuation.
__TOC__
Note : les seuls ajouts ci-dessous sont les titres des articles, choisis avec soin pour en décrire le champ et non pour le résumer, et de permettre le sommaire ci-dessus. La numérotation des articles et alinéas est également inchangée, de même que le texte et la ponctuation des articles et alinéas.
Préambule
: Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
: Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’Homme.
: Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême secours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.
: Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations.
: Considérant que dans la Charte les peuples des nations unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
: Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
: Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
: L’Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l’Homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
Article 1 (de l’individu)
: Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2 (de l'universalité des droits et libertés)
: 1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
: 2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou internationale du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.
Article 3 (des droits fondamentaux de l’individu)
: Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4 (de la prohibition de l’esclavage)
: Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5 (du respect de la personne)
: Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 6 (de la personnalité juridique de l’individu)
: Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7 (de l’égalité et de la non-discriminitation devant la loi)
: Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.
Article 8 (du droit au recours devant une juridiction compétente)
: Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.
Article 9 (de l’arrestation et la détention)
: Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Article 10 (du droit à un jugement équitable)
: Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Article 11 (de la présomption d’innocence, la défense, de la condamnation et des peines applicables)
: 1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
: 2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.
Article 12 (de la protection de la vie privée)
: Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Article 13 (de la liberté de circulation et de résidence)
: 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.
: 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Article 14 (du droit d’asile)
: 1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.
: 2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 15 (du droit à la nationalité)
: 1. Tout individu a droit à une nationalité.
: 2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.
Article 16 (du droit au mariage libre et à la protection de la famille)
: 1. A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
: 2. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux.
: 3. La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État.
Article 17 (du droit à la propriété)
: 1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
: 2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.
Article 18 (de la liberté de conscience, de religion et de culte)
: Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.
Article 19 (de la liberté d’opinion et d’expression)
: Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.
Article 20 (du droit de réunion)
: 1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.
: 2. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.
Article 21 (du droit d’accès aux affaires publiques et du droit de vote)
: 1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.
: 2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.
: 3. La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
Article 22 (du droit à la sécurité sociale)
: Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.
Article 23 (du droit au travail et à sa juste rémunération, et des syndicats)
: 1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
: 2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
: 3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
: 4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Article 24 (du droit au repos et aux loisirs)
: Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
Article 25 (du droit à la santé et à la protection sociale)
: 1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
: 2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Article 26 (du droit à l’éducation)
: 1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
: 2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
: 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.
Article 27 (du droit de l’individu à la culture et du droit d’auteur)
: 1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
: 2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.
Article 28 (du droit de l’individu à l’ordre)
: Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Article 29 (des droits et devoirs de l’individu envers la communauté)
: 1. L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
: 2. Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
: 3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Article 30 (de la protection des droits et libertés)
: Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.
Voir aussi
- Droits de l’Homme
- Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen
Liens externes
- [http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm Déclaration universelle des droits de l’homme, sur le site de l'ONU]
- [http://www.unhchr.ch/udhr/navigate/alpha.htm Traduction en plus de 300 langues de la Déclaration universelle des droits de l’homme, sur le site du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme]
Catégorie:Droits humains
ja:世界人権宣言
ko:세계인권선언
simple:Universal Declaration of Human Rights
zh-min-nan:Sè-kài Jîn-koân Soan-giân
Organisation des Nations unies
L'Organisation des Nations unies (ONU ou encore Nations unies) est une organisation internationale fondée en 1945 pour résoudre les problèmes internationaux. Elle succède à la Société des Nations (SDN). Elle ne dispose pas de force militaire mais elle peut demander aux États membres de fournir des contingents pour mettre sur pied des forces d'interposition (les Casques bleus). Elle compte 191 membres, soit la quasi-totalité des pays du monde, depuis l'adhésion de la Suisse et du Timor Oriental en 2002.
2002
Histoire
Les premières bases des Nations Unies furent posées lors de l'élaboration de la Déclaration des Nations Unies, qui fut signée le 1 janvier 1942 à Washington. L'expression Nations Unies est due au président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, elle avait pour but de signifier que des États avaient décidé de se réunir pour prévenir les conflits armés de manière à ce qu'une guerre telle que la Première et la Seconde Guerre mondiale ne se reproduisent plus jamais.
Mais c'est avec la Conférence de Dumbarton Oaks à Washington et surtout la Conférence de San Francisco en 1945 qu'ont été définis exactement le but et le fonctionnement de l'ONU.
Le texte fondateur de l'ONU est la Charte des Nations unies, elle fut signée à la fin de la Conférence de San Francisco par les représentants des 50 états fondateurs le 26 juin 1945. Il est à noter que la Pologne, qui n'avait pas été représentée à la Conférence de San Francisco, la signa plus tard, mais elle fait néanmoins partie des 51 États membres originels, parce que son gouvernement en exil avait précédemment signé la Déclaration des Nations unies.
C'est le 24 octobre 1945, lors de la ratification par la majorité des pays signataires, que l'ONU naquit officiellement. Depuis, la Journée des Nations unies est célébrée le 24 octobre de chaque année.
Localisation
1945
Le siège de l'ONU, à la demande des parlementaires américains, fut construit à New York le long de l'East River sur un terrain acquis grâce à une donation de John Davison Rockefeller Junior. Il a été inauguré le 9 janvier 1951. Le siège des Nations Unies jouit de certains privilèges diplomatiques. Propriété de l’Organisation des Nations Unies, le site du Siège est territoire international.
Cinq des six organes principaux de l'ONU y sont localisés. Seule la Cour internationale de Justice, de création plus récente, a son siège à La Haye aux Pays-Bas. Certaines agences importantes des Nations Unies sont en Suisse à Genève, ancien siège de la SDN ou à Vienne (Autriche) voire dans d'autres pays pour ses agences. Le siège de l'UNESCO, par exemple, est en France à Paris alors que celui de l'Organisation de l'aviation civile internationale se situe à Montréal, Canada.
Objectif
En vertu de sa charte, l'ONU s'efforce donc d'être un lieu où se bâtit un avenir meilleur pour tous, et cela à travers 3 objectifs :
- Maintenir la paix et la sécurité internationale
- Développer les relations amicales entre les nations
- Réaliser la coopération internationale sur tous les sujets où elle peut être utile
L'ONU n'est pas un gouvernement mondial et ne légifère pas. Cependant, ses résolutions donnent une légitimité aux interventions des États et sont de plus en plus appliquées dans le droit national et international.
Fonctionnement
L'Organisation des Nations Unies comprend six organes principaux:
- L'Assemblée générale,
- Le Secrétariat, chargé du bon fonctionnement de l'ONU
- Le Conseil de tutelle, chargé de surveiller les territoires placés sous tutelle
- Le Conseil économique et social
- Le Conseil de sécurité
- La Cour internationale de Justice, chargée de régler les litiges entre les États
Là où la SDN n'était qu'un espace de dialogue où les diplomates pouvaient se rencontrer pour établir des consensus, l'ONU peut, avec le Conseil de Sécurité, prendre des décisions concrètes. Celles-ci peuvent déboucher, par exemple, sur l'autorisation d'employer une force armée pour maintenir ou rétablir la paix.
En plus des six organes principaux, l'ONU a créé au fil du temps de nombreuses agences spécialisées (comme l'OMS pour la santé ou l'UNESCO pour la protection du patrimoine mondial de l'Humanité).
Tous les travaux et débats sont retranscrits dans les 6 langues officielles de l'ONU : arabe, anglais, chinois, espagnol, français, russe.
Financement
Le financement de l'organisation des Nations unies et de ses agences spécialisées est assuré par les contributions obligatoires des pays membres et par des contributions volontaires de toutes organisations, entreprises ou encore particuliers (Ted Turner a par exemple fait un don de 1 milliard de dollars US).
Le budget ordinaire des Nations unies (actuellement ~1.3 milliard de dollars par année), établi tous les deux ans, est basé sur les contributions obligatoires fixées par l'Assemblée générale. Pour des raisons d'indépendance, le niveau maximum de la plus grosse contribution a été fixé à 25 % (le seuil minimal est quant à lui de 0.01% du budget global). À titre d'exemple pour 2001 les plus gros contributeurs étaient les États-Unis (22%), le Japon (19,63%), l'Allemagne (9,82%), la France (6,5%), l'Angleterre (5,57%), l'Italie (5,09%), le Canada (2,57%) et l'Espagne (2,53%).
Il est important de souligner que les contributions obligatoires ne sont pas toujours remplies par les États membres. Le résultat est que les Nations unies ont une dette de plus de 2,5 milliards de dollars américains. Pour résoudre ce problème récurrent, de nombreux États souhaitent une réforme en profondeur des Nations Unies de manière à régler la lourdeur bureaucratique de l'ONU, ce qui pourrait régler une partie du problème.
La Guerre Froide
L'ONU est restée pendant très longtemps paralysée durant la Guerre froide. Les deux superpuissances, les États-Unis et l'Union soviétique étant des membres permanents du Conseil de Sécurité, ils paralysèrent l'Organisation des Nations Unis en utilisant abusivement de leur droit de veto (il fut utilisé 242 fois en 45 ans).
Depuis la fin de la Guerre froide, l'ONU se retrouve de plus en plus sur le devant de la scène pour prévenir ou régler les différents conflits.
Les actions de l'ONU
- Les compétences opérationnelles de l'ONU
- La prévention des conflits
- Le désarmement
- Les droits de l'homme
- La coopération internationale à travers les conférences internationales.
Toutes ces actions se pérennisent au travers la signature de traités entre les nations.
Avenir de l'ONU
L'avenir de l'ONU passe de plus en plus par une réforme en profondeur de son fonctionnement. Jusqu'à maintenant, elle fut repoussée, mais le problème du budget (sa dette) et celui du fonctionnement du Conseil de Sécurité (l'arrivée de nouveaux membres permanents et l'extension de son domaine de compétence) devient de plus en plus pressant.
Le secrétaire général actuel, Kofi Annan, a commandé de nombreuses études sur les voies à suivre pour réformer l'organisation. Mais, par manque de consensus au sein des membres permanents du Conseil de Sécurité, elles sont pour l'instant restées lettres mortes. En particulier, le représentant permanent des États-Unis actuel (août 2005) John R. Bolton, soutient une position forte peu unanime et grève ainsi les possibilités de réforme.
Voir aussi
Articles connexes
- Secrétaire général de l'ONU
- Liste des États membres de l'ONU
- Sigles et acronymes de l'ONU (listes des sigles & acronymes avec liens internes et externes)
- COCOVINU
- Force de protection de l'ONU (Forpronu, Unprofor)
- Forums mondiaux
- Sommet Mondial sur la Société de l'Information
- Sommet de la Terre
Liens externes
- [http://www.un.org/french Le site de l'ONU]
- [http://www.un.org/french/aboutun/ONU_en_bref/ L'ONU en bref]
- [http://www.un.org/french/documents/index.html Centre de documentation de l'ONU]
- [http://www.acitytour.com/newyorkcity/galerie-6.html Photos du siège de l'ONU à New York]
- [http://www.politique.com/dossiers/international/articles/budget-onu-2005.htm Le budget 2005-2006 de l'ONU]
- [http://www.un.org/search/advanced.html Page avancée du moteur de recherche ONU]
- [http://paginas.pavconhecimento.mct.pt/pessoais/dw/Mario_Zanatti La réponse conceptuelle au massacre de Srebrenica qui eût lieu sous mandat de maintien de paix]
Catégorie:Droit international
Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de la Paix
Catégorie:Organisation internationale
Catégorie:Organisation des Nations unies
Catégorie:Finance publique internationale
ja:国際連合
ko:국제 연합
ms:Pertubuhan Bangsa-Bangsa Bersatu
simple:United Nations
th:สหประชาชาติ
zh-min-nan:Liân-ha̍p-kok
1948
Cette page concerne l'année 1948 du calendrier grégorien.
Événements
- 1 janvier : Entrée en vigueur du GATT.
- 8 septembre : Consécration de la nouvelle abbatiale de l'Abbaye d'Orval, dans la province belge du Luxembourg.
- 9 décembre [http://cec.rwanda.free.fr/documents/CVN-1948.htm Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide] (adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU)
- 10 décembre : L'assemblée générale des Nations Unies, réunie à Paris, adopte la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
- L'UNESCO recommande aux États membres de rendre l'éducation primaire obligatoire et universelle.
Europe
- 20 mars : Lors de la conférence de Londres, l'URSS rompt avec les Alliés sur la question allemande.
- 7 mai : Congrès de la Haye ou « Congrès de l'Europe », qui mènera à la création du Conseil de l'Europe (mai 1949).
Europe de l'Est
- En mars, proclamation de la République Populaire de Roumanie.
- 28 juin : Le Kominform condamne Tito et exclut la Yougoslavie du Kominform.
- 5 septembre : Limogeage de Gomulka, 1er secrétaire du POUP en Pologne (remplacé par Beirut).
- 21 février : Coup de Prague (20-27 fév), la Tchécoslovaquie bascule dans le camp communiste
- En mai : Victoire des communistes aux élections en Tchécoslovaquie
- En juin, la Tchécoslovaquie devient une « Démocratie Populaire ».
Europe de l'Ouest
- 1 janvier : Création du Benelux, union douanière entre la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.
- 17 mars : Traité de Bruxelles : alliance militaire occidentale (France, Royaume-Uni, Benelux).
- 1 avril : Début de la distribution de l'aide américaine dans le cadre du plan Marshall.
- 3 avril : Fondation de l'OECE (Organisation européenne de coopération économique, future OCDE) par 16 pays et les zones d'occupations alliées en Allemagne et à Trieste.
- 4 septembre : Avènement de la reine Juliana des Pays-Bas fille de la reine Wilhelmine qui vient d'abdiquer.
- 16 octobre : Fin de la guerre civile en Grèce.
- 5 avril : Un tribunal militaire américain acquitte Alfred Krupp et 11 autres industriels allemands, de l'accusation de crimes de guerre.
- 20 juin : En Allemagne de l'Ouest, réforme monétaire (remplacement du Reichsmark par le Deutsche Mark).
- 24 juin : Début du blocus de Berlin-Ouest par les Soviétiques (24 juin 1948 - 12 mai 1949).
- 28 juin : Mise en place par les Occidentaux d'un pont aérien avec Berlin-Ouest pour contourner le blocus.
- 25 janvier : Dévaluation du franc français et blocage des billets.
- En avril, Fondation de la CGT-FO (Force Ouvrière) par les partisans de Léon Jouhaux.
- En avril, nouvelle vague de grèves en France.
- 19 juillet : Chute du Gouvernement Robert Schuman (1)
- 26 juillet : Nouveau Gouvernement André Marie, jusqu'au 28 août.
- 25 août : Naissance du Mouvement de la Paix.
- 28 août : Chute du Gouvernement André Marie.
- 5 septembre : Nouveau Gouvernement Robert Schuman (2)
- 7 septembre : Chute du Gouvernement Robert Schuman (2)
- 11 septembre : Nouveau Gouvernement Henri Queuille (1), jusqu'au 5 octobre 1949.
- En septembre, vague de grèves violentes (sept-nov).
- 11 octobre : Le gouvernement rappelle des réservistes.
- L'inflation se monte à 59 %.
- Dévaluations du franc, 80 % puis 17 %.
- Dans le cadre du plan Marshall, la France reçoit une aide américaine jusqu'en 1952.
- Création de la société « Usinor » par la fusion de « Denain-Auzin » et des « Forges et Acièries du Nord et de l'Est ».
- Fondation de la compagnie « Air France » sous forme de société mixte.
Afrique
- L'arrivée au pouvoir du parti nationaliste en Afrique du Sud multiplie les mesures d'apartheid, ségrégation à l'égard des Noirs.
- Un cyclone tropical dévaste la Réunion.
Amériques
Amérique du Nord
- 28 juillet : L'Union nationale de Maurice Duplessis remporte les élections générales au Québec.
- 15 novembre : Après le retrait du Premier ministre Mackenzie King, Louis St-Laurent lui succède jusqu'en 1957.
- 25 février : Martin Luther King est nommé pasteur baptiste.
- 31 mars : Le Congrès américain approuve le plan Marshall d'aide à l'Europe.
- 3 mai : La Cour suprême des États-Unis invalide les lois, contrats et autres textes interdisant aux noirs d'être propriétaires fonciers
- En novembre, Élection de Harry S. Truman (D) comme président des États-Unis avec 49,6% des voix contre Thomas E. Dewey (R) 45,1%.
Amérique Latine
- 30 avril : Création à Bogota de l'OEA (OAS) : Organisation des États Américains.
Asie & monde indien
- En février, Indépendance de l'île de Ceylan (Sri Lanka).
- Première indépendance du Vietnam octroyée par la France.
- 4 janvier : Indépendance officielle de la Birmanie. U Nu (bouddhiste et neutraliste), devient le Premier ministre de l'Union birmane. Début de l'exode des habitants d'origine indienne.
- 28 mars : Début de l'insurrection déclenchée par les communistes du Drapeau Blanc birman, avec 25 000 partisans, armés d'un équipement disparate. Le Drapeau Blanc établit son QG à Pyinmana et un Front militaire à Pégu où il commence des embuscades.
- En décembre, l'armée birmane chasse la guérilla communiste de Pyinmana. 3 000 partisans se rendent, ce qui porte un coup décisif à la guérilla.
- 16 février : Proclamation de la République populaire de Corée du Nord.
- 10 mai : Élection d'une assemblée et d'un président (Syngman Rhee) en Corée du sud.
- 10 septembre : Création de la République Populaire Démocratique de Corée (la Corée du Nord) marquant la scission avec la Corée du Sud entraînant des tensions aboutissant à la guerre de Corée.
- En décembre, évacuation par l'Armée Rouge du nord de la Corée.
- 13 mars : Soichiro Honda crée la compagnie Honda Motors.
- Création du zenkaguren et nouvelle constitution
Océanie & pacifique
Proche-Orient & monde-arabe
- 4 avril : Élections en Algérie (4-11 avr).
- 1 mars : Le Conseil juif de Palestine forme un cabinet de 30 ministres sous la présidence de David Ben Gourion (jusqu'en 1953) formant ainsi l'embryon de l'État d'Israël.
- 9 avril : Massacres de 300 civils par les terroristes juifs de l'Irgoun, à Der Yassine, qui entraîne une panique chez les Palestiniens.
- 14 mai : Proclamation de l'État d'Israël par David Ben Gourion et déclare son indépendance de l'Empire britannique. Il est reconnu par l'URSS et les États-Unis.
- 15 mai : Invasion de la Palestine par les troupes des pays arabes.
- 31 mai : Création de Tsava Haganah le Israel (Tsahal) : « l'armée de défense d'Israël ».
- 17 septembre, à Jérusalem, le Comte suédois Folke Bernadotte, médiateur de l'ONU est assassiné par un groupe de sionistes de la faction LEHI.
Arts & cultures
- 12 mars : Création du groupe de motards les « Hell's Angels ».
- 20 mars : CBS présente le premier concert classique télévisé donné par l'Orchestre de Philadelphie.
- 11 mai : Fondation du Collège de Pataphysique.
- 20 mars : 20e remise des oscars
Films remarquables
- La Corde (Rope) drame policier d'Alfred Hitchcock avec James Stewart, John Dall et Farley Granger.
- Key Largo réalisé par John Huston avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall et Edward G. Robinson
- Hamlet de Laurence Olivier - Oscar du meilleur film.
- Jour de fête réalisé par Jacques Tati.
Littérature
- Le romancier Hervé Bazin publie Vipère au poing.
- L'écrivain et philosophe Jean-Paul Sartre publie Les mains sales.
- L'écrivain George Orwell publie 1984.
Sciences & techniques
- Le physicien anglais Patrick Blackett, spécialistes des rayons cosmiques, reçoit le prix Nobel de Physique.
- Le mathématicien américain Claude Shannon développe sa théorie de l'information.
- Invention du transistor par William Shockley, John Bardeen et Walter Brattain.
- Le mathématicien américain d'origine hongroise John von Neumann étudie mathématiquement des machines qui s'auto-reproduisent.
- Invention du four à micro-ondes.
Techniques appliquées
- 3 juin : Mise en service du télescope du Mont Palomar.
- 28 novembre : Mise sur le marché de la « caméra Polaroid ».
- 15 décembre : Mise en route de Zoé, la première pile atomique française dont la construction a été dirigé par Frédéric Joliot-Curie.
- Inauguration du télescope de 5 mètres au mont Palomar.
- La « Columbia » met le 33 tours LP sur le marché.
Sports
- 25 juin : Le champion Joe Louis conserve son titre de champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Jersey Joe Walcott par K.O. au 11e round à New York.
- 29 juillet : Jeux Olympiques d'été, XIVe Olympiade de l'ère moderne, à Londres.
- Le Tour de France cycliste est remporté par l'italien Gino Bartali (+ montagne), deuxième le belge Brik Schotte et troisième le français Guy Lapebie.
- Article détaillé : 1948 en sport
Janvier-Février
- 1 janvier - Louis Chédid, chanteur français
- 16 janvier - John Carpenter, cinéaste
- 17 janvier - Anne Queffélec, pianiste française
- 27 janvier - Mikhaïl Barychnikov, danseur et chorégraphe américain
- 3 février - Henning Mankell, écrivain suédois
- 11 février - Bernard Bonnet, homme d'État
- 28 février - Bernadette Peters, actrice
Mars-Avril
- 9 mars - Jeffrey Osborne, chanteur
- 11 mars - Dominique Sanda, actrice
- 17 mars - William Gibson, écrivain américain
- 30 mars - Richard Gotainer, chanteur français
- 31 mars - Al Gore, ex-vice-président américain
- - Jimmy Cliff, musicien
- 3 avril - Carlos Salinas de Gortari, président du Mexique entre 1988 et 1994
- 18 avril Régis Wargnier, réalisateur de film français
- 28 avril - Terry Pratchett, écrivain anglais
Mai-Juin-Juillet
- 15 mai : Brian Eno, musicien
- 19 mai :Grace Jones, mannequin, chanteuse et actrice américaine
- 31 mai : John Bonham, batteur du groupe Led Zeppelin
- 21 juin : Andrzej Sapkowski, écrivain polonais
- 4 juillet : René Arnoux, pilote automobile F1
- 6 juillet : Nathalie Baye, actrice française
- 13 juillet : Catherine Breillat, réalisatrice et scénariste française
- 15 juillet : Anne Sinclair, journaliste française d'origine américaine
- 16 juillet : Pinchas Zukerman, violoniste israélien
- 21 juillet : Hubert-Félix Thiéfaine, chanteur français
- 21 juillet : Cat Stevens, musicien
- 21 juillet : Garry Trudeau, dessinateur
- 30 juillet : Jean Reno, comédien français
- 31 juillet : Alain Nadaud, écrivain français.
Août-Septembre-Octobre
- 3 août - Jean-Pierre Raffarin, homme politique français
- 24 août - Jean-Michel Jarre, compositeur français
- 25 août - Robert Plant, chanteur du groupe Led Zeppelin
- 10 septembre - Margaret Trudeau, ancienne Première Dame du Canada
- 1 octobre - Peter Blake, navigateur néo-zélandais
- 8 octobre - Claude Jade, actrice française
- 2 octobre - Avery Brooks, acteur américain
- 2 octobre - Chris LeDoux, chanteur de country américain (décès 2005)
- 8 octobre - Johnny Ramone, musicien américain, guitariste des Ramones (décès 15 septembre 2004)
Novembre-Décembre
- 4 novembre - Amadou Toumani Touré, homme politique malien
- 9 novembre - Bille August, réalisateur de cinéma danois
- 14 novembre - Charles d'Angleterre, prince de Galles
- 18 décembre - Laurent Voulzy, chanteur français
- 20 novembre - Barbara Hendricks, soprano norvégienne d'origine américaine
- 21 décembre - Willi Resetarits, cabarettiste autrichien
- 24 décembre - Michel Robert, cavalier, Champion de France
- 25 décembre - Noël Mamère à Libourne en Gironde (France)
- 27 décembre - Gérard Depardieu, acteur
- 28 décembre - Robert Flammang, à Luxembourg
Dates inconnues
- Dan Simmons, écrivain américain
- Nick Drake, auteur, compositeur, interprète
- Trinh Xuan Thuan, astophysicien et écrivain originaire du Việt Nam.
- Ndiaga Mbaye, griot et auteur-compositeur-interprète sénégalais
- Adama Drabo, cinéaste et auteur de théâtre malien
- 8 janvier : Kurt Schwitters, peintre allemand
- 19 janvier : Tony Garnier, architecte
- 30 janvier : Mahatma Mohandask Gandhi (assassiné) philosophe et leader politique et spirituel de l'Inde
- 10 février : Sergueï Eisenstein, réalisateur soviétique
- 4 mars : Antonin Artaud, dramaturge, poète et comédien français
- 12 mars : Alfred Lacroix, minéralogiste et géologue français.
- 6 juin : Louis Lumière, français, inventeur du cinématographe
- 5 juillet : Georges Bernanos, écrivain et dramaturge français
- 23 juillet : D.W. Griffith, producteur et réalisateur américain
- Andreï Jdanov, russe, politicien aux côtés de Staline durant l'URSS.
__NOTOC__
Catégorie:1948
als:1948
ja:1948年
ko:1948년
ms:1948
simple:1948
th:พ.ศ. 2491
Afrique du Sud
|- valign="top"
| Capitales
| style="white-space:nowrap" | Le Cap (législative) Pretoria (administrative) Bloemfontein (judiciaire)
|- valign="top"
| Président || Thabo Mbeki
|{{{{{{{{{{{{{{{commons|Category:South Africa|l'Afrique du Sud{fr{dmoz|Afrique du Sud|http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Afrique/Afrique_du_Sud/{fr{wikitravel|l'Afrique du Sud|Afrique_du_Sud{en{Pays d'Afrique{Modèle:Serie Afrique{lien AdQ|en
Droits de l'Homme zh-min-nan:Jîn-kôan ja:人権
Catégorie:Droits humains
Catégorie:Droits humains
Les droits de l'Homme, ou droits de la personne, sont un ensemble de droits moraux et juridiques que leurs fondateurs estiment dus à chaque être humain.
Variantes de dénomination
Depuis la fin du , nombreux sont ceux qui préfèrent le terme de droits humains (qu'ils trouvent moins sexiste et plus cohérent, et qui se trouve être la traduction littérale de l'équivalent en anglais : human rights. La Commission française consultative des droits de l'Homme a réfuté ces arguments dans un [http://www.commission-droits-homme.fr/binTravaux/AffichageAvis.cfm?IDAVIS=555&iClasse=1 avis] daté du 19 décembre 1998), mais la dénomination traditionnelle reste la plus utilisée en français. Dans ce même esprit, des femmes proposent de parler de droits de la personne, comme on le fait déjà au Canada. Pour cette raison, la majuscule sur le mot «Homme» est importante.
Histoire
Antiquité : notion de droit de cité.
La notion de droits minimaux, dus à la seule qualité d'être humain, est à la fois très ancienne et très générale. Ce qui caractérise l'idée des droits de l'Homme, c'est l'idée de les inscrire explicitement dans le droit (oral ou écrit), de leur reconnaître une application universelle et une force supérieure à toute autre norme. On passe alors souvent par une forme de proclamation, plutôt que par les règles ordinaires d'édictions des normes légales ; les termes utilisées sont ceux d'une évidence préexistante et indiscutable, qu'on découvre et qu'on reconnaît, plutôt qu'une simple convention discutable. L'unanimité est implicitement convoquée comme source de la légitimité de ces droits. Même si des références au divin ou des influences religieuses peuvent se trouver, ils se distinguent bien d'une règle religieuse par leur caractère universel et laïc.
Avec cette définition (non du contenu, mais de la forme), on peut remonter au moins jusqu'au Moyen Âge pour trouver les premières manifestations, concrètes et avec des effets réels dans les pratiques, de l'idée des droits de l'Homme.
Pendant le , en occident, la découverte des peuples indigènes de l'Amérique par les européens et les premières pratiques de déportation d'africains vers le "Nouveau Monde" sont à l'origine de l'activisme pour les droits humains de Bartolomé de Las Casas et certains secteurs de l'Église Catholique qui se manifestent avec les actes Veritas ipsa et Sublimis Deus
La première déclaration de droits de l’Homme de l’époque moderne est celle de l’État de Virginie (EEUU), écrit par George Mason et adoptée par la Convention de Virginie le 12 juin 1776 (Bill of Rights).
Elle a été largement copié par Thomas Jefferson pour la déclaration de droit de l’Homme contenue dans la Déclaration d’Indépendance des EEUU (4 juillet 1776), par les autres colonies pour la rédaction de ces déclarations de droits de l’Homme, et par l’Assemblée nationale française pour la Déclaration Française de Droit de l’Homme et des Citoyens de 1789.
La notion restera pratiquement stable pendant près d'un siècle, puis, sous l'inflence de la prise en compte de problèmes sociaux et après plusieurs décennies, les droits dits de « deuxième génération » (ou « droits-créance » sur l'État) ont été ajoutés par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (ONU, 1948).
Les principaux textes
A travers l'Histoire, plusieurs texte ont petit à petit amenés à la définition des Droits de l'Homme actuelle :
- Magna Carta (Angleterre, 1215)
- Charte du Manden (Mali, 1222)
- Habeas corpus (Angleterre, 1679)
- Bill of Rights (Angleterre, 1689)
- Déclaration des Droits de l'État de Virginie, Bill of Rights (Virginie aux États-Unis, 12 juin 1776)
- Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique (États-Unis, 4 juillet 1776)
- Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (France puis républiques sœurs, 1789)
- Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793 (France, 1793 : première déclaration de la République)
- Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (Monde, 1948)
- Convention européenne des droits de l'homme (Conseil de l'Europe, 1950)
Au Canada et au Québec :
- Déclaration canadienne des droits (Canada, 1960)
- Charte des droits et libertés de la personne (Québec, 1975)
- Charte canadienne des droits et libertés (Canada, 1982)
Conception générale des droits de l'Homme
La philosophie des Droits de l'Homme s'interroge sur l'existence, la nature et la justification de tels droits face aux reproches que peut encourir l'affirmation de leur universalité dans un monde tenté par le relativisme. C'est une question particulièrement importante de la philosophie politique contemporaine.
Le fondement primordiale semble être l'égalité entre les Hommes (voir l'article théorie de la justice). Les points initiaux concernaient principalement la liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l'oppression (déclaration de 1789). Des versions ultérieures y ajoutèrent des questions de dignité et de bien-être (éducation, santé, etc.).
On peut distinguer quelques traits généraux :
- Les droits de l'Homme sont des droits en un certain sens :
- les Hommes sont porteurs de ces droits ;
- ces droits définissent des statuts de protection (par exemple, le droit de vivre doit être protégé par la loi) ;
- ces droits impliquent des devoirs et des responsabilités (devoirs de protection, de respect, de mise à disposition des moyens d'application de ces droits, d'assistance, etc.).
- Les droits de l'Homme sont conçus comme des normes politiques indiquant comment des citoyens doivent être traités par leur État et leurs institutions.
- Mais certains droits interviennent de manière évidente dans les croyances et les comportements privés, comme par exemple l'égalité et ce qui concerne la lutte contre les discriminations. La dimension morale de ces droits peut aussi être entendue de manière plus fondamentale : les Droits de l'Homme en eux-mêmes engagent en effet une certaine conception de l'Homme et de ce qu'il doit faire ou ne pas faire. Ce qui implique a contrario qu'on peut critiquer ces droits au nom d'une autre conception de l'Homme (Cf. infra).
- Les Droits de l'Homme sont des normes minimales plutôt que des idéaux abstraits : ils définissent les limites au-dessous desquelles la vie humaine est intolérable (en termes de besoins humains : nourriture, habitat entre autres).
- Les Droits de l'Homme sont des normes internationales, qui doivent concerner tous les pays et tous les peuples.
- Les Droits de l'Homme sont des normes prioritaires : personne ne peut en être privé sans graves injustices.
- Les Droits de l'Homme sont inaliénables : personne ne peut les perdre, temporairement ou définitivement, volontairement ou non.
- Un postulat des droits de l'Homme est qu'ils sont suffisamment justifiés pour être transculturels ; autrement dit, les droits de l'Homme sont en principe des normes rationnelles.
Aspects institutionnels et juridiques
Les Droits de l'Homme ont ainsi de plus en plus une consistance juridique dans le monde, du fait tant :
- de leur intégration dans des constitutions et des lois
- que de la création de juridictions internationales, telles que la Cour Européenne des Droits de l'Homme. C'est ainsi que la jurisprudence construite progressivement par cette dernière concernant les différends entre les États et les particuliers commence à être prise en compte par la doctrine juridique dans de nombreux pays, même non européens.
Les Droits de l'Homme en politique
Les Droits de l'Homme représentent la lutte entre une souveraineté des États et l'établissement d'une sphère inviolable autour de chaque individu.
Les démocraties assument en principe le respect des Droits de l'Homme, notamment à travers la doctrine de l'État de droit. Toutefois, il ne faut pas confondre le respect des droits de l'Homme par un État et son caractère démocratique, même si les deux vont souvent de pair.
Un État démocratique peut violer les Droits de l'Homme. Pour l'éviter, on estime qu'il faut limiter la souveraineté du peuple par des garde-fous indépendants : ce rôle est souvent tenu par les instances judiciaires, comme indiqué ci-après pour la Cour européenne des Droits de l'Homme.
Inversement un État autoritaire viole par définition les Droits de l'Homme (par le non-respect de la liberté, et la menace qu'il fait peser sur les autres droits). Mais il arrive fréquemment que, dans une situation où les Droits de l'Homme (à commencer par le respect de la vie) sont violés par des individus ou des groupes non étatiques ou étrangers, le peuple croit préférable (à tort ou à raison) de faire appel à des régimes autoritaires pour faire face à la situation.
Classification
Classiquement, on distingue :
- Les libertés individuelles : c'est le pouvoir d'autodétermination de chaque individu. On peut compter parmi ces dernières :
- la liberté physique (Habeas corpus'), ou sûreté (Montesquieu)
- les libertés familiales (liberté du mariage, filiation, et aujourd'hui vie privée)
- la propriété privée (assimilée par la Déclaration de 1789 à un droit naturel et imprescriptible de l'Homme, articles 2 et 17)
- la liberté contractuelle (article 1134 du Code civil français)
- et enfin la liberté d'entreprendre
- Les libertés politiques, c'est-à-dire la participation des citoyens aux décisions politiques. Elles recouvrent entre autres les libertés des cultes, de réunion, de conscience, de l'enseignement, de communication, d'association...
Aujourd'hui, les deux types de libertés sont mêlés, notamment en raison d'une revendication et d'une protection concomitantes.
On distinguera plus volontiers :
- les libertés résistantes, qui refoulent le pouvoir étatique et protègent les libertés individuelles et politiques. C'est une sorte de minimum, de ligne blanche que le pouvoir étatique ne saurait dépasser.
- les droits de créances, que l'État doit, en juste retour d'un abandon d'une part de la liberté de ses citoyens. Ce sont aussi les droits sociaux. La notion apparaît à la suite des luttes socialistes, et elle est aujourd'hui considérée comme part entière de l'État de droit.
Critique des droits de l'Homme
Les droits de l'Homme sont généralement considérés comme une invention occidentale moderne (bien que des proclamations similaires existent en fait en d'autres lieux et d'autre époques, simplement plus mal connues). En outre, ils sont de fait utilisés comme un moyen de pression des pays dits «occidentaux» sur le reste du monde. Certains y voient même une arme idéologique de destruction culturelle et religieuse et d'asservissement économique des autres nations.
Aussi le principe d'universalité des Droits de l'Homme est-il parfois remis en cause, les pays occidentaux étant accusés de vouloir relancer indirectement une politique colonialiste, remodelant le monde à l'image qu'ils souhaitent donner d'eux-même.
Cette crise à été particulièrement aiguë en ce qui concerne le principe de l'ingérence humanitaire, qualifiée par Bernard Kouchner de droit, et même de devoir d'ingérence.
Ce constat à amené l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à déclarer en 1981 la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples. Cette charte reprend le principe de la Déclaration universelle de 1948, en y ajoutant un certain nombre de droits qui y ont été négligés : le droit à l'autodétermination des peuples ou l'obligation faite aux États «d'éliminer toutes les formes d'exploitation économique étrangère» par exemple.
Il faut également citer la Déclaration des droits de l’Homme en Islam adoptée le 5 août 1990 par l'Organisation de la conférence islamique.
L'universalisme - ou l'universalité - des Droits de l'Homme, tels que définis en Occident, est souvent mise en opposition au relativisme culturel qui promeut une notion d'égalité des cultures - fussent-elles les plus brutales de notre point de vue, et qui peut aussi aller jusqu'à rejeter toute possibilité d'évolution des valeurs ethniques en vertu du principe de la lutte contre l'acculturation.
La vision occidentale des droits fondamentaux, fondée sur les libertés civiles et politiques, s'est longtemps opposée au sein de l'ONU à celle du bloc socialiste privilégiant les droits économiques, sociaux et culturels et la satisfaction des besoins élémentaires. L'effondrement de cette idéologie concurrente à la fin du a, par contrecoup, favorisé la diffusion actuelle du modèle occidental.
Voir aussi
- Droits des enfants : voir Maltraitance, déclaration des droits de l'enfant
- Droits des femmes : voir Féminisme
- Statut politique et jurique de la nature : voir écologie, éthique environnementale
- Morale | Dignité | Liberté | Liberté politique | Liberté fondamentale | Égalité | Fraternité | Justice | Relativisme.
Catégorie:Droits humainsLes droits humains sont des droits individuels considérés par leurs défenseurs comme attachés de façon inaliénable à l'individu.
Catégorie:droit
ja:Category:人権
ko:분류:인권
Aleksei ChirikovAleksei Ilyich Chirikov (Алексей Ильич Чириков en Russe) (1703 – Novembre 1748) était un navigateur et explorateur russe.
En 1721, Chirikov est diplômé de l'Académie navale. En 1725-1730 et en 1733-1743, il a secondé Vitus Bering dans ses expéditions au Kamchatka. Le 15 juillet 1741, Chirikov, capitaine du navire Saint-Paul, fut le premier Européen a atteindre la côte du nord-ouest de l'Amérique du Nord, ce qui deviendra l'Alaska, et a ensuite découvert les îles Aléoutiennes. En 1742, il fut chargé de retrouver le Saint-Pierre, le navire de Bering. Pendant cette opération, il a localisé l'île d'Attu (îles Aléoutiennes). Chirikov a ensuite prit part à la création d'une carte recensant les découvertes russes dans l'océan Pacifique, en 1746.
Chirikov
Chirikov
pharmacy online spielautomaten szkoy Randki Sklep wdkarski
|
|
|
|