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Dardanelles

Dardanelles

Les Dardanelles sont un détroit qui relie la mer de Marmara à la mer Égée. Aujourd’hui, les deux rives sont turques.

Géographie

Par habitude, en géographie, les Dardanelles sont une des limites entre le continent européen et le continent asiatique.

Histoire

Près des Dardanelles (anciennement nommées Hellespont) se trouve le site de Troie. Le détroit se situant entre la mer Noire et la mer Méditerranée, il a souvent été un point de passage commercial et militaire stratégique. Des terres environnant la mer Noire venaient du bois, des fourrures et des esclaves à destination des marchés européens. Dans l'Antiquité, elle fut le théâtre de 2 campagnes navales: en -411 / -410 s'y déroulèrent les batailles de Cynosséma, d' Abydos et de Cysique, tandis qu'en -405 eut lieu la bataille d' Aigos Potamos. Pendant la Première Guerre mondiale, en 1915, la Bataille des Dardanelles vit les forces de la Triple Entente tentèrent un débarquement pour attaquer la Triple Alliance du côté de l’Empire ottoman et de la Bulgarie, alliés de l’Empire d'Allemagne. Catégorie:Détroit de Turquie ja:ダーダネルス海峡 ko:다르다넬스 해협

Détroit


-
Catégorie:Géographie Cet article concerne le phénomène géographique. Pour la ville américaine, voir Detroit. ---- Un détroit est un bras de mer resserré entre deux rives faisant communiquer deux mers. On dit aussi un pas, comme dans pas de Calais. Les détroits sont des carrefours de voies de communication, des lieux de passage, soumis aux intérêts géostratégiques.

Voir aussi


- Liste de détroits ja:海峡 ko:해협

Turquie

|- valign="top" | Président | Ahmet Necdet Sezer |- valign="top" | Premier ministre | Recep Tayyip Erdoğan |- valign="top" | Fondation | 29 octobre 1923 |{{{{{{{{{{{commons|Category:Turkey|la Turquie{wikitravel|la Turquie|Turquie{fr{fr{fr{en{tr{en{en{tr{tr{en{en{tr{en{fr{tr{tr{tr{en{en{tr{tr{tr{tr{fr{fr{fr{Pays d'Europe (COE){Pays d'Asie{lien AdQ|ja{lien AdQ|de

Géographie

La géographie est l'étude de la surface de la Terre. Le mot provient du grec ancien :
- η γη (hê gê) : la Terre
- γραφειν (graphein) : écrire Les géographes ne se limitent pas à la cartographie - l'étude des cartes. Ils cherchent non seulement à établir ce que l'on peut trouver sur Terre et à quel endroit, mais aussi à expliquer l'organisation présente. Ils cherchent à déterminer :
- les causes, aussi bien naturelles qu'humaines ;
- lorsqu'ils observent des différences, leurs conséquences.

Principales branches

Académiquement en France, on distingue :

- Géographie physique, science de la nature et de la Terre qui comprend :
  - Biogéographie, science récente à la croisée de la biologie, de la botanique, de la climatologie, de la pédologie, de la zoologie et de l'écologie
  - Climatologie, avec des éléments de météorologie et de statistique
  - Géomorphologie, mêlant géologie et géophysique
  - Hydrologie, continentale et marine, avec l'océanographie
  - Paleogéographie
  - Pédologie, avec des éléments d'édaphologie et de géomorphologie
- Géographie humaine, science humaine qui comprend :
  - Géographie culturelle
  - Géographie économique
  - Géographie politique
  - Géographie rurale
  - Géographie sociale
  - Géographie urbaine Depuis une trentaine d'années, on devrait ajouter :
- géopolitique, qui elle aussi a des spécialités, comme la géopolitique du pétrole par exemple ; car, selon Yves Lacoste, créateur et fondateur de la revue Hérodote ([http://www.herodote.org]) en 1975 (revue de géographie et de géopolitique) : « La géographie, cela sert d'abord à faire la guerre ». Voir aussi les revues Limes, Espace géographique fondée en 1973 par Roger Brunet, Espace-Temps ([http://www.espacestemps.net]) fondée en 1975 par Jacques Levy et Christian Grataloup, et pleins d'autres.
- économie spatiale un domaine aux confins de la géographie économique et de la microéconomie qui étudie les questions de localisation économique, et les relations économiques entre le mondial (mondialisation) et le local (aménagement du territoire, pôle de compétence, délocalisation...)
- géomatique, qui est encore plus récente. Cette branche de la géographie se distingue des précédentes par le recours à l'outil l'informatique, pour analyser le territoire. Elle complète les Systèmes d'Informations développés par ailleurs dans d'autres disciplines par une référence spatiale : la localisation géographique, couramment définie par un système de coordonnées géographiques(X,Y,Z). On distingue ainsi les Systèmes d'Information Géographiques (SIG) et la télédétection satellitaire.
- analyse spatiale recouvre un ensemble d'outils mais aussi de concepts permettant de modéliser les structures spatiales et d'analyser les dimensions spatiales de la vie en société. analyse spatiale Enfin la notion d'échelle est essentielle en géographie : suivant que le géographe étudie toute la planète (petite échelle) ou seulement une partie de celle-ci (grande échelle), on parle de géographie générale ou de géographie régionale.

Histoire de la géographie

Les Grecs sont la première civilisation connue pour avoir étudié la géographie, à la fois comme science et comme philosophie. Thalès de Milet, Hérodote, Ératosthène, Hipparque, Aristote, Ptolémée ont apporté des contributions majeures à la discipline. Les Romains ont apporté de nouvelles techniques alors qu'ils cartographiaient de nouvelles régions. Au cours du Moyen Âge, les géographes arabes, tels qu'Idrisi, Ibn Battuta, et Ibn Khaldun ont conservé et enrichi l'héritage gréco-romain. L'intérêt pour la géographie en Europe a ressurgi à partir des voyages de Marco Polo au . Du XVe au XVIIIe siècle, de grandes expéditions, souvent maritimes, ont immensément accru la connaissance de la planète. On peut citer, parmi beaucoup d'autres, les expéditions de Vasco de Gama, Christophe Colomb, Magellan et James Cook. La cartographie a progressé en même temps, à la fois par de nouvelles méthodes, des fondations théoriques solides, et par la quantité de nouvelles connaissances apportées par l'exploration. Les cartes du monde de la Geographica Generalis, par Bernard Varenius et celles de Gerardus Mercator l'illustrent avec éclat. Au , la géographie est reconnue comme une discipline à part entière, enseignée dans les universités. Vidal de la Blache est le géographe français marquant de la fin du XIXème. Au cours des deux siècles passés, on a assisté à une explosion des techniques et des connaissances. Il y a des liens très forts entre la géographie, et des sciences comme la géologie, la botanique, la climatologie, etc.

Techniques

La géographie nécessite d'être capable de situer les différentes parties de la Terre les unes par rapport aux autres. Pour ce faire de nombreuses techniques ont été développées à travers l'histoire :
- le sextant
- la cartographie
- la photographie aérienne
- les systèmes de positionnement et l'observation par satellites en général
- la statistique (pour la géographie climatique, mais aussi humaine, démographique, économique) L'introduction de l'Informatique en Géographie a permis aux Géographes de développer une discipline à part entière: la « Géomatique ». La Géomatique est un ensemble de méthodes et d'outils permettant l'acquisition, le stockage, la gestion ainsi que la diffusion de données à référence spatiale. Ce sont des outils comme les « Systèmes d'Information Géographique » (SIG), qui sont utilisés pour croiser des informations géolocalisées et réaliser des analyses spatiales multi-critères. ----

Voir aussi

Listes


- Liste des pays du monde
- Départements français
- Provinces et territoires du Canada
- Cantons suisses
- Provinces de Belgique

Articles connexes


- Aménagement du territoire
- Continent
- Démographie
- Drapeau
- Géographie des causes perdues
- Géoïde
- National Geographic Society
- Population
- Rivière
- Géographes célèbres

Liens externes


- http://hypergeo.free.fr
- http://www.populationdata.net
- http://www.populationmondiale.com
- http://www.geopium.org Geopium : Géographie et géopolitique des drogues illicites en Asie (production et trafic d'opiacés dans le Triangle d'Or et le Croissant d'Or).
- http://www.espacestemps.net/
- http://geo-sociale.9online.fr/ Géographie Sociale et Politique : consacré à ce courant de la géographie et à des recherches sur les relations frontalières à partir d'exemples variés (Liban/Israël/Palestine, Mexique / États-Unis, Europe...) et divers autres travaux de géographie, orientation bibliographique...
- http://geographie.forumactif.com Forum consacré à la géographie
-
als:Geografie ko:지리학 ms:Geografi ja:地理学 simple:Geography th:ภูมิศาสตร์

Europe

L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique). Amérique

Étymologie

Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord. L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.

Géographie

Géographie Géographie Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie. Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe. Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer. L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique. On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie. Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie. Voir également les formations géologiques d'Europe.

Climat

L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream. La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.

Histoire de l'Europe

Préhistoire

Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne. On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ». Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans. L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.

Antiquité

C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen. Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc. La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée. La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest. À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».

Moyen Âge

Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué. Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre. L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne. L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au . La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453. En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.

Époque moderne

A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes. Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence. L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.

Époque contemporaine

La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités. À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe. C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe. La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du . Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.

Religions

Religion On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…) Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie) Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté. Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).

Politique

Politique Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican. Voir article détaillé Politique de l'Europe Les dates de la construction de l'Union européenne

L'unité européenne, rêve et réalité

L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg. Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison. En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro. Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme. L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies. Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.

Organisations européennes


- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen

Économie

Voir la liste des grands groupes industriels européens.

Environnement

Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.

Voir aussi


- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne

Cartes

En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945] En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]

Liens externes


- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie als:Europa ja:ヨーロッパ ko:유럽 ms:Eropah roa-rup:Evropa simple:Europe th:ทวีปยุโรป zh-min-nan:Europa

Asie

L'Asie est un continent, ou une partie du continent d'Eurasie ou d'Eurafrasie, selon le point de vue. C'est le continent le plus peuplé au monde. Les deux pays les plus peuplés au monde qui sont asiatiques (la Chine et l'Inde) font d'ailleurs à eux seul plus des 2/5 de la population humaine mondiale. Géographiquement, elle fait en réalité partie de l'Eurasie (avec l'Europe), voire de l'Eurafrasie (avec l'Europe et l'Afrique), mais elle est séparée de l'Europe par une frontière virtuelle et culturelle, que l'on situe généralement dans le Caucase et dans l'Oural. Elle est séparée de l'Amérique par le détroit de Behring. On distingue plusieurs régions asiatiques : Asie mineure, Moyen-Orient (dans lequel on distingue parfois le Proche-Orient), Asie centrale, sous-continent indien ou Asie du Sud, l'Asie de l'Est, l'Asie du Sud-Est et la Sibérie. On regroupe aussi parfois l'Asie de l'Est, l'Asie du Sud-Est et l'est de la Sibérie sous la notion d'Extrême-Orient. Les pays les plus peuplés sont :
- la Chine,
- l'Inde,
- l'Indonésie,
- le Pakistan,
- la Russie,
- le Bangladesh,
- le Japon.

Liste des pays formant l'Asie

Liens externes

(fr - en )http://www.yazhouzhijia.com
-
ja:アジア ko:아시아 ms:Asia simple:Asia th:ทวีปเอเชีย zh-min-nan:A-chiu

Hellespont

L'Hellespont désigne le détroit des Dardanelles qui relie la mer Égée au nord-est à la Propontide (mer de Marmara) et sépare l'Europe de l'Asie. Il reçut son nom d'Hellé, fille d'Athamas, qui s'était noyée à cet endroit. Catégorie:Géographie de la Grèce

Troie

Troie (en grec ancien Τροία / Troía), aussi appelée Ilion (Ἴλιος) est une ancienne ville d'Asie mineure, située non loin de la mer Égée, à l'entrée de l'Hellespont. Elle se situe dans l'actuelle province de Çanakkale.

Troie légendaire

Fondation

Selon la légende, Dardanos est considéré comme le fondateur de la dynastie des rois troyens. Il fuit le déluge et trouve exil auprès du roi Teucros de Phrigie. Après la mort de Teucros, il devient le seul héritier, en se mariant avec Bateia, la fille du roi Teucros. D'après certaines traditions anciennes, Dardanos descend d'une vieille tribu, les Dardaniens des Balkans (localisée dans l'actuel Kossovo). Ce nom de Dardanien est en tout cas appliqué pour désigner les Troyens eux-mêmes. Tros, petit-fils de Dardanos, est le héros éponyme de la Troade et de Troie. La ville elle-même est fondée par son fils Ilos (ou « Ilion », autre nom de la cité). Son fils Laomédon lui succède sur le trône. Poséidon et Apollon, punis par Zeus, ont bâti pour ce roi cruel les murs de la cité mais n'ont finalement pas eu la récompense méritée et, offensés par le roi, qui les menace de leur couper les oreilles, ils décident de se venger en propageant la peste sur la ville par Apollon. Quant à Poséidon, il envoie un monstre marin sur les rivages de Troie. Plus tard, Héraclès, en passant par là, car il voulait suivre Jason à la recherche de la toison d'or en Colchide, s'arrête à Troie pour demander l'aide du roi Laomédon, sollicitant le prêt des fameux chevaux immortels qu'il est seul à posséder et qu'il garde jalousement ! Laomédon accepte mais à une condition : Héraclès doit tuer le monstre marin pour libérer sa fille Hésione. Héraclès accepte le marché et tue le monstre sur le champ en libérant Hésione. Comme promis, Laomédon offre le cheval et Héraclès s'en va... Mais pas très loin car le cheval meurt sur le coup et le héros fâché se retourne contre le roi Laomédon et le tue. À l'exception d'Hésione, sa fille, et de Priam, l'un de ses fils.

La guerre de Troie

L'histoire légendaire de la guerre avec la Grèce est le sujet de l'Iliade d'Homère, des épopées du cycle troyen et l'un des sujets de l'Énéide de Virgile, dans laquelle Énée doit abandonner Troie, événement qui mène très indirectement à la fondation de Rome. À l'origine de la guerre de Troie est l'enlèvement par Pâris, prince troyen, d'Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte. Pour punir les Troyens, les rois grecs se coalisent et mettent le siège devant la cité. Au bout de dix ans de siège, les Grecs pénètrent dans la ville grâce à la ruse du cheval de Troie, la pillent et réduisent ses habitants en esclavage. Article détaillé : guerre de Troie.

Troie historique

Antérieurement considérée comme une ville légendaire, l'existence de Troie fut prouvée après la découverte de ses vestiges par Heinrich Schliemann en 1870 dans un monticule appelé Hissarlik. Aujourd'hui, nous savons qu'il existait au moins neuf villes, construites les unes sur les autres dans la même région, et que la première ville fut construite au Pendant les années 1920, l'érudit suisse Emil Forrester déclara que les noms des endroits trouvés dans des textes hittites — Wilusiya et Taruisa — devraient être identifiés avec Ilium et Troia respectivement. Il nota aussi qu'un roi wilusien, mentionné dans un des textes hittites sous le nom de Alaksandu était assez proche à celui du prince de Troie Alexandre, ou Pâris. Ces identifications furent démenties par beaucoup comme étant peu probables ou, du moins, pas prouvables, mais Trevor Bryce défendit cette idée dans son livre The Kingdom of the Hittites (Le royaume des Hittites, 1998), citant une partie de la lettre Manapa-Tarhunda, qui parle du Royaume de Wilusa comme étant situé au-delà du pays de la rivière Seha (connue à l'époque classique comme Caicus), et près du pays du Lazpa (mieux connu comme l'île de Lesbos). Pendant l'Âge du bronze, Troie semble avoir été une ville marchande prospère, puisque sa position permettait le contrôle complet des Dardanelles, par lesquelles tous les bateaux marchands de la mer Égée se rendant dans la mer Noire devaient passer. Elle aurait été disputée entre les Mycéniens et les Hittites, alliés de la ville. La septième ville, qui fut fondée au , semble avoir été détruite par une guerre et il y a des traces évidentes d'un grand incendie à l'intérieur. C'est pourquoi cette ville est supposée être celle décrite dans la légende de la guerre de Troie. La dernière ville sur ce site fut fondée par les Romains pendant le règne de l'empereur Auguste, et semble avoir été une ville très importante jusqu'à ce que Constantinople devienne la capitale de l'Empire romain au . Par la suite, la vitalité de la ville baissa progressivement. Aujourd'hui, il y a une ville turque qui s'appelle Çanakkale et qui se situe très près de l'antique Troie. Celje était appelée la deuxième, ou petite Troie : Troia secunda. Le site archéologique de Troie est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998.

Les découvertes du Dr. Korfmann (2001-2002)

L'un des problèmes majeurs posés par le site d'Hissarlik (la Troie historique) était sa petite taille comparée a la Troie décrite par Homère. trois cent habitants tout au plus aurait pu vivre dans la Troie VIIa, alors qu'Homère en décrit cinquante mille. Magnification et exagération du poète ? On aurait pu le croire jusqu'à la découverte lors de nouvelles fouilles en 2001-2002 de la ville basse : ces fouilles, entreprises par le Dr. Korfmann de l'Université de Tübingen en Allemagne, ont révélé un mur d'enceinte de type cyclopéen enserrant la ville basse appartenant a la Troie VIIa. Cette nouvelle découverte assure a la ville une superficie de 350 000 m², soit treize fois plus grande que celle de la seule acropole que nous connaissions déja. Avec une taille aussi considérable, Troie dépasse en superficie sa rivale et maîtresse (?), Ugarit (200 000 m²) et en fait l'une des plus grandes villes de l'Âge du Bronze. Sa population serait alors de 5000 a 10 000 habitants, ce qui en tant de siège peut tout a fait être suffisant pour abriter les 50 000 habitants de toute la région. Pour le moment, on ne peut cependant parler de guerre de Troie, estime Dr. Korfmann ; il faudra des fouilles ultérieures pour révéler ce mythe.

Voir aussi

Articles connexes


- Heinrich Schliemann ;
- Cités perdues.

Bibliographie


- Latacz Joachim, Troia und Homer. Der Weg zur Lösung eines alten Rätsels, Piper, 2003.

Filmographie


- Troie, film de Wolfgang Petersen sorti en 2004, qui relate la guerre de Troie depuis l'enlèvement d'Hélène à la mort d'Achille.

Liens externes


- [http://www.uni-tuebingen.de/troia/eng/fachliteratur.html/ Projekt Troia de l'Université de Tübingen] ;
- [http://whc.unesco.org/fr/list/849 Descriptif UNESCO] ;
- [http://www.planet-turquie-guide.com/troie.htm La légende et la guerre de Troie].
-
Catégorie:Lieu de la mythologie grecque Catégorie:Cité grecque Catégorie:Site archéologique Catégorie:Patrimoine mondial en Turquie ja:イリオス ko:트로이아

Mer Noire

La mer Noire est une mer située entre l’Europe et l’Anatolie. Large d'environ 1 150 km d’ouest en est et de 600 km du nord au sud, elle s’étend sur une superficie de 413 000 km2. Les pays qui bordent la mer Noire sont :
- l’Ukraine au nord ;
- la Roumanie et la Bulgarie à l’ouest ;
- la Turquie au sud ;
- la Géorgie et la Russie à l’est. Elle communique au nord avec la mer d'Azov par le détroit de Kertch, et au sud-ouest avec la Méditerranée par le Bosphore, la mer de Marmara et le détroit des Dardanelles. Les Grecs anciens nommaient la mer Noire le Pont-Euxin. Le nom de mer Noire aurait pour origine l'attribution par les Turcs de couleurs aux point cardinaux, noir pour le nord, bleu pour l’ouest, blanc pour le sud et vert pour l’est. Cette mer étant au nord de la Turquie elle a été appelée noire, en turc Karadeniz, alors que la mer Méditerranée est appelée mer Blanche, en turc Akdeniz

Voir aussi


- Albena
- Liste des mers et océans
- Danube
- Kéraban-le-Têtu, Roman de Jules Verne où le héros fait le tour de la mer Noire Noire, mer ja:黒海 ko:흑해 th:ทะเลดำ

410

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Événements


- Règne en Inde de Prithivisena roi de Vakataka au Dekkan (fin en 445).
- Concile de Séleucie : les chrétiens d’Iran s’organisent en Eglise à moitié nationale. Ils adoptent le credo de Nicée.
- Sac de Rome : Les Wisigoths conduits par Alaric Ier prennent et pillent Rome, qui n'avait pas été prise depuis 390 avant J.-C. Cet évènement marquant est, selon les acceptions, une fin de l'Antiquité et un passage au Haut Moyen Âge.
  - Les Wisigoths d’Alaric, maîtres de la côte, réduisent Rome à la famine, puis entrent dans la ville par la porte Salaria, peut-être grâce à la trahison. Rome est pillée, avec la recommandation d’Alaric d’épargner la vie des hommes et l’honneur des femmes (24 août). Défense est faite de brûler les édifices religieux (les basiliques de Saint-Paul et de Saint-Pierre sont érigés en asile inviolable). Cependant une partie de la ville est brûlée. De nombreux Romains s’enfuient en Afrique, en Égypte et jusqu’en Palestine. Alaric quitte la ville en emmenant avec lui Galla Placidia, sœur de l’empereur. Il avance vers le sud de l’Italie, qui reste à piller, comptant passer en Afrique. Il prend Naples, mais meurt à la fin de l’année, en tentant de passer en Sicile. Son beau-frère Athaulf lui succède et repart vers le nord.
- Constance, général élevé au rang de maître de la milice, prend la direction du gouvernement en Occident.
- Alaric exige une raçon de 5000 livres de poivre pour évacuer Rome.
- Les Wisigoths s’emparent d’Orange.
- Départ définitif des Romains de Bretagne. Les Calédoniens en profitent pour renouveler leurs attaques.
- Suite au sac de Rome par Alaric, de nombreux Romains se réfugient en Orient et en Afrique. Augustin intervient personnellement en faveur des réfugiés et fait appel à la générosité de ses diocésains d’Hippone.
- Les invasions barbares en Espagne (409) provoquent également le repli en Afrique de nombreux Romains, dont des évêques.
- L’hérésiarque Pélage en Afrique.

Naissances


- Attila, roi des Huns.Attila est mort 453 dans la soixataine Il est donc né aux environs de 395

Décès en 410


- Alaric Ier, roi des Wisigoths.
- Kumarajiva, religieux bouddhiste ( né v. 350) qui contribua à introduire le bouddhisme en Chine et au Cachemire.
- Diophante, mathématicien grec de l’école d’Alexandrie (v.325-v.410). Auteur d’un traité Sur les nombres polygones et d’une Arithmétique, premier exposé méthodique d’algèbre qui exercera une grande influence sur les arabes et sur les mathématiciens de la renaissance.
- Prudence, poète chrétien, en Espagne (348-410).


1915

Catégorie:1915 Cette page concerne l'année 1915 du calendrier grégorien.

Événements


- 5 septembre : Conférence pacifiste à Zimmerwald.

Première Guerre mondiale


- 19 janvier : premier bombardement aérien de civils par un zeppelin en Angleterre.
- 4 février : Premières attaques sous-marines allemandes.
- En février, Échec de la tentative de percée française en Champagne (février-mars).
- 22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants près d'Ypres.
- 24 avril : Arrestation et déportation de plus de 600 intellectuels arméniens de Constantinople par les Jeunes Turcs. Date considérée symboliquement comme marquant le début du génocide des Arméniens
- 25 avril : Débarquement d'un corps expéditionnaire allié aux Dardanelles.
- 26 avril : Traité de Londres entre les alliés et l'Italie.
- 7 mai : Torpillage par les Allemands du paquebot britannique Lusitania
- 23 mai : Entrée de l'Italie en guerre au côté des alliés.
- En mai, Échec de la tentative de percée en Artois (Mai-juin).
- En mai, Offensives allemandes contre la Russie (mai-oct.).
- 25 septembre : Échec d'une tentative française de percée en Artois (25 sept-11 oct).

Europe


- Début du ministère de coalition d'Herbert Asquith, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1916).

France


- 29 octobre : Aristide Briand Président du Conseil en France.
- Création du constructeur automobile « Citroën ».
- Émission d'un emprunt national à 5% pour financer la guerre.
- L'inflation se monte à 20%.

Suisse


- 9 janvier : les autorités fédérales décrètent le monopole des céréales.
- 16 mai : Inauguration du tunnel du Mont-d’Or qui raccourcit de 17 km le trajet Vallorbe-Paris.
- 27 juillet : Le Conseil fédéral promulgue une ordonnance controversée sur la censure.
- 5 septembre : Réunion à Zimmerwald (BE), de leaders socialistes de onze pays européens, dont Léon Trotsky et Lénine.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- Harvey Spencer Lewis fonde l'A.M.O.R.C. (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix).
- Refondation du Ku Klux Klan.

Amérique Latine

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabe


- 30 mai : Empire ottoman : Ordre de déportation des Arméniens dans les déserts d'Irak et de Syrie, des centaines de milliers de personnes meurent.

Arts & culture


- 8 février et 3 mars : Première à Los Angeles et sortie du film de David Wark Griffith :
Naissance d'une Nation.

Beaux-Arts


- En décembre, exposition à Petrograd du tableau
Carré noir sur fond blanc de Malevitch.
- Naissance du mouvement Dada.

Littérature


- Disparition de
la Gazette, le premier hebdomadaire français (fondé en 1631).
- L'écrivain autrichien Franz Kafka publie
La Métamorphose.
- Romain Rolland, Prix Nobel de littérature pour son œuvre majeure
Jean-Christophe.

Sciences & techniques


- 22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants près d'Ypres en Belgique.
- Le physicien Albert Einstein expose sa théorie de la relativité générale.
- Premier appel téléphonique transcontinental entre New York et San Francisco.

Sports

Naissances en 1915


- 30 janvier : John Profumo, homme politique britannique
- 15 février : Georges Gorse, homme politique français
- 5 mars : Laurent Schwartz, mathématicien français († en 2002, 87 ans)
- 7 mars : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français († en 2000, 85 ans)
- 21 avril : Anthony Quinn, acteur mexicain († en 2001, 86 ans)
- 6 mai : Orson Welles, acteur et réalisateur américain († en 1985, 70 ans)
- 15 mai :
  - Paul Samuelson, économiste américain
  - Mario Monicelli, scénariste et réalisateur italien
- 4 juin : Modibo Keïta, homme politique malien († en 1977, 62 ans)
- 24 juin : Fred Hoyle, cosmologiste britannique († en 2001, 86 ans)
- 11 juillet : Guy Schoeller, éditeur français
- 29 août : Ingrid Bergman, actrice de cinéma suèdoise († en 1982, 67 ans)
- 24 octobre : Bob Kane, dessinateur américain de comics, créateur de Batman († en 1998, 83 ans)
- 19 décembre : Édith Piaf, chanteuse française († en 1963, 48 ans)
- 27 décembre : William Howell Masters, sexologue américain
- 28 septembre : Ethel Rosenberg, espionne (?) américaine exécutée († en 1953, 38 ans)

Décès en 1915


- Michel Bréal, linguiste français
- Eugène Ducretet, ingénieur, pionner français de la radio
- 9 mai : François Faber, cycliste
- 2 juillet : Porfirio Díaz, président du Mexique jusqu'en 1911
- 10 septembre : Charles-Eugène Boucher de Boucherville, premier ministre du Québec __NOTOC__ ja:1915年 ko:1915년 ms:1915 simple:1915 th:พ.ศ. 2458




Empire ottoman

L'Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc), l'un des nombreux États fondés par les Turcs, exista entre 1299 et 1922 (soit 633 ans). Fondé par une tribu turque oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faite de sa puissance sur toute l'Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l'Afrique du Nord, à l'exception du Maroc.

Histoire

Maroc L'Empire ottoman a été fondé par une famille issue des Kayı, l'une des 22 ou 24 tribus turques oghouzes qui avaient conquis l'Anatolie au . Sous le règne d'Osman Ier (qui donnera Othman, puis Ottoman en français, ainsi que le nom turc Osmanlı donné à sa dynastie), pendant que l'Empire seldjoukide se décompose, cette tribu va commencer son extension. En 1299, Osman Ier conquit la ville byzantine de Bilecik et cette date marque généralement le début de l'Empire ottoman. Jusqu'à sa mort en 1324, Osman Ier conquit plusieures autres villes et places fortes byzantines, ainsi que certaines des peuplades turques voisines. Ses successeurs continuèrent sa politique d'expansion. L'Empire ottoman conquit Gallipoli, son premier territoire européen, en 1347, puis s'étend à travers les Balkans. En 1389, il remporte une victoire décisive à la bataille de Kosovo Polje en Serbie (ou bataille du Champ des merles), mettant fin à l'existence des royaumes serbes et albanais. En 1453, commandé par le sultan Mehmet II, il s'empare de Constantinople et met fin à l'Empire byzantin. L'Empire établit ensuite progressivement sa suzeraineté sur toute la partie musulmane du monde méditerranéen, Maroc excepté. Les sultans ottomans voient leur titulature s'enrichir au du vieux titre turc de khan, puis de celui de Calife au , c'est-à-dire successeur de Mahomet et chef de la communauté musulmane (Umma). Le contrôle qu'ils exercent sur leurs terres est variable; les provinces lointaines de Tunis et d'Alger par exemple ne reconnaissent que formellement son pouvoir. D'autres, comme les principautés roumaines de Valachie, Moldavie et pour un temps la Transylvanie, sont autonomes depuis le - , payant juste un tribut. L'Empire compte aussi d'importantes populations chrétiennes dans les Balkans. Il y recrute d'ailleurs par la force son principal corps militaire, celui des janissaires (altération du turc yeniçeri « nouveau soldat »), institué au par le sultan Orhan. L'Empire connaît son apogée au , sous le règne de Soliman le Magnifique dont les armées parviennent jusqu'à Vienne en 1529 et 1532, mais dont elles font le siège en vain, marquant d'ailleurs une limite dans l'avancée de l'Empire en Europe. L'Empire crée une flotte militaire, tente de s'imposer en Méditerranée au détriment des cités italiennes et y parvient un moment. La défaite navale de Lépante en 1571, devant les flottes espagnole et vénitienne, met fin à sa suprématie. Réorganisée par Sokullu Mehmed pacha, la flotte ottomane restera certes ensuite une puissance importante, et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoindront progressivement l'Empire, mais le commerce en Méditerranée demeurera aux mains des européens. L'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François I. L'Empire décline lentement à partir du , ne parvenant pas à suivre la croissance rapide des pays européens. En 1683, l'échec de l'ultime siège de Vienne (après avoir perçu une importante rançon des assiégés) est souvent pris comme origine de ce changement. En 1782, la Russie de Catherine II s'empare de la Crimée sans que la Sublime Porte (ainsi qu'on désigne parfois l'Empire d'après le nom de la porte d'honneur monumentale du Grand Vizirat à Istanbul, siège du gouvernement du Sultan) ne réagisse, ne pensant pas être de force à s'y opposer. En 1798, les Français prennent pied en Égypte et y restent trois ans tout en se réclamant d'une « amitié » avec la Sublime Porte. Cette attitude en demi-teinte fit l'admiration de Mehmet Ali qu'elle inspirera plus tard dans une action similaire (et qui mentionnera toujours son admiration pour Bonaparte). Au , l'Empire - surnommé "homme malade de l'Europe" - se désagrège. En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Le gouverneur de l'Égypte, Mehmet Ali, se comporte comme un souverain indépendant et obtient que son fils lui succède, ce qui constitue un précédent. La France s'empare de l'Algérie. L'Empire ne fait face à l'expansion de la Russie que parce que l'Angleterre et la France le protègent, notamment au cours de la guerre de Crimée. Au tournant du siècle, l'Empire finit de perdre les Balkans, sauf un petit territoire en Thrace orientale où se situe sa capitale. La défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes Turcs au pouvoir. La Première Guerre mondiale achève son démembrement (non sans qu'ait été commis le génocide arménien); les territoires arabes qu'il contrôle (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) sont placés par décision de la Société des Nations sous protectorat britannique et français (voir accord Sykes-Picot), le Caucase est perdu. Le maréchal Mustafa Kemal (Atatürk) abolit l'Empire ottoman en 1922 et fonde en 1923 sur le territoire restant, l'Anatolie et la Thrace Orientale, la Turquie moderne ou République turque, état successeur de l'Empire ottoman. En 1924, il met fin au califat, dernière trace de l'Empire.

Organisation

Article détaillé : Organisation de l'Empire ottoman.

Provinces

Article détaillé : Provinces de l'Empire ottoman.

Culture

Article détaillé : Culture de l'Empire ottoman.

Voir aussi


- [http://www.planet-turquie-guide.com/ottoman.htm carte et histoire de l'empire Ottoman]

Liens internes


- Devshirme
- Dynastie ottomane
- Méhémet-Emin Aali-Pacha
- Millet
- Organisation de l'Empire ottoman
- Parlement ottoman
- Jeunes Turcs
- Ismail Enver
-
Catégorie:Monde arabo-musulman ja:オスマン帝国の君主 ko:오스만 제국

Empire d'Allemagne

L'Empire allemand était une confédération constitutionnelle de vingt-deux États monarchiques et trois républiques ainsi que d'un Reichsland (une terre d'empire), l'Alsace-Lorraine, sous l'autorité du Kaiser ou l'Empereur allemand, chef du pouvoir exécutif. Sa mise en place fut une conséquence de la Guerre franco-prussienne. Le nom officiel en allemand était Deutsches Reich, nom inchangé entre 1938 et 1945 malgré la transformation du régime : voir III Reich.

Les États

Quatre États étaient des royaumes : La Prusse, la Bavière, le Wurtemberg et la Saxe. Bade, Hesse, Mecklenburg-Schwerin, Mecklenburg-Strelitz, Oldenburg et Saxe-Weimar-Eisenach étaient des grands-duchés. Cinq duchés: Anhalt, Brunswick, Saxe-Altenburg, Saxe-Coburg-Gotha et Saxe-Meiningen-Hildburghausen. Principautés: Lippe-Detmold, Reuss branche aînée, Reuss branche cadette, Schaumburg-Lippe aussi = Schaumbourg-Lippe , Schwarzburg-Rudolstadt, Schwarzburg-Sondernshausen, Waldeck-Pyrmont; Et les trois villes Brême, Hambourg, Lübeck. voir aussi: Les États fédéraux de l'Empire allemand

Géographie

En tout, 540 667 km² de superficie pour 56 millions d'habitants en 1900. Au recensement de 1910 la population de l'Empire allemand est de 64 903 000 habitants. La densité moyenne est donc de 120 habitants par km² contre 75,9 en 1871. L'Empire allemand occupe le Nord et l’Ouest de l’Europe centrale, entre la mer (mer du Nord et mer Baltique) et les Alpes, entre les Vosges et le Niémen à l’est. Il est entouré au Nord par le Danemark, à l’Est par la Russie, à l’Ouest il a pour voisin la Hollande, la Belgique, le Luxembourg, la France, au Sud la Suisse et l’Autriche-Hongrie. Par sa superficie, l'Empire allemand est le troisième des États européens après la Russie et l’Autriche-Hongrie. La capitale est Berlin.

La constitution

Berlin L'Empire allemand a été organisé par la Constitution du 16 avril 1871, modifiée le 19 mars 1888. Cette Constitution de 1871 repose, pour une large partie, sur la Constitution de la Confédération de l'Allemagne du Nord qui était une œuvre de Otto von Bismarck. L'Empereur allemand est le chef de l'armée et de la marine. Il promulgue les lois et dirige la diplomatie. L'Empereur nomme un Chancelier de l'Empire (= Reichskanzler), qui n'est responsable qu'envers l'empereur, c'est-à-dire qu'il ne dépend pas du Parlement élu. C'est, en réalité, le chancelier qui est le maître absolu de l'administration impériale et du gouvernement, puisqu'il préside le Conseil fédéral; ministre unique, il décide de l'orientation de la politique et il propose à l'empereur la nomination ou la révocation des secrétaires d'État, en même temps il est aussi Premier ministre de la Prusse. Les autres organes de l'Empire allemand sont le Conseil fédéral (= Bundesrat), et le Parlement (= Reichstag). La chambre haute, le Conseil fédéral (= Bundesrat), représente les gouvernements des 25 États, il est composé de 58 représentants; il vote les lois, élabore le budget et contrôle les finances. La Prusse y dispose d'une minorité de blocage. Donc c'est la Prusse qui impose son point de vue sur le reste de l'empire. Le Reichstag élu pour 3 ans, et puis à partir de 1888, pour cinq ans représente le peuple allemand. Il est élu par suffrage universel mais n'a que d'initiative indirecte des lois, et surtout aucun moyen d'action sur le chancelier. Sous une apparence fédérale et parlementaire l'Empire allemand de 1871 est un État monarchique et hégémonique prussien.

Les empereurs

Le 18 janvier 1871, dans une France vaincue, le (deuxième) Empire allemand est proclamé dans la galerie des Glaces du château de Versailles et Guillaume Ier, Roi de Prusse, devient aussi Empereur allemand. Le 9 mars 1888, mort de l’empereur Guillaume Ier, à l’âge de 91 ans. Son fils Frédéric III, déjà atteint d’une maladie incurable, lui succède sur le trône meurt après 100 jours de règne le 15 juin 1888. Son successeur, Guillaume II, 29 ans et le petits fils de Guillaume Ier, accède alors au trône. Le 18 mars 1890, Bismarck soumet une demande de mise en congé à l’empereur. Deux jours plus tard, le 20 mars 1890, Bismarck est demis de ses fonctions de chancelier de l’Empire et de premier-ministre de la Prusse. Le Général Leo von Caprivi prend la relève. La constitution de 1871, élaboré par Bismarck même, spécifiait bien que le Chancelier ait besoin de la confiance non pas du parlement mais de la confiance de l’Empereur. Les idées opposées entre Guillaume II et de son Chancelier sur la politique intérieur et extérieur n’étaient plus conciliables.

La politique intérieure

L’Empire sous Bismarck

Dès sa création, l’Empire est marqué par des crises graves. Bismarck voit un peu partout des ennemis du nouvel Empire allemand: les catholiques regroupés dans le parti du Zentrum contre lequel il mène le Kulturkampf, les polonais dans la province de Posen, les français du territoire d’empire annexé l’Alsace-Lorraine, les welfes de Hanovre et les socialistes. Après deux attentats contre l’empereur Guillaume Ier en 1878, mais commis par des individus agissant seul, le chancelier Bismarck fait voter par les partis conservateur et libéral du Reichstag, le 18 octobre 1878, une loi fort antidémocratique qui interdit les associations socialistes, social-démocrates ou communistes visant le « renversement de l’autorité de l’État ou de l’ordre social établis », sont interdit aussi leurs journaux, les rassemblements et leurs membres sont menacés d’exil. Sous Caprivi enfin, la loi antisocialiste n’est plus prolongée. En même temps Bismarck mène une politique sociale de l’État: le 15 juin 1883 la loi sur l’assurance maladie est adoptée.

La politique extérieure

<à développer> Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
ja:ドイツ帝国 ko:독일 제국

Catégorie:Détroit de Turquie

Turquie Turquie Turquie Detroit

Electron Paramagnetic Resonance

Electron Paramagnetic Resonance (EPR) or Electron Spin Resonance (ESR) is a spectroscopic technique which detects species that have unpaired electrons, generally meaning that it must be a free radical, if it is an organic molecule, or that it has transition metal ions if it is an inorganic complex. Because most stable molecules have a closed-shell configuration without a suitable unpaired spin, the technique is less widely used than nuclear magnetic resonance (NMR). The basic physical concepts of the technique are analogous to those of NMR, but instead of the spins of the atom's nuclei, electron spins are excited. Because of the difference in mass between nuclei and electrons, weaker magnetic fields and higher frequencies are used, compared to NMR. For electrons in a magnetic field of 0.3 tesla, spin resonance occurs at around 10 GHz. EPR is used in solid-state physics, for the identification and quantification of radicals (i.e., molecules with unpaired electrons), in chemistry, to identify reaction pathways, as well as in biology and medicine for tagging biological spin probes. Since radicals are very reactive, they do not normally occur in high concentrations in biological environments. With the help of specially designed nonreactive radical molecules that attach to specific sites in a biological cell, it is possible to obtain information on the environment of these so-called spin-label or spin-probe molecules. To detect some subtle details of some systems, high-field-high-frequency electron spin resonance spectroscopy is required. While ESR is affordable for a medium-sized academic laboratory, there are few scientific centers in the world offering high-field-high-frequency electron spin resonance spectroscopy, among them ILL in Grenoble, France and one in Tallahassee, USA.

EPR theory

USA]

Units and constants

A magnetic Field is described by some constants and units:
- Magnetic induction \bar in tesla (T)
- Magnetic flux density \bar in amperes per metre (A/m)
- \bar and \bar relationship:

\bar=\mu_0\bar


- The CGS unit for magnetic induction is the gauss (G) which is equivalent to 10-4 T Furthermore, in describing EPR, following units are very important:
- Planck's constant h = 6.63 x 10-34 J s
- Boltzmann constant k = 1.38 x 10-23 J K-1
- Bohr magneton \muB = 9.27 x 10-24 J T-1

Basics

Quantum mechanically, an electron has a magnetic moment of \muB (the Bohr magneton). When placed in an external magnetic field of strength B0, this magnetic moment can align itself parallel or antiparallel to the external field. The former is a lower energy state than the latter (this is the Zeeman effect), and the energy separation between the two is \DeltaE = ge\muBB0, where ge is the gyromagnetic ratio of the electron, the ratio of its magnetic dipole moment to its angular momentum. To move between the two energy levels, the electron can absorb electromagnetic radiation of the correct energy:

\DeltaE = h\nu = ge\muBB0

and this is the fundamental equation of EPR spectroscopy. The paramagnetic centre is placed in a magnetic field and the electron caused to resonate between the two states; the energy absorbed as it does so is monitored, and converted into the EPR spectrum.

paramagnetic

A free electron (on its own) has a g value of 2.002319304386 (which is ge, the electronic g factor). This means that for radiation at the commonly used frequency of 9.5 GHz (known as X-band microwave radiation, and thus giving rise to X-ba