:: wikimiki.org ::
| Dekkan |
Dekkan
Le Dekkan ou Deccan - forme anglicisée du prâkrit dakkhin, lui-même dérivé du sanskrit dakshina signifiant le sud, est un vaste plateau de l'Inde, s'étendant sur la majeure partie de l'Inde centrale et méridionale.
Le Dekkan est situé au sud de la plaine indo-gangétique, limité à l'ouest par le Ghâts occidentaux, les Ghâts orientaux à l'est, les Nîlgîri au sud et les chaînes de Satpura et de Vindhya au nord. L'altitude moyenne du plateau est d'environ 500 m. Il est composé majoritairement de terrains anciens, basaltes, trapp et grès.
Trois grands fleuves drainent avec leurs affluents les eaux du plateau, la Godâvarî au nord, la Krishnâ au centre et la Godâvarî au sud. Cependant, en règle générale, les cours d'eau, encaissés, n'irriguent pas la terre de façon satisfaisante.
Le plateau couvrent des parties de plusieurs états indiens, le Maharashtra au nord, le Chhattisgarh au nord-est, l'Andhra Pradesh à l'est, le Karnataka à l'ouest, la partie la plus méridonale s'étendant dans le Tamil Nadu. La ville la plus importante du Dekkan est Hyderâbâd, la capitale de l'Andhra Pradesh. Parmi les autres cités importantes, on compte Bangalore, la capitale du Karnataka, ainsi que Nagpur, Pune et Sholapur dans le Maharashtra.
La principale production agricole du Dekkan est le coton, cultivé sur les regur, des terres noires d'origine balsamique. On y cultive aussi des graines oléagineuses, de la canne à sucre et du riz.
Le plateau est majoritairement peuplé par des populations dravidiennes, Télougous et Kannadas. On trouve cependant des enclaves musulmanes, depuis le XIVe siècle et des population aborigènes Bhîl et Gond en bordure nord et nord-est du plateau.
Entre le milieu du et le début du XVIIe s'est développé un style architectural indo-musulman appelé style du Dekkan. De même, entre les XVIe au , s'est épanouie un style de miniatures appelé Dekkanî dans les sultanats du Dekkan.
Le Dekkan est appelé takkana en tamoul et dakkana en kannada.
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
- Trapps du Dekkan
- Sultanats de Dekkan
catégorie:géographie de l'Inde
ja:デカン高原
AnglaisL'anglais est une langue germanique originaire d'Angleterre. C'est la langue maternelle ou l'une des langues des habitants de plusieurs pays, surtout le Royaume-Uni et ses anciennes colonies, dont les États-Unis, l'Irlande, le Canada, l'Australie, et la Nouvelle-Zélande. L'anglais est l'une des langues les plus parlées au monde : elle est la troisième en nombre de locuteurs natifs, et la première apprise comme seconde langue. Elle est aussi la langue la plus utilisée sur Internet.
Histoire
L'anglais descend de la langue parlée par les tribus germaniques angles (d'où est tiré le nom de la langue), saxonnes et jutes s'étant installées en Grande Bretagne au de l'ère chrétienne, remplaçant les langues celtiques présentes sur le territoire. Ces dialectes germaniques, qui ont connu la première mutation consonantique, sont alors désignés sous le nom de vieil anglais, d'abord écrit en runes puis avec l'alphabet latin, apporté par les scribes irlandais au . L'influence d'envahisseurs vikings installés au nord-est du pays est notable dans le lexique de la langue qui a alors emprunté de nombreux termes au vieux norrois (ou « vieil islandais »). L'influence du latin, langue liturgique du christianisme que les scribes irlandais ont apporté, est aussi très forte. On arrête le vieil anglais au , à l'issue de la bataille de Hastings, en 1066. L'épopée Beowulf est écrite dans cet état de la langue.
Après sa victoire à Hastings sur les Saxons, Guillaume le Conquérant s'installe en Grande-Bretagne et impose sa langue, le normand (langue d'oïl de l'ancien français), comme langue de la cour ; ce faisant, il modifie profondément la langue anglaise : les emprunts se font très nombreux et souvent doublonnent avec des mots de radical germanique. Le mot saxon est parlé par le peuple, alors que le terme français est souvent lié au registre soutenu ou à la parlure des nobles. Par exemple, ox, calf ou sheep, termes germaniques, représentent chez le producteur ─ anciennement les couches populaires de la population ─ ce que le consommateur ─ autrefois les couches aisées de la population ─ désigne par beef (cf. bœuf), veal, (cf. veau) et mutton (cf. mouton). (Ainsi, ces trois derniers mots désignent surtout la viande par opposition au bétail sur pied; mais on a aussi "let's return to our muttons" "retournons à nos moutons" et fig. "muttonhead", "mouton [de Panurge]". Par contre, "oxtail soup" car à l'origine ce potage était un plat plébéien.)
D'autre part, la langue simplifie ses déclinaisons. C'est le moyen anglais, dont l'orthographe est fortement influencée par celle des scribes normands, lesquels inventent par exemple les digrammes de la langue (ch, sh, gh, th) et introduisent la lettre w (anciennement un digramme vv ou uu), faisant ainsi sortir de l'usage des lettres anciennes comme þ (thorn, remplacé par th), ð (edh, remplacé aussi par th), ȝ (yogh, proche d'un 3, remplacé par gh ou y principalement) ou ƿ (wynn, proche d'un p, remplacé par w). Les Contes de Cantorbéry de Geoffrey Chaucer sont écrits en moyen anglais.
La grande mutation vocalique, qui a vu la modification en profondeur des voyelles anglaises, du marque le tournant d'un autre état de la langue, l'anglais moderne, que l'on fait réellement commencer au début du avec William Shakespeare. On y distingue deux sous-périodes : l'anglais moderne d'avant ou après le , quand, à la suite des conquêtes britanniques, la langue s'est de nouveau lexicalement enrichie de manière notable grâce aux emprunts faits aux langues des colonies.
Influence de l'anglais
Historiquement, l'anglais a peu pénétré le français (moins de 4 % du vocabulaire est d'origine anglo-saxonne). Cependant son influence croît depuis une cinquantaine d'années du fait de la mondialisation des échanges commerciaux et technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette langue, le Royaume-Uni et les États-Unis notamment (voir « impérialisme linguistique »). C'est pourquoi l'utilisation de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les télécommunications ou l'économie, comme le fut l'italien jadis pour la musique. Un autre phénomène est lié à cet expansionnisme : l'anglais tend à être utilisé à la place d'autres langues. Ainsi le français était la langue privilégiée des relations diplomatiques et des relations contractuelles, l'influence des États-Unis a fait tomber cet usage en désuétude. L'anglais est aussi depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. Il a par ailleurs acquis dans le monde la place de langue la plus fréquemment utilisée dans les rencontres internationales, même si le multilinguisme reste la norme. Étant la première langue étrangère apprise dans le monde, il bénéficie d'une base unique de locuteurs dans tous les pays sur tous les continents. C'est enfin la seconde langue officielle de très nombreux États.
Cette utilisation internationale de l'anglais, devenu une véritable lingua franca, inquiète nombre d'anglophones qui voient leur langue prendre les allures d'un pidgin simpliste coupé de ses subtilités et de son histoire.
Classification
L'anglais est une langue germanique, famille au sein de laquelle les langues vivantes les plus proches sont le frison et le scots mais qui, néanmoins, a subi à plusieurs reprises l'influence d'autres langues germaniques comme le vieux norrois, du latin et de diverses langues romanes, surtout le français, influence latino-romane que l'on ne remarque pas seulement dans les mots qui sont a priori des emprunts lexicaux (déjà vu ou rendez-vous, expressions françaises utilisées en anglais ; embargo de l'espagnol ; cupola, folio ou stiletto de l'italien), mais encore dans de très nombreux mots à étymon latin (comme expect ← exspectare, school ← schola, scuttle ← scutella, ou street ← strata).
Répartition géographique
Statut officiel
L'anglais est la première langue en Australie (anglais australien), Bahamas, Barbade (anglais carribéen), Bermudes, Dominique, Gibraltar, Grenade, Guyana, Jamaïque (anglais jamaïcain), Nouvelle-Zélande (anglais néo-zélandais), Antigua-et-Barbuda, Sainte-Lucie, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Trinité-et-Tobago, Royaume-Uni (anglais britannique), et (sans reconnaissance officielle) aux États-Unis (anglais américain).
L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais canadien) (avec le français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État), de l'Irlande (avec l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin, le tamil et d'autres langues asiatiques) et de l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa, l'afrikaans, et le sotho du nord). C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël. C'est la langue usuelle dans l'île de Saint-Martin.
À Hong-Kong c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Il est appris dès le jardin d'enfants, et est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de nombreuses écoles secondaires et de toutes les universités. Un nombre substantiel d'étudiants acquièrent un niveau de locuteur natif. Cette langue y est si largement utilisée qu'il est inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue étrangère.
C'est une langue officielle, mais pas native au Cameroun, Fidji, Micronésie, Ghana, Gambie, Kiribati, Lesotho, Liberia, Kenya, Namibie, Nigeria, Malte, Îles Marshall, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Îles Salomon, Samoa, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
Langues dérivées
L'anglais a donné naissance :
- à de nombreux pidgins et créoles.
- au Basic English, langue créée par C. K. Ogden and I. A. Richards en 1930. Celle-ci ne comporte plus que 850 mots : ceux qui sont indipensables à la vie quotidienne (expression de sentiments inclus) plus ceux nécessaires pour définir les autres le temps d'une conversation.
- L'anglais Européen : http://www.davytech.com/wiki/
Écriture
L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir plus haut). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine étrangère. Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de bijection entre celle-ci et la prononciation actuelle.
Prononciation
Parmi les consonnes n'existant pas en français, on peut noter [θ] et [ð], écrits th, ou encore [ŋ], écrit n devant un g ou un k.
Exemples de mots :
Grammaire
Voir article détaillé : Grammaire anglaise
L'anglais ne comporte pas de genres pour les noms (à part de rares exceptions). Les adjectifs sont invariables.
Conjugaison
Voir article détaillé : Conjugaison anglaise
Lexique
Des mots sont entrés dans la langue anglaise au contact avec le français : ils sont pour ces raisons très proches, à l'écrit, de leur homonyme. Ces mots existent dans la langue anglaise depuis si longtemps que les anglophones ne les considèrent plus comme mots français. Par exemple : difference, introduction, village, pure.
En revanche, l'anglais a gardé des mots tels que mushroom, budget et (an) apron dont l'on ne reconnaîtrait guère l'origine française (respectivement liés à mousseron, bougette et napperon par métanalyse).
Nombre de mots
Contrairement à d'autres langues, il n'existe pas d'organisme qui recense officiellement les mots d'anglais. Comme par ailleurs l'importance actuelle de cette langue dans la recherche scientifique fait que de nombreux mots sont créés tous les jours (certains promis à une large diffusion, d'autres resteront d'usage confidentiel), il n'existe pas de liste complète. On peut simplement constater que le dictionnaire Oxford English Dictionary, un des plus complet, recense plus de 500.000 entrées, y compris des mots désuets, des mots techniques et des mots de dialectes locaux.
Origine des mots
En 1973, Thomas Finkenstaedt et Dieter Wolff, en se basant sur les 80.000 mots du Shorter Oxford Dictionary (3e édition), ont établi la répartition suivante :
- français, y compris l'ancien français et le normand (ou anglo-français) : 28,3 %
- latin, y compris les mots scientifiques et techniques récents : 28,24 %
- ancien et moyen anglais, vieux norrois et hollandais : 25 %
- grec : 5,32 %
- étymologie indéterminée : 4,03 %
- mots dérivés de noms propres : 3,28 %
- toutes les autres langues : moins de 1 %
Cependant, les problèmes de définition conduisent à des appréciations divergentes. Ainsi la linguiste française Henriette Walter affirme de son côté que [http://perso.wanadoo.fr/mondalire/Henriette_walter.htm plus des deux tiers des mots anglais sont d'origine française].
Emprunts à l'anglais
Le sens des mots peut avoir changé entre les deux langues. Certains de ces mots sont des allers-retours, car empruntés initialement au français.
avec la forme anglaise
- badge
- basket
- boss, « chef, patron »
- budget, de l'ancien français « bougette », petite bourse portée à la ceinture
- caddie, chariot tiré à bras utilisé pour transporter de menus objets
- check-up
- club
- coach (prononc. « cooutch ») et ses dérivés (coacher, le coaching)
- cool
- cowboy, qui signifie « vacher »
- fair-play
- ferry(-boat)
- fuel, de l'ancien français « fouaille », matière servant à alimenter un feu
- gag,
- gentleman, partiellement de l'ancien français « gentil », homme d'ascendance noble
- job, qui signifie « travail, activité rémunérée »
- milk-shake
- one-man show, spectacle mené par un seul artiste
- self-control, littéralement : la maîtrise de soi
- self-made man, littéralement : personne qui a fait elle-même sa réputation, sa carrière
- self-service, endroit où on se sert soi-même (distributeurs de carburant, restaurants d'entreprise, cafétéria, etc.)
- show
- skateboard
- spot
- steak
- stock-options
- toast, de l'ancien français « toster » (griller)
- week-end, qui signifie « fin de semaine »
- Nom de sports créés aux XIX et XX siècles :
En général, ces sports ont un vocabulaire spécifique lui aussi composé de mots anglais. On trouve aussi des termes transverses : un match, un set, un derby, un supporter.
: - (boxe) : ring, uppercut, swing
: - football (la « balle au pied »), goal, penalty
: - basket-ball ((la « balle au panier »)
: - rugby (du nom de la ville où ce jeu a été inventé), drop
: - hockey
: - golf, tee, club, green, put, caddie
: - (planche à voile) : wishbone
: - rallye
: - surf
: - tennis (du moyen français « tenez ! », expression utilisée pour démarrer une partie au jeu de paume)
Attention : le mot handball, bien qu'homographe parfait entre l'anglais et l'allemand, est originaire d'Allemagne. C'est pourquoi sa syllabe finale se prononce [bal] et non [bo:l].
Musique :
- country
- blues
- boogie woogie
- jazz
- rock'n'roll
- ragtime
- rhythm'n blues
- swing
- folk
francisés
- bouledogue (bulldog)
- fioul (écriture phonétique de la prononciation anglaise de fuel)
- paquebot (packet-boat)
- redingote (riding-coat, vêtement pour les sorties à cheval)
- bifteck (beef steak)
mots de racine anglo-saxonne
La langue française a créé de nombreux substantifs en ajoutant la terminaison « ing » à des mots anglais.
- camping
- forcing
- marketing
- packaging
- parking
- reporting
- shampooing
Divers
- code ISO 639-1 : en
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- grammaire anglaise
- verbes irréguliers en anglais
- Conjugaison anglaise
- faux-amis anglais
- vrais amis en anglais
- anglicisme
- franglais
- variations régionales de l'anglais
- linguistes anglais
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues germaniques
- - langues germaniques occidentales
- - groupe anglo-frison
Liens externes
- [http://www.websters-online-dictionary.org/definition/French-english/ Dictionnaire français - anglais] Webster's Rosetta Project
- [http://www.scientificpsychic.com/verbs1fr.html Conjugueur des verbes anglais]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/anglais.html Dictionnaire Freelang anglais téléchargeable] Dictionnaire Freelang anglais-français/français anglais de Bertrand Cornu
- [http://anglais.linguistmail.com Linguistmail.com] Outils gratuits pour apprendre l'anglais
- [http://fr.wordreference.com WordReference.com], dictionnaire en ligne anglais-français
- [http://linearb.co.uk:8080/memory/ Dictionnaire français-anglais plus exemples phrases] Linear B
Bibliographie
- L'aventure des langues en occident, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 1994, le chapitre concernant les langues germaniques
- Honni soit qui mal y pense, Henriette Walter, Editions Robert Laffont, 2001, sur les allers-retours de mots entre l'anglais et le français
Catégorie:Anglais
Catégorie:Langue germanique
Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne
Catégorie:Langue véhiculaire
Anglais
als:Englische Sprache
ja:英語
ko:영어
ms:Bahasa Inggeris
simple:English language
th:ภาษาอังกฤษ
zh-min-nan:Eng-gí
Prâkrit ja:プラークリット
Catégorie:Langue du monde indien Catégorie:Langue indo-aryenne
On nomme prâkrit (ou prākr̥tam) toute langue vulgaire et vernaculaire de l'Inde issue du sanskrit, et qui a généralement donné naissance à l'une des langues néo-indiennes. En sorte, l'on peut comparer les prâkrits au latin vulgaire, tandis que le sanskrit serait le latin classique ; les langues néo-indiennes entretiennent donc avec les prâkrits et le sanskrit les mêmes rapports que les langues romanes avec les latins vulgaire et classique : la langue vulgaire, issue de la classique, engendre par différenciation les langues modernes, qui sont aussi émaillées d'emprunts à la langue classique, jugée plus prestigieuse.
Pour plus de détails, consulter le paragraphe consacré aux prâkrits dans l'article sur le sanskrit.
L'un des prâkrits les plus célèbres est le pāḷi, qui a accédé au statut de langue littéraire et intellectuelle en devenant celle des textes du bouddhisme theravâda.
Inde
L'Inde (nom officiel Union indienne) est un pays situé dans le sud de l'Asie, formant la majeure partie du sous-continent indien.
Le nom officiel du pays, Inde, est dérivé de la vieille version persane de Sindhu, l'appellation locale historique pour le fleuve Indus ; voir l'Origine du nom de l'Inde. La constitution de l'Inde et l'utilisation générale identifient également Bharat (mot Hindi dérivé du nom de Sanskrit d'un roi hindou antique, dont l'histoire peut être trouvée dans le Mahâbhârata, comme nom officiel de statut égal). Un troisième nom, Hindustan, ou la terre des Hindous en persan, a été employé depuis les temps de l'Empire moghol, est le nom plus utilisé par la majorité dans leur vie quotidienne et la langue parlée.
C'est le pays le plus peuplé au monde après la Chine. Elle dispose de 22 langues officielles, dont la principale, celle de l'administration centrale, est le hindi, avec l'anglais comme langue officielle associée. L'Inde a un littoral qui s'étend sur plus de sept mille kilomètres, et partage ses frontières avec le Pakistan à l'ouest, la République populaire de Chine, le Népal, et le Bhoutan au nord-est, et le Bangladesh et le Myanmar à l'est. Sur l'Océan indien, elle est à proximité des îles de la République des Maldives au sud-ouest, du Sri Lanka au sud, et de l'Indonésie au sud-est. L'Inde réclame également une frontière avec l'Afghanistan au nord-ouest.
L'Inde est le foyer de certaines des civilisations les plus anciennes, et est un carrefour des itinéraires historiques importants du commerce. Quatre des principales religions du monde y ont vu le jour : l'Hindouisme, le Bouddhisme, le Jainisme et le Sikhisme.
Autrefois, l'Inde constituait une partie importante de l'empire britannique en tant qu'Inde britannique, avant de gagner son indépendance en 1947.
Pendant les dernières deux décennies le pays s'est beaucoup développé, particulièrement dans les sphères économiques et militaires, régionalement aussi bien que globalement.
Histoire de l'Inde
Articles détaillés : Histoire de l'Inde ~ Chronologie de l'Inde ~ Établissements français de l'Inde
Les abris sous roche peints de l'âge de pierre de Bhimbetka dans le Madhya Pradesh constituent les traces les plus anciennes connues de l'implantation humaine en Inde. Les premières installations permanentes connues apparaissent il y a 9000 ans. Puis, une civilisation, l'une des plus anciennes connues à ce jour, se développe dans la vallée de l'Indus et atteint son apogée entre -2600 et -1900. Vers -1500, des tribus aryennes venues d'Asie centrale auraient émigré en Inde mais cette hypothèse est refutée par certains qui voient plutôt une continuité de la culture védique. Des études génétiques récentes n'ont pas permis de trancher sur ces deux positions, certaines confirmant, d'autres réfutant la théorie de l'invasion aryenne.
Au , un vent de réforme religieuse se lève, le bouddhisme et le jainisme fleurissent, s'ajoutant à la richesse de la culture indienne. L'hindouisme classique se développe à partir de la culture védique. Le premier millénaire voit beaucoup de royaumes indépendants se développer puissamment, certains acquérant une stature impériale. La dynastie hindoue des Gupta domine la période que les historiens considèrent comme un « âge d'or » de l'Inde et les Maurya, et en particulier l'empereur bouddhiste Ashoka, contribuent grandement au paysage culturel indien. Les arts, les mathématiques, la technologie, l'astrologie, la religion et la philosophie s'épanouissent grâce au mécénat royal. Durant le deuxième millénaire, la plupart des régions de l'Inde sont assujetties à un pouvoir musulman, le sultanat de Delhi puis l'Empire moghol, (de 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués), bien que quelques royaumes hindous, comme le royaume de Vijayanâgara, subsistent et prospèrent.
Après l'arrivée des commerçants européens, les Portugais, les Français et les Anglais tirent profit de la dilution et de l'éclatement du pouvoir au travers du sous-continent et le colonisent.
En 1857, la révolte des Cipayes, des soldats indiens au service des puissances européennes, se transforme en un soulèvement populaire contre la puissance de la Compagnie anglaise des Indes orientales que nombre d'indiens considèrent comme leur première guerre infructueuse d'indépendance.
Après la révolte, les mouvements indiens pour l'indépendance commencent à exiger une indépendance complète. Le 15 août 1947, l'Inde accède finalement à cette indépendance tout en subissant la Partition.
Après l'indépendance, l'Inde participe à quatre guerres contre le Pakistan entraînées par le problème du Cachemire. De 1975 à 1977, le premier ministre Indira Gandhi déclare létat d'urgence, limitant les droits civiques et entraînant la mise en détention de nombreuses personnes sans procès. La destruction de la Babri Masjid d'Ayodhya en 1992 entraîne plusieurs conflits intercommunautaires en Inde occidentale. En 1999, l'Inde mobilise ses troupes dans le district de Kargil au Cachemire pour repousser des infiltrations de terroristes islamistes et/ou de rebelles indépendantistes kashmiris venus du Pakistan.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Inde
L'Inde est une démocratie parlementaire et une république fédérale. D'ailleurs, elle est « la plus grande démocratie du monde » grâce à son milliard d'habitants.
Le président est le chef de l'État, mais ses pouvoirs ne sont que symboliques. Le président et le vice-président sont élus indirectement tous les 5 ans par un collège spécial. Même un intouchable a pu accéder à la fonction du président, ce qu'on peut voir comme un symbole des changements qui ont eu lieu dans la société indienne. Le vice-président ne devient pas nécessairement président si le président meurt ou démissionne.
Le Parlement est composé de deux chambres : la chambre haute, la Rajya Sabha (Conseil des États) et la chambre basse, la Lok Sabha (Chambre du Peuple).
Les membres de la Rajya Sabha sont élus par les députés des assemblées des États. Ceux de la Lok Sabha sont élus par le peuple.
Le Parlement désigne un Premier Ministre issu du parti majoritaire ou d'une coalition. Celui-ci détient les pouvoirs exécutifs et dirige le conseil des ministres.
Diplomatie
L'Inde se considère comme une grande puissance mal reconnue. La Charte des Nations Unies ne lui donne pas le statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, le Traité de Non prolifération ne la reconnait pas comme Etat doté de l'arme nucléaire. Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire reconnaître le statut de grande puissance auquel elle juge pouvoir aspirer.
C'est la raison pour laquelle elle a avancé sa candidature, au sein du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) à un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. C'est aussi l'une des raisons qui l'ont poussée à développer un arsenal nucléaire après l'explosion "pacifique" de 1974 et à en assumer le caractère officiel avec les essais de mai 1998.
Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : États-Unis dans le cadre du programme Next Steps for a strategic partership, Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d'un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays mais aussi Russie, France, Japon, et Royaume-Uni.
L'Inde s'éloigne ainsi de son approche nehruvienne, tiers mondiste et non alignée (voir mouvement des non-alignés) des relations internationales pour entrer dans le club des "grands".
États de l'Inde
Article détaillé : États et territoires de l'Inde
L'Inde est une fédération d'États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a 28 États principaux, 6 territoires, et le territoire de la capitale Delhi.
L'actuel président indien est Abdul Kalam depuis 2002. Mais l'essentiel des pouvoirs est détenu par le premier ministre Manmohan Singh (depuis 2004). En effet, comme l'Allemagne, l'Inde connaît un régime parlementaire.
Géographie
Allemagne
Articles détaillés : Géographie de l'Inde ~ Villes de l'Inde
La superficie de l'Inde est de 3 287 590 km².
Entourée par le Pakistan, l'Afghanistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, l'Inde possède 15 000 km de frontières.
De grands fleuves et rivières, tels le Gange, le Brahmapoutre, la Yamunâ, la Godâvarî, la Narmadâ, la Kaveri traversent le pays.
Économie
Article détaillé : Économie de l'Inde
Le PNB de l'Inde était de 692 milliards de dollars en 2004 soit 600 dollars par habitant.
En 1997, l'agriculture représentait 25 % du PIB, les industries 30 % et les services 45 %. Le PNB de l'Inde est le 11 au monde.
Répartition des emplois (1999) : agriculture 60 %, industrie 17 %, services 23 %.
Taux de pauvreté (1999) : 30%
Taux de chômage (2003) : 9,5 %
Dette extérieure (est. 2003) : 102 milliards de dollars
Inflation (2003) : 3,8 %
L’Inde est une nouvelle puissance mondiale dont l’importance ne cesse de croître. Tout en poursuivant une campagne active afin d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, elle s’efforce d’approfondir ses relations avec l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), de resserrer ses liens avec la Chine et d’accroître ses interactions avec l’Asie centrale, les Etats-Unis et l"Europe.
Onzième économie mondiale (quatrième en parité des pouvoirs d’achat), l’Inde est en passe de faire d’énormes progrès économiques au cours des dix prochaines années.
L'Inde a connu une croissance économique soutenue, grâce à un large éventail de réformes mises en œuvre au cours de la dernière décennie. Une classe moyenne dynamique dotée d'un pouvoir d'achat a vu le jour, et une nouvelle génération d'industriels et d'entrepreneurs se sont lancés dans la compétition au niveau mondial. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 692 milliards $ EU en termes nominaux, en 2004, l'Inde est actuellement la dixième économie mondiale.
Le PIB réel a augmenté de 6,9 % en 2004-05 contre 8,5 % un an auparavant. Cette baisse était essentiellement le résultat d'une croissance agricole plus faible due à des précipitations moins abondantes pendant la mousson. Les perspectives relatives à la croissance du PIB réel de l'Inde, pour la période 2005-06, semblent encourageantes - environ 6,5 à 7 %. A ce jour, rien n'indique que la hausse des prix du pétrole va affecter la croissance économique.
La position des paiements extérieurs de l'Inde s'est considérablement améliorée. Les exportations ont augmenté, particulièrement les exportations des services qui ont augmenté de 105 % en 2004-05. La croissance dans le secteur des services a en grande partie été alimentée par le boom des technologies de l'information, domaine dans lequel l'Inde devient un leader mondial.
|+Croissance du PIB indien depuis 1995 (Mission économique en Inde, janvier 2005)
!Année
!Croissance du PIB
!Année
!Croissance du PIB
|-
|2004
|6,6 %
|1999
|7,1 %
|-
|2003
|5,9%
|1998
| 6,0 %
|-
|2002
| 4,4 %
|1997
|4,5 %
|-
|2001
|5,5 %
|1996
|7,4 %
|-
|2000
|3,9 %
|1995
|7,6 %
|{{{{wikitravel|l'Inde|Inde{fr{dmoz|Inde|http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Asie/Inde/{fr{en{États et territoires de l'Inde{Pays d'Asie{lien AdQ|en{lien AdQ|sv
Gange
Le Gange - forme francisée de Gangâ - est un fleuve important (sa longueur varie suivant les sources de quelque 2 500 à quelque 3 000 km) dans l'Inde du Nord. Son bassin couvre 2 165 000 km² et son delta commun avec celui du Brahmapoutre 110 000 km². Le Gange fait partie des sept rivières sacrées de l'Inde.
Le fleuve
Il prend sa source au glacier Gangotri à 6 600 m d'altitude dans l'Himalaya où il porte le nom de Bhâgiratî. À 210 km de sa source, il conflue à Devaprayâga avec le torrent Alaknandâ descendant du Nanda Devî à 7 800 m pour former le Gange proprement dit.
Il coule ensuite depuis Haridwâr situé à 300 m d'altitude à travers la plaine indienne du nord, appelée plaine gangétique, perdant ce peu de dénivelé en s'écoulant paresseusement sur le reste de son cours tout en collectant un certain nombre d'affluents comme la Yamunâ (1 300 km), la Ghaghrâ (1 080 km) à Châpra, le Gandak (700 km) à Hajipur, la Râmgangâ (640 km) peu avant Allâhâbâd, la Son ou Sone (784 km) à Patna, la Dâmodarâ ou Dâmodâr (541 km) au sud de Kolkata, la Koshî (700 km) près de Bhagalpur, la Gumtî ou Gomatî (675 km) près de Vârânasî... Il se jette dans le golfe du Bengale en formant un important delta appelé Sundarbans où il se mêle au Brahmapoutre. Une branche de ce delta forme la Hûglî qui arrose Kolkata, l'autre branche majeure qui coule au Bangladesh se nomme Padmâ avant de se joindre au Brahmapoutre.
Le Gange est considéré comme sacré par les hindous. L'immersion dans le Gange est censé laver le croyant de ses péchés et la dispersion des cendres dans le fleuve peut apporter une meilleure vie future et même permettre d'atteindre plus tôt la moksha ou délivrance, c'est-à-dire la sortie du monde phénoménal.
Les dévots hindous font des pèlerinages pour se baigner dans ses eaux et pratiquer la méditation sur ses rives. Plusieurs sites sacrés hindous se trouvent le long des rives du Gange, comme Haridwâr (ou Hardwâr) et Vârânasî (parfois appelé Kâshî ou Bénarès).
La Yamunâ, une rivière importante et presque aussi sacrée, est un affluent du Gange, qu'elle rencontre près d'Allâhâbâd. Tous les douze ans se tient, au confluent des deux cours d'eau - en fait de trois cours d'eau, les hindous croyant que conflue ici aussi la Sarasvatî, la rivière mystique et invisible - un rassemblement important, la Kumbhamelâ dont la dernière en 2001 a vu passer 70 millions de personnes sur une période de temps de 6 semaines.
Malgré une pollution, déjà mise en avant par l'écrivain américain Mark Twain lors de son passage dans la ville de Vârânasî, au siècle dernier, le Gange est un écosystème riche et particulier qui comporte deux espèces de dauphin, le dauphin du Gange ou Platanista gangetica et le dauphin de l'Irrawaddy ou Orcaella brevirostris et un requin d'eau douce, le Glyphis gangeticus.
Le fleuve comporte deux barrages principaux. Le premier près d'Haridwâr détourne une grande partie de l'eau de fonte himalayenne dans le canal supérieur du Gange, construit par les Anglais en 1854 pour irriguer les terres environnantes. Ce détournement des eaux est la cause principale de la détérioration de la navigabilité du fleuve.
L'autre barrage est une centrale hydroélectrique près de Farakka, près du point d'entrée principal du fleuve au Bangladesh et qui détourne une partie des eaux vers la Hûglî. Le barrage est une source de conflits entre l'Inde et le Bangladesh depuis sa construction en 1975.
On estime que chaque jour le Gange reçoit les restes de quelque 400 cadavres humains ainsi que les 1 550 tonnes de bois utilisées pour les crémations, auxquels s'ajoutent les 9 000 carcasses d'animaux qui y sont abandonnées, ce qui est une importante cause de pollution. Diverses méthodes ont été envisagées pour aider à sa dépollution, comme l'installation de stations d’épuration et leur raccordement à des centaines de kilomètres d’égouts, la construction de milliers de toilettes publiques et de crématoires électriques - comme ceux de Vârânasî - mais ils ne sont guère utilisés que par les indigents. Il a été aussi opéré à des lâchers de milliers de tortues nécrophages pour que celles-ci puissent dévorer les cadavres insuffisamment brûlés, mais les reptiles ont été capturés et consommés par les pauvres riverains.
En 1985, le Gange a été proclamé « héritage national » et une Autorité centrale du Gange fondée. Les premières analyses qui ont été effectuées l'année suivante dans un affluent où se déversent les égouts de Vârânasî et qui se jette lui-même dans le fleuve en aval de la ville ont révélé un taux de coliformes fécaux de 1,5 million d'unités par décilitre, le maximum autorisé étant de 500 unités.
On n'oubliera pas que la capitale New Delhi déverse quotidiennement dans la Yamunâ 200 millions de litres d'eaux usées et 20 millions de litres de déchets industriels qui finiront par se déverser dans le Gange. La ville avait pourtant été dotée dès 1937 d'une première station d’épuration.
Le Gange possède cependant des capacités d'autodépollution étonnante, il profite d'une oxygénation dix à vingt fois supérieure à n'importe quel autre cours d'eau dans le monde. Il élimine ainsi quelque 80 % de la pollution organique en 2 km et 30 min grâce aux bactéries. Cependant, ces capacités naturelles sont aujourd'hui insuffisantes.
Anecdotes
Dans le village de Mahâballipuram, dans le Tamil Nadu, se trouve le plus grand bas-relief au monde, souvent considéré comme une illustration de la descente du Gange.
Dans le palais de Jaipur, on peut voir exposées deux énormes urnes, les plus grandes au monde, fabriquées avec 243 kilogrammes d'argent chacune et qui servirent au maharâja Madho Singh II à transporter plus de 30 000 litres d'eau du Gange lors de son voyage de 1902 en Angleterre.
En 1950, Jean Renoir signe sa première réalisation en couleurs, Le fleuve, tourné au bord du Gange et qui remporte le Prix international de la critique au festival de Venise en 1951.
Voir aussi
- Gangâ, la déesse personnifiant le fleuve
- Mahabalipuram pour le bas-relief la descente du Gange
- [http://www.loic-paradise.com/gange Photos du Gange (Bénarès)]
- Liste des cours d'eau de l'Inde
Catégorie:Cours d'eau d'Inde
Catégorie:Cours d'eau du Bangladesh
ja:ガンジス川
Ghât
Le mot ghât - marches - désigne en Inde les marches qui recouvrent les rives des cours d'eau ou les berges des bassins ou tanks et permettent de descendre au contact de l'eau.
Par extension, ghât est aussi le nom des deux chaînes de montagnes, les ghâts occidentaux et les ghâts orientaux, qui enserrent le plateau du Dekkan et descendent respectivement vers la mer d'Oman et le golfe du Bengale.
catégorie:géographie de l'Indecatégorie:Montagne du sous-continent indien
Vindhya]]
Les monts Vindhya sont une chaîne de montagnes gréseuses et basaltiques de faible altitude — de 460 à 1100 m — de l'Inde centrale, qui sépare géographiquement le sous-continent indien subcontinent en Inde du nord et Inde du sud, séparant la plaine gangétique du plateau du Dekkan.
Les Vindhya se déroulent sur près d'un millier de kilomètres, au nord de la Narmadâ, commençant à l'ouest dans l'état du Goujerat près de sa frontière avec le Madhya Pradesh, courant vers le nord-est pour trouver le Gange à Mirzapur. Sur ses pentes méridionales coulent des affluents de la Narmadâ, qui s'écoule vers l'ouest dans une dépression entre les Vindhya au nord et la chaîne parallèle des Satpura au sud avant de se jeter dans la mer d'Oman. Les cours d'eau de ses pentes septentrionales, tels que la Kalisindh ou la Betwâ, alimentent le Gange. La Sone, quant à lui, est un affluent du Gange qui drainent des eaux provenant des pentes méridionales des Vindhya à son extrémité orientale.
Le plateau des Vindhya est situé au nord de la partie centrale de la chaîne et surplombe la plaine gangétique. On y trouve les villes de Bhopal, la capitale du Madhya Pradesh, et d'Indore.
D'après la légende, le rishi Agastya, Celui qui fait bouger les montagnes, força les Vindhya à s'agenouiller devant lui, lui laissant le passage vers l'Inde du sud où il inventa le tamoul et y propagea le brahmanisme.
Le parc national de Bandhavgarh se situe dans les Vindhya.
catégorie:Montagne de l'Inde
catégorie:Montagne du sous-continent indien
Basalte
Le basalte est une roche volcanique issue d'un magma refroidi rapidement au contact de l'eau ou de l'air. C'est le constituant principal de la couche supérieure de la croûte océanique.
Le mot basalte est emprunté du latin basaltes, lui-même probablement dérivé d'un terme éthiopien signifiant «roche noire».
Le basalte est mélanocrate à holomélanocrate (sombre à très sombre). Il a une structure microlithique, est composé essentiellement de plagioclases (50 %), de pyroxènes (25 à 40 %), d'olivine (10 à 25 %), et de 2 à 3 % de magnétite. Le basalte est issu de la fusion partielle, au niveau de la low velocity zone, d'une pyrolite hydratée.
Les plus grands épanchements basaltiques connus sont les trapps du Deccan en Inde, le plateau de la Columbia aux États-Unis ou encore les laves triassiques nord-américaines. La construction basaltique la plus célèbre est sans doute la chaussée des Géants en Irlande, où l'on peut admirer des orgues basaltiques (formations en forme de colonnes, généralement de coupe hexagonale). Les régions sombres de la Lune (les « mers ») sont formées de basalte.
Classification des basaltes
Lune
Les basaltes se classent par leur taux de saturation en silice.
Lorsque le basalte n'atteint pas le plan de saturation de la silice, de la néphéline [SiAlO4]Na est exprimée. C'est le domaine des basanites, et, à l'appproche du plan de saturation, celui du basalte alcalin à olivines. Au-delà du plan de saturation, c'est le domaine tholéiitique, avec l'olivine tholéiite, si le quartz n'est pas exprimé, et le quartz tholéiite sinon.
Les néphélinites et mélilitites
Les néphélinite et mélilitites sont des roches holofeldspathoïdiques. Elles ne se trouvent que dans les rifts, généralement en fin de vie.
La basanite
La basanite est caractéristique du volcanisme intra plaques ponctuel et de faible volume. On la trouve en France dans les rifts rhénan, de Limagne et des Causses.
Le basalte alcalin à olivine
Le basalte alcalin à olivine est une roche ubiquiste. On le trouve dans le volcanisme intra plaques océanique et continental lorsque celui-ci est de faible volume.
L'olivine tholéiite
L'olivine tholéiite (ou tholéiite à olivine ou basalte tholéiitique à olivine) constitue les fonds océaniques. Il se trouve également dans le volcanisme intra plaques océanique et continental lorsqu'il est important. Il contient un orthopyroxène modal non exprimé.
La quartz tholéiite
La quartz tholéiite (ou tholéiite à quartz ou basalte tholéiitique à quartz) se trouve dans les arcs d'îles en limite entre les continents et les océans.
L'origine des basaltes
En prenant un basalte et en le soumettant expérimentalement à la température et à la pression que l'on trouve au niveau de la Low Velocity Zone (LVZ), on obtient une éclogite. La roche mère d'un basalte ne peut donc pas être un basalte. Ce serait plutôt une éclogite, mais la vitesse de propagation des ondes nous indique que la roche présente au niveau de la LVZ ne peut en être une. Il est donc nécessaire de trouver une autre composition pour la roche mère.
Les ophiolites nous permettent d'avoir une idée. Le manteau doit être une péridotite. Un modèle de péridotite a été avancé : la pyrolite. Le géotherme ne croise le solidus de la pyrolite que si elle est hydratée (0,1 %). Il n'y a pas de fusion en dessous de la LVZ car nous arrivons dans une zone de pyrolite sèche.
Selon la pression à laquelle se fait la fusion partielle, les minéraux affectés par la fusion ne sont pas les mêmes. Pour des taux de fusion faibles, le liquide est riche en eau et en alcalins : on obtient des basanites ou des basaltes alcalins à olivines. Pour des taux de fusion élevés, le liquide est plus riche en calcium, fer et magnésium, et on obtient des olivines tholéiites.
Au niveau des points chauds, le taux de fusion de la pyrolite va de 5 % en périphérie, avec formation de basanite, à 30 % au centre, avec formation d'olivine tholéiite. Lorsque le taux de fusion est de 10 %, il y a formation de basalte alcalin à olivines.
Au niveau des rides médio océaniques, le taux de fusion est de 30 %, et nous obtenons de l'olivine tholéiite.
catégorie:roche volcanique catégorie:volcanologie
ja:玄武岩
ko:현무암
Grès ko:사암 ja:砂岩
Le mot grès recouvre deux choses distinctes :
- une roche sédimentaire constituée par une aggrégation de grains de sable ;
- un matériau de poterie dans lequel on fabrique des vases, des jarres, etc.
poterie
Le grès, roche sédimentaire
Le grès est une roche détritique, issue de l’aggrégation et la cimentation de grains de sable.
Ces grains sont souvent composés de silice, mais ils peuvent avoir d’autres compositions. On parle alors plutôt d'arénite, en particulier si les grains sont carbonatés.
La cimentation des grains se fait par précipitation et cristallisation des sels dissous dans l’eau intersticielle.
Les grains, et le ciment entre ces grains peuvent avoir une composition différente selon l’origine et l’histoire de ce grès.
Si les grains sont peu cimentés, le grès est très poreux; les couches géologiques constituées de tels grès peuvent former de bons réservoirs d'eau, de pétrole ou de gaz.
Arkose
Une arkose est un grès feldspathique, souvent issu de l’induration d’une arène granitique.
Altération
Certains grès peuvent subir une altération rapide. Cette altération dépend de :
- La propension à absorber l’eau et à sècher, la circulation de l’eau dans les pores, le gel.
- La composition du ciment : les grains dans un ciment calcaire se déchaussent plus rapidement, suite à une dissolution plus rapide de ce ciment. Certaines constructions sont dans ce cas et nécessitent de fréquentes restaurations.
- La présence d’une matrice argileuse (plutôt que d'un ciment).
Utilisations
Les grès sont utilisés dans les constructions et les pavages de routes.
Les rues de Paris étaient pavées en grès de Fontainebleau, jusqu’à ce qu’on le remplace par des granites bretons, moins glissants.
Le grès, matériau de poterie
Les terres à grès sont des argiles secondaires ou sédimentaires, plastiques dont la vitrification s’effectue de 1 200°C à 1 300°C environ. Cuites, leur couleur va du chamois ou gris clair à un gris plus foncé ou au brun.
Elles varient beaucoup dans leur plasticité et leur température de cuisson et il n’y a pas de distinction bien nette entre les terres à feu ou à grès. En fait, la classification des types d’argile repose plus sur leur utilisation céramique que sur leur véritable nature chimique ou physique ou sur leur origine géologique. La même argile peut très bien être employée à la fois comme terre réfractaire pour faire des briques à feu et pour la fabrication de grès cuisant à haute température.
La seule limitation étant la présence de composés chimiques favorisant la fusion à ce niveau de température.
Les oxydes métalliques, les composés alcalins ou acides, les sels ont pour effet systématique d’abaisser la température de fusion de la terre en la rendant impropre à la cuisson à haute température, la terre fond littéralement, et le tesson s’affaisse comme un verre.
Bien des argiles sont utilisables pour la fabrication du grès sans aucune modification. Elles peuvent avoir exactement la plasticité requise pour le tournage et présenter les caractères spécifiques du grès quant au séchage et à la cuisson.
Les petits ateliers du siècle dernier, qui produisaient de la poterie utilitaire, employaient d’habitude une terre à grès extraite dans le voisinage et préparée sans aucune autre addition. Ce genre de pâte naturelle peut donner des couleurs et des textures très agréables et bien prendre les engobes et les glaçures pour grès à hautes températures.
Après la porcelaine véritable, le grès occupe la deuxième place dans la production de poteries artisanales de qualité.
Gres Gres catégorie:céramique
Krishnâ ja:クリシュナ川
Le fleuve Krishnâ ou Kistnâ est l'un des plus longs de l'Inde avec un cours de 1 290 kilomètres. Il prend sa source à Mahabaleswar dans le Maharashtra et rejoint la mer dans le golfe du Bengale à Hamasaladeevi dans l'Andhra Pradesh, après avoir traversé le Karnataka.
est un bec de la bouche d'une statue d'une vache dans le temple antique de Mahadev à Mahabaleshwar. Son affluent le plus important est le Tungabhadra, lui-même constitué par la réunion des rivières Tunga et Bhadra provenant des Ghâts occidentaux. Parmi ses autres affluents, on peut citer le Koyna, le Bhima, le Mallaprabha, le Ghataprabha, le Yerla, le Warna, le Dindi, le Musi et le Dudhganga.
Deux grands barrages ont été construits sur le fleuve, un à Srisailam et l'autre à Nâgârjuna Hill. Ce dernier, appelé Nâgârjuna Sâgar engendre un réservoir considéré comme l'un des plus grands construits par l'homme.
Sources
Liens externes
- [http://www.geol.lsu.edu/deltaweb/INDIARPT/KRISHNA/krishna_delta.htm La page sur le delta de la Krishnâ sur le site de l'université de Louisiane (en anglais)]
- [http://www.mongabay.com/fish/data/ecosystems/Krishna%20River.htm les espèces de poissons vivant dans la Krishnâ]
Catégorie:Cours d'eau d'Inde
Godâvarî
Le Godâvarî est un fleuve important de l'Inde, long de 1500 km qui prend sa source à Trimbak dans les Ghâts occidentaux, près de Nasik, à près de 120 km au nord-est de Mumbai dans l'état du Maharashtra, coule en direction du sud-est au travers du Dekkan dans l'Andhra Pradesh, et se jette dans le golfe du Bengale dans un delta commun avec la Krishnâ.
Ses principaux affluents sont la Dudnâ, la Pranhitâ, l'Indravatî, la Sabarî, la Manjrâ et la Wardhâ. La Godâvarî partage son delta avec la Krishnâ.
La Godâvarî fait partie des sept rivières sacrées de l'Inde.
Voir aussi
- Liste des cours d'eau de l'Inde
Catégorie:Cours d'eau d'Inde
ja:ゴーダヴァリー川
Maharashtra
Le Maharashtra est un état dans l'ouest de l'Inde. La base pour la création (démarcation) de l'état dans sa forme présente le 1 mai 1960 fut la majorité linguistique (marâthî). Sa population était de 96 752 247 en 2001 (2 état le plus populeux en Inde). Seulement onze pays ont une population plus nombreuse.
Sa capitale est Mumbai, le moteur économique en Inde.
C'est l'état qui reçoit le plus d'investissement étranger direct et il génère 32 % des exportations.
Histoire
- -230 à 225 : gouverné par les Satvahanas
- 250 à 525 : Les Vakatakas placent Vidharba sous leur contrôle.
- 550 à 760 : gouverné par les Chalukyas
- 640 : le pélerin chinois Xuanzang (Hiun Tsang) visite le Maharashtra et le déclare Mo-ho-lo-cha
- 973 : le pouvoir de Rashtrakuta se termine
- 973 à 1180 : gouverné par les Chalukyas à nouveau
- 1189 à 1310 : Les Yadavas de Deogiri ont le contrôle
- 1296 : Alla-ud-din Khilji, le premier sultan musulman du nord pénétre le Deccan, défait les Yadavas et emporte un large butin.
- 1658 - 1700 : montée en puissance des Shivaji et leurs partisans -- période de rebellion contre l'Empire moghol (voir Empire marathe).
- 3 juin 1818 : Bajirao II est soumis par les Britanniques
- 15 août 1947 : les Britanniques accordent l'indépendance aux Indes
- 1956 : l'état de Bombay est formé dont le Maharashtra est une partie.
- 1 mai 1960 : la situation actuelle.
Géographie
Politique
Le chef de l'exécutif (Chief Minister) est Sushil Kumar Sambhaji Shinde, et le gouverneur est Mohd. Fazal.
L'Assemblée législative comprend ... parlementaires.
Économie
Démographie
Culture
Tourisme
Divers
Lien externe
- [http://www.maharashtra.gov.in/ Site officiel de l'état]
Catégorie:États et territoires de l'Inde
Catégorie:Inde marathe
ja:マハラシュトラ州
simple:Maharashtra
ChhattisgarhCatégorie:États et territoires de l'Inde
Histoire
Géographie
Économie
Démographie
Culture
Tourisme
Divers
Lien externe
- [http://chhattisgarh.nic.in/ Site officiel de l'état]
Karnataka
Histoire
Géographie
Les districts du Karnataka sont : Bagalkot, Bangalore, Bangalore Rural District, Belgaum, Bellary, Bîdâr, Bîjâpur, Chamrajnagar, Chikmagalur, Chitradurga, Dakshina Kannada, Davangere, Dharwad, Gadag, Gulbarga, Hassan, Haveri, Kodagu, Kolar, Koppal, Mandya, Mysore, Raichur, Shimoga, Tumkur, Udupi, et Uttara Kannada
Économie
Bangalore capitale de l'état est devenue au court de ces dernières années la capitale indienne de la haute technologie avec la création de milliers d'emplois par des multinationales.
Démographie
Culture
Tourisme
A voir :
Mysore, Hampi, Belur, Halebid ( Chennakeshava Temple ( Star Temple), Shravanabelagola the worlds tallest monolithic statue measuring 17 m high. Is 51 Kms from Hassan and can be reached by road. An important Jain pilgrim centre( Gommateshwara)
Lien vers le site KSTDC http://kstdc.nic.in
Divers
Lien externe
- [http://www.karnataka.com/ Site officiel de l'état du Karnataka]
Catégorie:États et territoires de l'Inde
Hyderâbâd
La ville d'Hyderâbâd (Haidarâbâd)
Histoire de la principauté
Hyderâbâd constitua un état princier autonome de l'Inde de 1724 à 1948, avec à sa tête un Nizâm héréditaire. La principauté devint un état indien de 1948 à 1956. Sa capitale, la ville d'Hyderâbâd, étant, durant la majeure partie de cette période, une de quatre plus grandes villes de l'Inde.
Hyderâbâd fut fondée en 1586 par Muhammad Qulî Shâh, le cinquième sultan de la dynastie des Qutb Shâhi de Golkonda. En 1686, l'empereur moghol Aurangzeb faisait campagne dans le Dekkan pour contrôler les prétentions des Marathes et pour faire la conquête des Sultanats du Dekkan. Avant cette campagne, le territoire moghol s'arrêtait à la Godâvarî. Lorsqu'Aurangzeb eut conquis Golkonda et Bijapur en 1687, son empire s'étendit jusqu'au Sud de la Krishnâ.
Cependant, l'empire ne tarda pas à s'affaiblir après la disparition d'Aurangzeb. En 1724, Un fonctionnaire moghol, Asaf Jah, défit le gouverneur moghol des provinces méridionales de l'empire et s'établit à leur tête, se déclarant Nizâm-al-Mulk de Hyderâbâd, l'empereur, affaibli et occupé à lutter contre les Marathes, ne pouvant s'y opposer. En 1763, le Nizâm Ali Khan déplace la capitale de son état d'Aurangâbâd à Hyderâbâd.
Hyderâbâd, un des états princiers les plus importants et les plus riche du Raj britannique, comme le prouve sa salve de 21 coups, s'étendait sur 212 000 km². À son apogée, durant les années 1930, le Nizâm était l'un des hommes le plus riches au monde, son palais employant quelques 11 000 domestiques.
Quand l'Inde devint indépendante le 15 août 1947, le Nizâm, de religion musulmane, refusa d'intégrer sa principauté dans l'union indienne, bien que son territoire soit entièrement enclavé, exigeant la création d'un état séparé - cette possibilité ayant été prévue - de 18 millions d'habitants, en très forte majorité hindou, la situation inverse de celle du Cachemire. Après une courte guerre, du 13 au 17 septembre 1948, les troupes de l'armée indienne s'empare de la principauté qui est incorporée comme état de l'Inde l'année suivante.
En novembre 1956, l'état d'Hyderâbâd est divisé suivant des considérations linguistiques, la région nord-est de langue télougou, comprenant la ville de Hyderâbâd, composant l'état de l'Andhra Pradesh, tandis que région occidentale de langue kannada formant le Karnataka, et le Marathwada, la région du nord-ouest, de langue marathe, intégrant l'état de Bombay, d'ou est issu le Maharashtra.
Dirigeants : Nizâm
Maharashtra
- 1724 - 1748 : Qamar ad-Din Chin Qilij Khan, Asaf Jah I à partir de 1738
- 1748 - 1750 : Nasir Jang Mir Ahmad
- 1750 - 1751 : Muhyi ad-Din Muzaffar Jang Hidayat
- 1751 - 1761 : Asaf ad-Dowla Mir Ali Salabat Jang
- 1761 - 1803 : Ali Khan Asaf Jah II
- 1803 - 1829 : Mir Akbar Ali Khan Asaf Jah III
- 1829 - 1857 : Naser ad-Dowla Farkhunda Ali Asaf Jah IV
- 1857 - 1869 : Afzal ad-Dowla Mahbub Ali I Khan Asaf Jah V
- 1869 - 1911 : Fath Jang Mahbub Ali II Khan Asaf Jah VI
- 1911 - 1950 : Fath Jang Mir Osman Ali Khan
Voir aussi
Catégorie:Andhra Pradesh
Catégorie:Histoire du monde indien
Catégorie:Mégapole
Catégorie:Principauté des Indes
Catégorie:Ville de l'Inde
Bangalore
Bangalore est une ville du sud de l'Inde et la capitale de l'état du Karnataka.
Elle fut construite autour d'un fort bâti en 1537. Ce fut un des sièges de l'administration britannique de 1831 à 1881, date à laquelle elle fut rendue au maharaja de Mysore.
L'agglomération de Bangalore et de ses environs comporte plus de 6 millions d'habitants.
Un pôle mondial économique et scientifique
Bangalore est en effet devenu un centre universitaire, scientifique (Indian Institute of Science, comptant 2000 chercheurs) et économique considérable.
L'agglomération est considérée comme la « Silicon Valley » indienne et l'exemple d'un pôle de compétence d'importance mondiale.
Il a axé son développement sur les nouvelles technologies, particulièrement la sous-traitance dans les domaines
- des logiciels informatiques,
- de la biochimie (fabrication de molécules pharmaceutiques...)
- de l'aérospatial.
De très nombreuses entreprises technologiques du monde entier y ont installé des unités de recherche, de services (centres d'appel) et de conception / production.
Cela coexiste avec des industries plus classiques (textile) mais ayant investi dans des équipements de pointe pour rivaliser avec les autres concurrents asiatiques à bas coût
Urbanisme
La ville est par ailleurs considérée comme la « cité-jardin » de l'Inde, compte tenu de ses nombreux parcs. Toutefois ses infrastructures suivent difficilement son développement économique.
Catégorie:Ville de l'Inde
Catégorie:Mégapole
simple:Bangalore
Coton
Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines du cotonnier (Gossypium), un arbuste de la
famille des Malvacées. Cette fibre est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la plus importante des fibres naturelles produites dans le monde. Depuis le , il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).
La plante
Le cotonnier peut mesurer jusqu'à dix mètres à l'état sauvage. Lorsqu'il est cultivé, on limite sa taille à un ou deux mètres de façon à en faciliter le ramassage. Herbacé ou ligneux, le cotonnier pousse dans les régions tropicales et subtropicales arides. Il peut vivre une dizaine d'années à l'état sauvage, alors qu'il est généralement exploité sous la forme de plante annuelle lorsqu'il est cultivé. A la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu'elles s'ouvrent, elles laissent s'échapper des graines et des bourres de coton recouvertes d'une houppe de fibres blanchâtres et soyeuses pouvant mesurer entre 2cm et 5cm de long selon les variétés.
Les variétés de coton les plus connues sont le Gossypium arboreum et le Gossypium herbaceum. Ces deux formes de coton à fibres courtes originaires d'Inde ont donné naissance à de nombreuses variétés cultivées aujourd'hui, mais ne sont presque plus exploitées en tant que telles (sauf pour l'ouaterie), car leurs fibres sont trop courtes. Le Gossypium barbadense, coton d'origine péruvienne, compte pour environ 5% de la production mondiale de fibres. Sa culture a été notamment introduite en Égypte et constitue, aujourd'hui au travers de la qualité "Jumel", l'un des meilleurs cotons du monde en terme de qualité et de longueur de fibres. Le Gossypium hirsutum qui représente environ 80% de la production mondiale de fibres est originaire d'Amérique du Sud.
Histoire
Le coton est utilisé pour fabriquer des vêtements légers depuis des millénaires dans les régions au climat tropical. Certains chercheurs affirment qu'il est probable que les égyptiens connaissaient le coton il y a plus de 12 000 ans av. J.-C. et l'on a trouvé des
fragments de coton datant d'il y a environ 7 000 ans dans des grottes de la vallée du Tehuacán, au Mexique. Des preuves archéologiques ont permis de savoir que les hommes ont domestiqué des espèces différentes de cotonnier en Inde et en Amérique du Sud il y a des milliers d'années.
La plus ancienne trace écrite que l'on connaisse parle du coton indien. Le coton est en effet cultivé en Inde depuis plus de 3 000 ans et le Rig-Veda, écrit en 1 500 av. J.-C. le mentionne. Mille ans plus tard, le grec Hérodote mentionne le coton indien : « Là bas il y a des arbres qui poussent à l'état sauvage, dont le fruit est une laine bien plus belle et douce que celle des moutons. Les indiens en font des vêtements. »
A la fin du XVIe siècle av. J.-C., le coton dont le nom vient de l'arabe (el kutun), s'est
répandu dans les régions plus chaudes en Amérique, Afrique et Eurasie. Le coton fut l'une des premières cultures des colons européens en Amérique, dont la première plantation dans la colonie de Jamestown date de 1607.
L'industrie cotonnière qui s'était bien développée en Inde a été affectée par la révolution industrielle britannique et ses inventions qui ont permis une production de masse à bon marché au Royaume Uni. En 1764, l’Anglais James Hargreaves construit la première machine à filer industrielle à plusieurs fuseaux baptisée «Spinning Jenny». Quelques années plus tard, l’Anglais Richard Arkwright inventa la machine à peigner et à filer, et c’est finalement Samuel Crampton qui fit la synthèse de ces deux métiers en 1799 en créant le « Mule » (mulet) qui avait une productivité environ 40 fois plus élevée que le rouet utilisé auparavant. En 1805, Jacquard mit au point l'un des premiers métiers à tisser automatiques fonctionnant avec de grandes cartes perforées qui permettaient la réalisation de motifs variés.
Les pays européens parvenus à copier la richesse des étoffes indiennes cessèrent presque complètement leur commerce avec elle. Seul l'Angleterre, par le biais de la Compagnie Anglaise des Indes orientales, continua ce commerce, tout en le limitant à l'importation du produit de base brut et non plus d'étoffes; tout particulièrement lorsque l'administration de l'Inde lui échoira en 1858. Le second débouché du coton indien était essentiellement chinois. Le tissage de cette fibre végétale reprendra sous l'influence du Mahatma Gandhi. Par la suite, la colonisation du continent américain amena avec elle une vague d'émigrants venus d'Europe qui connaissaient la culture du coton et installèrent sur ce nouveau territoire d'importantes plantations.
Actuellement, le coton reste la fibre textile la plus largement utilisée dans le monde malgré l'apparition des fibres synthétiques.
La culture du coton
Samuel Crampton
Samuel Crampton
La culture du coton nécessite une saison végétative longue, beaucoup de soleil et d’eau pendant la période de croissance et un temps sec avant la récolte pour ne pas abîmer la fibre. Ces conditions climatiques se rencontrent généralement sous les latitudes tropicales et subtropicales. Le coton supporte les climats tempérés à condition qu'il ne gèle pas.
La culture du cotonnier est majoritairement pluviale (Afrique subsaharienne, une grande partie des culture des États-Unis, de l'Inde, de la Chine). Dans les pays à faible pluviométrie, le coton doit être irrigué. C'est le cas de 40 % des surfaces cultivées (Égypte, Ouzbékistan, Pakistan, Syrie).
Pour lutter contre les parasites du coton, les cultivateurs des États-Unis ont longtemps utilisé des produits contenant de l'arsenic, ce qui a contribué à la pollution des sols.
Les variétés de cotonniers asiatiques sont Gossipium arboreum et Gossipium herbaceum, les cotonniers américains sont Gossipium hirsutum et Gossipium barbadense.
Statistiques économiques
Chiffres FAO 1995, en milliers de tonnes
Commerce équitable
En avril 2005, l'association Max Havelaar France lance le premier coton équitable : des producteurs de coton d'Afrique de l'Ouest (Mali, Sénégal, Cameroun, Burkina Faso) rentrent dans une démarche de commerce équitable et sont certifiés par Max Havelaar. Le sens de cette nouvelle labellisation doit être précisé :
- il existait déjà des vêtements de coton produits selon les règles du commerce équitable, et distribués en France (notamment dans le réseau Artisans du Monde). Dans ce cas, c'est la transformation du coton et son importation qui répondent aux critères du commerce équitable : la filature du coton et la confection des vêtements sont faites par des petits producteurs engagés dans une démarche à long terme avec des organisations de commerce équitable du Nord ; l'importation des vêtements est faite par une centrale d'importation de commerce équitable. La production du coton lui-même échappe largement aux critères du commerce équitable.
- le label de Max Havelaar concerne lui la production du coton, pas des vêtements. C'est donc le premier stade de la filière qui est labellisé. Les stades suivants de la filière ne sont pas soumis aux mêmes critères : les acteurs du reste de la filière (filature, tissage, confection, importation) textile sont « agréés » par Max Havelaar. Cet agrément, contrôlé par des déclarations trimestrielles et des audits physiques ponctuels pour assurer la traçabilité, engage le fournisseur à respecter les normes de l’OIT. Les distributeurs de ces vêtements en coton équitable sont les super et hyper marchés, les boutiques et la vente par correspondance ; soit : Armor Lux, Célio, Cora, Eider, Hacot et Colombier, Hydra, Kindy, La Redoute. Ils ont un simple contrat de licence avec Max Havelaar. Ils gardent le même système de distribution que pour leurs autres produits non labellisés.
Il faut noter que ce label de Max Havelaar fait l’objet d’une controverse dans le milieu du commerce équitable, car il s’est construit avec l'aide d’un accord avec la société française Dagris qui est accusée selon ses détracteurs d'encourager la culture de coton transgénique, une culture qui n'est pour le moment pas présente au stade de la production en Afrique de l'Ouest. Or l'usage d'OGM est en contradiction avec les principes du commerce équitable, à cause de la dépendance économique qu'il entraîne pour les petits producteurs et des conséquences sur l'environnement.
Cf. [http://www.maxhavelaarfrance.org/produits/coton.htm Le site de Max Havelaar France].
Symbolique
Les noces de coton symbolisent la première année de mariage dans le folklore français.
Liens externes
- [http://www.fao.org/es/esc/en/20953/22215/index.html Le coton sur le site de la Division des produits et du commerce international de la FAO]
- [http://r0.unctad.org/infocomm/francais/coton/plan.htm Un dossier très complet sur le coton publié sur le site de la CNUCED]
- [http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/textiles/01-coton-historique.html Le coton, historique, culture et traitement des fibres - site de l'Université Pierre et Marie Curie, Paris]
- [http://www.oecd.org/document/30/0,2340,fr_2649_33711_32252418_1_1_1_1,00.html Le coton en Afrique de l'Ouest sur le site du Club du Sahel]
Catégorie:Textile
ja:綿
simple:Cotton
Riz
Le riz est une céréale, plante de la famille des Graminées ou Poacées cultivée dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes pour sa graine, ou caryopse, riche en amidon.
Le riz est un élément fondamental de l'alimentation de nombreuses populations du monde, notamment en Asie et en Afrique. C'est la première céréale mondiale pour l'alimentation humaine, la deuxième après le maïs pour le tonnage récolté. Il est à la base de la cuisine asiatique : chinoise, indienne notamment. On le cultive aussi en Europe, en Italie (plaine du Pô), en Espagne, en Russie, en Grèce, au Portugal, en France (Camargue), en Ukraine, en Bulgarie.
Le riz est cultivé soit en culture sèche, soit en culture inondée, dans des rizières, terrains noyés périodiquement sous l'eau.
Il peut être blanc (Chine, Inde, France), brun (Chine), jaune (Iran), violet (Laos), gluant (Chine, Laos)... consommé en grains, en pâte, en soupe, en dessert (riz au lait)...
Description
Laos
Le riz est une plante annuelle glabre à chaume (la paille) dressé ou étalé de hauteur variable, de moins d'un mètre jusqu'à deux mètres, voire jusqu'à cinq mètres pour les riz flottants. C'est une plante prédisposée au tallage, formant un bouquet de tiges, à racines fasciculées. Les fleurs, en épillets uniflores, sont groupées en panicules de 20 à 30 cm, dressées ou pendantes. Le fruit est un caryopse enveloppé dans deux glumelles grandes, coriaces et adhérentes, l'ensemble formant le paddy.
Selon la texture du caryopse, on distingue les variétés :
- ordinaires, à tégument blanc, le plus souvent, ou rouge ;
- glutineuses (ou riz gluant).
Les variétés de riz africain sont généralement à tégument rouge.
Origine botanique
Le riz appartient au genre Oryza L. qui comprend plus d'une vingtaine d'espèces, dont deux sont cultivées :
- Oryza sativa L., le riz cultivé, originaire de l'Inde, c'est le plus cultivé ;
- Oryza glaberrima Steud., le riz africain ou riz de Casamance, originaire d'Afrique centrale.
Le riz cultivé existe en de très nombreuses variétés, plusieurs milliers, qui ont été classées en trois groupes :
- japonica, à épillet court ;
- indica, à épilet très long ;
- intermédiaire, ou javanica.
On peut aussi les classer selon leur degré de précocité, selon la longueur du cycle végétatif (en moyenne 160 jours), en variétés très précoces (90 à 100 jours), précoces, semi-précoces, tardive, très tard (plus de 210 jours).
Selon le mode de végétation, on distingue des variétés aquatiques, qui croîssent en terrain inondé, les variétés de montagne (croissant en culture sèche ou culture pluviale), les variétés flottantes.
Le « riz sauvage » appartient à un genre voisin : la zizanie (Zizania aquatica L., originaire du nord des États-Unis et du Canada).
Espèces
- Oryza alta Swnllen
- Oryza australiensis Domin
- Oryza barthii A. Chev.
- Oryza brachyantha Chev.
- Oryza eichingeri Peter
- Oryza glaberrima Stend.
- Oryza grandiglumis (Don.) Prod.
- Oryza granulata Nees.
- Oryza latifolia Beauv.
- Oryza longiglumis P. Jansen
- Oryza longistaminata Chev. & Roch.
- Oryza meyeriana (Zoll. & Mon.) Baill
- Oryza minuta Presl
- Oryza nivara ?
- Oryza officinalis Wall.
- Oryza punctata Kotschy ex Stend.
- Oryza ridleyi Hook. f.
- Oryza rufipogon Griff.
- Oryza sativa Linn.
- Oryza sativa f. spontanica auct.
- Oryza schlechteri Pilqer
Histoire
le riz a commencé à être cultivé voici près de 10 000 ans lors de la révolution néolithique, il a des origines beaucoup plus lointaines, puisqu'on en a retrouvé des traces dans l'ancien continent indo-africain du Gondwana il y a 600 millions d'années.
Le riz était connu des anciens Grecs depuis les expéditions d'Alexandre en Perse.
Le riz est mentionné dès 1393 en France, dans le Mesnagier de Paris, mais c'est encore un produit d'importation. Ce sont les musulmans qui l'introduisent en Espagne. En Italie il apparaît en 1468.
Culture
1468
Le riz basmati pousse au pied de l'Himalaya au Pakistan, en Inde et au Bangladesh.
Protection phytosanitaire du riz
Liste des produits phytopharmaceutiques autorisés en France pour lutter contre les parasites du riz :
[http://e-phy.agriculture.gouv.fr/wiphy/usages/41575.htm Ministère de l'agriculture]
Production
Statistiques 2004
En 2003, la production mondiale de riz paddy s'est élevée à 585 millions de tonnes (sources FAO).
|+ Principaux pays producteurs
|2 003||Surface cultivée (MHa)||Rendement (hectos/Ha)||Production (Mt)
|-
|Chine||27,40||61,2||167,62
|-
|Inde||44,00||30,3||133,51
|-
|Indonésie||11,60||44,7||51,85
|-
|Bangladesh||11,10||34,3||38,06
|-
|Viet Nam||7,44||46,5||34,61
|-
|Thaïlande||11,00||24,5||27,00
|-
|Birmanie||5,60||39,1||21,90
|-
|Philippines||4,10||32,2||13,17
|-
|Brésil||3,16||32,4||10,22
|-
|Japon||1,68||58,7||9,86
|-
|États-Unis||1,21||74,5||9,03
|-
|Pakistan||2,21||30,5||6,78
|-
|Corée du Sud||1,01||59,9||6,07
|-
|Égypte||0,62||94,3||5,80
|{{{{
Télougou
Introduction
Le télougou (nom local : tĕlugu / తెలుగు) est une langue de l'Inde. Il est parlé dans l'État d'Andhra Pradesh, où il a le statut de langue officielle, ainsi qu'à Yanaon (Union territoriale de Pondichéry), dans l'arrière pays tamoul, à l'est du Karnataka, au Maharastra, en Orissa. Il existe une diaspora télougou en Birmanie, en Malaisie, à Maurice, en Arabie saoudite, dans les émirats du Golfe, en Afrique du Sud, aux îles Fidji, en Amérique du Nord et au Royaume-Uni et en France ; 69 millions de personnes le parlent comme première langue.
Le télougou est noté au moyen d'un semi-syllabaire sans doute dérivé de la brâhmî. Il fait partie, avec le tamoul, de la famille des langues dravidiennes.
En télougou, la conjugaison prend en compte dans la flexion non seulement le temps mais aussi la négation et l'interrogation. Par exemple :
Télougou en Unicode
Les codes Unicode pour le télougou sont U+0C00 ... U+0C7F.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues dravidiennes
- langues par zone géographique
- langues de l'Inde
Liens externes
- [http://www.alanwood.net/unicode/telugu.html le semi-syllabaire télougou avec Unicode] (en anglais)
- [http://www.cs.sunysb.edu/~kiranv/telugu.htm TELUGU - Italian of the East] (en anglais)
- [http://telugutanam.blogspot.com Telugu...a language sweeter than honey] (en anglais)
Catégorie:Langue du monde indien
Catégorie:Langue dravidienne
Catégorie:Andhra Pradesh
ja:テルグ語
ms:Bahasa Telugu
simple:Telugu
Aborigènes de l'Inde
Les Ādivāsī (आदिवासी, de racines sanskrites ād: origine et vās: habiter, résider) ou aborigènes de l'Inde forment une minorité substantielle de la population du pays. Ils sont particulièrement nombreux dans l'Orissa, le Bihar, le Jharkhand, et dans les états du nord-est tels que le Mizoram. Officiellement reconnus suivant la constitution indienne comme « Scheduled Tribes », ils sont souvent regroupés avec les « Scheduled Castes » dans la catégorie « Scheduled Castes and Tribes » qui bénéficient d'avantages suivant le principe de la discrimination positive. Les Indiens non aborigènes les considèrent souvent comme « primitifs ». Vivant généralement dans des régions reculées et restant hors du grand courant de la civilisation indo-européenne qui façonne le sous-continent indien depuis le IIe millénaire avant J.-C., ils ont été largement ignorés des autres Indiens jusqu'à la période du Raj britannique où l'exploration méthodique du territoire par les colonisateurs les a mis en lumière. Ils ne constituent en aucun cas un groupe homogène. Le Sri Lanka possède sa propre population aborigène, les Vedda.
Au cours du , un nombre substantiel d'entre eux a été converti au christianisme, en particulier dans les États du nord-est, comme les Khasi, les Mizo, les Nâga, etc.
Nombre de groupes tribaux parmi les plus petits sont très sensibles à la dégradation écologique entraînée par la modernisation de l'Inde. La sylviculture industrielle et l'agriculture intensive se sont avérées destructives sur les zones forestières qui étaient utilisées pour faire la culture sur brûlis pratiquée par les Ādivāsī depuis des siècles.
Vue d'ensemble géographique
Les aborigènes constituent approximativement 8 pour cent de la population totale de l'Inde, soit presque | | |