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Distrito Federal

Distrito Federal

Canada

Dans les Territoires du Nord-Ouest les districts étaient une division territoriale du territoire, ils ont disparu lors de la formation du Nunavut. En Ontario un district est un territoire entre la province et les municipalités dans le nord de la province. En Colombie-Britannique un district est en fait une division sur 2 niveaux :
- un district régional (en:regional district) est une agglomération de municipalités de la province,
- un district (en:district ou district municipality) est l'une des quatre dénominations municipales de la province.

France

XVIII siècle: En France, les districts ont d'abord été le premier niveau de subdivision des départements, de 1790 à 1800. Ils ont été remplacés par les arrondissements. XX siècle: Le district est ensuite l'ancienne forme d'intercommunalité ou coopération intercommunale. Regroupant plusieurs communes, en général d'un même canton, voire de tout un canton, le district a disparu en évoluant vers la communauté de communes ou communauté d'agglomération à la suite de la loi 99-586 du 12 juillet 1999 [http://www.adminet.com/jo/19990713/INTX9800135L.html], dite Chevènement, relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale.

Japon

Au Japon le district (郡)est la division du territoire intermédiaire entre la préfecture et la municipalité.

Luxembourg

Au Luxembourg, cette subdivision administrative regroupant les cantons a été maintenue.

Suisse

En Suisse, les districts sont une subdivision des cantons regroupant les communes. Il n'y en a pas dans tous les cantons car selon la Constitution tous les cantons sont souverains.
Voir districts suisses.

Autres pays

Dans certains pays, le district fédéral est un territoire qui abrite la capitale fédérale. Géré directement par le gouvernement fédéral, il n'a pas le statut d'État fédéré. Voir :
- Washington, DC pour les États-Unis
- District fédéral (Brésil) pour le Brésil
- District fédéral (Mexique) pour le Mexique
- District fédéral (Venezuela) pour le Venezuela Catégorie:Division administrative

Territoires du Nord-Ouest

Situation

L'un des territoires de l'Arctique canadien, les Territoires du Nord-Ouest (en abrégé TNO) ou Northwest Territories (en abrégé NWT) en anglais ont une superficie de 1 141 108 kilomètres carrés et une population en 2001 de 37 360 habitants(Ténois). Les Territoires du Nord-Ouest se trouvent à l'est du Yukon, à l'ouest du Nunavut, et au nord de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, et de la Saskatchewan. La géographie du territoire inclut les immenses grand lac de l'Ours et des Esclaves ainsi que l'immense Fleuve Mackenzie et les gorges de la Rivière Nahanni, l'un des parcs nationaux canadiens et un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Dans l'archipel Arctique, les Territoires incluent l'île Banks, l'île-du-Prince-Patrick, et des portions de l'Île Victoria et l'Île Melville.

Villes et communautés

Depuis 1967, la capitale des Territoires du Nord-Ouest est Yellowknife, sur le bord du Grand Lac des Esclaves. Les communautés des Territoires du Nord-Ouest incluent Aklavik, Bathurst Inlet, Colville Lake, Deline, Enterprise, Fort Good Hope, Fort Liard, Fort McPherson, Fort Providence, Fort Resolution, Fort Simpson, Fort Smith, Hay River, Holman, Inuvik, Jean Marie River, Lutselk'e, Nahanni Butte, Norman Wells, Paulatuk, Rae-Edzo, Rae Lakes, Resolute, Sachs Harbour, Snare Lake, Trout Lake, Tuktoyaktuk, Tulita, Wha Ti, et Wrigley.

Gouvernement

Au contraire des gouvernements provinciaux, celui des Territoires n'a pas de partis politiques. C'est un gouvernement de consensus appelé l'Assemblée législative. Ce groupe contient un membre démocratiquement élu de chacune des 19 circonscriptions. Le Premier ministre des Territoires du Nord-Ouest est Joe Handley. La députée au Parlement pour Western Arctic, la circonscription des Territoires du Nord-Ouest, est Ethel Blondin-Andrew.

Langues

Huit langues ont statut officiel aux Territoires du Nord-Ouest:
- les langues dené du Chipewyan,
- Dogrib,
- Gwich'in,
- Slavey du nord, et Slavey du sud;
- la langue inuite Inuvialuktun;
- ainsi que l'anglais et le français.

Histoire

Les Territoires du Nord-Ouest furent créés en 1870, quand la Compagnie de la Baie d'Hudson transféra la Terre de Rupert (le bassin de la Baie d'Hudson) et le Territoire du Nord-Ouest (le bassin des océans Arctique et Océan Pacifique) au gouvernement du Canada. Ceux-ci composaient les Territoires du Nord-Ouest. Cette immense région incluait tout le Canada moderne sauf la Colombie-Britannique, les côtes des Grands Lacs, la vallée du fleuve Saint-Laurent, les Provinces maritimes, Terre-Neuve et la côte de Labrador. Elle excluait aussi l'archipel arctique sauf la moitié sud de l'Île de Baffin ; cette région continuait sous administration britannique directe jusqu'en 1880. Après le transfert, les Territoires ont graduellement diminué en superficie. La province du Manitoba joignait le Canada séparément en 1870 ; d'abord un petit carré autour de Winnipeg, ensuite (1881) une région carrée incluant le sud de la province moderne. En 1876, le district de Keewatin, au centre du territoire, lui fut enlevé. En 1882 et encore en 1896, la portion qui restait fut divisée parmi les districts suivants (correspondant aux régions modernes suivantes) :
- Alberta (Alberta méridionale) ;
- Assiniboia (Saskatchewan méridionale) ;
- Athabaska (Alberta et Saskatchewan méridionales) ;
- Franklin (l'archipel Arctique) ;
- Mackenzie (TNO et Nunavut continentaux) ;
- Saskatchewan (Saskatchewan centrale) ;
- Ungava (Québec septentrional et Labrador intérieur) ;
- Keewatin serait réintégré aux T.-N.-O. en 1905. Entretemps, l'Ontario fut élargi vers le Nord-Ouest en 1882. Le Québec fut élargi aussi, en 1898, et le Yukon fut créé en 1882 pour traiter la ruée vers l'or du Klondike. Les provinces de l'Alberta et du Saskatchewan furent créées en 1905, et le Manitoba, le Québec et l'Ontario acquirent le restant des territoires des T.-N.-O. en 1912. Ces changements ne laissaient que les districts de Mackenzie, Franklin, et Keewatin. Or en 1925 les frontières du T.-N.-O. furent étendues jusqu'au Pôle Nord sur le principe de secteurs, élargissant grandement son territoire sur le cap glacial. Enfin, le 1 avril 1999, la partie orientale (surtout peuplée d'Inuits) des Territoires (incluant tout le district de Keewatin et une grande portion des deux autres) devint un territoire séparé sous le nom de Nunavut.

Parcs nationaux des Territoires du Nord-Ouest :


- Réserve et Parc national Nahanni, créés en 1972 sur 4.765 km² et inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO;
- Parc national Aulavik, créé en 1992 sur 12 200 km²;
- Parc national Tuktut Nogait, créé en 1996 sur 16 340 km².

Voir aussi


- Canada, provinces et territoires canadiens, villes canadiennes, Nunavut, Parcs nationaux du Canada

Liens externes


- [http://www.gov.nt.ca Site officiel Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest]
- [http://www.explorenwt.com/ Site officiel touristique des Territoires du Nord-Ouest] Catégorie:Territoires du Nord-Ouest ja:ノースウェスト準州 ko:노스웨스트 준주 zh-min-nan:Sai-pak Léng-thó·

Ontario

L'Ontario (n.m.) est la plus peuplée des provinces du Canada. Elle se trouve dans le centre-est du pays. Sa capitale est Toronto. Ottawa, la capitale du pays, se trouve aussi en Ontario. Sa population (2004) est de 12 439 755 personnes (Ontariens) et sa superficie est de 1 076 395 km2.

Géographie

L'Ontario est bordé au nord par la baie d'Hudson, à l'est par le Québec, à l'ouest par le Manitoba, et au sud par les États américains du Minnesota, Michigan, Ohio, Pennsylvanie, et New York. La plus grande partie de la frontière américane se trouve dans les quatre Grands Lacs limitrophes : le lac Supérieur, le lac Huron (incluant la baie Géorgienne), le lac Érié et le lac Ontario, qui donna à la province son nom ; ainsi que dans le fleuve Saint-Laurent. La métropole et la capitale de la province est Toronto, le composant principal de la conurbation dite le « Golden Horseshoe » (le Croissant d'or) autour de l'extrémité ouest du lac Ontario. La capitale du pays, Ottawa, se trouve à l'extrême est de la province, sur la rivière des Outaouais, qui constitue la plus grande partie de la frontière québécoise. D'autres villes incluent :
- Cornwall
- Grand-Sudbury
- Hamilton
- Kingston
- Kitchener
- London
- Mississauga
- St. Catharines
- Sarnia
- Sault Ste. Marie
- Thunder Bay
- Windsor La ville de Niagara Falls et les chutes du Niagara se trouvent sur la frontière new-yorkaise, près de Buffalo (New York, États-Unis). La province est constituée de trois régions géographiques principales : le Bouclier canadien aux portions occidentale et centrale, une région majoritairement infertile, riche en minéraux et parsemée de lacs et de rivières ; la basse-terre de la baie d'Hudson au nord-est, principalement marécageuse et boisée ; et la région la plus populeuse (90 %) et tempérée, la vallée des Grands-Lacs et du Saint-Laurent, au sud-est. L'industrie et l'agriculture se concentrent dans cette région, avec son accès à l'océan Atlantique assuré par la voie maritime du Saint-Laurent. L'immigration depuis tous azimuts, surtout vers Toronto et ses banlieues, est en train de diversifier rapidement la composition ethnique de la province.

Économie

L'industrie principale de la province est la fabrication, se localisant particulièrement au Golden Horseshoe, la région la plus industrialisée du pays. Des produits d'importance particulière incluent les automobiles, le fer, l'acier, la nourriture, les appareils électriques, la machinerie, les produits chimiques et le papier. Le secteur haute-technologie est aussi important, surtout dans les régions de Waterloo et d'Ottawa. L'agriculture est aussi signifiante dans le sud-ouest et la vallée du Saint-Laurent, et l'industrie minière, surtout autour de Sudbury, est importante dans le Bouclier canadien. Les rivières de l'Ontario le rendent riche en énergie hydroélectrique. La filière Candu des centrales nucléaires, en difficulté, ne permet pas de fermer les énormes centrales au charbon dont celle de Nanticoke.

Histoire

Avant l'arrivée des Européens, la région était habitée par les peuples algonquins (les Saulteux, les Cris et les Algonquins) et iroquoiens (les Iroquois et les Hurons). L'explorateur français Étienne Brûlé explora une partie de la région de 1610 à 1612. L'explorateur anglais Henry Hudson naviga sur la baie d'Hudson en 1611 et revendiqua les alentours pour l'Angleterre, mais Samuel de Champlain atteignit le lac Huron en 1615 et les missionnaires français commencèrent à établir des missions aux abords des Grands Lacs. La colonisation française fut entravée par les hostilités avec les Iroquois, qui s'allieraient plus tard avec les Anglais. La Grande-Bretagne établit des comptoirs à la baie d'Hudson vers le fin du XVIIe siècle, commençant une lutte pour la domination de l'Ontario. Le traité de Paris en 1763 mit fin à la guerre de Sept Ans en cèdant presque tout l'empire français en Amérique (la Nouvelle-France) aux Britanniques. La région aujourd'hui appelée Ontario fut annexée au Québec en 1774. La loi constitutionnelle de 1791 scinda le Québec en deux parties, les Canadas : Haut-Canada à l'ouest de la rivière des Outaouais et Bas-Canada à l'est. Les troupes américaines de la guerre de 1812 incendièrent Toronto en 1813. Après la guerre, beaucoup d'immigrants britanniques vinrent s'installer en Haut-Canada, et commencèrent à s'irriter contre l'aristocratique Family Compact qui gouvernait la région, de même que la Clique du Château gouvernait au Bas-Canada. Alors, la rébellion en faveur du gouvernement responsable se leva aux deux régions, sous Louis-Joseph Papineau et les Patriotes au Bas-Canada, et sous William Lyon Mackenzie au Haut-Canada. Bien que les deux rébellions furent écrasées, le gouvernement britannique envoya lord Durham pour investiguer les causes des émeutes. Il recommanda l'octroi d'autonomie politique et la réfusion des colonies afin d'assimiler les Québécois - les Britanniques du Haut-Canada étaient maintenant majoritaires aux Canadas. Les deux colonies furent alors fusionnées dans la Province du Canada en 1841, avec l'Ontario sous le nom de Canada-Ouest. Le gouvernement parlementaire autonome fut octroyé en 1849. Craignant une possible agression américaine causée par la guerre de Sécession, le Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse décidèrent de fusionner sous la confédération canadienne en 1867. Le conflit entre les deux moitiés de la Province du Canada causa leur séparation ; elles joignirent la confédération comme deux provinces distinctes, l'Ontario et le Québec. Commençant avec la construction du chemin de fer transcontinental à travers les Prairies jusqu'à la Colombie-Britannique, l'industrie ontarienne connut un grand essor. L'exploitation minière commença tôt dans le XX siècle. Le mouvement nationaliste au Québec fit quitter plusieurs compagnies, qui se dirigèrent vers l'Ontario ; Toronto remplaça alors Montréal comme la métropole et le centre économique du Canada. Les partis politiques provinciaux principaux sont les progressistes-conservateurs, les libéraux, et les néo-démocrates. Les droitistes progressistes-conservateurs de Mike Harris déroutèrent les gauchistes néo-démocrates en 1995 ; son gouvernement mit en œuvre un programme néolibéral de coupures aux dépenses sociales et aux taxes (la « Révolution du bon sens ») qui équilibra le budget mais qui fut blâmé pour une hausse de souffrance et de pauvreté, surtout à Toronto. En particulier, les critiques du gouvernement blâment les coupures harrisistes au ministère de l'Environnement pour la manque de surveillance responsable de la « tragédie de Walkerton », une épidémie dE. coli
causée par l'eau contaminée à Walkerton, qui causa plusieurs morts et maladies en mai 2000. Harris quitta son poste en 2002 et fut remplacé par Ernie Eves. Les Conservateurs furent défaits l'année suivante par le parti Libéral aux élections de 2003. Le chef de ce parti,le premier ministre actuel, est Dalton McGuinty.

Symboles provinciaux

La devise de l'Ontario est Ut incepit fidelis sic permanet (Fidèle elle commença, fidèle elle restera). L'emblème et la fleur provinciale de l'Ontario est le trille blanc, Trillium grandiflorum. L'oiseau provincial est le huard à collier (Gavia immer), comme le Canada ; l'arbre provincial est le pin blanc (Pinus strobus), et le minéral provincial est l'améthyste.

Le français en Ontario

Plus de 548,940 francophones (Franco-ontarien) habitent la province, la plus grande communauté francophone canadienne hors le Québec. La population de langue française se trouve surtout dans l'est ontarien (le long de la rivière des Outaouais) et le nord-est ontarien. Elle a le droit aux écoles et aux conseils scolaires en français. Il y a deux universités bilingues où le français est une langue officielle, l'Université d'Ottawa, et l'Université Laurentienne à Sudbury. Depuis 1986 la Loi sur les services en français garantit au public le droit de recevoir en français les services du gouvernement provincial (voir [http://www.ofa.gov.on.ca/francais/loi.html Office des affaires francophones]).

Voir aussi


- Provinces et territoires canadiens
- Liste des divisions de recensement d'Ontario
- Liste des premiers ministres de l'Ontario
- Liste des municipalités de l'Ontario
- Villes canadiennes.
- Franco-ontarien

Liens externes


- [http://www.gov.on.ca Site officiel Gouvernement de l'Ontario]
- [http://www.ontariotravel.net/TcisCtrl?site=consumers&key1=home&language=fr Site officiel touristique de l'Ontario]
- [http://makepeace.ca/on/ Un nouveau drapeau pour l'Ontario] Catégorie:Ontario ja:オンタリオ州 ko:온타리오 주 simple:Ontario zh-min-nan:Ontario

Colombie-Britannique

La Colombie-Britannique ou C-B (en anglais, British Columbia ou BC) est la plus occidentale des provinces canadiennes. Elle fut la sixième province à se joindre à la Confédération canadienne, la septième si l'on inclut les territoires. En 2001, la population comptait 4 095 934 habitants (les Britanno-Colombiens).

Géographie

La capitale de la Colombie-Britannique est Victoria, à l'extrémité sud-est de l'île de Vancouver. Sa métropole est Vancouver, au coin sud-ouest du Canada continental (la ville est près de, mais pas sur, l'île de Vancouver). La région est équipée d'un métro léger le Skytrain très agréable et économiquement rationnel (non subventionné tout en ayant un prix modéré). D'autres villes incluent Surrey, Burnaby, Richmond, New Westminster, Nanaimo, Kelowna, Kamloops et Prince George. La Colombie-Britannique longe la côte pacifique du Canada. Les régions limitrophes sont l'Alaska au nord-ouest, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest au nord, l'Alberta à l'est, et les États de Washington, Idaho et Montana au sud.

Histoire

La Colombie-Britannique était initialement composé de deux colonies britanniques: l'Île-de-Vancouver et la Nouvelle-Calédonie (la Colombie-Britannique continentale actuelle ; à ne pas confondre avec le territoire français du même nom). La colonie de l'Île-de-Vancouver fut créée en 1849 ; la Nouvelle-Calédonie en 1858. Les deux furent fusionnées en 1866 sous le nom de Colombie-Britannique. La région du Cariboo (l'« Intérieur central ») subit une ruée vers l'or en 1862-1865. Cela créa un flux rapide de mineurs et de colons, à peu près 30 000 personnes. Cette période est commémorée dans le Sentier de la ruée vers l'or - un ensemble de lieux historiques de Lilloet jusqu'à Barkerville et au-delà. Quelques-unes des villes le long de cette route sont numérotées selon leur distance de la fin du chenal navigable du fleuve Fraser, dont les plus connues sont 100 Mile House et 108 Mile House. Les raisons de la décision des Britanno-Colombiens de se joindre au Dominion du Canada en 1871 furent nombreuses. Il y avait la peur d'annexation aux États-Unis, la dette écrasante créée par la croissance rapide de la population et le besoin de services gouvernementaux pour les supporter, et la fin de la ruée vers l'or et la dépression légère qui l'avait accompagnée. La Colombie-Britannique devint province du dominion du Canada le 20 juillet 1871, suite à la promesse du Dominion de construire une ligne de chemin de fer reliant la côte pacifique aux provinces de l'Est. Le Canadien Pacifique à travers les montagnes Rocheuses fut, difficilement, construite entre 1875-1885. En 1907 la province rétrécit considérablement après que la Dispute de la frontière de l'Alaska attribua le nord-ouest, en particulier la côte, à son voisin septentrional. Les relations ethniques furent un peu délicates notamment pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque les résidents d'ascendance japonaise furent mis dans des camps de concentration.

Tourisme

La province est connue pour ses paysages montagneux et de fjords spectaculaires, qui constituent le contexte pour une industrie croissante d'aventures en plein air et d'écotourisme. La vallée de l'Okanagan devient une importante zone de vignoble. La station de ski de Whistler est de niveau international dont l'accès routier va être amélioré bientôt en vue des JO de 2010. Les pistes de ski fournissent l'été une grande quantité de baies qui font exploser la population d'ours noir (plus de cent dix mille et une quinzaine de mille pour les Grizzlis). La municipalité a mis en place des installations comme des poubelles à ouverture spéciale, des clôtures électriques et des équipes équipées de balles en plastiques pour les maintenir hors du périmètre. La route qui relie Vancouver et Whistler, deux des sites qui accueilleront les Jeux olympiques d'hiver de 2010, sera fortement améliorée équipée d'un réseau de production et de ravitaillement en hydrogène comprenant notamment sept stations-service. Par contre un chemin de fer en navette n'est pas au programme.

Personnalités de la Colombie-Britannique

Kristin Kreuk, Vancouver, BC Pamela Anderson, Ladysmith, Vancouver island, BC Bryan Adams, West Vancouver, BC Nelly Furtado, Victoria, BC Devon Sawa, Vancouver, BC Hayden Christensen, Vancouver, BC

Politique


- Liste des premiers ministres de la Colombie-Britannique
- Liste des lieutenants-gouverneurs de Colombie-Britannique
- Liste des gouverneurs de Colombie (Canada)
- Liste des lieutenants-gouverneurs de Stikine
- Liste des lieutenants-gouverneurs des Îles de la Reine-Charlotte
- Liste des lieutenants-gouverneurs de Vancouver
- Liste des villes de Colombie-Britannique
- Élections de Colombie-Britannique Kim Campbell, de port Alberni, sur l'île de Vancouver est devenue en 1993 la première femme à devenir Première ministre du Canada.

Divers / à classer

Un immigrant chinois : Chu lai Il y a 9 jours fériés légaux par an, durant lesquels les banques, les magasins d'alcool, la plupart des entreprises et certains commerces sont fermés.

Liens externes


- [http://www.gov.bc.ca Site officiel Gouvernement de la Colombie-Britannique]
- [http://canada-vancouver.blogspot.com/ Expatrié Français en Colombie-Britannique]
- [http://www.tourisme-cb.com Tourisme Colombie-Britannique]
- [http://www.britishcolumbia.com/ Informations touristique de la Colombie-Britannique]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Colombie_britannique La Colombie_britannique sur Wikitravel] Catégorie:Colombie-Britannique ja:ブリティッシュコロンビア州 ko:브리티시컬럼비아 주 simple:British Columbia zh-min-nan:British Columbia


France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

1790

Catégorie:1790 Cette page concerne l'année 1790 du calendrier grégorien.

Événements

Afrique

Amériques


- 25 novembre : Premiers soulèvements à Saint-Domingue.
- 15 décembre : Fondation de la Banque des États-Unis à Philadelphie.

Asie & monde indien

Europe


- 9 janvier : Entente anglo-hollando-prussienne contre la révolte des Pays-Bas.
- 12 janvier : La Belgique proclame son indépendance.
- 20 février : Début du règne de Léopold II, empereur des Romains (fin en 1792).
- 27 juillet : Convention de Reichenbach entre la Prusse et l'Autriche.
- 14 août : Paix de Värälä entre la Russie et la Suède.
- 22 octobre : Acquittement du lieutenant William Bligh, accusé de la perte du Bounty, vaisseau de guerre de Sa Majesté.
- 22 novembre : Retour des troupes autrichiennes dans les¨Pays-Bas autrichiens.
- 2 décembre : Entrée des troupes autrichiennes à Bruxelles.
- Hongrie : la famille Zwack crée la digestif Unicum

Révolution française


- 15 janvier : Création des départements français (suite à un décret du 22 décembre 1789), par l'assemblée constituante qui en définie la carte et en fixe le nombre à 83.
- 13 février : Suppression des ordres monastiques par l'Assemblée constituante.
- 26 février : Nomination des départements.
- 28 février : Décrets sur l'organisation nouvelle de l'armée. Les grades militaires ne sont plus réservés aux nobles.
- 16 mars : Suppression des lettres de cachet.
- 21 mars : Suppression de la gabelle.
- 22 avril : La Constituante répudie le droit de conquête.
- 27 avril : Fondation du Club des Cordeliers.
- 30 avril : Institution des tribunaux de jurés.
- 21 mai : Deuxième commune de Paris : Paris est divisé en 48 sections, remplaçant les 60 anciens districts.
- 12 juin : Avignon demande son rattachement à la France.
- 19 juin : Suppression de la noblesse.
- 12 juillet : Vote de la constitution civile du clergé.
- 14 juillet : Fête de la fédération à Paris.
- 22 juillet : La constitution civile du clergé est approuvée par le roi Louis XVI.
- 31 août : Massacre de Nancy.
- 4 septembre : Démission de Necker.
- 15 octobre : Le maire de Paris, Bailly, appose les scellés sur les archives du Parlement de Paris, qui sont transportées aux archives de France.
- 22 octobre : Adoption du drapeau tricolore par décision de l'Assemblée Constituante.
- 21 novembre : Duport-Dutertre, ministre de la justice.
- 27 novembre : Le Clergé doit prêter serment.
- 3 décembre : Lettre de Louis XVI demandant au roi de Prusse de le soutenir contre la Révolution.
- En novembre, la Constituante repousse les griefs des princes possessionnés, notamment allemands.
- La Flandre française est intégrée au département du Nord.
- Le docteur Joseph-Ignace Guillotin propose à l'Assemblée la guillotine.
- Rattachement d'Avignon à la France depuis cinq siècles à la papauté.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman

Arts & cultures

Sciences & techniques


- L'astronome britannique William Herschel découvre la première nébuleuse planétaire.
- L'ingénieur anglais Edmund Cartwright construit une machine à peigner la laine.
- L'ingénieur français Claude Chappe invente son télégraphe visuel (sémaphore).

Naissances en 1790


- 3 février : Gideon Mantell, obstétricien, géologue et paléontologue anglais.
- 29 mars : John Tyler, président des États-Unis
- 21 octobre : Alphonse de Lamartine, poète français.
- 23 décembre : Jean-François Champollion, égyptologue français.
- 23 mai :
  - Jules Dumont d'Urville, navigateur et explorateur français, († 1842)
  - Jean-Jacques Pradier (James Pradier), sculpteur suisse.

Décès en 1790


- 20 février : l'empereur Joseph II
- 17 avril : Benjamin Franklin, diplomate et inventeur.
- 17 juillet : Adam Smith, économiste
- 11 octobre : Marmaduke Tunstall, ornithologue et collectionneur britannique1743). __NOTOC__ ko:1790년 ms:1790 simple:1790

1800

Catégorie:1800 Cette page concerne l'année 1800 du calendrier grégorien.

Événements


- La population de la Terre s'élève à quelque 900 millions d'Hommes.
- 21 mars : Élu le 14 mars, le cardinal Barnaba Chiaramonti devient pape sous le nom de Pie VII. Fin du pontificat en 1823).

Europe


- Acte d'Union rattachant l'Irlande au Royaume-Uni. Le parlement irlandais acheté par l'Angleterre décide l'union avec celle-ci.

France


- Bonaparte crée les fonctions de préfet et de sous-préfet. Il demande à Cambacérès de composer le Code des Lois.
- Création de la Banque de France.
- 16 mai (26 floréal an VIII) : Premier recensement général de la population en France
- 24 décembre (3 nivôse an IX): Attentat manqué à la « machine infernale » contre le Premier Consul Napoléon rue Saint-Nicaise à Paris. lkih

Guerres napoléoniennes


- 15 mai : Napoléon Bonaparte traverse les Alpes et envahit l'Italie
- 14 juin : Victoire de Bonaparte et de Desaix à la bataille de Marengo contre l'armée autrichienne
- 5 septembre : L'île de Malte, qui était occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
- 3 décembre : Bataille de Hohenlinden : l'armée française inflige une défaite aux troupes autrichiennes.
- Les Autrichiens occupent la région de Nice.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- L'esclave noir Gabriel mène un soulèvement infructueux à Richmond, en Virginie aux États-Unis.
- La France récupère de l'Espagne le territoire américain de Louisiane par le traité secret de San Ildefonso.
- Le siège du gouvernement américain est transféré à Washington.
- Fin de la construction de la maison blanche, elle est dès lors habité par le président John Adams et sa femme.

Amérique latine

Asie


- Les Anglais commencent à importer de l'opium en Chine.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe


- 27 juin : Le pacha de Tripoli, Youssouf Karamanli déclare la guerre à la Suède en coupant le mât du drapeau qui flottait sur le consulat.

Arts & cultures


- Fondation de la Bibliothèque du Congrès américain.
- Jacques-Louis David peint le portrait de Mme Récamier.

Sciences et techniques


- Le rayonnement infrarouge est découvert par l'astronome anglais Wilhelm Herschel
- Le chimiste anglais Sir Humphry Davy annonce les propriétés anesthésiques de l'oxyde nitreux (gaz hilarant).
- Le savant italien Alessandro Volta construit la première pile électrique.

Naissances en 1800


- 7 janvier : Millard Fillmore, futur président des États-Unis († 1874).
- 1 février : Brian Houghton Hodgson, servant civile, ethnologiste et naturaliste anglais († 1894).
- 12 février : John Edward Gray, zoologiste britannique († 1875).
- 23 février : William Jardine, naturaliste écossais († 1874).
- 3 mars : Heinrich Georg Bronn, géologue allemand († 1862).
- 28 mars : Johann Georg Wagler, herpétologiste et ornithologue allemand († 1832).
- 5 mai : Louis Hachette, édteur français, († 1864).
- 22 septembre : George Bentham, botaniste anglais († 1884).
- 23 octobre : Henri Milne-Edwards, zoologiste français († 1885).
- 25 décembre : John Phillips, géologue anglais († 1874).
- Charles-Michel Billard, pionnier français de la pathologie infantile († 1832).

Décès en 1800


- 1 janvier : Louis Jean-Marie Daubenton, naturaliste français (° 1716).
- 14 juin :
  - Jean-Baptiste Kléber, (assassiné en Égypte) général en chef français (° 1753).
  - Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général en chef français, mort à la bataille de Marengo1768).
- 10 septembre : Johann David Schoepff, zoologiste, botaniste et médecin allemand1752).

Voir aussi


- an VIII, an IX du calendrier républicain __NOTOC__ ko:1800년 ms:1800

Arrondissement

Un arrondissement est une division administrative commune à quelques pays francophones (et néerlandophones).

Belgique

La Belgique est divisée en provinces, elle-mêmes subdivisées en arrondissements, eux-mêmes composés de communes.

Québec

Au Québec, les villes de Québec, Cookshire-Eaton, Grenville-sur-la-Rouge, Les Îles-de-la-Madeleine, Longueuil, Lévis, Montréal, Métis-sur-Mer, Saguenay et Sherbrooke sont divisées en arrondissements.

France

En France, il existe deux types d'arrondissements :
- Les arrondissements départementaux sont des subdivisions des départements, administrées chacune par un sous-préfet chargé d'aider le préfet du département.
- Les arrondissements municipaux sont des subdivisions de certaines communes (Paris, Lyon, Marseille).

Pays-Bas

Aux Pays-Bas, un arrondissement est une subdivision judiciaire.

Voir aussi


- Administration territoriale Catégorie:Division administrative

Coopération intercommunale

En France, une intercommunalité, ou structure de coopération intercommunale est un établissement public réunissant plusieurs communes pour exercer en commun certaines compétences. Il existe plusieurs types d'intercommunalités :
- les syndicat de communes, qui peut être à vocation unique (SIVU) ou multiple (SIVOM).
- les syndicats à fiscalité propre, créés par la loi du 12 juillet 1999 dite « loi Chevènement ».
  - la communauté urbaine,
  - la communauté d'agglomération,
  - la communauté de communes,
  - le syndicat d'agglomération nouvelle (SAN), qui a tendance à se transformer en Communauté d'agglomération Par cette même loi, les
districts et les communautés de villes ont été supprimés. Au 1janvier 2005 il existe 2 525 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) regroupant 88% des communes et 84% de la population.
- 14 communautés urbaines
- 162 communautés d'agglomération
- 2343 communautés de communes
- 6 syndicats d'agglomération nouvelle. Depuis quelques années, le regroupement de communes par le biais de l'intercommunalité en France est à l'origine d'un tassement de la population des sociétés d'économie mixte actives dans le pays.

Liens externes


- [http://www.intercommunalites.com/ Portail de l'Assemblée des Communautés de France (ADCF)]
-
Catégorie:Administration territoriale française


Préfecture

ja:県 Prefecture
-

Empire romain

Le mot préfecture (issu du latin præfectura) fut d'abord le nom donné par les Romains aux villes qui dépendaient d'eux et que gouvernait un préfet (præfectus), par opposition aux municipes et aux colonies, qui jouissaient de tout ou partie du droit de citoyen romaine. Sous Dioclétien, l'empire romain fut divisé en quatre préfectures dirigés par des préfets du prétoire. C'étaient :
- La préfecture d'Orient
- La préfecture d'Illyrie
- La préfecture d'Italie
- La préfecture des Gaules Ces préfectures se divisaient ensuite en diocèses et ceux-ci se subdivisaient en provinces romaines. Voir les divisions de l'Empire romain au IVe siècle.

France

En France, le terme préfecture désigne à la fois :
- le ressort d'un préfet :
- la ville où il siège (chef-lieu de préfecture) ;
- les services administratifs qui le secondent ;
- le bâtiment qui héberge le préfet et ses services.

Préfectures départementales

Une préfecture, en tant que ressort, recouvre un territoire absolument identique au département dans lequel un préfet est nommé. Ce ressort est lui-même subdivisé en plusieurs sous-préfectures (ressorts des sous-préfets). Ils correspondent toujours à un arrondissement. Désignant une ville où siège le préfet d'un département, le terme préfecture est généralement employé comme synonyme de chef-lieu de département. Les autres arrondissements sont chacun dirigés par un sous-préfet, qui siège à la sous-préfecture ou chef-lieu d'arrondissement. Les services administratifs d'une préfecture sont organisés de manière quasi-semblable dans chaque département. Cette administration, dont les objectifs et les moyens sont différents des conseils généraux des départements, siège dans un ou plusieurs bâtiments parfois désignés : « hôtel de préfecture ». C'est là que réside obligatoirement un préfet en fonction. Voir la : liste des préfectures de France.

Préfectures de régions

Une préfecture de région est le ressort d'un préfet de région. Créées en 1964, on les appelait « circonscriptions d'action régionale ». Elles correspondent aux « régions de programme » dessinées dans les années 1950 et qui ont donné naissance aux actuelles régions françaises. Le préfet de région étant toujours le préfet de département siégeant au chef-lieu d'une région, les services du préfet de région siègent dans la même ville.

Préfectures maritimes

Le domaine maritime français est également découpé en préfectures. Elles ont remplacé les anciennes amirautés de l'Ancien Régime.

Japon

Le Japon est divisé administrativement en 47 préfectures, parmi lesquelles on compte :
- 44 ken ou provinces ;
- 1 ou marche (île de Hokkaidō (parfois appelé ken) ;
- 2 fu' ou métropoles (l'ancienne capitale Kyoto et la ville d'Osaka). Ces départements sont en fait les subdivisions des huits régions historiques du Japon, appelés en français districts ou régions : elles comprennent de 1 (Hokkaidō) à 9 départements. Le département d'Hokkaidō, le plus vaste du Japon, est pour cette raison le seul a être divisé en 14 sous-préfectures.

Voir aussi


- Préfet
- Département français
- Sous-préfecture


Luxembourg (pays)

|- valign="top" | Capitale || Luxembourg |- valign="top" | Grand-duc
Premier ministre | Henri I
Jean-Claude Juncker |{{{{{{{{{{entête tableau charte{ligne grise{ligne grise

Suisse

La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse. Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au . Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales. La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue. La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican. Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme. L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire. En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum. Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit. La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales. Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).

Politique

Article détaillé : Politique de la Suisse Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national. Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires. Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Fédéralisme

La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).

Démocratie semi-directe

Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple. Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.

Initiatives populaires acceptées

Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre