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Dziga Vertov
Dziga Vertov (Białystok, 2 janvier 1896 – Moscou, 12 février 1954), de son vrai nom Denis (Abramovich) Arkadiévitch Kaufman, est un cinéaste soviétique d'avant-garde qui s'opposant à un cinéma dramatique et littéraire (une histoire, des acteurs, des décors), privilégia le montage-mouvement du réel.
Fils de libraires russes, il écrit ses premiers poèmes au lycée, suit des cours de musique au conservatoire et très tôt (1915-1916), se revendique du futurisme. Il prend officiellement le pseudonyme de Dziga Vertov. Il étudie la médecine à Saint-Pétersbourg et s'adonne à des expériences de musique bruitistes (le Laboratoire de l'ouïe).
En 1918 il rejoint la Révolution. Il devient rédacteur et monteur du premier journal d'actualité filmé soviétique. Jusqu'en juin 1919 il réalisera une quarantaine de films d'actualité. Fin 1919 il est correspondant de guerre et ramène des images pour La Bataille de Tsaritsyne. Début 1920 il part avec le train Révolution d'Octobre sur le front du Sud-Ouest et à chaque arrêt projette son film L'anniversaire de la Révolution (montage de ses films d'actualité) ; en même temps il filme le voyage. Il réalisera des documentaires sur divers sujets (procés, guerre civile, voyages).
En 1922 il sort différent numéros de Ciné-Vérité (Kino-pravda) magazine filmé composé de différents reportages, dont il tire une philosophie du cinéma. Avec sa femme (Elisabeth Svilova) et son frère (Mikhaïl Kaufman) ils forment le Conseil des Trois. À la fin de l'année, le Conseil des Trois lance, à destination des cinéastes soviétiques, un Appel au commencement qui sera publié dans LEF, la revue de Mayakovski. Vertov rédige son manifeste théorique Kinoki.
De 1923 à 1925 Vertov publiera une cinquantaine de numéros de Goskino-Kalandar, magazine filmé.
Au printemps 1923, le Conseil des Trois devient le groupe des Kinoki (les Ciné-Yeux).
En 1924 il finalise le premier film d'animation soviétique (La Carte politique de l'Europe en dessins animés), débuté en 1922, qui sera suivi d'un autre : Les Jouets soviétiques.
Vertov écrit de nombreux articles (le Ciné-œil, du Ciné-œil au radio-œil, etc.)
Son frère, Mikhaïl Kaufman, réalise Moscou, film, détruit pendant la guerre, montrant Moscou durant une journée, filmée d'un matin au soir.
En 1927 et 1928 il écrit le scénario de L'Homme à la Caméra.
Les films de Vertov et ses théories du Ciné-œil commencent à avoir de l'influence sur les cinéastes davant-garde européens (Richter, Jean Lods, A propos de Nice de Jean Vigo - auquel participera l'autre frère de Vertov : Boris Kaufman, etc.).
En 1929, sort L'Homme à la caméra, film muet sans intertitres : un travail de montage, de mouvement et de rythme, où différents effets (ralentis, accélérés, surimpression, découpage de l'écran...) apparaissent. Le film reprend le principe, en l'intégrant à un propos plus large (le ciné-œil contre le ciné-drame), de filmer une grande ville d'un matin au soir. C'est le dernier film que Vertov fera avec son frère (Mikhaïl) en raison des dissensions nées au sujet du travail sur le film. Le film est projeté à Paris, au Studio 28, en juillet 1929. En 2000 le groupe de jazz anglais The Cinematic Orchestra compose une bande son pour ce film.
En 1930 sort Enthousiasme (ou la symphonie du Donbass), documentaire sonore, réalisé, monté et scénarisé par Vertov, et l'un des tout premier long métrage soviétique à utiliser le son.
L'étau stalinien se ressert, tout est sous contrôle, les artistes d'avant-garde sont de plus en plus mal perçus. La norme artistique devient le réalisme socialiste. Mayakovski se suicide.
En 1931 Dziga Vertov et sa femme voyagent un peu partout en europe et présentent L'Homme à la caméra et Enthousiasme (ou la symphonie du Doubass). L'accueil est fervant (Chaplin est admiratif devant le travail de sonorisation effectué sur Entousiasme).
En 1934, il réalise "Trois chants sur Lénine", film tourné à travers toute l'union Soviétique (jusqu'en Asie centrale). Il s'agit d'une célébration des 10 ans de la mort de Lénine, montée à partir de témoignages populaires et d'images d'archives.
Vertov continuera de tourner, principalement des actualités au service du régime.
Dziga Vertov meurt le 12 février 1954, à Moscou, d'un cancer de la gorge.
Bibliographie
- Frédérique Devaux, L'Homme à la caméra de Dziga Vertov, Bruxelles : Yellow Now, 1990
- Georges Sadoul , Dziga Vertov, préface de Jean Rouch, Paris : Champ Libre, 1971
- Dziga Vertov, Articles, journaux, projets, traduction et notes par Sylviane Mossé et Andrée Robel, Paris : Union générale d'éditions, 1972
- Kino-Eye : The Writings of Dziga Vertov, by Dziga Vertov. Michelson, Annette, editor; translated by Kevin O'Brien, Paperback, University of California Press, 1995
Voir aussi
- [http://french.imdb.com/name/nm0895048/ Dziga Vertov] sur l'Internet Movie Database
Vertov, Dziga
Vertov, Dziga
ja:ジガ・ヴェルトフ
BiałystokBiałystok (en biélorusse : Беласток, en lituanien : Balstogė) est la plus grande ville du nord-est de la Pologne, chef-lieu de la voïvodie de Podlasie, près des frontières biélorusse et lituanienne. Elle a été fondée par Gediminas. Elle comptait 286 000 habitants en 2001. C'est une ville industrielle (industries textiles, alimentaires, chimiques et mécaniques).
C'est dans cette ville que s'est suicidé le 21 juillet 1944 Henning von Tresckow après l'échec de sa tentative d'attentat contre Adolf Hitler, le 20 juillet 1944.
C'est aussi la ville natale du docteur Ludwik Lejzer Zamenhof (francisé Louis-Lazare Zamenhof, 15 décembre 1859-14 avril 1917), un médecin ophtalmologue né dans l'actuelle Pologne, de langue maternelle russe et de confession juive. Il est connu pour avoir établi les bases de la langue construite espéranto, encore utilisée de nos jours. Le nom de cette langue vient de son pseudonyme, Docteur Espéranto.
Liens externes
- [http://www.city.bialystok.pl/index.html Białystok] Site officiel de la ville (en allemand, anglais, polonais et russe)
- [http://directory.google.com/Top/World/Polska/Regionalne/Podlasie/Bia%C5%82ystok/ google directory - World > Polska > Regionalne > Podlasie > Białystok] dans dmoz (en polonais)
- [http://www.city.bialystok.pl/esperabi.htm Bjalistoko en Espéranto]
Catégorie:Espéranto
Catégorie:Ville de Pologne
ja:ビャウィストク
ko:비아위스토크
Futurismecatégorie:mouvement artistique
Le Futurisme est un mouvement littéraire et artistique du début du , qui rejette la tradition esthétique et exalte le monde moderne, en particulier la civilisation urbaine, les machines et la vitesse.
Né en Italie autour du poète Marinetti (Manifeste du futurisme, 1909). Auteurs de deux manifestes en 1910, les premiers peintres du mouvement, Giacomo Balla, Umberto Boccioni, Carrà, Severini, Luigi Russolo (1885-1947), empruntent à la technique divisionniste et au cubisme pour faire interférer formes, rythmes, couleurs et lumières afin d'exprimer une « sensation dynamique », une simultanéité des états d'âme et des structures multiples du monde visible.
Un mouvement « valet de carreau », a existé en Russie (appelé également Cubo-Futurisme) dans les années 1910-1917 (Vladimir Mayakovski, Kasimir Malevitch, Kontchalovsky, Machkov, Lentoulov, Gontcharova, Kouprine, Tatline etc.).
Le futurisme est certainement l'un des mouvements d'avant-garde qui a le plus choqué. Il prône en effet l'amour de la vitesse, de la violence, de la machine, le mépris de la femme, la guerre « comme seule hygiène du monde ». C'est aussi l'un des mouvements qui, avec le surréalisme, connaît le plus de guerres internes. De nombreux artistes sont expulsés comme les deux frères Bragaglia, photographes.
Plus qu'un mouvement, le futurisme devient un art de vivre. Il touche la peinture, la sculpture, la littérature, le cinéma, la photographie, le théâtre, la mise en scène, la musique, le bruitisme, l'architecture et même la politique et la cuisine.
Le mouvement deviendra art officiel fasciste sous Mussolini et mourra avec ce dernier. La compromission du Futurisme avec le Fascisme est en grande partie lié au fait que Marinetti est mort pendant la Guerre à Bellagio , le dernier bastion du Fascisme vaincu, et a eu droit aux dernières obsèques nationales du Régime. Cependant, quelques futuristes, comme Ballá ne joueront pas dans le Fascisme et préféreront sortir du Futurisme pour pouvoir continuer à exercer leur art. Aujourd'hui encore quelques artistes se réclament du Futurisme comme Antonio Fiore en Italie, qui propose de passer à la troisième étape artistique du mouvement: la première était la vitesse, la deuxième la course au ciel, la troisième sera la course a l'espace.
Liens externes
- [http://www.ditl.info/arttest/art1954.php DITL - article Futurisme] Définition, analyse, commentaires et bibliographie autour du futurisme
ja:未来派
Saint-PétersbourgCatégorie:Mégapole Catégorie:Ville de Russie Catégorie:Ville fédérale de Russie Catégorie:Patrimoine mondial en Russiecatégorie:Ancienne capitale de pays
catégorie:Ancienne capitale de pays
La ville de Saint-Pétersbourg (en russe Санкт-Петербург),
en Russie, est située près du delta de la Neva, où elle s'étend sur plusieurs îles, au fond du golfe de Finlande, qui sépare la Finlande de l'Estonie, à l'est de la mer Baltique.
mer Baltique
Histoire
Fondée ex nihilo le 16 mai 1703 par Pierre le Grand, tsar de Russie qui en fit sa capitale, Saint-Pétersbourg est la deuxième plus grande ville du pays. Sa population est d'environ 4,7 millions d'habitants.
Du règne de Pierre le Grand à celui de Nicolas II, Saint-Pétersbourg a été la capitale de l'empire russe. Comme port et ville industrielle importante, sa population ouvrière était nombreuse et gagnée aux idées socialistes dès la fin du . Elle a été le centre principal des révolutions de 1905 et de 1917 à la suite desquelles les bolcheviks de Lénine et Trotsky prirent le pouvoir, puis refirent de Moscou la capitale du pays.
Le nom de la ville a été modifié trois fois pour des raisons politiques au cours du :
- L'entrée en guerre de la Russie dans le conflit européen de 1914 ouvre le champ d'influence à un mouvement nationaliste de fond qui visait à mettre en valeur le particularisme slave. Le nom de Saint-Pétersbourg, jugé trop allemand, est russifié en 1914 en Petrograd.
1914
- En 1924, à la mort de Lénine, la ville qui fut le théâtre de la révolution d'octobre reçoit le nom du fondateur de l'URSS, devenant ainsi Léningrad (Ленингра́д).
- En 1991, après la chute du Parti communiste de l'Union Soviétique et la disparition de l'URSS, un référendum populaire sur la question entraîne un retour à son appellation d'origine, Saint-Pétersbourg.
Siège de 1941 à 1944
Le siège commence le 8 septembre 1941. Il va durer près de neuf cents jours jusqu'au 27 janvier 1944. La famine du premier hiver est terrible, avec plus de dix mille morts par jour en janvier. L'unique lien avec l'extérieur était le lac Ladoga. C'est par là qu'ont été évacués la plupart des enfants et qu'arrivaient les camions de ravitaillement, en hiver, sur la glace recouvrant le lac.
Le siège aura fait deux millions de morts, notamment de faim, par l'artillerie et les franc-tireurs.
Monuments remarquables
Parti communiste
Parti communiste
- le musée de l'Ermitage, un des plus beaux et plus importants musées du monde, occupe six magnifiques bâtiments situés le long de la Neva. Les collections de l'Ermitage représentent plus de 3 millions de pièces.
- le monastère Alexandre Nevsky
- la forteresse Pierre et Paul
- l'Amirauté
- la cathédrale Saint-Isaac
- la cathédrale Notre-Dame de Kazan
Résidences impériales près de Saint-Pétersbourg
- Peterhof
- Tsarskoïe Selo
- Pavlovsk
Personnages célèbres
À Saint-Pétersbourg sont nés :
- Ladislaus Bortkiewicz, (1868-1931), mathématicien
- Dmitri Chostakovitch, (1906-1975), compositeur
- Serge Elisseeff, (1889-1975), orientaliste
- Anastasia Volochkova (1976- ), ballerine
- Nikolai Krylov, (1879-1955), mathématicien
- Mary Marquet, (1894-1979) actrice
- Vladimir Nabokov, (1899-1977), écrivain
- Nicolas de Staël, 1914 - 1955, peintre
- Vladimir Poutine (1952- ), président de la Fédération de Russie
- Oleg Salenko, (1969), footballeur
- Vladimir Smirnov, (1887-1974), mathématicien
- Irena Szewinska (1946- ), athlète, médaille d'or olympique
- Léon Zitrone (1914-1995), journaliste français
À Saint-Pétersbourg sont décédés :
- Fridrikh Ermler (1898 - 1967), réalisateur
Jumelage
La ville de Saint-Pétersbourg est jumelée entre autres avec la ville de Québec (Québec) ainsi que celle du Havre (France).
Voir aussi
- Liste des stations du métro de Saint-Pétersbourg
- Pulkovo Aviation, une entreprise aérienne créée en 1932.
- Shostakovich Dmitry, La Septiéme symphonie
- Casimir Stanislaus Gzowski
- [http://whc.unesco.org/fr/list/540 Descriptif UNESCO]
als:Sankt-Petersburg
ja:サンクトペテルブルク
ko:상트페테르부르크
LEFLEF (LEVYI FRONT ISKUSSTV, Front gauche des Arts) est une revue d'avant-garde soviétique co-fondée en 1923 par le poète Vladimir Maïakovski qui en était le rédacteur en chef, par et Osip Brik. Y participèrent des écrivains (Nikolai Aseev, Sergei Tret'iakov), des cinéastes (Sergueï Eisenstein, Dziga Vertov), des metteurs en scène (Vsevolod Meyerhold) et des théoriciens de la littérature (Viktor Shklovsky). Chaque couverture était réalisée par Alexander Rodchenko. La publication de LEF cessa en 1925.
Jean VigoVigo, Jean
Vigo, Jean
Vigo, Jean
Jean Vigo (26 avril 1905, Paris - 5 octobre 1934, Paris) est un réalisateur français.
Biographie
Jean Vigo est le fils de l'anarchiste Eugene Bonaventure de Vigo, dit Miguel Almeyreda (anagramme de : y a la merde !), directeur des journaux La Guerre sociale" et Le Bonnet rouge. Ce militant anarchiste et pacifiste rejoint le camp de la guerre et du patriotisme.
En 1917, son père se reconvertit au pacificisme après avoir mesuré les horreurs de la guerre et est arrêté et incarcéré à la prison de Fresnes. Il est retrouvé mort, étranglé avec son lacet de chaussure dans des circonstances douteuses. La vindicte de l'extrême droite est virulente et menaçante, la famille se cache.
Jean Vigo est rejeté de lycée en lycée, tenu à l'écart par ses camarades.
Il est connu pour deux films qui influeront sur le futur développement du cinéma français et mondial : Zéro de conduite (1933) et L'Atalante (1934).
Il réalisa aussi auparavant À propos de Nice (1929), un film muet examinant les inégalités sociales du Nice des années 1920 et le film Taris, roi de l'eau (1931), une élégante étude du nageur Jean Taris.
Ses films sont décrits par certains comme anti-patriotiques, et sont censurés par le gouvernement français, l'Atalante est remonté par ses producteurs et ressorti sous le titre Le Chaland qui passe, tandis que Zéro de conduite ne sera autorisé qu'en 1946.
Parmi les premiers spectateurs se trouve François Truffaut qui dit lui devoir son regard.
Jean Vigo meurt à Paris de tuberculose. Il est enterré au Cimetière de Bagneux à Paris.
En 1951, est créé en son honneur le Prix Jean Vigo, qui distingue souvent de jeunes réalisateurs.
Filmographie
- 1930 : À propos de Nice
- 1931 : Taris, roi de l'eau
- 1933 : Zéro de conduite
- 1934 : L'Atalante
À noter
- Le film les Carabiniers de Jean-Luc Godard lui est dédié.
Liens externes
- [http://nezumi.dumousseau.free.fr/jeanvigo.htm Article Présentation de Jean Vigo et son œuvre]
- [http://cira.marseille.free.fr/includes/textes/bios.php?ordre=1 Bio détaillée]
ja:ジャン・ヴィゴ
Boris KaufmanKaufman, Boris
Boris Kaufman (Białystok, 24 aout 1897 – New York, 24 juin 1980) est un directeur de la photographie d'origine russe. Il est le frère cadet des cinéastes Dziga Vertov et Mikhaïl Kaufman. Il quitte la russie en 1917, voyage en Allemagne et en Belgique, arrive à Paris en 1927. Durant ces années ses frères lui donnent des cours de cinéma par correspondance. Il fait la connaissance de Léon Moussinac et Jean Lods.
Après un premier film court en 1927 ( Les Halles centrales , cf. Remarque), Boris Kaufman débute sa carrière cinémathographique en 1928 en compagnie de Jean Lods, documentariste avec lequel il travaillera à plusieurs reprises (Le Mile, La Vie d'un fleuve). Il réalise la même année les prises de vue pour La Marche des Machines d'Eugène Deslaw.
Il rencontre Jean Vigo avec qui il devient ami. Il sera le directeur de la photographie sur les quatre films de Vigo : A propos de Nice, Taris, Zéro de conduite et L'Atalante.
Boris Kaufman travaillera ensuite comme chef opérateur pour Christian-Jaque, Marc Allégret, Henri Chomette (le frère de René Clair), Abel Gance, Dimitri Kirsanoff, Léo Joannon, René Le Hénaff...
A partir de 1939 il sert dans l'armée française. Suite à la défaite de 1940 il part pour les états-unis. Il ne peut travailler à Hollywood, faute d'autorisation et se tourne vers le documentaire. Il travaille alors avec l'Office National du Film du Canada (créé par John Grierson en 1939), avec l'Office Of War Information (Toscanini, L'Hymne des nations, 1944), puis le Service d'information des États-Unis (Un Voyage au pays de la médecine, 1946).
Durant les années 50 il revient à l'avant scène dans un film d'Elia Kazan qui le recrute pour Sur les quais (puis Baby Doll, La fièvre dans le sang...) et Sydney Lumet avec lequel il fera sept films (dont Douze hommes en colère, L'Homme à la peau de serpent , The Pawnbroker ...). Ils tourneront ensemble jusqu'aux années 60. Il travaillera également avec Jules Dassin et Otto Preminger, et, fidèle à son gôut pour le cinéma expérimental, sera directeur de la photographie sur l'unique film de Samuel Beckett : Film (1965).
En 1970 il se retire. Il décédera à New York dix ans plus tard.
Boris Kaufman a obtenu en 1954 un Oscar pour sa direction photographique (cinematography, section Black-and-white) de Sur les Quai d'Elia Kazan, et a été sélectionné dans la même catégorie en 1956 pour Baby Doll du même Kazan.
Filmographie sélective
- Champs-Elysées (1928), de Jean Lods
- La Marche des Machines (1928), de Eugène Deslaw
- 24 heures en 30 minutes (1929), de Jean Lods
- A propos de Nice (1930), de Jean Vigo
- Taris, roi de l'eau (1931), de Jean Vigo
- Zéro de conduite (1932), de Jean Vigo
- Le Mile, de Paul Ladoumègue (1932), de Jean Lods
- L'Atalante (1934), de Jean Vigo
- Le Père Lampion (1934), de Christian-Jaque
- Zouzou (1934), de Marc Allégret
- Lucrèce Borgia (1935), de Abel Gance
- Etes-vous jalouse ? (1938), de Henri Chomette
- Sur les quais (1954), de Elia Kazan
- Douze hommes en colère (1957), de Sidney Lumet
- Baby doll (1956), de Elia Kazan
- Douze hommes en colère, de Sidney Lumet
- L'Homme à la peau de serpent (1960), de Sidney Lumet
- La Fièvre dans le sang (1961), de Elia Kazan
- Long day's journey into night (1962), de Sidney Lumet
- Le prèteur sur gages (1964), The Pawnbroker de Sidney Lumet
- Film (1965), de Alan Schneider, Film muet expérimental, écrit par Samuel Beckett et dont l'acteur principal est Buster Keaton
- Point noir (1968), de Otto Preminger
Remarque
Il existe un film pour lequel les donnée divergent ou manquent : Les Halles centrales. Il se peut que ce soit le premier film tourné et réalisé par Boris Kaufman à Paris en 1927 (visible au Forum des Images, en noir et blanc d'une durée 7 minutes). Il existe par ailleurs ou non, un film Les Halles attribué à André Galitzine pour la réalisation, et à Boris Kaufman pour la photographie, daté de 1929. En 1997 lors de la Mostra Internazionale del Cinema Libero à Bologne était programmé : Les Halles, (date : seconde moitié des années 20) R. Boris Kaufman-Galitzine (?). L.: 340 m. D.: 11'a 18 f/s. Nous ne savons pas s'il s'agit du même film, de montages différents ou de problème d'étiquetage. La notice du Forum des Images décrit le film comme suit : « Court document muet, tourné de nuit aux anciennes Halles (1er), montrant les débardeurs au travail et les cafés du ventre de Paris ».
Studio 28Le Studio 28 est un cinéma parisien à Montmartre, inauguré en février 1928 avec une projection du Napoléon d'Abel Gance.
Le cinéma accueille la première de l'Âge d'or de Luis Buñuel en 1930, puis de Los Olvidados du même en 1948.
En 1950, Jean Cocteau et Abel Gance sont les parrains de la salle.
En 2000, s'y tourne une séquence dAmélie Poulain.
Voir aussi
- [http://212.180.4.230/cinemastudio28/index.htm Le site officiel du cinéma]
Catégorie:Salle de cinéma à Paris
1929Catégorie:1929
Cette page concerne l'année 1929 du calendrier grégorien.
Événements
- 28 juillet : Convention de Genève, signée par 48 pays, sur les prisonniers de guerre.
- 12 octobre : Signature de la convention de Varsovie, réglementant le transport international par aéronef.
Europe
- 11 février : Signature des accords du Latran entre le gouvernement italien (fasciste) et le Vatican. L'Italie reconnaît la souveraineté du Vatican sur son territoire et le catholicisme comme seule religion de l'État italien.
- 7 juin : Le Vatican devient un état souverain.
- 5 septembre : Aristide Briand lance l'idée de fédération européenne.
- Début du ministère travailliste de Ramsay MacDonald, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1931).
- Rejet du projet de constitution de la monarchie espagnole.
- La France compte 22 entreprises employant plus de 10.000 personnes, l'Allemagne 27, et la Grande-Bretagne 39.
- Création de la « Banque des Règlements Internationaux » (BRI).
Allemagne
- 7 juin : Signature du Plan Young sur les réparations.
- 28 août : Accords de la Haye sur la plan Young concernant la Rhénanie et la Sarre.
- En août, La conférence de La Haye décide l'évacuation anticipée de la Rhénanie.
France
- 27 juillet : Démission du Président du Conseil Raymond Poincaré pour des raisons de santé.
- 29 juillet : Aristide Briand Président du Conseil (11).
- 22 octobre : Chute du Président du Conseil Aristide Briand.
- 2 novembre : André Tardieu Président du Conseil.
- 1 US dollar = 0,25 franc français.
URSS
- 22 janvier : Expulsion de Léon Trotsky hors d'URSS.
- 27 décembre : Joseph Staline annonce la « liquidation des koulaks en tant que classe ».
Afrique
- 1 novembre : Léopoldville devient capitale du Congo belge en lieu de place de Boma.
Amériques
Amérique du Nord
- 4 mars : Herbert Hoover devient le 31e président des États-Unis d'Amérique (fin en 1933).
- 16 mai : Première cérémonie des Oscars à Hollywood.
- 21 octobre : Début de la crise de Wall Street
- 24 octobre : « Jeudi noir » à Wall Street (New York), première phase du krach de 1929, marquant le début de la Grande dépression des années 30 - au plus bas de la séance, les titres ont perdu en moyenne 30% de leur valeur.
- Fondation du MOMA à New York.
- Le gangster Al Capone fait abattre à la mitraillette sept membres d'un gang rival à Chicago. Cet épisode est connu sous le nom du «massacre de la Saint-Valentin ».
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Frank Billings Kellogg.
- Election de Franklin Delano Roosevelt comme gouverneur de l'État de New York.
Amérique latine
- Brésil, le pays double la mise, déjà en pleine crise depuis 1924, il subit de plein fouet les retombées du crac boursier américain. Les marchés européens se ferment, les cours des matières agricoles s'effondrent avec en particulier ceux du caoutchouc et du café. Le gouvernement ne peut plus résister et le régime dictatorial tombe.
- L'Équateur est profondément touché par la crise économique mondiale du fait de sa dépendance à la monoculture du cacao. Cette crise aboutira à 15 ans de chaos politique.
Asie & Inde
Océanie & Pacifique
- Les premiers colons arrivent et choisissent de s'installer dans la Swan Valley, sur la côte est de l'Australie.
Proche-Orient et monde arabe
- Affrontement entre Palestiniens juifs et musulmans au Mur des Lamentations à Jérusalem.
Arts & cultures
Bande dessinée
- 10 janvier : le dessinateur belge Georges Rémi (21 ans), plus connu sous son pseudonyme Hergé (d'après ses initiales), publie la première aventure de Tintin et Milou : « Tintin au pays des Soviets ».
Beaux-Arts
- Mies Van der Rohe prend la tête du Bauhaus. Il conçoit le pavillon de l'Allemagne à l'exposition de Barcelone.
- Figure allongée du sculpteur anglais Henry Moore.
Cinéma
- 31 octobre : à Paris, première du premier film parlant français « Les Trois Masques » d'après la piéce de Charles Méré.
Films remarquables
- The Broadway Melody d'Harry Beaumont avec Bessie Love, Anita Page et Charles King - Oscar du meilleur film - Première comédie musicale de la MGM avec une séquence en couleur.
- Le Roman de Renart dessin animé de Ladislas Starevitch et Irène Starevitch.
- Alleluja réalisé par King Vidor avec Daniel Hanes et Nina Mae McKinney.
- L'Héroïne rouge (Hong Xia) drame de Wen Yimin (Chine) avec Fan Xuepeng.
Littérature
- 10 janvier : Le dessinateur belge Hergé (Georges Rémi) publie la première histoire du personnage de Tintin : Tintin au pays des Soviets.
- 17 janvier : Le dessinateur américain Elzie Crisler Segar publie la première aventure de Popeye le vrai marin.
- L'écrivain français André Breton écrit Le surréalisme et la révolution.
- Le poète français Paul Claudel publie Le soulier de satin.
- L'écrivain français Jean Cocteau publie Les enfants terribles.
- William Faulkner publie le Bruit et la Fureur.
- L'écrivain allemand Alfred Döblin conçoit son roman Berlin-Alexanderplatz.
- L'écrivain français Jean Giono publie Colline.
- Le romancier américain Ernest Hemingway publie L'Adieu aux armes, roman sur la guerre.
- Création de la bibliothèque Lénine à Moscou.
Sciences et techniques
- 15 janvier : Première publication des « Annales » d'histoire économique et sociale de Marc Bloch et Lucien Febvre.
- L'astronome américain Edwin Hubble formule une théorie de l'expansion de l'univers.
- Premier cathétérisme cardiaque par Forssmann en Allemagne.
Techniques appliquées
- Le constructeur d'automobiles « Citroën » lance le son premier moteur 6 cylindres dans la C6.
Découvertes
- L'aviateur français Jean Assollant effectue la traversée de L'Atlantique Nord.
- L'explorateur américain Richard Byrd survole le pôle Sud pour la première fois.
Sports
- Tour de France (30 juin - 29 juillet) : Le Belge Maurice De Waele s’impose devant l’Italien Giuseppe Pancera et le Belge Joseph Demuysère.
- Article détaillé : 1929 en sport
- 1 janvier : Douglas-Gordon Jones, poète canadien
- 3 janvier : Sergio Leone, cinéaste et réalisateur italien
- 5 janvier : Alexandre Jany, nageur français
- 14 janvier : Jean-Pierre Ronfard, homme de théâtre québécois d'origine française
- 15 janvier : Martin Luther King, pasteur baptiste et homme politique américain, militant de l'intégration des noirs.
- 7 février : Alejandro Jodorowsky, réalisateur, acteur de Chili
- 9 mars : Marie Cardinal, écrivaine française
- 13 mars : Jane Rhodes, cantatrice
- 1 avril : Milan Kundera, écrivain de langue tchèque et française
- 5 avril : Hugo Claus, romancier belge
- 8 avril : Jacques Brel, chanteur, acteur et réalisateur belge
- 2 mai : Édouard Balladur, homme politique français
- 4 mai :
- Sidney M. Lamb, linguiste Américain
- Audrey Hepburn, actrice américaine décédée le 20 janvier 1993
- 10 mai : Antonine Maillet, romancière canadienne
- 10 juin : Edward Osborne Wilson, biologiste, entomologiste, américain
- 12 juin : Anne Frank
- 17 juin : Tigran Petrossian, joueur d'échecs russe
- 23 juin : Ted Lapidus, couturier, français.
- 29 juin : Alexandre Lagoya guitariste classique
- 5 juillet : Jacqueline Harpman, écrivain belge
- 6 juillet, Jean-Pierre Mocky, réalisateur du cinéma
- 24 août : Yasser Arafat, homme politique palestinien
- 3 septembre :Armand Vaillancourt, sculpteur québécois
- 9 septembre : Claude Nougaro, chanteur, compositeur français
- 21 octobre : Ursula Le Guin, écrivain américaine
- 22 octobre : Lev Yachine, gardien de but soviétique
- 29 octobre: Bud Spencer, acteur italien
- 9 novembre : Imre Kertész, écrivain hongrois
- 12 novembre : Grace Kelly, actrice américaine et princesse de Monaco
- 9 décembre : John Cassavetes, acteur et réalisateur américain
- 13 janvier : Wyatt Earp (80 ans), justicier de l'Ouest américain (° 1848)
- 4 avril : Carl Benz, mécanicien allemand, fondateur de Daimler-Benz AG (° 1844)
- 20 mars : Ferdinand Foch, Maréchal de France, homme d'état (° 1851)
- 25 juin : Georges Courteline, dramaturge français (° 1858)
- : Wenceslau de Moraes, Officier de la marine et écrivain portugais
- 19 août : Serge Diaghilev, l'inventeur (russe), l'animateur et le directeur de la troupe des Ballets russes (° 1872)
- 1 octobre : Antoine Bourdelle, sculpteur français (° 1861)
- 3 octobre : Gustav Stresemann, homme politique et chancelier allemand (° 1878)
- 28 octobre : Bernhard von Bülow homme politique et chancelier allemand (° 1849)
- 24 novembre : Georges Clemenceau, homme d'État français (° 1841)
- 17 décembre : Ted Wilde, réalisateur américain (° 1893)
- 20 décembre : Émile Loubet, ancien président de la république française (° 1836)
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2000
Cette page concerne l'an 2000 du calendrier grégorien.
2000 est la dernière année du et du . Le passage de 1999 à 2000 a été largement fêté, avec en plus le suspens du bogue de l'an 2000. Économiquement, 2000 est l'année du record de la bulle Internet où les bourses ont atteint leur niveau record, avant de perdre jusqu'à 80 % de leur valeur les années suivantes (cas du NASDAQ).
Événements
Premier trimestre
- : Date à laquelle devait se produire le bogue de l'an 2000, à 0h00.
- 10 mars : Pic de la bulle Internet, le NASDAQ atteint le record inégalé de 5132,52 points.
- 17 mars : Rachat de Land Rover à BMW par Ford
Deuxième trimestre
- 17 mai : Victoire historique en coupe de l'UEFA de Galatasaray (Turquie) contre Arsenal (Angleterre), fin du temps règlementaire 0 à 0, et 4 tirs aux buts à 1 pour Galatasaray.
- 11 mai : L'Inde compte désormais 1 milliard d'habitants
- 24 mai : Départ des troupes israëliennes du Sud du Liban après 22 ans d'occupation.
Troisième trimestre
- 2 juillet :
- L'équipe de France remporte la coupe d'Europe de football.
- Vicente Fox est élu président du Mexique.
- 25 juillet : Un Concorde d'Air France à destination de New York s'écrase peu après le décollage à Gonesse (France). 113 morts.
- 12 août : le Koursk, sous-marin nucléaire russe contenant 118 hommes d'équipage, sombre en mer de Barents.
- 14 août : Adoption de la résolution 1315 du Conseil de sécurité des Nations unies, pour la création du Tribunal spécial pour la Sierra Leone.
- 4 septembre : le CAC 40 atteint sa valeur record de 6 922,33 points.
- 20 septembre : A la veille de la compétition du 400m, la triple championne olympique Marie-José Perec quitte précipitamment les olympiades de Sydney et déclare forfait.
- 24-26 septembre : Sommet du FMI et de La Banque Mondiale à Pragues, contre-sommet altermondialiste de 30.000 personnes.
- 28 septembre : À Jérusalem, la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées provoque des affrontements entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes. C'est le début de la Seconde Intifada
Quatrième trimestre
- 11 novembre : l'embrasement d'un funiculaire à Kaprun (Autriche) entraîne le décès de cent cinquante-cinq personnes.
- En France : Les régimes de retraite Arrco et Agirc décident de revaloriser de 3,5% et 4% leur prix d'achat du point de retraite.
Chronologies thématiques
- Transports :
- Aéronautique : 2000 en aéronautique
- Chemins de fer : 2000 dans les chemins de fer
- Sport : 2000 en sport
- Football : 2000 en football
- Arts : 2000 en arts
- Cinéma : 2000 au cinéma
- Musique : 2000 en musique
- Prix Nobel de physique : Zhores I. Alferov, Herbert Kroemer et Jack Kilby
- Prix Nobel de chimie : Alan J. Heeger, Alan G. MacDiarmid et Hideki Shirakawa
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Arvid Carlsson, Paul Greengard et Eric R Kandel
- Prix Nobel de littérature : Gao Xingjian
- Prix Nobel de la Paix : Kim Dae Jung
Premier trimestre
- 4 janvier : Tom Fears, (USA, football américain) à 76 ans.
- 10 janvier : Sam Jaffe, 98 ans, producteur de films
- 14 janvier : Alphonse Boudard, écrivain français
- 22 janvier : Anne Hébert, poète et romancière québécoise
- 26 janvier : A. E. van Vogt, écrivain américain de science-fiction
- 11 février : Roger Vadim, acteur et réalisateur français
- 12 février : Tom Landry, (USA, football américain) à 75 ans.
- 18 février : Will, Belgique, Bande dessinée
- 23 février : Stanley Matthews, (Angleterre, football) à 85 ans.
- 6 mars : John Colicos, 71 ans, acteur
- 20 mars : Gene « Eugene » Andrusco, acteur et chanteur
- 27 mars : Ian Dury, 57 ans, chanteur et acteur
Deuxième trimestre
- 18 avril : Garcimore, illusioniste et chanteur espagnol.
- 10 mai : André Fortin dit Dédé, musicien québecois, (°1962).
- 21 mai : Sir John Gielgud, acteur britannique, (° 1904).
- 25 mai : Nicholas Clay, acteur à 53 ans.
- 27 mai : Gonzalve de Bourbon, duc d'Aquitaine, (° 1937).
- 27 mai : Maurice Richard, joueur de hockey professionnel canadien, (° 1921).
- 4 juin : Gino Bartali, courreur cycliste italien à 85 ans.
- 23 juin : Philippe Chatrier, tennisman français à 72 ans.
- 27 juin : Pierre Pflimlin, homme politique français, (° 1907).
- 29 juin : Vittorio Gassman, acteur, à 78 ans
Troisième trimestre
- 1 juillet : Walter Matthau, 79 ans, acteur
- 5 août : Sir Alec Guinness, 86 ans, acteur
- 12 août : Loretta Young, 87 ans, actrice
- 17 août : Franco Donatoni, compositeur italien
- 25 août : Carl Barks, dessinateur états-unien
- 4 septembre : Bernard Assiniwi, écrivain cri
- 17 septembre : Nicole Reinhart, (USA, cyclisme) à 24 ans.
- 28 septembre : Pierre Elliott Trudeau, ancien premier ministre du Canada
Quatrième trimestre
- 17 octobre : Harry Cooper, (USA, golf) à 96 ans.
- 10 novembre : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français
- 19 novembre : Robert Escarpit, universitaire, écrivain et journaliste français
- 22 novembre - Emil Zatopek, (République Tchèque, athlétisme) à 79 ans.
- 15 décembre - Jacques Goddet, (France, fondateur de L'Équipe) à 95 ans.
- 29 décembre : Cécil Saint-Laurent (Jacques Laurent), écrivain français
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The Cinematic Orchestra
Groupe britannique d'influence jazz et down-tempo fondé en 1999 par Jason Swinscoe, alors employé de la maison de disques londonienne Ninja Tune.
Membres du groupe
- Jason Swinscoe (orchestration)
- Luke Flowers (percusions et batterie)
- Phil France (basse)
- John Ellis (clavier)
- Tom Chant (saxophone)
Albums
- Motion - 1999
- Remixes 1998 - 2000
- Everyday - 2000
- Man with a movie camera - 2000 - Création musicale pour le film expérimental de Dziga Vertov
Liens externes
- [http://www.cinematicorchestra.com/ Site officiel]
- [http://www.trip-hop.net/groupe-12-The-Cinematic-Orchestra.html Chroniques et de The Cinematic Orchestra]
Cinematic Orchestra
Cinematic Orchestra
Cinematic Orchestra
Staline
Joseph Vissarionovich Djougachvili (en russe Иосиф Виссарионович Джугашвили, en géorgien : იოსებ ბესარიონის ძე ჯუღაშვილი Iosseb Bessarionis dze Djoughachvili) (21 décembre 1879 - 5 mars 1953), généralement connu sous le nom de Joseph Staline (Иосиф Сталин), a dirigé l'Union Soviétique pendant près de trente ans. D'abord surnommé Sosso (fade) pendant son enfance. Aussi appelé Koba (d'après un héros populaire géorgien). Le nom Staline a été le sien durant les années de clandestinité, il provient du mot russe сталь (stal) qui signifie acier.Son surnom officieux etait bistro de par son fort penchant pour la vodka.
Staline est incontestablement l'une des plus célèbres dictateurs et criminels du . Son personnage et son action sont encore source de vives, voire violentes, polémiques. Son souvenir est néanmoins associé à la victoire militaire de l'URSS contre l'Allemagne nazie dont Churchill dira à la fin de la guerre : « nous avons tué le mauvais cochon (wrong pig) », thème repris par Orwell. Continuateur du système mis en place sous Lénine, il contribua à faire de l'URSS un « pays développé » non sans excès : déportations massives, exécution d'opposants, dont Léon Trotsky...
Enfance et apprentissage
URSS
Né à Gori, en Géorgie de parents paysans illettrés, son caractère difficile serait selon certains la conséquence du caractère oppressif de son père, créant en lui un désir de rébellion, encore absent à l'époque de l'enfance. Sa mère, fervente orthodoxe, le pousse vers la prêtrise, et tente par tout les moyens de financer ses études qu'il réussit jusqu'en 1898 avec talent. Joseph Vissarionovich entre au séminaire de Tbilsi, après la réussite quasi parfaite de tout ses examens. Il y reste jusqu'à vingt ans.
Au Séminaire, il suit divers cours, dont lectures des textes saints, religion, droit, etc. Joseph Vissarionovich n'entre pas encore en contact avec le marxisme. Ce n'est qu'en 1899 qu'il commence à se montrer rebelle vis à vis de l'autorité du Séminaire. Mais son attitude ne peut encore être qualifiée de révolutionnaire. Après avoir reçu plusieurs corrections pour lecture de livre interdits et malgré les faveurs que lui accorde le recteur du Séminaire, il est expulsé en 1899 pour absence à son examen de lectures bibliques ; l'expérience au Séminaire marquera le futur dirigeant soviétique jusqu'à la fin de sa vie, comme par exemple, dans un texte de 1905, paru dans la Proletariats Brdzola, où il écrit :
« Ce serait profaner ce qu'il y a de plus sacré dans le parti que de donner à un bavard le nom de membre du parti, c'est-à-dire de dirigeant de l'armée des prolétaires. Le Parti, par l'entremise du Comité Central conduit dignement en avant cette armée sacrée. »
Joseph Vissarionovich commence alors sa carrière de révolutionnaire, de manière clandestine bien sûr, sous le surnom de Koba (Ours). Il se fait arrêter à de nombreuses reprises pour activités suspectes avant d'être déporté plusieurs fois en Sibérie. Il s'évade en 1904 et adhère à la fraction bolchevique du P.O.S.D.R.. C'est à cette époque qu'il rencontre pour la première fois Lénine. Il en fit un récit naïf une semaine après la mort de ce dernier :
« Lorsque je le comparais aux autres dirigeants de notre Parti, il me semble toujours que les compagnons de lutte de Lénine –Plekhanov, Martov, Axelrod et d’autres encore –étaient moins grands qui lui d’une tête ; que Lénine comparé à eux, n’était pas simplement un des dirigeants, mais un dirigeant de type supérieur, un aigle des montagnes, sans peur dans la lutte et menant hardiment le Parti en avant, dans les chemins inexplorés du mouvement révolutionnaire russe. […] »
L'accession au pouvoir
P.O.S.D.R.
Après la chute du régime tsariste lors de la Révolution de février 1917, Staline, à peine de retour d'une longue déportation en Sibérie, prend en main la direction du Parti à Pétrograd. Il prône alors la politique du « soutien critique » au gouvernement provisoire réformiste bourgeois d'Alexandre Kerensky. Néanmoins, dès le retour d'exil de Lénine, il se rangera très rapidement aux Thèses d'Avril. Celles-ci avançaient l'idée que la tâche des bolcheviks était de préparer la révolution socialiste, seule à même, selon Lénine, de donner le pouvoir au peuple et d'arrêter la guerre.
Staline, d'origine géorgienne, est nommé Commissaire aux Nationalités dans la nouvelle administration. Il en gravit les échelons et, devient secrétaire général du parti le 3 avril 1922, poste dont il va faire le plus important du pays.
Le stalinisme
Voir le Stalinisme.
Stalinisme
L'accès au pouvoir suprême
Comme Léon Trotski, Staline se réclame à la fois du marxisme et du léninisme. Dans les années 1920, Staline s'empare progressivement du pouvoir en excluant du Parti ceux qui s'opposent à lui et en éliminant - politiquement, puis physiquement - ses éventuels rivaux. En 1926, il est à la tête de l'URSS et du Komintern (III Internationale rassemblant l'ensemble des partis léninistes). En 1928, il expulse Trotski de l'URSS qui s'exile et trouvera asile au Mexique.
Le début de la dictature
Staline met fin au timide libéralisme économique entamé en 1922 par Lénine sous le nom de Nouvelle politique économique (NEP). Commence alors une politique de nationalisation systématique ; on envoie les opposants politiques (y compris léninistes) dans des camps de travail : les goulags. Staline théorise sa politique sous le nom de marxisme-léninisme : socialisme dans un seul pays, centralisme démocratique à l'intérieur du Parti, priorité accordée à l'accumulation du capital, au développement des moyens de production et à l'industrie lourde. Un tournant réactionnaire est également effectué dans le domaine des moeurs : interdiction de l'avortement (qui était aussi interdit dans tous les autres pays), rétablissement des peines de prison contre les homosexuels (ce qui était également pratiqué dans quelques pays occidentaux), culte de la « famille socialiste ». Certains marxistes se réclamant de Lénine s'opposent alors au marxisme-léninisme de Staline : les trotskistes dénoncent la dictature à l'intérieur du Parti, les bordiguistes dénoncent la politique économique de Staline comme une forme de capitalisme d'État. Voir Procès de Moscou. En 1938, Trotski fonde la IV Internationale rassemblant tous les partis trotskistes. Il est assassiné par Ramon Mercader, un agent de Staline en 1940
La Seconde Guerre mondiale
Staline décide préalablement d'agresser la Finlande mais ses armées échouent lamentablement face a ce petit pays.En août 1939, Staline signe avec Hitler le pacte germano-soviétique alors qu'il avait essayé depuis le milieu des années 1930 de se rapprocher de la France et de l'Angleterre , l'URSS envahissant illégalement la Pologne avec l'Allemagne en 1939. Ce pacte prend fin en 1941 avec l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht. Staline est tout d'abord prostré et demeure sans réaction face à l'agression nazie, il faut dire que ses purges de l'avant-guerre, en particulier en 1937, ont littéralement décapité l'Armée rouge, puisque la quasi-totalité des généraux et maréchaux ont été éliminés. De plus, Staline a refusé les rapports qui le prévenaient depuis de longs mois de l'imminence de l'invasion, allant même jusqu'à faire liquider ceux qui s'en font écho avec trop de véhémence. Il tient beaucoup à l'époque à conserver de bons rapports avec Hitler. Ce n'est qu'en se fiant plus à ses officiers supérieurs qu'il parviendra à renverser le cours de la guerre. De 1943 à 1945, l'URSS arrête puis finit par repousser les troupes de Hitler. L'Armée rouge finit par prendre Berlin.
L'après-guerre
Les pays d'Europe de l'Est traversés sont placés sous le contrôle de l'Armée rouge et y restent après la Conférence de Yalta. Staline leur impose le modèle soviétique, notamment par le coup de Prague en 1948 et des gouvernements fantoches. Il crée en 1947 le Kominform, une nouvelle Internationale dirigée par le PCUS (Parti Communiste d'Union des républiques socialistes soviétiques et rassemblant quelques partis communistes européens. En Asie, la politique stalinienne de l'après-guerre suit un cours sinueux : soutien au sionisme entre 1946 et 1950, accueil très réservé fait à la révolution chinoise, politique prudente en Corée.
Le « legs politique »
Staline meurt en mars 1953 d'une hémorragie cérébrale. Il est remplacé par Nikita Khrouchtchev à la tête du pays. En 1956, l'URSS rompt officiellement avec le stalinisme, mais réprime dans le sang le soulèvement populaire en Hongrie. Par la suite, seules la République Populaire de Chine de Mao Zedong et l'Albanie de Enver Hodja se réclameront ouvertement de Staline, et jusqu'à la mort de Mao Zedong en 1976. Même aujourd'hui (2005), la critique de Staline n'est pas à l'ordre du jour en Chine populaire.
Aujourd'hui, sur le plan international, plusieurs partis communistes : PC de Grèce (KKE), divers PC de Russie : Parti communiste bolchevik de Nina Andreeva, Russie laborieuse de Viktor Anpilov, Parti communiste ouvrier de Russie de Viktor Tioulkine, Union des PC russe/biélorusse de Chénine, Parti du travail de Belgique, entre autres ont réévalué hautement l'œuvre et les mérites de Staline. D'autres groupes maoïstes continuent à se réclamer plus ou moins directement de Staline : guérilla népalaise, Sentier Lumineux au Pérou, ou en France l'URCF (Union des révolutionnaires communistes de France) et le PRCF (pôle de renaissance communiste en France). En Russie, le culte de Staline n'est pas exclusivement le fait de nostalgiques du régime. Il est également propagé par des milieux ultra-nationalistes qui considèrent que le mérite essentiel de Staline a été de créer un Etat fort incarnant le destin de la nation russe. Ce culte est généralement associé à l'antisémitisme. La plupart des staliniens considèrent que ce sont des juifs qui ont incarné les tendances les plus internationalistes du marxisme (Trotsky, Rosa Luxemburg, Zinoviev, Kamenev, etc.) - il faut d'ailleurs préciser que Karl Marx était lui-même juif...
Bilan des crimes de Staline
- 1930-1932 : déportation de deux millions de koulaks (paysans aisés) dans les goulags.
- 1932-1933 : Staline accule selon certains auteurs délibérément les ukrainiens à la famine : entre 4,5 et 7 millions de morts. Cependant, cela peut être discutable dans la mesure où les exportations soviétiques en 1932 et 1933 étaient inférieures à deux millions de tonnes, soit moins que la moyenne des années précédentes et suivantes. Selon certains chercheurs (ex : Tauger ou Wheatcroft) la famine est due à une très mauvaise récolte en 1932 et à l’abandon partiel des populations par le régime. La famine était probablement évitable mais peut-être pas organisée.
- 1937-1938 : la Grande Purge élimine 690 000 personnes.
- 1922-1953 : déportation continue de centaines de milliers d'opposants réels ou supposés, emprisonnements arbitraires, interdiction de toute contestation de la personne de Staline.
Bibliographie
- Antoine Auger, Dimitri Casali, Staline et son temps, Editions Mango (5 novembre 2004), ISBN 2740418558
- Roman Brackman, Gérald Messadié, Staline, agent du tsar, L'Archipel (5 mars 2003), ISBN 2841874621
- Hélène Carrère d'Encausse, Staline, l'ordre par la terreur, Flammarion (6 avril 1998), ISBN 2080810731
- Pavel Chinsky, Nicolas Werth (Préface), Staline : Archives inédites, 1926-1936, Berg International (25 novembre 2001), ISBN 2911289382
- Robert Conquest (Trad. Michèle Garène), Staline, Odile Jacob (8 mars 1999), ISBN 2738101747
- Robert Conquest, La Grande terreur, précédé des « Sanglantes moissons : Les purges staliniennes des années 30 », Robert Laffont (7 septembre 1995), ISBN 2221069544
- Isaac Deutscher, Staline Gallimard (Paris, 1973) ISBN 2070296962
- Sheila Fitzpatrick, Le Stalinisme au quotidien. La Russie soviétique dans les années trente [1999], Paris, Flammarion, 2002.
- Boris Groys, Staline œuvre d'art totale, Jacqueline Chambon (19 mai 1998), ISBN 2877110370
- Nicolas Jallot, Piégés par Staline : Des milliers de citoyens français derrière le rideau de fer, Pocket (21 octobre 2004), ISBN 226613549X
- Richard Lourie, Martine Leroy-Battistelli (Traduction), Moi, Staline, Noir sur blanc (27 février 2003), ISBN 2882501269
- Jean-Jacques Marie, Staline, Fayard (15 mars 2003), ISBN 2213608970
- Jean-Jacques Marie, Staline, 1878-1953, J'ai Lu (5 février 2003), ISBN 2290328219
- Jean-Jacques Marie, Derniers complots de Staline- 1953, Editions Complexe (24 février 1997), ISBN 2870274750
- Ludo Martens, Un autre regard sur Staline. Bruxelles, EPO, 1994, ISBN: 2-87262-205-5
- Le Monde, « Staline, une barbarie moderne », Editions de l'Aube (9 mars 2004), ISBN 2876789507
- Simon Sebag Montefiore, Staline : la cour du tsar rouge (traduit de l'anglais par Florence La Bruyère et Antonina Roubichou-Stretz). Paris : Éditions des Syrtes, 2005. 793 p.-[32] p. de pl., 24 cm. ISBN 2-84545-112-1. Titre original : Stalin : the court of the red tsar.
- Boris Souvarine, Staline. Aperçu historique du bolchévisme, Plon, Paris, 1935 ou Editions Gérard Lebovici, Paris, 1985. Nouvelle édition revue par l'auteur. Réédité par Ivréa (Paris, 1992) ISBN 2851840762
- Adam B. Ulam, Staline, l'homme et son temps - la montée, Gallimard/Calmann Lévy (Paris, 1977) ISBN 2070295141
- Adam B. Ulam, Staline, l'homme et son temps - le pouvoir, Gallimard/Calmann Lévy (Paris, 1977) ISBN 207029577X
- Arkady Vaksberg, Staline et les Juifs, Laffont (20 février 2003), ISBN 2221093739
- Alexandra Viatteau, Staline assassine la Pologne, 1939-1945, Le Seuil (1999), ISBN 2020231719
- Dimitri Volkogonov, Staline, Flammarion (22 janvier 2001), ISBN 2080663194
Voir aussi
- Funérailles de Joseph Staline
- Karl Marx, Friedrich Engels, Lénine, Trotsky
- IIIe Internationale, IVe Internationale, stalinisme, Marxisme-léninisme, Maoisme, Socialisme, Communisme
- URSS
- Parti communiste français, Extrême gauche, Mouvements révolutionnaires, Résistance
- Seconde Guerre mondiale
- parti politique, mouvements politiques, Idées politiques - goulag, procès de Moscou, collectivisation.
- URSS de Staline
Liens externes
- [http://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1932/12/19321231.htm Le testament de Lénine]
- [http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/staline/lt_stal.htm Staline (Trotsky)]
Staline, Joseph
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Vladimir MayakovskiMayakovski, Vladimir
Mayakovski, Vladimir
Vladimir Vladimirovitch Mayakovski (également sous la forme Maïakovski, ou Mayakovsky, en russe Владимир Владимирович Маяковский; né le 7 juillet/19 juillet 1893 à Bagdadi (auj. Maïakovski, Géorgie - 14 avril 1930 à Moscou). Maïakovski était un écrivain caucasien d'origine cosaque qui écrivait en russe. Il a été un des fondateurs du futurisme russe, appartenant plus particulièrement au cubo-futurisme (l'autre branche étant l'ego-futurisme).
Biographie
Poète, dramaturge, acteur, théoricien, peintre, affichiste et scénariste, Maiakovski est né à Bagdadi (Géorgie) en 1893. Issu d’une famille modeste, il s’installe à Moscou en 1906, après la mort de son père. Il adhère au Parti social démocrate (bolchévique) à 15 ans, participe aux manifestations révolutionnaires de 1905, il est arrêté 2 fois et fait de la prison. Maiakovski commence sa carriére littéraire a l'âge de 18 ans ; une tragédie intitulée Vladimir Maiakovski est montée à Saint-Pétersbourg en 1913, elle sera copieusement sifflée. Il devient rapidement un des meneurs du mouvement futuriste après sa rencontre avec le poète et peintre David Bourliouk qu'il a connu en 1911 et qui lui a mis « le pied a l'étrier ». Tout en exploitant cette nouvelle poésie, il atteint les sommets de lyrisme dans La Flûte en colonne vertébrale (aussi connue sous le nom de la flûte des vertèbres, 1915) ou dans son Nuage en pantalon (1914), véritable manifeste du futurisme, qui est le fruit de sa relation troublée avec Lili Brik (sœur d'Elsa Triolet) qu'il a rencontrée en 1910 et à qui il écrira ses plus belles poésies. De retour à Moscou et après la révolution d’Octobre 1917, qu’il accueille d’abord favorablement, il utilise son talent au service du pouvoir politique, notamment dans le poème « Lénine ». Il écrit également deux pièces satiriques : La Punaise (1920) et Les Bains publics (1929), ainsi que Mistère-Bouffe pièce traitant de la Révolution d'une façon épique. Déçu dans sa vie sentimentale, trompé par la révolution à laquelle il avait activement participé et sévèrement hué par la presse littéraire, il se suicide à l'âge 37 ans en avril 1930, d'une balle de revolver en plein coeur.
Diverses rumeurs circulent quant à ses dernières paroles. Pour certains, elles auraient été : « Camarades ! ne tirez pas ! » Pour d'autres, elles furent un plus sincère : « soyez heureux ! » Une certitude, il rédigea sa propre épitaphe : « La barque de l'amour s'est brisée contre la vie courante. Comme on dit, l'incident est clos. »
Futurisme
Le premier à avoir utilisé le terme de « futuriste » fut, le 24 février 1913, le poète Vladimir Maïakovski, à l’occasion d’un débat sur l’art contemporain, même si le néologisme slave de budetljany (les hommes de l’avenir), qu’introduit le poète Vélimir Khlebnikov, eut un succès bien plus grand. « Le futurisme n’est pas une école, c’est une nouvelle attitude », écrivit David Bourliouk, l’artiste ukrainien qui, en 1911, figure parmi les fondateurs du Groupe de Gileja, d’où s’est inspiré officiellement le futurisme russe, une expérience qui se poursuivit, avec des résultats alternes, jusqu’en 1930, l’année de la mort de Maïakovski et de la fin de l’élan novateur.
« Les Futuristes russes définissaient eux-mêmes budujany, gens de l’avenir et plaidaient pour la destruction du vieil art « mangé par les mites ». Les Futuristes russes considéraient l’homme comme une partie de la terre et de la nature ».
Œuvres
- De 1923 à 1925 Vladimir Maïakovski dirigea la revue LEF.
- Lettres à Lili Brik - 1917-1930
Vladimir Maïakovski, Andrée Robel, Claude Frioux
Gallimard ; poche ; lettres ; 11/1999
8,55 €
- Le Nuage en pantalon -
Vladimir Maïakovski,
Mille et une nuits ; 2.5 €.
- Vladimir Maïakovski - poèmes
Vladimir Maïakovski, Claude Frioux
Textuel ; 10/1997
#"Théàtre"
Vladimir Maiakovski,
Les Cahiers rouges;Grasset;1989
10,60euros
Un poème
« Vers sur le passeport Sovietique »
Je dévorerais la bureaucratie comme un loup,
je n’ai pas le respect des mandats,
et j’envoie à tous les diables paître
tous les « papiers ».
Mais celui-là...
Longeant le front des compartiments et cabines,
un fonctionnaire bien poli s’avance.
Chacun tend son passeport, et moi je donne
mon petit carnet écarlate.
Pour certains passeports on a le sourire,
d’autres on cracherait dessus.
Au respect ont droit, par exemple,
les passeports avec lion anglais à deux places.
Mangeant des yeux le brave monsieur,
faisant saluts et courbettes,
on prend comme on prend un pourboire,
le passeport d’un Américain.
Pour le Polonais on a le regard
de la chèvre devant l’affiche.
Pour le Polonais le front est plissé
dans une policière éléphanterie
d’où cela sort-il et quelles sont ces
innovations en géographie ?
Mais c’est sans tourner le chou de la téte,
c’est sans éprouver d’émotions fortes
qu’on reçoit les papiers danois
et les suédois de diverses sortes.
Soudain, comme léchée par le feu,
la bouche du monsieur se tord.
Monsieur le fonctionnaire
a touché la pourpre de mon passeport
Il le touche comme une bombe,
il le touche comme un hérisson,
comme un rasoir à deux tranchants,
il le touche comme un serpent à sonnettes,
à vingt dards, à deux mètres de longueur et plus.
Complice a cligné le regard du porteur,
qui est prét à porter vos bagages pour rien.
Le gendarme contemple le flic,
le flic le gendarme.
Avec quelle volupté la caste policière
m’aurait fouetté, crucifié,
parce que j’ai dans mes mains,
porteur de faucille,
porteur de marteau,
le passeport soviétique.
Je dévorerais la bureaucratie comme un loup,
je n’ai pas le respect des mandats,
et j’envoie à tous les diables paître
tous les « papiers », mais celui-là...
Je tirerai de mes poches profondes
l’attestation d’un vaste viatique.
Lisez bien, enviez
je suis
un citoyen
de l’Union Soviétique.
(1929)
Liens
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Mayakovski, Vladimir
Mayakovski, Vladimir
Mayakovski, Vladimir
Charlie ChaplinCharlie Chaplin, de son vrai nom Charles Spencer Chaplin, est un acteur et réalisateur né à Londres, Angleterre le 16 avril 1889 et décédé le 25 décembre 1977 à Vevey, canton de Vaud, Suisse.
Suisse
Son personnage Charlot apparaît pour la première fois dans Kid Auto Races at Venice le 7 février 1914.
Il fut fortement inspiré par l'acteur burlesque Français Max Linder.
Biographie
Né dans un quartier pauvre de Londres le 16 avril 1889, Charles Spencer Chaplin est le fils de Charles Chaplin et de Hannah Hill (connue sous le nom de scène Lili Harley), tous deux artistes de music-hall. Il n'a qu'un an lorsque son père part en tournée aux États-Unis. Il aura alors plusieurs demi-frères, l’un plus vieux que lui (Sydney, en 1885 d’une relation avec Sydney Hawkes), l’autre plus jeune (Leo Dryden né en 1892 et ayant pour père Wheeler Dryden). Lorsqu'il revient des États-Unis, Chaplin-père découvre la nouvelle situation conjugale et abandonne sa famille… La misère s'installe au foyer et l'altération de la santé de la mère et les séjours à l'orphelinat peuplent cette enfance difficile, dont les souvenirs inspireront Le Kid. Entre neuf et douze ans, Chaplin commence une carrière d'enfant de la balle dans la troupe des Eight Lancashire Lads. Il obtient à partir de 1903 une succession de contrats au théâtre, puis en 1908, il est engagé dans la troupe de Fred Karno, alors le plus important impresario de sketches. Au cours d'une tournée de la troupe en Amérique, la compagnie Keystone lui adresse une proposition de contrat qu’il accepte : l'aventure du cinéma commence.
Les tournages de l’époque étaient rapides et des films mis en boite en quelques heures. Ne supportant pas les pressions dues à ces temps très brefs, Chaplin créé le personnage raffiné de Charlot le vagabond, et recentre tout son comique autour du nouveau personnage et de sa silhouette qu'il inaugure dans Charlot est content de lui (1914). Dès cette première apparition, le public et les commandes des distributeurs affluent. Mécontent du travail des réalisateurs, Chaplin prend en main, à partir de juin 1914 la mise en scène de ses films. L'ascension est alors fulgurante. Ses salaires décuplent d'années en années, il change régulièrement de studio. En 1916, il signe un contrat de distribution d’un million de dollars avec la First National, qui lui laisse la production et la propriété de huit films prévus. Il fait alors immédiatement construire son propre studio dans lequel il réalise 9 films dont Une vie de chien, Le Kid et Charlot Soldat. En 1919 un vent de révolte souffle sur Hollywood où les acteurs et cinéastes se déclarent exploités ; Chaplin s'associe alors à David Wark Griffith, Mary Pickford et Douglas Fairbanks pour fonder la United Artists. Son premier film pour sa nouvelle firme sera L'Opinion Publique (1923). Puis, Chaplin fait peu à peu entrer dans son univers comique celui du mélodrame et de la réalité sociale comme dans La Ruée vers l'or (1925).
Le cinéma connaît alors la révolution du parlant. Dans Les Lumières de la ville (1931) Chaplin introduit des effets sonores, mais ne se détourne pas de son projet initial de film muet. Encore plus étonnant, pour Les Temps modernes (1936), il enregistre quelques scènes dialoguées puis se ravise, faisant de cette œuvre le dernier film muet. Ce film est également l'ultime apparition à l'écran de Charlot. Ne pouvant pas ignorer le cinéma parlant, il tourne en 1940 Le Dictateur dans lequel il s'insurge contre la tyrannie qui envenime l'Europe.
En 1943, alors qu'il vient de se marier pour la quatrième fois, il est victime d'un procès en reconnaissance de paternité qui défraie la chronique. En 1946, Chaplin tourne son film le plus dur, Monsieur Verdoux, critique du monde de l'Après-Guerre. En 1950, il vend la quasi-totalité de ses parts à la United Artists et travaille aux Feux de la Rampe où le cinéaste décrit la triste fin d'un clown dans le Londres de son enfance. Ses propres enfants apparaissent comme figurants et Sydney tient le premier rôle. Le film sort en 1952 à Londres et vaut un triomphe à son auteur.
Harcelé par le FBI en raison de ses opinions de gauche, il se voit refusé le visa de retour lors de son séjour en Europe pour la présentation de son film. Il renonce alors à sa résidence aux États-Unis et installe sa famille en Suisse jusqu'à la fin de ses jours. Après avoir reçu le Prix International de la Paix en 1954, il tourne à Londres Un roi à New York (1957) où il ridiculise la “Chasse aux sorcières” menée dans l'Amérique de la Guerre froide. En 1967, il tourne son dernier film, en couleurs, La Comtesse de Hong-Kong, avec Sophia Loren et Marlon Brando.
Au cours des années 70, le monde entier lui rendra hommage : Prix spécial au Festival de Cannes en 1971, Lion d'or à la Mostra de Venise, Légion d'Honneur, anoblissement par la reine d'Angleterre, Oscar spécial... Fêté et adulé, Sir Charles Spencer Chaplin s'éteint le 25 décembre 1977.
Filmographie
- 1914 : Pour gagner sa vie (Making a Living) de Henry Lehrman
- 1914 : Charlot est content de lui (Kid Auto Races at Venice) de Henry Lehrman
- 1914 : L'Etrange aventure de Mabel (Mabel's Strange Predicament) de Henry Lehrman
- 1914 : Charlot et le parapluie (Between Showers) de Henry Lehrman
- 1914 : Charlot fait du cinéma (A Film Johnnie) de George Nichols
- 1914 : Charlot danseur (Tango Tangles) de Mack Sennett
- 1914 : Charlot entre le bar et l'amour (His Favorite Pastime) de George Nichols
- 1914 : Charlot marquis (Cruel, Cruel Love) de George Nichols
- 1914 : Charlot aime la patronne ou Charlot fou d'amour (The Star Boarder) de George Nichols
- 1914 : Mabel au volant (Mabel at the Wheel) de Mabel Normand et Mack Sennett
- 1914 : Charlot et le chronomètre (Twenty Minutes of Love) coréalisé avec Joseph Maddern
- 1914 : Charlot garçon de café (Caught in a Cabaret) de Mabel Normand
- 1914 : Un béguin de Charlot ou Charlot est encombrant (Caught in the Rain)
- 1914 : Madame Charlot (A Busy Day)
- 1914 : Le Maillet de Charlot (The Fatal Mallet) de | | |