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Empire Allemand

Empire allemand

L'Empire allemand était une confédération constitutionnelle de vingt-deux États monarchiques et trois républiques ainsi que d'un Reichsland (une terre d'empire), l'Alsace-Lorraine, sous l'autorité du Kaiser ou l'Empereur allemand, chef du pouvoir exécutif. Sa mise en place fut une conséquence de la Guerre franco-prussienne. Le nom officiel en allemand était Deutsches Reich, nom inchangé entre 1938 et 1945 malgré la transformation du régime : voir III Reich.

Les États

Quatre États étaient des royaumes : La Prusse, la Bavière, le Wurtemberg et la Saxe. Bade, Hesse, Mecklenburg-Schwerin, Mecklenburg-Strelitz, Oldenburg et Saxe-Weimar-Eisenach étaient des grands-duchés. Cinq duchés: Anhalt, Brunswick, Saxe-Altenburg, Saxe-Coburg-Gotha et Saxe-Meiningen-Hildburghausen. Principautés: Lippe-Detmold, Reuss branche aînée, Reuss branche cadette, Schaumburg-Lippe aussi = Schaumbourg-Lippe , Schwarzburg-Rudolstadt, Schwarzburg-Sondernshausen, Waldeck-Pyrmont; Et les trois villes Brême, Hambourg, Lübeck. voir aussi: Les États fédéraux de l'Empire allemand

Géographie

En tout, 540 667 km² de superficie pour 56 millions d'habitants en 1900. Au recensement de 1910 la population de l'Empire allemand est de 64 903 000 habitants. La densité moyenne est donc de 120 habitants par km² contre 75,9 en 1871. L'Empire allemand occupe le Nord et l’Ouest de l’Europe centrale, entre la mer (mer du Nord et mer Baltique) et les Alpes, entre les Vosges et le Niémen à l’est. Il est entouré au Nord par le Danemark, à l’Est par la Russie, à l’Ouest il a pour voisin la Hollande, la Belgique, le Luxembourg, la France, au Sud la Suisse et l’Autriche-Hongrie. Par sa superficie, l'Empire allemand est le troisième des États européens après la Russie et l’Autriche-Hongrie. La capitale est Berlin.

La constitution

Berlin L'Empire allemand a été organisé par la Constitution du 16 avril 1871, modifiée le 19 mars 1888. Cette Constitution de 1871 repose, pour une large partie, sur la Constitution de la Confédération de l'Allemagne du Nord qui était une œuvre de Otto von Bismarck. L'Empereur allemand est le chef de l'armée et de la marine. Il promulgue les lois et dirige la diplomatie. L'Empereur nomme un Chancelier de l'Empire (= Reichskanzler), qui n'est responsable qu'envers l'empereur, c'est-à-dire qu'il ne dépend pas du Parlement élu. C'est, en réalité, le chancelier qui est le maître absolu de l'administration impériale et du gouvernement, puisqu'il préside le Conseil fédéral; ministre unique, il décide de l'orientation de la politique et il propose à l'empereur la nomination ou la révocation des secrétaires d'État, en même temps il est aussi Premier ministre de la Prusse. Les autres organes de l'Empire allemand sont le Conseil fédéral (= Bundesrat), et le Parlement (= Reichstag). La chambre haute, le Conseil fédéral (= Bundesrat), représente les gouvernements des 25 États, il est composé de 58 représentants; il vote les lois, élabore le budget et contrôle les finances. La Prusse y dispose d'une minorité de blocage. Donc c'est la Prusse qui impose son point de vue sur le reste de l'empire. Le Reichstag élu pour 3 ans, et puis à partir de 1888, pour cinq ans représente le peuple allemand. Il est élu par suffrage universel mais n'a que d'initiative indirecte des lois, et surtout aucun moyen d'action sur le chancelier. Sous une apparence fédérale et parlementaire l'Empire allemand de 1871 est un État monarchique et hégémonique prussien.

Les empereurs

Le 18 janvier 1871, dans une France vaincue, le (deuxième) Empire allemand est proclamé dans la galerie des Glaces du château de Versailles et Guillaume Ier, Roi de Prusse, devient aussi Empereur allemand. Le 9 mars 1888, mort de l’empereur Guillaume Ier, à l’âge de 91 ans. Son fils Frédéric III, déjà atteint d’une maladie incurable, lui succède sur le trône meurt après 100 jours de règne le 15 juin 1888. Son successeur, Guillaume II, 29 ans et le petits fils de Guillaume Ier, accède alors au trône. Le 18 mars 1890, Bismarck soumet une demande de mise en congé à l’empereur. Deux jours plus tard, le 20 mars 1890, Bismarck est demis de ses fonctions de chancelier de l’Empire et de premier-ministre de la Prusse. Le Général Leo von Caprivi prend la relève. La constitution de 1871, élaboré par Bismarck même, spécifiait bien que le Chancelier ait besoin de la confiance non pas du parlement mais de la confiance de l’Empereur. Les idées opposées entre Guillaume II et de son Chancelier sur la politique intérieur et extérieur n’étaient plus conciliables.

La politique intérieure

L’Empire sous Bismarck

Dès sa création, l’Empire est marqué par des crises graves. Bismarck voit un peu partout des ennemis du nouvel Empire allemand: les catholiques regroupés dans le parti du Zentrum contre lequel il mène le Kulturkampf, les polonais dans la province de Posen, les français du territoire d’empire annexé l’Alsace-Lorraine, les welfes de Hanovre et les socialistes. Après deux attentats contre l’empereur Guillaume Ier en 1878, mais commis par des individus agissant seul, le chancelier Bismarck fait voter par les partis conservateur et libéral du Reichstag, le 18 octobre 1878, une loi fort antidémocratique qui interdit les associations socialistes, social-démocrates ou communistes visant le « renversement de l’autorité de l’État ou de l’ordre social établis », sont interdit aussi leurs journaux, les rassemblements et leurs membres sont menacés d’exil. Sous Caprivi enfin, la loi antisocialiste n’est plus prolongée. En même temps Bismarck mène une politique sociale de l’État: le 15 juin 1883 la loi sur l’assurance maladie est adoptée.

La politique extérieure

<à développer> Catégorie:Ancien pays d'Europe
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ja:ドイツ帝国 ko:독일 제국

Kaiser

Kaiser désigne
- deutscher Kaiser, chef de l'Empire allemand
- La classe Kaiser de cuirassés Un nom de famille:
- Georg Kaiser (1878 -1945) , auteur dramatique allemand
- Henry John Kaiser ( 1882, 1967) , industriel américain.

Guerre franco-prussienne

La guerre franco-allemande (19 juillet 1870 - 10 mai 1871) opposa le Second Empire français et les royaumes allemands unis derrière le royaume de Prusse (aussi est-elle parfois appelée guerre franco-prussienne). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne, qui n'était alors qu'une fédération lâche d'États quasi-indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire français.

La fébrilité de la France exploitée

L'élément déclencheur de la guerre fut la candidature le 21 juin du prince allemand Léopold von Hohenzollern-Sigmaringen au trône d'Espagne, vacant depuis la révolution de septembre 1868. Le 6 juillet le duc de Gramont, ministre des Affaires étrangères annonce que la France s'oppose à cette candidature. Le 12 juillet Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature, ce qui est annoncé par son père le prince Antoine. Le 13 juillet, alors que la France lui avait demandé, par l'intermédiaire de son ambassadeur Benedetti envoyé auprès de lui dans la ville d'eaux d'Ems, de garantir le retrait de Léopold, le roi Guillaume de Prusse, agacé, fait confirmer la renonciation du prince, en ajoutant qu'il « n'a plus rien d'autre à dire à l'ambassadeur ». Guillaume de Prusse, après la bataille de Sedan]] Cependant son télégramme (la dépêche d'Ems) relatant son entretien avec l'ambassadeur de France fut réécrit par le premier ministre de Prusse Bismarck (même si Léopold s'était bien retiré), pour laisser croire à un congédiement humiliant de l'ambassadeur de manière à provoquer l'indignation des Français. Le premier ministre cherchait en effet à abaisser une France arrogante et dont la position diplomatique était un obstacle pour souder les États allemands et ouvrir la voie à l'unité allemande. Or, après le succès de la Bataille de Sadowa lors de la guerre austro-prussienne, embarrasser la diplomatie française, plus qu'une nouvelle guerre victorieuse, lui apparaissait comme le moyen le plus efficace d'atteindre son but. Même s'il ne cherche pas forcément la guerre, le premier ministre Bismarck est bien informé des réalités de l'armée française : armée vieillissante non préparée à une guerre européenne, démoralisée par le désastre de l'expédition au Mexique, soldats mal équipés, mauvais positionnement des dispositifs, aucun chef de valeur. Il sait en conséquence qu'une guerre pourrait servir les objectifs allemands de la Prusse. La presse parisienne dénonce l'affront. La mobilisation, arrêtée secrètement le 13 juillet, est signée le 14. Le 15, elle est approuvée par le Corps législatif. Malgré les ultimes avertissements d'Adolphe Thiers, le Corps législatif français vote aussi les crédits de guerre. Le 16 juillet le maréchal Bazaine est placé à la tête du 3e corps de l'armée du Rhin. Il reçoit autorité sur les armées des généraux Frossard et Ladmirault ainsi que sur la garde impériale. Le général Chabaud-Latour est chargé des travaux de défense de la capitale. Des travaux sont entrepris au Mont-Valérien, aux forts de Montrouge, de Bicêtre, d'Ivry, de Vanves, d'Issy, puis le 3 août aux forts de l'Est, et à Saint-Denis plus d'une vingtaine de redoutes seront construites. Le 17 juillet lors d'un rassemblement populaire d'étudiants et d'ouvriers à la Bastille, Émile Ollivier poussé par l'opinion publique, déclare la guerre à la Prusse (déclaration notifiée deux jours plus tard). Le 19 juillet Émile Ollivier déclare, devant le Corps législatif, accepter la guerre « d'un cœur léger ». Les États allemands prirent alors parti pour la Prusse qui paraissait agressée. Napoléon III, pacifiste mais malade, laissa faire. Le 19 juillet la France déclare la guerre à la Prusse, décision provoquant un rassemblement enthousiaste des Parisiens devant le Palais des Tuileries. Peu se rendent compte que l'armée française est mal préparée à cette guerre.

Armements et troupes

Fusils

Le chassepot français, avec une munition de 11 mm, a une portée d'un km nettement supérieure au Dreyse allemand, avec une munition de 15 mm. Mais la France avait eu la mauvaise idée d'acheter les munitions à la manufacture belge d'Herstal en omettant le simple fait que le Kronprinz était l'actionnaire principal de cette manufacture belge. Les commandes de munitions ne sont pas arrivées à Sedan à temps. Sans munition, Napoléon III s'est rendu pour éviter un carnage désespéré. La Manufacture d'Herstal a expliqué par courrier cette défaillance de livraison du fait de la désorganisation qui régnait sur les routes à cette époque et les chariots empêtrés… La Manufacture d'Herstal a présenté sa facture qui a été réglée par la III République. '[[

Canons

Le Krupp allemand en acier se charge par la culasse tandis que son homologue français De La Hitte est en bronze et se charge par la gueule. Ces avantages sont cependant limités par la qualité du métal. La supériorité teutonne vient plutôt de l'utilisation d'obus percutant plutôt que fusant.]]

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Troupes

Au début du conflit la France dispose de 265 000 soldats contre 500 000 soldats prussiens auxquels s'ajoutent les forces de quatre États allemands du sud.

Une victoire sans appel de l'Allemagne

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Canons

Le Krupp allemand en acier se charge par la culasse tandis que son homologue français De La Hitte est en bronze et se charge par la gueule. Ces avantages sont cependant limités par la qualité du métal. La supériorité teutonne vient plutôt de l'utilisation d'obus percutant plutôt que fusant.]]] Mal préparés, très inférieurs en nombre et très mal commandés, les Français furent sévèrement battus dans plusieurs batailles, où ils ont pu cependant faire quelque fois preuve de panache, le plus souvent absurde jusqu'au suicidaire, notamment lors de la bataille de Reichshoffen. Le 2 septembre, à la bataille de Sedan, l'empereur français Napoléon III fut fait prisonnier avec 100 000 soldats. Cela entraîna deux jours plus tard une révolution sans violence à Paris et la création d'un gouvernement de défense nationale. Une nouvelle défaite écrasante française eut lieu à Metz, où le maréchal Bazaine se rendit avec 180 000 soldats le 27 octobre. Un armistice fut signé le 28 janvier 1871, dix jours après la proclamation de Guillaume comme empereur allemand à Versailles. La stratégie de Bismarck était une réussite.

L'insurrection de la Commune

Cependant, la Garde nationale et les ouvriers de Paris refusèrent d'accepter la défaite, critiquant le gouvernement conservateur pour n'avoir pas su organiser une résistance nationale efficace, et prirent le contrôle de la capitale le 18 mars, mettant en place un gouvernement insurrectionnel : la Commune de Paris. Avec le soutien tacite des Prussiens qui

Un traité de paix humiliant la France

Le traité de paix préliminaire franco-allemand, signé à Versailles le 26 février, fut confirmé par le traité de Francfort (10 mai 1871). La France dut céder les trois départements de l'Alsace-Moselle (qui constituèrent jusqu'en 1919 la province allemande d'Alsace-Lorraine) et payer une indemnité de guerre de 5 000 millions de francs. Les troupes allemandes occupèrent une partie de la France jusqu'à ce que le total des indemnités fut versé en septembre 1873. Voir aussi (sur Wikisource) : texte français du Traité préliminaire de paix du 26 février 1871

L'unité de l'Allemagne et de l'Italie, la naissance de la Troisième République

Alors que la guerre unit toute l'Allemagne dans l'Empire allemand sous la couronne prussienne, la France devint une république (février 1875) où la mémoire de la Commune devait longtemps diviser la droite et la gauche. Une conséquence indirecte de la guerre fut que les États pontificaux, qui n'étaient plus sous la protection française, furent annexés (le 20 septembre 1870) par l'Italie, complétant l'unification du pays.

Voir aussi


- Déroulement de la guerre franco-allemande de 1870
- Guerre austro-prussienne
- Chronologie comparée de l'Europe de 1745 à 1940
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Europe1871.html Carte de l'Europe en 1871]

Bibliographie

Historiographie


- Stéphane Audoin-Rouzeau, 1870, la France dans la guerre, Armand Colin, 1989.
- François Roth, La Guerre de 70, éd. Fayard, 1990.

Fiction


- Émile Zola, La Débâcle, 1892. Catégorie:Histoire contemporaine 1870, Guerre franco-allemande de ja:普仏戦争 ko:프로이센-프랑스 전쟁

Troisième Reich

On appelle III Reich l'État allemand dirigé par Adolf Hitler lorsqu'il fut parvenu au pouvoir et l'eut monopolisé. Hitler était chef du Parti national-socialiste des travailleurs allemands, connu par ses initiales en allemand : NSDAP (National-Sozialiste deutsche Arbeiter Partei) Le mot nazisme (en allemand nazismus) est un acronyme représentant la doctrine définie par Hitler et le régime politique qu'il dirigea ; il est tiré de lettres du nom de cette doctrine, devenu nom du parti : « nationalsozialismus ». Ce régime dura douze ans (élections de 1933 - 8 mai 1945). La propagande le destinait à durer mille ans. De fait, la République de Weimar ne fut jamais abrogée par les nazis.

Aspects juridiques

L'inspiration de la dénomination III Reich mérite des développements détaillés, notamment puisqu'elle a des implications, voulues par Hitler, jusque dans l'histoire de France.
Le mot allemand Reich signifie domaine, empire. Il est utilisé dans des mots tels que Königreich : royaume ou domaine d'un roi (König), Frankreich : la France ou domaine des Francs ou Österreich : l'Autriche ou empire de l'Est (Ost).
La dénomination III Reich fait référence en premier lieu au Saint Empire romain germanique qui serait, par comput inverse, le « I Reich ». En allemand, Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation, « Saint Empire romain de (en) nation allemande » : la traduction française “officielle” dès le départ historique était et reste connotée politiquement pour amputer la portée romaine antique-européenne de la titulature. Napoléon I, en 1806, n'avait pas pu abolir cet empire puisque l'empereur François II l'avait devancé en « déposant le titre impérial » ; pour dissoudre l'empire, Napoléon aurait dû d'abord « relever le titre », ce qui avait dû paraître politiquement inconcevable, et les choses en étaient restées là. Cet empire, en raison de l'acte conservatoire de François II, dès lors subsiste toujours de manière ininterrompue en droit international comme sujet de droit, certes actuellement dépourvu d'organes, selon la jurisprudence constante de la Cour constitutionnelle de l'Allemagne actuelle à Karlsruhe.
La dénomination III Reich fait référence en second lieu à l'Empire allemand proclamé en 1871 dans la Galerie des Glaces de Versailles (Guillaume I et Otto von Bismarck), qui serait le « II Reich » mais dont l'intitulé officiel était, cependant, Deutsches Reich, “Empire allemand”, bien loin de la titulature du précité Saint Empire romain, et de la portée de celle-ci, en tout cas dans sa version originale en langues allemande ou latine, lesquelles seules font “foi” à cet égard.
La dénomination III Reich était donc purement politique, de propagande, et totalement dénuée de fondement juridique — plus encore, en contradiction juridique formelle avec l'acte conservatoire de François II : la jurisprudence de la Cour constitutionnelle de l'Allemagne actuelle, constatant la continuité ininterrompue de la personnalité juridique du Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation sans contestation de la part d'aucune chancellerie actuelle, a pour portée le néant de toute espèce de légitimité de la titulature même du régime ultérieur, ainsi ramené de fait et de droit purement et simplement à son caractère hitlérien.

Évolution du chômage lors du III Reich

titulature Adolf Hitler avait résolu le problème du chômage par une économie de plein emploi mais pour une proportion importante dans l'armement et par la xénophobie. Il y avait 3 500 000 chômeurs en 1930, alors qu'il n'y en avait plus que 200 000 en 1938 (soit 17,5 fois moins). En comparaison avec les États-Unis ou l'Angleterre, ces chiffres sont très flatteurs, sur le papier. Mais, outre le surendettement de l'État qu'impliquait la politique de militarisation et de plein emploi, il faut ajouter que : :« Cette performance apparente fut obtenue au moyen de mesures de plus en plus attentatoires aux libertés. Ainsi, le 22 juin 1938, une ordonnance ouvrit le droit pour les autorités de réquisitionner la main-d'œuvre pour une tâche précise. Le 1939, c'est la fin de toute liberté en matière de choix d'un emploi. La militarisation de la classe ouvrière s'était esquissée dès avant la guerre. La ligne Siegfried (Westwall ou mur de l'ouest) fut construite au moyen de la réquisition de 400 000 ouvriers (22 juin 1938). » (Source : Alfred Wahl, L'Allemagne de 1918 à 1945, Paris, Armand Colin, 1993, ISBN 2-200-21338-7 - page 136)
À cela, s'ajoute le fait que l'indice des salaires (100 en 1932) était retombé à 97 en 1938. En 1937, le niveau des salaires était à peu près celui de 1929. À partir de juin 1938, les salaires sont fixés d'autorité. De plus, en raison de la conception que les nazis avaient de la femme (les 3 K : Kirche, Kinder, Küche en français église, enfants, cuisine), celles-ci furent peu à peu cantonnées à leur rôle traditionnel. (Du moins si leurs caractéristiques raciales le leur permettaient : jusqu'en 1945 200 000 femmes furent stérilisées). Dès 1933, les femmes sont poussées hors de la fonction publique, ne peuvent plus être directrices dans l'enseignement, n'ont plus le droit d'être avocates, ni juges. Les ouvrières sont poussées vers l'agriculture. Les ouvrières célibataires de moins de 25 ans furent ainsi contraintes à faire une année dans les champs. 1,3 million femmes supplémentaires furent employées dans l'agriculture entre 1933 et 1939. La politique vis-à-vis des femmes s'est cependant un peu assouplie à l'appproche de la guerre. (Source : Alfred Wahl, L'Allemagne de 1918 à 1945, d°)

Économie sous le Troisième Reich

Dès l'origine, l'économie du Troisième Reich s'est orientée vers la remilitarisation de l'Allemagne, puis la préparation de la guerre. À partir de 1941, l'Etat-major SS a entériné le programme d'exploitation de travailleurs forcés et de prisonniers de guerre, dans des conditions extrêmes pour les dits "travailleurs". Très fréquemment, ces travaux étaient d'ailleurs simplement une manière "économiquement efficace" de liquider les ennemis du régime en maximisant leur utilité économique. Littéralement, on les tuait à la tâche. Le camp Auschwitz-Monowitz n'est qu'un exemple parmi d'autres. Les entreprises IG Farben, Krupp, BMW, Mercedes-Benz, Volkswagen ont toutes participé à ce système, mais également des entreprises étrangères, telles Fordwerke, filiale allemande du groupe Ford, et Opel, filiale du groupe General Motors. Henry Ford notamment participa activement à la constitution de l'arsenal de la Wehrmacht avant l'entrée en guerre de l'Allemagne, et accepta en 1939, la même année que Mussolini, la plus grande décoration que Hitler pouvait décerner à un étranger, la Grande Croix de l'Ordre de l'Aigle Germanique.

Expansionnisme nazi

Grande Croix de l'Ordre de l'Aigle Germanique

Les fondements idéologiques

La justification de l’expansionnisme nazi se trouve dans Mein Kampf et le pangermanisme. Les Allemands auraient besoin d’un espace vital (Lebensraum en allemand) pour survivre et celui-ci doit être annexé à l’est du pays. Selon Hitler, la réunification du sang allemand est un impératif moral, même si cette communauté se révélait nuisible sur le plan économique. Considérant les Slaves comme une race inférieure (des sous-hommes, Untermenschen), le projet nazi est de conquérir l’Europe orientale et de réduire ses populations en esclavage. La Pologne, qui abrite une large population juive, est particulièrement visée par le Troisième Reich. Hitler revendique des territoires qui étaient allemands avant la Première Guerre mondiale. Il invoque la communauté de sang et de culture pour annexer d'abord l’Autriche, puis les Sudètes en 1938. Le régime nazi se réclame du fascisme défini par Mussolini comme un régime militariste et anti-pacifiste. Enfin, Hitler dénonce constamment le traité de Versailles, imposée à l’Allemagne en 1919, et se met à le bafouer ouvertement.

Vers la guerre

Le Führer prépare la société allemande à la guerre : dans les Jeunesses Hitlériennes, organisations obligatoires pour les adolescents, l’entraînement physique et moral doit former des hommes nouveaux, courageux jusqu’à l’extrême et capables de tuer sans éprouver la moindre pitié. Habillés en uniformes, les jeunes allemands apprennent à être fidèles à Hitler. L’économie est militarisée et tournée vers la production d’armes. Hitler prend lui-même le commandement de l’armée en 1938. Le régime nazi viole une par une les clauses du traité de Versailles. En 1936, il remilitarise la Rhénanie. En 1938, il réunit l’Autriche et l’Allemagne par l’Anschluss. Après les accords de Munich, le Royaume-Uni et la France laissent Hitler s’emparer des Sudètes. Les deux pays sont mis devant le fait accompli lorsque la Bohême-Moravie, Memel et Dantzig sont annexés en 1939

Les réactions des démocraties

A la fin des années 1930, les démocraties européennes sont dans une situation difficile. La SDN n’a pas de réel pouvoir et les États-Unis sont isolationnistes. Une grande partie de l’Europe est aux mains de dictatures (Espagne, Portugal, Autriche, …) fascistes (Italie) ou communistes (URSS). L’Allemagne a conclu une série d’alliances qui la renforce (Axe Rome-Berlin puis pacte d’Acier avec l’Italie, enfin, en août 1939, pacte germano-soviétique avec l’URSS). La France et le Royaume-Uni sont isolées et vivent dans le spectre de la Grande Guerre. Malgré l’alliance qui les unit à la Tchécoslovaquie, la France et l’URSS se gardent bien d’intervenir lorsque Hitler déclarent son intention de rattacher les Sudètes. Les accords de Munich de 1938 marquent l'ultime tentative de conciliation des démocraties devant les prétentions territoriales nazies : elles laissent Hitler s’emparer des Sudètes en octobre 1938. Lorsque les armées allemandes pénètrent en Pologne, elles ne peuvent plus reculer et doivent déclarer la guerre.

Voir aussi


- Camp d'extermination
- Camp de concentration
- Shoah

Sources


- L'Allemagne de 1918 à 1945, Alfred Wahl, Cursus Histoire, Armand Colin, 2001
-
Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Seconde Guerre mondiale ja:ナチス・ドイツ

Royaume

Pays dont le chef de l'État est un Roi.
Le Chef du gouvernement peut être autre que le roi.

Lien interne


- Monarchie vient du latin regimen : Etat à régime monarchique

Prusse

ko:프로이센 ja:プロイセン simple:Prussia Catégorie:Ancien pays d'Europe
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Catégorie:Histoire de l'Allemagne Catégorie:Histoire de l'Allemagne La Prusse (allemand: Preußen) était un territoire de l'Est de l'Europe qui constitua le noyau d'un royaume, lequel pesa sur l'histoire de l'Europe de 1701 à 1918, puis, de 1918 à 1947 elle fut une partie de l'Allemagne. Aujourd'hui la Prusse évoque le souvenir d'un état fortement militarisé. Mirabeau disait : "La Prusse n’est pas un État qui possède une armée, c’est une armée qui a conquis une nation".

Histoire

Origine

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) La Prusse est à l'origine un territoire aux confins de l'actuelle Pologne et de la Russie. Sa colonisation est due aux Chevaliers Teutoniques qui la disputèrent aux Polonais. La déformation du nom du peuple balte autochtone, les Borusses donna son nom à la Prusse. Finalement, en 1410, les Polono-Lituaniens commandé par Ladislas II Jagellon, écrasèrent les Chevaliers Teutoniques à la bataille de Tannenberg (ou de Grunwald). Parallèlement, en 1415, l’Électeur de Brandebourg, de la famille des Luxembourg, meurt et, comme il est endetté vis à vis d’un représentant de la famille des Hohenzollern, petits burgraves du sud de l’Allemagne, il donne à Frédéric de Hohenzollern l’électorat et la marche de Brandebourg. Frédéric VI est donc nommé gouverneur de la marche du Brandebourg et est investi électeur du Brandebourg par le Concile de Constance. En 1525, le grand maître de l'Ordre Teutonique, Albert de Brandebourg Ansbach, de la famille souabe des Hohenzollern, adopte le protestantisme et transforme la Prusse, possession de l'Ordre, en duché héréditaire et vassal du royaume de Pologne (traité de Cracovie du 8 avril 1525). Cet état devait rester aux Hohenzollern durant cinq siècles, jusqu’en 1918. En 1539, Joachim II se convertit au protestantisme. De 1576 à 1611, plus de 9 000 personnes meurent de la peste. right En 1614, le Brandebourg acquiert le duché de Clèves, le comté de Mark et le comté de Ravensberg puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern ont lieu, d’une part, le dernier duc de Prusse meurt sans héritier, et ce duché revient à Jean Sigismond de Hohenzollern, et d’autre part la Guerre de Trente ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux. En 1640, son fils, Frédéric-Guillaume devient électeur. Il sera, privilège rare, surnommé le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montrera soucieux de consolider son état après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entres les seigneurs de son état, se révélant le fondateur de la Prusse moderne. En 1648, la Guerre de Trente ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté, Berlin a perdu 9 000 habitants sur les 13 000 d’avant la guerre, la population totale a diminué de moitié, dans certaines régions des deux tiers, et en compensation, lors des Traités de Westphalie (1648), Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale, il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, grâce à son alliance avec le roi de Pologne Jean Casimir, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le Traité de Welhau. Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l'Édit de Potsdam en 1686]] Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français (x) qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand-Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. A la fin du XVIIIe siècle le tiers des habitants de Berlin est d'origine française.

Le royaume de Prusse

Berlin Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) En 1688, Frédéric III devient prince-électeur de Brandebourg. Il a une idée principale : se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold Ier est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la Guerre de Succession d’Espagne; par le « Traité de la Couronne », l’Empereur accorde finalement le droit si longtemps convoité : le 18 janvier 1701 Frédéric III, électeur du Saint-Empire Romain Germanique, devient Frédéric Ier, roi en Prusse (la Prusse ne faisant pas partie de l’Empire, mais les Hohenzollern balaieront bien vite cette nuance pour se faire appeler Rois de Prusse), il se couronne lui-même dans la chapelle du château de Königsberg. Désormais toutes les possessions des Hohenzollern seront réunies dans le Royaume de Prusse. En 1698, Frédéric avait demandé à Andreas Schlüter la transformation du château de Berlin, en prévision de son élévation à la dignité impériale, puis en 1700, sur l'initiative de Leibniz, Berlin accueille la troisième Académie des sciences en Europe. Il fait également construire pour sa femme Sophie Charlotte le somptueux palais de Charlottenbourg à Berlin. Mais toute cette politique d'apparat, due en partie aux appétits de prestige du nouveau roi coûte cher : la cour dépense la moitié des revenus annuels. Enfin en 1711 Antoine Pesne, d'origine française, devient peintre de la Cour. En 1713, Frédéric-Guillaume Ier devient roi en Prusse. Il est resté comme le Soldatenkönig, le Roi-Sergent. C’est un roi qui aime les beuveries, les tabagies et les chants guerriers. Il s’entoure d’une garde de géants, célèbre dans toute l’Europe, pour laquelle il fait recruter de gré ou de force des géants partout sur le continent. Mais Frédéric-Guillaume se caractérise par un sens aigu du devoir envers l’État. Il consolide le royaume, renfloue les caisses par une économie austère, et fait de l’armée prussienne l’une des plus fortes du continent avec 76 000 hommes (à cette époque la France compte à peine le double et elle est beaucoup plus peuplée que la Prusse). Malgré son implication dans la Guerre du Nord, et l’acquisition de Stettin et de la Poméranie occidentale, Frédéric-Guillaume s’occupe surtout de perfectionner son armée, notamment en organisant des recrutements et un nouveau découpage en cantons : désormais (1711) chaque régiment se voit attribué un canton dans lequel il peut effectuer ses recrutements. Ce faisant il lègue à son fils un puissant instrument.

La Prusse de Frédéric le Grand

Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) Cartes du développement territorial de la Prusse (1415-1803) Frédéric devient roi en 1740 sous le nom de Frédéric II, le Grand Frédéric. C’est un jeune homme de vingt-huit ans, d’éducation et de culture française, admirant Voltaire. Son père l’a souvent traité de fillette et il semble mal préparé pour le trône de son père, mais il se révélera un redoutable stratège et un véritable despote éclairé. Grâce à l’armée de son père, il peut attaquer l’Autriche de Marie-Thérèse, et en 1742 il conquiert la Silésie, région très riche qui augmente considérablement le territoire de la Prusse et sa population, ainsi que le comté de Glatz. C’est le déclenchement de la Guerre de Succession d'Autriche, ou Première Guerre de Silésie qui trouve son origine dans la Pragmatique Sanction. Charles VI d’Autriche était devenu empereur du Saint-Empire après la mort de son frère, n’ayant pas d’héritier mâle, il réussit en 1713 à faire accepter par les chancelleries européennes la Sanction qui permettait à sa fille Marie-Thérèse d’hériter de ses possessions en Europe centrale. À sa mort en 1740, Marie-Thérèse devint donc archiduchesse d’Autriche, mais les pays européens ne l’entendirent pas de cette oreille, Frédéric le premier. Après une guerre de huit ans, l’acquisition du duché de Silésie est confirmée à Frédéric II. Mais soucieuse de reconquérir la Silésie, Marie-Thérèse s’allie avec la Tsarine Élisabeth, de son côté George II, roi d’Angleterre et électeur de Hanovre s’allie avec la Prusse. Sentant l’encerclement le menacer, Frédéric prend l’initiative et envahit la Bohême et la Saxe en 1756. La guerre de Sept Ans, ou Seconde Guerre de Silésie, commence. La guerre oppose l’Autriche, la France, la Suède, la Russie, l’Espagne et la Saxe d’une part et la Prusse ainsi que l’Angleterre d’autre part. Très vite la situation devient dramatique, pratiquement seul contre tous, le Brandebourg est envahit, Berlin assiégée. Mais le jour de Noël 1761 la Tsarine Élisabeth meurt, et son neveu, Pierre III est couronné Tsar en janvier 1762. Admirateur de la Prusse et en premier lieu de Frédéric, Pierre conclut la paix avec le Hohenzollern et peu après la guerre se termine ; la Prusse est sauvée, et le traité d’Hubertsburg en 1763 officialise définitivement la possession de la Silésie à la Prusse. Cependant le royaume reste, vu son étendue d’Aix-la-Chapelle à Königsberg, divisé en trois parties : à l’est, la Prusse, au centre le Brandebourg et à l’ouest les possessions occidentales, incluses dans le Kleinstaaterei, terme intraduisible décrivant la mosaïque de principautés de l’Allemagne à cette époque, et l’un des facteurs empêchant la réalisation de l’unité. left Durant son règne de despote éclairé, Frédéric, aussi surnommé le vieux Fritz, confie à Georg Wenzelaus von Knobelsdorff la construction à Potsdam, au sud-ouest de Berlin, du château de Sans-Souci où il fait venir Voltaire et d’autres philosophes constituant une cour disparate et pittoresque. En 1744, il nomme le mathématicien malouin Maupertuis à la tête de l’Académie des Sciences de Berlin, laquelle compte également Leonhard Euler. Voltaire en fera partie et, à sa mort, après que Louis XVI aura refusé à l'Académie française le droit de célébrer une messe pour le repos de son âme, il en fera solennellement célébrer une à l'église catholique de Berlin, à laquelle assisteront tous les membres catholiques de son Académie. La même année Frédéric obtient le comté de Frise orientale, mais surtout, en 1772, d’un commun accord Russie, Autriche et Prusse se partagent une partie de la Pologne : Frédéric obtient la Prusse polonaise, sauf Thorn et Danzig. Désormais, la Prusse est réunie au Brandebourg. A la fin du règne de Frédéric, le territoire de la Prusse a presque doublé, et le trésor royal a été multiplié par huit.

L'avènement d'une puissance

En 1786, Frédéric-Guillaume II, neveu du vieux Fritz, est couronné roi de Prusse. C’est un roi médiocre qui laisse la réalité du pouvoir à ses ministres (notamment Wöllner), mais sous son règne, la Pologne est partagée une deuxième et une troisième fois. La Prusse y obtient la Posnanie et la région de Varsovie. Sous son règne, Langhans construit la porte de Brandebourg à Berlin (1791), Kant publie Critique de la raison pratique (1788). En 1797, Frédéric-Guillaume III devient roi de Prusse. Il est confronté aux dernières Guerres de Révolution puis aux Guerres napoléoniennes. Allié dans un premier temps à la France, il se retourne bientôt contre elle. En 1806, la Prusse déclare la guerre à la France : l’armée prussienne, malgré sa réputation, est vite défaite, notamment à Iéna et Auerstedt. Napoléon entre à Berlin ; le roi se replie à Königsberg. En 1807, la Prusse doit signer le traité de Tilsit : l’armée prussienne est réduite à 47 000 hommes et la Prusse est contrainte de procéder à des réformes intérieures (abolition du servage en 1807 ; autonomie accordée aux villes en 1808). Mais un profond sentiment germanique s’éveille alors et les Prussiens conservent et entraînent en secret une puissante armée. Mais plus que Frédéric-Guillaume, c’est surtout sa femme Louise qui incarna la résistance face à Napoléon et au français. Après la défaite de Russie, l’armée prussienne fond sur les restes de la Grande Armée. Finalement la Prusse et les autres puissances vainqueurs de 1815 remodèlent l’Europe au Congrès de Vienne. La Prusse doit céder les territoires acquis lors du troisième partage de la Pologne et une partie des territoires qu’elle a acquis lors du deuxième partage. Mais elle obtient pratiquement toute la Rhénanie et toute la Westphalie ainsi que toute la partie nord de l'ancien électorat de Saxe. Ainsi, les énormes bassins houillers de la Ruhr et de la Sarre lui permettront un essor économique considérable et lui permettra de réaliser l’Unité allemande. Une unité qui aurait pu être faite d’ailleurs lors du Congrès de Vienne mais qui, du fait des réticences des rois et des princes a été retardée d’un demi-siècle. En 1840, Frédéric-Guillaume IV est couronné Roi de Prusse. L’événement majeur de son règne est la Révolte de 1848 à Berlin. Les parlements sont dissous et les nouvelles assemblées proposent au Roi la couronne impériale d’Allemagne. Ce dernier refuse car l’assemblée n’est pas légitime et la Révolution est réprimée. A la fin de son règne, le roi est déclaré inapte à régner du fait de l’altération de ses facultés mentales ; c’est son frère Guillaume qui assure la régence jusqu’à la mort du roi.

La Prusse dans l'Empire allemand

Empire allemand] En 1861, Guillaume de Hohenzollern est couronné roi sous le nom de Guillaume Ier. Un an plus tard il fait appel à Bismarck, qui s’installe à la Chancellerie. C’est lui qui réalisera l’Unité allemande en évinçant les Habsbourg de l'Allemagne du Nord. Par une guerre commune avec l’Autriche contre le Danemark en 1864, la Guerre des Duchés, qui donne conjointement à la Prusse et à l’Autriche la gestion des duchés de Schleswig et de Holstein. Puis, prenant prétexte de la mauvaise gestion autrichienne, Bismarck déclare la guerre à l’Autriche en 1866. Ceux qui prévoyaient que la Guerre austro-prussienne serait longue et se solderait par la victoire de l’Autriche, ont vu leurs prévisions complètement bouleversées, en moins de trois semaines, avec les batailles de Langensalza et de Sadowa, ou Königgrätz. L’armée prussienne grâce à son armement de pointe, notamment Krupp, n’a fait qu’une bouchée de l’armée autrichienne, mal commandée et mal entraînée. La Prusse annexe donc les duchés de Schleswig-Holstein mais aussi le Hanovre, Francfort, la Hesse et Nassau. Désormais la Prusse est un territoire d’un seul tenant du Rhin au Niemen. Il ne reste plus à Bismarck qu'à parachever l'Unité allemande grâce à la Guerre franco-allemande de 1870. A cause de la Dépêche d'Ems, la France déclare la guerre à la Prusse. Là aussi l’armée prussienne, mais également bavaroise et wurtembergeois, sous le commandement de Von Moltke écrase l’armée française en deux semaines. Les Prussiens assiègent Paris et par le traité de Francfort (1871) annexent l’Alsace-Lorraine et obligent la France à payer une indemnité de cinq milliards de francs-or. Alsace-Lorraine. Tableau d'Anton von Werner]] Le 18 janvier 1871, 170 ans après que Frédéric Ier eut été couronné roi de Prusse, Guillaume Ier reçoit la couronne de l’Empire Allemand des mains des princes allemands, réunis dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Bismarck à atteint son but : l’Unité Allemande est achevée. Mais l’Empire est une fédération de 25 états réunis sous l’égide de la Prusse, et certains états conservent un particularisme très fort, comme la Bavière. Cette Bavière de Louis II, qui s’est fait octroyer par Bismarck des droits importants pour prix de son adhésion à l’Unité. En 1888, Frédéric III est couronné roi de Prusse et empereur d’Allemagne, mais il meurt trois mois plus tard, et son fils Guillaume lui succède sous le nom de Guillaume II. En 1890 il renvoie Bismarck et nomme des chanceliers qui lui sont dévoués, tel Bethmann-Hollweg. La guerre balaie l’Empire allemand et les Hohenzollern ; Guillaume abdique en novembre 1918, désormais, l’Allemagne est une république.

Les dernières années de la Prusse

Après la fin de la Première Guerre mondiale et la disparition de l'Empire allemand, la Prusse devient un Land de la nouvelle République de Weimar. Malgré les amputations territoriales qu'elle a subies (Perte d'Eupen et Malmédy, du Schleswig danois et des territoires polonais) elle demeure le plus grand des dix-sept länder allemands de l'époque. Son Landtag demeure longtemps socialiste ce qui retarde l'arrivée des nazis au pouvoir, mais aux élections de 1932 la Prusse tombe directement sous la coupe des nazis. Avec la venue d'Hitler au pouvoir, elle perd ses dernières institutions autonomes et s'intègre dans le IIIe Reich. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les puissances occupantes décidèrent la disparition symbolique de ce qu'elles considéraient comme le berceau du militarisme allemand : le 25 février 1947 leurs représentants proclamèrent la dissolution de l'État prussien.

Administration de la Prusse en 1914

Seconde Guerre mondiale
La Prusse en 1905
La Prusse était divisée en 12 (14) provinces: # Prusse orientale, capitale Königsberg # Prusse occidentale, capitale: Dantzig # Ville de Berlin # Brandebourg, capitale: Potsdam # Poméranie, capitale: Stettin # Posnanie, capitale: Posen # Silésie, capitale: Breslau # Saxe (aujourd'hui Saxe-Anhalt), capitale: Magdebourg # Schleswig-Holstein, capitale: Kiel - conquise en 1864 # Province d'Hanovre, capitale: Hanovre - conquise en 1866 # Westphalie, capitale Münster # Hesse-Nassau, capitale: Kassel - conquise en 1866 # Rhénanie, capitale: Coblence # Hohenzollern, capitale: Sigmaringen mais qui fait partie de la Rhénanie Les 12 provinces comprennent des Régences ou Présidences (Bezirke) et celles-ci des Cercles (Kreise). Chaque province a un parlement élu par celui des cercles.

Voir aussi


- Bleu de Prusse
- Preussag
- Liste des souverains de Brandebourg puis de Prusse

Bavière

L'État Libre de Bavière (allemand : Bayern) est le plus méridional des 16 länder allemands. Sa capitale est Munich.

Géographie

La Bavière est limitrophe de l'Autriche et de la Suisse (au sud), de la République tchèque (à l'est), de l'État libre de Saxe, au nord-est, de l'État libre de Thuringe, au nord, du Land de Hesse, au nord-ouest, du land de Bade-Wurtemberg, à l'ouest.

Histoire

Haut Moyen Âge

La Bavière est aux mains de la dynastie des Agilolfingues depuis 550. Dès 739, Boniface fixe les diocèses de Ratisbonne, Freising, Passau et Salzbourg. Après la mort d'Odilon, en 748, Hiltrude, sœur de Pépin le Bref, exerce la régence pour son fils Tassilon. En 757, Tassilon prête serment de fidélité à Pépin le Bref, au plaid de Compiègne. Mais il mène ensuit une dangereuse politique d'autonomie vis-à-vis du roi des Francs. Il conclut notamment une alliance matrimoniale avec la lombarde Liudberg. Il réunit des conciles et le pape Hadrien baptise son fils en 772. C'est pourquoi Charlemagne exige un renouvellement de son serment en 787 : Tassilon reçoit alors l'investiture solennelle de son duché de Bavière. À la suite d'un complot avec les Avars, Tassilon est enfermé par le Carolingien dans un monastère (788). En 794, la Bavière entre dans le patrimoine direct des Carolingiens. Elle est confiée au beau-frère de Charlemagne, Gérold. En 798, Arn de Salzbourg devient le premier archevêque de Bavière. En 1180, L'Empereur Frédéric Ier Barberousse donne la Bavière à la famille de Wittelsbach. La Bavière deviendra un royaume en 1805 et demeurera sous le gouvernement des Wittelsbach, avec lesquels son histoire se confondra tout au long du XIXème siècle et jusqu'en 1918.

XIXsiècle

L'État libre de Bavière a succédé au duché puis au royaume de Bavière qui est devenu en 1871 un des 25 États fédéraux de l'Empire d'Allemagne. La monarchie fut abolie en 1918. Le roi Louis II de Bavière est le monarque le plus connu notamment grâce à la construction de châteaux (comme Neuschwanstein) et par son décés mystérieux.

XX siècle

Héraldique

Neuschwanstein L'État libre de Bavière fait usage, bien qu'il n'y ait pas droit à proprement parler, des grandes armes du royaume de Bavière.

Subdivisions

grandes armes du royaume de Bavière] La Bavière est divsée en 7 régions administratives ou circonscriptions (Regierungsbezirke), elles-mêmes subdivisées en 71 districts et 25 municipalités non intégrées à un district. Les 7 régions administratives :
- Basse-Bavière (Niederbayern)
- Haute-Bavière (Oberbayern)
- Moyenne-Franconie (Mittelfranken)
- Haute-Franconie (Oberfranken)
- Basse-Franconie (Unterfranken)
- Haut-Palatinat (Oberpfalz)
- Souabe (Schwaben) Souabe]

Politique

La CSU (Union Sociale Chrétienne) dirige la Bavière depuis 1962 avec la majorité absolue - en la personne, actuellement, de son chef, Edmund Stoiber, candidat malheureux de la coalition CDU-CSU au poste de Chancelier lors des élections législatives allemandes de 2002. La Bavière etait le seul Land allemand à disposer d'un parlement bicamérale, puisqu'elle possèdait aussi un Sénat, preuve de sa singularité.

Économie

Le centre économique de la Bavière est Munich, ville du siège social de nombreuses sociétés. De nombreuses entreprises de renommée mondiale sont originaires de la Bavière, comme BMW, MAN, Adidas, Puma et Quelle. Le taux de chômage s'élève fin janvier 2005 à 8,9 % contre 12,1 % en Allemagne.

Sociologie

Contrairement à l'Allemagne du Nord, la Bavière est très majoritairement catholique et politiquement plus conservatrice, comme l'indique sa politique en matière d'avortement ou la présence de crucifix sur les murs des classes d'écoles.

Statistiques

Voir aussi


- Chiemgau
- liste des souverains de Bavière

Liens externes


- [http://www.bayern.de/ Site officiel]
- [http://www.muenchen.de/ Site de Munich (capitale)]
- [http://la-baviere.com/ La Bavière, site personnel] Catégorie:Land d'Allemagne
-
als:Bayern ja:バイエルン州 ko:바이에른 주 simple:Bavaria

Saxe

Catégorie:Land d'Allemagne La Saxe est l'un des 16 Länder composant l'Allemagne. Sa capitale est Dresde qui, pour son riche héritage architectural, est surnommée « la Florence de l'Elbe ». D'autres grandes villes sont Leipzig, ville de commerce connue pour ses foires, notamment son salon du livre en mars, et Chemnitz (ex-Karl Marx-Stadt). La Saxe compte près de quatre millions d'habitants. Elle est l'un des cinq « nouveaux Länder », qui faisaient partie, jusqu'en 1990, de la RDA. Malgré une hausse du taux de chômage (janvier 2005: 19,6 %, source: Sächsische Zeitung) la Saxe est, parmi les nouveaux Länder, la région la plus dynamique économiquement.

Extrême-droite en Saxe


- Le NPD («parti national démocratique», environ 5000 membres), a obtenu 9,2 % des voix lors des élections en Saxe le 19 septembre 2004.
- 13 février 2005 : à l'occasion des commémorations du bombardement allié de Dresde en 1945, entre 3 000 et 5 000 manifestants d'extrême-droite ont manifesté devant le parlement de Saxe. 70 personnes ont été interpellées à la suite d'affrontements. Mais en même temps plus de 50.000 personnes ont manifesté contre le nazisme. Des milliers de chandelles ont été placées devant l'opéra Semper comme symbole de la paix. l'Elbe est le seul fleuve qui coule en Saxe

Voir aussi


- Royaume de Saxe
- Saxons

Liens externes


- [http://www.sachsen.de/ Site officiel du Land de Saxe] ([http://www.sachsen.de/fr/index.html Accueil en français])
- [http://www.dresden.de Site officiel de la ville de Dresde]
- http://www.suisse-saxonne.de Le « Canyonland » d'Allemagne (30 kilomètres au sud de Dresde) ja:ザクセン州 ko:작센 주 simple:Saxony

Bade

Le Pays de Bade est la zone du sud-ouest de l'Allemagne bordée au nord par la Bavière et la Hesse-Darmstadt, à l’est par le Wurtemberg, à l’ouest par l’Alsace et au sud par la Suisse. Il forme un couloir occupant une partie de la plaine du Rhin et de la Forêt-Noire. Il fait aujourd'hui partie du Land de Bade-Wurtemberg.

Principales villes

Karlsruhe, Baden-Baden, Constance, Fribourg-en-Brisgau, Heidelberg, Mannheim, Offenbourg, Kehl, Vieux-Brisach.

Histoire

Le Bade (en allemand Baden) était un État souverain, au sud-ouest de l’Allemagne, qui dépendit successivement du Saint Empire romain germanique, de la Confédération germanique, de l’Empire allemand, de la République de Weimar puis de la République fédérale d’Allemagne. Le pays fut érigé en margraviat (Margrafschaft) au par Hermann de Zähringen puis morcelé en trois maisons du jusqu’en 1503 : Baden-Baden, Baden-Hochberg et Baden-Sausenberg. Par une succession d’héritages, la totalité des fiefs dits de Bade revint à Christophe I de Baden-Baden, mais pour une courte durée. Dès 1527, attisé par un antagonisme religieux, un nouveau partage fut fait entre les deux fils du margrave défunt, qui créèrent deux nouvelles maisons rivales : Baden-Baden (catholique) et Baden-Durlach (luthérienne). La réunification intervint en 1771, par extinction de la branche de Baden-Baden, et la réunion des deux margraviats sur la tête de Charles-Frédéric de Baden-Durlach. En 1806, sous l'impulsion de Napoléon, l'Électeur Charles-Frédéric de Bade est un des signataires du traité de Paris du 12 juillet qui fonde la Confédération du Rhin. Il reçoit le titre de Grand-Duc de Bade, ainsi que d'importantes extensions territoriales lui conférant ainsi un territoire d'un seul morceau; en contrepartie, il s'engage à fournir à l'Empereur des Français un contingent de 8.000 hommes. Le margraviat devint alors un Grand-duché fonctionnant comme un État souverain établit en monarchie constitutionnelle héréditaire. Sa constitution date du 2 août 1818. Le Grand-duché de Bade devint une partie de l’Empire allemand en 1871, puis de la République de Weimar en 1918.

Histoire contemporaine

Après la Seconde Guerre mondiale la zone d’occupation française qui occupait la partie sud de l’État devint une unité territoriale distincte avec Fribourg-en-Brisgau comme capitale, tandis que la partie nord fusionnait avec le Wurtemberg. En 1952 la partie sud rejoignit la partie nord pour former le land du Bade-Wurtemberg. Un projet de district européen, administré en commun et comportant une partie du Bas-Rhin centrée sur Strasbourg et une partie de l'arrondissement de l'Ortenau centrée sur Offenburg dans le pays de Bade est en négociation entre la France et l’Allemagne. Un projet similaire devrait se concrétiser sur le triangle Colmar - Fribourg - Mulhouse. À noter aussi que le seul aéroport au monde géré de façon internationale est l’« Aéroport Basel Mulhouse Freiburg ».

Économie

Le Pays de Bade est l’une des zones d’Allemagne ayant le plus haut niveau de vie, ceci grâce à
- une industrie prospère et diversifiée développée le long de l’axe rhénan (ex: chimique avec BASF, Badische Anilin und Soda Fabrik à Ludwigshafen, mécanique avec DaimlerChrysler à Rastatt...)
- une agriculture fertile (en particulier fruitière et viticole),
- la croissance des services notamment de transport et logistique, sans oublier le tourisme et le thermalisme

Population

En 1900, sa population comptait 1 725 500 habitants dont 1 057 417 catholiques.

Voir aussi


- [http://www.deheim.de Images et histoire de Bade] Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Bade-Wurtemberg ko:바덴

Grand-Duché


- En absolu et dans la terminologie politique actuelle le Grand-Duché désigne le grand-duché de Luxembourg.
  - En Belgique parler du Grand-Duché au sens de grand-duché de Luxembourg plutôt que de parler simplement du Luxembourg présente l'avantage d'éviter une confusion possible avec la province de Luxembourg.
- On a pu dire aussi le Grand-Duché en absolu par le passé pour d'autres grands-duchés tel celui de Finlande (1815-1917).
- Souvent et par respect excessif envers la chose politique on écrit « un Grand-Duché » pour « un grand-duché » tout comme écrirait « un Royaume » pour « un royaume ».

Duché

Un duché (latin : ducatus) était à l'origine au VIII siècle le ressort de commandement d'un duc (dux, ducis) ou chef militaire. Les ducs francs étaient ainsi des comtes chargés d'un important pouvoir militaire. Parfois, des duchés ont été élevés à un rang supérieur par l'empereur germanique, soit en grand-duché comme le Luxembourg, soit en archiduché pour l'Autriche.

En France

En France, les principales marches et territoires commandés par des ducs ont formé à l'époque carolingienne des duchés. Ce sont devenu des fiefs, tenus du roi dans le courant du IX siècle, mais les ducs ont pris de plus en plus d'indépendance au cours du X siècle. En 987, lorsque Louis V meurt, il n'a en main aucun duché de son royaume. Son successeur fut le duc de France, Hugues Capet, auquels les ducs et les comtes rendirent l'hommage féodal après l'avoir élu. Au XIe siècle, les duchés français sont :
- le duché d'Aquitaine (plus tard duché de Guyenne)
- le duché de Bourgogne
- le duché de Bretagne en cours de formation
- le duché de France
- le duché de Normandie Parmi ces duchés, certains étaient des pairies ou
duchés-pairies. À partir du XIV siècle, des comtés vont être élevé au rang de duché pour être donné en apanage à des fils de France, tels :
- le duché d'Alençon
- le duché d'Anjou
- le duché de Berry
- le duché de Bourbonnais
- le duché d'Orléans
- le duché de Valois Au XVIII est apparue la notion de duché titulaire, c'est-à-dire que le titre ducal était donné à un prince, sans qu'il jouisse du dommaine et fief correspondant Avec l'apparition des titres de noblesse, au XVI siècle, des comtés et des seigneuries ont également été érigée en duché pour des particuliers, fidèles serviteurs du roi de France. La plus ancienne de ces terres, dont le titre est actuellement porté, était celle du duché d'Uzès. Depuis le XVII siècle, un grand nombre de terres françaises a été élévée au rang ducal. Tous les duchés français, au sens territorial du terme, ont disparu en 1789, à l'exception du duché de Normandie, dont la partie insulaire (les îles anglo-normandes relève encore aujourd'hui de la couronne britannique et dont le
duc est Élisabeth II du Royaume-Uni Noter que les duché de Lorraine et duché de Savoie ne sont devenus français qu'en 1766 et 1860 respectivement.
- voir aussi : Liste des duchés et comtés français

En Angleterre

Il n'y avait pas de duché à l'époque des rois saxons, mais seulement des comtés (
shires) tenu par des comtes (earls). Les premiers duchés anglais apparaissent à l'époque des rois plantagenêt. Le prince de Galles est duc du duché de Cournouaille.

En Allemagne

La plupart des principautés du Saint-Empire étaient des duchés. Les plus importants étaient:
- le duché de Bavière
- le duché de Franconie
- le duché de Saxe

Voir aussi


- la guerre des Duchés Catégorie:Division administrative Catégorie:Ancienne province de France


Schaumburg-Lippe

24.02.1911 - 09.07.2005 Schaumburg-Lippe est le nom d'une principauté, en Basse-Saxe][Niedersachsen, en Allemagne. La famille royale, les princes de Schaumburg-lippe habitent en Autriche, Allemagne, en principauté de Monaco et en Amérique. La famille, depuis 1110, a fondé Hamburg, Kiel, et Lübeck. Les membres de la famille royale sont SAS la Princesse Helga Claire Lee de Schaumburg-Lippe et son mari SAS le Prince Max de Schaumburg-Lippe. La Princess Helga Claire Lee a créé un libre avec Jean Cocteau, à Juan-Les-Pins, une "Princess Helga Song", avec von Karajan. Elle habite à Monaco, et a aussi inauguré le bateau d'Aristotle Onassis. Le Prince Max de Schaumburg-Lippe est un pilote automobile très célèbre, qui a obtenu huit fois le Grand Prix, avant le grand désastre de 1945. La Princesse de Schaumburg-Lippe a habité en Autriche, au "Palais Schaumburg-Lippe Salzburg". La Princesse Helga Claire Lee a un fils adoptif, le Prince Mario Max Antonius, né Wagner-Schöppl, qui administre la collection familiale Cocteau, et organise les bals de "charity nights princess Helga".

Brème

La brème est un poisson qui vit dans les eaux douces, lentes et profondes en Europe.
- Origine du nom : du franc brahsima.
- Description : à la forme caractéristique d'un plateau plat argenté. Elle mesure de 30 à 50 cm pour un poids de 2 à 4 kg, de couleur vert bronze, avec des flancs gris et un ventre blanc.
- Habitat : dans les eaux calmes au fonds vaseux et limoneux, des cours d'eaux larges et lents, dans les lacs et les étangs.
- Mode de vie : poisson gégaire qui vit en groupe.
- Alimentation : petits mollusques, larves d'insectes, vers, et débris de végétaux, c'est un poisson fouilleur à la bouche protactile.
- Reproduction : en mai et juin dans une eau à 17°C, chaque femelle pond entre 50 000 et 60 000 œufs.

autres noms communs


- grande brème
- brame
- plateau
- plaquette

Référence


- [http://www.itis.usda.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=163666 ITIS 163666] Catégorie:Poisson (noms vernaculaires)

Lübeck

Lübeck est une ville d'Allemagne du nord, dans le Land de Schleswig-Holstein. Avec une population de 215 000 habitants, c'est la deuxième plus grande ville du Schleswig-Holstein, après Kiel, la capitale du Land.
Image:Situation de Lübeck en Allemagne.png
Situation de Lübeck en Allemagne
Ce port de la mer Baltique est également surnommé la reine de la Hanse : c'était en effet la capitale de la Ligue hanséatique. La ville fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, notamment pour son architecture de briques rouges.

Géographie

La vieille ville de Lübeck se trouve sur un îlot aux confluents de la Wakenitz avec la Trave, rivière navigable qui s'ouvre dans la mer Baltique 17 km plus au nord-est, dans le quartier de Travemünde (lübeckois depuis 1329). Plusieurs ponts sur la Trave et la Wakenitz lient la vieille ville aux quartiers plus récents. Vers le sud, un canal (Elbe-Lübeck-Kanal) relie la ville à l'Elbe. Le territoire lübeckois avoisine le Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale. C'était donc une ville frontalière au temps de la République démocratique allemande.

Histoire

L'est du Holstein fut peuplé par les Slaves dès le VII siècle. Une agglomération slave appelée Liubice est connue depuis de temps de Charlemagne. Réduite en cendres en 1138, la ville fut refondue par Adolphe II, comte de Schauenburg et Holstein et encore par Henri le Lion en 1159 après un deuxième grand incendie. En 1226, Lübeck devient ville impériale. Sa situation géographique favorable au commerce maritime, et sa politique extérieure en tant que ville libre dans l'Saint Empire romain germanique, Lübeck s'épanouit et devint l'une des plus importantes villes de l'Europe du Nord. Au , Lübeck, alors capitale de la Ligue hanséatique, était la deuxième plus grande ville de l'Allemagne après Cologne. Le droit lübeckois (lübisches Recht) était en vigueur dans beaucoup de villes de l'Allemagne et de la Baltique; la cour d'appel de la Ligue se trouvait à Lübeck. En étroite coopération avec Hambourg, Lübeck organisa une importante partie du commerce sur la Baltique (Scandinavie, entre Novgorod) et le reste de l'Europe. Lübeck entretint alors une importante marine de guerre, notamment pour combattre la piraterie. Le déclin de la Ligue hanséatique diminua l'importance de la ville, qui reste cependant un centre commercial.
- Paix de Lübeck Paix de Lübeck Prise par les Français en novembre 1806, Lübeck fut formellement incorporée à l'Empire français en 1810, puis restituée par le Congrès de Vienne. En 1937, Lübeck perdit son autonomie territoriale et fut incorporée à la Prusse. La nuit du 28 mars au 29 mars 1942 voit le premier bombardement massif d'une grande ville allemande par la Royal Air Force britannique. Le bilan est très lourd : 320 morts, 784 blessés, 1425 habitations détruites, incendie de la vieille ville, destruction du dôme et d'autres monuments. Le 3 mai 1945, dans la baie de Lübeck eut lieu le naufrage du Cap Arcona, du Thielbek et du Deutschland coulés par la RAF. 7000 à 8000 morts. En 1946, la ville est rattachée au Land de Schleswig-Holstein. Toute proche de la frontière de la République démocratique allemande, elle accueillit un grand nombre de réfugiés En 1987, l'UNESCO déclara patrimoine mondial les parties conservées de la vieille ville. L'aire protégée par l'UNESCO comprend les bâtiments les plus importants de la ville, tels que l'hôtel de ville, le Koberg (quartier du entièrement conservé) ou la porte du Holstentor.

Divers

Des scènes du film Nosferatu, eine Symphonie des Grauens de Friedrich Wilhelm Murnau ont été tournées à Lübeck, de même que quelques scènes de la réadaption Nosferatu, fantôme de la nuit de Werner Herzog.

Personnalités de Lübeck

Lübeck a vu naître :
- Hermann von Fehling (1812-1885), chimiste,
- Heinrich Mann (1871-1950), écrivain,
- Thomas Mann (1875-1955), écrivain, prix Nobel de littérature en 1929
- Willy Brandt (1913-1992), homme politique, chancelier, prix Nobel de la paix en 1971
- Dietrich Buxtehude, compositeur, a vécu et enseigné à Lübeck dans les années 1700.
- Günter Grass, écrivain, prix Nobel de littérature en 1999, vit à Lübeck.

Voir aussi

TheaterFigurenMuseum

Liens externes


- [http://www.luebeck.de/ Site officiel de la ville de Lübeck] (en allemand) Catégorie:Bombardement Catégorie:Hanse Catégorie:Patrimoine mondial en Allemagne Catégorie:Ville de Schleswig-Holstein ja:リューベック ko:뤼베크



Habitant

:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France. ----

Définition

Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français). Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique. Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple. On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).

Usage des gentilés

Rappelons que selon les conventions typographiques du français : # le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule, # l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule, # le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule. Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. » Cela permet même de distinguer : # « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande, # « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant). L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. » (On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. ») On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. » Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ». Ces règles peuvent différer selon les langues : # L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise. # L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole). L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules. Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne. Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type
-
-aisien
ou
-
-oisien
. Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
  - (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...

Historique

Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert. Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).

Étude de la formation des gentilés et toponymes

Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika. Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais. Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens. Les gentilés correspondant à des toponymes composés