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Espagne

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Premier ministre | Juan Carlos I
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Liste des capitales du monde

Cette liste se base sur la même référence que la liste des pays du monde.

Capitales des pays dont l'indépendance est généralement reconnue

Capitales des pays dont l'indépendance n'est généralement pas reconnue et ne le sera probablement jamais

Voir aussi


- Liste des capitales du monde par population
- Liste des pays du monde ! (Liste des capitales du monde) Capitales du monde ! (Liste des capitales du monde) ja:首都の一覧 ko:세계의 수도 (국가명 가나다순)





José Luis Rodríguez Zapatero

José Luis Rodríguez Zapatero (né le le 4 août 1960 à Valladolid, Espagne) est le président du gouvernement espagnol depuis avril 2004. Il a vécu depuis sa plus tendre enfance dans la ville de León (Espagne).

Origine familiale

Un grand-père républicain

Son grand père paternel était le capitaine de l'Armée de terre José Rodriguez Lozano, d'idéologie republicaine, qui refusa de rejoindre le soulèvement militaire contre le gouvernement républicain au commencement de la guerre civile espagnole le 18 juillet 1936. Il sera fusillé un mois plus tard, le 18 août 1936, aux environs de Léon. Le capitaine Lozano avait déposé devant un notaire son testament dans lequel il réitérait sa croyance en Dieu, plaidait pour son innocence, pardonnait à ceux qui allaient l'exécuter et demandait que son honneur soit rétabli. C'est la lecture de ce testament qui marquera l'engagement politique de sa famille envers les idéaux socialistes du PSOE, parti interdit de 1939 à février 1978. La tragédie des crimes de guerre est néanmoins partagée avec celle de son épouse Sonsoles, dont le grand-père maternel fut fusillé par les partisans de la République.

Education et formation

Après une éducation dans des centres religieux (Collège des Disciples de Jésus, Lycée au Colegio Leonés), il rentre à l'Université de León pour suivre des études de Droit suivant la tradition de la famille (Son père, plus-tard doyen du collège des avocats de Valladolid, gère avec son autre fils un cabinet de droit administratif). En 1983, José Luis Rodríguez Zapatero est diplômé en Droit avec un mémoire de fin d'études consacré au statut de la région autonome de Castille et Leon (dernière région à se constituer comme autonome dans la même année). Tout de suite il est embauché comme professeur, attaché en Droit Constitutionnel et restera en contact avec l'enseignement universitaire jusqu'en 1986, année où il va se consacrer à sa carrière politique.

Parcours politique

Sa famille est déjà engagée politiquement bien à gauche. Il est d'abord proche des communistes, les seuls qui semblent constituer une opposition structurée face au régime du général Francisco Franco. En 1976, il assiste avec son père au premier meeting autorisé du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE, Partido Socialista Obrero Español) à Gijón et en 1978, colle des affiches pour les deux partis de gauche. Il adhère au Parti Socialiste en février 1979 poussé d'une part par son admiration du discours du jeune Felipe Gonzalez, mais également par les ideaux hérités de son grand père, qui l'amèneront à devenir le plus jeune député jamais élus (22 ans en 1982), le 5e président du gouvernement depuis l'adoption de la constitution espagnole en 1978. En mémoire de son grand père, il va reprendre pour son premier discours comme président un passage du testament et déclarer "...une envie infinie pour la paix, l'amour pour le bien et ce qui puisse améliorer les conditions sociales des plus démunis" Durant ses années d'études de droit, il n'avait pas caché son admiration pour les réformes agraires de Mao Tse-tung et de celles de l'Union Soviétique.

Député aux Cortès (1986-2003)

Lors des élections générales du 22 juin 1986, il est élu député du PSOE et rapporteur des commissions Constitutionnelle et de la Défense du peuple. José Luis Rodríguez Zapatero est élu secrétaire général provincial du PSOE à León le 19 septembre 1988. Numéro un de la liste socialiste à León, il est réélu député de León lors des élections générales du 29 octobre 1989 et devient le rapporteur des commissions Constitutionnelle, de la Défense du peuple et de la Justice et de l'Intérieur au Congrès des Députés (chambre basse). Le 17 février 1991, lors du VI Congrès, il est réélu au secrétariat général provincial du PSOE à León avec l'appui de 98 % des délégués. Quelques mois avant la fin de la législature, le 12 avril 1993, il est nommé par le PSOE pour faire partie de la députation permanente à la chambre basse. Il est réélu à la chambre basse du Congrès des Députés lors des élections du 6 juin 1993 et devint le porte-parole de son groupe au sein de la Commission de Justice et Intérieur. Numéro un de la liste socialiste de León au Congrès des Députés, il est réélu lors des élections générales du 3 mars 1996 alors que son parti perd le pouvoir et entre dans l'opposition. En mai de la même année, il est élu porte-parole socialiste à la Commission des Administrations Publiques. En octobre 1996, son parti le désigne pour faire partie de la table ronde PSOE-IU pour l'étude du financement autonome. Son travail parlementaire fut salué en novembre 1998 par les journalistes qui couvrent l'hémicycle en le désignant comme l'un des plus actifs de son groupe. Il est élu pour la cinquième fois député lors des élections générales du 12 mars 2000. Le 25 juin 2000, il dépose sa candidature au 35 Congrès Fédéral du PSOE, avec l'espoir de mener le parti à la victoire. Il incarne l'alternative à José Bono pour un nouveau processus de changement. Le 23 juillet 2000, il est élu secrétaire général du PSOE, succédant ainsi à Joaquin Almunia. En le 25 mai 2003, pour la première fois en dix ans, son parti progresse aux élections régionales et municipales sans parvenir à devancer le Parti Populaire en nombre de grande villes et de régions. Mais victoire très symbolique, le PSOE, allié au parti républicain de Catalogne, parvient à l'arraché à prendre le pouvoir régional en Catalogne et mettre un terme à la domination de la CIU de Jordi Pujol. Zapatero est le candidat du PSOE à la Présidence du Gouvernement lors des élections générales qui ont lieu le 14 mars 2004. Donné d'abord perdant par les sondages, les attentats à Madrid du 11 mars 2004 à trois jours des élections, c'est principalement la gestion de cettre crise par le gouvernement de José Maria Aznar qui vont mobilisé contre le parti au pouvoir, aussi bien les militants et sympathisants de gauche que faire basculer les indécis. Zapatero recoit également le soutien d'un électorat mécontent de la guerre en Irak et de l'allignement avec les politiques du président George W. Bush, du contrôle gouvernemental de la radio-télévision publique, ainsi que de la gestion gouvernementale, qualifié de "catastrophique" par l'ensemble des médias, du naufrage du pétrolier "Prestige". D'autres critères auront également participé à la mobilisation de l'électorat de gauche : la polémique autour des familles des militaires décedés lors du crash de l'avion militaire Yak-43, l'opposition à la réforme du marché de travail, la montée des prix des logements où encore l'affrontement avec les gouvernements des régions à forte personnalité comme le Pays Basque et la Catalogne. C'est ainsi que le candidat du Parti populaire, Mariano Rajoy est passé de la majorité absolue à l'opposition en perdant des élections considérées gagnées d'avance par l'ensemble de la presse et corroborées par les sondages. Sans obtenir la majorité absolue, Zapatero doit alors composer au Parlement avec les partis régionalistes ou les partis plus à gauche comme les écolos-communistes d'Izquierda Unida (IU, Gauche unie) et les indépendantistes d'Esquerra Republicana de Catalunya (ERC, Gauche républicaine de Catalogne).

Zapatero premier ministre (2004-)

Les deux premières années du gouvernement Zapatero ont été marquées par le retrait des troupes espagnoles d'Irak, la légalisation du mariage homosexuel avec droit à l'adoption, la régularisation d'immigrés, la réduction dans les écoles du poids de la religion, l'offre d'un dialogue visant à en finir avec le terrorisme basque de l'ETA, une "Alliance des civilisations" avec le monde musulman, l'appui au néonationalisme catalan dans un projet fédéraliste de refonte des autonomies régionales et la création d'une commission interministérielle pour élaborer, par respect à la "mémoire historique", une loi rendant justice aux victimes du franquisme. Ouverture de fosses communes de la Guerre Civile (1934-1939), révision des procès de républicains condamnés, indemnisation des familles de fusillés, blessés et emprisonnés de la dictature. Nettoyage des rues et places espagnoles des noms ou symboles franquistes perdurants.

Premières décisions (2004)

Politique Etrangère

Ses premières décisions sont d'annoncer le retrait immédiat des forces espagnoles d'Irak puis le soutien sans équivoque au projet de Traité de Rome de 2004 ou Constitution Européenne, approuvé en février 2005 par référendum avec 75 % des voix. [TOUT OU PARTIE PARTIE DE L'ARTICLE QUI SUIT DOIT ÊTRE IMPERATIVEMENT CORRIGE (SYNTAXE, GRAMMAIRE, ORTHOGRAPHE, REDONDANCE)]
Coopération et Aide au developement
Il annonce la volonté du Gouvernement d'orienter une partie de sa politique étrangère vers la solidarité avec le tiers monde. Miguel Ángel Moratinos (ancien représentant de l'UE au Proche Orient) est placé à la tête du nouveau Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération. Une hausse de la contribution espagnole au developement des pays moins favorisés devrait monter au 0,5% en termes du PIB à la fin de l'année 2008, jusqu'au 0,7% dans l'an 2012. La réclamation du 0,7% avait fait l'objet d'une longue protestation d'étudiants suivie par les médias pendant l'année 1994. Le 20 septembre 2004 il va co-présenter à l'assablée de l'ONU pour les objetifs du millenium, une initiative connue comme Alliance contre la Faim en partenariat avec les présidents Luiz Inacio "Lula" da Silva (Brésil), Jacques Chirac (France) et Ricardo Lagos (Chili) ainsi que le Sécretaire Général de l'ONU, Kofi Annan.
Relations avec l'Amérique Latine et le Magreb
A son arrivée à la présidence, José Luis Rodríguez Zapatero annonce l'intention de son gouvernement d'accorder une attention prioritairea ux rélations de l'Espagne avec l'Amérique Latine et le Magreb (notamment Maroc et Algérie). Pour signifier ce compromis, sa première visite à l'etranger a lieu le 24 avril 2004 au Maroc, où il inaugure avec le Roi Mohammed VI un monument en hommage aux victimes de l'attentant de Casablanca de mai 2003. La visite est considerée par les autoritées locales comme un tournant positif dans les rélations bilatérales, très tendues après la crise de l'Ilôt du Persil-Leila à l'été 2002 (Espagne encore sous administration Aznar). Le 16 novembre 2004, lors du sommet de l'UE, le Gouvernement espagnol manifeste la convenance d'infléchir la politique de l'Union Européenne à l'egard du régime castriste de Cuba - avec lequel les rélations étaient gélées depuis 2003 - en favorisant l'ouverture d'un dialogue, en vue de l'avenir d'une transition démocratique pacifique. En réponse à cette initiative, Cuba libère le poète Raul Rivero et 3 autres prisioniers de conscience le 29 novembre 2004. Des nouvelles libérations en suivent pendant le mois de décembre 2004. Les rélations du Gouvernement Zapatero avec le Vénezuela et le gouvernement du président Hugo Chávez sont l'origine d'une forte controverse en décembre 2004, à l'occassion de déclarations télévisuelles du ministre Miguel Ángel Moratinos présumant l'implication du gouvernement Aznar dans la tentative de Coup d'Etat d'avril 2002. Moratinos est obligé de presenter des excuses publiques deux jours plus tard. Le 23 novembre 2004 Hugo Chavez visite Madrid pour signifier le rapprochement des deux gouvernements en matière economique et favoriser le rôle médiateur de l'Espagne. En mars 2005 le Gouvernement Zapatero s'offre pour intercéder dans la crise ouverte entre la Colombie et le Vénezuela à cause d'activités de la guérrilla colombienne provenant du territoire vénézuelien.

Droits citoyens

politique d'égalité et protection des femmes

Il constitue un gouvernement paritaire avec autant des femmes que d' hommes, et présente un projet de loi visant à la protection des femmes face aux violences ménagères.

Reconnaissances d'autres formes de mariage

Il va se heurter l'année suivante frontalement à une partie de la droite espagnole et à l'Eglise catholique en légalisant le mariage des homosexuels (suivant l'exemple de la Belgique, du Canada et des Pays-Bas). En avril 2005, (coïncidence : au lendemain de la mort du pape Jean-Paul II et de l'intronisation de Benoît XVI), le Congrès des Députés (chambre basse du Parlement), par 183 voix pour et 136 contre, a approuvé le projet de loi de légalisation du mariage homosexuel. Ce projet de loi faisait partie du programme annoncé avant les élections de mars 2004. Le Code civil espagnol spécifie que le mariage implique « les mêmes obligations et les mêmes effets que les personnes concernées soient de même sexe ou de sexe différent ». La nouvelle loi garantit ainsi les mêmes droits juridiques et sociaux aux couples homosexuels mariés qu'aux couples hétérosexuels, que ce soit en termes d'héritage, de divorce, de perception de pensions, d'accès à la nationalité et d'adoption d'enfants (espagnols uniquement). Le projet de loi rencontre l'opposition farouche non seulement de l' Eglise catholique et du Parti populaire mais aussi des églises protestantes, orthodoxes et des organisations représentatives juives. Peu de temps après le vote de la chambre basse, les maires conservateurs de plusieurs capitales de province menacèrent de recourir à la désobéissance civile et à l'objection de conscience prônée par le Vatican contre le mariage homosexuel. Ainsi les maires conservateurs de Valladolid, Ávila, Burgos, León et une dizaine de localités plus modestes affirmèrent qu'ils ne marieraient pas les homosexuels et qu'ils refuseraient d'accorder une délégation à d'autres responsables municipaux sur ce sujet.

Reforme de l'Education

En novembre 2005, plus de cinq cent mille personnes, à l'appel de la confédération catholique des parents d'élèves (la Concapa) et l'opposition, défilent à Madrid pour protester contre sa réforme de l'enseignement religieux. En tête de cortège défilaient l'essentiel de l'état-major du Parti populaire, des dizaines de curés et nonnes, six évêques (pour 20 contre le mariage gay), l'archevêque de Grenade. Au lendemain de cette démonstration, le président demanda à rencontrer les représentants des collectifs pour entamer un nouveau dialogue sur une réforme de l'enseignement en Espagne (L'enseignement espagnol est un des moins bons d'Europe). En fait, deux aspects du texte sont contestés par l'épiscopat espagnol: le fait que les 1 400 collèges «semi-privés», à 70 % catholiques, mais financés par l'Etat devront obéir au même régime que les établissements publics, sans pouvoir sélectionner les élèves mais surtout également le gel d'une loi voté sous la législature précédente qui rendait le cours de religion obligatoire à l'école et décisive pour l'accès aux classes supérieures et universitaires.

Politique d'integration des inmigrés

Il annonce l'ouverture d'un processus de régularisation des immigrés sans-papiers qui ont un travail. Il met également en place une politique qui se veut en totale opposition à celle prôné pendant la précédente legislature par le gouvernement de José Maria Aznar.

La remise en cause des anciens compromis

La récupération de la mémoire historique

Parallèlement, trente ans après la mort naturelle du général Franco, un projet de loi sur la "récupération de la mémoire" [http://www.memoriahistorica.org/1] a été déposé au parlement par le gouvernement consistant notamment à indemniser toutes les victimes de la guerre civile et de la dictature, ainsi que déposer dans des places plus convenables, les dépouilles des exécutés se trouvant encore dans les fosses communes. Le gouvernement par ailleurs souhaite que tous les écussons de l'époque franquiste soient retirés de tous les établissements publics où ils en demeurent encore, que la toponymie franquiste soit supprimée et que les monuments glorifiant cette époque soient déboulonnés ou reconvertis. Il considère que la société est désormais suffisamment mûre et prête, un quart de siècle après la réussite de la Transition démocratique et pacifique effectuée sous Adolfo Suárez. Le 17 mars 2005, le ministre des Transports fait retirer en pleine nuit et en catimini la dernière statue du général Francisco Franco à Madrid, alors que sont fêtés les 90 ans du vieux leader communiste Santiago Carrillo. La statue équestre de Franco était située à quelques mètres de deux sculptures des leaders socialistes de la IIe République (1931-1939), Indalecio Prieto et Francisco Largo Caballero, symbolisant les 2 faces de la même blessure qu'était la guerre civile. Ces dernières ont immédiatement été souillées, en représailles, par les nostalgiques du franquisme alors que d'autres exigent qu'elles soient à leur tour déboulonnées pour éviter de donner l'impression d'imposer une vision manichéenne de la guerre civile. Quelques jours plus tard, le Gouvernement annonce qu'il étudiera le sort du monument de la Basilique Sainte-Croix del valle de los Caìdos où est enterré Franco. Des partis d'extrême gauche se sont prononcés pour la fermeture du site (qui reçoit encore plus de 400 mille visiteurs par an) et le transfert des restes de Franco dans un cimetière privé. Le 23 mars 2005, dans le sillage du Premier ministre, le maire socialiste de Guadalajara fait lui aussi retirer en pleine nuit et en catimini deux statues situées au cœur de sa ville, l'une de Franco (édifiée après la mort du dictateur par souscription populaire) et l'autre de José Antonio Primo de Rivera. En septembre 2005, le maire socialiste de Pobla de Valbona (Valence) fait à son tour retirer sans annonce et au petit matin le buste de Franco (érigé en 1973 sur la place centrale de la ville)alors que les alliés politiques du PSOE vont plus loin en demandant que la statue équestre du général Miguel Primo de Rivera, située au centre de la ville de Jerez, soit elle-aussi déboulonnée. Devant cette récupération unilatérale et manichéenne de la mémoire historique espagnole par un parti politique, l'opposition dénonce le gouvernement "le plus radical, sectaire et revanchard de l'histoire démocratique espagnole". Le conservateur Mariano Rajoy, chef du Parti Populaire, accuse Zapatero de "rompre avec l'esprit de la Transition" alors que l'ancien premier ministre socialiste Felipe González désavoue son initiative qu'il juge tardive et mesquine. Pour plusieurs historiens, les décisions de Zapatero sont un non-sens car des régions d'Espagne ont soutenu Franco dès le début de la guerre civile et qu'il appartient à leur patrimoine historique. Selon certains d'entre eux, Zapatero aurait ouvert la boite de Pandore. Si Trois des quatre clefs de voûte de la transition démocratique -pardon réciproque, concertation entre gouvernement et opposition, philosophie de la régionalisation- devaient être de nouveau discutées, rien n'indique que la monarchie, restaurée selon le voeu de Franco, soit contestée. Selon un sondage du quotidien El Mundo, 41,3% des Espagnols estimeraient en 2005 que le gouvernement "rouvre les blessures du passé", contre 25 % croyant au contraire que la politique gouvernementale contribuera à l'effacement définitif des rancoeurs. Un tiers des interrogés ne se prononce pas.

La réforme du statut de la Catalogne

Dans les années qui avaient suivi la mort de Franco, les partis politiques s'étaient mis d'accord sur la forme du régime politique de l'Espagne à savoir une monarchie parlementaire, une organisation territoriale avec un Etat et des autonomies (un ensemble de régions dotées de compétences larges et variables de l'une à l'autre) et sur le principe d'oubli des offenses (imposé par les militaires et les Cortes franquistes). Pourtant, c'est sur ces deux derniers point que Zapatero semble revenir notamment avec la réforme du statut de la Catalogne. En novembre 2005, Zapatero a donné son aval à l'«Estatut» (nouveau statut d'autonomie de la Catalogne approuvé fin septembre par près de 90 % des députés du Parlement autonome catalan), afin qu'il soit présenté devant les Cortès. Le texte est considéré comme «anticonstitutionnel» et «d'inspiration fédéraliste» par les deux grands partis nationaux (PSOE et PP) mais il doit être débattu et remanié au sein de commissions mixtes parlementaires. Le Parti populaire a d'ores et déjà rejeté le projet de modification de l'autonomie catalane, considérant qu'il s'agit «en réalité d'une réforme dont le but est de «démembrer l'Espagne». Un recours auprès du Tribunal constitutionnel a été déposé. Certains points clés du projet font l'unanimité contre eux, notamment la proclamation d'une «nation» catalane, la pleine souveraineté fiscale et la totale autonomie du système judiciaire catalan.

Voir aussi


- Partido Socialista Obrero Español
- Espagne

Liens externes


- [http://www.zapateropresidente.com Le site de campagne de José Luis Rodríguez Zapatero]
- [http://www.psoe.es Le site officiel du PSOE]
- [http://europa.psoe.es Le site officiel du PSOE Europa, organisation pour les espagnols résidant à l'étranger]
- [http://www.memoriahistorica.org organisation pour la récuperation de la mémoire historique] [http://www.la-moncloa.es/default.htm Le site de la présidence du gouvernement Espagnol] Rodríguez Zapatero, José Luis Rodríguez Zapatero, José Luis ja:ホセ・ルイス・ロドリゲス・サパテロ

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