Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Faust

Faust

ja:ファウスト sv:Faust Faust est le protagoniste d'un conte populaire qui a été employé comme base de beaucoup d’œuvres de fiction. Ce conte relate le destin d'un homme instruit, Johann Faust, qui appelle le diable à son aide, et offre de lui vendre son âme à condition que le diable accepte de le servir pendant un certain temps. Il signe avec le diable, souvent nommé Méphistophélès, la reddition de son âme. Dans la plupart des versions ultérieures du conte, l’âme de Faust demeure sienne après que le diable accomplit ses vœux. Le conte a quelques racines dans l'histoire. Le Docteur Johann Georg Faust (approximativement 1480 - 1540) était un alchimiste allemand né dans le village de Knittlingen, à Württemberg. Melanchthon, un ami de Luther, a déclaré que Faust avait étudié la magie à l'université de Cracovie, en Pologne. Il a été accusé de pratiquer la magie noire, et de plus il a rédigé des rapports dépréciant les miracles de Jésus et affirmant qu'il pourrait, s’il le voulait, en faire de même. Craint et détesté par Luther et Melanchthon (qui ont affirmé que le diable hantait Faust sous la forme d'un chien), ses adeptes l'ont incité à enseigner. Après avoir été accusé de molester ses étudiants, il a dû se sauver pour échapper à la sanction. D'autres rapports prouvent qu'il était en activité à l’université d’Erfurt, et apparemment, tandis qu'il enseignait Homère, afin de mieux expliquer, il faisait apparaître devant ses étudiants (peut-être à l'aide d'une lanterne magique) les héros de Troie et les monstres de la mythologie, notamment le cyclope Polyphème. Certaines de ces figures tentaient de dévorer, avant de disparaître, quelques étudiants épouvantés. À Erfurt, Faust, a dit en présence d’un moine franciscain nommé Konrad Klinge : « je suis allé plus loin que vous ne le pensez et j’ai fait une promesse au démon avec mon propre sang, d’être sien dans l'éternité, corps et âme ». Une autre histoire l'a conduit au restaurant Auerbach's Keller à Leipzig sur un baril (1525). En 1534, l'aventurier allemand Philip von Hutten a demandé à Faust de prédire son avenir avant d'explorer une région du Venezuela, et six ans après il a écrit à son frère que tout s'était produit exactement comme Faust l’avait prévu. Faust a été mis à mort à Staufen à Breisgau en 1540. Un écrit en allemand rapportant ses péchés a été traduit en anglais en 1587, et tomba dans les mains de Christopher Marlowe. Le Docteur Faustus de Marlowe a été à son tour étudié par Johann Wolfgang von Goethe, et la fiction Faust est venue éclipser le Faust historique, dont on connaît peu de choses.

Le mythe Faustien

Littérature


- Le Faust de Johann Wolfgang von Goethe ;
- Le Faust de Christopher Marlowe (1594); Titre complet : "Histoire du Docteur Faust, le fameux magicien et maître de l’art ténébreux; comme il se vendit au diable pour un temps marqué, quelles furent, pendant ce temps-là, les étranges aventures dont il fut témoin ou qu’il réalisa et pratiqua lui-même, jusqu’à ce qu’enfin il reçut sa récompense bien méritée. Recueillie surtout de ses propres écrits qu’il a laissés comme un terrible exemple et une utile leçon à tous les hommes arrogants, insolents et athées."
- Le Faust de Fernando Pessoa ;
- Un Faust au village de Jean Giono ;
- Doktor Faustus de Thomas Mann;
- Maître et Marguerite de Michail Boulgakov

Musique


- Le damnation de Faust d'Hector Berlioz ;
- Scènes du Faust de Goethe de Robert Schumann ;
- Faust-Symphonie de Franz Liszt ;
- Faust, opéra de Charles Gounod ;
- Huitième Symphonie de Gustav Mahler ;
- L'Histoire du soldat d'Igor Stravinsky ;
- Doktor Faustus, opéra de Feruccio Busoni ;
- Votre Faust, opéra de Henri Pousseur (avec Michel Butor).

Cinéma


- Faust, film de méliès (1903)
- Faust, une légende allemande, film de Friedrich Wilhelm Murnau (1926)
- La Beauté du diable, film de René Clair (1949)
- Faust, 1960, de Gustaf Gründgens
- Faust, film d'Adolfo Tanzi (1986)
-
Faust, film de Brian Yuzna (2000)
-
Fausto 5.0, film d'Isidro Ortiz et La Fura del Baus (2001)

Liens externes


- [http://wikisource.org/wiki/Faust_-_Der_Trag%C3%B6die_erster_Teil Faust - Der Tragödie erster Teil], Goethe, texte en allemand
- [http://philautarchie.net/viewtopic.php?t=446 Une étude serrée de Faust (de Goethe)] Catégorie:Personnage littéraire

Conte

ko:동화 ja:童話 Le conte est un récit bref mettant en scène des événements et des personnages imaginaires, sans prétention au réalisme ou à la vraisemblance (ce qui le distingue de la nouvelle). Le conte recourt souvent (mais pas toujours) au merveilleux. À l'origine, il s'agit d'un genre oral, circulant de bouche à oreille. Du fait de ce mode de transmission, les contes populaires possèdent généralement un nombre important de variantes. Tous les contes du monde correspondent à un ou plusieurs schémas narratifs archétypaux. Une classification détaillée de ces schémas narratifs a été établie en 1910 par le folkloriste finlandais Antti Aarne (1867-1925), puis complétée par l'Américain Stith Thompson. La classification Aarne-Thompson comprend aujourd'hui 2 340 types de contes. Le folkoriste russe Vladimir Propp a également étudié la structure des contes merveilleux traditionnels. Max Lüthi a étudié le style du conte populaire européen. Pour sa part, Bruno Bettelheim a décrit comment les schémas narratifs archétypaux pouvaient être rapprochés d'invariants psychiques ou psychanalytiques autorisant ainsi une réinterprétation de leur contenu. Plus récemment, le travail fourni par Clarissa Pinkola Estés à partir de ce patrimoine de contes populaires, de fables et de mythes, et partant de l'interprétation psychanalytique de l'école de Carl Gustav Jung apporte une contribution originale à l'argument ainsi qu'une clé de lecture de celui-ci sans doute plus accessible et plus contemporaine. Le patrimoine que forment les contes populaires européens a commencé à être transcrit, adapté et publié à la fin du . Les principaux adaptateurs de contes furent Charles Perrault (1628-1703), Madame d'Aulnoy, en France, les frères Jacob et Wilhelm Grimm en Allemagne, Alexandre Nikolaïévitch Afanassiev (1826-1871) en Russie.

Conteurs et conteuses

Surgis de la mémoire collective du fond des temps, les contes de fées et autres contes populaires sont le plus souvent le fait des femmes qui traditionnellement les transmettent de génération en génération depuis le . Contés par les nourrices dans les campagnes d'autrefois, dès l'aube du Moyen Âge tout un patrimoine se forme pour aboutir, au en Europe, à leur transcription, qui sera, en France surtout due aux femmes, même si le nom de Charles Perrault fut retenu davantage dans l'histoire de la littérature. Il fut en fait un des rares hommes à en avoir transcrit durant cette période. L'immense patrimoine qui nous a été conservé nous est parvenu sous le titre Le cabinet des fées, recueil de contes en plusieurs volumes publiés au XVII siècle. Ceux de Madame d'Aulnoy, Les contes de ma mère l'Oye sont parmi les plus célèbres ; on doit à cette conteuse, entre autres, La Belle et la Bête, dont Jean Cocteau fit un film. Mademoiselle Lhéritier et Madame Leprince de Beaumont sont elles aussi auteurs de recueils de contes. Parmi les créateurs de contes, on peut aussi citer Hoffmann, Andersen et Carlo Collodi l'auteur de Pinocchio. Conteurs et conteuses subsistent de nos jours dans toutes les sociétés traditionnelles hors d'Europe. En Afrique, griots et griottes font partie de cette catégorie. Ceux-ci ont pour métier, outre à conserver et propager la tradition orale, de composer et relater une geste familiale, clanique ou tribale lors des cérémonies, comme par exemple les mariages. Ce sont des artistes, qu'on pourrait comparer à nos anciens aèdes, troubadours ou ménestrels. Au Japon, société moderne très attachée à ses traditions, les geishas peuvent être considérées comme relevant de la catégorie.

Voir aussi

Liens Internes


- Culture enfantine
  - Rondes et Comptines
- génériques : Littérature, genres et formes littéraires
- spécifiques : mythes
- Conte philosophique : Candide de Voltaire
- Conte moderne : Pinocchio
- Conte contemporain (dans la tradition du Fairy Tale) : Harry Potter et la coupe de feu
- Conte contemporain et politique : Marie Potdeter, au pays des Vermeilles du Père-Noël
- Contes étranges du studio du bavard
- Les contes du chat perché, de Marcel Aymé, un des meilleurs conteurs du XX° siècle

Liens externes


- [http://www.ygora.net La Clairière d'Ygora]
- [http://photophore.free.fr Collection de contes]
- [http://www.conteur.com/ Conteur.com]
- [http://www.chez.com/feeclochette/ Le Pays de l'imaginaire]
- [http://expositions.bnf.fr/contes/ Il était une fois les contes de fées - BNF]
- [http://www.contesafricains.com Les contes africains]

Bibliographie


- Interprétations et analyses des contes
  - Wladimir Propp, Morphologie du Conte, Points-Seuil, Paris
  - Bruno Bettelheim, Psychanalyse des Contes de Fées, Gallimard, Paris
  - Marie Louise Von Franz (élève de Carl Gustav Jung), L'interprétation des contes de fées, La fontaine de Pierre, Paris

Collecteurs de contes par région


- Bretagne : François-Marie Luzel, Anatole Le Braz, Émile Souvestre, Paul et Paul-Yves Sébillot, Abbé François Cadic, Jean-Marie Déguignet, Yves Le Diberder, Job Jaffré, Marcel Divanach, Pierre-Jakez Hélias, Jean-Marie Le Scraigne, Mikael Madeg
- Berry : George Sand ([http://photophore.free.fr/contes/sand/ sur Canopea])
- Alsace-Lorraine : Erckmann-Chatrian
- Provence : Alphonse Daudet ([http://photophore.free.fr/contes/daudet/ sur Canopea])
- Gascogne : Jean-François Bladé
- Afrique noire (Mali) : Amadou Hampâté Bâ

Conteurs contemporains


- Québec : Éric Gauthier, Fred Pellerin
-
Catégorie:Narratologie

Diable

Le Diable (latin : Diábolus) est l'esprit ou le principe du mal selon les croyances judéo-chrétiennes et les traditions populaires. Il représente l'antagonisme et l'opposé de Dieu. Cette personnification du mal apparaît au VIe siècle avant notre ère. Son aspect varie entre l'homme et l'animal réel ou imaginaire (bouc, dragon, rapace, etc.), le plus souvent hideux.

Aspect et noms

La représentation la plus classique est celle d'un personnage rouge associé aux flammes, avec une tête humaine et des cornes, un trident, des membres inférieurs d'un bouc et une longue queue. On le retrouve également sous plusieurs noms :
- Satan (latin : Sátanas)
- Belzébuth
- Bélial
- Asmodée
- Azazel
- Semiasas
- Mastéma
- le Malin
- Lucifer
- le Démon. Démon

Vision théologique

D'un point de vue théologique, le diable est considéré comme un ange (c'est-à-dire ce que nous nommerions aujourd'hui un processus) révolté contre Dieu, déchu et précipité en Enfer (sur terre), qui pousse les humains à faire le mal. Si certaines traditions considèrent que le mal vient aussi de Dieu, et que le diable n'est qu'un de ses aspects ou de ses agents, la plupart lui donnent une dimension autonome. Dans ce cas, selon certains, Dieu laisse dans une certaine mesure le champ libre au diable, tout en conservant la possibilité de le réenchainer, alors que pour les Manichéens la lutte entre ces deux forces ne peut être arbitrée que par l'Homme. La tradition judéo-chrétienne en fait le symbole du mal. Il est décrit sous un aspect ambigu, ambivalent, androgyne, fortement sexualisé, d'apparence tantôt séduisante et tentante, tantôt répugnante et repoussante. Manichéens du Paradis, par Gustave Doré]]

Autres acceptions


- Le diable désigne également un outil de levage et de transport de charges, à la forme d'un petit chariot muni de deux roues basses, utilisant le principe du levier pour permettre de mouvoir des charges lourdes. Il s'agit en réalité d'un modèle de brouette particulier.
- Le mot diable désigne aussi un récipent en terre cuite non émaillée utilisé traditionnellement pour faire cuire sans eau des légumes, notamment des pommes de terre. Il a deux parties symétriques qui enferment le contenu et est placé au sein même du feu.
- Le diable de Tasmanie est un marsupial carnivore qu'on trouve exclusivement en Tasmanie.

Bibliographie


- Alain Bourreau, Satan hérétique. Histoire de la démonologie (1280 - 1330), Éditions Odile Jacob, Paris, 2004.
- Robert Muchembled, Une histoire du diable. XIIe - XXe siècle, Le Seuil, Paris, 2000.
- « Le diable, de l'ange déchu à l'axe du mal », in revue Historia Thématique, n° 98, novembre-décembre 2005.

Voir aussi


- Bâton du diable
- Péchés capitaux
- Démon
- Satan
- Enfer
- Le Diable de Bessans

Liens externes


- [http://atheisme.free.fr/Themes/Diable.htm Citations sur le thème du Diable]
- [http://www.diable-cinema.net/ Le Diable dans les représentations cinématographiques] Catégorie:Créature fantastique Catégorie:Religion Catégorie:personnage biblique Catégorie:Satanisme ja:サタン simple:Devil

1480

Catégorie:1480
| |
Années 1460 | Années 1470 | Années 1480 | Années 1490 | Années 1500
1475 | 1476 | 1477 | 1478 | 1479 | 1480 | 1481 | 1482 | 1483 | 1484 | 1485
---- Cette page concerne l'année 1480 du calendrier julien.

Événements


- Bruxelles devient le centre européen de la tapisserie.
- Ivan III le Grand devient le chef de toute la Russie. Il libère Moscou du joug mongol, s'autoproclame tsar de Russie et commence l'unification de la Russie.
- L'Inquisition espagnole est établie pour interroger les hérétiques et convertir les Juifs.
- Ludovico Sforza devient duc de Milan.
- Léonard de Vinci décrit un parachute parfaitement fonctionnel.

Naissances en 1480


- Albrecht Altdorfer, peintre, graveur et architecte allemand
- Mathias Grünewald, peintre allemand
- Ferdinand Magellan, navigateur et explorateur portugais

Décès en 1480


- Tlacaelel, principal conseiller de trois souverains aztèques, Itzcoatl, Moctezuma Ier, Axayacatl et auteur d'une profonde réforme religieuse et sociale chez les Aztèques. ko:1480년

Alchimie

ja:錬金術 L'alchimie est un art ésotérique qui plonge ses racines dans l'antiquité grecque (école d'Alexandrie) et babylonienne et qui était répandu au Moyen âge en occident. Les écrits alchimiques font usage d'un symbolisme particulier destiné à en cacher le sens au commun des mortels. Le mot « alchimie » viendrait du mot arabe Al Kimia. Ce dernier mot signifie « la quantité » ou « la dose ». On retrouve des pratiques alchimiques dans les diverses civilisations de l'ancien monde : occidentale, arabe, indienne, chinoise. L'alchimie est communément considérée à tort comme l'ancêtre de la chimie moderne, celle-ci provenant en fait de la spagyrie et particulièrement la partie concernant le travail sur les « particuliers », faisant usage de composés d'origine minérale, végétale ou animale. La voarchadumie (ou archimie) quant à elle, vise uniquement à l'obtention de la transmutation des métaux par l'utilisation de techniques spécifiques associées à l'utilisation de composés d'origine uniquement minérale.

Histoire de l'alchimie

archimie Les alchimistes étaient supposés chercher le secret de la fabrication de la pierre philosophale, ou grand œuvre, censée être capable de transmuter les métaux vils en or, ou en argent. Mais derrière des textes hermétiques constitués de symboles cachant leur sens au profane, les alchimistes s'intéressaient plutôt à la transmutation de l'Âme, c'est-à-dire, à l'éveil spirituel. L'alchimie a ainsi des aspects néo-platoniciens, séparant matériaux élevés et purs de leurs équivalents impurs et corrompus. Toutefois, la quête alchimique des premiers temps, celle de l'élixir, peut être simplement thérapeutique ; ce qui explique l'importance de la médecine arabe dans le développement de l'alchimie. On sait en effet que les médecins arabes vont développer une thérapeutique complexe, inventant des médications extrêmement sophistiquées (sans être nécessairement efficaces), et des procédés de transformation des produits naturels (comme la distillation, l'alambic étant une invention du monde arabe). La pierre philosophale, l'élixir, ces finalités des tentatives alchimiques sont aussi des panacées, des médicaments universels. En ce sens, même si l'alchimie n'est pas un ancêtre direct de la chimie, on observe chez Paracelse, une transition entre alchimie et chimie par ce que le médecin suisse appellait iatrochimie. L'alchimie était censée opérer sur une Materia prima, Matière première, de façon à obtenir la pierre philosophale capable de réaliser la « projection », c'est-à-dire la transformation des métaux vils en or. Les trois phases de la transformation sont distinguées par la couleur que prend la matière au fur et à mesure : œuvre au noir, au blanc, au rouge. Elles semblent correspondre à trois types de manipulation chimique : Noir (cuisson et décomposition de la matière), blanc (processus de sublimation ou de distillation), et rouge (stade final, le rouge est la couleur solaire, soleil mis pour or). C'est à la phase de putréfaction (œuvre au noir) qu'étaient censés se libérer les deux agents primordiaux de l'œuvre : le soufre (chaud, sec, masculin) et le mercure (froid, humide, féminin). Leur fusion, symbolisée aussi par le Roi et la Reine, représente les noces chimiques dont le résultat (Rebis) est la naissance d'un enfant androgyne, le Sel Philosophal (œuvre au blanc). De là, on passerait à l'œuvre au rouge, entendu comme moment d'extase et d'illumination.

La transmutation possible ?

mercure Bien que certains alchimistes renommés aient prétendu réussir l'opération de transmutation en or, on sait, aujourd'hui que l'opération est chimiquement impossible mais physiquement réalisable. L'or comme les autres métaux étant des éléments simples (voir le Tableau périodique des éléments), seule une réaction nucléaire, modifiant les noyaux des atomes eux-mêmes, permettrait la production d'or. Et le coût de cette transmutation est bien plus élevé que la valeur de l'or produit. Il n'en reste pas moins que l'alchimie a fasciné des philosophes et des savants de toutes époques, tels Roger Bacon (1220-1292), Paracelse (1493-1541) ou Isaac Newton (1643-1727). Parmi les alchimistes les plus renommés, il convient de citer Nicolas Flamel (1330-1417), dont on prétendit qu'il tira une immense fortune de ses expériences de transmutation. Cette fortune aurait servit à bâtir de nombreux hôpitaux et églises. Pourtant, l'origine de sa richesse reste mystérieuse, et après sa mort, de nombreuses personnes cherchèrent en vain sa Pierre philosophale.

Voir aussi


- Eyrénée Philalèthe, Jean Le Pelletier, Fulvio Gherli, Blaise de Vigenere, Louis Sformo, Fulcanelli, Burensteinas, Jacques Bergier
- Lullistes
- zététique | science | chimie | physique | épistémologie
- Phénix
- Graal
- Table d'émeraude
- Pierre philosophale
- Grand Œuvre
- Rose-Croix
- Hagane no renkinjutsushi (plus connu en Europe par son sous titre fullmetal alchemist), un manga où elle est le centre de l’histoire. Elle permet de transmuter la matiere en autre chose de masse équivalente.

Liens externes


- [http://www.e-monsite.com/tpealchimie L'alchimie dans le temps et l'utilisation qui pourrait en être faite de nos jours] Petit site traitant de l'alchimie, pouvant mener à des débats grâce à un forum.
- [http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/ASavoret/lalchimi.html Qu'est-ce que l'alchimie ?] un texte éclairant écrit par André Savoret en 1947
- [http://www.alchymie.net/index2.html Alchymie.net] Quelques textes fondamentaux de l'Alchimie
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/alchimie.html Etude rapide de l'alchimie] Une présentation de l'héritage des forgerons sur l'alchimie, des traditions alchimiques chinoises, indiennes et grecques, et du mouvement alchimique du moyen-âge occidental.
- [http://www.geocities.com/nyssen/lao6.htm Les origines de l'alchimie]
- [http://www.librairiedumerveilleux.fr L'Alchimie Aujourd'hui] Informations sur le Laboratoire Alchimique - Forum de chercheurs - Documents inédits
- [http://perso.wanadoo.fr/chrysopee/somalc.htm Bibliotheque alchimique]
- [http://hdelboy.club.fr/intro_alchimie.htm un site perso] Le site le plus complet en français
- [http://www.levity.com/alchemy/index.html pour les gravures] le plus grand nombre de gravures mais en anglais.
- [http://www.orifaber.com/ Orifaber - L'Alchimie de nos jours]

Württemberg

ko:뷔르템베르크 ja:ヴュルテンベルク nb:Württemberg Catégorie:Ancien pays d'Europe
-
Le Wurtemberg (en allemand Württemberg) est un ancien État du sud-ouest de l'Allemagne. Sa capitale fut surtout à Stuttgart mais pour de courtes périodes le siège du gouvernement représentant le monarque fut placé à Ludwigsbourg et Urach. Le nom de la dynastie et l'état vient à l'origine d'une colline abrupte près de Stuttgart-Untertürkheim. Le Wurtemberg, d'abord un duché, devint un royaume après l'implosion de l'Empire germanique en 1806, durant le règne de Frédéric I. Ce royaume s'intégra dans le 2 Empire allemand fondé en 1871 et fit finalement partie de la république allemande de Weimar proclamée en 1918. Après la 2 Guerre mondiale, le Wurtemberg fut de même que le land pays voisin du Bade coupé en deux: le Wurtemberg-Hohenzollern dans le sud passa sous l'occupation française et le Wurtemberg-Bade dans le nord sous l'occupation américaine. Ce land comprenait aussi la partie nord de l'ancien pays de Bade alors que la partie sud appelé "Bade" était un land à part sous l'occupation française. Après la création de la république fédérale d'Allemagne en 1949, ces trois états fédéraux fusionnèrent en 1952 pour devenir le Bundesland du Bade-Wurtemberg. Il se situe entre 47° 34' 48" et 49° 35' 17" N. (225 km), et entre 8° 15' et 10° 30' E (160 km), soit 20 000 km. Il borde la Bavière à l'est et pour le reste avec Bade sauf pour une distance courte au sud avec Hohenzollern et le Lac de Constance.

Voir également :

Liste des rois de Wurtemberg

Luther

Théologie > Théologiens chrétiens célèbres ---- Martin Luther (10 novembre 1483, Eisleben - 18 février 1546, Eisleben) est un moine allemand qui s'est opposé à des dérives du catholicisme romain et a été l'initiateur du protestantisme (luthéranisme). Il a traduit la Bible en allemand, « la langue du peuple ». En 1517, il a présenté 95 thèses contre le trafic des indulgences, dont la publication marque, au moins symboliquement, le début de la Réforme. Réforme

Sa vie

Martin Luther est né à Eisleben, ville de Thuringe située dans le comté de Mansfeld. Son père, petit propriétaire aisé d'une mine de cuivre, nourrit de grandes ambitions pour son fils et veut qu'il fasse des études brillantes. Il l'envoie à Magdebourg en 1497, puis à Eisenach en 1498. À l'âge de dix-huit ans, Martin Luther entre à l'université d'Erfurt, se destinant à une carrière de juriste. Après y avoir été reçu bachelier en 1502, ses études à Erfurt se terminent en 1505 par l'obtention du grade de maître des arts. Il traverse cette année-là une crise personnelle profonde, hanté par la peur de la mort et ne sachant quelle orientation donner à sa vie.

Le moine

Selon Martin Luther, sa vocation monastique lui serait venue le 2 juillet 1505, lors d'un orage où il faillit être foudroyé par un éclair. Il fit alors le vœu suivant: « À mon aide, sainte Anne ! Je veux me faire moine. » Il est effectivement admis dès le 17 juillet 1505 au couvent des Augustins d'Erfurt, où il essaie aussitôt de rechercher la perfection par l'ascèse et les mortifications, tout en étant persuadé au fond de lui-même qu'il n'y arrivera jamais. En même temps, il continue à étudier la théologie et bientôt commence à l'enseigner : ordonné prêtre en 1507, il est désigné pour enseigner la philosophie au couvent d'Erfurt. Docteur en théologie en 1512, il occupe par la suite la chaire d'enseignement biblique à Wittenberg, ville où il sera à partir de 1514 également prédicateur de l'église. Enseignement, prédication et recherche personnelle sont alors les trois activités essentielles de Luther. 1514

Vers la Réforme

Certains font remonter les idées réformatrices de Luther à un séjour qu'il fit à Rome en 1510-1511 pour les affaires de son ordre. Ce n'est apparemment pas le cas, et les abus ecclésiastiques de l'époque ne semblent pas l'avoir ému outre mesure. Plus importants sont ses travaux sur les épîtres de Paul et son obsession du salut divin. Luther en est arrivé à se dire que l'homme doit accepter son état de pécheur, et qu'il est forcément imparfait devant Dieu, ce qui n'empêche évidemment pas la pénitence. En revanche, vouloir résoudre le problème du péché par des indulgences, le plus souvent versées en argent, est pour lui une pratique incompatible avec la piété et une façon trop facile d'éluder les vrais problèmes. Son conflit avec l'Église éclate en 1517, à propos de l'indulgence décrétée par le pape pour la construction de la basilique Saint-Pierre, indulgence soutenue en Allemagne par l'archevêque Albrecht de Mayence. Le 31 octobre, Luther écrit à l'archevêque pour lui demander de ne pas cautionner cette indulgence et joint à sa lettre les 95 thèses destinées à clarifier la doctrine des indulgences. On dit que ces 95 Thèses, également appelées Thèses de Wittemberg, auraient été placardées sur la porte de l'église du château de Wittenberg, mais on n'en a aucune preuve. En revanche, elles sont imprimées à la fin de l'année, provoquant agitation et scandale. Luther est dénoncé à Rome par l'archevêque Albrecht. Un an plus tard, commence contre lui un long procès qui aboutira à son excommunication.

Mise en œuvre de la Réforme

Face à Martin Luther, Rome a choisi l'affrontement, méconnaissant l'adversaire et sa pugnacité, et sans doute aussi la situation politique allemande. Le procès menant à son excommunication, loin d'affermir le catholicisme, n'a fait qu'accélérer le processus de la Réforme, qui de toute façon aurait sans doute eu lieu, avec ou sans Luther.

L'excommunication

Réforme En octobre 1518, Martin Luther est convoqué à Augsbourg, où le cardinal Cajetan est chargé d'obtenir sa rétractation. Peine perdue. Luther aggrave même son cas en juillet de l'année suivante (controverse avec Johann EckDispute de Leipzig –, qui sera l'organisateur de la Contre-Réforme dans l'Empire), en mettant en cause l'infaillibilité des conciles. En juin 1520, Rome publie la bulle Exsurge domine le menaçant d'excommunication, tandis que ses livres sont brûlés. Luther réagit avec la même violence, brûlant le 10 décembre à la fois la bulle papale et le droit canonique. L'excommunication, désormais inévitable, est prononcée le 3 janvier 1521 (bulle Decet romanum pontificem). Reste maintenant à mettre Luther au ban de l'Empire, ce qui ne peut se faire qu'après accord des États de l'Empire. À cet effet, la diète de Worms est convoquée en avril 1521 : Luther refuse à nouveau de se rétracter, réclamant d'être convaincu par le témoignage de l'Écriture et s'estimant soumis à l'autorité de la Bible plutôt qu'à celle de la hiérarchie ecclésiastique. L'édit de Worms décide alors de mettre Martin Luther et ses disciples au ban de l'Empire.

Les appuis politiques

On peut difficilement imaginer un moine mendiant luttant seul à la fois contre la toute puissante Église romaine et contre Charles Quint, le plus important souverain d'Europe. Certes, Charles Quint a d'autres chats à fouetter, mais Luther vient tout de même d'être mis au ban de l'Empire - ce qui signifie que n'importe qui peut le mettre à mort sans jamais en devoir rendre compte devant la justice. Martin Luther dispose cependant de divers appuis, celui du Landgraf de Hesse et surtout celui du prince-électeur de Saxe Jean Frédéric Ier dit Le Magnanime. Aussitôt sa condamnation prononcée, Frédéric le met à l'abri dans le château fort Wartburg. Il y demeure jusqu'au 6 mars 1522 sous le pseudonyme de chevalier Georges. C'est ici que Luther commence sa traduction de la Bible, d'abord par celle du Nouveau Testament. Après quelques mois de semi-captivité, il revint à Wittenberg et ne sera plus vraiment inquiété. Au contraire, la Réforme se répand dans les principautés voisines, façonnant une sorte d'unité allemande que Charles Quint ne peut combattre, empêtré qu'il est dans ses guerres contre la France. Lors de la diète de Spire (avril 1529), le souverain tente bien de reprendre les choses en main, mais il se heurte à six princes et quatorze villes qui protestent d'en appeler à un concile si Charles Quint veut revenir à l'édit de Worms. Cette protestation (au sens d'attestation solennelle) est à l'origine du mot protestant. La diète d'Augsbourg (1530), au cours de laquelle Melanchthon lit la Confession d'Augsbourg, confirme la résistance des princes protestants, qui forment la ligue de Smalkade en 1531. Les détracteurs de Martin Luther lui ont souvent fait grief de ce soutien des princes, lui reprochant d'avoir mis en place une religion qui n'est pas vraiment celle du peuple. Ils lui reprochent surtout son comportement pendant la guerre des Paysans (1524-1525), révolte provoquée par la misère mais liée aussi à la question religieuse et à des préoccupations proches des siennes (plusieurs leaders du mouvement étaient anabaptistes). En avril 1525, en des termes très durs, Luther se prononce pour une répression impitoyable de la révolte (il y aura en tout plus de 100 000 morts).

Développement du luthéranisme

Parti d'une quête théologique personnelle, Martin Luther se retrouve à la tête d'une nouvelle religion, qu'il lui faut organiser rapidement pour éviter tout débordement, comme ce fut le cas en 1522 à Wittenberg pendant que lui-même était retenu au château de la Wartburg : Andreas Bodenstein von Karlstadt avait alors profondément remanié la messe et encouragé l'iconoclasme, et il avait fallu de longues semaines à Luther pour reprendre les choses en main. Bien que profondément conservateur, Luther est condamné à faire évoluer la nouvelle Église évangélique, et à l'éloigner de plus en plus des traditions romaines. Il faut aussi la doter d'outils pédagogiques, ce qui sera fait en 1529 avec le Petit Catéchisme, à l'usage du peuple, et le Grand Catéchisme, destiné aux pasteurs. Entre temps, de nombreux changements avaient déjà eu lieu : suppression de la plupart des sacrements (seuls sont conservés le baptême et l'eucharistie), suppression des vœux monastiques et du célibat des prêtres, élection des pasteurs par des communautés locales, messe en allemand (1526) etc.
Illustrant sa réforme, Luther lui-même se marie en 1525 avec une ancienne religieuse, Catherine de Bora dont il eut six enfants.

Les dernières années

Luther a vécu toutes ses dernières années à Wittenberg. Il a été affecté par la gravelle, et a connu plusieurs périodes de dépression et d'angoisse (1527, 1528, 1537, 1538), dues au décès de sa fille Madeleine ou aux querelles entre protestants. Considéré par certains comme un vieillard acariâtre, il n'avait rien perdu de sa pugnacité. Son adversaire principal restait le Pape, pour lequel il n'avait pas de termes assez durs. Mais il s'en est également pris aux Juifs, coupables apparemment de ne pas s'être convertis à la nouvelle religion, et dont ils souhaitait voir les synagogues brûlées. L'antisémitisme de Luther lui a été longtemps reproché, d'autant que les nazis n'ont pas hésité à le revendiquer pour justifier leurs crimes. Martin Luther est mort le 18 février 1546, alors qu'il était à Eisleben, sa ville natale, pour régler un différend entre les comtes de Mansfeld.

Son œuvre

L'œuvre écrit de Luther est considérable : l'édition critique qui en a été publiée fait plus de cent volumes. Quelques textes ou ouvrages se détachent, soit par la richesse de leur contenu, soit par leur impact politique ou religieux :
- Les Quatre-vingt-quinze Thèses sur la vertu des indulgences (1517), considérées comme le point de départ de la Réforme.
- De la liberté du chrétien (1520), écrit adressé au pape Léon X.
- Pourquoi les livres du Papes et de ses disciples ont été brûlés par le Dr Martin Luther
- La papauté de Rome (juin 1520)
- Manifeste à la noblesse chrétienne de la nation allemande sur l'amendement de l'État chrétien (août 1520).
- la Captivité de Babylone ou Le prélude à la captivité babylonienne de l'Église (octobre 1520).
- De la liberté chrétienne (novembre 1520)
- Des votis monasticis (Des vœux monastiques) (fin 1521)
- Cantiques (à partir de 1524).
- De Servo Arbitrio (Du serf arbitre), réponse au texte d'Érasme intitulé Du libre arbitre (1525).
- Exhortation à la paix (avril 1525) - adressée aux paysans anabaptistes révoltés.
- Contre les bandes pillardes et assassines des paysans (1525)
- Messe allemande (1526).
- Petit Catéchisme et Grand Catéchisme (à partir de 1529).
- Traduction de la Bible (achevée en 1534).
- Propos de table (Tischreden), 7 075 textes recueils par ses amis. En musique, le choral doit son existence à la réforme luthérienne.

Sa théologie

Voir aussi

Articles connexes


- Jean Calvin
- David Chytraeus
- Jan Hus
- Philippe Melanchthon
- Johann Tetzel
- Ulrich Zwingli

Sources et bibliographie

Jean Delumeau, Naissance et affirmation de la Réforme, Nouvelle Clio, PUF

Liens externes et références


- [http://www.egliselutherienne.org/bibliotheque/PC Petit Catéchisme de Martin Luther, 1529]
- [http://www.archiv-vegelahn.de/nachschlagwerke_luther.html Martin Luther - Eine Bibliographie (German)] Luther, Martin Luther, Martin Luther, Martin Luther, Martin Luther, Martin Luther, Martin Luther, Martin ja:マルティン・ルター ko:마르틴 루터 ms:Martin Luther simple:Martin Luther

Cracovie

Catégorie:Géographie de la Pologne Cracovie (en polonais : Kraków, à prononcer « Cracouf») est une des villes les plus anciennes et les plus importantes de Pologne. C'est la capitale de la Voïvodie de Petite-Pologne (en polonais : województwo malopolskie) depuis 1999, auparavant elle était la capitale de la Voïvodie de Cracovie depuis le . La ville historique se situe sur la Vistule au pied de la colline de Wawel. Avec ses 745 000 habitants, elle est la troisième plus grande ville de Pologne mais est le centre culturel et scientifique du pays. En fait, Cracovie était avant Varsovie la capitale de la Pologne et elle est toujours considérée comme le véritable centre du pays avec ses traditions et son passé vieux de plus de 1000 ans. C'est le siège de l'Université jagellonne, la plus ancienne université de l'Europe de l'Est. Cracovie est devenue un centre touristique important aussi bien au point de vue national qu'international et elle accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs. Université jagellonne

Histoire

IVe siècle

Premières traces d'habitations sur la colline de Wawel.

VIIIe siècle

L'histoire de Cracovie commence avant la création de l'état polonais en tant que capitale du peuple vistule. Selon la légende, la ville a été fondée par le chef de ce peuple, Krak, sur la colline Wawel au-dessus de l'antre d'un dragon. Les premiers écrits historiques font état d'un peuple slave s'installant sur les bords de la Vistule au . Il y est fait mention que le prince des vistules a été baptisé. Sans doute faut-il y voir le signe que Cracovie faisait partie de la Grande Moravie.

Xe siècle

Quand la Grande Moravie est détruite par les Hongrois, Cracovie est signalée comme étant une des villes administrées par les rois de Bohême. À la fin du , Cracovie est un centre de commerce et d'échanges important et conquise par Boleslaw I Chrobry, elle passe sous la domination de la dynastie Piast. Des données historiques tangibles sont disponibles après l'an 1000. Les premiers monuments en pierre sont édifiés à cette époque : un château, des églises romanes, une cathédrale, une basilique ainsi que les églises St. Félix et Adaukt.

XIe au XIIIe siècle

En 1038, Cracovie devient la capitale de la Pologne. À partir de 1072, Saint Stanislas, saint-patron de la Pologne, est évêque de la ville. 200 ans plus tard, la cité est presque totalement détruite par les raids des Tatars. En 1257, Cracovie est reconstruite et on peut en voir le résultat encore aujourd'hui dans la vieille ville. Sous le règne de Sigismund du Luxemburg, elle devient membre de la ligue hanséatique. Depuis 1150, il existe une école de latin sous la direction de l'évêché de Cracovie et Casimir III de Pologne (Casimir le Grand) y fonde en 1364 l'Université Jagiellon (la 2ème plus ancienne université en Europe centrale après celle de Prague). L'archevêque de Cracovie est alors l'égal des princes de l'empire.

XIVe siècle

En 1308, la rebellion des citoyens germanophones de Cracovie est écrasée par le roi de Pologne. La Pologne y perdra Gdańsk, annexée par l'Ordre Teutonique. Les citoyens germanophones taisent leurs ambitions politiques et essayent de se '« poliniser » le plus rapidement possible, apprenant le polonais. Cracovie connaît une période florissante sous le règne de la dynastie lituanienne Jagiellon (1386 - 1572) qui entretenait de bonnes relations avec les Habsbourg. Capitale d'un état puissant, elle devient un centre bouillonant des arts et sciences, admirée par les étrangers et encensée par les poètes. De cette époque datent de nombreux monuments et œuvres artistiques de la Renaissance.

XVe siècle

En 1475, le duc George le Riche de Bavière demande la main de Hedwig, fille de Casimir IV Jagiello. Après un voyage de 2 mois, Hedwig arrive à Landshut où son mariage est célébré avec fastes (Landshuter Hochzeit). En 1488, l'humaniste et poète lauréat de l'empire Conrad Celtes fonde la Sodalitas Litterarum Vistulana, une société de savants basée sur le modèle des Académies Romaines. L'année suivante, Veit Stoss de Nuremberg apporte la dernière touche au grand autel de l'église Notre Dame. Il finira aussi le sarcophage de marbre pour Casimir IV Jagiello. De nombreux artistes (principalement de Nuremberg) travaillaient à Cracovie. Avant 1500, Haller met en place la première presse d'imprimerie à Cracovie.

XVIe siècle

Copernic étudie à Cracovie. En 1505, le « Balthasar Behem Codex », du nom du chancelier de Cracovie, décrit et règlemente les statuts des corporations des citoyens de langue allemande dans la ville. En 1520, Johann Behem ordonne la production de la cloche Sigismund qui est aujourd'hui encore la plus grosse cloche de Pologne. À cette époque, Hans Dürer, le plus jeune frère de Albrecht Dürer, est peintre à la cour de Sigismund I Jagiello. Hans von Kulmbach termine l'autel de l'église Saint-Jean. La mort de Sigismund II Jagiello en 1572 met fin à la dynastie Jagiello. En 1596, le roi Sigismund III Vasa transfère la résidence royale à Varsovie qui a été annexée par la Pologne (elle faisait partie auparavant du duché de Masovie). Cracovie voit son influence diminuer et perd de son importance d'autant plus qu'elle est affaiblie par les pillages lors des invasions suédoises et par la peste qui fait 20 000 victimes.

XVIIe au XIXe siècle

La Pologne doit faire face aux envies de puissance de ses pays voisins, la Prusse et la Russie ayant des vues sur ce territoire. Tadeusz Kosciuszko lance un dernier mouvement d'insurrection à partir de Cracovie pour tenter de maintenir l'indépendance de la Pologne mais cela se termine par un échec et en 1795, le pays est partagé entre la Prusse, la Russie et l'empire autrichien qui hérita de Cracovie (incorporée à la province de Galicie). L'année 1809 apporte la libération à Cracovie qui est intégrée au Grand Duché de Varsovie. Entre 1815 et 1846, elle est même une « ville libre » (Ville Libre de Cracovie). En 1846, après une nouvelle tentative de rebellion, Cracovie repasse sous le contrôle de l'empire autrichien. Après la guerre austro-prussienne de 1866, l'Autriche accorde l'autonomie à la province galicienne en échange de la loyauté polonaise. Cracovie est de nouveau un symbole national. Les Autrichiens étant moins durs que les Russes ou les Prusses, Cracovie peut s'épanouir et redevenir le centre culturel et artistique de la Pologne. De célèbres peintres, écrivains et poètes y viennent travailler : Jan Matejko, Stanislaw Wyspianski, Stanislaw Ignacy Witkiewicz, Stanislaw Przybyszewski, Jan Kasprowicz, Juliusz Kossak et Wojciech Kossak. Cracovie devient le principal centre du modernisme polonais dont les plus grands représentants sont Wyspianski et Przybyszewski. A Cracovie et Varsovie, des mouvements de libération nationale sont actifs malgré l'occupation et les mesures cohercitives et décourageantes prises par les puissances occupantes (usage du polonais banni dans de nombreuses régions...).

XXe siècle

Lors de la Première Guerre mondiale, les troupes de Cracovie combattent aux côtés des puissances de l'Axe avec l'Allemagne et l'Autriche afin d'accéder à l'indépendance. En 1918, c'est chose faite : Cracovie et la Galicie font partie de la Pologne. En septembre 1939, Cracovie tombe aux mains des Nazis à la suite du reste de la Pologne. Elle devient la capitale des territoires occupés polonais. Le gouverneur Hans Frank aménage des camps de concentration dans les environs à Plaszow et Auschwitz. Bien que les occupants firent quelques dégâts, Cracovie a été globalement préservée des bombardements et de destructions massives mais elle a souffert de la perte de nombreux habitants : juifs et savants ont été déporté. Ainsi, plus de 150 professeurs et scientifiques de l'Université Jagiellon, réunis pour un sommet, y ont été arrêtés et déportés au camp de concentration Sachsenhausen où la plupart périrent. Après la Seconde Guerre mondiale, l'URSS essaye de diminuer l'influence des cercles artistiques et intellectuels de Cracovie afin de faciliter le passage de la Pologne à un état socialiste. Une nouvelle ville voisine Nowa Huta est créée où fut construite la plus grande usine de production d'acier au monde à l'époque (dont les émissions gazeuses ont endommagés le centre historique). Le but était d'attirer des travailleurs socialistes pour contrebalancer le poids des intellectuels capitalistes. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la population de Cracovie a quadruplé et la ville est redevenue le centre culturel de la Pologne. En 1978, l'Unesco a inscrit Cracovie sur la liste du patrimoine mondial. Il y a trois siècles, Cracovie obtenait le titre honorifique de « totius Poloniae urbs celeberrima » qui reflète le caractère unique et exceptionnel de cette ville, ancienne capitale de la Pologne, ville de l'astronome Nicolas Copernic et du pape Jean-Paul II.

Architecture et monuments

Architecture

Cracovie n'a subi pratiquement aucune destruction depuis celle des Tatars au Moyen Âge et l'industrialisation s'est faite essentiellement en dehors de la ville. La ville est donc riche d'exemples de toutes les époques, surtout de la Renaissance, mais aussi de style baroque et néogothique (Collegium Novum). L'intérieur des bâtiments a lui aussi été épargné des pillages et les palais, églises et anciennes résidences aristocratiques de Cracovie brillent par la richesse des détails architecturaux, les vitraux, peintures et sculptures, ornementations... Depuis 2002, les « trous » dans la ville sont comblés par des constructions nouvelles s'intégrant dans le paysage architectural de la ville.

Quelques monuments

Parmi les centaines de monuments historiques, voici quelques-uns particulièrement intéressants : le Château Royal et la Cathédrale sur la colline de Wawel où le roi Jean III Sobieski est enterré; la Vieille Ville médiévale avec un des plus beaux parcs d'Europe; des douzaines de vieilles églises et de musées; les bâtiments de l'Université Jagiellon datant du ; ainsi que Kazimierz, le centre historique de la vie religieuse et sociale des Juifs de Cracovie. L'ëglise gothique Sainte-Marie, construite au , se dresse sur la place du marché avec son célèbre autel de bois de Witt Stwosz. Chaque heure, le son d'une trompette (hejnal) est lancé vers les quatre directions du haut de la plus élevée des deux tours de l'église. Ceci rappelle à tous le joueur de trompette du XIIIe siècle qui fut transpercé d'une flèche alors qu'il donnait l'alarme d'une invasion tatare. Le hejnal de midi est retransmis en direct à travers toute la Pologne sur la station de radio Jedynka. Cracovie est aussi le point de départ d'excursions vers les mines de sel à Wieliczka,les églises en bois, les montagnes Tatras, Czestochowa, l'ancien camp de concentration d'Auschwitz ou encore vers la parc national Ojcow.

Vie culturelle

Culture

Cracovie compte de nombreux théâtres dont :
- le Vieux Théâtre (Stary Teatr)
- le Théâtre Slowacki
- l'Opéra de Cracovie
- l'Opérette de Cracovie La richesse de la vie culturelle de Cracovie peut être soulignée à travers les collections des 28 musées et galeries nationales parmi lesquels le Musée National et le Musée Czartoryski qui possèdent de véritables trésors (par exemple, des œuvres de Léonard de Vinci et de Rembrandt, des sculptures, des chefs d'œuvre d'orfévrerie et des documents exceptionnels) Chaque année, de nombreux évènements artistiques se tiennent à Cracovie, certains ayant même une portée internationale. On peut noter le Festival du Court Métrage, le Festival« Genius Loci » à Kazimirz en octobre, le Festival de musique classique dans des lieux historiques en août ou encore le Festival de Jazz à « Pod Baranami » en juillet... La grande tradition culturelle de la ville inspire la créativité des artistes modernes polonais et nombreux sont ceux qui ont choisi de vivre et de poursuivre leur carrière artistique à Cracovie :
- Tadeusz Kantor
- Nigel Kennedy
- Czesław Miłosz
- Slawomir Mrozek
- Krzysztof Penderecki
- Zbigniew Preisner
- Wisława Szymborska Méttais aussi le Palai de Wawel

Personnes


- Alexander Abusch
- Stefan Banach
- Daniel Bogusz
- Boleslas III le Bouche-Torse
- Krzysztof Borek
- Carl Carl
- Ewa Demarczyk
- DJ Tomekk
- Robert Gadocha
- Mordecai Gebirtig
- Henryk Grossmann
- Ludwig Gumplowicz
- Friedrich Halm
- Wojciech Has
- Roman Haubenstock-Ramati
- Zvi Hecker
- Jerzy Hoffman
- Josef Hofmann
- Stanislaus Hosius
- Roman Ingarden
- Jan I.
- Holy Kasimir
- Jan II. Kazimierz
- Zygmunt Konieczny
- Ewa Lipska
- Franciszek Macharski
- Jan Matejko
- Edward Ochab
- Karin Reschke
- Jan Rokita
- Sigismond II
- Jerzy Stuhr
- Grzegorz Turnau
- Karl Freiherr von Urban
- Vladislav II
- Wanda Wasilewska
- Wladyslaw II

Education

Cracovie est un centre de formation important. Il y a 12 universités regroupant 10 000 scientifiques et 51 000 étudiants. Liens vers ces établissements :
- [http://www.ae.krakow.pl/ Akademia Ekonomiczna]
- [http://www.uci.agh.edu.pl/ University of Mining and Metallurgy (Akademia Gorniczo-Hutnicza)]
- [http://www.cyf-kr.edu.pl/KRAKOW/AM/ Akademia Muzyczna]
- [http://www.ar.krakow.pl/ Akademia Rolniczna]
- [http://www.cyf-kr.edu.pl/KRAKOW/AA/ Akademia Sztuk Pieknych]
- [http://www.cyf-kr.edu.pl/KRAKOW/UM/PWST/ Panstwowa Wyzsza Szkola Teatralna]
- [http://www.pk.edu.pl/ Politechnika Krakowska]
- [http://www.uj.edu.pl/ Jagiellonian University (Uniwersytet Jagielo?ski)]
- [http://www.wsp.krakow.pl/ Wyzsza Szkola Pedagogiczna]
- [http://www.wszib.krakow.pl/ Wyzsza Szkola Zarzadzania i Bankowosci]
- [http://www.v-lo.krakow.pl/ V Liceum Ogólnokształcące im. Augusta Witkowskiego]
- [http://www.nowodworek.krakow.pl/ I Liceum Ogólnokształcące im. Nowodworskiego]

Musées

Quelques uns des nombreux musées de la ville :
- Musée National (Léonard de Vinci, Rembrandt)
- « Bunkier Sztuki » (Art moderne)
- Galerie dans la Halle aux Draps Sukiennice (Peintures et sculptures polonaises du XIXe siècle)
- Maison de Jan Matejko
- Maison Manggha (il ne s'agit pas de mangas japonais mais de collections toutefois japonaises)
- Musée Archéologique avec une exposition permanente sur « 1000 ans, Cracovie et l'Égypte »
- Musée de l'Université Jagellone
- Château Royal de Wawel

Jumelage

Cracovie est jumelée avec Zagreb et Liège.

Galerie de photos

Image:Cracovie Notre-Dame.jpg|La basilique Notre-Dame (2003) Image:Krakow_Sukiennice.jpg|Mes Halles Image:Piazza_del_Mercato_di_Cracovia.JPG|Eglise Notre-Dame Image:Gothic altar veit stoss.jpg|Retable de Wit Stwosz Image:Krakow_Boze_Cialo-2.jpg|Eglise Saint Casimir Image:Kambielanykr.jpg|Eglise Saint Benoît Image:Teatr Slowackiego.JPG|Theatre Slowacki Image:Krakow-Wawel-Courtyard.jpg|Chauteau de Wawel Chauteau Image:Kalplica_wawel.jpg|La Cathédrale Notre-Dame du Wawel Image:Katedra_na_wawelu.jpg|La Cathédrale Notre-Dame du Wawel Image:Krakow nagrobek Kazimierza W.jpg|Tombeay de Casimir III Image:Krakau_PeteruPaul.jpg|Eglise des SS Pierre et Paul

Voir aussi

Article connexe


- Liste des monarques de Pologne

Liens externes

Principaux liens


- [http://www.krakow.pl/fr/ Site officiel de la ville de Cracovie (krakow.pl)] : Vous pourrez y trouver par exemple des webcams
- [http://www.krakow2000.pl/pk2001/en/index.html Kraków 2000, site informant des événements culturels sur Cracovie]

Cracovie en image


- [http://krakow4u.pl/fra_index.php?parametr=fra_glowna_s Photos de Cracovie sur Cracow4u]
- [http://www.zacharz.com/krakow2k5/krakow.htm Photos de Cracovie sur zacharz.com]
- [http://hometown.aol.de/Questius/Polska/Krakow.htm Photo de Cracovie sur hometown.aol.de]
- [http://www.travelphoto.pl/Polska/TP00040/TP00040.htm Photos de Cracovie sur travelphoto.pl]
- [http://www.seepoland.pl/ Panoramas de Cracovie sur seepoland.pl]

Tourisme


- [http://www.vanupied.com/cracovie Guide différent de Cracovie] : Atmosphere et où sortir, images et sons, liens et informations pratiques sur Cracovie.
-
[http://www.wrotamalopolski.pl/root_fr_Card+de+Malopolska/Region+incomparable/Zaproszenie/ Visitez la région Malopolska autour de Cracovie sur wrotamalopolski.pl]
- [http://www.wawel.krakow.pl/fmenu.htm Château Royal du Wawel] : Histoire du château, le musée, expositions, informations pratiques, etc.
- [http://wikitravel.org/fr/Cracovie Article sur Cracovie sur wikitravel.org]
- [http://cracovie.zaprasza.net/ Informations pratiques sur zaprasza.net]
- [http://www.inyourpocket.com/poland/krakow/en/ Guide Cracocie In Your Pocket] (Cracovie dans votre poche)
- [http://www.krakow-info.com/ Krakow Info]
- [http://www.explore-krakow.com/ Explore-Cracovie] : mine d'information sur Cracovie
- [http://www.go-cracow.com/en/ Go-Cracovie]

Se loger


- [http://www.cracowonline.com/accomodation_fr.php Cracovie Online] : possède notament un outil de recherche d'hôtel. L'outil de recherche est disponible en français, le reste du site est en anglais.
- [http://www.warsawshotel.com/index_fr.htm Hôtels et appartements à Cracovie sur 'warsawshotel.com]

Y aller en avion


- [http://www.lotnisko-balice.pl/eng/ Site officiel de l'aéroport
John Paul II de Cracovie]
- [http://www.lot.pl/ Site de la compagnie aérienne polonaise
LOT]
- [http://www.centralwings.com/ Vol à bas prix sur
centralwings.com]

Divers


- [http://www.krakow-valley.com/ Krakow Valley Golf & Country Club] (club de golf)
- [http://maps.google.com/maps?ll=50.061607,19.937267&spn=0.030781,0.040036&t=k&hl=fr Vue par satellite de Cracovie sur
maps.google.com] (centré sur la place du marche ;-)) Catégorie:Capitale européenne de la culture Catégorie:Cracovie Catégorie:Hanse Catégorie:Patrimoine mondial en Pologne Catégorie:Ville de Pologne als:Krakau ja:クラクフ

Jésus de Nazareth

Jésus dit Jésus de Nazareth appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec: Ιησούς Χριστός (Iesous Christos), Christ signifiant étymologiquement oint) est le personnage central du christianisme ; il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils de Dieu (vrai Dieu et vrai homme, en une seule personne). Les catholiques, les protestants et les orthodoxes le célèbrent religieusement, et même l'adorent en tant que Dieu (deuxième personne de la Trinité) ; d'autres courants chrétiens le célèbrent religieusement en développant des christologies plus variées. Les musulmans le considérent comme le dernier grand prophète avant Mahomet.

Résumé de la vie de Jésus

D'après les Évangiles, Jésus est né dans le village de Bethléem. Le recensement des populations sous occupation romaine ayant été ordonné par un édit de César Auguste, Marie, mère de Jésus, et son époux Joseph, furent contraints de rejoindre leur village d'origine. La naissance de Jésus à Bethléem accomplit parfaitement la prophétie de Michée ; certains pensent que cette affirmation est surtout symbolique, car Bethléem, en hébreu la maison du pain, est réputée « ville de David » où le Messie doit naître. Pour certains historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le nazaréen », serait probablement né quelques années avant l'an 1 du calendrier chrétien (et donc, devrait-on dire, « avant Jésus-Christ » !) à Nazareth (encore que l'existence de cette ville ne soit pas attestée par l'archéologie pour le premier siècle de notre ère). L'adjectif « nazaréen » entendu comme « homme du village de Nazareth » résulte d'un abus de langage de compilateurs tardifs. « De Nazareth » ou « nazaréthain » se traduit en grec par Nazarethenos, Nazarethanos, ou Nazarethaios et non par Nazarenos, Nazôraios ni même Nazarénos comme on le trouve dans les Évangiles (« nazaréen »). Le « nazaréen » se rapproche plus certainement du nazîr (hébreu : נזיר nazīr, abstinent, ermite) qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière ou de neser (hébreu : נצר neṣer, descendant ; rejeton). Les premiers disciples de Jésus furent nommés nazaréens. Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes (Actes XXIV; 5) : :Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens. Le terme a été utilisé par l'empereur Julien l'apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains). Julien l'apostat Selon les Évangiles de Matthieu et Luc, cette naissance a lieu durant la dernière année du règne de Hérode I le Grand, soit 4 ans avant l'ère qui porte son nom (il est cependant précisé dans l'Évangile de Luc que cette naissance a lieu durant un recensement. Le seul connu à cette époque est celui de Quirinius, qui a eu lieu en l'an 7), et mort à Jérusalem en l'an 30 ou 33, crucifié sous le mandat du procurateur Ponce Pilate. Les Évangiles rapportent :
- la naissance virginale dans le prologue de deux des quatre évangiles (Matthieu et Luc). Ces prologues sont estimés, par une partie des spécialistes, plus tardifs que le reste du texte (mais sans preuve philologique). Les évangiles mentionnent également la correspondance du récit de sa naissance avec plusieurs prophéties de l'Ancien Testament.
- sa transfiguration entre Moïse et Élie (dans l'évangile selon Marc). L'apparition des personnages de Moïse et de Élie est considérée par certains comme hautement symbolique. Moïse est un fondateur de religion et Élie est le prophète le plus aimé du judaïsme. Élie est réputé n'avoir pas connu la mort, être monté aux cieux de son vivant et devoir revenir en même temps que le Messie. Ce fut également, toujours selon l'Ancien Testament, le sort d'Enoch.
- sa Passion, c'est-à-dire ses souffrances et sa mort sur la croix (instrument de supplice) ;
- sa Résurrection constatée au matin de Pâques ;
- son Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement de son corps au ciel). Les quatre évangélistes font le lien avec quelques passages des prophètes des siècles antérieurs (notamment dans le livre d'Isaïe et les Psaumes) comme annonce de la passion et de la résurrection de Jésus, et de son rôle de Messie. Les Actes des Apôtres rapportent :
- la Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message ;
- les débuts de l'Église et de son expansion. Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds et de paralytiques. En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : celle de l'esclave d'un centurion romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.

Message de Jésus

Marie Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans :
- les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc).
- les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qui constituent un tout indissociable. Autrement exprimé dans : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (Jean VI:20). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament (Lévitique 19-18: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
- l'injonction d'aimer son prochain, fût-il son ennemi.
- Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». (Matthieu IV:17)
- L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile de Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.
- Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » Plus qu'un simple "message", Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.

Perspectives religieuses

Christianisme

Résurrection Les chrétiens croient que Dieu est un Dieu "trinitaire", c'est-à-dire un Dieu unique qui s'exprime et vit, en communion d'amour, en trois personnes (étymologiquement, le terme "personne" correspond au masque porté par un acteur de théatre). Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Il a utilisé plusieurs méthodes, dont les prophètes, visions et rêves pour renouer cette relation. Selon la Bible, Dieu a finalement pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer directement qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité. La vie de Jésus et des premiers chrétiens est racontée dans le Nouveau Testament. Les témoignages de la vie de Jésus se trouvent principalement dans les évangiles, mais il y a aussi des références dans les écrits de Paul -par exemple, la première épître aux Corinthiens. Jésus de Nazareth est souvent appelé "Jésus-Christ". Le mot "Christ" (grec - équivalent de "Messie" en hébreu) veut dire "Oint de Dieu". Les Israélites croyaient que Dieu enverrait quelqu'un pour les libérer et instaurer le "Royaume de Dieu", une transformation qui ferait que Dieu deviendrait le seul Roi de la Terre, que les péchés seraient pardonnés, le Temple restauré, que les Romains seraient renvoyés d'Israël. Ils ont appelé cette personne le Messie. Selon le Nouveau Testament, Jésus était ce Messie, mais ce n'était pas le Messie que les gens autour de lui attendaient. Il était très critique envers les autorités religieuses, ignorait les règles de la Loi quand l'amour le demandait, et passait beaucoup de temps avec les pauvres, les démunis et les rejetés de la société. Il a parlé d'une relation avec Dieu, non par l'intermédiaire des autorités, mais directement. Finalement, les autorités religieuses en ont eu assez, et ont persuadé les Romains de le crucifier. Il est mort sur cette croix et puis enterré. Ça aurait dû être la fin. Un Messie mort n'était pas un Messie du tout, les Romains étaient toujours là...Rien n'avait vraiment changé. Même si Jésus avait fait des miracles, même si plusieurs le croyaient le sauveur d'Israël, la crucifixion semblait éliminer toute possibilité d'espoir. Alors pourquoi entendons-nous toujours parler de lui ? Selon les Évangiles, Jésus est "ressuscité" le troisième jour après sa mort. Ce n'est pas une question de "revenir à la vie", comme dans certaines mythologies, mais pour les Israélites, un jour viendrait, à la fin du temps, quand tous les justes passeraient de l'autre côté de la mort, vers une vie épanouie, transformée et sans fin sur Terre. La suite de l'histoire commence quand quelques femmes visitent le tombeau et le trouvent vide. Ensuite c'est le chaos généralisé. Beaucoup de gens voient Jésus dans les jours qui suivent. Il est pareil, mais aussi différent. Il peut manger, mais aussi apparaître au milieu d'une pièce fermée. Il semble bien qu'il soit "ressuscité". Bien évidemment, d'un point de vue historique il est difficile de se prononcer sur cette suite de l'histoire, et les débats continueront, mais c'est l'explication que nous trouvons dans la Bible. Pour ceux qui croient qu’il est ressuscité, c’est comme un effet de dominos pour leurs croyances. Si Jésus est ressuscité, alors peut-être qu’il n’est pas rejeté par Dieu –un Messie raté– après tout. Les prophètes ont parlé de quelqu’un qui mourrait pour les péchés du monde. Est-ce que la mort de Jésus veut dire que le pardon est maintenant possible ? Et si le Règne de Dieu a vraiment commencé avec Jésus, alors comment ce Règne peut-il s’étendre sur la Terre ? Est-ce que, plus que juste un prophète, Jésus était Dieu lui-même comme il l’a dit ? Et qu’est-ce que cela implique pour notre relation avec Dieu ? Les premiers Chrétiens –ceux qui ont cru en Jésus– ont répondu « oui » à toutes ces questions. Pour eux, la mort et résurrection rendent possible une relation restaurée avec Dieu, non par des intermédiaires religieux, mais directement par Jésus. C’était maintenant à eux de faire avancer le règne de Dieu que Jésus a commencé, de voir les gens guéris, pardonnés, restaurés – « aimer Dieu et aimer les autres » comme Jésus l’a dit. Comment vont-ils faire ?
- Pour la suite, voir Pentecôte.

Islam

Contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine, l'islam le considère comme un prophète, et comme l'un des plus importants. Il est loué à de multiples reprises dans le Coran. Le Coran précise bien qu'il est né de Marie (Coran II; 87), qu'il est le Messie, que Marie est mère et vierge (Coran III; 45-47 ou XXI; 91). Mais Jésus, selon le Coran, n'est ni Dieu, ni fils de Dieu (Coran V; 17). Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais une autre personne a été crucifiée à sa place par erreur (« ce n'était qu'un faux semblant ») (Coran IV; 157), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui. Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad. Il serait, selon le Coran, monté vivant auprès de Dieu, c'est lui qui reviendra au moment du jugement dernier (pour lutter contre l'anté-Christ et détruire les croix). Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que musulman. Le Coran le nomme Îsâ (arabe : عِيسى `īsā), tandis que la Bible en arabe le nomme Yesû`a (arabe : يسوع yasū`a). L'historien traditionaliste Tabarî (839-923) raconte à propos de la crucifixion l'épisode suivant : :Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesû`a, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de Îsâ à Yesû`a, leur chef. […] Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : Je suis Josué. Ils répondirent : Tu mens; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible. Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix. :Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : « Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux semblant. » (Coran IV; 156). ::Tabarî (La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides) Cette croyance est héritée du docétisme, dénoncé comme une hérésie dès les premiers siècles du christianisme. Les docètes refusent l'idée que Jésus ait pu souffrir, soit parce qu'il n'a que l'apparence d'un corps, soit parce que c'est un autre qui a pris sa place sur la croix. Dans le Coran, le mot le plus fréquemment utilisé pour désigner les chrétiens est nasârâ (arabe : نَصَارَى naṣārā).

Le nom de Jésus

Jésus est une translittération grecque d'un diminutif araméen de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : ישו yešū), traduit également par Josué (hébreu: יהושע yehōšu`a). Le sens du mot est Dieu sauve, Dieu est salut, salut, santé, aisance financière. Le nom Jésus est souvent utilisé pour désigner Jésus de Nazareth également nommé Jésus-Christ. Il est attesté comme prénom pour Barabbas1, le chef de guerre libéré par Ponce Pilate dans le texte de l'Évangile selon Matthieu XXVII:16-17 et comme prénom pour Ben Sirach, l'auteur du Siracide, livre de sagesse de la Bible. Le nom AbIeschwa est aussi attesté et signifie mon père est aisé. (Source BDB-THAYER) Dans ses textes, Flavius Josèphe cite plusieurs individus nommés Jésus :
- « Jésus, fils de Sapphas, un des grands-prêtres », gouverneur d'Idumée et également « premier magistrat de Tibériade » (Guerre des Juifs, Livre II, XX.4 et XXI.3 et livre III)
- Jésus, un des grands-prêtres (Guerre des Juifs, Livre VI, II.2) peut-être le même que le prêtre « Jésus, fils de Thebouthi » (Guerre des Juifs, Livre VI, VIII.3)
- « Jésus, fils d'Ananias » qui prononce des présages contre Jérusalem (Guerre des Juifs, Livre VI, V.3)
- un « Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre » contemporain de Darius (Antiquités juives, livre XI, III.1)
- Jésus, fils du grand prêtre Onias, qui hellenisa son nom en Jason, contemporain d'Antiochos Épiphane (Antiquités juives, livre XII, V.10) 1. La traduction œcuménique de la Bible indique « De nombreux manuscrits omettent le mot Jésus devant Barrabas. »

Citations sur Jésus


- « Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
- « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », Saint Paul - 1 Timothée 2:5-6
- « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », Saint Paul - Éphésiens 3:16
- « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au père que par moi. », dixit Jésus d'après Jean 14:6. "je suis un homme à part entiere, je suis un dieu à part entiere, je suis l' Esprit saint à part entiere" [Jésus lui même]

Reliques


- Le Saint-Suaire
- Le saint Calice
- Les clous de la Passion de Jésus
- Le saint prépuce de Jésus
- La couronne d'épines de Jésus
- Les morceaux de la Croix
- Le précieux sang de Jésus

Voir aussi


- Ce que les théologiens déclarent de Jésus se nomme christologie.
- Ce que l'histoire pense de Jésus s'élabore dans les diverses quêtes du Jésus historique.
- Jésus (prénom)
- Marie-Madeleine
- Unitarisme (théologie)

Lire aussi


- Daniel Marguerat, E. Norelli, J.-M. Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides.
- Philip Yancey, Ce Jésus que je ne connaissais pas, Éditions Farel, ISBN 2863142534.
- Raymond E. Brown, The Death of the Messiah, 2 volumes, Éditions Doubleday, 1994 ; traduction française, La Mort du Messie. Encyclopédie de la Passion du Christ, de Gethsémani au tombeau. Un commentaire des récits de la Passion dans les quatre Évangiles, Éditions Bayard, 2005, 1 712 pages, ISBN 2227350253.
- Écrits intertestamentaires, La Pléiade.
- Écrits apocryphes chrétiens, La Pléiade.
- Charles Guignebert, Jésus, Albin Michel
- Charles Guignebert, Le Christ, Albin Michel
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Corpus christi.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Enquête sur l'écriture des évangiles, Mille et une nuits
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus contre Jésus, Seuil.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus illustre et inconnu, Desclée de Brouwer.
- Heindel, Max, Cosmogonie des Rose-Croix: "Le Christ et Sa Mission" (Chapitre XV), ISBN 0-88112-044-8, novembre 1909 [http://www.rosicrucian.com/foreign/rcc/rccfre15.htm www]
- Heindel, Max, Comment reconnaîtrons-nous le Christ à Son Retour?, mai 1913 (text intégral tachygraphié d'une conférence) [http://www.rosicrucian.com/foreign/mi/ti02fre33.htm www]

Liens externes


- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/jesus_christ.asp Citations, vie et portaits de Jésus-Christ]
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Jesus.htm Jésus-Christ vu par les athées]
- [http://enigmej.free.fr/ L'énigme Jésus] (article de Patrick Dupuy, 2000).
- [http://seigneurjesus.free.fr/ Site religieux dédié à Jésus-Christ]
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-29523 Vie de Jésus], Ernest Renan
- [http://www.zetetique.ldh.org/jesus.html Jésus-Christ a-t-il existé?] (Paul-Éric Blanrue)
- [http://www.luigicascioli.it/home_fra.php/ La fable de Christ] (Luigi Cascioli) Jesus de Nazareth Jesus de Nazareth Jesus de Nazareth ko:예수 그리스도 ms:Yesus Kristus ja:イエス・キリスト simple:Jesus th:เยซู คริสต์ zh-cn:耶穌基督 zh-tw:耶穌基督

Erfurt

right Erfurt est une ville d'Allemagne, capitale de la Thuringe, évêché catholique et ville universitaire, fondée au , traversée par la rivière Gera. Le 26 avril 2002, Robert Steinhäuser tua 13 enseignants, 2 élèves, un policier et lui-même, dans son lycée (lycée Gutenberg).

Données


- Surface : 41,2 km²
- Habitants : 197 815
- Maire : Manfred O. Ruge
- Position
  - Longitude : 11° 01' 31.
  - Latitude : 50° 58' 35
.
  - Altitude : de 158 à 430 mètres.

Célébrités


- Max Weber Max Weber

Lien externe


- http://www.erfurt.de Catégorie:Hanse Catégorie:Ville de Thuringe ja:エアフルト ko:에르푸르트 simple:Erfurt

Troie

Troie (en grec ancien Τροία / Troía), aussi appelée Ilion (Ἴλιος) est une ancienne ville d'Asie mineure, située non loin de la mer Égée, à l'entrée de l'Hellespont. Elle se situe dans l'actuelle province de Çanakkale.

Troie légendaire

Fondation

Selon la légende, Dardanos est considéré comme le fondateur de la dynastie des rois troyens. Il fuit le déluge et trouve exil auprès du roi Teucros de Phrigie. Après la mort de Teucros, il devient le seul héritier, en se mariant avec Bateia, la fille du roi Teucros. D'après certaines traditions anciennes, Dardanos descend d'une vieille tribu, les Dardaniens des Balkans (localisée dans l'actuel Kossovo). Ce nom de Dardanien est en tout cas appliqué pour désigner les Troyens eux-mêmes. Tros, petit-fils de Dardanos, est le héros éponyme de la Troade et de Troie. La ville elle-même est fondée par son fils Ilos (ou « Ilion », autre nom de la cité). Son fils Laomédon lui succède sur le trône. Poséidon et Apollon, punis par Zeus, ont bâti pour ce roi cruel les murs de la cité mais n'ont finalement pas eu la récompense méritée et, offensés par le roi, qui les menace de leur couper les oreilles, ils décident de se venger en propageant la peste sur la ville par Apollon. Quant à Poséidon, il envoie un monstre marin sur les rivages de Troie. Plus tard, Héraclès, en passant par là, car il voulait suivre Jason à la recherche de la toison d'or en Colchide, s'arrête à Troie pour demander l'aide du roi Laomédon, sollicitant le prêt des fameux chevaux immortels qu'il est seul à posséder et qu'il garde jalousement ! Laomédon accepte mais à une condition : Héraclès doit tuer le monstre marin pour libérer sa fille Hésione. Héraclès accepte le marché et tue le monstre sur le champ en libérant Hésione. Comme promis, Laomédon offre le cheval et Héraclès s'en va... Mais pas très loin car le cheval meurt sur le coup et le héros fâché se retourne contre le roi Laomédon et le tue. À l'exception d'Hésione, sa fille, et de Priam, l'un de ses fils.

La guerre de Troie

L'histoire légendaire de la guerre avec la Grèce est le sujet de l'Iliade d'Homère, des épopées du cycle troyen et l'un des sujets de l'Énéide de Virgile, dans laquelle Énée doit abandonner Troie, événement qui mène très indirectement à la fondation de Rome. À l'origine de la guerre de Troie est l'enlèvement par Pâris, prince troyen, d'Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte. Pour punir les Troyens, les rois grecs se coalisent et mettent le siège devant la cité. Au bout de dix ans de siège, les Grecs pénètrent dans la ville grâce à la ruse du cheval de Troie, la pillent et réduisent ses habitants en esclavage. Article détaillé : guerre de Troie.

Troie historique

Antérieurement considérée comme une ville légendaire, l'existence de Troie fut prouvée après la découverte de ses vestiges par Heinrich Schliemann en 1870 dans un monticule appelé Hissarlik. Aujourd'hui, nous savons qu'il existait au moins neuf villes, construites les unes sur les autres dans la même région, et que la première ville fut construite au Pendant les années 1920, l'érudit suisse Emil Forrester déclara que les noms des endroits trouvés dans des textes hittites — Wilusiya et Taruisa — devraient être identifiés avec Ilium et Troia respectivement. Il nota aussi qu'un roi wilusien, mentionné dans un des textes hittites sous le nom de Alaksandu était assez proche à celui du prince de Troie Alexandre, ou Pâris. Ces identifications furent démenties par beaucoup comme étant peu probables ou, du moins, pas prouvables, mais Trevor Bryce défendit cette idée dans son livre The Kingdom of the Hittites (Le royaume des Hittites, 1998), citant une partie de la lettre Manapa-Tarhunda, qui parle du Royaume de Wilusa comme étant situé au-delà du pays de la rivière Seha (connue à l'époque classique comme Caicus), et près du pays du Lazpa (mieux connu comme l'île de Lesbos). Pendant l'Âge du bronze, Troie semble avoir été une ville marchande prospère, puisque sa position permet