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Franche-Comté

Franche-Comté

Parmi les régions de France métropolitaine, la Franche-Comté est une région plutôt petite (16 202 km² contre une moyenne de 24 762 km²). Elle représente 3% du territoire national et regroupe quatre départements : le Doubs (25), la Haute-Saône (70), le Jura (39) et le Territoire de Belfort (90). Si les trois premiers s'étendent chacun sur 5000 km² environ, le dernier n'occupe que 600 km² et forme le plus petit département métropolitain en dehors de la couronne parisienne. La Franche-comté est composée de 1786 communes dont la surface moyenne est largement inférieure à la moyenne métropolitaine (9 km² au lieu de 15). Les petites communes sont les plus nombreuses: 2/3 d'entre elles n'atteignent pas la moyenne régionale. Besançon, la capitale régionale est à 405 km de Paris, 200 km de Nancy, 226 km de Strasbourg, 155 km de Bâle, 177 km de Genève, 195 km de Lyon et 91 km de Dijon.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Franche-Comté Le nom de Franche-Comté n'apparut officiellement qu'en 1366. Le Traité d'Aix-la-Chapelle de 1668 rend la Franche-Comté à l'Espagne. Voir aussi Liste des comtes palatins de Bourgogne

Administration

Article détaillé : Conseil régional de Franche-Comté

Politique

Article de fond : Politique de la Franche-Comté

Géographie

Article de fond : Géographie de la Franche-Comté

Économie

Article de fond : Économie de la Franche-Comté

Démographie

Article de fond : Démographie de la Franche-Comté
- RG 1999 population sans double compte 1 117 059 hab +1,8%
- RG 1990 population sans double compte 1 097 276 hab

Culture

Article de fond : Culture de la Franche-Comté

Personnalités connues


- Gustave Courbet : peintre, chef de file de l'école réaliste française, il fut aussi un homme engagé dans la Commune de Paris.
- Édouard Belin : inventeur du bélinographe.
- Hubert-Félix Thiéfaine : chanteur.
- Victor Hugo : le grand écrivain et homme politique, natif de Besançon.
- Hilaire de Chardonnet : inventeur de la soie artificielle.
- Bernard Clavel : écrivain, Prix Goncourt en 1968 avec Les Fruits de l'hiver.
- Marcel Aymé : écrivain.
- Pierre Joseph Proudhon : Penseur utopiste.
- Louis Pergaud : écrivain, auteur de la guerre des boutons.
- Louis Pasteur : inventeur la vaccination.
- Dominique Voynet : femme politique.
- Paul-Émile Victor : explorateur, directeur des expéditions polaires Françaises.
- Edgar Faure : homme politique radical.
- Pierre Marie Philippe Aristide Denfert-Rochereau : Militaire responsable de la défense de Belfort pendant la guerre de 1870.
- Claude Joseph Rouget de Lisle : compositeur de la Marseillaise.
- Les frères Auguste et Louis Lumière : inventeurs du cinéma.
- Armand Peugeot : un des fondateurs des autombiles Peugeot; leader économique de la région. Avec autrefois le grand concurrent Frédéric Japy.
- Jean-Pierre Chevenement : homme politique actuel.

Liens externes


- [http://www.cr-franche-comte.fr/chiffres/index.php Le conseil régional de Franche-Comté]
- [http://www.franche-comte.org Site officiel Tourisme Franche-Comté]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Franche-Comté Franche-Comté sur Wikitravel]
-
Catégorie:Région française ja:フランシュ=コンテ地域圏

Départements français

Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée. La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.

Le département circonscription administrative

Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture. De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).

Le département collectivité locale

Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985. Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.

Histoire

Article détaillé : Histoire des départements français. Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.) Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89. Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922. Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100. En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine. Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français

Numérotation

À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90. Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95. La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B). Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé). Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale. Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie. Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.

Voir aussi


- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises     
-
Catégorie:Administration territoriale française ja:フランスの地方行政区画 ko:데파르트망 (프랑스)


Haute-Saône


-
La Haute-Saône (70) est un département français.

Histoire

Le département a été créé à la Révolution française par la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Franche-Comté. Article de fond : Histoire de la Haute-Saône

Géographie

Histoire de la Haute-Saône La Haute-Saône fait partie de la Région Franche-Comté. Elle est limitrophe des départements de la Côte-d'Or, de la Haute-Marne, des Vosges, du Territoire de Belfort, du Doubs et du Jura. Le département de la Haute-Saône présente une forme allongée d'orientation Sud-Ouest Nord-Est. C'est un territoire de transition, entre des régions dépressionnaires de l'est de la France, la dorsale européenne (banane bleue) qui de Londres à Gênes en passant par la vallée du Rhin concentre un maximum de richesses et de services, et l'axe de développement de la vallée du Rhône. En Haute-Saône, quand on traverse le département d'Ouest en Est, on peut distinguer 5 grandes unités géographiques:
- une zone de plaine traversée par la Saône en provenance des Vosges;
- une zone en fer à cheval de plateaux calcaires touchant au Nord au plateau de Langres et séparé au Sud-Est des prémisses du massif Jurassien par la vallée de l'Ognon;
- une zone de collines gréseuses se développant vers le Nord;
- la dépression sous-vosgienne;
- les bombements cristallins des Vosges du Sud qui marquent la limite Nord-Est du département. À la limite Sud des Vosges, la trouée de Belfort est la voie de passage traditionnelle vers l'Alsace, entre ce massif et celui du Jura. Les forêts occupent 2250 km², dont 1220 km² de forêts communales. Article de fond : Géographie de la Haute-Saône

Climat

Article de fond : Climat de la Haute-Saône

Économie

Département très rural, il n'est pourtant pas un département agricole. C'est un département de tradition industrielle et en particulier de tradition métallurgique ancienne. Activité économique:
- agriculture 4 919 emplois
- construction 4 504 emplois
- secteur industriel 18 747 emplois
- secteur tertiaire 44 865 emplois Article de fond: Économie de la Haute-Saône

Démographie

Les habitants de la Haute-Saône sont les haut-saônois et haut-saônoises . C'est un département rural, dont la population urbaine ne représente que 44% du total (101 078 habitants). Seules 15 communes ont plus de 2 000 habitants (totalisant 81 003 habitants), tandis que 457 communes en ont moins de 500 (totalisant 82 322 habitants). La densité de 43 habitants par km² n'atteint pas la moitié de la moyenne nationale. Comme la plupart des départements ruraux, il a connu une forte baisse de sa population. De près de 350 000 habitants au milieu du , puis 272 891 en 1896, le chiffre de la population est tombé à 250 000 à la veille de la Première Guerre mondiale, et à peine plus de 200 000 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La population a alors un peu augmenté jusqu'à la fin des années 1970, atteignant 229 891 en 1999 (-1,04% entre 1982 et 1990, 0% entre 1990 et 1999). Aujourd'hui la plupart des villes, déjà peu peuplées, voient leur population diminuer. Seul le nord-est du département, près de Belfort, connaît encore un certain dynamisme démographique. Article de fond : Démographie de la Haute-Saône

Culture

Article de fond : Culture dans la Haute-Saône

Tourisme

La Haute-Saône est surtout un lieu de paix et d'espaces champêtres propices à la promenade en forêt, notamment en été où la température reste agréable. Ce département possède un riche patrimoine, notamment construit aux XVIIIe et XIXe siècles, période faste pour ce territoire (églises avec leurs retables classiques et baroques, bâtiments et ouvrages publics, châteaux et demeures). Onze bourgs et villages font parties du réseau des « Petites cités comtoises de caractère » (Vauvillers, Faverney, Scey-sur-Saône, Villersexel, [http://www.fondremand.com Fondremand], Ray-sur-Saône, Champlitte, Bucey-lès-Gy, Gy, Marnay et Pesmes). Article de fond : Tourisme dans la Haute-Saône

Politique

Article de fond : Politique de la Haute-Saône
- Liste des députés de la Haute-Saône
- Liste des sénateurs de la Haute-Saône
- Liste des conseillers généraux de la Haute-Saône

Administration

Article de fond : Administration de la Haute-Saône
- Liste des préfets de la Haute-Saône

Divers

Liens externes


- [http://www.Haute-Saone.pref.gouv.fr/ Préfecture de la Haute-Saône]
- [http://www.cg70.fr/ Conseil général de la Haute-Saône]
- [http://www.action70.com/ Action 70 - l'agence de développement économique de la Haute-Saône cible les entreprises et les collectivités locales. Ses interlocuteurs privilégiés sont les industriels, les créateurs d'entreprise, les élus et les agents de développement local.]
- [http://www.emploi70.com/ Emploi70 propose aux entreprises de Haute-Saône de déposer leurs offres d'emploi, d'anticiper leurs recrutements, d'auto-diagnostiquer leur fonction Ressources Humaines]
- [http://www.telepole70.com/ Télépole 70 - Extranet au service des territoires haut-saônois en développement. Il vise les structures intercommunales :agents de développement et élus de la Haute-Saône.]
- [http://www.destination70.com/ Destination 70 : agence de développement touristique de la Haute-Saône.] ja:オート=ソーヌ県

Jura (département)

Le Jura (39) est un département français.

Histoire

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Franche-Comté. Article de fond : Histoire du Jura

Géographie

Histoire du Jura Le département du Jura fait partie de la région Franche-Comté. Il est limitrophe des départements du Doubs, de la Haute-Saône, de la Côte-d'Or, de Saône-et-Loire et de l'Ain, ainsi que du canton de Vaud (Suisse). Article de fond : Géographie du Jura

Climat

Article de fond : Climat du Jura

Économie

Article de fond: Économie du Jura

Démographie

Les habitants du Jura sont les Jurassiens. Article de fond : Démographie du Jura

Culture

Article de fond : Culture dans le Jura

Tourisme

Article de fond : Tourisme dans le Jura

Politique

Article de fond : Politique du Jura
- Liste des députés du Jura
- Liste des sénateurs du Jura
- Liste des conseillers généraux du Jura

Administration

Article de fond : Administration du Jura
- Liste des préfets du Jura

Divers


- [http://madeinjura.com/ made in jura ]
- [http://airedujura.com/ aire du jura ]
- [http://www.Jura.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg39.fr/ Conseil général]
-
ja:ジュラ県

Territoire de Belfort

ja:テリトワール=ド=ベルフォール県
-
Le Territoire de Belfort (90) est un département français dépendant de la région de Franche-Comté.

Histoire

100px Le Territoire de Belfort est né en 1871 du traité de Francfort qui mettait fin à la guerre de 1870. Alors que l'Allemagne annexait par ce traité la plus grande partie de l'Alsace et une part importante de la Lorraine, l'extrême sud-ouest du Haut-Rhin, autour de Belfort, fut laissé à la France, et ainsi séparé de l'Alsace. Il y eut deux principales raisons à cette décision:
- la population des environs de Belfort était francophone, contrairement à la population des régions annexées au IIe Reich allemand en tant que terre d'empire (Reichsland);
- la ville de Belfort avait fait preuve d'une résistance héroïque sous le commandement du Colonel Pierre Denfert-Rochereau lors du siège des troupes allemandes, et il eut été inconcevable de rattacher la ville à l'Allemagne après la guerre. Après avoir longtemps conservé un statut spécial, le Territoire de Belfort devint officiellement le 90 département français en 1922. Article de fond : Histoire du Territoire de Belfort

Géographie

Le Territoire de Belfort fait partie de la région Franche-Comté. Il est limitrophe des départements du Doubs, de la Haute-Saône, des Vosges et du Haut-Rhin, ainsi que du canton suisse du Jura. Il s'agit du plus petit département français après Paris et les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne).. Article de fond : Géographie du Territoire de Belfort

Climat

Article de fond : Climat du Territoire de Belfort

Économie

Article de fond: Économie du Territoire de Belfort

Démographie

Les habitants du Territoire de Belfort sont les Belfortains, comme les habitants de Belfort proprement dite. Article de fond : Démographie du Territoire de Belfort

Culture

Article de fond : Culture dans le Territoire de Belfort

Tourisme

Article de fond : Tourisme dans le Territoire de Belfort Le département possède une énorme diversité de paysages façonnés les uns et les autres par des influences historiques et géologiques : le Ballon d’Alsace, le Massif des Vosges, le lac du Malsaucy, qui nous présentent l'impressionnante nature authentique et généreuse le long de « La route des villages fleuris ». Le sud du Territoire, lui, riche d'étangs et de rivières, offre les plus beaux belvédères de la région. Depuis le plateau de Croix le panorama s'étend des Monts d'Ajoie en Suisse, à ceux du Jura, en passant par la Forêt-Noire, la plaine d'Alsace et bien sûr les Vosges. Pendant tout l'été 2005, deux "Chemins d'Art" présenteront en pleine nature 26 œuvres contemporaines de 19 artistes. Ces circuits (7,5 km et 4,6 km) sont accessibles au plus grand nombre. Ils font partie d'un ensemble de 15 circuits balisés de randonnée sur le versant ensoleillé du massif des Vosges. L'opération, baptisée "Sous la Ligne Bleue" a été menée par la Communauté de Communes du Pays Sous-Vosgien. Descriptif des chemins, des œuvres et des communes : http://souslalignebleue.org

Politique

Article de fond : Politique du Territoire de Belfort
- Liste des députés du Territoire de Belfort
- Liste des sénateurs du Territoire de Belfort
- Liste des conseillers généraux du Territoire de Belfort

Administration

Liste des conseillers généraux du Territoire de Belfort Article de fond : Administration du Territoire de Belfort
- Liste des préfets du Territoire de Belfort

Divers


- Liste des 102 communes du Territoire de Belfort
- Liste des cantons du Territoire de Belfort

Liens externes et documentation

Les liens


- [http://www.Territoire-de-Belfort.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg90.fr/ Conseil général]
- [http://www.ot-belfort.fr/ Office de Tourisme du Territoire de Belfort]

Les livres


- Le Territoire de Belfort par V.-A. Malte-Brun aux Editions du Bastion 1882 réédité en 1982.
- Le Patrimoine de Communes du Territoire de Belfort aux Editions Flohic 1999.
- Belfort et son Territoire par J. Liblin aux Editions de la Tour Gile 1877 réédité en 2000.
- Géographie du Territoire de Belfort par G. Schouler et P. Filbert 1979.
- Les paroisses du Territoire de Belfort par R. Fiétier et M. Colney, Cahiers d'Etudes Comtoises n° 50 - 1993
- Vauban et ses successeurs dans le Territoire de Belfort édité par l'Association Vauban 1992
- Histoire de Belfort, des origines à nos jours par Y. Baradel... aux Editions Horvath 1985
- La Porte de Bourgogne et d'Alsace (Trouée de Belfort) par A. Gibert aux Editions Gérard Montfort 1930 réédité en 1982.

Paris

Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France. Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens. Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ». La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .

Histoire

Attila] Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .

Origine du nom de Paris

Paris doit son nom à la tribu des Parisii. L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.

Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Antiquité

chasséenne]] C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre. La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Époque médiévale

Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri. L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). rue d'Aboukir

De Henri IV à la monarchie de Juillet

Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville. C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.

Le Paris moderne

Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. Adolphe Thiers]] Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris. L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit. En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste. En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis. Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.

Démographie

Paris 2012 Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde. Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression]) Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York. Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE. Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants). Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.

Organisation administrative

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine. Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Le département de la
Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795. Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police. Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin. Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons. Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë Nombre de conseillers élus par arrondissement : !Arrondissement ! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X ! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX |----- align="center" !Conseillers d'arrondissement | 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12 | 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26 |----- align="center" !Conseillers de Paris | 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6 | 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13 |----- align="center" !Nombre total d'élus | 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18 | 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39 |{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro


Strasbourg

Strasbourg (Straßburg en allemand, prononcé Strossburi en alsacien, venant du latin Stratisburgum, littéralement "la ville des routes" ) est une ville située dans l'est de la France, sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. Ses habitants sont appelés les Strasbourgeois (Straßburger ou Steckelburjer). Elle est la septième ville de France et l'une des seules villes au monde dont le centre soit entièrement classé patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (depuis décembre 1988). C'est également l'une des seules villes, avec Genève et New York, à abriter le siège d'organisations internationales (Conseil de l'Europe depuis 1949, Parlement européen…) sans être capitale d'un État. L'agglomération transfrontalière comprend principalement sur la rive gauche du Rhin la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), et sur la rive droite la ville de Kehl, en Allemagne.

Étymologie

Le premier nom de la ville fut en celte Argentorate, romanisé en Argentoratum. L'étymologie de ce terme est discutée, certains y voyant un lien avec la déesse celte d'argent (Argent-, épîthète lié à Argentia), identifiée avec la lune. L'acceptation la plus courante voudrait que la racine Argento (argent, luisant) désigne un cours d'eau (cf l'Argens, l'Arques, l'Arc...), en l'occurrence, l'Ill (Ainos en gaulois). Cette hypothèse est renforcée par l'ancien nom de Horbourg (Argentovaria), commune également située sur l'Ill. Rate désignant une enceinte, une fortification, cette hypothèse affirme donc qu'Argentoratum est l'enceinte sur l'Argenta, in extenso la cité de la rivière, du fleuve. Ce nom était alors en parfaite cohérence avec la perception de ce lieu frontière, situé à proximité du Rhin, partie intégrante du réseau de camps défendant le limes nord de l'empire romain. Puis, suite à son intégration dans l'entité germanique, cette ville n'était plus frontalière, mais au cœur du réseau des cités allemandes. Sa perception n'était dès lors plus sur un axe fluvial et orienté nord-sud, mais routière et sur un axe est-ouest. Strasbourg était en effet au niveau d'un des rares ponts permettant de franchir le Rhin et de ce fait placée sur une route majeure est-ouest. Son nom évolua alors en Straßburg, le bourg fortifié situé sur la rue (die Straße), la route, découlant de Stratiburg, évoqué pour la première fois au siècle par saint Grégoire.

Géographie

saint Grégoire (180°)]] Traversée par l'Ill, affluent du Rhin, qui se divise pour former jusqu'à cinq bras au centre-ville (dans le secteur de la Petite France), elle est composée de quartiers à l'identité forte (le quartier allemand, la Robertsau, Cronenbourg, Koenigshoffen, Hautepierre, l'Elsau, la Krutenau, le Neudorf, la Meinau, le Neuhof…). Située à une altitude moyenne de 140 mètres au-dessus du niveau de la mer, Strasbourg est caractérisée par un relief relativement plat. Ainsi au centre-ville, on ne perçoit que de très légères ondulations du terrain, culminant notamment à proximité de la cathédrale et à la croisée de la Grand-Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, correspondant aux zones d'habitation les plus anciennes. L'est du territoire communal, le long du Rhin, est constitué en partie de plusieurs îles, découpées par des bras (canalisés) du Rhin, des canaux du port autonome et la rencontre avec l'Ill. Le nord-est et le sud-est de la commune sont couverts de vastes forêts, témoins de l'ancienne forêt rhénane. Ill La densité importante de l'hydrographie cumulée à l'affleurement de la nappe phréatique contribue à rendre le secteur très sensible aux inondations. C'est pourquoi la plupart des extensions urbaines de la ville puis de l'agglomération se sont faites au moyen de remblais conséquents (notamment pour la construction du quartier allemand), accompagnées du comblement ou de la canalisation des multiples bras d'eau, réduisant d'autant les surfaces d'épandage et augmentant la rapidité et le débit des eaux en cas de crue. La ville est donc aujourd'hui confrontée à une contrainte d'inondabilité importante, pesant d'autant sur les projets d'extension urbaine.

Histoire

Antiquité

Le site de Strasbourg était occupé par une bourgade celte du nom dArgentorate. Des fouilles ont montré une occupation du site sporadique avant cela. inondation pour les 2000 ans de la ville en 1988]] En -12, le général romain Drusus, frès de Tibère, fonde une nouvelle ville et romanise son nom en Argentoratum. C'était alors un camp militaire fortifié positionné sur le limes (frontière de l'empire romain) du Rhin faisant partie des castella Drusi, les forts de Drusus. Un canabae (agglomération d'habitations civiles) s'est développé autour du camp et vers l'ouest, prélude au développement durable de la ville. Après la soumission des tribus germaniques à Rome, le limes est repoussé à l'Est, Argentoratum devient alors la base arrière des Romains jusqu'à la fin du . En 352, la ville est détruite par les Alamans et les Francs ; Julien l'Apostat reconquit la ville en 357, court répit avant une nouvelle poussée expansionniste des Germains. En 406, Huns, Burgondes, Vandales et Suèves envahissent la Gaule. La ville est détruite en 451 par Attila et cette période sombre de la décadence romaine fait qu'on ne sait rien de la ville de ce temps-là.

Moyen Âge

La ville est restaurée en 496 par les Francs, sous le nom de
Strateburgum, qui favorisent le développement de la ville, après la conversion de Clovis au christianisme. En effet, Argentoratum est l’une des rares villes de la région à être le siège d'un évêque, véritable gouverneur de l’époque. Les et sont prospères, la ville voit sa population doubler, une nouvelle cathédrale est construite et le commerce se développe, toujours sous la tutelle de l’évêque qui a les pleins pouvoirs. De nouvelles paroisses sont créées. En 842, la ville accueille Charles le Chauve et Louis le Germanique qui s’allient contre leur frère Lothaire pour le partage de l’Empire légué par leur grand-père Charlemagne et prononcent les Serments de Strasbourg, plus ancien texte rédigé en langue romane (ancêtre du français) et en langue tudesque (ancêtre de l’allemand). A l’issue de ce conflit en 843, le traité de Verdun attribue Strasbourg à Lothaire mais à sa mort, la ville revient à la Germanie. En 962, Otton le Grand fonde le Saint Empire Romain Germanique et s’appuie sur l’Eglise en lui octroyant des pouvoirs temporels fort. Strasbourg obtient alors le droit de justice et celui de battre monnaie. La ville continue à prospérer et à s’étendre. Une nouvelle enceinte est construite au , qui sera agrandie un siècle plus tard. De 1202 à 1220, la ville s'enrichit de quartiers autour des églises Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Pierre-le-Vieux. De nombreuses tours de fortification sont construites à cette époque, et ne disparaissent du paysage urbain qu'au . A partir de 1228, ce sont les quartiers maraîchers qui ont fait, à leur tour, partie intégrante de la cité. Le Finkwiller, le quai des Bateliers, la rue des Bouchers ou la rue d'Or témoignent des nombreuses corporations présentes à l'époque et indispensables à la vie quotidienne des strasbourgeois. 1228 Ces axes sont entourés de murailles à la même époque. Le système défensif des Ponts Couverts est également élaboré à ce moment. Les quatre tours actuelles faisaient partie des remparts et étaient reliées par des ponts couverts d'une toiture en bois, disparue au . Elles abritaient les corps de garde mais servaient aussi de prisons. Autre vestige : la Porte de l'Hôpital. Cet aggrandissement n'est terminé qu'en 1344. Les bourgeois, écartés du pouvoir, souhaitent s’impliquer dans la vie politique et obtiennent en 1214 le droit de créer un conseil avant de prendre le pouvoir en 1262. S’ensuit une période trouble pendant laquelle les luttes de pouvoirs sont source de nombreux conflits. Le point culminant de ces conflits est la lutte de deux familles rivales, les Zorn et les Mullenheim, véritable guerre civile provocant une révolte des Strasbourgeois. Le pouvoir revient alors à la classe marchande. Suite à cette longue période de troubles, une nouvelle organisation politique se crée au : le conseil de la ville s’appuie sur les conseils des XIII, des XV, et des XXI, un Ammeister (maire) est nommé par le conseil tandis que quatre Stettmeister nommés par les nobles complètent l’administration. La ville compte alors plus de 16 000 habitants, frappe monnaie et obtient le statut de ville libre d’Empire, ce qui en fait une véritable principauté. Ammeister] Vers 1370-1390, à la fin de la Guerre de Cent Ans, la population redoute l'invasion des bandes de pillards qui parcourent la région. Ainsi la municipalité décide de protéger les parties Ouest et Nord de la ville. La dernière extension de la cité médiévale date de 1387-1441. Elle concerne le quartier de la Krutenau, habité par de nombreux pêcheurs et maraîchers. La ville ne connaît pas d'autre aggrandissement avant le . Le Moyen Âge est l'âge d'or de Strasbourg. Sa richesse croissante est dûe à l'activité des bourgeois, mais surtout à sa topographie. Grâce à ses nombreuses voies fluviales et routières, cette ville, entourée d'eau, est un centre de commerce particulièrement actif. Ainsi, dès l'aube du Moyen Âge, le vin d'Alsace est connu en Allemagne, aux Pays-Bas et jusqu'en Angleterre et en Scandinavie. Strasbourg exporte également textiles et céréales, mais importe en revanche de nombreux produits de luxe tels que le verre, les peaux, les fourrures, les soieries et les épices. L'Ancienne Douane est un des rares témoins de ce commerce fluvial florissant. Situé sur les bords de l'Ill, à l'emplacement de l'ancien port de Strasbourg, ce bâtiment est construit en 1358 pour stocker et prélever des taxes sur les marchandises transitant par Strasbourg. Entièrement détruit par les bombardements de 1944, l'édifice a été restitué dans son style original en 1956. 1956] Le symbole le plus significatif de cette opulence est la Cathédrale. Quatre siècles sont nécessaires à la construction de cet édifice, érigé à la gloire de Notre-Dame. Les travaux démarrent en 1015 sur les fondations d'une ancienne basilique romane. Sa flèche n'est achevée qu'en 1439. Cette longue édification fait de ce chef d'œuvre une synthèse des courants artistiques du Moyen Âge. Toute la cité est un véritable chantier d'églises, fondées par des moines ou des familles nobles. Parmi les plus anciennes, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Thomas. Chacune a sa particularité. Saint-Pierre-le-Vieux est constituée de deux édifices perpendiculaires : une église protestante du et une église catholique rajoutée en 1886. Saint-Pierre-le-Jeune abrite un remarquable jubé et des fresques du . Saint-Thomas répond à un type architectural très particulier puisqu'il s'agit d'une église-halle à cinq nefs d'égale hauteur, s'opposant ainsi à la conception basilicale habituelle. Elle conserve dans son chœur le célèbre tombeau du Maréchal de Saxe, dont l'auteur est le sculpteur Pigalle du . A côté des églises, de nombreux couvents ont vu le jour : une vingtaine au total. De cet ensemble demeure le cloître de l'église Sainte-Madeleine. Ces nombreux monuments expliquent que, durant tout le Moyen Âge, l'art est essentiellement au service de la foi. C'est le chantier de la Cathédrale qui a drainé tous les artistes de renom. Une grande majorité d'entre eux sont anonymes. Il faut attendre le pour que se développe l'art de la peinture. Toute une école alsacienne, spécialisée dans les retables, s'épanouit à cette période. Quant à la vie intellectuelle, elle est marquée au par la révolution de l'imprimerie. En effet, Jean Gensfleisch, dit Gutenberg, profite des dix années qu'il passe à Strasbourg pour y concevoir l'imprimerie à caractères mobiles. Strasbourg ne tarde pas à devenir un des grands centres de l'imprimerie. Elle compte une cinquantaine d'officines d'imprimeurs à la fin du Moyen Âge. Cette invention favorise le courant humaniste qui fait jour à Strasbourg. Jacques Wimpheling, Geiler de Kaysersberg ou Sébastien Brant sont des grands noms de l'Humanisme strasbourgeois. Cependant, aucun n'adhère à la Réforme, mais par leur esprit critique et leur dénonciation des abus de l'Église, ils ont préparé l'avènement de la Réforme protestante.

Renaissance

La Renaissance est pour la ville une période troublée. L'Humanisme et la Réforme sont les faits marquants de l'époque. Strasbourg est une des premières villes qui appelle au changement. Dès 1518, les thèses de Luther sont affichées aux portes de la Cathédrale. Les écrits luthériens se propagent grâce aux imprimeurs. La ville adopte la Réforme en 1524 et attribue les églises aux protestants. Strasbourg accueille les dissidents religieux et propage leurs idées grâce à l’imprimerie. La ville est alors à son apogée. Parallèlement au mouvement de la Réforme s'étend la révolte des paysans. Ils sont 50 000 en 1525, et excédés par les abus des nobles et du clergé. Ils parcourent la campagne mettant à feu et à sang châteaux et abbayes qui se trouvent sur leur passage. Strasbourg se refuse à intervenir, ni en les aidant, ni en les combattant. Mais le déclin arrive avec les guerres. L’empereur Charles Quint, catholique, mène la guerre contre les princes protestants et leurs alliés (Strasbourg). La ligue protestante est vaincue et la ville restitue la Cathédrale Notre-Dame et deux églises aux catholiques. La ville connaît aussi des difficultés financières. En 1592 enfin, les finances de la ville vont être complètement épuisées par la longue et ridicule guerre des évêques. Elle a pour origine l'élection d'un nouvel évêque, pour laquelle catholiques et protestants ne parviennent pas à se mettre d'accord. La guerre fait rage pendant près de 20 ans, semant la désolation dans les alentours. L'introduction de la Réforme met fin à la production artistique qu'elle a privée de son mécène habituel : l'Église catholique. Une quarantaine d'autels disparaissent de la Cathédrale. L'art se détourne donc de la religion pour se consacrer aux monuments profanes. En architecture, les transformations se font lentement. architecture]] Le style Renaissance n'est introduit que dans les années 1550-1580. Au , le classicisme à l'italienne fait place à une architecture ornementale et maniériste, notamment dans les réalisations en bois. L'Hôtel du Corbeau en est un exemple. Fermé au , il reçoit des hôtes illustres comme Frédéric le Grand de Prusse, Jean-Jacques Rousseau ou encore Alexandre Dumas. Du style simplifié du Moyen Âge succède le décor sculpté. La Maison Kammerzell illustre parfaitement ce goût pour la sculpture en abondance. Situé place de la Cathédrale, cet édifice doit son nom à l'épicier Jean-François Kammerzell qui l'acquiert au cours du . Ses façades comportent de nombreuses sculptures de bois réparties sur trois étages autour de soixante-quinze fenêtres. Une iconographie variée y est représentée. Tout comme la Maison des Tanneurs, la Maison Kammerzell rappelle la prédominance du colombage qui apparaît à cette époque. Cependant, même si l'architecture en bois est prépondérante, la brique crépie est un matériau très employé dans les constructions publiques et privées. La Chambre de Commerce en est un échantillon. Construit en 1585, cet édifice en pierres de taille sert d'abord d'Hôtel de Ville. Son architecture est originale. La façade comporte trois ordres grecs, mais le toit qui la surmonte est pentu avec de nombreuses lucarnes, trait typique des bâtiments strasbourgeois. La Chambre de Commerce fait partie des nombreuses commandes publiques, faites par le Magistrat de la Ville.

Ancien Régime

La Guerre de Trente Ans éclate en 1618, guerre de religion européenne opposant les protestants et les catholiques. L’Alsace est ravagée, mais Strasbourg reste neutre dans ce conflit. A l’issue de la guerre en 1648, par les traités de Westphalie, l’Alsace revient à la France, mais Strasbourg demeure ville libre Impériale. La ville est isolée, affaiblie, n’a rien à attendre de l’Empire germanique vaincu, et lorsqu’elle est assiégée par les troupes de Louis XIV, le 30 septembre 1681, Strasbourg signe la Capitulation, traité par lequel elle reconnaît la suzeraineté de la France. Le roi fait alors abattre symboliquement un pan de la fortification de la ville. Ceci crée une ouverture par laquelle il pénètre à Strasbourg, marquant ainsi la soumission de la cité au pouvoir royal. Un accord est passé entre Louis XIV et l'ammestre : dix articles visent à préserver les libertés essentielles de la cité, sur les plans politique, administratif et religieux. Par contre, elle est privée de son artillerie et de ses milices et doit accepter l'installation d'une troupe de garnison. Echappant de ce fait à la souveraineté municipale, de nombreux et nouveaux habitants s'établissent à Strasbourg, attirés par la vie brillante de société qui s'y développe. Tous construisent leur hôtel. Un de ces nobles, le cardinal Armand Gaston de Rohan-Soubise, fils naturel de Louis XIV, fait construire un nouveau palais épiscopal, appelé plus tard Palais des Rohan, sur les rives de l'Ill, face aux maisons des bourgeois. Strasbourg conserve néanmoins la plupart de ses avantages. La ville devient hautement stratégique pour la France, véritable bastion sur le Rhin et accueille alors une importante garnison. Mandaté par Louis XV, Jacques François Blondel dessine un plan d'embellissement de Strasbourg, qui, faute de moyens, ne sera que partiellement réalisé. Strasbourg lui doit notamment la construction de l'Aubette sur la place Kléber et l'aménagement de la place du Marché-Gayot. Mais ce seront surtout les fortifications de Vauban qui marqueront cette période, avec notamment la construction d'une protection ingénieuse à l'amont de l'Ill, en face des Ponts Couverts, et celle d'une imposante citadelle au sud-est, placée face à l'Allemagne. Peu à peu le paysage urbain se modifie. Toutes ces nouvelles demeures constituent aujourd'hui plus de la moitié du patrimoine architectural de la vieille ville. Elles s'inspirent à l'époque des hôtels Allemagne venus d'Allemagne, d'Angleterre, de Suède ou de Suisse envahissent les bancs de l'Université, tels que Goethe. Des arts somptuaires se développent, tel que la faïencerie Hannong. L'orfèvrerie strasbourgeoise connaît un regain accru. La ferronnerie est également très prospère, grâce à la construction des hôtels particuliers. Mais à l'opulence des uns s'oppose la misère des autres. Un cinquième de la population a recours à la mendicité. La ville est surpeuplée, engoncée dans ses murailles médiévales. Strasbourg connaît pourtant au le développement de nouvelles activités économiques. Brasseries et ateliers de tabac s'ouvrent en grand nombre. Mais le commerce de la cité périclite en raison des fortes taxations et de l'insécurité des routes. Le trafic fluvial s'éteint également.

Histoire moderne

En 1789, lorsqu'éclate la Révolution, la ville compte entre 55 000 et 60 000habitants. L'Hôtel de Ville est pris d'assaut. L'autorité de l'ammestre est ébranlée et il démissionne. Les privilèges sont abolis. La Révolution est assez bien accueillie par la population et les nouvelles institutions sont rapidement adoptées. La ville connaît néanmoins le contre coup de cette époque troublée, notamment pendant la Terreur qui sévit durant deux années. A cette époque incertaine, le système défensif est important. La présence militaire dans la ville est grande après la Capitulation. Forte garnison et haut commandement s'installent. L'Aubette, construite de 1765 à 1778, abrite les corps de garde. Vauban, de son côté, entreprend la construction d'une vaste citadelle en forme d'étoile, à mi-chemin du Rhin et de la ville, destinée à surveiller cette dernière. Le barrage Vauban est une autre de ses réalisations. Bâti pour fortifier le système des Ponts Couverts, il permet d'inonder le sud de la ville en cas d'attaque. En 1792, le capitaine Claude Joseph Rouget de Lisle compose un chant pour l’armée du Rhin, qui deviendra la Marseillaise. Strasbourg sort fortement affaiblie de cette période de troubles. Sous l'Empire, Strasbourg connaît un nouveau développement. Après la Révolution, la prospérité est grande. Le passage continuel des troupes produit une activité étonnante. Le goût du luxe reprend et s'étend à la classe moyenne. Le préfet Lezay-Marnésia contribue fortement à l'essor de la ville et du département. Il favorise le développement de la culture de la garance, de la betterave sucrière, du houblon et du tabac. La cité devient un véritable entrepôt pour toutes ces marchandises. Lezay-Marnésia développe également le réseau routier. L'époque est aux grandes réalisations : le canal du Rhône au Rhin et le pont routier entre Strasbourg et Kehl sont construits. Le style romantique révèle l'entrée de la ville dans une ère nouvelle et dans le monde moderne. La technologie est désormais présente dans l'architecture. Des ponts de fer et de fonte apparaissent en ville comme le Pont Saint-Thomas. Construit en 1841, il est constitué d'un tablier reposant sur des arcs creux, en fonte. L'heure est aussi aux hôtels cossus et aux réalisations industrielles. L'ancien Hôtel du Rhin ou la Manufacture des Tabacs illustrent parfaitement cette activité prospère. Le remarquable mouvement de construction engendré par la modernité est présent dans tous les domaines. L'église Saint-Pierre-le-Vieux est un édifice supplémentaire voué au culte catholique. La construction du Nouvel Opéra et la fondation du Conservatoire conforte l'image de Strasbourg comme cité intellectuelle. La politique municipale dans les domaines universitaire et scolaire est conséquente. L'Université, abolie par la Révolution, renaît sous forme d'Académie. Les arts et sciences sont protégés. De 1800 à 1870, Strasbourg change de physionomie, non seulement grâce aux grandes réalisations mais aussi parce que l'on a la volonté de l'embellir. Les jardins de l'Orangerie et la promenade Broglie sont achevés. En 1840, les statues de Gutenberg et Kléber sont réalisées par le sculpteur Philippe Grass. Même les rues font l'objet de transformations : elles sont équipées de trottoirs et de lampadaires. L’époque napoléonienne est donc un retour à la prospérité et au faste qui dure jusqu’à la guerre de 1870. Depuis le Moyen Âge, la ville redoute d'être assiégée et consacre une part importante de son budget à l'entretien de ses fortifications. Malheureusement, lorsqu'en 1870, elle est envahie par les troupes badoises, Strasbourg est mal préparée. Pendant trois nuits, elle est bombardée. Plusieurs bâtiments sont détruits, comme l'Aubette, la Préfecture et le Théâtre. La toiture de la Cathédrale est atteinte. Les vivres manquants et les remparts étant endommagés, le Général Uhrich capitule. Le bilan du siège est lourd. De nombreux habitants sont tués, blessés ou malades. Cathédrale] L'Alsace-Lorraine est annexée à l'Empire allemand. Il s'agit alors de l'apogée de la domination politique et territoriale de Strasbourg. La ville bénéficie également de la volonté des Allemands d'en faire la vitrine du savoir-faire allemand, visant à s'attirer les populations locales tout autant qu'à montrer au monde et notamment à la France la supériorité en tout point de la culture germanique. Strasbourg est alors dotée de nombreux édifices publics, dont le palais de l'Empereur (aujourd'hui Palais du Rhin), le parlement d'Alsace-Lorraine (aujourd'hui Théâtre National de Strasbourg), ou le palais universitaire, la gare, la poste, le parlement, la bibliothèque. La ville se transforme en grande ville industrielle, sa population double et sa vie intellectuelle renaît. Après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle Strasbourg est relativement épargnée, l’Alsace-Lorraine revient à la France qui cherche à
franciser la région à marche forcée, en oubliant la mixité de la culture alsacienne et les nombreux progrès sociaux acquis pendant la période 1870-1914. 1914] La plus importante extension urbaine de Strasbourg est alors planifiée, sous la direction de deux maires qui furent des administrateurs remarquables, Otto Back et Conrad Schwander, avec pour résultat un doublement de la superficie de la zone urbanisée en une trentaine d'années. Après les bombardements, il s'agit de reconstruire. La ville étouffe dans ses remparts médiévaux. L'architecte alsacien Conrath entreprend de construire de larges artères entrecoupées d'espaces verts. La place de la République constitue le point de jonction entre la cité historique et la nouvelle ville. Cinq édifices prestigieux y sont élevés. La Bibliothèque Universitaire est un des plus harmonieux. Des bâtiments monumentaux sont édifiés, comme le Palais du Rhin, mêlant Renaissance florentine et baroque monumental berlinois. On prétend qu'après les destructions massives de la Seconde Guerre mondiale, c'est à Strasbourg qu'on peut admirer les plus beaux exemples de l'architecture wilhelmienne. Dans cette fièvre de modernité, certains détails n'en conservèrent pas moins pendant longtemps un caractère bien primitif : dans les immeubles construits à la fin du , il était rare qu'on disposât d'une salle de bain; on allait une fois par semaine aux douches municipales quand on était propre. Presque toujours les W-C étaient situés à l'extérieur, sur le palier, même s'il n'y avait qu'un seul appartement à l'étage et qu'ils ne servissent donc qu'à une seule famille: il fallait les éloigner le plus possible du reste du logis. Hans-Otto Meissner raconte dans ses souvenirs que, dans l'immeuble tout neuf où ses parents habitaient et qui avait été construit au début du , bien des visiteurs étaient choqués de voir les cabinets à l'intérieur de l'appartement. «Ce n'est pas hygiénique», disaient-ils. Mais dans cette somptueuse bâtisse, toute moderne qu'elle était, on n'avait pas craint de placer sous les toits des chambres de bonnes minuscules, sans eau courante (il fallait aller la chercher dans la cour), et où les malheureuses avaient peine à se tenir debout. Vers 1900, le Modern Style, venu de Glasgow, fait une petite apparition, sous le nom d'Art nouveau. L'Ecole des Arts Décoratifs a une remarquable façade de ce style, qu'elle soutient. Celle de la Maison Egyptienne n'en est pas moins étonnante, mêlant Jugendstil et orientalisme. Ces immeubles apportent une note de fantaisie à l'ensemble conventionnel des autres bâtiments. A partir de 1912, les travaux s'attaquent aux domaines du transport et de la communication. Des voies de circulation plus commodes sont créées. Places et avenues, larges et aérées, sont ornées d'arbres. Une nouvelle gare est construite. Le port du Rhin, à vocation industrielle et commerciale, est réalisé. Une ceinture de fortifications nouvelles est entreprise. La contestation politique du peuple alsacien s'accompagne d'une protestation culturelle. Soucieux de conserver leur particularisme, les strasbourgeois fondent un musée alsacien, préservant les traditions régionales. Le Théâtre Alsacien est né. Mais la Seconde Guerre mondiale arrive, et l’Alsace est à nouveau annexée par l’Allemagne et une politique de germanisation est lancée, très dure : interdiction d'employer le français, changement du nom des rues et des noms de famille à consonance française. Le 23 novembre 1944, Strasbourg est libérée par les troupes de Leclerc et l’Alsace revient à nouveau à la France. Strasbourg retrouve sa prospérité et l’Alsace est aujourd’hui l’une des régions les plus dynamiques de France. France] Depuis les années 1960, Strasbourg est à l'heure de la réconciliation franco-allemande. En 2004, les villes de Strasbourg et Kehl ont ainsi inauguré un Festival des deux rives de part et d'autre du Rhin. Les ponts entre les deux rives du Rhin se multiplient : le pont Pflimlin, inauguré en 2002 et la passerelle Mimram, inauguré en 2004 pour l'exposition horticole (Landesgartenschau).

Capitale européenne

2004] De par son histoire binationale et biculturelle, la ville est très tôt devenue une des capitales européennes, en accueillant le Conseil de l'Europe, puis le Parlement européen dont elle est le siège officiel et la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Depuis le 7 juillet 1981, le Parlement européen a adopté plusieurs résolutions concernant son siège, demandant aux gouvernements des États membres de respecter l'obligation que leur assignent les traités de fixer un siège unique pour les institutions. Devant la carence des États membres, le Parlement européen a pris un certain nombre de décisions quant à son organisation et à ses lieux de travail (Luxembourg, Strasbourg, Bruxelles). Lors du Conseil européen d'Édimbourg, les 11 et 12 décembre 1992, les gouvernements des États membres sont parvenus à un accord sur les sièges des institutions, aux termes duquel :
- le Parlement européen a son siège à Strasbourg où se tiennent les 12 périodes mensuelles de session, y compris la session budgétaire ;
- les périodes de session plénière additionnelles se tiennent à Bruxelles ;
- les commissions parlementaires siègent à Bruxelles ;
- le Secrétariat général et ses services restent installés à Luxembourg. Cette décision a suscité des critiques de la part du Parlement Européen. Cependant la Cour de Justice (arrêt du 1er octobre 1997 - C 345/95) a confirmé qu'elle fixe