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Galla Placidia

Galla Placidia

catégorie:Empereur romainCatégorie:Personnalité politique de la Rome antique Galla Placidia est une impératrice romaine née en 390. Elle est la fille de Théodose Ier et la demi-sœur des empereurs Arcadius et Honorius. Honorius]]

Une jeunesse troublée

Impératrice romaine née en 390 elle est la fille de Théodose Ier et la demi-sœur des empereurs Arcadius et Honorius. Elle est enlevée lors de la prise de Rome par Alaric Ier et épouse son successeur Athaulf en 414. Elle suit ce dernier quand les Wisigoths entrent en Gaule vers 412/413. Le général Constance refuse la collaboration des Wisigoths, pour lutter contre les nombreux usurpateurs présents en Gaule, tant que ceux-ci ne restituent pas la princesse impériale. Il refuse de livrer des vivres promis aux hommes d'Athaulf si bien que ce dernier en 413 tente en vain de prendre Marseille. Peut-être pour s'imposer à Honorius comme son gendre, Athaulf épouse une première fois Galla Placidia à Forli en Emilie, selon le rite germanique. Le 1er janvier 414, il l'épouse à nouveau selon le rite romain dans la ville de Narbonne. L'usurpateur Attale lui-même chante la chanson nuptiale. À ce mariage Athaulf, vêtu en romain, offre à sa femme 50 jeunes serviteurs portant chacun deux plateaux pleins d'une partie du butin de Rome 4 ans plus tôt. Il semble que ce mariage d'une princesse impériale et d'un chef barbare, une première, frappe les esprits des contemporains. L'historien Orose y voit un grand avantage pour l'empire et un évêque espagnol estime qu'il s'agit de l'accomplissement de la prophétie biblique de Daniel (11,6) : « La fille du roi du Midi s'en viendra auprès du roi du Nord ». On peut considérer qu'à partir de ce moment Galla Placidia joue un rôle politique.

La mort d'Athaulf et le retour à la cour impériale

Cependant le mariage a peine terminé les conflits reprennent et Athaulf s'empare de Bordeaux puis Toulouse. Mais sous la pression de Constance, qui reprend Narbonne, les Wisigoths passent en Espagne. C'est à Barcelone en 415 que Galla Placidia met au monde un fils qui porte le nom de son grand-père maternel, Théodose. Il meurt quelque mois plus tard. Le chagrin de ses parents est semble-t-il immense, à une époque où perdre un enfant en bas âge est quand même fréquent, et le corps est placé dans un cercueil d'argent et déposé dans une chapelle aux portes de la ville. L'historien canadien Gillian Mackie pense que le célèbre Mausolée de Galla Placidia à Ravenne, dont on ne connaît pas l'occupant, était destiné à accueillir sa dépouille. Quelques semaines plus tard Athaulf est assassiné, victime d'une vendetta personnelle d'un serviteur sans doute guidé par le parti barbare nationaliste hostile à ce roi trop romanisé par son épouse. Le nouveau roi Sigeric fait tuer les enfants d'Athaulf, né d'un premier mariage, et impose à Galla Placidia de marcher sur 12 milles devant son cheval. Il est tué au bout d'une semaine pat Vallia, un proche d'Athaulf. Après une tentative pour gagner l'Afrique par le détroit de Gibraltar des négociations s'ouvrent avec Constance. Celui-ci récupère Galla Placidia sur laquelle il est probable qu'il a déjà des visées, l'empereur Honorius n'ayant pas d'héritier, et promet aux Wisigoths une installation future en Aquitaine à charge pour eux de combattre les barbares déjà présent en Espagne (Vandales, Suèves, Alains).

Un second mariage bref mais fécond

Galla Placidia rejoint son frère Honorius et épouse en 417 Constance, général victorieux qu'elle fait nommer Auguste vers 420/421 sous le nom de Constance III. De ce mariage peu heureux semble-t-il pour Constance confronté à une Galla Placidia dominatrice et d'une piété intransigeante vont naître deux enfants, Honoria et Valentinien.Quelques temps après la mort de Constance III en 421, Honorius fait exiler sa sœur et ses enfants à Constantinople chez son neveu Théodose II (printemps 423).

L'avènement de Valentinien III

Honorius meurt en août 423 d'hydropisie et le sénat proclame le chef des notaires impériaux, Jean empereur en décembre 423. Galla obtient le soutien de Théodose II qui lui accorde au printemps 425 l'aide d'une armée dirigée par le jeune général Aspar qui prend rapidement Aquilée ou s'installe celle qui va gouverner au nom de son fils Valentinien III. Le père d'Aspar, Ardabur, tente une offensive sur Ravenne est fait prisonnier par l'usurpateur Jean et en profite pour retourner les troupes de ce dernier. Aspar prend alors Ravenne et Jean est entraîné à Aquilée. On lui coupe la main droite, le juche sur un âne et le promène dans toute la ville avant de le décapiter dans le cirque. Le 23 octobre 425 Valentinien III est proclamé empereur à Rome. Cependant Galla Placidia, en femme prudente, préfère s'installer à Ravenne, mieux défendue par une ceinture de marais.

Le difficile exercice du pouvoir

Galla Placidia est un cas unique dans l'histoire de l'empire romain de femme exerçant le pouvoir, surtout sur une aussi longue durée, 25 ans. Même après la majorité de son fils, même après son mariage avec Eudoxie, le fille de Théodose II, Galla exerce sur les affaires publiques une autorité et une influence incontestable. C'est d'ailleurs un exploit car elle gouverne dans les pires conditions qui soient. L'étau barbare se resserre sur l'empire, elle ne dispose pas de réelles troupes, son fils est un faible et sa fille Honoria devient rapidement un objet de sacndale. Mais elle sait jouer habilement des rivalités entre les trois principaux généraux qui se disputent le pouvoir. Il s'agit du comte d'Afrique, Boniface, ami de Galla au temps de l'exil, du ministre Félix et de l'ambitieux général Aetius. Ce dernier était un allié de l'usurpateur Jean, parti chez les Huns pour chercher de l'aide contre Galla et Aspar en 425. De retour en Italie il est trop puissant pour être combattu. Il est alors nommé le plus loin possible, en Gaule.

La perte de l'Afrique (429)

Félix tente, probablement contre l'avis de Galla Placidia, deux expéditions contre Boniface en Afrique. Celui-ci commet alors une erreur énorme qui va un peu plus entraîner le déclin de l'empire d'occident. En 429 il fait appel aux Vandales de Genséric. Ceux-ci s'emparent de l'actuel Maghreb en quelques mois persécutant les catholiques (eux-mêmes sont ariens). Il faut attendre 442 la signature d'un traité de paix qui consacre la perte de la province d'Afrique tandis que la fille de Valentinien III, prénommée elle aussi Eudoxie, est promise au fils de Genséric, Hunéric.

La lutte entre Aetius et Boniface

Vers 430 Félix est assassiné sur ordre d'Aetius (après avoir lui-même tenté en vain de faire tuer ce dernier). Galla rappelle en catastrophe Boniface d'Afrique et le disculpe de sa trahison de 429. Un bataille oppose les deux hommes près de Rimini (432) d'où Boniface sort vainqueur. Cependant il est tué dans l'affrontement et deux ans plus tard en 434 son gendre Sébastien est vaincu par Aetius qui vient d'obtenir des renforts des nouveaux rois du peuple Huns, Bléda et Attila. Pour Aetius qui épouse la veuve de Boniface, c'est le triomphe car il devient l'homme le plus puissant de l'empire.

Un modus vivendi avec Aetius

Curieusement se met alors en place un étrange duo entre le général vainqueur et Galla Placidia, duo qui va durer 16 ans. Aetius n'abuse pas de sa victoire et respecte toujours officiellemnt le pouvoir de la dynastie Théodosienne. Certes il fiance son fils Gaudentius à la seconde fille de Valentinien III ce qui lui permet de prendre pied dans la famille impériale mais il s'occupe surtout de la Gaule et de ses relations à la fois fructueuses et conflictuelles avec les barbares. Quant à Galla elle laisse le soin à cet énergique général de défendre ce qu'il peut des frontières de l'empire et se consacre principalement à des problèmes religieux.

L'engagement chrétien

Galla est une chrétienne convaincue et réputée pour sa piété personnelle, passant selon les auteurs de l'époque «...des nuits entières à prier à même le sol dans les larmes.» (Agnellus). Elle fait construire de nombreuses églises dont une consacrée à saint Jean l'Évangéliste à Ravenne (disparue de nos jours) et une chapelle dédiée à saint Laurent. Elle accueille Germain d'Auxerre à Ravenne en 448, venu défendre la cause des Armoricains révoltés contre les auxiliaires barbares d'Aetius, avec amitié et le veille jusqu'à sa mort après qu'il soit tombé malade. Elle pourvoit aussi à l'embaumement du corps et aux frais du voyage pour son rapatriement en Gaule. Sous son gouvernement aussi le pouvoir politique, contrairement à ce qui se passe à Constantinople, se met au service de l'Église catholique il est vrais gouvernée par l'énergique Léon I. Ses dernières missives (450) sont pour son neveu Théodose II, et la sœur de ce dernier, une autre femme à poigne de la famille et chrétienne fanatique, Pulchérie. Elle proteste contre l'atteinte faite au pape après le Brigandage d'Éphèse en 449. La dernière victoire de Galla Placidia est posthume. En 451, Pulchérie et son mari le nouvel empereur d'Orient Marcien convoque le concile de Chalcédoine qui reconnaît les théories défendues par Léon I sur la nature du Christ

De la difficulté d'avoir une fille

Les dernières années de Galla Placidia sont assombries par l'inconduite de sa fille Honoria. En 449 elle est exilée à Constantinople et mariée de force à un sénateur. Au début de l'année 450 elle écrit secrètement à Attila lui proposant sa main et joignant son anneau impérial à la missive. Immédiatement renvoyée à son frère elle ne doit qu'à l'intervention de sa mère de ne pas être exécutée. Galla Placidia meurt peu après le 27 novembre 450. Elle est inhumée dans le mausolée impérial à Rome aux cotés de son fils Théodose mort en 415.

Catégorie:Empereur romain

ko:분류:로마의 황제 ja:Category:ローマ皇帝 Liste des articles touchant aux empereurs romains catégorie:Personnalité politique de la Rome antique Catégorie:Histoire de la Rome antique

Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique

catégorie:Personnalité de la Rome antique catégorie:Politique de la Rome antique

Théodose Ier

Théodose I (Flavius Theodosius) (346-395) fut empereur romain et byzantin de 379 à 395. Il était le fils de Théodose l'Ancien. D'origine espagnole, d'une famille chrétienne, il fut proclamé empereur en 379 par Gratien et reçut l'Orient, la Macédoine et la Dacie. En 380, avec Gratien, ils arrêtèrent les Goths en Épire et en Dalmatie. Théodose installa une partie des Ostrogoths en Pannonie, et lui-même s'installa à Constantinople. La même année, il adhéra au symbole de Nicée, devint l'ardent défenseur des chrétiens et à Thessalonique, il publia l'édit suivant : « Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l'apôtre Pierre, celle que reconnaissent Damase et Pierre d'Alexandrie, c'est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Le catholicisme devenait religion d'État. Pierre d'Alexandrie Il condamna l'arianisme lors du second concile œcuménique de Constantinople en 381. En 382, il installa les Wisigoths en Mésie. Entre 383 et 388, il dut faire face à l'usurpation de Maxime (Magnus Clemens Maximus), qui après avoir défait Gratien s'était emparé de toute la préfecture des Gaules et occupait Rome toute l'Italie au détriment de Valentinien II. Théodose vainquit Maxime qui fut tué à Aquilée, en 388. De 388 à 391, Théodose demeura en Occident, presque toujours à Milan. En 390, il réprima une émeute à Thessalonique. En 391, probablement sous l'influence de saint Ambroise, il supprima les dernières manifestations du paganisme « officiel » dans l'Empire (cependant, le culte survécut en clandestinité), fondant ainsi le premier État chrétien orthodoxe. C'est ce qui lui valut le titre de Grand. Entre 392 et 394, il réprima l'usurpation d'Eugène, proclamé empereur, après l'assassinat de Valentinien II. En 394, il fut l'auteur du décret interdisant les Jeux Olympiques accusés de diffuser le paganisme. Il mourut peu après, le 17 janvier 395. À cette date l'Empire est réunifié pour la première fois depuis trente ans. De son premier mariage avec Aelia Flacilla, Théodose avait eu deux fils : Auguste Arcadius en 383, et Honorius en 393. Il partagea entre eux l'Empire : Honorius (10 ans) reçut l'Occident et Arcadius (18 ans) l'Orient, et il chargea le Vandale Stilicon de veiller sur eux deux. Théodose commit l'erreur d'enrôler dans l'armée romaine des contingents de barbares en leur laissant une organisation autonome ; ces fédérés préparèrent l'occupation de l'Empire par les barbares.

Théodose et le christianisme

Stilicon Les empereurs Théodose, pour l'Empire d'Orient et Gratien, pour l'Empire d'Occident, élèvent le christianisme au rang de seule religion officielle et obligatoire par l'Édit du 28 février 380. L'empereur Gratien cesse alors de porter le titre de « souverain pontife » des cultes païens. Ce titre sera donné de nouveau à l'évêque de Rome des siècles plus tard. Les temples païens sont alors fermés et la statue de la déesse Victoire est enlevée de la salle où siégeait le Sénat romain. En 393, Théodose écrasa l'usurpation d'Eugène qui, bien que sans doute chrétien, favorisait les païens et avait annulé les mesures prises par Théodose. Cette date est considérée par certains comme marquant la fin du monde antique. Théodose Ier Théodose Ier Théodose 01 ja:テオドシウス

Arcadius

Flavius Arcadius (377-408) fut le premier empereur d'Orient (395-408). Fils aîné de Théodose Ier et de Aelia Flacilla, de petite taille et d'aspect chétif, il est associé vers 383 à l'empire, à l'age de 6 ans, et reçoit le titre d'Auguste. Il est nommé consul à trois reprise en 385, 392 et 394. Instruit dans la religion chretienne par divers précepteurs de grande renommée comme le rhéteur Thémistius ou le diacre Arsénius, Arcadius va se révéler un prince faible subissant l'influence des divers membres de son entourage. En 395 son père l'empereur Théodose Ier partage l'empire romain entre ses deux fils. Arcadius reçoit l'Orient avec sa capitale Constantinople et à Honorius revient l'Occident. C'est un partage de plus pour l'empire mais celui-ci est définitif. En fait ces deux souverain inexpérimentés ne sont que des paravents derrières lesquels se cachent les deux véritables maîtres de l'empire, Stilicon à l'ouest et Flavius Rufinus(Rufin) à l'Est en compétition avec le chambellan Eutrope. Ce dernier va marier Arcadius à Eudoxie, la fille du général franc de Théodose Ier Baute (Bauto). Mais la fin de l'année 395 voit la catastrophique invasion des Wisigoths d'Alaric Ier, sans doute appelés par Flavius Rufinus qui souhaitait se protéger de Stilicon, qui pillent la Thessalie et prennent Athènes tandis que les Huns s'emparent de la Syrie et pillent Antioche. Arcadius envisage d'associer Flavius Rufinus à l'empire (sans doute contraint et forcé) quand ce dernier est assassiné, en novembre 395 par un chef Goth nommé Gaïnas probablement à l'instigation de Stilicon. Eutrope devient alors le véritable maître de l'empire d'Orient et se comporte en tyran débauché. Accusé par Stilicon de complot et suscitant la colère populaire, il est exilé par Arcadius à Chypre en 399. Il est exécuté un peu plus tard car Stilicon fait pression sur Arcadius et, s'alliant momentanément avec les Goths de Gaïnas qui pénètrent à Constantinople, obtient, outre l'exécution d'Eutrope, le renvoi d'Aurélien le nouveau préfet du prétoire. Mais en 400 les Goths installés à Constantinople sont massacrés et Stilicon ne possède plus de moyen de pression sur Arcadius. Pour commémorer la défaite de Gaïnas et la victoire sur les Goths, Arcadius fait élever une colonne triomphale sur le forum qu'il a fait construire à Constantinople, à l'instar de son père Théodose. Arcadius règne alors seul et avec l'aide du patriarche de Constantinople Jean Chrysostome entreprend une politique religieuse virulente contre le paganisme dont il fait détruire de nombreux temples. Hostile à l'arianisme, il doit compter avec son épouse qui, favorable à cette hérésie, réussira à deux reprise à faire exiler le patriarche. Arcadius meurt le 1 mai 408 à 31 ans, 4 ans après Eudoxie, et laisse un fils, le futur Théodose II, et trois filles dont la fameuse Pulchérie.

Bibliographie


- André Piganiol, L'Empire chrétien, PUF, Paris, 1972.
- Alan Cameron et Jacqueline Long, Barbarian and Politics at the Court of Arcadius, Berkeley et Los Angeles, 1993. catégorie:Empereur byzantin catégorie:Empereur romain ja:アルカディウス

Honorius

Honorius Honorius Honorius Flavius Honorius (384-423), empereur romain d'Occident. Né à Constantinople en 384, il est le fils de Théodose Ier et d'Aelia Flacilla et le frère cadet d'Arcadius. Il devint le premier monarque de l'Empire d'Occident en 395 à la mort de son père après que celui-ci eut partagé l'empire entre ses deux fils, partage qui sera, pour l'empire romain, définitif. Honorius n'a que 11 ans à la mort de son père. Celui-ci charge Stilicon, général d'origine vandale, époux d'une de ses cousines, Serena, nièce de Théodose Ier, de veiller sur les deux frères. Stilicon est le véritable maître de l'Empire d'Occident jusqu'en 408 et sauve le trône d'Honorius des invasions germaniques à deux reprises par ses victoires militaires de Pollenza en 402 sur Alaric Ier et de Fiesole en 406 sur les Ostrogoths de Radagaise. C'est lui qui décide de transférer la capitale à Ravenne, protégée par une ceinture de marécages, où Honorius installe son palais, sa cour et son administration. De plus il fait épouser à Honorius sa fille Maria puis à la mort de cette dernière une autre de ses filles, Thermantia. Mais Stilicon souhaite intervenir aussi dans les affaires de l'Empire d'Orient. Il élimine le puissant ministre d'Arcadius, Rufin le remplacant par Eutrope (395) mais entre ensuite en conflit avec celui-ci (vers 399) et finit par obtenir son renvoi et son exécution. Des contingents Goths provisoirement alliés à Stilicon pénétrent même dans Constantinople avant d'y être massacrés en 400. En 408 une coalition se forme contre Stilicon au sein de l'armée romaine inquiète des recrutements massifs de mercenaires barbares et reprochant à ce dernier de n'avoir pas réussi à protéger la Gaule de l'invasion des Vandales et des Suèves (406/408). Stilicon est assassiné avec sa famille sur ordre d'Honorius le 23 août 408 et remplacé comme préfet du prétoire par Olympius. L'empire va rapidement succomber sous les coups des différents peuples germaniques. Les Vandales et les Suèves s'installent en Espagne en 409 et Honorius leur donne le statut de fédérés en 412. Surtout les Wisigoths d'Alaric Ier assiègent Rome en 408, 409 et finissent par s'en emparer le 24 août 410. Le sac de la ville symbole de l'empire, bien qu'elle ne soit plus la capitale, accentue la déchéance d'un empire qui ne se réduit qu'à l'Italie et l'Afrique du nord. Honorius ne défend pas Rome et semble dépassé par les évènements. Il réside surtout à Milan ou Ravenne et organise fêtes et plaisirs. Il réussit à se débarasser des Wisigoths, après la mort d'Alaric Ier, en leur donnant l'Aquitaine où ils s'installent en 416 avec le statut de fédérés. Honorius est confronté à un grand nombre d'usurpations comme celles de Jovin, Priscus Attale, en 409/410, Maxime, en 409/411 et surtout celle de Constantin III en 407/411. Le général Flavius Constantius tente un ultime sursaut et réduit Constantin III puis l'autre usurpateur Maxime en 411. Il chasse de Gaule vers 414/415 Athaulf, le successeur d'Alaric Ier à la tête des Wisigoths, et épouse vers 415 Galla Placidia, veuve d'Athaulf et sœur d'Honorius. Il se fait proclamer Auguste en février 421, sous le nom de Constance III, mais Théodose II ne le reconnaît pas, et un conflit va s'ouvrir entre les deux empires, lorsque Constance III meurt en septembre 421. Honorius meurt le 15 août 423. Théodose II aurait voulu rétablir l'unité impérale, mais face à l'usurpation de Jean 423/425, il se résigne à couronner comme César en 424, puis comme Auguste en 425 le neveu d'Honorius, Valentinien III, fils de Galla Placidia et de Constance III. Catégorie:Empereur romain ja:ホノリウス

390

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Années 370 | Années 380 | Années 390 | Années 400 | Années 410
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---- Cette page concerne l'année 390 du calendrier julien.

Événements

Dans l'Empire Romain


- Les marchands et artisans de Salonique, ruinés, se soulèvent. Le commandant de la garnison et des officiers impériaux sont tués. Ayant ordonné le massacre de 7000 insurgés, l'empereur Théodose I se fait excommunier par saint Ambroise à Milan. Il est contraint à une expiation publique.
- Le 6 août Théodose proclame un édile condamnant les rapports homosexuels par le bûcher.
- Le 25 décembre, l'évêque Ambroise de Milan force Théodose I à faire pénitence publiquement pour le massacre de milliers de civils rebelles en Thessalonique.
- À Bethléem, saint Jérôme révise la bible qu’il traduit en Latin (Vulgate).
- « Res Gestae », de l’historien Ammien Marcellin, sur la période de 96 à 378.
- Théodose I et le roi Sapor III de Perse signent un traité pour se partager l'Arménie.

En Orient


- Règne en Inde de Rudrasena sur l’empire Vakataka au Dekkan (390-395).
- Rudrasena épouse Prabhavatigupta, fille de Chandragupta II.
- Rédaction du Kamasutra à la fin du , attribué à Vâtsyâyana.
- Règne de Ouazeb II, roi d’Aksoum.
  - Aksoum est à l’apogée de sa puissance : selon les auteurs byzantins, elle est en rapport avec Constantinople, l’Iran, l’Inde et Ceylan. Ses ambassades lui permettent de faire libérer en Perse un évêque emprisonné. Elle commerce par la mer Rouge, par les routes de caravanes remontant d’Égypte ou partant du Yémen vers la Mésopotamie. Elle exporte des émeraudes venues des cataractes du Nil (pays des Blemmyes), des épices, de l’encens et la casse à cinquante journées d’Adoulis, des bœufs, du fer et du sel de chez les Agao du pays de Sasou, au-delà du lac Tana.

Naissances


- Galla Placidia, fille de Théodose Ier, épouse de Constance III et mère du futur empereur d'Occident Valentinien III.

Décès en 390


- Saint Grégoire de Nazianze.

Théodose Ier

Théodose I (Flavius Theodosius) (346-395) fut empereur romain et byzantin de 379 à 395. Il était le fils de Théodose l'Ancien. D'origine espagnole, d'une famille chrétienne, il fut proclamé empereur en 379 par Gratien et reçut l'Orient, la Macédoine et la Dacie. En 380, avec Gratien, ils arrêtèrent les Goths en Épire et en Dalmatie. Théodose installa une partie des Ostrogoths en Pannonie, et lui-même s'installa à Constantinople. La même année, il adhéra au symbole de Nicée, devint l'ardent défenseur des chrétiens et à Thessalonique, il publia l'édit suivant : « Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l'apôtre Pierre, celle que reconnaissent Damase et Pierre d'Alexandrie, c'est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Le catholicisme devenait religion d'État. Pierre d'Alexandrie Il condamna l'arianisme lors du second concile œcuménique de Constantinople en 381. En 382, il installa les Wisigoths en Mésie. Entre 383 et 388, il dut faire face à l'usurpation de Maxime (Magnus Clemens Maximus), qui après avoir défait Gratien s'était emparé de toute la préfecture des Gaules et occupait Rome toute l'Italie au détriment de Valentinien II. Théodose vainquit Maxime qui fut tué à Aquilée, en 388. De 388 à 391, Théodose demeura en Occident, presque toujours à Milan. En 390, il réprima une émeute à Thessalonique. En 391, probablement sous l'influence de saint Ambroise, il supprima les dernières manifestations du paganisme « officiel » dans l'Empire (cependant, le culte survécut en clandestinité), fondant ainsi le premier État chrétien orthodoxe. C'est ce qui lui valut le titre de Grand. Entre 392 et 394, il réprima l'usurpation d'Eugène, proclamé empereur, après l'assassinat de Valentinien II. En 394, il fut l'auteur du décret interdisant les Jeux Olympiques accusés de diffuser le paganisme. Il mourut peu après, le 17 janvier 395. À cette date l'Empire est réunifié pour la première fois depuis trente ans. De son premier mariage avec Aelia Flacilla, Théodose avait eu deux fils : Auguste Arcadius en 383, et Honorius en 393. Il partagea entre eux l'Empire : Honorius (10 ans) reçut l'Occident et Arcadius (18 ans) l'Orient, et il chargea le Vandale Stilicon de veiller sur eux deux. Théodose commit l'erreur d'enrôler dans l'armée romaine des contingents de barbares en leur laissant une organisation autonome ; ces fédérés préparèrent l'occupation de l'Empire par les barbares.

Théodose et le christianisme

Stilicon Les empereurs Théodose, pour l'Empire d'Orient et Gratien, pour l'Empire d'Occident, élèvent le christianisme au rang de seule religion officielle et obligatoire par l'Édit du 28 février 380. L'empereur Gratien cesse alors de porter le titre de « souverain pontife » des cultes païens. Ce titre sera donné de nouveau à l'évêque de Rome des siècles plus tard. Les temples païens sont alors fermés et la statue de la déesse Victoire est enlevée de la salle où siégeait le Sénat romain. En 393, Théodose écrasa l'usurpation d'Eugène qui, bien que sans doute chrétien, favorisait les païens et avait annulé les mesures prises par Théodose. Cette date est considérée par certains comme marquant la fin du monde antique. Théodose Ier Théodose Ier Théodose 01 ja:テオドシウス

Honorius

Honorius Honorius Honorius Flavius Honorius (384-423), empereur romain d'Occident. Né à Constantinople en 384, il est le fils de Théodose Ier et d'Aelia Flacilla et le frère cadet d'Arcadius. Il devint le premier monarque de l'Empire d'Occident en 395 à la mort de son père après que celui-ci eut partagé l'empire entre ses deux fils, partage qui sera, pour l'empire romain, définitif. Honorius n'a que 11 ans à la mort de son père. Celui-ci charge Stilicon, général d'origine vandale, époux d'une de ses cousines, Serena, nièce de Théodose Ier, de veiller sur les deux frères. Stilicon est le véritable maître de l'Empire d'Occident jusqu'en 408 et sauve le trône d'Honorius des invasions germaniques à deux reprises par ses victoires militaires de Pollenza en 402 sur Alaric Ier et de Fiesole en 406 sur les Ostrogoths de Radagaise. C'est lui qui décide de transférer la capitale à Ravenne, protégée par une ceinture de marécages, où Honorius installe son palais, sa cour et son administration. De plus il fait épouser à Honorius sa fille Maria puis à la mort de cette dernière une autre de ses filles, Thermantia. Mais Stilicon souhaite intervenir aussi dans les affaires de l'Empire d'Orient. Il élimine le puissant ministre d'Arcadius, Rufin le remplacant par Eutrope (395) mais entre ensuite en conflit avec celui-ci (vers 399) et finit par obtenir son renvoi et son exécution. Des contingents Goths provisoirement alliés à Stilicon pénétrent même dans Constantinople avant d'y être massacrés en 400. En 408 une coalition se forme contre Stilicon au sein de l'armée romaine inquiète des recrutements massifs de mercenaires barbares et reprochant à ce dernier de n'avoir pas réussi à protéger la Gaule de l'invasion des Vandales et des Suèves (406/408). Stilicon est assassiné avec sa famille sur ordre d'Honorius le 23 août 408 et remplacé comme préfet du prétoire par Olympius. L'empire va rapidement succomber sous les coups des différents peuples germaniques. Les Vandales et les Suèves s'installent en Espagne en 409 et Honorius leur donne le statut de fédérés en 412. Surtout les Wisigoths d'Alaric Ier assiègent Rome en 408, 409 et finissent par s'en emparer le 24 août 410. Le sac de la ville symbole de l'empire, bien qu'elle ne soit plus la capitale, accentue la déchéance d'un empire qui ne se réduit qu'à l'Italie et l'Afrique du nord. Honorius ne défend pas Rome et semble dépassé par les évènements. Il réside surtout à Milan ou Ravenne et organise fêtes et plaisirs. Il réussit à se débarasser des Wisigoths, après la mort d'Alaric Ier, en leur donnant l'Aquitaine où ils s'installent en 416 avec le statut de fédérés. Honorius est confronté à un grand nombre d'usurpations comme celles de Jovin, Priscus Attale, en 409/410, Maxime, en 409/411 et surtout celle de Constantin III en 407/411. Le général Flavius Constantius tente un ultime sursaut et réduit Constantin III puis l'autre usurpateur Maxime en 411. Il chasse de Gaule vers 414/415 Athaulf, le successeur d'Alaric Ier à la tête des Wisigoths, et épouse vers 415 Galla Placidia, veuve d'Athaulf et sœur d'Honorius. Il se fait proclamer Auguste en février 421, sous le nom de Constance III, mais Théodose II ne le reconnaît pas, et un conflit va s'ouvrir entre les deux empires, lorsque Constance III meurt en septembre 421. Honorius meurt le 15 août 423. Théodose II aurait voulu rétablir l'unité impérale, mais face à l'usurpation de Jean 423/425, il se résigne à couronner comme César en 424, puis comme Auguste en 425 le neveu d'Honorius, Valentinien III, fils de Galla Placidia et de Constance III. Catégorie:Empereur romain ja:ホノリウス

Athaulf

Athaulf est roi des Wisigoths de 410/411 à 415. Beau-frère et successeur du roi Alaric, il appartient à la famille sacrée des Balthes. Alors que les Wisigoths se trouvent dans la région de Cosenza en Calabre où Alaric a été inhumé, il décide d'abandonner le projet de ce dernier d'une invasion de l'Afrique romaine par la Sicile et remonte vers le Nord de l'Italie ; entré en Gaule en 412, il enlève aux usurpateurs Jovin et Sébastien la Provence puis l'Aquitaine (413). Peu après, le 1er janvier 414, il épouse en grande pompe à Narbonne Galla Placidia, sœur de l'empereur légitime Honorius, qui était captive du roi Alaric après le sac de Rome d'août 410. En 415, il se prépare à envahir l'Espagne lorsqu'il est assassiné, trahit par l'un de ses officiers dans Narbonne. De son union avec Galla Placidia naquit en 414/415 un fils au nom, révélateur, de Théodose. Ce dernier meurt mystérieusement en bas-âge, très probablement assassiné à l'instigation de la faction wisigothique hostile à Athaulf. En effet, ce dernier souhaitait restaurer l'Empire romain grâce à la force gothique, ce qui ne plaisait pas à une partie de la noblesse. Par son mariage avec Galla Placidia, il devait également songer à faire élire son propre fils Théodose, empereur d'Occident. Le nouveau roi, Sigéric, règne à peine 15 jours avant d'être lui aussi assassiné au nom de la faide germaniquevendetta »), à l'instigation des anciens partisans du roi Athaulf. Le noble Wallia, un balthe, est alors élu roi.

Voir aussi


- Wisigoths ;
- Migrations germaniques ;
- Empire romain d'OccidentCatégorie:Personnalité politique de la Rome antique Athaulf

414

ko:414년 Catégorie:414
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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 414 du calendrier julien.

Événements


- Janvier : Athaulf, roi des Wisigoths, épouse à Narbonne Galla Placidia, sœur de l’empereur Honorius, qui refuse de traiter avec lui. Athaulf, incapable de se faire conférer à lui-même la dignité impériale refait Attalus empereur d’occident pour reconstruire l’empire avec lui.
- Le gaulois Rutilius Namatianus devient préfet de Rome.
- À l'âge de 15 ans, Pulchérie, la sœur de l'empereur de Théodose II devient régente de l'Empire d'Orient pour son frère faible de caractère (et qui n'a que 13 ans).
- Saint Jérôme écrit un pamphlet contre les ennemis de l'église.
- Le Chinois Faxian (Fa Hien), de retour d'un pèlerinage en Inde, décrit le pays comme humain, riche et heureux.

Naissances


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Décès


- Synésius, alchimiste né à Cyrène en 370. Converti au christianisme, il était évêque de Ptolémaïs.

Gaule

als:Gallische Sprache ko:갈리아 ja:ガリア Catégorie:Ancien pays d'Europe Catégorie:Monde celtique La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné anciennement aux territoires occupés par les Gaulois, territoires qui comprenaient la France actuelle, la Belgique et le nord de l'Italie (Gaule cisalpine). Jusqu'à la conquête romaine, de -58 à -51, ce nom ne recouvre aucune notion d'unité politique ou territoriale, mais plutôt une aire culturelle et peut-être économique à l'intérieur de laquelle de fortes disparités devaient toutefois exister, ainsi que le prouve l'archéologie. A contrario, la Celtique désigne - pour les archéologues - l'ensemble des territoires peuplés par les Celtes au deuxième Âge du fer dépassant le cadre de la seule Gaule. De même le nom « Gaulois », désignant les habitants de ce territoire, couvre de nombreux peuples et une multitude d'entités ethnoculturelles jusqu'à la conquête romaine.

Le territoire

Gaulois Les territoires de la future Gaule étaient englobés dans un vaste ensemble continental s'étendant de l'Atlantique jusqu'au Danube et nommé « Celtique » par les premiers témoignages écrits dont nous disposons : ceux des Grecs (notamment Aristote, élève d'Isocrate et de Platon, -384 à -332 ). Le nom « Gaulois » (latin galli) est attesté, quant à lui, pour la première fois sous la plume de Caton l'Ancien vers -168, pour désigner les habitants de la Celtique qui avaient envahi la plaine du , c'est-à-dire les habitants de la Gaule cisalpine. On sait principalement grâce à l'étymologie qu'il s'agissait bien de peuples nord-alpins. Au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne, selon Jules César, la Gaule était divisée en trois parties : la Celtique, l'Aquitaine et la Belgique (cf. carte). Il est probable que ce découpage schématique correspondait pour une part à des différences culturelles observables par un étranger (ce que mentionne César et qui est confirmé dans le cas de la Belgique) et d'autre part à des considérations géopolitiques propres au conquérant romain (comme la nécessité de délimiter le territoire à conquérir). Néanmoins, l'absence d'autres sources précises donne encore lieu à de nombreuses conjectures sur la nature exacte de ce découpage. Si la Gaule proprement dite apparaît sous la plume des Romains, elle trouve aussi sa définition à travers l'histoire de sa conquête par ces derniers. Schématiquement, la conquête romaine de la Gaule fut réalisée en trois phases :
- la conquête de la Gaule cisalpine, comprenant la plaine cispadane et la transpadane (fin du III siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia togata ou Narbonnaise, c'est-à-dire le sud-est de la France et la vallée du Rhône (dernier tiers du II siècle avant l'ère chrétienne)
- la conquête de la gallia comata ou Gaule chevelue, c'est-à-dire le reste de la France et la Belgique (milieu du I siècle avant l'ère chrétienne) La Cisalpine, intégrée à l'Italie sous la République, devint une extension de Rome, tandis que la Narbonnaise constitua une « province » romaine située hors d'Italie (le nom latin provincia a donné le français actuel « Provence »). Les noms « Gaule » et « Gaulois » restèrent quant à eux en usage pour désigner les provinces romaines s'étendant sur le reste de ces territoires (France et Belgique actuelles) et leurs habitants de culture gallo-romaine (que l'archéologie et l'historiographie désignent également sous le néologisme Gallo-romains). En -12, Auguste instaura la première « institution » supra-provinciale de l'Empire avec le « conseil des trois Gaules » (concilium trium Galliarum) réunissant chaque année les représentants des cités de la Gaule lyonnaise, de la Gaule aquitaine et de la Gaule belgique à Lugdunum pour célébrer le culte impérial. Il est probable que ce geste ne faisait que confirmer les liens anciens qui existaient entre les habitants de ces territoires. Ce sont ces liens, tissés de proche en proche, qui peuvent expliquer en définitive le caractère unitaire que laisse entrevoir, au-delà des disparités, la description de la Gaule par César près d'un demi-siècle avant.

Les habitants

À l’origine, les Celtes, ou encore leurs prédécesseurs ont pu peupler l’Europe centrale. Vers -500, ils auraient commencé à émigrer vers le nord-ouest pour constituer, deux cents ans plus tard, une partie importante de la population des différentes régions de la Gaule. Enfin, ils auraient commencé d'importantes migrations vers l'Italie et vers l'est de l'Europe à la fin du V siècle. À l'époque de la conquête par Rome de la Gaule chevelue, si les territoires des Celtes s'étaient considérablement réduits, ces derniers conservaient néanmoins des liens entre eux de la Bohême jusqu'à l'île de Bretagne, comme l'indique la présence de témoignages archéologiques danubiens parmi les guerriers de Vercingétorix ou encore, les liens importants entre les peuples belges du nord de la Gaule et ceux de la Tamise. Ces liens peuvent s'expliquer, dans le cas de la Gaule, par l'existence d'un réseau de « clientèles » qui tenait de proche en proche certaines tribus, certains peuples dans la dépendance d'autres, plus riches ou plus nombreux et disposant éventuellement d'un territoire plus étendu. L'existence de « fédérations » de peuples est attestée dans l'ensemble du domaine celtique : parmi les peuples transpadans de la Gaule cisalpine au III siècle avant l'ère chrétienne, dans le midi de la Gaule au II siècle avant l'ère chrétienne (les Salyens) ou encore en Gaule chevelue avant la guerre des Gaules (Avernes, Éduens et Séquanes). Pour expliquer l'aire géographique de la culture matérielle laténienne dans son intégralité, même à l'échelle de la Gaule, ce schéma est toutefois insuffisant et il faut écarter la question du peuplement. La thèse d'une invasion celtique qui aurait placé sous sa coupe les populations indigènes, telles que les Ligures mentionnés par les premières sources grecques, n'a plus cours aujourd'hui. Il est en effet très difficile d'associer les changements sociaux et techniques qui caractérisent la naissance de la civilisation celtique de La Tène à des changements ethniques. Aussi, il est bien plus probable que le peuplement de la Gaule fût, pour la majorité, hérité des brassages millénaires des peuples durant la Préhistoire et que la culture laténienne se diffusa progressivement, par apports successifs depuis un berceau ou « complexe » nord-alpin (voir Hallstatt). Parallèlement, d'autres apports culturels purent se diffuser à partir des régions atlantiques. Les cultures mégalithiques de la façade atlantique (Irlande, Pays-de-Galles, côte armoricaine), notamment, attestent l'existence de liens culturels et économiques entre ces régions depuis la préhistoire. Comme le relève B. Cunliffe (Les Celtes, Paris, 1996), des mégalithes furent d'ailleurs réemployés durant la période gauloise, comme en témoignent des motifs celtiques présents sur nombre d'entre eux. Enfin, d'autres mégalithes devaient avoir conservé un caractère sacré durant au début de la période chrétienne, comme en témoignent les croix dont ils furent alors surmontés. Parmi ces apports éventuels à la « civilisation » gauloise, Jules César, dans son commentaire sur la guerre des Gaules mentionne que le druidisme venait de Grande-Bretagne. Rien ne peut confirmer ou infirmer cette affirmation. En définitive, des nombreux peuples ou fédérations de peuples présents en Gaule à la veille de la conquête romaine, il reste des contours de « frontières », dont l'existence fait cependant débat (les limites des terroirs du haut Moyen Âge, sans doute antérieures à la période celtique pour la plupart) et un « substrat » linguistique longtemps sous-évalué. L'étymologie, enfin, a conservé le nom de populations gauloises, nom qui désigne encore les habitants de régions et de villes françaises actuelles : par exemple, les Allobroges sont les habitants de Grenoble ou les Auvergnats, les habitants de l'Auvergne qui couvre le territoire arverne (nord de la haute-Loire, Puy-de-Dôme et haut-Allier).
- Sur le peuplement protohistorique de l'Europe : voir Celtes
- À l'époque gauloise : voir Gaulois
- Durant la conquête romaine et à l'époque romaine : Voir peuple gaulois

La langue

La majorité des habitants de la Gaule protohistorique parlaient certainement le gaulois, décliné en plusieurs dialectes, et devaient se comprendre entre eux : Jules César mentionna cependant qu'à son époque les trois parties de la Gaule se distinguaient par les coutumes, les mœurs, mais aussi par la « langue ». Le gaulois est une langue aujourd'hui disparue du groupe celtique de la famille des langues indo-européennes, proche du gallois actuel.

Continuité et ruptures

Il est aujourd'hui admis que la Gaule « romaine » ne fut romaine que dans certains domaines, certes majeurs. Les changements apportés par le conquérant ont longtemps éclipsé toute idée d'une permanence de certains traits : d'abord, le syncrétisme religieux romain et l'interdiction du druidisme entraînèrent assurément la disparition d'une religion celtique dont on ne peut que deviner les contours, grâce à l'archéologie, d'une part, et par comparaison avec quelques survivances gallo-romaines, d'autre part. Les cadres du pouvoir – l'administration romaine –, l'économie, l'art, notamment monumental, et la culture littéraire latine, aussi, s'imposèrent, peut-être d'autant plus facilement que rien de préexistant ne pouvait les concurrencer. Après la conquête romaine de la Gaule, achevée en -51, la romanisation fut rapide chez les élites. On ignore cependant quelle fut sa progression exacte et sa profondeur en ce qui concerne le peuple. Elle dut en tout cas demeurer inégale, voire limitée dans nombre de domaines ayant trait à la vie quotidienne, comme l'indiquent plusieurs exemples. Le réemploi du site du sanctuaire celtique de Gournay-sur-Aronde, en Belgique, ou encore les ex-voto des sources de la Seine, montrent comme nombre d'autres lieux sacrés pour les Gaulois de la période de l'indépendance que les lieux de culte romains prolongèrent des usages anciens (voir nemeton). Lorsqu'une certaine « barbarisation » de l'Empire eut lieu au III siècle, des traits de civilisation qui étaient demeurés en vigueur depuis la période de l'indépendance s'introduisirent à leur tour dans la culture impériale : le manteau gaulois qui donna son surnom à l'Empereur Caracalla n'avait pu être remplacé par le mode de vie du conquérant romain. Dans nombre de domaines ayant trait à l'artisanat, où les Gaulois excellaient, leurs inventions s'imposèrent : c'est le cas, notamment, du tonneau qui s'imposa face à l'amphore plus fragile et de moindre contenance. C'est également le cas de la cotte de mailles pour l'armée. Un héritage gaulois perdura aussi probablement dans la langue parlée : au , une graphie et une prononciation gauloises du latin, au caractère archaïque, sont attestées chez plusieurs auteurs de poésie ou transcripteurs de farces populaires (sources de l'Histoire de France, éd. Les Belles lettres, Paris). Certains traits caractéristiques de la Gaule antique perdurèrent après l'Empire romain. Lorsque la civilisation romaine classique s'effondra, la Gaule ne se « germanisa » que lentement et partiellement. La présence de toponymes germaniques est d'abord attestée sur ses franges, due au repeuplement, souvent à but défensif et organisé assez tôt par Rome, de régions sinistrées par les crises et par les épidémies. De tels établissements durables de colons « barbares » (les lètes) eurent d'ailleurs lieu dans le reste de l'Empire tout au long du . La date symbolique de la disparition de l'Empire romain d'occident en 476 et celle du baptème du roi des Francs Clovis, vers 486, ne marquèrent pas non plus, à cet égard, de rupture : ces événements eurent lieu à une époque où Francs, Burgondes et Wisigoths avaient fait « souche » et détenaient depuis longtemps déjà le monopole des affaires militaires. Aussi, les familles de l'aristocratie gallo-romaine continuèrent longtemps à concentrer l'essentiel du véritable pouvoir politique dans les cités épiscopales : les « patrices », comme le marseillais Mauronitus, ou les évêques, comme l'auvergnat Grégoire de Tours, étaient les véritables représentants des populations. Ainsi, la culture nouvelle qui se développa en Gaule après la période impériale fut avant tout chrétienne et à plusieurs égards augustinienne. Plus généralement, les permanences observables dans le cadre de vie de l'Antiquité tardive jusqu'au furent nombreuses en Gaule : c'est surtout à partir du milieu du VII siècle, temps de crise, que les patronymes germaniques se multiplièrent au sein des élites, indiquant par là que le centre de gravité de l'Europe s'était déplacé vers le nord et que les équilibres du monde antique s'étaient rompus. En définitive, si la culture latine classique recula, le latin continua à constituer la langue de la culture et surtout, celle exclusive de l'écrit (le premier document écrit en langue vernaculaire étant les serments de Strasbourg, datés de 842). Aussi, l'usage des noms « Gaule » et « Gaulois » se conserva jusqu'à la fin de la période mérovingienne, du moins à l'écrit. Ce n'est que lentement, durant la période carolingienne, que le nom de « Francie » (Francia, puis francia occidentalis se répandit pour désigner la réalité politique majeure qu'était devenu le royaume des Francs (regnum francorum). Mais ce nom ne désignait qu'incidemment les territoires correspondant à l'ancienne Gaule romaine, désormais rattachés à un ensemble plus vaste. C'est également la « renaissance carolingienne » qui posa les fondations d'une culture véritablement nouvelle. Cette « renaissance » voulait pourtant, à l'origine, restaurer la culture romaine antique et impériale. Junk

Voir aussi


- Gaule romaine, Gaule cisalpine, Gaule transalpine, Gaule celtique, Gaule chevelue, Gaule belgique, Gaule aquitaine, Gaule lyonnaise, Gaule germanique, Gaule narbonnaise
- Celtes, Gaulois, Peuple gaulois, Religion gauloise, Guerre des Gaules, De Bello Gallico

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Années 390 | Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430
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---- Cette page concerne l'année 413 du calendrier julien.

Événements

Europe


- Le préfet du prétoire Anthémius termine les fortifications de Constantinople, connues sous le nom de Mur Théodosien.
- Jovin, usurpateur en Gaule, est tué.
- Règne de Gondicaire, roi des Burgondes (fin en 436)
  - Les Burgondes, vaincus après avoir soutenus un usurpateur romain malheureux, s’installent entre Rhin et Alpes (Royaume de Worms).
  - Les Burgondes semblent compter 25 000 âmes dont 5000 guerriers.
- Athaulf, roi des Wisigoths tente en vain de prendre Marseille.
- Saint Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople fonde l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

Afrique du Nord


- Saint Augustin justifie la persécution des hérétiques.

Asie


- Changsu Wang, fils de Kwanggaet'o Wang le Grand monte sur le trône du royaume de Koguryŏ (Corée) (roi jusqu'en 491)
- Au Japon, les Wa versent un tribut à la dynastie chinoise des Jin orientaux. Cinq autres « rois des Wo » seront enregistrés par les archivistes chinois. Des Japonais iront jusqu’à Nankin apporter une pétition à la dynastie des Liu-Song (420-479) pour faire reconnaître leurs pouvoirs et légitimer leur droits en Corée.

Naissances


-

Décès


- Kumarajiva, traducteur indien.
- Kwanggaet'o Wang, roi de Koguryŏ (Corée). Catégorie:413 ja:413年 ko:413년

Constance III

Constance 03 Constance III (Flavius Constantius), (? - 421), proclamé Empereur romain d'Occident en 421. Général de l'Empereur d'Occident Honorius avec le titre de patrice, Flavius Constantius vainquit les usurpateurs apparus dans le sillage des invasions germaniques de 406 : Constantin III en Gaule en 411, Maxime en Espagne en 411 puis en 413 Jovin de nouveau en Gaule. Il parvient tres habilement à ramener les Wisigoths à la paix : en 414, en les affamant par un blocus, il les força à sortir d'Espagne pour revenir en Aquitaine. En 416, il traita avec leur roi Wallia, en échange de livraisons de ravitaillement. Wallia restitua l'usurpateur Priscus Attale et Galla Placidia, ex-otage d'Alaric Ier puis veuve d'Athaulf. Enfin en 418, Constantius accorda aux Wisigoths le statut de fédérés (foedus) en Aquitaine de Toulouse à Poitiers. Les Wisigoths créèrent le royaume de Toulouse, où ils restèrent en paix jusqu'en 456. Constantius épousa en 417 Galla Placidia, sœur d'Honorius. Ils eurent deux enfants, Valentinien III et Honoria. Grâce à ses succès, Constantius fut nommé Auguste en février 421, sous le nom de Constance III, mais Théodose II ne le reconnut pas. Le rattachement religieux de l'Illyrie à Constantinople ouvrit un conflit entre les deux parties d'empire; Constance III mourut de maladie en septembre 421 alors qu'il préparait une expédition contre Théodose II.


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Europe


- Le préfet du prétoire Anthémius termine les fortifications de Constantinople, connues sous le nom de Mur Théodosien.
- Jovin, usurpateur en Gaule, est tué.
- Règne de Gondicaire, roi des Burgondes (fin en 436)
  - Les Burgondes, vaincus après avoir soutenus un usurpateur romain malheureux, s’installent entre Rhin et Alpes (Royaume de Worms).
  - Les Burgondes semblent compter 25 000 âmes dont 5000 guerriers.
- Athaulf, roi des Wisigoths tente en vain de prendre Marseille.
- Saint Jean Cassien, moine à Bethléem puis en Égypte et à Constantinople fonde l’abbaye Saint-Victor de Marseille.

Afrique du Nord


- Saint Augustin justifie la persécution des hérétiques.

Asie


- Changsu Wang, fils de Kwanggaet'o Wang le Grand monte sur le trône du royaume de Koguryŏ (Corée) (roi jusqu'en 491)
- Au Japon, les Wa versent un tribut à la dynastie chinoise des Jin orientaux. Cinq autres « rois des Wo » seront enregistrés par les archivistes chinois. Des Japonais iront jusqu’à Nankin apporter une pétition à la dynastie des Liu-Song (420-479) pour faire reconnaître leurs pouvoirs et légitimer leur droits en Corée.

Naissances


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- Kumarajiva, traducteur indien.
- Kwanggaet'o Wang, roi de Koguryŏ (Corée). Catégorie:413 ja:413年 ko:413년

Marseille

Marseille est la plus grande ville du Sud de la France, la préfecture des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle est également le premier port de France. Elle est surnommée la cité phocéenne, car elle a été fondée en 600 avant J.-C. par des marins grecs originaires de Phocée en Asie mineure. Ses habitants sont appelés les Marseillais.

Géographie

habitants] La ville, deuxième de France (avec Lyon, et si on omet la partie belge de l'agglomération lilloise), est surtout la plus ancienne ville de France et une des plus vieilles d'Europe. Son territoire historique forme une sorte d'amphithéâtre, enserrée par la mer à l'Ouest et des montagnes, les calanques au sud avec Marseilleveyre, la côte bleue au nord avec l'Estaque (immortalisé par le peintre Cézanne) et les chaines de l'Etoile et du Garlaban au nord-est. Près de la moitié de la superficie communale n'est pas constructible. La ville s'est développée autour de l'ancien port grec devenu « Le Vieux-Port », notamment au cours de la deuxième moitié du . En effet, elle a connu à cette époque un développement important, stimulé par la croissance du commerce vers le nouvel empire colonial français : l'Algérie, le Levant et l'Orient lointain. La rue de la République est un exemple de cet urbanisme du second Empire avec son allure haussmannienne. Tournée vers la mer, la ville a longtemps « ignoré » l'arrière-pays provençal dont la seule voie de communication a été la vallée de l'Huveaune. L'activité portuaire s'est déplacée progressivement vers la façade nord de la ville, puis vers le site de Fos aménagé dans les années 1960. années 1960 Après une grave crise dans les années 1970 et 1980, où la population passa de 1 000 000 à 800 000 habitants, les autorités marseillaises ont décidé dans les années 1990 et 2000 de lancer un vaste programme de réhabilitation urbaine, avec notamment l'important programme Euroméditerranée, entre la gare Saint-Charles, la Belle-de-Mai et les anciens docks. La ville veut marier la Méditerranée et l'Europe. Aujourd'hui, la 2 ville de France avec plus de 800 000 habitants constitue la 2 unité urbaine du pays avec 1 349 000 habitants (1999), incluant Aix-en-Provence au nord, Martigues à l'ouest et Saint Zacharie dans le département du Var à l'est. Marseille a inauguré en 1999 le Parc du XXVI centenaire, au sud de la ville, pour exprimer son histoire et écrire son futur.

Histoire

Sa Fondation qui remonte à -600 A.C. est le fait de Grecs venus de Phocée (ville aujourd'hui disparu située en Asie Mineure). Les conditions exacts de la fondation de la ville font défaut à l'histoire de la ville, on ne retient aujourd'hui qu'une légende peu précise. Le territoire aurait été occupé par une tribu, les Nams, qui seraient implanté vers le village actuel d'Allauch. Le jour de l'arrivée des Grecs, le chef des Nams organisait un repas pendant lequel sa fille Gyptis devra choisir son époux en lui tendant une coupe. Les grecs furent invités à se joindre au banquet et le jeune chef, Protis, de ceux-ci fut choisi sellant ainsi la fondation d'une nouvelle cité. Les Phocéens se sont rapidement implantés et ont construit une cité résolument tournée vers la mer et le commerce. Ainsi, tout au long de la longue histoire de Marseille, c'est le commerce (et les commerçants) qui décident du sort de la ville : guerres, paix et alliances. La légende de la rencontre et de l'alliance entre le marin Protis (phocéen) et de la belle Gyptis (massaliote) établit fermement sa tradition de ville commerciale. En effet, la prospérité et le malheur de la ville sont liés à son port. Pendant longtemps, le puissant empire romain a laissé une relative autonomie à cette cité grecque qui fut réputée pour son enseignement. Exemple de cette prospérité, Marseille fut la première ville de France à disposer d'un système d'égouts. A contrario, la baisse du commerce entre les différentes rives de la Méditerranée à la chute de l'empire au lui fut fatale. Autre malheur, la grandepeste pénétra en Europe par le port phocéen en 1347. Le , avec son cortège d'innovations industrielles et les conquêtes de la France dès 1830, stimula le commerce maritime et la prospérité de la ville. Marseille célébra cette richesse à travers les Expositions Coloniales de 1906 et 1922 qui connurent un vif succès. L'arrivée de plusieurs centaines de milliers de rapatriés d'Algérie traumatisés en 1962 marqua l'esprit de la ville. 1962 L'autre caractéristique de la ville est le mouvement perpétuel vers l'autonomie vis à vis des autres villes et pouvoirs (notamment de la France, du roi de France et de Paris), la ville changeant d'avis (et de suzerain) suivant ses intérêts. Pendant longtemps, elle s'administre elle-même. Louis XIV (le roi Soleil) lui-même se méfiait de cette ville troublionne : les canons des forts de part et d'autre du Lacydon n'étaient pas tournés vers le grand large pour la protéger mais bien pour contenir tout esprit de révolte chez ses habitants. Il faut attendre la Révolution française et l'uniformisation du territoire français (langue, monnaie, droit) pour que Marseille perde cette spécificité qu'elle a toujours tenté de conserver. Pendant cette période trouble, l'esprit contestataire de la ville lui fit perdre son nom : elle fut rebaptisée « La Ville-sans-nom » ! Durant le douloureux soulèvement de la commune de Paris, la ville connut aussi son insurrection mais celle-ci fut de courte durée. Cette image arriva jusqu'à Berlin, où Adolph Hitler avait comme projet de raser la ville, symbole pour lui de tout ce qu'il détestait : population et culture cosmopolites. Et plusieurs quartiers furent rasés avant que les forces débarquées en Provence ne libèrent la ville en 1944. Marseille fut aux côtés de Paris et de Lille pour se soulever contre l'occupant. Lille

héraldique

Lille d'argent à la croix d'azur

Toponymie

Du grec Massalia (situer l'accent tonique sur le i conformément à la langue grecque), a été fondée par des marins venus de Phocée, Phokaia en grec. Cette racine est toujours associée à la ville de Marseille. Cependant, fournit plusieurs hypothèses sur le premier nom de Marseille. La première concerne l'opinion courante qui donne Mas-Salia, la résidence des Saliens. Or, si le premier mot est provençal, le second est latin. Aussi, certains ont penché pour le grec Mασσα (Massa). En effet, les phocéens avaient pour habitude d'apporter d'Asie Mineure le nom de Massa à des villes, à des châteaux, rivières, etc. On trouve par exemple plus de trente Massa en Italie ; sachant que les mots Mαζα ou Mασα signifient en latin Libum, offrande de gâteaux sacrés. Quant à la finale λεις , il s'agit d'un formatif des adjectifs, les Marseillais étant des sacrificateurs ; la ville, celle des sacrifices. Massalia devint ensuite Massilia à l'époque romaine puis en provençal : Marsiho/Marselha (le lh ressemble au lh portugais qui se prononce comme le ll espagnol : « llieu »).

Administration

espagnol Marseille est divisée en 16 arrondissements municipaux, eux-mêmes divisés en quartiers (111 au total). Les arrondissements sont regroupés par deux en secteurs, et chacun des 8 secteurs a son conseil et son maire, comme les arrondissements de Paris ou de Lyon. Les élections municipales se déroulent par secteur. Chaque secteur élit ses conseillers (303 au total), dont un tiers sont conseillers municipaux. Nombre de conseillers élus par secteur : Derniers maires de Marseille :
- 1953-1986 : Gaston Defferre PS (déjà maire de 1944 à 1946, réélu en 1959, 1965, 1971, 1977, 1983)
- 1986-1995 : Robert Vigouroux PS (réélu en 1989)
- 1995- : Jean-Claude Gaudin UMP (réélu en 2001) ( voir la liste des maires de Marseille ) Les maires de secteur :
- 1 secteur (1 et 7 arrondissements) : Jean Roatta (député) UMP
- 2 secteur (2 et 3 arrondissements) : Lisette Narducci (conseillère générale) PS
- 3 secteur (4 et 5 arrondissements) : Bruno Gilles (député) UMP
- 4 secteur (6 et 8 arrondissements) : Dominique Tian (député) UMP
- 5 secteur (9 et 10 arrondissements) : Guy Teissier (député) UMP
- 6 secteur (11 et 12 arrondissements) : Roland Blum (député) UMP
- 7 secteur (13 et 14 arrondissements) : Garo Hovsepian PS
- 8 secteur (15 et 16 arrondissements) : Frédéric Dutoit (député) PCF Les cantons de Marseille : Au conseil général des Bouches-du-Rhône, Marseille représente 25 des 58 sièges, depuis le dernier découpage cantonal de février 2003, qui entre en vigueur lors des élections cantonales de 2004. Les 25 cantons de Marseille sont :
- canton de Marseille-La Belle-de-Mai
- canton de Marseille-Belsunce -
- canton de Marseille-La Blancarde -
- canton de Marseille-Le Camas -
- canton de Marseille-La Capelette -
- canton de Marseille-Les Cinq-Avenues -
- canton de Marseille-Les Grands-Carmes -
- canton de Marseille-Mazargues -
- canton de Marseille-Montolivet -
- canton de Marseille-Notre-Dame-du-Mont -
- canton de Marseille-Notre-Dame-Limite -
- canton de Marseille-Les Olives -
- canton de Marseille-La Pointe-Rouge -
- canton de Marseille-La Pomme -
- canton de Marseille-La Rose -
- canton de Marseille-Saint-Barthélemy -
- canton de Marseille-Sainte-Marguerite -
- canton de Marseille-Saint-Giniez -
- canton de Marseille-Saint-Just -
- canton de Marseille-Saint-Lambert -
- canton de Marseille-Saint-Marcel -
- canton de Marseille-Saint-Mauront -
- canton de Marseille-Les Trois Lucs -
- canton de Marseille-Vauban -
- canton de Marseille-Verduron canton de Marseille-Verduron

Endroits connus

Marseille est classée ville d'art et d'histoire.
- Le Vieux-Port reconstruit par l'architecte Fernand Pouillon
- La Canebière
- Notre-Dame-de-la-Garde
- Le Stade Vélodrome, où se déroulent les matches de football du club local, l'Olympique de Marseille
- Les plages dont la plage du Prado
- Les calanques (sorte de criques)
- La Cité radieuse de Marseille de Le Corbusier
- La Gare Saint-Charles
- Le parc Borély
- Le Palais Longchamp
- L'Hôtel de Cabre
- L'Hôtel-Dieu
- La Maison Diamantée
- La Cathédrale de la Major
- Les îles du Frioul
- L'Estaque connu notamment par le film Marius et Jeannette de Robert Guédiguian
- Le quartier du Panier
- L'Hôtel Noailles fréquenté par Blaise Cendrars, actuellement reconverti en hôtel de police
- Hôpital Saint-Joseph
- Massif de Marseilleveyre
- Notre-Dame-du-Mont
- Parc du 26è Centenaire
- La Place Castellane
- L'église St Victor et sa crypte qui est le lieu de culte le plus ancien de France.

Économie

Marseille et ses allentours représente un vivier d'environ un millier d'entreprises dont 90% sont des TPE. Parmi les sociétés de renommée on trouve :
- la CMA-CGM
- la Comex
- la Ferblanterie
- la SEITA
- la SNCM
- la RTM
- l'Olympique de Marseille

Culture


- La Marseillaise: La ville accueille la Révolution avec enthousiasme, élit Mirabeau comme représentant aux États Généraux qui choisira Aix qui l'a également désigné. En 1792, Rouget de Lisle, jeune officier du Génie, a composé à Strasbourg le « Chant de guerre de l'Armée du Rhin ». Cet hymne, qui a été édité, est parvenu à Marseille. La ville, envoyant à Paris 500 volontaires, leur offre un banquet, au cours duquel quelqu'un chante l'œuvre venue d'Alsace. Elle soulève l'enthousiasme et les assistants la reprennent en chœur. Quand ils défilent dans les rues de Paris leurs voix chaudes de Méridionaux, qui lancent à toute volée les strophes enflammées, électrisent la foule. Le nouvel hymne trouve aussitôt son nom : c'est la Marseillaise.
- Patrick Dupond, Maurice Béjart et le Ballet national de Marseille pour la danse, Fernandel, Raimu, Robert Guédiguian pour le cinéma, Marcel Pagnol pour le cinéma et la littérature, IAM (groupe de Rap) pour la musique. La musique ragga est très présente, notamment grâce au Massilia Sound System. Également Élie Kakou, Patrick Bosso et Titoff, comiques locaux aux carrières nationales. Et parmi les nombreuses salles de spectacles de la ville, les théâtres de la Criée, du Gymnase, et la friche de la Belle de Mai où sont installés depuis 2004 des studios de tournage de France Télévision.
- l'Olympique de Marseille
- la pétanque
- Entre le et le , l'industrie florissante du savon de Marseille a été une vitrine pour la ville.
- Voir aussi l'article sur les traditions provençales.

Cuisine

Pastis (boisson alcoolisée à base d'épices et d'anis), aïoli (sauce à base d'ail et huile d'olive), tapenade (crème à base d'anchois, d'olives, de câpres et d'ail), bouillabaisse (plat à base de poissons de roche, de sauces et de légumes), Panisse (galette de farine de pois chiche), navette (petit biscuit très dur et aromatisé à la fleur d'oranger en forme de petite barque).

Personnages célèbres

Personnes célèbres nées à Marseille


- Akhenaton (1968-...), musicien,
- Sylvie Andrieux-Bacquet (1961-...), personnage politique
- Antonin Artaud (1896-1948), poète et acteur,
- Georges Arvanitas (1931-...), pianiste
- Ariane Ascaride (1954-...), actrice
- Gabriel Audisio (1900-1978), romancier et poète
- César Baldaccini (1921-1998), sculpteur,
- Richard Baquié (1952-1996), sculpteur
- Jacques Baumel (1918-...), homme politique
- Maurice Béjart (1927-...), danseur et chorégraphe,
- Charles Blavette (1906-1967), acteur
- Jean Bouin (1888-1914), athlète,
- Antoine Bussy (1794-1882), polytechnicien,
- Éric Cantona, (1966-...), footballeur
- les sœurs Clary:
  - Désirée (1777-1860) premier amour de Napoléon, épouse du maréchal d'Empire Bernadotte qui deviendra roi de Suède, sa descendance règne encore.
  - Marie Julie (1771-1845) qui épousera Joseph Bonaparte (frère de Napoléon) et qui sera reine de Naples, puis d'Espagne.
- François Coli (1881-1927), pilote
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