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| Gaston Gallimard |
Gaston GallimardGaston Gallimard (Paris, 1881- Neuilly-sur-Seine, 1975) est un éditeur français, fondateur des Éditions Gallimard qui occupent une place majeure dans la littérature française du XX siècle. Il mène également avec plus ou moins de succès des entreprises extra-littéraires : administrateur de théâtre, patron de presse, producteur de cinéma et organisateur de concerts.
Son père, Paul Gallimard, est un rentier qui collectionne les livres rares et les tableaux impressionnistes. Il est ami avec Auguste Renoir. Il fréquente aussi les théâtres.
Gaston Gallimard étudie sept ans au Lycée Condorcet, où il fait la connaissance de Roger Martin du Gard. Il arrête ses études après avoir obtenu son baccalauréat en 1898.
À vingt ans, Gallimard est un dandy qui semble destiné à suivre les traces de son père. Il devient secrétaire de l’auteur dramatique Robert de Flers. En vacances d’été en Normandie (1907 ou 1908), il rencontre Marcel Proust.
En 1910, la Nouvelle Revue française crée un comptoir d’édition et engage Gallimard comme gérant. Celui-ci apporte avec André Gide et Jean Schlumberger le capital nécessaire.
Le 17 décembre 1912, à Paris, Gallimard épouse Yvonne Redelsperger.
En 1913, il est nommé administrateur du théâtre du Vieux-Colombier qui vient d’être créé. Il fait connaissance avec la comédienne Valentine Tessier, qui deviendra sa maîtresse.
En 1914, naît son fils, Claude Gallimard.
Lors de la Première Guerre mondiale, Gallimard cherche par tous les moyens à se faire réformer. Il fait plusieurs séjours dans des sanatoriums. Ses activités d’éditeur tournent au ralenti. En 1917, il part pour six mois à New York où il accompagne la troupe du Vieux-Colombier dans une tournée de propagande pour la culture française.
En 1918, après un second séjour aux États-Unis, il décide de créer une véritable entreprise clairement distincte de la NRF, la librairie Gallimard. Au début des années 1920, une campagne de presse contre l’influence croissante de la NRF est lancée. La riposte face à cette « croisade de longues figures » mobilise tout l’entregent de Gallimard.
En 1928, la création de ZED-publications vise à lancer des hebdomadaires (Détective, Voilà, Marianne…) et des revues (Revue du cinéma…) tout en protégeant la librairie Gallimard des éventuels échecs. L’hebdomadaire de faits divers Détective rencontre un très grand succès.
En 1930, Gallimard divorce et se remarie avec Jeanne-Léonie Dumont.
En 1933, il produit le film Madame Bovary de Jean Renoir, dont le rôle principal est tenu par Valentine Tessier. C’est un échec commercial.
Gallimard fuit la Seconde Guerre mondiale dans le sud de la France et ne revient à Paris qu’après l’Armistice de 1940. Il doit céder la direction de la NRF à Drieu La Rochelle, auteur fasciste militant, et accepter de s’autocensurer contre un contingent de papier. L’attitude de l’éditeur est ambiguë. Il accueille dans ses bureaux des réunions clandestines des Lettres françaises fondées par Paulhan tout en publiant des traductions de classiques allemands, comme Goethe, pour se concilier l’Occupant. Il refuse avec habileté le pamphlet de Lucien Rebatet Décombres mais n’hésite pas, dans sa proposition de rachat des Éditions Calmann-Lévy, à déclarer sa maison « aryenne à capitaux aryens ». Le suicide de Drieu La Rochelle et le soutien sans faille d’écrivains résistants permettent à Gallimard de protéger la librairie Gallimard de l’épuration qui suit la Libération. Chargée de tous les péchés, la NRF est interdite de publication.
La guerre est l’occasion d’une autre entreprise extra-littéraire : les « concerts de la Pléiade » que Gallimard organise à partir de 1943.
En 1960, Albert Camus et Michel Gallimard, neveu et « fils spirituel » de Gallimard, se tuent dans un accident de voiture. Gallimard, dont les forces déclinent, passe progressivement le pouvoir à son fils Claude. Il meurt en 1975.
Bibliographie
- Pierre Assouline, Gaston Gallimard : Un demi-siècle d’édition française, Balland, 1984
Catégorie:Éditeur
Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
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!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
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!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
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1881Catégorie:1881
Cette page concerne l'année 1881 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 18 juin : Traité des « trois empereurs » confirmant le système bismarckien d'isolement de la France.
France
- 16 juin : Loi sur la gratuité de l'enseignement primaire.
- 26 juillet : Création de l'école normale supérieure de Sèvres.
- 29 juillet Promulgation de la loi sur la Liberté de la presse et sur la liberté de réunion.
Grande-Bretagne
- Le premier ministre britannique William Gladstone accorde le Land Act à l'Irlande.
- De 1801 à 1881, le nombre de domestiques est passé de 600 000 à 2 000 000 du fait essentiellement de l'accès à la richesse et même à l'opulence d'une classe moyenne.
Russie
- Le tsar Alexandre II de Russie est assassiné par des révolutionnaires.
- Début du règne de tsar Alexandre III de Russie (fin en 1894).
- Le peuple accepte une loi accordant des subventions aux chemins de fer des Alpes; la construction de la ligne du Gothard est ainsi assurée.
- La Suisse effectue ses premières conversations téléphoniques.
- A Saint-Gall, des étudiants anglais fondent le premier club de football du pays.
- Johanna Spyri publie Heidi et Heidi grandit.
- 4 août : Le village de Maienfeld est détruit par le feu.
- 11 septembre : un glissement de terrain fait 114 victimes à Elm (Glaris).
Afrique
- Les Boers défont l'armée anglaise à Majuba Hill. Le Royaume-Uni reconnaît l'indépendance du Transvaal.
Amériques
- 1 février : Début des travaux de percement du futur canal de Panama qui relier l'océan Atlantique à l'océan Pacifique pour une longueur de 75 kilomètres.
- Début de la présidence républicaine de Chester A. Arthur aux États-Unis (fin en 1885).
- Présidence républicaine de James Garfield aux États-Unis.
Asie & sous-continent indien
- L'homme d'état japonais Itagaki Taisuke fonde le Jiyuto, parti libéral.
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- Eliezer Ben-Yehuda s'installe à Jérusalem et renouvelle l'usage de l'hébreu. L'assassinat du tsar Alexandre Ier est suivi de la premiére vague de pogroms à l'encontre des Juifs dans l'Empire russe. C'est le début de la première vague d'immigration juive (aliya ou alyah), des Juifs venus de Russie, de Roumanie, et du Yémen viennent s'installer en Palestine.
- En avril, Intervention française en Tunisie (avr.-nov.).
Océanie
- Annexion des Îles Gambier à la France.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1881 dans les chemins de fer
- Sports : 1881 en sport
- Arts & cultures :
- Pierre Puvis de Chavannes peint « Le pauvre pêcheur » qui aura une forte influence sur toute une génération symboliste et anti-impressionniste.
- Pierre-Auguste Renoir peint « Le déjeuner des canotiers ».
- Littérature :
- Publication, à titre posthume, du roman « Bouvard et Pécuchet » de Gustave Flaubert
- 31 janvier :
- Anna Pavlova, danseuse étoile russe.
- Irving Langmuir, chimiste et physicien américain († 1957).
- 4 février : Fernand Léger, peintre français († 1955).
- 21 février : Marc Boegner, Écrivain, penseur, pasteur, pasteur († 1970)
- 25 mars : Béla Bartók, compositeur hongrois († 1945).
- 16 avril : Edward Frederick Lindley Wood, 1er comte d'Halifax, homme politique anglais, ambassadeur, vice-roi des Indes de 1926 à 1931. († 1959).
- 26 mai : Adolfo de la Huerta, président du Mexique en 1920 († 1925).
- 19 juin : Louis Lavauden, forestier et zoologiste français († 1935).
- 12 août : Cecil Blount De Mille, cinéaste américain († 1959).
- 29 août : Valery Larbaud, écrivain français († 1957).
- 29 septembre : Ludwig von Mises, économistre autrichien († 1973).
- 4 octobre : André Salmon, écrivain français.
- 11 octobre : Hans Kelsen, juriste américain d'origine autrichienne († 1973).
- 15 octobre : Pelham Grenville Wodehouse, écrivain et humoriste anglais.
- 25 octobre : Pablo Picasso, peintre espagnol († 1973).
- 29 octobre : Michael O'Neill, écrivain irlandais († 1926).
- 25 novembre : Angelo Giuseppe Roncalli, futur pape Jean XXIII († 1963).
- 28 novembre : Stefan Zweig, écrivain autrichien († 1942).
- 3 février : John Gould, ornithologue et naturaliste britannique (° 1804)
- 9 février du calendrier grégorien ou 28 janvier du calendrier julien : Fédor Dostoïevski, écrivain russe (° 1821)
- 1 mars : Alexandre II de Russie (assassiné), Tsar de Russie
- 6 avril : Philip de Malpas Grey Egerton, paléontologiste anglais
- 19 avril : Benjamin Disraeli, écrivain, homme politique et premier ministre de Grande-Bretagne (° 21 decembre 1804)
- 19 septembre : James Garfield, (assassiné), Président des États-Unis
- 5 novembre : Robert Mallet, ingénieur et géologue irlandais
- 21 novembre : Ami Boué, géologue autrichien
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Neuilly-sur-Seine
Neuilly-sur-Seine est une ville de France, située dans le département des Hauts-de-Seine (région d'Île-de-France). C'est une commune de la proche banlieue de Paris, au nord-ouest de cette ville, sur la rive droite de la Seine.
Les habitants de Neuilly-sur-Seine sont appelés les Neuilléens.
Géographie
La ville est délimitée à l'est par Paris (XVIIIe arrondissement), au sud par le bois de Boulogne (rattaché au XVIe arrondissement de Paris), à l'ouest par la Seine (qui la sépare de Puteaux et Courbevoie) et au nord par la commune de Levallois-Perret.
Le territoire communal de Neuilly englobe une île de la Seine, l'île de la Jatte, à l'exception de sa pointe nord rattachée à Levallois-Perret.
Neuilly est desservie par trois stations de la ligne n° 1 du métro parisien : Porte-Maillot, Les Sablons, Pont-de-Neuilly. La ligne A du RER la traverse, mais n'y a pas de station. La gare Neuilly - Porte-Maillot de la ligne C du RER est située à la limite de la ville, côté Paris, en correspondance avec la station Porte-Maillot de la ligne n° 1.
L'artère principale de Neuilly, l'avenue Charles-de-Gaulle, naguère "Avenue de Neuilly", qui est un axe d'intense circulation automobile entre Paris et La Défense, a été partiellement enterrée depuis 1992 pour améliorer les conditions de vie dans la ville.
Histoire
Le nom de Neuilly tire son origine étymologique des mots « lun » (forêt) et « noue » (plaine marécageuse). Les premières mentions du nom apparaissent au : Portus de Lulliaco (1222), Lugniacum (1224), Luingni (1226), Nully (1316), Nulliacum (1379)... A l’époque Neuilly est un petit port de la Seine où les moines de l’abbaye de Saint-Denis ont établi un bac.
1527-1540 : François Ier fait construire le château de Madrid dans le bois de Boulogne, et en 1556 Henri II fait continuer la construction.
1606 - Henri IV, victime d’un accident lors de la traversée de la Seine revenant de Saint Germain, ordonne la construction d’un pont de bois à péage en remplacement du bac.
1751 : Le comte d’Argenson, secrétaire d’Etat à la Guerre de Louis XV fait construire le château de Neuilly.
1768-1772 : Le pont de bois est remplacé par un pont de pierre construit par les ingénieurs Chézy et Dumoutier sur les projets de Perronet.
1772 : Le baron de Saint-James (Sainte-Gemme) fait construire la Folie Saint-James par les architectes Chevotet et Bélanger.
1777 : Le comte d’Artois, futur Charles X, fait construire la Folie Bagatelle par l'architecte Bélanger.
1780 : L'Eglise Saint-Jean-Baptiste est ouverte au Culte. Pillée et dégradée par les sans-culottes, elle est démolie et reconstruite sous sa forme actuelle de 1827 à 1831.
1786 : Antoine Parmentier fait ensemencer la plaine des Sablons de pommes de terre.
1790 : Le 7 février, la première municipalité de Neuilly se réunit dans une salle paroissiale attenante à l’église Saint-Jean-Baptiste : Nicolas Delaizement est élu maire.
1794 : Le 27 mars, le château de Madrid est vendu pour être démoli. L’Ecole de Mars, école militaire chargée de former les futurs cadres de l’Armée de la République est fondée dans la plaine des Sablons.
1804 : Jean-François Delabordère, Maire de Neuilly, vote l'acquisition d'une propriété sise rue de Madrid, actuellement rue du Château, pour y installer la première Mairie.
1815 : La première fête patronale Saint-Jean-Baptiste est créée par décret impérial : c’est l’origine de la célèbre fête à Neu-Neu qui perdurera jusqu’en 1936 en raison du prolongement du métropolitain jusqu’au Pont de Neuilly.
1818 : Le futur Louis-Philippe, duc d'Orléans, futur roi des Français, achète le château de Neuilly. Il fait placer dans l'île de la Jatte le Temple de l'Amour, que son père le Duc de Chartres avait érigé en 1774 au Parc Monceau.
1836 : Le 5 août, le Conseil Municipal se réunit dans une nouvelle Mairie, place Parmentier, construite par l'architecte Pierre Marcel. Détruite en 1897, elle est remplacée par une Justice de Paix qui abrite aujourd'hui le Centre Culturel Louis de Bröglie.
1848 : En février, le château de Neuilly, résidence successive de Talleyrand, de Murat, de la princesse Borghèse, puis de Louis-Philippe, est pillé et incendié par les insurgés. Les quelques vestiges qui subsistent, boulevard d’Argenson, sont occupés aujourd’hui par la Congrégation des Soeurs Saint-Thomas de Villeneuve.
1859 : Les quartiers des Ternes et de Villiers sont annexés respectivement aux villes de Paris et de Levallois-Perret.
1882-1886 : L’actuel Hôtel de Ville est construit par les architectes Victor Dutocq et Charles Simonet.
1887 : Construction de l'église Saint-Pierre, ouverte au culte en 1890, mais les travaux ne sont terminés qu'en 1896.
1897 : Le nom de Neuilly-sur-Seine est définitivement fixé par décret.
1900 :
- Les 17, 19 et 21 juin les épreuves de pelote basque des Jeux Olympiques d'été de 1900 sont disputées à Neuilly.
- Le 19 janvier, les armoiries de la ville sont adoptées par délibération du conseil municipal : de geules, au pont d’or, accompagné d’un vaisseau d’argent, soutenu d’une mer de même, au chef d’azur chargé de trois fleurs parmentières d’or. Sa devise est la suivante : «Praeteritis egregia, quotidie florescit » signifiant « Illustre par son passé, elle devient de jour en jour plus florissante ».
1907 : Le Conseil Municipal décide la construction du Lycée Pasteur. Commencé en 1912, il fera office d’hôpital militaire pendant la Première Guerre Mondiale.
1919 : Le 27 novembre, Clemenceau et Staboulisky signent à Neuilly le Traité de Paix entre la France et la Bulgarie, ainsi que l’atteste la grande fresque peinte par Charles Duvent dans la salle du Conseil Municipal.
1927: Edmond Bloud (1876-1948), éditeur, conseiller général et député de la Seine, est élu Maire. Il le restera jusqu'aux élections de novembre 1945, auxquelles il ne se présentera pas pour raisons de santé.
1929 : Le Bois de Boulogne est annexé à la ville de Paris.
1935: L'hôpital de Neuilly (à ne pas confondre avec l'"hôpital américain") est créé par Edmond Bloud. Il est aujourd'hui intégré au centre hospitalier de Neuilly-Courbevoie.
1935-1942 : L’ingénieur des Ponts et Chaussées A. Lévy réalise la construction du pont métallique de Neuilly.
1940 : Neuilly-sur-Seine est occupée par les armées hitlériennes et sera libérée le 25 août 1944 sans destruction majeure.
1940: Edmond Bloud, affichant sa résistance, empêche la réquisition de la mairie et de l'hôpital par les Allemands. Il fait placarder dans la ville: "On les aura!".
1942: Edmond Bloud est révoqué par le régime de Vichy au motif qu'il "n'apporte pas une aide efficace à l'œuvre de rénovation nationale".
1944: Edmond Bloud est réhabilité par l'ordonnance du 21 avril 1944 mais est empêché de reprendre ses fonctions par diverses personnes.
1945 : Edmond Bloud ne se présentant pas aux élections de novembre 1945 pour raisons de santé, c'est Achille Peretti qui est élu Maire. Il le restera jusqu’en avril 1983, date à laquelle Nicolas Sarkozy lui succédera.
1951 : Le Conseil Municipal adopte le premier plan d’aménagement de la Ville qui prévoit la mise en place d’un grand nombre d’équipements publics alors presque inexistants.
1970 : La Ville dispose du premier Plan d’Occupation des Sols homologué (P.O.S.) qui s’attache à préserver son cadre de vie privilégié.
1981 : A la demande d'Achille Peretti, la statue du Duc d'Orléans est installée à Neuilly. Cette statue était érigée sur la grande place d'Alger et fut ramenée en France en 1963.
1992 : L’ouverture du tunnel de l’avenue Charles-de-Gaulle permet la réunification de la Ville grâce à l’enfouissement de la circulation automobile et à l’aménagement de jardins en surface.
2002 : Louis-Charles Bary succède à Nicolas Sarkozy aux fonctions de Maire.
Economie
La ville compte plusieurs sièges sociaux et grands immeubles de bureaux (M6, Havas, Deloitte & Touche, UGC, Decaux...).
Neuilly compte 800 commerces et 2400 entreprises, soit 550 000 m² de bureaux pour 49 000 emplois.
Administration
Le maire de Neuilly-sur-Seine est Louis-Charles Bary. Il a remplacé Nicolas Sarkozy, maire de 1983 à 2002 et qui a renoncé à cette fonction en entrant au gouvernement. Lui-même avait succédé à Achille Peretti, maire de 1947 à 1983.
La 6 circonscription des Hauts-de-Seine couvre Neuilly-sur-Seine et Puteaux. Elle est détenue par la suppléante de Nicolas Sarkozy, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la maire de Puteaux.
Neuilly-sur-Seine est divisée en deux cantons :
- Le canton de Neuilly-sur-Seine-Nord compte 32 604 habitans;
- Le canton de Neuilly-sur-Seine-Sud compte 27 244 habitants.
La vie en ville
En 2003, on comptait 450 RMIstes, mais 5800 redevables de l'Impôt de solidarité sur la fortune. Elle compte 800 HLM, soit à peine 2,5% de son parc immobilier.
Elle est ainsi devenue un symbole de la gentrification énoncée par le sociologue Eric Maurin.
Le quartier le plus chic est l'Île de la Jatte. Le marché des Sablons est un des lieux animés de la ville.
Habitants célèbres
Ils y habitent
- Patrice Drevet, présentateur télévisé
- Lindsay Owen-Jones, PDG de L'Oréal
- Liliane Bettencourt, femme la plus riche de France et actionnaire de L'Oréal
- Jean Reno, acteur
- Martin Bouygues, PDG de Bouygues
- Richard Anconina, acteur
- Ophélie Winter, chanteuse
- Jacques Attali, professeur, écrivain, conseiller du Président de la République (1981-1991)
- Michel Lu, ancien chef cuisinier du roi Norodom Sihanouk et officier de l'Ordre national du mérite
Ils y ont habité
- Antoine-Augustin Parmentier, promoteur de la pomme de terre
- Charles Baudard de Saint-James, baron de 18e siècle
- Guy Bedos, humoriste
- Christian Clavier, acteur
- Franck Dubosc, Comédien
Jumelages
- Uccle en Belgique
- Hanau en Allemagne
Voir aussi
Liens internes
- D'autres communes de France portent le nom de Neuilly.
Liens externes
- [http://www.ville-neuillysurseine.fr Site de la mairie]
Catégorie:Commune des Hauts-de-Seine
Catégorie:Ville de France
Catégorie:Jeux Olympiques d'été de 1900
Gallimard
Catégorie:Maison d'édition
Catégorie:Entreprise française
Gallimard est une maison d'édition française indépendante, fondée par Gaston Gallimard et dirigée par Antoine Gallimard.
Depuis 1930, elle est située au 5, rue Sébastien Bottin dans le VII arrondissement de Paris.
Historique
Les débuts
Le 31 mai 1911, Gaston Gallimard prend la direction des Éditions de La Nouvelle Revue française (NRF) à la demande de ses créateurs : André Gide et Jean Schlumberger. Gide et Claudel inaugurent la nouvelle maison d'édition. D'autres grands noms de la littérature française viendront bientôt étoffer le catalogue : Proust, Supervielle, Malraux, Saint-Exupéry...
En 1913, suite à une lecture superficielle, André Gide refuse le manuscrit de À la recherche du temps perdu alors que Bernard Grasset accepte de le publier à compte d’auteur. À sa sortie, Du côté de chez Swann rencontre un bon accueil critique. Gaston Gallimard cherche alors à débaucher Marcel Proust et y parvient en 1917. Cet épisode marque le début d’une longue rivalité entre les deux éditeurs.
En 1919, la maison d’édition est dissociée de la NRF (Jacques Rivière en prend la direction) et transformée en une société anonyme, la « Librairie Gallimard ». Celle-ci connaît son premier grand succès commercial avec le prix Goncourt obtenu par À l’ombre des jeunes filles en fleur. Elle commence à publier des livres plus populaires, comme ceux de la collection « Les chefs-d’œuvre du roman d’aventures », qui permettent de compenser les pertes engendrées par la pure littérature.
Dès 1921, Gaston Gallimard met en place un comité de lecture qui validera la qualité des choix éditoriaux. Parmi les membres de ce comité de renom, on trouvera Benjamin Crémieux, Jean Paulhan ou encore, quelques années plus tard, André Malraux et Raymond Queneau.
Une expansion rapide
Gaston Gallimard tisse peu à peu un réseau de relations afin de découvrir les nouveaux auteurs français et étrangers, ou les débaucher quand il a été devancé par un concurrent. Cultivant l’amitié des jurés, il s’emploie également à monopoliser les prix littéraires (en quinze ans, il obtient la moitié des prix Goncourt).
En 1932, Gaston Gallimard passe un accord de distribution exclusive avec les Messageries Hachette, ce qui assure à la maison une bonne visibilité sur les tables de libraires. En 1933, les Éditions de la Pléiade, fondées par Jacques Schiffrin, sont intégrée aux Éditions Gallimard et deviennent la collection la « Bibliothèque de la Pléiade ». Schiffrin en reste le directeur jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Cet événement marque une période de multiplication et de renforcement des collections (Collection de littérature étrangère avec « du monde entier », d'essais avec « La Bibliothèque des Idées », de nouvelles avec la collection « Renaissance de la nouvelle », dirigée par Paul Morand...).
Au cours du Front Populaire, la maison d’édition est victime d’un attentat, sans doute commandité par les Croix de feu.
L’Occupation et l'après-guerre
Après l’Armistice de 1940, Gaston Gallimard doit céder la direction de la NRF à Drieu La Rochelle, auteur fasciste militant, et accepter de s’autocensurer contre un contingent de papier. L’attitude de l’éditeur est ambiguë. Il accueille dans ses bureaux des réunions clandestines des Lettres françaises fondées par Paulhan tout en publiant des traductions de classiques allemands, comme Goethe, pour se concilier l’Occupant. Il refuse avec habileté le pamphlet de Lucien Rebatet Décombres mais n’hésite pas, dans sa proposition de rachat des Éditions Calmann-Lévy, à déclarer sa maison « aryenne à capitaux aryens ». Le suicide de Drieu La Rochelle et le soutien sans faille d’écrivains résistants permettent à Gallimard de protéger la librairie Gallimard de l’épuration qui suit la Libération. Chargée de tous les péchés, la NRF est interdite de publication.
Dans l'immédiat après-guerre, Gaston Gallimard tente de redonner à sa maison d'édition le dynamisme auquel elle est habituée. Naissent alors les collections « modernes » :
- La « Série noire », dirigée par Marcel Duhamel
- La « Croix du Sud », dirigée par Roger Caillois
- « Espoir », d'Albert Camus
L'ère Claude Gallimard
Les Éditions Gallimard marquent la scène littéraire en publiant les avant-gardes (Nathalie Sarraute, Maurice Blanchot, Georges Bataille...) et nombre d'écrivains marquants des années 1950 (Jean Genet, Eugène Ionesco, Jacques Prévert...). Les prix littéraires se multiplient, la maison explore tous les domaines de la création littéraire.
Claude Gallimard, le fils de Gaston, souhaite moderniser la maison d'édition. Il fait entrer de nouveaux dirigeants au sein de la société, développe le département du livre d'art en collaboration avec André Malraux et celui des sciences humaines en s'associant à Pierre Nora. Au fil des années 1960, les Éditions Gallimard continuent à attirer les plus grands noms de la littérature française et étrangère : Modiano, Le Clézio, Kundera...
Le développement du groupe Gallimard
Soucieux de rester au premier plan de la scène éditoriale, Claude Gallimard pose les premières pierres du groupe Gallimard en rachetant successivement plusieurs autres maisons d'édition :
- Tel en 1949
- Denoël en 1951
- La Table Ronde en 1957
- Le Mercure de France en 1958
En 1970, il met fin au contrat qui le liait à Hachette et fonde un an plus tard ses filiales de diffusion (le CED) et de distribution (la SODIS).
Les années poche
Les premières idées d'une exploitation du fond apparaissent. C'est l'époque des premiers poches avec la création de la collection « Idées » en 1962 et « Poésie Gallimard » en 1966. En 1972 apparaît la collection « Folio », collection majeure qui offrira de nouvelles perspectives au catalogue littéraire de la maison.
Gallimard aujourd'hui
Le 15 janvier 1976, au décès de Gaston Gallimard, Claude devient président des Éditions Gallimard. Il le restera jusqu'en 1988. Il laisse alors la direction de la société à son fils : Antoine, actuel P-DG de la maison d'édition restée, jusqu'à aujourd'hui, indépendante.
Bibliographie
- Pierre Assouline, Gaston Gallimard : Un demi-siècle d’édition française, Balland, 1984
Gallimard en chiffres
- 1 418 titres publiés en 2003
- Chiffres d'affaires : 226 millions d'euros
- Effectif : 1 000 salariés
- Le 2e éditeur français, assez loin derrière Hachette (CA 2003 : 960 millions d'euros)
Le groupe Gallimard
- Les filiales d'édition :
- Éditions Denoël
- Les Éditions du Mercure de France
- Gallimard Loisirs (Guides touristiques)
- Gallimard Jeunesse
- Phase Deux (ex Verticales)
- Joëlle Losfeld
- P.O.L. (88 %)
- Les Éditions de la Table Ronde
- Éditions Foliade (Belgique)
- Éditions des Cinq Frontières (Suisse)
- Gallimard Limitée (Canada)
- Schoenhof's Foreign books (États-Unis)
- Les librairies :
- Le Divan (Paris)
- Librairie Kléber (Strasbourg)
- Librairie des Facultés (Strasbourg)
- Librairie Delamain (Paris)
- Librairie Gallimard (Paris)
- Librairie Gallimard (Montréal)
- Librairie de Paris (Paris)
- Distribution :
- SODIS
- SOCADIS (Canada), en partenariat avec Flammarion
Lien externe
- [http://www.gallimard.fr/ Éditions Gallimard, site officiel]
Auguste Renoir
Auguste Renoir (Limoges 1841- Cagnes-sur-Mer 1919), de son état civil complet Pierre Auguste Renoir, est l'un des plus célèbres peintres français. Difficilement classable, il a appartenu à l'école impressionniste, mais s'en est assez vite écarté, plus intéressé par la peinture de corps féminins que par celle des paysages, et fortement influencé par les œuvres de Raphaël.
Biographie
Auguste Renoir est né à Limoges en février 1841. En 1845, Renoir et sa famille quittent Limoges pour Paris. Pierre-Auguste y suit sa scolarité jusqu’à l’âge de 13 ans. Jeune adolescent, il part travailler chez les frères Lévy où il peindra, jusque l’âge de 17 ans, des bouquets, des fleurs, … sur de la porcelaine. En 1858, Renoir s’adonne à la peinture sur éventail. Ces travaux lui laisseront un goût des œuvres fortes et lumineuses ainsi qu’un coup de pinceau sûr et rapide.
1858
En 1862, Renoir entre aux Beaux-Arts et dans l’atelier de Gleyre où il rencontre Monet, Bazille et Sisley. Ses premiers tableaux de nature classique, romantique et réaliste étaient souvent sous-estimés. Cependant, la première œuvre qu’il exposa au salon (l’Esméralda 1864) connut un véritable succès, mais après l’exposition, il la détruisit. Il peint énormément des paysages et des corps humains, principalement des corps féminins (surtout celui de Lise Tréhot qui fut sa maîtresse). Cette jeune femme fut vitale à l’art de Renoir car, lorsque leur relation se termina, les œuvres du peintre changèrent. Il était plus tempéré dans ses émotions. La carrière de Renoir débuta réellement en 1867 lors de l’exposition de la Lise à l’ombrelle.
De 1870 à 1883, Renoir entre dans la période impressionniste. Il y peint beaucoup de paysages mais ses œuvres les plus caractérisées traitent de la vie sociale urbaine. Quel que soit le sujet, sa principale préoccupation est la jeunesse et la vitalité. Sa plus grande œuvre de cette décennie est le Déjeuner des canotiers.
De 1883 à 1890, Renoir entre dans la période ingresque. Après un voyage en Italie, il doute de son art et veut modifier son trait de pinceau. Les contours de ses personnages deviennent plus précis. Il dessine les formes avec plus de rigueur, les couleurs se font plus froides. Lorsqu’il devient papa pour la première fois d’un petit Pierre (1885), Renoir abandonne ses œuvres en cours pour se consacrer à des toiles sur la maternité. Ensuite, il réalise la plus grande œuvre de cette période qui sera les Grandes baigneuses qui lui prit trois ans.
De 1890 à 1900, Renoir change de nouveau son style. Ce n’est plus du pur impressionnisme ni du style de la période ingresque, mais un mélange des deux. Il conserve les sujets Ingres mais reprend la fluidité des traits. La première œuvre de cette période, les Jeunes filles au piano, est acquise par l’État français pour être exposée au musée du Luxembourg. En 1894, Renoir est de nouveau papa d’un petit Jean (qui deviendra cinéaste, auteur notamment de La Grande Illusion et La Règle du jeu) et reprend ses œuvres de maternité. La bonne de ses enfants, Gabrielle Renard, deviendra un de ses grands modèles.
De 1900 à 1919, Renoir entre dans une quatrième période appelée période cagnoise. À cette époque il souffre de graves crises de rhumatismes. La naissance de son fils Claude en 1901 donne un éclat particulier à sa peinture. À maintes reprises, il le peindra en compagnie de sa nourrice. Elle deviendra très vite un nouveau modèle pour le peintre.
Après la mort de son épouse Aline en 1915, Renoir, cloué dans son fauteuil roulant, continue à peindre pour oublier son chagrin.
En 1919, il s’éteindra à Cagnes-sur-Mer après avoir pu une dernière fois visiter le Louvre et revoir ses œuvres des époques difficiles. Il est enfin reconnu.
Impulsif, nerveux et bavard, Renoir eut souvent des opinions contradictoires, mais il fut toujours loyal envers sa famille et ses amis. De tous les impressionnistes, c’est lui qui a peint avec le plus de non-constance les événements et les plaisirs des gens « ordinaires ». Il est le seul à avoir fait des peintures grandeur nature négligeant parfois les valeurs impressionnistes. Ces lignes de recherche très diverses rendent Renoir et ses œuvres difficilement saisissables. Il dirigea aussi le travail de différents sculpteurs (buste d’Aline, La Grenouillère (sculpture)1869).
Analyses d’œuvres
Généralités
« Renoir peint souvent en utilisant les couleurs de l’arc-en-ciel et avec des touches brèves. Les ombres sont souvent bleu vif et non pas noires »
Les touches de lumière ne sont pas blanches mais se jouent dans les tons de bleu.
Renoir aime les femmes. Dans ses œuvres, on les retrouve souvent dans des formes charnelles avec des bouches petites et charnues, aux lèvres souvent très rouges.
Lise à l’ombrelle
(la jeunesse du peintre)
La toile est peinte dans les tons de blanc, cher aux impressionnistes. On retrouve Lise sous le feuillage de Fontainebleau. Renoir fait déjà jouer les ombres et la lumière sur la robe de Lise. Il abandonne ses couleurs sombres. Lise a déjà les trait caractéristiques des visages féminins de Renoir. Cette œuvre est largement inspirée par Courbet.
Madame Charpentier et ses enfants
(période impressionniste)
Il s’agit d’une composition inhabituelle chez Renoir. On y retrouve un peu l’arrangement d’une peinture religieuse (Rubens ) avec le chien remplaçant l’agneau. La scène vibre grâce au registre de tissus et de lumière circulant dans la pièce. Seul Renoir pouvait tirer la poésie de ce lieu de milieu mondain même si cela lui a été reproché par certains.
Les fillettes et leur maman ont les traits que Renoir réserve aux femmes : la rondeur, les formes, les jolis visages.
Déjeuner des canotiers
(période impressionniste)
Il s’agit de la dernière grande œuvre de Renoir dans ce style. On y retrouve les jeux d’ombres et de lumière dans les tons de bleu, les visages féminins typiques de Renoir. Comme d’habitude, Renoir y fait participer un grand nombre de ses amis : son épouse, Gustave Caillebotte (peintre), M. Fournaise (restaurateur), le baron Raoul Barbier, Paul Lhote, Lestringuez, Jeanne Samary (actrice), ainsi que son banquier M. Ephrussi qui fut rajouté par la suite. Les restes du repas prouvent que Renoir était un peintre talentueux en nature morte. Dans le paysage du fond, on aperçoit des canots.
Les grandes baigneuses
(période ingresque)
Cette peinture s’inspire d’une sculpture de François Girardon. Renoir désire que les formes féminines soient plus découpées, structurées. Les corps sont plus importants que les décors, même si ceux-ci ont un rôle à jouer. Le décor est un arrière-plan. Il s’inspire largement de Cézanne.
Cette œuvre magistrale eut tellement de critiques négatives lors de sa présentation que Renoir mit fin à la période Ingresque.
Jeunes filles au piano
(période nacrée)
Il représente une scène familiale de deux jeunes filles jouant du piano. Les deux jeunes filles ont déjà le corps charnel des femmes que Renoir aimait peindre. Cette toile n’est plus du pur impressionnisme mais on n’y retrouve pas les traits de pinceau précis de la période ingresque. Les vêtements des enfants n’ont pas été embellis ce qui rend cette toile plus réelle. Cette œuvre a été réalisée de 5 manières différentes car Renoir savait que l’État Français souhaitait faire un achat. Grâce à cette toile, Renoir est enfin reconnu.
Le clown
(1909, huile sur toile (120 x 70 cm), musée de l’Orangerie, Paris)
(période cagnoise)
Il s'agit d'un portrait de Claude, habillé d’un costume bouffant rouge. Renoir souligne les formes bouffantes du costume ce qui confère une certaine présence et une certaine autorité au jeune garçon. Les colonnes sont peintes en oblique.
Le clown, symbole même du machiavélisme, était très présent dans les toiles de Renoir.
Liste de ses œuvres
- Portrait de Nini Lopez, 1876, Musée Malraux, Le Havre
- Femme vue de dos, vers 1875-1879, Musée Malraux, Le Havre
- Baie de Salernes ou Paysage du Midi, 1881, Musée Malraux, Le Havre
- la Baigneuse
- le Déjeuner sur l'herbe
- la Balançoire
- le Moulin de la Galette à Montmartre
- Pins à Cagnes, vers 1919, Musée Malraux, Le Havre
Voir aussi
Bibliographie
- Paul Joannides, Renoir sa vie, son œuvre, Editions Soline, Italie, 2000.
- Robert Cumming, La peinture expliquée, Le Soir et Bordas, Paris, 1995
- Jean-Louis Vaudoyer, Les impressionnistes, Flammarion, Hollande, 1953
- Laurence Madeline, Dominique Lobstein, l’ABCdaire de l’impressionnisme, Flammarion, France, 1995
- Michel Ferloni, Encyclopédie des Impressionnistes, Edita S.A., Lausanne, 1992
- Corinne Graber, Jean-François Guillou, Les Impressionnistes, France Loisir, Italie, 1990
- Franc Maria Richi, Renoir, 'in Art FMR XIX siècle, t.2, Franco Maria Richi Editor s.P.a, Italie, 1990
- Peter H. Feist, Renoir, 1 édition, Taschen, Allemagne, 1993
- A. Martini, Chefs-d’œuvres de l’art Grands Peintres : la diffusion de l’impressionnisme, Céliv, Paris, 1980
Liens externes
- http://www.grandspeintres.com/renoir/
- http://www.chez.com/renoir/
- http://membres.lycos.fr/reno3000/renoir.html
- http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=477&p=1
- [http://www.malarze.walhalla.pl/galeria.php5?art=33 Art Gallery - Auguste Renoir]
- [http://www.photosmarval.org/peintres/impressionnisme/auguste-renoir-01.shtml Quelques tableaux de Auguste Renoir]
Renoir, Auguste
Renoir, Auguste
Renoir, Auguste
Renoir, Auguste
Renoir, Auguste
ja:ピエール=オーギュスト・ルノワール
ko:피에르 오귀스트 르노와르
1898Catégorie:1898
Cette page concerne l'année 1898 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Otto von Bismarck publie Souvenirs et pensées.
- Le suffrage universel est introduit en Norvège.
- Suisse : 2 Congrès sioniste à Bâle.
- Autriche : Naissance du métro de Vienne, deux ans avant celui de Paris, 35 ans après Londres.
France
- 10 janvier : procès à huis-clos d'Hestérazy, il est acquitté, et acclamé par la foule.
- 13 janvier : Publication par l'Aurore du « J'Accuse » d'Émile Zola, qui relance l'Affaire Dreyfus.
- 7 février : Premier procès d'Émile Zola, cassé pour vice de forme.
- 4 juin : Fondation de la Ligue française pour la défense des droits de l'Homme et du citoyen, Dreyfusard .
- 18 juillet : Second procès d'Émile Zola, condamné, il s'exile à Londres.
- 30 août : Le colonel Hubert Henry se reconnaît auteur du faux ayant permis de condamner Dreyfus.
- 31 août : Suicide du colonel Hubert Henry.
- 4 septembre : Fuite d'Hesterazy en Angleterre.
- 27 octobre : La demande de révision du procès Dreyfus est déclarée recevable par la Cour de Cassation.
- 31 décembre : Fondation de la Ligue de la patrie française Antidreyfusard.
Russie
- Fondation du parti social-démocrate russe.
- La Russie prend le contrôle de la totalité du Turkestan.
- La Confédération rachète un certain nombre de lignes ferroviaires et fonde les CFF.
- Un anarchiste assassine l'impératrice d'Autriche à Genève (10 septembre).
- Edmund Spelterini traverse les Alpes en ballon.
- Le premier tronçon de la ligne de la Jungfrau est mis en service.
- 25 juin : Ouverture du Musée national suisse à Zurich.
Afrique
- 10 juillet : Affaire de Fachoda : tensions franco-britanniques sur le Soudan (juillet-novembre).
- 22 juillet : Djibouti devient une colonie française et prend le nom de « Côte française de Somalis ».
- 29 septembre : Difficile victoire des troupes françaises contre Samory Touré, finalement fait prisonnier, tout le Soudan occidental passe sous contrôle français.
- En novembre, le capitaine Marchand doit évacuer Fachoda : la France cède aux exigences du Royaume-Uni.
Amériques
- 1 juillet : Bataille de la colline de San Juan, à Santiago. Les Américains utilisent pour la première fois des mitraillettes lors de la bataille de Santiago.
États-Unis
- 7 juillet : Les États-Unis annexent Hawaï.
- 21 août : Les États-Unis prennent l'île de Porto Rico.
Cuba
- 15 février : Explosion du cuirassé états-unien Maine en rade de La Havane, les États-Unis déclenchent les hostilités contre l'Espagne.
- 29 mars : Le gouvernement des États-Unis demande le retrait total des Espagnols de Cuba, refus espagnol.
- 9 avril : L'Espagne déclare le cessez-le-feu dans sa guerre contre Cuba.
- 11 avril : Le président McKinley demande au Congrès l'autorisation d'intervenir à Cuba.
- 20 avril : Le gouvernement des États-Unis lance un ultimatum à l'Espagne dans l'affaire de Cuba.
- 25 avril : La guerre est déclarée entre les États-Unis et l'Espagne à propos de Cuba.
- 1 mai : L'amiral George Dewey détruit la flotte espagnole dans la rade de Manille.
- 27 mai : Blocus de la flotte espagnole par la flotte des États-Unis dans la rade de La Havane.
- 15 juillet : Capitulation des troupes espagnoles à Cuba.
- 10 décembre : Traité de Paris : Fin de la guerre hispano-américaine, les États-Unis mettent la main sur Cuba, les Philippines (vendues pour 20 millions $), Porto-Rico et Guam.
Asie & sous-continent indien
- 12 juin : De retour de son exil à Hong Kong, Emiliano Aguinaldo proclame l'indépendance des Philippines.
- 21 juin : Les États-Unis prennent l'île de Guam.
- Début de la révolte des Boxers en Chine (fin en 1900).
- La Grande-Bretagne loue Hong Kong à la Chine pour 99 ans.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1898 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1898 au cinéma
- Sports : 1898 en sport
- Littérature :
- Otto von Bismarck publie Souvenirs et pensées.
- L'écrivain anglais H.G. Wells publie La guerre des mondes.
- L'écrivain italien Gabriele D'Annunzio publie La Joconde.
- Arts & Culture
- 28 décembre : Première de Cyrano de Bergerac à Paris.
- Sciences & techniques :
- Louis Renault construit la première boîte de vitesses avec prise directe et marche arrière.
- On invente la roue libre pour les bicyclettes.
- Valdemar Poulsen invente l'enregistrement magnétique.
- Première installation d'aiguillage électrique en France à la gare de Lyon à Paris.
- 5 novembre : Eugène Ducretet, fait une démonstration importante de transmission sans fil entre le 3 étage de la Tour Eiffel et le Panthéon de Paris.
- William Henry Pickering découvre Phœbé, l'une des lunes de Saturne.
- 20 octobre - Création de l'Aéro-club de France dont le but est de réunir tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin à l'aviation.
- Physique :
- Le physicien allemand Karl Ferdinand Braun perfectionne la TSF.
- Les savants britanniques Sir William Ramsay et Morris Travers découvre les gaz inertes : néon, krypton et xénon.
- 26 décembre Les savants français Pierre et Marie Curie découvre la radioactivité (radium et polonium).
- 23 janvier : Sergueï Eisenstein, réalisateur soviétique
- 3 février : Alvar Aalto, architecte finlandais
- 10 février :
- Bertolt Brecht, dramaturge allemand
- Joseph Kessel, écrivain français
- 14 février : Fritz Zwicky, astrophysicien suisse
- 15 février : Totò, acteur de cinéma et chanteur italien († 1967, 69 ans)
- 18 février : Enzo Ferrari, commendatore
- 4 mars : Georges Dumézil, philologue, académicien français (fauteuil 40)
- 13 mars : Henry Hathaway, cinéaste américain
- 3 mai : Antoine Balpêtré, acteur français
- 16 mai : Kenji Mizoguchi, réalisateur japonais
- 19 mai : Julius Evola, penseur italien
- 17 juin : Maurits Cornelis Escher, graveur hollandais
- 17 juillet : Berenice Abbott, photographe américaine
- 30 juillet : Henry Moore, sculpteur anglais
- 13 août : Jean Borotra, joueur de tennis
- 26 septembre : George Gershwin, compositeur américain
- 11 novembre : René Clair, réalisateur français
- 21 novembre : René Magritte, peintre belge
- René Simon, professeur d'art dramatique français
- Tamara de Lempicka, peintre américain d'origine polonaise
voir aussi::Catégorie:Naissance en 1898
- 14 janvier : Lewis Carroll, écrivain et photographe anglais
- 15 mars : Aubrey Beardsley, graveur et dessinateur anglais
- 18 avril : Gustave Moreau, peintre français
- 17 juin : Edward Coley Burne-Jones, peintre anglais
- 30 juillet : Otto Eduard Leopold von Bismarck, chancelier allemand
- 3 août : Charles Garnier, architecte français
- 8 août : Eugène Boudin, peintre français
- 23 août : Félicien Rops, peintre belge
- 9 septembre : Stéphane Mallarmé, poète français
- 10 septembre : Sissi, alias Élisabeth de Wittelsbach, impératrice d'Autriche-Hongrie.
- 24 octobre : Pierre Puvis de Chavannes, peintre français
- 28 décembre : Martin Nadaud, homme politique français
- Ivan Ivanovitch Chichkine, peintre russe.
voir aussi : :Catégorie:Décès en 1898
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Robert de Flers
Robert Pellevé de La Motte-Ango, marquis de Flers est un auteur dramatique français né à Pont-l'Évêque (Calvados) le 25 novembre 1872 et mort à Vittel le 30 juillet 1927.
Biographie
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Descendant d’une ancienne famille aristocratique de Normandie, fils d’un sous-préfet de Pont-l’Évêque, Robert de Flers fit des études de lettres et de droit et songea à entrer dans la diplomatie avant de se tourner vers la littérature et le journalisme. Il fut le condisciple de Marcel Proust au Lycée Condorcet et ils devaient rester très liés tout au long de leurs vies. Il épousa en 1901 la fille de Victorien Sardou. Il eut pour secrétaire le jeune Gaston Gallimard.
Un voyage en Orient qu’il avait fait à la fin de ses études lui inspira ses premiers écrits : une nouvelle, La Courtisane Taïa et son singe vert, un conte, Ilsée, princesse de Tripoli et un récit de voyage, Vers l’Orient.
Il fut avant tout auteur dramatique. Il travailla d'abord en collaboration avec Gaston Arman de Caillavet pour des comédies gaies et spirituelles telles que Le Sire de Vergy (1903), Les Sentiers de la vertu (1903), Pâris ou le bon juge (1906), Miquette et sa mère (1906), Primerose (1911), L’Habit vert (1913). Pendant quinze ans, le duo règna en maître sur le Boulevard
Après la mort de Caillavet, survenue en 1915, Robert de Flers se retrouva seul sur le théâtre de la Première Guerre mondiale, où il joua entre la France et la Roumanie un rôle diplomatique de premier plan. La paix revenue, il collabora avec Francis de Croisset : Les Vignes du seigneur (1923), Les Nouveaux Messieurs (1925), Le Docteur miracle (1926). Ensemble ils donnèrent le livret de l’opérette Ciboulette (1923), sur une musique de Reynaldo Hahn.
En 1921, Robert de Flers devint directeur littéraire du Figaro. Il fut également conseiller général de la Lozère. Il fut élu à l'Académie française le 3 juin 1920.
Œuvres
- La Courtisane Taïa et son singe vert (1896)
- Vers l'Orient (1896)
- Ilsée, princesse de Tripoli (1897)
- Entre cœur et chair (1899)
- Le théâtre et la ville : essais de critique, notes et impressions (1900)
- Les travaux d'Hercule, opéra bouffe en trois actes, avec Gaston Arman de Caillavet, musique de Claude Terrasse, 1901
- Le Cœur a ses raisons..., comédie en 1 acte, avec Gaston Arman de Caillavet, Paris, Théâtre de la Renaissance, 13 mai 1902
- Le Sire de Vergy, opéra bouffe en 3 actes, avec Gaston Arman de Caillavet, musique de Claude Terrasse, Paris, Théâtre des Variétés, 15 avril 1903
- Les Sentiers de la vertu, comédie en 3 actes, avec Gaston Arman de Caillavet, Paris, Théâtre des Nouveautés, 7 décembre 1903
- La Montansier, comédie historique en 4 actes et un prologue, avec Gaston Arman de Caillavet et Henry Ibels, Paris, Théâtre de la Gaîté, 24 mars 1904
- Monsieur de La Palisse, opéra-bouffe en 3 actes, avec Gaston Arman de Caillavet, musique de Claude Terrasse, Paris, Théâtre des Variétés, 2 novembre 1904
- L'ange du foyer, comédie en 3 actes, avec Gaston Arman de Caillavet, Paris, Théâtre des Nouveautés, 19 mars 1905
- La Chance du mari, comédie en un acte, avec Gaston Arman de Caillavet, Paris, Théâtre du Gymnase, 16 mai 1906
- Pâris, ou le Bon juge, opérette en 2 actes, Paris, Théâtre des Capucines, 1 mars 1906
- Miquette et sa mère, comédie en 3 actes, avec Gaston Arman de Caillavet, Paris, Théâtre des Variétés, 2 novembre 1906
- Fortunio, comédie lyrique en 4 actes et 5 tableaux, d'après ″Le Chandelier″ d'Alfred de Musset, avec Gaston Arman de Caillavet, musique d'André Messager, Paris, Opéra-Comique, 5 juin 1907
- L'Amour veille, comédie en 4 actes, avec Gaston Arman de Caillavet, Paris, Comédie-Française, 1 octobre 1907
- L'éventail, comédie en 4 actes, avec Gaston Arman de Caillavet, Paris, Théâtre du Gymnase, 29 octobre 1907
- Le Roi, comédie en 4 actes, avec Gaston Arman de Caillavet et Emmanuel Arène, Paris, | | |