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George Washington

George Washington

ko:조지 워싱턴 ja:ジョージ・ワシントン simple:George Washington th:จอร์จ วอชิงตัน Washington, George Washington, George Washington, George George Washington, (1732 - 1799), est un héros de la guerre d’Indépendance et Chef d’état-major de l’Armée continentale. Il participe à la rédaction de la Constitution et fait l’unanimité lors du choix du premier président des États-Unis. Pendant ses deux mandats, de 1789 à 1797, il sera un administrateur habile et conscient de l’importance de chacune de ses décisions. Il lui reviendra de faire fonctionner le premier gouvernement et de créer des précédents là où la Constitution n’est pas explicite. Considéré comme un héros national par les Américains, de nombreux hommages lui ont été rendus. Son nom a été donné à la capitale des États-Unis, à un État et à de nombreux sites et monuments. Son effigie figure sur le billet de 1 $ et sur la pièce de 25 cents. Son anniversaire est un jour férié fédéral.

Biographie

George Washington naît le 22 février 1732, à Wakefield, Virginie. Ses parents, Augustine Washington et Mary Ball, sont d’origine anglaise et font partie de l’élite économique et culturelle des planteurs esclavagistes de Virginie. Adolescent, il apprend la topographie et participe à la cartographie de la vallée de la Shenandoah, en Virginie. À la mort de son père, il est pris en charge par son demi-frère dont il héritera de la propriété de Mount Vernon, près d’Alexandria, en Virginie. En 1752, à 20 ans, il devient franc-maçon puis maître-maçon un an plus tard.

Carrière militaire

Guerre contre les Français et leurs alliés indiens (1754-1763) ou guerre de Sept ans

En 1754, George Washington s'engagea avec le grade de commandant dans la milice de Virginie où il construit une série de forts sur la frontière ouest. La vallée de l’Ohio est alors le théâtre des rivalités entre les Anglais et les Français et le gouverneur l’envoie chasser ces derniers. Confronté à leur refus, il attaque et tue un groupe de dix éclaireurs. Il construit un fortin, à l’emplacement de la future ville de Pittsburgh, pour se préparer aux représailles, mais celui-ci, établi en terrain inondable et trop faiblement défendu se révèle inutile. Le 3 juillet, Washington capitule et négocie son retour en Virginie en laissant les Français maîtres de la vallée. Ces opérations sont les premières de la partie américaine de la guerre de Sept Ans.

Un point noir : Joseph Coulon de Jumonville

Washington commet une grave erreur en faisant exécuter le 27 mai 1754 l’officier français Joseph Coulon de Jumonville venu pourtant le voir sous la protection du drapeau blanc et avec un statut d’émissaire chargé de lui délivrer une sommation de retrait des terres du roi de France : il prétendra par la suite avoir pris Jumonville pour un espion, ce qui n’est pas compatible avec son statut d’émissaire. Le meurtre de Joseph de Jumonville fait scandale en France et même un anglophile tel que Voltaire s’indignera, et déclarera : « Je ne suis plus Anglais depuis que les Anglais sont pirates sur mer (voir l’article Perfide Albion) et assassinent nos officiers en Nouvelle-France ». Claude de Contrecœur envoie alors un détachement de 500 hommes pour capturer Washington. Il confie le commandement de cette troupe au propre frère de Jumonville, “Louis Coulon de Villiers”. Louis de Villiers capture Washington au fort de la Nécessité. Il le libère néanmoins alors qu’il est censé le juger et l’exécuter pour meurtre. Washington pètera cette erreur par écrit. Le nom de Jumonville a été donné à une ville en souvenir de cette triste page.

Guerre d’indépendance (Révolution)

En 1774, Washington est l’une des personnes les plus riches des colonies. Il est élu délégué de Virginie au premier Congrès continental puis, l’année suivante, au deuxième Congrès. Il soutient la cause de l’indépendance des colonies mais ne la servira activement qu’à partir de 1776, lorsqu’il lit « Le sens commun » de Thomas Paine. Le 15 juin 1775, sur proposition de John Adams, le Congrès continental le nomme à l’unanimité Chef d’état-major de l’Armée continentale. Il rejoint une armée hétéroclite stationnée près de Boston qui doit faire face à l’armée britannique, les fameuses « vestes rouges », composée de 12 000 soldats entraînés ce qui l’amène à ordonner à ses agents recruteurs d’accepter les noirs libres. Pendant l’année 1776, Washington conquiert Boston, tenue par les troupes du général britannique William Howe, forcé de se retirer jusqu’à Halifax, Canada. Il marche ensuite sur New York pour se préparer à la contre-offensive britannique. Il perd la bataille de Long Island mais parvient à sauver ses forces qui font retraite à travers le New Jersey. L’avenir de la révolution est alors sérieusement en doute. Armée continentale La nuit de Noël 1776, il fait traverser la rivière Delaware à ses troupes pour attaquer les mercenaires Hessois à la solde des Anglais à Trenton (New Jersey). Il attaque les forces du général Cornwallis par surprise à Princeton au tout début de 1777 et reconquiert le New Jersey. Ces victoires remontent le moral des colons pro-indépendance. Le général britannique Howe conduira ensuite une offensive sur la capitale coloniale, Philadelphie, et mettra en déroute les troupes de Washington aux batailles de Brandywine et Germantown, Pennsylvanie les 11 et 27 septembre 1777. Washington doit se retirer avec son armée de 11 000 hommes à Valley Forge (Pennsylvanie), pour y passer l’hiver. La même année, Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de Lafayette, arrive en Amérique dans son propre bateau et propose son aide au général Washington, dont les troupes se remettent de leurs défaites et des dures conditions hivernales. Au printemps, elles s’entraînent avec les troupes prussiennes du baron von Steuben. Elles attaquent ensuite l’armée britannique entre Philadelphie et New York à la bataille de Fort Monmouth en 1778. Washington conserve son armée tout au long de la révolution, malgré les difficultés de recrutement et d’approvisionnement, clouant les troupes britanniques au centre du pays pendant que les généraux Horatio Gates et Benedict Arnold gagnent la bataille de Saratoga en 1777. Après Monmouth, les Britanniques concentrent leurs offensives sur les colonies du sud et, plutôt qu’aller les y attaquer, Washington marche jusqu’au Rhode Island, d’où il commande les opérations militaires jusqu’à la fin de la guerre. En 1779, afin de contrer les Iroquois qui s’étaient alliés avec les Anglais, il envoie John Sullivan (en anglais) détruire leurs villages. En juillet 1780, il reçoit le renfort d’environ 6 000 soldats français. En septembre de la même année, il prévient la trahison du général Benedict Arnold qui est sur le point de remettre la forteresse de West Point aux Anglais. En 1781 les forces terrestres américaines, estimées à 11 000 hommes, et les forces françaises aidées de leur marine, 37 navires et 29 000 hommes, bloquent le général Cornwallis et ses 9 000 hommes à Yorktown (Virginie). Washington les rejoint précipitamment et maintient le siège jusqu’à la reddition, qui se révèle être la dernière tentative britannique pour enrayer la révolution. En 1783, le 3 septembre, les Britanniques reconnaissent l’indépendance des États-Unis par le Traité de Versailles.

Carrière politique

Le général Washington remet volontairement sa démission de chef d’état-major des armées au Congrès qui se réunit le 23 décembre 1783 au Maryland. Cas rare en période révolutionnaire, on assiste à la transition vers un gouvernement civil démocratique plutôt qu’une dictature militaire. Washington préside la Commission de rédaction de la Constitution en 1787. Il ne participe pas vraiment aux débats mais il intervient pour emporter la ratification de certains États, dont la Virginie. La Constitution entre en vigueur le 4 mars 1789 ; elle est la plus ancienne qui soit encore utilisée.

Présidence

1789

7 janvier : Première élection présidentielle aux États-Unis. Les votants élisent un Collège électoral qui se réunit un mois plus tard pour choisir le président et le vice-président. 4 février : le Collège électoral choisit à l’unanimité George Washington pour être le premier président des États-Unis et John Adams comme vice-président. L’élection se tient à New York où Washington forme son premier gouvernement. 30 avril : investiture de Washington en tant que premier président des États-Unis d’Amérique. Le gouvernement est basé à New York. 3 octobre : Washington institue la fête nationale de « Thanksgiving » ; ce jour destiné à rendre grâce aux Amérindiens venus accueillir les Pilgrim Father échappant aux persécutions religieuses en Angleterre en accostant dans le futur Pittsburgh en 1620 en leur offrant des dindes alors inconnus pour les immigrants protestants anglais. La Thanksgiving (littérallement "le remerciement du don") est célébré par toutes les obédiences religieuses du pays. C’est le président Lincoln qui, plus tard, fixera la date de Thanksgiving au dernier jeudi de novembre.

1790

4 janvier : Washington prononce le premier « discours sur l’état de l’Union ». 6 décembre : le Congrès se déplace à Philadelphie qui deviendra de facto la capitale.

1791

Les États du Maryland et de Virginie cèdent une zone de 250 km² pour créer le District de Colombie (District of Columbia) où sera construite la capitale fédérale des États-Unis. 25 février : Washington signe la loi créant la Banque centrale des États-Unis.

1792

22 avril : Washington déclare la neutralité des États-Unis dans les guerres entre nations européennes. Le gouvernement fédéral impose une taxe sur le whisky. Elle est très impopulaire sur la frontière et, en juillet 1794, un agent fédéral est attaqué par la foule et la maison d’un inspecteur est brûlée. Washington fait appel à la milice de différents États et prend personnellement la tête d’une force de 13 000 hommes pour arrêter la révolte. Cet épisode est connu sous le nom de la « révolte du whisky ». Washington montre qu’il est important de soutenir les lois fédérales et ne laisse pas la nouvelle nation entrer dans l’insurrection. 5 décembre : George Washington et John Adams sont réélus président et vice-président.

1793

4 mars : Investiture de Washington pour un deuxième mandat présidentiel. Son discours inaugural reste le plus court de l’histoire, avec seulement 133 mots. Le 4 mars sera la date d’investiture de tous les présidents jusqu’en 1933 où un amendement la ramènera au 20 janvier.

1794

13 janvier : admission de deux nouveaux États, le Vermont et le Kentucky. Washington institue la coutume d’ajouter une étoile par État supplémentaire sur le drapeau. 27 mars : création de la marine des États-Unis.

1797

Washington se retire après deux mandats, en refusant d’exercer le pouvoir plus de 8 ans.

Politique internationale

Washington doit faire face aux conséquences internationales de la Révolution française. Le traité franco-américain de 1778 avait fondé une alliance perpétuelle entre les deux pays que la guerre franco-britannique déclenchée en 1793 allait mettre à l’épreuve puisque Washington adopte une attitude impartiale entre les belligérants. Il décide de constituer une marine de guerre pour lutter contre les pirates de la mer des Caraïbes et obtient de l’Espagne le droit de navigation sur le Mississippi afin de permettre aux produits agricoles cultivés dans l’Ohio d’atteindre la Nouvelle-Orléans et l’Atlantique.

Politique intérieure

Sous la présidence de George Washington, la capitale fédérale change de New York à Philadelphie et le district fédéral de Columbia est créé pour y implanter la ville qui portera son nom. Trois nouveaux États sont admis dans l’Union : le Vermont (1791), le Kentucky (1792) et le Tennessee (1796). Washington soutient la politique de son ministre des finances Alexander Hamilton, qui veut que le gouvernement fédéral contrôle l’économie en créant une banque nationale et dispose de revenus en instituant une taxe sur la vente du whisky. Ce dernier point entraînera une rébellion en Pennsylvanie que Washington matera grâce à des troupes venues des États voisins. Il nomme les ministres de son gouvernement et obtient du Congrès le droit de les révoquer.

Politique concernant les droits civiques, les minorités et l’immigration

Le 9 septembre 1786 George Washington propose l’abolition de l’esclavage.

Politique partisane

La population américaine est tellement en faveur de l’élection, puis de la réélection, de Washington qu’aucun candidat ne se présente contre lui. En tant que premier président il lui incombe de créer des précédents et il le fait après mûre réflexion. C’est ainsi qu’il prononce le premier discours d’investiture, qu’il accepte de rendre compte au Congrès et qu’il considère les affaires internationales comme faisant partie du domaine fédéral. Il refuse de se représenter après son second mandat mais plus pour des raisons personnelles que pour des questions de principe mais cet exemple sera suivi par la plupart des présidents qui lui succéderont jusqu’au passage d’un amendement à la Constitution qui limitera à deux le nombre de mandats accomplis suite à une élection. Enfin Washington est opposé aux partis politiques dont il ne comprend pas l’intérêt dans une démocratie. La vie politique s’organise autour d’un affrontement entre fédéralistes, regroupés derrière Alexander Hamilton - Secrétaire au Trésor, et anti-fédéralistes regroupés derrière Thomas Jefferson - Ministre des affaires étrangères.

Décès

À la fin de sa mandature, en mars 1797, Washington est heureux de se retirer à Mount Vernon. Il tombe malade deux ans plus tard et meurt le 14 décembre 1799. Les médecins pensent aujourd’hui qu’il est mort d’une infection de la gorge et que le traitement qu’il a subi, une saignée, a entraîné un choc, une asphyxie et une déshydratation. Il est enterré dans le cimetière familial à Mount Vernon.

Anecdotes

Lorsqu’il est démobilisé en 1757, Washington épouse Martha Dandridge Custis, la riche veuve de Daniel Parke Custis.Les nouveaux mariés s’installent à Mount Vernon où ils sont propriétaires terriens. Il adopte les deux enfants de son épouse et en aura d’autre avec Sally Hemings, une esclave avec laquelle il entretiendra une relation amoureuse. Il fait partie du Conseil municipal. Pendant la guerre contre les Indiens, au cours de la bataille de la Wilderness, près de la rivière Monongahela, Washington voit trois chevaux tués sous lui et son manteau est percé de quatre balles. Il montre son sang-froid en transformant une débâcle en retraite organisée. En 1782, Washington, alors Chef d’état-major, crée la médaille du « Purple Heart » qui est toujours la plus haute distinction décernée aux militaires. En 1784, une esclave noire vivant sur la propriété de Mount Vernon met au monde un mulâtre, West Ford. Ses descendants tentent toujours de démontrer qu’il est le fils de Washington. Lorsqu’il est élu président, pour son premier comme pour son second mandat, Washington reçoit la totalité des voix du Collège électoral ; il est le seul président à avoir été élu à l’unanimité jusqu’à aujourd’hui. En 1792, le ministère des finances lance un emprunt auquel Washington souscrira. Les actions sont exprimées en dollars et le signe $ y apparaît pour la première fois. Devenu héros national, les admirateurs de Washington font circuler sur son compte des histoires apocryphes, en particulier sur son honnêteté dans son enfance. L’histoire dit qu’il voulait essayer une nouvelle hache et qu’il a abattu l’un des arbres de son père. Interrogé il aurait déclaré : « Je ne peux pas mentir, c’est moi qui ai abattu le cerisier. » Cette histoire fut publiée pour la première fois dans un livre écrit par un pasteur épiscopalien et destiné à inspirer les enfants. Le même auteur aurait aussi inventé une histoire sur sa prière solitaire à Valley Forge. En 1754, lorsque George Washington épouse Martha, il possède 28 esclaves et elle, 109. Dans son testament, Washington affranchit les 317 esclaves de sa plantation. Il ne défend pas l’esclavage mais considère que la liberté ne peut être donnée qu’aux personnes capables de l’assumer. Il est partisan d’une phase transitoire pendant laquelle les esclaves noirs sont sous tutelle, suivant le modèle adopté pour les personnes mentalement incapables. À sa mort, Washington avait le grade de major-général qui lui avait été donné en prévision d’une guerre contre la France. Plus tard, d’autres officiers recevront des grades plus élevés ce qui amène le président Ford, en 1976, à lui décerner, à titre posthume, le grade de chef d’état major des armées des États-Unis.

Hommages

Washington est l’un des personnages les plus importants de l’histoire des États-Unis. À ce titre, il a reçu de nombreux hommages :
- son anniversaire est un jour férié fédéral ; Purple Heart
- son effigie figure sur le billet de 1 $ (et est probablement connue du monde entier) ainsi que sur la pièce de 25 cents qui a été mise en circulation en commémoration de son deux-centième anniversaire ;
- elle a figuré sur de nombreux timbres d’usage courant, dont l’un des deux premiers timbres des États-Unis, le dix cents noir ;
- il est l’un des quatre présidents dont le portrait est sculpté dans le mont Rushmore ; Son nom a été donné à :
- la capitale des États-Unis ;
- un État, au nord-ouest sur la côte Pacifique ;
- de nombreux sites (montagnes, lacs…) et monuments ou bâtiments (Washington Monument à Washington, DC, pont de Washington à New York…)
- le Washington Monument a été construit à partir de 1848 à l’aide de fonds privés. À court d’argent le projet a dû être terminé par l’Armée et ce n’est qu’en 1884 que la pierre formant la pointe a été posée. C’était à l’époque, à 170 m, le plus haut monument du monde.
- le pont George Washington qui relie la ville de New York à ses banlieues du New Jersey a été inauguré le 30 avril 1889.

Catégorie:Président des États-Unis

Etats-Unis Catégorie:Personnalité politique américaine Catégorie:Politique des États-Unis d'Amérique Catégorie:Histoire des États-Unis

Article principal


- Président des États-Unis d'Amérique ja:Category:アメリカ合衆国の大統領 ko:분류:미국의 대통령

Catégorie:Décès en 1799



1799

Catégorie:1799 Cette page concerne l'année 1799 du calendrier grégorien.

Événements


- 22 juin : Présentation du mètre étalon par les savants Méchain et Delambre.
- En juillet, Découverte dans le delta du Nil de la pierre de Rosette, clef du déchiffrage des hiéroglyphes.
- 25 juillet : Bataille d'Aboukir
- 22 août : Bonaparte quitte l'Égypte pour retourner en France, Jean Baptiste Kléber lui succède en Orient.
- 9 novembre (18 brumaire an VII) : coup d'État du 18 Brumaire : Bonaparte renverse le Directoire
- 12 décembre : Début du Consulat : Napoléon prend le pouvoir et se nomme Premier Consul.
- Bonaparte attaque la Syrie pour se protéger de l'Empire ottoman mais est vaincu à Acre.
- Disparition de la Société Hollandaise des Indes Orientales (Dutch East India Company)
- Début des explorations sud-américaines de Friedrich von Humbold (fin en 1804).
- Début du gouvernement du Consulat (fin en 1804).
- La Grande-Bretagne est le premier état à introduire l'impôt sur le revenu.
- Le chimiste anglais Joseph Priestley découvre l'oxyde carbonique.
- Pierre Simon de Laplace publie son Traité de mécanique céleste.
- Ranjit Singh établit un royaume Sikh au nord-ouest de l'Inde.
- Seconde coalition : Royaume-Uni Autriche Russie Turquie Deux-Siciles.
- Un mammouth congelé vieux de 33 000 ans est retrouvé dans le delta de la Léna en Russie.

Naissances en 1799


- 22 janvier : Ludger Duvernay, imprimeur bas-canadien († 1852).
- 27 février : Frederick Catherwood, Illustrateur anglais († 1854).
- 20 mai : Honoré de Balzac, romancier français († 1850).
- 21 mai : Mary Anning, paléontologiste anglaise († 1847).
- 26 mai : Alexandre Pouchkine, poète, dramaturge et romancier russe († 1837).
- 26 mai : Felipe Poey, zoologiste cubain († 1891).
- 18 juin : William Lassell, astronome anglais († 1880).
- 19 juillet : Comtesse de Ségur (Sophie Rostopchine), romancière française († 1874).
- 11 août : Joachim Barrande, géologue et paléontologue français († 1883).
- 17 décembre : Antoine-Joseph Jobert, médecin et chirurgien français, président de l' Académie des sciences. († 1867).

Décès en 1799


- 22 janvier : Horace-Bénédict de Saussure, naturaliste et géologue, il est considéré comme le fondateur de l'alpinisme. (° 1740)
- 4 février : Étienne-Louis Boullée, architecte et théoricien français (° 1745).
- 12 février : Lazzaro Spallanzani, biologiste italien1729)
- 1 avril : Jacques-Étienne Montgolfier, inventeur français (° 1745).
- 18 mai : Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, dramaturge français (° 1732).
- 21 août : Johann Julius Walbaum, médecin et naturaliste allemand1724).
- 7 septembre : Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français (° 1717).
- 7 septembre : Jan Ingenhousz, médecin et botaniste d'origine anglaise (° 1730).
- 6 octobre : William Withering, médecin et botaniste britannique, célèbre pour sa découverte de la digitaline († 1741).
- 14 décembre : George Washington, ancien Président des États-Unis1732).
- 31 décembre : Jean-François Marmontel, Encyclopédiste et Académicien français (° 1723).

Voir aussi


- an VII, an VIII __NOTOC__ ko:1799년 ms:1799 th:พ.ศ. 2342

Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique

ko:미국 독립전쟁 ja:アメリカ独立戦争 Etats-Unis d'Amérique, guerre d'indépendance catégorie:Indépendance des États-Unis La Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique (en anglais American Revolution) est le conflit qui opposa la Grande-Bretagne, appelée « métropole » à ses 13 colonies d'Amérique du Nord (que les anglais appelaient les New England Patriots), qui voulaient leur indépendance. Ce conflit débuta en juin 1775 et s'acheva avec le Traité de Paris en 1783.

Le rapport de force

1783 Les insurgés n'ont pas d'armée mais seulement des milices. Le congrès continental nomme George Washington comme commandant en chef. Bien que plus de deux cent cinquante mille hommes servirent du côté américain, l'armée ne dépassa jamais 90 000 hommes, et Washington n'en commanda directement pas plus de 17 000. De plus, cette armée américaine est moins bien organisée que l'armée britannique. Le Royaume-Uni n'a pas assez de soldats pour mater la rébellion et dispose d'environ 50 000 soldats, dont des mercenaires allemands (les Hessiens) et des colons américains loyalistes.

L'engagement des ennemis européens du Royaume-Uni

Devant l'enlisement militaire de l'année 1776, les insurgés américains cherchent des soutiens étrangers : ils font appel aux Canadiens français qui refusent d'apporter leur aide et demeurent fidèles à la couronne britannique. La défaite anglaise de Saratoga en 1777 encourage la France à entrer en guerre contre la Grande-Bretagne. Dès 1778, la France passe une alliance et un traité d'amitié avec les insurgés américains. C'est ensuite l'Espagne, puis les Provinces-Unies qui s'opposent à la puissance britannique, faisant basculer le rapport de force. Les insurgés sont victorieux en 1781 à Yorktown, sous le commandement de George Washington ce qui permet aux français d'approvisionner les insurgés en armes, en argent et ils leur fournissent également une alliance espagnole ainsi qu'un corps expéditionnaire et une escadre. Les États-Unis d'Amérique accèdent à leur indépendance en 1783.

L'engagement français

La France s'engage dans la guerre d'indépendance américaine d'abord par la fourniture de matériel et d'aides en faveur des insurgés, puis officiellement en 1778. L'aide française navale et terrestre permit la victoire américaine, notamment à la Bataille de Yorktown, et se conclut par le Traité de Paris de 1783 Voir : La France dans la guerre d'indépendance américaine

Chronologie des événements

La France dans la guerre d'indépendance américaine
- 1775 :
  - 7 juin : La Bataille de Bunker Hill est la première véritable bataille de la guerre d'Indépendance. Si les insurgés connurent la défaite, leur défense héroique et les pertes limitées qu' ils connurent contribuèrent à renforcer leur moral. Bataille de Bunker Hill
- 1776 :
  - 8 juin : Bataille de Trois-Rivières (Québec), opposant les insurgés des Treize colonies aux troupes du roi d'Angleterre.
  - 4 juillet : Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique, rédigée par Thomas Jefferson.
  - 27 août : Les anglais sont victorieux à la bataille de Brooklyn.
  - 16 septembre : Les anglais débarquent à Kip's Bay, et dans les jours qui suivent et remportent la bataille des Hauts de Harlem (Morningside Heights).
  - 21 septembre : Un incendie détruit le quart de New York.
  - 16 novembre : Les anglais prennent le fort de Washington (Washington Heights), ce qui leur assure le contrôle de New York
  - 26 décembre : Défaite britannique à Trenton (Delaware).
  - 30 000 soldats allemands sont loués par leurs princes aux anglais pour combattre l'indépendance américaine.
  - Défaite britannique dans le Delaware à Princeton. Princeton
  - A la fin de l'année, la situation militaire est très défavorable aux insurgés.
- 1777 :
  - Le marquis de La Fayette offre ses services de soldat au congrès américain.
  - Victoire de George Washington à Princeton ;
  - En juin, la bannière étoilée sert d'emblème aux armées américaines ;
  - Le général anglais Howe s'empare de Philadelphie ;
  - En octobre, la défaite des Britanniques à Sarratoga encourage les français à déclarer la guerre à l'Angleterre au début de l'année suivante.
- 1778 :
  - 6 février : signature d'un traité d'amitié, d'alliance et de commerce entre les français et les américains ; ces derniers peuvent alors compter sur des renforts terrestres et surtout sur la flotte de guerre française. 6 février
- 1780 :
  - la Hollande entre en guerre contre le Royaume-Uni.
  - Un corps expéditionnaire dirigé par le français Rochambeau débarque à Newport.
  - En mai, les anglais prennent Charleston et font capituler 5 000 soldats américains à Camden. Camden
- 1781 :
  - 19 octobre : défaite anglaise de Yorktown. La Grande-Bretagne s'épuise dans une guerre maritime.
- 1782 :
  - les préliminaires de paix s'engagent et aboutissent le 5 septembre 1783 au Traité de Paris qui met un terme à la guerre d'Indépendance américaine.

Bibliographie


- Histoire de la dernière guerre entre la Grande-Bretagne, les États-Unis de l’Amérique, la France, l’Espagne et la Hollande, depuis son commencement en 1775, jusqu’à sa fin en 1783. Chez Brocas, Paris, 1787. de Odet-Julien Leboucher.

Voir aussi


- Histoire des États-Unis de 1776 à 1865
- La France dans la guerre d'indépendance américaine

Liens externes



Constitution des États-Unis d'Amérique

Catégorie:Constitution Catégorie:Histoire des États-Unis La constitution des États-Unis est, dans ses propres termes, la loi suprême du pays. Elle a été rédigée en 1787 par une convention réunie à Philadelphie, et après ratification, s'applique depuis 1789. Modifiée par vingt-sept amendements, elle est la plus ancienne constitution écrite encore appliquée. Influencée par la tradition britannique et des philosophes libéraux tels que John Locke et Montesquieu, elle établit un gouvernement aux prérogatives limitées, tenu de respecter les droits fondamentaux des citoyens, et fondé sur la séparation des pouvoirs, qui doivent se contrôler et s'équilibrer l'un l'autre (checks and balances). Il ne s'agit plus d'un gouvernement fédéral, constitué des treize États qui l'ont ratifié à l'origine, mais de cinquante aujourd'hui. Bien que la constitution et les lois des États-Unis s'imposent aux divers États fédérés, de très larges prérogatives leur sont réservées. Le gouvernement est, dès l'origine, républicain et fondé sur la souveraineté du peuple. En revanche, son caractère démocratique au sens actuel du mot, avec le suffrage universel, n'apparaît que progressivement, parfois au travers d'amendements, plus souvent par le changement des lois ou des revirements de jurisprudence.

Les origines

Les treize colonies et l'indépendance

Fondées pour les premières à partir du , les colonies britanniques d'Amérique du Nord ont, au des statuts très différents, mais sont dirigées par leur propre gouvernement. Les relations de ces colonies avec l'Angleterre se dégradent lorsque après la guerre de Sept Ans, dans les années 1760, le parlement anglais, devant faire face aux dettes de la guerre, décide d'y lever des impôts. Les incidents se multiplient. Les différentes colonies créent un congrès continental, auquel elles envoient des délégués. Le 19 avril 1775, la guerre d'indépendance commence avec les batailles de Lexington et de Concord. Le 4 juillet 1776, la déclaration d'indépendance des États-Unis est proclamée, les treize colonies se déclarent États souverains, et mènent la guerre, avec la coordination du congrès. La plupart se dotent de constitutions écrites.

Les articles de confédération

Il apparaît vite nécessaire de codifier les relations entre les États, pour la conduite de la guerre et au-delà. Le Congrès propose les articles de confédération le 15 mars 1777. Il s'agit d'un traité d'alliance étroite et exclusive (les États ne peuvent plus conclure d'autres traités, ni entre eux, ni avec des États étrangers sans le consentement du Congrès), mais c'est seulement un traité de droit international entre des États dont la souveraineté est réaffirmée d'emblée. Le processus de ratification est lent, et les articles de la confédération ne prennent effet que le 1 mars 1781, quand la guerre touche à sa fin. La victoire décisive est remportée lors de la bataille de Yorktown, le 19 septembre de la même année. À l'issue de la guerre, il s'avère vite que les articles de Confédération fonctionnent mal. Les États sont jaloux de leurs intérêts et de leurs prérogatives, les conflits entre eux sont nombreux, portant notamment sur des questions de commerce et de droits de douane. Beaucoup sont très endettés en raison de l'effort de guerre. Le Massachusetts doit même faire face, pour cette raison, à une rébellion. Le Congrès n'a aucun pouvoir de coercition sur les États, ne parvient pas à obtenir d'eux des ressources, et les États considèrent pour la plupart leur constitution et leurs lois comme supérieures aux articles. Les articles sont inopérants, mais toute modification requiert l'approbation de tous les États, ce qui semble impossible. Après l'échec, faute de représentants de tous les États concernés, d'une convention réunie à Annapolis, dans le Maryland, pour régler les problèmes commerciaux, la Virginie propose la réunion d'une convention pour proposer les aménagements nécessaires aux articles. Le Congrès accepte la proposition.

La convention constitutionnelle

La convention se réunit à Philadelphie en Pennsylvanie, le 25 mai 1787. Peu de délégués étant alors présents, ses travaux commencent réellement le 28. Les délégués continueront à arriver dans les jours qui suivent. Onze États sont représentés : l'État de Rhode Island a écrit pour signifier son refus de la convention, et le New Hampshire n'a pas envoyé non plus de délégués. Les délégués du Delaware ont un mandat limité, qui ne les autorise pas à revenir sur l'égalité de suffrage entre les États. La convention réunit au total cinquante cinq délégués. Les hommes politiques les plus brillants du pays sont présents, à l'exception notable de John Adams et de Thomas Jefferson, ambassadeurs respectivement à Londres et Paris. George Washington est élu à la présidence de la convention à l'unanimité. Il y a rapidement un accord large sur la nécessité de revoir totalement les articles, et d'accroître fortement les pouvoirs du gouvernement fédéral. La discussion s'engage sur la base d'une proposition initiale faite par John Randolph, de la délégation de Virginie et dite plan de la Virginie. Elle contient déjà l'essentiel de l'architecture de la constitution : pouvoirs législatif, exécutif, et judiciaire séparés, parlement bicaméral, suprématie des lois de l'union sur celles des États. Le premier et le plus sérieux sujet de conflit porte sur le mode de désignation des parlementaires, et la représentation des États. Le plan de la Virginie, soutenu par les autres grands États, Pennsylvanie et Massachusetts surtout, propose l'élection directe de la première chambre, où chaque État aurait un nombre d'élus proportionnel à son importance, et l'élection de la deuxième chambre par les membres de la première. La proposition est discutée, les votes se succèdent, article par article, phrase par phrase. Il apparaît qu'elle est inacceptable pour les petits États, qui veulent que les parlementaires soient élus par les législatures des États, et que tous les États soient à égalité. Une proposition est faite dans ce sens par William Patterson, du New Jersey, et dite plan du New Jersey. La discussion est bloquée pendant trois semaines, le ton monte entre grands et petits États, jusqu'à envisager l'échec de la convention. Finalement, un compromis est trouvé, fondé sur une proposition qui avait été faite la veille du plan du New Jersey par Roger Shermann, du Connecticut, et qualifié de grand compromis ou compromis du Connecticut. La chambre basse sera élue au suffrage direct, et les États représentés en proportion de leur importance. Au Sénat, les États seront à égalité. La discussion se poursuit, d'autres conflits apparaissent, notamment entre les États esclavagistes et les autres, sur la prise en compte des esclaves dans leur poids à la première chambre. La nature et les droits de l'exécutif, et d'autres points, sont encore âprement discutés, mais sans donner lieu au même type de conflit et de blocage entre des camps bien définis. Le projet de constitution est finalement adopté, le 17 septembre 1787, et signé par la très grande majorité des délégués. Il est transmis au congrès. Bien que certains soient mécontents que la convention ait si nettement outrepassé son mandat, qui devait se limiter à proposer des améliorations aux articles de confédération, le congrès transmet le projet de constitution aux États pour ratification.

La ratification

Le texte de la constitution prévoit qu'elle entrera en effet dès lors qu'elle sera ratifiée par neuf États. Le premier à ratifier est le Delaware, le 7 décembre. Le neuvième est le New Hampshire, le 21 juin 1788. Entre temps, le Rhode Island a refusé de ratifier, par référendum, le 24 mars. La Virginie ratifie de justesse peu après le New Hampshire, le 25 juin, avec difficulté. Il manque encore la Caroline du Nord, et surtout l'État de New York. La ratification de New York se fait de justesse, le 27 juillet. Alexander Hamilton, James Madison, et John Jay ont publié dans la presse, sous le pseudonyme de Publius, une série d'articles restée célèbre, sous le nom d'articles du fédéraliste (The Federalist Papers) ; l'interprétation qu'ils donnent de la Constitution fait depuis autorité. Le Congrès décide de la date des élections présidentielles et que la première session du Congrès de la nouvelle constitution se tiendra le 4 mars 1789, dans la nouvelle capitale, New York. Les premières élections parlementaires présentent des difficultés d'organisation dans plusieurs États, et le premier congrès n'atteint son quorum que le 6 avril, pour proclamer, sans surprise, l'élection à l'unanimité de George Washington à la présidence des États-Unis. La Caroline du Nord finit par ratifier et rejoindre l'Union le 21 novembre, et l'État de Rhode Island seulement le 29 mai 1790

Structure de la constitution

La constitution telle quelle a été ratifiée en 1788 comprend, après un bref préambule, sept articles. Il lui a par la suite été apporté vingt-sept amendements. Les quatre premiers articles et certains amendements sont découpés en sections. Bien que ce découpage ne figure pas dans la constitution d'origine, il figure aujourd'hui systématiquement dans le texte, y permettant une référence rapide. Ainsi, l'article Ier, section 8, énumère les compétences législatives du congrès. Enfin, de nombreuses portions du texte, courtes, souvent moins d'une phrase, et portant sur un point précis, lorsque ce point est particulièrement important, sont désignées sous le nom de clauses, avec un nom, repris du texte, qui leur est traditionnellement attaché, et permet, là aussi, une désignation rapide. Ainsi, la section 1 du XIVe amendement, un des plus importants est : :Toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyen des États-Unis et de l'État dans lequel elle réside. Aucun État ne fera ou n'appliquera de lois qui restreindraient les privilèges ou les immunités des citoyens des États-Unis ; ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière ; ni ne refusera à quiconque relève de sa juridiction l'égale protection des lois. La première phrase est la clause de citoyenneté. La proposition ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière est la clause de procédure légale (due process) et la proposition suivante ni ne refusera à quiconque relève de sa juridiction l'égale protection des lois est la clause d'égale protection. Ces deux dernières sont tellement importante en droit qu'elles sont souvent désignées par les simples mots due process et equal protection, la référence à la constitution étant évidente. Les amendements s'ajoutent au texte de la constitution, sans le modifier. Il peut ainsi invalider des parties du texte qui figure avant lui, mais qui demeure écrites dans la constitution. Le cas le plus net est le XXIe amendement, qui abroge purement et simplement le XVIIIe (prohibition). Le XVIIIe amendement continue pourtant à figurer dans le texte de la constitution.

Préambule

:Nous, Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d'établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d 'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d'Amérique. Les mots les plus importants sont les premiers : Nous, Peuple des États-Unis (We, the People of the United States). Ils contournent une difficulté pratique : il n'était pas sûr que tous les États ratifient la constitution, et il n'était donc pas possible de les énumérer, comme le faisait les articles de confédération. Mais surtout, la formule fonde la constitution sur le peuple entier et non sur les États en tant que tel. C'est la constitution d'une nation, et non un simple traité de confédération. Ces mots affirment le caractère démocratique des États-Unis et donnent à la constitution le sens d'un contrat social, au sens du Traité du gouvernement civil de John Locke.

La séparation des pouvoirs

Les trois premiers articles sont consacrés chacun à un des trois pouvoirs, dans l'ordre législatif, exécutif, et judiciaire. Ils marquent avec force la distinction et la séparation des pouvoirs, par leur première phrase respective, toutes les trois sur le même modèle.
- Tous les pouvoirs législatifs accordés par cette Constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis, qui sera composé d'un Sénat et d'une Chambre des représentants.
- Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d'Amérique.
- Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera conféré à une Cour suprême et à telles cours inférieures dont le Congrès pourra de temps à autre ordonner l'institution.

Article I : le pouvoir législatif

L'Article I établit un congrès des États-Unis bicaméral pour voter les lois. La chambre des représentants est renouvelée tous les deux ans, au suffrage direct, les états sont représentés proportionnellement à leur population. Le sénat est composé de deux sénateurs pour chaque État, élus par la législature de l'État (modifié par le XVIIe amendement, qui prévoit le suffrage direct). Il est renouvelé par tiers tous les deux ans. Les textes doivent être votés par les deux chambres, qui ont toutes deux l'initiative des lois, sauf en matière fiscale, où l'initiative est réservé à la chambre des représentants. Le congrès peut mettre en accusation (impeachment) et juger les plus importants officiels, notamment le président des États-Unis. Le président peut mettre son veto à une loi, auquel cas les deux chambres du congrès doivent chacune la voter à une majorité des deux tiers pour qu'elle soit promulguée. L'article énumère les domaines dans lesquels le congrès a une compétence législative. Quelques compétences sont expressément retirés aux États.

Article II : le pouvoir exécutif

L'article II crée les fonctions de président et de vice-président des États-Unis, et définit leur mode d'élection, complexe, et légèrement modifié par le XIIe amendement. Le pouvoir exécutif appartient au président, qui est aussi commandant en chef de l'armée, de la marine, et des milices des États lorsqu'elles sont mobilisées par les États-Unis. Il nomme les hauts fonctionnaires et les juges fédéraux, avec l'approbation du sénat. Les prérogatives du vice-président se limitent à succéder au président s'il est empêché par décès ou pour une autre raison de finir son mandat, ainsi (article I) qu'à présider le sénat et y trancher en cas d'égalité des votes.

Article III : le pouvoir judiciaire

L'article III crée la Cour suprême des États-Unis. Les juges fédéraux, à la Cour suprême aussi bien que dans les autres tribunaux, sont nommés à vie. L'article définit le ressort des tribunaux fédéraux, qui comprend la constitution, et les lois fédérales pour lesquels le Congrès leur donne compétence, ainsi que sur les litiges entre parties n'appartenant pas au même État. Sauf dans quelques cas limités où elle juge en première instance, la Cour suprême est une cour d'appel. Les affaires au pénal doivent être jugés par un jury, dans l'État où le délit a été commis. Une définition restrictive de la trahison est donnée.

Autres articles

Article IV : les États

L'article 4 traite des droits et obligations des États. Ils doivent reconnaître les lois et jugements des autres États, et traiter les citoyens des autres états à égalité avec les leurs. Les personnes poursuivis par la justice d'un État doivent lui être remises par les autres États, ainsi que les esclaves en fuite.

Article V : procédures d'amendement

Les amendements peuvent être proposés soit par le congrès, chaque chambre votant à la majorité des deux tiers, soit par une convention qui sera convoquée si les deux tiers des États le demandent. Ils doivent ensuite être ratifiés par les trois quarts des États. Quelques modifications sont interdites jusqu'en 1808, et définitivement la possibilité de supprimer le droit de chaque État à une représentation égale au sénat sans son accord.

Article VI : dispositions diverses

Les traités et accords conclus par les États-Unis sous les articles de confédération restent valides. La constitution et les lois des États-Unis s'imposent aux États. Aussi bien au niveau fédéral qu'au niveau des États, les législateurs, les juges et les fonctionnaires doivent s'engager par serment à respecter la constitution des États-Unis.

Article VII : ratification

La constitution prendra effet entre les États qui l'auront ratifiée, dès qu'ils seront au nombre de neuf.

Amendements

Les amendements à la constitution sont prévus par l'article V. Vingt-sept ont été ratifiés. Des deux procédures possibles, proposition du congrès ou convention demandées par les deux tiers des États, seule la première a été utilisée. Mais avant que le congrès ne se décide à proposer lui même le XVIIe amendement (élection des sénateurs au suffrage direct) en 1912, il ne manquait que le vote d'un État pour convoquer une convention. Il est admis que le congrès ne peut revenir sur les amendements proposés, ni les États sur leur ratification ; mais qu'un État qui a initialement refusé de ratifier peut revenir sur ce refus par la suite. Le XXVIIe amendement, ratifié en 1992, avait été proposé par le premier congrès en 1789, soit plus de deux cents ans auparavant. Tous les autres amendements adoptés ont été ratifiés en moins de cinq ans, le plus souvent, le processus de ratification prend environ un an. Les dates données ci-dessous sont celles auxquelles le congrès a adopté les amendements, et celles auxquelles le dernier État nécessaire a voté la ratification.

Du Ier au Xe amendement : la déclaration des droits

Les dix premiers amendements forment la déclaration des droits (Bill of rights). Ils affirment des droits des citoyens, sous la forme d'une limitation explicite des pouvoirs de l'État, notamment en matière judiciaire. Il ne s'agit pas de droits positifs que l'État doit garantir au citoyen, mais d'actions dont il doit s'abstenir à son égard. Tous ces amendements ont été proposés par le premier Congrès le 25 septembre 1789 et ratifiés le 15 décembre 1791
Ier amendement
La liberté d'expression (free speech), de réunion, de pétition, de religion est garantie. L'État ne peut établir de religion officielle.
IIe amendement
Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé.
IIIe amendement
L'État ne peut loger de troupes chez l'habitant en temps de paix. En temps de guerre, cela ne doit être fait que dans les conditions prévues par la loi.
IVe amendement
Les arrestations et perquisitions ne peuvent avoir lieu sans mandat.
Ve amendement
Les inculpations se font par un grand jury. Nul ne peut être rejugé pour des faits pour lesquels il a été acquitté. Nul ne peut être forcé à témoigner contre lui même.
VIe amendement
Les procès se font devant jury. L'accusé a droit à la confrontation avec les témoins à charge, et peut forcer les témoins à décharge à venir déposer. Il a droit à un avocat.
VIIe amendement
Les procès devant jury sont de droit si la peine encourue est supérieure à une amende de 20 dollars.
VIIIe amendement
Les cautions et les amendes excessives, ainsi que les châtiments cruels ou exceptionnels, sont interdits.
IXe amendement
L'énumération des droits dans les amendements précédents ne doit pas être interprétée comme niant l'existence d'autres droits.
Xe amendement
Les pouvoirs qui ne sont pas conférés aux États-Unis par la constitution appartiennent aux États respectifs, ou au peuple.

Avant la guerre de sécession

XIe amendement
Les tribunaux fédéraux ne peuvent juger des poursuites à l'encontre d'un des États à l'initiative du citoyen d'un autre État ou d'un ressortissant étranger.
XIIe amendement
La procédure de l'élection présidentielle est modifiée, de façon à ce que le président et le vice président soient élus sur des scrutins séparés (plutôt que de choisir comme vice président le second à l'élection).

Les amendements de la reconstruction

Après la guerre de sécession, commence dans le sud la reconstruction. Les États du sud sont occupés militairement, leurs institutions suspendues. Le congrès propose trois amendements, tous trois liés à la question de l'esclavage et de ses suites, tous trois restreignant les pouvoirs des États. Chacun de ces amendements se termine par «Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée». Le congrès conditionne la réadmission des États du sud à leur ratification.
XIIIe amendement
L'esclavage est interdit sur le territoire des États-Unis
XIVe amendement
Toute personne née aux États-Unis en est citoyen. Les États ne peuvent porter atteinte à leur vie, liberté, ou propriété sans une procédure légale régulière (due process), et doivent à tous l'égale protection de la loi. La représentation au congrès et à l'élection présidentielle des États qui n'accorderait pas le suffrage universel (masculin, au-delà de 21 ans) est réduite en proportion du nombre de personnes interdites de vote. Les personnes ayant prêté assistance à la rébellion sont interdites de fonctions officielles dans le gouvernement des États-Unis. Les dettes contractées par les États Confédérés en rébellion contre les États-Unis sont nulles, aucune compensation ne peut être demandée pour l'émancipation des esclaves.
XVe amendement
Le droit de vote ne peut être restreint ou refusé en raison de la race ou d'une condition antérieure de servitude.

Les amendements du

Douze amendements ont été ratifiés au XXe siècle. Beaucoup sont des corrections techniques à l'article I ou à l'article II, les deux plus importants étant l'élection des sénateurs au suffrage direct, et la non rééligibilité du président au-delà de deux mandats. Trois portent sur le droit de vote, celui des femmes, celui des personnes de plus de 18 ans, et l'interdiction de conditionner le droit de vote au paiement d'un impôt. Il faut noter aussi la légalisation de l'impôt direct sur le revenu (l'article II imposait que les impôts fédéraux soit proportionnés à la population des états), et enfin l'établissement, puis la suppression, de la prohibition. À partir du XXe amendement, le congrès incorpore en général dans leur texte un délai limite de 7 ans pour la ratification.
XVIe amendement
L'État fédéral peut lever un impôt sur le revenu.
XVIIe amendement
Les sénateurs sont élus au suffrage direct.
XVIIIe amendement
Prohibition des boissons alcoolisées. La fabrication, la vente, le transport, l'importation, et l'exportation sont interdits.
XIXe amendement
Le droit de vote ne peut être restreint ou refusé en raison du sexe.
XXe amendement
Les mandats du président et du congrès commencent en janvier, au lieu de mars précédemment. L'amendement précise aussi quelques points sur la succession du président par le vice président.
XXIe amendement
Abolition du XVIIIe amendement, fin de la prohibition.
XXIIe amendement
Limitation à deux mandats présidentiels (seul Franklin Roosevelt en a fait plus, trois et un quatrième brièvement entamé, interrompu par son décès).
XXIIIe amendement
Participation du District de Colombia (Washington D.C.) à l'élection présidentielle.
XXIVe amendement
Le droit de vote ne peut être restreint ou refusé en raison du non paiement d'un impôt.
XXVe amendement
Précision sur le remplacement ou la succession en cas de vacance temporaire ou définitive de la présidence.
XXVIe amendement
Le droit de vote des personnes de plus de 18 ans ne peut être restreint ou refusé en raison de l'age.
XXVIIe amendement
Les lois augmentant la rémunération des représentants ou des sénateurs ne peuvent prendre effet qu'après l'élection à la chambre des représentants qui suit leur vote.

La longévité de la constitution : flexibilité et interprétations

La longévité exceptionnelle de la constitution des États-Unis est généralement attribuée à sa très grande flexibilité. Au cours de ses deux siècles d'existence, elle a pu servir à la fois à une confédération de quatre millions d'habitants qui vivait d'agriculture et de commerce maritime, et un pays de 280 millions d'habitants qui est le plus riche et le plus puissant du monde. Cette flexibilité tient à plusieurs points:
- La constitution se concentre sur des questions d'organisation des pouvoirs, dans un esprit qui était à la fin du totalement moderne, et qui reste conforme à la pratique des démocraties d'aujourd'hui. Dépourvu d'aristocratie dès leur origine, les États-Unis ont évité l'essentiel des crises politiques de l'Europe du .
- Au-delà de l'organisation des pouvoirs, la constitution s'attache essentiellement à énumérer les droits des citoyens. Ces droits ont été peu à peu ajoutés à la constitution, là encore de façon comparable à ce qui est arrivé dans d'autres pays occidentaux, souvent, mais pas toujours, avant eux. Leur formulation négative (l'État ne peut faire certaine choses, plutôt que l'État doit assurer certaines choses) en limite la portée, mais en assure l'applicabilité.
- La constitution laisse jusque dans l'organisation des pouvoirs des points nombreux à décider par la loi. Ainsi, du moins dans sa version d'origine, elle ne dit pas qui est électeur, pouvoir qu'elle réserve au différents États. À l'origine presque partout censitaire, le suffrage est devenu universel, les amendements à la constitution dans ce sens (XIXe et XVIe) ne faisant que confirmer une pratique déjà quasi générale.
- La constitution, tout comme les autres lois, s'applique dans la logique de la common law anglo-saxonne, c'est-à-dire qu'elle doit être comprise à la lumière des décisions des tribunaux, et tout particulièrement de la cour suprême des États-Unis, portant sur des affaires particulières. Au contraire de la tradition britannique, la cour suprême n'est pas liée par la règle du précédent, ce qui permet à l'interprétation de la constitution, et donc à sa pratique d'évoluer considérablement. Après un demi siècle passé à interpréter très limitativement les pouvoirs de régulation économique tant du Congrès que des États, et quatre ans à s'opposer à la politique du New Deal, la cour suprême abandonne brutalement en 1937 une jurisprudence qu'elle énonçait encore l'année précédente, et donne au contraire l'interprétation la plus large possible du pouvoir de régulation du commerce contenu dans l'article II, section 8. En 1954, par l'arrêt Brown v. Board of Education, elle entame le démantèlement de la ségrégation raciale qu'elle avait jugée constitutionnelle en 1896 dans Plessy v. Ferguson. La capacité des tribunaux à interpréter la constitution à la lumière des circonstances actuelles est la source majeure de sa flexibilité. Il est rarement arrivé que les termes de la constitution soient si précis et impératifs qu'ils s'opposent à une évolution jugée nécessaire. Ce fut le cas quand il parût indispensable de moderniser la fiscalité de l'impôt sur le revenu. Les préoccupations de rédacteurs de 1787 qui avaient voulu une répartition entre États afin de les protéger de l'arbitraire du gouvernement fédéral semblaient alors obsolètes dans un pays qui ressentait beaucoup plus son unité qu'à l'origine, et lorsque la cour suprême choisit de s'en tenir à la lettre de la constitution (arrêt Pollock v. Farmers'Loan and Trust Co., 1895), il fallut la modifier, par le XIIe amendement. L'échec le plus patent du système fut l'incapacité à abolir l'esclavage sans en passer par une guerre civile. Là encore, la cour suprême avait rendu un arrêt bloquant la situation Scott v. Sandford, 1857). Il n'est pas certain, cependant, que des décisions plus progressistes des tribunaux auraient pu permettre d'éviter un conflit sur la question qui divisait le plus le pays depuis sa fondation. Il faut mentionner enfin une autre raison importante de la permanence de la constitution. Son adoption est un des moments majeurs de la naissance de la Nation. Tous les officiels prêtent serment à la constitution. Elle jouit d'un respect quasi-unanime, d'un caractère presque sacré. Lors de la plus grave crise qu'ait connue le pays, la guerre de sécession, les États Confédérés se dotèrent de leur propre constitution. C'était la copie presque conforme, souvent mot pour mot, de la constitution des États-Unis.

Pour aller plus loin

Voir aussi

Constitution | Liberté | Liberté fondamentale | Fédéralisme | Cour suprême ja:アメリカ合衆国憲法

1789

Cette page concerne l'année 1789 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 26 janvier : La décision du gouvernement genevois d'augmenter le prix du pain déclenche une émeute à Saint-Gervais, le quartier le plus populaire de Genève.
- 18 août : Révolte révolutionnaire à Liège.
- 8 - 9 octobre : Prise de Belgrade par les Autrichiens.
- 18 décembre : Les Autrichiens évacuent Bruxelles.

France

Bruxelles
- La France compte 26 millions d'habitants.
- En mars, Élection des États généraux.
- 5 mai : Ouverture des États généraux à Versailles.
- 17 juin : Proclamation de l'Assemblée Nationale.
- 20 juin : Serment du Jeu de Paume. Les députés de l'Assemblée Nationale jurent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France.
- 27 juin : Le roi ordonne au clergé et à la noblesse de se joindre au tiers état
- 9 juillet : Assemblée Nationale Constituante.
- 11 juillet : Louis XVI renvoie Jacques Necker.
- 12 juillet : Paris en état d'émeute généralisée.
- 13 juillet : Création d'une garde bourgeoise pour assurer l'ordre dans la capitale, avec un effectif de 48 000 hommes. Les officiers sont élus. Dès le lendemain, 14 juillet, elle participe à la prise de la Bastille, et le 15, elle est placée sous le commandement du général de La Fayette et prend le nom de Garde nationale. Le soir, harangue de Camille Desmoulins au Palais-Royal.
- 14 juillet : Prise de la Bastille à Paris qui détenait, à ce moment, 7 prisonniers. Le gouverneur est massacré par la foule.
- 15 juillet : Bailly maire de Paris
- 17 juillet : La Fayette fait adopter la cocarde tricolore par la Garde Nationale. Louis XVI à Paris ; il adopte la cocarde tricolore.
- 18 juillet : Le prince de Condé et le comte d'Artois quittent la France : début de l'émigration. Dans le pays, début de la Grande peur.
- 4 août : Nuit du 4 août : Abolition des privilèges par l'assemblée nationale. constituante (4-11 août).
- 24 août : Proclamation de la liberté de la presse.
- 26 août : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
- 12 septembre : Premier numéro du Publiciste parisien de Jean-Paul Marat, qui devient L'Ami du peuple le 16 septembre.
- 5 octobre : Marche des femmes sur Versailles : le 6, le roi est ramené à Paris et est installé au palais des Tuileries. L'Assemblée s'installe également à Paris.
- 19 octobre : Création du Club des Jacobins.
- 2 novembre : Nationalisation des biens du clergé.
- 14 décembre : Loi sur les municipalités.
- 19 décembre : Création des assignats.
- 22 décembre : Loi sur les départements. La France divisée en 83 départements.
- 27 décembre : Émancipation des Protestants et des Juifs du midi.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- 7 janvier : Premières élections présidentielles aux États-Unis, un mois plus tard, George Washington est désigné.
- 4 mars : Entrée en vigueur de la Constitution américaine (treize ans après la Déclaration d'indépendance).
- 6 avril : Proclamation de l'élection de Georges Washington, premier président (fin en 1797).

Amérique latine


- Brésil : dans l'État du Minas Gerais, des révolutionnaires menés par le « Tiradentes » organisent un soulèvement populaire pour exiger l'indépendance du Brésil. Ce soulèvement échouera, Tiradentes sera exécuté, mais devint le célèbre martyr de l'indépendance brésilienne.

Asie

Océanie & Pacifique


- 28 avril : Début de la mutinerie du Bounty.
- Le voyageur écossais Alexander Mackenzie remonte le fleuve qui portera son nom.

Proche-Orient & Monde arabe


- Début du sultanat ottoman de Sélim III (fin en 1807).

Arts & cultures

Sciences et techniques


- 20 décembre : Première usine de coton américaine d'après le procédé Arkwright.
- découverte de l'uranium par Martin Heinrich Klaproth.
- découverte du zirconium par Martin Heinrich Klaproth.

Naissances en 1789


- 24 juin : Silvio Pellico, écrivain italien.
- 29 juin : Carl Ludwig Blume, botaniste hollandais († 1862).
- 19 juillet : John Martin, peintre britannique.
- 21 août : Augustin-Louis Cauchy, mathématicien français.
- 4 septembre : Charles Gaudichaud-Beaupré, botaniste français († 1854)
- 9 septembre : William Cranch Bond, astronome américain
- 15 septembre : James Fenimore Cooper, écrivain américain.
- 21 novembre : Cesare Balbo, homme politique et écrivain italien

Décès en 1789


- 25 mai : Anders Dahl, botaniste suèdois (° 1751).
- 4 juin : Louis Joseph François Xavier de Bourbon, dauphin de France, de la tuberculose.
- 15 juillet : Jacques Duphly, compositeur, organiste et claveciniste français. __NOTOC__
-
ko:1789년 ms:1789 simple:1789

1797

Catégorie:1797 Cette page concerne l'année 1797 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Traité dano-suédois de neutralité armée.

Révolution française


- 14 janvier (25 nivôse an V) : Victoire de Rivoli en Italie.
- 27 mai (8 prairial an V) : Exécution de Gracchus Babeuf.
- 4 septembre (18 fructidor an V) : Coup d'État du Directoire contre les royalistes qui sont arrêtés.
- 17 octobre (26 vendémiaire an VI) : Traité de paix de Campoformio (fin de la première coalition) entre la France et l'Autriche. La France récupère la Belgique et les Pays-Bas mais abolit la République de Venise qu'elle cède à l'Autriche. La Fance gagne également les îles Ioniennes et assure sa mainmise sur la rive gauche du Rhin et sur l'Italie.
- La Vendée est pacifiée par Louis Lazare Hoche.

Asie

Afrique

Amériques


- Début de la présidence fédéraliste de John Adams au États-Unis (fin en 1801).

Océanie


- Le navigateur anglais James Wilson découvre les Îles Gambier.

Arts


- L'écrivain allemand Friedrich Hölderlin publie Hyperion.

Sciences et techniques


- Premier saut en parachute d'un ballon par André-Jacques Garnerin.

Économie

7 février : Suppression des mandats territoriaux

Sport

Divers/incertain


- L'Angleterre s'empare de l'île espagnole de Trinidad.
- Un tremblement de terre fait 40 000 victimes au Pérou.

Naissances en 1797


- 31 janvier : Franz Schubert, compositeur († 1828).
- 10 mars : George Poulett Scrope, géologue et économiste anglais († 1876).
- 22 mars : Guillaume Ier cinquième roi de Prusse (1861-1888) puis premier empereur Allemand (1871-1888). († 1888).
- 27 mars : Alfred de Vigny, poète français († 1863).
- 14 avril : Adolphe Thiers, président de la République française († 1877).
- 27 avril : Victor Audouin, naturaliste, entomologiste et ornithologue français († 1841)
- 30 mai : Karl Friedrich Naumann, géologue Allemand († 1873).
- 10 août : Joseph Gerhard Zuccarini, botaniste allemand († 1848)
- 14 novembre : Charles Lyell géologue britannique († 1875).
- 29 novembre : Gaetano Donizetti, compositeur italien († 1848).
- 30 août : Mary Shelley (Mary Woolstonecraft), écrivaine anglaise († 1851).
- 3 décembre : Andrew Smith, médecin-militaire et zoologiste britannique († 1872).
- 23 décembre : Adrien de Jussieu, botaniste français († 1853).
- Ichiryusai Hiroshige, peintre japonais
- El Hadj Oumar Tall, conquérant et souverain Toucouleur

Décès en 1797


- 3 mars : Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, navigateur français découvreur des mers australes.
- 26 mars : James Hutton, géologue écossais1726).

Voir aussi


- an V, an VI __NOTOC__ ko:1797년 ms:1797 simple:1797

Mount Vernon

Catégorie:Washington, DC Mount Vernon est la résidence de George Washington en Virginie. Situé sur les bords du Potomac à quelques minutes au sud de Washington DC, ce domaine est ouvert au public toute l'année. Les tombeaux de George et Martha Washington s'y trouvent.

Guerre de Sept Ans

La guerre de Sept Ans (1756-1763). Dès 1754, des hostilités coloniales interviennent entre armées francaise et anglaise des Amériques, avec la guerre de Sept Ans (Amérique du Nord) (1754-1763). Tandis que l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche cherche à reprendre la Silésie - perdue en 1742 - à Frédéric II de Prusse, Louis XV répond aux provocations de la Grande-Bretagne sur mer (capture de navires de commerce français) et sollicite l'alliance autrichienne (consacrée par le mariage du futur Louis XVI avec Marie Antoinette). Ils se trouvent des alliés avec l'Espagne, la Suède et la Russie. En 1757, les Prussiens défont les Français à Rossbach et les Autrichiens à Leuthen. Une offensive russe sur Berlin est interrompue par le décès de la tsarine Élisabeth. La Russie change alors d'alliance en s'alliant à la Prusse (le tsar Pierre III était un admirateur de Frédéric II de Prusse). Mais ce tsar est bientôt détrôné par sa femme Catherine II (1762), et la Russie quittera définitivement le conflit. Montcalm, commandant les troupes françaises au Canada est tué au combat en 1759. Les Français sont alliés à la majorité des tribus indiennes. Québec et Montréal tombent. En Inde, Pondichéry passe également aux mains des Britanniques. Le traité de Paris du 10 février 1763 met fin à ce conflit à la suite duquel la France perd la quasi-totalité de ses colonies en Amérique du Nord (Canada, une partie de la Louisiane, un grand nombre d'îles, ainsi que de la plupart de ses territoires de l'Inde, à l'exception de cinq comptoirs). Le traité de Hubertsburg du 15 février confirme la possession de la Silésie par la Prusse. Cette guerre qui fit plus de 100 000 morts, est considérée par certains comme étant la véritable Première Guerre mondiale. En effet, les deux puissances principales de l'époque (France et Grande-Bretagne) se sont livré bataille sur les mers du globe, en Europe et aux Amériques. Le résultat du conflit a consacré la puissance de la Prusse aux dépens de l'Autriche. La suprématie maritime de la Grande-Bretagne est devenue incontestable (d'ailleurs Napoléon Bonaparte ne pourra pas la lui reprendre au siècle suivant). L'essor colonial français est stoppé et ne pourra pas être relancé avant le Second Empire et la troisième république. Mais surtout cette guerre ruine les économies anglaises et françaises ; les tentatives de ces pays pour réformer leurs finances précipiteront les deux événements majeurs de la fin du : la constitution des États-Unis d'Amérique (à la suite du refus de nouvelles taxations par les délégués américains en 1777) et la révolution française (convocation des États généraux de 1789).

Tournants

1754 :« [http://en.wikipedia.org/wiki/French_and_Indian_War The French and Indian War] », Amérique du Nord, France/Angleterre. 1756 : La guerre devient européenne, dite guerre de Sept Ans. 1759 : L'année miraculeuse (pour les Anglais et les Prussiens), une série de défaites de la part des Français et de leurs alliés. 1763 : Traité de Paris du 10 février 1763, la France grande perdante.

Voir aussi


- Henri Bouquet

Bibliographie

Ce conflit sert de cadre au roman Le dernier des Mohicans de James Fenimore Cooper et à la bande dessinée Oumpah-Pah de René Goscinny. catégorie:Histoire du Canada Catégorie:Histoire militaire des États-Unis ja:七年戦争

1754

Catégorie:1754
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---- Cette page concerne l'année 1754 du calendrier grégorien.

Événements


- Début du ministère whig du Thomas Pelham-Holles, duc de Newcastle, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1756).
- Début du sultanat ottoman de Osman III (fin en 1757).
- L'architecte italien Bartolommeo Rastrelli conçoit le Palais d'Hiver de Saint-Petersbourg.
- L'ébéniste anglais Thomas Chippendale crée un nouveau style qui portera son nom.
- Le Royal and Ancient Golf Club est créé à Saint-Andrews en Écosse.
- Le peintre français François Boucher fait le portrait de Madame de Pompadour.
- Le savant et homme politique américain Benjamin Franklin compose un projet de constitution.
- Les douanes intérieures sont abolies dans tout l'Empire russe.
- Une attaque française contre les Anglais sur la piste de l'Ohio entraîne le début de la dernière guerre franco-indienne.

Naissances en 1754


- 2 février : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, homme d'État français.
- 30 mars : Jean-François Pilâtre de Rozier, premier aérostier français.
- 23 août : Louis XVI, futur roi de France.
- 26 novembre : Georg Forster, botaniste et artiste polonais d'origine allemande († 1794).

Décès en 1754


- ko:1754년 ms:1754

Voltaire

Écrivain et philosophe français, Voltaire, de son vrai nom François Marie Arouet, est né le 21 novembre 1694 à Paris, où il meurt le 30 mai 1778. Il est admis à l'Académie française en 1746. Voltaire serait :
- l'anagramme de Arouet LJ (Le Jeune) en lettres anciennes où J s'écrit I et U s'écrit V, AROVET LI donne VOLTAIRE
- ou le nom d'un petit fief que possédait sa mère. Il change d'identité à l'occasion de son incarcération en 1717.

Biographie

Dernier enfant d'un riche notaire, François-Marie Arouet fait ses études au collège des Jésuites, futur lycée Louis-le-Grand, et fréquente la haute société libertine. Accusé d'avoir rédigé des pamphlets contre le régent Philippe III d'Orléans, il est emprisonné à la Bastille pendant près d'un an en 1717 et 1718. C'est là qu'il adopte le nom de Voltaire et qu'il achève Œdipe, sa première pièce, qui rencontrera le succès quelques mois après sa sortie de prison. En 1726, à la suite d'une altercation avec le Chevalier de Rohan, il est dans un premier temps emprisonné une nouvelle fois à la Bastille puis il s'exile par la suite en Angleterre de 1726 à 1729 où il découvre la philosophie de John Locke et les théories scientifiques d'Isaac Newton, dont il assurera la vulgarisation en France dans les Lettres philosophiques. Voltaire partage ensuite la vie d'Emilie du Châtelet, puis rentre à Paris où il mène une carrière de courtisan avant de tomber en disgrâce. De 1750 à 1753, il voyage à la cour de Berlin et se brouille avec Frédéric II. En 1755, il s'installe aux « Délices », près de Genève. Enfin, en 1758, il achète un domaine à Ferney et Tournay, en territoire français mais sur la frontière franco-helvétique. Il va aménager la région, bâtir, planter, semer et développer l'élevage. En compagnie de M Denis, sa nièce, gouvernante et compagne, il fait vivre un millier de personnes, se fait agriculteur, architecte, fabricant de montres et de bas de soie. Avec son sens de la formule, il résume l'entreprise : « Un repaire de 40 sauvages est devenu une petite ville opulente habitée par 1200 personnes utiles ». Voltaire n'est plus seulement l'homme le plus célèbre de son époque : il est devenu un mythe. De Saint-Pétersbourg à Philadelphie, on attend ses publications comme des oracles. Artistes, savants, princes, ambassadeurs ou simples curieux se rendent en pèlerinage à Ferney chez cet « aubergiste de l'Europe ». En 1778, il revient à Paris : le peuple de la capitale l'accueille avec un tel enthousiasme que certains historiens voient dans cette journée du 30 mars « la première des journées révolutionnaires ». Deux mois avant sa mort, le