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Golfe Persique

Golfe Persique

Le golfe Persique (farsi : خلیج فارس, khalîj-é-fârs), (arabe : الخلیج الفارسی, al-khalîj al-farsi) est une mer épicontinentale de l'océan Indien. Il sépare la péninsule Arabique de l'Iran [Perse], et s'étend sur une superficie d'environ 200 000 km². Les pays qui bordent le golfe Persique sont :
- l'Iran au nord-est
- l'Irak, le Koweït, l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabes unis à l'ouest et au sud. Il communique à l'est avec la mer d'Oman par le détroit d'Ormuz. Mer à forte salinité, la profondeur de ses eaux dépasse rarement les 100 mètres. Le golfe Persique tire son nom de la Perse antique, région qui correspond approximativement à l'actuel territoire de l'Iran.

Le nom de ce golfe

Golfe persique (du point de vue européen) Le Golfe ainsi le nomment les Arabes depuis que des villes ont été bâties sur sa rive méridionale. Une compagnie aérienne des Émirats arabes unis a été dénommée "Gulfair". Golfe arabo-persique (pour ceux qui veulent contenter tout le monde). Notons que, du point de vue européen, la mer (ou le golfe) arabique était la mer Rouge qui donne accès à ce qui étaient les régions les plus peuplées d'Arabie, le Hedjaz, le 'Assir et le Yémen.

Histoire

L'histoire du golfe Persique a toujours été animée de nombreux conflits qui ont diminué son influence dans les liaisons entre l'Orient et l'Occident et ont fait de la mer Rouge, plus à l'ouest, la voie de relation préférée. Au , les mongols y établissent leur influence. Au , le golfe Persique est contrôlé par le Portugal, qui le cède ensuite aux anglais. Ceux-ci en gardent le contrôle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et la création des Émirats arabes unis. Plus récemment, le golfe Persique a encore été agité de fréquents conflits :
- guerre Iran-Irak (1980 - 1988)
- invasion du Koweit par l'Irak en 1990 et intervention d'une coalition internationale pour sa libération en 1991.
- invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003 Le détroit d'Ormuz est aujourd'hui contrôlé par l'Iran qui y possède trois îles.

Économie

La ressource quasi-exclusive du golfe persique est le pétrole. Tous les pays du golfe golfe persique sont regroupés dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et contrôlent l'acheminement grâce aux pétroliers géants, ou par des oléoducs en liaison avec la Méditerranée, permettant d'éviter le passage par le canal de Suez.

Bibliographie


- Le Jeu des six familles, Olivier Da Lage, Gérard Grzybek, Autrement, 1985
- Monarchies du Golfe, Rémy Leveau, Frédéric Charillon (dir), La Documentation française, 2005 Catégorie:Mer ou océan Persique, Golfe ko:페르시아 만 ja:ペルシア湾

Farsi


- farsi ou parsi (adj.) (farsi: فارسى fārsī پارسى pārsī) : relatif aux habitants de la région du Fars ou Pars en Iran. Cet adjectif est pratiquement synonyme de persan, voire d'iranien.
- farsi ou parsi (n.m.): nom local de la langue majoritaire en Iran, le persan.
- farsi (n.m.): style calligraphique de l'arabe, issu de la Perse appelé aussi ta`liq (تَعْليق ta`līq). La double graphie F/P vient de la contamination du persan par l'arabe qui n'a pas de lettre P. En arabe, Persan se dit fârisî (فارِسيّ fārisīy). Le persan, utilisant l'alphabet arabe les mots contenant un P ont été modifiés et ont pris un F. La variante de l'alphabet arabe utilisée en Iran a ajouté l'équivalent du P (پ), du G (گ), du J (ژ), et du TCH (چ) absents de l'alphabet arabe strict.

Voir aussi


- persan (homonymie)
- parsi

Arabe

L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad. Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure. On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .

Variétés d'arabe

L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences. Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.

Arabe et islam

La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe. Voir termes arabes utilisés en Islam.

Rayonnement culturel

Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.

Pays de langue arabe

Voir pays arabes.

Langues dérivées de l'arabe


- maltais

Lexique

Emprunts français

L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais. On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar). D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.). Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc). En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc. On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple. Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0). Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.

Voir aussi

Articles connexes


- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe

Liens externes


- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
Catégorie:Langue véhiculaire ja:アラビア語 ko:아랍어 ms:Bahasa Arab simple:Arabic language th:ภาษาอาหรับ

Mer

Définition

Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.

Grande étendue d'eau salée

Cette définition confond les océans, les mers fermées ou ouvertes ainsi que les grands lacs salés. On la retrouve dans un contexte historique (A l'époque moderne, l'océan Atlantique traversé par Christophe Colomb porte le nom de mer océane) ou familier (Opposition de la mer et de la montagne dans les vacances, la mer est bonne ? pour évoquer la température de l'eau aussi bien océanique que maritime).

Grande étendue d'eau salée différente des océans

Cette définition plus géographique apporte un classement dans les étendues d'eau salée. Les océans sont les plus grandes étendues d'eau salée. Viennent ensuite les mers de tailles variables. Les mers peuvent être ouvertes ou fermées c'est-à-dire en contact ou non avec les océans. Si la mer est en contact avec un océan elle se distingue de ce dernier par sa position géographique généralement enclavée entre des masses terrestres. Ex : La Manche communique avec l'océan Atlantique mais elle s'en distingue par sa position médiane entre les côtes sud de l'Angleterre et les côtes nord de la France. Une mer en contact avec un océan peut se distinguer par des conditions physiques particulières. Ex : la Méditerranée communique avec l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar. Elle se distingue de l'océan par sa position enclavée entre l'Europe, l'Asie (Proche-Orient) et l'Afrique et par des conditions maritimes différentes (différentiel de température entre l'océan et la mer, faune et flore distinctes, absence de marée pour la Méditerranée...). Autre exemple : la mer des Sargasses avec son accumulation d'algues brunes au large de la Floride se distingue de l'océan Atlantique. Enfin le terme de mer est aussi utilisé pour désigner certains grands lacs, en particulier lorsqu'ils n'ont pas de cours d'eau dans lesquels ils se déversent. C'est le cas par exemple de la mer Caspienne ou encore de la mer d'Aral. On parle alors souvent de mer fermée.

La mer en droit international

En droit international, on appelle "mer" l'espace situé au-delà de la laisse de basse mer. La mer comprend :
- le fond et le sous-sol
- la colonne d'eau et la surface
- l'espace aérien surjacent.

Les mers à la surface du globe

Voici la liste des principales mers, groupées par océan :

Océan Pacifique


- Mer de Béring
- Mer de Chine méridionale
- Mer de Chine orientale
- Mer de Cortez
- Mer de Tasman
- Mer du Japon
- Mer Jaune
- Mer d'Okhotsk
- Golfe d'Alaska

Mers indonésiennes et mélanésiennes


- Mer de Java
- Mer de Flores
- Mer de Timor
- Mer d'Arafura
- Mer de Sulu
- Mer de Célèbes
- Mer de Banda
- Mer de Bismarck
- Mer des Salomon
- Mer de Corail

Océan Atlantique


- Golfe du Mexique
- Golfe de Guinée
- Manche
- Mer d'Iroise
- Mer Baltique
- Mer d'Irlande
- Mer Celtique
- Mer du Nord
- Mer de Norvège
- Mer des Caraïbes (ou Mer des Antilles)
- Mer des Sargasses

Océan Indien


- Mer Rouge
- Golfe Persique
- Mer d'Oman
- Golfe du Bengale
- Golfe d'Aden
- Mer Arabique
- Canal du Mozambique

Océan Arctique


- Mer de Barents
- Mer de Beaufort
- Mer de Kara
- Mer des Tchouktches
- Mer du Prince Gustave-Adolphe
- Mer de Wandel
- Mer du Groenland
- Mer des Laptev
- Mer de Lincoln
- Mer de Sibérie Orientale
- Mer Blanche

Océan Antarctique


- Mer de Weddell
- Mer de Ross
- Mer de Bellingshausen
- Mer d'Amundsen

Mer Méditerranée


- Mer Égée
- Mer de Marmara
- Mer Ionienne
- Mer Adriatique
- Mer Tyrrhénienne
- Mer Ligurienne
- Mer Noire
- Mer d'Azov

Mers intérieures


- Mer Caspienne
- Mer d'Aral
- Mer Morte

Voir aussi


- les Phares
- l'eau de mer

Liens internes


- glossaire maritime Catégorie:Hydrographie
- (Mer)
ja:海 ko:바다 ms:Laut simple:Sea zh-min-nan:Hái

Arabie

ko:아라비아 반도 ja:アラビア半島 simple:Arabia Catégorie:Monde arabo-musulman Catégorie:Péninsule Catégorie:Région d'Asie Catégorie:Région d'Asie L'Arabie est une vaste péninsule à la jonction de l'Afrique et de l'Asie, à l'est de l'Éthiopie et du nord de la Somalie, au sud de la Palestine, de la Jordanie et de la Mésopotamie, et au sud-ouest de l'Iran. L'Arabie est bordée par la mer Rouge et le golfe d'Akaba au sud-ouest, par la mer d'Arabie au sud-est et par le golfe d'Oman et le golfe Persique au nord-est. Elle est formée par l'Arabie saoudite, mais aussi par le Yémen, Oman, le Qatar, les Émirats arabes unis et Bahreïn. L'Arabie recouvre 3 000 000 km² et compte environ 35 000 000 d'habitants dont la grande majorité vit en Arabie saoudite et, dans une moindre mesure, au Yémen. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Le minimum serait de mettre AU MOINS une petite carte des frontières de l'Arabie avec les grandes villes !!

Iran

|- valign="top" | Guide suprême | Ali Khamenei |- valign="top" | Président | Mahmoud Ahmadinejad |- valign="top" | Établissement
 - Date | Révolution Islamique
1979 |{{{{{{{{{{{{| border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" align="center" | #Téhéran #Qom #Markazi #Qazvin #Gilan #Ardebil #Zanjan #Azerbaijan-e-sharghi (de l'est) #Azerbaijan-e-gharbi (de l'ouest) #Kordestan #Hamedan #Kermanshahan #Ilam #Lorestan #Khuzestan ||
  1. Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
  2. Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
  3. Bushehr
  4. Fars
  5. Hormozgan
  6. Sistan-o-Balouchestan
  7. Kerman
  8. Yazd
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  10. Semnan
  11. Mazandaran
  12. Golestan
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  14. Khorasan-e-razavi
  15. Khorasan-e-jonubi (du sud) ||Image:IranNumbered.png |{{{{{{{{{{{{

    Irak

    |- valign="top" | Capitale || Bagdad |- valign="top" | Président
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    Ibrahim al-Jaafari |{{{{{{{{{{commons|Iraq|l'Iraq{wikitravel|l'Irak|Irak{fr{ar{en{ar{en{en{en{en{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{Pays d'Asie{Ligue arabe{lien AdQ|sv{lien AdQ|ja

    Koweït

    |- valign="top" | Émir | Jabir Al Sabah |- valign="top" | Premier ministre | Saad Al Sabah |{{{{{wikitravel|le Koweït|Koweït{Pays d'Asie{Ligue arabe

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    |- valign="top" | Capitale || Manama |- valign="top" | Roi || Cheikh Hamad ben Issa Al Khalifa |{{{{wikitravel|Bahreïn|Bahreïn{en{en{Pays d'Asie{Ligue arabe

    Qatar

    |- valign="top" | Émir | Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani |{{{{{e{wikitravel|le Qatar|Qatar{en{ar{ar{ar{en{Pays d'Asie{Ligue arabe

    Mer d'Oman

    Oman, mer La mer d'Oman, également appelée mer d'Arabie, est une partie de l'Océan Indien située entre le Pakistan et l'Inde occidentale à l'est, et la péninsule arabique à l'ouest. Elle se prolonge au nord par le golfe d'Oman. Sa surface est d'environ 3,6 millions de km², et sa profondeur maximale est de 5 800 mètres. La mer est une voie de passage très fréquentée, en particulier pour le transport de pétrole. Elle est également une zone de pêche pour les pays côtiers (sardine, maquereau, thon). Les principaux ports sont Sohar, Mascate et Sûr du côté omanais, Jāsk et Chāhbahār du côté iranien. ja:アラビア海 ko:아라비아 해

    Salinité

    La salinité indique la quantité de sels dissous dans un liquide. La salinité est limitée à une température donnée, le liquide ne pouvant dissoudre davantage de sel ; on parle de saturation (le sel reste en général au fond du récipient à l'état cristallin). Généralement l'augmentation de la température permet d'augmenter la salinité maximale.

    Iran

    |- valign="top" | Guide suprême | Ali Khamenei |- valign="top" | Président | Mahmoud Ahmadinejad |- valign="top" | Établissement
     - Date | Révolution Islamique
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    3. Bushehr
    4. Fars
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    6. Sistan-o-Balouchestan
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    9. Esfahan
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    12. Golestan
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      Occident

      L'Occident correspond au point cardinal ouest. Conformément aux conventions typographiques qui demandent une capitale aux termes d'orientation géographique, il prend alors une majuscule. Le mot « Occident » – du latin occidere, tomber – représente les régions situées en direction du soleil couchant, c'est-à-dire l'ouest. Plusieurs pays et régions situés à l'ouest d'un ensemble géographique ont le mot « Occident » ou l'adjectif « occidental » dans leur nom :
      - l'Allemagne de l'Ouest ;
      - le Sahara occidental ;
      - l'Empire romain d'Occident ;
      - la Virginie occidentale. Dans les représentations géographiques actuelles, l'Occident désigne la civilisation occidentale, par opposition aux pays d'Orient (Proche-Orient, Moyen-Orient, Extrême-Orient). ja:西洋

      Mer Rouge

      ] La mer Rouge (arabe : البحر الأحمر Bahr el-Ahmar) est un golfe de l'océan Indien entre l'Afrique et l'Asie. Au sud, la mer Rouge communique avec l'océan Indien par le détroit de Bab el Mandeb et le golfe d'Aden. Au nord se trouvent la péninsule du Sinaï, le golfe d'Aqaba et le canal de Suez (qui permet la communication avec la Méditerranée). La mer Rouge est longue d'à peu près 1 900 km, pour une largeur maximale de 300 km et une profondeur maximale de 2 500 mètres dans la fosse médiane centrale, avec une profondeur moyenne de 500 mètres. Il y a de nombreux hauts-fonds en mer Rouge, renommés pour l'exhubérance de la vie sous-marine qui s'y abrite, que ce soient de nombreuses variétés de poissons ou de magnifiques coraux. La superficie de la mer Rouge est d'environ 450 000 km². Elle est peuplée de plus de 1 000 espèces d'invertébrés, de 200 espèces de coraux et d'au moins 300 espèces de requins. Les températures de surface de l'eau de la mer Rouge sont relativement constantes, entre 21 et 25 °C. La visibilité reste relativement bonne jusqu'à 200 mètres de profondeur mais les vents peuvent se lever rapidement et les courants se révéler traîtres. La création de la mer Rouge est due à la séparation de l'Afrique de la péninsule arabique. Le mouvement a commencé il y a une trentaine de millions d'années et se poursuit de nos jours, ce qui explique l'existence d'une activité volcanique dans les parties les plus profondes. On admet que la mer Rouge deviendra un océan, comme proposé dans le modèle de Tuzo Wilson. La mer Rouge est une des mers les plus salées du globe avec une salinité de 42 USP alors que de façon générale les océans ont une salinité à 35 USP. La mer Rouge est une destination touristique réputée, notamment pour les amateurs de plongée sous-marine. Les pays bordant la mer Rouge sont Djibouti, l'Érythrée, le Soudan, l'Égypte, Israël, la Jordanie, l'Arabie saoudite et le Yémen. Quelques villes côtières de la mer Rouge : Assab, Port Soudan, Port Safaga, Hurghada, El Suweis, Charm el-Cheikh, Eilat, Akaba, Dahad, Jedda, Al Hudaydah. Rouge, mer Catégorie:Site de plongée ja:紅海 ko:홍해 th:ทะเลแดง

      Portugal

      |- valign="top" | Président | Jorge Sampaio |- valign="top" | Premier ministre | José Sócrates |{{{{{{{{{{{{{{XVIè s{XVIIIème siècle{XXe siècle{XXe siècle{commons|Category:Portugal|le Portugal{wiktionnaire|Portugal|Portugal{wikitravel|le Portugal|Portugal{pt{en{pt{Pays d'Europe (UE){Portail Portugal{lien AdQ|de{Lien AdQ|vi

      Grande Bretagne

      Catégorie:Île britannique Grande-Bretagne Catégorie:Royaume-Uni La Grande-Bretagne est une île située sur la côte nord-ouest de l'Europe,c'est le composant principal du Royaume-Uni. Le terme de Grande-Bretagne est aussi utilisé pour désigner à la fois l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Écosse. Elle se situe dans l'Atlantique Nord, qu'elle sépare de la mer du Nord. Elle est séparée de l'Irlande par la mer d'Irlande et du continent (la France) par la Manche, traversée par le Tunnel sous la Manche.

      Définition géographique

      D'une superficie de 229 850 km², l'île est la plus grande de l'archipel des Îles britanniques, qui comprend également:
      - Irlande - 84,406 km²
      - Lewis and Harris - 2,179 km²
      - Île de Skye - 1,656 km²
      - l'Île principale des Shetland - 969 km²
      - Île de Mull - 875 km²
      - Anglesey - 714 km²
      - Île de Man - 572 km²
      - Île d'Islay - 620 km²
      - The Mainland, Orkney - 523 km²
      - Île d'Arran - 432 km²
      - Île de Wight - 381 km² C'est la plus grande île d'Europe et la huitième plus grande île au monde. C'est la troisième île la plus peuplée au monde après Java et Honshu. Physiquement, le paysage de l'île est marqué par des plaines à l'est et au sud, tandis que de nombreuses collines parsèment le nord et l'ouest. Avant la fin de la dernière ère glaciaire, la Grande-Bretagne était une péninsule reliée au continent européen. La montée du niveau des eaux causée par la fonte des glaces a provoqué la formation de la Manche, le bras de mer qui sépare aujourd'hui l'île du continent. Le climat de la Grande-Bretagne est plus doux comparé à celui d'autres régions de l'hémisphère nordique situées à la même latitude grâce aux courants du Gulf Stream.Les températures sont fraîches mais pas froides, les nuages prennent très souvent le dessus sur le soleil, et la pluie est très abondante.

      Points extrêmes


      - Nord — Dunnet Head (58° 40' N, 3° 22' O) (ou Easter Head), Caithness, Écosse
      - Sud — Lizard Point, Cornouailles (49° 57' N, 5° 13' O)
      - Ouest — Corrachadh Mor, Écosse (56° 42′ 56″ N, 6° 13′ 37″ O).
      - Est — Lowestoft Ness, Suffolk, Angleterre (52° 29' N, 1° 46' E)

      Définition politique

      Politiquement, la Grande-Bretagne décrit la combinaison de l'Angleterre, de l'Écosse, et du Pays de Galles. Elle inclut les îles périphériques telles que les Sorlingues, les Hébrides, et des groupes des Orcades et de Shetland mais n'inclut ni l'île de Man ni les îles anglo-normandes.

      Historique

      Le terme Grande-Bretagne est parfois utilisé comme synonyme de Royaume-Uni, mais ceci est une erreur ; ce dernier est aujourd'hui le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, bien qu'on qualifie tous ses citoyens de Britanniques. Politiquement, la Grande-Bretagne est divisée en trois pays : l'Angleterre, l'Écosse, et le Pays de Galles. Au cours des siècles, la Grande-Bretagne a évolué politiquement. La conquête anglaise du Pays de Galles s'acheva en 1282 sur un champ de bataille, avec la victoire d' Édouard I sur Llywelyn le Dernier, le dernier prince gallois indépendant. Le pays est devenu une partie constituante du Royaume d'Angleterre en 1536. L'Angleterre et l'Écosse sont sous la même couronne depuis Jacques I d'Angleterre et VI d'Écosse, qui prit le trône écossais en 1567 et l'anglais en 1603 suite au décès de sa cousine Élisabeth I d'Angleterre. Ils constituent un même royaume, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, depuis l'Acte d'Union de 1707 sous la reine Anne I de Grande-Bretagne. En 1801, la couronne d'Irlande, que les Anglais tenaient depuis le , fusionna de la même façon avec la couronne britannique, créant ainsi le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, ou Royaume-Uni tout court. L'État libre d'Irlande quitta le royaume en 1922, le laissant avec le nom de Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

      Liens externes


      - [http://wikitravel.org/fr/article/Grande-Bretagne Grande-Bretagne sur Wikitravel]
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      Seconde Guerre mondiale

      La Seconde Guerre mondiale (que l'Union soviétique appelle la grande guerre patriotique) est le conflit armé le plus vaste que l'humanité ait connu, tuant environ 2% de la population mondiale, soit approximativement 60 millions de personnes, dont une grande partie de civils. Elle a commencé en 1939, en Pologne, ou même, selon certains, en 1936 en Espagne, ou bien encore selon d'autres, en 1937 en Asie, pour se terminer en 1945. Ce conflit opposa, de façon schématique, deux camps : les Alliés et l'Axe.
      - Alliés : Australie, Belgique, Canada, Chine, France, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Luxembourg puis l'Union soviétique à partir du 22 juin 1941, les États-Unis d'Amérique à partir du 7 décembre 1941, le Mexique et le Brésil à partir de 1942.
      - Axe : Allemagne, Autriche, Hongrie, Finlande, Italie, Japon, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, Croatie, Thaïlande. Les États européens qui ne prirent pas part au conflit, conservant leur neutralité furent : l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, la Suède, la Suisse et la Turquie. Article détaillé : Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale La Seconde Guerre mondiale est tristement célèbre pour le sommet de souffrance auquel l'humanité s'est elle-même soumise : la déportation en camps de concentration et camps de travail à des fins d' extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d'individus, (homosexuel(le)s, Témoins de Jéhovah, etc.) commandées par le régime nazi ; les meurtres systématiques de partisans communistes et de résistants, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les massacres massifs de populations et de combattants perpétrés par les forces japonaises principalement en Chine ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis et des unités japonaises ; les bombardements aériens massifs de civils d'abord par l'Axe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) puis par les Alliés sur une échelle bien plus grande avec du napalm : Tōkyō au Japon, Dresde (35 000 morts) et Hambourg en Allemagne. Et pour la première et unique fois en plus de 50 ans, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées par les États-Unis ont explosé à trois jours d'intervalle, à Hiroshima et Nagasaki au Japon.

      Bref résumé chronologique

      Article détaillé : Chronologie de la Seconde Guerre mondiale Dès 1936 les futurs belligérants européens de la Seconde Guerre mondiale commencent à s'affronter plus ou moins directement dans le cadre de la Guerre civile espagnole. Dans le camp républicain, les brigades internationales (composées d'engagés volontaires majoritairement communistes venus surtout d'Europe centrale et de France, des républicains allemands et italiens et des démocrates anglo-saxons, parmi lesquels on trouvera André Malraux et George Orwell) combattent sous commandement espagnol. Dans le camp franquiste interviennent plusieurs divisions italiennes de « Chemises noires » commandées par des généraux italiens et une légion allemande d'aviation « Condor » (composée d'aviateurs de la Luftwaffe sous commandement allemand, qui viennent, par roulement, s'entraîner à leurs missions de bombardement sur les populations espagnoles) ainsi que quelques centaines de volontaires irlandais et une compagnie française. Dès 1937, débute l'affrontement entre le Japon et la Chine (Guerre sino-japonaise (1937-1945)). Dès 1938, après Munich et l'annexion des Sudètes et la réaction (très molle) de la France et du Royaume-Uni, rares sont les optimistes qui croient encore que la guerre peut être évitée, tandis que l'Union soviétique joue la carte nazie contre la Pologne et les « démocraties » avec le pacte germano-soviétique (qui constituait un nouveau partage de la Pologne) . Mais la Seconde Guerre mondiale commence officiellement en Europe, lorsque la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939, en réaction à l'invasion de la Pologne par cette dernière, le 1 septembre 1939, un traité les liant à ce pays. L'Union soviétique récupère de son côté la partie est de la Pologne et les pays baltes, comme convenu avec Ribbentrop. Puis elle attaque la Finlande le 30 novembre 1939 pour annexer la Carélie, ce qu'elle obtient par la paix de Moscou le 12 mars 1940, en dépit d'une résistance finlandaise inattendue. Une fois l'armée polonaise écrasée (avant la fin septembre !) par l'Allemagne et l'URSS, plus rien ne se passe sur le front ouest où les troupes anglo-françaises (sous commandement français) ne prennent aucune initiative militaire, nulle offensive n'intervenant pendant plusieurs mois (on assiste alors à la « Drôle de guerre »). Au printemps, les alliés se préparent à couper l'approvisionnement en acier de Suède vers l'Allemagne depuis la Norvège, mais l'opération tourne au fiasco et l'Allemagne envahit le Danemark et la Norvège le 9 avril 1940. Le corps expéditionnaire du Royaume-Uni et de la France rembarque précipitamment lorsque la Belgique est envahie. En effet, mai-juin 1940 voit l'invasion foudroyante par l'armée allemande des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et de la France (« Blitzkrieg » ou « guerre éclair »). L'armée belge capitule en mai 1940. L'Italie se joint alors à l'Allemagne et déclare la guerre à la France le 10 juin. Puis, en France, le gouvernement Pétain succédant le 16 juin 1940 à celui de Paul Reynaud, demande l'armistice et en accepte les conditions. Contre l'attente des stratèges nazis et des généraux français battus, l'Angleterre fait front avec succès à l'aviation allemande, car, bien que faible en forces terrestres (puisqu'elle avait supprimé son service militaire entre les deux guerres), elle dispose d'une flotte puissante, d'une aviation bien organisée, et, avec Churchill qui a remplacé Chamberlain, d'un bon moral. La Grande-Bretagne dispose en outre de l'aide d'abord économique des États-Unis, puisque ceux-ci, bien qu'officiellement neutres, la fournissent en armes et en ravitaillement. Roosevelt obtient du Congrès en mars 1941, le vote de la loi « Prêt-Bail », qui lui permet d'apporter une aide matérielle illimitée à l'Angleterre et à ses alliés. Hitler, désespérant de prendre l'Angleterre et de l'amener à faire la paix érige une puissante chaîne de fortifications, surnommée « Mur de l'Atlantique », sur les côtes de l'Atlantique et de la Manche, et décide d'attaquer la Russie. Mais l'Italie fasciste vient elle-même d'agresser, à partir de l'Albanie, la Grèce qu'elle croyait sans défense. Or ce sont les forces grecques du dictateur nationaliste Metaxas qui sont victorieuses : après avoir contenu l'attaque des troupes de Mussolini, l'armée grecque les repousse et envahit à son tour l'Albanie italienne. C'est alors que, pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs semaines son opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie sympathisante et la Yougoslavie affaiblie par la division entre multiples factions (communistes et anti-communistes, nationalistes de tous bords, notamment les nationalistes croates ou oustachis d'Ante Pavelic et leurs ennemis serbes communistes de Tito). Les nazis battent les armées yougoslave et grecque, ce qui leur permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, ils viennent :
      - de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), allaient lui immobiliser de 13 à 20 divisions jusqu'à la fin de la guerre ;
      - de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa contre l'URSS, qui ne peut commencer que le 22 juin 1941. Si bien que, malgré une avance foudroyante et la capture de nombreux soviétiques, la Wehrmacht est stoppée en décembre 1941, à quelques kilomètres de Moscou sous un froid glacial et sans équipement adéquat. Les Soviétiques lancent alors avec leurs troupes sibériennes une offensive d'hiver qui, au prix de pertes effroyables, oblige les envahisseurs à reculer. Il est vrai que, selon la propagande nazie, il ne s'agissait que d'un « repli élastique »... À partir de ce moment, c'est la campagne de Russie qui va accaparer l'essentiel des efforts militaires allemands, et conduire Hitler à ne consacrer que des efforts insuffisants au front de Libye, alors qu'avec des renforts plus importants, Rommel aurait pu atteindre le canal de Suez. Le 7 décembre 1941 les Japonais détruisent, par surprise, la flotte américaine du Pacifique à Pearl Harbor. Ils laissent néanmoins échapper ses porte-avions. Les Japonais envahissent alors les Philippines et les Indes néerlandaises, en janvier-août 1942, ainsi que tout le Sud-Est asiatique. Ils ne sont arrêtés qu'en Birmanie. Mais au début de juin 1942, la bataille aéro-navale des îles Midway coûte quatre porte-avions aux Japonais. Ainsi sont-ils désormais placés sur la défensive dans le Pacifique, dont les États-Unis commencent la reconquête, île par île. Mais Roosevelt, bien qu'entré en guerre à la suite de l'agression japonaise, a compris que l'ennemi principal est l'Allemagne, qui a fait la sottise de lui déclarer la guerre en décembre 1941. Or l'Union soviétique, menacée par une nouvelle offensive dans le secteur de la Volga et en direction des pétroles du Caucase, supporte presque seule l'effort de guerre allié en Europe. Un second front doit donc être créé d'urgence pour la soulager. Après des hésitations, Churchill et Roosevelt se décident pour l'Afrique du Nord, où Roosevelt, influencé par ses représentants Leahy et Murphy, espère le ralliement de l'armée de Vichy. C'est l'Opération Torch, qui se traduit par le débarquement des Forces alliées en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942. En réalité, les troupes de Vichy accueillent initialement les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, cependant que la Tunisie est livrée sans combat aux Allemands suite aux tergiversations de l'amiral Esteva et du général Derrien, hésitant entre les ordres de Darlan (après son ralliement forcé aux Alliés) et de Vichy. Le 8 décembre, après un ultimatum avec délai d'acceptation de trente minutes du général Nehring, Bizerte se rend et l'escadre française tombe aux mains des Allemands (trois torpilleurs, deux avisos et neuf sous-marins). Le débarquement réussit cependant à Alger, grâce à la résistance française (putsch du 8 novembre 1942) et au ralliement forcé de l'amiral Darlan. À partir de ce moment, l'armée d'Afrique entre en guerre dans le camp allié et, pour commencer, participe à la campagne de Tunisie.
      À la Conférence de Casablanca (1943), tenue entre le 14 et le 24 janvier, Roosevelt et Churchill décident de poursuivre leurs offensives en Sicile puis en Italie, et de renforcer leur soutien à l'Union soviétique. Quant à l'armée française d'Afrique, elle va participer aux campagnes d'Italie et enfin au débarquement en Provence. L'Allemagne coule deux navires mexicains au cours du mois de mai 1942. Devant son refus de payer des dommages et intérêts, le parlement mexicain lui déclare la guerre le 2 juin 1942, suivi par d'autres États latino-américains. L'aviation mexicaine participe à la guerre du Pacifique. Après le débarquement allié en Italie, ce pays cesse les hostilités puis change de camp en 1943. L'année suivante, en 1944, à l'approche des troupes soviétiques, les armées de la Roumanie et de la Hongrie changent de camp. Quant à la Yougoslavie, elle se libère toute seule, ce qui confère, par la suite, une forte autorité et une grande indépendance au chef communiste de l'armée des partisans, Tito. L'Allemagne nazie capitule le 7 mai 1945 à Reims, et c'est officiellement le 8 mai 1945 qu'est proclamé l'armistice qui met fin à la guerre en Europe. Le 8 mai est devenu depuis un jour férié en France. En Asie, la guerre ne s'achève que le 2 septembre 1945, lorsque le Japon reconnaît sa défaite et capitule sans condition après le largage, par les États-Unis, des deux premières bombes atomiques sur les villes d'Hiroshima et de Nagasaki. Les gaz de combat ne furent pas utilisés dans les combats entre belligérants, mais seulement contre les civils déportés, dans les camps d'extermination nazis.
      Pourtant les deux camps en possédaient. Des réserves importantes de gaz
      tabun et sarin furent retrouvées en Allemagne en 1945, suffisantes pour tuer des millions de personnes. Elles furent immergées dans des caissons de béton sous la Manche. On s'inquiète de leur état de conservation aujourd'hui.

      Origines

      En Europe

      Après la Première Guerre mondiale et le traité de Versailles de 1919 se pose le problème de la compensation que l'Allemagne devrait payer aux vainqueurs. Le Royaume-Uni partage les colonies allemandes, sous la forme de mandats de la SDN, avec la France (mais aussi avec la Belgique, le Japon, les États-Unis). Mais la France, sur le sol de laquelle s'est passé une grande part des combats, obtient en outre le droit à de fortes indemnités de réparations, ainsi que la récupération des deux provinces (l'Alsace et la Moselle) annexées par Bismarck après la guerre de 1870. Quant aux États-Unis d'Amérique, devenus de gros créanciers des puissances alliées et appliquant strictement leurs droits, compte tenu de leurs lourdes pertes, ils exigent le règlement des dettes d'achats de matériel de guerre et de carburant dues par leurs alliés. La Russie est devenue, à l'issue de la Révolution et de la contre-révolution, l'Union soviétique communiste, tandis que de nouveaux États (Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Pays baltes) sont créés en Europe centrale, au nom du principe des nationalités, en particulier par le démembrement de l'empire austro-hongrois. En Allemagne, les difficultés économiques (inflation galopante des années 1920) et politiques (faiblesse de la République de Weimar) permettent au NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands ou nazi) et à son chef Adolf Hitler de prendre le pouvoir légalement en 1933. Très vite, Hitler restaure en Allemagne le service militaire généralisé, interdit par le traité de Versailles, remilitarise la Rhénanie (1936) et met en œuvre une politique étrangère agressive. Cette politique est destinée à regrouper au sein d'un même État les populations germanophones d'Europe centrale, en commençant par l'Autriche (
      Anschluss de mars 1938) et ouest de la Tchécoslovaquie (Sudètes, en septembre 1938).
      L'annexion des Sudètes est entérinée à Munich en septembre 1938, lors d'une conférence où le Français Édouard Daladier et l'Anglais Neville Chamberlain se fient aux promesses d'Hitler, selon lesquelles l'obtention des Sudètes satisferait la
      dernière revendication du III Reich, et interdisent à la Tchécoslovaquie de se défendre. Cela n'empêche naturellement pas Hitler d'annexer, peu après, la moitié de la Tchécoslovaquie, la Bohême et Moravie (en mars 1939, avec la complicité des nationalistes slovaques de Mgr Tiso, de la Hongrie de Horthy et de la Pologne des colonels, qui s'empare de la région de Teschen. Hitler s'empare également de Memel en Lituanie. Cependant, le corridor de Dantzig (aujourd'hui Gdańsk), ancienne ville prussienne détachée de l'Allemagne après 1918, constitue un élément important d'instabilité. En effet, Berlin revendique ce corridor qui sépare la Prusse orientale du reste de l'Allemagne. Quant à la Pologne, bien qu'admiratrice de l'Allemagne nazie, avec laquelle elle a partagé la Tchécoslovaquie, elle ne veut pas lâcher ce corridor, qui est son seul accès à la mer.
      En outre, depuis 1922, l'Italie est aux mains du parti fasciste, dirigé par Benito Mussolini, qui exprime des revendications sur divers territoires français.

      En Asie

      Le Japon, modernisé à partir de l'ère Meiji, développe depuis la fin du sa puissance économique et militaire, s'accordant ainsi une place centrale et peu à peu hégémonique en Extrême-Orient. Dès 1894, le Japon affronte la Chine au sujet d'une controverse sur la Corée. Cette guerre, où de nombreux commentateurs prédisent la victoire de la Chine impériale face au petit Japon, voit l'armée nippone écraser les forces chinoises, notamment grâce à sa supériorité technologique. De cette victoire, le Japon obtient la cession de Formose (Taiwan), des îles Pescadores et de la presqu'île du Liao-dong. Mais la Russie, y voyant un moyen d'accroître son influence en Extrême Orient, paie les dettes de guerre de la Chine auprès du Japon et, soutenue par l'Allemagne et la France, humilie Tōkyō en imposant la restitution de la péninsule de Liao-dong à la Chine. La Russie et le Japon sont dès lors impliqués dans une lutte d'influence au nord-est de la Chine, alors dominée par les puissances occidentales. La Russie obtient la concession de la construction du « transmandchourien » et accroît sa présence militaire dans le secteur, avec notamment la création d'une base navale à Port-Arthur, au sud de la péninsule de Liao-dong. La politique agressive des Russes les menant à s'intéresser à un développement de leur influence en Mandchourie et en Corée, le Japon s'en inquiète et tente dans un premier temps de négocier un partage des aires d'influence en Mandchourie. Mais Moscou les mésestime et la conciliation n'aboutit pas. C'est pourquoi en 1904 les Japonais détruisent sans déclaration de guerre une flotte russe dans la rade de Port-Arthur, puis une autre flotte russe en 1905, à la bataille de Tsoushima. Le Japon, bien préparé et proche de ses bases obtient ainsi la domination de la mer de Chine. À l'inverse, la Russie, minée par des tensions internes, dirigée à l'est par un commandement incompétent et ne parvenant pas à assurer une liaison militaire efficace avec l'ouest par son Transsibérien à voie unique, essuie aussi de lourdes défaites terrestres. La guerre russo-japonaise se solde en 1905 par une armistice qui humilie la Russie, laissant au Japon le Liao-dung, la moitié de l'île de Sakhaline et la prééminence sur la Corée. Le Japon devient le premier pays asiatique à avoir vaincu une puissance occidentale, ce qui lui confère, auprès des peuples d'Extrême Orient, un prestige qui subsistera jusqu'en 1945. En 1914, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne et récupère à la fin de la guerre les possessions allemandes du Pacifique. En 1931, sous le prétexte d'incidents transfrontaliers, le Japon envahit le nord de la Chine qui devient en 1932 le Mandchoukouo, État indépendant sous protectorat japonais. L'année suivante, le Japon quitte la SDN, puis, en 1937, profitant de la faiblesse d'une Chine secouée par la guerre civile entre les troupes communistes et celles du Kuomintang, il occupe une partie nord-est de ce pays. La tentative d'occupation de la Manchourie est brisée par l'Union Soviétique. Pour permettre l'accomplissement de son expansionnisme militaire sur l'Asie orientale et le contrôle des ressources de l'Asie du Sud-Est il lui faut cependant détruire la principale menace qui subsiste dans le Pacifique : la force navale américaine basée à Hawaii.

      Différents théâtres d'opération

      Théâtre européen

      Après s'être assuré que l'URSS participerait au démembrement du pays en signant le pacte Molotov-Ribbentrop, Hitler lance ses armées sur la Pologne, le 1 septembre 1939, sans déclaration de guerre (voir : incident de Gleiwitz). En application de leur alliance, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne. En particulier, la France a garanti après 1918 par des traités d'assistance mutuelle l'existence de la plupart des pays nouvellement créés en Europe centrale (avec l'arrière-pensée de créer un cordon sanitaire autour de l'Allemagne). Cependant, malgré la pression de Chamberlain, pas plus qu'elle n'a respecté ses engagements envers les précédentes victimes d'Hitler, la France ne respecte ses obligations envers la Pologne : celles-ci prévoyaient que la France attaquerait l'Allemagne 15 jours après le début de la mobilisation générale. Mais les Français restent l'arme au pied alors que la Pologne fait seule face à l'agression allemande puis soviétique. Les Allemands utilisent alors pour la première fois la tactique de la « guerre éclair » (
      Blitzkrieg), qui assure à la Wehrmacht une victoire rapide malgré la contre-offensive de la Bsura. L'URSS prend alors sa part de la Pologne ainsi que les États baltes, et attaque la Finlande (Guerre d'Hiver) pour lui prendre la région frontalière de Carélie, près de Leningrad. Les Finlandais résisteront trois mois puis finiront par céder. Après sa première campagne victorieuse, Hitler se tourne vers l'ouest, mais rien ne se passe sur ce front pendant plusieurs mois. Retranchés derrière la ligne Maginot, les Français attendent l'assaut allemand pour l'endiguer. C'est la drôle de guerre. Mais la stratégie française du généralissime Gamelin est prise en défaut lorsque le 10 mai 1940, l'Allemagne lance l'opération Marita, une vaste offensive sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg violant la neutralité de ces États, puis à travers les Ardennes – la percée de Sedan – afin de prendre à revers la ligne Maginot. Les armées franco-britanniques se déploient vers le nord pour défendre la Belgique mais se trouvent prises à revers, puis finalement encerclées autour de Dunkerque. La Royal Navy et les bateaux de plaisance britanniques évacuent leurs troupes et une large partie des forces françaises à Dunkerque (Opération Dynamo) en abandonnant leur équipement lourd, tandis qu'un rideau de troupes françaises freine la réduction du réduit avant d'être fait prisonnier. Gamelin est remplacé par le général Maxime Weygand, qui ne réussit pas à mettre en place une ligne de défense le long de la Somme, jusqu'à la ligne Maginot. Il arrive trop tard, et son action, qui commence par retarder la riposte à la trouée allemande, ne peut qu'aggraver la situation, la France n'ayant plus de réserves. Après quelques jours de combats acharnés, cette ligne est percée. Dès lors, plus rien ne peut enrayer l'avancée nazie. Le président Paul Reynaud démissionne et le nouveau gouvernement du maréchal Philippe Pétain choisit de demander l'armistice. Il est signé le 22 juin Rethondes, dans l'ancien wagon de l'armistice de 1918), et laisse à l'Allemagne le contrôle de la partie nord et ouest de son territoire. Pétain instaure en France un régime autoritaire, le Régime de Vichy, et, quelques mois plus tard, le 30 octobre 1940, il préconise la collaboration avec l'ennemi. À Londres, le général français Charles de Gaulle décide de continuer la guerre et forme une légion de volontaires, qui se transforme en mouvement de la France Libre, pour résister à l'Allemagne. Un certain nombre de Français le rejoignent et une partie des colonies françaises se rallient à lui. De Gaulle est le chef de ce mouvement, et ses Forces Françaises Libres (FFL) combattent aux côtés du Royaume-Uni sur tous les fronts, contre les forces allemandes et italiennes. Le Bureau de Renseignement et d'action de la France Libre organise aussi des réseaux de sabotage en France, contre les forces d'occupation. Pendant ce temps, l'Italie attaque également la France, mais ne progresse que de quelques kilomètres, stoppée par la forte résistance des rares unités françaises qui défendent la frontière en Provence. Cependant, le gouvernement interdit à la RAF de riposter. L'Allemagne ne parvient pas à vaincre la Royal Air Force dans la Bataille d'Angleterre. Ainsi, elle ne peut obtenir la supériorité aérienne nécessaire pour envahir les îles britanniques. Par conséquent, elle commence une campagne de bombardement (dite le Blitz, l'éclair), notamment sur des villes comme Coventry et un blocus (dit Bataille de l'Atlantique) par sous-marins pour affaiblir le Royaume-Uni. Mais c'est un échec, l'Allemagne ne parvient pas à briser la résistance britannique. Voyant les succès de l'Allemagne, Mussolini veut aussi lancer son pays dans les conquêtes. Il a déjà occupé l'Albanie au début de 1939, et il décide d'attaquer la Grèce. Mais la résistance grecque de l'armée du dictateur Metaxas est farouche et se transforme en offensive victorieuse : Les Grecs occupent alors le quart sud de l'Albanie italienne. Pour prêter main forte aux Italiens, Hitler repousse de plusieurs mois l'opération contre la Russie, et envoie en avril 1941 ses troupes vers la Grèce, à travers la Hongrie (qui est son alliée) et la Yougoslavie pro Alliés, où les nazis sont aidés par les croates nationalistes d'Ante Pavelic. Vainqueur en apparence, Hitler écrase les armées yougoslave et grecque, ce qui lui permet d'occuper tout le sud de l'Europe. Mais, du même coup, il vient :
      - de se créer un front supplémentaire en Yougoslavie, où les résistances nationaliste de Mihaïlovitch (Tchetniks) et communiste de Tito (Partisans), vont lui immobiliser 20 divisions depuis la fin de 1942 jusqu'à la fin de la guerre
      - de retarder de plusieurs mois l'expédition Barbarossa qui ne commence que le 22 juin 1941. Malgré une progression victorieuse, les forces allemandes vont alors être surprises par l'hiver russe, sans l'équipement adéquat, aux portes de Moscou, tandis que leurs blindés vont s'enliser dans la boue : L'Allemagne, en attaquant par surprise l'Union soviétique lors de l'opération Barbarossa, s'empare de grandes portions de territoires, capturant de nombreux soldats.
      Ils le font d'autant plus facilement que Staline, qui de toute sa vie n'a fait confiance à personne, a choisi de faire confiance à Hitler, alors qu'il reçoit depuis des mois des informations précises et concordantes de ses agents à l'étranger. Il a cependant refusé d'en tenir compte et de prémunir ses troupes contre ce risque d'agression. De plus, aux premières heures de l'attaque, Staline, dans l'espoir d'arranger les choses avec Hitler, interdit même aux forces soviétiques de résister, pendant les deux premiers jours de l'invasion, alors qu'elles sont martelées par les bombes allemandes. Cependant, les Soviétiques déplacent leur base industrielle dans l'Oural, tandis que l'armée rouge oppose une défense héroïque qui, aidée par un hiver éprouvant, leur permet de défendre notamment Moscou et Leningrad. Leningrad Au printemps 1942, l'armée allemande reprend l'offensive en concentrant celle-ci vers les champs de pétrole du Caucase, au sud. À la fin de l'année, la VI armée, avec plus de 300 000 hommes, est détruite à Stalingrad qui représente un verrou pour le contrôle du Caucase. En 1943, la
      Wehrmacht reprend l'initiative à la troisième bataille de Kharkov mais est brisée à la grande bataille de Koursk. En 1943, après un débarquement en Sicile, puis un autre dans la péninsule italienne, les Alliés avancent en Italie. Mussolini chassé, le pays capitule et se range du côté des Alliés. Néanmoins, l'Allemagne peut tenir une ligne de défense dans les montagnes qui freine cette progression dans la péninsule. Il faut attendre début 1945 pour que les Nazis soient complètement repoussés d'Italie. Les Alliés prennent pied en Normandie avec l'opération Overlord à partir du 6 juin 1944. Les soldats alliés qui débarquent sont principalement états-uniens, britanniques et canadiens. Un autre débarquement est organisé par les FFL en août (à partir du 15), en Provence avec l'opération Anvil Dragoon, pour libérer le sud de la France et ouvrir un deuxième front en France. L'Allemagne tente une contre-offensive désespérée dans la Bataille des Ardennes en décembre, où elle perd ses dernières réserves militaires. En 1945, les Alliés peuvent franchir le Rhin et occuper de vastes secteurs de l'ouest et du sud de l'Allemagne, tandis que, à l'est, les Soviétiques progressent de façon continue, libérant l'Europe centrale puis atteignant Berlin. Hitler se suicide le 30 avril d'une balle dans la tête dans son bunker de la Chancellerie. Le même jour, les Soviétiques plantent leur drapeau sur le toit du Reichstag, le siège du Parlement allemand, dans un Berlin en ruine. Toute résistance militaire nazie cesse alors. Mais la Bataille de Berlin continue jusqu'au 2 mai, puisque quelques civils continuent à résister. L'Allemagne se rend sans condition le 8 mai 1945. Le Troisième Reich pour lequel Hitler prédisait une durée d'un millénaire aura finalement semé la destruction un peu plus de 12 ans.

      Théâtre africain et du Moyen-Orient

      L'armée italienne, partant de sa colonie de Libye, attaque les troupes britanniques et du Commonwealth en Égypte, mais est mise en déroute jusqu'à ce que l'Allemagne la renforce. Des combats se succèdent alors, dans le désert d'Afrique du nord, entre les forces italiennes appuyées par l'Afrika-Korps d'Erwin Rommel et la 8 armée britannique. En mai 1942, Rommel lance une grande offensive vers l'est pour atteindre Suez,et bouscule les forces britanniques, mais il est arrêté 14 jours à Bir Hakeim par la 1 Brigade Française libre du général Koenig, ce qui donna le temps aux Anglais en déroute de se regrouper sur la ligne fortifiée d'El Alamein, que Rommel ne parvient pas à franchir. Puis en octobre 1942, c'est la 8 Armée britannique, commandée par Montgomery, qui attaque à son tour les forces de l'Axe et remporte la seconde bataille d'El Alamein. Celle-ci met fin à la présence de l'Axe en Libye, quelques jours après le succès du Débarquement allié en Afrique du Nord. Le 8 novembre 1942, en effet, pour soulager l'Union soviétique qui résiste seule à l'assaut allemand, les forces américaines et anglaises ont débarqué par l'Opération Torch, au Maroc et en Algérie contrôlés par le gouvernement de Vichy. Roosevelt, désinformé par ses représentants Leahy et Murphy, espérait, contre tout réalisme, le ralliement de l'armée de Vichy. Malheureusement les généraux de Pétain accueillent les alliés à coups de canon à Oran et au Maroc, tandis qu'ils livrent, sans un seul coup de revolver, la Tunisie et sa flotte de Bizerte à une poignée de Germano-Italiens. Le débarquement allié en Afrique du Nord réussit cependant à Alger, où 400 patriotes français réussissent à neutraliser le 19 Corps d'Armée vichyste pendant une quinzaine d'heures. Ainsi cet audacieux putsch du 8 novembre 1942 permet-il aux Alliés d'encercler Alger sans opposition, et d'obtenir, le jour même, la capitulation du général Juin et l'amiral Darlan, à 17 heures. Contrôlant dès le premier jour un grand port intact, le succès du débarquement est assuré, grâce à la résistance française. Il reste au général Clark, qui tient à sa merci les chefs de l'Armée d'Afrique, à obliger sous la menace Juin et Darlan, après 3 jours de pression, à ordonner le cessez-le-feu à Oran et au Maroc, les 10 et 11 novembre 1942. Darlan change alors de camp et instaure à Alger, sous la dénomination de « Haut Commissariat de France en Afrique », un gouvernement vichyste local sous protectorat américain. Darlan puis Giraud y maintiennent le régime de Vichy, avec ses lois d'inspiration hitlérienne et ses camps de concentration (Voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43), alors qu'ils ne sont plus soumis à aucune pression nazie. Mais l'armée d'Afrique entre en guerre dans le bon camp, et participe aux campagnes de Tunisie, puis d'Italie et enfin au débarquement en Provence. Parallèlement, à la suite de la fusion du Comité français de Londres, dirigé par de Gaulle et du Commandement Civil et Militaire dirigé par Giraud, un nouvel organisme, le Comité français de la Libération nationale(CFLN) est institué. Sous l'autorité du général de Gaulle, il fait disparaître les derniers vestiges du vichysme dans l'Empire. Les alliés chassent finalement l'Axe du continent africain, avec l'aide de l'armée d'Afrique retournée et des Forces Françaises Libres. Depuis l'Afrique du Nord les Alliés peuvent alors organiser les débarquements en Sicile et en Italie en 1943, et en Provence en 1944.

      Théâtre asiatique

      1944
      Article détaillé : campagnes du Pacifique L'expansionnisme militaire du Japon ne peut plus désormais se réaliser sans détruire la principale menace qui peut encore s'opposer à lui dans le Pacifique : la force navale des États-Unis basée à Hawaii. Ceux-ci leur sont déjà a priori hostiles d'autant qu'avec d'autres pays, les États-Unis ont appliqué un embargo sur les matières premières. Réemployant la stratégie qui lui a réussit contre la Russie, le Japon décide de bombarder Pearl Harbor le 7 décembre 1941 par surprise. La flotte est fortement endommagée mais les porte-avions sont en mer. Simultanément, l'armée japonaise occupe les possessions britanniques, hollandaises et américaines d'Asie du Sud-Est comme Hong Kong, Singapour, l'Indonésie et les Philippines et s'emparent des champs pétroliers de Malaisie menaçant même l'Australie. L'Indochine française est déja passée sous son contrôle militaire avec l'accord du Régime de Vichy le 21 juillet 1941. En mai 1942, la bataille entre porte-avions de la Mer de corail tourne à l'avantage des alliés. Un mois plus tard, cela est accentué par celle de Midway. Malgré la priorité donnée à la guerre contre l'Allemagne et la détermination de l'armée japonaise, les Alliés reprennent peu à peu les îles du Pacifique comme à Guadalcanal, les Salomons puis les Philippines après la bataille du golfe de Leyte. L'armée nationaliste du Kuomintang sous Tchang Kaï-chek et les communistes sous Mao Zedong font front commun contre les Japonais mais sans coopérer. Mao Zedong La capture des îles proches du Japon comme Iwo Jima et Okinawa permet de lancer des attaques aériennes directes. L'Union soviétique déclare la guerre au Japon au début de 1945, attaquant d'abord en Mandchourie. Tōkyō subit un bombardement incendiaire tandis que Hiroshima et Nagasaki (ce devait être Kokura) subissent une attaque nucléaire, provoquant la reddition sans condition du Japon le 15 août 1945, confirmée par la signature des actes officiels le 2 septembre à bord de l'USS Missouri.

      Conséquences historiques

      La Seconde Guerre mondiale contribue, à travers son bilan plus ou moins préjudiciable aux participants, à l'émergence de deux superpuissances qui vont se partager le monde : les États-Unis d'Amérique (USA) et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). La Société des Nations, à laquelle on impute d'avoir échoué à empêcher la guerre, est remplacée par l'Organisation des Nations unies. La charte des Nations Unies est rédigée à San Francisco en juin 1945. La hiérarchie nazie est jugée et condamnée pour crimes contre l'humanité lors d'un procès international à Nuremberg. La recherche scientifique et la technique, dans l'ensemble, bénéficient d'une forte impulsion, en particulier pour la maîtrise de l'atome dans le projet Manhattan.

      Conséquences au Royaume-Uni

      Les autres alliés en effet, et si l'on excepte le Royaume-Uni, ont un rôle mineur ou bien sont écartés des négociations qui aboutissent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam. Cette situation, qui porte en elle les germes de la Guerre froide, dure jusqu'en 1989. Le Royaume-Uni sort considérablement affaibli de la guerre. Celui-ci, en effet, a consacré la fin des puissances coloniales. Par la suite, les îles britanniques connaissent une crise sans précédent, due à la reconstruction et à la restructuration de son économie.

      Conséquences en France

      Au cours de la bataille de Normandie, le général de Gaulle, accueilli en libérateur par les Français, parvient à obtenir des alliés la reconnaissance de la pleine autorité de son gouvernement, le Gouvernement provisoire de la République française (
      GPRF) (proclamé le 3 juin à Alger), sur la métropole. Il fait en sorte que la France soit reconnue par le camp allié comme un vainqueur. Cette reconnaissance lui permet d'occuper une partie de l’Allemagne, d'obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, etc. La Libération de la France s'accompagne de l'épuration d'une partie des personnes suspectées, à raison ou à tort, d'avoir collaboré. Les Allemands et leurs collaborateurs ont multiplié les atrocités sous l'occupation, puis dans leur retraite. Aussi dans les territoires libérés par les résistants, de nombreuses exécutions sont expéditives et pas toujours précédées de jugements. Des femmes sont tondues pour « collaboration horizontale ». De ce fait, des erreurs sont commises dans cette libération rapide, et des innocents injustement assassinés. Les historiens estiment qu'environ 11 000 exécutions sommaires ont lieu. L'épuration sauvage a pu être d'autant plus brutale que la population peut avoir envie de se venger des exactions de la milice et des Allemands dans leur déroute et que le gonflement des effectifs de la résistance a permis à certains résistants de la 24 heure de se dédouaner ainsi à peu de frais. On a observé le même phénomène lors de l'indépendance de l'Algérie. À l'opposé, certains collaborateurs sont parfois acquittés ou condamnés à de faibles peines (malgré la gravité de leurs crimes) par les tribunaux réguliers dont la majorité des juges ont prêté serment à Pétain. C'est ainsi que le secrétaire d'État à l'Intérieur de Pétain, René Bousquet (qui mit la police et la gendarmerie françaises à la disposition des occupants pour faire la chasse aux résistants) est acquitté. À noter que les collaborateurs n'ont été poursuivis que pour trahison, et pas pour crime contre l'humanité. De Gaulle empêche le développement d'une situation armée insurrectionnelle (voir Histoire de la Grèce), en amalgamant les mouvements ayant participé à la Résistance à l'armée régulière issue de l'armée d'armistice cantonnée en Afrique (dont nombre de cadres avaient été vichystes avant de se rallier en 1942). Non sans mal, les résistants des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et des Francs-tireurs partisans (FTP) sont intégrés dans l'armée régulière sans trop d'à-coups. L'intégration des milices patriotiques du PCF est négociée contre la participation des communistes au gouvernement et l'amnistie de Maurice Thorez. Au nom de la reconstruction du pays et afin de permettre à la France de tenir son rang nouvellement restauré aux côtés des alliés, l'épuration de l'administration est limitée. Certains hauts-fonctionnaires invoquent la continuité de l'État comme acte de résistance. Les policiers dont une partie a poursuivi les résistants se dédouanent par une insurrection à Paris à la veille de la Libération. Certains collaborateurs se font oublier en intégrant des régiments de FFI ou en s'engageant dans le corps expéditionnaire d'Extrême-Orient (engagé en Indochine), ce qui est par la suite exploité par la propagande viet Minh. La France oublie qu'elle fut anglophobe et pétainiste après le bombardement de Mers_el_Kébir, que des gendarmes français gardèrent le camps de concentration de Drancy et convoyèrent les convois de déportés jusqu'à la frontière, .. Toutefois, la proportion de Juifs d'avant-guerre ayant survécu est la plus importante de tous les pays occupés (cependant les juifs dit apatrides furent bien moins protégés que les juifs français). Pour un temps, la législation française considéra que seuls les Allemands peuvent être poursuivis pour crimes contre l'humanité. Le procès manqué de Bousquet ainsi que les procès tardifs de Paul Touvier et Maurice Papon sont emblématiques de cette politique.

      Conséquences aux États-Unis d'Amérique

      Les États-Unis d'Amérique prennent l'initiative d'avoir une attitude
      positive. Ils imposèrent la démocratie, particulièrement au Japon, à travers une épuration et un contrôle des rouages de l'État et de l'éducation. Parallèlement, ils fournissent une aide économique à la reconstruction de l'Europe, connue sous le nom de plan Marshall. À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont avec l'URSS l'une des deux super-puissances. Les États-Unis possèdent la première flotte de guerre, la première flotte de commerce, ils détiennent 75 % des stocks d'or du monde (d'où la devise « dollar as good as gold », le dollar est aussi sûr que l'or).

      Conséquences en URSS

      Staline n'est pas en reste, du. La ligne frontière séparant cet ensemble de pays de l'Europe occidentale, et dénommée par les occidentaux rideau de fer, est par la suite le théâtre de la Guerre froide.

      Holocauste de masse (Shoah)

      L'expression hébraïque Shoah (anéantissement) désigne l'extermination en masse, systématique et programmée, des civils juifs, enfants compris. Environ 6 millions de juifs en furent les victimes. Ce génocide fut perpétré par les nazis de 1942 à 1945 selon des méthodes industrielles. Aux côtés des juifs, d’autres populations furent victimes de la même volonté raciste d'extermination systématique des éléments « nuisibles » (sic) ou simplement « inférieurs » (sic) :
      - les Tziganes ; <


      1980

      Catégorie:1980 Cette page concerne l'année 1980 du calendrier grégorien.

      Événements

      Afrique


      - 5 juillet : La Mauritanie, dernier pays esclavagiste, abolit l'esclavage.
      - Indépendance de la Rhodésie qui prend le nom de Zimbabwe.
      - Mali : Des manifestations étudiantes contre le régime de Moussa Traoré sont réprimés violemment. Leur leader Abdoul Karim Camara dit « Cabral » décède sous la torture.
      - Haute-Volta : Après deux mois de grèves entraînant la paralysie de plusieurs secteurs, le président Aboubacar Sangoulé Lamizana est renversé par un coup d'État militaire le 25 novembre. Il est remplacé par le colonel Saye Zerbo.

      Amériques


      - Le prix Nobel de la paix est attribué à l'argentin Adolfo Perez Esquivel.
      - Une nouvelle constitution confirme le caractère autoritaire du régime à la tête du Chili.
      - Au Québec, le référendum pour une souveraineté-association a échoué.

      États-Unis d'Amérique

      Chili
      - 18 mars : Les États-Unis réduisent les exportations de technologie vers l'URSS et les augmentent vers la Chine.
      - 27 mars : éruption du Mont Saint Helens
      - 25 avril : Échec d'une expédition héliportée destinée à délivrer les otages états-uniens en Iran.
      - 18 mai : éruption du Mont Saint Hélène aux États-Unis, 57 morts, asphyxiés par les cendres. L'explosion est 500 fois supérieure à la bombe d'Hiroshima.
      - 1 juin : lancement de CNN
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