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| Grégoire Le Grand |
Grégoire le Grand
Grégoire I, dit le Grand ou le Dialogue (532–604), devient pape en 590.
Instruit dans toutes les disciplines, il sait le grec, le droit et l'art d'administrer. Sa carrière civile est couronnée par la charge de préfet qu'il exerce pendant deux ans et au terme de laquelle, vers 575, il se fait moine. Envoyé à Byzance pour y présenter les intérêts de la papauté, il est élu pape le 3 septembre 590.
La Gaule mérovingienne ressent peu son œuvre de réformateur et d'organisateur. Le 12 août 595, il adresse sa lettre « O quam bona » sur la simonie à l'évêque Virgile d'Arles, pour le mettre en garde contre les méfaits de cette hérésie. Ses ouvrages théologiques en revanche resteront jusqu'à la fin du Moyen Âge l'une des autorités les plus souvent citées dans la prédication et l'enseignement, où il prend place après saint Augustin d'Hippone, dont il simplifie parfois la pensée, non sans l'enrichir d'autre part en l'adaptant à la mentalité des temps nouveaux.
On lui doit, dans un tableau large et divers de la morale chrétienne et des finalités de la vie mystique, une approche assez humaniste de l'équilibre personnel que le chrétien doit trouver entre les exigences ascétiques de la contemplation et les besoins sociaux d'une vie active.
Il est l'hagiographe unique de Benoît de Nursie.
L'envoi en mission de saint Augustin de Cantorbéry le place à l'origine de l'évangélisation de la Grande-Bretagne.
Sa pensée a également contribué à une classification des vices et vertus, ainsi que des dons du Saint-Esprit, classification dont les prédicateurs et les artistes du Moyen Âge feront grand cas.
Saint Grégoire est donc très présent dans l'iconographie des manuscrits et des monuments figurés, où il est, avec saint Pierre, le pape par excellence.
Considéré comme un des Pères de l’Église, il a également toujours été compté parmi les Docteurs de l’Église.
Articles connexes
- Chant grégorien
- Grégoire de Nazianze
- Grégoire de Nysse
Gregoire 01
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ja:グレゴリウス1世 (ローマ教皇)
ko:교황 그레고리오 1세
604Catégorie:604
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Cette page concerne l'année 604 du calendrier julien.
Événements
- Consécration de la première église Saint-Paul de Londres.
- Début du pontificat de Sabinien (fin en 607).
- Les règles monacales bénédictines comportent devoir d'obéissance et châtiment corporel.
- Début du règne de Yang-ti, empereur chinois de la dynastie Souei (Sui) (fin en 618). Il veut restaurer l’Empire chinois en Asie centrale.
- Une tentative de centraliser le pouvoir au Japon menée par Shotoku échoue.
- Constitution en 17 articles (Jushichi jo kempô). Le prince Shôtoku taishi, neveu de l’impératrice Suiko, réforme la hiérarchie des échelons des fonctionnaires en fonction des principes confucéens. Le souverain du Yamoto obtient une dignité comparable à celle d’un « empereur » et d’un « fils du Ciel ».
- Shôtoku favorise le bouddhisme et la sinisation de l’élite (Edit de Shôtoku autorisant le bouddhisme au Japon en 604).
Naissances
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- Saint Grégoire Ier le Grand, pape depuis 590 (naissance 532).
ko:604년
590 ko:590년 nb:590
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Cette page concerne l'année 590 du calendrier julien.
Événements
Europe
- Invasion de sauterelles en Carpetanie (la Mancha, en Espagne), en Auvergne et en Italie (590-591).
France
- Arrivée en France de saint Colomban, moine irlandais avec 12 moines compagnons, dans le but de re-évangéliser et d'instruire les peuples francs. Il fonde, le 3 septembre, le monastère de Luxeuil en Bourgogne, à partir duquel partira le renouveau du christianisme chez les Francs, puis fondera le monastère d'Annegray et le monastère de Fontaine.
- Synode de Metz : Egidius, évêque de Reims est déposé.
Italie
- Authari publie un édit interdisant de baptiser les fils de Lombards dans une autre religion que l’arianisme.
- Intervention franque de Childebert en Lombardie. L’exarque de Ravenne marche contre Athauri qui se réfugie dans Pavie. L’exarque s’empare d’Altinum, de Modène et de Mantoue.
- Les Lombards survivent à l'attaque conjuguée des Francs et des Byzantins en se repliant derrière les fortifications de leurs cités. Ils paient un tribut aux Francs pourqu'ils se retirent.
- Les Byzantins, libérés par la paix avec la Perse, se détachent des Francs, qui cessent d’intervenir en Italie.
- Début du règne d'Agilulf, roi des Lombards (fin en 615).
- La paix avec les Francs renforce le royaume lombard.
- épidémie de peste à Rome : pendant l’hiver de 589, la peste de Justinien frappa lourdement Rome et lorsque le pape Pélage II, atteint à son tour, mourut le 8 février 590, la terreur des Romains fut à son comble.
- Début du pontificat de saint Grégoire Ier le Grand, moine élu contre son gré comme pape (fin en 604).
- Le pape Grégoire repoussera par deux fois les assauts d’Agiluf contre Rome et prendra en main le pouvoir politique en s’arrogeant le titre ducal. Ayant exercé des fonctions dans l’administration byzantine, il se considère comme un sujet de Byzance.
- Le prolétariat romain dépend des secours de l'Église chrétienne.
- Publication d'un recueil de 35 volumes des prédications du pape Grégoire.
Proche-Orient & Monde arabe
- Début du règne de Khosro II, roi de Perse (fin en 628).
- Fin de la guerre entre Byzance et la Perse. L’Arabie du Sud est annexée par le roi de Perse.
Inde
- Kadungon, roi de la dynastie Pandya (590-620). Il libère son pays de la domination des Kalabhra.
-
- Pélage II, pape (naissance 520 - + 8 février 590)
Droit ja:法 (法学) simple:Law th:กฎหมาย
Le droit est l'ensemble des règles, définies et acceptées par les hommes afin de régir les rapports sociaux, et garanties par l'intervention de la puissance publique,c'est à dire de l'État. La sanction attachée à la règle de droit est ce qui distingue cette dernière des autres règles, telles que les règles morales et de politesse. Le fait que cette sanction provienne de l'État, et donc d'une création artificielle humaine présupposée acceptée par tous, distingue le droit de la religion.
Généralités
Le droit positif est l'ensemble des textes de loi d'une communauté, et de leur application par la justice, la jurisprudence. Il vise une approche scientifique où « le droit s'explique par le droit » selon la hiérarchie des normes. Cette manière de voir le droit permet de débarasser son étude de toutes questions religieuses, sociologiques, ethnologiques ou historiques. C'est le droit des juristes, enseigné dans les universités actuellement.
Cependant, si la vision positiviste permet au droit d'avoir une certaine rigueur et logique, il ne faut pas que cette définition, qui découpe le réel à l'aide de catégorie juridique préexistante, soit la seule à prendre en compte. Le droit, au sens large, est une recherche du rapport à effectuer entre des circonstances de faits et des lois. Le texte de loi n'est pas alors pas la seule donnée à prendre en compte. Il convient aussi d'observer la nature des faits, l'effectivité du droit, etc. En effet, il n'y a pas autant de lois que de situations de faits, et il y a des lois qui restent lettres mortes. C'est tout d'abord par l'analyse des faits que l'on saura quelle loi appliquer et par là même mieux « régir les rapports sociaux ».
Le droit objectif est l'ensemble des règles juridiques obligatoires applicables dans un pays. Ces règles sont établies par le pouvoir régulièrement en place dans le pays et sont destinées au maintien de l'ordre et de la sécurité, à « préserver les intérêts subjectifs légitimes et de réprimer les intérêts subjectifs illégitimes (Huguette Jones, 2002-03) ». On parle alors plus volontiers du Droit.
Dans le droit français, comme dans beaucoup de droits romano-germaniques, on distingue le droit public et le droit privé. Cette distinction est moins présente au sein des systèmes juridiques anglo-saxons également nommés systèmes de common law.
Les droits subjectifs sont des prérogatives personnelles reconnues par le droit objectif. Ils sont opposables aux tiers. Ce sont par exemple, le droit de propriété, le droit de créance,... On parle alors plus volontiers des droits.
Un droit subjectif peut être absolu ou relatif :
- Les droits absolus s'appliquent à l'égard de tout tiers (ex. : droit de propriété). On dit qu'ils s'appliquent erga omnes.
- Les droits relatifs s'appliquent à l'égard d'un ou plusieurs tiers déterminés (ex. : droits découlant d'un contrat).
L'expression "sources du droit" renvoie à toutes les forces et données morales, économiques, sociales, politiques à l'origine du droit. Les sources formelles ne s'intéressent qu'à celles qui conduise directement à l'élaboration du droit.
Les sources formelles du droit international sont les conventions internationales, la coutume internationale, la jurisprudence internationale et les principes généraux du droit reconnus par la plupart des pays.
Dans les pays de tradition romano-germanique et de droit écrit comme la France, les seules sources formelles sont la loi au sens large, comprennant la constitution, la loi au sens strict, les textes subordonnés (règlements), comme les décrets, les arrêtés, les circulaires et la coutume. La jurisprudence, les principes généraux du droit formulés notamment par la doctrine sont que partiellement reconnues comme des sources du droit.
Aux sources du droit correspond une hiérarchie des normes qui établit la place des normes dans l'ordre juridique.
Les grandes branches du droit
Le droit privé est la partie du droit qui régit les rapports entre les particuliers qu'il s'agisse de personnes physiques ou de personnes morales de droit privé.
Les principales branches du droit privé sont :
- Le droit civil :
- Le droit de la famille
- Le droit des biens (ou droits réels, du latin res, chose))
- Le droit des obligations :
- régime général des obligations
- la notion de cause de l'obligation
- droit des contrats spéciaux
- - la vente
- responsabilité civile
- Responsabilité extra contractuelle ou délictuelle
- responsabilité contractuelle
- - exemple : Dommages et intérêts exemplaires (États-Unis)
- Le droit pénal est généralement rattaché au droit privé, car sa sanction dépend des juridictions judiciaires : le tribunal correctionnel est en réalité une chambre spécialisée du Tribunal de Grande Instance ; en dernier recours, les affaires pénales sont jugées par la Cour de cassation, etc. Mais, par nature, le droit pénal appartient plutôt au droit public : il organise les rapports entre l'État et les individus. Ce n'est que par facilité qu'on accepte que la victime porte devant le tribunal répressif sa demande de réparation, pour laquelle le juge civil aurait dû être compétent (« se porter partie civile »). Le droit pénal n'a pas pour première vocation d'organiser les rapports entre délinquant et victime, mais entre la société et le délinquant.
- La procédure pénale
- Le droit social
- droit du travail
- droit de la sécurité sociale
- Le droit des affaires. Son contenu est sujet à débat mais il est admis qu'il regroupe :
- Le droit commercial
- Le droit des sociétés
- Le droit de la concurrence déloyale
- Le droit de la consommation
- Le droit bancaire et le droit des assurances
- Le droit financier
- Le droit boursier
- Le droit économique.
- Le droit de la concurrence
- Le droit de la propriété intellectuelle, dont :
- Le droit de la propriété littéraire et artistique qui comprend le
- Le droit d'auteur
- Les droits voisins du droit d'auteur
- Le droit de la propriété industrielle, qui comprend :
- Le droit des marques
- Le droit des brevets
- Le droit des dessins et modèles
- Le droit international privé
Le droit public
Le droit public régit l'existence et l'action de la puissance publique.
Les quatre principales branches du droit public sont :
- le droit constitutionnel ;
- le droit administratif ;
- les finances publiques ;
- le droit international public.
De ces quatre matières sont dérivées :
- le droit des collectivités territoriales ;
- le droit de la fonction publique ;
- le droit des marchés publics ;
- le droit de l'urbanisme ;
- le droit de l'environnement ;
- le droit fiscal (ce droit est néanmoins à la limite du droit privé, notamment du droit des affaires, et du droit public)
- une partie du droit de la santé (en ce qui concerne les reponsabilité de l'hôpital public) ;
- le droit public économique ;
- le droit européen est un cas à part, au départ fortement enraciné dans le droit internationnal public (rapport entre états et institutions internationnales), il est désormais créateur de rapports de droits privés.
Textes juridiques fondamentaux
- Constitution de la France dont le Préambule renvoie à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, au Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 (Constitution de la IVème République), et à la Charte de l'environnement 2004. Le Préambule de notre Constitution a acquis la valeur constitutionnelle depuis la célèbre [http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/1971/7144dc.htm décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971].
- Constitution des États-Unis
- Constitution du Japon
- Constitution du Mexique
- Constitution de l'Iran (République islamique, 1979)
Sans force obligatoire
Le corpus des règles internationales sans force obligatoire est parfois désigné sous l'expression droit mou ou soft law.
- Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948
- Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne de 2000
Avec force obligatoire
- Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales de 1950, ainsi que les protocoles additionels
- Traité de Rome de 1957
- Traité de Maastricht de 1992
- Traité de Nice de 2001
- Droit primitif : Code d'Hammourabi,
- Droit Romain : Loi des Douze Tables, Code de Théodose ou Code théodosien, Code de Justinien, Digeste,
- Droit du Moyen Âge : Bréviaire d'Alaric, Loi salique
- Droit canonique
- Droit intermédiaire : Durant la révolution française
Ubi societas, ubi jus (ou il y a société, il y a droit). Maxime de la Rome antique. Cette donnée permet d'harmoniser les rapports dans une collectivité. Elle donne un pouvoir de formuler, d'adopter et promulguer des règles de conduite impératives pour régir les relations des individus qui la composent.
- Droit naturel dans les théories libérales.
Thèmes à explorer
- Droit communautaire
- Droit européen
- Droit international
- Droit international privé
- Droit international public
- Droits de l'Homme
- Personne physique
- Premiers secours : droit (essai de la part d'un non-juriste)
- Association loi 1901
- Droit de l'Espace
Bibliographie
- JONES, Huguette, Éléments de droit privé, Notes de synthèse, 4e édition, Presses universitaires de Bruxelles, Bruxelles, 2002-2003
Liens externes
- [http://fr.jurispedia.org Encyclopédie juridique (wiki)] sur Jurispedia, le droit partagé
- [http://europa.eu.int/index_fr.htm Le portail de l'Union européenne]
- [http://www.coe.int/DefaultFR.asp Portail du Conseil de l'Europe]
- [http://www.un.org/ Portail de l'ONU]
- [http://www.paclii.org/databases.html Lois et jurisprudence des États d'Océanie]
- [http://www.aedd.populus.ch Association Européenne des Docteurs en Droit]
- [http://www.diderotp7.jussieu.fr/lacrij/presentation.htm Laboratoire d'analyse critique du juridique]
- France
- [http://lexinter.net/ Lexinter.net]
- [http://www.legifrance.gouv.fr/ Légifrance : Lois, règlements et jurisprudence français]
- [http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Droit Vision libérale du droit] sur Wikiberal
Voir aussi
:Catégorie:droit
Sources du droit:
- Source du droit | Droit naturel | Droit divin | morale | éthique
Théories principales:
- Abus de droit | État de droit | Liberté fondamentale
Droits particuliers:
- Droit communal | Droits individuels | Droit à la vie | Droit de la personne | Droit maritime
Autres:
- Organisation juridictionnelle (France) | Jargon juridique
Pour en savoir plus
- [http://www.droitcivil.uottawa.ca/world-legal-systems/fra-monde.html Les systèmes juridiques dans le monde] (provenant du site Web de la faculté de droit de l'Université d'Ottawa)
-
Byzance
Byzance (en grec ancien Βυζάντιον / Byzántion, en latin Byzantium) est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sur une partie de l’actuelle Istanbul. La cité sera reconstruite par Constantin et, renommée Constantinople en 330 ap. J.-C., elle deviendra la capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d'Orient. Le nom « Byzance » continuera a être utilisé tout au long de l’existence de l’empire byzantin et même au-delà.
Fondation de la ville
L’origine de Byzance se perd dans la nuit des temps, et l’on ne trouve rien de précis dans les auteurs sur l’époque de sa fondation ; la plupart l’attribuent à Byzas qui, selon Étienne de Byzance, était fils de Croessa, fille d’Io et de Poséidon. Quoique l’existence de Byzas soit attestée sur des médailles, on ne sait rien de certain sur l’époque à laquelle il vivait. On pense que la ville était une colonie mégarienne. Eusèbe de Césarée donne pour date à la fondation de la ville « la troisième année de la trentième olympiade », ce qui donnerait 667 av. J.-C. Diodore mentionne la ville dans sa Bibliothèque historique (IV, 69) :
« Arrivés au détroit de la mer du Pont, les Argonautes mirent pied à terre dans un pays dont Byzas était alors roi, et qui a laissé son nom à la ville de Byzance. »
Velleius Paterculus (II, 15) attribue la fondation de la ville aux Milésiens et Ammien Marcellin (XXI, 8) aux habitants de l’Attique. Ces deux dernières explications ne sont plus acceptées.
Période grecque
Byzance produisait des grains et des fruits en quantité. Selon Polybe, la Grèce en retirait du cuir, des esclaves, du miel, de la cire et des salaisons, et lui donnait en échange de l’huile et du vin. Malgré cette prospérité, il fait un triste tableau des extrémités auxquelles la ville était souvent réduite. Entourée de peuplades ennemies de la Thrace, elle était sans cesse exposée à leurs incursions, et voyait son territoire ravagée et les produits de son sol détruits ou pillés par les barbares. Quoique située au milieu des barbares, Byzance était considérée comme ville grecque, d’après son origine et ses mœurs. C’était une des ville helléniques de l’Hellespont. Son heureuse situation à l’entrée du Bosphore, dont elle était la clé, faisait d’elle l’entrepôt général du monde connu, et un poste militaire important ; de sorte qu’Athènes et Sparte se disputaient sans cesse son alliance, et que les princes qui voulurent abattre ces puissances et exercer une influence sur la Grèce cherchèrent à s’assurer sa possession. C’est ce qui explique comment Byzance, dont l’histoire particulière est aussi peu connue que les autres petits États de la Grèce, a cependant joué un grand rôle politique dans les événements les plus signalés de l’histoire grecque.
Les Ioniens, vassaux du roi de Perse Darius, prennent la ville en 504. Elle est prise à nouveau par Otane, un des généraux de Darius. Pausanias s’empare de la ville après le siège de Sestos en 477. Dans la révolte de Samos en 439, Byzance suit le destin de cette ville, qui, révoltée contre les Athéniens, dont elle était tributaire, retombe en leur pouvoir après un siège opiniâtre de neuf mois.
Pendant la guerre du Péloponnèse, Byzance, en proie aux deux factions qui soutenaient les intérêts de Sparte et d’Athènes, soumise avec les autres villes de l’Hellespont, à l’influence de ces deux puissances tour à tour victorieuses. D’abord, elle est subjuguée par les succès de Sparte, puis prise par Alcibiade en 408. Enfin, après la bataille d’Aigos-Potamos et la prise d’Athènes, qui mirtent fin à la guerre du Péloponnèse, elle est forcée par Lysandre de renvoyer la garnison athénienne, et de recevoir, comme toutes les villes de la Grèce, un commandant lacédémonien ou harmoste, investi à la fois de l’autorité civile et militaire.
Cléandre était harmoste à Byzance, lorsque les Dix Mille qui s’étaient engagés au service de Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxès, ayant traversé, après mille dangers, une partie de l’Asie sous la conduite de Xénophon, arrivèrent sur les côtes de la Bithynie en face de Byzance. Anaxibius, commandant de la flotte lacédémonienne, à la sollicitation d’Artaxerxès, avait engagé les Grecs à passer le détroit, leur promettant la paye qui leur était due et des vivres lorsqu’ils seraient à Byzance ; mais à leur approche, il fit fermer les portes de la ville. Irrités de cette perfidie, les Grecs brisèrent les portes et entrèrent dans la ville : seul Xénophon la sauva du pillage et il résista à ceux qui le pressaient de prendre possession de Byzance et de ses richesses.
Liguée avec Rhodes et Chio, Byzance s’était affranchie du joug despotique d’Athènes en 364. Après une période de la guerre sociale où Charès essaya de la faire rentrer dans le rang (357), Athènes est forcée de reconnaître son indépendance en 355. Peu de temps après éclata la troisième Guerre sacrée. Philippe, roi de Macédoine, voulant arriver au commandement suprême de tous les États de Grèce, essaya de s’emparer de Byzance en 340 ; mais après un long siège, il fut forcé par le général athénien Phocion à battre en retraite l’année suivante.
En 279, une troupe gauloise, ayant pénétré jusqu’en Thrace sous la conduite de Comontorius, vint s’établir dans les environs de Byzance et réduisit ses habitants aux dernières extrémités. Pour racheter leurs terres des ravages dont les menaçaient les barbares, ils durent leur payer près de dix mille pièces d’or ; puis enfin un tribut de 80 talents par an, jusqu’à l’époque où les Gaulois furent exterminés par les Thraces. Pour subvenir à ces charges, les Byzantins avaient imaginé de percevoir un droit sur la navigation du Bosphore, ce qui les mena à une guerre contre les Rhodiens consignée par Polybe.
Période romaine
Byzance subit, comme toute la Grèce, la tutelle de Rome ; mais elle conserva toute sa splendeur et devint même encore plus florissante jusqu’en 194 ap. J.-C. À cette époque, les Byzantins ayant pris parti de Pescennius Niger contre Septime Sévère, ce dernier vint les assiéger. Après un long siège, mémorable par l’habileté et l’opiniâtreté de l’attaque, et surtout de la défense, les Byzantins se rendirent. Le vainqueur, irrité, fit massacrer la garnison et les magistrats, démantela la ville, la dépouilla de tous ses privilèges et la laissa à l’état de simple bourgade, la soumettant, avec tous ses territoires, à la ville de Périnthe, sa métropole jusqu’à Constantin.
Sévère laissa Byzance dans un tel état de ruine et de désolation, que selon Dion Cassius, historien contemporain qui la visita à cette époque, on aurait pu penser qu’elle avait été prise non par les Romains, mais par les barbares. Cependant, peu de temps après, l’empereur, sur la demande de son fils Caracalla, adoucit la punition de Byzance : il en fit rebâtir une grande partie, l’embellit même de nouveaux monuments et la renomma Antoninia, du surnom d’Antoninius pris par Caracalla. Mais il ne rétablit pas Byzance dans ses privilèges et elle demeura ainsi jusqu’à ce que Constantin y transporta le siège de l’Empire. Ce dernier refonda la ville et l’agrandit. Il lui donna le nom de Constantinople ou Nova Roma.
Source
- Ange de Saint-Priest, Encyclopédie du dix-neuvième siècle, 1844 http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-37576&M=pagination&Y=Image&I=226 lire en ligne.
Voir aussi
Articles connexes
- Les noms successifs de la ville : Constantinople et Istanbul ;
- Polis.
Catégorie:Cité grecque
Catégorie:Istanbul
catégorie:Histoire byzantine
ja:ビュザンティオン
ko:비잔티온
3 septembre
Le 3 septembre est le 246 jour de l'année (247 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Saint du jour : Saint Grégoire.
Événements
- 590 : début du pontificat de Grégoire Ier
- 1189 : Couronnement de Richard Cœur de Lion come roi d'Angleterre.
- 1376 : Une ordonnance royale de Charles V met les forêts de Normandie au service des chantiers de construction navale.
- 1603 : Le roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.
- 1651 : Bataille de Worcester, au cours de laquelle les troupes d' Oliver Cromwell infligent une défaite à Charles II, qui s'exile en France.
- 1666 : Fondation de la Ville de Charleroi, Province de Hainaut, en Belgique.
- 1759 : Les Jésuites sont expulsés du Portugal.
- 1783 : la Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique, déclarée le 4 juillet 1776. À Versailles, un traité est signé consacrant l'indépendance des treize colonies anglaises d'Amérique.
- 1791 : L'Assemblée nationale adopte une Constitution qui fait de la France une monarchie constitutionnelle.
- 1912 : un coup de grisou dans la fosse de La Clarence à Divion fait 79 morts.
- 1913 : En Chine, Nankin est occupée par les forces révolutionnaires de Yuan Tche-Kaï.
- 1914 : Benoît XV (Giacomo della Chiesa) succède à Pie X en étant élu au dixième tour de scrutin.
- 1933 : Le 3 septembre, l'Association sportive de Saint-Étienne Loire dispute son premier match professionnel face à la Bastidienne de Bordeaux.
- 1939 : La France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne, suite à l'invasion de la Pologne par les troupes hitlériennes
- 1976 : La sonde américaine « Viking-2 » se pose sur la planète Mars.
- 1978 : Messe inaugurale du pontificat de Jean-Paul Ier.
- 1994 : Inauguration du nouveau Stade Charléty à Paris.
- 1996 : Les États-Unis tirent 27 missiles contre des cibles militaires du Sud de l'Irak en riposte à l'offensive de Saddam Hussein dans le Kurdistan irakien.
- 2000 : Béatification du pape Pie IX par Jean-Paul II.
- 2001 : Jean XXIII, né Angelo Giuseppe Roncalli, est béatifié par Jean-Paul II.
- 2005 : John Roberts est nommé à la présidence de la Cour suprême des États-Unis d'Amérique.
Naissances
- 1499 : Diane de Poitiers, favorite du roi Henri II
- 1704 : Joseph de Jussieu, botaniste français († 1779).
- 1710 : Abraham Trembley, naturaliste suisse.
- 1781 : Eugène de Beauharnais, beau-fils de Napoléon Bonaparte et vice-roi d'Italie († 21 février 1824)
- 1801 : Hermann von Meyer, géologue et paléontologiste allemand († 21 avril 1869)
- 1823 : Nevil Story Maskelyne, photographe et politicien britannique
- 1859 : Jean Jaurès, homme politique français
- 1905 : Carl David Anderson, physicien, Prix Nobel de physique en 1936.
- 1910 : Maurice Papon, un homme politique et haut-fonctionnaire français, né à Gretz-Armainvilliers condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité, pour des actes commis en tant que fonctionnaire du régime de Vichy.
- 1913 : Alain Ladd, acteur américain
- 1926 : Irène Papas, actrice grecque
- 1929 : Armand Vaillancourt, sculpteur québécois
- 1940 : Macha Meril, actrice française
- 1940 : Maxime Gremetz, homme politique français, né à Canchy dans la Somme.
- 1950 : Jean-Pierre Abelin, homme politique français, né à Poitiers, dans la Vienne.
- 1953 : Jean-Pierre Jeunet, réalisateur français
- 1965 : Charlie Sheen, acteur américain
- 1967 : Marc Joulaud, homme politique français, né à Mayenne en Mayenne.
Décès
- 1057 : Renaud I de Bourgogne, comte de Bourgogne depuis 1026. (° v. 990).
- 1402 : Jean Galéas Visconti, duc de Milan
- 1658 : Oliver Cromwell, Lord Protecteur d'Angleterre
- 1802 : Général Richepanse
- 1883 : Ivan Tourgueniev, écrivain russe (° 1818)
- 2004 : André Stil, écrivain français
Catégorie:Jour de l'année
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simple:September 3
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590 ko:590년 nb:590
Catégorie:590
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Cette page concerne l'année 590 du calendrier julien.
Événements
Europe
- Invasion de sauterelles en Carpetanie (la Mancha, en Espagne), en Auvergne et en Italie (590-591).
France
- Arrivée en France de saint Colomban, moine irlandais avec 12 moines compagnons, dans le but de re-évangéliser et d'instruire les peuples francs. Il fonde, le 3 septembre, le monastère de Luxeuil en Bourgogne, à partir duquel partira le renouveau du christianisme chez les Francs, puis fondera le monastère d'Annegray et le monastère de Fontaine.
- Synode de Metz : Egidius, évêque de Reims est déposé.
Italie
- Authari publie un édit interdisant de baptiser les fils de Lombards dans une autre religion que l’arianisme.
- Intervention franque de Childebert en Lombardie. L’exarque de Ravenne marche contre Athauri qui se réfugie dans Pavie. L’exarque s’empare d’Altinum, de Modène et de Mantoue.
- Les Lombards survivent à l'attaque conjuguée des Francs et des Byzantins en se repliant derrière les fortifications de leurs cités. Ils paient un tribut aux Francs pourqu'ils se retirent.
- Les Byzantins, libérés par la paix avec la Perse, se détachent des Francs, qui cessent d’intervenir en Italie.
- Début du règne d'Agilulf, roi des Lombards (fin en 615).
- La paix avec les Francs renforce le royaume lombard.
- épidémie de peste à Rome : pendant l’hiver de 589, la peste de Justinien frappa lourdement Rome et lorsque le pape Pélage II, atteint à son tour, mourut le 8 février 590, la terreur des Romains fut à son comble.
- Début du pontificat de saint Grégoire Ier le Grand, moine élu contre son gré comme pape (fin en 604).
- Le pape Grégoire repoussera par deux fois les assauts d’Agiluf contre Rome et prendra en main le pouvoir politique en s’arrogeant le titre ducal. Ayant exercé des fonctions dans l’administration byzantine, il se considère comme un sujet de Byzance.
- Le prolétariat romain dépend des secours de l'Église chrétienne.
- Publication d'un recueil de 35 volumes des prédications du pape Grégoire.
Proche-Orient & Monde arabe
- Début du règne de Khosro II, roi de Perse (fin en 628).
- Fin de la guerre entre Byzance et la Perse. L’Arabie du Sud est annexée par le roi de Perse.
Inde
- Kadungon, roi de la dynastie Pandya (590-620). Il libère son pays de la domination des Kalabhra.
-
- Pélage II, pape (naissance 520 - + 8 février 590)
Mérovingiens ja:メロヴィング朝
Les Mérovingiens constituèrent la première dynastie qui régna sur la majorité du territoire français, du jusqu'au , immédiatement après l'occupation romaine de la Gaule. Ils sont issus des Francs Saliens qui étaient établis au V siècle dans les régions de Cambrai (Clodion) et de Tournai, en Belgique (Childéric).
Le nom mérovingien provient du roi Mérovée, ancêtre légendaire de Clovis.
Histoire et personnalités
Clovis
C'est Clovis, premier roi mérovingien, qui, par ses campagnes militaires, étendit le royaume des Francs (latin regnum francorum) à l'ensemble de la Gaule, avec l'appui de l'aristocratie gallo-romaine et de l'Église catholique, après sa conversion et son baptême (vers 496).
A la suite de son règne, on fit du nom Mérovingien une ère historique : le peuple sous-jacent à cette appellation était le peuple des Francs, qui donna le nom « France ».
Ce peuple autrefois qualifié de « barbare » par les Romains était un peuple germanique : aussi, le royaume fut partagé à la mort de Clovis, en 511. Divisé une première fois entre les quatre fils de Clovis – la région de Metz revint à Thierry, Orléans à Clodomir, Paris à Childebert et Soissons à Clotaire – le royaume fut réunifié sous le règne de Clotaire, puis divisé à nouveau entre les fils de ce dernier...
Cette coutume du partage du royaume (voir royauté germanique) constitua une règle de dévolution du pouvoir : celui-ci était partagé à la mort du roi entre les enfants de sexe mâle de ce dernier et le royaume était considéré comme un patrimoine familial. S'en suivirent, bien entendu, une multitude de morcellements, mais également de nombreuses luttes fratricides, menées dans l'espoir de limiter l'éclatement du territoire conquis à l'origine par Clovis.
C'est ainsi que l'on vit, par exemple peu après la mort de Clodomir, l'assassinat des fils de ce dernier par leurs oncles, Childebert et Clotaire. Aussi, la pratique de la vengeance germanique (faide), ensanglanta bientôt la famille royale mérovingienne.
Une querelle familiale opposa pendant près de cinquante ans les deux frères Chilpéric I et Sigebert I, et leurs femmes respectives, Frédégonde et Brunehaut. Selon les chroniqueurs (favorables à Brunehaut) Frédégonde se montra d'ailleurs particulièrement cruelle, faisant assassiner :
- Sigebert en 575 ;
- tous les enfants illégitimes de son mari, pour s'assurer que le royaume ne revienne qu'à son propre fils ;
- son propre mari, Chilpéric I, en 584, après qu'il s'était aperçu qu'elle entretenait des relations avec un maire du palais ;
- Childebert II, fils de Sigebert I, en 596.
Après ces cinquante années de troubles vint une période de paix (relative) avec Clotaire II, le fils de Chilpéric I, qui réussit à réunifier le royaume des Francs, non sans avoir éliminé les gêneurs et les prétendants au trône. Il rassembla ainsi :
- l'Austrasie : l'est de la France actuelle et les régions rhénanes ;
- la Neustrie : le nord-ouest de la France actuelle (sans la Bretagne) ;
- la Burgondie : du nom des Burgondes, un autre peuple germanique qui était demeuré arien à l'époque de Clovis, (l'actuelle Bourgogne et le Centre (Orléans).
Parmi ses deux fils, Charibert et Dagobert, le premier décéda prématurément et le second fit assassiner son neveu pour assurer l'unité du territoire. Le court règne de Dagobert I marqua alors une période d'apogée et de relative paix dans le royaume mérovingien.
Conceptions et organisation du pouvoir mérovingien
Dagobert
Les rois francs étaient en principe élus par la noblesse. Aussi le roi mérovingien devait-il être nommé par les aristocrates neustriens et austrasiens. Mais le principe héréditaire prévalut et les « Grands » durent choisir le souverain parmi les descendants mâles de la famille mérovingienne, ainsi érigée en dynastie. Les rois mérovingiens détenaient le mund, puissance charismatique et surnaturelle transmise par le sang et légitimée par les victoires du chef. On pensait alors que l'ascendant magique du roi franc résidait dans sa chevelure. C'est pour cette raison que le dernier des rois mérovingiens, Childéric III, fut tondu avant d'être enfermé par le nouveau roi, comme nombre de ses prédecesseurs qui avaient été écartés du trône.
La fin de son règne – les derniers Mérovingiens, ou « rois fainéants », avaient depuis longtemps perdu tout pouvoir, excepté dans les apparences – marqua l'émergence d'une nouvelle dynastie franque issue de l'aristocratie austrasienne : les Carolingiens, dont le premier roi couronné et sacré fut Pépin le Bref.
Surtout, la puissance de la dynastie mérovingienne s'appuyait sur un réseau de fidélités. Les rois distribuaient terres, revenus et charges « publiques » à partir de leur trésor personnel pour s'assurer le soutien de l'aristocratie. La « cassette du souverain » s'était ainsi substituée aux « biens publics » de l'époque romaine, évolution qui jeta les bases de la vassalité.
L'administration du palais royal était confiée à des officiers domestiques, fidèles et compagnons du roi :
- le « connétable » était chargé des écuries royales ;
- le « maréchal » s'occupait du tribunal ;
- le « référendaire » envoyait les ordres écrits du roi dans les régions où le pouvoir de ce dernier s'exerçait ;
- mais c'est surtout la charge de « maire du palais » qui prit de l'importance, en raison de son rôle central au cœur des relations du pouvoir avec l'aristocratie.
Le pouvoir local était conféré aux comtes et aux évêques, qui furent progressivement nommés par le roi. Le comte (comes ou « compagnon » du roi) dirigeait une circonscription (pays ou pagus) et constituait un véritable relais du pouvoir.
Ses fonctions étaient diverses : il convoquait les hommes libres à l'armée, recevait leur serment de fidélité et levait ainsi les armées (lost). La charge de comte était promise à un bel avenir : elle survécut durant tout le Moyen Âge et ses titulaires affirmèrent leur indépendance chaque fois que le pouvoir central défaillait. Ainsi, dès l'époque mérovingienne, certains comtes formèrent de véritables dynasties et devinrent incontrôlables, surtout dans les régions périphériques du royaume. Une partie de l'aristocratie du royaume constitua alors une noblesse héréditaire.
Lent déclin des Mérovingiens
À partir de 639 (à la fin du règne de Dagobert I) commença l'époque des rois fainéants : souvent très jeunes – les querelles familiales pour le pouvoir ne leur laissaient qu'une espérance de vie très faible – les souverains mérovingiens devinrent le jouet de l'aristocratie.
D'autre part, dans un contexte général de crise économique en Occident, les richesses acquises par leurs prédécesseurs s'étaient considérablement amenuisées, suite à l'arrêt des campagnes militaires pour étendre le royaume, aux détournements de l'impôt et aux dépenses engagées pour venir à bout des révoltes et pour acheter la fidélité des vassaux.
L'autorité des Mérovingiens s'affaiblit donc pendant cette période de pauvreté et de déclin de la monarchie, tandis que s'imposaient peu à peu les maires du palais.
À l'origine simple intendant, le maire du palais devint avec le temps le réel administrateur du royaume en raison de son rôle central dans les relations avec l'aristocratie franque. Étant issu de celle-ci, en effet, le maire du palais défendait naturellement les intérêts des nobles, ce qui valut aux détenteurs de la charge un prestige croissant.
Progressivement, le maire du palais eut notamment à sa charge de déclencher les guerres, de négocier les accords avec les pays voisins, de nommer les évêques, les ducs et les comtes …
Les membres de la famille des Pippinides, maires du palais austrasien de père en fils, profitèrent de cette situation et, pendant plus d'un siècle, ne firent qu'accroître leur influence à la cour, jusqu'à ce que Pépin le Bref évince, en 751, le dernier roi mérovingien, Childéric III, et le fasse tondre, puis enfermer dans un couvent, pour monter sur le trône.
Pépin fut sacré roi en 754, à Saint-Denis, avec la protection du pape Zacharie. Son couronnement marqua, par la suite, l'avènement de la dynastie des Carolingiens.
La dynastie des Mérovingiens
- Pharamond (? - 428)
- Clodion (? - 447)
- Mérovée (? - 457)
- Childéric Ier (457 - 482)
- Clovis Ier (466 - 511)
- - Childebert Ier (? - 558)
- - Clodomir Ier (? - 524)
- - Clotaire Ier (497 - 561)
- - Caribert Ier (520 - 567)
- - Gontran Ier (525 - 593)
- - Sigebert Ier (535 - 575)
- - Childebert II (570 - 596)
- - Théodebert II (586 - 612)
- - Thierry II (587 - 613)
- - - Sigebert II (601 - 613)
- - Chilpéric Ier (523 - 584)
- - Clotaire II (584 - 629)
- - Caribert II (608 - 631)
- - Dagobert Ier (606 - 639)
- - - Sigebert III (631 - 656)
- - - Dagobert II (652 - 679)
- - - Clovis II (634 - 646)
- - - Clotaire III (652 - 674)
- - - Childéric II (653 - 674)
- - - Chilpéric II (670 - 721)
- - - Childéric III (714 - 755)
- - - Thierry III (654 - 691)
- - - Clotaire IV (684 - 719)
- - - Clovis III (?)
- - - Clovis IV (682 - 695)
- - - Childebert III (683 - 711)
- - - Dagobert III (699 - 715)
- - - - Thierry IV (713 - 737)
- - Thierry Ier (486 - 534)
- - Théodebert Ier (504 - 548)
- - Théodebald Ier (535 - ?)
Voir aussi
- Généalogie des Mérovingiens ;
- Francs ;
- Monarques de France.
-
12 août ko:8월 12일 ja:8月12日 simple:August 12 th:12 สิงหาคม
Catégorie:Jour de l'année
Le 12 août est le 224 jour de l'année (225 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 595 : Le pape Grégoire le Grand adresse sa lettre « O quam bona » sur la simonie à l'évêque Virgile d'Arles.
- 1271 : Sacre de Philippe III roi de France.
- 1499 : Victoire des Turcs sur la flotte vénitienne à Sapienza (Italie).
- 1512 : La flotte anglaise détruit 25 bâtiments français dans le port de Brest.
- 1530 : Les armées de Charles Quint restituent Florence aux Médicis
- 1687 : Le duc de Lorraine et Louis de Bade battent les Turcs de Soliman II à la bataille de Mohacs et les chassent de la Hongrie, de la Croatie et de la Transylvanie. La Hongrie devient une possession héréditaire des Habsbourg.
- 1765 : En Inde, Robert Clive signe un traité grâce auquel l'Angleterre obtient la collecte des impôts au Bengale, en Orissa et au Bihar.
- 1825 : Le «Libertador» Simon Bolivar Palacios devient le premier Président de la République de Bolivie.
- 1851 : Invention de la machine à coudre le machiniste new-yorkais Isaac Merrit Singer.
- 1877 : Asaph Hall découvre Déimos.
- 1908 : Ford sort sa Model T.
- 1953 : L'URSS fait exploser sa première bombe H.
- 1960 : La NASA lance le premier satellite de télécommunication : Echo 1
- 1977 : Premier vol libre de la navette spatiale Entreprise états-unienne
- 1978 : Chine et Japon : signature d'un traité de paix et d'amitié
- 1981 : Mise en vente de l'IBM PC.
- 1985 : Crash d'un Boeing 747 au Japon : 520 morts
- 1987 : Inauguration du plus long pont du monde (37,5 km) entre les îles japonaises de Honshu et de Shikoku.
- 1992 : Décision de créer l'ALENA par le Canada, les États-Unis et le Mexique.
- 1999 : Démontage du chantier du Mac Donald's de Millau par un groupe conduit par José Bové.
- 2000 : naufrage du sous-marin Koursk.
Sport
- 1937 : Mel Walker porte le record du monde de saut en hauteur à 2,09 m.
- 1949 : Gaston Reiff bat le record du monde du 3 000 m à 7 min 58,8 s.
- 1959 : Ralph Boston bat le record du monde du saut en longueur à 8,21 m.
- 1964 : l'Afrique du Sud est exclue des Jeux Olympiques en raison de l'apartheid.
- 1975 : John Walker bat le record du monde du mile en 3 min 49,4 s.
- 1987 : Alessandro Andrei bat le record du monde du lancer du poids trois fois de suite : 22,72 m, 22,84 m puis 22,91 m !
Naissances
- 1755 : Conrad Malte-Brun, géographe français d'origine danoise († 1826)
- 1762 : George IV, roi d'Angleterre
- 1774 : Robert Southey, écrivain anglais († 1843).
- 1807 : George Busk, chirurgien, zoologiste et paléontologiste anglais
- 1866 : Jacinto Benavente y Martinez, prix Nobel de littérature en 1922.
- 1881 : Cecil B. De Mille, cinéaste américain
- 1887 : Erwin Schrodinger, prix Nobel de Physique en 1933.
- 1897 : Otto Struve, astronome.
- 1911 : Dario Moreno, chanteur.
- 1914 : Luis Mariano (Mariano Eusebio Gonzales y Garcia), chanteur d'opérette espagnol
- 1926 : Sammy Davis Jr, chanteur états-unien
- 1947 : Jirô Taniguchi, mangaka japonais
- 1949 : Mark Knopfler, guitariste anglais
- 1971 : Pete Sampras, tennisman états-unien.
- 1977 : Iva Majoli, championne de tennis.
- 1981 : Djibril Cissé, footballeur français.
Décès
- 1484 : Francesco Della Rovere (° 21 juillet 1484), pape sous le nom de Sixte IV, du 9 août 1471 jusqu'à sa mort en 1484.
- 1857 : William Conybeare géologue et paléontologue anglais
- 1861 : Eliphalet Remington, marchand d'armes
- 1900 : Wilhelm Steinitz, premier champion du monde officiel d'échecs
- 1917 : Eduard Buchner, chimiste allemand (° 1860), Prix Nobel de chimie en 1907
- 1928 : Leoš Janáček, organiste et compositeur tchèque
- 1955 : Thomas Mann, prix Nobel de littérature en 1929.
- 1955 : J.B. Sumner, biochimiste, prix Nobel de chimie en 1946.
- 1964 : Ian Fleming, romancier britannique, "père" de James Bond
- 1973 : Karl Ziegler, prix Nobel de chimie en 1963.
- 1982 : Henry Fonda, acteur états-unien
- 1988 : Marguerite Marie-José Mathieu, linguiste européenne
- 1989 : William Bradford Shockley, prix Nobel de Physique en 1956, inventeur du transistor
- 1992 : John Cage, compositeur américain (° 1912)
- 1992 : Tony Williams, chanteur des Platters
- 2000 : Serge Lebovici, psychiâtre
- 2001 : Pierre Klossowski, écrivain et dessinateur français
SimonieLa simonie est, pour les chrétiens, l'achat et la vente de biens spirituels, tout particulièrement d'une charge ecclésiastique.
Elle doit son nom à un personnage des Actes des Apôtres, Simon le Magicien qui voulut acheter à saint Pierre son pouvoir de faire des miracles (Actes, VIII.9-21), ce qui lui valut la condamnation de l'apôtre : « Que ton argent périsse avec toi, parce que tu as pensé acquérir avec de l'argent le don de Dieu ».
Le principe
Dès le , de nombreux abbés et évêques sont ainsi obligés d'entrer dans le système féodo-vassalique. Les seigneurs considéraient alors les églises et leurs biens comme leur propre patrimoine. Les princes donnaient l'investiture épiscopale, les seigneurs celle des desservants des paroisses rurales. Ainsi, prirent-ils l'habitude de nommer les curés dans les paroisses et de s'attribuer une partie de plus en plus importante des dîmes et denrées agricoles livrés par les paysans pour la subsistance du clergé.
Le système fut confirmé en 962, lorsque l'empereur Othon le Grand obtint du pape pornocrate Jean XII la prérogative de désigner le pape. L'empereur Henri IV fut le protecteur et le grand bénéficiaire de ces abus : investiture de laïcs incompétents comme prélats, simonie et nicolaïsme.
Les rois et les princes territoriaux (comtes et ducs) exigèrent aussi des prélats, le service armé. Ainsi certains prélats devinrent eux-mêmes des seigneurs, tirant des profits de la frappe de la monnaie et exerçant le droit de ban. Ils exploitèrent tous les moyens pour accroître leur puissance : ils jouèrent sur la peur de l'enfer, extorquèrent des dons, et vendirent les sacrements. Les charges épiscopales et cléricales, vendues, furent l'objet d'un véritable trafic. On vit même des dynasties d'évêques s'établir (voir nicolaïsme).
Condamnation de la simonie
La simonie fut de tout temps un acte honni, contraire à la parole de Jésus-Christ de l'Évangile selon Matthieu : « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt, X.8).
Elle fera partie des reproches adressé par la Réforme à l'Église catholique, cependant elles avait fait l'objet de plusieurs tentatives de condamnations plus ou moins formelles :
- Entre 1008 et 1048, eurent lieu huit conciles régionaux, en Angleterre, en France et en Italie pour préconiser des réformes contre les abus et les dysfonctionnements du système.
- Le pape Nicolas II (1058-1061), interdisit aux clercs de recevoir une église des mains d'un laïc et d'obtenir l'obtention de charges ecclésiastiques contre de l'argent.
- Le pape Grégoire VII (1072-1085) établit une importante réforme monastique (la réforme clunisienne) et pontificale (la réforme grégorienne)
- Elle fut aussi condamnée lors du deuxième concile de Latran en 1139.
Voir aussi
- Indulgences
- Religion > Christianisme
Sources
- Les citations de la Bible sont issues de la traduction de John Nelson Darby.
Catégorie:Discipline ecclésiastique
Éthologie -
L'éthologie signifie étymologiquement science des mœurs (ethos=mœurs, logos=étude/science). Il s'agit en fait de l'étude du comportement animal. On situe les origines de cette science au , mais le nom date de
1854 (première utilisation connue par Geoffroy Saint-Hilaire). Le sens restreint et moderne donné au mot d'éthologie fait cependant référence à une science plus récente : il s'agit de l'étude objective et scientifique des comportements animaux inspirée notamment par les travaux de Lorenz et Tinbergen dans la première moitié du .
Histoire
Voir l'article détaillé Histoire de l'éthologie.
Principes de l'éthologie moderne
L'éthologie moderne est l'héritière des travaux de Konrad Lorenz, Nikolaas Tinbergen et Karl Von Frisch (qui reçurent le prix Nobel de médecine en 1973). Nous allons la présenter en suivant la démarche exposée par Konrad Lorenz dans son ouvrage "Les fondements de l'éthologie".
A l'époque où il élabore sa théorie, il distingue deux grandes écoles de pensée qui s'opposent radicalement :
- l'école behavioriste, qui insiste sur l'adaptation des animaux à leur environnement et l'acquisition de leurs comportements par l'apprentissage (certains behavioristes nient l'existence de comportements innés)
- l'école de la psychologie finaliste, selon laquelle les comportements des animaux sont entièrement instinctifs, ceux-ci poursuivant néanmoins un objectif "supra-naturel" fixé par un instinct infaillible
Le point de départ de Konrad Lorenz est de faire une étude anatomique comparée du comportement des animaux (ce qui était inédit), tout comme on faisait à la même époque une étude des caractères morphologiques. Il constate alors qu'il existe des comportements moteurs (par exemple des mouvements de pariades) dont les similitudes ou les différences d'une espèce à l'autre se présentent exactement de la même manière que les caractères morphologiques, en dépit des différences environnementales ou des effets de la vie en captivité. Selon Konrad Lorenz, ces comportements moteurs constituent des caractères spécifiques d'une espèce et leurs similitudes ou différences ne peuvent être expliquées autrement que par leur descendance d'une forme ancestrale commune.
Il en arrive donc à la conclusion que certains comportements sont inscrits dans le génome des animaux ; ils sont
instinctifs, et même si l'animal est en mesure de poursuivre un certain objectif par un comportement adapté et variable (généralement la survie), cela n'a rien à voir avec une signification téléonomique telle que le concevaient les finalistes.
Mais il ne résume pas non plus le comportement d'un animal à un enchaînement de réflexes, qui seraient des réactions instinctives à des stimuli externes. Konrad Lorenz met en évidence le fait que les comportements ont un fondement physiologique indépendant. Selon lui, ils reposent sur un mécanisme de coordination centrale et une production endogène d'excitation, qui permettent de répondre sélectivement aux stimuli de l'environnement en les filtrant. Tant qu'un comportement n'est pas utilisé, il est inhibé par l'appareil physiologique, ce que l'on représente sous la forme d'un "seuil d'activation". Un comportement ne se déclenche que par la conjonction d'une excitation interne élevée et d'un stimulus externe correspondant qui provoque le dépassement de ce seuil d'activation. C'est le Mécanisme Inné de Déclenchement co-inventé avec Nikolaas Tinbergen.
A cela s'ajoutent des mécanismes d'apprentissage qui modifient ces seuils. Effectivement, Konrad Lorenz constate que les animaux parviennent à une amélioration adaptative de leurs mécanismes comportementaux. L'explication qu'il propose est que la réaction conditionnée à un stimulus fait partie d'un cycle régulateur, dans lequel la réussite ou l'échec du comportement conditionné agissent sur son facteur déclencheur, le seuil d'activation. Cela permet ainsi la vérification de sa valeur adaptive (est-il favorable ou non à la conservation de l'espèce ?) et par suite son encouragement ou sa suppression par modification du seuil d'activation.
Il y a ainsi un lien direct entre la réussite d'une séquence comportementale et son déclenchement futur. On retrouve ici un aspect de la théorie Darwinienne de l'évolution.
Le comportement des animaux est donc très complexe, et son étude ne doit pas se baser sur une opposition entre les notions d'inné (ce dont un être dispose à sa naissance) et d'acquis (ce qui est appris après la naissance) comme le supposaient la plupart des éthologistes, mais sur leur coexistence au sein du psychisme de l'animal.
On peut rapprocher ces concepts des notions de génotype et de phénotype. Le phénotype étant l'apparence extérieure.
Méthodes et moyens
Voir l'article détaillé Méthodes et moyens de l'éthologie moderne.
Quelques précurseurs de l'éthologie moderne
- Réaumur
- Jean Henri Fabre
- Whitman
- Thomas Henry Huxley
- Watson
- Edward Thorndike
- Loeb
- Ivan Pavlov
- Boris Cyrulnik
- Barlow, George
- Bateson, Patrick
- Bierens de Haan, Johan A(braham)
- Crook, John H.
- Darwin, Charles
- Dawkins, Richard
- Eibl-Eibesfeldt, Irenäus
- Grandin, Temple
- Hass, Hans
- Hassenstein, Bernhard
- Heinroth, Katharina Bertha Charlotte
- Heinroth, Oskar
- Hinde, Robert
- Huxley, Julian
- Immelmann, Klaus
- Lorenz, Konrad
- Schleidt, Wolfgang
- Spalding, Douglas Alexander
- Thorpe, William
- Tinbergen, Nikolaas
- von Frisch, Karl
- von Holst, Erich
- Wheeler, William Morton
- Wilson, Edward O.
- Wickler,Wolfgang
- Morris, Desmond
- Otto Koening
Les doctrines (passées et actuelles)
:Mécanisme (Descartes : les animaux sont des machines)
:Comportement contrôlé par l'instinct (début du XXe siècle)
:Béhaviorisme (Watson, Thorndike : comportement contrôlé par des réflexes)
:Doctrine de Pavlov : les réflexes conditionnés
:Ethologie moderne (Lorenz et Tinbergen : observation objective dans des conditions naturelles)
: Behavioral ethology (Zahavie entre autres)
Le comportement animal
:Les bases du comportement chez les animaux
:Les méthodes d'apprentissage chez les animaux
:Les Comportements de l'individu chez les animaux
:Les Comportements sociaux chez les animaux
:Les Comportements collectifs chez les animaux
:Les Rapports sociaux chez les animaux
:L'agressivité chez les animaux
:Les groupes et structures sociaux chez les animaux
:Les comportements relatifs à la reproduction chez les animaux
:Les rapports entre les individus d'espèces animales
Voir aussi
- Comportement émergent
Bibliographie
- Les Fondements de l'Ethologie, Konrad Lorenz, Flammarion, 1984
- L'Etude de l'Instinct, Nikolaas Tinbergen, Editions Payot, 1971
ja:動物行動学
ko:행동 생물학
Moyen Âge
Le Moyen Âge occidental est la période de l'Histoire située entre l'Antiquité et la Renaissance. Traditionnellement, on fait commencer le Moyen Âge en 476, à la déposition du dernier empereur romain d'Occident par un chef barbare et il s'achève en 1453, avec la prise de Constantinople et la chute de l'Empire romain d'Orient, ou en 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et de la fin de la Reconquista en Espagne.
Le terme « Moyen Âge » a été inventé par Flavio Biondo de Forlì.
En français, l'adjectif correspondant à Moyen Âge est médiéval. Moyenâgeux, quant à lui, est péjoratif. L'histoire du Moyen Âge, en tant que discipline, se nomme aussi « Histoire médiévale ». Un historien qui étudie le Moyen Âge est appelé « médiéviste ».
péjoratif
Précisions lexicales
Les limites exactes du Moyen Âge font l'objet de débats entre historiens.
Les différentes périodes de l’Histoire ont eu des significations précises et pleines de sens à un moment donné, mais qui, au fil du temps, sont devenues des conventions.
Le terme « Moyen Âge » provient d’une expression latine « medium aeuum » qui désigne une période intermédiaire entre deux événements. Exemples : entre-deux-guerres, interrègne. Cette expression classique est reprise au par les humanistes et notamment par Pétrarque (« prince des humanistes ») en 1373. Elle possède à ce moment deux significations :
- Acception philosophique désignant une opposition entre le latin classique et le médio latin, le latin du Moyen Âge. Ce dernier doit être rejeté pour revenir au latin de l’Antiquité, qui, lui, est plus pur.
- Sens culturel et artistique désignant une opposition entre l’art antique et celui du Moyen Âge, art appelé au « art gothique ».
Pour les humanistes, le Moyen Âge est une période barbare entre deux autres périodes d’Antiquité. Ils préconisent la pureté antique.
La diffusion de ce terme est assez lente et se fait dans un premier temps chez les intellectuels, car il est en latin. Par après, il perdra progressivement de sa connotation négative.
Au (vers 1640), le terme sera employé en français et il sera dès lors grandement diffusé. En 1687, Christophe Keller est le premier à périodiser l’histoire dans son petit manuel d’histoire, Histoire du Moyen Âge depuis le temps de Constantin le Grand jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs donc, du au . Pour lui, le terme n’a aucune connotation négative.
Au , il se répand dans toute l’Europe cultivée. En 1798, il entre dans le dictionnaire de l'Académie française sous la définition « temps qui s’est écoulé depuis Constantin jusqu’à la renaissance des Lettres au ».
Au , il se répand partout même dans la langue commune pour plusieurs raisons :
- l'installation de l’enseignement primaire obligatoire ;
- le développement du romantisme ;
- le développement de la philosophie et de l’Histoire dans les universités, principalement en Allemagne : Monumenta Germaniae Historia. Le est couramment appelé « siècle de l’Histoire ». Notre notion de critique historique est le fruit d’une démarche allemande.
Au , l’engouement pour le Moyen Âge diminue.
Ce terme a été exporté des frontières de l’Europe et désigne actuellement une période dans la vie d’une société, à savoir un certain degré de société caractérisé par une société agraire dominée par une caste de guerriers. Par exemple, au Japon, la culture de riz dirigée par les samouraïs, eux-mêmes dirigés par les shoguns jusqu’au milieu du où commence l’ère Meiji.
Quelles limites pour le Moyen Âge ?
Limites extrêmes
ère Meiji]
Afin de découper l'histoire en périodes cohérentes, les historiens ont tenté de s'appuyer sur des événements majeurs illustrant ou provoquant une modification profonde de la politique et de la société. Mais il est rare qu'il y ait un consensus sur telle ou telle date pour définir une limite de période.
C'est le cas en ce qui concerne les limites du Moyen Âge, particulièrement son commencement. Les plus communément admises vont de la chute de l'Empire romain d'Occident en 476, jusqu'à 1492, date de la découverte de l'Amérique | | |