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Guerre De Sécession

Guerre de Sécession

Catégorie:Histoire contemporaine Sécession catégorie:Guerre de Sécession catégorie:Guerre de Sécession

Origines de la guerre de Sécession

La guerre de Sécession, en ang. American Civil War (la guerre Civile américaine) puise ses racines profondément dans l'histoire des États-Unis, née d'une opposition entre le Nord et le Sud qui remonte à l'époque de la naissance de ce jeune pays. Après la guerre d'indépendance, les États-Unis forment un État faible sous les articles de la Confédération, une ébauche de constitution qui malgré son avant-gardisme pour l'époque, se retrouve très vite insuffisante, elle est incapable notamment d'imposer des taxes ou de contrôler le commerce entre les États de l'Union. Elle n'est qu'une « alliance » entre les 13 états fondateurs, écrite rapidement pour parer au plus pressant, s'unir contre la métropole Britannique. Mais en 1787, la question de l'inefficacité du gouvernement se pose de nouveau lors d'une dispute de frontière entre la Virginie et le Maryland. Une convention est alors appelée pour amender la constitution. Cette convention fera bien plus que la simple tâche qui lui a été demandée, puisqu'elle écrira une nouvelle constitution, celle qui deviendra la Constitution des États-Unis d'Amérique. Il reste qu'il faut que cette constitution soit ratifiée, et cela par 9 des 13 États alors membres. Une clause avait été prévue pour abolir l'esclavage et garantir à tout citoyen américain les mêmes droits, mais devant la réticence de plus en plus forte des États du Sud, déjà fortement intéressés dans la question, elle fut abandonnée. Devant le besoin de faire ratifier la nouvelle constitution, qui bouleversait les relations entre les états et le gouvernement fédéral, renversant les rapports de force, et passant d'une union d'États à un État d'union, la convention abandonne certains de ses amendements réformistes en vue de favoriser la signature d'une constitution impopulaire dans les États, et cela spécifiquement dans les états du Sud par tradition plus indépendantistes et plus enclins à refuser de se mettre sous tutelle d'un gouvernement fédéral. Et c'est ainsi que l'abolition de l'esclavage, pour conserver l'Union, est abandonnée, créant un vide qui rattrapera très vite les États-Unis. Il faut savoir que dans les États du Nord, l’esclavage avait été aboli pour créer une main d’œuvre mobile, disponible et à bon marché. Le Nord était protectionniste, tourné vers son marché intérieur et animé par l’égalitarisme. Le Sud était quant à lui libre-échangiste, orienté vers l’Europe pour ses exportations de matiéres premières (coton, textile), mû par un esprit de tradition. La confrontation était inévitable. Les crispations entre les 2 philosophies économies commencèrent dès 1832. Cette année là, le congrès fédéral (dominé par le Nord) imposa unilatéralement un nouveau tarif douanier, qui menaçait selon la Caroline du Sud tous les équilibres fondamentaux de son économie. En novembre 1860, l'élection du candidat républicain Abraham Lincoln - élu avec seulement 39,8% des voix - est vécu par les Etats du Sud comme une véritable déclaration de guerre qui les amenèrent à faire sécession de l'Union, et à ainsi former les États Confédérés d'Amérique. Nobostant les nombreuses menaces de mort qu'il reçut, un complot pour assasiner le nouveau président avant son investiture fut déjoué dans le 23 février 1861 à Baltimore. Les États confédérés d'Amérique, regroupaient la Caroline du Sud, le Mississippi, la Floride, l'Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Texas, la Virginie, l'Arkansas, le Tennessee et la Caroline du Nord. Le Nord voulait des droits de douane pour protéger son industrie naissante et des clients, ce qui s'opposait fondamentalement à l'agriculture basée sur le coton et son esclavage des états du Sud. Le choix des nouveaux États et territoires de l'Ouest devenait une question fondamentale. Les États de l'Ouest devenaient un enjeu pour le Sud espérant trouver dans l'Ouest un soutien pour le maintien de l'esclavage. Le Nord voulait au moins stopper toute propagation de l'esclavage dans d'autres états. La guerre de Sécession allait éclater.

Déroulement de la guerre

Baltimore La guerre de Sécession fut declenchée par une attaque des forces sudistes sur Fort Sumter tenue par des unitées resté fidéles au gouvernement fédéral . L'US Army, qui en 1860 n'avait que 16 367 hommes, avait commencé à mobiliser et à décupler ses effectifs, la conscription n'existant pas au début de ces évenements et une partie de ses officiers prenant le parti de la Confédération. Le commandement militaire des États-Unis était médiocre au départ, comparé à celui des généraux confédérés, en particulier Robert E. Lee. Mais le gouvernement de l'Union (le Nord) réussit à envahir les États du Sud, et à défaire l'armée confédérée, grâce à un avantage écrasant en matériel et en nombre de soldats, et grâce à l'apparition progressive de généraux habiles comme Ulysses S. Grant et William T. Sherman. Les destructions opérées durant la guerre par l'Union victorieuse, suivies par des politiques d'exploitation économique, notamment par les carpetbaggers(immigrants économiques venant du Nord, voyageant avec un sac de voyage en toile à tapis) associés aux scalawags, natifs du Sud collaborant avec le nouveau pouvoir (et perçus comme des brebis galeuses), causèrent une amertume tenace parmi les anciens confédérés et leur descendance envers le gouvernement fédéral. Cet échec à apaiser cette partie du pays contribua à ses difficultées persistantes pendant plusieurs décennies à faire appliquer les droits civiques des anciens esclaves afro-américains dans le Sud et un exode massif vers le Nord face à des organisations terroristes telles que le Ku Klux Klan.

Événements importants à l'origine de la guerre


- Compromis du Missouri en 1820
- Compromis de 1850
- Acte Kansas-Nebraska de 1854
- Création du Parti républicain en 1854 opposé à l'extension de l'esclavage dans les nouveaux territoires, et reprenant les idéaux de l'ancien parti Whig.
- Élection du républicain Abraham Lincoln à la présidence de l'Union en 1860.

Chronologie des Sécessions


- 1860
  - 24 décembre Sécession de la Caroline du Sud
- 1861
  - 3 janvier : Une résolution parlementaire, dans le Delaware, condamne les intentions de sécession. L'État est très divisé.
  - 9 janvier : Sécession du Mississippi.
  - 10 janvier : Sécession de la Floride.
  - 11 janvier : Sécession de l'Alabama.
  - 26 janvier : Sécession de la Louisiane.
  - 29 janvier : Sécession de la Géorgie.
  - 1 février : Le Texas décide de soumettre la sécession à un référendum.
  - 23 février : Le référendum du Texas décide la sécession.
  - 11 mars : Les sept premiers États Confédérés adoptent leur constitution.
  - 17 avril : La Virginie décide de soumettre la sécession à référendum.
  - 29 avril : Le Maryland décide de rester dans l'Union, mais vote une motion en faveur des États Confédérés, et contre la guerre.
  - 28 mai : Le gouverneur de l'État du Kentucky proclame le maintien dans l'Union, et la neutralité dans la guerre.
  - 6 mai : Sécession de l'Arkansas.
  - 6 mai : Le Tennessee décide de soumettre la sécession à référendum.
  - 20 mai : Sécession de la Caroline du Nord.
  - 23 mai : le référendum de Virginie décide la sécession.
  - 8 juin : Le référendum du Tennessee décide la sécession.

Ressources et stratégies militaires

Forces en présences et mobilisation

Effectifs des armées : L'armée réguliére des États-Unis en 1860 était composée 16.637 militaires d'active; En 1876, ses effectifs étaient de 27.442 hommes. Ces chiffres représentent le total des effectifs, parfois l'absentéisme atteignait 35 % dans les rangs de l'Union et plus de 50 % dans ceux de la Confédération. Les démocrates américains rèpugnaient à autoriser la conscription en temps de paix. La guerre d'indépendance américaine avait institué la tradition d'un armée mixte : une milice de citoyens renforcée par une petite armée régulière. Mais durant cette guerre, les volontaires furent trop peu nombreux à soutenir les armées de la Confédération comme celles de l'Union, ce qui obliga la premiere en avril 1862 et la seconde en mars 1863 à recourir à la conscription. Le "Conscription Act" ne réussit à fournir à l'Union que 6 % de ses effectifs, mais la menace de la conscription à laquelle s'ajoutait la perspective de primes suscita un engagement massifs de volontaires : plus d'un million d'hommes s'enrôlèrent au cours des deux dernières années de ce conflit. Chez les Confédérés, la conscription représenta 20% de leurs effectifs, mais la aussi la peur du recrutement poussa beaucoup de Sudistes à s'engager

Economie

Cette guerre fut l'un des premieres à mettre en œuvre à grande échelle les ressources et les moyens de transport de l'ére industrielle. Elle préfigura les guerres du XXeme siècle par une mobilisation nationale qui entamerait profondement les ressources de la société civile, de même que les exigences du conflit, aussi bien militaires qu'économiques, accablèrent le Nord et écrasèrent le Sud. Le Nord disposait d'un avantage considérables sur son ennemi car il possédait 35.420 des 49.190 km de voies ferrées qui silonnaient le pays. De plus, son réseau avait été mieux élaboré, mieux construit et mieux entretenu que celui du Sud. Ce furent la premiére fois qu'ils furent employés à de vastes mouvement de troupes entres les fronts. La supériorité du réseau ferroviére apportat la preuve des redoutables ressources industrielles de l'Union, et bien souvent sa capacité à remplacer immédiatement le matériel perdu se chargea d'annuler les victoires remportées par les généraux Sudistes. Les arsenaux de l'Union, nationaux et privés, produisirent à peine 50.000 petites armes à feu en 1860 contre 2.500.000 pendant la durée de la guerre. Quand au Sud, il en importa 600.000 malgré le blocus, en fabriqua une partie, et en réquisitionna une bonne sur le champ de bataille.

Stratégie de la Confédération

La disparité économique entre les 2 camps eut une influence décisive sur la stratégie. Le seul souhait des États confédérés d'Amérique n'était pas de conquérir le Nord - ce qui était manifestement au dessus de ces ressources - mais de se battre jusqu'a l'épuisement du Nord, ou jusqu'a qu'une intervention Européenne mette fin à la guerre. Le président de la Confédération Jefferson Davis avait le choix entre défendre les frontiéres de celle-ci ou autoriser Robert E. Lee à envahir le Nord, comme il le fit en 3 occasions, dans l'espoir que quelques victoires sur le sol ennemi démoraliseraient les Nordistes. Davis était également confronté à des priorités stratégiques contradictoires. Le théâtre de l'Est était d'une importance évidente dans la mesure ou des capitales ennemies se trouveaient à proximité, et où s'emparer de l'une d'elles pouvait avoir des répercussions énormes. Mais le théâtre de l'Ouest, plus vaste, était tout aussi vital, car les principales voies ferrées tranversales de la Confédération traversaient la région de Chattanooga-Atlanta. Finalement, Davis préféra la défense frontalière à l'offensive-défensive de Lee, mais adopta une politique de compromis en divisant la Confédération en départements dont les commandants assureraient la defense et le transfert des réserves par chemins de fer. C'était une stratégie conçue pour gagner du temps, pendant lequel l'Union et peut-être même la France et le Royaume-Uni en arriveraient à la conclusion qu'écraser le Sud était impossible.

Stratégie de l'Union

Les dirigeants de l'Union comprirent qu'ils ne pourraient l'emporter qu'en conquérant le Sud. Lors des premières opérations de la guerre, le lieutenant-général Winfield Scott présenta son plan Anaconda, destiné à asphyxier le Sud par un blocus naval (la quasi totalité de l'US Navy étant resté dans les mains du gouvernement fédéral à la déclaration de guerre) associé à une poussée en aval du fleuve Mississippi pour diviser la Confédération. Cette approche, lente mais sure, n'obtint pas l'approbation des politiciens ni celle du peuple, pour lesquels le mot de ralliement était :" A Richmond ! ". Elle n'emportat pas non plus l'adhésion de Lincoln qui pressait ses généraux de "détruire l'armée rebelle" en une seule bataille décisive. Son attitude énergique poussa ses derniers à s'embarquer dans des projets contre lesquels ils nourrissaient de solides préventions : il était moins facile de détruire une armée dans les conditions géostratégiques de l'Amérique du Nord, que Lincoln ne voulait bien l'admettre. Le fait que la stratégie se limitât à un seul objectif ne s'expliquait pas seulement par l'incompétence initiale des officiers nordistes, bien qu'elle caractérisât longtemps cette armée. Elle avait promu des soldats réguliers à des grades qui ne correspondaient pas à leur capacités réelles, car l'inflation des effectifs entraîna une explosion de la demande d'encadrement de ces jeunes recrues. On avait dû se concilier des généraux dont les prétentions politiques dépassaient largement les compétences militaires. Les hommes de mérite mirent du temps à sortir du rang, mais grace à la souplesse du système Nordiste, Grant put devenir lieutenant-général en 3 ans, et Upton général de brigade à l'âge de 24 ans. Il fallut du temps au Nord pour faire sentir toute sa puissance, et à ses chefs pour reconnaitre que c'était à coup de massue et non de rapière qu'ils vaincraient le Sud. Le Nord doit beaucoup à Grant qui prit le commandement des armées de l'Union en mars 1864 et annonça immédiatement son intention d'exercer la plus forte pression contre la Confédération chancelante, en utilisant toutes les troupes de l'armée pour les faire converger vers un même noyau. Durant les 12 derniers mois la guerre, la stratégie de l'Union fit preuve d'une étonnante modernité, notamment en prenant conscience que la force d'un belligérant tient d'abord à ses ressources humaines et économiques.

Principales batailles et sièges

Mississippi
- 12 avril 1861 : Les combats, symboliques, pour Fort Sumter, à Charleston en Caroline du Sud sont les premiers de la guerre.
- 21 juillet 1861 : Première bataille de Bull Run, aussi appelée Première bataille de Manassas.
- 10 août 1861 : Wilson's Creek
- 18 janvier 1862 : Bataille de Mill Springs aussi appelée Bataille de Fishing Creek ou Logan's Crossroads.
- 6-7 avril 1862 : Bataille de Shiloh.
- 25 juin-1 juillet 1862 : Bataille de Sept Jours.
- 30 août 1862 : Seconde bataille de Bull Run, aussi appelée Seconde bataille de Manassas.
- 14 septembre 1862 : South Mountains.
- 17 septembre 1862 : Bataille d'Antietam.
- 7 décembre 1862 : Prairie Grove.
- 13 décembre 1862 : Bataille de Fredericksburg.
- 2-6 mai 1863 : Bataille de Chancellorsville.
- 18 mai-4 juillet 1863 : siège de Vicksburg.
- 1er-3 juillet 1863 : Bataille de Gettysburg.
- 19-20 septembre 1863 : Bataille de Chickamauga.
- 23-25 novembre 1863 : Bataille de Chattanooga.
- 15 juin 1864-2 avril 1865 : siège de Petersburg.
- 15-16 décembre 1864 : Bataille de Nashville
- 8-9 avril 1865 : Bataille d'Appomattox

Batailles navales


- 19 juin 1864 - combat naval à Cherbourg

Appellations


- Il est dit par certains que les soldats nordistes (Yankees) surnommaient les sudistes Johnny Rebb.
- Terme OK (Okay) : Il est dit par certains qu'à cette époque, chaque soir, le rapport mentionnait le nombre de tués dans la journée; s'il n'y en avait pas, on écrivait OK (soit 0 Killed)

Personnalités de l'Union


- Abraham Lincoln, président de l'Union
- Le général Ulysses S. Grant
- Le général William T. Sherman
- Le colonel Robert Gould Shaw

Personnalités de la Confédération


- Jefferson Davis, président de la Confédération
- Le général Lee
- Le général Beauregard
- Le général Jackson (surnomé Stonewall, le mur de pierre)

Références artistiques

Littérature


- Nombreuses nouvelles d'Ambrose Bierce
- La guerre de Sécession, 1861-1865, de James M. McPherson
- Nord et Sud de John Jake

Bandes dessinées


- Les Tuniques Bleues
- La jeunesse de Blueberry
- La série des "Mac Coy", capitaine Sudiste

Cinéma


- Glory , réalisé par Edward Zwick
- Gettysburg, réalisé par Ronald F. Maxwell

Voir aussi

Articles connexes


- Histoire des États-Unis
- Belle Boyd
- John Singleton Mosby ja:南北戦争 ko:남북 전쟁 simple:American Civil War th:สงครามกลางเมืองอเมริกา

Catégorie:Histoire contemporaine

catégorie:Histoire Liste des articles sur l'histoire contemporaine

États-Unis d'Amérique

Les États-Unis, les États-Unis d'Amérique en forme longue, sont une fédération constituée de cinquante États (représentés par les cinquante étoiles du drapeau), située en Amérique du Nord et dans l'océan Pacifique. Quarante-huit de ces cinquante États sont situés au sud du Canada et au nord du Mexique. L'Alaska est situé à l'ouest du Canada. Hawaii est dans l'océan Pacifique, à 3 900 km au sud-ouest de la Californie. Washington, DC (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial (ce n'est pas un État et n'est pas non plus membre d'un État fédéré). D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membre de jure de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines. Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, du G8 et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dénomination

La désignation en forme courte de ce pays est
États-Unis tandis que la désignation en forme longue est États-Unis d'Amérique. À l'exception notable de l'ONU et du titre de cet article, la forme courte États-Unis est utilisée pour désigner le pays par l'ISO, l'[http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm UE], l'[http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf IGN], la [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.ContentPar.0002.UpFile.tmp/lt_150813_statenames_f.pdf diplomatie suisse], l'[http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt INSEE], etc.

Histoire

Article détaillé : Histoire des États-Unis Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus et qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux et s, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud et Anglais à l'est constituèrent un choc des cultures et la plupart des Indiens sont morts à cause des épidémies importées par les Blancs. Anglais Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie, et les 13 colonies proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine. La question de l'esclavage déclencha la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de grandir grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest. Au , les États-Unis sont devenus la première puissance mondiale économique et politique (surtout après la Seconde Guerre mondiale), malgré des échecs comme la guerre du Vietnam qui traumatisa la société américaine. Depuis l'explosion de l'URSS et la fin de la guerre froide, les États-Unis sont la seule grande puissance, une puissance contestée par les islamistes, par la croissance chinoise et par les autres pôles de la Triade (Union européenne et Japon). Voir aussi : Histoire des relations franco-américaines

Politique

Histoire des relations franco-américaines
Article détaillé : Politique des États-Unis Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans plusieurs domaines : il s'agit d'une fédération. Les États-Unis sont une république fédérale et parlementaire bicamériste. Les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sont séparés. Le président et le vice-président sont élus ensemble pour quatre ans, au suffrage universel indirect. Chaque État est représenté par son collège de grands électeurs dont le nombre est approximativement proportionnel au nombre d'habitants de l'État en question. Depuis 1948, le président ne peut exercer que deux mandats. Le paysage politique est largement dominé par deux partis : le parti républicain et le parti démocrate. parti démocrate George W. Bush est président des États-Unis depuis 2001. La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire fédéral. Voir aussi : : : : : :

États

Article détaillé : États des États-Unis Voir aussi : Ordre d'entrée dans l'Union

Géographie

Ordre d'entrée dans l'Union
Article détaillé : Géographie des États-Unis
- Quelques repères :
  - Ville la plus peuplée : New York
  - Sommet le plus haut : Mont McKinley
  - Point le plus bas : Vallée de la Mort
  - Principal fleuve : le Missouri-Mississippi qui coule sur plus de 6 000 Km.
  - Superficie : 9 631 417  km²

  - Littoral : 19 924 km

  - Altitudes extrêmes : - 86 m > + 6 194 m

Relief

Mississippi, États-Unis]] Le relief des États-Unis a une organisation méridienne. D'est en ouest, on rencontre :
- une plaine côtière le long de l'océan Atlantique
- la chaîne des Appalaches, peu élevée
- une vaste dépression (Grands Lacs, plaine du Mississippi, Grandes Plaines)
- les montagnes Rocheuses
- le Grand Bassin
- la Sierra Nevada et la Chaîne des Cascades
- des vallées étroites (vallée centrale de Californie)
- les Coast Ranges, une chaîne côtière le long de l'océan Pacifique Il faut y ajouter deux territoires importants :
- Hawaii, archipel volcanique
- l'Alaska, appendice montagneux et volcanique du continent nord-américain

Climats

Tous les climats sont représentés aux États-Unis, du plus froid (Alaska) au plus chaud (Vallée de la Mort), du plus humide (Nord-Ouest) au plus sec (déserts du Sud-Ouest).
Voir l'article détaillé

Fleuves

Vallée de la Mort
- Rio Grande : 3 060 km
- Arkansas : 2 348 km
- Colorado : 2 317 km
- Ohio : 2 102 km
- Snake River
- Columbia
- Mississippi

Lacs

Mississippi Les Grands Lacs représentent environ 250 000 km² : du plus grand au plus petit :
- Lac Supérieur
- Lac Michigan
- Lac Huron
- Lac Érié
- Lac Ontario Les autres lacs importants sont :
- Grand Lac Salé
- Lac Mead
- Lac Powell
- Utah Lake
- Lac Tahoe

Frontières terrestres

12 034 km de frontières :
- 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l'Alaska)
- 3 326 km avec le Mexique
- 29 km avec Cuba (base navale de Guantanamo)

Géographie humaine

Guantanamo Les Américains se concentrent sur les littoraux, y compris ceux des Grands Lacs. À l'ouest du 100 méridien et en Alaska, les densités sont très faibles, sauf en quelques villes isolées. La Californie est l'État le plus peuplé. Plus des trois quarts de la population est urbaine. Les régions les plus dynamiques sont la Sun Belt. La reconversion du Nord-Est du pays lui permet de tenir un rôle important.
Voir aussi : ~ ~ ~ Politique environnementale des États-Unis d'Amérique

Économie

Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
Article détaillé : Économie des États-Unis Les États-Unis possèdent la plus puissante économie du monde, avec un PNB qui s'élève à 11 649 milliards de dollars (2004). Dans cette économie de marché, les secteurs les plus dynamiques sont l'électronique, l'aérospatiale, les biotechnologies et les industries de l'armement, même si l'avance s'est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal atout du pays reste malgré tout le secteur tertiaire (services bancaires, production cinématographique, tourisme ...). Le taux de chômage est relativement faible. Les États-Unis souffrent d'un fort déficit commercial. La bourse de New York est l'une des premières du monde. Plusieurs atouts expliquent la puissance de l'économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre ...) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l'océan atlantique et l'océan pacifique. Il est également bien maîtrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports). La population est cosmopolite et mobile. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes. Le dollar et la langue anglaise ont un rayonnement international. L'état fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n'hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. Les États-Unis sont au cœur de l'ALENA, une organisation régionale qui prône la libre circulation des marchandises et des capitaux. Quelques chiffres récents :
- taux de chômage en mars 2005 : 5,2 % de la population active
- taux de croissance du PNB en 2003 : 3,2 %
- L'économie américaine a créé 2,2 millions d'emplois nouveaux en 2003
-
Voir aussi : Accord de libre-échange nord-américain; Économie américaine, 2002.
- Consultez les paragraphes sur l'économie des états et des grandes villes.

Démographie

Article détaillé : Démographie des États-Unis Démographie des États-Unis Population : 295 267 686 habitants (janvier 2005). 0-14 ans : 20,8 % (hommes : 31 122 974 ; femmes : 29 713 748) ; 15-64 ans : 66,9 % (hommes : 97 756 380 ; femmes : 98 183 309) ; + 65 ans : 12,4 % (hommes : 15 078 204 ; femmes : 21 172 956)
Densité : 30,25 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 74,8 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 80,1 ans (en 2005)
Taux de croissance de la population : 0,92 % (en 2004)
Taux de natalité : 14,13/1000 (en 2004)
Taux de mortalité : 8,34/1000 (en 2004)
Taux de mortalité infantile : 6,63/1000 (en 2004)
Taux de fécondité : 2,7 enfants/femme (en 2004)
Taux de migration : 3,41/1000 (en 2004)
Âge médian : 35,6 ans (2001) Plus de trois millions de Mexicains vivraient de manière illégale aux États-Unis. La démographie des États-Unis d'Amérique diffère des autres pays industrialisés et développés :
- Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde : en 1991, ils ont accueillis plus d'1,8 million d'immigrants.
- La natalité y est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches.
- Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde.
- Il existe une quarantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants.
Voir aussi : les lieux les plus riches aux États-Unis (classement des États et Comtés selon leur richesse) ~ Société américaine

Culture

Société américaine

- Voir l'article détaillé On distingue deux types de culture aux États-Unis : la culture élitiste et la culture populaire. La première est peu connue, la seconde rayonne dans le monde entier grâce au cinéma, à la musique, à Internet. La culture américaine a une base anglo-saxonne, qui s'explique par les origines historiques du pays. L'anglais est la langue la plus parlée. Cependant, les apports d'autres cultures contribuent à faire des États-Unis un creuset culturel :
- l'héritage indien se lit dans certains mots et toponymes.
- l'influence hispanique est forte en Californie, au Nouveau-Mexique et dans le Texas ainsi que dans plusieurs grandes villes ailleurs (New York, Miami en Floride, Hartford dans le Connecticut).
- l'influence française est forte en Louisiane.
- les immigrants européens et juifs ont également marqué la culture du pays.
Articles détaillés : ~ ~ ~ ~ ~

Un pays où la religion compte


- Une enquête publiée en décembre 2004 dans le
Wall Street Journal Europe affirme que 75 % des Américains se déclarent croyants aux États-Unis, pour 43 % de pratiquants.
- La liberté religieuse est garantie par la constitution. Article détaillé : Religions aux États-Unis

Américains illustres

Scientifiques


- Voir l'article détaillé Scientifiques américains, par ordre alphabétique
- Voir aussi Mathématiciens américains, par époque

Peintres


- Voir l'article Peintres américains, par ordre alphabétique

Photographes


- Jacob Riis 1849-1914
- Alfred Stieglitz 1864-1946
- Ansel Adams 1902-1984
- Diane Arbus 1923-1971 À compléter

Historiens


- Robert Caro
- Robert Paxton À compléter

Personalités politiques


- John Ashcroft, Attorney General, 2002-2005 ;
- Colin Powell, Secrétaire d’État, 2002-2004 ;
- Condoleezza Rice, Secrétaire d’État, 2005- ;
- Madeleine Albright, Secrétaire d’État, 1997-2001. Voir aussi : Président des États-Unis
- Alexander Hamilton, penseur politique, homme politique
- George Washington, premier président des États-Unis

Musiciens


- Voir aussi Chanteurs américains, par ordre alphabétique / Chanteuses américaines, par ordre alphabétique

Cinéastes


- Voir l'article détaillé Réalisateurs américains, par époques

Littérature


- Écrivains américains, par ordre chronologique
- Écrivains américains, par ordre alphabétique

Prix Nobel de la Paix

Écrivains américains, par ordre alphabétique
- 1906 Theodore Roosevelt
- 1906 Ugo Werquin
- 1912 Elihu Root
- 1919 Woodrow Wilson
- 1925 Charles Gates Dawes
- 1929 Frank Billings Kellogg
- 1931 Jane Addams Nicholas Murray Butler
- 1945 Catlett Marshall
- 1962 Linus Pauling
- 1964 Martin Luther King
- 1970 Norman Borlaug
- 1973 Henry Kissinger
- 1985 Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston
- 1986 Elie Wiesel
- 1997 Jody Williams
- 2002 Jimmy Carter

Mode


- Calvin Klein

Autres


- Allan Pinkerton
- Paul Revere Révolutionnaire important lors de l'indépendance américaine
- Benjamin Franklin intellectuel important et homme politique lors de l'indépendance américaine
- Harriet Tubman, aida des centaines d'esclaves à s'échapper au Nord avant la Guerre de Sécession
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Grande Bretagne

Catégorie:Île britannique Grande-Bretagne Catégorie:Royaume-Uni La Grande-Bretagne est une île située sur la côte nord-ouest de l'Europe,c'est le composant principal du Royaume-Uni. Le terme de Grande-Bretagne est aussi utilisé pour désigner à la fois l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Écosse. Elle se situe dans l'Atlantique Nord, qu'elle sépare de la mer du Nord. Elle est séparée de l'Irlande par la mer d'Irlande et du continent (la France) par la Manche, traversée par le Tunnel sous la Manche.

Définition géographique

D'une superficie de 229 850 km², l'île est la plus grande de l'archipel des Îles britanniques, qui comprend également:
- Irlande - 84,406 km²
- Lewis and Harris - 2,179 km²
- Île de Skye - 1,656 km²
- l'Île principale des Shetland - 969 km²
- Île de Mull - 875 km²
- Anglesey - 714 km²
- Île de Man - 572 km²
- Île d'Islay - 620 km²
- The Mainland, Orkney - 523 km²
- Île d'Arran - 432 km²
- Île de Wight - 381 km² C'est la plus grande île d'Europe et la huitième plus grande île au monde. C'est la troisième île la plus peuplée au monde après Java et Honshu. Physiquement, le paysage de l'île est marqué par des plaines à l'est et au sud, tandis que de nombreuses collines parsèment le nord et l'ouest. Avant la fin de la dernière ère glaciaire, la Grande-Bretagne était une péninsule reliée au continent européen. La montée du niveau des eaux causée par la fonte des glaces a provoqué la formation de la Manche, le bras de mer qui sépare aujourd'hui l'île du continent. Le climat de la Grande-Bretagne est plus doux comparé à celui d'autres régions de l'hémisphère nordique situées à la même latitude grâce aux courants du Gulf Stream.Les températures sont fraîches mais pas froides, les nuages prennent très souvent le dessus sur le soleil, et la pluie est très abondante.

Points extrêmes


- Nord — Dunnet Head (58° 40' N, 3° 22' O) (ou Easter Head), Caithness, Écosse
- Sud — Lizard Point, Cornouailles (49° 57' N, 5° 13' O)
- Ouest — Corrachadh Mor, Écosse (56° 42′ 56″ N, 6° 13′ 37″ O).
- Est — Lowestoft Ness, Suffolk, Angleterre (52° 29' N, 1° 46' E)

Définition politique

Politiquement, la Grande-Bretagne décrit la combinaison de l'Angleterre, de l'Écosse, et du Pays de Galles. Elle inclut les îles périphériques telles que les Sorlingues, les Hébrides, et des groupes des Orcades et de Shetland mais n'inclut ni l'île de Man ni les îles anglo-normandes.

Historique

Le terme Grande-Bretagne est parfois utilisé comme synonyme de Royaume-Uni, mais ceci est une erreur ; ce dernier est aujourd'hui le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, bien qu'on qualifie tous ses citoyens de Britanniques. Politiquement, la Grande-Bretagne est divisée en trois pays : l'Angleterre, l'Écosse, et le Pays de Galles. Au cours des siècles, la Grande-Bretagne a évolué politiquement. La conquête anglaise du Pays de Galles s'acheva en 1282 sur un champ de bataille, avec la victoire d' Édouard I sur Llywelyn le Dernier, le dernier prince gallois indépendant. Le pays est devenu une partie constituante du Royaume d'Angleterre en 1536. L'Angleterre et l'Écosse sont sous la même couronne depuis Jacques I d'Angleterre et VI d'Écosse, qui prit le trône écossais en 1567 et l'anglais en 1603 suite au décès de sa cousine Élisabeth I d'Angleterre. Ils constituent un même royaume, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, depuis l'Acte d'Union de 1707 sous la reine Anne I de Grande-Bretagne. En 1801, la couronne d'Irlande, que les Anglais tenaient depuis le , fusionna de la même façon avec la couronne britannique, créant ainsi le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, ou Royaume-Uni tout court. L'État libre d'Irlande quitta le royaume en 1922, le laissant avec le nom de Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.

Liens externes


- [http://wikitravel.org/fr/article/Grande-Bretagne Grande-Bretagne sur Wikitravel]
- [http://www.festivalcherbourg.com la Grande-Bretagne au cinéma] ja:グレートブリテン島 ko:그레이트브리튼 섬 simple:Great Britain

Constitution des États-Unis d'Amérique

Catégorie:Constitution Catégorie:Histoire des États-Unis La constitution des États-Unis est, dans ses propres termes, la loi suprême du pays. Elle a été rédigée en 1787 par une convention réunie à Philadelphie, et après ratification, s'applique depuis 1789. Modifiée par vingt-sept amendements, elle est la plus ancienne constitution écrite encore appliquée. Influencée par la tradition britannique et des philosophes libéraux tels que John Locke et Montesquieu, elle établit un gouvernement aux prérogatives limitées, tenu de respecter les droits fondamentaux des citoyens, et fondé sur la séparation des pouvoirs, qui doivent se contrôler et s'équilibrer l'un l'autre (checks and balances). Il ne s'agit plus d'un gouvernement fédéral, constitué des treize États qui l'ont ratifié à l'origine, mais de cinquante aujourd'hui. Bien que la constitution et les lois des États-Unis s'imposent aux divers États fédérés, de très larges prérogatives leur sont réservées. Le gouvernement est, dès l'origine, républicain et fondé sur la souveraineté du peuple. En revanche, son caractère démocratique au sens actuel du mot, avec le suffrage universel, n'apparaît que progressivement, parfois au travers d'amendements, plus souvent par le changement des lois ou des revirements de jurisprudence.

Les origines

Les treize colonies et l'indépendance

Fondées pour les premières à partir du , les colonies britanniques d'Amérique du Nord ont, au des statuts très différents, mais sont dirigées par leur propre gouvernement. Les relations de ces colonies avec l'Angleterre se dégradent lorsque après la guerre de Sept Ans, dans les années 1760, le parlement anglais, devant faire face aux dettes de la guerre, décide d'y lever des impôts. Les incidents se multiplient. Les différentes colonies créent un congrès continental, auquel elles envoient des délégués. Le 19 avril 1775, la guerre d'indépendance commence avec les batailles de Lexington et de Concord. Le 4 juillet 1776, la déclaration d'indépendance des États-Unis est proclamée, les treize colonies se déclarent États souverains, et mènent la guerre, avec la coordination du congrès. La plupart se dotent de constitutions écrites.

Les articles de confédération

Il apparaît vite nécessaire de codifier les relations entre les États, pour la conduite de la guerre et au-delà. Le Congrès propose les articles de confédération le 15 mars 1777. Il s'agit d'un traité d'alliance étroite et exclusive (les États ne peuvent plus conclure d'autres traités, ni entre eux, ni avec des États étrangers sans le consentement du Congrès), mais c'est seulement un traité de droit international entre des États dont la souveraineté est réaffirmée d'emblée. Le processus de ratification est lent, et les articles de la confédération ne prennent effet que le 1 mars 1781, quand la guerre touche à sa fin. La victoire décisive est remportée lors de la bataille de Yorktown, le 19 septembre de la même année. À l'issue de la guerre, il s'avère vite que les articles de Confédération fonctionnent mal. Les États sont jaloux de leurs intérêts et de leurs prérogatives, les conflits entre eux sont nombreux, portant notamment sur des questions de commerce et de droits de douane. Beaucoup sont très endettés en raison de l'effort de guerre. Le Massachusetts doit même faire face, pour cette raison, à une rébellion. Le Congrès n'a aucun pouvoir de coercition sur les États, ne parvient pas à obtenir d'eux des ressources, et les États considèrent pour la plupart leur constitution et leurs lois comme supérieures aux articles. Les articles sont inopérants, mais toute modification requiert l'approbation de tous les États, ce qui semble impossible. Après l'échec, faute de représentants de tous les États concernés, d'une convention réunie à Annapolis, dans le Maryland, pour régler les problèmes commerciaux, la Virginie propose la réunion d'une convention pour proposer les aménagements nécessaires aux articles. Le Congrès accepte la proposition.

La convention constitutionnelle

La convention se réunit à Philadelphie en Pennsylvanie, le 25 mai 1787. Peu de délégués étant alors présents, ses travaux commencent réellement le 28. Les délégués continueront à arriver dans les jours qui suivent. Onze États sont représentés : l'État de Rhode Island a écrit pour signifier son refus de la convention, et le New Hampshire n'a pas envoyé non plus de délégués. Les délégués du Delaware ont un mandat limité, qui ne les autorise pas à revenir sur l'égalité de suffrage entre les États. La convention réunit au total cinquante cinq délégués. Les hommes politiques les plus brillants du pays sont présents, à l'exception notable de John Adams et de Thomas Jefferson, ambassadeurs respectivement à Londres et Paris. George Washington est élu à la présidence de la convention à l'unanimité. Il y a rapidement un accord large sur la nécessité de revoir totalement les articles, et d'accroître fortement les pouvoirs du gouvernement fédéral. La discussion s'engage sur la base d'une proposition initiale faite par John Randolph, de la délégation de Virginie et dite plan de la Virginie. Elle contient déjà l'essentiel de l'architecture de la constitution : pouvoirs législatif, exécutif, et judiciaire séparés, parlement bicaméral, suprématie des lois de l'union sur celles des États. Le premier et le plus sérieux sujet de conflit porte sur le mode de désignation des parlementaires, et la représentation des États. Le plan de la Virginie, soutenu par les autres grands États, Pennsylvanie et Massachusetts surtout, propose l'élection directe de la première chambre, où chaque État aurait un nombre d'élus proportionnel à son importance, et l'élection de la deuxième chambre par les membres de la première. La proposition est discutée, les votes se succèdent, article par article, phrase par phrase. Il apparaît qu'elle est inacceptable pour les petits États, qui veulent que les parlementaires soient élus par les législatures des États, et que tous les États soient à égalité. Une proposition est faite dans ce sens par William Patterson, du New Jersey, et dite plan du New Jersey. La discussion est bloquée pendant trois semaines, le ton monte entre grands et petits États, jusqu'à envisager l'échec de la convention. Finalement, un compromis est trouvé, fondé sur une proposition qui avait été faite la veille du plan du New Jersey par Roger Shermann, du Connecticut, et qualifié de grand compromis ou compromis du Connecticut. La chambre basse sera élue au suffrage direct, et les États représentés en proportion de leur importance. Au Sénat, les États seront à égalité. La discussion se poursuit, d'autres conflits apparaissent, notamment entre les États esclavagistes et les autres, sur la prise en compte des esclaves dans leur poids à la première chambre. La nature et les droits de l'exécutif, et d'autres points, sont encore âprement discutés, mais sans donner lieu au même type de conflit et de blocage entre des camps bien définis. Le projet de constitution est finalement adopté, le 17 septembre 1787, et signé par la très grande majorité des délégués. Il est transmis au congrès. Bien que certains soient mécontents que la convention ait si nettement outrepassé son mandat, qui devait se limiter à proposer des améliorations aux articles de confédération, le congrès transmet le projet de constitution aux États pour ratification.

La ratification

Le texte de la constitution prévoit qu'elle entrera en effet dès lors qu'elle sera ratifiée par neuf États. Le premier à ratifier est le Delaware, le 7 décembre. Le neuvième est le New Hampshire, le 21 juin 1788. Entre temps, le Rhode Island a refusé de ratifier, par référendum, le 24 mars. La Virginie ratifie de justesse peu après le New Hampshire, le 25 juin, avec difficulté. Il manque encore la Caroline du Nord, et surtout l'État de New York. La ratification de New York se fait de justesse, le 27 juillet. Alexander Hamilton, James Madison, et John Jay ont publié dans la presse, sous le pseudonyme de Publius, une série d'articles restée célèbre, sous le nom d'articles du fédéraliste (The Federalist Papers) ; l'interprétation qu'ils donnent de la Constitution fait depuis autorité. Le Congrès décide de la date des élections présidentielles et que la première session du Congrès de la nouvelle constitution se tiendra le 4 mars 1789, dans la nouvelle capitale, New York. Les premières élections parlementaires présentent des difficultés d'organisation dans plusieurs États, et le premier congrès n'atteint son quorum que le 6 avril, pour proclamer, sans surprise, l'élection à l'unanimité de George Washington à la présidence des États-Unis. La Caroline du Nord finit par ratifier et rejoindre l'Union le 21 novembre, et l'État de Rhode Island seulement le 29 mai 1790

Structure de la constitution

La constitution telle quelle a été ratifiée en 1788 comprend, après un bref préambule, sept articles. Il lui a par la suite été apporté vingt-sept amendements. Les quatre premiers articles et certains amendements sont découpés en sections. Bien que ce découpage ne figure pas dans la constitution d'origine, il figure aujourd'hui systématiquement dans le texte, y permettant une référence rapide. Ainsi, l'article Ier, section 8, énumère les compétences législatives du congrès. Enfin, de nombreuses portions du texte, courtes, souvent moins d'une phrase, et portant sur un point précis, lorsque ce point est particulièrement important, sont désignées sous le nom de clauses, avec un nom, repris du texte, qui leur est traditionnellement attaché, et permet, là aussi, une désignation rapide. Ainsi, la section 1 du XIVe amendement, un des plus importants est : :Toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyen des États-Unis et de l'État dans lequel elle réside. Aucun État ne fera ou n'appliquera de lois qui restreindraient les privilèges ou les immunités des citoyens des États-Unis ; ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière ; ni ne refusera à quiconque relève de sa juridiction l'égale protection des lois. La première phrase est la clause de citoyenneté. La proposition ne privera une personne de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière est la clause de procédure légale (due process) et la proposition suivante ni ne refusera à quiconque relève de sa juridiction l'égale protection des lois est la clause d'égale protection. Ces deux dernières sont tellement importante en droit qu'elles sont souvent désignées par les simples mots due process et equal protection, la référence à la constitution étant évidente. Les amendements s'ajoutent au texte de la constitution, sans le modifier. Il peut ainsi invalider des parties du texte qui figure avant lui, mais qui demeure écrites dans la constitution. Le cas le plus net est le XXIe amendement, qui abroge purement et simplement le XVIIIe (prohibition). Le XVIIIe amendement continue pourtant à figurer dans le texte de la constitution.

Préambule

:Nous, Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d'établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d 'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d'Amérique. Les mots les plus importants sont les premiers : Nous, Peuple des États-Unis (We, the People of the United States). Ils contournent une difficulté pratique : il n'était pas sûr que tous les États ratifient la constitution, et il n'était donc pas possible de les énumérer, comme le faisait les articles de confédération. Mais surtout, la formule fonde la constitution sur le peuple entier et non sur les États en tant que tel. C'est la constitution d'une nation, et non un simple traité de confédération. Ces mots affirment le caractère démocratique des États-Unis et donnent à la constitution le sens d'un contrat social, au sens du Traité du gouvernement civil de John Locke.

La séparation des pouvoirs

Les trois premiers articles sont consacrés chacun à un des trois pouvoirs, dans l'ordre législatif, exécutif, et judiciaire. Ils marquent avec force la distinction et la séparation des pouvoirs, par leur première phrase respective, toutes les trois sur le même modèle.
- Tous les pouvoirs législatifs accordés par cette Constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis, qui sera composé d'un Sénat et d'une Chambre des représentants.
- Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d'Amérique.
- Le pouvoir judiciaire des États-Unis sera conféré à une Cour suprême et à telles cours inférieures dont le Congrès pourra de temps à autre ordonner l'institution.

Article I : le pouvoir législatif

L'Article I établit un congrès des États-Unis bicaméral pour voter les lois. La chambre des représentants est renouvelée tous les deux ans, au suffrage direct, les états sont représentés proportionnellement à leur population. Le sénat est composé de deux sénateurs pour chaque État, élus par la législature de l'État (modifié par le XVIIe amendement, qui prévoit le suffrage direct). Il est renouvelé par tiers tous les deux ans. Les textes doivent être votés par les deux chambres, qui ont toutes deux l'initiative des lois, sauf en matière fiscale, où l'initiative est réservé à la chambre des représentants. Le congrès peut mettre en accusation (impeachment) et juger les plus importants officiels, notamment le président des États-Unis. Le président peut mettre son veto à une loi, auquel cas les deux chambres du congrès doivent chacune la voter à une majorité des deux tiers pour qu'elle soit promulguée. L'article énumère les domaines dans lesquels le congrès a une compétence législative. Quelques compétences sont expressément retirés aux États.

Article II : le pouvoir exécutif

L'article II crée les fonctions de président et de vice-président des États-Unis, et définit leur mode d'élection, complexe, et légèrement modifié par le XIIe amendement. Le pouvoir exécutif appartient au président, qui est aussi commandant en chef de l'armée, de la marine, et des milices des États lorsqu'elles sont mobilisées par les États-Unis. Il nomme les hauts fonctionnaires et les juges fédéraux, avec l'approbation du sénat. Les prérogatives du vice-président se limitent à succéder au président s'il est empêché par décès ou pour une autre raison de finir son mandat, ainsi (article I) qu'à présider le sénat et y trancher en cas d'égalité des votes.

Article III : le pouvoir judiciaire

L'article III crée la Cour suprême des États-Unis. Les juges fédéraux, à la Cour suprême aussi bien que dans les autres tribunaux, sont nommés à vie. L'article définit le ressort des tribunaux fédéraux, qui comprend la constitution, et les lois fédérales pour lesquels le Congrès leur donne compétence, ainsi que sur les litiges entre parties n'appartenant pas au même État. Sauf dans quelques cas limités où elle juge en première instance, la Cour suprême est une cour d'appel. Les affaires au pénal doivent être jugés par un jury, dans l'État où le délit a été commis. Une définition restrictive de la trahison est donnée.

Autres articles

Article IV : les États

L'article 4 traite des droits et obligations des États. Ils doivent reconnaître les lois et jugements des autres États, et traiter les citoyens des autres états à égalité avec les leurs. Les personnes poursuivis par la justice d'un État doivent lui être remises par les autres États, ainsi que les esclaves en fuite.

Article V : procédures d'amendement

Les amendements peuvent être proposés soit par le congrès, chaque chambre votant à la majorité des deux tiers, soit par une convention qui sera convoquée si les deux tiers des États le demandent. Ils doivent ensuite être ratifiés par les trois quarts des États. Quelques modifications sont interdites jusqu'en 1808, et définitivement la possibilité de supprimer le droit de chaque État à une représentation égale au sénat sans son accord.

Article VI : dispositions diverses

Les traités et accords conclus par les États-Unis sous les articles de confédération restent valides. La constitution et les lois des États-Unis s'imposent aux États. Aussi bien au niveau fédéral qu'au niveau des États, les législateurs, les juges et les fonctionnaires doivent s'engager par serment à respecter la constitution des États-Unis.

Article VII : ratification

La constitution prendra effet entre les États qui l'auront ratifiée, dès qu'ils seront au nombre de neuf.

Amendements

Les amendements à la constitution sont prévus par l'article V. Vingt-sept ont été ratifiés. Des deux procédures possibles, proposition du congrès ou convention demandées par les deux tiers des États, seule la première a été utilisée. Mais avant que le congrès ne se décide à proposer lui même le XVIIe amendement (élection des sénateurs au suffrage direct) en 1912, il ne manquait que le vote d'un État pour convoquer une convention. Il est admis que le congrès ne peut revenir sur les amendements proposés, ni les États sur leur ratification ; mais qu'un État qui a initialement refusé de ratifier peut revenir sur ce refus par la suite. Le XXVIIe amendement, ratifié en 1992, avait été proposé par le premier congrès en 1789, soit plus de deux cents ans auparavant. Tous les autres amendements adoptés ont été ratifiés en moins de cinq ans, le plus souvent, le processus de ratification prend environ un an. Les dates données ci-dessous sont celles auxquelles le congrès a adopté les amendements, et celles auxquelles le dernier État nécessaire a voté la ratification.

Du Ier au Xe amendement : la déclaration des droits

Les dix premiers amendements forment la déclaration des droits (Bill of rights). Ils affirment des droits des citoyens, sous la forme d'une limitation explicite des pouvoirs de l'État, notamment en matière judiciaire. Il ne s'agit pas de droits positifs que l'État doit garantir au citoyen, mais d'actions dont il doit s'abstenir à son égard. Tous ces amendements ont été proposés par le premier Congrès le 25 septembre 1789 et ratifiés le 15 décembre 1791
Ier amendement
La liberté d'expression (free speech), de réunion, de pétition, de religion est garantie. L'État ne peut établir de religion officielle.
IIe amendement
Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé.
IIIe amendement
L'État ne peut loger de troupes chez l'habitant en temps de paix. En temps de guerre, cela ne doit être fait que dans les conditions prévues par la loi.
IVe amendement
Les arrestations et perquisitions ne peuvent avoir lieu sans mandat.
Ve amendement
Les inculpations se font par un grand jury. Nul ne peut être rejugé pour des faits pour lesquels il a été acquitté. Nul ne peut être forcé à témoigner contre lui même.
VIe amendement
Les procès se font devant jury. L'accusé a droit à la confrontation avec les témoins à charge, et peut forcer les témoins à décharge à venir déposer. Il a droit à un avocat.
VIIe amendement
Les procès devant jury sont de droit si la peine encourue est supérieure à une amende de 20 dollars.
VIIIe amendement
Les cautions et les amendes excessives, ainsi que les châtiments cruels ou exceptionnels, sont interdits.
IXe amendement
L'énumération des droits dans les amendements précédents ne doit pas être interprétée comme niant l'existence d'autres droits.
Xe amendement
Les pouvoirs qui ne sont pas conférés aux États-Unis par la constitution appartiennent aux États respectifs, ou au peuple.

Avant la guerre de sécession

XIe amendement
Les tribunaux fédéraux ne peuvent juger des poursuites à l'encontre d'un des États à l'initiative du citoyen d'un autre État ou d'un ressortissant étranger.
XIIe amendement
La procédure de l'élection présidentielle est modifiée, de façon à ce que le président et le vice président soient élus sur des scrutins séparés (plutôt que de choisir comme vice président le second à l'élection).

Les amendements de la reconstruction

Après la guerre de sécession, commence dans le sud la reconstruction. Les États du sud sont occupés militairement, leurs institutions suspendues. Le congrès propose trois amendements, tous trois liés à la question de l'esclavage et de ses suites, tous trois restreignant les pouvoirs des États. Chacun de ces amendements se termine par «Le Congrès aura le pouvoir de donner effet aux dispositions du présent article par une législation appropriée». Le congrès conditionne la réadmission des États du sud à leur ratification.
XIIIe amendement
L'esclavage est interdit sur le territoire des États-Unis
XIVe amendement
Toute personne née aux États-Unis en est citoyen. Les États ne peuvent porter atteinte à leur vie, liberté, ou propriété sans une procédure légale régulière (due process), et doivent à tous l'égale protection de la loi. La représentation au congrès et à l'élection présidentielle des États qui n'accorderait pas le suffrage universel (masculin, au-delà de 21 ans) est réduite en proportion du nombre de personnes interdites de vote. Les personnes ayant prêté assistance à la rébellion sont interdites de fonctions officielles dans le gouvernement des États-Unis. Les dettes contractées par les États Confédérés en rébellion contre les États-Unis sont nulles, aucune compensation ne peut être demandée pour l'émancipation des esclaves.
XVe amendement
Le droit de vote ne peut être restreint ou refusé en raison de la race ou d'une condition antérieure de servitude.

Les amendements du

Douze amendements ont été ratifiés au XXe siècle. Beaucoup sont des corrections techniques à l'article I ou à l'article II, les deux plus importants étant l'élection des sénateurs au suffrage direct, et la non rééligibilité du président au-delà de deux mandats. Trois portent sur le droit de vote, celui des femmes, celui des personnes de plus de 18 ans, et l'interdiction de conditionner le droit de vote au paiement d'un impôt. Il faut noter aussi la légalisation de l'impôt direct sur le revenu (l'article II imposait que les impôts fédéraux soit proportionnés à la population des états), et enfin l'établissement, puis la suppression, de la prohibition. À partir du XXe amendement, le congrès incorpore en général dans leur texte un délai limite de 7 ans pour la ratification.
XVIe amendement
L'État fédéral peut lever un impôt sur le revenu.
XVIIe amendement
Les sénateurs sont élus au suffrage direct.
XVIIIe amendement
Prohibition des boissons alcoolisées. La fabrication, la vente, le transport, l'importation, et l'exportation sont interdits.
XIXe amendement
Le droit de vote ne peut être restreint ou refusé en raison du sexe.
XXe amendement
Les mandats du président et du congrès commencent en janvier, au lieu de mars précédemment. L'amendement précise aussi quelques points sur la succession du président par le vice président.
XXIe amendement
Abolition du XVIIIe amendement, fin de la prohibition.
XXIIe amendement
Limitation à deux mandats présidentiels (seul Franklin Roosevelt en a fait plus, trois et un quatrième brièvement entamé, interrompu par son décès).
XXIIIe amendement
Participation du District de Colombia (Washington D.C.) à l'élection présidentielle.
XXIVe amendement
Le droit de vote ne peut être restreint ou refusé en raison du non paiement d'un impôt.
XXVe amendement
Précision sur le remplacement ou la succession en cas de vacance temporaire ou définitive de la présidence.
XXVIe amendement
Le droit de vote des personnes de plus de 18 ans ne peut être restreint ou refusé en raison de l'age.
XXVIIe amendement
Les lois augmentant la rémunération des représentants ou des sénateurs ne peuvent prendre effet qu'après l'élection à la chambre des représentants qui suit leur vote.

La longévité de la constitution : flexibilité et interprétations

La longévité exceptionnelle de la constitution des États-Unis est généralement attribuée à sa très grande flexibilité. Au cours de ses deux siècles d'existence, elle a pu servir à la fois à une confédération de quatre millions d'habitants qui vivait d'agriculture et de commerce maritime, et un pays de 280 millions d'habitants qui est le plus riche et le plus puissant du monde. Cette flexibilité tient à plusieurs points:
- La constitution se concentre sur des questions d'organisation des pouvoirs, dans un esprit qui était à la fin du totalement moderne, et qui reste conforme à la pratique des démocraties d'aujourd'hui. Dépourvu d'aristocratie dès leur origine, les États-Unis ont évité l'essentiel des crises politiques de l'Europe du .
- Au-delà de l'organisation des pouvoirs, la constitution s'attache essentiellement à énumérer les droits des citoyens. Ces droits ont été peu à peu ajoutés à la constitution, là encore de façon comparable à ce qui est arrivé dans d'autres pays occidentaux, souvent, mais pas toujours, avant eux. Leur formulation négative (l'État ne peut faire certaine choses, plutôt que l'État doit assurer certaines choses) en limite la portée, mais en assure l'applicabilité.
- La constitution laisse jusque dans l'organisation des pouvoirs des points nombreux à décider par la loi. Ainsi, du moins dans sa version d'origine, elle ne dit pas qui est électeur, pouvoir qu'elle réserve au différents États. À l'origine presque partout censitaire, le suffrage est devenu universel, les amendements à la constitution dans ce sens (XIXe et XVIe) ne faisant que confirmer une pratique déjà quasi générale.
- La constitution, tout comme les autres lois, s'applique dans la logique de la common law anglo-saxonne, c'est-à-dire qu'elle doit être comprise à la lumière des décisions des tribunaux, et tout particulièrement de la cour suprême des États-Unis, portant sur des affaires particulières. Au contraire de la tradition britannique, la cour suprême n'est pas liée par la règle du précédent, ce qui permet à l'interprétation de la constitution, et donc à sa pratique d'évoluer considérablement. Après un demi siècle passé à interpréter très limitativement les pouvoirs de régulation économique tant du Congrès que des États, et quatre ans à s'opposer à la politique du New Deal, la cour suprême abandonne brutalement en 1937 une jurisprudence qu'elle énonçait encore l'année précédente, et donne au contraire l'interprétation la plus large possible du pouvoir de régulation du commerce contenu dans l'article II, section 8. En 1954, par l'arrêt Brown v. Board of Education, elle entame le démantèlement de la ségrégation raciale qu'elle avait jugée constitutionnelle en 1896 dans Plessy v. Ferguson. La capacité des tribunaux à interpréter la constitution à la lumière des circonstances actuelles est la source majeure de sa flexibilité. Il est rarement arrivé que les termes de la constitution soient si précis et impératifs qu'ils s'opposent à une évolution jugée nécessaire. Ce fut le cas quand il parût indispensable de moderniser la fiscalité de l'impôt sur le revenu. Les préoccupations de rédacteurs de 1787 qui avaient voulu une répartition entre États afin de les protéger de l'arbitraire du gouvernement fédéral semblaient alors obsolètes dans un pays qui ressentait beaucoup plus son unité qu'à l'origine, et lorsque la cour suprême choisit de s'en tenir à la lettre de la constitution (arrêt Pollock v. Farmers'Loan and Trust Co., 1895), il fallut la modifier, par le XIIe amendement. L'échec le plus patent du système fut l'incapacité à abolir l'esclavage sans en passer par une guerre civile. Là encore, la cour suprême avait rendu un arrêt bloquant la situation Scott v. Sandford, 1857). Il n'est pas certain, cependant, que des décisions plus progressistes des tribunaux auraient pu permettre d'éviter un conflit sur la question qui divisait le plus le pays depuis sa fondation. Il faut mentionner enfin une autre raison importante de la permanence de la constitution. Son adoption est un des moments majeurs de la naissance de la Nation. Tous les officiels prêtent serment à la constitution. Elle jouit d'un respect quasi-unanime, d'un caractère presque sacré. Lors de la plus grave crise qu'ait connue le pays, la guerre de sécession, les États Confédérés se dotèrent de leur propre constitution. C'était la copie presque conforme, souvent mot pour mot, de la constitution des États-Unis.

Pour aller plus loin

Voir aussi

Constitution | Liberté | Liberté fondamentale | Fédéralisme | Cour suprême ja:アメリカ合衆国憲法

Coton

Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines du cotonnier (Gossypium), un arbuste de la famille des Malvacées. Cette fibre est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la plus importante des fibres naturelles produites dans le monde. Depuis le , il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).

La plante

Le cotonnier peut mesurer jusqu'à dix mètres à l'état sauvage. Lorsqu'il est cultivé, on limite sa taille à un ou deux mètres de façon à en faciliter le ramassage. Herbacé ou ligneux, le cotonnier pousse dans les régions tropicales et subtropicales arides. Il peut vivre une dizaine d'années à l'état sauvage, alors qu'il est généralement exploité sous la forme de plante annuelle lorsqu'il est cultivé. A la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu'elles s'ouvrent, elles laissent s'échapper des graines et des bourres de coton recouvertes d'une houppe de fibres blanchâtres et soyeuses pouvant mesurer entre 2cm et 5cm de long selon les variétés. Les variétés de coton les plus connues sont le Gossypium arboreum et le Gossypium herbaceum. Ces deux formes de coton à fibres courtes originaires d'Inde ont donné naissance à de nombreuses variétés cultivées aujourd'hui, mais ne sont presque plus exploitées en tant que telles (sauf pour l'ouaterie), car leurs fibres sont trop courtes. Le Gossypium barbadense, coton d'origine péruvienne, compte pour environ 5% de la production mondiale de fibres. Sa culture a été notamment introduite en Égypte et constitue, aujourd'hui au travers de la qualité "Jumel", l'un des meilleurs cotons du monde en terme de qualité et de longueur de fibres. Le Gossypium hirsutum qui représente environ 80% de la production mondiale de fibres est originaire d'Amérique du Sud.

Histoire

Le coton est utilisé pour fabriquer des vêtements légers depuis des millénaires dans les régions au climat tropical. Certains chercheurs affirment qu'il est probable que les égyptiens connaissaient le coton il y a plus de 12 000 ans av. J.-C. et l'on a trouvé des fragments de coton datant d'il y a environ 7 000 ans dans des grottes de la vallée du Tehuacán, au Mexique. Des preuves archéologiques ont permis de savoir que les hommes ont domestiqué des espèces différentes de cotonnier en Inde et en Amérique du Sud il y a des milliers d'années. La plus ancienne trace écrite que l'on connaisse parle du coton indien. Le coton est en effet cultivé en Inde depuis plus de 3 000 ans et le Rig-Veda, écrit en 1 500 av. J.-C. le mentionne. Mille ans plus tard, le grec Hérodote mentionne le coton indien : « Là bas il y a des arbres qui poussent à l'état sauvage, dont le fruit est une laine bien plus belle et douce que celle des moutons. Les indiens en font des vêtements. » A la fin du XVIe siècle av. J.-C., le coton dont le nom vient de l'arabe (el kutun), s'est répandu dans les régions plus chaudes en Amérique, Afrique et Eurasie. Le coton fut l'une des premières cultures des colons européens en Amérique, dont la première plantation dans la colonie de Jamestown date de 1607. L'industrie cotonnière qui s'était bien développée en Inde a été affectée par la révolution industrielle britannique et ses inventions qui ont permis une production de masse à bon marché au Royaume Uni. En 1764, l’Anglais James Hargreaves construit la première machine à filer industrielle à plusieurs fuseaux baptisée «Spinning Jenny». Quelques années plus tard, l’Anglais Richard Arkwright inventa la machine à peigner et à filer, et c’est finalement Samuel Crampton qui fit la synthèse de ces deux métiers en 1799 en créant le « Mule » (mulet) qui avait une productivité environ 40 fois plus élevée que le rouet utilisé auparavant. En 1805, Jacquard mit au point l'un des premiers métiers à tisser automatiques fonctionnant avec de grandes cartes perforées qui permettaient la réalisation de motifs variés. Les pays européens parvenus à copier la richesse des étoffes indiennes cessèrent presque complètement leur commerce avec elle. Seul l'Angleterre, par le biais de la Compagnie Anglaise des Indes orientales, continua ce commerce, tout en le limitant à l'importation du produit de base brut et non plus d'étoffes; tout particulièrement lorsque l'administration de l'Inde lui échoira en 1858. Le second débouché du coton indien était essentiellement chinois. Le tissage de cette fibre végétale reprendra sous l'influence du Mahatma Gandhi. Par la suite, la colonisation du continent américain amena avec elle une vague d'émigrants venus d'Europe qui connaissaient la culture du coton et installèrent sur ce nouveau territoire d'importantes plantations. Actuellement, le coton reste la fibre textile la plus largement utilisée dans le monde malgré l'apparition des fibres synthétiques.

La culture du coton

Samuel Crampton Samuel Crampton La culture du coton nécessite une saison végétative longue, beaucoup de soleil et d’eau pendant la période de croissance et un temps sec avant la récolte pour ne pas abîmer la fibre. Ces conditions climatiques se rencontrent généralement sous les latitudes tropicales et subtropicales. Le coton supporte les climats tempérés à condition qu'il ne gèle pas. La culture du cotonnier est majoritairement pluviale (Afrique subsaharienne, une grande partie des culture des États-Unis, de l'Inde, de la Chine). Dans les pays à faible pluviométrie, le coton doit être irrigué. C'est le cas de 40 % des surfaces cultivées (Égypte, Ouzbékistan, Pakistan, Syrie). Pour lutter contre les parasites du coton, les cultivateurs des États-Unis ont longtemps utilisé des produits contenant de l'arsenic, ce qui a contribué à la pollution des sols. Les variétés de cotonniers asiatiques sont Gossipium arboreum et Gossipium herbaceum, les cotonniers américains sont Gossipium hirsutum et Gossipium barbadense.

Statistiques économiques

Chiffres FAO 1995, en milliers de tonnes

Commerce équitable

En avril 2005, l'association Max Havelaar France lance le premier coton équitable : des producteurs de coton d'Afrique de l'Ouest (Mali, Sénégal, Cameroun, Burkina Faso) rentrent dans une démarche de commerce équitable et sont certifiés par Max Havelaar. Le sens de cette nouvelle labellisation doit être précisé :
- il existait déjà des vêtements de coton produits selon les règles du commerce équitable, et distribués en France (notamment dans le réseau Artisans du Monde). Dans ce cas, c'est la transformation du coton et son importation qui répondent aux critères du commerce équitable : la filature du coton et la confection des vêtements sont faites par des petits producteurs engagés dans une démarche à long terme avec des organisations de commerce équitable du Nord ; l'importation des vêtements est faite par une centrale d'importation de commerce équitable. La production du coton lui-même échappe largement aux critères du commerce équitable.
- le label de Max Havelaar concerne lui la production du coton, pas des vêtements. C'est donc le premier stade de la filière qui est labellisé. Les stades suivants de la filière ne sont pas soumis aux mêmes critères : les acteurs du reste de la filière (filature, tissage, confection, importation) textile sont « agréés » par Max Havelaar. Cet agrément, contrôlé par des déclarations trimestrielles et des audits physiques ponctuels pour assurer la traçabilité, engage le fournisseur à respecter les normes de l’OIT. Les distributeurs de ces vêtements en coton équitable sont les super et hyper marchés, les boutiques et la vente par correspondance ; soit : Armor Lux, Célio, Cora, Eider, Hacot et Colombier, Hydra, Kindy, La Redoute. Ils ont un simple contrat de licence avec Max Havelaar. Ils gardent le même système de distribution que pour leurs autres produits non labellisés. Il faut noter que ce label de Max Havelaar fait l’objet d’une controverse dans le milieu du commerce équitable, car il s’est construit avec l'aide d’un accord avec la société française Dagris qui est accusée selon ses détracteurs d'encourager la culture de coton transgénique, une culture qui n'est pour le moment pas présente au stade de la production en Afrique de l'Ouest. Or l'usage d'OGM est en contradiction avec les principes du commerce équitable, à cause de la dépendance économique qu'il entraîne pour les petits producteurs et des conséquences sur l'environnement. Cf. [http://www.maxhavelaarfrance.org/produits/coton.htm Le site de Max Havelaar France].

Symbolique

Les noces de coton symbolisent la première année de mariage dans le folklore français.

Liens externes


- [http://www.fao.org/es/esc/en/20953/22215/index.html Le coton sur le site de la Division des produits et du commerce international de la FAO]
- [http://r0.unctad.org/infocomm/francais/coton/plan.htm Un dossier très complet sur le coton publié sur le site de la CNUCED]
- [http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/textiles/01-coton-historique.html Le coton, historique, culture et traitement des fibres - site de l'Université Pierre et Marie Curie, Paris]
- [http://www.oecd.org/document/30/0,2340,fr_2649_33711_32252418_1_1_1_1,00.html Le coton en Afrique de l'Ouest sur le site du Club du Sahel] Catégorie:Textile ja:綿 simple:Cotton



Abraham Lincoln

Abraham Lincoln (18091865) est le seizième président des États-Unis d'Amérique. Il est élu pour un mandat de quatre ans en 1861 et réélu pour un second mandat à partir de 1865. Son nom est associé à la guerre de Sécession et à l’abolition de l'esclavage. Il meurt assassiné au début de son second mandat. Il est considéré comme l’un des plus grands présidents des États-Unis. Lincoln est un petit avocat de province sans expérience qui devient à la fois un homme politique et un chef militaire efficace au moment où les États-Unis traversent la plus grande crise de leur histoire. L’élection d’un Républicain abolitionniste entraîne immédiatement la création des États confédérés d'Amérique formé de 11 États esclavagistes et, peu après, la Guerre de sécession. Après des revers initiaux, l’armée des États-Unis sous le commandement du général Ulysses S. Grant prend le dessus. Lincoln rédige la proclamation émancipant les esclaves et signe le 13e amendement abolissant l’esclavage. Dans son discours d’investiture au début de son second mandat, il se montre conciliant envers les États de l’ex-Confédération et lance un programme de reconstruction qui ne vit pas le jour en raison de son assassinat par un extrémiste pro-Confédéré.

Biographie

Lincoln naît le 12 février 1809 dans une ferme pauvre (250 ha) du Kentucky. Ses parents s’établissent ensuite sur des terres distribuées par le gouvernement dans l’état de l’Illinois. À 22 ans, A. Lincoln bâtit sa propre ferme dans la même région. Il s’intéresse à la politique à partir de 1832 en défendant des intérêts locaux et est élu à l’Assemblée de l’Illinois puis au Congrès des États-Unis tout en exerçant la profession d’avocat dans les intervalles. Dès cette période, ses positions anti-esclavagistes sont apparentes mais il n'est pas en faveur du droit de vote pour la population noire. Il se fait connaître en tant que défenseur des compagnies de chemin de fer, mais aussi par ses discours contre l’admission de nouveaux états esclavagistes dans l’Union en particulier lorsqu’il se présente aux élections sénatoriales de 1858. Le Parti républicain en fait son candidat à l’élection présidentielle de 1860. Il est élu le 6 novembre grâce aux divisions au sein du Parti démocrate. Au lendemain de l’élection, alors que le nouveau président n’est pas encore investi, sept États font sécession : la Caroline du Sud, le Mississippi, la Floride, l’Alabama, la