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Hélios

Hélios

]] Dans la mythologie grecque, Hélios (Ἥλιος / Hêlios) est le fils du Titan Hypérion et de sa sœur Théia, ou selon lHymne homérique qui lui est consacré, d'Euryphaessa, également sa sœur. Il est le frère de Séléné et d'Éos. Contrairement à Apollon, dieu du soleil, de la lumière et des arts, Hélios est la personnification du soleil lui-même. Son rôle principal est celui de révélateur de tout ce qui se passe sur Terre. Dans l'Odyssée, c'est lui qui révèle à Héphaïstos les amours coupables d'Arès et Aphrodite (Od., VIII, 270-271). Selon lHymne homérique dédié à Déméter, c'est également lui qui apprend à la déesse qu'Hadès a enlevé sa fille Perséphone. L'hymne le qualifie d'« observateur divin des Dieux et des hommes » (θεῶν σκοπὸν ἠδὲ καὶ ἀνδρῶν, v.62), tandis qu'Homère le nomme « celui qui voit et entend toutes choses » (ὃς πάντ' ἐφορᾷ καὶ πάντ' ἐπακούει, Od., XI, 109). Il est vénéré dans tout le Péloponnèse et à Rhodes. L'Odyssée raconte également qu'il possède des troupeaux de bœufs et de moutons dans l'île de Trinacrie (la Sicile). Ulysse y accoste lors de son retour vers Ithaque. Dûment chapitré à ce sujet au chant XI par le devin Tirésias, il interdit à ses hommes de toucher aux troupeaux sacrés. Alors qu'il dort, pourtant, ses hommes affamés abattent des vaches. Hélios réclame vengeance auprès de Zeus qui foudroie le navire d'Ulysse, l'épargnant seul au passage. Sa descendance est nombreuse. Homère cite Lampétie et Phaéthuse, conçues avec la nymphe Néère : ce sont elles qui gardent les troupeaux de leur père. De l'Hespéride Églé, il a aussi les Charites. De l'Océanide Persé, il a Éétès, roi de Colchide, Persès, roi de Tauride, Augias, roi d'Élide, Circé et Pasiphaé. De l'Océanide Clymène, il a Phaéton et les Héliades. Il est également le père des sept héros fondateurs de Rhodes. Hélios est facilement reconnaissable par les rayons solaire émanant de sa tête. Il est souvent représenté sur son quadrige. Les Grecs portaient un grand respect à cette divinité, qui aurait pu selon eux cesser de se lever s'il n'était pas justement honoré. De plus, parce que le Soleil voit tout se qui se passe sur la Terre, il était fréquemment invoqué dans les serments solennels : « J'en jure par Hélios » signifiait : « c'est vrai, le Soleil peut en témoigner ». Helios a été rapidement confondu avec Phébus puis Apollon. Dans la mythologie romaine, Hélios correspond à Sol.

Voir aussi

Helios ja:ヘリオス

Titan (mythologie grecque)

Dans la mythologie grecque, les Titans (Τιτάν / Titán en grec ancien, Τιτᾶνες / Titanes au pluriel) sont les divinités primordiales géantes qui ont précédé les Dieux de l'Olympe.

Titans et Titanides

Dieux de l'Olympe1638)]] Ce sont les enfants d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Leur généalogie est donnée par Hésiode dans sa Théogonie. Ils sont au nombre de douze : six fils et six filles (connues sous le nom de Titanides (Tιτάνις en grec, Tιτάνιδες au pluriel ; elles restèrent neutres durant la guerre des Titans, la Titanomachie) :
- Les Titans :
  - Coéos,
  - Crios,
  - Cronos,
  - Hypérion,
  - Japet,
  - Océan ;
- Les Titanides :
  - Mnémosyne,
  - Phœbé,
  - Rhéa,
  - Théia,
  - Thémis,
  - Téthys. Bien que le nom de Titan ne s'applique, au sens strict, qu'aux douze donnés précédemment, il est souvent étendu à une partie de la descendance de ceux-ci, et notamment Prométhée, Épiméthée, Atlas et Ménœtios ; Hécate ; Léto, Hélios et Séléné ; Persès, Pallas et Astraéos, etc.
Sont parfois aussi comptées comme Titans des divinités archaïques comme Ophion, Typhon ou Dioné.

Mythe

Les premiers enfants d'Ouranos et de Gaïa étaient les trois Hécatonchires, chacun ayant cinquante têtes et cent mains, et les trois Cyclopes, chacun ayant un œil unique. Les douze Titans vinrent après. Cependant, Ouranos, premier maître du monde, considérant sa progéniture comme monstrueuse et craignant pour sa couronne, expédia les Hécatonchires et les Cyclopes dans le Tartare, la région la plus basse des Enfers. Furieuse, Gaïa incita les Titans à renverser Ouranos, mais seul Cronos (le plus jeune) réagit. Il attendit son père avec une faucille, le châtra et jeta son sexe ensanglanté dans l'Océan. Ainsi fécondés par le sexe d'Ouranos, les flots formèrent une écume d'où au large de l'île de Cythère naquit Aphrodite, comme le suggère l'étymologie de son nom (en grec, Αφρος signifie écume). Selon Élien, Aphrodite serait née à l'intérieur d'un coquillage et c'est dans ce coquillage qu'elle serait arrivée à Cythère. Selon les sources, les Érinyes (appelées Furies par les Romains) ainsi que les Géants seraient également nés de cette ultime fécondation d'Océan par Ouranos ; selon d'autres sources se serait plutôt Gaïa, fécondée par le sang d'Ouranos, qui aurait engendré les Érinyes et les Géants. Avec l'aide des Hécatonchires et des Cyclopes qu'il avait libérés du Tartare, Cronos renversa Ouranos et devint ainsi maître du monde et des cieux ; mais, craignant à son tour qu'un de ses proches ne lui ravisse la place, il renvoya les Cyclopes dans le Tartare. Il prit aussi l'habitude d'avaler ses propres enfants mis au monde par sa sœur Rhéa car sa mère, Gaïa, avait prophétisé que, comme son père, il serait détrôné par un de ses enfants. À nouveau enceinte, Rhéa se réfugie en Crète et met au monde son dernier né, Zeus, dans une caverne du Mont Ida, et afin de le protéger de son père, elle donne à celui-ci une pierre enveloppée d'un lange en prétendant qu'il s'agit là du dernier-né. Devenu adulte, Zeus se révolta contre la tyrannie de son père. Il demanda tout d'abord à l'Océanide Métis de l'aider ; celle-ci fit avaler à Cronos un puissant vomitif et ce dernier se mit à rendre d'abord la pierre puis les enfants qu'il avait avalés. Ensuite, avec l'aide de ses frères, Zeus engagea et gagna la Titanomachie, la guerre contre Cronos et les Titans qui lui étaient restés fidèles. Durant cette guerre, Zeus sauva également les Hécatonchires et les Cyclopes, toujours détenus dans le Tartare. Il est aidé en cela par Argès, Brontès et Stéropès, qui lui fournirent le foudre. Après sa victoire, Zeus partage le monde avec ses frères Poséidon et Hadès. Zeus obtint la terre, Poséidon la mer et Hadès le monde des ombres. Ce monde, stable, préfigure celui où pourront vivre les hommes ; mais une autre guerre se prépare, la gigantomachie, l'affrontement entre les Dieux de l'Olympe et les Géants.

Voir aussi


- Titanomachie.
-
ja:ティタン ko:티탄 (신화)

Théia

Dans la mythologie grecque, Théia (ou Basilée chez les romains) est une Titanide, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), épouse et sœur d'Hypérion, de qui elle a Hélios, Séléné et Éos. Elle appartient ainsi à la première génération divine, antérieure aux Olympiens. Elle engendre également avec Océan Passalos et Acmon, les deux Cercopes d'Éphèse. Theia Theia ja:テイア

Séléné

Dans la mythologie grecque, Séléné, fille des Titans Hypérion et Théia, sœur d'Hélios (le Soleil) et d'Éos (l'Aurore), est une déesse de la Lune — plus spécifiquement de la pleine lune, second membre de la triade composée d'Artémis (nouvelle lune) et d'Hécate (lune décroissante). Elle est souvent assimilée à Artémis, même si elle personnifie plutôt l'astre lunaire lui-même. Elle est généralement décrite comme une belle femme au visage pâle ou blanc, vétue de longues robes fluides blanches ou argentées et portant une lune en croissant retournée sur sa tête. D'autres sources racontent qu'elle porte également une torche et d'autres encore lui prêtent deux grandes ailes blanches dans le dos. Après s'être baignée dans l'océan, elle mène un char argenté à travers le ciel obscur, tiré par des chevaux blancs dans certains contes et par des bœufs blancs dans d'autres. Elle est également souvent dépeinte montant un cheval ou un taureau. Elle luit d'une douce lumière argentée pendant qu'elle voyage à travers les cieux, renvoyant sa douce lumière sur la terre ensommeillée. Elle eut plusieurs amants, parmi lesquels :
- Pan, qui la séduira en lui offrant un troupeau de bœufs blancs ;
- Zeus, de qui elle aura deux filles, Hersé et Pandia ;
- Endymion, un jeune et beau berger, qu'elle plonge dans un sommeil éternel pour qu'il conserve sa beauté.

Voir aussi


- L'astéroïde Séléné en astronomie. Selene Selene ja:セレネ

Apollon

Apollon (en grec ancien Ἀπόλλων / Apóllôn, en latin Apollo) est le dieu archer grec de la clarté solaire, de la beauté, de la raison, des arts et plus précisément de la musique et de la poésie. Il est également dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste avec son arc ; enfin, c'est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l'ont adopté très rapidement sans changer son nom. C'est peut-être le dieu qui a le plus été adoré dans toute la mythologie gréco-romaine et l'un des plus complexes à cerner, d'autant plus qu'il a, au fil du temps, « absorbé » d'autres dieux mineurs.

Généalogie

Apollon est le fils de Zeus et d'une Titanide (fille de Titans), Léto (grec : Λητώ Lêtố, latin : Latona, d'où la graphie française Latone). Sa sœur jumelle est Artémis. L'un des Hymnes homériques raconte en détails son histoire : Héra, jalouse d'une nouvelle infidélité de son divin époux, avait interdit à la Terre de recevoir Léto, enceinte d'Apollon et de sa sœur. Celle-ci errait donc en vain à la recherche d'un lieu qui l'accueillerait. Seule l'île d'Ortygie, qui n'était pas fixe, put l'accepter, car son statut de terre flottant sur les eaux n'en faisait ni une île au sens propre ni une zone terrestre. Léto lui promit d'en faire une île fixe et purifiée ; celle-ci ne put cependant mettre au monde ses jumeaux et souffrit pendant neuf jours et neuf nuits des douleurs de l'enfantement ; en vain : Héra retenait subtilement Ilithyie, qui préside aux accouchements. D'autres déesses, cependant, envoyèrent Iris, la messagère des dieux, afin qu'elle libérât Ilithyie de l'attention d'Héra, ce qu'elle fit. Léto put enfin accoucher, d'abord d'Artémis, qui l'aida à mettre au monde Apollon. Thémis offrit au nouveau-né le nectar et l'ambroisie et lui transmit de fait le goût de l'équité ; Ortygie, enfin fixe, devint une terre sacrée, sur laquelle nul ne pouvait naître ou mourir et prit le nom de Délos, c'est-à-dire « la visible » (voir à religion grecque antique, section « Le pur et l'impur »).

Origines

religion grecque antique Apollon et sa sœur ne sont pas proprement grecs. On considère qu'ils sont d'origine asiatique, ce qui, pour les Grecs, signifiait « d'Asie Mineure ». Le nom même de Léto pourrait venir du lycien, un dialecte indo-européen parlé autrefois en Turquie, et signifierait, sous la forme Lada, « femme ». L'une des épiclèses d'Apollon, Apollon Lycien, conforte cette hypothèse. De même, l'arme d'Apollon et de sa jumelle, l'arc, n'est pas grec mais barbare (au sens grec : tous les peuples qui ne parlent pas le grec) ; il porte de plus, comme sa sœur, non pas des sandales, à l'instar des autres dieux, mais des bottines, type de chaussure considérée comme asiatique par les Anciens. En outre, il est, dans l'Iliade d'Homère, du côté des Troyens, peuple asiatique, et le rejet que subit Léto, que nulle terre grecque n'accepte, conforterait l'idée d'un dieu étranger. C'est paradoxalement peut-être le dieu le plus grec de tous, et son adoption rapide par les peuples hellènes a vite dissimulé ses origines lointaines. Il est aussi possible que ses origines remontent au peuple dorien du Péloponnèse, lequel honorait un dieu nommé Ἀπέλλων, Apéllôn, protecteur des troupeaux et des communautés humaines ; il semblerait que le terme vienne d'un mot dorien, ἀπέλλα, apélla, signifiant « bergerie » ou « assemblée ». L'Apellon dorien serait une figure syncrétique de plusieurs divinités locales pré-grecques, de même que l'Apollon grec est la fusion de plusieurs modèles, dont Apellon ; il est d'ailleurs remarquable que son épithète de Lycien puisse être comprise comme « qui vient de Lycie » ou « qui protège des loups », c'est-à-dire que les deux origines, l'une asiatique et l'autre dorienne, se confirment en un seul terme. Lorsque son culte s'introduit en Grèce, il est déjà honoré par d'autres peuples pré-hellènes, ce que lHymne homérique qui lui est destiné indique en signalant que les Crétois étaient ses premiers prêtres. Son premier lieu de culte est bien sûr Délos, capitale religieuse des Ioniens ; c'est sous Périclès, au , que l'île passe aux mains des Athéniens, qui confortent son caractère de sanctuaire inviolable en y faisant interdire toute naissance et toute mort. Le culte d'Apollon s'était entretemps répandu partout dans le monde Antique, de l'Asie Mineure (le sanctuaire de Didymes, près de Milet, en porte la trace flagrante : c'est l'un des plus grands temples jamais bâtis dans la zone méditerranéenne) à la Syrie, sans parler des innombrables temples qui lui sont dédiés en Grèce même. C'est surtout à Delphes que le caractère complexe du dieu se révèle, dans son rôle d'inspirateur de la Pythie et des hommes, qu'il révèle à soi.

Hauts faits

La fondation de Delphes est sans doute le plus important de ses hauts faits. Après sa naissance, Apollon quitta Délos pour la contrée des Hyperboréens, peuple mythique du Septentrion, près de qui il séjourna un an (il y revint périodiquement à la suite). De retour, il décida de faire de Delphes son prochain sanctuaire. Le lieu, en effet, était censé être le centre de l'Univers (voir l'article consacré à Delphes), mais il était aux mains d'anciennes puissances chtoniennes : Gaïa y était honorée, et un serpent fabuleux, la
drákayna Δράκαινα y résidait. Après avoir tué le serpent et supplanté Gaïa, il fit de Delphes son territoire. La dépouille du serpent devint puthố(n) Πυθώ(ν), peut-être « la pourrissante » (d'où notre python) et Apollon prit le titre de Pythien, comme le fit la prophète Pythie (à cet égard, il importe de remarquer que l'oracle est, encore une fois, lié aux forces telluriques ; il est aussi notable qu'en d'autres sanctuaires qui lui sont dédiés, comme à Claros en Ionie (Turquie), Apollon a remplacé des divinités chtoniennes qui y étaient adorées). À l'issue de ce meurtre, Apollon dut se purifier avec l'eau du Tempé, afin de se laver de la souillure (voir à religion grecque antique, section « Le pur et l'impur ») et confirma son rôle de dieu des purifications. Ayant besoin de sectataires, il se métamorphosa en dauphin et détourna un navire crétois qui passait près de là pour en attirer les passagers, les prêtres signalés plus haut, dans son sanctuaire. C'est ainsi que la ville prit réellement son nom de Delphes (Δελφοί Delphoí), dérivé de δελφίς delphís, « dauphin » (lequel terme français nous vient du grec par le latin).

Apollon-Phébus

religion grecque antique Apollon est aussi parfois appelé Phébus (ou Phœbus, Φοῖϐος / Phoïbos, en grec ancien). Les poèmes homériques le nomment souvent « Phébus Apollon ». De fait, certains livres et manuels en concluent bien vite qu'Apollon et Phébus sont les mêmes personnes. Ce n'est qu'à moitié vrai. En réalité, Apollon enfant, très joueur, avait subtilisé les foudres de Zeus et foudroya le char du Soleil. En punition, il reçut la tâche de conduire le char et devenait donc Phébus, le Dieu Soleil. Apollon et Phébus sont donc la même personne, mais ils ne possèdent, en tant que dieux, ni les mêmes attributs, ni le même domaine.

Épiclèses et attributs


- Ses épithètes :
  - ἑκηϐόλος (
hekêbólos), « qui vise loin »,
  - ὑπερϐόρεος (
hyperbóreos, hyperboréen), « de l'extrême Nord »,
  - ἀργυρότοξος (
argyrótoxos), « à l'arc d'argent »,
  - ἑκάεργος (
hekáergos), « qui repousse au loin », s.e avec ses flèches,
  - μουσαγέτης (
mousagétês), « conducteur des Muses, musagète »,
  - ἀλεξίκακος (
alexíkakos), « qui éloigne le mal »,
  - λοξίας (
loxías) « l'oblique » (pour Apollon comme dieu des oracles) ;
- Ses attributs : l'arc, la lyre, la flûte, les cornes de bovidés et le laurier (cf. Daphné) ;
- Ses animaux favoris : le corbeau, le cygne, le coq, le loup et le serpent ;
- Ses sanctuaires : Delphes, Délos, Claros, Argos, Thasos ;
- Fêtes qui lui sont consacrées : les Karneia, les Actia.

Apollon dans l'art européen, de l'Antiquité à nos jours

Actia

Apollon dans l'art antique


- Apollon de Piombino, conservé au Musée du Louvre ;
- Grand Apollon doré de Lillebonne, ap. J.-C. (Musée du Louvre).

Renaissance d'Apollon au

Apollon et l'art de Louis XIV


- La galerie d'Apollon, au Louvre, est l'œuvre de décorateur et peintre Charles Le Brun. Elle fut continuée par Eugène Delacroix et achevée sous le Second Empire.
- Dans le château de Versailles, le salon d'Apollon, ou salle de trône, était réservé à la réception des ambassadeurs. Le dieu des arts semblait également patronner les spectacles de danse et de musique qui s'y déroulaient.
- Les jardins de Versailles offrent de nombreuses représentations du dieu solaire :
  - Le bassin d'Apollon est situé dans la grande perspective, à proximité du Grand Canal. Une statue monumentale d'Apollon a été réalisée par Tuby. Apollon sort de l'eau conduisant un char tiré par des chevaux (voir photo).
  - Le bosquet des bains d'Apollon, réalisés au siècle, reprennent le thème du dieu solaire fatigué, entouré de nymphes (voir photo).
- Peintures :
  -
Apollon et Aurore, Gérard de Lairesse, 1671, Metropolitan Museum of Art, New York. Image:BassinApollon1.jpg|Bassin d'Apollon dans les jardins de Versailles Image:Bainsapollon1.jpg|Bosquet des bains d'Apollon, jardins de Versailles

Représentations classiques et néoclassiques du dieu

Voir aussi

Articles connexes


- Divinités olympiennes ;
- Religion grecque antique.

Liens externes


- [http://www.androphile.org/preview/gay_france/library/mythologie/greek/GreekMythology.htm Mythes d'Apollon et Hyacinte, et Apollon et Kyparissos - La Bibliothèque des Mythes Grecs de l'Amour Masculin - Projet Androphile]
Catégorie:Divinité olympienne Catégorie:Progéniture de Zeus Catégorie:Camp troyen dans la guerre de Troie Catégorie:Homosexualité dans la mythologie grecque Catégorie:Divinité romaine d'origine grecque Catégorie:Sculpture ja:アポロン ko:아폴론


Héphaïstos

] Dans la mythologie grecque, Héphaïstos (en grec ancien Ἥφαιστος / Hêphaistos, peut-être de φαίνω / phainô, « briller ») est le dieu du feu, des forges et des volcans. Il était aussi un inventeur divin et un créateur d'objets magiques. Son nom apparaît souvent dans la poésie grecque comme synonyme de « feu ». Il est habituellement représenté sous les traits d'un forgeron boiteux. Ayant un jour pris la défense de sa mère Héra devant Zeus, ce dernier, courroucé, le projeta à travers les airs ; sa lourde chute est à l'origine de sa claudication. Cette disgrâce relative tranche avec le portrait des autres Olympiens (d'autant plus qu'il est le compagnon de la belle Aphrodite), et lui vaut d'essuyer des moqueries de leur part. Cette singularité est encore renforcée par un caractère plus bienveillant et moins coléreux que les autres dieux, même s'il n'est pas exempt de passions. Très habile dans son art, Héphaïstos façonne des objets remarquables (que l'on songe au bouclier d'Achille dans l'Iliade, dont le revêtement offre une image parfaite du monde). Son équivalent dans la mythologie romaine est Vulcain (parfois aussi nommé Mulciber).

Épithètes, attributs & sanctuaire


- Ses attributs : le marteau, l'enclume ;
- Sanctuaire : Lemnos, l'Etna.

Voir aussi


- Divinités olympiennes
Hephaistos ja:ヘパイストス ko:헤파이스토스

Ars


- Ars, commune française de la Charente
- Ars, commune française de la Creuse

Voir aussi


- Ars-en-Ré, commune française de la Charente-Maritime
- Ars-Laquenexy, commune française de la Moselle
- Ars-les-Favets, commune française du Puy-de-Dôme
- Ars-sur-Formans, commune française de l'Ain
- Ars-sur-Moselle, commune française de la Moselle
- Saint-Julien-l'Ars, commune française de la Vienne
- Saint-Martin-l'Ars, commune française de la Vienne
- Marais du Fier d'Ars, zone humide française, dans l'île de Ré (Charente-Maritime), protégée par la Convention de Ramsar
- Diocèse de Belley-Ars (Ars-sur-Formans) ::Basilique d'Ars (Jean-Marie Vianney, le Curé d'Ars)
- ars antica, la période de la musique du Moyen Âge (voir musique du Moyen Âge)
- ars nova, la période de la musique du Moyen Âge (
voir musique du Moyen Âge)
- ars subtilior, la période de la musique du Moyen Âge (voir musique du Moyen Âge)
- Ars, le film de Jacques Demy, en 1959
-
Ars Magirica, l'ouvrage de cuisine romaine d'Apicius (voir aussi histoire de l'art culinaire)
-
Ars magna, l'ouvrage de Jérôme Cardan (voir Ludovico Ferrari)
-
Ars Magna, l'ouvrage de Raymond Lulle
-
le Curé d'Ars et sa passion, l'ouvrage de Jean de La Varende
-
Ars Electronica

et voir également


- ARS, page d'homonymie


Aphrodite

Aphrodite (en grec ancien Ἀφροδίτη / Aphroditê) est la déesse grecque de la germination, de l'amour, des plaisirs et de la beauté. Elle a pour équivalent Vénus dans la mythologie romaine. On peut distinguer deux conceptions différentes d'Aphrodite : celle du plaisir de la chair, plus « terrienne » en quelque sorte, et celle de l'amour spirituel, pure et chaste dans sa beauté. Le quatrième mois du calendrier grégorien aurait été nommé avril en son honneur par les Romains. Il existe deux légendes différentes sur sa naissance :
- dans l'Iliade d'Homère, elle est la fille de Zeus et Dioné (une des filles d'Océan, maîtresse de Zeus) ;
- dans les mythes plus tardifs (Hésiode), et selon la tradition la plus connue, Aphrodite naît des flots fécondés par le sexe d'Ouranos, tranché par Cronos. Poussée par les Vents, la déesse vogue jusqu'à Cythère et jusqu'à Chypre. Mariée à Héphaïstos, elle a de multiples aventures extra-conjugales. De ses relations avec :
- Arès, elle a Harmonie, Déimos et Phobos. Informé de la relation adultère par Hélios (qui voit tout de sa position élevée), Héphaïstos crée un filet magique qu'il place sur le lit pour emprisonner le couple. Convoquant Zeus et les Olympiens, il leur révèle la duperie devant les amants emprisonnés. À la suite de cela, Aphrodite maudit Hélios et sa descendance, c'est-à-dire Pasiphaé et ses filles Ariane et Phèdre (malédiction qui sera aggravée par celle dont Poséidon affligera Minos, époux de Pasiphaé et père d'Ariane et Phèdre) ;
- Hermès naît Hermaphrodite ;
- Dionysos naît Priape ;
- le Troyen Anchise naît Énée, qu'elle protège et aide à emporter les Pénates de Troie jusqu'en Italie ;
- Adonis, bel enfant né de l'arbre à myrrhe en lequel sa mère incestueuse Myrrha, est transformée. Perséphone lui dispute l'enfant et Zeus doit partager le temps d'Adonis. Un tiers de l'année pour chacune et le troisième à son choix, qu'il passe toujours avec Aphrodite, jusqu'à ce qu'il soit mortellement blessé par un sanglier. Zeus) - une analyse du tableau]] Éros et son double jumeau Antéros passent parfois pour ses enfants, alors que selon Hésiode, Éros est une des premières divinités, non engendré mais issu directement du Chaos. La vengeance d'Aphrodite est terrible. Pour la vindicte, elle ne le cède en rien à Héra, mais si cette dernière ne poursuit les femmes que par jalousie, Aphrodite ne les frappe que lorsqu'elles la servent mal ou refusent de la servir, et les femmes sont alors tant ses victimes que ses instruments destinés aux hommes, plus rarement par jalousie, leur inspirant parfois des amours difficiles :
- par jalousie elle condamne Éos (l'Aurore) à l'érotomanie
- pour punir Hippolyte, qui ne respecte qu'Artémis, elle provoque la passion de Phèdre ;
- à la demande de Poséidon, elle suscite le désir monstrueux de Pasiphaé pour un taureau ;
- les filles du roi de Chypre refusent de l'honorer : elle les force à se prostituer ;
- pour la même faute, elle afflige les femmes de Lemnos d'une odeur effroyable qui fait fuir tous les hommes ;
- elle tente également de pousser Psyché à tomber amoureuse d'un homme mauvais grâce à une flèche d'Éros, lequel désobéit et décide de l'épouser. Quant à ses protégées, elles ne sont guère mieux loties. Hélène se plaint amèrement de la faveur de la déesse : « Infortunée que je suis, lui dit-elle, te voilà encore à mes côtés, pleine de desseins perfides ! » La légende la plus connue concernant Aphrodite est peut-être celle qui raconte la cause de la guerre de Troie. Éris, la seule déesse à ne pas être invitée au mariage du roi Pélée et de la nymphe de la mer Thétis, jette par dépit une pomme d'or dans la salle du banquet avec l'inscription « À la plus belle ». Zeus refuse de choisir entre Héra, Athéna et Aphrodite, les trois déesses qui, selon lui, méritent la pomme. Elles demandent à Pâris, prince de Troie, d'être le juge. Toutes les trois essaient de le soudoyer. Héra lui promet la puissance royale, Athéna, la gloire militaire, et Aphrodite, la plus belle femme du monde. Pâris choisit Aphrodite et demande en récompense Hélène de Troie, femme du roi grec Ménélas. L'enlèvement d'Hélène par Pâris provoque la guerre de Troie. D'origine orientale, Aphrodite est assimilée dans les premières croyances religieuses grecques à la phénicienne Astarté et est connue sous les noms d'Aphrodite Ourania, reine des cieux, et d'Aphrodite Pandemos, déesse du peuple.

Épiclèses, attributs et sanctuaire


- Attributs : la nudité ;
- Animal favoris : la colombe ;
- Sanctuaires : Paphos, sur l'île de Chypre (autel d'Aphrodite Ourania) ; Olbia (Hyères).

Voir aussi

Articles connexes


- le thème de sa Naissance, en peinture;
- Acidalie, un des surnoms de la déesse ;
- Divinités olympiennes.

Lien externe


Catégorie:Divinité olympienne Catégorie:Progéniture de Zeus Catégorie:Liaison d'Arès Catégorie:Liaison d'Hermès Catégorie:Camp troyen dans la guerre de Troie Catégorie:Mythologie et sexualité ja:アプロディテ ko:아프로디테 simple:Aphrodite

Déméter

(fin ) représentant peut-être Déméter tenant Perséphone enfant]] Dans la mythologie grecque, Déméter (en grec ancien Δημήτηρ / Dêmếtêr) est la déesse de l'agriculture et des moissons. Les Romains l'associèrent à Cérès. La Théogonie d'Hésiode en fait une fille des Titans Cronos et Rhéa, sœur de Zeus, de Poséidon, d'Hadès, d'Hestia et d'Héra et la mère de Perséphone.

Mythe

Perséphone (14761484)]] Quand Hadès, souverain des morts, enleva Perséphone pour en faire son épouse, Déméter partit à sa recherche et négligea les récoltes de la Terre. En prenant la forme d'une vieille femme nommée Doso, elle erra pendant neuf jours. Zeus, réalisant qu'une famine menaçait les mortels, se décida à envoyer Hermès au royaume d'Hadès pour lui demander de rendre Perséphone à sa mère. Mais comme Perséphone avait mangé un pépin de la grenade offerte par Hadès en guise de dernière ruse pour la garder avec lui, la tradition voulait que quiconque mangeait dans le royaume des morts ne puisse le quitter. Zeus s'entendit pour que Perséphone passe les six ou huit mois cultivables sur la Terre avec sa mère et le reste de l'année avec son époux. Mais Déméter n'eut pas que Perséphone. Le héros Iasos s'unit à elle dans un champ labouré trois fois et lui donna un fils qui fut appelé Ploutos et qui devint la personnification de la richesse. Homère mentionne que Zeus, par jalousie, foudroya Iasos. Déméter enseigna aux humains le travail des semis et du labour. Durant son errance sous la forme de Doso, elle rencontra Céléos, roi d'Éleusis. Pour le remercier de son accueil, elle prit les fils du roi, Démophon et Triptolème, tenta de rendre le premier immortel et enseigna au second l'art de l'agriculture. Celui-ci devait en retour enseigner cet art au reste des humains. Certaines traditions mentionnent qu'elle lui aurait aussi donné des grains de blé afin qu'il les répande sur la Terre.

Culte

Triptolème et satyres, par Sébastien Bourdon (2 moitié du )]] Dans Les Travaux et les Jours, Hésiode revient fréquemment sur Déméter, et il y donne de nombreux détails sur les rites religieux entourant la fertilité et le travail de la terre. On reconnaît que cette déesse est l'une des divinités les plus favorables aux humains et qu'elle se réjouit dans la paix et le labeur. Plusieurs auteurs s'entendent pour dire qu'elle ne faisait pas partie des douze dieux de l'Olympe, puisqu'elle préférerait rester près de la terre et des champs. Selon Pausanias dans sa Description de la Grèce, une grande quantité temples et sanctuaires dédiés à Déméter parsemaient le pays, témoignant de l'importance de son culte. Déméter fut honorée dans les mystères d'Éleusis, un culte célébrant le retour à la vie et le cycle des moissons. LHymne homérique à Déméter, donne la meilleure description qui puisse nous documenter sur l'origine du culte. Elle était également honorée aux mystères de Samothrace sous la forme de la déesse Axieros, la déesse principale des Grands Dieux.

Épiclèses, attributs & sanctuaire


- Ses attributs : les gerbes de blé et la faucille.
- Ses sanctuaires : Éleusis, Thermopyles, Samothrace.

Déméter dans les arts

Déméter est souvent représentée assise et portant une gerbe d'épis de blé tressés. On la voit parfois munie d'une torche, à la recherche de sa fille bien-aimée. On retrouve souvent près d'elle les produits de la terre et ses animaux sacrés, la couleuvre et la truie. Sa fille Perséphone apparaît assez souvent à ses côtés.

Sources


- (v. 453–457, 912–914 et 969–974) ;
- (v. 290) ;
- (v. 32, 300, 391–394, 465–466, 597–599 et 805–807) ;
- (
Déméter, passim) ;
- .

Voir aussi


Demeter Demeter Demeter Demeter ja:デメテル


Perséphone

Dans la mythologie grecque, Perséphone (en grec ancien Περσεφόνη / Persephónê, chez Homère Περσεφόνεια / Persephoneia) est une déesse, fille de Zeus et de Déméter. Elle est d'abord connue sous le simple nom de Coré (Κόρη / Kórê) « la jeune fille », ou encore « la fille », par opposition à Déméter, « la mère » (ἡ Μητὴρ / hê mêtêr). Elle est assimilée à Proserpine (en latin Proserpina) dans la mythologie romaine.

Mythe

Perséphone est une des principales divinités chtoniennes des Grecs. Son histoire est contée notamment dans lHymne homérique à Déméter. Perséphone est d'une rare beauté, et sa mère Déméter l'élève au secret en Sicile, son île favorite, où la jeune fille est en sécurité. Dans les bois d'Enna, Perséphone se divertit en compagnie des Océanides. Un jour, alors qu'elles sont occupées à cueillir des fleurs, Perséphone s'écarte du groupe, apercevant un beau narcisse bleu. La fleur a été créée par Zeus, car ayant favorablement répondu à la demande de son frère Hadès qui veut épouser la jeune fille malgré le refus de Déméter, il espère obtenir l'accord de la déesse en la mettant devant le fait accompli. Maintenant que Perséphone est seule, Hadès jaillit du sol sur son char, se saisit d'elle malgré ses cris et l'emmène : la scène se serait déroulée près du lac de Pergusa, en Sicile. La nymphe Cyané, qui est témoin de la scène, proteste en vain, et de désespoir s'évanouit dans les eaux. Lorsque Déméter découvre plus tard où se trouve Perséphone, elle obtient de pouvoir reprendre sa fille à la seule condition que celle-ci n'ait rien mangé dans la demeure de son soupirant. Toutefois, Ascalaphe révèle à Hadès que la jeune fille a mangé des grains de grenade, et le dieu peut ainsi faire valoir ses droits sur Perséphone. On en vient cependant à un compromis, et Hermès conduit Déméter et Perséphone devant le trône de Zeus. Celui-ci décide que la jeune femme passera quatre ou, selon certains, six mois auprès d'Hadès comme reine des Enfers, et le reste de l'année sur terre. Perséphone semble avoir accepté son rôle de reine des Morts car, dans les légendes, elle agit toujours en accord avec son époux. Toutefois, certains auteurs ne la reconnaissent pas comme la fille de Déméter, mais comme celle du Styx, et selon eux Perséphone est depuis toujours la déesse des Enfers. Elle passe aussi pour la mère de Zagreus, conçu avec Zeus métamorphosé en serpent. Perséphone intervient peu dans les légendes (voir cependant Adonis et Pirithoos).

Culte

Perséphone occupe une place importante dans les cultes de nombreuses villes, en particulier ceux d'Éleusis, de Thèbes et de Méagre, ainsi qu'en Sicile et en Arcadie. Divinité infernale, elle est aussi à l'origine une déesse du blé, comme sa mère. Chez les Grecs, la fertilité du sol est étroitement liée à la mort, et les grains de semence sont conservés dans l'obscurité pendant les mois d'été, avant les semailles de l'automne. Ce retour de la vie après l'ensevelissement est symbolisé par le mythe de Perséphone, enlevée, puis restituée, et donne naissance aux rites des mystères d'Éleusis. Pour les fidèles, le retour sur terre de la déesse est une promesse formelle de leur propre résurrection. Le mythe de Perséphone est également célébré aux mystères de Samothrace, où elle est identifiée à la déesse Axiokersa.

Évocations artistiques

Peinture

L'enlèvement de Perséphone est un sujet fréquent dans l'art. L'exemple le plus connu est le groupe du Bernin, à la Galerie Borghèse, à Rome.

Musique


- Jean-Baptiste Lully a composé une tragédie lyrique nommé
Proserpine en 1680 ;
- Igor Stravinsky a composé un opéra nommé
Perséphone.

Sources


- ;
- (I, 3, 1 ; I, 5, 1–3) ;
- (v. 912) ;
- (X) ;
- (CXLVI ; CLXVII) ;
- (
Déméter, passim) ;
- (V) ;
- (IV, 417 et suiv.) ;
- (V, 341–408 ; VI, 114).

Voir aussi

Articles connexes


- Divinités grecques chtoniennes ;
- Enfers.

Bibliographie


- Karl Kerenyi,
Eleusis: Archetypal Image of Mother and Daughter, 1967 ;
- Günter Zuntz,
Persephone: Three Essays on Religion and Thought in Magna Graecia, 1973.

Lien externe

Persephone Persephone Persephone Persephone ja:ペルセポネ


Péloponnèse

Le Péloponnèse (en grec Πελοπόννησος / Pelopónnēsos) est la partie méridionale de la Grèce reliée à la Grèce centrale (Ἑλλάς / Hellás) par l'isthme de Corinthe à l'Est et par le pont Rion-Antirion au Nord. Il couvre 21 379 km² pour 3 millions d'habitants (2000). Il est divisé en sept nomes :
- Achaïe
- Arcadie
- Argolide
- Corinthie
- Élide
- Laconie
- Messénie

Géographie

Le Péloponnèse s'étend sur une superficie de 21 549 km² et constitue la partie méridionale de la Grèce continentale, bien que techniquement parlant, il soit une île depuis le percement du canal de Corinthe en 1893. Il est relié au continent par l'isthme de Corinthe et par le pont Rion-Antirion, achevé en 1994. La péninsule se caractérise par un relief montagné et des côtes très découpées ; son point culminant est le mont Cyllène (2376 m). Elle possède ell-même quatre péninsules orientées vers le Sud : la Messénie, le Magne, Épidaure et l'Argolide, à l'extrémité nord-est. Le Péloponnèse est entouré par deux groupes d'îles, les îles Saroniques à l'Est et les Îles ioniennes à l'Ouest, auxquelles se rattache l'île de Cythère, au large de la péninsule d'Épidaure.

Histoire

Son nom vient de Pélops, fils du roi de Lydie, Tantale. Il a également été appelé Apia (Ἆπια / Ápia, d'Apis, roi d'Argos) ou Argos (principale puissance de l'époque) par Homère. À partir du , il est appelé Morée par les Croisés en raison de la forme de la péninsule, qu'on comparait à une feuille de mûrier. La Morée est conquise après la Quatrième croisade par les troupes de Guillaume de Champlitte et de Geoffroy de Villehardouin, lequel y fonde une principauté en 1248. À la mort de son fils, la Morée passe aux Angevins de Naples (1278) puis aux Navarrais (1396). Les Grecs la conquièrent au début du , avant qu'elle ne soit prise par les Turcs.

Voir aussi

Articles connexes


- civilisations : Pélasges, Ioniens, Achéens, Doriens
- cités péloponnésiennes : Argos, Corinthe, Sparte
- guerre du Péloponnèse
- Canal de Corinthe

Bibliographie


- Jean Longnon, L'Empire latin de Constantinople et la principauté de Morée, Payot, Paris, 1949 ; Peloponnese Catégorie:Région grecque ja:ペロポネソス半島 ko:펠로폰네소스 반도 simple:Peloponnese

Ulysse

Ulysse (en grec ancien Ὀδυσσεύς / Odusseús, en latin Ulixes, puis par déformation Ulysses) est un personnage de la mythologie gréco-romaine.

Un des héros de l'Iliade

Persuadé par les arguments de Ménélas et Agamemnon, il quitte Ithaque, île dont il est le roi, pour prendre part à la guerre de Troie dans le camp achéen — alors qu'une prophétie lui a prédit un retour plein d'embûches. Son fils Télémaque n'est encore qu'un jeune enfant. Selon d'autres versions, il est lié par le serment de Tyndare, obligeant les prétendants malheureux à la main d'Hélène à aider celui qui l'emporterait. Ulysse simule alors la folie pour éviter de partir, labourant un champ avec un attelage composé d'un bœuf et d'un cheval. La ruse est éventée par Palamède, et Ulysse est contraint de rejoindre le camp grec à la tête de douze nefs. Dans L'Iliade, il est représenté comme un roi sage, favori d'Athéna, et habile à parler. Il occupe, de ce fait, une place d'honneur dans le conseil des rois. Lors de l'une de ces assemblées, il châtie le manant Thersite, qui prétend contester la parole des rois, en le frappant de son bâton de commandement. Jugé digne de confiance par les autres rois, il est chargé par Agamemnon de récupérer Chryséis auprès d'Achille, après avoir en vain plaidé auprès de ce dernier retranché dans sa tente. C'est également lui qui est chargé des ambassades : avec Ménélas, il se rend à Troie pour négocier le retour d'Hélène. Ami du jeune guerrier Diomède, il l'accompagne dans la capture de l'espion Dolon. Selon une légende cyclique, ils dérobent également tous deux le Palladium. Après la mort d'Achille, il vainc en duel Ajax fils de Télamon, et remporte les armes du Péléide. Enfin, il est l'auteur du stratagème du Cheval de Troie, conté dans lOdyssée et les épopées cycliques.

Le héros de l'Odyssée

La guerre de Troie finie, il erre sur la mer du fait du courroux de Poséidon. Ses errances comprennent notamment l'épisode des sirènes poussant, au moyen de leurs chants enchanteurs, les navires vers les récifs (Ulysse, prévenu par Circé, demande à son équipage de se boucher les oreilles avec de la cire ; quant à lui, il se fait attacher au mât du bateau) ; celui de la lutte contre le cyclope Polyphème, un fils de Poséidon à qui il crève l'œil après l'avoir enivré ; celui de la nymphe Calypso le gardant sur son île durant huit ans, lui ayant promis l'immortalité ; celui des Lotophages et celui de la magicienne Circé, connue pour transformer les hommes en animaux. Du pays des Cimériens, il descend même au Enfers, où il rencontre les ombres errantes de nombreux héros qu'il a côtoyés : Agamemnon, Achille devenu le roi du monde des ombres, Ajax le grand... Au bout de 20 ans, donc, il retrouve sa patrie, sa femme Pénélope et son fils Télémaque. Télémaque a tenté dès l'âge adulte de retrouver son père (la Télémachie). Quant à Pénélope, elle est aussi rusée que son mari : en effet, afin de faire patienter ses prétendants, elle inventa le stratagème suivant : elle leur promet d'en choisir un dès qu'elle aura terminé de filer le suaire destiné à envelopper la dépouille de son beau-père Laërte, mais pour faire durer l'œuvre, elle le défait durant la nuit. Son aventure est racontée dans l'Odyssée (Odysseus, Ulysse en grec) d'Homère.

Sources


- ;
- ;
- (
passim) ;
- (
passim) ;
- ;
- .

Voir aussi

Article connexe


- l'Odyssée.

Lien externe

Catégorie:Geste d'Achille Catégorie:Odyssée Catégorie:Camp achéen dans la guerre de Troie Catégorie:Prétendant d'Hélène Catégorie:Enfers grecs ja:オデュッセウス ko:오디세우스


Tirésias

(17801785)]] Dans la mythologie grecque, Tirésias (en grec ancien Τειρεσίας / Teiresías), fils d'Évère et de la nymphe Chariclo, est un devin célèbre.

Mythe

Il rapportait son origine à Udée, l'un des Spartes (héros qui étaient nés des dents du serpent semées en terre par Cadmos). C'est à Thèbes surtout qu'il rendait des oracles. Non seulement il connaissait le passé, le présent et l'avenir, mais il interprétait encore le vol et même le langage des oiseaux. Zeus lui accorda, dit-on, une vie sept fois plus longue que celle des autres hommes. Il prédit aux Thébains et aux rois de Thèbes leur destinée ; enfin, même aux Enfers, après sa mort, Hadès, par une faveur particulière, lui laissa le pouvoir de rendre des oracles. Ainsi, chez Homère, Circé conseille à Ulysse de descendre aux Enfers consulter Tirésias ; et le héros, après avoir appris du devin ce qu'il désirait, promet de l'honorer comme un dieu, dès qu'il sera de retour à Ithaque. Cependant Tirésias était aveugle, et les mythologues donnent plusieurs causes à cette triste infirmité. Selon les uns, les dieux l'avaient rendu aveugle, parce qu'ils lui en voulaient de révéler aux mortels des secrets qu'ils auraient voulu garder pour eux ; selon d'autres, cette cécité avait une bien plus extraordinaire origine. Un jour Tirésias ayant rencontré, sur le mont Cyllène, deux serpents entrelacés, les sépara avec son bâton ; et aussitôt il devint femme ; au bout d'un certain temps, il rencontra les deux mêmes serpents encore entrelacés, et il reprit sa première forme. Or, comme il avait connu les deux sexes, il fut choisi pour juge d'un différend qui s'éleva plus tard entre Zeus et Héra. Il s'agissait de savoir qui, de la femme ou l'homme, prenait le plus de plaisir au sexe. Zeus affirmait que c'était la femme, Héra l'homme. Tirésias était donc, par sa double expérience, capable de répondre. Il donna cependant tort à la déesse, qui en fut si irritée qu'elle le priva de la vue ; il en fut dédommagé par le don de prophétie qu'il reçut de Zeus. Du reste, Athéna lui donna un bâton avec lequel il se conduisait aussi facilement que s'il avait eu d'excellents yeux. Tirésias trouva la mort au pied du mont Tilphuse, en Béotie : il y avait là une fontaine dont l'eau fut mortelle pour lui. Il fut enterré près de, cette fontaine et, à Thèbes, on lui rendit des honneurs divins.

Voir aussi

Article connexe


- Oracle grec.

Bibliographie

---- Le compositeur Francis Poulenc a écrit en 1947 une œuvre lyrique, sur un texte de Guillaume Apollinaire, Les mamelles de Tirésias. Tiresias Tiresias

Zeus

Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús, de la racine indo-européenne dyēus, dieu du ciel) est le roi des dieux dans la mythologie grecque. Il règne sur le Ciel et a pour symbole l'aigle. Fils de Cronos et de Rhéa, il est marié à sa sœur Héra. Armé du foudre, Zeus est apparenté à Jupiter dans la mythologie romaine. On retrouve également des divinités semblables dans d'autres panthéons : Taranis chez les gaulois, Thor chez les nordiques, Indra chez les hindous...

Enfance

hindous)]] La naissance de ce fils de Titans frère et sœur apporte une première légende pré-olympienne. En effet, craignant de se faire détrôner par un de ses enfants, Cronos, dès leur naissance, les dévorait. Rhéa, affligée, décida de sauver son sixième enfant, Zeus, en offrant pour repas à son mari une grosse pierre à la place du nourrisson. Elle fit élever ce dernier en cachette à Lyctos, en Crète, où il fut nourri par le lait de la chèvre Amalthée (dont une des cornes deviendra la corne d'abondance). Afin que Cronos n'entende pas les cris du nouveau né, sa mère avait placé aux alentours du repère certains de ses enfants, les Curètes, guerriers en armes très bruyants. Ayant grandi, il tendit un piège à son père afin de libérer ses frères et sœurs, grâce à une potion vomitive. Le mythographe Antoninus Liberalis rapporte dans ses Métamorphoses une version différente de la légende, reprise de Boïos : Rhéa met au monde Zeus dans une grotte crétoise. Là, l'enfant est nourri par des abeilles. Quatre indigènes s'aventurent un jour dans la grotte pour y prélever du miel, et aperçoivent le jeune dieu. Courroucé, celui-ci menace de les foudroyer, mais en est retenu par Thémis et les Moires, car il est « interdit de mourir en cet endroit sacré ». Zeus les transforme alors en oiseaux, porteurs de présages. Le reste de la légende est perdu. Peu d'indices permettent de rattacher ce passage avec la version hésiodique. Selon Homère, cependant, Zeus est l'aîné des enfants de Cronos, et en tire son pouvoir. Ainsi, Poséidon lui cède pendant la guerre de Troie, car « ils ont tous deux même origine et même parentage ; mais Zeus est son aîné et en sait plus que lui » (L'Iliade, XIII, 354–355).

Amours

Zeus est célèbre pour ses innombrables aventures avec des mortel(le)s, des déesses et des nymphes : Danaé, Alcmène, Sémélé, Léto, Europe, Ganymède, etc. Il est le père de nombreux dieux : Athéna, Dionysos, Hermès, Apollon et Artémis ; de nombreux héros : Héraclès, Persée, Castor et Pollux, etc. Ces nombreuses infidélités de Zeus à sa troisième femme Héra (après Métis et Thémis) sont la cause de fréquentes disputes entre les époux divins. De plus, la déesse se montrant d'un caractère très vindicatif, elle poursuivait souvent de sa vengeance les maîtresses (Io, Léto,...) ou même les enfants (Héraclès) de son mari. Héraclès]]

Souveraineté

Frère de Poséidon et de Hadès, il reçut lors du partage du monde avec ses frères la souveraineté sur le monde terrestre et les airs. Il est armé du foudre, qui a été fabriqué pour lui par les Cyclopes, ses oncles. Le foudre possède trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde.

Épithètes homériques, attributs & sanctuaires


- Épithètes homériques :
  - Zeus Père (Ζεύς πάτερ / Zeus pater),
  - assembleur de nuées (νεφεληγερέτα / nephelêgereta),
  - (terrible) Cronide ((αἰνός) Κρονίδης / (ainos) Kronidês),
  - à la voix puissante (εὐρύοπα / euruopa),
  - père des Dieux et des hommes (πατὴρ ἀνδρῶν τε θεῶν τε / patêr andrôn te theôn te),
  - à la nuée noire (κελαινεφής / kelainephês),
  - maître de l'Ida (Ἴδηθεν μεδέων / Idêthen medeôn) ;
- Ses attributs : le foudre, le chêne, l'égide ;
- Ses animaux favoris : l'aigle ;
- Sanctuaires : Le sanctuaire d'Élide ; l'oracle de Dodone et sa forêt de chênes en Épire ; le temple de Zeus à Olympie (contient la statue chyséléphantine de Phidias, une des sept merveilles du monde).

Voir aussi

Article connexe


- Divinités olympiennes.

Liens externes


- [http://www.androphile.org/preview/gay_france/library/mythologie/greek/GreekMythology.htm Mythe de Zeus et Ganymède - La Bibliothèque des Mythes Grecs de l'Amour Masculin - Projet Androphile]
Catégorie:Divinité olympienne Catégorie:Geste d'Héraclès Catégorie:Geste de Persée Catégorie:Métamorphose dans la mythologie grecque Catégorie:Homosexualité dans la mythologie grecque ja:ゼウス ko:제우스

Lampétie

Dans la mythologie grecque, Lampétie est une des Héliades, fille d'Hélios (le Soleil) et de l'Océanide Clymène. Mariée à Asclépios, elle en a deux filles : Hygie, associée à la Santé, et Panacée, associée aux remèdes prodigués par les plantes. Lorsque Phaéton, son frère, meurt foudroyé, elle et ses sœurs se montrent inconsolables et sont métamorphosées en peupliers. Homère, dans l'Odyssée, donne toutefois une version différente : Lampétie aurait été conçue avec la nymphe Néère, et elle et sa sœur Phaéthuse sont chargées de veiller sur les troupeaux de leur père sur l'île de Trinacrie (Sicile).

Sources


- (IV, 972) ;
- (XII, 131 et 375) ;
- (CLIV) ;
- (II, 349). Lampetie Lampetie

Hespérides

Dans la mythologie grecque, les Hespérides sont les nymphes du Couchant, filles d'Atlas et d'Hespéris (ou de Nyx (la Nuit), ou de Phorcys et Céto selon les versions). On en compte traditionnellement trois (Églé, Érythie et Aréthuse). Elle résident dans un verger fabuleux, le jardin des Hespérides, situé à la limite occidentale du monde. Héra leur avait donné pour tâche de veiller sur les pommes d'or qu'elle leur avait confiées, et leur avait pour cela adjoint l'aide du dragon Ladon.

Sources


- (II, 5, 11) ;
- (IV) ;
- (IV, 27 et suiv.) ;
- (IX, 35).

Voir aussi

Article connexe


- Pommes d'or du jardin des Hespérides. Hesperides Hesperides Hesperides

Charites

1505)]] Dans la mythologie grecque, les Charites (en grec ancien Χάριτες / Khárites), assimilées aux Grâces par les Romains, sont des déesses personnifiant la vie dans toute sa plénitude. Comme tous les dieux et déesses, elles sont éternellement jeunes et belles, à l'âge que les Grecs considéraient comme celui de la plénitude, entre quinze et vingt ans. Selon Hésiode, elles sont les filles de Zeus et d'Eurynomé. Certaines traditions tardives en font plutôt les filles d'Hélios (le Soleil) et d'Églé, ou de Dionysos et de Coronis. Elles étaient généralement trois :
- Euphrosyne est la joie poussée à son sommet, lallégresse, la joie de vivre que l'on ressent dans un banquet (tel le banquet éternel des dieux auquel les hommes participaient au début du récit de la Théogonie) ;
- Thalie est la personnification de labondance
, voire la surabondance, le trop-plein de vie, qui se prodigue comme un don ;
- Aglaé, ou Pasithée est la beauté dans ce qu'elle a de plus éblouissant, la splendeur. Dans les temps primitifs, on n'honorait à Sparte que deux Charites : Cléta (bruit) et Phaenna (éclat), qui, chez les Athéniens, portaient les noms d'Auxo (qui croit) et Hégémone (conductrice). C'est Hésiode qui portera leur nombre à trois. Elles personnifient le mode de vie festif, de dépense, qui permet de vivre la vie dans ce qu'elle a de plus intense. Les Charites sont la vie telle que l'entendaient les Grecs. Ainsi, chez eux, tous ce qui est reçu est une charis, une grâce (ou une gratification) : dans une société fondée sur le don (charitsomaï) et le contre-don, elles sont donc intégrées au système de valeurs, en plus d'être un idéal de vie festive. Elles incarnent le désir de l'homme, et sont l'incarnation de la vie, mais pas dans sa différence avec la mort (thanatos) : le bios qui désigne le vivant ; elles incarnent la zoé, la vie quand elle est plus intense. Elles président ainsi à toutes les activités ludiques (d'où leurs représentations en danses et en jeux), à toutes les activités gratuites : la sexualité en-dehors du mariage, le festin (le repas en l'absence de faim), la danse (l'activité physique sans nécessité, pour le plaisir). sexualité] Cependant, cette forme supérieure que peut revêtir la vie ne l'est que dans l'ordre. Pour que la vie puisse s'épanouir à ce point, il est nécessaire qu'un roi règne. Ainsi, elles sont souvent représentées dansant ; la danse qu'elles exécutent est très différente de celles des Ménades qui escortent Dionysos. Elle est dirigée par Apollon qui joue de la cithare, dictant le rythme de la danse, en découpant le temps et les mouvements en périodes régulières. De même, les fêtes humaines qu'elles président ne se font qu'à certains moments de l'année, à des dates réglées à l'avance. Les Charites ont comme divinités symétriques les Érinyes, divinités de la haine et de la vengeance, elles aussi soumises à l'ordre du roi. Dans les sociétés antiques, l'échange (le don) est requis pour arrêter le cycle de la vengeance, pour exorciser l'ambivalence de la vie : on échange des cadeaux contre la vie. La grâce peut être de différentes sortes :
- la grâce érotique, versée par Aphrodite, inspire le désir sexuel ;
- la grâce du guerrier, qui est la gloire ;
- la grâce du roi, qui inspire le respect (notre charisme). La charis peut également être versée sur les hommes. Ainsi Ulysse, qui sort du bain préparé par Nausicaa, et reçoit la charis d'Athéna, devient d'apparence pareil à un dieu. On les représente d'abord comme toutes les déesses, vêtues et voilées mais plus tard, elles apparaissent complétement nues. Elles font partie du cortège d'Aphrodite. Parmi leurs représentations célèbres, on peut citer le Printemps, tableau de Sandro Botticelli, ainsi qu'un groupe d'Antonio Canova.

Voir aussi


Catégorie:Divinité olympienne Catégorie:Divinité grecque allégorique Catégorie:Progéniture de Zeus ja:カリス

Pers


- Pers, commune française du Cantal ;
- Pers, commune française des Deux-Sèvres.

Voir aussi

:Pers-en-Gâtinais, commune française du Loiret ; :Pers-Jussy, commune française de la Haute-Savoie.

Colchide

Pays situé à l'extrémité orientale de la mer Noire, bordé au nord par le Caucase, et que les légendes grecques désignent comme la destination des Argonautes et le pays de la magicienne Médée. La Colchide portait aussi le nom d'Aea, et le fleuve qui la traversait, le Phase, était parfois considéré comme la frontière entre l'Europe et l'Asie, ses eaux navigables permettant aux marins d'aller plus à l'est possible à partir de la mer Noire. Catégorie:Lieu de la mythologie grecque Catégorie:Geste argonautique

Persès fils d'Hélios

Dans la mythologie grecque, Persès, fils d'Hélios (le Soleil) et de l'Océanide Persé, était roi de Tauride. Il était en guerre avec son frère, Éétès, roi de Colchide, qu'il finit par détrôner après le départ des Argonautes. Mais Médée, la fille d'Éétes, qui avait suivi Jason, revenant plus tard dans son pays, tua Persès et rétablit son père sur le trône. Il est parfois considéré comme le père d'Hécate (plutôt que son homonyme, le Titan Persès). Catégorie:Mythologie grecque

Augias

Dans la mythologie grecque, Augias, fils d'Hélios et d'Hyrminé (ou de Poséidon), est roi d'Élis. Il est souvent donné pour le frère d'Actor (même si Diodore fait de ce dernier le fils de Phorbas). Il possède d'immenses écuries, qu'Héraclès reçoit l'ordre de nettoyer dans le cadre de ses douze travaux. Lorsque Héraclès lui propose ses services, Augias lui promet un dixième de son troupeau en cas de succès. Le héros y parvient en détournant le cours des fleuves Alphée et Pénée pour qu'ils traversent les écuries. Son travail terminé, il se présente à Augias et lui réclame son dû. Malgré les protestations de son fils Phylée, Augias refuse de tenir sa parole et chasse Héraclès et son fils. Plus tard, Héraclès lève une armée contre Augias et prend Élis, qu'il met à sac en tuant Augias et les siens. Il rappelle alors Phylée qu'il met sur le trône à la place de son père.

Source


- .

Voir aussi


- Écuries d'Augias. Catégorie:Progéniture de Poséidon Catégorie:Mythologie d'Élide Catégorie:Geste argonautique Catégorie:Geste d'Héraclès

Élide

Elide L'Élide (Grec moderne : Ηλεία Ilia) est une région de la Grèce, située à l'Ouest du Péloponnèse sur la mer Ionienne entre la Messénie et l'Achaïe. Elle ne joue qu'un rôle assez limité dans l'histoire grecque, car la présence sur son sol du sanctuaire sacré d'Olympie, près de la ville de Pyrgos, en fait aux yeux des Grecs un territoire neutre.

Transport


- Route 9/E55, N, NO, Cen., SW
- Route 33, NE, E
- Route 74, Cen., E
- Route 76, Cen, SE
- Route 84 NW

Lieux


- Amaliada
- Andravida
- Andritsaina
- Gastouni
- Krestena
- Kyllini
- Lechaina
- Myrsini
- Olympie
- Pyrgos
- Varda
- Vartholomio
- Zacharo

Municipalités

Communes


- Voir aussi : Communes de l'Ilia

Provinces


- Province de l'Ilia - Pyrgos
- Province d'Olympie - Andritsaina

Liens externes


- http://www.structurae.info/geo/geoid/index.cfm?ID=11273 - Structurae
- En Anglais
  - [http://www.media.net.gr/pirgos.htm Station des radio d'Ilia]
  - [http://dipe.ilei.sch.gr/ekpth/tilc.htm Écoles des Ileia]
  - http://www.world-gazetteer.com/d/d_gr_il.htm
  - [http://www.travelinfo.gr/eleia.htm Travel Info - Ileia]
  - [http://www.nailias.gr L'administration de préfecturale d'Ilia]


Circé

]] Dans la mythologie grecque, Circé (en grec ancien Κίρκη / Kírkê), fille d'Hélios (le Soleil) et de l'Océanide Persé, sœur d'Éétès et de Pasiphaé, est une magicienne très puissante, particulièrement versée dans les empoisonnements et les métamorphoses. Le poète du Cycle Denys le Cyclique fait de Circé plutôt la fille d'Éétès et d'Hécate (déesse lunaire de la sorcellerie). Toujours selon lui, elle épouse le roi des Sarmates, qu'elle empoisonne. Chassée une première fois par ses sujets, elle fuit dans une île déserte, ou selon d'autres, vers l'Italie où elle fonde Circeii, dans le Latium (ainsi les auteurs romains la relient-ils à leur propre mythologie). Elle se distingue alors par de nombreuses actions malfaisantes, transformant par exemple Scylla en monstre (par jalousie) et le roi Picus en pivert (parce que celui-ci l'avait repoussée). On la retrouve notamment dans L'Odyssée d'Homère, où elle apparaît au chant X : elle habite dans l'île d'Æa, dans un palais situé au milieu d'une clairière, entouré de loups et de lions qu'elle a apprivoisés. Elle échoue à transformer Ulysse en pourceau, comme elle l'a fait de ses compagnons — le héros est en effet immunisé par l'herbe « moly » (μῶλυ / môlu) donnée par Hermès. De ses amours avec Ulysse, elle aurait conçu plusieurs enfants (leur nombre et leur nom divergent beaucoup selon les traditions) : Télégonos, Latinos, Agrios, Cassiphoné...

Source


- .

Voir aussi

Circe Circe ja:キルケ

House show

A house show is a professional wrestling show run by a major promotion (such as the WWE), that is not televised. Promotions use house shows mainly to cash in on the exposure that they and their wrestlers receive during televised events. For example, each WWE brand (RAW and SmackDown!) runs four shows in a typical week, but televises only one. Promotions also use house shows to promote upcoming televised events, especially PPVs; typically, wrestlers who are scheduled to work a match at the promotion's next PPV will work matches against one another at house shows. Today, most major promotions try to develop their storylines only during televised shows, and will almost never book a major development (such as a storyline or a title change) for a house show. In 1992, Bret Hart won the WWF Championship from Ric Flair during a house show in Saskatoon, Saskatchewan. In 1994, Diesel defeated Bob Backlund for the WWF Championship at a house show at Madison Square Garden. In recent years, one of the few major events to take place at a house show was the MSG Incident (see The Clique for details). This was also a rare example of a shoot. Another major event that took place at a house show, in this case planned, occurred in May 2004. As part of an ongoing feud between the late Eddie Guerrero and John Bradshaw Layfield, WWE ran an storyline in which Guerrero's mother suffered a heart attack while Layfield attacked Guerrero during an in-ring celebration in Guerrero's hometown of El Paso. The heart attack was a complete work. WWE taped the entire lead-in to the "heart attack" for broadcast on SmackDown! later in the week. Layfield was also involved in a somewhat controversial event the next month at a house show in Munich, Germany. In an attempt to draw heel heat, he gave the crowd several Nazi salutes while goose-stepping around the ring. Such a display is illegal in Germany if used for political purposes. The German government chose not to prosecute because Layfield's actions were clearly for show only. Several days later, the financial cable network CNBC fired Layfield as an analyst as a result of his actions in Munich. The WWE was less concerned about the controversy; it soon placed one of its main championship belts on Layfield. One major championship change occurred on January 16, 2005 in Winnipeg, Manitoba when La Résistance defeated William Regal and Jonathan Coachman to win the WWE Tag Team Championship. Regal's actual partner, Eugene, had been injured at New Year's Revolution so Coachman was Regal's tag team partner for the match, though Regal never tagged him in. The WWE Cruiserweight Championship also recently changed hands at a house show overseas. It switched hands from Juventud Guerrera to Nunzio on November 15, 2005 in Rome (while Nunzio is American, his gimmick plays up his Italian heritage and was likely the reason for this brief title change).

See also


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