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Hérodote

Hérodote

Hérodote (en grec ancien Ἡρόδοτος / Hêródotos), né vers 484 ou 482 av. J.-C. à Halicarnasse, actuellement Bodrum (Turquie), mort en 425 av. J.-C. à Thourioi, était un historien grec ; il a été surnommé « le père de l'Histoire » (Cicéron, Les lois, I, 1), mais aussi du reportage : il est considéré comme l'un des premiers explorateurs. C'est également le premier prosateur dont l'œuvre nous soit restée.

Biographie

explorateur Peu de choses nous sont connues sur la vie d'Hérodote, hormis ce qu'on peut tirer de ses propres œuvres. Fils de Lyxès, il est membre d'une famille aristocratique qui revendique une ascendance dorienne. Il est le neveu de Panyasis, éminent poète épique, qu'on comparait alors à Homère. Il suit sa famille, adversaire du tyran Lygdamis, en exil à Samos. De retour à Halicarnasse, en Carie, vers 454 av. J.-C., il participe à l'insurrection qui renverse la tyrannie. Peu après, il est de nouveau inquiété, et s'établit à Athènes où il se lie avec Sophocle, qui écrit un poème en son honneur en 450 av. J.-C. (on en a conservé des fragments par Plutarque). Il suit ensuite les colons qui partent fonder Thourioi, en Grande Grèce. C'est sans doute là qu'il meurt.

Œuvres

L'unique œuvre que nous connaissons d'Hérodote s'intitule les Enquêtes, du grec Ἱστορίαι Historíai — littéralement « recherches, explorations », de ἵστωρ, « celui qui sait, qui connaît ». C'est l'une des plus longues œuvres de l'Antiquité. Le premier paragraphe annonce : Ce début montre la volonté d'Hérodote de se placer dans la tradition d'Hécatée de Milet : il s'agit de traiter de tous les hommes comme l’indique l’emploi du terme ἀνθρώπων / anthrôpôn et que vient souligner la complémentarité : « tant les Grecs que les Barbares ». Il s'agit également de faire œuvre de mémorialiste : « afin que le temps n'abolisse pas les travaux des hommes ». Enfin, Hérodote prétend rivaliser avec le poète épique, en se proposant de commémorer les exploits des hommes. Néanmoins, contrairement à l'aède, Hérodote n'entend pas décrire de lointains événements, comme la guerre de Troie, mais des faits très récents, notamment les guerres médiques.

Composition

L'Enquête se compose de neuf livres, chacun portant le nom d'une muse. Ce découpage ne semble pas être le fait de l'auteur : la première mention en est due à Diodore de Sicile au , et c'est probablement au , du fait de grammairiens alexandrins, que l'ouvrage fut ainsi sectionné.
- Prologue : les enlèvements survenus entre l'Asie mineure et la Grèce : Io enlevée par les Phéniciens ; Europe et Médée par les Grecs ; Hélène par les Troyens.
- Livres I–IV : développements de l'Empire perse :
  - livre I : victoire de Cyrus II sur le lydien Crésus, conquête de l'Assyrie et du peuple des Messagètes ;
  - livre II : conquête de l'Égypte par Cambyse II, fils de Cyrus ;
  - livre III et IV : règne de Darius.
- Livres V à VI : première guerre médique :
  - livre V : révolte d'Ionie, disgressions sur l'histoire de Sparte et Athènes ;
  - livre VI : réaction des Grecs, victoire de Marathon.
- Livres VII à IX : deuxième guerre médique. L'œuvre mêle éléments ethnographiques et proprement historiques. On a pu s'interroger sur cette coexistence. On peut reconnaître dans ce recueil d'éléments composites l'héritage d'Hécatée, d'autres commentateurs (Henry R. Immerwahr) ont au contraire insisté sur l'unité profonde de l'œuvre.

Postérité de l'œuvre

historiques] Le style d'Hérodote est simple, plaisant et pittoresque, parfois naïf, parfois poétique. C'est un admirateur d'Homère — Denys d'Halicarnasse le qualifie de « zélote d'Homère » (Ὁμήρου ζηλωτής). Plutarque, tout en reconnaissant ces qualités, le trouve cependant d'une grande partialité et a consacré un traité entier,
De la mauvaise foi d'Hérodote (Περὶ τῆς Ἡροδότου Κακοηθείας Peri tês Hêrodotou kakontheias), pour montrer qu'il est injuste avec les Grecs : :« Il a abusé bien des lecteurs par sa simplicité même ; il faudrait bien des livres pour passer en revue l'ensemble de ses mensonges et de ses spéculations. » Ces accusations sont exagérées : la naïveté et la crédulité d'Hérodote, bien que réelles, se cantonnent généralement aux anecdotes dont il est friand. En revanche, lorsqu'il ne trouve aucune trace des Hyperboréens mentionnés dans les légendes grecques, il tient à le mentionner. Le fait est que les Anciens, loin de voir en lui le « Père de l'histoire », ne l'apprécient guère. Aristote le qualifie de « mythologue » dans sa Poétique, Aulu-Gelle le traite quant à lui d'affabulateur (homo fabulator). La Renaissance, la première, se penche de nouveau sur l'œuvre d'Hérodote, avec un regard beaucoup plus bienveillant cette fois. Ainsi, Henri Estienne répond à Plutarque par une Apologie pour Hérodote. La popularité d'Hérodote ira dès lors croissant. L'abbé Barthélemy, auteur du Voyage du jeune Anarchasis en Grèce (1788), ouvrage très populaire à son époque, écrit ainsi qu'il « ouvrit aux yeux des Grecs les annales de l'univers connu. »

Bibliographie


- Catherine Darbo-Pechanski,
Le discours du particulier. Essai sur l'enquête hérodotéenne, Seuil, coll. « Des travaux », Paris, 1987 ;
- François Hartog,
Le Miroir d'Hérodote, Gallimard, coll. « Folio », Paris, 2001 ;
- Guy Lachenaud,
L'arc-en-ciel et l'archer : récits et philosophie de l'histoire chez Hérodote, Presses universitaires de Limoges, Limoges, 2003 ;
- Pascal Payen,
Les îles nomades. Conquérir et résister dans lEnquête d'Hérodote, EHESS, Paris, 1997 ;
- ;
- . ---- Hérodote est aussi le titre d'une revue de géopolitique fondée en 1970 par Yves Lacoste. Herodote Herodote Herodote Herodote Herodote Herodote ja:ヘロドトス ko:헤로도토스 ms:Herodotus

Grec ancien


-
Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.

Les dialectes

À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique. Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui. Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.

Écritures

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas). Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A. C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte… L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

Phonologie

Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet. Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes. En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

Morphologie

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien. Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés. On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés. La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien. Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur. Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué. Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme. En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

Influence du grec ancien sur les langues modernes

Mots savants et radicaux grecs

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

Mots courants

Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.

Le dédale synchrone du cosmos politique

Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque : :« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique [...] ».

Divers


- code ISO 639-2 : grc

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
  - dialectes grecs;
  - déclinaisons du grec ancien ;
  - conjugaisons du grec ancien 
  - phonologie du grec, accentuation du grec ;
  - alphabet grec, diacritiques de l'alphabet grec, lettres supplémentaires de l'alphabet grec et histoire de l'alphabet grec ;
  - grec moderne ;
- littérature grecque.

Liens externes


- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81 Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://www.lorem-ipsum.info/_greek Générateur de texte aléatoire grec] en plus de l'habituel lorem ipsum.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec-français/français-grec
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec ancien-français/français-grec ancien als:Griechische Sprache ja:ギリシア語 ko:그리스어 ms:Bahasa Greek simple:Greek language th:ภาษากรีก

484

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Années 460 | Années 470 | Années 480 | Années 490 | Années 500
479 | 480 | 481 | 482 | 483 | 484 | 485 | 486 | 487 | 488 | 489
---- Cette page concerne l'année 484 du calendrier julien.

Événements


- Le pape Félix III refuse l’édit impérial Henotikon qu’il considère comme hérétique et accuse Acace, le patriarche de Constantinople d’en être le véritable auteur. Un schisme sépare les Églises de Rome et de Constantinople.
- Révolte samaritaine à Césarée et à Nablus.
- Les Huns défont les Perses commandés par le roi Péroz (Firuz) qui est tué.
- Les Perses paient tribut à l’Empire Hun.
- Alaric II, roi des Wisigoths (484-507).
- Gunthamund, roi des Vandales (484-496). Edit contre les catholiques en Afrique.

Naissances


-

Décès en 484


- Vérine (Aelia Verina) : Impératrice d’Orient, veuve de Léon I puis belle-mère de Zénon I. Elle meurt lors de la révolte d’Illus, qu’elle soutient, contre son gendre.
- Mort de l’historien Salvien à Marseille (né à Trèves v. 390).

482

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Années 460 | Années 470 | Années 480 | Années 490 | Années 500
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---- Cette page concerne l'année 482 du calendrier julien.

Événements


- Le poète gallo-romain de Lyon Sidoine Apollinaire décrit les mœurs de son pays.
- Pour éteindre le conflit entre les monophysites et les catholiques, l'empereur Zénon promulgue un édit de compromis connu sous le nom de Henotikon.
- Les catholiques sont persécutés en Afrique par le roi des Vandales Hunéric (482-484). Certains d’entre eux se réfugient dans les oasis du désert, en Espagne, en Gaule ou en Italie, emportant avec eux de précieux manuscrits, dont ceux d’Augustin.

Naissances


- Justinien Ier le Grand, empereur byzantin.

Décès


-

Bodrum

Bodrum, anciennement Halicarnasse, est une ville de Turquie, dans le golfe de Cos, comptant environ 25 000 habitants. C'est une station touristique très fréquentée, escale de nombreuses croisières. La ville fut également, durant le Moyen Âge et la Renaissance, une forteresse des Chevaliers de Rhodes. En 1522, les Ottomans prirent Rhodes et chassèrent les Chevaliers de Rhodes. Bodrum passa en mains turques par la même occasion. Bodrum la ville natale d'Hérédote et l'endroit où se repose le roi Mausole ( IVe siècle av.-J.C ), l'une des sept merveilles de l'Antiquité. Le château médiéval [http://www.planet-turquie-guide.com/bodrum.htm 1] de Bodrum ancien château de Saint-Pierre se trouve sur le port se trouve sur le port. Il a été transformé en musée d'archéologie sous-marine et certains de ses objets datent de l'Age du Bronze. [http://www.planet-turquie-guide.com/bodrum.htm Guide de tourisme et histoire Bodrum] Catégorie:Ville de Turquie

425

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Années 400 | Années 410 | Années 420 | Années 430 | Années 440
420 | 421 | 422 | 423 | 424 | 425 | 426 | 427 | 428 | 429 | 430
---- Cette page concerne l'année 425 du calendrier julien.

Événements


- En Inde, Kakusthavarman, de la dynastie Kadamba règne sur le pays Karnataka (du Kaveri au Godaviri) jusqu’en 450.
- Raid du roi Wei du Nord de Chine du Nord Tuoba Tao (T'o-pa T'ao) contre les Avars qui sont chassés de la steppe vers les montagnes du Baïkal ou de l’Orkhon.
- Tumulus de l’empereur Nintoku, la plus grande tombe « en trou de serrure ». Le Japon se couvre, au Kyushu et au Honshu, de « tombes anciennes » (kofun) à tumuli, souvent pourvues, extérieurement, de figurine de terres cuites (haniwa).
- Fondation de l'université de Constantinople.
- Fondation de l'université de Beyrouth.
- Fondation de l'université de Rome.
  - Encouragé par son épouse Eudoxie, Théodose II fonde des universités à Constantinople Beyrouth et Rome, employant un grand nombre de professeurs rémunérés par l’Etat et leur donnant le monopole de l'éducation supérieure. Aux matières traditionnelles de la rhétorique (éloquence, grammaire latine et grecque, sophistique), s’ajoutent la philosophie et le droit. Une bibliothèque (120 000 volumes à Constantinople) accompagne ces universités.
- A la mort du patriarche du sanhédrin Rabban Gamaliel IV, le patriarcat de Palestine est aboli par l’empereur d'Orient.
- Théodose II envoie une armée dirigée par le général Ardabur et son fils Aspar en Italie afin de rétablir la dynastie officielle représenté par Valentinien III.
- Aspar prend Aquilée. Son père tente de prendre Ravenne, est fait prisonnier mais en profite pour retourner les troupes de l'usurpateur Jean. Celui-ci est fait prisonnier et décapité.
- 23 octobre, a Rome. Valentinien III est proclamé empereur, empereur romain d'Occident. >455
- Galla Placidia, sa mère, gouverne l’empire d’Occident. Le général Aetius se rallie à la cause du nouvel empereur, Valentinien III, reçoit le titre de comte et la dignité de maître de la milice en Gaule.
- Succès d’Aetius et de ses auxiliaires Huns sur les Wisigoths et les Francs en Gaule (425-428).
- Abandon progressif du limes rhénan aux infiltrations germaniques (425-460).
- Les Vandales, les Ostrogoths et les Wisigoths s'installent dans les anciennes provinces romaines.
- Les Vandales sont maîtres de l’Espagne méridionale (Andalousie).
- Les Vandales construisent une flotte méditerranéenne.
- Les Vandales s'emparent des Îles Baléares.
- Aetius demande et reçoit l’aide de Rugas, roi des Huns (fin 424). Les Huns traversent la Valérie (mai).
  - Le gouvernement romain occidental déplace la population et le gouvernement de la Valérie (en Hongrie, à l’ouest du Danube) dans la province nouvellement organisée de la Valérie Moyenne, au sud de la Save, et cède la Valérie Ripuaire aux Huns. L’archéologie et la toponymie étayent la supposition du déplacement de l’administration et de la population romaine de Valérie au sud-ouest de la Save. Les Huns ne détruisent pas comme à leur habitude les fortifications romaines sur la Drave et le Danube, qui sont abandonnées, ce qui est argument pour soutenir que la province évacuée est donnée aux Huns par un acte officiel. Il est possible que la Valérie soit cédée à Ruga en contrepartie de l’aide militaire donnée à Aetius, ou comme le prix payé pour l’évacuation de l’Italie par le gouvernement de Valentinien III.
- Découverte de quelques 25 chaudrons hunnique de bronze ou fragments du fleuve Ob jusqu’à Troyes, dans l’aire d’expansion des Huns. Leur technologie et leur ornementation sont d’origine chinoise. Les plus nombreux ont été retrouvés dans les plaines de la rive gauche du bas Danube et dans le bassin de Tisza et du Danube en Hongrie, les deux centres du pouvoir hunnique. Ces chaudrons, hauts de 35 cm à un mètre, sont tenus pour des récipients sacrificiels, utilisés pour des offrandes, parfois liés à des inhumations.

Naissances en 425


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Décès


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Thourioi

Thourioi était une colonie panhellénique fondée entre 446 et 443 av. J.-C., sur les ruines de l'ancienne Sybaris. Cette colonie est issue de la politique extérieure de Périclès, durant une période d'Impérialisme athénien. Participèrent notamment à cette colonisation l'historien Hérodote, l'orateur Lysias et Hippodamos de Milet. Diodore de Sicile nous décrit cette cité. catégorie:cité grecque

Grèce antique

L'expression Grèce antique désigne l'ensemble des phénomènes politiques et culturels qui se sont exprimés dans un large bassin méditerranéen au cours des deux derniers millénaires avant notre ère. La zone géographique concernée est vaste, allant de la Méditerranée occidentale (Péninsule ibérique) jusqu'aux confins du Moyen-Orient avec l'épopée d'Alexandre le Grand et jusqu'à l'Égypte des Ptolémées. Si la civilisation grecque en tant que telle apparaît dans le courant des V et IV millénaires av. J.-C., dans une version archaïque, sa dernière expression se place au cœur de l'Égypte Ptolémaïque, dans le courant du , avant de tomber sous la domination romaine.
Certaines productions politiques et culturelles de la civilisation grecque ont eu un rôle majeur dans le développement de la civilisation occidentale.

Articles connexes


- Histoire de la Grèce antique
- Économie de la Grèce antique
- Chronologie de la Grèce antique
- Antiquité Catégorie:Grèce antique ja:古代ギリシア

Liste des explorateurs

ja:探検家 Explorateurs Liste __NOTOC__ Les motivations des explorateurs ont été très diverses au cours de l'histoire. Un petit nombre d'entre eux ne s'intéressaient qu'à l'aspect scientifique de la découverte de la Terre, mais le plus grand nombre y recherchèrent des avantages de toutes natures : conquête de terres nouvelles, appât du gain, conversion des populations visitées, recherche d'alliances politiques, fuite, etc. Voici une liste d'explorateurs connus, classés par ordre alphabétique de leur patronyme principal :

A


- Antonio de Abreu (Portugais, v. 1480-début XVI), a exploré les îles de la Sonde et découvert Timor
- Tristao d' Acunha (Portugais, v. 1460-1540), a exploré les côtes du Mozambique et de Madagascar, et découvert les îles Tristan da Cunha
- Lope de Aguirre (Basque, v. 1510-1561), a exploré le fleuve Amazone
- Alfonso de Albuquerque (Portugais, 1453-1515), a exploré la mer Rouge, le golfe Persique et la côte de Malabar
- Diego de Almagro (Espagnol, v. 1475-1538), a exploré et conquis l'empire Inca
- Francisco de Almeida (Portugais, v. 1450-1510), a exploré les côtes d'Afrique orientale, de Ceylan et de Madagascar
- Pedro de Alvarado (Espagnol, v. 1495-1541), a exploré le Guatémala
- Roald Amundsen (Norvégien, 1872-1928), a exploré l'océan Arctique et atteint le Pôle Sud

B


- William Baffin (Anglais, 1584-1622), a exploré l'océan Arctique
- Vasco Nuñez de Balboa (Espagnol, v. 1475-1519), a exploré le Panama, découvert l'océan Pacifique
- Willem Barents (Hollandais, v. 1550-1597), a exploré l'océan Arctique, et découvert le Spitzberg et la Nouvelle-Zemble
- Heinrich Barth (Allemand, 1821-1865), a exploré le Sahara et le Sahel
- Abu Abdullah Muhammad Ibn Battuta (Marocain, v. 1304-1377), a exploré le Mali, l'Afrique orientale, l'Iran, l'Inde et la Chine
- Sebastian de Belalcazar (Espagnol, v. 1480-1551), a exploré la Colombie et l'Equateur
- Vitus Jonassen Bering (Danois, 1681-1741), a exploré le Kamchatka, découvert le détroit de Béring
- Jean de Béthencourt (Français, v. 1360-1425), a découvert les îles Canaries
- Louis-Gustave Binger (Français, 1856-1935), a exploré la Côte d'Ivoire et la Haute-Volta
- Vittorio Bottego (Italien, 1860-1897), a exploré l'Ethiopie et la Somalie
- Louis Antoine de Bougainville (Français, 1729-1811), a exploré la Polynésie et la Mélanésie
- Pierre Savorgnan de Brazza (Français, 1852-1905), a exploré le Congo
- Saint Brendan (Irlandais, 484-578), a exploré l'océan Atlantique
- James Bruce (Ecossais, 1730-1794), a exploré le Soudan et l'Ethiopie
- Etienne Brûlé (Français, v. 1592-1630), a exploré les Grands Lacs
- Richard Francis Burton (Ecossais, 1821-1890), a découvert le lac Tanganyika
- Richard Byrd (Américain, 1888-1957), a exploré l'Antarctique

C


- Diogo Cão (Portugais, fin XV), a découvert l'estuaire du Congo
- Alvar Nunez Cabeza de Vaca (Espagnol, v. 1490-1559), a exploré la Louisiane, le Texas, le Nord du Mexique et le fleuve Paraguay
- John Cabot (Italien, v. 1450-1499), a découvert Terre-Neuve
- Pedro Alvares Cabral (Portugais, v. 1467-1520), a découvert le Brésil
- René Caillié (Français, 1799-1838), a exploré le Sahara et atteint Tombouctou
- Verney Lovett Cameron (Anglais, 1844-1894), a exploré l'Afrique centrale et orientale
- Jacques Cartier (Français, 1491-1557), a découvert le fleuve Saint-Laurent
- René Robert Cavelier de La Salle (Français, 1643-1687), a exploré les Grands Lacs, le fleuve Mississippi et le Texas
- Samuel de Champlain (Français, 1567-1635), a exploré le Québec et découvert les Grands Lacs
- Jean-Baptiste Charcot (Français, 1867-1936), a exploré l'océan Arctique et les côtes de l'Antarctique
- Aleksei Chirikov (Russe, 1703-1748), a exploré les côtes de l'Alaska
- William Clark (Américain, 1770-1838), a exploré l'ouest des États-Unis jusqu'au Pacifique
- Christophe Colomb (Italien, 1451-1506), a atteint le Nouveau Monde, découvert les Caraïbes et l'Amérique Centrale
- Nicolo de Conti (Italien, v. 1395-1469), a exploré l'Inde, la Malaisie et Java
- James Cook (Anglais, 1728-1779), a exploré le Pacifique et les côtes de l'Australie, découvert la Nouvelle-Calédonie, Hawaï
- Francisco Hernández de Córdoba (Espagnol, v. 1475-1526), a exploré le Nicaragua
- Francisco Vásquez de Coronado (Espagnol, v. 1510-1554), a exploré le Nouveau-Mexique et l'Arizona
- Gaspar Corte Real (Portugais, v. 1450-1501), a exploré les côtes du Canada
- Hernan Cortes, (Espagnol, 1485-1547), a découvert et conquis l'empire Aztèque, exploré la Basse-Californie
- Jacques-Yves Cousteau (Français, 1910-1997), a exploré les océans et les fonds sous-marins
- Pedro da Covilha (Portugais, v. 1460-1526), a exploré l'Ethiopie et la côte de Malabar

D


- William Dampier (Anglais, 1652-1715), a exploré les côtes de Nouvelle-Guinée, d'Australie occidentale et septentrionale
- Alexandra David-Néel (Française, 1868-1969), a exploré le Tibet
- John Davis (Anglais, v. 1550-1605), a exploré l'océan Arctique
- Bartolomeu Dias (Portugais, v. 1450-1500), a découvert le cap de Bonne-Espérance
- Dinis Dias (Portugais, XV), a découvert le cap Vert (Sénégal)
- Bernal Diaz del Castillo (Espagnol, v. 1495-1582), a exploré le Mexique
- Juan Diaz de Solis (Espagnol, 1470-1516), a découvert le Rio de la Plata
- Francis Drake (Anglais, v. 1540-1596), a réalisé le deuxième tour du monde
- Jules Dumont d'Urville (Français, 1790-1842), a exploré la Mélanésie, les côtes de l'Antarctique

E


- Gil Eanes (Portugais, XV), a découvert le cap Bojador
- Juan Sebastian Elcano (Basque, 1476-1526), a réalisé le premier tour du monde
- Antoine Bruny d'Entrecasteaux (Français, 1737-1793), a exploré la Mélanésie et les côtes de l'Australie
- Eric le Rouge (Norvégien, v. 950-1003), a découvert le Groenland
- Leif Ericson (Islandais, fin X-début XI), a découvert l'Amérique du Nord
- Jean-Louis Étienne (Français, né en 1946), a exploré l'Arctique et l'Antarctique
- Edward Eyre (Anglais, 1815-1901), a exploré l'Australie méridionale

F


- Nikolaus Federmann (Allemand, v. 1506-1542), a exploré le Vénézuéla et la Colombie
- John Charles Fremont (Américain, 1813-1890), a exploré l'Oregon et la Californie
- Louis Claude des Saulses de Freycinet (Français, 1779-1842), a exploré les côtes de l'Australie méridionale
- Martin Frobisher (Anglais, v. 1535-1594), a exploré l'océan Arctique

G


- Vasco de Gama (Portugais, v. 1469-1524), a découvert la Route des Indes
- Francis Garnier (Français, 1839-1873), a exploré le fleuve Mékong
- Adrien de Gerlache (Belge, 1866-1934), a exploré l'Antarctique
- Alfred Grandidier (Français, 1836-1921), a exploré les Andes, le Brésil et Madagascar
- Juan de Grijalva (Espagnol, v. 1489-1527), a exploré les côtes du Mexique

H


- Hannon (Carthaginois, V AEC), a exploré les côtes de l'Afrique occidentale
- Sven Hedin (Suédois, 1865-1952), a exploré l'Asie Centrale
- Henry Hudson (Anglais, 1570-1611), a exploré les côtes du Canada septentrional
- Alexandre de Humboldt (Allemand, 1769-1859), a exploré le fleuve Orénoque et les Andes

I


- Cosmas Indicopleustes (Egyptien, VI), a exploré la mer Rouge, le golfe Persique et l'Ethiopie

J


- Louis Jolliet (Français, 1645-1700), a découvert le Haut-Mississippi

K


- Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, (Français, 1734-1797), a exploré les côtes de l'Australie et découvert les îles Kerguelen

L


- Charles Marie de La Condamine (Français, 1701-1774), a exploré le fleuve Amazone
- Jean-François de La Pérouse (Français, 1741-1788), a exploré l'océan Pacifique
- João Fernandes Lavrador (Portugais, fin XVe), a découvert la péninsule de Labrador
- Miguel Lopez de Legazpi (Espagnol, v. 1502-1572), a exploré les Philippines
- Ludwig Leichhardt (Allemand, 1813-1848), a exploré l'Australie septentrionale
- Jacob Le Maire (Hollandais, 1585-1616), a découvert le cap Horn
- Léon l'Africain (Marocain, v. 1488-1548), a exploré le Sahel et la vallée du Nil
- Dragutin Lerman (Croate, 1863-1918), a exploré le Congo
- Meriwether Lewis (Américain, 1774-1809), a exploré l'ouest des États-Unis jusqu'au Pacifique
- David Livingstone (Ecossais, 1813-1873), a exploré l'Afrique australe et orientale

M


- Alexander MacKenzie (Ecossais, 1764-1820), a exploré le Canada septentrional et occidental
- Ferdinand Magellan (Portugais, v. 1470-1521), a mené l'expédition du premier tour du monde, découvert le détroit de Magellan
- Jacques Marquette (Français, 1637-1675), a exploré le fleuve Mississippi
- Pedro de Mascarenhas (Portugais, v. 1470-1555), a exploré l'océan Indien, découvert l'archipel des Mascareignes

N


- Gustav Nachtigal (Allemand, 1834-1885), a exploré le Sahara, le Tchad et le Soudan
- Fridtjof Nansen (Norvégien, 1861-1930), a exploré l'Arctique
- Panfilo de Narvaez (Espagnol, v. 1470-1528), a exploré Cuba et la Jamaïque
- Jean Nicolet (Français, 1598-1642), a exploré les Grands Lacs
- Carsten Niebuhr (Allemand, 1733-1815), a exploré l'Arabie, le Yémen et l'Iran
- Jan Nieuhof (Hollandais, 1618-1671), a exploré la Chine, l'Indonésie et la Cochinchine
- Afanasiy Nikitine (Russe, XVe), a exploré l'Iran et l'Inde
- Adolf Erik Nordenskiöld (Suédois, 1832-1901), a exploré l'Arctique

O


- Alonso de Ojeda (Espagnol, 1466-1516), a exploré le Vénézuéla
- Francisco de Orellana (Espagnol, v. 1500-1549), a exploré le fleuve Amazone

P


- Mungo Park (Ecossais, 1771-1806), a exploré le Sénégal et le fleuve Niger
- Robert Peary (Américain, 1856-1920), a atteint le Pôle Nord
- Auguste Piccard (Suisse, 1884-1962), a exploré les fonds sous-marins
- Zebulon Pike (Américain, 1779-1813), a exploré le Kansas, le Colorado, le Nouveau-Mexique et le Texas
- Fernão Mendes Pinto (Portugais, v. 1509-1583), a exploré l'Ethiopie, l'Inde, la Malaisie, la Chine et le Japon
- Serpa Pinto (Portugais, 1846-1900), a exploré l'Afrique australe
- Vicente Yañez Pinzon (Espagnol, v. 1460-1523), a découvert l'estuaire de l'Amazone
- Francisco Pizarro (Espagnol, 1471-1541), a découvert et conquit l'empire Inca
- Jean de Plan Carpin (Italien, v. 1180-1252), a exploré l'Asie Centrale
- Marco Polo (Italien, 1254-1323), a exploré l'Iran, l'Asie Centrale, la Chine, l'Asie du Sud-Est et l'Inde
- Juan Ponce de León (Espagnol, v. 1460-1521), a découvert la Floride
- Fernando Póo (Portugais, XV), a exploré les côtes de l'Afrique occidentale
- Nikolaï Prjevalski (Russe, 1839-1888), a exploré l'Asie Centrale, la Mongolie et le Tibet
- François Pyrard (Français, v. 1570-1621), a exploré les Moluques, les côtes de l'Inde et de Madagascar
- Pythéas le Massaliote (Grec, IV AEC), a exploré les îles Britanniques et les côtes de la Scandinavie

Q


- Gonzalo Jimenez de Quesada (Espagnol, v. 1499-1579), a exploré la Colombie et le Vénézuéla

R


- Walter Raleigh (Anglais, 1554-1618), a exploré la Virginie et le fleuve Orénoque
- Raymond Rallier du Baty (Français, 1881-1978), a exploré les îles Kerguelen
- James Clark Ross (Ecossais, 1800-1862), a exploré les côtes de l'Antarctique
- Guillaume de Rubrouck (Flamand, v. 1220-1293), a exploré l'Asie Centrale et la Mongolie
- Ibn Rustah (Perse, X), a exploré la Russie et l'Arabie

S


- Leopold von Schrenck (Russe, 1826-1894), a exploré la région de l'Amour
- Robert Falcon Scott (Anglais, 1868-1912), a atteint le Pôle Sud
- Ernest Shackleton (Anglais, 1874-1922), a exploré l'Antarctique
- Hernando de Soto (Espagnol, 1496-1542), a exploré la Floride et découvert le Bas-Mississippi
- John Speke (Anglais, 1827-1864), a découvert le lac Victoria
- Henry Morton Stanley (Anglais, 1841-1904), a exploré l'Afrique centrale
- John McDouall Stuart (Ecossais, 1815-1866), a exploré le centre de l'Australie
- Jean-François de Surville (Français, 1717-1770), a exploré l'océan Pacifique

T


- Abel Tasman (Hollandais, 1603-1659), a exploré les côtes de l'Australie septentrionale et découvert la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande
- Jean-Baptiste Tavernier (Français, 1605-1689), a exploré l'Inde
- Marcel Treich-Laplène (Français, 1860-1890), a exploré la Côte d'Ivoire
- Johann Jakob von Tschudi (Suisse, 1818-1889), a exploré les Andes péruviennes
- Benjamin de Tudèle (Espagnol, XII), a exploré le Moyen-Orient
- Tristao Vaz Teixeira (Portugais, v. 1395-1480), a découvert l'île de Madère

V


- Pedro de Valdivia (Espagnol, v. 1500-1553), a exploré le Chili
- George Vancouver (Anglais, 1757-1798), a exploré les côtes de la Colombie britannique
- Pierre de La Verendrye (Français, 1685-1749), a exploré l'ouest du Canada et la rivière Missouri
- Giovanni da Verrazano (Italien, v. 1485-1528), a exploré les côtes de l'Amérique du Nord
- Amerigo Vespucci (Italien, 1454-1512), a exploré les côtes du Nord de l'Amérique du Sud
- Ruy Lopez de Villalobos (Espagnol, v. 1500-1544), a exploré l'océan Pacifique et les Philippines
- Nicolas Durand de Villegagnon (Français, 1510-1571), a exploré la baie de Rio de Janeiro
- Sebastián Vizcaíno (Espagnol, 1548-1615), a exploré la Californie et le Japon

W


- Samuel Wallis (Anglais, v. 1720-1795), a découvert Tahiti

Y


- Yermak Timofeyevitch (Russe, v. 1537-1585), a exploré la Sibérie
- Francis Younghusband (Anglais, 1863-1942), a exploré l'Himalaya et le Tibet

Z


- John Augustine Zahm (Américain, 1851-1921), a exploré l'Amérique du Sud
- João Gonçalves Zarco (Portugais, v. 1390-1470), a découvert l'île de Madère
- Zhang Qian (Chinois, I AEC), a exploré l'Asie Centrale
- Zheng He (Chinois, 1371-1435), a exploré les côtes de l'Asie du Sud-Est, de l'Inde et de l'Afrique orientale
- Heinrich Zollinger (Suisse, 1818-1859), a exploré Java et les îles de la Sonde

Voir aussi


- Conquistador
- Chronologie des explorations
- Voyage d'exploration scientifique

Doriens

Selon la mythologie grecque, Zeus voulut qu'Héraclès régnât sur le pays de Persée à Mycènes et à Tirynthe. Cependant, après la mort d'Héraclès, ces cités tombèrent entre les mains des descendants de Pélops et, pendant la Guerre de Troie, Agamemnon régnait à Mycènes. Les Grecs tenaient pour un fait historique la légende selon laquelle deux générations après la Guerre de Troie, v. 1100 av. J.-C., avait eu lieu une invasion de la Grèce par un nouveau peuple venant du Nord et parlant le grec, les Doriens. Ces derniers auraient accompagné les fils du héros Héraclès, les Héraclides, lorsqu'ils retournèrent dans le Péloponnèse pour revendiquer l'héritage de leur père, Tirynthe en premier lieu, puis, par conquête, l'ensemble du Péloponnèse. Cette légende expliquait de nombreux faits historiques ; à commencer par ce fait que de grandes parties de la Grèce étaient occupées par un peuple grec parlant le dialecte dorique. L'étroite relation entre le dorique et le grec du Nord-ouest plaide en faveur de la légende selon laquelle les Doriens vinrent du Nord-ouest, d'Épire et du sud-ouest de la Macédoine, puis traversèrent la Thessalie et la Béotie, où quelques-uns d'entre eux s'installèrent dans cette petite région de la Grèce centrale nommée Doride, d'où ils partirent plus tard vers le sud en passant par Delphes, Naupactos au sud-ouest et, de là, dans le Péloponnèse. La tradition veut que Corinthe ait été une de leurs dernières conquêtes. Le fait que le dialecte arcadien reste très proche du grec prédorien semble indiquer que les envahisseurs doriens ne réussirent pas à pénétrer dans les régions les plus reculées de l'Arcadie. En second lieu, les États doriens présentaient cette particularité d'être tous divisés selon les trois tribus des Hyllées, des Dymanes et des Pamphyliens, ce qui suggère un grand sens d'identité. En troisième lieu, les Doriens étaient apparemment inconnus du temps de la Guerre de Troie et Homère ne les mentionne pas, bien qu'ils aient postérieurement occupé le territoire déjà tenu, selon Homère, par Agamemnon et les Achéens, et qu'à Argos et Sparte ils régnèrent sur une population quasi esclave de Grecs non doriens. L'invasion dorienne peut aussi expliquer ce fait historique auquel les Grecs eux-mêmes furent assez peu attentifs à savoir que les cités et la civilisation de la Grèce mycénienne furent détruites par des attaques successives au auxquelles succédèrent les migrations au-delà des mers vers l'Asie Mineure, v. 1050-950, ainsi que par la pénurie et la dépossession en Grèce elle-même. Il n'y a ni preuve archéologique de l'identité du peuple qui détruisit la culture mycénienne, ni signes tangibles de l'influence d'un nouveau peuple. Voilà qui se comprend si les envahisseurs provenaient d'une souche grecque reliée aux franges du monde mycénien. On a aussi soutenu qu'il n'y eut en réalité aucune invasion dorienne, mais que différents groupes de Grecs habitaient en Grèce depuis le commencement de la culture mycénienne et que les destructions furent dues à des raids épisodiques ou aux insurrections locales d'une population opprimée. Cependant les fortes ruptures introduites par ces destructeurs, aussi bien que les légendes elles-mêmes, plaident en faveur de l'historicité de l'invasion dorienne.

Articles connexes


- Antiquité, Grèce antique,
- Grèce, histoire de la Grèce,
- mythologie, mythologie grecque. Catégorie:Grèce antique Catégorie:Peuple grec ja:ドーリア人

Homère

Homère (en grec ancien Ὅμηρος / Hómêros) est réputé avoir été un aède (poète) de la fin du C'est le premier poète grec dont les œuvres nous sont parvenues. Il était surnommé simplement « le Poète » (ὁ Ποιητής / ho Poiêtếs) par les Anciens. Victor Hugo écrivit à son propos dans William Shakespeare : « Le monde naît, Homère chante. C'est l'oiseau de cette aurore ». Le fait qu'il ait eu une existence réelle ou simplement qu'il représente une personnification tardive d'un éventuel auteur ou collectif (comme Rrose Sélavy ou Nicolas Bourbaki) semble aujourd'hui impossible à établir avec certitude. Cette question est abordée plus en détail dans cet article.

Biographie

La tradition veut qu'Homère ait été aveugle. Deux éléments dans les textes homériques appuient cette thèse. Tout d'abord, l'aède Démodocos, qui apparaît dans l'Odyssée pour chanter des épisodes de la guerre de Troie, est aveugle. Ensuite l'auteur de lHymne homérique à Apollon Délien (à l'époque attribué à Homère) déclare à son propre sujet : τυφλὸς ἀνήρ, οἰκεῖ δὲ Χίῳ ἔνι παιπαλοέσσῃ (« c'est un aveugle, qui réside à Chios la rocailleuse »). Martin P. Nilsson remarque cependant, dans Homer and Mycenæ (1933), que dans certaines régions slaves, les bardes sont rituellement qualifiés d'« aveugles ». La perte de la vue est supposée stimuler la mémoire. De plus, symboliquement, l'aveugle est, dans les civilisations antiques, celui qui voit l'invisible transcendant et ne peut voir le visible immanent. C'est une incarnation de l'idée d'inspiration divine. Tirésias ou Œdipe en sont représentatifs : le premier reçoit la cécité en malédiction et le don divinatoire en compensation. Le second perd la vue quand il se met à voir la vérité et accède à une forme de sainteté. Il est probable que la cécité d'Homère soit de ce type. Plusieurs villes ioniennes (Chios, Smyrne, Cymé ou encore Colophon) se disputent son origine. Lucien de Samosate (v. 120–ap. 180), dans son Histoire vraie (II, 20), fait d'Homère un Babylonien envoyé en otage (en grec ὅμηρος / homêros) chez les Grecs, d'où son nom. Le philosophe et érudit Proclos (412485) conclut la polémique dans sa Vie d'Homère, en disant que celui-ci fut avant tout un « citoyen du monde ». En fait, nous ne savons rien sur la vie d'Homère. Huit biographies anciennes nous sont parvenues, faussement attribuées à Plutarque et Hérodote, mais elles datent probablement de l'ère chrétienne et ne sont pas dignes de confiance.

Œuvres

On lui attribue la paternité de
l'Iliade et de l'Odyssée. L'œuvre épique comique Batrachomyomachia (bataille des grenouilles et des souris, parodie de l'Iliade) et les Hymnes homériques lui sont également attribués, quoiqu'il soit communément admis que ce sont des œuvres dérivées ultérieures. De manière générale, dans l'Antiquité, le nom d'Homère était pratiquement équivalent à la poésie épique dans son ensemble, de même que celui d'Hésiode désignait toute forme de poésie didactique. De cette manière, on trouve fréquemment son nom accolé aux titres des épopées du Cycle troyen. Archiloque de Paros considérait qu'Homère avait écrit le Margitès, une œuvre comique. Hérodote (V, 37) rapporte que la « poésie homérique » fut bannie par Clisthène, tyran de Sicyone, à cause de ses références à Argos — ceci laisse supposer que le Cycle thébain était également considéré comme homérique. Hérodote lui-même s'interroge sur la paternité homérique des Épigones (IV, 32) et des Chants cypriens (IV, 32). Enfin, nombre d'auteurs antiques citent des vers qu'ils attribuent à Homère, mais qui ne figurent ni dans l'Iliade, ni dans l'Odyssée : Simonide de Céos (fgt. 564 PMG), Pindare (Pythiennes, IV, 277–278), etc. Ce n'est qu'à partir de Platon et Aristote que l'attribution se limite aux deux épopées.

Composition des œuvres

Aristote)]] Du fait des maigres informations dont nous disposons sur Homère, certains ont mis en question son existence même. Cette question remonte à l'Antiquité :
« C’était la maladie des Grecs de chercher quel était le nombre des rameurs d’Ulysse ; si l’Iliade fut écrite avant l’Odyssée, si ces deux poèmes étaient du même auteur. »
(Sénèque,
De la brièveté de la vie)
Plusieurs hypothèses ont été envisagées : il s'agirait là d'un seul auteur, de plusieurs auteurs ou d'un auteur ayant réuni et complété le travail de plusieurs auteurs. Au , l'abbé d'Aubignac (Conjectures académiques, 1715), puis F. A. Wolf (Prolegomena ad Homerum, 1795) posent la question de l'unité artistique des poèmes et affirment que les textes que nous avons sont l'œuvre d'un éditeur tardif. À partir d'eux se distinguent deux écoles : les unitaristes et les analystes. Les analystes cherchent à isoler un poème originel, œuvre d'Homère lui-même, d'additions postérieures ou d'interpolations, et soulignent les incohérences du texte, les erreurs de composition : par exemple, Pylémène, héros troyen, est tué au chant V avant de reparaître quelques chants plus loin ou encore Achille espère au chant XI une ambassade qu'il vient juste de renvoyer. Il est vrai aussi que la langue homérique (voir infra), pour ne parler que d'elle, est un ensemble composite mêlant des dialectes divers (ionien et éolien principalement) et des tournures d'époques diverses. Cette démarche était déjà celle des Alexandrins qui ont établi le texte (voir infra). Les unitaristes, au contraire, soulignent l'unité de composition et de style des poèmes, pourtant très longs (15 337 vers pour l'Iliade et 12 109 pour l'Odyssée) et défendent la thèse d'un auteur, Homère, qui a composé les poèmes que nous avons à partir de sources diverses existant à son époque. Les différences entre les deux poèmes peuvent s'expliquer par le changement entre un auteur jeune et le même, plus vieux, ou encore entre Homère lui-même et un continuateur de son école. Aujourd'hui, la plupart des critiques pense que les poèmes homériques ont été composés lors d'une période de transition, au moment du passage d'une culture de composition et de transmission orale à une culture de l'écrit. l'Iliade aurait été composée en premier, vers la première moitié du , et l'Odyssée serait postérieure, de la fin du

Transmission des textes homériques

Transmission orale

Les textes homériques se transmirent longtemps par voie orale. Dans sa célèbre thèse,
L'Épithète traditionnelle chez Homère, Milman Parry montre que les nombreuses formules « nom propre + épithète », telles que « Achille aux pieds légers » ou « Héra, la déesse aux bras blancs » obéissent à des schémas rythmiques précis qui facilitent le travail de l'aède : un hémistiche peut être aisément complété par un hémistiche tout fait. Ce système, qu'on ne retrouve que dans la poésie homérique, est caractéristique de la poésie orale (cf. épithète homérique). Parry et son disciple, Albert Lord, donnent ainsi l'exemple de bardes serbes de la région de Novi Pazar, analphabètes, capables de réciter de longs poèmes parfaitement versifiés, en utilisant ce type de formules rythmiques. Après avoir enregistré plusieurs de ces épopées, Lord s'aperçoit en revenant quelques années plus tard que les modifications apportées par ces bardes sont minimes.

De Pisistrate aux Alexandrins

Pisistrate, au , inaugure la première bibliothèque publique. Cicéron (
De oratore, III, 40) rapporte que les deux récits épiques sont alors pour la première fois retranscrits, sur l'ordre du tyran athénien. Il promulgue une loi enjoignant à tout chanteur ou barde passant par Athènes de réciter tout ce qu'il connaît d'Homère pour les scribes athéniens, qui enregistrent chaque version et les réunissent en ce qui est à présent appelé L'Iliade et L'Odyssée. Des savants tels que Solon (qui s'était pourtant opposé à Pisistrate pendant sa campagne électorale) participent à ce travail. Le fils du tyran, Hipparque, ordonne que le manuscrit soit récité tous les ans à l'occasion de la fête des Panathénées, selon le dialogue Hipparque attribué à Platon. Les textes homériques sont alors écrits et lus sur des rouleaux de parchemin ou de papyrus, les volumina (d'où vient le français « volume »). Aucun rouleau ne nous est parvenu intact. Nous n'en avons que des fragments, retrouvés en Égypte, dont certains remontent au L'un d'entre eux, Sorbonne inv. 255, contenant les chants IX et X, montre que, contrairement à ce que l'on pensait jusqu'alors :
- le découpage des œuvres en 24 chants chacun, numérotés par les 24 lettres de l'alphabet ionien, est antérieur à l'œuvre des grammairiens alexandrins de l'époque hellénistique ;
- le découpage en chants ne correspond pas à une nécessité pratique (un chant par rouleau). Ensuite, les premiers à travailler à une édition critique des textes homériques sont les grammairiens alexandrins. Zénodote, premier bibliothécaire de la Bibliothèque d'Alexandrie, commence le travail de défrichage, tandis que son successeur Aristophane de Byzance établit la ponctuation du texte. Aristarque de Samothrace, successeur d'Aristophane, écrit des commentaires de
l'Iliade et de l'Odyssée, et tente de différencier le texte attique, établi sur les ordres de Pisistrate, et les additions hellénistiques.

Des Byzantins à l'imprimerie

Au , les Romains répandent dans le bassin méditerranéen l'usage du
codex, c'est-à-dire le livre broché que nous connaissons aujourd'hui. Les plus anciens manuscrits qui nous soient parvenus sous cette forme remontent au . Ils sont l'œuvre d'ateliers byzantins. C'est le cas par exemple du Venetus 454A, l'un des meilleurs manuscrits existant, qui permit en 1788 au Français d'Annse de Villoison d'établir l'une des meilleures éditions de L'Iliade. Au , l'érudit Eustathe de Thessalonique compile les commentaires alexandrins. Il ne retient que 80 corrections sur les 874 établies par Aristarque de Samothrace. En 1488 est imprimée la version princeps des œuvres à Florence.

La langue homérique

Florence La langue homérique est d'abord une langue de l'épopée, déjà archaïque au , et encore davantage au moment de la fixation du texte, au . Avant ce moment, d'ailleurs, certains de ces archaïsmes ont été remplacés, introduisant ainsi dans le texte des atticismes. Parfois, la métrique permet de retrouver la forme initiale, ainsi que d'expliquer certaines tournures. C'est par exemple le cas pour le digamma (Ϝ), disparu dès le , encore utilisé chez Homère pour des questions de scansion, même s'il n'est ni écrit ni prononcé. Ainsi du vers 108 du chant I de
l'Iliade :
ἐσθλὸν δ’ οὔτέ τί πω [Ϝ]εἶπες [Ϝ]έπος οὔτ’ ἐτέλεσσας
L'emploi concurrent de deux génitifs, l'archaïque en -οιο et le moderne en -ου, ou encore deux datifs pluriel (-οισι et -οις) montrent que l'aède pouvait alterner à son gré formes archaïques et modernes : « la langue homérique est un mélange de formes d'époques diverses, qui n'ont jamais été employées ensemble et dont la combinaison relève d'une liberté purement littéraire » (Jacqueline de Romilly). Mieux encore, la langue homérique combine différents dialectes. On peut écarter les atticismes, transformations rencontrées lors de la fixation du texte. Il reste deux grands dialectes, l'ionien et l'éolien, dont certaines particularités sont manifestes pour le lecteur : par exemple, l'ionien utilise un êta (η) là où l'ionien-attique utilise un alpha long (ᾱ), d'où les noms « Athéné » ou « Héré » au lieu des classiques « Athéna » et « Héra ». Cette « coexistence irréductible » des deux dialectes, selon l'expression de Pierre Chantraine, peut s'expliquer de diverses façons :
- composition en éolien, puis passage en ionien ;
- composition dans une région où les deux dialectes sont également utilisés ;
- libre choix de l'aède, comme pour le mélange des formes d'époques différentes, souvent à cause de la métrique. De fait, le dialecte homérique est une langue composite qui n'a jamais existé que pour les poètes, qui n'a jamais été réellement parlée, ce qui accentue la rupture créée par l'épopée avec la réalité du quotidien. Plus tard, bien après Homère, les auteurs grecs vont imiter ces homérismes précisément pour « faire littéraire ».
Voir dialecte homérique.

Homère historien ?

Les auteurs de l'Antiquité pensaient qu'Homère chantait des événements ayant réellement existé, et que la guerre de Troie avait vraiment eu lieu. Ils faisaient leur la remarque d'Ulysse à l'aède Démodocos (
Od., VII, 489–491) :
« Tu chantes avec un grand art le sort des Grecs,
Tout ce qu'ont fait, subi et souffert les Argiens,
comme un qui l'eût vécu, ou tout au moins appris d'un autre ! »
Au encore, c'est pour retrouver les sites décrits par l'épopée qu'Heinrich Schliemann lance ses fouilles en Asie mineure. Quand il met au jour les ruines d'une ville appelée Troie, puis celles de Mycènes, on pense que ce que raconte Homère est prouvé : on aurait retrouvé le masque d'or d'Agamemnon, le bouclier d'Ajax, la coupe de Nestor, etc. On identifie la société décrite par l'aède à la civilisation mycénienne. Rapidement, les découvertes sur cette civilisation (au premier chef, le déchiffrement du linéaire B) remettent en cause cette thèse : la société achéenne ressemblait plus aux civilisations mésopotamiennes, administratives et bureaucratiques, qu'à une aristocratie de guerriers, sans État. Jacqueline de Romilly explique ainsi : « entre les documents soudain révélés et le contenu des poèmes, il n'y a pas un lien beaucoup plus étroit qu'entre la
Chanson de Roland et des actes notariés de l'époque de Roland » (Homère, 1999). Moses Finley, dans Le monde d'Ulysse (1969), affirme que la société décrite, hors quelques anachronismes, a vraiment existé : ce sont les « siècles obscurs », ceux du X et du , situés entre la civilisation de Mycènes et le début de l'âge des cités (). Ainsi, il écrit dans « Les siècles obscurs et les poèmes homériques » (Les anciens Grecs, 1971) :
« Tout se passe donc comme si la volonté archaïsante des bardes avait été en partie couronnée de succès : bien qu'ils aient perdu presque tout souvenir de la société mycénienne, ils demeuraient assez en retard sur leur temps pour peindre avec quelque exactitude les siècles obscurs, dans leurs débuts plus qu'en leur fin — tout en laissant toujours subsister des fragments anachroniques, survivances mycéniennes d'une part, notations contemporaines de l'autre. »
La position de Finley est aujourd'hui également remise en question, en grande partie à cause des fameux anachronismes, montrant des traits datant du VIII siècle :
- ébauche de la phalange (
Il. XVI, 215–217) : « Ainsi ajustaient-ils casques et boucliers bombés.
Écus, casques et hommes se pressaient l'un contre l'autre,
Et quand ils se penchaient, les casques chevelus heurtaient
Leurs splendides cimiers, tant ils se tenaient serrés. »
- utilisation incohérente des chars : les héros partent sur leur char, en sautent et se battent à pied. Le poète sait que les Mycéniens utilisaient des chars, mais ne connaît pas leur utilisation à l'époque (combat char contre char, utilisation des javelots), et calque l'utilisation des chars sur celle des chevaux à son époque (transport à cheval jusqu'au lieu de la bataille, combat à pied) ;
- utilisation du bronze et du fer : le sujet se passe en plein âge du bronze, et les armes des héros sont effectivement faits de ce métal. Mais Homère donne à ses héros un « cœur de fer », et parle dans
l'Odyssée (IX, 390–395) du bruit fait, dans la forge, par une hache de fer que l'on trempe. D'autres usages issus d'époques différentes montrent qu'à l'instar de la langue d'Homère, le monde homérique n'a jamais existé en tant que tel. C'est un monde composite et poétique, tout comme la géographie du périple d'Ulysse.

Voir aussi

Articles connexes


- Aède ;
- Rhapsode ;
- Épopée ;
- Cycle troyen.

Bibliographie

Ouvrages généraux


- Pierre Carlier,
Homère, Fayard, 1999 ;
- Jacqueline de Romilly,
Homère, PUF, coll. « Que sais-je ? » n° 2218, 1999 (4 édition) ;
- Monique Trédé-Boulmer,
La littérature grecque d'Homère à Aristote, PUF, coll. « Que sais-je ? » n° 227, 1992 (2 éd.).

Le monde d'Homère


- « La Méditerranée d'Homère. De la guerre de Troie au retour d'Ulysse »,
Les collections de L'Histoire, n° 24, juillet-septembre 2004 ;
- Moses Finley,
Le monde d'Ulysse, Maspéro, 1969 ;
- Pierre Vidal-Naquet,
Le monde d'Homère, Perrin, 2000.

Études spécialisées


- Louis Bardollet,
Les Mythes, les dieux et l'homme. Essai sur la poésie homérique, Belles Lettres, coll. « Vérité des mythes », 1997 ;
- Pierre Chantraine,
Grammaire homérique, Klincksieck, coll. « Tradition de l'humanisme », t. I et II, 2002 ;
- Jacqueline de Romilly,
Les Perspectives actuelles de l'épopée homérique, PUF, coll. « Essais et conférences », 1983 (cours professé au Collège de France) ;
- Gregory Nagy :
  -
Homer's Text And Language, University of Illinois Press, 2004,
  -
Homeric Responses, University of Texas Press, 2004 ;
- Adam Parry (éd.),
The Making of Homeric Verse: The Collected Papers of Milman Parry, Oxford University Press, 1971.

Liens externes


- [http://www.u-grenoble3.fr/homerica/ Homerica] à l'[http://www.u-grenoble3.fr/stendhal/ Université Stendhal] (Grenoble-III) ---- L'extrait de
l'Odyssée est issu de la traduction de Philippe Jaccottet, Club français du livre, 1955. L'extrait de l'Iliade est issu de la traduction de Frédéric Mugler, Actes Sud, 1995. Homere Homere Homere Homere ja:ホメロス ko:호메로스 ms:Homer simple:Homer th:โฮเมอร์

Carie (Antiquité)

La Carie (en grec ancien Καρία / Karía) est une ancienne province du sud-ouest de l'Asie mineure, située entre la Lycie à l'Est, la Phrygie au Nord, la Lydie à l'Ouest et la mer Égée au Sud. À l'origine, c'est une colonie phénicienne, prise ensuite par les Doriens qui fondent les cités de Cnide et d'Halicarnasse. Sous la domination des Perses, elle devient une satrapie, rapidement gouvernée par des satrapes locaux qui se comportent comme des monarques autonomes, comme Mausole ou sa femme Artémise II. Sous l'Empire romain, la Carie devient une province romaine d'Asie. Catégorie:Histoire de la Turquie Catégorie:Antiquité

454

Catégorie:454
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---- Cette page concerne l'année 454 du calendrier julien.

Événements


- À la suite de la scission dans l'Église de Rome, qui est devenue plus prononcée trois ans plus tôt après le concile de Chalcédoine, le royaume d'Aksoum (Axoum) décide de soutenir le patriarche copte d'Alexandrie qui suit la doctrine monophysite
- 21 septembre : Aetius est assassiné de la main de Valentinien III, jaloux de ses succès, sur les conseils de l’eunuque Héraclès et du consulaire Maxime Pétrone. Sa mort rend irrémédiable le morcellement de l’Occident.
- Les Ostrogoths et les Gépides se révoltent contre les fils d'Attila qui sont vaincus à la bataille de Nedao.
- Les Ostrogoths s’établissent en Pannonie et en Thrace comme fédérés.

Naissances


-

Décès en 454


- Aetius, le chef suprême des armées, est assassiné à Ravenne par Valentinien III, l'empereur d'Occident. ko:454년

Athènes antique

La cité

Athènes fut fondée formellement vers 800 par le synœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés par l'invasion des Doriens. Le pluriel du mot « Athènes », d'après Thucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Le site fut choisi pour la forteresse naturelle que représente l'Acropole, les habitants purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région, augmentant avec les années sa fortification. À partir de 510, cette fonction défensive est abandonnée, le lieu étant consacré aux cultes et notamment celui d'Athéna, déesse protectrice d'Athènes. Des remparts encerclent à partir de 478 la ville et son port, le Pirée. Rares sont les bâtiments au-delà des 15 majestueuses portes, exception faite du populaire quartier du Céramique dont la production inonde le monde grec entier, ainsi seuls quelques gymnases et écoles de philosophie s'excentrent pour que leurs élèves profitent de la tranquillité et soient totalement isolés pendant les deux années de leur éphébie. L'agora devient le centre social et politique de la cité avec l'installation des institutions démocratiques sur cette place. En été de nombreux débats houleux ou amicaux se tiennent à l'ombre du portique Sud et de la Stoa Poikilè, on papote et philosophe en regardant les centaines d'étales emplis de victuailles et leurs marchands s'égosillant à qui mieux mieux pour appâter le client. L'hiver se sont les nombreuses salles situées en arrière qui sont envahies. Des joutes oratoires d'un autre genre se déroulent sur la Pnyx, colline sur laquelle sont votées toutes les lois athéniennes. Loin de ces ambiances festives plus ou moins décisives dans la direction de l'État le monde rural vit aussi. Les riches propriétaires n'ayant pas déserté la campagne pour la ville profitent, avec les régisseurs de ceux partis, de la dolce vita faite de soleil, d'huile d'olive, et de belles esclaves pendant que triment leurs autres biens humains au dur labeur imposé par le climat aride de l'Attique. Mieux lotis, les pêcheurs bordant le pourtour de l’Attique mangent à leur faim sans pour autant avoir accès à l’état de grands propriétaires terriens toujours nécessaire pour entrer dans les arcanes du pouvoir.