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Zalgiris Kaunas
Fondé en 1944, le Žalgiris Kaunas est un club de basket-ball lituanien, localisé dans la ville de Kaunas. Il connait sa première heure de gloire durant le milieu des années 80, lorsque, avec Arvydas Sabonis, il remporte 3 titres de champion d'URSS de suite. Il participe également à 2 finales européennes dont la finale 1986 de la Coupe des clubs champions contre le Cibona Zagreb de Drazen Petrovic.
A l'indépendance de la Lituanie en 1990, il devient le club dominant de son pays. En 1998, il remporte son premier trophée européen, puis le titre européen suprème l'année suivante contre le Kinder Bologne.
En 2003, son ancien joueur emblématique Arvydas Sabonis revient au club, dont il devient président.
Palmarès
- Euroligue en 1999
- finaliste de la Coupe des clubs champions en 1986
- finaliste de la Coupe des Coupes 1985
- Coupe Saporta : 1998
- Coupe intercontinentale 1986
- championnat de Lituanie: de 1991 à 1999, 2001, 2003 , 2004
- championnat d'URSS : 1947, 1950, 1985, 1986, 1987
Joueurs célèbres
- Arvydas Sabonis
Liens externes
- [http://www.zalgiris.lt Site Officiel]
Žalgiris Kaunas
1944 en sport ja:1944年のスポーツ
Chronologie du sport
- 1943 en sport - 1944 en sport - 1945 en sport
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- Les Saint Louis Cardinals remportent les World Series face aux Saint Louis Browns.
- FC Grenoble champion de France.
- Le Belge Maurice De Simpelaere s’impose sur le Paris-Roubaix.
- 7 mai : L’Équipe fédérale Nancy-Lorraine remporte la Coupe de France face à l’Équipe fédérale Reims-Champagne, 4-0.
- Dresde SC champion d’Allemagne.
- Valence FC champion d’Espagne.
- Les clubs professionnels français forment une Ligue.
- 17 décembre : Green Bay Packers champion de la NFL. Article détaillé : Saison NFL 1944
- Grey Cup : Montréal HMCS 7, Hamilton Wildcats 6.
- L’Américain Bob Hamilton remporte le tournoi de l’USPGA.
- Les Canadiens de Montréal remportent la Coupe Stanley.
- Coupe Magnus : Chamonix champion de France.
- HC Davos champion de Suisse.
- Perpignan champion de France.
- championnat des USA.
- L’Américain Frank Parker s’impose en simple hommes.
- L’Américaine Pauline Betz s’impose en simple femmes.
Naissances
- 14 février : Ronnie Peterson, pilote automobile suédois
- 17 février : Jo Maso, joueur de rugby à XV français
- 25 février : François Cevert, pilote automobile français
- 15 mars : Ivan Curkovic, footballeur yougoslave
- 20 mars : Roger Magnusson, footballeur suédois
- 23 mai : John Newcombe, joueur de tennis australien
- 5 juin : Tommie Smith, athlète américain
- 9 juin : Christine Goitschel, skieuse alpin française
- 12 juin : Tommie Smith, athlète américain
- 16 juin : Annie Famose, skieuse alpin française
- 7 juillet : Tony Jacklin, golfeur anglais
- 20 juillet : Olivier de Kersauson, skipper (voile) français
- 28 juillet : Daniel Morelon, cycliste français
- 9 août : Patrick Depailler, pilote automobile français
- 19 août : Mordechai Spiegler, footballeur israélien
- 28 août : Roger De Coster, pilote moto belge
- 13 octobre : Jean-Claude Bouttier, boxeur français
- 12 novembre : Joe Frazier, boxeur américain
- 25 décembre : Jairzinho, footballeur brésilien
Principaux décès
- 5 mars : Rudolf Harbig, athlète allemand
Catégorie:1944 en sport
__NOTOC__
Basket-ballLe basket-ball est un sport, un jeu de ballon qui se joue à la main. Le but est d’envoyer une balle dans un panier (basket).
sport
Historique
Le basket-ball a été inventé en 1891 par un professeur canadien, du collège de Springfield, dans l'état du Massachusetts,
James Naismith, qui cherchait à occuper ses étudiants entre les saisons de football américain et de base-ball, pendant les longs mois d’hiver qui rendent impossible la pratique du sport en extérieur. Il souhaitait également leur trouver une occupation sans contact, afin de leur éviter les blessures.
Un jour, il eut l’idée de placer deux caisses de pêche en bois sur les rampes du gymnase, dans lesquelles il fallait faire pénétrer un ballon, pour marquer un but. Les caisses étant en hauteur, ce jeu nécessitait autant d’adresse que de force brute. Il proposa l’activité à ses étudiants et il ne fallut que quelques minutes pour établir les règles essentielles pour rendre ce jeu pratiquable.
Ces règles étaient :
- Le ballon, gros (circonférence de 76 cm) et léger (son poids est compris entre 567 et 624 g), ne peut être joué qu’avec les mains
- Interdiction de courir avec le ballon
- Le ballon peut être reçu à n’importe quel moment, à n’importe quel endroit et par n’importe quel joueur
- Les chocs sont interdits
- Le but est élevé et de petites dimensions. Le panier est fixé au panneau à 3,05 m au-dessus du sol. L’anneau mesure 46 cm de diamètre et est fixé sur un panneau de 2 m sur 1 m.
Le premier match de l’histoire, 21 décembre 1891, se termine sur le score de 1 à 0, le basket-ball est né.
Aujourd’hui, le basket-ball fait partie des sports collectifs majeurs. C’est un sport
olympique
Le terrain
Les dimensions du terrain diffèrent entre les normes internationales et les règles du basket-ball professionnel américain.
Les actions de jeu
; Le dribble : Puisqu’il est interdit de courir en tenant le ballon, celui qui le contrôle doit le faire rebondir au sol pour pouvoir se deplacer avec.
; La passe : Tout joueur peut donner le ballon à un coéquipier, en le lui lançant.
; Le tir : Afin de marquer des points, tout joueur peut lancer le ballon dans le panier adverse. Si le ballon passe complètement à travers celui-ci, le panier est validé et rapporte un (lancer-franc), deux ou trois points (tir au-delà de la ligne des 6m25 (7m23 en NBA)).
; Le rebond : Lorsqu’un tir manque la cible, les joueurs des deux équipes peuvent essayer de récupérer la possession du ballon avant ou après qu’il ne retombe au sol, c’est ce qui s’appelle un rebond.
; Le contre : Un défenseur peut essayer de dévier la trajectoire du ballon suite à un tir de l’équipe adverse, c’est un contre. La déviation peut se faire uniquement dans la phase ascendante du ballon. Si un joueur touche le ballon alors qu’il est en phase descendante avant d’avoir touché le panneau ou l’arceau, le panier est accordé.
; L’interception : Un défenseur peut essayer de récupérer le ballon lorsqu’un adversaire dribble ou tente de le passer à un coéquipier.
Les joueurs
Chaque équipe est composée de cinq joueurs sur le terrain, et de 7 (Europe et NBA) remplaçants. Les cinq joueurs qui débutent le match font partie du cinq de base.
Les cinq joueurs sur le terrain remplissent chacun un poste particulier. Il existe évidemment d’innombrables variations et possibilités mais voici la description des cinq postes dits « classiques » :
- Le pivot est le joueur le plus grand et le plus fort. En défense, il se positionne près de son panier et protège le secteur intérieur, avec des bonnes capacités au rebond et au contre. Les meilleurs exemples sont Shaquille O'Neal, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Wilt Chamberlain, Bill Russell …
- L’ailier fort joue un rôle similaire au pivot et forme avec lui le secteur intérieur. Il est généralement plus petit que le pivot et évolue en dehors de la raquette. L’ailier fort emblématique est Karl Malone ou encore Charles Barkley
- Le petit ailier est un joueur extérieur, agile et rapide. Il peut venir aider les intérieurs au rebond. Ce joueur passe donc fréquemment d’une position à l’extérieur vers l’intérieur, et vice versa. Exemple : Scottie Pippen.
- L’arrière est un joueur dont le jeu est principalement orienté à l’extérieur. Les meilleurs exemples : Michael Jordan ou Kobe Bryant.
- Le meneur est le chef d'orchestre de l'équipe. Il remonte la balle en attaque et annonce les tactiques. En plus de bonnes capacités au dribble, il doit avoir une excellente vision du jeu pour pouvoir distribuer le ballon à ses coéquipiers. Le meneur type est John Stockton, voire Jason Kidd, et le plus atypique si ce n'est l'un des meilleurs : Allen Iverson.
Chaque poste est également désigné par un chiffre (surtout utile pour les tactiques) :
- meneur : 1
- arrière : 2
- ailier : 3
- ailier fort : 4
- pivot : 5
Les règles principales
Le basket-ball se pratique par deux équipes de cinq joueurs sur le terrain, avec cinq remplaçants, en quatre périodes de dix minutes selon les règles FIBA et quatre périodes de douze minutes selon les règles NBA. Le chronomètre est arrêté à chaque arrêt de jeu (faute, temps mort …). Le nombre de remplacements est illimité et doit avoir lieu pendant un arrêt de jeu.
La balle est hors jeu dès qu’elle rebondit en dehors des limites du terrain ou qu’elle est touchée par un joueur en dehors des limites du terrain. Contrairement au football ce n’est pas la position absolue du joueur ou du ballon qui compte mais le dernier rebond ou appui (un joueur peut ainsi plonger en dehors du terrain et sauver la balle, tant que son dernier pas se situait dans les limites du terrain)
Le marcher sanctionne le possesseur du ballon qui prend plus de deux appuis sans dribbler, où qui retombe sur ses appuis sans avoir quitté la balle après un saut. La balle est remise à l’adversaire au niveau où la faute a été commise, en dehors du terrain.
La reprise de dribblesanctionne le joueur qui reprend son dribble après l’avoir arrêté, un joueur ayant fait un drible illégal (vers le haut) ou encore un joueur ayant tiré et dont le tire n'aurait pas touché la planche et qui aurait pris son propre rebond.
Le contre en phase descendante, ou goaltending, sanctionne le défenseur qui contre un tir alors que la balle est en phase descendante et qu’elle n’a pas encore touché l’arceau ou le panneau. Le panier est alors accordé.
L’équipe en attaque dispose de 8 secondes pour remonter sa moitié de terrain (auparavant fixée à 10 secondes, la limite a été baissée pour favoriser le jeu offensif).
L’équipe en attaque dispose en tout de 24 secondes pour tenter un tir . L’horloge revient à 24 secondes dès qu’il y a tir qui touche l'anneau ou dès qu'un joueur adverse contrôle le ballon sur le terrain. En NBA, le tir doit au moins toucher la planche ou l’arceau pour que l’horloge se remette à 24 secondes. En cas de contre ou de air-ball (tir qui ne touche ni le panier ni l'arceau), l’horloge continue.
Un joueur en attaque ne peut rester plus de 3 secondes dans la raquette. Les 3 secondes ne sont plus comptabilisés à partir du moment où le joueur cherche à sortir de la raquette.
Lors de la remise en jeu, l’équipe attaquante dispose de 5 secondes. Un joueur qui possède la balle et qui arrête de dribbler a 5 secondes pour s'en débarrasser (par une passe, un tir, ou en la faisant habilement toucher par un adversaire).
Un joueur est éliminé après 5 fautes (6 en NBA). À chaque quart-temps, une fois que l’équipe totalise 5 fautes, l’équipe adverse tire automatiquement 2 lancers-francs, où que la faute soit commise.
En cas de faute du défenseur sur dribble (contact avec le bras, obstruction), la balle est remise à l’équipe attaquante au niveau où la faute a été commise, en dehors des limites du terrain. Si les 5 fautes d’équipe sont atteinte (c'est à dire que les joueurs de l'équipe ont commis 5 fautes défensives dans le même quat-temps), 2 lancers-francs sont tirés.
En cas de faute du défenseur sur un tir, si le tir est marqué il est accordé et l’attaquant tire un lancer-franc. Dans le cas contraire, l’attaquant tire 2 lancers-francs pour un tir à 2 points, et 3 lancers-francs pour un tir à 3 points.
Si une équipe se trouve en zone offensive (moitié de terrain adverse) avec le ballon, et que ce dernier vient à revenir en zone défensive (par une passe ou un appuis dans sa propre moitié de terrain) l'arbitre siffle un retour en zone. La balle est rendue à l'adversaire à l'endroit de la faute (c'est à dire dans la zone offensive adverse), en dehors des limites du terrain.
Un passage en force est sifflé quand un attaquant percute un défenseur immobile. Le défenseur doit avoir ses deux appuis fixés au sol pour que le passage en force soit sifflé (ou être en position de recul pour éviter le choc, suivant les nouvelles règles FIBA). La balle est alors remise à l’équipe adverse (les fautes offensives ne sont pas comptabilisées dans les fautes d’équipe). Si l'arbitre qui siffle la faute considère que le contact vient du défenseur (c'est lui qui fait l'action d'aller vers le porteur de la balle), c'est ce dernier qu'il pénalise par une faute.
Voir aussi
Liens internes
- Liste de joueurs de basket-ball
- Basket-ball en fauteuil roulant
- Ligue professionnelle nord-américaine : National Basketball Association
- Ligue professionnelle française : Championnat de France de basket-ball
- Ligue professionnelle italienne : Championnat d'Italie de basket-ball
- Ligue professionnelle espagnole : Championnat d'Espagne de basket-ball
- Championnat universitaire américain NCAA division I : Championnat NCAA de basket-ball
Liens externes
- [http://www.fiba.com Fédération internationale de basket-ball]
- [http://www.basketfrance.com/ Fédération francaise de basket-ball]
Catégorie:Basket-ball
ja:バスケットボール
ko:농구
simple:Basketball
Kaunas
Kaunas est une ville et un port de Lituanie, sur le Niémen. Elle fut capitale de la Lituanie indépendante de 1919 à 1940, alors que Vilnius était occupée par la Pologne.
Population : 381 300 habitants en 2001.
La ville de Kaunas est jumelée à Grenoble depuis 1997. Kaunas possède un club de basket-ball très renommé : le Zalgiris.
Monuments à visiter
- Hôtel de ville baroque.
- Maison de Perkuno (style gothique, construite vers 1500).
Origine du nom
Même s'il n'y a aucune certitude, on peut supposer un adjectif médiéval kaunas ayant signifié bas. Kaunas serait donc la ville construite sur une terre basse. Le nom s'écrit ou s'est écrit Kowno en polonais, Kovno en russe et Kauen en allemand.
Catégorie:Hanse
Catégorie:Lituanie
ja:カウナス
ko:카우나스
URSSL'Union des républiques socialistes soviétiques (Союз Советских Социалистических Республик), ou lUnion soviétique, ou URSS (СССР (prononcer "essessserre") en russe), était un État qui exista de 1922 jusqu'à sa dissolution en 1991. L'URSS s'étendait de la mer Baltique à la mer Noire et à l'océan Pacifique, c'est-à-dire toute la partie nord de l'Eurasie, et reprenait à peu près le territoire de l'ancienne Russie impériale, à l'exception notable de la Pologne et de la Finlande.
Le territoire de l'URSS varia dans le temps, et était composé, avant sa dissolution, de 15 républiques. La Russie était, de loin, la plus importante de ces républiques, tant du point de vue de sa surface que de sa population et est actuellement considérée comme l'héritière de l'URSS du point de vue diplomatique.
La formation de l'URSS fut le résultat de la révolution russe de 1917, qui mit fin au règne du Tsar Nicolas II.
L'organisation politique du pays était définie par le seul parti autorisé, le Parti Communiste de l'Union Soviétique. Le capitalisme d'État fut le régime qui caractérisa le pays de sa naissance à sa dissolution.
Les facteurs ayant provoqué la fin de l'Union soviétique furent essentiellement la dégradation de l'économie alliée à l'émergence de forces démocratiques et centripètes dans l'Union, auxquelles le régime essentiellement centralisateur et bureaucratique fut incapable de trouver une réponse.
Géographie de l'URSS
Durant son existence, l'URSS était sans doute le pays/empire le plus étendu que le monde ait jamais connu (22 402 200 km²), à l'exception possible de l'Empire mongol à son apogée. C'était également l'un des pays les plus variés, avec plus de 100 ethnies différentes présentes sur son territoire.
La population totale était estimée à 288 millions en 1990. L'Union soviétique était si étendue que, même après son effondrement, la Russie - qui succéda à l'URSS - demeure le pays le plus étendu du monde (devant le Canada), et reste un pays très diversifié, avec des dizaines de minorités telles que les Tatares, les Oudmourtes et bien d'autres ethnies non russes.
Histoire de l'URSS
Des révolutions à la guerre civile (1917-1921)
Dès le , la Russie tsariste connaît une agitation révolutionnaire qui va en s'aggravant après 1905 et la défaite russe dans le cadre de la Guerre russo-japonaise. L'agitation politique culmine en 1917 suite aux pénuries causées par la Première Guerre mondiale et aboutit à la chute du gouvernement impérial et à l'abdication de Nicolas II en mars 1917 suite à la Révolution de février.
Malgré la mise en place d'un gouvernement à visées démocratiques, l'agitation continue. Les bolchéviques, parti révolutionnaire représentant les soviets et mené par Lénine, renversèrent le gouvernement provisoire lors de la Révolution d'octobre1917.
Pendant la période entre 1917 et 1922, l'empire se scinda en républiques "soviétiques" dont le principe de fonctionnement était le centralisme démocratique basé sur les soviets. L'organe législatif était le soviet suprême tandis que le pouvoir exécutif était entre les mains du bureau politique du parti bolchévique (le Politburo).
La plus importante des républiques, et celle qui se considérait comme l'héritière de l'empire, était la république socialiste soviétique de Russie, qui recouvrait le territoire actuel de la Russie et dont le politburo était formé par Lénine, Trotsky, Staline, Kamenev et Nikolai Krestinsky, Lénine en étant le véritable leader.
La jeune république bolchévique décida de se sortir de la Première Guerre mondiale en concluant une paix séparée avec l'Allemagne. Un armistice conclu en décembre 1917 aboutit au traité de Brest-Litovsk en mars 1918 qui consacrait en pratique la défaite de la Russie qui cédait au vainqueur la majeure partie de l'Ukraine, la Biélorussie, les Pays baltes et la Pologne (la majorité des territoires cédés seront récupérés après la défaite allemande, sauf les Pays baltes et la Pologne).
Le pouvoir des bolchéviques était cependant fragile, et jusqu'en 1921, la guerre civile combinée à l'intervention ouverte des états occidentaux fit rage, provoquant des millions de morts.
Le communisme de guerre (1918-1921)
Pour faire face aux problèmes posés par la guerre civile et l'offensive militaire de pays étrangers (Allemagne, Angleterre, France), et afin d'assurer l'approvisionnement des villes et de l'armée, Lénine décrète le "communisme de guerre", dont les mesures essentielles sont :
- Nationalisation des industries et du commerce
- Production planifiée de manière centralisée par le gouvernement
- Stricte discipline pour les travailleurs (les grévistes pouvaient être fusillés)
- Travail obligatoire des paysans
- Interdiction de l'entreprise privée
- Réquisition de la production agricole au-delà du minimum vital pour les paysans
- Rationnement et centralisation de la distribution de nourriture
Les éléments de la dictature se mettent aussi en place à cette époque :
- Création de l'Armée rouge : recrutés d'abord sur la base du volontariat, les soldats subissent ensuite la conscription
- Mise en place d'une police politique et de tribunaux d'exception, chargés d'arrêter et de juger les ennemis du régime et les "blancs" (partisans de la monarchie)
- Le parti communiste devient peu à peu parti unique
- La censure de la presse et de la radio, qui tombent dans les mains du parti
- La IIIe Internationale (ou Komintern) devient l'instrument du pouvoir. Les partis communistes étrangers doivent être inféodés à Moscou et obéir aveuglément. Les révolutions de 1919 en Allemagne et en Hongrie, ainsi que les grèves dans la plupart des pays européens font penser aux soviétiques que la Révolution devient mondiale. Mais l'écrasement des Spartakistes et la démission de Bela Kun mettent fin à ces espoirs.
Grâce au communisme de guerre, Lénine et le parti communiste parviennent à se maintenir au pouvoir. Ils remportent la guerre civile et le danger d'une restauration monarchique est écarté.
La police politique
La survie de l'État dépendait beaucoup d'une surveillance de ses citoyens par la police politique. Dès 1917, la Tcheka fut fondée, pour prendre ensuite les noms de GPU (Guépéou), OGPU, MVD (Ministerstvo Vnutrennih Del), NKVD (Narodnyi Komissariat Vnutrennih Del), et finalement KGB (Komitet Gosudarstvennoi Bezopasnosti). La police politique était chargée de liquider les "poux" et autres "agents capitalistes" avec des méthodes expéditives. Elle était aussi chargée de la traque des dissidents, de leur expulsion du parti et de leur jugement pour activités contre-révolutionnaires.
La naissance d'une nation (1921-1924)
Naissance de l'URSS
L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) naît en 1922. Une constitution est rédigée en 1924 ; elle regroupe plusieurs républiques correspondant à un peuple. L'URSS était un État fédéral dans lequel chaque république est égale en droits. Les organes fédéraux soumis au Parti communiste contrôlent la défense, le commerce extérieur et les transports. Dans les faits la Tchéka et l'Armée Rouge surveillent étroitement ces républiques dont les présidents sont désignés par Moscou.
Le Parti Communiste de l'Union Soviétique (PCUS) devint rapidement le seul parti légal. Le pays était théoriquement gouverné par des soviets élus démocratiquement au niveau régional et local. Néanmoins, en pratique, chaque niveau de gouvernement était dirigé par la branche correspondante du parti communiste (nomenklatura).
La plus haute autorité législative était le Soviet suprême. Le plus haut organe exécutif était le Politburo.
Après la guerre civile (1921) et les nationalisations, le pays se trouve dans une situation humaine et économique désastreuse. La famine sévit (5 millions de morts) et les paysans se soulèvent contre les réquisitions. Lénine décide alors d'abandonner les nationalisations dans l'agriculture, et met en œuvre la NEP ou Nouvelle Politique Économique, d'essence capitaliste (celle-ci donnant droit à une propriété privée). Les réquisitions sont remplacées par un impôt en nature peu élevé.
Pour expliquer le passage à la NEP, Lénine dit que "[le pays] n'était suffisamment civilisé pour le socialisme", se référant au fait que la Russie était encore une société essentiellement agraire avec une base industrielle encore faible et ne correspondait donc pas aux critères permettant le socialisme. La NEP devait également rassurer les pays occidentaux capitalistes.
La NEP atteint les résultats escomptés en permettant à l'économie de se relever des résultats désastreux de la guerre. La famine rampante disparut virtuellement et la classe paysanne s'enrichît. Les paysans aisés sont appelés les koulaks ; dans les agglomérations, les nepmen constituent une bourgeoisie riche.
La NEP était généralement considérée comme étant une mesure provisoire et était extrêmement critiquée par les marxistes purs du parti bolchévique. Ces derniers voyaient la NEP comme une trahison des principes socialistes et voulaient une économie intégralement planifiée.
Il semble que Lénine considérait que la NEP devrait être maintenue, mais à l'approche de sa succession, les oppositions au sujet de la NEP cristallisèrent les oppositions au sein du politburo.
La succession de Lénine (1922-1929)
Dès 1922, la santé de Lénine décline suite à des attaques cérébrales. La lutte pour le pouvoir opposa principalement Staline (que Lénine n'appréciait pas et redoutait même) et Trotsky (un "vieux de la vieille") notamment au sujet de la NEP. Le pouvoir se trouva peu à peu concentré dans les mains de Joseph Staline qui écarta Léon Trotski qui finit par être exilé. Il fut assassiné par un agent stalinien au Mexique en 1940.
Après avoir réussi à éliminer toute opposition au sein du parti, Staline devint le dirigeant suprême de l'Union soviétique de 1929 à 1953, année de sa mort. Du point de vue politique, ce fut une période de dictature totalitaire.
Collectivisation et Planification économiques (A partir de 1929)
Abandon de la NEP
Staline ne forgea pas immédiatement sa doctrine au sujet de la NEP. Sans doute est-il exact de dire que ses changements d'opinion tenaient plus de la tactique politique que de la doctrine, ce qui lui permit de se débarrasser des uns et des autres.
En définitive, la "richesse" des Nepmen et des Koulaks l'amena à les considérer comme une nouvelle classe capitaliste rendue responsable de l'augmentation du chômage et de l'inflation.
Staline finit par se forger une doctrine qui excluait l'économie de marché tout en se concentrant sur le développement économique et industriel du pays.
À partir de 1929, Staline décide de supprimer la propriété privée dans les campagnes : le bétail, les outils, les terres doivent être mises en commun. Les moyens de production agricole sont regroupés dans les kolkhozes ou dans des sovkhozes.
Cette collectivisation forcée provoque des résistances : plutôt que donner leurs troupeaux, les paysans les abattent pour les consommer immédiatement. Face à ces émeutes, Staline accorde à chaque kolhozien un lopin de terre.
Les koulaks doivent être éliminés en tant que classe. Entre 1929 et 1935 plus de deux millions de paysans sont déportés. Leurs biens sont confisqués.
Il s'agissait de prévoir les activités économiques selon des plan quinquennaux et qui fixaient les objectifs obligatoires de production. Ces plans quinquennaux donnaient la priorité aux industries lourdes en laissant de côté les industries de consommation.
L'industrialisation de l'URSS
La Russie du début du XX siècle était encore très rurale et agricole. Staline voulait développer l'industrie lourde et faire de l'URSS une puissance économique majeure.
Les moyens utilisés sont ceux d'une économie planifiée et centralisée et d'une organisation politique totalitaire :
- quotas extrêmement durs à remplir : les mineurs travaillaient de 16 à 18 heures par jour
- sanctions dures en cas de non réalisation des quotas, pouvant aller jusqu'à l'accusation de trahison
- utilisation de la main d'œuvre gratuite des prisonniers des goulags. Ils construisent des barrages (sur le Dniepr), des canaux (entre la mer Baltique et la mer Blanche ; canal Moscou-Volga ; canal Volga-Don). Les villes de Vorkouta, Norilsk, Komsomolsk, Bratsk, Balkhach et Magadan sont construites par les détenus.
- création de combinats industriels en Ukraine, dans l'Oural et en Sibérie.
- sanctions contre les mauvais ouvriers : instauration du livret ouvrier dès 1938 qui comptabilisait les retards et les absences.
Selon certaines estimations, 127 000 travailleurs payèrent de leur vie la mise en place du premier plan quinquennal (de 1928 à 1932). Par ailleurs, l'allocation prioritaire des ressources à l'industrie, combinée à la diminution de la productivité agricole, provoqua de nouvelles famines. Le plan quinquennal fut cependant "bouclé" en 4 ans. De 1928 à 1932, la production de charbon avait doublé, celle d'acier avait triplé.
Bilan de la politique économique en 1939
En dix ans, l'URSS a accompli un bond remarquable du point de vue industrialisation au détriment de la production insuffisante de biens de consommation et d'un niveau de vie médiocre de la population. Suite au second plan quinquennal, la production d'acier a grimpé à 18 millions de tonnes, celle de charbon à 128 millions de tonnes. Avant son interruption par la guerre, le troisième plan avait permis d'atteindre 18 millions de tonnes d'acier et 150 millions de tonnes de charbon. Certains estiment que sans cette industrialisation forcée, l'histoire de la seconde guerre mondiale aurait été différente.
la dictature de Staline (1929-1953)
Staline mît en place un système totalitaire sur lequel il régnait en despote absolu et reposant sur deux piliers : la propagande, mettant en œuvre une véritable culte de la personnalité (il était appelé le "petit père des peuples") et la répression, s'appuyant notamment sur Le NKVD, police politique toute-puissante.
Selon certaines estimations, entre 1921 et 1954, 3,7 millions de personnes furent condamnées pour des crimes contre-révolutionnaires; parmi eux, 600 000 furent condamnés à mort, 2,4 millions emprisonnés ou envoyés dans des camps de travail (les Goulags), et 800 000 condamnés à l'expatriation.
L'industrialisation à marche forcée contribua à la victoire de l'URSS sur l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale (connue, en Union Soviétique et en Russie, comme la "Grande Guerre Patriotique"). L'Armée rouge réussit à arrêter l'avance à l'est des armées du Reich.
Quoique l'Union Soviétique ait reçu d'importantes aides en armes et matériels des États-Unis, sa production de matériel de guerre était plus importante que celle de l'Allemagne du fait de l'importante augmentation de la production industrielle entre les deux guerres.
Le pacte Germano-soviétique et le déclenchement de la guerre
Afin d'assurer l'influence soviétique sur l'Europe de l'est, Staline conclut, le 23 août 1939, le Pacte Molotov-Ribbentrop avec l'Allemagne nazie. Il s'agissait d'un pacte de non-agression qui contenait une annexe secrète attribuant l'est de la Pologne, la Lettonie, l'Estonie et la Finlande à l'Union Soviétique, tandis que l'ouest de la Pologne et la Lituanie étaient attribués à l'Allemagne.
L'Allemagne envahit la Pologne le 1er septembre, l'Union Soviétique suivant le 17. La Finlande ayant rejeté les prétentions territoriales de l'URSS, celle-ci envahit la Finlande le 30 novembre. La campagne fut difficile, mais par une paix signée à Moscou le 12 mars 1940, l'URSS obtenait l'annexion de la Carélie. Suite au déclenchement de cette guerre, l'URSS avait été expulsée de la Société des Nations le 14 décembre 1939.
Le 22 juin 1941, l'Allemagne rompt le pacte de non-agression et attaque l'Union Soviétique.
L'invasion nazie prit l'URSS par surprise et dans un état de relative impréparation. Certains historiens estiment que les Grandes purges des années 1936-1938, au cours desquelles 40 000 officiers auraient été emprisonnés ou liquidés, ne sont pas étrangères aux premières difficultés de l'Armée rouge.
Les troupes du Reich atteignirent les environs de Moscou en décembre 1941, mais avaient atteint leur extension maximale, des troupes devant aller consolider le flanc sud de l'attaque.
Le tournant de la guerre
Le tournant de la campagne fut la Bataille de Stalingrad en 1942 et 1943, que l'Armée rouge remporta après avoir perdu un million d'hommes. L'armée rouge avait dès lors repris l'initiative, surtout après la Bataille de Koursk en juillet 1943, et commença à regagner du terrain sur l'armée allemande. En avril 1945, l'Armée rouge pénètre Berlin, le 30 avril le drapeau rouge flotte sur le Reichstag, et la capitulation sans condition est signée le 8 mai.
L'impact et les suites de la guerre
L'URSS supporta l'essentiel de l'effort de guerre sur le théâtre d'opérations européen jusqu'à ce que les Alliés ouvrent un second front en Europe suite au débarquement en Sicile, en 1943, et en Normandie. Environ 28 millions de soviétiques perdirent la vie, parmi lesquels 17 millions de civils, et les infrastructures du pays avaient été virtuellement annihilées.
Ceci explique peut-être partiellement l'attitude des soviétiques après la guerre, déterminés à punir les peuples ayant collaboré avec l'Allemagne et à occuper d'importants territoires. Des millions de lithuaniens, lettons, géorgiens, ukrainiens et autres minorités ethniques furent massivement déportés dans des goulags en Sibérie.
Pendant la guerre, les négociations entre les Alliés aboutissent à la mise en place de deux zones d'influences, suivant les accords de Yalta et de Potsdam.
L'Union soviétique met en place des régimes dits de « Démocraties populaires », qui lui sont dévoués dans les pays d'Europe centrale, y compris dans la partie de l'Allemagne sous son contrôle. La ligne frontière séparant cet ensemble de pays de l'Europe occidentale, et dénommée par les occidentaux Rideau de fer, est par la suite le théâtre de la Guerre froide
L'après guerre
Depuis 1945 et quasiment jusqu'à sa chute, l'Union soviétique sera opposée aux États-Unis dans ce qu'on appellera la Guerre froide, chacun des protagonistes essayant d'augmenter sa sphère d'influence au détriment de l'autre, et souvent des pays concernés.
L'URSS avait réuni, dans tout l'est de l'Europe, un ensemble de pays satellites (Tchécoslovaquie, République démocratique allemande, Hongrie, Pologne, Roumanie, Bulgarie, Albanie). Ces pays étaient regroupés au sein du Pacte de Varsovie. Les États-Unis avaient formé, avec l'Europe de l'Ouest, l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord (OTAN).
Outre l'Europe, l'URSS et les États-Unis s'opposaient, souvent par "mouvements de libération" interposés, dans divers endroits du monde, notamment en Amérique du Sud et en Afrique.
La succession de Staline (Khrouchtchev)
Après la mort de Staline en mars 1953, Nikita Khrouchtchev devint Premier Secrétaire du Comité Central du Parti tandis que Gueorgui Malenkov devient premier ministre. Beria, le chef du NKVD, qui pouvait prétendre à la succession est arrêté en juin 1953 et exécuté peu de temps après, en décembre 1953. La nouvelle direction du pays déclara une amnistie pour certaines catégories de prisonniers et relâcha quelque peu le carcan qui enserrait les libertés publiques.
Khrouchtchev consolida peu à peu son pouvoir personnel et pendant le 20 congrès du Parti Communiste, il prononça, le 25 février 1956, un discours sur "le culte de la personnalité et ses conséquences" au cours duquel il dénonça le culte de la personnalité entretenu par Staline ainsi que la dictature qu'il avait fait subir à l'URSS et les crimes de cette période.
L'impact de ce discours fut immense et détruisit la légitimité des staliniens qui lui étaient encore opposés. S'ensuivirent de nouvelles mesures de démocratisation de la vie publique, la libération de dissidents, et la mise en place d'une économie plus favorable aux biens de consommation par rapport aux plans quinquennaux précédents.
La même année, les troupes soviétiques réprimèrent dans le sang la révolution hongroise : de 25 000 à 50 000 Hongrois et 7 000 soldats de l'Armée rouge perdirent la vie, tandis que près de 250 000 Hongrois quittaient le pays. Cet événement fut, pour l'opinion occidentale favorable à l'Union Soviétique et au communisme, un premier choc sérieux.
Khrouchtchev dut encore se défendre en 1957 contre les menées de staliniens voulant remettre son pouvoir en place, mais il les défit. On nota cependant que les prétendants écartés ne furent pas exécutés, comme du temps de Staline, mais simplement éloignés. Khrouchtchev devint enfin Premier Ministre le 27 mars 1958.
La période de 10 ans qui suivit confirma cette nouvelle tendance : le pouvoir politique avait pris le pas sur la coercition pure et simple, le parti reprenant le rôle premier par rapport à la police secrète et à l'armée.
Au cours de cette période, également, l'URSS confirma sa place de super puissance et défiait les États-Unis, souvent sur leur propre terrain. Cuba, pays socialiste supporté par l'URSS, devint le centre de cette opposition lors de la Crise des missiles de Cuba en octobre 1962.
En 1957, les soviétiques envoyèrent dans l'espace le premier satellite artificiel, Spoutnik et le premier être vivant dans l'espace, Laïka. En 1961, Youri Gagarine, fut le premier homme dans l'espace, et en 1963, Valentina Tereshkova la première femme.
Sans doute partiellement à cause de l'affaire des missiles, Khrouchtchev fut déposé lors d'une réunion du Comité Central du Parti le 13 octobre 1964.
Suite au départ de Khrouchtchev, Brejnev devient premier secrétaire du parti, Alexeï Kossyguine premier ministre et Anastase Mikoyan chef de l’État.
Sous Brejnev, le régime soviétique se durcit à nouveau, la police politique (le KGB), dirigée par Iouri Andropov retrouvant la plus grande partie du pouvoir dont elle avait joui sous Staline, cependant sans les excès les plus terribles.
Une des crises les plus graves de l'époque de Brejnev fut celle du Printemps de Prague en 1968, lorsque les tentatives de la Tchécoslovaquie d'introduire un "socialisme à visage humain" finit par être réprimée par l'Armée rouge, sans toutefois les excès de la répression de la révolution hongroise.
Sur le plan international, le règne de Brejnev fut marqué par une certaine détente avec les États-Unis (avec notamment la signature de traités de limitation des armes et le traité d'Helsinki).
En décembre 1979, Brejnev intervint en Afghanistan pour soutenir le régime communiste en place. Cet événement mit un coup de frein à la détente, provoquant un embargo par les États-Unis, la fourniture d’armements aux rebelles talibans et le boycott des Jeux Olympiques de Moscou en 1980.
En mars 1982 Brejnev souffrit d'une crise cardiaque. Son pouvoir n’était plus que fantomatique et il mourut en novembre.
L'interrègne, Mikhaïl Gorbatchev et la chute de l'empire
Après la rapide succession de Iouri Andropov (1982-1984) et de Konstantin Tchernenko (1984-1985), deux vieillards dans la droite ligne de Brejnev, Mikhaïl Gorbatchev, un énergique dirigeant de 53 ans, devint Premier Secrétaire du Parti.
Constatant la déliquescence du pays et de son économie, Gorbatchev tente tout d'abord de sortir son pays de l'impasse que devient la guerre froide. En effet, Ronald Reagan avait lancé un réarmement massif des États-Unis en orientant sa recherche et ses investissements vers des types d'armement à très haute valeur technologique, entraînant ainsi l'URSS, sous peine d'obsolescence, dans une course rapide qu'elle ne pouvait que perdre vu son retard technologique et son économie en grave crise.
Gorbatchev initia donc avec Reagan une série d'initiatives qui aboutirent à une détente certaine et à la signature d'accords de désarmement. Gorbatchev obtint le Prix Nobel de la paix pour ces efforts en 1990. Cette époque fut marquée par la chute du Mur de Berlin.
Se débarrasser de cette contrainte externe n'était cependant pas suffisant, et sans abandonner le dogme central du socialisme, Gorbatchev lança la Glasnost ("transparence", politique d'informations libres) et la Perestroïka ("restructuration", nouvelle politique sociale et économique), cherchant une voie intermédiaire entre les "traditionalistes" attachés au régime (la nomenklatura) et les "réformistes", tels Boris Ieltsine qui lui reprochaient la lenteur des réformes.
Pourtant il était trop tard, et Gorbatchev ne réussit pas à corriger les failles qui minaient l'état depuis des décennies. En juin 1990, Boris Ieltsine, Président du Soviet Suprême de la république de Russie déclara la souveraineté de la Russie et démissionna du parti communiste. En août 1991, un putsch mené par des membres du gouvernement opposés aux réformes montra à quel point la position de Gorbatchev s'était fragilisée. Le complot échoua en partie grâce à l'intervention de Boris Ieltsine, le président de la république de Russie qui confirma de ce fait sa position de chef de file des réformistes.
Au cours de l'automne 1991, tandis que les républiques constituante de l'URSS proclamaient, l'une après l'autre, leur indépendance sans que Gorbatchev se résolve à -ou ait la possibilité de- s'y opposer par la force, le gouvernement Russe prit peu à peu l'ascendant, reprenant, ministère par ministère les fonctions auparavant assurées par l'Union. Ainsi, Gorbatchev tout en étant président de l'Union Soviétique perdait peu à peu prise.
En novembre 1991, le Président Russe Boris Ieltsine publia un décret qui interdisait le Parti Communiste d'Union Soviétique sur le territoire de la république de Russie. Le 8 décembre 1991, les chefs de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie publièrent une déclaration selon laquelle l'Union Soviétique était dissoute et remplacée par la Communauté des États indépendants (CEI).
Gorbatchev était encore Président, mais sans pays et son pouvoir ne signifiait plus rien. Le 25 décembre 1991, Gorbatchev remit sa démission en tant que président de l'Union Soviétique et remit ses pouvoirs à Boris Ieltsine. Le jour suivant, l'Union Soviétique était officiellement dissoute.
La Communauté des États indépendants, créée en décembre 1991, a comme membres les républiques suivantes : Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Kazakhstan, Kirghizstan, Moldavie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine et Géorgie.
Il s'agit d'une union dont le projet ressemble à celui de l'Union Européenne sans que celui-ci ait beaucoup avancé.
Les nationalités en URSS
I. Introduction
Peuplement : surtout à l'ouest (Europe) et au sud (Asie centrale). L'énorme espace de la Sibérie (13 millions de km2) est peu peuplé (25 millions d'habitants), mais présente un intérêt stratégique et économique considérable. Son peuplement est récent (20è siècle) et il est lié au système de camps de travaux forcés (appelé "Goulag"). Il s'agit d'un peuplement essentiellement slave le long de l'axe de chemin de fer du transsibérien.
Système fédéral soviétique
On a longtemps confondu "Russes" et "Soviétiques" (comme on confond souvent "Anglais" et "Britanniques", sans égards pour les Irlandais et les Ecossais). Les événements de ces dernières années ont contribué à dissiper cette confusion : les Russes n'étaient qu'une des nombreuses nationalités qui peuplaient l'URSS. Un "Soviétique" était un citoyen de l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques )
1° organes centraux
LEGISLATIF : L'Union possédait un parlement : le Soviet
suprême, composé de deux chambres élues au suffrage universel :
a) le Soviet des nationalités : chaque RSS (voir définitions plus loin) envoie 32 députés; chaque Région autonome 5 députés, et chaque District autonome 1 député)
EXECUTIF : le président contrôle le conseil des ministres
dirigé par le premier ministre.
En URSS, les institutions de l'Etat étaient soumises au contrôle étroit du "Parti", c'est-à-dire le Parti Communiste d'Union Soviétique (PCUS). Ce contrôle était inscrit dans la Constitution soviétique.
2° Organisation fédérale
a) L'URSS était composée de quinze REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES, en abrégé : RSS correpondant aux quinze nationalités les plus importantes. La plus importante de ces quinze républiques, tant par la taille que par le nombre d'habitants était la République socialiste fédérative soviétique de Russie, en abrégé : RSFSR.
b) Cette division n'est en fait pas suffisante pour rendre compte de la complexité du système : a l'intérieur des RSS on a découpé :
- 20 REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES AUTONOMES ou RSSA (16 en
RSFSR, 1 en Ouzbekistan, 2 en Géorgie, 1 en Azerbaïdjan) : il convient de ne pas les oublier : des conflits ethniques à ce niveau se sont produits (exemple : la RSSA d'Ossétie du sud en Géorgie)
- 8 REGIONS AUTONOMES
- 10 DISTRICTS AUTONOMES (tous en RSFSR)
Ce découpage était fait suivant des critères de nombre d'habitants.
3° Problématique des nationalités
- l'examen des cartes montre que ce système formait une véritable mosaïque, très fragile.
- il existait des tensions entre les Russes et les autres nationalités qui craignaient l'hégémonie russe
- il existait une multitude de tensions entre les différentes nationalités (exemples : Arméniens/Azéris, Moldaves/ Gagaouzes, Géorgiens/Ossètes, etc.)
- il existait une relation ambivalente entre les Russes et les nationalités slaves non-russes (les Ukrainiens et les Biéolorusses ) : il s'agit des trois républques à s'être engagées les premières dans la CEI (Communauté des Etats Indépendants - voir plus loin : IV. Désagrégation de l'Union soviétique )
- S'ajoutent à ces tensions les motivations politiques et économiques de l'Etat central.
II. Histoire de la formation de l'Union soviétique
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Le problème posé par les nationalités en URSS ne s'explique que par le long de processus de formation de cet Etat.
A. Des origines de la Russie à 1917
10è-11è s.Etat de Kiev (fondé par les Varègues, c'es-à-dire des
Vikings appelés aussi "Rous") qui regroupe les Slaves de l'est.
- chrétien de rite orthodoxe
- importance des relations nord-sud : relations Baltique-Mer noire (=route commerciale vers Byzance)
- fondation de Novgorod
12è s. déclin de l'Etat de Kiev. L'expansion du servage fait fuir
les paysans vers le Nord-est. Création de villes nouvelles, parmi lesquelles Moscou (1141)
13è s. 1223 : invasion mongole (Khanat de la Horde d'Or).
Les Mongols sont appelés "Tatars" par les Russes.
1240 : destruction de Kiev
Les princes russes deviennent les vassaux des khans tatars
attaques venant de l'ouest :féodaux catholiques suédois, allemands (chevaliers teutoniques qui considèrent les Russes orthodoxes comme des hérétiques L'expansion des chevaliers teutoniques est arrêtée à la bataille du lac Peipus.
14è s. Constitution d'un grand état-polono-lituanien, qui constituera logntemps un obstacle à l'expansion russe
15è s. affaiblissement définitif de la puissance des Tatars.
Puissance grandissante des princes du petit état de Moscou. Le grand-duc Ivan III détruit la ville rivale de Novgorod. Après la chute de Constantinople, Moscou devient la capitale de la Chrétienté orthodoxe.
16è s. Le grand-duc Ivan IV "le Terrible" (1533-1584) est le
premier à porter le titre de Tsar.
- Il lance des offensives contre les Tatars de la Volga : il conquiert Kazan (1554) et Astrakhan (1556) (=territoire de l'actuelle RA de Tatarie). Cette expansion offre à la Russie son premier débouché sur une mer et permet de commercer avec la Perse en passant par la mer Caspienne.
- l'extension du servage (manque de main d'oeuvre), provoque la fuite des paysans vers les marches de l'empire (on les appelle "cosaques" : mot turc qui veut dire "réfugié"), qui s'organisent en "république". Certains groupes de Cosaques deviennent cavaliers/navigateurs. Ils sont tolérés par les Tsars dans la mesure où ils servent l'empire en conquérant de nouvelles terres à l'est. C'est la conquête de la Sibérie : les Cosaques y agissent comme une sorte de trappeurs, suivis par les commerçants, puis par les fonctionnaires et officiers du Tsar.
17è s. nouvelle période d'affaiblissement : les Polonais
attaquent la Russie à l'ouest. Ils occupent même Moscou)
18è s. Redressement de la Russie sous Pierre le Grand (1689-
1725) :
- à l'est il repousse les Kazakhs au delà de l'Oural.
- à l'ouest il fait la guerre contre les Suédois (accès à la Baltique ) et fonde Saint-Pétersbourg (1703), dont il fera sa capitale (1713) : fenêtre sur l'Occident, possibilité de commerce (fourrures)
Remarque : Pour la première fois les Russes s'emparent de territoires peuplés de non-Russes dont l'organisation sociale et économique est plus évoluée que la leur: Scandinaves, Polonais, Allemands des pays baltes, catholiques ou protestants.
Renforcement de la puissance militaire russe.
L'Etat contrôle des territoires de plus en plus vastes : Catherine II étend la domination russe
- en Crimée, jusqu' au rivage de la mer d'Azov, sur des populations tatares. Objectif russe : atteindre la Méditerranée.
- en Biéolorussie et en Lituanie, par les partages du royaume de Pologne (avec la Prusse et l'Autriche). Sauf pendant une brève période sous Napoléon, la Pologne disparaît jusqu'en 1918.
A PARTIR DE CE MOMENT LES TSARS PRATIQUENT UNE POLITIQUE DE RUSSIFICATION, C.A.D. L'INTERDICTION DE PARLER UNE AUTRE LANGUE QUE LE RUSSE EN PUBLIC, L'INTERDICTION D'IMPRIMER EN CARACTERES LATINS, PRIVILEGES ACCORDES A L'EGLISE ORTHODOXE : CETTE POLITIQUE ENTRAINE LE RENFORCEMENT DES SENTIMENTS NATIONAUX.
fin 18è s. - 1917 : L'objectif des Tsars reste d'atteindre des
mers "libres" (c.a.d. libres de glaces l'hiver !) :
- la Méditerranée
- le Golfe Persique
- l'Océna Indien
1° La Méditerranée: La russie aide les peuples slaves des Balkans et encourage leur nationalisme contre les turcs Ottomans. Le Tsar revendique constantinople, en tant que protecteur des chrétiens orthodoxes de l'empire Ottoman. La guerre de Crimée (1853-1856) contre les Turcs est un échec en raison de l'intervention franco-anglaise.
Cet effort se poursuit durant tout le 19è siècle et au début du 20è siècle ("justifié" par la doctrine du panslavisme) : "question des Détroits" c.a.d. le détroit des Dardannelles, contrôlé par les Turcs, qui permet le passage de la mer noire à la Méditerranée.
2° Le Golfe Persique : A la fin du 18è - début du 19è siécle, la Russie s'étend aux dépens de la Perse et de la Turquie : Géorgie, Arménie et AzerbaIl fallut ensuite presqu'un siècle pour conquérir la montagne caucasienne , peuplée de tribus musulmanes (Tchètchènes, Tcherkesses, etc.)
La Russie s'assure aussi le contrôle provisoire du nord de l'Iran (Anglais au sud)
3° L'Océan Indien: conquête plus facile par la cavalerie cosaque habituée à la guerre contre les tribus nomades :
- 1845 -1880 : conquête des tribus kazakhes, de Tachkent, de Boukhara et de la Turkménie. Les Anglais s'inquiètent de voir les Russes se rapprocher de l'Inde : leur conflit larvé se termine par la création d'un état-tampon : le royaume d'Afghanistan (1907)
L'OBJECTIF DES TSARS, C.A.D. S'ASSURER UN ACCES A DES MERS LIBRES N'EST TOUJOURS PAS ATTEINT MAIS A ABOUTI A LA CREATION D'UN IMMENSE EMPIRE COLONIAL
B. De 1917 à nos jours
1° Formation de l'URSS (1917-1922)
Le nouveau régime bolchévique, issu de la révolution, hérite de cet empire et de ses problèmes (nationalités). En 1914, Lénine parlait de "la prison des peuples".
Le 25 avril 1917, le Soviet de Petrograd (//thèses d'avril) se prononce en faveur de l'autonomie nationale et culturelle :déception de la plupart de nationalités, qui attendaient d'avantage de la révolution.
Le 2 novembre 1917, la "Déclaration des droits des peuples de russie" proclame "l'égalité et la souveraineté des peuples de Russie".
VIIè Conférence du Parti.
a) Thèses en présence avant et au début de la révolution
1) Lénine considère la "question nationale" comme un problème temporaire, son but étant la réalisation d'un Etat bolchévique (pouvoir du prolétariat), dans lequel la question nationale n'aurait plus aucun sens. Il adopte une attitude de modération, défendant le droit à l'autodétermination dans le cadre d'un Etat centralisé.
2) Staline (qui est un Géorgien) est partisan dès le départ du point de vue fédéral (celui qui l'emportera par la suite)
Dans les faits :
- droit à la sécession
- autonomie régionale pour les nations qui ne se séparent pas de la Russie
- lois garantissant les droits des minorités
- unité du Parti.
= fédération de républiques égales entre elles (Staline, contrairement à Lénine, est un opportuniste. Il est conscient du danger d'éclatement de l'empire.
3) Les "durs" du Parti : sont opposés à toute concession : le nationalisme est la manifestation des intérêts bourgeois.
b) Désintégration de l'empire (1917-1918)
1) Auto-déterminations "protégées"
- Pologne : en février 1917, aidée par les Allemands
- Finlande : le 18 décembre 1917, les Bolcheviks reconnaissent l'indépendance de la finlande
le 15 janvier 1918, le conseil des Représentants du peuple s'empare du pouvoir, appuyé par l'Armée rouge. Une intervention allemande écrase la révolution.
- Pays baltes : gouvernements nationaux en 1918 sous les Allemands. Après la défaite allemande, installation de gouvernements soviétiques en Estonie et en Lettonie. Ils seront renversés avec l'aide des Britanniques. En Lituanie, révolution soviétique, suivie d'une union avec la Biélorussie. Ce régime s'écroule lors du retrait del'Armée rouge, battue en Pologne.
2) Auto-déterminations éphémères
Les changements succesifs sont déterminés par la situation militaire : défaite russe face aux Allemands (1917), défaite allemande face aux Alliés (1918), défaite des Blancs face aux bolchéviks (1918-1920), défaite des Bolchéviks face aux Polonais (1920)
- Ukraine : devient indépendante suite au traité de Brest-Litovsk (=état "fantoche" reconnu seulement par les empires centraux). Les communistes ukrainiens sont partisans d'un PC ukrainien séparé et d'une insurrection,mais ils doivent se soumettre à Lénine, qui ne veut pas d'ennuis avec les Allemands. (cfr. Traité de Brest-Litovsk)
Défaite allemande : l'Armée rouge entre en Ukraine. Lénine adopte alors une double politique :
- d'une part l'indépendance ukrainienne est respectée
- intervention permanente en ukraine pour prendre le blé. Conséquence : guerre civile, qui débouche sur une annexion de fait de l'Ukraine.
NB : en droit (terme juridique) l'Ukraine est restée indépendante sous le régime soviétique. (ex. siège à l'ONU)
- Biélorussie: dans cette région le sentiment national était peu développé. Le gouvernement "fantoche" créé par les Allemands fait nénamoins progresser le sentiment national.
Le 31 janvier 1919 est proclamée la RS de Biéolorussie.
- Transcaucasie (Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan) :
Octobre 1917, le "commissariat caucasien" réalise l'unité de la région.
Mars 1918 : Par le traité de Brest-Litovsk, les Bolchéviques cèdent Kars, Ardahan et Batoum aux turcs. Création de la "République de Transcaucasie" : les Arméniens, les Azéris, les Géorgiens, opposés au traité de Brest-Litovsk, font sécession.
Mai 1918 : Les rivalités nationales resurgissent, et provoquent l'éclatement de la République de Transcaucasie. Les Turcs envahissent l'Arménie et l'Azerbaïdjan. La Géorgie se place sousla protection des Allemands.
Fin de la guerre : L'Arménie et l'Azerbaïdjan redeviennent indépendants.
1920 : Les soviets, qui ont besoin de matières premières (pétrole, ressources minérales) reconquièrent la région
novembre 1920: l'Arménie appelle elle-même les Soviets à l'aide pour faire face à Kemal Atatürk.
1921: La Géorgie (gouvernement menchévik) est envahie.
3) Auto-déterminations dans le cadre de la Russie
Dans un premier temps les Bolchéviks hésitent sur le type d'auto-détermination qu'il convient d'accorder. Suivant la situation locale, ils font preuve de souplesse et de pragmatisme. Ensuite, ils accorderont une auto-détermination restreinte.
Donnons trois exemples :
- Tatars-Bachkirs :
Mars 1918 : les Blancs, associés aux dirigeants nationaux Bachkirs, détruisent la RS tataro-bachkire.
Novembre 1919 : projet bolchévique d'autonomie très large, y compris une armée, dans le but d'attirer les autres musulmans.
Mai 1920 : Une fois la guerre civile terminée, les Bolchéviks réalisent un projet définitif avec compétences très réduites de la RA ("inférieures aux droits que le Tsarisme en ses pires moments concédait aux minorités", selon un dirigeant bachkir).
- Kirghizes : le territoire kirghize à forte colonisation russe, est le théâtre d'affrontements communautaires très violents entre Kirghizes et Russes. Les Kirghizes réclament une RA kirghize avec interdiction de toute colonisation future. Cette exigence est acceptée par les bolchéviks.
- Turkestan :
1917 :double révolution qui oppose :
-Bolchéviks russes locaux (ouvriers, soldats)
-élites locales
1920 : Purge des communistes locaux (colons russes) et création d'une République autonome du Turkestan pour satisfaire les aspirations de la population locale.
LES BOLCHEVIKS DE MOSCOU IMPOSENT LEUR SOLUTION LA OU ILS SONT EN POSITION DE FORCE ET CEDENT PROVISOIREMENT LA OU ILS SE SENTENT FAIBLES.
c) Reconstitution d'un état soviétique (1918-1922)
Devant la désagrégation de la Russie, les bolchéviks adoptent une première solution institutionnelle :
10 juillet 1918 : 1ère constitution soviétique = système décentralisé à base administrative territoriale (régions ou "oblasts" en russe, qui n'ont pas de rapport avec les nationalités.
1918-1922 : il existe deux possibilités d'intégration :
- républiques ou régions autonomes intégrées à la RFSR
- traités bilatéraux avec des républiques indépendantes, couvrant les questions économiques et militaires . Il s'agit de traités inégaux, qui placent les autres républiques dans un état de dépendance vis à vis de la Russie. En matière de diplomatie, la Russie parle bientôt au nom de tous les autres. Il existe des résistances à cette tendance au sein du PC lui-même (exemples de Sultan Galiev en Asie centrale et du PC géorgien)
1922-23 : Moscou veut imposer d'en haut un projet fédéral à toutes les républiques : tentative de réaction des Géorgiens face au pouvoir central : on les accuse de "fractionnisme"
Lénine, pour ne pas aggraver les relations avec les autres nations, s'oppose au projet très centralisateur de Staline (républiques autonomes intégrées à la RSFSR) et prône une fédération de républiques égales entre elles. Staline cède sur ce point, convaincu que de toute façon, une formulation égalitaire ne changera rien à l'inégalité de fait : la Russie sera la tête de la fédération.
Le 30 décembre 1922, l'URSS naissait du traité qui unissait la RSFSR + la Biélorussie + l'Ukraine + la Transcaucasie.
DANS LE CONFLIT QUI OPPOSE LES COMMUNISTES DU CENTRE (MOSCOU) ET LES PARTIS COMMUNISTES NATIONAUX, C'EST LE CENTRE QUI L'EMPORTE ET IMPOSE UNE FEDERATION.
2° Politique des nationalités de 1922 à 1935
31 janvier 1924 : nouvelle constitution fédérale, très différente de celle de 1918.
Points principaux de cette constitution du point de vue des nationalités :
2 chambres (Soviet de l'Union et Soviet des Nationalités : voir I : b) système fédéral soviétique, 1° organes centraux)
organisation fédérale à 3 niveaux (voir I : b) système fédéral, 2° subdivisions fédérales)
droit à la sécession
Transformations culturelles et sociales dans le cadre de l'URSS
1) But du pouvoir soviétique : créer un "homme nouveau", l'homme socialiste, quelle que soit sa nationalité.
a) transformations juridiques, surtout vis à vis de la communauté musulmane (qui a son droit, ses juges, ses tribunaux) (voir texte). L'efficacité de ces mesures est relative. Emancipation des femmes et des jeunes.
b) Organisation de mouvements de "masse" (théoriquement "spontanés") : de femmes, de jeunesse (ex. femmes musulmanes dévoilées en rue, interdiction des mariages négociés par les familles)
Réticences en Asie centrale sont à l'origine de manifestations publiques contre les femmes voilées et les "superstitions" religieuses.
2) Contenu donné aux "nationalités" par le pouvoir soviétique
"La culture prolétarienne n'abolit pas la culture nationale, elle lui donne un contenu, et inversément la culture nationale... elle lui donne une forme."(Staline)
Pratiquement, techniquement, une politique des nationalités pose de gros problèmes:
a) Parlera-t-on de "nations" ou de "nationalités" ?
unité de - langue (parfois nombreuses ou non écrites)
- territoire (peuples dispersés)
- économie
- culture et traditions
Quel critère choisir ? En fonction de quoi ?
Il n'y a pas de problème pour les grandes nations (ex. Ukraine, Arménie, Géorgie..) mais comment distinguer les autres "nationalités" ?
Le but de Lénine et des Bolchéviks est de simplifier, mais par peur d'oppositions éventuelles, ils travaillent aussi à diviser :
1) quelques exemples de la tendance à diviser :
- Tatars et Bachkirs (= ancien Khanat de Kazan) utilisaient le tatar comme langue culturelle. Par crainte du PANTOURIANISME (=doctrine de l'union de tous les peuples turcs, en vogue depuis le milieu du 19è s.), les Bolchéviks décident de créer une langue bachkire écrite à partir du dialecte bachkir.
- Ouzbeks et Tadjiks employaient le tadjik comme langue littéraire. En Ouzbekistan, il est remplacé par le Turc d'abord, par l'Ouzbek ensuite.
2) quelques exemples de la tendance à simplifier :
- le Daghestancomporte 35 dialectes. Il y aura trois étapes dans les mesures adoptées par les bolchéviks
- emploi de l'Arabe (mais crainte d'un danger musulman)
- emploi du Turc Azeri (mais crainte du pantourianisme)
- finalement choix de 11 langues officielles : c'est la tendance à diviser qui l'emporte. Le but des Bolchéviks est aussi de prouver la validité du système : on concède une identité natinale à des tribus de quelques centaines d'individus du Grand Nord et d'Extrème Orient. Lorsqu'il n'existe pas de langue écrite, on choisit l'alphabet latin et non cyrillique (=russe) pour les langues turques (// Kemal Atatürk). En 1931, 69 langues sont écrites en alphabet latin. Le but final est de neutraliser les différences dans le court terme et de les supprimer dans le long terme.
3° Politique des nationalités de 1935 à 1953-56
Cette période se caractérise par une révision historique qui remet à l'honneur la nationalité russe, y compris sous les Tsars (voir texte). Dans le domaine du cinéma, cette tendance se marque dans les films d'Eisenstein : "Alexandre Nevsky" et "Ivan le Terrible".
Cette période débute alors que les autres problèmes, d'ordre économique, auxquels Staline voulait s'attaquer, sont relativement réglés (collectivisation). Au cours de cette période, le nationalisme était passé à l'arrière-plan.
A partir de 1935 commence le "nettoyage intérieur" par des purges, qui éliminaient non seulement les élites russes, mais aussi les élites nationales, qui avaient cru à "l'indigénéisation" et qui sont dorénavant qualifiés de "nationalistes bourgeois"
Sur le plan juridique et institutionnel ;
la Constitution de 1936 affirme la composition fédérale de l'URSS et le respect du droit des groupes et des individus. En fait, il s'agit de la réalisation du projet initial de Staline (voir plus haut)
Caractères principaux de cette révision :
"Il ne s'agit plus d'une fédération d'égaux, mais du regroupement de nations faibles autour d'une nation forte."
- Cette révision se manifeste dans tous les domaines de la vie publique (politique, culturelle, etc.)
Staline veut procéder à une unification culturelle autour de la Russie.- Les républiques ne sont plus que des courroies de transmission du pouvoir central.
ex. passage généralisé des langues nationales à l'alphabet cyrillique (sauf en Arménie et en Géorgie) : dorénavant tout le monde pourra lire le russe : porte ouverte au bilinguisme.
- 1940-45 : la guerre impose un temps d'arrêt à cette politique de russification, même un certain relâchement au début de la guerre, nécessité par la fragilité militaire de l'URSS (ex. tolérance en matière religieuse) : il faut éviter que certaines nationalités ne collaborent avec les Allemands.
- Dès que la victoire se profile, on assiste à un nouveau durcissement vis à vis des nationalités : le prétexte est fourni par certaines nations qui avaient, ou auraient soit disant, collaboré avec les Allemands (Tchètchènes, Ingouches, Tatars de Crimée, Karatchaï, Balkars, Kalmouks et Allemands de la Volga, déportés préventivement)
Staline en tire la conclusion de la supériorité du peuple russe
3° Politique des nationalités de 1956 à 1985
a) Période Khrouchtchev
Après la mort de Staline, Khrouchtchev dénonce les crimes de Staline lors du XXè Congrès du PCUS (1956)
1) sur le plan des nationalités, il prône le retour à l'égalitarisme des années 20 et réhabilite certai
Cibona Zagreb
Club fondé en 1946, il connait son heure de gloire dans le milieu des années 1980 où gràce à l'arrivée de Drazen Petrovic il gagne 2 Coupe des Clubs champions en 1985 et 1986, puis une Coupe des Coupe et enfin une Coupe Korac.
Depuis l'éclatement de la Yougoslavie, il est le principal club croate.
Palmarès
- Euroligue en 1985, 1986
- Coupe Korac 1988
- finaliste coupe Korac en 1980
- Coupe des Coupe 1987 et 1982
- 11 championnats national
- 11 coupes nationale
Joueurs Célèbres
- Drazen Petrovic
- Kresimir Cosic
Cibona Zagreb
Drazen PetrovicDražen Petrović (22 octobre, 1964 - 7 juin, 1993) était un joueur de Basket croate né à Šibenik.
Il commence au club local du Sibenka Sibenik où il devient rapidement leader de l'équipe. Avec celle-ci, il atteint la finale de la coupe Korac en 1982 et 1983, battu les deux fois par Limoges.
Malgré des sollicitations de l'université de Notre Dame, il accepte le pont d'or du Cibona Zagreb avec qui il remporte le championnat et la coupe yougoslave en 1985-86, et la coupe d'Europe des clubs champion. Il remporte également la coupe des coupes en 1987.
En 1987, il part jouer au Real Madrid. Il y gagne la coupe Korac contre son ancien club ( avec 47 points en finale ) puis la Coupe des Coupes en 1989 ( 62 points contre Caserte ).
Durant toutes ses années, il est devenu l'une des pièces principales de l'équipe yougoslave. Avec elle, il gagne la médaille de bronze aux Jeux Olympiques d'été de 1984, et aux championnats du monde de 1986. Puis à nouveau une médaille olympique, battu en finale par l'URSS de Arvydas Sabonis en 1988. Champion d'europe 1989, il devient ensuite champion du monde en 1990.
En 1990, il rejoint enfin la NBA aux Portland Trail Blazers qui l'avaient drafté en 1986. Il y joue les finales NBA contre les Detroit Pistons. Puis il rejoint les New Jersey Nets avec lesquels il se fait réellement sa place en NBA, y gagnant même une place dans la 3 équipe type NBA en 1993.
Malheureusement, la prometteuse carrière de Petrović prend fin sur une autoroute allemande durant l'été 1993.
Il a été élu dans Hall of Fame en 2002.
Clubs successifs
- Sibenka Sibenik
- Cibona Zagreb
- Real Madrid
- Portland Trail Blazers
- New Jersey Nets
Palmarès
Club
- champion d'Europe en 1986
- Coupe des Coupes en 1989
- Coupe Korac en 1988
- Finaliste de la Coupe Korac en 1982 et 1983
- élu dans la 3 équipe NBA 1993
Équipes Nationales
- Jeux Olympiques d'été
- Medaille d'argent au Jeux Olympiques d'été de 1992 avec la Croatie et Jeux Olympiques d'été de 1988 avec la Yougoslavie
- Medaille de bronze au Jeux Olympiques d'été de 1984 avec la Yougoslavie
- Championnnat du monde
- médaille d'or en 1990 avec la Yougoslavie
- médaille de bronze en 1986 avec la Yougoslavie
- Championnat d'Europe
- Champion d'Europe 1989 avec la Yougoslavie
Petrović, Dražen
Petrović, Dražen
Petrović, Dražen
Petrović, Dražen
Lituanie
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| Capitale || Vilnius
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| Président Premier ministre
| Valdas Adamkus Algirdas Brazauskas
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1998 en sport
Chronologie du sport
- 1997 en sport - 1998 en sport - 1999 en sport
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- Mika Häkkinen remporte le Championnat du monde de Formule 1 au volant d'une McLaren-Mercedes.
- Carlos Sainz remporte le Rallye automobile Monte-Carlo sur une Toyota Corolla WRC
- Tommi Makinen remporte le titre de champion du monde des Rallyes.
- Finale du championnat de France : Savigny bat Montpellier
- Les New York Yankees remportent les World Series face aux San Diego Padres, 4 victoires à zéro.
- 9 avril. Euroligue féminine : Bourges (France) remporte l'Euroligue en battant Getafe Madrid (Espagne) en finale, 76-64.
- 23 avril. Euroligue : Kinder Bologne (Italie) bat AEK Athènes (Grèce) en finale, 76-64.
- avril : Bourges enlève le titre de champion de France féminin.
- 26 mai : Pau-Orthez est champion de France masculin.
- 14 juin : NBA : Les Chicago Bulls remportent leur troisième titre consécutif par 4 victoires pour 2 défaites face au Utah Jazz, grâce à un tir victorieux de Michael Jordan lors du sixième match à six secondes de la fin.
- 9 août. La Yougoslavie est championne du monde en s'imposant en finale 64-62 face à la Russie.
- 12 avril : Paris-Roubaix : Franco Ballerini (Italie)
- 7 juin : Tour d'Italie : Marco Pantani (Italie)
- 2 août : Tour de France : Marco Pantani (Italie)
- Article de fond : Tour de France 1998
- 27 septembre : Tour d'Espagne : Abraham Olano (Espagne)
- 11 octobre : Oscar Camenzind (Suisse) est champion du monde sur route à l'issue de la course en ligne.
- Michele Bartoli (Italie) termine N°1 du classement UCI.
- 4 avril : Le Paris Saint-Germain remporte la Coupe de Ligue au Stade de France. C'est le premier trophée mis en jeu dans cette nouvelle enceinte.
- 2 mai : Paris Saint-Germain remporte la 5e Coupe de France de son histoire en s'imposant 2-1 en finale face au Racing Club de Lens.
- 3 mai : Arsenal FC est champion d'Angleterre. C'est une grande première pour un entraineur non britannique, le français Arsène Wenger en l'occurrence.
- 6 mai : Au Parc des Princes, l'Inter Milan remporte la Coupe de l'UEFA en s'imposant en finale face à la Lazio Rome.
- 9 mai : Le RC Lens remporte le Championnat de France
- 10 mai : La Juventus est sacrée championne d'Italie.
- 13 mai : Chelsea FC remporte la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes.
- 16 mai : Arsenal FC réalise le doublé en enlevant la FA Cup à Wembley.
- 20 mai : Le Real Madrid remporte la Ligue des Champions, 32 ans après son dernier succès dans l'épreuve reine du Vieux-Continent.
- 12 juillet. La France remporte la Coupe du monde de football.
- Article de fond : Coupe du monde de football 1998
- 25 janvier : Les Denver Broncos remportent le Super Bowl XXXII contre les Green Bay Packers, 31-24. Article détaillé : Saison NFL 1997
- Finale du championnat de France : Argonautes Aix bat Flash La Courneuve
- 14 juin : NFL Europe, World Bowl VI : Rhein Fire (Allemagne) 34, Francfort Galaxy (Allemagne) 10
- Eurobowl XII : Hambourg Blue Devils (Allemagne) 38, Flash La Courneuve (France) 19
- Adelaîde Crows remporte le championnat AFL australien.
- Calgary Stampeders bat 26-24 les Hamilton Tiger-Cats en Grey Cup.
- 12 avril : Mark O'Meara (USA) remporte le Masters.
- 21 juin : Lee Janzen (USA) gagne le tournoi de l'US Open.
- 19 juillet : Mark O'Meara (USA) remporte le British Open.
- 16 août : Vijay Singh (USA) enlève le tournoi de l'USPGA.
- Coupe Magnus : Grenoble champion de France.
- Zug champion de Suisse .
- 17 mai : La Suède remporte les championnats du monde en s'imposant en finale face à la Finlande.
- Les Detroit Red Wings remportent le Coupe Stanley en battant les Washington Capitals par 4 victoires à zéro.
- Jeux Olympiques d'hiver à Nagano (Japon) dont les compétitions se tiennent entre le 7 février et le 22 février.
- Article de fond: Jeux Olympiques d'hiver de 1998.
- Vitesse
- 500cc. Michael Doohan (Australie) champion du monde en 500cc sur une Honda.
- 250cc. Loris Capirossi (Italie) champion du monde en 250cc sur une Aprilia.
- 125cc. Kazuto Sakata (Japon) champion du monde en 125cc sur une Aprilia.
- Endurance
- Bol d'or (12-13 septembre). Suzuki remporte l'épreuve avec les pilotes Goddard, Rymer et Morrison
- 24 heures du Mans Moto. Kawasaki remporte l'épreuve avec les pilotes Sebileau, Paillot et Jermany.
- Moto-cross
- 500cc. Smet (Belgique) est champion de monde en 500cc sur une Husaberg.
- 250cc. Sébastien Tortelli (France) est champion de monde en 250cc sur une Kawasaki.
- 125cc. Alessio Chiodi (Italie) est champion de monde en 125cc sur une Yamaha.
- Enduro
- 22 février. Enduro du Touquet : Arnaud Demeester s'impose sur les plages du Touquet sur une Yamaha.
- Championnats du monde:
- Hommes: Alexei Yagudin, Russie
- Femmes: Michelle Kwan, USA
- Couples: Elena Bereschnaya et Anton Sicharulidze, Russie
- Saint-Estève champion de France en s'imposant en finale 15-8 contre les Léopards de Villeneuve.
- 31 janvier. Bath Rugby remporte la Coupe d'Europe face au CA Brive, 19-18.
- : Bouclier européen - US Colomiers (France) 43-5 SU Agen (France)
- 5 avril. Le XV de France enlève le Tournoi des 5 nations en signant un second grand chelem consécutif.
- Article détaillé : Tournoi des cinq nations 1998
- 16 mai. Championnat de France - Le Stade Français s'impose en finale 34-7 contre l'USA Perpignan.
- Coupe du monde
- Hermann Maier (Autriche) remporte la Coupe du monde chez les hommes.
- Katja Seizinger (Allemagne) remporte la Coupe du monde chez les femmes.
- Australie : Melbourne Cup remportée par Jezabeel
- France : Sagamix gagne le Prix de l'Arc de Triomphe
- Irlande : Dream Well remporte le Irish Derby Stakes
- Angleterre : High Rise gagne le Epsom Derby
- USA : Real Quiet gagne le Kentucky Derby
- USA : Awesome Again remporte la Breeders' Cup Classic
- Open d'Australie
- Hommes : Petr Korda
- Femmes : Martina Hingis
- Roland Garros
- Hommes : Carlos Moya
- Femmes : Arantxa Sanchez
- Wimbledon
- Hommes : Pete Sampras
- Femmes : Jana Novotna
- US Open
- Hommes : Patrick Rafter
- Femmes : Lindsay Davenport
- Coupe Davis : La Suède l'emporte par 4-1 sur l'Italie.
- Article détaillé : Coupe Davis 1998
- Fed Cup : L'Espagne s'impose en finale sur la Suisse, 3-2.
- New York-San Francisco. Yves Parlier enlève la course.
- Lorient-Saint-Barth. La transat en double est remportée par le binome Guessard-Jourden.
- Route du Rhum. Laurent Bourgnon gagne la course.
- Modène (Italie) remporte la Ligue des champions masculine.
- Dubrovnik (Croatie) gagne la Ligue des champions féminine.
Principaux décès
- 3 janvier : Helen Wills Moody, (tennis - USA) à 92 ans.
- 8 mars : Ray Nitschke, (football américain - USA) à 61 ans.
- 6 avril : Rudy Dhaenens, (Cyclisme - Belgique) à 37 ans.
- 15 mai : Earl Manigault, (basket-ball - USA) à 53 ans.
- 13 juin : Éric Tabarly, (voile - France) à 66 ans.
- 13 juin : Fernand Sastre, (football - France) à 74 ans.
- 13 juillet : Pierre Garonnaire, (football - France) à 82 ans.
- 2 septembre : Jackie Blanchflower, (football - Irlande du Nord) à 65 ans.
- 21 septembre : Florence Griffith Joyner, (athlétisme - USA) à 39 ans.
- 2 octobre : Olivier Gendebien, (automobile - Belgique) à 74 ans.
- 10 novembre : Hal Newhouser, (baseball USA) à 77 ans.
- 9 décembre : Archie Moore, (boxe - USA).
Catégorie:1998 en sport
__NOTOC__
ja:1998年のスポーツ
2003 en sport ja:2003年のスポーツ
Chronologie du sport
- 2002 en sport - 2003 en sport - 2004 en sport
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- Championnats du monde à Paris-Saint-Denis du 23 au 31 août.
- Voir article détaillé: Championnats du monde d'athlétisme 2003
- Marathon
- 6 avril. Marathon de Paris. Hommes : Mike Rotich (Kenya), 2:06:33, Femmes : Laetitia Vuylsteke (France) 2:42:43
- 13 avril. Marathon de Londres. Hommes : Gezahegne Abera (Ethiopie) 2:07:56, Femmes : Paula Radcliffe (Grande Bretagne) 2:15:25
- 21 avril. Marathon de Boston. Hommes : Robert Cheruiyot Kipkoech (Kenya) 2:10:11, Femmes : Svetlana Zakharova (Russie) 2:25:20
- 2 novembre. Marathon de New York. Hommes : Rodgers Rop (Kenya) 2:08:07, Femmes : Margaret Okayo (Kenya) 2:22:31
- 26 janvier. Rallye automobile Monte-Carlo : Sébastien Loeb remporte le plus prestigieux des rallyes sur une Citroën.
- 18 février. Nascar : La course de Daytona 500 remportée par Michael Waltrip.
- 25 mai. Indy Racing League : La course d'Indianapolis 500 remportée par Gil de Ferran.
- 15 juin. 24 heures du Mans : Les 24H sont enlevées par l'écurie Bentley.
- 12 octobre. Formule 1 : Ferrari remporte le titre constructeur de F1.
- 12 octobre. Formule 1 : Michael Schumacher enlève un sixième titre de champion du monde Formule 1, battant le record de titres mondiaux détenu jusque là par Juan-Manuel Fangio.
- 9 novembre. Rallye : Petter Solberg (Norvège) champion du monde de rallye.
Auto-moto
- Paris-Dakar. (2 janvier-19 janvier): Le Japonais Hiroshi Masuoka s'impose en auto sur une Mitsubishi. Le Français Richard Sainct est le premier motard sur la plage de Dakar (sur KTM).
- Le club de Vendémian est champion de France chez les hommes ; Notre-Dame-de-Londres conserve son titre chez les femmes.
- Callianetto (Italie) remporte s | | |