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Hammourabi

Hammourabi

Hammourabi (aussi traduit Hammu-rapi ou Khammurabi) fut le sixième roi de Babylone, il règne de 1792 avant Jésus-Christ, jusqu'à sa mort, vers 1750 avant Jésus-Christ. Son règne est l'un des plus long de l'antiquité du Proche-Orient. Il a achevé la conquête de Sumer et d'Akkad, à supprimer la dernière dynastie sumérienne des Isin. Il a été le premier roi de l'Empire babylonien et a été le premier à assurer l'hégémonie de Babylone sur la mésopotamie.

Règne

Il succède à son père Sîn-Muballit et hérite donc de son modeste royaume qui s'étend le long de l'Euphrate. Les premières décennies de son règne ont été relativement pacifiques. Au cours de la 30 année, Hammourabi écrasa une armée d'invasion constituée d'Élamite et d'autre forces dans une bataille décisive, ce qui expulsa ceux-ci de Babylone. Les deux années suivantes il occupa et annexa Larsa, Mari, et Yamutbal au royaume monarchique centralisé de babylonie. Yamutbal Après la guerre, vient le temps de l'unification. Il sait que pour garder un empire soudé, il faut une culture commune, c'est ainsi qu'il fait adopter une seule langue, l'akkadien, une seule religion et surtout une seule loi, c'est le Code d'Hammourabi. Un renouveau littéraire et intellectuel suivit l'indépendance retrouvée des babyloniens, et les règles et lois de Babylone furent respectées jusqu'aux rives de la Méditerranée. De nombreuses tablettes de contract signées, datées de son règne et de ses successeurs, ont été découvertes. Parmi elles, une ordonne l'envoi de 240 soldats de l'Assyrie et le Situllum, une preuve que l'Assyrie a été une dépendance babyloniene. C'est principalement grâce à ces traces écrites de ces relations que l'on connaît aujourd'hui l'histoire du premier Empire babylonien. Hammourabi étendit et améliora les systèmes d'irrigation, ce qui renforca l'importance de la citée. Hammourabi étendit la règle de Babylone en conquèrent en premier les citées du sud. Ces conquêtes militaire arrivèrent tardivement dans son règne, peut-être déclenchées par la chute de l'empire de Samsi-Addu. Hammourabi est probablement le plus connu des roi de Babylone par la promulgation du Code d'Hammourabi. Ces lois étaient gravées sur des stelles, placées sur les places publiques, de facon à être connues de tous, du moins ceux qui savaient lire. Ces stelles ont été retirées et emmenées vers la capitale Elamite de Suse, ou elles ont été redécouvertes en 1901. Elles se trouvent actuellement au Musée du Louvre à Paris. Les peines promulguées par ces lois peuvent paraître cruelles à un lecteur moderne, mais le but attendu était autant que de fournir un ensemble de règles qu'un système de peines rigoureuses et proportimonnées en fonction des fautes. Ceci est considéré comme un pas important dans l'évolution de la civilisation. Un suspect est innocent tant que la culpabilité n'est pas prouvée est une des idées venues de ces lois. À sa mort, l'Empire Babylonien s'effondre suite aux crises économiques répétées et à la pression militaire du roi hittite . Les successeurs d'Hammurabi virent s'effriter l'Empire aussi bien par la pression militaire des Hittites que par les crises économiques répétées, conduites par leur roi Mursili Ier. Ce dernier s'empare de la ville de Babylone en 1595 avant Jésus-Christ et la détruit complètement. Pourtant ce sont les Kassites, conduites par leur roi Agumkakrine, qui, finalement, reignèrent sur Babylone. Malgré de nombreuses rebellions de citée, le règne des Kassites dura 400 ans, et respecta le code d'Hammurabi. De nombreux manuels scolaires présentent la statue en Diorite découverte à Suse comme celle du roi Hammourabi. Cette statue dont on estime qu'elle date de 2025 à 1594 avant Jésus-Christ se trouve au Musée du Louvre.

Voir aussi

Bibliographie


- D. Charpin, Hammu-rabi de Babylone, P.U.F., 2003
- (de) H. Klengel, König Hammurabi und der Alltag Babylons, 2004
- (en) M. Van de Mieroop, King Hammurabi of Babylon : A Biography, Blackwell Publishers, 2005

Lien externe


- [http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Hammurabi_Face.jpg Une image représentant peut-être le visage du roi Hammourabi] Catégorie:Souverain de Babylone ja:ハンムラビ

Babylone

Babylone est le nom d'une ville antique de Mésopotamie située sur l'Euphrate à environ 160 kilomètres au Sud-Est de l'actuelle Bagdad (Irak), près de la ville moderne de Hilla. Sa position géographique exacte est 32° 33’N - 44° 26’E.

Étymologie

Le nom de la ville de Babylone provient sans doute du nom pré-sumérien Babulu, que les Akkadiens ont expliqué étymologiquement par bab-ili(m), ce qui signifie « la Porte du Dieu ». Ce nom a été traduit en sumérien selon le même sens en Ka.dingir.ra. Les Grecs ont traduit ce nom en Babylon, qui a été repris par la suite par les Européens. Les Hébreux ont rapproché le nom Bab-ili de la racine hébraïque bbl, qui signifie « mélanger », ce qui rappelle le mythe de la Tour de Babel (nom hébreu de Babylone).

Les origines de Babylone

Tour de Babel Babylone est mentionnée pour la première fois au , à l'époque de l'Empire d'Akkad, dont elle fait partie. Elle est ensuite un centre administratif important de l'Empire d'Ur III. Mais elle ne devient un centre politique important qu'avec l'installation d'une dynastie amorrite au début du IIè millénaire. Rien ne prédispose cette bourgade riveraine d'un bras secondaire de l'Euphrate à devenir à partir de 1800 av. J.-C. la capitale d'un ensemble régional vaste auquel on donne le nom de Babylonie.

Babylone sous la dynastie amorrite

La dynastie amorrite de Babylone est fondée vers 1894 par Soumou-aboum (18941881 av. J.-C.). Les amorrites sont un peuple sédentaires originaire des steppes de l'ouest de la Mésopotamie. Son successeur Soumou-la-El (18801845 av. J.-C.) est le véritable fondateur du royaume babylonien, qui prend sous son règne une certaine importance. Ses successeurs agrandissent le royaume, et sous Sin-mouballit (18121793 av. J.-C.) Babylone devient une puissance capable de rivaliser avec les grands royaumes amorrites voisins que sont Larsa, Eshnounna, Isin et Uruk. Son fils Hammourabi (1793–1750) saura jouer intelligemment son rôle dans le concert international de son temps. Après une première partie de règne peu fructueuse, il parvient à subjuguer les royaumes qui l'entourent : Larsa, Eshnunna, puis Mari. Il se désengage aussi de la tutelle de l'Élam. Babylone devient alors la plus grande puissance politique de Mésopotamie. C'est à ce moment que la ville capte à son seul profit, outre le rôle de capitale politique, la fonction de capitale religieuse, unique résidence du dieu Mardouk roi des dieux du panthéon mésopotamien. L'empire d'Hammourabi assure ainsi la synthèse entre les traditions culturelles et religieuses des capitales de Sumer et d'Akkad qui avaient dominé la Mésopotamie au et celles des bédouins amorrites. Le site de la ville est un peu excentré par rapport aux autres capitales anciennes et futures de la Mésopotamie Agadé, Eshnounna, Séleucie, Ctésiphon et Bagdad. Cependant il est proche de l'endroit ou le Tigre et l'Euphrate sont peu éloignés l'un de l'autre. Cela apporte la présence d'un fort réseau de voies d'irrigation et une forte productivité des terres agricoles. Enfin vers l'époque d'Hammorabi le sud de la Mésopotamie voit une forte dégradation de sa situation démographique et économiques, pour des raisons qu'il est encore difficile d'élucider. C'est alors que de grandes métropoles telles Ur, Nippour, Uruk et Larsa sont alors abandonnées pour de longues périodes. De cette situation Babylone tire profit car installée au cœur d'une zone agricole prospère elle récupère, outre les traditions culturelles et religieuse de ces villes, leur force vive à savoir leur population. Dès sa fondation la ville s'étend des deux rives de l'Arahtu un bras alors secondaire de l'Euphrate avant d'en devenir le lit principal au . Sur la rive droite s'étendait un parc, appelé le jardin de l'abondance mais qu'il ne faut pas confondre avec les fameux jardins suspendus dont les historiens actuels doutent de plus en plus qu'ils aient existés à Babylone. La partie orientale de la ville, sur la rive gauche, est nettement plus étendue. Au nord de cette partie de la ville se trouvait les quartiers royaux avec au centre le palais royal. Sous le règne d'Hammourabi la population du palais s'est fortement accrue car les rois amorrites avaient pour tradition en cas de victoire d'emmener la population féminine du harem du souverain vaincu. Cela dit cette population proche du souverain reste peu connue. Ainsi si l'on connait plusieurs des enfants d'Hammourabi l'on ignore tout de ses épouses. Par les archives de Mari, nous savons que le palais de Babylone à l'époque amorrite est conçu avec une seule grande porte ce qui permet de filtrer les entrées et des batiments répartis autour d'une cour avec des espaces arborés. Ce palais, comme les palais royaux proche-orientaux, est un centre économique important. Nous y trouvons des archives commerciales privées. Il semble qu'à l'époque amorrite le roi fait écouler ses surplus de laine par des agents commerciaux privés, les tamkarou qui disposent d'un certains nombre de mois pour reverser au palais le produit de leurs ventes. Ces agents peuvent aussi recevoir la ferme de certains impôts en nature qu'ils se chargent de percevoir et de changer en argent avant de le reverser au souverain. Au centre de la partie orientale de Babylone se trouve le temple de Mardouk puis au sud les quartiers commerciaux qui servent de quartiers résidentiels aux notables et aux commercants. Le fils d'Hammourabi, Samsou-ilouna (17491712 av. J.-C.), poursuit son œuvre, mais de nombreuses révoltes affaiblissent son royaume. Les rois suivants voient leur territoire se désagréger sous l'effet de révoltes, d'attaques de peuples ennemis, en premier lieu les Kassites mais aussi les Hourrites, le tout dans un climat de crise agraire. Samsou-Ditana (16251595 av. J.-C.), dont le royaume ne comporte plus que les environs immédiats de Babylone, rentre finalement dans un conflit contre le roi hittite Mursili I, qui réussit en 1595 av J-C. un raid sur Babylone avec l'aide des rois de Hana et des Kassites. La ville est pillée, et la dynastie amorrite disparaît. Il est important de noter que des études sont en cours de réalisations à propos de la chute de Babylone à cette époque. Un décalage de 70 ans serait plus qu'envisageable ce qui descendrait la chute de Babylone à 1525 ACN. Il ne s'agit encore que d'une hypothèse et non d'un fait avéré.

La période kassite et la seconde dynastie d'Isin

Après cette défaite, Babylone tombe aux mains d'une dynastie kassite, fondée par Agum. La date et les conditions exactes de cette prise du pouvoir nous sont inconnues, les premières décennies de la dynastie kassite nous étant inconnues. Vers 1500 av. J.-C., Burna-Buriash I assure sa domination sur toute la Basse-Mésopotamie, puis prend le nom de Karduniash (Babylonie). Le royaume s'étend encore sous ses successeurs, et Babylone devient une des grandes puissances politiques de la période, au même titre que l'Égypte, le Mitanni, les Hittites, l'Élam, comme l'atteste la correspondance d'el Amarna ( siècle av. J.-C.). Cette période calme est brisée par l'émergeance en Mésopotamie d'une nouvelle puissance, l'Assyrie, qui s'est débarrassée du Mitanni vers 1350 av. J.-C.. Ses rois n'auront de cesse de tenter d'affirmer leur suprématie sur Babylone. Les deux royaumes s'épuisent dans des luttes durant tout le siècle, avant que les Élamites ne rejoignent la partie au début du siècle. Le pouvoir kassite, fragilisé par les guerres contre l'Assyrie qui ont provoqué des luttes internes, tombe en quelques années sous les coups des rois élamites Shutruk-Nahhunte et Kutir-Nahhunte. En 1155 av. J.-C., la dynastie kassite, la plus longue à avoir régné à Babylone, se termine dans le chaos. Le pouvoir élamite ne tient pas longtemps en place en Babylonie. Le roi Shilhak-Inshushinak est chassé du pays par le roi d'Isin Ninourta-nadin-shoumi, qui prend le pouvoir à Babylone vers 1130 av. J.-C.. Son successeur Nabuchodonosor I réussit à envahir l'Élam quelques années plus tard. Cette situation ne dure néanmoins pas longtemps, car l'Assyrie redevient menaçante. En 1025 av. J.-C., le roi assyrien Teglath-Phalasar I s'empare de Babylone et dépose le dernier roi de la seconde dynastie d'Isin , Nabû-shoum-libour (10321025 av. J.-C.). Les rois Kassites ne font pas de Babylone leur unique résidence mais c'est pourtant sous leur dynastie et celle d'Isin, entre le et le que la cité assure définitivement sa suprématie religieuse et intellectuelle grace à une forte domination culturelle. C'est à cette époque, et à Babylone, que sont mis en forme les deux grands textes littéraires du monde babylonien a savoir Épopée de Gilgamesh et lÉpopée de la création (Enuma elish)(). Les textes essentiels dans les domaines de la divination, de la médecine sont aussi de cette époque. Enfin sous le règne d'Adad-shoum-ousour (12161187 av. J.-C. une deuxième enceinte donne à la ville son extension maximale. Sur la rive gauche la cité de Babylone forme un triangle d'environ 500 mètres du nord au sud et 300 mètres d'ouest en est au point le plus large. De l'autre coté de l'Euphrate, sur la rive droite, la ville forme un quadrilatère plus petit, d'environ 100 mètres sur 200). l'espace intra-muros est lui-même loin d'être entièrement bâti. Le clergé du dieu Mardouk de la ville joue un rôle de plus en plus important et cherche à faire de Babylone l'héritière de Nippour l'antique capitale religieuse de Sumer, et de son dieu Enlil. Ainsi au les doubles murailles de Babylone et celle de Nippour reçoivent des noms qui indiquent une sorte de parenté. A Nippour les murailles s'appellent Nimit-Mardouk (protection du dieu Mardouk) pour la muraille extérieure et Imgour-Mardouk (Mardouk s'est montré favorable) pour l'intérieure. Celles de Babylone portent les noms de Nimit-Enlil et Imgour-Enlil. Le temple du dieu Mardouk, l'Esagil (La demeure à la tête élevée) , devient le sanctuaire de tout le panthéon mésopotamien et possède des chapelles pour pratiquement tous les dieux qui se réunissent en Assemblée divine (l' Ubshoukkinakkou) dans une cour du temple réservée à cet effet. Aux cotés du temple (au nord) se trouve la ziggourat Etemenanki (la demeure fondement du Ciel et de la Terre), qui donne probablement naissance à la légende de la Tour de Babel, et dont certains textes ésotériques affirment que sous la tour visible s'enfonce sous terre une tour aux dimensions identiques. Babylone est aussi un centre d'astronomie (et d'astrologie) considérable à l'époque. Les Babyloniens avaient déjà remarqué en leur temps la précession des équinoxes (voir art divinatoire), et c'est également dans les trente mille tablettes découvertes à Babylone que l'on a découvert les premières traces de ce que l'on nommera bien plus tard des algorithmes.

Babylone et la domination assyrienne

La fin du siècle est marquée par de grands mouvements de population en Babylonie, comme dans tout le Moyen-Orient. Des tribus d'Araméens et de Chaldéens s'installent en Babylonie, où elles constituent des entités politiques rivales du pouvoir babylonien. Les nouveaux souverains de cette cité s'avèrent incapables de rétablir l'ordre, et la région connaît une triste période durant tout le siècle. La fin du siècle est marquée par le rétablissement de la monarchie assyrienne par Adad-nirari II. Celui-ci devient menaçant pour Babylone, mais il est repoussé par Nabû-shuma-ukin (880860 av. J.-C.), qui réussit à améliorer momentanément la situation de son royaume. Après sa mort, une crise de succession secoue Babylone, dont profitent les rois assyriens. Le reste du siècle est marqué par des luttes dynastiques à Babylone et en Assyrie, dont profite à son tour l'un ou l'autre des deux royaumes pour établir sa suprématie sur son voisin. Les Assyriens finissent par l'emporter vers 800 av. J.-C., et la Babylonie tombe à nouveau dans le chaos, des rois Chaldéens tentant de s'établir à Babylone. Ces luttes internes finissent par profiter au royaume assyrien, qui est devenu un véritable Empire sous le règne de Teglath-Phalasar III. Après plusieurs années de luttes, celui-ci réussit à prendre Babylone en 728 av. J.-C., et il s'y proclame roi. À partir de ce moment, la Babylonie va connaître un siècle de résistances à l'occupation de son voisin du nord. Cette lutte, menée avec le support des Élamites, qui deviennent les alliés de Babylone face à l'Assyrie, est initiée par un roi chaldéen, Merodach-baladan, qui réussit même à une période à régner à Babylone à la fin du siècle (722710 av. J.-C. et brièvement en 703 av. J.-C.), avant d'être chassé par Sargon II puis son fils Sennacherib. Celui-ci fait monter son fils aîné Ashour-Nadin-Shoum sur le trône de la ville, mais il est vite déposé et livré aux Élamites qui le tuent. De rage, le roi assyrien prend la ville et la détruit, totalement selon ses dires, en 689. De plus la statue du dieu Mardouk est transportée en Assyrie où, quoique toujours honorée elle reste captive de nombreuses années. En réalité il est probable que les destructions ne furent que partielles, la rapidité du relèvement de Babylone sous le règne suivant en témoigne. En effet Assarhaddon, qui succède à Sennacherib en 680 av. J.-C. se montre plus généreux envers la grande cité, qu'il restaure ainsi que l'Esagil. À sa mort en 669 av. J.-C., il choisit de faire monter son fils aîné Shamash-shoum-oukin sur le trône de Babylone, sous l'autorité de son autre fils Assurbanipal, qui devient roi d'Assyrie. Après quelques années du scrupuleuse fidélité, Shamash-shum-ukin finit par se révolter contre son frère en 648 av. J.-C., avec l'aide de la noblesse babylonienne, des Chaldéens et des Élamites. Après plusieurs années de guerre, il est vaincu, et il meurt dans l'incendie de son palais lors de la prise de Babylone par les Assyriens (vers 644 av. J.-C.). Cet épisode tragique inspire le personnage mythique de Sardanapale. Même sous la domination étrangère les élites lettrées et marchandes de Babylone se battent avec énergie pour le maintien du statut de grande ville religieuse, dont les habitants sont exemptés de toute charge fiscale. Un texte éminemment politique de cet époque, le
Miroir du Prince, estime que la fiscalité royale ne peut concerner Babylone, ainsi que Nippour et Sippar.

La dynastie chaldéenne et l'apogée de Babylone

Cette succession de révoltes en Babylonie a sans doute affaibli l'Assyrie, tandis qu'à Babylone l'esprit de résistance était de plus en plus fort, et les résistants de plus en plus actifs et unis. A la mort d'Assurbanipal en 627 av. J.-C., ses successeurs rentrent dans une querelle de succession qui est fatale à leur royaume. Nabopolassar (Nabou-apla-ousour), sans doute le gouverneur de la région du Pays de la Mer, et probablement d'origine chaldéenne, profite des troubles en Assyrie pour prendre le pouvoir à Babylone en 625 av. J.-C. Il prétend soutenir l'un des prétendants assyriens, Sin-shar-ishkoun qui lui confère l'autorité sur Babylone en échange de son appui militaire. Après quelques années de conflit, il réussit finalement à abattre l'Empire assyrien, avec l'aide du roi des Mèdes, Cyaxare, entre 614 av. J.-C. et 610 av. J.-C. Son fils Nabuchodonosor II (605–562) lui succède. Avec lui, Babylone connaît son apogée. Il fonde l'empire dit Néobabylonien qui couvre une grande partie du proche-orient des frontières de l'Égypte jusqu'au Taurus anatolien et aux abords de la Perse. Contrairement à l'Assyrie, qui avait séparée la capitale politique Ninive de la capitale religieuse Assur, l'empire néobabylonien fait de Babylone le lieu d'exercice du pouvoir royal et la résidence de Mardouk, le dieu à la tête du panthéon mésopotamien. Les règnes de Nabopolossar et Nabuchodonosor II correspondent à une période de profondes transformations de la ville. Ce sont ces travaux qui vont contribuer à l'image, légendaire, reproduite par Hérodote d'une ville ceinte par des murailles de 90 mètres de hauteur. En réalité Nabuchodonosor fait restaurer totalement les deux enceintes traditionnelles de
Nimit-Enlil et Imgour-Enlil sur une longueur d'environ 8 kilomètres, lesquelles enserrent la surface batie de la cité. Puis il fait construire une seconde muraille externe d'environ 11 kilomètres qui part de la colline de Babil 300 mètres au nord de la ville et rejoint l'Euphrate au sud. Elle entoure une zone agricole qui pouvait contribuer au ravitaillement de Babylone en cas de siège. À la vieille ville, proche du fleuve et constituée de rues sinueuses et étroites, s'ajoute, au nord est de la cité, des quartiers caractérisés par de grandes avenues se coupant à angles droit, dans une sorte de plan en damier. Les contrats de vente des maisons située sur ces axes de circulation appellent ces derniers «voie de passage du roi et des dieux» (mutaq sharri u ilani). Il s'agit de grandes voies processionnelles. La plus célèbre est surnommée « Puisse l'ennemi arrogant ne pas réussir » (Ay-ibour-shabou) et part de la porte d'Ishtar jusqu'a l'enceinte exterieur de l'Esagil. Les dalles qui pavent le sol de cette rue sont au nom de Nabuchodonosor. Le long de la rive gauche un quai de brique et une muraille protège les deux palais (nord et sud) du roi ainsi que le quartier des temples et le quartier commercial. De plus un pont en dur (bois et briques cuites), un des seuls du Moyen-Orient, permet de relier à proximité de l'Esagil et de l'Etemenanki les deux rives. Afin d'éviter les inondations et de protéger la ville Nabuchodonosor fait construire un énorme écueil en brique afin de briser la force du courant et de contraindre le fleuve à faire un coude. Au total la ville compte plus de 40 temples autour desquels se rassemblent les maisons des notables et des membres des divers clergés. Les fouilles dans le quartier de Shu-an-na montrent que certaines maisons atteignent parfois 400 m². Cependant la densité du bati est variable et plus l'on s'éloigne du fleuve plus le tissu urbain est discontinu, avec de véritable zone de cultures en son sein. Il est donc particulièrement difficile de connaître le nombre précis des habitants de la métropole babylonienne car outre les fortes inégalités entre quartiers il faut prendre en compte le personnel des palais et des temples, difficile à évaluer, ainsi que la présence de nombreux déportés conséquence des guerres des souverains babyloniens. De plus la présence de commercants étrangers est avérée sans qu'il soit posssible d'en faire une estimation chiffrée. Les successeurs de Nabuchodonosor II réussissent à tenir tant bien que mal leur royaume, mais ils n'ont pas la trempe des fondateurs de la dynastie. Le dernier roi de Babylone, Nabonide (556539 av. J.-C.), est un personnage énigmatique qui réussit à se mettre à dos une grande partie des nobles de son royaume. Quand le roi des Perses Cyrus II attaque Babylone en 539 par une attaque surprise contre la porte d'Enlil au nord ouest de la ville, la lutte tourne court et la cité et l'Empire tout entier tombe entre ses mains. Dès lors, Babylone perd son indépendance.

Babylone sous domination étrangère

La chute du royaume babylonien et la fin de l'indépendance politique ne signifient pas le déclin de la métropole mésopotamienne. Certe à deux reprise la ville se révolte contre Darius I (en 520519 av. J.-C. puis en 514 av. J.-C.) et celui-ci finit par démanteler une partie des fortifications. Mais sous la domination des Achéménides Babylone reste la ville la plus dévellopée économiquement de la région et la plus peuplée. De plus elle a rang de ville impériale et offre aux souverains perses une résidence hivernale. Jusqu'au début du Les archives, souvent privées, nous renseignent sur la prospérité certaine des entrepreneurs et commerçants babyloniens. Notre documentation s'amenuise pour la fin du Ve siècle et le début du En 331, l'Empire achéménide tombe entre les mains du roi macédonien Alexandre le Grand après la victoire de Gaugamèles le {{{{{{{{


1792

Catégorie:1792 Cette page concerne l'année 1792 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 1 mars : Mort de Léopold II, empereur du Saint-Empire ; Avènement de François II.
- 29 mars : Décès du roi Gustave III. Début du règne de Gustave IV, roi de de Suède (fin en 1809).
- 19 juin : Catherine II de Russie envahit la Pologne.
- Début de l'influence française en Italie (fin en 1799).

France


- 19 mars : Dumouriez nommé ministre des Affaires étrangères.
- 23 mars : Les ministres feuillants sont remplacés par des ministres girondins.
- 20 avril : La France déclare la guerre à l'Autriche.
- 21 avril : Condorcet présente à l'Assemblée son rapport sur l'instruction publique.
- 25 avril : Rouget de l'Isle compose la Marseillaise.
- 25 avril : Première exécution par la guillotine.
- 27 mai : Décret contre les prêtres réfractaires.
- 4 juin : Veto royal au décret déportant les prêtres réfractaires.
- 11 juin : Veto royal au décret organisant la levée de 20.000 fédérés.
- 13 juin : Le roi renvoie les ministres girondins.
- 15 juin : Démission de Dumouriez.
- 20 juin : Le peuple envahit les Tuileries, réclamant le retour des ministres et l'acceptation de plusieurs décrets dont le roi a opposé son véto. Le roi est coiffé du bonnet rouge. Il ne cède pas.
- 10 juillet : Démission des ministres feuillants.
- 11 juillet : Proclamation de la patrie en danger.
- 25 juillet : Manifeste de Brunswick
- 10 août :
  - Constitution de la Commune insurrectionnelle à Paris
  - Prise des Tuileries par le peuple. La famille royale se réfugie à l'Assemblée.
  - On décrète la création d'une nouvelle assemblée, la Convention nationale.
- 11 août : Établissement du suffrage universel (10-11 août). Suspension du roi.
- 13 août : La famille royale est enfermée à la Prison du Temple.
- 26 août : Décret bannissant les réfractaires.
- 2-7 septembre : Les Massacres de septembre.Des centaines de prisonniers, désignés comme traîtres, sont massacrés. Tribunal Maillard.
- 20 septembre : Laïcisation de l'état civil et loi sur le divorce. Fin de la législative.
- 21 septembre : Réunion de la Convention ; abolition de la monarchie.
- 22 septembre : Proclamation de l'an I de la République française
- fin septembre à novembre : Girondins contre Montagnards à la Convention natioanle.
- 1 novembre : Jean-Baptiste Bessières, futur maréchal d'empire, entre au 22e Régiment des chasseurs à cheval
- 19 novembre : Décret promouvant la guerre de propagande.
- 20 novembre : Épisode de l'armoire de fer.
- 27 novembre : La France annexe la Savoie.
- 2 décembre : Chambon, nouveau maire de Paris, en remplacement de Jérôme Pétion.
- Décembre : Débat sur le procès du roi.
- 11 décembre : Ouverure du procès de Louis XVI à la Convention. Opérations militaires
- 20 avril : La France déclare la guerre à l'Autriche et à la Prusse.
- 28 avril : Débandade de l'armée française sur la frontière du Nord. Débâcles françaises de Tournai et de Quiévrain.
- 25 juillet : Manifeste de Brunswick
- 19 août : La Fayette se livre aux Autrichiens.
- 2 septembre : Capitulation de Verdun devant les Prussiens.
- 20 septembre : Victoire française à la bataille de Valmy remportée par les troupes françaises sur les armées prussiennes. Des volontaires de la Garde nationale ont participé au combat aux côtés des soldats professionnels de l'armée royale.
- 27 septembre : Les Français occupent la Savoie.
- 7 octobre : Levée du siège de Lille.
- 21 octobre : Prise de Mayence par les Français.
- 22 octobre : Prise de Francfort-sur-le-Main par les Français.
- 27 octobre : Dumouriez entre en Belgique.
- 6 novembre : Victoire française à la bataille de Jemmapes.
- 14 novembre : Entrée des troupes françaises à Bruxelles.
- 28 novembre : Entrée des troupes françaises à Liège.
- 30 novembre : Entrée des troupes françaises à Anvers.

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- 2 avril : Introduction du dollar comme monnaie des États-Unis d'Amérique, à partir d'un fonds de thalers rachetés à l'Autriche.
- 13 octobre : début de la construction de la Maison Blanche, autour de laquelle sera construite la capiale fédérale.
- George Washington est réélu président de la république américaine.
- Le Kentucky devient le quinzième état de l'union américaine.
- Exploration américaine de la rivière Columbia.

Amérique latine

Asie


- Le traité de Jasso met fin à la guerre russo-turque.
- Éruption du volcan Unzen, au Japon, 15 000 morts (éruption, puis tsunami).
- L'empereur de Chine Qianlong envoie ses troupes à Lhassa au Tibet expulser des envahisseurs népalais.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures

Sciences et techniques

Naissances en 1792


- 19 février : Roderick Murchison géologue anglais.
- 29 février : Gioacchino Rossini, compositeur italien.
- 7 mars : John Herschel, scientifique et un astronome anglais.
- 4 août : Percy Bysshe Shelley, poète romantique anglais.
- 5 septembre : Pierre-Armand Dufrénoy. géologue et minéralogiste français.
- 12 octobre : Christian Gmelin, chimiste allemand († 1860).
- 28 novembre : Victor Cousin, philosophe et homme politique français.
- 1 décembre : Nikolaï Lobatchevski, mathématicien russe.

Décès en 1792


- 23 février : Sir Joshua Reynolds, peintre anglais.
- 1 mars : Léopold II, empereur du Saint-Empire.
- 29 mars : Gustave III, roi de Suède.
- 10 octobre : Constantine John Phipps, deuxième baron Mulgrave, est un explorateur britannique1744).
- 22 octobre : Guillaume Le Gentil, astronome français.
- 28 octobre : John Smeaton, ingénieur britannique. __NOTOC__ ko:1792년 ms:1792 simple:1792 th:พ.ศ. 2335

Jésus Christ

Jésus dit Jésus de Nazareth appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec: Ιησούς Χριστός (Iesous Christos), Christ signifiant étymologiquement oint) est le personnage central du christianisme ; il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils de Dieu (vrai Dieu et vrai homme, en une seule personne). Les catholiques, les protestants et les orthodoxes le célèbrent religieusement, et même l'adorent en tant que Dieu (deuxième personne de la Trinité) ; d'autres courants chrétiens le célèbrent religieusement en développant des christologies plus variées. Les musulmans le considérent comme le dernier grand prophète avant Mahomet.

Résumé de la vie de Jésus

D'après les Évangiles, Jésus est né dans le village de Bethléem. Le recensement des populations sous occupation romaine ayant été ordonné par un édit de César Auguste, Marie, mère de Jésus, et son époux Joseph, furent contraints de rejoindre leur village d'origine. La naissance de Jésus à Bethléem accomplit parfaitement la prophétie de Michée ; certains pensent que cette affirmation est surtout symbolique, car Bethléem, en hébreu la maison du pain, est réputée « ville de David » où le Messie doit naître. Pour certains historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le nazaréen », serait probablement né quelques années avant l'an 1 du calendrier chrétien (et donc, devrait-on dire, « avant Jésus-Christ » !) à Nazareth (encore que l'existence de cette ville ne soit pas attestée par l'archéologie pour le premier siècle de notre ère). L'adjectif « nazaréen » entendu comme « homme du village de Nazareth » résulte d'un abus de langage de compilateurs tardifs. « De Nazareth » ou « nazaréthain » se traduit en grec par Nazarethenos, Nazarethanos, ou Nazarethaios et non par Nazarenos, Nazôraios ni même Nazarénos comme on le trouve dans les Évangiles (« nazaréen »). Le « nazaréen » se rapproche plus certainement du nazîr (hébreu : נזיר nazīr, abstinent, ermite) qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière ou de neser (hébreu : נצר neṣer, descendant ; rejeton). Les premiers disciples de Jésus furent nommés nazaréens. Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes (Actes XXIV; 5) : :Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens. Le terme a été utilisé par l'empereur Julien l'apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains). Julien l'apostat Selon les Évangiles de Matthieu et Luc, cette naissance a lieu durant la dernière année du règne de Hérode I le Grand, soit 4 ans avant l'ère qui porte son nom (il est cependant précisé dans l'Évangile de Luc que cette naissance a lieu durant un recensement. Le seul connu à cette époque est celui de Quirinius, qui a eu lieu en l'an 7), et mort à Jérusalem en l'an 30 ou 33, crucifié sous le mandat du procurateur Ponce Pilate. Les Évangiles rapportent :
- la naissance virginale dans le prologue de deux des quatre évangiles (Matthieu et Luc). Ces prologues sont estimés, par une partie des spécialistes, plus tardifs que le reste du texte (mais sans preuve philologique). Les évangiles mentionnent également la correspondance du récit de sa naissance avec plusieurs prophéties de l'Ancien Testament.
- sa transfiguration entre Moïse et Élie (dans l'évangile selon Marc). L'apparition des personnages de Moïse et de Élie est considérée par certains comme hautement symbolique. Moïse est un fondateur de religion et Élie est le prophète le plus aimé du judaïsme. Élie est réputé n'avoir pas connu la mort, être monté aux cieux de son vivant et devoir revenir en même temps que le Messie. Ce fut également, toujours selon l'Ancien Testament, le sort d'Enoch.
- sa Passion, c'est-à-dire ses souffrances et sa mort sur la croix (instrument de supplice) ;
- sa Résurrection constatée au matin de Pâques ;
- son Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement de son corps au ciel). Les quatre évangélistes font le lien avec quelques passages des prophètes des siècles antérieurs (notamment dans le livre d'Isaïe et les Psaumes) comme annonce de la passion et de la résurrection de Jésus, et de son rôle de Messie. Les Actes des Apôtres rapportent :
- la Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message ;
- les débuts de l'Église et de son expansion. Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds et de paralytiques. En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : celle de l'esclave d'un centurion romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.

Message de Jésus

Marie Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans :
- les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc).
- les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qui constituent un tout indissociable. Autrement exprimé dans : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (Jean VI:20). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament (Lévitique 19-18: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même"). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
- l'injonction d'aimer son prochain, fût-il son ennemi.
- Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». (Matthieu IV:17)
- L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile de Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.
- Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » Plus qu'un simple "message", Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.

Perspectives religieuses

Christianisme

Résurrection Les chrétiens croient que Dieu est un Dieu "trinitaire", c'est-à-dire un Dieu unique qui s'exprime et vit, en communion d'amour, en trois personnes (étymologiquement, le terme "personne" correspond au masque porté par un acteur de théatre). Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Il a utilisé plusieurs méthodes, dont les prophètes, visions et rêves pour renouer cette relation. Selon la Bible, Dieu a finalement pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer directement qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité. La vie de Jésus et des premiers chrétiens est racontée dans le Nouveau Testament. Les témoignages de la vie de Jésus se trouvent principalement dans les évangiles, mais il y a aussi des références dans les écrits de Paul -par exemple, la première épître aux Corinthiens. Jésus de Nazareth est souvent appelé "Jésus-Christ". Le mot "Christ" (grec - équivalent de "Messie" en hébreu) veut dire "Oint de Dieu". Les Israélites croyaient que Dieu enverrait quelqu'un pour les libérer et instaurer le "Royaume de Dieu", une transformation qui ferait que Dieu deviendrait le seul Roi de la Terre, que les péchés seraient pardonnés, le Temple restauré, que les Romains seraient renvoyés d'Israël. Ils ont appelé cette personne le Messie. Selon le Nouveau Testament, Jésus était ce Messie, mais ce n'était pas le Messie que les gens autour de lui attendaient. Il était très critique envers les autorités religieuses, ignorait les règles de la Loi quand l'amour le demandait, et passait beaucoup de temps avec les pauvres, les démunis et les rejetés de la société. Il a parlé d'une relation avec Dieu, non par l'intermédiaire des autorités, mais directement. Finalement, les autorités religieuses en ont eu assez, et ont persuadé les Romains de le crucifier. Il est mort sur cette croix et puis enterré. Ça aurait dû être la fin. Un Messie mort n'était pas un Messie du tout, les Romains étaient toujours là...Rien n'avait vraiment changé. Même si Jésus avait fait des miracles, même si plusieurs le croyaient le sauveur d'Israël, la crucifixion semblait éliminer toute possibilité d'espoir. Alors pourquoi entendons-nous toujours parler de lui ? Selon les Évangiles, Jésus est "ressuscité" le troisième jour après sa mort. Ce n'est pas une question de "revenir à la vie", comme dans certaines mythologies, mais pour les Israélites, un jour viendrait, à la fin du temps, quand tous les justes passeraient de l'autre côté de la mort, vers une vie épanouie, transformée et sans fin sur Terre. La suite de l'histoire commence quand quelques femmes visitent le tombeau et le trouvent vide. Ensuite c'est le chaos généralisé. Beaucoup de gens voient Jésus dans les jours qui suivent. Il est pareil, mais aussi différent. Il peut manger, mais aussi apparaître au milieu d'une pièce fermée. Il semble bien qu'il soit "ressuscité". Bien évidemment, d'un point de vue historique il est difficile de se prononcer sur cette suite de l'histoire, et les débats continueront, mais c'est l'explication que nous trouvons dans la Bible. Pour ceux qui croient qu’il est ressuscité, c’est comme un effet de dominos pour leurs croyances. Si Jésus est ressuscité, alors peut-être qu’il n’est pas rejeté par Dieu –un Messie raté– après tout. Les prophètes ont parlé de quelqu’un qui mourrait pour les péchés du monde. Est-ce que la mort de Jésus veut dire que le pardon est maintenant possible ? Et si le Règne de Dieu a vraiment commencé avec Jésus, alors comment ce Règne peut-il s’étendre sur la Terre ? Est-ce que, plus que juste un prophète, Jésus était Dieu lui-même comme il l’a dit ? Et qu’est-ce que cela implique pour notre relation avec Dieu ? Les premiers Chrétiens –ceux qui ont cru en Jésus– ont répondu « oui » à toutes ces questions. Pour eux, la mort et résurrection rendent possible une relation restaurée avec Dieu, non par des intermédiaires religieux, mais directement par Jésus. C’était maintenant à eux de faire avancer le règne de Dieu que Jésus a commencé, de voir les gens guéris, pardonnés, restaurés – « aimer Dieu et aimer les autres » comme Jésus l’a dit. Comment vont-ils faire ?
- Pour la suite, voir Pentecôte.

Islam

Contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine, l'islam le considère comme un prophète, et comme l'un des plus importants. Il est loué à de multiples reprises dans le Coran. Le Coran précise bien qu'il est né de Marie (Coran II; 87), qu'il est le Messie, que Marie est mère et vierge (Coran III; 45-47 ou XXI; 91). Mais Jésus, selon le Coran, n'est ni Dieu, ni fils de Dieu (Coran V; 17). Jésus ne serait pas mort sur la croix, mais une autre personne a été crucifiée à sa place par erreur (« ce n'était qu'un faux semblant ») (Coran IV; 157), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui. Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad. Il serait, selon le Coran, monté vivant auprès de Dieu, c'est lui qui reviendra au moment du jugement dernier (pour lutter contre l'anté-Christ et détruire les croix). Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que musulman. Le Coran le nomme Îsâ (arabe : عِيسى `īsā), tandis que la Bible en arabe le nomme Yesû`a (arabe : يسوع yasū`a). L'historien traditionaliste Tabarî (839-923) raconte à propos de la crucifixion l'épisode suivant : :Les juifs traînèrent Îsâ à un endroit où ils avaient préparé une croix pour le crucifier, et un grand nombre de juifs se rassemblèrent autour de lui. Ils avaient un chef nommé Yesû`a, qui était également parmi eux. Quand ils voulurent attacher Îsâ à la croix, Dieu l'enleva à leurs regards et donna la forme et l'aspect de Îsâ à Yesû`a, leur chef. […] Quand ils regardèrent, ils virent Josué entièrement ressemblant à Îsâ, et ils le saisirent. Il dit : Je suis Josué. Ils répondirent : Tu mens; tu es Îsâ, tu t'es dérobé à nos regards par la magie ; maintenant la magie est passée et tu es devenu visible. Il protesta en vain qu'il était Josué ; ils le tuèrent et l'attachèrent à la croix. :Quant à Îsâ, Dieu l'éleva, au ciel comme il est dit dans le Coran : « Ils ne l'ont pas tué et ils ne l'ont pas crucifié, mais ce n'était qu'un faux semblant. » (Coran IV; 156). ::Tabarî (La Chronique, De Salomon à la chute des Sassanides) Cette croyance est héritée du docétisme, dénoncé comme une hérésie dès les premiers siècles du christianisme. Les docètes refusent l'idée que Jésus ait pu souffrir, soit parce qu'il n'a que l'apparence d'un corps, soit parce que c'est un autre qui a pris sa place sur la croix. Dans le Coran, le mot le plus fréquemment utilisé pour désigner les chrétiens est nasârâ (arabe : نَصَارَى naṣārā).

Le nom de Jésus

Jésus est une translittération grecque d'un diminutif araméen de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : ישו yešū), traduit également par Josué (hébreu: יהושע yehōšu`a). Le sens du mot est Dieu sauve, Dieu est salut, salut, santé, aisance financière. Le nom Jésus est souvent utilisé pour désigner Jésus de Nazareth également nommé Jésus-Christ. Il est attesté comme prénom pour Barabbas1, le chef de guerre libéré par Ponce Pilate dans le texte de l'Évangile selon Matthieu XXVII:16-17 et comme prénom pour Ben Sirach, l'auteur du Siracide, livre de sagesse de la Bible. Le nom AbIeschwa est aussi attesté et signifie mon père est aisé. (Source BDB-THAYER) Dans ses textes, Flavius Josèphe cite plusieurs individus nommés Jésus :
- « Jésus, fils de Sapphas, un des grands-prêtres », gouverneur d'Idumée et également « premier magistrat de Tibériade » (Guerre des Juifs, Livre II, XX.4 et XXI.3 et livre III)
- Jésus, un des grands-prêtres (Guerre des Juifs, Livre VI, II.2) peut-être le même que le prêtre « Jésus, fils de Thebouthi » (Guerre des Juifs, Livre VI, VIII.3)
- « Jésus, fils d'Ananias » qui prononce des présages contre Jérusalem (Guerre des Juifs, Livre VI, V.3)
- un « Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre » contemporain de Darius (Antiquités juives, livre XI, III.1)
- Jésus, fils du grand prêtre Onias, qui hellenisa son nom en Jason, contemporain d'Antiochos Épiphane (Antiquités juives, livre XII, V.10) 1. La traduction œcuménique de la Bible indique « De nombreux manuscrits omettent le mot Jésus devant Barrabas. »

Citations sur Jésus


- « Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
- « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », Saint Paul - 1 Timothée 2:5-6
- « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », Saint Paul - Éphésiens 3:16
- « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au père que par moi. », dixit Jésus d'après Jean 14:6. "je suis un homme à part entiere, je suis un dieu à part entiere, je suis l' Esprit saint à part entiere" [Jésus lui même]

Reliques


- Le Saint-Suaire
- Le saint Calice
- Les clous de la Passion de Jésus
- Le saint prépuce de Jésus
- La couronne d'épines de Jésus
- Les morceaux de la Croix
- Le précieux sang de Jésus

Voir aussi


- Ce que les théologiens déclarent de Jésus se nomme christologie.
- Ce que l'histoire pense de Jésus s'élabore dans les diverses quêtes du Jésus historique.
- Jésus (prénom)
- Marie-Madeleine
- Unitarisme (théologie)

Lire aussi


- Daniel Marguerat, E. Norelli, J.-M. Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides.
- Philip Yancey, Ce Jésus que je ne connaissais pas, Éditions Farel, ISBN 2863142534.
- Raymond E. Brown, The Death of the Messiah, 2 volumes, Éditions Doubleday, 1994 ; traduction française, La Mort du Messie. Encyclopédie de la Passion du Christ, de Gethsémani au tombeau. Un commentaire des récits de la Passion dans les quatre Évangiles, Éditions Bayard, 2005, 1 712 pages, ISBN 2227350253.
- Écrits intertestamentaires, La Pléiade.
- Écrits apocryphes chrétiens, La Pléiade.
- Charles Guignebert, Jésus, Albin Michel
- Charles Guignebert, Le Christ, Albin Michel
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Corpus christi.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Enquête sur l'écriture des évangiles, Mille et une nuits
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus contre Jésus, Seuil.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus illustre et inconnu, Desclée de Brouwer.
- Heindel, Max, Cosmogonie des Rose-Croix: "Le Christ et Sa Mission" (Chapitre XV), ISBN 0-88112-044-8, novembre 1909 [http://www.rosicrucian.com/foreign/rcc/rccfre15.htm www]
- Heindel, Max, Comment reconnaîtrons-nous le Christ à Son Retour?, mai 1913 (text intégral tachygraphié d'une conférence) [http://www.rosicrucian.com/foreign/mi/ti02fre33.htm www]

Liens externes


- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/jesus_christ.asp Citations, vie et portaits de Jésus-Christ]
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Jesus.htm Jésus-Christ vu par les athées]
- [http://enigmej.free.fr/ L'énigme Jésus] (article de Patrick Dupuy, 2000).
- [http://seigneurjesus.free.fr/ Site religieux dédié à Jésus-Christ]
- [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-29523 Vie de Jésus], Ernest Renan
- [http://www.zetetique.ldh.org/jesus.html Jésus-Christ a-t-il existé?] (Paul-Éric Blanrue)
- [http://www.luigicascioli.it/home_fra.php/ La fable de Christ] (Luigi Cascioli) Jesus de Nazareth Jesus de Nazareth Jesus de Nazareth ko:예수 그리스도 ms:Yesus Kristus ja:イエス・キリスト simple:Jesus th:เยซู คริสต์ zh-cn:耶穌基督 zh-tw:耶穌基督

Proche-Orient

ja:中東 Catégorie:Proche-Orient Catégorie:Région d'Afrique Catégorie:Région d'Asie Le Proche-Orient est une région d'Asie et d'Afrique, comprenant les pays du sud-est du bassin méditerranéen. Il est souvent inclus dans le Moyen-Orient. On le désigne également sous le nom de Levant. Il comprend généralement les pays suivants :
- la bordure méditerranéenne du Moyen-Orient :
  - Égypte
  - Israël (Palestine)
  - Liban
  - Syrie
- les pays méditerranéens partiellement européens :
  - Turquie
  - Chypre
- On y adjoint parfois par extension les autres pays méditerranéens du Maghreb, pour des raisons historiques ou de proximité culturelle :
  - Libye
  - Tunisie
  - Algérie
  - Maroc La région n'est pas délimitée officiellement.

Voir aussi

[ Orient | Moyen-Orient | Extrême-Orient ]

Akkad (ville)

Akkad ou Agade est une ville antique de Basse-Mésopotamie, ancienne capitale de l'Empire d'Akkad, fondé par Sargon l'Ancien. Elle n'a toujours pas été retrouvée, et sa situation exacte demeure donc inconnue. Le seul moyen de connaître certains de ses aspects est le recours aux textes anciens. Catégorie:Empire akkadienCatégorie:Mésopotamie

Euphrate

L'Euphrate (nom traditionnel Grec du fleuve, Ufrat en Persan, Prâth/Frot en Araméen, Al-Furat الفرات en Arabe, Fırat en Turc et Pu-rat-tu en Assyrien) est un fleuve d'Asie de 2 780 km de long. Il forme avec le Tigre dans sa partie basse la Mésopotamie (du grec μεσο [mesos] « milieu » et ποταμός [potamos] « fleuve »), l'un des berceaux de la civilisation L'Euphrate est un sujet de friction entre l'Irak, la Syrie et la Turquie, cette dernière voulant réduire son débit par la construction de nouveaux barrages.

Données hydrographiques

Parcours

Il prend sa source dans une montagne de la chaîne du Taurus (Toros Daglari) turque, puis passe par la Syrie pour arriver en Irak. Il traverse l'Irak du nord-ouest vers le sud-est, passant par Fallujah au centre du pays, et puis environ 10 km à l'ouest des ruines de Babylone. Il rejoint le Tigre dans le sud-est du pays environ 100 km au nord-ouest de Bassorah pour former le Chatt-el-Arab et se jeter dans le golfe Persique.

Bassin versant

|+ Bassin versant de l'Euphrate
Source: « Le partage des eaux entre la Syrie, l'Irak et la Turquie » ! Pays !! longueur !! Surface !! Proportion !! Contribution au débit |- align="center" | Turquie || 455 km || 124.320 km² || 28 % || 88 ou 98,6 % (
- )
|- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Syrie || 675 km || 75.480 km² || 17 % || 12 ou 1,4 % (
- )
|- align="center" | Irak || 1.200 km || 177.600 km² || 40 % || 0 % |- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Arabie Saoudite || affluents || 66.600 km² || 15 % || 0 % |

Larsa

Larsa, qui est aujourd'hui la ville Senkerah en Irak, était une cité de Mésopotamie. Elle fut la capitale d'un royaume amorrite. Elle est principalement connue pour son temple consacré au dieu Soleil, Shamash, découvert en 1933 par André Parrot. Catégorie:Mésopotamie ja:ラルサ

Mari (site archéologique)

Le site archéologique de Mari (Tell Hariri) est situé à l'extrême sud-est de la Syrie sur le moyen Euphrate, à 11 kilomètres d'Abou Kémal et à une dizaine de kilomètres de la frontière irakienne. Elle est surtout connue pour son splendide palais du et par les excavations entreprises en 1933 par l'archéologue français André Parrot. En aval de Deir ez-Zor, l'Euphrate poursuit une route sinueuse dans une vallée large comme un delta. La steppe a été irriguée depuis l'antiquité avec des digues et des canaux, permettant l'entretien, la fourniture en eau et donc la mise en culture intensive, d'un damier de terres alluviales fertiles. Rien ne prédisposait le site de Mari à recevoir une ville de cette importance : l’Euphrate coule alors en zone aride, les précipitations sont inférieures à 150 mm, alors que 250 mm sont nécessaires à une agriculture sèche. Aucune culture n’était possible dans la vallée sans l’aménagement d’un réseau d’irrigation complexe et coûteux. La fonction de la cité est donc étroitement liée au contrôle du commerce qui empruntait la vallée de l’Euphrate en venant à la fois de la Syrie et du Khabur. Des travaux de grande envergure, destinés à assurer la survie des habitants de la cité et a faciliter le cheminement par voie fluviale, ont été entrepris : un réseau d’irrigation en rive droite, branché sur un lac de retenue alimenté en hiver par les pluies et un canal de transport long de 120 Km, chargé de relier l’axe du Khabur à l’axe Euphratique, à une dizaine de Km en aval de Mari. Située dans cette plaine, Mari fut une importante cité mésopotamienne dès le , contemporaine de la civilisation sumérienne d'Uruk. Elle devint la capitale d'un important état indépendant au début du second millénaire av. J.-C. et resta puissante jusque sous le contrôle de Samsi-Addu d'Ekallatum, lors de sa prise par le roi babylonien Hammourabi qui détruisit le palais de ses rois vers 1760 av. J.-C. Après la mort d'Hammourabi en 1750, Mari tomba dans un déclin dû à un mauvais contrôle politique. Le site a été découvert en 1933, mais mal protégées, les ruines qui couvrent plus de 245 hectares ont souffert de la pluie et du vent. Près du mur ouest, on peut trouver quelques temples consacrés à la déesse Ishtar et qui remontent jusqu'au milieu du III millénaire av. J.-C. Au centre du site, d'autres temples s'élèvent près de la ziggourat. Mais les plus intéressants vestiges sont ceux du palais de Zimri-lim au nord-ouest de la cité. Ces ruines remontent au . Le palais s'étendait sur près de 24 000 m² et avant plus de 300 pièces. Il servait non seulement de résidence royale, mais également de centre administratif. Une certaine quantité de tablettes cunéiformes y furent trouvés et donnent un intéressant portrait de l'administration et de la politique sous Shamshi-Adad 1. Des fouilles plus récentes ont révélé la présence d'une série de palais encore plus anciens sous le palais de Zimri-lim. Un canal d'adduction reliait la cité à l'Euphrate. Les aménagements agricoles autour de Mari ont été décrits par l'historien Hérode. Catégorie:Histoire de la Syrie Catégorie:Site archéologique

Langue

ko:언어 zh-min-nan:gí-giân ms:Bahasa ja:言語 simple:Language zh-cn:语言 zh-tw:語言
-
Une langue est un système de signes linguistiques vocaux, graphiques ou gestuels qui permet la communication entre les individus. Une définition linguistique de la langue précise que c'est un système de signes doublement articulés, c'est-à-dire que la construction du sens se fait à deux niveaux d'articulation. On trouve tout d'abord celui des entités signifiantes (morphèmes et lexèmes, ou monèmes) formant les énoncés puis celui des unités distinctives de sens (phonèmes) formant les unités signifiantes. Ces deux niveaux d'articulation déterminent les premiers niveaux de la description linguistique : phonologie, morphologie et syntaxe. André Martinet précise que l'ordre de description est nécessairement inverse de l'ordre de perception ou d'usage de la langue : la description commence par le deuxième niveau d'articulation (les phonèmes) pour aller vers le premier (la combinatoire des unités signifiantes). On distingue généralement la langue (système de signes) et le langage (faculté humaine mise en œuvre au moyen d'un tel système). On distingue également, depuis Ferdinand de Saussure, la langue et la parole (c'est-à-dire l'utilisation effective du système de la langue par les locuteurs). On appelle langue maternelle d'une personne la ou les langue(s) que cette personne a apprise(s) dans son enfance au cours de son apprentissage du langage. Si la grande majorité des langues parlées dans le monde sont des langues naturelles, qui se sont formées spontanément à partir d'états de langue antérieurs, il existe cependant aussi des langues artificielles ou langues construites, comme l'espéranto, le volapük, l'ido l'interlingua, le lojban, ou encore le klingon, qui ont été créées consciemment par des individus. Une langue est dite vivante lorsqu'elle est utilisée oralement par des personnes dont elle est la langue maternelle, ou par une communauté suffisamment nombreuse — et de façon suffisamment intensive — pour permettre une évolution spontanée de la langue (cas de l'espéranto). On appelle langue morte ou éteinte une langue qui n'est plus pratiquée oralement comme langue maternelle, mais qui peut être encore utilisée dans certains domaines (tels que la religion). La connaissance des langues mortes, en permettant l'étude des textes anciens, est utile notamment à la linguistique historique, ainsi qu'à l'histoire et à ses disciplines annexes. Les deux langues mortes les plus importantes de la culture occidentale sont le latin et le grec ancien. L'expression « langue morte » est contestée par beaucoup de ceux qui les pratiquent. On lui préfère alors langue ancienne. Il est possible de « ressusciter » des langues mortes, comme le montre l'exemple de l'hébreu. Une langue vivante est rarement un système uniforme et rigide, elle varie généralement selon le lieu géographique (dialectes), le milieu social (sociolectes) et les individus (idiolectes) et, bien sûr, selon le temps, ce qui fait que, considérée à un moment donné, une langue est toujours en évolution et contient plusieurs états. Par exemple, le système phonologique des langues est en évolution constante, ce qu'étudie la phonétique historique.

Langues du monde

Il est impossible de déterminer avec précision le nombre de langues parlées dans le monde, en raison de la difficulté qu'il y a à tracer des frontières précises entre les langues, notamment à différencier les langues des dialectes. Selon les estimations, il existerait aujourd'hui entre 3000 et 7000 langues vivantes. Un des problèmes essentiels qui se posent pour les langues du monde est celui de la préservation de la diversité. En effet, on prévoit que 90% des langues sont menacées d'extinction, car elles devraient disparaître d'ici 50 ans. La solution pour éviter cela réside dans le multilinguisme. Il s'agit de mettre en place de manière effective le bilinguisme ou le trilinguisme dans tous les territoires où existe une langue menacée d'extinction.

Voir aussi


- Linguistique
- Langage
- Langue ausbau
- Sociolinguistique
- Grammaire
- Parler dans le monde
- Langues régionales de France

Multilinguisme et traduction


- Dire « bonjour » dans le monde
- Nombres dans le monde
- Quiproquo
- Faux-amis
- Traduction

Langue écrite


- Écriture
- Sigles et pictogrammes
- Orthographe
- Lexicographie

Jeux de langue


- Calembours
- Contrepèteries
- Palindromes
- Virelangues (Voir aussi : jeux de mots)

Bibliographie


- Cause toujours ! À la découverte des 6 700 langues de la planète, hors-série de mars-avril-mai 2003 de la revue Courrier International ;
- L'aventure des langues en occident – Leur origine, leur histoire, leur géographie, Henriette Walter, éditions Robert Laffont.
- Langues sans frontière de Georges Kersaudy

Liens externes


- [http://www.biblioconcept.com/EISTI/conceptotheque/langue.htm Le concept de langue]
- [http://www.word2word.com/course.html Répertoire de cours gratuits en ligne]
- [http://users.skynet.be/Landroit/indexj.html Cinquante jeux de langue en ligne]
- [http://www.loecsen.com/ Écouter les langues]
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Akkadien

L'akkadien est une langue sémitique qui fut parlée du Elle se divise en deux dialectes : le babylonien, au Sud de la Mésopotamie (voir Babylone) et l'assyrien, au Nord (voir Assyrie). L'akkadien trouve ses origines de l'empire d'Akkad. Il a connut une réelle expansion durant l'Antiquité, devenant la langue diplomatique du Proche-Orient jusqu'au milieu du , date à laquelle l'araméen, qui s'écrit au moyen d'une écriture alphabétique, prit le relais. L'akkadien se lit de gauche à droite et au moyen de caractères cunéiformes. Pour écrire, les Akkadiens utilisaient un complexe mélange de signes cunéiformes utilisés de manière différente : des idéogrammes, des phonogrammes, des déterminatifs et des compléments phonétiques. L'idée selon laquelle l'akkadien s'écrit uniquement de manière phonétique est fausse. Akkadien désigne également l'habitant du pays d'Akkad.

Bibliographie


- Manuel d'épigraphie akkadienne, Labat René et Malbran-Labat Florence, Librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris.

Divers


- code ISO 639-2 : akk

Articles connexes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues afro-asiatiques
      -
- langues sémitiques ja:アッカド語 Catégorie:Babylonie Catégorie:Empire akkadien Catégorie:Empire assyrien Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue sémitique

Religion

ko:종교 ms:Agama ja:宗教 simple:Religion th:ศาสนา Catégorie:ReligionCatégorie:Philosophie de la religion Catégorie:Philosophie de la religion

Définition

Le dictionnaire en donne les définitions suivantes : # Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l'humain avec le sacré. #Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ses croyances. Pour tenter de définir la religion, on peut déjà établir les différences de sens entre le terme religion et ceux de foi et de superstition. La religion suppose un groupe, contrairement à la foi purement individuelle. La religion se distingue de la superstition, qui se résume à invoquer des causes surnaturelles pour expliquer des phénomènes naturels : si les religions incorporent bien souvent des éléments qui procèdent de la superstition, on ne saurait réduire la religion à cela. D'autre part, Jonathan Smith (écrivain américain) dit dans Critical terms for religious studies : « Le mot « religion » n'est pas un terme trouvé sur le terrain ; c'est un terme créé par les chercheurs pour leur propre besoin ; en conséquence c'est à eux que revient la tâche de le définir. Il s'agit d'un concept générique, de second degré, qui joue le même rôle dans la mise-en-place de l'horizon disciplinaire de l'étude de la religion que les concepts de « langage » et « culture » en linguistique et anthropologie. Sans un tel horizon, il n'y a pas de discipline de l'étude de la religion. » En Occident, on dit volontiers que le mot religion vient du mot latin re-ligare : pour re-joindre ou re-lier, classiquement compris pour signifier la relation de l'humain au divin, mais aussi les hommes les uns aux autres. Religare est l'étymon proposé par Lactance. Mais cette signification est tardive. Une autre voie, proposée par Augustin d'Hippone, suggère l'étymologie archaïque suivante : relegere, « relire, reprendre », par opposition à negletentia, fait de ne pas se soucier ; et aussi le mot religio, « scrupule » qui est de Cicéron (De natura deorum, II, 10). Cette étymologie évoque l'idée de scrupule dans l'observation des rites et la peur face aux forces surnaturelles. Ainsi en est-il en Extrême-Orient, où à l'arrivée des missionnaires chrétiens au début du , les Chinois traduisirent le mot religion par les deux sinogrammes Zong et Jiao (宗教) qui associent l'enseignement et les ancêtres, mettant l'accent sur la transmission d'un savoir et surtout de rites, d'une tradition, de légendes, en quelque sorte ou d'un enseignement religieux. De même, les Japonais ont-ils forgé le mot shûkyô, signifiant l'enseignement de l'essentiel, c'est-à-dire d'un catéchisme. On comprend ainsi qu'il s'agit à la fois des croyances d'un groupe humain et des pratiques qui en découlent.

Transmission

Il faut, toutefois, rester conscient que parler de « puissance divine » (Littré) ou de « divin », c'est répéter le vocabulaire des
ventriloques de Dieu , celui de la théologie ; parler de nature supérieure qu'on appelle divine (Cicéron), c'est parler régional ; au contraire, parler de surhumain ou de non humain ne suppose pas d'autre point d'observation que celui où se tient le commun des mortels. Depuis que l'homme est au monde, il ne cesse de se poser des questions :
- sur la façon dont le monde fonctionne,
- sur la place qu'il occupe dans celui-ci,
- sur les raisons qu'il a d'être au monde, dans une tentative d'expliquer l'univers et les phénomènes physiques qui l'effraient, souvent impliquant un ou plusieurs déités ou d'autres forces surnaturelles. Il donne un sens au monde où le mot sens doit s'entendre à la fois comme herméneutique et direction. Au-delà de la distinction (une distinction n'est pas une explication ; ce n'est qu'un procédé typologique), la « religion » tout court pose les questions :
- du rapport à l'autre humain ou non,
- du rapport au monde, en particulier à la nature, dans les animismes, où toute les forces de la nature sont sacralisées,
- du rapport à Dieu ou aux dieux,
- et du rapport à son autre, c'est-à-dire, au non-religieux dont elle se réserve le privilège de tracer les contours
  - assez nets quand elle les nomme, tour à tour païen, agnostique, incroyant, infidèle, ou athée,
  - plus flous quand il s'agit d'hérésie ou d'hétérodoxie. Ces deux derniers concepts suggèrent leur désir de participer à l'organisation de la société sous forme de théocratie ou de théonomie. On peut penser ce rapport en termes essentialistes, ceux de sacré et de profane, ce que font, en fait, tous les théologiens qui n'osent plus parler de leurs convictions que par le détour d'un métalangage. Mais on peut aussi aller plus loin, ne pas s'arrêter là où la théologie le demande, et aborder la
religion comme on le fait pour n'importe quel autre aspect de la vie sociale. Dans cette approche, la religion ne se pense plus comme une option mais comme l'un des procédés non-optionnels, universels, par lesquels une société se perçoit, trouve et prend sa place dans le monde. Ici, la religion, c'est la société elle-même en train de s'auto-légitimer.

Contenus

Les religions cherchent à répondre à la soif de sens de l'homme, mais aussi à expliquer - du moins à éclaircir - ce que son savoir ne peut expliquer. Parmi les phénomènes qui effraient l'homme, se dresse en premier lieu la mort. Les différences de perception de la mort constituent le phénomène dirimant. Les chercheurs préhistoriens distinguent pratique l'homme des anthropoïdes. Les religions (espérance)pour compenser ce qui semble scandaleux dans cet événement, conçue sous la forme de vie éternelle, de réincarnation, de résurrection, d'immortalité, d'éternité. Elles montrent aussi un intérêt pour les mystères de la vie. En témoignent les images, qu'elles soient idoles, icônes ou symbole.

Méthodes

Les religions, et plus exactement leurs fidèles, relatent et transmettent dans des récits oraux, que ce soit sous forme d'épopées ou de livres saints, de traditions orales ou écrites, les rites adéquats pour le culte. L'ensemble de ses rites constituent une liturgie. Ils transmettent aussi des enseignements et des codes de lois religieuses, censés montrer le juste et l'injuste aux fidèles et donc les doter d'une morale, plus ou moins contraignante, mais censée à tout le moins orienter le croyant vers son bonheur. La religion inspire l'art (peinture, littérature...), qui lui-même exalte la religion et toute une tradition, si bien que ce ne sont plus seulement les livres saints ou les mythes originels qui entretiennent parfois une religion, mais l'ensemble d'une culture. Il arrive qu'un clergé soit chargé d'interpréter, de diffuser et de maintenir le message d'une religion. En particulier pour l'Eglise catholique, le clergé s'est établi dans la continuité des apôtres du Christ, et s'est hiérarchisé plus tardivement sur le modèle de l'Empire romain, suite à la conversion des empereurs. On sera donc amené à s'interroger sur le sens de la conversion religieuse, sur le rôle des missionnaires comme à envisager le concept de guerre sainte, qu'elle se nomme croisade ou djihad, de l'inquisition et toute autre forme de coercition à caractère religieux. Les croyants ou fidèles tendent à se réunir ensemble pour célébrer des jours saints par la prière, mais la pratique isolée est également reconnue juste dans la spiritualité. La plupart des religions ont également un code de lois religieuses. Souvent, avec l'organisation des sociétés, le pouvoir spirituel se mêle au pouvoir temporel transformant son parti en patrie. La plupart des religions ont cela de commun avec les nations (et de façon plus générale avec tout groupe d'hommes) qu'elles ont souvent besoin d'une ennemi pour se fédérer et se construire. C'est dans cette mesure que Daniel Lindenberg en vient à se poser la question de savoir si les religions « sont naturellement intolérantes ». En outre, on ne peut nier qu'un clergé constitue dans certaine religion à certaines époques une force politique, un État dans l'État, qui peut pratiquer l'obscurantisme. Depuis le début du , on observe dans le monde occidental un clivage plus ou moins sévère entre ces deux pouvoirs religieux et politiques, avec l'apparition du concept laïcité, en particulier en France. Ce phénomène a pu laisser penser à la disparition progressive des religions, mais la laïcité a plutôt remis à sa place la religion. La diffusion d'une culture religieuse laïque, donc pluraliste, est une base indispensable à la connaissance mutuelle des fidèles des diverses religions. Il ne faut pas
plus de religion, mais mieux de religion.

En guise de conclusion provisoire

Sans aucun doute, l'être humain éprouve donc un besoin vital de concrétiser ses craintes, ses angoisses, mais également ses aspirations, sa quête de sens et ses intuitions, bref son
sens religieux, dans une discipline, une métaphysique, une croyance, des pratiques, des rites, etc. Aussi l'apparente désaffection des religions dans l'Europe du , et du christianisme en particulier, n'a-t-elle pas tari le profond besoin de religion de l'homme (ce qui se manifeste notamment par l'apparition de nombreuses sectes ou bien l'inclination pour des religions exotiques, mais encore par la survivance, voire le renouveau, du christianisme). Comme l'a dit René Girard, même si le sentiment religieux n'est pas raisonnable, la raison ne peut ni récuser ni supprimer celui-ci. Il fait partie de l'Homme. L'Homme essaie-t-il, grâce à la religion, de se rassurer devant une nature toute-puissante et pleine de mystères ? Peut-on néanmoins réduire les religions à de simples pis-aller qui permettent d'expliquer grâce à la supersitition et au fantastique les phénomènes que nous ne parvenons pas à nous expliquer ? C'est qu'on ne peut nier en outre l'aspect identitaire d'une religion : professer une religion, c'est affirmer son appartenance à un groupe et adhérer à ses moeurs et valeurs. Le renouveau des courants fondamentalistes, plus ou moins liés aux courants politiques les plus extrémistes, procède de cette idée. Les fondamentalismes s'apparentent aux nationalismes les plus virulents. Certes, la religion fut et demeure le prétexte de massacres et de la mise en place de discriminations constantes, de même que les mouvements nationalistes, de même plus généralement que tout facteur identitaire (cf. La Violence et le Sacré de René Girard). Toutefois, la religion, phénomène social, est aussi l'expression d'un profond besoin individuel.

Grandes familles de religions

À travers l'histoire, les hommes ont élaboré de multiples religions. Certaines se sont répandues dans le monde entier et sont très pratiquées. Divers types de classements des religions sont possibles.

Principales religions

A l'heure actuelle, les religions qui comptent le plus grand nombre de fidèles sont :
- Le christianisme (2,0 milliard)
- l'islam (1,2 milliard)
- l'hindouisme (0,8 milliard)
- le bouddhisme (0,6 milliard)
- le taoïsme (0,4 milliard)
- Le judaïsme (15 millions)
- Le jaïnisme
- Le sikhisme
- Les religions africaines (0,7 milliard)

Autres religions


- Le bahaisme
- Le bön
- Le rastafarisme
- La religion traditionnelle chinoise
- Le shintoisme
- Le zoroastrisme
- Les nouveaux mouvements religieux
- Les sectes

Aires culturelles et géographiques

On peut distinguer quelques grandes familles du point de vue des aires culturelles et géographiques :
- Les religions antiques (généralement éteintes)
- Religions de l'Inde : hindouisme et religions qui en sont issues (bouddhisme et jaïnisme)

Classement idéologique

On entend signaler par idéologie la représentation du divin promue par chacune des religions :
- monothéisme, polythéisme, panthéisme,
- syncrétisme, monooriginisme ou le projet sur les relations qu'elles entendent entretenir entre elles :
- Dialogue inter-religieux
- Œcuménisme
- Arbre des religions abrahamiques

Annexes

Philosophie


- Les notions de Dieu et dieux
- L'athéisme

Histoire des religions


- Les mythologies
  - Sumer
  - Babylone
  - Dieux égyptiens

Sociologie des religions


- Organisations et institutions
- Les religions reconnues par l'état belge, sur Wikinations.be
- Clergé (le mot est compris au sens de catégorie socio-professionnelle)
- Fondamentalisme

Spiritualité

Doctrines et croyances


- Les sept péchés capitaux
- Les signes du zodiaque

Divers


- Ikuan Tao
- Jeûne
- Laïcité
- Ministères ecclésiastiques
- Noachite
- Petit lexique des idées fausses sur les religions
- Prêtrise et pédophilie
- Religion et alimentation
- Religions et violence
- Wikipédia:Projet/Religion
- humanisme


Loi

La loi est une norme juridique adoptée par le pouvoir législatif. Son application est précisée par des décrets d'application puis par l'interprétation des tribunaux. En mathématique, le terme loi est plutôt à remplacer par axiome, théorème ou encore assertion.

Création

Projet et proposition de loi

Le projet de loi est d'initiative gouvernementale. Il doit être soumis au Conseil d'État, qui dispose d'un délai d'un mois avant de rendre un avis consultatif.
Une proposition de loi est d'initiative parlementaire (environ 20 % seulement des lois votées).

Amendement

Le texte peut être modifié par des amendements. Ce qui lui fait faire des «navettes» entre les deux assemblées, l'Assemblée nationale ayant le dernier mot.

Promulgation

Le Chef de l'État dispose de quinze jours pour promulguer une loi. Cet acte authentifie la loi et la rend exécutoire. Elle est ensuite publiée au «Journal officiel».

Nonobstant

Sauf clause dérogatoire ou nonobstant une loi doit être compatible avec celles du niveau plus global comme celle de la (con)fédération.

La loi dans le contrat

Certaines lois sont impératives, elles ne peuvent être écartées par ceux auxquels elles s'appliquent. D'autres lois sont supplétives, elles ne s'appliquent qu'en l'absence de volonté contraire de leurs destinataires

Nom

Les lois sont désignées parfois par le nom de leur instigateur (loi Perben, loi Sapin, loi Besson, etc.), parfois par leur fonction (loi de modernisation sociale, loi de séparation de l'église et de l'État) parfois encore par leur date (loi 1901).

Hiérarchie du droit

Au sommet social se place le tabou comme par exemple l'interdiction de l'inceste. La constitution est la loi fondamentale d'un État ainsi que des textes considérés comme les principes des droits et devoirs des membres et qui est globalement appelé le politiquement correct. Une juridiction suprême (eventuellement spéciale) peut examiner la conformité à l'esprit de la constitution d'une nouvelle loi.

Citations


- Nemo censetur legem ignorare (nul n'est censé ignorer la loi) adage selon lequel on ne peut invoquer l'ignorance de la loi lorsque on est, justement, hors la loi.
- Dura lex sed lex (La loi est dure mais c'est la loi)
- Nul n'est censé ignorer la loi.
- La vie, la liberté et la propriété n'existent pas parce que des hommes ont fait des lois. Au contraire, c'est parce que la vie, la liberté et la propriété existaient que les hommes ont fait des lois. (Frédéric Bastiat)

Voir aussi


- La loi en Belgique sur Wikinations.be
- Droit
- Organisation juridictionnelle (France)
- Légalité de crise
- Liste des lois romaines
- Les trois lois de la robotique Catégorie:Droit Catégorie:Philosophie politique ja:法律

Assyrie

L'Assyrie est un ancien empire du nord de la Mésopotamie, dont la capitale fut d'abord la ville d'Assur, puis en 879, Kalkhu, et en 745, Ninive, sur le Tigre. L'Assyrie contrôlait des territoires qui s'étendent sur quatre pay