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| Himalaya |
HimalayaL'Himalaya ou chaîne de l'Himalaya est une chaîne de montagnes qui s'étend a travers le Pakistan, l'Inde, le Népal, le Tibet et le Bhoutan. Elle se rattache à l'ouest à la chaîne de montagnes de l'Hindu Kush en Afghanistan et au nord au plateau tibétain.
Le mot Himalaya vient du sanscrit et signifie « demeure de la neige » (him « neige », et aalaya « maison, demeure »).
La plupart des plus hautes montagnes du monde sont situés dans cette chaîne, dont la plus haute : l'Everest (8850 m).
Everest
Formation géologique
D'après la théorie de la tectonique des plaques, l'Himalaya est le résultat de la collision des plaques indo-australienne et de celle de la plaque eurasienne. Cette collision débuta au crétacé supérieur (il y a environ 70 millions d'années) quand la plaque indo-australienne se dirigeant vers le nord à la vitesse de 15 cm/an rencontra la plaque eurasienne. L'océan de Téthys disparut alors il y a environ 50 millions d'années. La plaque indo-australienne continue à se déplacer à la vitesse d'environ de 5cm/an, s'enfonçant sous la plaque eurasienne et provoquant ainsi l'élévation de l'Himalaya et du plateau tibétain. L'Inde se comporte comme un poinçon qui emboutit et déforme la lithosphère asiatique sur plus de 3000km au nord de l'Himalaya. Le Tibet est coupé par de grandes failles qui absorbent cette déformation. Sur le côté est du poinçon indien, les chaînes birmanes et les îles Andaman et Nicobar dans l'océan indien ont aussi été créées par le mouvement entre l'Inde et l'Eurasie. Cette intense activité tectonique rend la région très active du point de vue sismique. Des séismes historiques de magnitude 8 et plus sont documentés sur le front sud de l'Himalaya.
Géographie
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Système fluvial
A cause de son altitude et de sa gigantesque quantité de glace, l'Himalaya est la source de nombreux fleuves. L'Indus coule vers le sud-ouest à travers le Pakistan en direction de la mer d'Arabie. Le Gange descend par le sud-est en direction du nord de l'Inde et du Bangladesh jusqu'à la baie du Bengale. Le Brahmaputra rejoint après avoir traversé le Tibet puis l'est de l'Inde le Gange au Bangladesh. L'Irrawaddy et le Salween coulent toutes deux vers le sud à travers la région du Myanmar.
Le Mékong, le Chang Jiang et le Huang He tous originaires du plateau tibétain ne sont pas considérés comme de vrais fleuves himalayens.
Climat
La chaîne de l'Himalaya a un profond effet sur le climat de l'Asie. Il empêche que le froid polaire de la Sibérie ne descende vers le sud. Il empêche aussi la mousson d'amener ses pluies diluviennes vers le nord et contribue ainsi à la création des déserts d'Asie Centrale tels que ceux de Gobi ou de Taklamakan.
Régions
On distingue plusieurs sous-massifs dans l'Himalaya :
- Annapurna Himal
- Ganesh Himal
- Khumbu Himal
- Langtang Himal
- Manang Himal
- Rolwaling Himal
Aspect politique et culturel
L'Himalaya à cause de son énorme taille s'est avéré être une barrière physique aux migrations humaines entre le nord et le sud. La différence est particulièrement notable à travers les religions, coutumes et langages, qui présentent de grandes différences en Chine et en Inde. Si les contacts furent peu nombreux, les conflits le furent tout autant : ainsi la péninsule indienne put échapper aux conquêtes Mongoles de Genghis Khan.
Religions, mythologies et légendes
Religions et mythologies
De nombreux lieux de l'Himalaya ont une signification religieuse dans l'Hindouisme et le Bouddhisme.
- Haridwar, endroit où le Gange entre dans la plaine.
- Badrinath, temple dédié à Vishnu.
- Kedarnath, endroit où un des 12 Jyothirlingams est situé
- Devaprayag, endroit où Alakananda et Bhagirathi se rejoignent pour former le Gange.
- Kailash, ce sommet de 6714 mètre est considéré comme la demeure de Shiva.
- Lac Manasarovar, endroit où a lieu un pélerinage.
- Rishikesh, temple dédié à Lakshmana.
- Amarnath, qui a un naturel Shivalingam de glace qui se forme quelques semaines par an. Des milliers de personnes visitent cette grotte pendant ces quelques semaines.
- De nombreux temples bouddhistes ainsi que la résidence du Dalaï Lama.
Légendes
- Yéti, une créature ressemblant à un primate.
- Shambhala, une cité mystérieuse dans la religion Bouddhiste.
Liens externes
- [http://www.indianchild.com/himalayas.htm Images et informations sur l'Himalaya]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Himalaya Himalaya sur Wikitravel]
Catégorie:Himalaya
ja:ヒマラヤ山脈
ko:히말라야 산맥
ms:Himalaya
simple:Himalaya
th:เทือกเขาหิมาลัย
Pakistan
La République islamique du Pakistan est un pays asiatique entouré par l'Iran, l'Afghanistan, la Chine, l'Inde et la mer d'Oman.
Née le 14 aout 1947, le Pakistan entretient des relations tendues avec l'Inde depuis sa naissance, car les deux pays veulent tous deux contrôler une part plus importante du territoire du Cachemire.
Ce pays dispose de l'arme nucléaire.
La population est majoritairement musulmane.
Le mot Pakistan est un néologisme. Il peut s'interpréter soit comme le « pays des purs », soit comme un acronyme formé avec le nom des provinces du pays : le Pandjab, l'Afghania (Province-frontière du Nord-Ouest), le Kashmir, le Sind et le Baloutchistan.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Pakistan
Politique
Article détaillé : Politique du Pakistan
Subdivisions
Article détaillé : Provinces et territoires du Pakistan
Le Pakistan est divisé en 4 provinces principales soit : Le Pundjab, le Sindh, le Balouchistan et la NWFP (North West Frontier Province) en plus du Territoire de la capitale fédérale et de contrôler une partie du Cachemire.
Géographie
Cachemire
Article détaillé : Géographie du Pakistan
Économie
Article détaillé : Économie du Pakistan
Largement agricole, le pays compte tout de même une importante industrie textile.
Démographie
Article détaillé : Démographie du Pakistan
Démographie du Pakistan
Culture
Article détaillé : Culture du Pakistan
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Inde
L'Inde (nom officiel Union indienne) est un pays situé dans le sud de l'Asie, formant la majeure partie du sous-continent indien.
Le nom officiel du pays, Inde, est dérivé de la vieille version persane de Sindhu, l'appellation locale historique pour le fleuve Indus ; voir l'Origine du nom de l'Inde. La constitution de l'Inde et l'utilisation générale identifient également Bharat (mot Hindi dérivé du nom de Sanskrit d'un roi hindou antique, dont l'histoire peut être trouvée dans le Mahâbhârata, comme nom officiel de statut égal). Un troisième nom, Hindustan, ou la terre des Hindous en persan, a été employé depuis les temps de l'Empire moghol, est le nom plus utilisé par la majorité dans leur vie quotidienne et la langue parlée.
C'est le pays le plus peuplé au monde après la Chine. Elle dispose de 22 langues officielles, dont la principale, celle de l'administration centrale, est le hindi, avec l'anglais comme langue officielle associée. L'Inde a un littoral qui s'étend sur plus de sept mille kilomètres, et partage ses frontières avec le Pakistan à l'ouest, la République populaire de Chine, le Népal, et le Bhoutan au nord-est, et le Bangladesh et le Myanmar à l'est. Sur l'Océan indien, elle est à proximité des îles de la République des Maldives au sud-ouest, du Sri Lanka au sud, et de l'Indonésie au sud-est. L'Inde réclame également une frontière avec l'Afghanistan au nord-ouest.
L'Inde est le foyer de certaines des civilisations les plus anciennes, et est un carrefour des itinéraires historiques importants du commerce. Quatre des principales religions du monde y ont vu le jour : l'Hindouisme, le Bouddhisme, le Jainisme et le Sikhisme.
Autrefois, l'Inde constituait une partie importante de l'empire britannique en tant qu'Inde britannique, avant de gagner son indépendance en 1947.
Pendant les dernières deux décennies le pays s'est beaucoup développé, particulièrement dans les sphères économiques et militaires, régionalement aussi bien que globalement.
Histoire de l'Inde
Articles détaillés : Histoire de l'Inde ~ Chronologie de l'Inde ~ Établissements français de l'Inde
Les abris sous roche peints de l'âge de pierre de Bhimbetka dans le Madhya Pradesh constituent les traces les plus anciennes connues de l'implantation humaine en Inde. Les premières installations permanentes connues apparaissent il y a 9000 ans. Puis, une civilisation, l'une des plus anciennes connues à ce jour, se développe dans la vallée de l'Indus et atteint son apogée entre -2600 et -1900. Vers -1500, des tribus aryennes venues d'Asie centrale auraient émigré en Inde mais cette hypothèse est refutée par certains qui voient plutôt une continuité de la culture védique. Des études génétiques récentes n'ont pas permis de trancher sur ces deux positions, certaines confirmant, d'autres réfutant la théorie de l'invasion aryenne.
Au , un vent de réforme religieuse se lève, le bouddhisme et le jainisme fleurissent, s'ajoutant à la richesse de la culture indienne. L'hindouisme classique se développe à partir de la culture védique. Le premier millénaire voit beaucoup de royaumes indépendants se développer puissamment, certains acquérant une stature impériale. La dynastie hindoue des Gupta domine la période que les historiens considèrent comme un « âge d'or » de l'Inde et les Maurya, et en particulier l'empereur bouddhiste Ashoka, contribuent grandement au paysage culturel indien. Les arts, les mathématiques, la technologie, l'astrologie, la religion et la philosophie s'épanouissent grâce au mécénat royal. Durant le deuxième millénaire, la plupart des régions de l'Inde sont assujetties à un pouvoir musulman, le sultanat de Delhi puis l'Empire moghol, (de 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués), bien que quelques royaumes hindous, comme le royaume de Vijayanâgara, subsistent et prospèrent.
Après l'arrivée des commerçants européens, les Portugais, les Français et les Anglais tirent profit de la dilution et de l'éclatement du pouvoir au travers du sous-continent et le colonisent.
En 1857, la révolte des Cipayes, des soldats indiens au service des puissances européennes, se transforme en un soulèvement populaire contre la puissance de la Compagnie anglaise des Indes orientales que nombre d'indiens considèrent comme leur première guerre infructueuse d'indépendance.
Après la révolte, les mouvements indiens pour l'indépendance commencent à exiger une indépendance complète. Le 15 août 1947, l'Inde accède finalement à cette indépendance tout en subissant la Partition.
Après l'indépendance, l'Inde participe à quatre guerres contre le Pakistan entraînées par le problème du Cachemire. De 1975 à 1977, le premier ministre Indira Gandhi déclare létat d'urgence, limitant les droits civiques et entraînant la mise en détention de nombreuses personnes sans procès. La destruction de la Babri Masjid d'Ayodhya en 1992 entraîne plusieurs conflits intercommunautaires en Inde occidentale. En 1999, l'Inde mobilise ses troupes dans le district de Kargil au Cachemire pour repousser des infiltrations de terroristes islamistes et/ou de rebelles indépendantistes kashmiris venus du Pakistan.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Inde
L'Inde est une démocratie parlementaire et une république fédérale. D'ailleurs, elle est « la plus grande démocratie du monde » grâce à son milliard d'habitants.
Le président est le chef de l'État, mais ses pouvoirs ne sont que symboliques. Le président et le vice-président sont élus indirectement tous les 5 ans par un collège spécial. Même un intouchable a pu accéder à la fonction du président, ce qu'on peut voir comme un symbole des changements qui ont eu lieu dans la société indienne. Le vice-président ne devient pas nécessairement président si le président meurt ou démissionne.
Le Parlement est composé de deux chambres : la chambre haute, la Rajya Sabha (Conseil des États) et la chambre basse, la Lok Sabha (Chambre du Peuple).
Les membres de la Rajya Sabha sont élus par les députés des assemblées des États. Ceux de la Lok Sabha sont élus par le peuple.
Le Parlement désigne un Premier Ministre issu du parti majoritaire ou d'une coalition. Celui-ci détient les pouvoirs exécutifs et dirige le conseil des ministres.
Diplomatie
L'Inde se considère comme une grande puissance mal reconnue. La Charte des Nations Unies ne lui donne pas le statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, le Traité de Non prolifération ne la reconnait pas comme Etat doté de l'arme nucléaire. Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire reconnaître le statut de grande puissance auquel elle juge pouvoir aspirer.
C'est la raison pour laquelle elle a avancé sa candidature, au sein du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) à un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. C'est aussi l'une des raisons qui l'ont poussée à développer un arsenal nucléaire après l'explosion "pacifique" de 1974 et à en assumer le caractère officiel avec les essais de mai 1998.
Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : États-Unis dans le cadre du programme Next Steps for a strategic partership, Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d'un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays mais aussi Russie, France, Japon, et Royaume-Uni.
L'Inde s'éloigne ainsi de son approche nehruvienne, tiers mondiste et non alignée (voir mouvement des non-alignés) des relations internationales pour entrer dans le club des "grands".
États de l'Inde
Article détaillé : États et territoires de l'Inde
L'Inde est une fédération d'États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a 28 États principaux, 6 territoires, et le territoire de la capitale Delhi.
L'actuel président indien est Abdul Kalam depuis 2002. Mais l'essentiel des pouvoirs est détenu par le premier ministre Manmohan Singh (depuis 2004). En effet, comme l'Allemagne, l'Inde connaît un régime parlementaire.
Géographie
Allemagne
Articles détaillés : Géographie de l'Inde ~ Villes de l'Inde
La superficie de l'Inde est de 3 287 590 km².
Entourée par le Pakistan, l'Afghanistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, l'Inde possède 15 000 km de frontières.
De grands fleuves et rivières, tels le Gange, le Brahmapoutre, la Yamunâ, la Godâvarî, la Narmadâ, la Kaveri traversent le pays.
Économie
Article détaillé : Économie de l'Inde
Le PNB de l'Inde était de 692 milliards de dollars en 2004 soit 600 dollars par habitant.
En 1997, l'agriculture représentait 25 % du PIB, les industries 30 % et les services 45 %. Le PNB de l'Inde est le 11 au monde.
Répartition des emplois (1999) : agriculture 60 %, industrie 17 %, services 23 %.
Taux de pauvreté (1999) : 30%
Taux de chômage (2003) : 9,5 %
Dette extérieure (est. 2003) : 102 milliards de dollars
Inflation (2003) : 3,8 %
L’Inde est une nouvelle puissance mondiale dont l’importance ne cesse de croître. Tout en poursuivant une campagne active afin d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, elle s’efforce d’approfondir ses relations avec l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), de resserrer ses liens avec la Chine et d’accroître ses interactions avec l’Asie centrale, les Etats-Unis et l"Europe.
Onzième économie mondiale (quatrième en parité des pouvoirs d’achat), l’Inde est en passe de faire d’énormes progrès économiques au cours des dix prochaines années.
L'Inde a connu une croissance économique soutenue, grâce à un large éventail de réformes mises en œuvre au cours de la dernière décennie. Une classe moyenne dynamique dotée d'un pouvoir d'achat a vu le jour, et une nouvelle génération d'industriels et d'entrepreneurs se sont lancés dans la compétition au niveau mondial. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 692 milliards $ EU en termes nominaux, en 2004, l'Inde est actuellement la dixième économie mondiale.
Le PIB réel a augmenté de 6,9 % en 2004-05 contre 8,5 % un an auparavant. Cette baisse était essentiellement le résultat d'une croissance agricole plus faible due à des précipitations moins abondantes pendant la mousson. Les perspectives relatives à la croissance du PIB réel de l'Inde, pour la période 2005-06, semblent encourageantes - environ 6,5 à 7 %. A ce jour, rien n'indique que la hausse des prix du pétrole va affecter la croissance économique.
La position des paiements extérieurs de l'Inde s'est considérablement améliorée. Les exportations ont augmenté, particulièrement les exportations des services qui ont augmenté de 105 % en 2004-05. La croissance dans le secteur des services a en grande partie été alimentée par le boom des technologies de l'information, domaine dans lequel l'Inde devient un leader mondial.
|+Croissance du PIB indien depuis 1995 (Mission économique en Inde, janvier 2005)
!Année
!Croissance du PIB
!Année
!Croissance du PIB
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|2004
|6,6 %
|1999
|7,1 %
|-
|2003
|5,9%
|1998
| 6,0 %
|-
|2002
| 4,4 %
|1997
|4,5 %
|-
|2001
|5,5 %
|1996
|7,4 %
|-
|2000
|3,9 %
|1995
|7,6 %
|{{{{wikitravel|l'Inde|Inde{fr{dmoz|Inde|http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Asie/Inde/{fr{en{États et territoires de l'Inde{Pays d'Asie{lien AdQ|en{lien AdQ|sv
Tibet
Le Tibet désigne trois entités géographiques se recouvrant :
- La Région autonome du Tibet, appelée Bod rang skyong ljong en tibétain et Xizang Zizhiqu 西藏自治区 en chinois , qui est une région administrative de la Chine au statut particulier, comme le Xinjiang ou Turkestan chinois, ou la Mongolie intérieure ;
- le plateau du Tibet, zone géographique située au nord de l'Himalaya, qu'on appelle le « toit du monde », formée de hauts plateaux désertiques dominés par de puissantes chaînes d’ouest en est (Kouen-louen, Transhimalaya) ;
- la zone de peuplement des Tibétains, enfin, correspondant à une aire linguistique où le tibétain est la langue majoritairement utilisée, ainsi qu'à une aire culturelle à la spécificité marquée, avec une religion commune : le lamaïsme.
La superficie du Tibet varie selon l'acceptation du terme de 1 221 600 km², pour la région administrative, à 2 500 000 km², si l'on prend pour base le Tibet historique. On compte 6 millions de Tibétains auxquels s'ajoutent 7,5 millions de Chinois d'implantation récente. La capitale historique, centre qui traditionnellement concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet est Lhassa.
Avant son annexion par la République Populaire de Chine en 1949, le Tibet était gouverné par un Dalaï-lama (chef religieux désigné par ses pairs disposant du pouvoir séculier) et il était composé de trois régions :
- le dBus-gTsang (prononcé [ytsaŋ] en tibétain central), en chinois « Wei-Zang 卫藏 », correspond à la région administrative autonome ;
- l‘A-mdo, en chinois Anduo 安多 au nord, faisant partie aujourd'hui de la province chinoise du Qinghai du Gansu et du nord du Sichuan (district de rNga-ba 阿坝)
- le Khams, en chinois Kang 康, à l'est et au sud-est qui est aujourd'hui partie de la partie est de la région autonome et de deux provinces chinoises : le Yunnan et le Sichuan (district de dKar-mdzes 甘孜).
Le Tibet comme aire de peuplement des tibétains posséde des frontières commune avec Le Turkestan Oriental, La Mongolie, la Chine, la Birmanie, l'Inde, le Bhoutan, le Népal.
Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et partagent une religion bouddhiste, le lamaïsme, présente dès le et majoritaire depuis le .
L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme y est aujourd'hui possible et, bien qu'encore encadré, il représente une part importante de l'économie.
tourisme
Histoire
tourisme
Le Tibet a une histoire aussi riche que longue. Liée aux événements de ces 100 dernières années, son histoire entière est toujours doublement interprétée (domaine de l'historiographie). Ajouté à l'intérêt de tous pour cette culture millénaire et mytérieuse, son Histoire soulève beaucoup de passion.
Voir l'article détaillé : Histoire du Tibet
Rapports tendus entre la RPC et les Tibétains
Histoire du Tibet
Les Tibétains en exil, ceux restés au pays et ceux revenus d'Inde et du Népal se plaignent souvent d'une perte de la culture propre. En cause, le fait que de nombreux chinois Han, l'ethnie majoritaire de la Chine, viennent s'installer dans leur pays. Des groupes indépendantistes ont été créés et leurs activités sont fermement combattues par le pouvoir central. La séparation de l'aire de peuplement des tibétains dans plusieurs entités administratives pose aussi problème. D'autre part, les Chinois plaident qu'ils respectent la différence culturelle tibétaine (par exemple en assouplissant pour les minorités le contrôle démographique sévère imposé aux Hans), que la liberté religieuse est à nouveau assurée, et surtout qu'ils ont fortement contribué à développer et à désenclaver le pays
(notamment grâce à la construction de voies ferrées). Si la Région autonome du Tibet est encore sous la surveillance du pouvoir central et que la présence de l'armée et de la police s'y fait plus sentir que dans d'autres parties de la Chine, ces militaires et policiers sont en général des tibétains, du moins aux échelons inférieurs de la hiérarchie.
Géographie
chinois Han
Article détaillé : Géographie du Tibet
S'étendant d'est en ouest sur une distance d'environ 2400 km, et du nord au sud sur environ 1000 km, le plateau du Tibet est situé entre les longitudes 78°24' et 104°47' Est et les latitudes 26°2' et 40°3' Nord au cœur du continent asiatique. C'est un pays gigantesque d'environ 2,5 millions de km² (soit 5 fois la France) avec une altitude moyenne de 4200 mètres, qui rassemble les plus hautes montagnes du monde .
Le nom occidental Tibet, apparenté au nom mongol Töbüt n'est pas lié au nom indigène bod. En chinois, le nom ancien du Tibet est Tufan 吐蕃 (incorrectement prononcé Tubo par beaucoup de chinois), mais le nom actuel de la région Xizang 西藏 signifie littéralement gTsang occidentale, faisant référence à cette région du Tibet.
Les noms de lieux tels que gZhi-ka-rtse ont été changés en Xigaze depuis la promulgation d'un romanisation unifiée du chinois par le gouvernement de la RPC : le Pinyin. Aussi, un même lieu au Tibet peut avoir de nombreuses « orthographes » : le nom chinois, le même translittéré en pinyin, ou le nom chinois translittéré par les anglo-saxons en Wade-Giles, le nom en tibétain, qui peut aussi être translittéré de différentes façons. La meilleure solution est d'utiliser la translittération Wylie de l'orthographe tibétaine, selon l'usage des tibétologues aussi bien occidentaux que chinois.
Environnement
Le Tibet est incroyablement sensible et contient une étourdissante diversité d'habitats, une faune et une biodiversité comparables à celles de la forêt amazonienne, et des régions climatiques s'étendant de la haute steppe glacée jusqu'aux déserts des hauts plateaux, aux forêts tropicales, et aux prés alpestres. Le Tibet est également la source de tous les plus grands fleuves d'Asie, comprenant le Mékong, le Brahmapoutre, le Chang Jiang (ou Yang-tseu-kiang) et l'Indus ; ils sont alimentés par une précipitation moyenne de 100 mm dans le nord du pays jusqu'à plus de 1000 mm dans le sud-est.
Ressources surexploitées
Indus
Avec ses nombreuses ressources naturelles, le Tibet souffre des conséquences d'une exploitation commerciale intensive principalement faite par la Chine. Le Tibet est riche en minerais, y compris des réserves considérables d'or, de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d'étain et de lithium, qui sont parfois extraits sans considération pour l'environnement. Le résultat en est des niveaux alarmants de pollution qui affectent l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.
Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au sud-est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949, les forêts recouvraient 221 800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon des informations récentes du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85%.
Le déboisement cause de sévères problèmes d'érosion et de glissements de terrain, tandis que le niveau de vase dans des fleuves tels que le Yang-tseu-kiang ont atteint des niveaux sans équivalents dans le monde. Les effets dépassent maintenant les frontières du Tibet et se traduisent par des inondations dévastatrices en Chine, Inde et Bangladesh. Le gouvernement chinois lui-même a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de 10 000 morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du Yang-tseu-kiang.
Climat
La grande couverture de végétation influence aussi la terre et les températures atmosphériques qui participent à la régulation de la mousson. La déforestation sur une si grande échelle entraîne de sérieuses inquiétudes parmi les climatologistes et les environnementalistes, qui considèrent que le climat mondial peut être dangereusement déstabilisé.
Géologie
1998
Le plateau tibétain résulte de la collision depuis 50 millions d'années entre les plaque indienne et Eurasienne. Il est de loin le plus haut (plus de 5000m) et le plus vaste plateau au monde (plus de cinq millions de km2). Il est bordé par différentes chaînes de montagnes (Tien Shan au NW, Qilian Shan au NE, Himalaya au Sud. Sa taille exceptionnelle résulte directement de la collision de l'Inde et de l'Eurasie, à une vitesse rapide (15cm/an avant la collision, 5cm/an actuellement). Les déformations associées à cette collision à cette collision se retrouvent dans une grande partie de l'Asie, jusqu'en Sibérie. Le très faible relief du plateau, malgré la haute altitude est lié aux limites rhéologique de la croûte continentale: la collision provoque son épaississement (60 à 90km d'épaisseur, soit plus du double d'une croûte normale. La croûte continentale contient des isotopes radioactifs du thorium, de l'uranium et du potassium qui produisent de la chaleur. Cette plus forte concentration d'isotopes radioactifs provoque un réchauffement de la croûte: elle devient "molle", et ne permet plus de supporter un épaississement plus important. On observe alors une déformation extensive (failles normales au sein même de la zone en compression, et la propagation de la déformation horizontalement.
Voir aussi
- Histoire du Tibet
- Dalaï Lama
Liens externes
Officiels
- [http://www.tibet.com/ Site du gouvernement tibétain en exil ](anglais)
- [http://french.peopledaily.com.cn/french/Tibet/index2.htm L'histoire officelle du tibet, vu de Chine populaire ](français)
Associations
- [http://www.tibet.fr/ France Tibet]
- [http://solhimal.free.fr/ SolHimal]
- [http://www.amis-tibet.lu/ Les Amis du Tibet - Luxembourg]
- [http://www.action-tibet.net/ Action Tibet]
- [http://www.a-e-t.org/ Aide à l'Enfance Tibétaine]
Autres
- [http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-08-24%2011:39:05&log=invites Lien critique sur le Tibet]
- [http://dmoz.org/Regional/Asia/China/Provinces_and_Regions/Tibet/ Recherche dmoz : Tibet] (anglais)
- [http://www.tibet-info.net/ Tibet info : l'actualité du Tibet]
- [http://neverland.net/bati/tibet/ Campagne un dessin pour le Tibet]
- [http://perso.wanadoo.fr/genfi/ Site personnel sur le Tibet]
- [http://www.claudelevenson.net/ Site personnel sur le Tibet]
- [http://www.a-e-t.org/ site humanitaire sur le Tibet]
-
Catégorie:Territoire contesté ou occupé
ko:티베트
ja:チベット
Hindu Kush
L'Hindū-Kūsh (Hindu Kush ou Hindou Kouch), est une chaîne de hautes montagnes centrée sur l'Afghanistan, que traversait la Route de la soie.
ja:ヒンドゥークシュ山脈
Sanscrit
Le sanskrit (ou sanscrit ; nom local : saṃskr̥tam / संस्कृतम) est une langue indo-européenne, de la famille indo-iranienne, autrefois parlée dans le sous-continent indien. C'est notamment celle des textes religieux hindous et, à ce titre, elle continue d'être utilisée, à la manière du latin aux siècles passés en Occident, comme langue cultuelle, culturelle et véhiculaire (un recensement de 1981 indique qu'il y aurait encore environ 6 100 locuteurs ; en 1961, à peu près 194 400 personnes disaient l'utiliser comme langue secondaire). C'est d'ailleurs l'une des langues officielles de l'Inde. Le sanskrit est une langue hautement flexionnelle et très archaïsante, dont l'étude est fondamentale dans le cadre de la linguistique comparée.
Histoire
Le terme de sanskrit désigne plus un ensemble de langues issues d'une langue mère étendue dans le temps et l'espace qu'une langue unique. Son nom, saṃskr̥tam, qui signifie « parachevé » (voir plus bas), est assez récent ; la langue a pendant des siècles été simplement désignée par vāc ou śabda, « la parole, la langue », le sanskrit étant senti comme la seule langue possible ; quelques désignations métaphoriques, comme gīrvāṇabhāṣā, « langue des dieux », marquent bien son caractère éminemment religieux.
Le premier sens de sanskrit est celui d'« indo-aryen ancien », langue mère qui a donné naissance à une multitude de dialectes et langue sœur de l'iranien ancien (ou avestique), dont elle se sépare à peine. D'après des documents retrouvés en pays hittite et rédigés dans cette autre langue indo-européenne, comprenant quelques mots indo-aryens, il est possible de déterminer qu'une forme d'indo-aryen était parlée au . La plus vieille forme de sanskrit attestée de manière plus tangible est nommée védique : c'est la langue dans laquelle sont rédigés les Veda, dont le R̥g Veda ou « Veda des hymnes (r̥g-) », le plus ancien ensemble de textes de l'hindouisme. Il est cependant extrêmement difficile de dater le R̥g Veda lui-même, et donc les débuts de l'histoire réelle de la langue védique : les textes sacrés, en effet, étaient avant tout récités et appris par cœur (ils le sont d'ailleurs encore) et leur fixation par écrit est relativement récente. De plus, leur composition s'étale sur plusieurs siècles. Certains supposent que les plus vieux textes remontent au . Cette langue archaïque et peu normée est l'une des plus proches de l'indo-européen et s'avère précieuse pour la linguistique comparée. À titre indicatif, l'on peut indiquer les principales différences entre le sanskrit védique et le sanskrit classique (voir plus bas pour cette notion de langue classique) :
- nombreuses formes parallèles et irrégularités, que le sanskrit classique nivellera ;
- flexion nominale et pronominale plus développée ;
- plus de formes de participes et de gérondifs ;
- utilisation fréquente d'un subjonctif absent du sanskrit classique ;
- douze formes d'infinitifs, contre une en sanskrit classique ;
- présence d'un accent de hauteur ;
- règles de sandhi (voir plus bas) moins contraignantes, etc.
Une forme tardive du védique, déjà évolué (on note la disparition du subjonctif, par exemple), forme un sanskrit préclassique, utilisé aux alentours du ou du C'est ce sanskrit que Pāṇini, sans doute le premier grammairien de l'Antiquité (quoique son approche structuraliste ne puisse être que le fruit d'un héritage plus ancien), décrit phonologiquement et grammaticalement dans un ouvrage d'une précision et d'une rigueur formelle inégalée jusqu'à ce que la linguistique moderne se développe, bien plus tard. Celui-ci s'attache à décrire dans son traité, lAṣṭādhyāyī, la langue qu'il parle et souligne les formules qu'il considère propres aux hymnes védiques, sans réellement dire qu'elles sont archaïques. La langue commence à se normaliser.
Au , les premiers prâkrits (ou prākr̥ta, « [langue] ordinaire ») sont attestés, notamment grâce aux inscriptions d'Ashoka. Ces langues ainsi désignées correspondent à des dialectes moins « nobles » que le sanskrit, c'est-à-dire des langues vulgaires et vernaculaires d'usage quotidien qui, rapidement, se séparèrent les unes des autres et donnèrent naissance à la multitude de langues indo-aryennes présentes dans le sous-continent indien. Toutes issues du vieil indo-aryen des origines, elles connaissent chacune une évolution ainsi qu'un destin différents. Ce sont de tels prâkrits que proviennent, entre autres, les langues modernes comme l'hindī, la pañjābī (penjâbî), ou encore la bangālī (bengali). Ces langues sont « vulgaires » au même titre que le latin vulgaire, c'est-à-dire « parlées par le peuple » ; leur statut d'idiomes vernaculaires vivants, donc de langues considérées inférieures, explique pourquoi il a fallu attendre au moins le pour que la littérature en langues modernes supplante enfin celle en sanskrit. Outre les inscriptions d'Ashoka, de nombreuses citations en prâkrits sont aussi attestées dans des textes sanskrits, surtout dans le théâtre, où les personnages de rang inférieur s'expriment généralement en langue vernaculaire ; ces témoignages, cependant, sont d'essence littéraire, et ne peuvent être pris pour argent comptant. L'on peut établir ici une analogie avec le « patois » utilisé dans certaines pièces de Molière, comme Dom Juan, servant à représenter une parlure populaire ; ce qu'il en donne ne peut être considéré comme une attestation réelle des langues vernaculaires françaises de son époque, mais sont susceptibles, mutatis mutandis, de renseigner quelque peu sur ces idiomes ; Molière donne en effet à entendre une synthèse littéraire et artificielle de traits linguistiques probables. La littérature prâkrite est pourtant représentée de manière indépendante, mais souvent masquée par le sanskrit classique. L'un des prâkrits, le pāḷi, connaît un destin différent : devenu lui aussi langue sacrée, celle du bouddhisme theravâda, il n'évolue quasiment plus et reste employé tel quel dans la liturgie et les exégèses jusqu'à nos jours. Enfin, le canon jain, rédigé dans un prâkrit nommé ardhamāgadhī, offre de nombreux témoignages, bien qu'encore une fois littéraires, d'une des langues vulgaires réellement parlées dans l'Antiquité indienne.
C'est dans les commentaires que Patañjali fit de la grammaire de Pāṇini (dans son ouvrage nommé Mahābhāṣya), au , qu'apparaissent les premières critiques : le commentateur prouve que le sanskrit, est encore une langue vivante, mais que des formes dialectales peuvent l'émailler ; l'existence des prâkrits est donc reconnue et l'utilisation de formes vulgaires blâmée ; la notion de norme grammaticale apparaît plus fortement, et c'est à partir de ce moment que le sanskrit se figea pour devenir le sanskrit classique, enfin désigné dans les textes au moyen du vocable saṃskr̥ta (lequel n'est cependant pas utilisé par Patañjali), proprement « parachevé », « parfaitement apprêté » (se dit aussi de la nourriture). La langue, après l'ère chrétienne, n'est plus parlée de manière naturelle, elle est entièrement décrite par la grammaire et n'évolue plus. C'est une langue culturelle et religieuse, sans lien direct avec les langues vivantes, utilisée souvent comme lingua franca et comme langue littéraire (même par les peuples ne parlant pas une langue issue du vieil indien, comme les locuteurs d'idiomes dravidiens), jusqu'à ce que les langues néo-indiennes issues des prâkrits, aux alentours du , ne commencent réellement à s'imposer à l'écrit pour, au , supplanter le sanskrit dans la production littéraire. Il est notable que le tamiḻ, langue dravidienne sans rapport de filiation avec le sanskrit, fort d'une culture très ancienne lui aussi, fut en concurrence avec le sanskrit bien plus tôt, dès les premiers siècles après J.-C.
L'histoire du sanskrit peut se résumer ainsi :
# le vieil indien, ancêtre de toutes les langues indo-aryennes, est surtout représenté par le védique puis le sanskrit classique qui, se figeant, abandonne son statut de langue vivante pour devenir un idiome littéraire et immuable ;
# continuant d'évoluer, le vieil indien donne naissance à une multitude de langues - le moyen indien - nommées prâkrits, parmi lesquelles le pāḷi, qui n'évoluera plus ;
#enfin, le moyen indien évolue en néo-indien, c'est-à-dire les langues vivantes modernes, comme l'hindī ou la bangālī.
De sorte, toutes les langues néo-indiennes dérivent du sanskrit.
Sanskrit et Lituanien
Le sanskrit illustre la nature conservatrice de la langue lituanienne. Quoique les deux langues aient subies des changements considérables depuis leur lointain ancêtre commun le proto indo-européen, voici une comparaison entre le Lituanien moderne et le sanskrit pour illustrer cette affirmation :
- Lituanien: Dievas dave dantis, Dievas duos duonos.
- Sanskrit: Devas adat datas, Devas dasyati dhanas.
- traduction : les dieux nous ont donné des dents, les dieux nous donneront du pain.
Les écritures du sanskrit
Longtemps de tradition purement orale, la religion hindouiste n'a pas eu besoin de fixer ses textes. C'est tardivement que l'emploi de la brāhmī d'abord (semi-syllabaire utilisé pour les édits d'Ashoka) puis de la multitude d'écritures qui en dérivent est généralisé, pour les textes profanes puis sacrés. Chaque région de l'Inde utilise l'écriture qui lui sert pour noter sa propre langue afin d'écrire les textes sanskrits ; de sorte, le sanskrit n'a pas d'écriture attitrée et, surtout, peut être noté par différents semi-syllabaires qui doivent donc être capables de représenter certains phonèmes dont ils n'ont pas l'usage autrement. L'on peut donner un exemple de cette souplesse d'emploi des écritures indiennes avec une même phrase sanskrite notées dans plusieurs graphies : image:Phrase_sanskrite.png Que Śiva bénisse les amateurs de la langue des dieux. (Kālidāsa)
Ce sont les colons anglais qui, pendant leur suprématie, ont imposé une de ces écritures, la devanāgarī, elle aussi issue de la brāhmī. C'est maintenant en devanāgarī que l'on écrit majoritairement le sanskrit en Inde et dans les éditions occidentales.
En outre, en se transmettant par le bouddhisme, des termes sanskrits ont été adaptés en chinois puis en japonais, dont les écritures logographiques réclament la création de caractères phonétiques destinés à cet usage ou l'utilisation de caractères indépendamment de leur sens ; ainsi, le terme sanskrit bodhisattva est noté par 菩提薩埵, qui se lisait vraisemblablement bu-dej-sat-thwa en moyen chinois (de nos jours pútísàduǒ, abrégé en 菩薩 púsà, d'où vient d'ailleurs le mot français poussah, « jouet à bascule » puis « gros homme ventru et débonnaire » !). De ces caractères seuls 提 tí, « tirer », et 埵 duǒ, « terre compacte », ont un sens, qui est évincé dans le composé au profit du son, tandis que 菩 et 薩 n'ont jamais servi qu'à cette transcription et n'ont par ailleurs aucune signification.
Enfin, le X congrès des Orientalistes fixa, en 1894 à Genève, une transcription latine qui, de nos jours, est la seule utilisée dans les ouvrages didactiques occidentaux. C'est cette même transcription, qui, quelque peu augmentée, permet aussi de transcrire toutes les autres langues indiennes, qu'elles soient ou non indo-aryennes, au moyen des mêmes symboles. Cette transcription est décrite en détail dans l'article consacré à la transcription traditionnelle des langues de l'Inde.
Étude de la culture d'expression sanskrite en France
La littérature sanskrite étant une des plus riches du monde, tout à la fois par son extension dans le temps et par la variété des sujets dont elle traite, a fasciné de nombreuses personnes en dehors de l'Inde.
En France, le plus important contributeur à la connaissance de la culture d'expression sanskrite est le grand indianiste Louis Renou (1896-1966).
Un important ouvrage de référence en français, très utile pour la connaissance de cette culture, est L'Inde Classique, Manuel des études indiennes (2 vol.), qu'il a dirigé avec son collègue [http://www.efeo.fr/biographies/notices/filliozat.htm Jean Filliozat] (1906-1982).
Caractéristiques principales
Phonologie
Le sanskrit classique possède 48 phonèmes :
- voyelles, par paires brève-longue
- monophtongues : /a/-/ā/, /u/-/ū/, /i/-/ī/
- diphtongues : /e/-/ai/, /o/-/au/
- consonnes syllabiques :
- spirantes latérales /ḷ/
- roulées rétroflexes /ṛ/-/ṝ/
- consonnes
- plosives aux points d'articulations respectifs bilabial, dental, rétroflexe, palatal, alvéolaire:
- sourdes
- non aspirées /p/, /t/, /ṭ/, /c/, /k/
- aspirées : /ph/, /dh/, /ṭh/, /ch/, /gh/
- sonores
- non aspirées : /b/, /d/, /ḍ/, /j/, /g/
- aspirées : /bh/, /dh/, /ḍh/, /jh/, /gh/
- nasales : /m/, /n/, /ṇ/, /ñ/, /ṅ/
- fricatives aux points d'articulation dental, rétroflexe, palatal, glottal : /s/, /ṣ/, /ś/, /h/
- liquides aux points d'articulation labio-vélaire, dental, rétroflexe, palato-vélaire : /w/, /d/, /r/, /y/
- prolongeant la consonne précédente :
- prolongation fricative sonore /ḥ/
- prolongation nasale /ṃ/
Article détaillé : phonologie du sanskrit.
Morphologie
Le sanskrit est une langue flexionnelle.
Les verbes se conjuguent selon trois voix (active, moyenne, passive), trois modes (indicatif, optatif, impératif), quatre systèmes temporels et aspectuels :
- présent (présent, imparfait),
- futur (futur, conditionnel),
- aoriste,
- parfait
et trois personnes. Existent également des formes pour l'infinif et le gérondif, ainsi que pour différents modes de procès (fréquentatif, causatif, etc.). L'inflection utilise préfixes, suffixes et infixes, ainsi que le redoublement et l'ablaut.
Les substantifs et les pronoms connaissent trois genres (masculin, féminin, neutre), trois nombres (singulier, dual, pluriel) et huit cas (nominatif, vocatif, accusatif, instrumental, datif, ablatif, génitif, locatif). L'inflexion utilise l'affixation et l'ablaut.
La langue possède des traits agglutinants en ce qui concerne la construction de mots composés à l'instar de l'allemand.
Article détaillé : morphologie du sanskrit.
Syntaxe
L'ordre des mots en sanskrit est relativement libre avec une tendance SOV.
Article détaillé : syntaxe du sanskrit.
Exemples
À écrire.
Voir aussi
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues indo-européennes
- - langues indo-iraniennes
- - langues indo-aryennes
- langues par zone géographique
- langues de l'Inde
- accentuation védique ;
- phonologie du sanskrit ;
- règles de sandhi
- prâkrit ;
Catégorie:Langue véhiculaire
Catégorie:Langue du monde indien
Catégorie:Langue indo-aryenne
Catégorie:Langue flexionnelle
ja:サンスクリット
ko:산스크리트어
ms:Bahasa Sanskrit
th:ภาษาสันสกฤต
Inde
L'Inde (nom officiel Union indienne) est un pays situé dans le sud de l'Asie, formant la majeure partie du sous-continent indien.
Le nom officiel du pays, Inde, est dérivé de la vieille version persane de Sindhu, l'appellation locale historique pour le fleuve Indus ; voir l'Origine du nom de l'Inde. La constitution de l'Inde et l'utilisation générale identifient également Bharat (mot Hindi dérivé du nom de Sanskrit d'un roi hindou antique, dont l'histoire peut être trouvée dans le Mahâbhârata, comme nom officiel de statut égal). Un troisième nom, Hindustan, ou la terre des Hindous en persan, a été employé depuis les temps de l'Empire moghol, est le nom plus utilisé par la majorité dans leur vie quotidienne et la langue parlée.
C'est le pays le plus peuplé au monde après la Chine. Elle dispose de 22 langues officielles, dont la principale, celle de l'administration centrale, est le hindi, avec l'anglais comme langue officielle associée. L'Inde a un littoral qui s'étend sur plus de sept mille kilomètres, et partage ses frontières avec le Pakistan à l'ouest, la République populaire de Chine, le Népal, et le Bhoutan au nord-est, et le Bangladesh et le Myanmar à l'est. Sur l'Océan indien, elle est à proximité des îles de la République des Maldives au sud-ouest, du Sri Lanka au sud, et de l'Indonésie au sud-est. L'Inde réclame également une frontière avec l'Afghanistan au nord-ouest.
L'Inde est le foyer de certaines des civilisations les plus anciennes, et est un carrefour des itinéraires historiques importants du commerce. Quatre des principales religions du monde y ont vu le jour : l'Hindouisme, le Bouddhisme, le Jainisme et le Sikhisme.
Autrefois, l'Inde constituait une partie importante de l'empire britannique en tant qu'Inde britannique, avant de gagner son indépendance en 1947.
Pendant les dernières deux décennies le pays s'est beaucoup développé, particulièrement dans les sphères économiques et militaires, régionalement aussi bien que globalement.
Histoire de l'Inde
Articles détaillés : Histoire de l'Inde ~ Chronologie de l'Inde ~ Établissements français de l'Inde
Les abris sous roche peints de l'âge de pierre de Bhimbetka dans le Madhya Pradesh constituent les traces les plus anciennes connues de l'implantation humaine en Inde. Les premières installations permanentes connues apparaissent il y a 9000 ans. Puis, une civilisation, l'une des plus anciennes connues à ce jour, se développe dans la vallée de l'Indus et atteint son apogée entre -2600 et -1900. Vers -1500, des tribus aryennes venues d'Asie centrale auraient émigré en Inde mais cette hypothèse est refutée par certains qui voient plutôt une continuité de la culture védique. Des études génétiques récentes n'ont pas permis de trancher sur ces deux positions, certaines confirmant, d'autres réfutant la théorie de l'invasion aryenne.
Au , un vent de réforme religieuse se lève, le bouddhisme et le jainisme fleurissent, s'ajoutant à la richesse de la culture indienne. L'hindouisme classique se développe à partir de la culture védique. Le premier millénaire voit beaucoup de royaumes indépendants se développer puissamment, certains acquérant une stature impériale. La dynastie hindoue des Gupta domine la période que les historiens considèrent comme un « âge d'or » de l'Inde et les Maurya, et en particulier l'empereur bouddhiste Ashoka, contribuent grandement au paysage culturel indien. Les arts, les mathématiques, la technologie, l'astrologie, la religion et la philosophie s'épanouissent grâce au mécénat royal. Durant le deuxième millénaire, la plupart des régions de l'Inde sont assujetties à un pouvoir musulman, le sultanat de Delhi puis l'Empire moghol, (de 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués), bien que quelques royaumes hindous, comme le royaume de Vijayanâgara, subsistent et prospèrent.
Après l'arrivée des commerçants européens, les Portugais, les Français et les Anglais tirent profit de la dilution et de l'éclatement du pouvoir au travers du sous-continent et le colonisent.
En 1857, la révolte des Cipayes, des soldats indiens au service des puissances européennes, se transforme en un soulèvement populaire contre la puissance de la Compagnie anglaise des Indes orientales que nombre d'indiens considèrent comme leur première guerre infructueuse d'indépendance.
Après la révolte, les mouvements indiens pour l'indépendance commencent à exiger une indépendance complète. Le 15 août 1947, l'Inde accède finalement à cette indépendance tout en subissant la Partition.
Après l'indépendance, l'Inde participe à quatre guerres contre le Pakistan entraînées par le problème du Cachemire. De 1975 à 1977, le premier ministre Indira Gandhi déclare létat d'urgence, limitant les droits civiques et entraînant la mise en détention de nombreuses personnes sans procès. La destruction de la Babri Masjid d'Ayodhya en 1992 entraîne plusieurs conflits intercommunautaires en Inde occidentale. En 1999, l'Inde mobilise ses troupes dans le district de Kargil au Cachemire pour repousser des infiltrations de terroristes islamistes et/ou de rebelles indépendantistes kashmiris venus du Pakistan.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Inde
L'Inde est une démocratie parlementaire et une république fédérale. D'ailleurs, elle est « la plus grande démocratie du monde » grâce à son milliard d'habitants.
Le président est le chef de l'État, mais ses pouvoirs ne sont que symboliques. Le président et le vice-président sont élus indirectement tous les 5 ans par un collège spécial. Même un intouchable a pu accéder à la fonction du président, ce qu'on peut voir comme un symbole des changements qui ont eu lieu dans la société indienne. Le vice-président ne devient pas nécessairement président si le président meurt ou démissionne.
Le Parlement est composé de deux chambres : la chambre haute, la Rajya Sabha (Conseil des États) et la chambre basse, la Lok Sabha (Chambre du Peuple).
Les membres de la Rajya Sabha sont élus par les députés des assemblées des États. Ceux de la Lok Sabha sont élus par le peuple.
Le Parlement désigne un Premier Ministre issu du parti majoritaire ou d'une coalition. Celui-ci détient les pouvoirs exécutifs et dirige le conseil des ministres.
Diplomatie
L'Inde se considère comme une grande puissance mal reconnue. La Charte des Nations Unies ne lui donne pas le statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, le Traité de Non prolifération ne la reconnait pas comme Etat doté de l'arme nucléaire. Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire reconnaître le statut de grande puissance auquel elle juge pouvoir aspirer.
C'est la raison pour laquelle elle a avancé sa candidature, au sein du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) à un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. C'est aussi l'une des raisons qui l'ont poussée à développer un arsenal nucléaire après l'explosion "pacifique" de 1974 et à en assumer le caractère officiel avec les essais de mai 1998.
Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : États-Unis dans le cadre du programme Next Steps for a strategic partership, Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d'un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays mais aussi Russie, France, Japon, et Royaume-Uni.
L'Inde s'éloigne ainsi de son approche nehruvienne, tiers mondiste et non alignée (voir mouvement des non-alignés) des relations internationales pour entrer dans le club des "grands".
États de l'Inde
Article détaillé : États et territoires de l'Inde
L'Inde est une fédération d'États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a 28 États principaux, 6 territoires, et le territoire de la capitale Delhi.
L'actuel président indien est Abdul Kalam depuis 2002. Mais l'essentiel des pouvoirs est détenu par le premier ministre Manmohan Singh (depuis 2004). En effet, comme l'Allemagne, l'Inde connaît un régime parlementaire.
Géographie
Allemagne
Articles détaillés : Géographie de l'Inde ~ Villes de l'Inde
La superficie de l'Inde est de 3 287 590 km².
Entourée par le Pakistan, l'Afghanistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, l'Inde possède 15 000 km de frontières.
De grands fleuves et rivières, tels le Gange, le Brahmapoutre, la Yamunâ, la Godâvarî, la Narmadâ, la Kaveri traversent le pays.
Économie
Article détaillé : Économie de l'Inde
Le PNB de l'Inde était de 692 milliards de dollars en 2004 soit 600 dollars par habitant.
En 1997, l'agriculture représentait 25 % du PIB, les industries 30 % et les services 45 %. Le PNB de l'Inde est le 11 au monde.
Répartition des emplois (1999) : agriculture 60 %, industrie 17 %, services 23 %.
Taux de pauvreté (1999) : 30%
Taux de chômage (2003) : 9,5 %
Dette extérieure (est. 2003) : 102 milliards de dollars
Inflation (2003) : 3,8 %
L’Inde est une nouvelle puissance mondiale dont l’importance ne cesse de croître. Tout en poursuivant une campagne active afin d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, elle s’efforce d’approfondir ses relations avec l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), de resserrer ses liens avec la Chine et d’accroître ses interactions avec l’Asie centrale, les Etats-Unis et l"Europe.
Onzième économie mondiale (quatrième en parité des pouvoirs d’achat), l’Inde est en passe de faire d’énormes progrès économiques au cours des dix prochaines années.
L'Inde a connu une croissance économique soutenue, grâce à un large éventail de réformes mises en œuvre au cours de la dernière décennie. Une classe moyenne dynamique dotée d'un pouvoir d'achat a vu le jour, et une nouvelle génération d'industriels et d'entrepreneurs se sont lancés dans la compétition au niveau mondial. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 692 milliards $ EU en termes nominaux, en 2004, l'Inde est actuellement la dixième économie mondiale.
Le PIB réel a augmenté de 6,9 % en 2004-05 contre 8,5 % un an auparavant. Cette baisse était essentiellement le résultat d'une croissance agricole plus faible due à des précipitations moins abondantes pendant la mousson. Les perspectives relatives à la croissance du PIB réel de l'Inde, pour la période 2005-06, semblent encourageantes - environ 6,5 à 7 %. A ce jour, rien n'indique que la hausse des prix du pétrole va affecter la croissance économique.
La position des paiements extérieurs de l'Inde s'est considérablement améliorée. Les exportations ont augmenté, particulièrement les exportations des services qui ont augmenté de 105 % en 2004-05. La croissance dans le secteur des services a en grande partie été alimentée par le boom des technologies de l'information, domaine dans lequel l'Inde devient un leader mondial.
|+Croissance du PIB indien depuis 1995 (Mission économique en Inde, janvier 2005)
!Année
!Croissance du PIB
!Année
!Croissance du PIB
|-
|2004
|6,6 %
|1999
|7,1 %
|-
|2003
|5,9%
|1998
| 6,0 %
|-
|2002
| 4,4 %
|1997
|4,5 %
|-
|2001
|5,5 %
|1996
|7,4 %
|-
|2000
|3,9 %
|1995
|7,6 %
|{{{{wikitravel|l'Inde|Inde{fr{dmoz|Inde|http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Asie/Inde/{fr{en{États et territoires de l'Inde{Pays d'Asie{lien AdQ|en{lien AdQ|sv
LithosphèreLa lithosphère (littéralement, la « sphère de pierre ») est la partie superficielle et solide du matériau dont sont faites la Terre, Mars, Vénus, Mercure, etc. Elle est divisée en un certain nombre de plaques tectoniques.
La lithosphère est constituée de la croûte et de la partie superficielle du manteau supérieur. La limite inférieure de la lithosphère (c'est-à-dire la limite entre le manteau supérieur rigide et le manteau supérieur ductile) se trouve à l'isotherme où l'olivine (minéral largement dominant dans le manteau) atteint son point de fusion : aux alentours de 1200 °C. Cette profondeur varie de quasiment 0 km au niveau des dorsales océaniques, à plus de 200 km sous les vieux continents.
À cause de la fusion très partielle des minéraux la constituant (entre 1 et 5 %), les matériaux deviennent moins visqueux et il se produit un transport de chaleur par convection dans l'asthénosphère, alors qu'il se fait par conduction dans la lithosphère.
La transformation d'un manteau rigide dans la lithosphère, en un manteau plus déformable dans l'asthénosphère, est responsable d'une diminution de la vitesse et d'une atténuation marquée des ondes sismiques P et S au niveau de la « low velocity zone ».
Catégorie:Structure terrestre
ja:リソスフェア
Faille
En géologie, une faille est un plan de rupture qui divise un volume rocheux en deux compartiments et le long duquel les deux compartiments ont glissé l'un par rapport à l'autre.
Les failles peuvent avoir des tailles "continentales" (plus de 1000km), jusqu'à des tailles décimétrique (visible dans les carrières ou sur le bord des routes).
Les failles sont fréquement associées à des circulations de fluides (eau minéralisée, entre autre) et à des minéralisations associées (calcite, quartz, chlorite, épidote, hématite...) suivant les conditions minéralogiques et thermiques. Le broyage associé au mouvement forme des brèches de faille (incohésives) ou des cataclasites (cohésives). L'altération chimique provoque la formation d'argiles ("gouge de faille").
Il est à noter qu'il existe une relation entre:
- la taille de la faille (en carte)
- la profondeur de la faille
- le mouvement total sur cette faille
- l'épaisseur de la zone fracturée
Typiquement, une faille décakilométrique (~10km) de long affectera une épaisseur de roche de kilométrique (~1km), le mouvement total sera hectométrique (~100m) et l'épaisseur de la zone fracturée décamétrique (~10m). Cette relation est néanmoins très variable suivant le contexte et le type de faille.
Suivant le type de mouvement relatif, on définit trois types de failles :
- Faille normale, qui accompagne une extension; le compartiment au dessus de la faille ("toit" ou "hangingwall") descend par rapport au compartiment situé en dessous de la faille ("mur" ou "footwall"). La partie affaissée située entre deux failles normales à pendage opposé est appelée graben. La partie soulevée entre deux failles normales à pendage opposé est appelé horst. Les failles normales présentant un faible pendage et une signification régionale peuvent être appelées "faille de détachement" ("detachment fault").
- Faille inverse, ou chevauchement qui accompagne une compression; le compartiment au dessus de la faille ("toit" ou "hangingwall") monte par rapport au compartiment situé en dessous de la faille ("mur" ou "footwall").
- Décrochement qui accompagne un mouvement de coulissage; les décrochements purs (faille verticale et déplacement horizontal) ne s'accompagne d'aucun mouvement vertical. Les décrochements peuvent être dextre ou sénestre, suivant que le compartiment opposé à l'observateur se déplace vers la droite ou la gauche (respectivement).
La rupture et le glissement le long de la faille peut s'accompagner d'un tremblement de terre. Si le glissement est libre, on parle de « creeping », et la déformation est asismique.
Catégorie:Géologie structurale
ja:断層
Océan IndienL'océan Indien s'étend sur une surface de 75 000 000 km². Il est limité au nord par l'Inde, le Pakistan et l'Iran, à l'est par la Birmanie, la Thaïlande, la Malaisie, l'Indonésie et l'Australie, au sud par l'océan Antarctique et à l'ouest par l'Afrique et la péninsule arabique.
Par convention, l'océan Indien est séparé de l'océan Atlantique par la longitude du cap des Aiguilles (20°E), de l'océan Pacifique par la longitude de l'île de Tasmanie et de l'océan Antarctique par le 60 parallèle sud.
océan Antarctique
Géologie
À l'époque de l'apparition des premiers dinosaures, y a 200 millions d'années (Trias), l'Afrique, l'Inde, l'Antarctique et l'Australie se touchaient pour ne former qu'un seul continent, le Gondwana. Il y a 170 millions d'années, l'Afrique s'en sépare puis, il y a 70 millions d'années, l'Inde s'en détache à son tour pour venir buter sur le continent asiatique il y a 45 millions d'années. C'est cet espace laissé vide que nous nommons océan Indien.
Histoire
- : le grec Eudoxe de Cyzique voyage en Inde par la voie maritime.
- - après J.-C. : arrivée des premiers austronésiens à Madagascar en provenance d'Indonésie. Contacts avec l'Afrique orientale où des plantes cultigènes asiatiques (banane, taro, igname, etc.) sont introduites.
- : épanouissement du bouddhisme à Sumatra et Java. Voyages de plusieurs moines bouddhistes chinois, dont Yijing, en Inde en passant par la voie maritime.
- 945-946 : invasion des gens de « wak-wak » (probablement des Malais de Shrîvijaya, Indonésie) contre les établissement musulmans d'Afrique orientale.
- : Les Chola de l'Inde du sud font la conquête de Ceylan puis effectuent des raids en Malaisie et à Sumatra.
- : arrivée de persans Chiraziens aux Comores.
- 1295 : Marco Polo rentre de Chine par la voie maritime.
- : le marocain Ibn Battuta, ambassadeur du sultanat de Delhi en Chine, visite Sumatra.
- 1488 : Bartolomeu Dias dépasse le cap de Bonne Espérance.
- 1497 : Vasco de Gama va jusqu'en Inde.
- 1500 : Première découverte de Madagascar par les Européens (Diego Diaz).
- 9 février 1507 : Découverte de la Réunion par le portugais Diego Dias.
- 1511 : Conquête de Malacca en Malaisie par les Portugais.
- 1770 : Découverte de l'Australie par le britannique James Cook.
- 1772 : Découverte des îles Kerguelen par Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec.
- 1820 : Découverte du continent antarctique.
- 1869 : Ouverture du canal de Suez.
- Tsunami du 26 décembre 2004
Géopolitique de l'océan Indien
Les îles de l'Océan Indien
Tsunami du 26 décembre 2004
- l'île de Madagascar
- l'archipel des Comores
- Mayotte (collectivité départementale à statut particulier de France)
- les Seychelles
- la Réunion (région administrative et département français)
- l'île Maurice
- l'île Rodrigues (dépendance de Maurice)
- les Îles éparses de l'océan Indien (Possessions Françaises de Bassas da India, Europa, les Glorieuses, Juan de Nova et Tromelin)
- Territoire britannique de l'océan Indien dans l'archipel des Chagos (dont Diego Garcia)
- les Maldives
- le Sri Lanka
- les archipels Andaman et Nicobar (territoire de l'Union indienne)
- l'île Christmas (territoire de l'Australie)
- les îles Cocos (territoire de l'Australie)
Font partie des Terres australes et antarctiques françaises :
- l'île Amsterdam et l'île Saint-Paul,
- l'archipel Crozet,
- l'archipel des Kerguelen (ou îles de la Désolation).
Voir aussi
- Mer
- Océan
- Le Périple de la Mer Erythrée
Liens externes
- [http://www.sciences-po.fr/formation/master_scpo/mentions/carrieres_internationales/enseignements_electifs/printemps/vassy.pdf Cours à Sciences-po consacré à l'océan Indien]
- [http://www.sios-india.org/ Society for Indian Ocean Studies]
Catégorie:Monde indien
ja:インド洋
ko:인도양
simple:Indian Ocean
th:มหาสมุทรอินเดีย
zh-min-nan:Ìn-tō·-iûⁿ
Indus
L’Indus (connu sous le nom de Sindh ou Sindhu dans l’Antiquité) est un fleuve du Pakistan qui a donné son nom à l’Inde. Il coule depuis l’Himalaya en direction du sud-ouest et se jette dans la mer d'Oman. L’Indus fait partie des Sept rivières sacrées de l'Inde.
La source de l’Indus est se trouve au Tibet au mont Kailâs ou Gangri, en effet, il porte son nom à partir de la confluence des torrents Sengge et Gar descendant de l’Himalaya et drainant les chaînes du Nganglong Kangri et du Gangdise Shan. L’Indus passe ensuite au nord-ouest au travers du Cachemire au sud de la chaîne du Karakoram, puis graduellement se tourne vers le sud, quittant les collines entre Peshawar et Rawalpindi. Dans ce secteur un barrage forme le réservoir de Tarbela. À partir de sa sonfluence avec la rivière Kaboul, l’Indus devient navigeable.
Le reste de son trajet vers la mer se déroule ensuite dans les plaines du Panjâb et du Sind, et le fleuve prend alors un cours très lent. Il traverse Hyderâbâd puis se jette dans la mer d’Omar par un grand delta aride de 7770 km² s’étendant sur 200 km de côte, au sud-est de Karâchi, maintenant considérée comme l’une des régions écologiques les plus importantes au monde.
Des études génétiques ont démontré que le dauphin de l’Indus et celui du Gange (Platanista gangetica), qui étaient considérés autrefois comme distincts, forment en réalité une seule et même espèce.
Le gouvernement de l’Inde organise chaque année le festival de Sindhu Darshan dans Ladakh sur les rives du fleuve pour favoriser le tourisme au Cachemire.
Affluents
- Gilgit
- Gizar
- Hunza
- Gumal
- Zhob
- Kaboul
- Kunar
- Sutlej
- Beas
- Chenab
- Jhelum
- Ravi
Voir aussi
- Civilisation de la vallée de l'Indus
- Écriture de l'Indus
- Sarasvati
- Liste des cours d'eau de l'Inde
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Indus peut désigner la musique industrielle.
Catégorie:Cours d'eau du Pakistan
Catégorie:Cours d'eau d'Inde
Catégorie:Cours d'eau du Tibet
ja:インダス川
ko:인더스 강
Pakistan
La République islamique du Pakistan est un pays asiatique entouré par l'Iran, l'Afghanistan, la Chine, l'Inde et la mer d'Oman.
Née le 14 aout 1947, le Pakistan entretient des relations tendues avec l'Inde depuis sa naissance, car les deux pays veulent tous deux contrôler une part plus importante du territoire du Cachemire.
Ce pays dispose de l'arme nucléaire.
La population est majoritairement musulmane.
Le mot Pakistan est un néologisme. Il peut s'interpréter soit comme le « pays des purs », soit comme un acronyme formé avec le nom des provinces du pays : le Pandjab, l'Afghania (Province-frontière du Nord-Ouest), le Kashmir, le Sind et le Baloutchistan.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Pakistan
Politique
Article détaillé : Politique du Pakistan
Subdivisions
Article détaillé : Provinces et territoires du Pakistan
Le Pakistan est divisé en 4 provinces principales soit : Le Pundjab, le Sindh, le Balouchistan et la NWFP (North West Frontier Province) en plus du Territoire de la capitale fédérale et de contrôler une partie du Cachemire.
Géographie
Cachemire
Article détaillé : Géographie du Pakistan
Économie
Article détaillé : Économie du Pakistan
Largement agricole, le pays compte tout de même une importante industrie textile.
Démographie
Article détaillé : Démographie du Pakistan
Démographie du Pakistan
Culture
Article détaillé : Culture du Pakistan
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Inde
L'Inde (nom officiel Union indienne) est un pays situé dans le sud de l'Asie, formant la majeure partie du sous-continent indien.
Le nom officiel du pays, Inde, est dérivé de la vieille version persane de Sindhu, l'appellation locale historique pour le fleuve Indus ; voir l'Origine du nom de l'Inde. La constitution de l'Inde et l'utilisation générale identifient également Bharat (mot Hindi dérivé du nom de Sanskrit d'un roi hindou antique, dont l'histoire peut être trouvée dans le Mahâbhârata, comme nom officiel de statut égal). Un troisième nom, Hindustan, ou la terre des Hindous en persan, a été employé depuis les temps de l'Empire moghol, est le nom plus utilisé par la majorité dans leur vie quotidienne et la langue parlée.
C'est le pays le plus peuplé au monde après la Chine. Elle dispose de 22 langues officielles, dont la principale, celle de l'administration centrale, est le hindi, avec l'anglais comme langue officielle associée. L'Inde a un littoral qui s'étend sur plus de sept mille kilomètres, et partage ses frontières avec le Pakistan à l'ouest, la République populaire de Chine, le Népal, et le Bhoutan au nord-est, et le Bangladesh et le Myanmar à l'est. Sur l'Océan indien, elle est à proximité des îles de la République des Maldives au sud-ouest, du Sri Lanka au sud, et de l'Indonésie au sud-est. L'Inde réclame également une frontière avec l'Afghanistan au nord-ouest.
L'Inde est le foyer de certaines des civilisations les plus anciennes, et est un carrefour des itinéraires historiques importants du commerce. Quatre des principales religions du monde y ont vu le jour : l'Hindouisme, le Bouddhisme, le Jainisme et le Sikhisme.
Autrefois, l'Inde constituait une partie importante de l'empire britannique en tant qu'Inde britannique, avant de gagner son indépendance en 1947.
Pendant les dernières deux décennies le pays s'est beaucoup développé, particulièrement dans les sphères économiques et militaires, régionalement aussi bien que globalement.
Histoire de l'Inde
Articles détaillés : Histoire de l'Inde ~ Chronologie de l'Inde ~ Établissements français de l'Inde
Les abris sous roche peints de l'âge de pierre de Bhimbetka dans le Madhya Pradesh constituent les traces les plus anciennes connues de l'implantation humaine en Inde. Les premières installations permanentes connues apparaissent il y a 9000 ans. Puis, une civilisation, l'une des plus anciennes connues à ce jour, se développe dans la vallée de l'Indus et atteint son apogée entre -2600 et -1900. Vers -1500, des tribus aryennes venues d'Asie centrale auraient émigré en Inde mais cette hypothèse est refutée par certains qui voient plutôt une continuité de la culture védique. Des études génétiques récentes n'ont pas permis de trancher sur ces deux positions, certaines confirmant, d'autres réfutant la théorie de l'invasion aryenne.
Au , un vent de réforme religieuse se lève, le bouddhisme et le jainisme fleurissent, s'ajoutant à la richesse de la culture indienne. L'hindouisme classique se développe à partir de la culture védique. Le premier millénaire voit beaucoup de royaumes indépendants se développer puissamment, certains acquérant une stature impériale. La dynastie hindoue des Gupta domine la période que les historiens considèrent comme un « âge d'or » de l'Inde et les Maurya, et en particulier l'empereur bouddhiste Ashoka, contribuent grandement au paysage culturel indien. Les arts, les mathématiques, la technologie, l'astrologie, la religion et la philosophie s'épanouissent grâce au mécénat royal. Durant le deuxième millénaire, la plupart des régions de l'Inde sont assujetties à un pouvoir musulman, le sultanat de Delhi puis l'Empire moghol, (de 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués), bien que quelques royaumes hindous, comme le royaume de Vijayanâgara, subsistent et prospèrent.
Après l'arrivée des commerçants européens, les Portugais, les Français et les Anglais tirent profit de la dilution et de l'éclatement du pouvoir au travers du sous-continent et le colonisent.
En 1857, la révolte des Cipayes, des soldats indiens au service des puissances européennes, se transforme en un soulèvement populaire contre la puissance de la Compagnie anglaise des Indes orientales que nombre d'indiens considèrent comme leur première guerre infructueuse d'indépendance.
Après la révolte, les mouvements indiens pour l'indépendance commencent à exiger une indépendance complète. Le 15 août 1947, l'Inde accède finalement à cette indépendance tout en subissant la Partition.
Après l'indépendance, l'Inde participe à quatre guerres contre le Pakistan entraînées par le problème du Cachemire. De 1975 à 1977, le premier ministre Indira Gandhi déclare létat d'urgence, limitant les droits civiques et entraînant la mise en détention de nombreuses personnes sans procès. La destruction de la Babri Masjid d'Ayodhya en 1992 entraîne plusieurs conflits intercommunautaires en Inde occidentale. En 1999, l'Inde mobilise ses troupes dans le district de Kargil au Cachemire pour repousser des infiltrations de terroristes islamistes et/ou de rebelles indépendantistes kashmiris venus du Pakistan.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Inde
L'Inde est une démocratie parlementaire et une république fédérale. D'ailleurs, elle est « la plus grande démocratie du monde » grâce à son milliard d'habitants.
Le président est le chef de l'État, mais ses pouvoirs ne sont que symboliques. Le président et le vice-président sont élus indirectement tous les 5 ans par un collège spécial. Même un intouchable a pu accéder à la fonction du président, ce qu'on peut voir comme un symbole des changements qui ont eu lieu dans la société indienne. Le vice-président ne devient pas nécessairement président si le président meurt ou démissionne.
Le Parlement est composé de deux chambres : la chambre haute, la Rajya Sabha (Conseil des États) et la chambre basse, la Lok Sabha (Chambre du Peuple).
Les membres de la Rajya Sabha sont élus par les députés des assemblées des États. Ceux de la Lok Sabha sont élus par le peuple.
Le Parlement désigne un Premier Ministre issu du parti majoritaire ou d'une coalition. Celui-ci détient les pouvoirs exécutifs et dirige le conseil des ministres.
Diplomatie
L'Inde se considère comme une grande puissance mal reconnue. La Charte des Nations Unies ne lui donne pas le statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, le Traité de Non prolifération ne la reconnait pas comme Etat doté de l'arme nucléaire. Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire reconnaître le statut de grande puissance auquel elle juge pouvoir aspirer.
C'est la raison pour laquelle elle a avancé sa candidature, au sein du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) à un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. C'est aussi l'une des raisons qui l'ont poussée à développer un arsenal nucléaire après l'explosion "pacifique" de 1974 et à en assumer le caractère officiel avec les essais de mai 1998.
Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : États-Unis dans le cadre du programme Next Steps for a strategic partership, Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d'un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays mais aussi Russie, France, Japon, et Royaume-Uni.
L'Inde s'éloigne ainsi de son approche nehruvienne, tiers mondiste et non alignée (voir mouvement des non-alignés) des relations internationales pour entrer dans le club des "grands".
États de l'Inde
Article détaillé : États et territoires de l'Inde
L'Inde est une fédération d'États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a 28 États principaux, 6 territoires, et le territoire de la capitale Delhi.
L'actuel président indien est Abdul Kalam depuis 2002. Mais l'essentiel des pouvoirs est détenu par le premier ministre | | |