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Histoire Du Brésil

Histoire du Brésil

Indépendance et Empire

Pierre Ier du Brésil proclame l'indépendance du pays en 1822, cette monarchie, s'appuyant sur le peuple pour contrebalancer les riches latifundiaires brésiliens. La monarchie devient constitutionnelle en 1824. En 1831, les élites propriétaires parviennent à pousser l'Empereur Pierre Ier du Brésil a abdiquer pour son fils de 5 ans : Pierre II du Brésil. Dans les années 1850, il s'engage à lutter contre l'esclavage, dont l'import en est interdit. La culture du café prend de l'ampleur et augmente l'importance des propriétaires terriens, notamment ceux de São Paulo. La Guerre de la Triple Alliance contre le Paraguay, de 1865 à 1870, est gagnée. Continuant à lutter contre l'esclavagisme, l'Empire proclame en 1871 que les enfants d'esclaves sont désormais libre à la naissance : l'esclavage brésilien est donc condamné à long terme. Mais la loi Áurea de 1888, qui abolit totalement l'esclavage au Brésil soulève la résistance des propriétaires qui s'engagent alors pour le renversement de l'Empire. L'Empire et Pierre II du Brésil sont renversés en 1889. La République est proclamée, mais l'esclavage ne peut plus être restauré.

Vieille République

La Vieille République désigne la période de 1889 à 1930. São Paulo monopolise le pouvoir central d'une République Café com leite, oligarchiste, dans laquelle la classe moyenne grandissante pousse au changement. Après le coup d'État de 1889, la République, est au main des classes qui détiennent le pouvoir économique et qui refusent l’organisation d’élections libres et tentent de maintenir par la force leur emprise politique. La période entre 1889 et 1930 est celle du règne des grands propriétaires. Elle est dite « République Café com leite » (‘’République Café au lait’’) puisque s'appuyant sur les industries cafetières de São Paulo et laitière-bovine de Minas Gerais. En effet, la fin de l'esclavage a entraîné la diminution du pouvoir de l'industrie sucrière du Nord-Est au profit de l'industrie cafetière du Sud-Est et de l'état de São Paulo qui monopolise finalement le pouvoir central. Le Brésil s'allie aux alliés en 1917. L'accroissement du commerce permet l'agrandissement d'une classe moyenne mais qui reste soumise à l'oligarchie cafetière, mais s'y s'opposant sur les questions sociales et politiques. Après la chute des prix des matières premières, de 1906 à 1914, le renouveau d'après guerre ne dure pas longtemps : le Brésil est en crise dès 1922 et aux grèves populaire de 1924 la vieille république répond par l'établissement de la loi martiale. La crise de 1929, ruinant ses marchés extérieurs, ruine le pays et sème donc le discrédit sur l'oligarchie propriétaire et son gouvernement. La République Café au lait est renversée par le coup d'état du 4 octobre 1930 : Getúlio Vargas devient président-dictateur.

Vargas, populisme, et développement

Le coup d'état du 4 octobre 1930 et Getúlio Vargas permettent la déchéance de l'oligarchie cafetière et la monté de la classe moyenne. Les classes moyennes et les propriétaires des États périphériques portent Vargas au pouvoir en 1930. Il établit un état et exécutif fort, plus centralisé, engage le pays dans le droit de vote « universel », le vote des femmes, et le vote à bulletin secret, ce qui libère finalement le système brésilien du poids des coronelismo. Il prend le pouvoir de 1930 du fait d'un coup d'État, devient légalement président en 1934, puis devient un dictateur en 1937. Il doit finalement abandonner le pouvoir en 1945. Mais il parvient à revenir au pouvoir de 1951 à 1954, où -accusé, discrédité et acculé- il se suicide et retourne massivement l'opinion en sa faveur et en celle de son camp. Vargas a su suivre l'émergence de la classe moyenne en développant son populisme. Malgré son monopole présidentiel de 1930 à 1945, le Brésil teste une période démocratique de 1945 à 1964. La suprématie des 2 états Café au Lait est réduite, mais demeure. Juscelino Kubitschek lui succède. De 1961 à 1964, le président João Goulart entreprend une politique de réforme sociale. Oligarchies traditionnelles et CIA manœuvrent pour provoquer sa chute. Le coup d'État de 1964 le renverse et établit une dictature militaire répressive.

Régime militaire

Institué en 1964, il se termine après une volonté de démocratisation. Ce régime fut critiqué pour l'augmentation de la dette brésilienne qu'il accumula, ainsi que pour sa nature répressive : des centaines de Brésiliens ont été déportés, emprisonnés, torturés ou tués. La censure était fréquente.

Phase démocratique

(élection tout les 4 ans) En 1985, élection indirecte de Tancredo Neves qui meurt, donc José Sarney devient président. En 1989, Fernando Collor de Mello est le premier président élu par le peuple, mais est soupçonné de corruption en 1992. En 1994 et 1998 Fernando Henrique Cardoso est élu et doit faire face à la crise.

Présent

Le problème principal du Brésil actuel est l'inégalité flagrante des richesses : encore ¼ des Brésiliens vivent avec moins de 1$/jour; mais aussi l'énorme dette brésilienne. Luiz Inácio Lula da Silva, socialiste arrivé au pouvoir en 2002 veut s'employer à restaurer les finances brésiliennes tout en encourageant l'économie par des impulsions sociale (salaire minimum augmenté, etc.) Cependant, moins de deux après son arrivée au pouvoir, le Parti des travailleurs, parti du président, s'embourbe dans un des plus vastes scandales financiers qu'ait connu le pays. Sont directement impliqués des personnalités comme son secrétaire général, Silvio Pereira, son président José Genoino et son trésorier Delubio Soares, tous mis en cause et qui ont du démissionner.

Voir aussi

Brésil - Histoire du Brésil - Chronologie du Brésil - Présidence de Luís Inácio da Silva
-
ja:ブラジルの歴史

1822

Catégorie:1822 Cette page concerne l'année 1822 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 13 janvier : Le Congrès national d'Épidaure proclame l'indépendance de la Grèce.
- 30 novembre : Prise de Nauplie sur les Turcs par des Grecs insurgés.

France


- 6 octobre : Bulle du pape Pie VII qui rétablit 30 diocèses en France, supprimés à la Révolution.

Afrique


- Les États-Unis, sous l'impulsion de lAmerican Colonization Society, fondent l'état du Liberia en Afrique de l'Ouest pour y installer les esclaves noirs affranchis.

Amériques

Amérique du Nord


- À l'occasion des soulèvements des colonies espagnoles contre la métropole, exposé de la doctrine de Monroe.

Amérique latine


- Les troupes espagnoles sont chassées de l'Équateur par Antonio José de Sucre après la bataille de Pachincha.
- 24 mai : Indépendance de l'Équateur remportée par le général Antonio José de Sucre, lieutenant de Simon Bolivar.
- 7 septembre : Après le retour de la cour à Lisbonne en 1821, le roi avait laissé à son fils la charge de gouverner la colonie, mais celui-ci prend fait et cause pour l'indépendance du Brésil et proclame cette dernière sur les bords de la rivière Ipiranga.
- 12 octobre, Dom Pedro se proclama empereur du Brésil sous le nom de Pierre Ier du Brésil (
Pedro Ier).
- Indépendance du Mexique.
- Constitution de la Fédération de la Grande Colombie entre la Colombie, le Venezuela et l'Équateur.

Asie

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- Alfred de Vigny écrit ses
Poèmes.
- Thomas de Quincey écrit ses
Confessions d'un opiomane.
- Eugène Delacroix peint
La barque de Dante.

Sciences et techniques


- 27 septembre : Jean-François Champollion expose devant l'Académie des inscriptions et belles-lettres son travail de déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique. Il est capable de déchiffrer les hiéroglyphes grâce à la pierre de Rosette.
- Joseph Nicéphore Niépce obtient la première image de la reproduction par la lumière (ancêtre de la photographie).
- Le chirurgien américain William Beaumont commence son étude du processus gastrique.
- Le médecin anglais Gideon Mantell découvre les premiers fossiles de dinosaure : des dents d'un iguanodon.
- Jacob Grimm, conteur et linguiste allemand, met au point la loi phonétique qui, depuis, porte son nom

Sport


- Création en Suède d’un diplôme d’enseignant de gymnastique.

Naissances en 1822


- 30 janvier : Franz Ritter von Hauer, géologue autrichien
- 16 avril : Karl Theodor Robert Luther, astronome allemand.
- 27 avril : Ulysses S. Grant, futur président des États-Unis
- 4 mai : Charles-Eugène Boucher de Boucherville, futur premier ministre du Québec
- 6 mai : Rosa Bonheur, peintre animalier français
- 20 mai : Frédéric Passy, prix Nobel de la paix en 1901
- 4 octobre : Rutherford B. Hayes, futur président des États-Unis
- 10 décembre : César Auguste Franck, compositeur
- 27 décembre : Louis Pasteur, biologiste

Décès en 1822


- 12 janvier : Johann Gottlob Schneider, philologue et naturaliste allemand1750).
- 4 février : Jean Baptiste Cyrus Marie de Timbrune de Thiembronne de Valence, général français.
- 3 juin : René Just Haüy, minéralogiste français (° 1743).
- 25 août : William Herschel, astronome britannique.
- 6 novembre : Claude Louis Berthollet, chimiste français1748). __NOTOC__ ko:1822년 ms:1822 simple:1822


1824

Catégorie:1824 Cette page concerne l'année 1824 du calendrier grégorien.

Événements

Europe

France


- Mort du roi Louis XVIII
- Début du règne de Charles X de France (fin en 1830).

Afrique

Amériques

Amérique du Nord


- Fondation du Bureau des Réserves Indiennes.

Amérique latine


- 25 mars : par décret impérial, entrée en vigueur de la première constitution brésilienne, la première dans l'histoire de ce pays.
- 6 août : Símon Bolívar bat les Espagnols à la bataille de Junin (Pérou).
- Le général Antonio José de Sucre, lieutenant de Bolivar, obtient l'indépendance définitive du Pérou en défaisant l'armée espagnole à la bataille de Ayacucho.

Asie


- Début de la première guerre anglo-birmane à cause d'un différend sur la frontière indienne (fin en 1826).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- Fondation de la National Gallery à Londres en Angleterre.

Sciences et techniques


- Le chimiste suédois Jons Jakob Berzelius découvre le silicium.
- Le savant français Sadi Carnot jette les bases de la seconde loi de la thermodynamique et étudie scientifiquement l'efficacité des machines à vapeur.
- Joseph Nicéphore Niépce réussit à fixer l’image (photographie).

Naissances en 1824


- 20 avril : Peter Martin Duncan, paléontologiste anglais.
- 11 mai : Jean Gérôme, peintre français.
- 12 juillet : Eugène Boudin, peintre français.
- 4 septembre : Anton Bruckner, compositeur.
- 15 octobre : Yan Dargent, peintre breton.
- 14 décembre : Pierre Puvis de Chavannes, peintre français.
- 25 décembre : Thomas McIlwraith, homme d'affaire et ornithologue canadien d'origine écossaise († 1903).
- Le prédicateur coréen Ch'oe Che-U.

Décès en 1824


- 26 janvier : Théodore Géricault, peintre français.
- 23 février : Blasius Merrem, zoologiste allemand1761).
- 19 avril : Lord Byron, écrivain anglais
- 16 septembre : Louis XVIII de France
- 9 décembre : Girodet-Trioson (Anne-Louis Girodet de Roncypeintre), lithographe et écrivain français __NOTOC__ ko:1824년 ms:1824 simple:1824

Pierre Ier du Brésil

Pierre Brésil 1 Pierre 4 Catégorie:Histoire du Brésil Catégorie:naissance en 1798 Catégorie:Décès en 1834 Pierre I, empereur du Brésil (18221831), Pierre IV, roi de Portugal et des Algarves (18261826), est né dans la chambre dite salle Don Quichotte du palais de Queluz, près de Lisbonne, le 12 octobre 1798, et décédé au même endroit le 24 septembre 1834. Il était le 4 enfant du capétien Jean VI (1767-1826), roi du Royaume-Uni de Portugal, du Brésil et des Algarves, et de son épouse la capétienne infante Charlotte Joachime d'Espagne (1775-1830). Infant de Portugal, il fut d'abord titré prince de Beira en 1801 à la mort de son frère aîné l'infant Antoine (1795-1801). Ce titre servait à désigner l'héritier en second de la couronne portugaise. Le 29 novembre 1807 l'invasion du Portugal par l'armée de Napoléon Bonaparte força la famille royale et la cour à s'embarquer pour le Brésil. Ils arrivèrent le 7 mars 1808 à Rio de Janeiro, qui devint le nouveau siège du gouvernement portugais. En 1816 à la mort de sa grand-mère la reine Marie I (1734-1816), Pierre fut titré duc de Bragance et prince du Brésil, par son père devenu le roi Jean VI. Le 6 novembre 1817 à Rio de Janeiro, Pierre épouse l'archiduchesse Marie Léopoldine d'Autriche (1797-1826) (fille de l'empereur François I), dont il aura sept enfants :
- la reine Marie II de Portugal (1819-1853)
- l'infant Michel de Portugal (1820-1820), prince de Beira
- l'infant Jean de Portugal (1821-1822), prince de Beira
- la princesse Janvière du Brésil (1822-1901), princesse impériale de 1831 à 1845, épouse en 1844 le prince Louis des Deux-Siciles (1824-1897), comte d'Aquila
- la princesse Paule du Brésil (1823-1833)
- la princesse Françoise du Brésil (1824-1898), épouse en 1843 François d'Orléans (1818-1900), prince de Joinville
- l'empereur Pierre II du Brésil (1825-1891) Ce n'est qu'en 1821 que Jean VI retourna au Portugal, laissant l'infant Pierre comme régent du Brésil. Le 13 mai 1822 Pierre fut proclamé défenseur et protecteur perpétuel du Brésil par la municipalité de Rio de Janeiro. Le 7 septembre 1822 le régent Pierre proclame l'indépendance du Brésil, et le 12 octobre (jour de ses 24 ans) sur la place Santana à Rio de Janeiro il devient empereur du Brésil sous le nom de Pierre I. Il est couronné dans la même ville le 1 décembre 1822. Devenu roi Pierre IV de Portugal et des Algarves le 10 mars 1826 à la mort de son père, l'empereur reste au Brésil et abdique la couronne portugaise le 2 mai 1826 en faveur de sa fille aînée la princesse Marie (1819-1853), âgée de 7 ans (et non pas en faveur de son fils le prince Pierre (1825-1891), âgé de 5 mois). Le 17 octobre 1829 à Rio de Janeiro, Pierre se remarie avec Amélie de Beauharnais (1812-1873) (fille d'Eugène de Beauharnais), dont il aura une fille, la princesse Marie Amélie du Brésil (1831-1853). Le 7 avril 1831 l'empereur Pierre I abdique la couronne brésilienne (en faveur de son fils, qui devient l'empereur Pierre II du Brésil) et part pour le Portugal (en reprenant le titre de duc de Bragance) avec sa fille la reine Marie II de Portugal (qui embarque avec lui), qui a été déclarée déchue le 28 juin 1828 par le régent Michel (1802-1866), frère de Pierre et oncle de Marie, qui s'est proclamé roi de Portugal et des Algarves sous le nom de Michel I. L'ex-empereur Pierre et sa fille la reine Marie II entreprennent la reconquête du Portugal à partir des îles Açores, aidés dans cette guerre civile par la France de la Monarchie de Juillet ainsi que par le Royaume-Uni (et à partir de 1833 par le nouveau pouvoir espagnol). Victorieux le 26 mai 1834, Pierre et sa fille condamnent Michel I et ses futurs descendants à un exil perpétuel. Marie II prend le pouvoir, sous la régence de son père, puis est déclarée majeure le 12 septembre de la même année. Son père l'ex-empereur Pierre meurt de la tuberculose douze jours plus tard. Il est inhumé d'abord à Lisbonne puis (depuis le 7 septembre 1972) à São Paulo, dans la crypte du monument de l'Ipiranga, à l'endroit même où il avait proclamé l'indépendance du Brésil le 7 septembre 1822. ja:ペドロ1世 (ブラジル皇帝)

1850

Catégorie:1850 Cette page concerne l'année 1850 du calendrier grégorien.

Événements


- La population de la Terre s'élève à quelque 1.170 milliards d'êtres humains.

Europe


- 12 avril : Retour à Rome du pape, sous la protection des Français.
- 29 novembre, La Prusse accepte la reculade d'Olmütz.

France


- 15 mars : Loi Falloux sur la liberté de l'enseignement, le Conseil supérieur de l'Instruction publique. Les collèges royaux redeviennent des lycées.
- 31 mai : Loi restreignant le suffrage universel, en écartant 30 % des électeurs.
- à Angers, une troupe traversant au pas cadencé le pont de la Basse-Chaîne sur la Maine en provoqua la rupture par résonance. 226 soldats périrent.

Afrique


- La Grande-Bretagne fait l'acquisition des forts danois du Ghana.

Amériques

Amérique du Nord


- Début de la présidence Whig de Millard Fillmore aux États-Unis (fin en 1853).
- La Californie devient le trente-et-unième état de l'Union américaine.
- Début de l' American System of Watch Manufacturing à Roxbury, Mass.U.S.A. Waltham Watch Company

Amérique latine


- En 1850, fin du trafic d'esclaves vers le Brésil. Depuis 1775, la traite des esclaves noirs, a touché près de trois millions et demi d'êtres humains, qui ont été arrachés du continent africain pour être asservis et vendus aux planteurs brésiliens.

Asie


- Début de la rébellion Taiping en Chine contre la dynastie décadente Mandchou (fin en 1864).

Proche-Orient & Monde arabe


- L'explorateur britannique Sir Richard Burton visite La Mecque sous un déguisement.

Océanie


- Arrivée des premiers bagnards en Australie.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1850 dans les chemins de fer
- Sports : 1850 en sport
- Art & culture :
  - L'écrivain anglais Charles Dickens écrit « David Copperfield ».
  - Le peintre anglais Dante Gabriel Rossetti peint « L'annonciation ».
- Science et techniques :
  - Début de l'expédition de l'explorateur allemand Heinrich Barth (fin en 1855).
  - L'alpiniste anglais Edward Whymper explore les Andes et est le premier à gravir le Chimborazo (6310 m).
  - Le savant allemand Hermann von Helmholtz invente l'ophtalmoscope et mesure la vitesse de transmission des nerfs.
  - William Cranch Bond effectue la première photographie d'étoiles.

Naissances en 1850


- 31 mars : Charles Doolittle Walcott, paléontologiste américain († 1927).
- 16 avril : Sidney Gilchrist Thomas ingénieur anglais († 1885)
- 5 août : Guy de Maupassant, écrivain français († 1893).
- 8 octobre : Henry Le Chatelier, chimiste français († 1936).

Décès en 1850


- 1 mai : Henri Marie Ducrotay de Blainville, zoologiste et anatomiste français1777).
- 9 mai : Louis Joseph Gay-Lussac, physicien et chimiste français
- 9 juillet : Zachary Taylor, Président des États-Unis
- 15 août : Josè de San Martin Libérateur du Chili, de l'Argentine et du Pérou
- 18 août : Honoré de Balzac, romancier français __NOTOC__ ko:1850년 ms:1850 simple:1850

Esclavage

L'esclavage désigne la condition sociale de l'esclave, travailleur non libre et non rémunéré qui, au même titre qu'un objet, est juridiquement la propriété d'une autre personne. Au sens large, il désigne le système social reposant sur cette pratique. Les esclaves sont tenus d'obéir à tous les ordres de leur maître depuis leur naissance (ou capture, ou passage à l'état d'esclave) jusqu'à leur mort (ou parfois leur libération, ou affranchissement). En tant que propriété, l'esclave peut faire l'objet des transferts inhérents à la notion de propriété : on peut donc l'acheter, le vendre, et même le louer. L’esclave se distingue du captif ou du forçat, conditions voisines dans l'exploitation, et de la bête de somme, par un statut juridique propre, déterminé par les règles et les lois en vigueur dans le pays et l’époque considérés. Au fil du temps, les civilisations successives ont élaboré des visions et des pratiques différentes de l’esclavage :
- Comment la société considère-t-elle l’esclave et quelle position lui confère-t'elle?
- Comment devient-on esclave?
- Quel travail attribue-t-on à l’esclave?
- L'esclave peut-il sortir de cette condition et comment? société

Étymologie

Le terme esclavage vient du latin médiéval sclavus déformation de slavus (le slave). Le mot « esclave » serait apparu au Haut Moyen Âge à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans (une région qui s'est longtemps appelée « Esclavonie » et qui est récemment devenue indépendante, sous le nom de « Slovénie »). Rome pratiquant l'esclavage, le latin disposait évidemment d'un terme pour désigner l'esclave : servus, qui a conduit aux termes servile et servilité (relatifs à l'esclave et à sa condition), ainsi qu'aux termes serf du moyen-âge et aux modernes service, serviteur, etc. (avec des évolutions dans le sens).

Esclavage dans l'Antiquité

Venise L'esclavage existe à l'époque antique, il est mentionné dans les toutes premières traces écrites, comme le Code d'Hammourabi et d'autres écrits analysés comme des transcriptions d'histoires orales. Les critères de propriété liés à l’esclavage impliquent un certain niveau d’organisation des sociétés, ce qui rend incertain l’existence de l’esclavage pour les temps préhistoriques. Les preuves sures de l’existence de l’esclavage commencent avec les sociétés historiques possédant l’écriture, et peuvent être extrapolées, avec prudence, pour les civilisations protohistoriques qui les précèdent. Les déductions uniquement basées sur l’ampleur impressionnante de certains vestiges (pyramides, monuments, digues, etc.) restent conjecturales. On pouvait être réduit à l'esclavage pour dettes, en cas de nécessité on pouvait se vendre soit même comme esclave (dans ces deux cas, l'esclavage pouvait être temporaire). Mais le plus souvent, on devenait esclave à la suite d'une razzia, d'une invasion réussie (réduisant toute la population initiale au statut d'esclave), ou après avoir été pris sur le champ de bataille. L'esclavage pouvait enfin être héréditaire. Certains artistes de l'Antiquité, comme le fabuliste grec Ésope ( av. J.C.), sont des esclaves affranchis. Le latin Térence (-184,-159) est esclave, ce qui étonne Diderot. Le philosophe grec Epictète (50, vers 130) est également esclave.

Mésopotamie

À Sumer, si l'on en croit le livre L'Histoire commence à Sumer, la condition d'esclave aurait été assez souple : un esclave aurait pu par exemple y épouser une femme libre, ou même posséder par ailleurs une petite entreprise.

Grèce

Dans l'Antiquité gréco-latine, les esclaves européens étaient presque toujours Européens eux-mêmes. Il faut comprendre l'esclavage grec comme une déshumanisation de la personne, puisqu'on parle de « cheptel humain » (Aristote). Il faut souligner que c'est l'esclavage qui seul permet le fonctionnement de la « démocratie grecque », dans les périodes où celle-ci est en vigueur. En effet, comme cette démocratie est directe, la plupart des décisions sont prises par l'ensemble des citoyens réunis sur l'Agora. Il faut donc, pour que les hommes libres puissent passer leurs journées à discuter ou à voter, qu'ils disposent d'esclaves pour travailler à leur place aux champs, à la mine ou dans leurs commerces. À Athènes à l'époque classique, la population est composée aux trois quarts d'esclaves. Cet esclavage apparaît alors parfaitement normal et naturel. D'autant que les machines n'existent pratiquement pas, et les relations de type économique (salariat) très limitées, la main d'œuvre servile est indispensable pour toutes les tâches (construction, travaux des champs, artisanat, etc.). Voir Esclavage en Grèce antique

Rome, période de la République

En latin, l'esclave se dit servus ou encore ancillus. Les Romains considèrent en effet l'esclavage comme infamant, et un soldat romain préfère se suicider que de tomber en esclavage dans un peuple « barbare », ou plutôt non-romain. Souvent, les personnes réduites en esclavage, ou maintenues dans cette condition d'esclave, proviennent d'autres peuples conquis, ce qui se manifeste souvent par une couleur de peau, ou une langue, etc., différente de celle des maîtres. Toutes les campagnes militaires se traduisent par l'importation d'une grande quantité d'esclaves, parfois toute la population vaincue comme lors de la destruction de Carthage en -146. Certaines personnes sont contraintes à devenir esclaves à cause de leur pauvreté extrême ou de leur endettement (adictus, esclave pour dettes). Il est à noter que l'esclave romain est ambivalent : il est à la fois un homme et marchandise. Sa valeur monétaire incite le maître à prendre soin de ses esclaves pour que son investissement soit rentable. De même, il a des devoirs envers ceux-ci : les nourrir, les vêtir et les loger. Les privations sont les châtiments les plus courants, mais les coups, les mutilations, ou même, à certaines époques, la mort, pouvaient être pratiqués sans qu'il y ait de recours à la justice. Caton l'Ancien, que ses contemporains considéraient comme dur voire excessif, disait « l'esclave doit travailler ou dormir ». La situation de l'esclave romain varie beaucoup selon son affectation :
- L'esclave rural exécute les travaux agricoles, et vit une condition pénible, surtout dans les grands domaines agricoles. Les révoltes d'esclaves de la Rome républicaine sont qualifiées de révoltes serviles ou révoltes ancillaires, et sont parties des régions d'agriculture intensive : Sicile, Campanie. La plus célèbre fut celle menée par le gladiateur Spartacus en 73 av. J.-C.. Spartacus vainquit plusieurs armées romaines avant d'être à son tour vaincu. La répression féroce servit d'exemple dissuasif à de futurs révoltés.
- L'esclave en ville est généralement mieux loti. Dans les maisons modestes, les quelques esclaves étaient proches du maître et faisaient partie plus ou moins de la famille. Dans les grandes maisons (domus), les tâches nombreuses et variées permettent une spécialisation, distinguant des emplois « nobles » (magister) : secrétaire, comptable, pédagogue, etc. et des emplois ménagers mineurs (minister). La prostitution, peu évoquée par les historiens, est une réalité constatée par exemple à Pompéi par les graffitis et les lupanars.
- l'esclave public appartient à l'État (la cité ou Rome). Il assure les tâches d'intérêt général, et travaille pour les services municipaux : là encore, les situations sont contrastées selon que l'on est affecté à la voirie, au service des bâtiments publics, ou au contraire aux tâches de bureau de l'administration. En bas de l'échelle, les esclaves affectés aux mines sont de véritables forçats. Les Romains de la République connaissait un système incitatif pour l'esclave : c'est le peculium (d'où vient le mot pécule), épargne que se constitue l'esclave sur les gains d'une activité le plus souvent artisanale ou commerciale. En droit, le peculium appartient au maître, mais l'esclave en dispose à terme pour racheter sa liberté..

Rome, période impériale

Les lois romaines évoluent avec le temps, et vers le le maître perd son droit de vie et de mort sur son esclave. Sous l'Empire romain, les lois améliorent la situation de l'esclave, certains mauvais traitements sont interdits et lourdement condamnés, il est également interdit de revendre un esclave vieux pour s'en débarrasser. Les conditions de l'esclave rural s'améliorent légèrement (plus aucune guerre servile n'a lieu) car l'approvisionnement massif en esclaves lors des grands conflits s'est tari. La ville de Rome compte probablement plusieurs centaines de milliers d'exclaves. On peut distinguer une nouvelle catégorie d'esclaves, les esclaves impériaux. Propriété de l'empereur, ils travaillent ses domaines et servent dans les Palais comme les précédentes catégories, mais investissent également les postes de l'administration d'État, soit comme esclave soit comme affranchi. Le développement de l'affranchissement offrit une espérance de sortie de la condition d'esclave. Il devint usuel dans les grandes maisons que le maître affranchisse dans son testament une partie de la maisonnée. Pour les Romains, l'esclave affranchi prend le statut social de son ancien maître, et devient soit citoyen latin soit citoyen romain, avec toutefois une restriction : l'accès aux honneurs de la cité (magistratures) ne lui est pas ouvert. Le sommet de l'ascension sociale est pour les plus riches affranchis l'appartenance aux seviri augustales. La pleine citoyenneté commence à être prise en compte pour les enfants de l'affranchi. L'affranchi devient le client de son ex maître, qui devient son patron, et qui l'intègre à sa famille élargie en lui donnant son nom de famille (nomen). Il faut noter que la pratique de l'affranchissement dans la période impériale romaine est courante, au point d'engendrer sous Auguste un impôt sur les affranchissements et un plafonnement du nombre d'affranchissements accordés par les testaments. Au , l'Empire Romain devient chrétien, sans que le principe de l'esclavage ne soit remis en cause. Notons qu'aucune discussion ne sera nécessaire pour établir que l'esclave possède une âme et peut être baptisé, question qui agitera l'Église ultérieurement face aux indiens ou aux noirs. Saint Augustin apportera au début une justification théologique à l'esclavage : on est ou devient esclave en raison de ses péchés (théorie qui n'est pas sans rappeler la conception hindouiste des castes), ou à défaut en raison du péché originel. À la chute de l'Empire romain d'Occident, l'esclavage perdure, mais régresse dans une économie essentiellement rurale. Plusieurs siècles après, le serf médiéval le remplace.

Israël

Israël est le seul pays où, dans l'Antiquité, la durée de l'esclavage est limitée — à six ans pour les Hébreux (Bible, Exode XXI, 2-6 et Deut. XV 12-18). Les esclaves juifs ne sont pas marqués excepté par un poinçon à l'oreille et le maître qui fait périr son esclave est puni (Exode XXI, 20-21).

Esclavage au Moyen Âge

Dans l'Orient byzantin

Entre 529 et 533, l'empereur d'Orient Justinien Ier fait publier une mise à jour complète des lois romaines, connue sous l'appellation de Code Justinien. Dans les divers statuts sociaux réglementés, l'esclavage continue d'avoir sa place, malgré le contexte chrétien. Le traitement de l'esclave est néanmoins amélioré, et l'affranchissement est facilité, voire recommandé. Malgré la condamnation formelle de l'Église, se maintient et se développe la pratique de la castration de jeunes esclaves pour en faire des eunuques, candidats potentiels à de hautes positions dans l'administration.

Dans le monde arabo-musulman

Comme le christianisme, l’Islam s’étend dans un monde dont l’esclavage est une composante, et comme lui, s’y adapte sans révolution sociale. En principe, le Coran interdit seulement l'esclavage des musulmans, car il fait la différence entre les pays « des infidèles » et les pays de l'Islam.
- Cela explique partiellement le fait que jusqu'au début du , des pays musulmans comme l'Arabie saoudite, le Soudan ou la Mauritanie acceptent l'esclavage des noirs chrétiens et animistes.
- Malgré les interdictions formelles concernant les musulmans, les califes et les sultans n'hésitent pas à réduire en esclavage les rebelles ou les « mauvais musulmans », notamment en Espagne au temps d'al-Andalus, et en Afrique du nord (les Berbères réduits à l'esclavage par les envahisseurs arabes). D’où vient l’esclave dans le monde musulman ? Du respect de l’interdiction d’asservir un musulman, découle la nécessité de s’approvisionner en esclaves aux marges du monde islamisé : chacun des pôles du monde musulman (Bagdad, Al-Andalus, Maghreb) va mettre en place ses filières d’approvisionnement. Le califat de Bagdad a les besoins les plus élevés en esclaves, et la richesse nécessaire pour en acquérir massivement.
- Les guerres quasi continuelles contre l’Empire byzantin procurent pendant des siècles des captifs réduits en esclavage. L’Empire byzantin pratique de même lorsqu’il a le dessus. D’autres circuits d’importation se développent, moins aléatoires que les expéditions militaires, donc plus lucratifs pour les intermédiaires. Des circuits de traite se créent avec leurs divers « gisements » :
- Les esclaves européens principalement des slaves (Esclavons) : apparus par petits groupes dans les Balkans vers le , combattus par les Francs et les Byzantins, ils alimentent les marchés d’esclaves. Les commerçants vénitiens assurent l’acheminement vers l’Espagne musulmane et le moyen-Orient. Cette source se tarit vers le avec la christianisation et l’organisation d’États slaves organisés et capables de se défendre.
- les esclaves blancs (en arabe Mamelouk), Circassiens du Caucase ou Turcs d’Asie centrale, avec Samarcande comme grand marché.
- les esclaves noirs (en arabe Zendj, africain) du Sud Soudan ou collectés sur les côtes d’Afrique noire, organisant une première traite des noirs. Que fait l’esclave dans le monde musulman ? À la différence de la société gréco-romaine strictement hiérarchisée qui les cantonnaient aux seules tâches d’exécution, les esclaves sous la califat accèdent à des postes qu’ils n’ont encore jamais connu : en plus des classiques travaux domestiques, artisanaux ou agricoles , les esclaves sont favoris, conseillers, chambellans, et même … soldat ! Aucune civilisation précédente n’avait tenté de créer des milices d’esclaves. Les cas d’esclaves que l’on arme ne sont évoqués par les anciens auteurs qu’en cas de crise extrême, et s’accompagnent d’affranchissement. L’avantage d’armer une population déracinée sans autre attache que son maître et donc réputée dévouée l’emporte aux yeux des dirigeants sur le danger d’une telle pratique.
- Les mamelouks turcs sont les soldats les plus appréciés : acquis jeunes, ils sont formés et encasernés, autant pour créer un esprit de corps militaire que pour les isoler de la population. Le mot mamelouk qui veut simplement dire esclave blanc deviendra synonyme de soldat turc.
- la garde personnelle du calife al-Mu’tasim (843-842) comptait de nombreux esclaves soldats (entre 4 000 et 70 000 selon les sources).
- le calife Jafar al-Mutawakkil (846-861) met des esclaves turcs à tous les postes de son gouvernement, mais finit assassiné par sa garde mamelouk. Trois de ses quatre successeurs subissent la même fin.
- Ahmad Ibn Touloun, turc envoyé au Caire en 868, se constitue une armée de grecs, de soudanais et de turcs et se rend indépendant en Égypte (dynastie des Toulounides).
- à l’autre extrémité du monde musulman, les esclavons armés prennent une part active aux luttes qui divisent l’Espagne en taifas, et se créent même un royaume à Valence. Enfin, le califat de Bagdad connaît entre 869 et 883 sa grande révolte d'esclaves noirs, la révolte des Zanj dans les plantations du sud de l’Irak. À la différence de la révolte de Spartacus contre Rome, cette révolte d'esclaves a un fondement idéologique, car elle est animée par un mouvement qui prône violemment un islam égalitaire, les Kharidjites. Les soldats noirs envoyés contre eux désertent et rallient la révolte ; les mamelouks mettront des années pour en venir à bout.

Dans al-Andalus (Espagne)

Avec les conquêtes musulmanes (al-Andalus), la traite concerne l'Espagne et les côtes du bassin méditerranéen. Répondant aux tentatives de reconquête des chrétiens du nord de la péninsule ibérique, les califes de Cordoue lancent des expéditions de représailles, source de prisonniers : en 985, les musulmans pillent Barcelone et en 997 Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1185, une attaque musulmane sur Lisbonne fait de nombreux captifs. La piraterie des barbaresques menace le littoral et occasionne des captures d'esclaves : c'est le cas au sac de Rome en 846, de Gênes en 933 et de Tarragone en 1185. en Europe orientale, les raids musulmans contre l'empire byzantin sont encore une source d'approvisionnement en esclaves. Les esclaves européens du monde musulman viennent aussi des marchés de Verdun ou de Kiev pendant le Haut Moyen Âge. Les marchands musulmans ou juifs viennent y acheter de la main d'œuvre servile. Un recensement fait état de 10 000 esclaves européens amenés à Cordoue entre 912 et 961. La traite dure longtemps car les maîtres musulmans ont sans cesse besoin de renouveler leurs esclaves : ces derniers n'ont pas d'enfants (mariage interdit et eunuques).

En Égypte

L'Égypte islamique a largement fait usage des esclaves soldats, les Mamelouks, capturés ou achetés parmi les chrétiens et les tribus païennes, puis instruits au métier des armes et affranchis. En 1260, leur chef Baybars prit le pouvoir. Les Mamelouks le conservèrent jusqu'à la conquête par les Turcs en 1516-1520. Il faut remarquer que même lorsqu'ils furent les maîtres de l'Égypte, les mamelouks conservèrent leur mode de recrutement, à partir d'esclaves.

Dans l'Empire Turc

L'esclavage et la traite continuent avec les attaques des Turcs ottomans : par les pirates musulmans au , dans les Balkans au et lors des expéditions navales turques en Espagne et en Italie, au siècle suivant. Les Ottomans ont créé à partir du des unités d'élites avec des esclaves chrétiens, les janissaires, de yeni çeri, « nouvelle armée ». Ces esclaves étaient encasernés très jeunes, entraînés et convertis à l'islam. Ils formaient ainsi une communauté extrêmement soudée, armée redoutée qui comme les mamelouks se mit à intervenir dans la vie politique d'Istanbul. Enfin, la pratique des eunuques, héritée de Byzance, se poursuit à la cour du sultan.

Inde

L'Inde connaît au une dynastie des esclaves fondée par Qûtb ud-Dîn Aibak en 1206 et qui garde le pouvoir sur la vallée du Gange jusqu'en 1290. Les sultans musulmans du Deccan opèrent de nombreuses razzias d'esclaves en Inde.

Afrique noire

L'approvisionnement en esclaves noirs se fait par les deux extrémités du Sahara :
Afrique orientale
Dès le , plusieurs expéditions musulmanes montent vers la Nubie, en descendant le Nil. Les vainqueurs exigent des esclaves comme tribut : en 642, le roi de Nubie Kalidurat doit livrer 360 esclaves par an aux musulmans. Selon le même processus, une série de raids musulmans menacent l'Abyssinie chrétienne. Les Arabes traversent la Mer Rouge et s'installent sur la côte éthiopienne, en fondant d'abord quelques comptoirs de traite négrière (archipel des Dahlaks, Aydab et Souakim par exemple). Les marchands arabes y échangent les produits asiatiques contre des esclaves noirs. Puis les Arabes pénètrent davantage dans les terres et finissent par installer de petits sultanats autonomes en Éthiopie : celui d'Adal par exemple exportait les esclaves du pays. Ces sultanats disparurent au . Au , les raids viennent à nouveau d'Égypte où les Turcs s'installent. Le négus d'Éthiopie appelle les chrétiens d'Occident à l'aide. L'Espagne, l'Italie et le Portugal envoient des hommes. Les Portugais voulant contrôler la route des Indes orientales attaquent les comptoirs arabes : en 1517, ils incendient le comptoir arabe de Zeila. Christophe de Gama mène une expédition en Abyssinie vers 1542-1543. Les renforts portugais refluent les Turcs vers le nord de l'Abyssinie.
Afrique de l'Ouest
Avec l'avancée de l'islam, l'esclavage se développe. Dès le , sans parler de conquêtes, les premiers raids arabes dans le Sahara approvisionnent les marchés aux esclaves. Au , le trafic caravanier augmente et les chefs de tribus africaines se convertissent. En 1077, Abou Bahr Ben Omar lance une expédition sanguinaire au Ghana. Mais les Berbères] Almoravides du Maroc n'arrivent pas à s'installer durablement. En 1222, Sundjata Keïta abolit l'esclavage en créant l'Empire du Mali (Charte du Manden). Au , les expéditions menées par les gouverneurs d'Alger se multiplient dans le Sahara central. L'effondrement de l'empire Songhaï entraîne une chasse aux esclaves dans les pays du Niger. Mais en Guinée l'un de ceux qui résistent à la conquête française est Samory Touré, ancêtre de Sekou Touré, qui est un grand trafiquant d'esclaves.

Au

Malgré son interdiction par les colonisateurs, à la fin du , l'esclavage continue d'exister dans le monde arabo-musulman jusqu'en 1980, date de l'abolition officielle de celui-ci par la Mauritanie. À noter que l'Arabie saoudite ne l'a aboli officiellement qu'en 1960. Cet esclavage fait partie de la traite dite orientale qui aurait déplacé environ 17 millions de noirs - fragilisant ainsi l'Afrique. :::Voir aussi l'article traite musulmane

En Occident

Le mot Slave a donné celui d'esclave (slave en Anglais) car les peuples Slaves au Haut Moyen Âge ne sont pas très organisés et il est facile pour les régions avoisinantes de s'y ravitailler en esclaves. De plus, il est difficile aux chrétiens de posséder d'autres chrétiens comme esclaves, car selon le dogme chrétien tous les hommes sont égaux dans l'Église. Le Concile de Lyon (567-570) interdit ainsi de réduire en esclavage un homme libre. Ainsi, les esclaves sont uniquement importés en France et son principal marché aux esclaves se situe à Verdun (). Dans les années 780, Charlemagne combat les Saxons et réduit une partie de la population en esclavage. À noter qu'à l'époque mérovingienne plusieurs esclaves deviennent reines : la plus célèbre étant Frédégonde. Un esclave, Leudaste, devient connétable et comte de Tours. L'Allemagne des - siècles développe même une classe de nobles esclaves, les ministériaux. Au siècle l'esclavage disparaît totalement en France mais perdure dans le bassin méditerranéen. Les Français, au même titre que tous les autres riverains de la Méditerranée, sont victimes d'enlèvements et sont réduits en esclavage. Les « Barbaresques » n'hésitent pas à mener des razzias dans les villages côtiers. On recense plus de 20 000 esclaves français à Alger en 1350. Les autorités françaises ne peuvent réagir militairement car le contrôle complet du littoral est alors illusoire, et se contentent de multiplier les missions à Alger afin de racheter les esclaves chrétiens. Ces esclaves libérés effectuent une véritable procession, à pied, des ports méditerranéens où ils débarquent, jusqu'à Paris. Le trafic des esclaves avec le monde arabo-musulman fait en partie la richesse des Républiques maritimes italiennes comme celles de Gênes et de Venise. Les « négrillons » vendus dans les cours d'Europe, les odalisques et autres servantes mauresques proviennent de ce trafic.

Esclavage de la Renaissance aux Lumières

odalisque comme dans les États sudistes nord-américains. Le chemin des marchands d'esclaves partait des ports atlantiques; ils échangeaient camelote, bibelots et armes à feu contre le bois d'ébène et revendait les survivants dans les plantations. Les nations principales le pratiquant étaient dans l'ordre l'Angleterre, le Portugal, puis la France.]]

et siècles


- Europe Les Turcs ottomans lancent régulièrement des attaques sur les côtes européennes et sur les vaisseaux des pays chrétiens, et en ramènent des esclaves.
- Amérique Au Paraguay, les Jésuites s'opposent aux esclavagistes occidentaux au travers du système des réductions . Les bulles pontificales Sublimus Dei (29 mai 1537)et Veritas ipsa du pape Paul III (2 juin 1537) condamnent l'esclavage des indiens ainsi que « toute mise en doute de la pleine humanité de ceux-ci ». Ce qui n'empêche pas cependant leur extermination totale dans les Antilles espagnoles. 1550 : Controverse de Valladolid opposant le dominicain Bartolomé de Las Casas qui défend la cause des Indiens au philosophe Sépulvéda qui conteste leur caractère humain.

Le commerce triangulaire

La découverte du Nouveau Monde marque la renaissance de l'esclavage et le coup d'envoi de la traite atlantique. Les nations européennes, en particulier le Portugal, la France, la Hollande et l'Angleterre se lancent dans le commerce triangulaire entre la façade atlantique de l'Europe, le Golfe de Guinée et les Amériques (Brésil, Antilles). La motivation première des négriers est économique et l'esclave noir n'est plus considéré que comme une marchandise. Par ce système, les négriers européens viennent s'approvisionner en esclaves sur les cotes africaines. Des rafles meurtrières et fréquemment accompagnées de viols sont organisées afin de capturer les individus qui sont ensuite entassés dans des bateaux. Afin de s'assurer la collaboration de trafiquants et souverains locaux, les négriers apportent d'Europe des verroteries, des alcools et des armes. Ils transportent ensuite les cargaisons d'esclaves ainsi obtenues aux Amériques, et, avec le produit de leurs ventes, y achètent du rhum, du sucre ou du coton, avec lesquels ils reviennent en Europe. Ainsi recommencent-ils leur périple chaque année.

Bois d'ébène

La traite atlantique s'accompagne de la création d'une nouveau type d'esclave : c'est le statut de « bois d'ébène ». L'esclave perd toute humanité et par conséquent traité au mieux comme une bête de somme. Le bois d'ébène est considéré comme un bien périssable, sa durée de vie dans les colonies excède rarement six ans. Comme tout bien, son propriétaire peut l'assurer afin d'être indemnisé en cas de décès, ce qui l'incite souvent à précipiter celui-ci si l'esclave est indiscipliné ou de rendement insuffisant. Le maître a droit de vie et de mort absolu sur ses esclaves que lui garanti un ensemble de dispositif aussi bien religieux, juridique que moraux. Cette réification du bois d'ébène, garantie par la société, autorise son propriétaire à lui infliger les pires sévices.

Le Code Noir

coton En 1685, Louis XIV, roi de France, promulgue le « Code noir », réglementant le traitement des esclaves et des « marrons » dans les Antilles françaises. C'est le premier texte de ce type depuis les conciles chrétiens du siècle. Louis XIV était défavorable à l'esclavage, mais il n'avait pas la capacité de l'interdire hors du territoire métropolitain. Faute de pouvoir le faire disparaître, il en encadre la pratique, afin de limiter les abus. Tous les esclaves ont ainsi droit au baptême chrétien et n'ont pas le droit de travailler le dimanche et les jours fériés à caractère religieux (plus de 120 pendant l'Ancien Régime). Le texte prévoit également une formule d'affranchissement. Les châtiments infligés aux esclaves récalcitrants sont sévères, mais ils ont en phase avec la sévérité qui encadre les lois des hommes libres. La peine de prison n'existant pas d'un point de vue juridique, tous les châtiments sont corporels. Le Code Noir confirme l'interdiction de toute pratique esclavagiste en France métropolitaine en se référant à une « vieille loi » qui transforme en homme libre tout esclave foulant la terre de France. Cette loi sera scrupuleusement respectée comme en attestent toutes les décisions de justice de l'Ancien Régime. Il est ainsi de facto interdit aux marchands d'esclaves de faire débarquer leur « marchandise » en France, sous peine de perdre leurs esclaves. Voir par ex. le procès perdu par Isaac Mendès-France, trafiquant du siècle, contre la Couronne de France, pour « importation » des esclaves congolais Gabriel Pampy et Amynte Julienne, et qui purent donc reprendre leur liberté.

Siècle des Lumières

La machine infernale esclavagiste atteint son rendement maximum et le crime contre l'humanité atteint ici des sommets. On considère qu'il faut capturer dix hommes ou femmes pour en embarquer un seul en esclavage. 90 % des capturés préfèrent en effet mourir ou fuir que devenir esclave. Le nombre déjà important d'esclaves déportés d'un continent à l'autre ne prend pas en compte ces morts sur le continent africain. Ainsi, à quelques exceptions près trop mises en exergue, ceux qui embarquent sur les bateaux sont les plus dociles et les tentatives de fuite ou de suicide sont rares à ce stade. Les dernières études sur ce sujet montrent que la mortalité est plus importante chez les marins que chez les esclaves transportés.

Abolition de l'esclavage

Ancien Régime Voir l'article détaillé : Abolition de l'esclavage À partir du le servage remplace l'esclavage en Europe. Le servage disparaît en Europe occidentale au siècle, mais il faudra attendre la fin du siècle pour qu'il disparaisse de l’Europe orientale. La traite se poursuit de façon clandestine et il faut attendre l'abolition de l'esclavage pour que ce trafic cesse au cours du siècle :
- le 2 mars 1807 pour l'Angleterre ;
- lors du congrès de Vienne de 1815 pour les autres puissances européennes ;
- et le 18 décembre 1865 pour les États-Unis. Certains pays arabes maintiennent l'esclavage jusqu'au milieu du siècle : Arabie Saoudite et Oman mais également chez les Maures de certaines colonies françaises, en Mauritanie et au Soudan français, et ce malgré sa suppression officielle. L'esclavage réapparaît au au Soudan, au détriment des Chrétiens du sud, avec la complicité du gouvernement.

En France

En 1789, les villages et villes de France eurent à rédiger leurs cahiers de doléances pour la convocation des États Généraux. Les habitants de Champagney mettent dans leur cahier un article unique en son genre (l'article 29), dit Vœu de Champagney qui condamne avec énergie la traite des Noirs et réclame fermement son abolition. La Convention abolit l'esclavage le 4 février 1794 grâce à l’action de l’abbé Grégoire, mais il est rétabli par Napoléon Bonaparte, le 10 mai 1802. L'abolition officielle de la traite date du 27 avril 1848 pour la France notamment grâce à l'action de Victor Schoelcher. Le 10 mai 2001, le Parlement Français vote la loi Taubira qui reconnaît l'esclavage comme crime contre l'humanité.

Esclavage aujourd'hui

Voir l'article détaillé : Esclavage moderne L'esclavage n'a cependant pas totalement disparu dans certaines régions du monde, comme la péninsule arabique ou le sous-continent indien. L'Organisation internationale du travail (OIT) estime à 25 millions le nombre de personnes vivant actuellement dans des conditions assimilables à de l'esclavage, d'où le terme d'« esclavage moderne ». Selon l'ONU, chaque année, deux millions de personnes sont réduites en esclavage. Il est important de noter que l'esclavage n'est pas uniquement présent dans les pays en voie de développement, mais l'est également dans les pays développés. Ainsi des trafics d'êtres humains comme le proxénétisme, le travail clandestin, etc. perdurent. Certains diplomates abusent de leur immunité diplomatique pour participer à ces trafics. Le tourisme sexuel de certains citoyens de pays développés favorise également ce trafic, notamment en Asie. Au Soudan, les « arabes » musulmans du nord ont rétabli la Charia lors de la décolonisation et ont voulu l'appliquer de force aux noirs chrétiens du sud. Ceux-ci, repoussés dans la Province Équatoriale, la plus insalubre, ont résisté de leur mieux depuis l'indépendance. Aussi les forces gouvernementales ont-elles massacré les populations civiles de nombreux villages et continuent à y enlever de nombreux enfants pour les convertir à l'islam et les utiliser comme esclaves à Khartoum. Dans nombre de pays, des lois réprouvent le proxénétisme mais autorisent la prostitution à condition qu'elle soit volontaire et tant que cela ne trouble pas l'ordre public, conformément à la déclaration des Droits de l'Homme autorisant chacun à faire ce qu'il veut de sa personne. En 2000, l'UNICEF estimait que 200 000 enfants étaient retenus en esclavage en Afrique centrale et occidentale. D'après l'Organisation Internationale des Migrations (OIM) quelque 200 000 femmes et enfants sont victimes de l'esclavage. La pratique des enfants soldats peut également être assimilé à une forme d'esclavage, d'autant qu'à l'emprise psychologique mise en œuvre sur des enfants, s'ajoute la dépendance physiologique obtenue par l'usage de drogues dures. Le 26 juillet 2005 : condamnation de la France qui n'a pas respecté l'article 4 de la convention européenne des droits de l'Homme sur l'esclavage. Paris n'a pas assez condamné un cas d'esclavage domestique sur une jeune Togolaise, Siwa-Akofa Siliadin, dans les années 1990. (Voir [http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-675601@51-675622,0.html Le Monde] et Wikinews).

Voir aussi

Articles connexes


- chronologie de l'esclavage
- Esclaves célèbres :Ésope - Spartacus - Frédégonde (voir la catégorie recensant les esclaves célèbres)
- Formes de l'esclavage : Esclavage en Grèce antique - Servage - Mamelouks et Janissaires- Dynastie des esclaves - Camp de concentration - Réductions - Esclavage moderne - Restavecs (enfants esclaves d'Haïti) - Verdingkinder (Suisse)
- Commerce des esclaves : Négriers - Traite des noirs - Commerce triangulaire - Traite des Blanches
- Abolition de l'esclavage : Dates d'abolitions de l'esclavage - Décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 - La Case de l'Oncle Tom - guerre de Sécession - Ministériaux -Abolitionnistes
- Marie Weston Chapman - Lydia Child

Bibliographie

Témoignages


- Mungo Park, Voyage à l'intérieur de l'Afrique, FM/ La Découverte, Maspero, Paris 1980.
- Jehan Mousnier, Journal de la traite des Noirs, Editions de Paris, Paris, 1957.
- Théodore Canot, Les Aventures d'un négrier, éd. La Découvrance, Paris, 2004.
- Jean-Pierre Plasse, Journal de bord d'un négrier, éd. Les Mots et le Reste, Paris, 2005.
- Dieudonné Gnammankou, Abraham Hanibal, l'aïeul noir de Pouchkine, éd. Présence Africaine, Paris, 1996.
- Olaudah Equiano, La Véridique Histoire par lui-même d'Olaudah Equiano, Africain, esclave aux Caraïbes, homme libre, éd. Editions Caribéennes, Paris, 1987.

Ouvrages historiques

Examen d'ensemble


- Christian Delacampagne, Une histoire de l'esclavage, Le Livre de Poche, 2002, ISBN 2253905933.
- Olivier Pétré-Grenouilleau, La Traite des noirs, Que sais-je?, ASIN 2130484158

Esclavagisme musulman


- Jacques Heers, Les Négriers en terre d'islam, Paris, Perrin, 2003. ISBN 2262018502
- Jean-Claude Deveau, Esclaves noirs en Méditerranée, Cahiers de la Méditerranée, vol. 65, Sophia-Antipolis

Esclavagisme euro-américain


- Raymond-Marin Lemesle, Le Commerce colonial triangulaire, - siècles, Presses Universitaires de France, 1998, Que sais-je. ISBN 2130493408
- Salvador de Madariaga, Le Déclin de l'Empire espagnol d'Amérique, Ed. Albin Michel, Paris, 1958.
- Jean Meyer, Esclaves et Négriers, Gallimard, 1986, Decouverte Gallimard. ISBN 2070530183
- Louis Sala-Molins , Le Code noir, PUF, Paris, 1986

Histoire de l'abolition


- Annick Le Douget, Juges, esclaves et négriers en Basse-Bretagne, l'émergence de la pensée abolitionniste, l'auteur, s.l., 2000
- Nelly Schmidt Nelly, Victor Schoelcher et l’abolition de l’esclavage, Fayard, Paris, 1994
- Philippe Haudrère et Françoise Vergès, De l’esclave au citoyen, Gallimard, Paris, 1998
- François Renault, Libération d’esclaves et Nouvelles servitudes, Les nouvelles Editions Africaines, 1976
- Gaston Martin, L’Abolition de l’esclavage (27 avril 1848), PUF, Paris, 1996

Liens externes


- [http://www.psychanalyste-paris.com/Esclavage-moderne-et-ideologie.html Esclavage moderne et idéologie antique] par Christophe Bormans (Revue Tiers-Monde, Tome XXXVII - n° 148, Oct.-Déc. 1996, PUF, Paris, pp. 787-802).
- [http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/EH/F/manif/esclavage.html L'esclavage moderne (site web de Gérard Verna)]
- [http://www.lesanneauxdelamemoire.com/ Les Anneaux de la Mémoire : le nouveau site web de l'association nantaise à l'origine de l'exposition aux 40 0000 visiteurs de 1992 à 1994. Textes, Références, Activités pédagogiques.]
- [http://atheisme.free.fr/Citations/Esclavage.htm Citations sur la religion et l'esclavage]
- [http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Esclavage Dossier sur l'esclavage] sur le site de [http://agora.qc.ca/encyclopedie.nsf l'encyclopédie de l'Agora]
- [http://victor.schoelcher.houilles.fr/ L'esclavage : une histoire des droits de l'homme]
- [http://cf.dir.yahoo.com/Sciences_humaines/Histoire/Par_themes/Esclavage/ Annuaire Yahoo!]
- [http://www.comite-memoire-esclavage.fr/ Comité français pour la Mémoire de l'Esclavage]
-
ja:奴隷 ko:노예 simple:Slavery

São Paulo

São Paulo (Saint Paul en portugais) est la plus grande ville du Brésil située dans le sud-est du pays, c'est la capitale de l'État de São Paulo.

Histoire

Fondée en 1554 par les jésuites, São Paulo est aujourd'hui la capitale commerciale, industrielle et financière du Brésil. Elle est la cinquième plus grande mégapole, derrière Tokyo, Mexico, Séoul et New York avec environ 10,4 millions d'habitants, et 17 millions avec la proche banlieue. A l'origine, la ville doit sa forte croissante (30 000 habitants en 1870) à la culture du café, qui en a fait une puissance mondiale à la fin du .

Géographie

Située dans le sud-est du Brésil dans l'État de São Paulo (SP) sur le plateau de Piratininga à 860 mètres d'altitude, son climat est de type tropical d'altitude, avec 20°C de température moyenne.

Population

Du fait de son attractivité économique, São Paulo est une ville où l'immigration est importante, constituée non seulement de Brésiliens d'autres régions, mais aussi d'immigrants d'Europe (Italie et Allemagne), d'Orient, d'Asie et d'autres origines. Elle compte la plus forte communauté japonaise hors du Japon (près de 900 000). São Paulo est la plus grande ville de l'hémisphère sud.

Économie

Cœur économique du Brésil et de l'Amérique latine, São Paulo dispose de tous les types d'industries et de commerces, dont l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, la métallurgie. Pratiquement toutes les grandes sociétés mondiales possèdent un siège social à São Paulo, soit pour vendre sur le marché brésilien, soit pour produire au Brésil et exporter. Environ la moitié de la population active est employée dans le secteur des services, le reste étant employé par L'industrie et le commerce. Voir aussi Bourse de São Paulo

Urbanisme

Bourse de São Paulo São Paulo est caractérisée par un urbanisme débridé. Elle est en 2003, la 7 ville du monde dans le classement des buildings avec 2 578 gratte-ciel. On y trouve notamment une réplique de l'Empire State Building de New York, « Torre do Banespa » datant de 1947.
Autre caractéristique de São Paulo et du Brésil : en 2003, 71 % des habitants de São Paulo sont propriétaires de leur logement.

Transport

Les déplacements urbains sont principalement réalisés en voiture et en bus. La ville est dotée de 8 lignes de Trains Urbains ainsi que 5 Lignes de métro. São Paulo est deservie par les aéroports internationaux Guarulhos et Congonhas ayant des liaisons quotidiennes avec les grandes capitales mondiales. La liaison entre São Paulo et Rio de Janeiro est la route aérienne la plus utilisée au monde, avec en moyenne 214 vols quotidiens (en 2002).

Culture et Monuments

Les principaux monuments sont le « Memorial da América Latina », le Théâtre Municipal (1911), le Musée d'Art de São Paulo (MASP), le Parc Ibirapuera.

Liens


- [http://www.saopauloaccueil.org.br/ Association des Français de São Paulo]
- [http://www.webworldcam.com/showcam.php3?var=192 Webcam sur l'Avenue Paulista]
- [http://www.memorial.org.br Memorial da América Latina]
- [http://www.digitalsaopaulo.com/ digital Sao Paulo] Catégorie:Mégalopole Catégorie:Ville du Brésil ja:サンパウロ市



1870

Catégorie:1870 Cette page concerne l'année 1870 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Fondation de l'association pour le Home Rule (pour l'autonomie) en Irlande.
- 31 octobre : La Russie dénonce la neutralisation de la Mer Noire.

France


- 2 janvier : Le républicain Émile Ollivier est appelé par Napoléon III à constituer un ministère.
- 10 janvier : Début de l'affaire Victor Noir.
  - Il s'agit d'un journaliste tué au domicile parisien du prince Pierre Bonaparte, cousin de Napoléon III. Venu pour arranger les conditions d'un duel, le journaliste aurait eu une attitude menaçante.
  - 12 janvier : Les funérailles du journaliste Victor Noir sont l'occasion d'une manifestation républicaine.
  - 28 mars : Après une semaine de procès, Pierre Bonaparte est acquitté par la Haute Cour de Justice siègeant à Tours, du meurtre du journaliste Victor Noir.
- 21 janvier : Émile Ollivier présente son ministère républicain.
- 24 janvier : Les républicains Jules Ferry et Léon Gambetta déposent, au nom de l'opposition républicaine, une proposition de loi selon laquelle « le titre et les fonctions de préfet de police sont supprimés ».
  - Le baron Haussmann est destitué de son poste de préfet de la Seine par Émile Ollivier.
- 24 mars : Le général Edmond Le Bœuf, ministre de la Guerre, est fait maréchal de France et sénateur.
- 20 avril : Un Sénatus-consulte met en œuvre une véritable Constitution pour un empire libéral.
  - L'empereur garde le droit de renvoyer les ministres responsables, mais il ne préside plus le Sénat ni le Conseil d'État.
  - L'Empereur ne peut nommer plus de vingt sénateurs en un an et le nombre des sénateurs ne peut excéder les deux tiers de celui des membres du Corps législatif.
  - Le Sénat ne garde plus qu'une attribution, celle de discuter et de voter les projets de loi, concurremment avec le Corps législatif. Il est nommé pour au moins six ans.
  - Le droit de pétition s'exerce auprès du Corps législatif et du Sénat. Le droit d'amendement n'est plus soumis au contrôle du Conseil d'État.
- 8 mai : Plébiscite approuvant la nouvelle constitution avec 7 358 000 oui, 1 572 000 non et 1 894 000 abstentions. L'opposition l'emporte dans la Seine, les Bouches-du-Rhône, les grandes villes, le Sud-Est et le Midi provençal.
Guerre franco-allemande de 1870

- 21 juin : Candidature de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, au trône d'Espagne.
- 6 juillet : La France s'y oppose.
- 12 juillet : Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature.
- 13 juillet : De Grammont, réclame que ce retrait soit garanti par le roi de Prusse, Guillaume Ier de Prusse refuse.
  - Le chancelier Bismarck notifie la réponse du roi par un communiqué, la dépêche d'Ems. Le gouvernement républicain prend cette dépêche pour une provocation.
- 15 juillet : Malgré les avertissements de Adolphe Thiers, le Corps législatif vote les crédits de guerre.
- 16 juillet : nomination du maréchal Bazaine à la tête du 3e corps de l'armée du Rhin.
- 17 juillet : Émile Ollivier, poussé par l'opinion publique, déclare la guerre à la Prusse (notifiée deux jours plus tard).
  - Napoléon III, pacifiste mais malade, laisse faire.
- 19 juillet : La France déclare la guerre à la Prusse.
- 20 juillet : Le maréchal Le Bœuf est nommé major général de l'armée du Rhin.
- 27 juillet : L'impératrice Eugénie est nommée régente.
- 28 juillet : Napoléon III se rend à Metz pour prendre la tête de l'armée.
- 2 août : Combats de Sarrebruck.
- 4 août : Bataille de Wissembourg dans le Bas-Rhin, qui se solde par la retraite des troupes françaises du maréchal de Mac-Mahon (division Douay) devant les troupes prussiennes du Kronprinz.
- 6 août : Bataille de Froeschwiller-Woerth, où les troupes françaises du Maréchal de Mac-Mahon sont mises en déroute.
  - Charges de Reichshoffen : charges vaines des cuirassiers français sur les villages de Morsbrunn, où ils sont anéantis, et de Elsasshausen.
  - La division du général Frossard est écrasée à Forbach.
- 12 août : Napoléon III, malade, laisse Bazaine prendre la tête de l'armée.
- 14 août : Combats indécis de l'armée du maréchal Bazaine à Borny. Les Allemands mettent le siège devant Toul.
- 16 août : Bataille de Mars-la-Tour en Moselle.
  - L'armée du maréchal de Mac-Mahon se replie sur Châlons.
  - Combats indécis à Gravelotte.
- 18 août :
  - Bataille de Saint-Privat-la-Montagne près de Metz, en Moselle, les troupes du maréchal Bazaine, défaites, se replient sur Metz.
  - Bataille de Loigny, la première armée de la Loire est battue.
- 19 août : Le maréchal Bazaine s'enferme dans Metz avec 175 000 soldats.
- 25 août : Mac-Mahon passe à l'offensive avec 140 000 soldats pour tenter de dégager Bazaine de Metz.
- 30 août : Mac-Mahon est battu à la bataille de Beaumont et se retire sur Sedan.
- 31 août : Deux armées prussiennes encerclent les troupes du maréchal de Mac-Mahon. La bataille de Noisseville commence (31 août au 1er septembre). Les armées françaises, vaincues, se replient sur Sedan. Mac-Mahon, blessé, est remplacé par le général de Wimpffen.
- 2 septembre : L'empereur Napoléon III est fait prisonnier. Le général de Wimpffen commande la reddition de la ville.
- 3 septembre : Signature de l'acte de reddition au Château de Bellevue.
- 4 septembre : Napoléon III est emmené en captivité en Allemagne (à Wilhelmshoehe, près de Cassel).
La Troisième République

- 6 et 7 août : Renouvellement des conseils municipaux, dernières élections de l'Empire.
- 9 août : Le ministère Émile Ollivier est renversé par le Corps législatif. Il se réfugiera en Italie jusqu'en 1873.
- 14 août : Un groupe de blanquistes attaque le poste de sapeurs-pompiers de la Villette pour y prendre des armes, et tuent un sergent de ville. Puis ils tentent de soulever le quartier de Belleville mais la police réussit à les arrêter.
- 22 août : Nouveau ministère du général Charles Cousin-Montauban, comte de Palikao.
- 4 septembre : La foule parisienne envahit le Palais Bourbon. Les députés républicains (Gambetta, Favre, Ferry...) proclament la III République et la fin de l'Empire. Ils instaurent un Gouvernement de Défense Nationale et un ministère dit « du 4 septembre ».
  - Le jeune prince impérial se réfugie en Belgique.
- 5 septembre :
  - Georges Clemenceau (29 ans) devient maire du XVIII arrondissement de Paris.
  - Des comités de vigilance commencent à se constituer par arrondissement.
  - Rentrant de son exil de Guernesey, Victor Hugo arrive à Paris, où il est reçu avec les honneurs d'un roi par la foule indescriptible.
  - Marseille décide de se gouverner de façon autonome.
- 7 septembre : Léon Gambetta demandent aux administrateurs provisoires et aux préfets de « s'appuyer sur les conseils municipaux élus sous l'influence du courant libéral et démocratique ... ou sur des municipalités provisoires ».
- 8 septembre : Décret convoquant les collègues électoraux pour le 16 octobre « à l'effet d'élire une assemblée nationale constituante ».
- 9 septembre : L'impératrice Eugénie arrive à Hastings en Angleterre.
- 11 septembre : Création d'une fédération des comités de vigilance, qui se sont constitués lors des cinq derniers jours dans les arrondissements parisiens, et qui se nomme « Comité central républicain de Défense nationale des vingt arrondissements », regroupant les blanquistes, les socialistes et les radicaux.
- 12 septembre : Le gouvernement, afin de conserver « sa complète liberté d'action pour organiser la défense dans les départements et maintenir l'administration », désigne, Adolphe Crémieux, le garde des Sceaux comme « délégué pour représenter le gouvernement et en exercer les pouvoirs », et Tours devient le siège de la délégation du gouvernement de la Défense nationale (Gambetta et général Trochu).
- 16 septembre :
  - Décret fixant les élections municipales au 25 et 28 septembre, et avançant les élections à la Constituante au 2 octobre.
  - Décret instaurant « la délégation du gouvernement de la Défense nationale, appelée à exercer les pouvoirs de ce gouvernement dans les départements non occupés par l'ennemi », est confiée à Adolphe Crémieux auquel sont adjoints 2 autres ministres, Glais-Bizoin et l'amiral Fourichon, ministre de la Marine.
- 18 septembre :
  - Après la bataille de Sedan, la II armée prussienne du Kronprinz de Prusse, entreprend le siège de Paris (jusqu'au 28 janvier 1871).
  - Décret fixant les élections au conseil municipal de Paris « dont les attributions seront les mêmes que celles des autres conseils municipaux de la République ». Le conseil comprendra 80 membres, soit quatre par arrondissement.
  - les départements du Midi de la France et du Sud-Est, crée la « Ligue du Midi pour la défense de la République ».
- 19 septembre : Le siège de Paris se met en place avec 2 armées allemandes, représentant 400 000 soldats prussiens.
  - En face, le général Trochu, gouverneur militaire de Paris, dispose de 500 000 défenseurs aux qualités disparates (17 régiments, 15 000 marins, 200 canons, 12 000 gendarmes, 135 000 gardes nationaux de province, 330 000 gardes nationaux de Paris).
  - Dès le début, les défenseurs français sont défaits à la bataille de Châtillon.
  - Les troupes du maréchal Von Molke commencent d'importants travaux de terrassement et de fortification pour empêcher toute sortie des assiégés, ils occupent les hauteurs autour de la capitale et y installent leur artillerie.
- 20 septembre : à Ferrières, échec de la tentative de paix entre Favre et Bismarck.
- 22 septembre : Dans un manifeste, les « blanquistes » demandent une Commune de Paris et la « levée en masse » comme lors de la Révolution de 1793.
- 23 septembre : Après 39 jours de siège, la garnison de Toul capitule avec ses 3 000 hommes.
- 27 septembre : Strasbourg tombe.
- 28 septembre : Échec de la tentative du leader anarchiste russe Bakounine, venu de Genève pour soulever la ville de Lyon, en proclamant l'abolition de l'État.
- 3 octobre : à Toulouse fondation du journal la Dépêche.
- 5 octobre : La délégation de Paris décide décide d'envoyer à Tours le ministre de l'Intérieur Léon Gambetta, avec comme mission de « maintenir l'unité d'action » entre la délégation de Paris et le gouvernement de la Défense nationale, et de lever des troupes.
- 7 octobre : Évasion réussie de Léon Gambetta, à bord d'un ballon. De Paris il atterrit à Montdidier dans la Somme. Il tentera de relancer la résistance aux Allemands dans les provinces. Fondation à Toulouse de la Ligue du Sud-Ouest.
- 8 octobre : L'ajournement des élections municipales entraîne des manifestations à Paris, alors que les Bavarois de Von der Tann occupent Orléans avec quinze mille soldats appuyés par cent canons, contre Lamotte-Rouge ne disposant que de dix mille hommes et quelques canons.
- 9 octobre :
  - Un décret confirme l'ajournement des élections municipales.
  - Léon Gambetta arrive à Tours par le train.
  - Le prince impérial débarque à Hastings en Angleterre et rejoint sa mère l'impératrice Eugénie.
- 10 octobre :
  - Un décret confie à Léon Gambetta l'administration de la Guerre.
  - La Société nationale britannique pour les blessés et prisonniers de guerre (pour le respect de la convention de Genève) envoie à Versailles le colonel Lloyd Lindsay afin de remettre 40 000 livres, divisées de manière égale entre Allemands et Français.
- 11 octobre : Charles de Freycinet, est nommé auprès de Léon Gambetta au département de la Guerre.
- 18 octobre : Les Allemands prennent la ville de Châteaudun qui est incendiée lors des combats.
- 21 octobre : Lors des combats à Bougival, les défenseurs parisiens repoussent les Allemands.
- 22 octobre : Le député républicain breton Emile de Kératry, nommé commandant des forces de Bretagne, regroupe à Conlie près du Mans, 80 000 soldats et volontaires bretons, mais ils n'ont ni barraquement, ni armes.
- 24 octobre : Le gouvernement de Défense nationale présidé par Gambetta prend 6 décrets sur l'Algérie, dont l'un remplace le gouvernement militaire de cette colonie par un gouvernement civil, et l'autre attribue la citoyenneté française aux Israélites d'Algérie. Ce dernier prendra le nom du ministre de la justice, Adolphe Crémieux.
- 27 octobre : Le maréchal Bazaine capitule sans condition à Metz avec toute son armée : 173 000 prisonniers, 1 570 canons.
- 28 octobre : Les défenseurs parisiens sont de nouveau victorieux dans les combats du Bourget.
- 31 octobre : Avec la capitulation de Metz et de la perte du fort du Bourget, une foule armée et manipulée, envahit l'Hôtel de Ville de Paris et gronde contre le général Trochu (gouverneur militaire de Paris) et l'armistice. Un bataillon pactise avec les manifestants, mais l'énergique Jules Ferry réusssit à rétablir l'ordre.
- 2 novembre : Le gouvernement Gambetta se replie sur Bordeaux, et organise la levée en masse dans toutes les provinces avec un objectif de 600 000 soldats à lever et à armer.
- Du 3 au 4 novembre : Tentative de paix à Versailles, lors de laquelle le chancelier Bismarck menace Adolphe Thiers de négocier avec le comte de Chambord, prétendant au trône de France.
- du 5 au 8 novembre : Les élections municipales amènent à une importante avancée des radicaux, partisans des libertés municipales, mais adversaires de l'insurrection.
- 9 novembre : Le général Louis Jean-Baptiste Aurelle de Paladines, commandant la I armée de la Loire, bat les Bavarois à Coulmiers, ce qui oblige Von der Tann à évacuer Orléans. Dès le 10 nov