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Hitler

Hitler

Adolf Hitler 20 avril 1889 à Braunau am Inn (Autriche)-30 avril 1945 à Berlin (Allemagne). Convaincu d'être désigné par le destin, il s'engage en politique. Brillant orateur et propagandiste hors pair, il mobilise rapidement de nombreux partisans. Il adhère en 1919 au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP ou parti nazi). S'appuyant sur les revendications allemandes à l'issue de la Première Guerre mondiale (en dénonçant le Diktat du Traité de Versailles de 1919) , puis sur les conséquences de la crise économique des années 1930, il accède à la Chancellerie d'Allemagne le 30 janvier 1933. En quelques mois, de janvier à juillet 1933, la République de Weimar bascule dans la dictature et la terreur. A la fois Führer et Reichskanzler (Guide et Chancelier) après le plébiscite d'août 1934, il viole le Traité de Versailles en réarmant l'Allemagne, en occupant et en annexant des territoires, avec la complicité passive des puissances européennes qui redoutent une nouvelle guerre. Le 1er septembre 1939, il s'attaque à la Pologne et déclenche la Seconde Guerre mondiale. Parallèlement à sa politique d'agression nationaliste, il met sur pied un des plus grands génocides de l'Histoire. Il ordonne ainsi l'élimination des handicapés, des Tsiganes, des homosexuels, des Franc-Maçons, des résistants, des multirécidivistes, des asociaux, et, conformément à ce qu'il laisser entrevoir dans Mein Kampf, l'extermination systématique des Juifs. Adolf Hitler, principal instigateur de la Solution Finale (la Shoah), est directement responsable de la mort de plus de 6 millions d'êtres humains dans les camps de concentration et les camps d'extermination, auxquels il faut ajouter les décès provoqués par la guerre que sa politique a déclenchée (entre 51 et 53 millions de morts selon les sources). Se terrant dans son bunker de Berlin, il s'y suicide le 30 avril 1945, pour échapper à l'Armée Rouge. Le régime nazi ne lui survivra que quelques jours. Les principaux responsables du régime seront jugés lors du Procès de Nuremberg.

Jeunes années

Procès de Nuremberg Adolf Hitler naît le 20 avril 1889 à 6h30 dans l'auberge Gasthof zum Pommer à Braunau am Inn, une petite ville de Haute-Autriche près de la frontière austro-allemande. Il est le quatrième des six enfants d'Alois Hitler et de Klara Pölzl. La plupart des enfants meurent en bas âge ; seule sa sœur cadette Paula († 1960) lui survivra. Alois Hitler, le père d'Adolf, est douanier. Né hors mariage en 1837, Alois porte d'abord le nom de famille de sa mère, Maria Anna Schicklgruber, mais en 1876, il est légitimé et obtient le droit de porter le nom Hitler. Adolf n'utilisera jamais d'autre patronyme, et Schicklgruber ne ressurgira que plus tard chez ses opposants politiques. L'arbre généalogique d'Adolf Hitler laisse cependant planer de fortes suspicions d' origines Tchèques, malgré le racisme anti-slave violent prôné par le Führer . Certains ont même suspecté du sang juif chez son père, dont la légitimation tardive à l'âge de 39 ans laisse suspecter qu'il soit né de père inconnu. L'incertitude relative à ses origines n'est pas sans conséquence. Ainsi après l'Anschluss en 1938, il fera détruire Döllersheim, le village natal de son père, en le transformant en place de tir. L'enfance d'Adolf se passe sous la stricte discipline d'un père âgé, fonctionnaire retraité dès 1895. Dans son ouvrage "Am Anfang war Erziehung" (Au début il y a eu l'éducation, traduit en français sous le titre C'est pour ton bien), Alice Miller analyse les liens entre cette éducation répressive et la suite de la biographie de Hitler. Le 3 janvier 1903, son père meurt, suivi le 21 décembre 1907 par sa mère qui succombe à un cancer. Élève médiocre à partir de son entrée à la Realschule de Linz (lycée), Hitler refuse de suivre la voie paternelle. Mais il échoue par deux fois à l'examen d'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1907 et 1908. Autodidacte, grand lecteur et admirateur de la musique de Richard Wagner, il développe un intérêt profond pour l'architecture. Il enchaîne les petits boulots, vivant dans une misère constante durant cinq ans. Plus tard, dans Mein Kampf, il écrira : :« Cinq années pendant lesquelles je dus, comme manœuvre d'abord, ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance, maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique. Car la faim était alors le gardien fidèle qui ne m'abandonna jamais, la compagne qui partagea tout avec moi. Chaque livre que j'achetai eut sa participation ; une représentation à l'Opéra me valait sa compagnie le jour suivant ; c'était une bataille continuelle avec mon amie impitoyable. J'ai appris cependant alors comme jamais avant. Hors mon architecture, hors les rares visites à l'Opéra, fruit de mes jeûnes, je n'avais d'autre joie que des livres toujours plus nombreux. » Adolf Hitler assiste aux séances du Parlement autrichien, il écrira plus tard son mépris pour la démocratie et le parlementarisme. Il étudie les thèses pangermanistes et observe l'influence de la politique sur les masses. Au printemps 1913, pour éviter son enrôlement dans l'armée de l'Empire austro-hongrois, État multiethnique qu'il exècre, il s'enfuit à Munich et vit en vendant ses peintures de paysages. Sa tentative d'échapper à la conscription est remarquée, mais, après avoir été refusé lors d'un examen médical à son retour en Autriche (pour faiblesse de constitution), il retourne à Munich.

La Première Guerre mondiale

Munich En 1914, exalté par l'entrée en guerre de l'Allemagne, Hitler s'engage comme volontaire. Il se bat sur le front Ouest dans le 16e régiment d'infanterie bavarois. Soldat enthousiaste, tranchant à cet égard sur beaucoup de ses compatriotes, il est apprécié de ses pairs et supérieurs. Blessé une première fois à la cuisse, puis aveuglé temporairement par une attaque au gaz moutarde près d'Ypres en Belgique à la fin de la guerre, le caporal Hitler est décoré de la Croix de fer, Première Classe (distinction rarement accordée à un soldat engagé) pour avoir accompli le dangereux transport d'une dépêche en 1918. Quand la guerre prend fin Hitler est à l'hôpital de Pasewalk, il est anéanti à l'annonce de la capitulation allemande. À sa sortie de l'hôpital en novembre 1918, il retourne dans son régiment de Munich.

Le combat politique

Voir aussi la Chronologie de la République de Weimar. La Bavière est alors entre les mains d'un gouvernement révolutionnaire, la Räterepublik ; sa caserne est dirigée par un Soviet (« conseil »). Dégoûté, Hitler quitte Munich pour Traunstein. Dans Mein Kampf, Hitler donne de cet épisode un récit plutôt elliptique, mais assez clair quant à sa vision du monde : :« En mars 1919, nous étions de retour à Munich. La situation était intenable et poussait à la continuation de la révolution. La mort d'Eisner ne fit qu'accélérer l'évolution et conduisit finalement à la dictature des soviets, pour mieux dire, à une souveraineté passagère des Juifs, ce qui avait été originairement le but des promoteurs de la révolution et l'idéal dont ils se berçaient. :[...] :Au cours de cette nouvelle révolution de soviets, je me démasquai pour la première fois de telle façon que je m'attirai le mauvais oeil du soviet central. :Le 27 avril 1919, je devais être arrêté, mais les trois gaillards n'eurent point le courage nécessaire en présence du fusil braqué sur eux et s'en retournèrent comme ils étaient venus. :Quelques jours après la délivrance de Munich, je fus désigné pour faire partir de la Commission chargée de l'enquête sur les événements révolutionnaires dans le 2e régiment d'infanterie. :Ce fut ma première fonction active à caractère politique. » Hitler reste dans l'armée jusqu'au 31 mars 1921 et est chargé de surveiller un groupuscule politique, le Parti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiterpartei, DAP). Remarqué lors de l'une de ses interventions, il finit par y adhérer, et le transforme NSDAP Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (« Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands »). En avril 1921, il devient le chef du parti. Du fait de ses talents d'organisateur et d'orateur, le parti gagna rapidement en popularité. 1921] Les 8 et 9 novembre 1923, il conduit le coup d'État avorté connu comme le Putsch de la brasserie. Le NSDAP est aussitôt interdit. Arrêté, Hitler est accusé de conspiration contre l'État et condamné pour "haute trahison" le 1 avril 1924 à cinq ans de prison, qu'il purge à Landsberg am Lech. Pendant sa détention, il écrit Mein Kampf (Mon combat), autobiographie et manifeste politique. Après seulement 13 mois de détention et malgré l'opposition déterminée du procureur Stenglein, il bénéfice d'une libération conditionnelle le 20 décembre 1924. Craignant d'être expulsé vers l'Autriche, Hitler renonce à la nationalité autrichienne le 30 avril 1925. Devenu apatride, et bien qu'il soit interdit de parole en public jusqu'en 1927, il reconstruit son parti et retrouve une certaine popularité. C'est de cette époque que date l'entrée en scène de Joseph Goebbels l'un de ses plus fidèles soutiens. En 1928, le NSDAP semble pourtant marquer le pas et peine à remonter la pente : seuls 2,6% des votants lui accordent leur confiance aux élections législatives du 20 mai. Mais l'instabilité politique (décès de Gustav Stresemann, chute du chancelier Hermann Müller, remplacé par le gouvernement conservateur et autoritaire de Brüning du Zentrum) et surtout les conséquences catastrophiques de la crise de 1929 sur l'économie allemande très dépendante des États-Unis, apporte au NSDAP un succès foudroyant et imprévu aux élections du 14 septembre 1930 : avec 18,3% des voix et 107 sièges, le parti nazi est le second du Reichstag). Le septennat du président Hindenburg se terminant le 5 mai 1932, la droite et le Zentrum, afin d'éviter de nouvelles élections, proposent de renouveler tacitement le mandat présidentiel. L'accord des Nazis étant nécessaire, Hitler exige la démission du chancelier Brüning et de nouvelles élections parlementaires. Hindenburg refuse. Le 22 février 1932, Goebbels annonce la candidature d'Adolf Hitler à la Présidence de la République. Le 26 février, Hitler est opportunément nommé Regierungsrat, fonctionnaire d'état, ce qui lui confére automatiquement la nationalité allemande. Après une campagne électorale sans précédent sur le plan de la propagande, Hitler obtient 30% des voix au premier tour le 13 mars 1932 et 37,3% au second tour en avril. Hindenburg est réélu. Lors des scrutins régionaux qui suivent l'élection présidentielle le NSDAP renforce ses positions. En 1932, la situation se dégrade sur les plans économique et social (plus de 6 millions de chômeurs à la fin de l'année). L'agitation et l'insécurité politique sont à leur comble. Le gouvernement est incapable de réunir une majorité. Engagé dans un bras de fer avec Hitler, le président Hindenburg refuse toujours de le nommer chancelier. Toutes les tentatives de conciliations échouent. Même la baisse de popularité du NSDAP aux élections de novembre n'entame en rien sa détermination.

L'accession au pouvoir

NSDAP Voir aussi la Chronologie du Troisième Reich. Hitler est finalement nommé à la Chancellerie de la République de Weimar le 30 janvier 1933, avec le soutien de la droite et en particulier l'ancien Chancelier Franz von Papen et le Parti Populaire National Allemand (DNVP), dirigé par le magnat nationaliste de la presse Alfred Hugenberg, qui espèrent être en mesure de le contrôler. Hitler obtient le soutien de l'armée, déborde ses partenaires, et met en route la Gleichschaltung (la « Mise au pas ») de l'Allemagne. L'incendie du Reichstag le 27 février, lui permet de limiter les libertés civiles et d'éliminer ses opposants politiques, notamment les communistes du KPD. Le NSDAP remporte les élections de mars 1933 avec 43.9% des suffrages. Le 23 mars, le Reichstag vote la Loi d'habilitation (Ermächtigungsgesetz) accordant à Hitler, les pouvoirs spéciaux. Hitler les utilise pour interdire les syndicats, et les partis politiques. Le 30 juin 1934, durant la Nuit des longs couteaux, fort du soutien bienveillant de l'armée, le Chancelier fait assassiner plusieurs de ses partisans et de ses anciens ennemis politiques. Parmi eux : Gregor Strasser et Ernst Röhm, chef de la SA. SA] La mort du président Hindenburg est aussi celle de la République de Weimar. En vertu de la Constitution, le Chancelier exerce temporairement les pouvoirs du président défunt. Le 2 août 1934, le Reichstag vote une loi de fusion des deux fonctions en une seule : Hitler devient Führer und Reichskanzler. En septembre 1935, Hitler, aggravant l'antisémitisme d'état, proclame les lois de Nuremberg interdisant aux Juifs l'accès des hautes fonctions de l'état ou encore les mariages mixtes. La popularité du Führer provient notamment de son opposition au Diktat de Versailles, des succès diplomatiques (rattachement de la Sarre, remilitarisation de la Rhénanie, accords avec Mussolini, négociations avec la Grande-Bretagne) et des succès économiques obtenus (notamment une importante réduction du chômage) par sa politique de réarmement. Encore qu'il ne faille pas oublier ni les conditions sociales et politiques dans lesquelles les améliorations économiques ont été obtenues, ni les pénibles situations de pénurie alimentaire et le manque de devises dès 1935. L'adhésion des Allemands à sa politique (et plus encore à sa personne) fut importante, surtout au début. Avec la complicité des puissances européennes soucieuses d'éviter un nouveau conflit (notamment à Munich en 1938), Hitler annexe un grand nombre de territoires voisins : l'Autriche (l'Anschluss), puis les Sudètes, et la Tchécoslovaquie en 1938. En 1938, il est élu homme de l'année par le Time Magazine.

La Seconde Guerre mondiale

Time Magazine Bien qu'ayant de brillantes intuitions, lors de la bataille de France en 1940, Hitler s'avére être un commandant en chef brouillon et imprévisible, dédaigneux de l'opinion son état-major... Cette attitude est particulièrement flagrante lors de la bataille de Stalingrad, quand il refuse à l'armée de Paulus la permission d'opérer une retraite. Le 20 juillet 1944, à la Wolfsschanze, Hitler est blessé dans un attentat lors d'une tentative de coup d'Etat d'officiers qu'il réprime durement. Convaincu que l'Allemagne ne pourrait survivre à une défaite devenue inéluctable, Hitler ordonne le 19 mars 1945 la destruction des industries, des installations militaires, des magasins, des moyens de transport et de communications. Cet ordre ne sera pas respecté, notamment en raison de l'intervention d'Albert Speer, ministre de l'armement. Le 30 avril 1945, alors que l'Armée rouge encercle Berlin, Adolf Hitler se suicide en compagnie d'Eva Braun qu'il venait d'épouser, dans le Führerbunker. Dans son testament politique, il écarte Hermann Göring et Himmler et désigne l'amiral Karl Dönitz comme successeur.

Rumeurs post mortem

Nombre de rumeurs circulèrent sur la possibilité qu'Hitler aurait survécu à fin de la guerre. Le FBI mena des enquétes jusqu'en 1956 sur des centaines de pistes plus ou moins sérieuses. Mais dès la chute de Berlin, les services secrets soviétiques avaient récupéré une grande partie du corps. En juin 1946, les témoins, prisonniers de Beria, sont transportés à Berlin, dans le parc du bunker. Ils indiquent l’endroit où ils ont enflammé, puis enterré le corps de Hitler et de sa femme. L’emplacement correspond à l’exhumation réalisée par le Smersh un an plus tôt. On en profite pour procéder à de nouvelles fouilles et on déterre quatre fragments de crâne. Le plus grand est transpercé par une balle. L’autopsie réalisée fin 1945 se trouve en partie confirmée : les médecins y notaient en effet l’absence d’une pièce maîtresse du crâne, celle qui justement permet de conclure que Hitler s’est suicidé par arme à feu. Le puzzle est désormais complet. Ces éléments ne sont toutefois pas diffusés par Beria. Staline lui-même n’en est pas tenu informé, ce qui explique peut-être qu’il ait soupçonné les Occidentaux d’avoir recueilli le dictateur déchu. Quant aux restes des époux Hitler, ils sont pudiquement oubliés. Il faut attendre 1970, et l’ère Brejnev, pour que le chef du KGB Youri Andropov les fasse détruire par le feu. Mais le crâne et les dents de Hitler, conservés dans les archives, échappent à la crémation. On n’en apprend l’existence qu’après la chute de l’URSS. En 2000, la partie supérieure du crâne du dictateur devient même l’une des curiosités d’une exposition moscovite organisée par le Service fédéral des archives russes pour marquer le cinquante-cinquième anniversaire de la fin de la guerre.

Hitler était-il socialiste ?

Hitler rejetait dans un même mépris capitalisme et marxisme. Son nationalisme raciste transcendait le clivage traditionnel capital/social : il rêvait d'un peuple uni (Volk) par le (même) sang. La propagande hitlérienne est essentiellement guidée par des considérations d'opportunité politique, mais comporte deux invariants : l'antisémitisme, puis l'anti-marxisme (compris dans un sens assez large). Pendant les années 1920, il dut louvoyer entre les tendances « droitistes » (de l'armée et de la droite traditionnelle, du patronat) et « gauchistes » (de certains de ses partisans, comme Ernst Röhm ou Gregor Strasser). Après le lamentable échec du putsch de 1923, son problème consiste à capter et conserver un maximum de voix en vue de conquérir électoralement le pouvoir. Une étatisation des moyens de production débuta dès 1933 avec des usines automobiles et aéronautiques, puis s'intensifia avec l'économie de guerre mise en place par Albert Speer dès 1943. À partir de 1943, cette étatisation de fait suivait un schéma d'emprise totalitaire des moyens de production pour l'effort de guerre plutôt qu'une inspiration socialisante qui dominait encore dans le courant des années 1930. On peut aussi rappeler que les socialistes allemands étaient pourchassés sous le Troisième Reich et que beaucoup sont rentrés en résistance.

Interprétation psychanalytique

Troisième Reich Responsable d'une guerre ayant fait dans les cinquante millions de morts, le personnage d'Hitler a cristallisé une telle animosité qu'il est prudent de considérer les interprétations de son comportement avec beaucoup de recul. Dans son livre de 1983 Am Anfang war Erziehung (C'est pour ton bien), Alice Miller avance une explication des comportements violents de Hitler par ses traumatismes infantiles. Sa mère avait épousé un homme plus vieux qu'elle de 23 ans qu'elle appelait « oncle Aloïs » ; ses trois enfants moururent en quelques années autour de la naissance d'Adolf, amenant ce dernier à être surprotégé. Il était régulièrement battu et ridiculisé par son père ; après une tentative de fugue, il fut presque battu à mort. Adolf haït son père durant toute sa vie et on a rapporté qu'il faisait des cauchemars à son sujet à la fin de son existence. Lorsque l'Allemagne nazie occupa l'Autriche, Hitler fit détruire le village où son père avait grandi. Durant la vie d'Hitler, des rumeurs circulèrent sur le possible judaïté de son père (sa grand-mère ayant été, selon une rumeur non vérifiée, servante dans une famille juive, qui paya plus tard une pension pour son fils né de père inconnu) ; un comble dans le climat d'antisémitisme de cette époque. Cette insécurité peut être corrélée par l'ordre d'Hitler, selon lequel chaque Allemand était censé prouver la non-existence d'ancêtres juifs jusqu'à la troisième génération.

Aspects énigmatiques du personnage


- Il est établi qu'Hitler donna des ordres spécifiques pour que Johann Georg Elser, l'auteur de l'attentat de Munich qui aurait pu le tuer ne fût ni exécuté, ni même mis dans une situation où ses jours seraient en danger. Pourquoi ? Aucun historien n'a avancé d'hypothèse.
- Il donna également des ordres pour qu'un certain nombre d'Allemands juifs s'étant distingués pendant la Première Guerre mondiale ne soient pas inquiétés. Ce point était à l'origine une demande de Hindenburg. Ce point de vue est à rapprocher de la phrase de Göring, « Je suis celui qui décide qui est Juif et qui ne l'est pas. »
- Il est communément admis qu'Hitler se serait inspiré des théories de Hans Horbiger (Atlantide), John Cleves Symnes (théorie dite de la « Terre creuse »). C'est également lui qui fit inverser le sens du svastika (croix gammée) indien, signe de vie, comme pour en retourner aussi la signification (le « Viva la muerte » des phalanges espagnoles n'était pas loin) ; on remarquera aussi que le salut que Mussolini, repris par la suite par Hitler à partir de 1926, demandait de ses troupes était exactement celui des gladiateurs de l'empire romain saluant l' Empereur avant de mourir (le fameux rite du « Ave Caesar, morituri te salutant »).
- Point que certains jugent négligé par la plupart des historiens : les doctrines mystiques dans lesquelles Hitler et d'autres responsables du nazisme auraient puisé leur inspiration pour l'élaboration de la politique national-socialiste, et les rapports que le Führer aurait entrenu avec l'univers des sciences occultes (voir
- [http://www.trimondi.de/francais/H-B-K-Pre.fr..htm]). source : Louis Pauwels et Jacques Bergier, Le matin des magiciens, introduction au réalisme fantastique, Folio, 1960.

Regards des contemporains


- Erwin Rommel en octobre 1938 après avoir accompagné et assuré la sécurité du Führer durant l'annexion des Sudètes : :Hitler possède un pouvoir magnétique sur les foules; qui découle de la foi en une mission qui lui aurait été confiée par Dieu. Il se met à parler sur le ton de la prophétie. Il agit sur l'impulsion et rarement sous l'empire de la raison. Il a l'étonnante faculté de rassembler les points essentiels d'une discussion et de lui donner une solution. Une forte intuition lui permet de deviner la pensée des autres. Il sait manier avec habileté la flatterie. Sa mémoire infaillible m'a beaucoup frappé. Il connait par cœur des livres qu'il a lus. Des pages entières et des chapitres sont photographiés dans son esprit. Son goût des statistiques est étonnamment développé : il peut aligner des chiffres très précis sur les troupes de l'ennemi, les diverses réserves de munitions, avec une réelle maestria qui impressionne l'état-major de l'Armée.
- Norman Spinrad, après le succès de son livre Rêve de fer : « Hitler avait compris ce qui motivait les foules. Il passait certainement beaucoup plus de temps à s'occuper finement des symboles, couleurs et uniformes qu'à lire des livres d'économie. Ses rêves étaient bien plus proches de ceux d'une rock-star que d'un homme politique à proprement parler ».
- Dominique Aubier rappelle dans son livre Réponse à Hitler que le nazisme avait l’ambition de détruire le peuple juif, que c'était l'objectif principal d'Hitler : une tentative d’anéantir le Verbe incarné, détruire ainsi toute possibilité de survie humaine au jour du retour cyclique. La solution finale était une tentative d'anéantissement totale de l'humanité, une négation du Verbe, de la parole.
- H. P. Lovecraft qui voyait Hitler comme une force élémentaire appelée à régénérer la culture européenne, le considère par la suite comme un honnête clown pour ensuite reconnaitre que bien que ses objectifs soient fondamentalement sains, l'extrémisme absurde de sa politique actuelle risque de conduire à des résultats désastreux et en contradiction avec les principes de départ.

Anecdotes

Adolf Hitler serait aux origines de Volkswagen et notamment de la Coccinelle. Adolf Hitler aurait rencontré Ferdinand Porsche à ce propos et lui aurait parlé d'une voiture populaire pouvant transporter 5 personnes, atteindre une vitesse de croisière de 100 km/h, consommer environ 7 litres pour 100 km et ne coûtant pas plus de 1 000 Reich Marks. Le prototype fut appelé KdF-Wagen (Kraft durch Freude). La propagande alliée répandit l'assertion qu'Hitler n'aurait eu qu'un seul testicule. À ce propos, les Alliés chantaient « Hitler has only one ball » (Hitler n'a qu'une boule), sur l'air du « Le pont de la rivière Kwai », chanson sans doute inventée par les services secrets anglais à des fins de dénigrement. Une rumeur récurrente prétend qu'Hitler était seulement un peintre en bâtiment ; une caricature féroce de Sennep a peut-être contribué à ancrer la légende. Il a en fait laissé des aquarelles, certes sans génie particulier, mais qui témoignent, au moins, du fait qu'il était capable d'en peindre et qu'il possédait en tout cas de très bonnes bases dans cette technique. En revanche, il se peut que pendant ses années de galère, il ait été obligé d'accepter quelques petits boulots pour survivre. Dans son roman La part de l'autre, l'écrivain Éric-Emmanuel Schmitt lui fait par exemple peindre une enseigne de magasin pour un commerçant, mais sans aucune preuve tangible qui corroborerait ces faits. Cinquante faux Carnets d'Hitler furent publiés en Allemagne par le magazine Stern en 1983, alors qu'ils avaient été réalisés par un faussaire nommé Konrad Kujau. Paris Match acheta à prix d'or l'exclusivité pour la France...

Descriptions et représentation culturelles

Au Cinéma


- Parmi les nombreuses représentations au cinéma, Charlie Chaplin ridiculisa Hitler dans son film de 1940 Le Dictateur (The Great Dictator) : le dictateur en question a en effet pour sosie un petit coiffeur juif qui prendra sa place et terminera le film sur un discours humaniste émouvant. Pour la petite histoire, Hitler fit interdire le film en Allemagne, mais s'en procura une copie qu'il se fit projeter en privé à deux reprises.
- Les Dix derniers jours d'Hitler, un film de 1973
- En 2003, le réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel sort La Chute (Der Untergang), un film qui raconte les derniers jours du Führer. Ce film a connu un grand succès, mais a provoqué une polémique principalement en raison de la vision humanisée qu'il donnerait du dictateur. En effet, de nombreux films ont représenté Hitler, mais la plupart ont évité de lui donner un visage.
- En 2003, HITLER - la naissance du mal (Canada / États-Unis), donne un éclairage sur la jeunesse d'Hitler et sa montée au pouvoir (jusqu'en 1934). Ce film, dont les historiens seront sans doute critiques, a le mérite de montrer la genèse du dictateur, et l'Allemagne telle qu'il l'a connu au moment où il met en place son « mon combat », alors qu'il n'est encore qu'un « aspirant » en politique.
- En 2003 Max, réalisé par Menno Meyjes, narre l'histoire entre Adolf Hitler, à l'époque jeune artiste et Max, artiste juif amputé du bras droit. Max encourage Hitler à exorciser sur la toile ses colères, ses haines et ses peurs. Petit à petit, Hitler devient haineux envers les juifs ce qui conduira à l'horreur que l'on connait tous.

Œuvres classiques


- Hitler a souvent été utilisé comme personnage dans des œuvres de fiction. Un exemple précoce en est la description cryptée dans la pièce écrite en 1941 par Bertolt Brecht, La résistible ascension d'Arturo Ui, dans laquelle Hitler est transposé en la personne d'un racketteur mafioso sur le marché des choux-fleurs à Chicago.
- Dans le recueil de nouvelles de Dino Buzzati Le K, la nouvelle nommée Pauvre petit garçon contient une chute assez inattendue !
- Roald Dahl a également écrit une petite nouvelle sur Adolf Hitler dans Kiss Kiss, recueil de nouvelles à l'humour noir, elle s'intitule Une histoire vraie.
- Une des plus étranges œuvres tardives de Salvador Dali fut Hitler se masturbant, le représentant au centre d'un paysage désolé.
- Dans son roman « Pompes funèbres », Jean Genet propose une vision homoérotisée du Führer, ainsi qu'un regard poétique sur les rapports qu'entretiennent la violence nazie et l'attirance sexuelle.
- Ces garçons qui venaient du Brésil Franklin J. SCHAFFNER en 1976 raconte une tentative de clonage du dictateur defunt par le sinistre Docteur Mengele.

Voir aussi

Bibliographie


- Un attentat contre Hitler, Procès verbaux des interrogatoires de Johann Georg Elser, traduit de l'allemand et présenté par Bénédicte Savoy, préface de Gilles Perrault, Solin Actes Sud, 1998
- Giulio Ricchezza, La vie fantastique d'Adolf Hitler, 3t., Famot, 1974
- Ron Rosenbaum, Pourquoi Hitler, Lattès, 1998
- Ian Kershaw, Hitler, 2t., Flammarion, 1999
- Ian Kershaw, Hitler : Essai sur le charisme en politique, Folio Essais, 2001
- Joachim Fest, Les derniers jours de Hitler, Tempus, 2003
- Gérard Letailleur, Les secrets du chancelier (avec une préface de Christian de La Mazière), Éditions Dualpha, coll. « Vérités pour l'histoire », Coulommiers, 2005. 292 p. ISBN 2-915461-39-2.
- Gōtz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands, Flammarion, 2005, ISBN 2082105172
- Philippe Masson, Hitler chef de guerre. – Paris : Perrin, 2005. – 334 p., 23 cm. – ISBN 2-262-01561-9.

Liens internes


- Nuit de cristal

Liens externes


- [http://www.adolfhitler.ws/lib/books/dkampf/dkampf.htm Mein Kampf (allemand)]
- [http://www.armees.com/Pour-le-FBI-Hitler-etait-vivant.html Article et dossier à télécharger sur les archives US concernant Hitler, les enquêtes du FBI et les données relatives à un complot américain destiné à le supprimer en 1933] Hitler, Adolf Hitler, Adolf Hitler, Adolf Hitler, Adolf Hitler, Adolf Hitler, Adolf Hitler, Adolf Hitler, Adolf ja:アドルフ・ヒトラー ko:아돌프 히틀러 ms:Adolf Hitler roa-rup:Adolf Hitler simple:Adolf Hitler th:อดอล์ฟ ฮิตเลอร์

1889

Catégorie:1889 Cette page concerne l'année 1889 du calendrier grégorien.

Événements


- En juillet, fondation de la Deuxième Internationale des travailleurs.

Afrique


- 13 juin : L'explorateur canadien William Grant Stairs découvre la rivière Semliki qui est une source du Nil.
- 6 octobre : Hans Meyer et Ludwig Purtscheller font la première ascension du Kibo sur Kilimandjaro.
- Cecil Rhodes devient le Premier ministre de la colonie du Cap en Afrique du Sud.

Amériques

États-Unis


- Début de la présidence républicaine de Benjamin Harrison (fin en 1893).
- Les Dakota du Nord et Dakota du Sud deviennent les trente-neuvième et quarantième États de l'Union américaine.
- Le Montana devient le quarante-et-unième État de l'Union américaine.
- L'État de Washington devient le quarante-deuxième État de l'Union américaine.

Brésil


- 15 novembre : Le régime de l'empereur Pierre II du Brésil, devenu très impopulaire auprès des grands propriétaires terriens, pour avoir aboli l'esclavage, est renversé par l'armée, dirigée par le général Manuel Deodoro da Fonseca. La République est proclamée, l'empereur part en exil et l'armée entre sur la scène politique brésilienne.

Asie & monde indien


- Le Japon se dote de la constitution Meiji rédigée par le prince Ito Hirobumi (1848-1909).

Europe


- 30 janvier : Mort mystérieuse à Mayerling de Rodolphe d'Autriche, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, et de sa maîtresse Marie Vetsera. Lui succède son cousin germain, l'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg, fils de Charles-Louis de Habsbourg, frère cadet de l'empereur François-Joseph.
- 4 novembre : Inauguration en Prusse de la Vennbahn.
- Début du règne de Charles Ier, roi du Portugal (fin en 1908).
- La révolutionnaire allemande Rosa Luxembourg est exilée en Suisse.

France


- En février : suite au refus des chambres d'accorder à la compagnie du canal de Panama une prorogation, celle-ci est dissoute et liquidée. Plus de 870 000 souscripteurs, en majorité des petits épargnants français, perdent leurs versements et sont ruinés. Nombre d'entre eux se suicident. Début du Scandale de Panama (1889-1893).
- 31 mars : Exposition universelle à Paris France. Inauguration de la Tour Eiffel.
- 30 avril : Les ailes du Moulin Rouge tournent pour la première fois
- 3 juillet : Catastrophe à Saint-Étienne, un coup de grisou ensevelit plus de deux cents mineurs.
- 15 juillet : La loi Freycinet fixe la durée du service militaire actif à trois ans dans le cadre d'un service personnel, obligatoire et universel, mais inégal.
- Naturalisation des étrangers européens nés en Algérie.
- La journée du 1 mai est choisie, par les groupes syndicaux de travailleurs, comme symbole de la lutte des travailleurs d'Europe et d'Amérique à la suite des manifestations sanglantes américaines des 1er mai 1886 et 1887.
- 21 juillet : La fameuse loi DEFENSE D'AFFICHER.

Suisse


- Naissance des Chemins de fer rhétiques.
- Ouverture de l'Université de Fribourg.
- Le chancelier allemand Otto von Bismarck menace de prendre des sanctions contre la Suisse: la police argovienne ayant arrêté le policier allemand Adolf Wohlgemuth, alors qu'il recrutait des indicateurs en terre helvétique.
- Mise en service du chemin-de-fer du Pilate.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1889 dans les chemins de fer
- Sports : 1889 en sport
- Arts & cultures :
  - 31 mars Exposition universelle à Paris France. Inauguration de la Tour Eiffel.
  - L'écrivain britannique Robert Louis Stevenson arrive à Hawaii.
  - Le peintre hollandais Vincent Van Gogh peint la Nuit étoilée et son Autoportrait à l'oreille coupée.
- Sciences & techniques :
  - Découverte des ondes hertziennes.
  - L'inventeur Émile Reynaud met au point son Théâtre optique

Naissances en 1889


- Suzanne Duchamp-Crotti, peintre († 1963).
- 2 février : Jean de Lattre de Tassigny, maréchal de France († 1952).
- 3 février : Carl Theodor Dreyer, réalisateur danois.
- 7 février : Harry Nyquist, scientifique suédois († 1976).
- 7 avril : Gabriela Mistral (Lucila Godoy y Alcayaga), poétesse chilienne.
- 16 avril : Charlie Chaplin, acteur, réalisateur, scénariste et compositeur († 1977).
- 20 avril : Adolf Hitler († 1945).
- 21 avril : Paul Karrer, chimiste.
- 26 avril : Ludwig Wittgenstein, philosophe autrichien († 1951).
- 1 juin : Charles Kay Ogden, linguiste anglais.
- 5 juillet : Jean Cocteau, écrivain, cinéaste et dessinateur français († 1963).
- 9 juillet : James Paul Chapin, ornithologue américain († 1964).
- 30 juillet : Frans Masereel, graveur et peintre belge.
- 30 juillet : Horace Alexander, Quaker britannique, professeur et écrivain, pacifiste et ornithologue († 1989)
- 26 septembre : Ivan Mosjoukine, acteur et cinéaste russe.
- 26 septembre : Martin Heidegger, philosophe allemand († 1976).
- 25 octobre : Abel Gance, réalisateur français († 1981).
- 20 novembre : Edwin Hubble, astronome américain († 1953).

Décès en 1889


- 30 janvier : l'archiduc Rodolphe de Habsbourg et Marie Vetsera.
- 9 avril : Eugène Chevreul, chimiste français (° 1786).
- 23 avril : Jules Barbey d'Aurevilly, écrivain français (° 1808).
- 21 mai : Gaston Planté, physicien français.
- 20 juillet : Anton Ausserer, naturaliste allemand spécialiste des araignées (° 1843).
- 28 septembre : le Général Louis Léon César Faidherbe, ancien gouverneur du Sénégal, grand chancellier de la Légion d'honneur1818).
- 8 octobre : Johann Jakob von Tschudi, diplomate, explorateur et naturaliste suisse1818).
- 11 octobre : James Prescott Joule, physicien anglais (° 1818).
- 19 octobre : Dom Luiz de Portugal, roi du Portugal de 1861 à 1889.
- 6 décembre : Champfleury, de son vrai nom Jules Husson, écrivain français. __NOTOC__ ko:1889년 ms:1889 simple:1889 th:พ.ศ. 2432

Autriche

|- valign="top" | Président | Heinz Fischer |- valign="top" | Chancelier | Wolfgang Schüssel |{{{{{{{{{{{{{{{{{Commons|Category:Austria|l'Autriche{wikitravel|l'Autriche|Autriche{de{de{en{fr{de{fr{Pays d'Europe (UE){lien AdQ|de

1945

---- Cette page concerne l'année 1945 du calendrier grégorien.

Événements


- 3 décembre : Le coût de l'armement qui a été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale est rendu public, soit plus de 1 000 milliards dollars US.

ONU


- 26 juin : Conférence de San Francisco : adoption par 50 états fondateurs de la Charte des Nations Unies : naissance de l'ONU, qui remplace la SDN (25 avril-26 juin).
- 16 octobre : Fondation à Québec de la FAO (Food and Agricultural Organisation) par l'ONU, son siège s'établira à Rome en 1951.
- 24 octobre : Entrée en vigueur de la Charte des Nations unies (fondation de l'ONU) avec la ratification par la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'URSS et par la majorité des autres pays signataires. Le 24 octobre de chaque année est célébrée la Journée des Nations Unies.
- 16 novembre : Création de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
- 27 décembre : Fondation de la banque mondiale par 28 nations.

Amériques

Brésil


- 29 octobre : Renversement du président Getúlio Vargas au Brésil et déposé le 30 octobre par un groupe de généraux.

Canada


- 20 février : Émission des premiers chèques d'allocations familiales par le gouvernement canadien.

États-Unis


- 16 juillet : Explosion de la première bombe atomique suite au projet Manhattan américain, dans le désert près de Alamogordo dans l’État du Nouveau-Mexique.
- Début de la présidence démocrate d'Harry S. Truman aux États-Unis (jusqu'en 1953).
- 12 avril : Décès du président Franklin Delano Roosevelt.
- 28 juillet : Un bombardier américain B-25 s'écrase sur le 79e étage de l'Empire State Building à New York faisant 13 victimes.
- Août, suppression du prêt-bail.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Cordell Hull.

Asie

Seconde Guerre mondiale Front Asie-Pacifique


- 9 mars :
  - Pendant 2 jours, plus 100 000 victimes périssent lors du bombardement de Tokyo par 300 bombardiers B-29 américains qui lancent des bombes incendiaires.
  - Coup de force japonais au Laos. Des officiers français sont parachutés pour organiser des maquis.
- 7 avril : L'aéronavale américaine coule le plus gros bâtiment de la marine japonaise, le cuirassé Yamato.
- 14 avril : Des centaines de Boeing B-29 américains bombardent Tokyo.
- Coup de force japonais contre les Français en Indochine.
- 30 juillet : Le navire USS Indianapolis est coulé par un sous-marin japonais.
- 6 août : Un bombardier américain largue une bombe atomique au plutonium sur Hiroshima - Bilan : 75 000 morts et 90 000 blessés sur une population de 250 000 personnes.
- 8 août : L'URSS déclare la guerre au Japon, elle va occuper Sakhaline, les îles Kouriles, et envahit la Mandchourie.
- 9 août : Deuxième bombardement atomique sur Nagasaki.
- 10 août : Le Japon capitule.
- 15 août : L'empereur Shōwa prononce un discours à la radio. Il demande dans son allocution l'arrêt des combats. C'est la capitulation officieuse du Japon.
- 2 septembre : Le Japon reconnaît officiellement sa défaite, en signant sur le cuirassé états-unien Missouri le document de sa capitulation. Cet acte met fin au dernier conflit en cours de la Seconde Guerre mondiale et entérine l'occupation du Japon par les États-Unis.

Birmanie


- 3 janvier : Les Britanniques prennent l'île d'Akyab et la Force 136 commence à livrer des armes aux « résistants » birmans.
- 25 janvier : La 25e division indienne débarque sur l'île birmane de Ramree, prend la ville de Kyankpyu et occupe désormais toute la péninsule de Myeban (27 janvier). Le blocus japonais de la Chine est brisé, les forces chinoises font la jonction sur la route de Birmanie totalement dégagée.
- 28 janvier : Le premier convoi parti d'Inde et ayant pris la route de Birmanie rebaptisée route Stilwell par Tchang Kaï-chek, arrive en Chine.
- 27 mars : Les communistes de l'AIB (Armée nationale de Birmanie), sur les ordres de l'ex-collaborateur Aung San, se soulève contre les Japonais et prennent la capitale Rangoun, reprise le 3 mai par la 14e armée britannique.
- 15 août : Création en Birmanie de la Ligue anti-fasciste du peuple pour la liberté (LAFPL) dont le but est de lutter contre l'Angleterre. Le secrétaire général de cette ligue Thakin Than Tun est le beau-frère du président Aung San qui rompt avec le marxisme.

Corée


- 6 septembre : Yo Unhyŏng proclame la République populaire en Corée occupée par les États-Unis.
- 7 septembre : Les États-Unis, par leur représentant le général Hodge, dissolvent les Comités de libération nationale et déclarent la république populaire du 6 illégale.
- 10 septembre : le parti communiste de Corée (fondé en 1925) installe ses bureaux en Corée occupée par l'URSS.

Inde


- 20 septembre : Le comité du Congrès pan-indien, réuni sous la direction du Mahatma Gandhi et du Pandit Nehru, rejette les propositions britanniques d'autonomie interne et demande à la Grande-Bretagne de quitter l'Inde.

Indonésie


- 17 août : Sukarno proclame l'indépendance de l'Indonésie. Les Pays-Bas s'y opposent.

Viêt Nam


- 20 août : Proclamation de la République du Viêt Nam.
- 2 septembre : Hô Chi Minh proclame l'indépendance du Viêt Nam.
- 5 octobre : Leclerc débarque à Saïgon.

Europe

Seconde Guerre mondiale Front européen


- 2 janvier : Charles de Gaulle refuse l'ordre américain d'évacuer Strasbourg.
- 5 janvier : La 1 armée française défend Strasbourg.
- 12 janvier : Offensive Vistule-Oder lancée par l'Armée rouge.
- 15 janvier : Libération du camp de concentration de Plaszow (Cracovie) par les soviétiques.
- 17 janvier : Entrée de l'Armée rouge (Joukov) à Varsovie (17 au 22 janvier).
- 20 janvier : Les SS font sauter les fours crématoires II et III du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.
- 27 janvier : Les SS font sauter le dernier four crématoire d'Auschwitz-Birkenau.
- 27 janvier : Libération d'Auschwitz par les troupes soviétiques.
- 30 janvier : Le Wilhelm Gustloff avec plus de 10 000 refugiés venus du port de Gotenhafen dans la baie de Dantzig est coulé par trois torpilles du sous-marin soviétique S-13. Plus de 9 300 périssent dans la Mer Baltique.
- 31 janvier : Les troupes soviétiques franchissent l'Oder.
- 4 février : Conférence de Yalta réunissant en secret les États-Unis, le Royaume-Uni et l'URSS (4-11 février) représentés par Roosevelt, Churchill et Staline. Les Alliés s'engagent à organiser des élections libres en Europe, après la victoire, en fait ils se sont partagés les zones d'influence en Europe entre les États-Unis et l'Union soviétique.
- 10 février : Le General von Steuben est coulé par le sous-marin soviétique S-13.
- 13 février-15 février : Bombardements anglo-américains sur Dresde. 35 000 morts.
- 27 février : 3 000 femmes sont évacuées de Ravensbrück.
- 7 mars : Franchissement du Rhin par les alliés à Remagen et entrée des troupes américaines en Allemagne.
- 28 mars : Les Allemands tirent, à partir de La Haye leur dernier missile V2 qui tombera sur Opington, au sud-est de Londres.
- 29 mars : Entrée des troupes soviétiques en Autriche.
- 3 avril : Premières évacuations à Buchenwald.
- 4 avril : Libération de Bratislava par l'Armée rouge.
- 11 avril : Début de la bataille d'Okinawa.
- 13 avril :
  - Entrée des troupes soviétiques dans Vienne (Autriche) (13-16 avril).
  - Les SS quittent Bergen-Belsen.
- 16 avril : Naufrage du Goya dans la Mer Baltique coulé par le sous-marin soviétique L-3, environ 6 500 morts.
- 17 avril : Bataille de Royan (17-20 avril).
- 19 avril : Entrée des troupes soviétiques dans Berlin.
- 20 avril : Évacuation partielle de Sachsenhausen.
- 21 avril : Évacuation de Ravensbrück.
- 22 avril : Les troupes d'infanterie alpine finissent par reprendrent les forts des Alpes, dans lesquels s'étaient retranchées des troupes allemandes, mais au prix de durs combats.
- 25 avril : Jonction des troupes américaines et soviétiques à Torgau sur l'Elbe.
- 28 avril :
  - Adolf Hitler destitue Heinrich Himmler de toutes ses fonctions.
  - Le dictateur italien Benito Mussolini et sa compagne Clara Petacci sont fusillés par des partisans communistes, leurs corps nus sont pendus par les pieds sur la place Loreto, à Milan.
- 29 avril :
  - Dernier gazage à Mauthausen.
  - Les forces Alliées libèrent le camp de concentration de Dachau.
  - Adolf Hitler épouse Eva Braun.
- 30 avril : Suicides de Adolf Hitler et Eva Braun dans le bunker de la chancellerie à Berlin, alors que les troupes russes approchent de son bunker. Joseph Goebbels prend le pouvoir.
- : Suicides de Joseph Goebbels et de sa femme Magda après avoir tué ses 6 enfants.
- 2 mai : Prise de Berlin par l'Armée rouge.
- 3 mai : Naufrages du Cap Arcona, du Thielbek et du Deutschland coulés par la RAF dans la baie de Lübeck.
- 4 mai :
  - Libération du camp de Neuengamme totalement vide par l'armée britannique.
  - Reddition des armées de l'Allemagne du Nord au maréchal Bernard Montgomery.
- 7 mai : À Reims (France), Alfred Jodl et l'état-major des troupes allemandes du front Ouest signent la reddition sans condition de l'Allemagne.
- 8 mai : Signature à Berlin avec l'URSS de la capitulation de l'Allemagne.

Europe de l'Est


- En février, coup de force communiste orchestré par l'Armée rouge en Roumanie.
- 21 avril : L'URSS signe un pacte d'amitié avec la Pologne.
- 10 mai : Les Tchèques s'étant soulèvés contre les nazis, l'Armée rouge intervient et prend Prague.
- En juin, la Tchécoslovaquie cède la Ruthénie à l'URSS.
- En juillet, l'Angleterre reconnaît le gouvernement de Pologne.
- 22 septembre : la Russie et la Hongrie signent un accord économique.
- 18 novembre : Le « Front patriotique » bulgare (communiste) obtient 75 % des voix aux élections générales.
- Novembre, Tito est porté au pouvoir en Yougoslavie avec 90 % des voix.
- 29 novembre : Proclamation de la république fédérale populaire de Yougoslavie.
- 5 décembre : Victoire du « Front patriotique » albanais d'Enver Hodja avec 93 % des voix.

Europe de l'Ouest


- 3 mars : Évacuation des internés de Hinzert.
- 28 avril :Benito Mussolini et Clara Petacci sont exécutés par des partisans italiens.
- En mai, retour des premiers déportés et prisonniers de guerre.
- 12 mai : Première évocation par Winston Churchill du « rideau de fer » qui traverse l'Europe.
- 14 mai : Proclamation d'indépendance de l'Autriche.
- 23 mai : Arrêté par les Britanniques, Himmler se suicide à Barnsted.
- 5 juin : La France reçoit une zone d'occupation en Allemagne.
- 17 juillet : Conférence de Potsdam (17 juil.-2 août). Délimitation des quatre zones d'occupation en Allemagne.
- 26 juillet : Proclamation de Potsdam
- 17 août : l'Indonésie prend son indépendance des Pays-Bas.
- 9 novembre : Conférence de Paris sur les réparations imposées à l'Allemagne (9 nov-21 déc).
- 20 novembre : Ouverture du procès de Nuremberg de 24 chefs nazis(verdict le 1 octobre 1946).
France

- 16 janvier : Nationalisation des usines Renault et création de la « Régie Renault ».
- 19 janvier : Procès de Robert Brasillach. Il est condamné à mort.
- 25 janvier : Procès et condamnation à la réclusion perpétuelle de Charles Maurras.
- 6 février : Exécution de l'écrivain Robert Brasillach.
- 22 février : Création des comités d'entreprise dans les établissements de plus de 100 employés (au moins 50 à partir de mai 1946).
- 3 mars : Ordonnance créant une école primaire unique.
- 9 avril : Nationalisation de Gnome et Rhône et d'Air France.
- 26 avril : Retour de Philippe Pétain en France.
- 29 avril : Élection municipales (29 avril-13 mai). Les femmes votent pour la première fois.
- 16 mai : La France reçoit un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
- 16 juin : Nationalisation d'« Air France ».
- 25 mai : Création de l'UDSR (Union Démocratique et Socialiste de la Résistance) par diverses personnalités dont François Mitterrand.
- 23 juillet au 15 août : Procès du maréchal Pétain, condamné à mort, il eut sa peine commuée en détention perpétuelle le 23 août.
- 4 octobre :
  - 4-19 octobre : Début des ordonnances sur la Sécurité sociale et création de l'ENA (École nationale d'administration)
  - Début du procès de Pierre Laval (4 au 8 octobre), condamné à mort.
- 15 octobre : Exécutions de Joseph Darnand, chef de la Milice française, et de Pierre Laval.
- 18 octobre : Création du Commissariat à l'Énergie Atomique
- 21 octobre : Élection de la 1 Constituante en France, large victoire de la Gauche. Les femmes avaient le droit de vote pour la première fois à l'occasion d'un référendum.
- 2 novembre : Entrée en vigueur de l'"ordonnance de 1945 sur l'entrée et le séjour des étrangers".
- 13 novembre : De Gaulle est réélu président du GPRF.
- 21 novembre : De Gaulle président du Conseil. Ministère tripartite MRP, SFIO, PC.
- 2 décembre : Nationalisation de la Banque de France et des grandes banques de dépôt (Crédit Lyonnais, Société générale, BNCI, CNEP), qui appartenaient aux « 200 familles les plus riches », et création du Conseil national du crédit chargé de veiller au bon fonctionnement du système bancaire.
- 21 décembre : Création du Secrétariat Général au Plan.
- 26 décembre : Suite aux accords de Bretton Woods, dévaluation du franc français.
- 31 décembre : Entrée en application de la nationalisation du crédit. La BNCI et le CNEP vont fusionner pour former la Banque nationale de Paris.
- En décembre, la société des Chaussures Sirius de Romans (400 personnes) crée la première forme de participation des salariés en se transformant en SARL à participation ouvrière.
- Fondation du Conseil national du patronat français (CNPF).
-
- Inflation = 48 %
- Instauration d'une taxe sur les loyers, collectée, pour le Fonds national d'amélioration de l'Habitat, devenu, Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH).
Grande-Bretagne

- 26 juin : Winston Churchill est battu aux élections britanniques.
- 26 juillet : Début du ministère travailliste de Clement Attlee, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1951).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient et monde arabo-musulman


- Février 1945 - Rencontre historique à bord de lUSS Quincy, sur le canal de Suez, entre le président américain Franklin D. Roosevelt et le roi Abd el-Aziz Ibn Saoud d'Arabie saoudite.
- 23 février : La Turquie déclare la guerre à l'Allemagne et au Japon.
- 22 mars : À Alexandrie Égypte, création de la Ligue arabe avec comme membres fondateurs : L'Égypte, l'Irak, le Liban, l'Arabie saoudite, la Syrie, la Transjordanie et le Yémen du Nord.
- 8 mai : Massacre de Sétif (Algérie) à l'occasion de la célébration de la capitulation nazie. Ces manifestations aboutirent à des émeutes indigènes. Il y eut 12 000 à 15 000 morts algériens suite à la répression militaire en réponse à l'assassinat de 109 colons par les émeutiers arabes. L'Algérie indépendante fixe à cette date le vrai début de la Guerre d'Algérie et elle revendique 45 000 morts dus à la répression militaire.

Arts & culture


- 10 juillet : réouverture du musée du Louvre à Paris.
- L'architecte Henry Bernard dirige les travaux de l'université de Caen.

Cinéma


- 15 mars : 17e remise des oscars.

Films remarquables


-
Les Dames du Bois de Boulogne drame de Robert Bresson avec Maria Casarès, Elina Labourdette et Jean Marchat.
-
Les Enfants du paradis drame de Marcel Carné avec Arletty, Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur.
-
Ivan le Terrible (Ivan Grozny) de Sergei Mikhailovich Eisenstein avec Nikolai Tcherkassov et Ludmila Tchelikovskaia.
-
La Maison du docteur Edwardes (Spellbound) d'Alfred Hitchcock avec Gregory Peck, Ingrid Bergman et Leo G. Carroll.
-
Rome, ville ouverte (Roma, citta aperta) de Roberto Rossellini (Italie) avec Anna Magnani et Aldo Fabrizi.
-
Le Poison (The Lost Week-end) de Billy Wilder avec Ray Milland et Jane Wyman - Oscar du meilleur film.

Littérature


- Le romancier Albert Camus publie
Caligula.
- Fondation par Jean-Paul Sartre de la revue Les Temps modernes.
- L'économiste Alfred Sauvy publie
Bien-être et population.
- Le romancier américain Richard Wright publie
Jeunesse noire (Black Boy).

Sciences & techniques


- 5 décembre : Cinq bombardiers Avenger américains disparaissent s'en laisser aucune trace, victimes présumées du fameux Triangle des Bermudes.
- 6 décembre : Invention du four à micro-ondes.
- Hugh LeCaine, du CNRC, invente le premier synthétiseur électronique de musique.
- Le biochimiste anglais Ernst Boris Chain, reçoit le prix Nobel de Médecine.

Techniques appliquées


- 16 juillet : Explosion de la première bombe atomique américaine, dans le désert près de Alamogordo dans l’État du Nouveau-Mexique.
- 29 octobre : Mise sur le marché des premiers stylos à bille.

Sports


- 6 mai : Football. Le RC Paris remporte la Coupe de France face au Lille OSC, 3-0.
-
Article détaillé : 1945 en sport

Naissances en 1945


- 1 janvier : Jacky Ickx, courreur automobile F1 belge.
- 26 janvier : Ibrahim Boubacar Keïta homme politique malien.
- 29 janvier : Tom Selleck, acteur américain.
- 1 février : Gilles Servat, auteur-compositeur-interprète breton.
- 4 février : David Brenner, comédien américain.
- 6 février : Bob Marley, chanteur de reggae jamaïcain († 11 mai 1981).
- 9 février : Mia Farrow, comédienne américaine.
- 13 avril : Tony Dow, acteur américain.
- 27 mai : Alain Souchon, chanteur et comédien français.
- 31 mai :
  - Rainer Werner Fassbinder, cinéaste allemand.
  - Henri Emmanuelli, homme politique français.
- 17 juin : Eddy Merckx, courreur cycliste belge.
- 15 août : Alain Juppé, homme politique français.
- 31 août : Itzhak Perlman, violoniste israélien.
- 26 septembre : Bryan Ferry, auteur-compositeur-interprète britannique, co-fondateur de Roxy Music.
- 28 septembre : Marielle Goitschel, skieuse française.
- 12 octobre : Aurore Clément, actrice française.
- 23 novembre : Susan Anspach, femme de théâtre américaine.
- Cheick Oumar Sissoko, cinéaste malien.
- Ousmane Issoufi Maïga, homme politique malien.

Décès en 1945


- 6 janvier : Vladimir Vernadsky, géologue russe
- 6 février : Robert Brasillach, écrivain français (exécuté)
- 8 février : Robert Mallet-Stevens, architecte français
- 12 mars : Anne Frank, jeune juive néérlandaise, deviendra célèbre après la publication de son journal
- 15 mars : Pierre Drieu La Rochelle, écrivain français (suicidé)
- 18 mars : Louis d'Iriart d'Etchepare, homme politique français (° 1859)
- 12 avril : Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis
- 28 avril : Benito Mussolini, dictateur italien (exécuté)
- 30 avril : Adolf Hitler, dictateur allemand d'origine autrichienne (suicidé)
- 30 avril : Eva Braun, compagne d'Adolf Hitler (suicidée)
- : Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazi (suicidé)
- 23 mai : Heinrich Himmler dirigeant nazi (suicidé)
- 8 juin : Robert Desnos, poète, français, (° 1900).
- 20 juillet : Paul Valéry, écrivain français
- 10 août : Robert Goddard, ingénieur et physicien américain
- 15 septembre : Anton von Webern, compositeur autrichien
- 26 septembre : Béla Bartók, compositeur hongrois
- 10 octobre : Joseph Darnand, chef de la Milice française (exécuté)
- 15 octobre : Pierre Laval, français, président du Conseil (exécuté)
- 19 octobre : Plutarco Elías Calles, président du Mexique de 1924 à 1928.
- 26 octobre : Paul Pelliot, sinologue et aventurier français (° 1878)
- 25 novembre : Georges Charpy, chimiste, métallurgiste français (°1865) __NOTOC__ Catégorie:1945 ja:1945年 ko:1945년 ms:1945 simple:1945 th:พ.ศ. 2488


Berlin

Berlin est la capitale de l'Allemagne.

Généralités

Berlin est un Land allemand. Depuis 1999, c'est aussi désormais dans les faits la capitale de l'Allemagne. Berlin est la ville la plus peuplée d'Allemagne avec 3 391 000 habitants en 2003. Occupant une surface de 89 169 ha, c'est aussi la ville la plus étendue. Elle est batie sur du sable à la confluence des rivières Spree et Havel. Le Land de Berlin est entièrement entouré du Land Brandebourg et se situe dans l'est, à seulement 70 km de la frontière polonaise. Avant la réunification en 1990, Bonn était la capitale provisoire de la République Fédérale d'Allemagne (RFA, Allemagne de l'Ouest) et Berlin-Est (officiellement « Berlin » tout court) celle de la République démocratique allemande (RDA, Allemagne de l'Est). Le traité de réunification de 1990 a rendu à Berlin son statut de capitale, mais la question du siège du gouvernement est restée posée jusqu'à ce que le Bundestag (parlement allemand) décide, à l'issue d'un débat passionné entre « Bonnois » et « Berlinois » le 20 juin 1991 que Berlin serait le siège des institutions de l'Allemagne réunifiée. Le transfert du gouvernement et du Chancelier à Berlin est effectif depuis 2000, tandis que la résidence officielle du Président de la République a toujours été Berlin, et son château de Bellevue. Le Chancelier a résidé provisoirement dans l'ancien Conseil d'État de la RDA (Staatsratsgebäude), bâtiment à la plastique socialiste, qui pour ses nouvelles fonctions a fait peau neuve. Le Bundestag s'est lui-même installé dans le palais du Reichstag dont le toit a été doté d'une coupole en verre pour l'occasion. Par référendum, les électeurs de Berlin et du Land de Brandebourg refusèrent l'unification de leur Länder au cours des années 1990. Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante.

Histoire

Berlin a été fondée aux alentours de 1200 et agrandie par l'unification des villes de Berlin et Cölln, en 1307. Berlin est donc une ville assez ancienne, dont il reste cependant peu de monuments ou souvenirs de cette époque. Quelques restes sont à voir dans le Nikolaiviertel, à côté de l'hôtel de ville. En fait, visiter Berlin laisse une impression de totale discontinuité, reflétant l'évolution de l'histoire de l'Allemagne, notamment au . Au , Berlin est la ville principale de la Marche de Brandebourg. La croissance de Berlin s'accompagne d'une envie d'indépendance et, pour résister aux princes allemands, elle s'allie à la Hanse en 1430. La publication des thèses de Martin Luther au y connaît un fort succès et Berlin devient alors essentiellement protestante. La Guerre de Trente Ans (1618-1648) laisse la ville exsangue. Avec la paix et le Grand Électeur Frédéric-Guillaume, Berlin se reconstruit et retrouve sa magnifiscence. Elle s'agrandit, de nouvelles villes, qui deviendront des quartiers, sont créées, comme Friedrichstadt et accueillent les protestants fuyant la France après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Sous les rois de Prusse, la ville s'étend et est aménagée comme lieu de résidence royale. C'est aussi un lieu qui attire les étrangers et les intellectuels : Frédéric II se veut être un despote éclairé et invitera Voltaire à sa cour. Avec le , Berlin s'industrialise et accueille des sidérurgies et des usines de textile. En 1871, Berlin devient la capitale de l'Empire allemand qui vient d'être créé, notamm