:: wikimiki.org ::
| Hooligan |
Hooligan ja:フーリガン
Catégorie:Supporter de football
Un hooligan est un supporter utilisant la violence pour peser sur le sort d'une rencontre. Le hooligan n'est pas la seule catégorie de supporters s'autorisant à faire usage de violence ; voir Ultras, Hools ou barra bravas. Ce terme est aujourd'hui lié au football, mais ce ne fut pas toujours le cas.
Les historiens britanniques ont déjà bien étudié la question, et la lecture de The roots of football hooliganism du trio Eric Dunning, Patrick Murphy et John Williams, est incontournable. On fera remarquer qu'un mouvement hooligan toucha déjà le cricket en Angleterre du milieu du au milieu du . La question si souvent évoquée de la nature du sport, le football en l'occurrence, n'a pas de rapport avec la genèse du hooliganisme. Aujourd'hui, pourtant, le terme hooligan ne concerne que les supporters de football ; dans les autres sports, on se contente de les qualifier de « supporters en colère »… L'une des toutes premières utilisations du terme hooligan en France date de 1906 et concerne le cyclisme : c'est la quotidien sportif « L'Auto » qui titre sur les hooligans qui polluent le Tour de France 1906…
L'histoire du hooliganisme connaît des vagues en Grande-Bretagne. Très actifs avant la Première Guerre mondiale, les hooligans sont quasi absents des tribunes très familiales de l'entre-deux-guerres. En revanche, au terme du second conflit mondial, le hooliganisme fait son retour. Il devient hyperactif dans les années 1960 et quasi incontrôlable dans les années 1970.
La Grande-Bretagne n'est pas seule touchée par le fléau de la violence, et en France, Amiens se dote d'un service d'ordre dès 1906 pour endiguer ses supporters les plus indisciplinés… Les incidents dans les stades français sont moins nombreux qu'en Angleterre, mais certains d'entre eux dépassent en violence le « modèle anglais ». Ainsi, en 1967, mécontent d'une décision arbitrale, le public du Red Star mit le feu au stade et commença à démonter les tribunes… Même en Angleterre, on n'avait jamais vu ça.
Le traitement par la presse de ces incidents est variable avec le temps. Ainsi, une publication sérieuse comme France Football a soutenu bon nombres d'actions violentes de supporters, qui réagissaient face à une décision arbitrale contestable ou face à des forces de l'ordre trop rigides… On trouve des textes qu'on taxerait aujourd'hui d'édifiants jusqu'au début des années 1980. Ainsi, lors de la Coupe du monde espagnole (1982), de graves incidents ont lieu entre les forces de police du cru et les supporters anglais. France-Football préféra alors mettre l'accent sur les provocations de la police espagnole. La presse anglaise va même encore plus loin en créant à la fin des années 1960 un championnat d'Angleterre des hooligans ! Chaque incident était noté par les journalistes et donnait droit à des points…
L'intrusion de la politique change un peu la donne au début des années 1980. Les partis d'extrême droite tentent en effet de recruter quelques gros bras parmi ces supporters. Aujourd'hui encore (cf le dernier rapport des Renseignements Généraux sur le sujet), le terme même de hooligan est très marqué politiquement. C'est évidemment un non-sens absolu, car l'état d'esprit des hooligans est bien plus proche d'une philosophie anarchiste que d'un modèle fascisant.
Le hooliganisme connaît un virage en 1985 en raison du drame du Heysel. Les hooligans anglais sont montrés du doigt, mais n'oublions pas de préciser ici que le gendarmerie belge et l'UEFA furent condamnées par la justice belge suite à cette affaire. Une partie de la violence des hooligans était provoquée par les conditions déplorables qui étaient alors en usage dans les stades. On entassait en effet, jusqu'à l'étouffement, les supporters afin de gonfler un peu les recettes. Il faudra attendre le drame du Sheffield en 1989 pour voir la mise en place d'une « vraie » politique globale des supporters en Angleterre, incluant la réfection des stades. Depuis lors, le hooliganisme n'est plus un problème pesant comme ce fut longtemps le cas.
Si l'Angleterre a su gérer le problème hooligan, les autres nations européennes n'ont pas vraiment mis en place de politique globale pour traiter cette question, et les problèmes perdurent. En France, mais aussi en Belgique, Allemagne, Hollande ou Italie, pour se concentrer ici sur la seule Europe occidentale, le hooliganisme « à l'anglaise » a connu l'influence italienne du mouvement Ultras et de celles des hools hollandais et allemands.
Notons que l'Espagne est moins touchée par ce fléau que ses voisins. C'est sans doute la conséquence de l'implication directe des supporters dans la gestion du club, via le droit de vote pour élire le président du club. La France ou l'Italie ne tiennent pas vraiment à suivre cet exemple démocratique...
Bibliographie
- Eric Dunning, Patrick Murphy et John Williams, The roots of football hooliganism, Londres, Routlege & Kegan Paul, 1988
- Bill Bufford, Among the thugs (parmi les hooligans), Londres, Secker & Warburg, 1991
- Eddy Brimson, Tear gas and ticket touts, Londres, Headline,1999
- Martin King et Martin Knight, Hoolifan, 30 years of hurt, Londres, Mainstream Publishing, 1999
- Dougie Brimson et Eddy Brimson, Capital punishment, london's violent football following, Londres, Headline, 1997
- Adam Brown, Fanatics! Power, identity & random in football, Londres, Routledge, 1998
- Gerard Reid, Football war, Londres, Sigma Leisure, 2000
- Philippe Broussard, Génération supporter, Paris, Robert Laffont, 1990
- Manuel Comeron (sd), Quels supporters pour l'an 2000?, Bruxelles, Labor, 1997
- Roland Chatard, La violence des spectateurs, Paris, Lavauzelle, 1994
- Patrick Mignon, La passion du football, Paris, Editions Odile Jacob, 1998
- Pol Vandromme, Les gradins du Heysel, Tournai, Gamma, 1985
À signaler que le premier ouvrage anglais écrit sur le sujet date de 1924 : E. Short, Crowds, Londres, Home Oddice Comittee of Crowds, 28 pages.
----
Ultras (football)
Les Ultras constituent un catégorie de supporters de football organisés en groupes.
Le mouvement ultra nait au Brésil dès les années 1940 avec la mise en place de Torcida. Ces groupes de supporters n'ont rien à voir avec les organisations existantes jusque là au Brésil comme ailleurs. Beaucoup plus exubérants que les supporters classiques, les Ultras n'hésitent pas d'avoir recours à la violence. Ils sont de plus organisés en petits groupes, souvent rivaux.
Le mouvement ultra débarque en Europe via la Yougoslavie d'alors, ou plutôt la Croatie. Les actualités cinématographiques yougoslaves diffusent des images de la Coupe du monde de football 1950, avec de nombreux plans de foules exubérantes : les torcida. Les supporters de l'Hajduk Split sont les premiers européens a adopter cette attitude dès le 28 octobre 1950 à l'occasion d'un match contre l'Étoile Rouge de Belgrade. Ce premier groupe ultra européen prend pour nom : Torcida. L'intensité de la partie face au grand rival et le but victorieux inscrit à la 87e minute aide à la naissance du mouvement. Les Ultras envahissent le terrain au coup de sifflet final, et portent en triomphe le buteur jusqu'au centre de la ville. Les "exploits" des ultras de l'Hajduk Split marquent les années 1950 et années 1960.
Les clubs italiens découvrent les us et coutumes ultras dans les années 1960 via les ultras de l'Hajduk Split. Nombre de groupes se constituent en Italie dès la fin des années 1960.
Le mouvement ultra atteint la France au milieu des années 1980, mais laisse froid les îles britanniques, notamment.
Les groupes ultras sont théoriquement financièrement indépendants du club qu'ils supportent. Ils s'autofinancent par la vente de gadgets (t-shirts, autocollants, drapeau, écharpes...). Dans les faits, ils obtiennent des subventions directes des clubs où parviennent à détourner des flux financiers conséquents en prenant en charge, par exemple, la commercialisation des abonnements...
----
Catégorie:Supporter de football
Cricket
Le cricket est un sport d'équipe codifié au Royaume-Uni. Il est populaire dans les pays du Commonwealth, où il est un des principaux sports d'été.
Description du terrain et des positions
Commonwealth
Le cricket se joue entre deux équipes de onze joueurs, sur un terrain ovale généralement en gazon, qui mesure 135 mètres sur 150. Les équipes sont normalement composées de joueurs ayant des qualités complémentaires : certains sont plutôt des batteurs, d'autres plutôt des lanceurs, certains sont à l'aise dans les deux positions. Enfin, le gardien qui se trouve derrière le guichet, avec un équipement de protection spécial, est souvent un joueur à part.
Au centre du terrain, on trouve une surface rectangulaire, dont l'herbe est coupée plus court. C'est le wicket, ou encore square ou pitch. À chaque extrémité du pitch se trouve un groupe de trois piquets de bois (stumps), suffisamment rapprochés les uns des autres pour que la balle ne puisse pas passer entre eux. Les piquets sont surmontés de deux témoins (bails). L'ensemble forme un guichet (wicket, à ne pas confondre avec le mot synonyme de pitch). La distance entre les deux guichets est généralement de 22 yards (une vingtaine de mètres). Le pitch est dessiné au sol par des lignes de craies (creases). Une ligne de 4 pieds (1m30) de long est tracée devant les guichets, c'est la popping crease, territoire sûr pour le batteur, équivalent de la base au base-ball.
Le jeu est arbitré par deux arbitres (umpires). Le premier se tient derrière le guichet d'où le lanceur joue (fielding side), l'autre se tient à une vingtaine de mètres, à angle droit par rapport à l'autre guichet. Ils peuvent faire appel à un troisième arbitre qui vérifie le déroulement de jeu grâce à une caméra couplée à un magnétoscope.
Structure d'un match
La rencontre est divisée en innings (tours de batte, ou périodes). Les équipes alternent en effet à la batte, c'est l'équivalent du service au tennis. L'équipe qui batte est dite in. Le but de l'équipe in est de marquer le plus grand nombre de points (runs) avant que l'équipe adverse ne les en empêche. L'objectif de l'autre équipe est de
faire sortir le batteur adverse aussi vite que possible. Pour qu'une équipe soit all out, le but de l'équipe défendante est de faire manquer leur coup à dix batteurs, le joueur restant étant appelé le not out.
Chaque période est subdivisée en manches (overs), qui consistent en six lancers de balles (autrefois, lorsque chaque pays décidait de la durée d'une manche, elles pouvaient aller de quatre à six balles selon les pays). À la fin d'une manche, l'équipe qui défend doit échanger les positions de ses lanceurs et renvoyer la balle à l'autre bout du terrain, puis à l'autre membre du duo de batteurs.
Sortie des batteurs
arbitre
Le batteur peut être sorti de différentes façons.
- Bowled : le lanceur a réussi à détruire le guichet (faire tomber au moins un des témoins) du batteur. Peu importe si c'est la balle qui a détruit le guichet ou le batteur lui-même, en voulant protéger son guichet.
- Caught : si l'un des chasseurs (joueurs de champ) ou le lanceur intercepte la balle frappée par le batteur, avant que celle-ci ne touche le sol.
- Stumped : si le gardien du guichet (situé derrière celui-ci) détruit le guichet avec la balle, alors que le batteur a dépassé la ligne pour jouer la balle.
- Run out : un chasseur (joueur de champ) détruit le guichet avec la balle alors que les deux batteurs accomplissent leurs runs. C'est alors qui se trouve le plus près du guichet détruit qui est déclaré hors jeu (sauf évidemment s'il se trouve à l'intérieur de la ligne).
- Leg before wicket ou LBW : si le batteur fait obstruction à la destruction du guichet avec son corps (pas nécessairement les jambes). Peu importe que l'obstruction soit volontaire ou non. Il faut également que l'arbitre décide que, sans cette obstruction, la balle aurait détruit le guichet.
Ci-dessus figurent les cas les plus fréquents de sortie du batteur. Néanmoins, d'autres cas plus rares peuvent se présenter.
- Hit wicket : le batteur ou sa batte détruit son propre guichet.
- Hit the ball twice : le batteur a frappé deux fois la balle. La deuxième frappe doit être une frappe réelle — le batteur a le droit d'arrêter la balle deux fois en interposant sa batte, sans effectivement la frapper.
- Handled the ball : le batteur a touché la balle avec sa main. Il n'a le droit de le faire qu'avec l'approbation des chasseurs, sinon il est déclaré hors jeu. Dans l'histoire du cricket test, cela n'est arrivé que six fois.
- Obstructing the field : le batteur a gêné l'un des chasseurs. En fait, il s'agit surtout d'empêcher le batteur de pousser un chasseur — il a tout à fait le droit de se placer dans son champ de vision, ou de se placer en obstacle entre le chasseur et le guichet. Seul un batteur dans l'histoire du cricket test, Len Hutton (Angleterre) a commis une telle faute.
- Timed out : si le nouveau batteur met plus de deux minutes à prendre sa position, après que le précédent batteur a été sorti. Cela n'est jamais arrivé dans l'histoire du cricket test.
Enfin, un joueur peut être « retiré, non sorti » (ou encore « retiré pour blessure »). Il peut choisir de revenir sur le terrain après traitement, auquel cas il doit attendre que l'un de ses camarades soit déclaré hors jeu. C'est à l'arbitre qu'il revient d'autoriser le joueur à se retirer pour blessure. Si le joueur persiste à vouloir quitter le jeu, il peut le faire, mais sera déclaré définitivement hors jeu et ne pourra revenir sur le terrain.
Dans les cas suivant : bowled, leg before wicket, caught, stumped, et hit wicket, le batteur n'est déclaré hors jeu que si la balle est jugée valide par l'arbitre. Si ce n'est pas le cas (no ball), il continue à batter. Dans les cas de run out, handled the ball, hit the ball twice, obstructing the field et timed out, le batteur est déclaré hors jeu quelle que soit la validité de la balle.
Décompte des points
Il existe plusieurs manières de marquer des points.
Un batteur qui marque lui-même 100 points dans une manche est dit avoir marqué une centaine (century), fait non négligeable au cricket. De la même manière, les joueurs peuvent marquer des double, triple, quadruple (ce qui n'est jamais arrivé en cricket test) voire quintuple (ce qui est arrivé une fois en cricket première classe).
Le batteur peut marquer ainsi :
- chaque fois que les deux batteurs échangent leurs positions, avant destruction du guichet, le batteur qui a frappé la balle marque un point. Si un seul échange de positions a lieu sur la balle, alors c'est un single (point unique). Pour deux échanges, c'est un double, trois échanges, un triple. Il n'y a pas de nom particulier pour plus de trois échanges sur une balle.
- si la balle sort du terrain, et si elle a touché le sol avant de sortir, quatre points sont marqués. C'est ce qu'on appelle un quatre. Si la balle n'a pas touché le sol avant de sortir, 6 points sont marqué. Logiquement, c'est un six.
Des points peuvent également être marqués quand le lanceur échoue à lancer la balle de manière valide.
- Il y a no ball (balle illégale) quand le lanceur, le gardien du guichet ou un chasseur commet une action illégale pendant le lancer. La faute la plus fréquente consiste à dépasser la ligne de son pied avant au moment du lancer. Il est plus rare qu'un lanceur recule trop, dépassant ainsi de son pied arrière la ligne de derrière. Une troisième cause de no ball est une façon de lancer illégale. Le lanceur doit en effet donner à l'arbitre, qui les transmettra après au batteur, des indications sur son lancer: avec quelle main il va lancer, de quel côté etc. , si celles ci ne sont pas respectées lors du lancer , l'arbitre peut juger qu'il y a « no-ball » . Ce dernier point a causé récemment de nombreux remous au sein de la communauté internationale. La pénalité pour une balle illégale est d'un point. En outre, une telle balle ne compte pas pour le décompte des lancers d'une manche, mais compte pour les statistiques personnelles du batteur.
- Une balle lancée hors de portée du batteur est déclarée wide ball si le batteur n'a effectivement pas réussi à la toucher. La définition d'une balle hors de portée est plus stricte pour un match à manches limitées. La pénalité d'une wide ball est également d'un point. En outre, la balle ne compte pas dans le décompte des lancés de la manche.
- Si le batteur ne parvient pas à renvoyer la balle (sans que celle-ci soit hors de portée) et si le gardien du guichet n'y parvient pas non plus, le batteur peut se lancer dans des runs.
- Si la balle frappe le batteur lui-même sans qu'il y ait obstruction (leg before wicket), le batteur peut se lancer dans des runs.
- Si la balle est perdue, l'un des chasseurs doit le déclarer. Si l'arbitre confirme que la balle est perdue, l'équipe à la batte marque six points. La chose arrive rarement en cricket international. La règle est plutôt conçue pour des terrains amateurs, comportant des arbres ou des buissons.
- L'arbitre est libre de donner cinq points de pénalité à une équipe coupable de certains comportements répréhensibles, parmi lesquels : ralentissement intentionnel du jeu, dégradation intentionnelle du terrain de jeu, tentative de triche pour gagner des points, tentative de distraction du batteur, etc.yo
Règles du cricket
arbitre
Les règles du cricket constituent un ensemble codifié par le Marylebone Cricket Club (alias MCC), l'une des instances dirigeantes du cricket, et publié en 1775. Elles standardisent le déroulement et la correction des rencontres en deux périodes partout dans le monde.
Les règles ont beaucoup changé depuis le mais les points suivants demeurent identiques :
- choix de la première équipe à batter : tirage à pile ou face
- dimensions du pitch et placement de la ligne devant le guichet (popping crease)
- dimensions des piquets et des témoins
- poids de la balle
- nombre de lancers par manche
- règle du no ball (lancer illégal)
- règles de sortie du batteur
- temps alloué au batteur pour remplacer le batteur précédent
Les Règles à proprement parler comportent une préface, un préambule, un corpus de 42 règles et quatre annexes. La préface traite du MCC et de l'histoire des règles. Le préambule est un ajout récent au sujet de l'esprit du jeu. Il a été adjoint aux Règles pour prévenir le développement de pratiques non sportives.
Le Conseil international du cricket (International Cricket Council, ICC) a mis en place, lui, les Conditions standard de jeu pour les test-matches et les Conditions standard de jeu pour les One Day Internationals. Ces deux ensembles de règles s'ajoutent aux règles du MCC. De la même façon, chaque pays joueur de cricket a mis en œuvre des règles de jeu pour les rencontres nationales.
Conduite sur le terrain
Au cricket, un comportement honorable est requis de la part de tous les joueurs. Selon les règlements de l'ICC, les joueurs peuvent voir leur salaire diminué ou être suspendus pendant un certain nombre de matchs, voire d'années. L'ICC nomme un arbitre général pour chaque test-match et chaque ODI. Cet arbitre n'a aucun pouvoir durant le jeu, il s'agit plus d'un officiel chargé du bon déroulement du match. Il peut recevoir les requêtes des joueurs, des officiels de chaque équipe, et des arbitres. Il peut auditionner les parties en conflit, infliger aux joueurs des amendes proportionnelles à leur prime de match. L'arbitre de match peut également demander l'intervention d'un organe supérieur, qui peut infliger des sanctions allant jusqu'à la suspension à vie.
Parmi les infractions graves, entraînant les sanctions les plus lourdes, figurent :
- les paris sur l'issue des rencontres
- le trucage d'un match
- la corruption d'un joueur en vue de l'une des deux fautes précédentes
- la non-dénonciation du trucage d'un match, ou de paris sur un match
Les autres infractions sont classés en catégories de niveau 1, 2, 3 ou 4 :
Infractions de niveau 1
- infraction au code des couleurs et logos (logo commercial ou habillage de la batte exceptés)
- mauvaise utilisation de son équipement ou des installation (jeter ou frapper sa batte, par exemple)
- contestation, par la parole ou par le geste, d'une décision d'un arbitre
- langage obscène, grossier ou insultant
- contestations excessives
- fait de montrer agressivement le pavillon (où les joueurs se retirent), à un batteur adverse qui va se retirer
Infractions de niveau 2
- récidive d'une infraction de niveau 1 dans les 12 mois qui suivent
- contestation sérieuse, par la parole ou par le geste, d'une décision d'un arbitre
- infraction au code des couleurs et logos concernant un logo commercial ou l'habillage de la batte
- critique publique d'un incident du match, ou d'un officiel du match
- contact physique délibéré et inacceptable avec un autre joueur, pendant le match
- conduite agressive envers un arbitre pendant une contestation
- distraction délibérée des autres joueurs, obstruction sur le terrain
- fait de lancer violemment la balle en direction d'un joueur, d'un arbitre ou d'un officiel
- langage obscène, agressif ou très insultant envers un autre joueur, un arbitre, un officiel ou un spectateur
- trucage de la balle, en infraction avec la règle 42.3
- toute tentative de truquer un match, que ce soit du point de vue du résultat, du nombre de points ou de toute autre statistique
Infractions de niveau 3
- récidive d'une infraction de niveau 2 dans les 12 mois qui suivent
- intimidation envers un arbitre
- menaces envers un joueur, un officiel ou un spectateur
- langage ou geste insultant à connotation raciale, religieuse, sociale, nationale ou ethnique
Infractions de niveau 4
- récidive d'une infraction de niveau 3 dans les 12 mois qui suivent
- menaces envers un abitre
- agression d'un autre joueur, arbitre, officiel ou spectateur
- acte de violence durant le jeu
- langage ou geste très insultant à connotation raciale, religieuse, sociale, nationale ou ethnique
Les sanctions pour chaque infraction varient suivant le niveau :
- niveau 1 : amende — de 0% à 50% de la prime de match
- niveau 2 : amende — de 50% à 100% de la prime de match ; suspension d'un test-match ou de 2 ODI
- niveau 3 : suspension — de 2 à 4 test-matchs ou 4 à 8 ODI
- niveau 4 : suspension — de 5 test-matchs à la suspension à vie, ou de 10 ODI à la suspension à vie
Pour les infractions de niveau 3 et 4, le montant des amendes est fixé par l'ICC sans corrélation avec la prime de match. Les infractions concernant les paris ou le trucage de matchs sont punis d'une suspension qui va de la suspension de 12 mois à la suspension à vie. Les amendes peuvent être fixées librement.
Formes de cricket
Cricket
Le cricket « test » est une forme de cricket international. Le premier test-match eut lieu le 15 mars 1877, durant la tournée de l'équipe d'Angleterre en Australie en 1876–1877. Il n'y avait pas de limitation de durée, et le nombre de lancers par manche était fixé à 4. Le match prit fin le 19 mars par une victoire de l'Australie avec 45 points d'avance.
Depuis, plus de 1000 test matches ont été joués. En 2000, le nombre de pays pouvant jouer des test matches est passé à 10, avec l'arrivée du Bangladesh. De nos jours, les test matches sont joués en 5 jours, sans jour de repos.
Cricket « première classe »
Le cricket « première classe » (first-class) ressemble au cricket test, sauf que les matches durent au moins 3 jours. Techniquement, le cricket test est un cricket première classe, mais l'expression est habituellement réservée aux rencontres nationales, entre régions ou entre villes.
Cricket « One Day »
C'est suite à la pression des chaînes de télévision, qui voulaient un format plus court et plus palpitant, que le cricket « one day » (en une seule journée) a été introduit dans les années 1960. Dans cette forme de cricket, chaque équipe n'est à la batte pendant une période, soit deux périodes en tout. Généralement, la première période a lieu l'après-midi, et la seconde le soir, éclairée aux projecteurs. Le nombre de manches est limité, généralement à 50 pour les matches internationaux.
Cette forme de jeu a attiré tout de suite de nouveaux amateurs : il n'y a plus besoin de réserver 5 jours pour suivre un match, les joueurs peuvent porter des tenues colorées (d'où le surnom de « cricket pyjama »), contrairement aux test-matches où les joueurs jouent en blanc. Enfin, le jeu est plus rapide, avec plus d'intérêt dramatique.
Pourtant, beaucoup de puristes affirment que le cricket « test » demande beaucoup plus de sens stratégique, et que seul il déploie tous les aspects du jeu. Ils reprochent au cricket « one day » de mettre trop l'accent sur le marquage rapide de points. Quoi qu'il en soit, le cricket « one day » ne fait pas partie du cricket première classe.
Cricket « liste A »
Le cricket « liste A » est au cricket « one day » ce que le first-class est au cricket test. La plupart des nations du cricket possèdent des compétitions de forme « liste A ». Les manches sont généralement limitées, la limite court de 40 à 60. Cette catégorie n'a pas d'existence officielle pour l'ICC. C'est une invention de l'Association des historiens et statiticiens du cricket (ACHS), forgée pour le parallèle avec le fist-class.
Cricket club
Le cricket club est un cricket amateur, mais doté de règles formelles. Dans la grande majorité des cas, le nombre de manches est limité, usuellement à 30 ou 35 par période. Le cricket club est pratiqué de manière intensive dans les nations du cricket, mais aussi ailleurs par leurs émigrants. Il est fréquent de rencontrer des terrains de cricket club dont le pitch est en herbe synthétique.
Cricket de plage
Le cricket de plage (beach cricket) est un terme appliqué à toutes les formes informelles de cricket, même s'il n'est pas joué sur une plage. Les règles sont habituellement issues d'un consensus entre les deux équipes, avant la partie. Bien souvent, les règles les plus complexes et les plus subtiles du cricket, comme le LBW, sont ignorées ou adaptées
Pays jouant au cricket à un niveau international
Les équipes possédant le statut « test » (habilitées à jouer des test matches) sont, par ordre d'ancienneté, l'Australie, l'Angleterre, l'Afrique du Sud, les «West Indies» (Indes occidentales), la Nouvelle-Zélande, l'Inde, le Pakistan, le Sri Lanka, le Zimbabwe et, depuis 2000, le Bangladesh. Le Kenya possède, lui, le statut one-day international.
Bien que le Kenya ne soit pas habilité à jouer des matches test, tout comme les pays « test », il n'a pas à disputer les éliminatoires pour la Coupe du monde.
Les autres nations du cricket sont l'Argentine, le Canada, le Chili, Hong Kong, Israël, la Namibie, les Pays-Bas, l'Écosse, Singapour, et les États-Unis.
Les instances dirigeantes du cricket
C'est au Marylebone Cricket Club (MCC) que revient le rôle historique de législateur du cricket. À l'heure actuelle, c'est le Conseil international du cricket (ICC) qui régit le cricket international. Chaque nation du cricket a également des institutions sportives, chargées de sélectionner l'équipe nationale et de régir les compétitions nationales. Ces institutions sont :
- en Angleterre : le Bureau du cricket anglais et gallois (England and Wales Cricket Board, ECB)
- en Australie : Cricket Australia (CA)
- en Afrique du Sud : le Bureau unitaire du cricket d'Afrique du Sud (United Cricket Board of South Africa, UCBSA)
- aux Caraïbes : le Bureau du cricket des Caraïbes (West Indies Cricket Board, WICB)
- en Nouvelle-Zélande : New Zealand Cricket (NZC)
- en Inde : le Bureau de surveillance du cricket en Inde (Board of Control for Cricket in India, BCCI)
- au Pakistan : le Bureau du Cricket au Pakistan (Pakistan Cricket Board, PCB)
- au Sri Lanka : le Bureau de surveillance du cricket au Sri Lanka (Board of Control for Cricket in Sri Lanka, BCCSL)
- au Zimbabwe: l'Union du cricket du Zimbabwe (Zimbabwe Cricket Union, ZCU)
- au Bangladesh : le Bureau du cricket au Bangladesh (Bangladesh Cricket Board, BCB)
Structure du cricket international
Tournées, séries et tournois
Le cricket international n'a pas de structure formelle à proprement parler. Pourtant, les pays où se joue le cricket ont toujours organisé, sans intervention de l'ICC, leurs propres rencontres. La plupart des test-matches et des séries d'ODI prennent la forme de tournées.
Au cours d'une tournée, une équipe nationale se rend dans un autre pays et joue des matches d'entraînement ou de première classe contre des équipes régionales du pays d'accueil. Elle joue également des test-matches contre l'équipe nationale du pays, ou des ODI. Enfin, elle peut jouer des « tournois triangulaires » contre l'équipe nationale du pays d'accueil et une autre nation en tournée. Généralement, ces tournois triangulaires ont lieu au début ou à la fin d'une tournée. Dans ce type de tournoi, les trois équipes jouent l'une contre l'autre deux ou trois fois. Les deux équipes ayant marqué le plus de points (on compte 2 points pour une victoire, 1 point pour un match nul et 0 pour une défaite) jouent une finale.
Une série de test-matches peut compter de un à six matches, bien que ce dernier chiffre soit très rarement atteint. Les séries les plus importantes se jouent en cinq matches, les moins importantes en deux à quatre. En fait, la durée des séries dépend beaucoup de l'attitude du pays d'accueil envers les ODI : les nations plus conservatrices comme l'Angleterre ou l'Australie organisent des séries de cinq matches, alors que les pays amateurs d'ODI, comme l'Inde, préfèrent des séries de trois rencontres.
Pour la plupart des tournées, il existe un trophée décerné au vainqueur des séries. Pour les tournées Angleterre contre Australie, ce sont les Cendres (Ashes), pour Australie-Indes occidentales, c'est le trophée Frank Worrel.
Les séries d'ODI comptent de trois à sept matchs. Il est habituel de jouer une série courte d'ODI en même temps qu'une série longue de test-matches. Outre les tournées, les nations du cricket peuvent organiser des ODI en terrain neutre. La Coupe Sahara était une série d'ODI joués tous les ans entre l'Inde et le Pakistan à Toronto (Canada), avant que le gouvernement indien n'ordonne la cessation de tous les liens de cricket avec le Pakistan. Contrairement aux ODI, les test-matches ne sont jamais joués en terrain neutre.
Outre les séries et les tournois aménagés par les pays eux-mêmes, l'ICC organise deux événements. La Coupe du monde de cricket a lieu tous les quatre ans. Y participent les pays ayant le statut « test », le Kenya et d'autres pays issus des éliminatoires. Le Trophée des champions se tient tous les quatre ans, entre les Coupes du monde. C'est un tournoi où une seule défaite entraîne l'élimination.
Championnat « test »
Le Championnat « test » a été créé par l'ICC pour permettre aux amateurs de comparer toutes les équipes ayant le statut « test ». L'équipe qui est en tête à une date donnée remporte le Trophée test. Les points sont attribués à une équipe en fonction de ses résultats. Le classement se fait en fonction du rapport entre le nombre total de points marqués et le nombre de rencontres et de séries jouées.
Championnat ODI
Le Championnat ODI a été créé pour des raisons similaires à celles du Championnat test. La structure en est similaire. Le championnat ne remplace pas la Coupe du monde, qui a bien plus d'importance dans l'esprit de la plupart des amateurs.
Structure du cricket national
Dans la plupart des pays, l'organisation du cricket national est moins poussée que celle du cricket international. Il existe habituellement des trophées de première classe et des trophées pour les rencontres en nombre limité de manches. Il y a généralement des équipes par ville, puis par région. Parfois, des équipes composées d'employés d'une même entreprise sont autorisés à jouer.
Joueurs de cricket célèbres
- Ian Botham (Royaume-Uni)
- Geoffrey Boycott (Royaume-Uni)
- Donald Bradman (Australie)
- Kapil Dev (Inde)
- Sunil Gavaskar (Inde)
- W. G. Grace (Royaume-Uni)
- Sir Richard Hadlee (Nouvelle-Zélande)
- Imran Khan (Pakistan)
- Brian Lara (Indes occidentales)
- Harold Larwood (Royaume-Uni)
- Sir Garfield Sobers (Indes occidentales)
- Sachin Tendulkar (Inde)
Liens externes (en anglais)
- [http://www.lords.org/cricket/laws.asp Les Règles officielles du cricket]
- [http://www.cricinfo.com CricInfo]
- [http://www.cricket.org/link_to_database/ABOUT_CRICKET/EXPLANATION/CRICKET_EXPLAINED_AMERICAN.html Explications sur le cricket]
- [http://www.accc.webcentral.com.au/Origin%20and%20Derivation%20of%20Common%20Cricket%20Terms.html Lexique du cricket]
Image:England v Bangladesh at Lord's 28 May 05.JPG
----
Catégorie:Cricket
ja:クリケット
ko:크리켓
simple:Cricket
th:คริกเกต
Sport ko:스포츠 ms:Sukan ja:スポーツ simple:Sport th:กีฬา
Le sport est un ensemble d'exercices physiques sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu à des compétitions. zh:体育
Qu'est-ce que le sport ?
Le terme de sport a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie 'loisir'. En traversant la Manche, desport se mue en sport et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques. La langue allemande admet le terme sport et sa définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828. Ainsi, depuis lors, le sport n'englobe plus les divers jeux de société ou jeux de l'esprit qui faisaient la joie d'un Gargantua. La multiplication des sports, qui ne date pas d'hier, pose problème à certains. Faut-il admettre les concours de chiens de berger comme un sport ? Vaste problème pour beaucoup, débat d'arrière-garde pour d'autres qui groupent les sports en trois grandes catégories : les sports olympiques, les sports non-olympiques ayant vocation à devenir olympiques, et les autres sports, dit mineurs, dont les concours de chiens de berger. Cette dernière catégorie apparaît hétérogène, mais l'essence même du mouvement sportif ne se situe pas là. Certains mettent alors l'importance sur l'existence de compétitions, mais c'est un faux débat, car le sport de loisirs reste du sport.
olympiques
Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace, et, pour reprendre une maxime byzantine, « les peuples sans sport sont des peuples tristes ». La Grèce, Rome, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, sont tous marqués par l'importance du sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits, comme c'est le cas en Grande-Bretagne du Moyen Âge à l'époque Moderne, mais ce rappel permanent prouve une chose : la pratique sportive perdurait.
La puissance du mouvement sportif est aujourd'hui considérable. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d'exiger la mise en application à la planète entière à compter d'une date précise. L'ONU rêve d'avoir un jour cette même capacité d'action. Et nul besoin à la FIFA de rappeler à l'ordre Pierre, Paul ou Jacques, car tout le monde suit le même règlement. Le sport propose ainsi un premier modèle de mondialisation réelle.
À l'inverse de cette structure centralisée à la romaine, notons l'existence d'un mouvement sportif plus indépendant, notamment aux États-Unis. La NBA a des règles particulières et pas question de se mettre sous la coupe de la Fédération Internationale de Basket-ball. Sauf pour les Jeux Olympiques, évidemment, car c'est la FIBA qui est en charge des épreuves. Les joueurs NBA doivent alors jouer selon les règles communes au reste du monde. Le base-ball américain est encore plus caricatural sur ce point, avec les deux ligues qui s'affrontent pour le trophée des World Series : American et National n'ont pas les mêmes règles du jeu !
Financièrement, le mouvement sportif est également très bien doté en raison des flux financiers qu'il produit. Equipements sportifs, droits télé et autres merchandising font tourner la machine et il apparaît évident que le sport est l'une des toutes premières activités économiques du monde. D'après une étude l'ESSEC, le sport a généré un chiffre d'affaire de 29 milliards d'Euros en France en 2005. Ces chiffres publiés par l'ESSEC sont toutefois incomplets et ne tiennent notamment pas compte des secteurs du BTP et du tourisme liés au sport.
BTP
Le sport est l'une des pierres d'angle de l'éducation humaniste. Les Anciens mettaient déjà sur le même plan éducation physique et intellectuelle. Pythagore était un brillant philosophe qui fut également champion de lutte puis entraîneur du grand champion Milon de Crotone. La Renaissance redécouvre les vertus éducatives du sport et de Montaigne à Rabelais en passant par Mercurialis, tous les auteurs à la base du mouvement humaniste intègrent le sport dans l'éducation. Gargantua est très sollicité à ce niveau !
Chaque époque a son sport-roi. L'Antiquité fut ainsi l'âge d'or de la course de chars. Pendant plus d'un millénaire, les auriges, cochers des chars de course, étaient des stars adulées par les foules dans tout l'empire romain. Le tournoi, qui consiste à livrer une véritable bataille de chevaliers, mais « sans haine », fut l'activité à la mode en Occident entre le et le . Attention à ne pas confondre le Tournoi et la joute équestre, version très allégée du tournoi. La violence de Tournoi cause sa perte, d'autant que le jeu de paume s'impose dès le et jusqu'au comme le sport roi en Occident. Ce jeu de raquettes embrase Paris, la France puis le reste du monde occidental. Le voit le déclin du jeu de paume et l'arrivée, ou plutôt le retour, des courses hippiques qui s'imposent comme le sport roi des et s. La succession des courses hippiques fut âprement disputée car le nombre des sports structurés augmente spectaculairement dès la fin du siècle. Le football rafle finalement la mise et est encore aujourd'hui l'incontestable sport numéro un sur la planète.
football
À ce tableau général, il convient d'apporter des nuances régionales. Ainsi, on remarque que l'ancien empire britannique n'est pas vraiment féru de football ! En revanche, il cultive les autres sports que soutenait jadis la bonne société anglaise, du tennis au hockey sur gazon en passant par le rugby et le cricket. Le cricket a ainsi le statut national dans des pays comme l'Inde ou le Pakistan. De même, l'Amérique du Nord a mis au monde plusieurs sports comme les canadiens hockey-sur-glace et basket-ball et les états-uniens baseball et football américain, parvenant ainsi, provisoirement, à échapper à la vague football (qu'ils appellent soccer). En France, le sport roi de la fin du siècle est le cyclisme qui garde la palme jusqu'au triomphe du football, entre les deux guerres mondiales. Le rugby espéra bien se mêler a cette lutte, mais son implantion trop régionale était un frein.
Histoire du sport
rugby
Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace. Nombre de phénomènes que nous pensons récents, accompagnent en fait l'histoire du sport depuis l'origine : du professionnalisme au dopage, des supporters aux problèmes d'arbitrage...
- Chronologie du sport : Le sport année par année 2005 - 2004 - 2003 - 2002 - 2001 - 2000 - 1999...
- Sport national : Les sports vedettes dans chaque pays
- Sport professionnel : Le professionnalisme sportif de l'Antiquité à nos jours.
- Arbitre : L'arbitrage dans le domaine sportif.
- Dopage : « le » fléau du sport...
- :Catégorie:Histoire du sport
Grands événements sportifs
Liste des sports
Voici un essai de liste des sports les plus importants, divisés par catégorie (beaucoup plus de sports pourraient être ajoutés). Notez que certains sports peuvent être dans plus d'une catégorie. Ils ont leur équivalent pour les handicapés : Handisport.
Sport et santé
La pratique sportive permet le maintien d'une bonne santé physique et mentale : elle fait travailler le système cardio-respiratoire, différents muscles, permet de brûler de l'énergie (prévention de l'obésité) et permet de libérer la tension nerveuse accumulée dans la journée (stress). Elle permet la découverte du corps, de ses limites et l'acquisition du sens de l'équilibre, soit en mettant dans des situations prévues (gymnastique), soit en mettant dans des situations imprévues (jeu, combat).
stressCependant, la pratique sportive présente aussi des risques. Outre les sports dits « extrêmes » comme la plongée sous-marine ou le parachutisme, le sportif peut se blesser en faisant un faux mouvement ou une chute (entorse, élongation musculaire, claquage, fracture osseuse) ou en recevant un coup, ou bien avoir un accident cardiovasculaire (du type infarctus du myocarde). Le dopage est également un fléau qui touche non seulement les athlètes de haut-niveau mais également les pratiquants amateurs! La jeunesse de certains sportifs et la difficulté de certains programmes d'entrainements (gymnastique artistique, par exemple) provoquent également des séquelles physiques et psychologiques.
Activités annexes
- L'art dans le sport
- Club sportif
- L'art dans le sport
- Économie du sport
- Entrainement sportif
- Fédération sportive
- Le sport au cinéma
- Marketing sportif
- Médecine sportive
- Médias et sport
- Sport féminin.
- Supporteur
Voir aussi
- Actualité sportive
- Liste des ministres français de la Jeunesse et des Sports
- Wikipédia:Projet, Sport
- Assurance sportive
----
-
Première Guerre mondiale
La Première Guerre mondiale dura de 1914 à 1918. Ce fut le premier conflit couvrant plus de la moitié de la Terre, d'où le nom de « guerre mondiale ». Cependant, antérieurement au début de la Seconde Guerre mondiale, on appelait cette guerre « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou la « Der des Ders ».
Causes
Il existe de nombreuses causes au déclenchement de la Première Guerre mondiale et rétrospectivement, elle paraît inévitable. Cependant, à plusieurs reprises, le déclenchement de la guerre aurait pu être évité (épisode de la canonnière d'Agadir, nombreux incidents de frontières franco-allemands, nombreuses Guerres des Balkans sans conséquences sur le reste du monde).
Rivalités économiques et coloniales
À la fin du , l'Europe domine le monde, technologiquement, financièrement, économiquement, et surtout politiquement. Le Royaume-Uni surtout, mais également la France ont un empire immense qui assurait une quasi exclusivité de commerce et d'exploitation des richesses sur un régime colonial. Entre 1914 et 1918, les colonies, les dominions et les protectorats ont participé à l'effort de guerre en envoyant des matières premières, du matériel et des hommes en Europe.
L'Afrique est presque entièrement colonisée (à l'exception du Liberia et de l'Éthiopie) et se trouve au coeur des tensions européennes. Alors que la France contrôle une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, les Britanniques sont présents dans l'est du continent. Un conflit entre ces deux métropoles aurait pu éclater avec l'incident de Fachoda. Mais la montée en puissance de l'Allemagne les a rapprochées dans l'Entente cordiale. L'Allemagne, qui ne possédait qu'un empire colonial limité (Cameroun, Namibie, Tanzanie, Togo, îles Carolines et îles Marshall d'aujourd'hui) et réalisant de façon tardive son unité, était arrivée trop tard dans la compétition coloniale et le partage du monde entre Européens. Surtout, elle ne dispose pas de colonies de peuplement. Elle manifeste ses prétentions sur le Maroc au cours de deux crises en 1905 et 1911, qui l'ont opposée à la France.
L'influence européenne en Asie est moins spectaculaire, mais suscite également des problèmes. La Chine littorale tombe sous la domination économique occidentale. Les États-Unis, le Japon et la Russie sont des puissances concurrentes des états européens dans cette région. L'empire turc ottoman est placé sous la tutelle financière et économique allemande. Les Russes souhaitent étendre leur contrôle sur le débouché méditerranéen.
Enfin, c'est la puissance industrielle allemande qui inquiète les états européens : les produits allemands inondent les marchés français et britanniques.
Les questions nationales
A la veille du conflit, l'Europe est en proie aux problèmes des nationalités et des revendications de territoires. Ces difficultés concernent surtout le centre du continent :
- L'Alsace-Lorraine, perdue à la suite de la défaite française de 1870-1871 est intégrée à l'empire allemand. Les Français souhaitent la reprendre et vivent dans un esprit revanchard et germanophobe. Dans les écoles françaises, où allaient tous les enfants depuis les lois de Jules Ferry, on coloriait l'Alsace et la Lorraine en noir sur la carte de France — territoires qu'elle avait dû céder à l'Allemagne par le Traité de Francfort. Cette génération a donc été élevée avec le syndrome du membre amputé. En 1914, il n'y a que 1 % de déserteurs. Ils étaient 30 % en 1870.
;Les Balkans : Les pays des Balkans, libérés de l'Empire ottoman, sont l'objet de rivalités entre les grandes puissances européennes. L'Empire ottoman qui s'émiette peu à peu (guerres balkaniques), ne possède plus en Europe, à la veille de la guerre, qu'Istanbul. Tous les jeunes pays issus de sa décomposition (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Monténégro, Albanie) s'affrontent. La Serbie veut obtenir un débouché maritime et soutient les revendications des Slaves des Balkans. Elle est alliée à l'empire russe.
De plus, les deux ennemis séculaires de l'Empire ottoman poursuivent leur politique traditionnelle. L'Autriche-Hongrie désire continuer son expansion dans la vallée du Danube, jusqu'à la mer Noire. La Russie, elle, est liée historiquement et culturellement aux Slaves des Balkans, de confession orthodoxe, et leur a déjà souvent prêté son appui dans le passé. Elle dispose donc d'alliés naturels dans sa politique de conquête d'un accès à une mer chaude (Mer Méditerranée). Cette politique passe par le contrôle des Détroits. Évidemment, ces deux politiques entre une puissance catholique et une puissance orthodoxe provoquent des affrontements (les deux empires possèdent d'ailleurs un aigle bicéphale comme emblème).
; Les ambitions italiennes : L'Italie veut prendre des territoires au voisin autrichien, s'étendre en Dalmatie et contrôler la mer Adriatique.
; Les empires multinationaux : Les empires d'Autriche-Hongrie, de Russie et d'Allemagne regroupent différents peuples qui revendiquent plus d'autonomie ou une reconnaissance politique. Ainsi, les Polonais sont privés d'état souverain et se trouvent partagés entre l'Allemagne, la Russie et l'empire d'Autriche-Hongrie.
Système d'alliances et course aux armements
De vastes systèmes d'alliances se créèrent : la France, le Royaume-Uni et la Russie d'un côté (cette alliance se nomme la Triple-Entente), l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, ennemi de la Russie et de la Serbie (la Triple-Alliance ou Triplice). Dans les deux camps, la course aux armements s'accélère et on assiste à une surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s'envolent. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays.
L'engrenage infernal
L'événement déclencheur fut le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par Gabriel Princip. L'Autriche-Hongrie suspectant, dans l'ombre de ce nationaliste, des organisations secrètes ayant leurs bases arrières en Serbie, elle exigea de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposa la Serbie pour des raisons de souveraineté. L'Autriche posa alors un ultimatum le 28 juillet à la Serbie. La Serbie ne céda pas. L'attaque de la Serbie par l'Autriche déclencha les dispositions prévues par les alliances : le 30, les Russes mobilisent leurs troupes et se préparent à entrer en guerre pour aider leurs alliés serbes, le les Allemands vinrent à leur tour prêter main-forte aux Autrichiens en déclarant la guerre à la Russie, puis le 3 à la France. Le 4, le Royaume-Uni déclara la guerre à l'Allemagne, dès l'invasion par celle-ci de la Belgique neutre.
Chronologie
- 25 juillet : L'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie dans lequel elle exige de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposera la Serbie pour des raisons de souveraineté. Le temps laissé à la Serbie pour répondre à cet ultimatum est de 48 heures.
- 28 juillet : L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
- 31 juillet : L'Allemagne adresse un ultimatum à la France lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie et un autre à la Russie lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Serbie
- 1 août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, suite à la réponse russe
- 2 août : L'Allemagne attaque militairement le Luxembourg neutre
- 2 août : L'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique
- 3 août : La Belgique, neutre, rejette l'ultimatum allemand
- 3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts »
- 4 août : L'Allemagne attaque militairement la Belgique neutre
- 4 août : Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le Gouvernement de Londres ne recevra aucune réponse.
- le 4 août 1914, au soir, l'Allemagne est en guerre contre
- la Russie (1/8)
- le Luxembourg (2/8)
- la France (3/8)
- la Belgique
- le Royaume-Uni (4/8)
Cela pour soutenir un allié, l'Autriche-Hongrie, qui n'est en guerre contre aucun de ces pays.
L'Autriche-Hongrie, elle, est officiellement en guerre contre un pays, la Serbie, qui n'est pas en guerre avec l'Allemagne.
L'Autriche-Hongrie et la Russie n'entreront en guerre que le 6 Août 1914 (Déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Russie du 6 août 1914).
La situation ainsi exposée montre que ce n'est pas le fonctionnement des alliances qui permet de donner une explication au déclenchement du premier conflit mondial. En effet, les gouvernements de bon nombre de pays n'ont même pas eu à se poser la question de savoir s'ils allaient, oui ou non, faire fonctionner leurs alliances (la Russie et la France se sont trouvés dans ce cas). En outre, l'existence des alliances avaient été un frein au déclenchement d'un conflit lors des crises précédentes (crises marocaines, guerres balkaniques, annexion de la Bosnie, etc.). Si ce frein n'a pas fonctionné en juillet 1914, c'est que les Empereurs, les Gouvernements et les Etats-Majors de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie ont tout fait pour que le conflit éclate.
La guerre, une fois commencée, mettra quatorze mois à atteindre la Serbie, c'est-à-dire le point où, "officiellement", elle aurait dû commencer.
Mais, il faut bien se rendre compte que l'atmosphère politique internationale au début du XXè siècle était extrêmement chargée; les vélléités belliqueuses des uns et des autres s'affichaient ouvertement. Le nationalisme exacerbé qui régnait dans tous les pays européens a ainsi joué un rôle. En France, les sentiments revanchards à propos de l'Alsace-Lorraine excitaient la haine à l'égard de l' "Allemand" (les dessins de Hansi en sont une illustration), tandis que Poincaré était entouré de fervents bellicistes. De l'autre côté du Rhin, le plan Schlieffen préconisait que l'Allemagne frappât la première. Ainsi, tous les pays étaient prêts à la guerre, la doctrine militaire de l'époque basée sur la course aux armements n'avait alors qu'une issue : le conflit armé. Une étincelle suffisait à mettre le feu à l'Europe.
Cette étincelle, c'est donc un groupe de moins de 10 personnes (Empereurs, Chancelier, Ministres de la Guerre et Ministres des Affaires Etrangères, chefs d'Etat-Major) qui, en juillet 1914 à Berlin et à Vienne, l'a provoquée.
Cette responsabilité de Guillaume II de Hohenzollern et François-Joseph de Habsbourg-Lorraine - puisque ni l'Allemagne, ni l'Autriche-Hongrie n'étaient des démocraties parlementaires en 1914- est admise aujourd'hui par la très grande majorité des historiens.
En 1919, les Alliés ne pouvaient se satisfaire de la responsabilité pénale de deux individus- l'Empereur d'Allemagne et l'Empereur d'Autriche-Hongrie- pour obtenir réparation des dommages subis dans les territoires occupés pendant 4 ans : ils étendirent donc cette responsabilité à l'ensemble des peuples des ex-Empires centraux, seuls ensembles capables de faire face à pareille dette.
Ces peuples considéreront cette extension de responsabilités comme un "Diktat"
Pourtant, en France et dans d'autres pays européens, certains s'opposent à la guerre comme Jean Jaurès. Son assassinat le 31 juillet ne viendra qu'ajouter plus de confusion au climat délétère à l'aube de la guerre.
Quant à l'Italie, partant du principe que l'alliance qu'elle avait signée avec l'Allemagne et avec l'Autriche-Hongrie était une alliance défensive, elle ne s'engagea pas dans le conflit parce qu'elle fit le constat que l'Autriche-Hongrie qui était l'agresseur de la Serbie et que, dès lors, elle n'avait pas à soutenir les querelles de son allié.
Forces en présence
Parmi les principaux pays européens, seule l'Italie resta neutre (ce pays n'entrera en guerre aux côtés de l'Entente qu'à partir de 1915).
Les deux camps étaient équilibrés : l'Alliance et l'Entente possèdent des effectifs pratiquement identiques.
Front occidental
Les armées en place
Au début des hostilités, le Corps Expéditionnaire Anglais est encore très faible et ne jouera qu'un rôle mineur dans le déroulement des opération en 1914, nous parlerons donc surtout des armées allemandes et françaises.
Les effectifs des deux armées sont comparables.
La France, malgré une population d'environ 39 millions d'habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d'active depuis l'adoption de la loi qui fixe la durée du service militaire à trois ans.
La mobilisation qui sera terminée vers le 15 août complètera les effectifs. (chiffre à venir)
L'Allemagne est bien plus peuplée (près de 80 millions d'habitant) mais elle doit conserver une partie de ses forces pour le front de l'est.
L'organisation des effectifs en divisions, armées, et corps d'armée est pratiquement la même dans les deux camps.
La dotation et la répartition en matériel et en armes sont pratiquement identiques.
Bien que le canon de 75 ait largement surclassé le canon allemand de 77 équivalent, les troupes allemandes sont pourvues d'artillerie lourde que ne possèdent pas les Français.
Les troupes françaises en feront la cruelle expérience pendant les premières années de la guerre, le retard ne sera comblé qu'à partir de 1916.
La dotation en mitrailleuses est pratiquement identique mais elle est mieux utilisée par les allemands.
Bien que l'Allemagne ait fait de gros efforts pour combler son retard sur l'aviation française, elle n'est pas encore arrivée au même niveau.
Sur le front de l'ouest, ce sont en fait les deux meilleures armées du monde qui vont s'affronter.
Pour la première fois de l'histoire, les pays en guerre vont mobiliser toutes leurs ressources humaines dans la conduite d'un conflit total.
Guerre de mouvement : les batailles des frontières
En 1914, les Européens pensaient que la guerre serait courte. On disait aux soldats partis en août qu'ils seraient revenus pour les vendanges, les soldats partaient « la fleur au fusil ».
Cette guerre de mouvement, que les deux armées préconisent, va vite se révèler inadaptée et particulièrement meurtrière compte tenu des moyens de destruction dont disposent les belligérants.
Les premiers engagements ont lieu près des frontières et se terminent à chaque fois à l'avantage des troupes allemandes. La stratégie mise en œuvre par le Plan Schlieffen semble efficace. Les armées de Guillaume II passent par la Belgique et les Ardennes.
La bataille de Charleroi se conclut par une défaite des armées Françaises qui les oblige à se replier.
La retraite en bon ordre des armées françaises, très bien orchestrée par Joffre, commandant en chef des forces françaises, cesse lors de la bataille de la Marne au cours de laquelle les Français reprennent l'offensive et stoppent définitivement l'avance allemande (6-7 septembre 1914).
Après la défaite de la Marne, les troupes allemandes reculent et se fortifient en creusant les premières tranchées.
En même temps, les deux armées tentent de se déborder mutuellement sur leur flanc ouest en engageant ce qu'on a appelé improprement la "course à la mer".
Les troupes qui combattent à pied depuis maintenant plusieurs mois, sont épuisées, manquent de munitions et n'aspirent qu'à s'arrêter et consolider les positions si chèrement acquises.
Vers la fin du mois de novembre 1914 le front est pratiquement stabilsé pour plusieurs années sur une ligne continue de tranchées d'environ 750 kilomètres de la Mer du Nord aux Vosges.
Jusqu'en 1918, le front occidental reste pratiquement figé malgré les offensives coûteuses en hommes et en matériel.
Le bilan de ces premiers mois de guerre est catastrophique : les pertes engendrées par ces attaques en rase campagne devant l'artillerie et les mitrailleuses sont énormes surtout du côté Français qui comptent plus d'un million de soldats hors de combat (blessés, tués, disparus ou prisonniers) rien que pour l'année 1914.
Guerre de position
Vosges
Les tranchées
Le premier conflit mondial est caractérisé par une ligne de front continue, fortifiée, qui ne sera jamais rompue par aucune des armées en présence avant 1918. Le front est constitué de plusieurs lignes de défenses creusées dans la terre, les tranchées, reliées entre elles par des boyaux d'accès. Les soldats vivent et meurent là, dans la boue, le corps envahi de vermine, en compagnie des rats et de l'odeur pestilentielle des cadavres en décomposition. Un no man's land rendu infranchissable par des réseaux denses de barbelés, battu par le feu des mitrailleuses sépare les deux premières lignes. Le danger est permanent, même en période de calme quand l'activité du front est faible, la mort survient n'importe quand : au cours d'une patrouille, d'une corvée, d'une relève, ou d'un bombardement d'artillerie qui s'abat sur la position sans raison particulière. L'observation aérienne par les avions et les ballons permet aux armées de connaître avec précision la configuration du terrain ennemi, si bien que les tirs d'artillerie ne tombent jamais au hasard, les obus pleuvent toujours, de jour comme de nuit, en faisant le maximum de dégâts.
Les soldats ne se trouvent en sécurité qu'à une dizaine de kilomètres derrière les lignes quand ils sont hors de portée de l'artillerie lourde.
On a souvent reproché aux chefs militaires du premier conflit mondial d'avoir conduit leurs troupes dans cette guerre de tranchée aussi coûteuse en vies humaines qu'inutile. Pourtant, cette guerre de position n'est pas un choix stratégique, elle est due au fait que malheureusement, en ce début de l'ère industrielle, alors que les nations occidentales sont déjà capables de produire en masse, les progrès techniques ont surtout concerné le matériel de destruction plutôt que les moyens de s'en protéger.
Les avancées techniques qui permettront à un blindé de déborder le front, à un avion d'emporter une charge de bombe suffisante pour influer sur le cours de la bataille ne sont pas encore réalisées, si bien qu'à la puissance de destruction considérable que représente ces armes modernes, on ne peut opposer que des fantassins vulnérables et faiblement armés.
Les offensives
Les offensives lancées en 1915 en Champagne et en Artois, puis en 1916 à Verdun et dans la Somme, enfin en 1917 le Chemin des Dames se heurteront à des défenses infranchissables et les pertes seront toujours hors de proportion avec les gains de terrain réalisés.
Les réactions des États
Pour vaincre l'adversaire, chaque alliance cherche de nouveaux alliés : l'Italie change de camp en 1915 et se bat désormais du côté de l'Entente. La même année, l'Empire ottoman se rallie aux empires centraux. La guerre devient progressivement mondiale
Face à la durée de la guerre, les États en guerre doivent mobiliser la main d'œuvre féminine pour pallier l'absence des hommes partis au front.
Les pays de l'Entente font aussi appel aux ressources humaines et matérielles de leurs empires coloniaux.
Les enfants, les vieillards et les étrangers sont aussi embauchés et contribuent à l'effort de guerre.
La vie des civils devient de plus en plus difficile à cause des pénuries, de l'inflation et des réquisitions dans les zones occupées.
Pour galvaniser les populations restées à l'arrière, les États utilisent la propagande et la censure de la presse et du courrier des soldats.
Le bourrage de crâne touche aussi l'enseignement.
Les rumeurs xénophobes circulent rapidement : on raconte que les Allemands coupent les mains des enfants. Inversement, pour justifier l'agression contre la Belgique, on raconte en Allemagne que les civils belges s'amusent à crever les yeux des Allemands blessés.
Les gouvernements doivent financer les dépenses d'armement en ayant recours à la planche à billets mais aussi à l'emprunt.
Les impôts augmentent et on s'oriente vers le dirigisme économique. Devant les commandes d'État, certains industriels s'enrichissent tels Walther Rathenau ou Louis Renault.
Front oriental
La stratégie allemande de guerre de mouvement qui avait échoué en France fonctionna à merveille contre la Russie. Les armées russes étaient énormes et la France comptait beaucoup dessus pour diviser l'armée allemande. Mais ce nombre impressionnant de soldats (8 millions en 1914) masquait le fait qu'il ne s'agissait le plus souvent que de paysans sans aucune formation militaire, mal armés et mal équipés. Le commandement russe se révéla lui-même médiocre. Les deux armées s'affrontèrent à Tannenberg (en Prusse orientale) du 26 au 30 août 1914 puis aux lacs Mazure du 6 au 15 septembre 1914. Dans les deux cas, les Russes subirent une cinglante défaite et furent obligés de se replier. Hindenburg, le commandant allemand de cette campagne, fut envoyé sur le front ouest pour appliquer les même méthodes. Il échoua car le front s'était déjà stabilisé et les Français étaient préparés (mines, barbelés, tranchées). Il ne put empêcher la guerre d'usure.
Autres fronts
Les deux camps tentèrent des manœuvres de diversion ou de contournement, mais aucune n'eut autant d'importance que ces deux fronts principaux :
- les Alliés déclenchèrent la bataille des Dardanelles en 1915. Le contrôle des Détroits aurait permis à la France et à l'Angleterre de ravitailler la Russie et d'encercler les Empires centraux. Cette idée, défendue notamment par Winston Churchill, déboucha sur un débarquement à Gallipoli mais les Alliés ne parvinrent pas à pénétrer par surprise dans l'Empire ottoman, et échouèrent dans leurs offensives successives. L'opération fut un échec, le corps expéditionnaire constitua l'armée d'Orient, stationnée ensuite au camp de Salonique. Cette armée soutiendra ensuite les Serbes et participera à l'effondrement de l'empire austro-hongrois en 1918.
- Colonel Lawrence dit Lawrence d'Arabie : les Anglais fomentèrent le soulèvement des tribus arabes pour gêner les Ottomans.
- Le ministre des Affaires étrangères anglais, Lord Arthur Balfour promit l'établissement d'un état juif en Palestine pour obtenir la méthode de fabrication de l'acétone et motiver les Juifs étasuniens à soutenir l'entrée en guerre des États-Unis. La même année, les Anglais attaquèrent la Palestine (dont ils garderont le contrôle jusqu'en 1947). De nombreux Juifs s'y installèrent après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale.
- La première bataille de l'Atlantique : elle fut mise en œuvre par les sous-marins allemands, les U-Boots qui tentèrent d'imposer un blocus complet à l'Angleterre et à la France, notamment pour intercepter le soutien de leurs colonies et rompre les routes d'approvisionnement entre l'Amérique (bœuf argentin, matériel américain) et l'Europe. Cette guerre maritime ne plut pas aux Américains. Le torpillage du Lusitania qui avait à son bord cent vingt-trois Américains provoqua une vive émotion aux États-Unis, qui se préparèrent à entrer en guerre aux côtés des Alliés.
1917, le tournant de la guerre
torpillage du Lusitania
- Lassitude
Sur tous les fronts, les soldats sont épuisés par les attaques inutiles et les conditions de vie difficiles. Dans les rangs français, allemands et italiens, des mutineries éclatent au printemps 1917. À l'arrière, les pénuries et les cadences de travail provoquent des troubles et des grèves. Les socialistes français quittent le gouvernement et rompent l'union sacrée. Dans le Reich allemand, pour faire face à la crise politique et sociale, l'état-major prend le pouvoir.
- Stratégie allemande
Pour répondre au blocus naval britannique, les sous-marins allemands détruisent tout navire transitant dans un port ennemi. Cette guerre navale frappe les navires de commerce américains. En mars 1917, l’état major impérial allemand prit la décision stratégique de reculer le front plus au nord, sur la ligne dite « Hindenburg », et fit évacuer toutes ses armées des positions occupées depuis 1914 dans le secteur de l’Aisne. Ils dynamitèrent systématiquement les édifices emblématiques des villes et villages auparavant occupés. Ainsi disparurent notamment les forteresses de Ham (Somme), située non loin de là, et de Coucy (27 mars 1917).
- Entrée en guerre des États-Unis
Les États-Unis étaient restés neutres jusque là, mais apportaient un apport matériel et financier aux pays de l'Entente dès 1914. Le 7 mai 1915, le torpillage du paquebot britannique Lusitania avait provoqué la mort de 128 ressortissants américains. En avril 1917, face à la guerre sous-marine à outrance, le congrès américain décide l'entrée en guerre contre les empires centraux. Cette décision compense la défection russe. Le président Woodrow Wilson fixe dès janvier 1918 ses objectifs de paix. Plusieurs pays d'Amérique latine s'engagent aussi dans le conflit aux côtés de l'Entente.
- Retrait russe
Plus tard les deux révolutions russes de mars et d'octobre 1917 permirent aux Allemands des avancées considérables en Russie. Les Bolcheviks signèrent un armistice avec les Empires Centraux dès le mois de décembre, puis la paix de Brest-Litovsk (négociée par Léon Trotsky) en mars 1918. Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d'énormes sacrifices, dont un train d'or (le contenu de celui-ci fut confisqué à l'Allemagne par le traité de Versailles). L'Allemagne occupa de plus la Pologne, l'Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent aussi de cette défection pour envoyer d'importants renforts sur le front ouest et tenter d'obtenir une victoire rapide avant l'arrivée effective des Américains. C'est le retour de la guerre de mouvement.
1918, la fin de la guerre
En janvier 1918, alors que la première guerre mondiale n'est pas terminée, le président américain Woodrow Wilson adresse un message au congrès américain, qui doit garantir la paix. Ce discours des 14 points (« The world must be made safe for democracy ») réclame notamment la création d'une « League of Nations » (SDN)). Les autres points serviront de base au traité de Versailles de 1919. Wilson demande :
- la fin de la diplomatie secrète,
- la liberté de navigation et de commerce,
- la réduction des armements,
- le règlement des rivalités coloniales,
- l'évacuation de la Russie,
- l'évacuation de la Belgique,
- la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France,
- la rectification des frontières italiennes,
- l'autonomie des peuples d'Autriche-Hongrie,
- l'évacuation de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro,
- l'autonomie des peuples non turcs de l'empire ottoman (après le génocide des Arméniens),
- la refondation d'une Pologne indépendante,
- la création d'une association des nations.
Les principes wilsoniens peuvent être résumés en trois mots : autodétermination des peuples, liberté et paix.
Renforcés par les troupes venant du front est, et souhaitant forcer la décision avant l'arrivée des troupes américaines, les Allemands mettent toutes leurs forces dans d'ultimes offensives à l'ouest, à partir de mars 1918, sur la Somme, en Flandre, au Chemin des Dames et en Champagne (l'Offensive Michael). Mais mal nourries, mal relevées et épuisées, les troupes allemandes ne peuvent résister aux armées alliées maintenant coordonnées par le général Foch. Ces dernières sont renforcées chaque jour davantage par le matériel et les soldats américains, les premiers chars (Char Renault FT-17) et par une supériorité sous-marine et aérienne. Après une révolution ouvrière à Berlin, le gouvernement de la nouvelle République allemande signe l'armistice de Rethondes le 11 novembre 1918 dans le wagon de l'armistice.
Le bilan catastrophique d'une Europe et d'un monde bouleversés
Pertes humaines et matérielles : 8 millions de morts, 6 millions d'invalides. La France a été le pays le plus touché, proportionnellement : 1,4 million de tués et de disparus, soit 10% de la population active masculine. Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances. La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne continue de croître qu'avec le recours à l'immigration. Cette dernière participe à la reconstruction d'un pays dont le nord est en ruines : maisons, ponts, routes, usines…
Perte de prestige des Européens dans les colonies et dans le monde : la guerre a été mondiale, elle s'est étendue en Afrique où les franco-britanniques se sont emparés des colonies allemandes, en Extrême-Orient où les Japonais ont fait de même dans les îles Mariannes et en Nouvelle-Guinée. Les colonies ont fourni des vivres, des matières premières, « tirailleurs sénégalais » et « zouaves marocains », souvent engagés dans les combats de première ligne, comme en témoignent les cimetières militaires de l'Ourcq. Au lendemain de la guerre, les peuples colonisés ne croient plus à ce qu'on leur inculquait – la supériorité naturelle de la métropole – et réclament une amélioration de leur sort. À ce premier déclin de l'influence européenne dans les colonies s'ajoute l'expansion des États-Unis, les plus grands bénéficiaires de la guerre, et du Japon, dont les capitaux se placent désormais à Londres et à Paris.
maroc
Bouleversements sociaux : les clivages sociaux s'accentuent avec l'enrichissement des « marchands de canons » et l'appauvrissement des petits rentiers, des retraités et des salariés touchés par l'inflation. Les femmes ont acquis une place nouvelle dans la société, en s'étant rendues indispensables pendant toute la guerre, dans les champs, dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles (pour compenser la perte de très nombreux instituteurs)… Le féminisme progresse, la mode évolue (la « garçonne » en cheveux courts), le droit de vote est accordé en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux États-Unis, en Russie, mais pas en France.
L'apparente victoire de la démocratie… Quatre empires autoritaires se sont écroulés, ce qui transforme profondément la carte de l'Europe, redessinée par les traités de paix de 1919 : l'empire du tsar - devenu la Russie communiste -, l'empire ottoman réduit à l'actuelle Turquie, l'empire austro-hongrois démantelé - avec la naissance d'une minuscule Autriche et d'une Hongrie, d'une Tchécoslovaquie, d'une Yougoslavie indépendantes -, enfin le Reich allemand, que le traité de Versailles diminue sur le plan territorial, coupe en deux par le « couloir de Dantzig », démilitarise, confisque les colonies, surveille, condamne à de lourdes réparations et rend seul responsable du conflit. L'Allemagne, rendue responsable de la guerre par ce traité, est contrainte de verser des réparations, dont le montant n'est fixé qu'en 1921 et qui s'élève à 132 milliards de marks-or, à verser en trente annuités.
Tous ces États adoptent des régimes parlementaires, mais la démocratie ne résiste pas à l'installation rapide de régimes autoritaires dans toute l'Europe centrale et orientale (à l'exception de la Tchécoslovaquie), ainsi qu'en Russie communiste. En Allemagne, elle est contestée à la fois par l'extrême gauche communiste et par l'extrême droite, dont le parti national-socialiste de l'ancien combattant Adolf Hitler, qui tente de prendre le pouvoir en Bavière par un putsch, en 1923. En prison, il rédige Mein Kampf, dans lequel il promet le rejet du traité de Versailles, la naissance d'un nouveau Reich pourvu d'un « espace vital » à l'est et débarrassé des « races inférieures », à commencer par les Juifs, les Slaves, les Tziganes, les homosexuels et les handicapés.
Finalement, la pire des conséquences de la Première Guerre mondiale fut tout simplement la Seconde Guerre mondiale.
Batailles importantes
- Bataille de la Marne
- Bataille de la Somme
- Front de l'Yser
- Bataille de Verdun
- Bataille de la crête de Vimy
- Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin
Personnages clés
Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin
Nouvelles armes et nouvelles tactiques
Cette guerre a été l'occasion pour l'industrie de l'armement de lancer de nouveaux matériaux qui aident à la maturation des
techniques et des méthodes.
Aviation
- Reconnaissance aérienne.
- Bombardement et mitraillage de position.
- Combat aérien.
Blindé automobile
- Attaque de position avec blindés, couvrant les fantassins.
- Construction des premiers chars d'assaut (Renault, Schneider)
Armes chimiques, 1917]]
- Obus et bombes contenant des gaz toxiques.
- Des gaz très volatils sont lachés, le phosgène, le moutarde...
Certains étaient quasi indétectables et n'agissaient que 3 jours après
inhalation... Il était ainsi impossible de savoir si l'on est contaminé ou pas...
Le front intérieur
- Les hommes étant mobilisés au front, les femmes les ont remplacés aux champs, dans les usines, les écoles. Cela a joué un rôle dans l'émancipation féminine, les femmes obtiennent d'ailleurs le droit de vote à la fin de la guerre, dans de nombreux pays d'Europe (pas en France...)
- Les emprunts de guerre : en France, des campagnes de collecte d'or sont menées auprès des civils, pour financer la guerre. Mais la principale source de financement est située aux États-Unis, soit en numéraire, soit par l'achat à crédit de matériel. Les nations d'Europe s'endettent considérablement.
- En France, tout les partis politiques s'allient dans L'Union Sacrée, pour faire face à la guerre.
- Les industries et les chercheurs sont mobilisés (voir nouvelles armes).
- Pour soutenir le moral des combattants, des « marraines » écrivent aux célibataires.
Conséquences humaines
Union Sacrée]
:
- L’Empire britannique inclut le Canada, l’Australie, et l’Inde.
- Terre-Neuve ne faisait pas partie du Canada à cette époque.
Voir aussi
Articles connexes
- Accords de Sykes-Picot
- Chronologie du conflit
- Cimetières militaires de la Première Guerre mondiale
- Gueules cassées
- Films sur la Première Guerre mondiale
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande) (bien que l'armée de l'air allemande s'appelle la Luftstreitkräfte à cette époque-là, l'article contient une section qui s'occupe de l'aviation militaire allemande pendant la Première Guerre mondiale)
- Traité de Versailles
- camps de concentration allemands 14-18
Bibliographie
Ouvrages tous publics
- Les Croix de bois de Roland Dorgelès, adapté au cinéma en 1932 par Raymond Bernard ;
- La Main coupée de Blaise Cendrars ;
- Le Feu d'Henri Barbusse ;
- À l'Ouest, rien de nouveau (Im Westen nichts neues) d'Erich Maria Remarque, 1928, adapté au cinéma en 1930 par Lewis Milestone (All Quiet on the Western Front).
- Paroles de poilus est un recueil de lettres envoyées par des soldats à leur famille compilé par Jean-Pierre Guéno, Yves Laplume et Jérôme Pecnard en 1998, éd. Tallandier et Biblio.
- Orages d'Acier de Ernst Jünger, récits d'un jeune officier allemand sur la guerre et les combats dans les tranchées.
- Les champs d'honneur de Jean Rouaud ; éd. Les éditions de minuit.
- Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot ; Folio éd. Gallimard, roman français éd. Denoël prix Interallié 1991, adapté au cinéma en 2004 par Jean-Pierre Jeunet (fiche du film) ;
- Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918; éd La Découverte. Le journal d'un poilu ayant connu les principales batailles du conflit.
- Récits des tranchées est un recueil de récits de poilus ; éd. Les 3 Orangers.
- Paroles de poilus Lettre et carnets du front 1914-1918 sont des lettres écritent par des poilus ; éd. Librio
- Le Gachis des Généraux, Pierre Miquel, Éditeur : Pocket, 2003, ISBN 2266124382
- Les Poilus, Pierre Miquel
Historiographie
- Audoin-Rouzeau (Stéphane), Becker (Jean-Jacques), dirs.:Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Bayard, 2004, ISBN: 2.227.13945.5.
Liens externes
- [http://perso.wanadoo.fr/chtimiste/ Le détails du parcours de tous les régiments français de la grande guerre]
- [http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr Base de données de documents de l'armée française]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index2.htm Ernest Gabard, Carnet de guerre - 1915-1916]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index.htm Les monuments aux morts d'Ernest Gabard dans le sud-ouest de la France]
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Europe1914.html Cartes des alliances en 1914]
- [http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/clefs/circuits/GE_P3_1_FR.html Circuit thématique : Recherchés! 500 000 Canadiens pour la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/sites_activites/chemin_dames/index.php Le Chemin des Dames : un parcours pour la mémoire de la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/visites_virtuelles/fr/caverne_dragon.php La Caverne du Dragon, un musée qui évoque le quotidien des poilus.]
- [http://www.freewebs.com/omorika3/Le%20epope/index.htm Henry Barby : L'Épopée Serbe (L'agonie d'un peuple, Paris 1916)]
-
ja:第一次世界大戦
ko:제1차 세계 대전
ms:Perang Dunia I
simple:World War I
th:สงครามโลกครั้งที่หนึ่ง
Entre-deux-guerres
Les historiens appellent entre-deux-guerres la période comprise entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, soit entre 1918 et 1939.Elle a donné naissance à plusieurs choses, dont le surréalisme.
Elle recouvre :
- la sortie de la Grande Guerre et les difficultés économiques et sociales du retour à la paix ;
- les « années folles », nom donné aux années 1920 en Europe et en Amérique du Nord ;
- les « années de crise » suite au krach d'octobre 1929 ;
- les événements qui ont amené le déclenchement du deuxième conflit mondial provoqué par la politique d'Adolf Hitler.
Années 1970 ja:1970年代 simple:1970s
Catégorie:Décennie
Évènements
- Sécheresse au Sahel
- Fin de la convertibilité dollar/or (1971)
- Relation diplomatique entre les États-Unis et la République populaire de Chine (1972)
- Guerre israélo-arabe de Kippour (1973, Israël, Égypte, Syrie)
- Premier choc pétrolier, crise économique (1973)
- Coups d'État et régimes militaires en Amérique latine (Chili 1973, Argentine 1976)URSS (1979)
Personnages significatifs
- Willy Brandt
- Léonid Brejnev
- Richard Nixon
Musique
- Led Zeppelin
- Pink Floyd
- The Doors
- Deep purple
- The Eagles
- Eric Clapton
- Queen
- Stevie Ray Vaughan
- Supertramp
- Van Halen
- The Stooges
- Sex Pistols
- AC/DC
- Kiss
- Black Sabbath
- ZZ Top
- Ramones
- Scorpions
- Les Poppys
Inventions, Découvertes, Introductions
- Microprocesseur, disque compact, première imprimante laser (IBM 3800)
- Ordinateur personnel
- UNIX
- le Rock psychédélique débarque en Europe : il vient des U.S, dans la mouvance contestataire, les Californiens en tête de file : (tête de gondole à Venice Beach article anglais] ) : ce sont les seventies.
__NOTOC__
Grande BretagneCatégorie:Île britannique Grande-Bretagne Catégorie:Royaume-Uni
La Grande-Bretagne est une île située sur la côte nord-ouest de l'Europe,c'est le composant principal du Royaume-Uni. Le terme de Grande-Bretagne est aussi utilisé pour désigner à la fois l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Écosse. Elle se situe dans l'Atlantique Nord, qu'elle sépare de la mer du Nord. Elle est séparée de l'Irlande par la mer d'Irlande et du continent (la France) par la Manche, traversée par le Tunnel sous la Manche.
Définition géographique
D'une superficie de 229 850 km², l'île est la plus grande de l'archipel des Îles britanniques, qui comprend également:
- Irlande - 84,406 km²
- Lewis and Harris - 2,179 km²
- Île de Skye - 1,656 km²
- l'Île principale des Shetland - 969 km²
- Île de Mull - 875 km²
- Anglesey - 714 km²
- Île de Man - 572 km²
- Île d'Islay - 620 km²
- The Mainland, Orkney - 523 km²
- Île d'Arran - 432 km²
- Île de Wight - 381 km²
C'est la plus grande île d'Europe et la huitième plus grande île au monde. C'est la troisième île la plus peuplée au monde après Java et Honshu.
Physiquement, le paysage de l'île est marqué par des plaines à l'est et au sud, tandis que de nombreuses collines parsèment le nord et l'ouest. Avant la fin de la dernière ère glaciaire, la Grande-Bretagne était une péninsule reliée au continent européen. La montée du niveau des eaux causée par la fonte des glaces a provoqué la formation de la Manche, le bras de mer qui sépare aujourd'hui l'île du continent.
Le climat de la Grande-Bretagne est plus doux comparé à celui d'autres régions de l'hémisphère nordique situées à la même latitude grâce aux courants du Gulf Stream.Les températures sont fraîches mais pas froides, les nuages prennent très souvent le dessus sur le soleil, et la pluie est très abondante.
Points extrêmes
- Nord — Dunnet Head (58° 40' N, 3° 22' O) (ou Easter Head), Caithness, Écosse
- Sud — Lizard Point, Cornouailles (49° 57' N, 5° 13' O)
- Ouest — Corrachadh Mor, Écosse (56° 42′ 56″ N, 6° 13′ 37″ O).
- Est — Lowestoft Ness, Suffolk, Angleterre (52° 29' N, 1° 46' E)
Définition politique
Politiquement, la Grande-Bretagne décrit la combinaison de l'Angleterre, de l'Écosse, et du Pays de Galles. Elle inclut les îles périphériques telles que les Sorlingues, les Hébrides, et des groupes des Orcades et de Shetland mais n'inclut ni l'île de Man ni les îles anglo-normandes.
Historique
Le terme Grande-Bretagne est parfois utilisé comme synonyme de Royaume-Uni, mais ceci est une erreur ; ce dernier est aujourd'hui le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, bien qu'on qualifie tous ses citoyens de Britanniques.
Politiquement, la Grande-Bretagne est divisée en trois pays : l'Angleterre, l'Écosse, et le Pays de Galles.
Au cours des siècles, la Grande-Bretagne a évolué politiquement. La conquête anglaise du Pays de Galles s'acheva en 1282 sur un champ de bataille, avec la victoire d' Édouard I sur Llywelyn le Dernier, le dernier prince gallois indépendant. Le pays est devenu une partie constituante du Royaume d'Angleterre en 1536.
L'Angleterre et l'Écosse sont sous la même couronne depuis Jacques I d'Angleterre et VI d'Écosse, qui prit le trône écossais en 1567 et l'anglais en 1603 suite au décès de sa cousine Élisabeth I d'Angleterre. Ils constituent un même royaume, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, depuis l'Acte d'Union de 1707 sous la reine Anne I de Grande-Bretagne.
En 1801, la couronne d'Irlande, que les Anglais tenaient depuis le , fusionna de la même façon avec la couronne britannique, créant ainsi le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, ou Royaume-Uni tout court. L'État libre d'Irlande quitta le royaume en 1922, le laissant avec le nom de Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
Liens externes
- [http://wikitravel.org/fr/article/Grande-Bretagne Grande-Bretagne sur Wikitravel]
- [http://www.festivalcherbourg.com la Grande-Bretagne au cinéma]
ja:グレートブリテン島
ko:그레이트브리튼 섬
simple:Great Britain
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 ( | | |