:: wikimiki.org ::
| Huns |
Hunscatégorie:Nomadisme Catégorie:Huns Catégorie:Peuple turco-mongol
Les Huns sont un peuple de cavaliers des steppes.
Point de vue occidental
Les Huns sont un peuple asiatique turco-mongol, de langue turque. C’est le premier peuple mentionné comme tel par les historiens.
Des références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu) existent dans les sources chinoises depuis -1200, faisant allusion aux ancêtres des Huns.
Un groupe appelé Huns européens et mené par Attila est considéré comme étant l’extension occidentale des Huns. L’établissement du premier état hun a été un des premiers aspects bien documentés de ce type de migration à cheval.
Attila
Ces tribus nomades surpassèrent les autres dans la maîtrise du cheval, grâce à leur promptitude et à leur étonnante mobilité, ainsi qu’à la dextérité de leurs cavaliers, entraînés dès leur plus jeune âge. Cette habileté, couplée à l’arc court pouvant être utilisé depuis le dos de la monture, fut un avantage lors des nombreuses batailles que livrèrent les Huns.
Aspects culturels
Les Huns occidentaux sont décrits par les Romains et les Goths comme des hommes trapus, de petite taille, avec une tête large, le cou épais et de larges épaules, le torse bombé et un tronc épais sur des jambes courtes. Leurs traits sont décrits comme mongoloïdes et leur teint brun, avec une absence de barbe. Selon nos connaissances actuelles, 20 à 25% des Huns retrouvés dans les tombes étaient de type mongoloïde, la majorité étant de type européen. Les Huns et les Alains diffusèrent l’usage de la déformation crânienne parmi les Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique après la défaite des Huns. La langue hunnique, jamais écrite, nous est peu connue. Les noms des rois huns retranscrits approximativement par les Grecs et les Romains témoignent d’une langue turque (liée au protobulgare et au mongol).
Ils pratiquaient l'infanticide des filles et le gérontocide.
Les Huns furent des éleveurs consommant principalement de la viande (en abondance, qu'ils mangent crue et qu’ils font aussi sécher) et des produits laitiers. La chasse avait également une grande importance dans leur économie, notamment la chasse des grands-roi pour l’alimentation de l’armée (cette chasse royale est une sorte grande manœuvre préliminaire à la guerre).
Leur bétail fournissait également le cuir, la laine et les os. Le cuir servait à la fabrication des bottes, du harnachement, du carquois ; la laine à celle du feutre des tentes, des capes et peut-être des tapis.
L’archéologie témoigne de l’arrivée et de la progression des Huns en Europe au . D’importants vestiges hunniques ont été découverts dans plusieurs centres : dans la région de Saratov et celle de Volgograd, sur les deux rives d’un gué important de la Volga ; dans la région centrale du Caucase du Nord ; près de la Caspienne, au Daghestan ; dans la région du bas Dniepr à la Crimée, (Dniepropetrovsk, Zaporojie, Kherson); également sur la presqu’île de Crimée, entre le Boug méridional et le Prout, sur les bords du Dniestr et du Prout en Moldavie et en Roumanie, dans la vallée du Buzăul qui relie les Carpates du sud-est et le coude du Danube en Dobroudja, en Olténie enfin.
Art militaire
Aspect dominant chez les Huns, leur efficacité militaire était due à l’excellence de leurs archers à cheval, à la résistance et au nombre de leurs chevaux, et à leurs qualités de cavaliers, facilitées par l’emploi de selles à arcades hautes. La cavalerie hunnique était opérationnelle été comme hiver. Sa rapidité lui permettait de prendre ses adversaires par surprise. La tactique des Huns consistait à attaquer en groupes de 500 à 1000 cavaliers, convergeant de diverses directions. Ils ouvraient la bataille de loin par des nuées de flèches au tir précis. Quand leur adversaire ripostait, ils s’écartaient, comme s’ils fuyaient, et l’attiraient à proximité d'autres groupes qui les attendaient embusqués. Dans d’autres cas, les troupes de réserve attaquaient le camp ennemi pendant que son armée poursuivait les autres. L’ennemi ainsi désorganisé, les Huns faisaient volte-face, et attaquaient l’adversaire de plusieurs directions en même temps, le massacrant avec leurs longues épées. Les Huns employaient la terreur pour briser toute résistance, par l’incendie et le massacre des populations civiles.
Les Huns utilisaient des arcs asymétriques « reflex » à raidisseurs d’os, des carquois en écorce de bouleau ou en cuir, et différents types de pointes de flèches : pointes en fer à trois ailettes (les plus utilisées), plates losangiques et massives en forme de clous, et celles en os servant pour la chasse.
L’épée longue et relativement mince, à double tranchant et souvent munie d’une garde de fer, était l’arme offensive principale des cavaliers huns avec l’arc et les flèches. Elle était accompagnée d’un coutelas à un seul tranchant, spécifiquement hunnique, et de lances.
Il n’y a pas de trace, écrite ou archéologique, de l’utilisation de boucliers. Des cuirasses à écailles de fer se trouvent déjà dans les tumuli kourganes d’époque hunnique d’Asie centrale de Ketmentöbe-Aktchikarassou; des fragments de cottes de mailles ( à Fiodorovka) et de cuirasse (à Pokrovsk-Voskhod) ont été retrouvés. Le seul casque hunnique oriental connu, de type composite fait de plaque de fer, a été retrouvé dans une tombe de Kichpek.
Point de vue oriental et chinois
Dans les sources chinoises, les plus anciennes références à un peuple appelé Xiongnu (Hsiung-nu), datant du , se retrouvent dans les écrits de la campagne du roi Wuding (武丁) de la dynastie Shang contre la tribu des Gui Fang (鬼方), que l’on considère comme un autre nom des Huns. Ceci est quelque peu confirmé par quelques sources archéologiques vagues mais reste encore à prouver. L’existence de la campagne est prouvée par des inscriptions en bronze mais il n’est pas certain que les Gui Fang étaient les Huns.
Beaucoup d’historiens pensent que les Xiongnu et les Huns étaient le même peuple en raison des similitudes dans la description de leur aspect et de leurs habitudes de vie. D’autres avancent le fait que cet aspect et ces habitudes peuvent également correspondre à d’autres tribus résidant dans les steppes mongoles et ne sont donc pas caractéristiques des Xiongnu ou des Huns. Néanmoins, tous conviennent qu’il existe des ressemblances entre ces deux peuples.
L’Inde et les Huns blancs ou Hephtalites
Voir : Shvetahûna
Conclusion
Aujourd’hui cependant, la majorité de la communauté scientifique (historiens, archéologues et linguistes) estime que les Huns d’Europe, les Huns d’Asie (Xiongnu) et les Huns blancs (Hephtalites) étaient le même peuple en raison des dernières découvertes :
- une lettre en sogdien du raconte l’attaque des Xiongnus contre une caravane dans le Turkestan chinois. Dans cette lettre, les Xiongnus sont nommés par le terme « xwn » ;
- les annales chinoises parlent de l’attaque des Xiongnus contre les Alains. Les historiens romains ont aussi relaté cet évènement, mais dans la version latine ce sont les Huns qui détruisent le royaume alain ;
- les archéologues ont découvert des pièces de monnaies dans les tombeaux hunniques de l’Europe centrale. Ces pièces, d’origine sassanide, sogdienne, kouchane et indienne, témoignent en faveur du fait que les Huns blancs qui combattaient en Asie centrale étaient les mêmes que les Huns d’Europe.
Les auteurs byzantins (comme par exemple Procope au ) rapportent que les Hephtalites ne ressemblaient pas aux Huns d’Attila (). Cela pourrait être dû au fait que les premiers étaient hindouistes et les derniers de religion chamanique.
Chronologie
- 73-91 : guerre des Huns en Chine.
- 316 : les Hsiung-nu envahissent le nord de la Chine.
- 350 : les Huns envahissent la Perse et l’Inde.
- 352-354 : guerre des Huns contre les Alains.
- 357 : les Alains rallient l’armée des Huns en Asie occidentale.
- 371 : l’empire des Ostrogoths est aux mains des Huns.
- 375 : forte poussée des Huns qui détruisent le royaume ostrogoth en Russie du Sud.
- 376 : les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, l’autorisation de traverser le bas Danube. La permission est accordée.
- 378 : invasion de la Thrace, avec de nombreux autres peuples (dont les Taifales)
- 410 : naissance d’Attila, roi des Huns.
- 422 : l’empereur Théodose II accepte de payer un tribut aux Huns en échange de la paix.
- 423 : 40 000 Huns sont incorporés comme mercenaires dans l’armée romaine.
- 423 : Rome cède aux Huns la province de Savie.
- 430 : les Huns hephtalites, établis en Asie centrale, attaquent la Perse.
- 430 : Byzance paie un tribut annuel de 113 kg d’or aux Huns.
- 434 : début du règne d’Attila, roi des Huns (fin en 453).
- 434 : Ruga partage l’empire des Huns entre ses deux neveux Attila et son frère Bleda avant de mourrir.
- 434 : les Huns doublent le tribut de Rome (226 kg d’or).
- 434 : les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace.
- 436 : les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l’empire romain.
- 441 : Attila écarte son frère Bléda et devient le seul monarque des Huns.
- 447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace.
- 447 : les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
- 447 : les Huns obligent les Romains à se retirer d’une large bande de terre sur les bords du fleuve.
- 451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule. Il est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes) par le général romain Aetius, aidé par les Francs et les Wisigoths.
- 451 : les Huns contournent Paris. Ce miracle est attribué à sainte Geneviève.
- 452 : la ville de Venise est fondée par des réfugiés de Padoue et d’Aquilée qui fuient les Huns.
- 452 : les Huns envahissent l’Italie et mettent à sac plusieurs villes du Nord de l’Italie, dont Padoue et Vérone.
- 455 : fin de l’Empire des Huns en Europe.
- 455 : Skandagupta défait l’invasion des Huns et devient empereur des Indes.
- 465 : les Huns conquièrent la plaine de Gandhara en Inde du Nord.
- 475 : les Huns battent les armées de l’Empire Gupta et mettent fin à cet empire.
- 477 : Sakala devient la capitale des Huns dans l’Inde du Nord.
- 484 : les Huns défont les Perses commandés par le roi Pérôz.
- 565 : les Perses et les Turcs combattent ensemble contre les Huns Hephtalites et se partagent la Bactriane conquise en commun.
- 800 : l’étrier, déjà connu des Huns, apparaît en Occident.
Voir aussi
Bibliographie
- István Bona, « Les Huns, le grand empire barbare d'Europe », Errance
Liens externes
- [http://sophistikatedkids.com/turkic/70%20Dateline/hun%20dateline%20En.htm La chronologie complète]
- [http://sophistikatedkids.com/turkic/32WritingHuns/Diggiz3En.htm L'écriture hunnique]
ja:フン族
ko:훈족
Catégorie:NomadismeCatégorie:Société
Catégorie:Peuple turco-mongolTurco-Mongol
Turco-mongolLe terme turco-mongol rend compte du haut degré de mélange de ces deux familles de peuples et de langues au départ voisines et originaires de l'Asie du nord-est.
Bien que les langues turques et les langues mongoles soient considérées comme deux branches de la famille des langues altaïques, un abondant stock de vocabulaire commun ou très voisin fait qu'il est souvent difficile de déterminer l'origine turque ou mongole des mots concernés.
Quand aux peuples turcs, ils constituèrent une bonne partie des armées mongoles et contribuèrent à "retourner" les soldats également turcs des États attaqués par Gengis Khan, contribuant ainsi à ses succès foudroyants.
Tamerlan était issu d'un clan mongol installé en Transoxiane, une région de langue turque également influencée par la culture persane. Dans son cas, le terme d'empereur turco-mongol est particulièrement adapté.
Voir
- peuples turco-mongols
- peuples turcs
- peuples tatars
- Tamerlan
- langues altaïques
- langues turques
- langues mongoles
- mongol
Turc
Introduction
Le turc (en turc Türkçe ou Türk Dili) appartient à la famille des langues turques, considérée souvent comme une sous-classe des langues altaïques. Bien que les langues d'autres pays turcophones (principalement des républiques de l'ancienne URSS) soient proches du turc (surtout l'azéri et le turkmène), il existe tout de même d'importantes différences entre ces langues, qu'elles soient d'ordre phonologique, grammatical ou lexical.
Le turc utilisé dans des pays comme la Bulgarie, la Grèce (surtout en Thrace occidentale), Chypre, la République de Macédoine et la Roumanie est aussi nommé « turc ottoman » (Osmanlı Türkçesi). Tous pays confondus, il existe, d'après le World Agenda de 1999, 61 millions de locuteurs, dont plus de 46 millions en Turquie elle-même.
Le turc est, typologiquement, une langue fortement agglutinante. Elle utilise principalement des suffixes et très peu de préfixes. C'est une langue SOV (Sujet-Objet-Verbe). Elle utilise un système complexe d'harmonie vocalique, décrit en détail dans l'article consacré à ce sujet.
Le turc a connu différents systèmes d'écritures dont, principalement et par ordre chronologique, l'alphabet de l'Orkhon (qualifié parfois de runiforme du fait de sa ressemblance fortuite avec les runes scandinaves, mais aussi de köktürk ou de sibérien), l'alphabet ouïghour et l'alphabet arabe (consulter aussi Adaptations de l'alphabet arabe). Ce dernier a été utilisé pour noter le turc d'Anatolie du au 1 novembre 1928, date à laquelle la romanisation décidée par Mustafa Kemal (Kemal Atatürk) est devenue officielle, dans le cadre de sa politique à la fois nationaliste et visant la modernisation de la société turque.
Depuis lors, c'est l'alphabet latin qui est utilisé, enrichi de diacritiques (la cédille, l'accent circonflexe et la brève) ainsi que d'une lettre typographiquement étonnante, i sans point, ı, ce qui implique également un i majuscule avec point İ.
La lettre ı sert à noter le ou non arrondi (« i vélaire » ou « tendu », appellations traditionnelles mais trop dépendantes de la graphie pour pouvoir décrire correctement le son correspondant), représenté par [ɯ] dans l’alphabet phonétique international.
L'alphabet turc est presque phonétique, ce qui signifie qu'on peut presque le prononcer simplement en le lisant (voir Prononciation du turc). Il existe cependant quelques irrégularités.
Exemples
Divers
- erkek = adam
- femme = Bayan (plus polie)
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- prononciation du turc
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues altaïques
- - langues turques
Liens externes
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/turc.html Dictionnaire Freelang] Dictionnaire turc-français/français-turc
- [http://apprendre-le-turc.hbayard.net/ Des QCM pour apprendre le turc]
Catégorie:Langue turque
ja:トルコ語
XiongnuCatégorie:Histoire de Chine
Catégorie:Peuple d'Asie
Les Xiongnu 匈奴 étaient un peuple nomade de l'antiquité chinoise vivant dans l'actuelle Mongolie, mais leur affiliation fait l'objet d'une controverse. Certains pensent qu'ils sont reliés aux turcs ou mongols, tandis que d'autres les voient comme apparentés aux peuples de langues iénisséennes.
Certains pensent que les Xiongnu et les huns étaient un seul et même peuple. Toutefois, l'apparente ressemblance dans la prononciation en chinois moderne ne doit pas faire oublier qu'en chinois archaïque, la reconstruction la plus probable pour ce nom est - hmong na et que la ressemblance avec l'ethnonyme « hun » est contingente.
Histoire
A la fin du troisième siècle avant l'ère chrétienne, ils semblent avoir été gouvernés par un homme que les Chinois appelaient Tóumàn 头曼. Les attaques qu'ils lancèrent contre la Chine motivèrent la construction de la Grande Muraille. Des linguistes ont proposé que ce nom propre était apparenté au mongol tümen « dix mille » : ce serait à l'origine un titre millitaire (général d'une armée de 10000 hommes) interprété comme un nom propre par les chinois de l'époque.
Le successeur de Touman, appelé Mòdú 冒顿 par les Chinois, créa un véritable empire. Il régna de -209 à -174, en portant un titre que les Chinois transcrivent par 撑犁孤涂单于 chengli gutu chanyu (en chinois archaïque - thrang rri kka dda dar wa). Le mot tanrI en turc et tngri en mongol, est reconnaissable en - thrangrri. En revanche, le terme gutu, dont le texte chinois nous apprend qu'il signifiait « fils », ne semble être ni turc, ni mongol. Enfin, Chányú 单于 venant régulièrement de - dar wa en chinois archaïque est peut-être apparenté titre militaire mongol daruγa (dérivé de la racine daru- « exercer une pression »).
Selon certains spécialistes, la langue des xiongnu n'était probablement ni turque, ni mongole. Le seul texte dans cette langue a nous être parvenu est le Xiongnu Ge du Hou Hanshu 后汉书 transcrit est caractères chinois. Selon un nombre croissant de chercheurs. Les essais les plus fructueux pour déchiffrer ce chant ont été réalisés avec les langues iénisséennes telles que le ket, dont on pense que l'étendue a été beaucoup plus importante que maintenant.
Modu et son successeur Lǎoshàng 老上, qui régna jusque vers -161, attaquèrent les Yuezhi. Il s'agissait de Tokhariens qui avaient fondé le premier empire connu de l'Asie centrale. Les Xiongnu les chassèrent de leur territoire d'origine, l'ouest du Gansu. Ils en furent à leur tour délogés par les Chinois en -121.
L'empereur Wudi 汉武帝 de la dynastie Han envoya l'ambassadeur Zhang Qian 张骞 chez les Yuezhi réfugiés en Bactriane pour obtenir leur alliance contre les Xiongnu. Comme Zhang Qian devait traverser le territoire des Xiongnu, il fut capturé par eux et il resta dix ans prisonnier. Il s'échappa et arriva chez les Yuezhi vers -128, mais il échoua dans sa mission diplomatique. Sur le chemin du retour, il fut de nouveau capturé. Il ne resta prisonnier qu'un an, puis il revint en Chine.
En -48, quelques tribus se révoltèrent contre le chanyu et firent soumission aux Chinois. Ceux-ci les installèrent à titre de fédérés dans l'actuelle Mongolie intérieure. Dès lors, les Xiongnu commencèrent à devenir moins redoutables pour les Chinois. En 89 et 90, ils effectuèrent encore quelques incursions en Chine, mais les troupes impériales les repoussèrent. Ils furent écrasés en 91 ; le chanyu s’enfuit et toute sa famille fut capturée et emmenée en Chine.
En 155, un chef du peuple des Xianbei 鲜卑, appelé Tanshihuai par les Chinois; fonda en Mongolie un puissant État, et 100 000 familles xiongnu se rallièrent à lui. Les Xianbei fondèrent par la suite la dynastie Wei du Nord 北魏 qui conquit pendant plus d'un siècle l'ensemble de la Chine du Nord.
ja:匈奴
ko:흉노
1200 ko:1200년
Catégorie:1200
|
|
Années 1180 | Années 1190 | Années 1200 | Années 1210 | Années 1220
1195 | 1196 | 1197 | 1198 | 1199 | 1200 | 1201 | 1202 | 1203 | 1204 | 1205
----
Cette page concerne l'année 1200 du calendrier julien.
Événements
Europe
- Fondation de Rostock sur la Baltique par les allemands.
France
- Naissance de l’Université de Paris.
- Conflit à Paris entre étudiants et prévôt royal. Les cours sont suspendus.
- Philippe Auguste accorde des privilèges en faveur des maîtres et étudiants.
- 22 mai : Par le traité du Goulet Jean-sans-Terre cède le comté d'Évreux à Philippe Auguste et reconnait la suzeraineté du roi de France sur les terres françaises des Plantagenêts.
- 23 mai : Mariage, après la signature du traité précédent, entre le prince Louis (futur Louis VIII) et Blanche de Castille, fille du roi de Castille Alphonse VIII, petite fille d'Henri II d'Angleterre et d'Aliénor d'Aquitaine et nièce de Jean sans Terre
- Le légat du pape Innocent III lance l’interdit sur le royaume. Philippe Auguste s’incline et reconnaît Ingeburge de Danemark pour épouse.
Russie
- La principauté de Vladimir est renforcée par la création de l’évêché de Riazan, qui est détaché par Vsevolod de l’immense diocèse de Tchernigov.
Asie
- Campagne de Temüjin contre les Tatars et leur allié Djamuka. Tout les clans qui voient en Temüjin une menace pour leur autonomie se rallient à Djamuka et l’élisent khan : Tatars, Tayitchiout, Merkit, Oïrat et certains Kereit hostiles à l’Ong-khan. Temüjin les bat sur le Kerulen inférieur.
- Destruction de la dynastie bouddhiste de Pala (Bengale, Bihâr) par les musulmans conduits par Ikhtiyar-ad-Din. La dynastie Sena, hindoue, la remplace (1050-1225).
Proche-Orient et monde arabe
- Règne de Ala ed-Din Muhammad, Chah du Khârezm (fin en 1220).
- Safadin soumet la Mésopotamie.
Afrique
- Début du règne d'al-Malik al-Adil, sultan d'Égypte, frère de Saladin (fin en 1218).
- Début du règne de Soumaoro Kanté, roi de Sosso en Afrique occidentale (fin en 1235).
- L'empire du Mali commence son développement en Afrique occidentale.
- La capitale du royaume d’Aksoum est transférée à Roha dans le Lasta où le roi Lalibela de la dynastie des Zagoué construira de nombreuses églises. Il donnera son nom à la ville.
- Une église de Saint-Georges est construite à Lalibella, en Éthiopie.
Amériques
- La capitale maya Chichén Itzá est abandonnée après une période de guerre civile et de révolution des nobles et une nouvelle capitale est construite à Mayapan, protégée par plusieurs kilomètres de murailles.
- Les Aztèques commencent à fonder de petits Etats au Mexique.
- Les constructeurs Pueblos sont à leur apogée en Amérique du Nord.
Océanie et Pacifique
- Essor des chefferies polynésiennes.
Arts & culture
- Composition des Carmina Burana en France et en Germanie.
- L'art des troubadours est à son apogée.
- Le cycle épique allemand Nibelungenlied est composé.
- Parzival, de Wolfram von Eschenbach (fin en 1210).
- Rédaction de la première Gesta Hungarorum (anonyme).
- La Métaphysique et les Libris naturales d’Aristote sont accessibles en Europe.
- L’ordre des bénédictins compte en Angleterre 225 maisons et 3500 « moines noirs ». Ils se consacrent à des travaux de copie et de chronique et à la construction de cathédrales.
- Compilation de la Chronique de Kiev par Moïse, abbé de Saint-Michel-de-Vydoubytch.
- Jean bar Zo'bi écrit La Question de Simon Pierre, apocryphe chrétien en syriaque concernant l'histoire et la diffusion des sacrements.
- Désertion du site de l’université bouddhique de Nâlandâ. Son héritage artistique et culturel est reçu dans par la haute vallée népalaise (Katmandou).
Architecture
- Construction de la façade de Notre-Dame de Paris.
- Abbaye des Olieux à Narbonne.
- Eglises monolithiques de Roha, en Ethiopie. Le règne de Lalibela est remarquable par le nombre de monuments religieux qu’il fait construire non seulement dans la capitale mais sur tous les territoires où s’étend son autorité.
- Construction de la mosquée de Arhai-dîn ka Jhumpra à Ajmer (Inde).
Sciences et techniques
Économie
- Fondation de la foire de Bruges.
Divers/incertain
- La philosophie kabbalistique juive se développe.
- La population de la Terre s'élève à quelque 400 millions d'hommes.
-
- 20 septembre : Albéric II de Dammartin, seigneur de Lillebonne, en Normandie.
- 20 décembre : Robert de Sablé ou de Sabloil - 11e Grand Maître des Templiers
- Bernard de Ventadour, troubadour limousin.
- Tchou Hi, historien et philosophe (né en 1130).
Attila
Attila fut le roi des Huns - une peuplade originaire des steppes qui s'était établie dans la plaine danubienne - et régna selon l'historiographie romaine de 434 à 453.
Les relations entre les Huns et l'Empire romain
Dans les faits, l'essor de la puissance hunnique en Europe commence en 422 au temps du grand-roi Ruga et connaît son apogée durant le règne de son successeur, Bleda, le frère d'Attila. Attila eu plusieurs fils, dont Ellac, son successeur officiel.
Ruga, en effet, puis son successeur, aide un parti des Romains occidentaux - celui du patrice Aetius, opposé à l'impératrice Galla Placidia - d'abord à prendre le pouvoir contre sa rivale (en 433 ou 434), puis dès 435 à chasser les barbares germaniques qui s'étaient installés en Gaule. Notamment, en 436, les Huns écrasent l'armée burgonde de Gundahar (latin Guntiarius, événement qui sert de base au Nibelungenlied (Chant des Nibelungen)).
Ces relations privilégiées des Huns avec l'Occident contrastent avec les luttes des Huns contre l'empire d'Orient, et expliquent en partie la future politique d'Attila.
Chant des Nibelungen
De fait, Ruga, est de plus en plus hostile à l'empire d'Orient et il meurt dans une expédition organisée contre celui-ci en 434, certainement empoisonné par ses neveux. La succession se fait alors au profit de Bleda, qui devient grand-roi à son tour, et dans une moindre mesure de son frère Attila qui n'hérite que des territoires occidentaux.
Les années suivantes 435-440, sous le règne de Bleda, sont marquées par le triomphe des Huns face à l'empire d'Orient. Ce triomphe est avant tout diplomatique et la politique de Bleda à l'égard des Romains est pacifique. Un doublement du tribut versé par Constantinople et la promesse impériale de ne plus s'allier aux barbarres ennemis des Huns (aux peuples germaniques restés indépendants) donne les mains libres à Bleda. Aussi, les Huns étendent leur empire jusqu'aux Alpes, au Rhin et à la Vistule.
La prise de pouvoir d'Attila
Vistule
Pourtant, dès 440, profitant de l'occasion qu'offre l'invasion de l'Arménie romaine par les Perses sassanides, invasion qui détourne momentanément l'attention de Constantinople des Huns, Bleda attaque à nouveau l'empire d'Orient. À ce moment, Attila n'aide son frère qu'en dernier recours, ayant entamé des pour-parlers avec l'Empire de son côté. Il ne le fait sans doute que pour éviter d'être lésé sur le partage du butin.
La politique séparée d'Attila lors de la guerre de 441-442 s'explique principalement par sa volonté de négocier avec les Romains la remise des princes héritiers huns qui s'étaient réfugiés dans l'empire à la mort de Ruga, dès 435. Ceux-ci auraient hérité du royaume en cas de décès de son frère.
Fin 444 ou début 445, aidé par ses vassaux germaniques, Attila réussit un coup d'État contre son frère Bleda. Deux Germains soumis aux Huns : le Skire Edika et le roi des Gépides Ardaric, fournirent en effet les forces nécessaires pour l'assassinat de Bleda qui eut lieu dans lordu de ce dernier.
Attila devient alors grand-roi des Huns. Son règne dure huit ans et est marqué par un effondrement de la puissance des Huns, jusque-là patiemment bâtie sur la reconnaissance de l'empire hunnique par l'empire romain d'Orient et sur la manne financière des tributs et rançons versés par Constantinople.
En réalité, il semble que dès la fin de l'assassinat, les alliés germaniques d'Attila aient influencé celui-ci en favorisant la propension qu'il avait de se croire destiné à règner sur l'univers tout entier. Ainsi, avec la collaboration d'une vache et de son gardien, ils trouvent pour Attila l'épée du dieu de la guerre, Mars, pointant hors de terre. Or, dans l'engrenage qui va mener les Huns à acquérir plus de puissance, Attila se trouve rapidement contraint à de nouvelles guerres pour récompenser et surtout garder ses fidèles Germains.
Aussi, Attila se fait désigner Europæ Orbator (empereur d'Europe) et s'empare dès 445-446 de la province romaine de Pannonie-Savie (le reste de la Pannonie étant déjà tenue par les Huns). Pour maintenir la fiction de l'administration romaine, il est quand même nommé maître de la milice par l'empereur.
Attila et l'empire romain
Depuis la cuvette danubienne où il est durablement installé, Attila menace alors l'empire romain.
Mais, le 27 janvier 447, un tremblement de terre détruit une grande partie de la muraille théodosienne de Constantinople et provoque une famine importante. Cette faiblesse de l'empire d'Orient permet à l'empire d'Occident d'être momentanément épargné par les visées d'Attila.
La perte du tribut oriental
Attila, profitant de l'événement, jette son armée sur l'empire d'Orient. Il s'y embourbe : en réalité, l'empire ne paye pas son tribut et les versements des sommes précédemment dues sont interrompues. Les négociations de paix durent plusieurs années, sans aucun bénéfice pour les Huns.
Or, au moment même où elles vont aboutir, les tributs versés par l'Orient se tarissent définitivement. L'empereur Théodose II meurt dans un accident de cheval et le « parti des bleus » (parti des sénateurs et des aristocrates) triomphe : il est farouchement opposé à l'idée de payer les barbares pour acheter la paix.
N'ayant pu envahir ni soumettre l'Orient, Attila se retrouve pris dans le jeu diplomatique d'Occident en 450.
L'épisode d'Honoria
L'épisode concerne Honoria, co-impératrice d'Occident que son frère cadet, Valentinien III veut forcer à prendre le voile pour préserver l'unité impériale. En 449, un scandale éclate et Honoria est envoyée à Constantinople pour que sa « virginité » soit mieux gardée.
Celle-ci envoie alors sa bague à Attila pour lui demander de l'aide. Attila prend l'affaire au sérieux et accepte le bijou comme « dot », avant de demander la Gaule en tant qu'héritage impérial dû à sa « fiancée ».
Ses exigences se heurtent naturellement à un refus.
Bloqué en Orient, devant le refus de Valentinien et suite à la disparition de Honoria, Attila se trouve contraint en automne 450 de déclarer la guerre à l'empire romain d'Occident, ce qui met un terme également au tribut versé par l'Occident.
L'invasion de la Gaule
À la tête d'une armée coalisée hunno-germanique, Attila se lance au printemps 451 contre la Gaule. Cette armée réunit Gépides (les plus nombreux), Ostrogoths (dirigés par 3 rois frères dont le père du futur Théodoric le Grand), Skires, Suèves, Alamans, Hérules, Thuringiens, Francs, Burgondes, Alains, Sarmates, elle est majoritairement germanique et les Huns n'en composent qu'une infime partie. Les tactiques qui ont précédemment fait leur succès contre les « civilisés » ne sont donc plus à l'ordre du jour. Le 7 avril, Attila brûle Metz.
La Gaule lui résiste, d'abord à Paris sous l'impulsion de sainte Geneviève, puis à Lyon, à l'instigation de saint Aignan.
Attila est définitivement vaincu par une autre armée barbare, menée par le patrice romain Aetius représentant l'empereur Valentinien III, mais surtout grand connaisseur du grand-roi.
À Orléans, où il compte franchir la Loire, le roi hun trouve face à lui les Wisigoths de Théodoric Ier et l'armée romaine d'Aetius, en réalité composée de tous les peuples établis en Gaule à cette époque : Alains, Francs, Burgondes, gentiles sarmates, Saxons, lètes (colons barbares), Armoricains et même des Bretons venus d'Outre-Manche...
Les Huns sont repoussés et c'est à 5 milles romains (7,5 km) de Troyes que la bataille finale a lieu, sans doute moins d'une quinzaine de jours plus tard, dans des champs près du village de Maurica ou Mauriacus (latin campus mauriacus, improprement identifiés par la suite comme les « champs catalauniques » près de Châlons-en-Champagne).
À la suite du carnage, Attila reste un moment en Gaule ; puis se retire vers le Rhin. Au printemps 452, il attaque à nouveau en Italie. L'armée d'Attila prend Aquilée, Padoue, Vérone, Milan, Pavie et se dirige vers Rome. Valentinien décide de négocier.
Conduite par le pape Léon Ier, par le préfet Trigetius qui a déjà traité avec les Vandales de Genséric, et par le consul Aviennus une délégation romaine va au devant du roi des Huns et obtient un armistice.
La fin
Dans le même temps, les troupes du nouvel empereur oriental, Marcien, ont franchi le Danube et menacent le cœur de l'empire hunnique. Aussi, Attila se retire en Pannonie.
De retour dans son ordu, le grand-roi meurt subitement, au printemps 453, peut-être empoisonné, sans doute d'une hémorragie à la suite d'un festin donné à sa cour pour ses dernières noces.
Attila reçoit des funérailles royales et est enterré dans un triple cercueil, probablement sous le lit du fleuve Tisza (dans la Hongrie actuelle), temporairement détourné pour l'occasion. Son fils Ellac]lui succède.
L'image légendaire d'Attila
Attila est surtout connu dans l'historiographie et dans la tradition chrétienne occidentale pour avoir été le fléau de Dieu, ce qui lui a conféré une image des plus sombres.
En réalité, ce fils du roi d'un des peuples les plus puissants de son temps est devenu aux yeux des Européens occidentaux l'image emblématique du souverain-guerrier nomade, se confondant dans l'imaginaire populaire avec les traits que l'on prêtera plus tard à [[Gengis Khan]] : sanguinaire, aimant la guerre et les pillages par-dessus tout, cruel et rusé.
Or, cette vision est en grande partie inexacte : non seulement les Huns d'Attila était un peuple turc qui accueillait de nombreux Germains en son sein, à tel point que ces derniers étaient largement majoritaires dans la coalition du campus mauriacus, mais aussi la cour d'Attila était sans doute l'une des plus raffinées de son temps, qui avait repris nombre d'usages romains.
Cependant, l'époque à laquelle vécut Attila - vers la fin de l'empire d'Occident, son opposition avec le général [[Aetius, par ailleurs nommé le dernier des Romains et l'origine de son peuple ont frappé l'imaginaire collectif et contribué à faire d'Attila la figure typique du barbare s'opposant à la civilisation, ce qui ressort dans les nombreux films ou œuvres dans lesquels ce dernier apparaît.
Dans le chant des Nibelungen (fondé sur l'écrasement des Burgondes par les Huns et popularisé au XIXe siècle par Richard Wagner), connu dans une version du , Attila apparaît sous le nom de Etzel, noble et généreux allié. Il est aussi dépeint dans les légendes germaniques sous les traits de Atli, cruel et assoiffé d'or.
Ces deux aspects montrent quelles peuvent être les différentes facettes de la vérité. Enfin, en raison de l'historiographie nationale, il ne faut pas oublier quAttila, nom d'origine germanique et plus précisemment d'origine gotique, a disparu partout sauf en Hongrie actuelle, où ce prénom est toujours autant populaire.
----
Attila est le titre d'une des dernières tragédies de Pierre Corneille alors sur le déclin. La faiblesse de cette pièce par rapport à ses plus grands chefs d'œuvre a suscité le commentaire suivant de Boileau (la précédente tragédie de Corneille avait pour titre Agésilas) :
:« J'ai vu Agésilas, hélas !
:— Mais après l'Attila, holà ! »
----
Inspiré par les travaux récents des historiens, "Le Chamane d'Attila", roman de l'écrivain hongrois Tibor Fonyodi (paru en français aux éditions Pygmalion en 2005) dépend la civilisation des Huns de manière nouvelle. Il souligne le rôle fondamental de la spiritualité dans leur culture, une civilisation au vrai sens du terme, dont les Hongrois furent les héritiers et qui est encore sans doute celle des peuples vivants dans les steppes eurasiennes aujourd'hui. L'auteur a déclaré dans une interview que son but avait été, avec "Le Chamane d'Attila", d'écrire un roman fantasy, une sorte de "Seigneur des Anneaux" qui puisait dans la mythologie des Huns.
----
Son nom a été repris pour un logiciel de cms attila-php.
Catégorie:Huns
Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique
Catégorie:Hongrie
Attila
ja:アッティラ
ko:아틸라
ms:Atilla
Cheval
Le cheval (nom scientifique Equus caballus) est un grand mammifère ongulé, de la famille des équidés. Le cheval est domestiqué par l'homme : on l'utilise dans l'agriculture, pour le transport, les loisirs, les compétitions sportives, et comme source de nourriture. Jadis le cheval a servi comme animal de guerre et de conquête.
La jument désigne la femelle cheval. L'ancien français la nomme cavale, d'où le mot cavalerie.
Vocabulaire
- Le mot cheval vient du latin vulgaire caballus, d'étymologie obscure, qui a d'abord désigné un cheval hongre ou un mauvais cheval. Principaux dérivés : chevalier, chevalière, chevalerie, chevaleresque, chevalin, chevaucher, chevalet, cavale, cavaler, cavalier, cavalerie, cavalcade.
- D'autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien ἵππος (híppos, de la racine indo-européenne - ékwos), comme l'adjectif hippique ou le nom hippodrome. Cette racine grecque se retrouve aussi dans Philippe (« qui aime les chevaux »), Hippolyte (« qui délie les chevaux »), hippocampe (« cheval cambré »), hippopotame (« cheval du fleuve »). La boucherie chevaline est également appelée boucherie hippophagique.
- Le latin equus a donné de son côté la famille des équidés, le nom équitation et l'adjectif équestre. L'ordre équestre était une classe sociale de la Rome antique descendant des combattants à cheval des premiers siècles de Rome.
- La science du cheval est l'hippologie.
- Un cheval reproducteur mâle est un étalon.
- un cheval non castré est dit entier.
- Un cheval castré est appelé hongre.
- La femelle du cheval est la jument.
- Une jument destinée à la reproduction est appelée une poulinière.
- Les petits du cheval sont le poulain et la pouliche.
- Arrivée au terme de la gestation, la jument pouline.
- Les poils du cheval constituent sa robe. Il porte une crinière et une queue dont les poils sont appelé crins.
- Ses membres locomoteurs sont appelés jambes. Par exemple, pour les membres postérieurs, le terme désigne la partie allant du fémur à l'astragale ).
- On dit que le cheval piaffe s'il effectue un trot sur place, c'est un signe de nervosité ou d'extrême exitation. Ce mouvement est exploité en dressage de façon très cadrée. En dressage le cheval piaffe dans le calme !
- On dit que le cheval s'ébroue s'il expire bruyamment en secouant la tête.
- Le flehmen désigne une mimique particulière propre aux équidés en général qui consiste à retrousser la lèvre supérieure afin d'analyser plus profondément les odeurs perçues grâce à un organe, l'organe de Jacobson, situé dans le palais.
Autres termes désignant un cheval
- péjoratifs : bidet, bourrin, canasson, carne, rosse, haridelle ;
- familier (enfantin) : dada ;
- vieillis : monture, palefroi (pour les messagers), destrier (monture de guerre) ;
- chez les Amérindiens le cheval est parfois désigné sous le terme de « grand chien ».
- Le poulain sevré âgé d'un an est un yearling. Le poulain âgé de moins d'un an peut est appelé foal.
Physiologie
- Le cheval dispose de cinq sens (certains parlent même d'un sixième sens). Les sens les plus développés chez le cheval sont l'odorat, l'ouïe et le toucher (les vibrisses de son menton composent la barbe, lui permettent de reconnaître ce qu'il ne voit pas).
:Le cheval dispose d'un angle de vue quasiment total, avec seulement 2 angles morts situés exactement devant et derrière lui : il voit sur les côtés (si on a une cravache à cheval, il la voit), mais il ne voit pas si on pose la main directement sur son chanfrein, ou si on lui présente quelque chose au niveau de sa bouche. (C'est pour cela qu'on doit lui faire sentir la main avant de le caresser pour ne pas le surprendre). Certains chevaux sont aveugles, mais ils peuvent quand même vivre à peu près normalement : ils se font aider d'un congénère (Un cheval aveugle fut même champion de France de dressage).
- La durée de la gestation est en moyenne de 11 mois (310 à 360 jours) et la jument ne donne naissance qu'à un seul poulain à la fois, sauf exceptions (rarement viables). À la naissance, le poulain pèse environ une quarantaine de kilogrammes et il double de poids au cours du premier mois. Le poulain sait marcher moins d'une heure après la naissance et il peut voir dès la naissance.
- Le poulain devient adulte entre 2 et 5 ans suivant la race à laquelle il appartient (certaines sont plus précoces que d'autres).
- Le cheval a la capacité de dormir debout, mais le sommeil ainsi aquis n'est que très léger(le cheval est quand même près à fuir). Il n'atteint le sommeil profond qu'allongé, dans un troupeau (où il se sent en sécurité) il peut le faire mais on remarque que tout les chevaux d'un même troupeau ne dorment pas en même temps, il y en a toujours un qui veille, debout, sur les autres. Il faut néanmoins faire attention car un cheval qui se couche trop souvent, ou qui ne se lève pas quand quelqu'un d'inconnu vient le voir peut s'avérer malade.
- La médecine équine est assez développée, ainsi que le domaine de la génétique équine. Il existe également des dentistes équins.
- Un cheval adulte pèse environ 650 kg.
- Un cheval vit en moyenne 20 à 30 ans. Les poneys et les chevaux dits « lourds » vivent en moyenne plus longtemps que d'autres races.
- Les chevaux d'écurie mangent des céréales (avoine, orge et parfois maïs), des aliments composés (granulés) et des fourrages (du foin).
- Les chevaux en pâturage se nourrissent d'herbe composée de 70 % de graminées et 20 % de légumineuses et 10 % de diverses plantes.
- Il boit environ 20 à 40 litres d'eau par jour et ceci peut doubler en été (70-80 litres)
- Son cri est le hennissement.
L'éthologie est la science qui étudie le comportement des animaux dans leur milieu naturel. Elle s'applique aussi aux comportements des chevaux.
Après bien d'autres théories (mécanique, psychologie animale...) elle est maintenant utilisée pour fonder des pratiques de dressage du cheval. Ainsi des dresseurs de chevaux s'en réclament et font des présentations de leur méthode, donnent des cours de « méthode éthologique » de dressage et aident à reprendre en main des chevaux qui présentent des difficultés dans leur relation à l'homme et notamment des risques.
On distinguera donc utilement les deux acceptions du mot éthologie équine.
L'une présente les résultats des observations et expérimentations scientifiques sur le comportement du cheval, dont voici la base:
- Le cheval est un animal grégaire (vit en harde, avec un étalon protecteur, environ sept juments et une jument dominante, qui est souvent la plus vieille. C'est elle qui « décide » quelle direction prendre et qui mange en premier. Dans la harde, existe une hiérarchie de type dominant/dominé, établie en fonction de l'âge des individus, de leur tempérament... (souvent les plus vieux dominent les plus jeunes jusqu'à ce que ceux-ci arrivent à trouver leur place dans le groupe et à se faire respecter).
Jusqu'à l'âge de deux ans environ, les jeunes mâles restent dans le groupe, puis en sont exclus. Alors plusieurs jeunes mâles se regroupent pour former un troupeau. Quand ils ont pris assez d'assurance, ils créent leur propre harde. Pour ce faire, ils provoquent en duel d'autre mâles et s'ils gagnent le combat, ils « récupèrent » les femelles dont ils ont gagné le respect, certains forme leur harde en "volant" simplement des juments à d'autre étalons.
- Un cheval effrayé prend automatiquement la fuite. C'est un instinct très fort chez lui qui remonte à des milliers d'années. Étant un herbivore sans aucun moyen de protection, le cheval est de nature peureuse et prend facilement le galop pour fuir le danger. Il n'attaque pas, ou très rarement (les étalons ou les entiers parfois très nerveux peuvent attaquer l'homme), il se défend ou se fait respecter des autres par des ruades ou des morsures. Mais la plupart du temps des manœuvres d'intimidation (son langage corporel est très développé) suffisent à rétablir l'ordre et la hiérarchie au sein du groupe.
La seconde regroupe un ensemble de pratiques de dressage plus ou moins inspirées des théories et résultats de la précédente.
L'étude de la gestuelle, des mouvements d'oreilles, des attitudes de la tête permet de déterminer l'humeur du cheval, ses émotions. Par exemple : si un cheval couche les oreilles fortement en arrière, il n'est pas content ; s'il les pointe vers l'avant, il est attentif… Mais on essaie également de mieux comprendre les réactions du cheval en considérant qu'il exprime et s'exprime pour les autres chevaux, ce qui évite de lui prêter, à tort, des intentions humaines. L'éthologie remplace utilement l'idée d'une « psychologie du cheval », toujours susceptible d'être une projection anthropomorphique (je me mets à la place du cheval).
Voir lien sur éthologie en bas de page.
Catégorie de chevaux
- Chevaux de selle
- Chevaux de trait
- Poneys
- Voir Liste des races équines de France
(voir liens sur les haras nationaux)
Les robes et taches
Robes
Lire l'article de fond : robe (cheval).
Taches
- La balzane est une tache de poils blancs sur les jambes. On distingue :
- des herminures : petites tâches noires dans la balzane ;
- une trace de balzane, trace de balzane latérale ou trace de balzane en talon : ce sont des taches qui ne font pas le tour de la jambe ;
- une petite balzane qui ne dépasse pas le boulet ;
- une grande balzane qui monte jusqu'à mi-canon ;
- une balzane chaussée qui monte jusqu'au dessous du genou (membre antérieur) ou du jarret (membre postérieur) ;
- une balzane haut chaussée qui englobe le genou (membre antérieur) ou le jarret (membre postérieur).
- l'en-tête est une tache de poils blancs sur la tête du cheval. On distingue :
- une pelote : tâche ronde sur le front ;
- une étoile : tâche dont la forme rapelle une étoile sur le front ;
- une fleur sur le front ;
- une liste : trace verticale parcourant le chanfrein, elle peut être continue ou discontinue. Si le blanc dépasse les limites latérales du chanfrein on parle de belle face. Si le blanc s'étend aussi sur les naseaux et la bouche, on dit que le cheval boit dans son blanc ;
- une étoile prolongée : étoile et liste attachées ;
- un masque,
- une belle face.
- le ladre est une dépigmentation des naseaux et de la bouche de l'équidé.
Les allures
Les allures naturelles
- Le pas est une allure marchée, symétrique, à quatre temps (moy. 7 km/h)
- Le trot est une allure sautée, symétrique, à deux temps, par bipèdes diagonaux (moy. 14 km/h)
- Le galop est une allure sautée et basculée, assymétrique, à trois temps (moy. 21 km/h, max 60 km/h (certains chevaux de courses peuvent aller jusqu'a 64 km/h!))
Les allures spécifiques
- Le reculer est une allure marchée, symétrique, rétrograde, à deux temps, par bipèdes diagonaux.
- Le tölt est une allure marchée à quatre temps spécifique du cheval islandais. Le cheval conserve en permanence un pied en contact avec le sol. L'ordre des posés et identique à celui du pas. Il s'agit d'une allure très confortable pour le cavalier lors de laquelle le cheval fournit un fort engagement des postérieurs.
- Des chevaux américains ont aussi des allures spécifiques proches de l'amble : le slow gait, le trot amblé et le running walk (littéralement "marche en courant").
- L'amble : allure marchée, symétrique, à deux temps, par bipèdes latéraux. C'est une allure aussi employée chez les chevaux de courses sous harnais(American Standardbred). Elle est acceptée chez les races qui la possèdent naturellement mais est considérée comme défectueuse chez les autres.
Les allures défectueuses
Ce sont les allures atypiques, asynchrones avec des mouvements dissociés des membres. Il y a quatre allures défectueuses identifiables : le galop désuni, le galop à quatre temps, l'aubin et le traquenard
Histoire
Le cheval
L'ancêtre du cheval est l' eohippus (ou hyracotherium). Il vivait dans les forêts, il y a 60 millions d'années, et il évoluait principalement sur ce qui allait être l'Amérique du Nord. Il était petit (30 à 50 cm) et trapu. Il va progressivement évoluer et grandir. Ses successeurs sont le mesohippus il y a 40 à 50 millions d'années, et le mérychippus il y a 20 à 25 millions d'années. Dans la suite de son évolution, ses dents se modifient pour brouter, ses pattes acquièrent un sabot unique, et sa vision s'élargit. C'est désormais un animal capable de vivre et courir dans les plaines.
L'ancêtre des chevaux et poneys actuels, lEquus caballus apparaît il y a moins d'un million d'années en Eurasie. Il conquiert alors les Amériques par le détroit de Béring et l'Alaska d'un côté et l'Afrique de l'autre, y donnant alors naissance au zèbre et à l'âne. Le détroit de Béring se referme il y a 10 000 ans et le cheval a disparu des Amériques deux millénaires plus tard pour une raison inconnue.
Trois sous espèces dEquus caballus apparaissent :
- Le cheval des plaines d'Europe centrale, ancêtre des chevaux actuels
- LEquus caballus Prjewalski, en Mongolie.
- LEquus caballus Gmelini, dont le tarpan européen semblait être l'unique héritier. Il a récemment disparu en temps que sous-espèce pure, mais ses gênes se retrouvent dans de nombreux chevaux européens actuels avec lesquels il a été croisé.
Puis vint l'époque de la domestication.
L'homme et le cheval
Préhistoire
Le cheval est déjà représenté sur les peintures rupestres remontant à plus de 15 000 ans Lascaux, Grotte Chauvet.
Il a été chassé pour sa viande (et les utilisations des résidus, peau, os...). On sait mal dater les premières traces de domestication (les restes, même plus récents, ne permettent pas d'isoler, dans le cas du cheval, individus sauvages et individus domestiques).
Les hypothèses actuelles penchent vers une domestication comme animal de prestige. Le musée préhistorique d'Ile de France a produit une exposition avançant de forts arguments en ce sens. (groucho)
- Europe
:Grecs Romains et byzantins, l'utilisent pour la guerre, les communications, le transport mais aussi les courses de chars.
:Les Celtes vénéraient Épona, déesse des chevaux, dont le culte nous a été transmis du fait de son adoption par les troupes équestres romaines.
- Moyen-Orient
:Les Bédouins élèvent les pur-sangs arabes, chevaux du désert, robustes et élégants. Les Perses inventent le polo.
- Proche-Orient
:Lorsque les Hyksôs envahissent l'Égypte au XVIIsiècle avant l'ère chrétienne, les Égyptiens n'utilisaient les chevaux que pour des tâches civiles. La cavalerie, qui fera la puissance des pharaons du Nouvel empire, était alors du côté de l'ennemi et sera un facteur déterminant dans la défaite égyptienne.
- Afrique :
:La cavalerie numide fut une unité importante des armées carthaginoises lors des guerres puniques.
- Asie
:Le premier char hippomobile connu provient de la tombe de l'empereur chinois Wuding, mort en 1118 av. J.-C. Il est peu utilisé comme animal de trait dans l'agriculture mais cependant c'est aux Chinois que l'on doit le collier d'épaule. Les Chinois inventent l'étrier au VIe siècle avant l'ère chrétienne, la cavalerie formant le gros des troupes chinoise. Le cheval (馬) sert de moyen de transport et de communication (coursier). Quand le jeu de polo perse arrive à la cour de l'empereur, tout le monde s'en éprend. Les Chinois ne faisant pas d'élevage permanent des chevaux, ils restent un produit de luxe importés du Moyen-Orient.
:Au Japon, le cheval (馬) sert d'animal de combat, de coursier et de transport de marchandise, mais dans ce dernier cas il est guidé par des hommes à pied, ce qui limite son potentiel.
- Europe
:La chevalerie se développe. Indépendamment de la race, le palefroi est un cheval de parade au Moyen Âge, le destrier le cheval de guerre et la haquenée est un cheval de monte féminine.
:Richard Cœur de Lion importe les premiers pur-sang arabes.
- Moyen-Orient
:Les chevaux portent l'Islam jusqu'aux portes de l'Orient.
- Asie
:La cavalerie est la principale force des armées mongoles et tartares.
Conquête du nouveau monde, et Post-Renaissance
- Amériques
:Ce sont les premiers colons espagnols qui réintroduisent le cheval (arabe et andalou) dans les deux continents américains. L'espéce y avait alors disparu depuis plus de huit millénaires.
:En 1519, Les conquistadors de Cortés, amènent avec eux seize chevaux : cinq juments et six étalons, dont deux avaient une robe pie et cinq autres une robe tachetée. Ils sont les premiers ancêtres des mustangs, ces chevaux retournés à l'état sauvage et qui ont une robe tachetée pour la plupart.
:Le fait que les Amérindiens n'aient jamais vu ces bêtes aident les conquistadors à se faire passer pour des divinités et à remporter ainsi de nombreuses batailles. Cortez aurait déclaré : « Nous devons notre victoire à Dieu et à nos chevaux. »
:Le cheval se répand alors rapidement sur ces terres, principalement en Amérique du Nord. À la période de la conquête de l'Ouest, plusieurs centaines de milliers de chevaux sauvages sont répartis à travers le continent. Au , les Amérindiens élèvent de grandes hardes de chevaux (plus de 150 000). À partir de ces mustangs dressés émerge les Palomino. C'est également à partir du mustang que les Indiens Nez-Percés sélectionnent et obtiennent lAppaloosa.
- Europe Centrale
:Les Anglais croisent leurs pur-sang arabes avec des espèces indigènes pour créer les pur-sang anglais.
Les pur-sang arabes sont les chevaux de choix pour la cavalerie des troupes napoléoniennes. C'est par le biais des campagnes de l'Empereur que ce type de cheval va se retrouver en Europe de l'Est et en Russie.
Les temps modernes
On retrouve en 1881 en Mongolie une harde sauvage d'une ancienne espèce de cheval, le cheval de Prjevalski. Menacée un temps d'extinction, un programme d'échange à travers les zoos du monde a permis sa réintroduction en Mongolie.
Le dernier tarpan pur (cheval de Gmelini) est mort au zoo de Munich en 1887.
Pour l'usage des chevaux comme force de transport, voir Traction hippomobile
Arts
Le cheval est très représenté en art, tant en peinture qu'en statue.
Son intérêt militaire a même donné un genre d'art particulier : La Statue équestre, qui représente de manière hagiographique un chef d'état ou un chef militaire.
Chevaux célèbres
- « Victoire dans Thèbes » et « Mout est satisfaite », les deux chevaux préférés de Ramsès II avec qui il participa à la bataille de Qadesh ;
- Bucéphale, cheval d'Alexandre le Grand ;
- Incitatus, que Caligula nomma consul ;
- Old Billy, le plus vieux cheval, né en 1760 et mort le 27 novembre 1822, à l'âge de 62 ans ;
- Tritonis, le plus grand pur-sang, mort en septembre 1990 à l'âge de 7 ans, mesurait 1,98 m et pesait 950 kg ;
- [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ourasi Ourasi], célèbre pour ses fulgurantes remontées dans les courses hippiques ;
- Général du Lupin, qui en 125 sorties aura gagné la bagatelle de 51 épreuves et amassé 2 240 538 euros, palmarès d’autant plus remarquable que sa qualité de hongre lui interdisait toute tentative au niveau classique.
- Général du Pommeau, autre héros, a disputé, lui, les plus grandes courses françaises et européennes. À Vincennes, sa plus grande victoire restera le « Prix d’Amérique » de l'an 2000, remporté dans la réduction kilométrique de 1′12″60
- Zingaro, cheval de Bartabas
- Stormy, le « zorse » (zèbre x cheval) dressé grâce aux méthodes éthologiques d'Andy Booth
Mythes, légendes, contes modernes
- Mythologie grecque et romaine :
- Le Cheval de Troie imaginé par Ulysse,
- Les écuries d'Augias nettoyées par Héraclès,
- Les cavales de Diomède, juments carnivores et sauvages capturées par Héraclès,
- Pégase, le cheval ailé,
- Le cheval est l'attribut de Poséidon,
- Les centaures, créatures mi-homme mi-cheval ;
- Islam
- Kuhaylan, premier cheval dressé dans l'histoire de l'humanité pour les Arabes. C'est le cheval d'Ismaël, fils d'Abraham ;
- Al-Bourak, cheval ailé à tête de femme et queue de paon, sur lequel Mahomet, guidé par l'archange Gabriel, a voyagé de nuit de La Mecque à Al-Aksa (la mosquée lointaine).
- Europe
- Europe médiévale
- La licorne
- Saint Georges à cheval terrassant le dragon.
- Europe moderne
- Rossinante, cheval de Don Quichotte de la Mancha, chargeant les moulins (Miguel de Cervantes)
- ShadowFax (Gripoil) le cheval de Gandalf (Le seigneur des anneaux, JRR Tolkien).
- Jolly Jumper, monture de Lucky Luke dans la célèbre bande dessinée du même nom.
- Crin blanc, en Camargue.
- Tornado, destrier de Zorro
- Amériques
- Flika, jument de Ken, vit dans un ranch du Wyoming avec son jeune maitre. Leurs aventures sont racontees dans les romans de Mary O'Hara: Mon Amie Flika, le Fils de Flika, et l'Herbe Verte du Wyoming.
- Mister Ed, le cheval qui parle, héros de série télévisée des années 1960 (voir Mister Ed sur la wikipédia anglaise).
- Asie
- Un des avatars de Vishnou est le cheval blanc
- Lié aux hymnes à Indra
- Le cheval est un signe zodiacal chinois. Le Qilin est un sorte de licorne chinoise.
- Divers
- Les cavaliers de l'Apocalypse montent chacun un des quatre chevaux apparus à l'ouverture des quatre sceaux.
Citations célèbres
- « La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite... » (Buffon, 1754)
- « Mon royaume pour un cheval » (Shakespeare)
- « L'homme n'aura jamais la perfection du cheval » (Spinoza)
- « Pour parler à un cheval, il n'y a pas besoin de mots. C'est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves... » (Bartabas)
- « Etre heureux à cheval, c'est être entre ciel et terre, à une hauteur qui n'existe pas. » (J. Garcin)
- «Sans mors, sans éperon, sans bride, partons à cheval sur le vin pour un ciel féerique et divin ! Nous fuirons sans repos ni trêve, vers le paradis de mes rêves ! » (Charles Baudelaire)
- Le prophète Mahomet aurait parcouru plusieurs kilomètres dans le désert avec un troupeau de juments.A l'approche d'un point d'eau, toutes se ruèrent pour aller boire.Le prophète rappela alors ses juments. Cinq seulement répondirent à son appel et revinrent vers lui malgré leur soif. De ces cinq jument descendent les cinq lignées de chevaux arabes présentes à notre époque.
Astronomie
Charles Baudelaire
Voir Cheval-vapeur et Cheval fiscal
Voir aussi
Liens internes
- Etiopathie
- Liste des races équines de France
- Liste des races équines étrangéres
- Les sports équestres (équitation)
- Le tourisme équestre (équitation de loisirs)
- Les courses hippiques
- La cavalerie
- La chevalerie
- la traction hippomobile
- Carlo Ruini
- Protection du Cheval
- [http://www.infovisual.info/02/071_fr.html Voir un schéma détaillé de la morphologie d'un cheval]
- [http://cheval.simoun.net Simoun,l'equitation passion]
- [http://www.le-site-cheval.com/ Le cheval pédagogique et ludique]
- [http://www.pferde-pferderassen.de Pferderassen - Infoportal] (ger.)
- [http://www.equinautes.com/ L'œil critique des équinautes]
- [http://www.musee-vivant-du-cheval.fr/ Musée vivant du cheval]
- [http://perso.wanadoo.fr/dede.annecy/expresion.htm Expressions liées au cheval]
- [http://membres.lycos.fr/chuchote/cheval/ch_ethologie/ethologie.html Éthologie du cheval]
- [http://www.usenet-replayer.com/webrings/animal-horse.html Images des chevaux] édités sur le Usenet et stockés avec une fonction de recherche
Catégorie:Cheval
Catégorie:Mammifère (noms vernaculaires)
Catégorie:Équidé
Catégorie:Équitation
ja:ウマ
ko:말 (동물)
Arc (arme)L'arc est une arme destinée à lancer des projectiles de forme allongée : les flèches ; il est constitué principalement d'une pièce courbe flexible qui emmagasine et restitue l'énergie comme un ressort, et d'une corde qui permet le bandage de l'arc (accroissement de la tension du « ressort »), puis la transmission de l'impulsion à la flèche lors de la détente.
Une personne qui tire à l'arc est un archer.
Ce mot désignait autrefois un combattant (le plus souvent à pied) dont l'arc était l'arme principale ; la célèbre bataille de Crécy (26 août 1346) illustra le rôle des archers anglais (ou yeomen) équipés de l'arc long (longbow).
De nombreux types d'arcs ont été employés, tant pour la guerre, que pour la chasse, les arcs les plus courts étant plus particulièrement destinés aux cavaliers décochant leurs flèches à cheval.
Actuellement, les arcs les plus courants sont l'arc droit, l'arc classique ou recurve (type retenu pour les jeux olympiques) et l'arc à poulies ou arc compound, l'avantage de ce dernier étant de réduire l'effort de maintien de l'arc bandé, sans pour autant diminuer la puissance de l'arme. jeux olympiques
jeux olympiques
jeux olympiques
Au Japon, l'arc long est nommé Daikyu et l'arc court Hankyu.
Le Kyudo, « voie de l'arc », désigne l'art martial consacré à l'arc.
Voir aussi
- tir à l'arc
Liens externes
- [http://www.archerie-primitive.com/ARCHERIE_PRIMITIVE.htm arcs prehistoriques]
- [http://perso.wanadoo.fr/archerie.medievale/archerie/menu.htm archerie médiévale]
- [http://placedusport2.com/?doc=1083&rub=141&titre=l-arc-a-poulies&SessionID= arc à poulie]
- [http://fkj.kyudo.free.fr/pages/Arcsymbolevolution.html arc japonais]
catégorie:Arme blanche
ja:弓矢
ko:활
Goths
Cet article traite de la tribu germanique. Pour la sous-culture du XXieme siècle, dont les membres se designent goths, voir Mouvement gothique
----
Les Goths étaient des peuples germaniques, selon leur propres traditions originaires de la Scandinavie, voir Goths de Scandinavie. Ils provenaient peut-être de l'île de Gotland. Mais ils pourraient également être issus du Götaland en Suède méridionale ou bien du nord de la Pologne actuelle. La racine "gaut" semble être à l'origine à la fois de "Goths", de "Götar" et de "Gutar" indique, quoi qu'il en soit une origine commune propable. Dès le IIIe siècle les Goths étaient fixés dans la région de l'Ukraine moderne et de la Biélorussie où ils furent probablement rejoints par d'autres groupes qui ont été plus ou moins intégres dans la tribu.
Les Goths formaient un seul peuple jusqu'au , date à laquelle ils se séparèrent en Ostrogoths ou « Goths brillants », à l'Est, et en Wisigoths ou « Goths sages » à l'Ouest.
Histoire
Installés aux frontières de l'empire romain, les Goths furent, dès 230, à l'origine des premières grandes invasions barbares que subit l'empire.
En 267, les Goths pillèrent la Thrace, la Macédoine et la Grèce.
En 269, les Romains, menés par l'empereur Claude II le Gothique, leur firent subir une terrible défaite à la bataille de Naissus et, en 271, ils furent repoussés jusqu'au Danube.
Ce groupe, les futurs Wisigoths, s'installa alors de l'autre côté du Danube et établit un royaume indépendant dans la province romaine abandonnée de Dacie.
Pendant ce temps, les Goths restés en Ukraine établirent un vaste et puissant royaume le long de la mer Noire. Ils devinrent les Ostrogoths.
Les Goths ont été brièvement réunis sous une couronne unique, au début du , lors du règne du roi ostrogoth Théodoric le Grand, qui fut le régent du royaume wisigoth pendant presque deux décennies.
Les Goths furent le premier peuple barbare a être christianisé. L'évêque Wulfila (311-383) traduisit la Bible en gotique et convertit les Goths à l'arianisme, une des premières hérésies du christianisme et qui contribua à marquer les différences entre Romains et Barbares.
Origine
La question de l'origine des Goths est un puzzle historique et philologique important.
Les premières descriptions méditerranéennes de la présence des Goths les situent en Pologne, à l'embouchure de la Vistule, au IIe siècle avant l'ère chrétienne.
Vers 150–200, ils occupent les bords de la mer Noire, dans la région de l'Ukraine actuelle.
Jordanes, un Goth romanisé du , a rapporté que, selon leurs traditions et leurs légendes, leur lieu d'origine est la Scandinavie. Jordanes décrit aussi deux tribus Scandinaves nommées Gautigoths (probablement la province suédoise de Westrogothie/Västergötland) et Ostrogoths (probablement la province suédoise d'Ostrogothie/Östergötland). Cette tradition est étayée par l'archéologie qui démontre des relations étroites entre le sud de la Scandinavie et la culture des Goths. Il y a aussi une vaste disparition de population dans l'Ostrogothie dans le sud de la Suède au temps de l'apparition des Goths en Pologne. Selon les linguistes le rameau ostique (le Gothique) des langues germaniques est plus parentée au rameau Scandinave qu'au rameau westique.
La racine reconstruite du mot goth, - Gut-, est identique à celle de Gotland, une île en mer Baltique. Il y a des correspondances intéressantes entre le gotique, la langue des Goths, et le gutnisk, le dialecte suédois du Gotland.
Chronologie
- vers 180 : Installation des Goths sur les rives de la mer Noire.
- 200 : L'empire des Goths se constitue sur les bords de la mer Noire.
- 220 : Les Goths envahissent l'Asie Mineure et la péninsule des Balkans.
- 238 : En dépit du paiement d'un tribut, les Romains échouent à persuader les Goths et Carpi de se retirer de la province de Moesie.
- 247 : Débuts des invasions des Goths.
- 250 : Dans les Balkans, les Carpi envahissent la Dacie et les Goths la Moesie.
- 250 : Début de la première guerre des Goths (fin en 269).
- 257 : Les Goths flotte sur la mer Noire.
- 257 : Les Goths se séparent en Ostrogoths et Wisigoths.
- 267 : Les Goths pillent la Thrace, la Macédoine et la Grèce.
- 269 : Fin de la première guerre des Goths.
- 332 : Les Goths alliés à Rome protègent les frontières du Danube.
- 332 : Les Romains sous Constantin I battent les Goths sur le Bas-Danube.
- 334 : Les Goths protègent l'Empire romain contre une invasion vandale dans la région danubienne.
- 350 : Début de la deuxième guerre des Goths (fin en 360).
- 350 : Fondation de Kiev, la capitale de l'Empire goth de Russie.
- 360 : Fin de la deuxième guerre des Goths.
- 369 : L'évêque goth Wulfila (ou Ulfilas) compose un alphabet gotique à partir des lettres grecques et latines ainsi que de quelques runes germaniques.
- 379 : Théodose I prend en charge la guerre contre les Goths.
- 401 : Début de la Troisième guerre des Goths.
- 413 : Fin de la Troisième guerre des Goths.
- 512 : Théodoric le Grand publie son Edictum Theodorici, code pour les Romains et les Goths.
- 531 : L'écrivain latin Cassiodore, historien des Goths, en fait les égaux des Romains.
Voir aussi
- Migrations germaniques | Goths de Scandinavie | marquisat de Gothie ;
- Architecture gothique ;
- gotique | Numération gotique.
Catégorie:Peuple de la Rome antique
Catégorie:Peuple germanique
ja:ゴート族
ko:고트족
Germains ko:게르만족 ja:ゲルマン人
Les peuples germaniques ou Germains (latin germani, d'étymologie incertaine, peut-être celtique) sont des ethnies indo-européennes établies originellement à l'Est du Rhin et du Danube, au-delà du limes romain.
Leur préhistoire se situe dans les territoires connus sous le nom de Germanie (latin Germania), de Thulé (terme grec désignant probablement la Scandinavie ou le nord de l'Allemagne), ou encore sur les rives de la Mer Noire (voir notamment l'article Goths).
Mieux connus dans le monde latin à partir du , principalement à travers l'œuvre de l'historien Tacite, ces peuples sont agités par des migrations internes importantes à l'époque romaine et sans doute dès le : c'est à cette période que la linguistique fait remonter la différenciation entre ces populations en trois grands groupes : les Germains orientaux, les Germains occidentaux et les Germains septentrionaux.
À cet effet, l'unité fondamentale des peuples germaniques est linguistique, et non politique, économique ou culturelle.
Origines
À partir de l'âge du bronze, d'après l'archéologie allemande et scandinave, des « cultures » matérielles (au sens anglo-saxon) issues du sud de la Scandinavie se répandent progressivement vers le sud, vers l'Allemagne et les rives méridionales de la mer Baltique. Elles se répandent dans la grande plaine européenne, pour gagner au début du second âge du fer (v. 500 av. J.-C.) les franges du monde celtique : le Rhin inférieur, la Thuringe et la basse Silésie. À ce phénomène correspondraient probablement le bon accès au fer en Scandinavie et un climat refroidissant. Peut-être contribua aussi une expansion démographique engendrant un peuplement nouveau de régions jusque-là presque vides d'hommes. Aucun témoignage écrit des Grecs ou des Romains n'est disponible, puisqu'ils n'avaient aucun contact direct avec les Germains. En effet, ils étaient séparés par les forêts germaniques et les Celtes. En tous cas, à partir du , a lieu une période de formation de peuples qui s'achève quand les Germains entrent dans l'Histoire.
Données historiques
Dès le ont lieu des déplacements massifs de populations et de bandes armées en provenance des confins de ce « monde germanique ». Ils peuvent s'expliquer notamment par des causes naturelles (refroidissement climatique, mauvaises récoltes, montée des eaux …) ou démographiques (un accroissement des populations au-delà du seuil que les ressources naturelles peuvent supporter). Les premiers contacts avec les mondes celtique et méditerranéen sont violents. Vers -110, par exemple, a lieu l'invasion de la Gaule par les Ambrons, les Cimbres et les Teutons : le général romain Marius les affronte non loin d'Aix-en-Provence, en -102 (le nom de la montagne Sainte-Victoire commémore sa victoire), puis il les arrête à Verceuil, en Italie, en -101. Ultérieurement, l'irruption de bandes germaniques à proximité de la Suisse actuelle provoque la migration des Helvètes. Ces derniers sont stoppés par Jules César à Bibracte (sur le mont Beuvray, dans le Morvan) en -58.
-58
À partir du , l'Empire romain adopte à l'égard des Germains une politique qui vise à les contenir derrière une frontière fortifiée : le limes. Cette frontière est double, établie le long du Rhin et du Danube. Vers l'an 100, de deux à trois millions de Germains se trouvent sur le continent tandis qu'entre 600 000 et 800 000 restent encore en Scandinavie. La défense de l'Empire contre les peuples d'au-delà de ses frontières, notamment, aboutit à la division de celui-ci en deux parties : l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient. Néanmoins, les Germains franchissent massivement les deux frontières à plusieurs reprises, en particulier au , puis au ; les Romains, au sens large, adoptent alors une politique de clientélisme à l'égard des peuples les plus proches de l'Empire : nombreux sont, dès lors, les Germains qui servent dans l'armée romaine, participant à une certaine « barbarisation » de l'Empire (même si cette barbarisation est surtout due, en dernière analyse, à la taille et à la diversité des territoires soumis à Rome).
Enfin, une dernière phase a lieu lorsque l'Empire romain disparaît en Occident, vers la fin du : certains des peuples germaniques, soit anciennement fédérés, soit jusque-là totalement étrangers au monde romain établissent alors des royaumes plus ou moins durables sur ses anciens territoires : notamment en Gaule (Francs, Wisigoths et Burgondes), dans la péninsule ibérique (Suèves, Wisigoths), dans l'île de Bretagne (Anglo-Saxons), en Italie (Ostrogoths et plus tardivement, Lombards) et en Afrique du nord (Vandales et Alains).
L'Histoire de chacun des peuples germaniques est détaillée dans les articles qui leur sont consacrés.
Voir également : Migrations germaniques.
Données géographiques, linguistiques et culturelles
Les sociétés germaniques n'étaient pas étrangères à l'esclavage. En effet, elles distinguaient les personnes libres, semi-libres (peuples conquis) et les esclaves.
Du point de vue religieux, la connaissance de leur paganisme est réduite. Elle ne vient que de Jules César et de Tacite. Le paganisme norrois des années 1000 est connu, mais il a probablement évolué dans le temps. Une chose demeure certaine, la religion ne devait pas être très forte puisque certains se sont convertis avant même d'avoir été en contact avec les Romains.
Les Germains n'ont pas d'alphabet, à l'exception des runes pour les offices religieux.
Les peuples germaniques sont divisés en 2 ou 3 branches principales, | | |