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Indonésie
L'Indonésie, le plus grand archipel au monde, est située entre la péninsule d’Asie du Sud-Est et l’Australie, et les océans Indien et Pacifique.
La langue officielle est l’indonésien (bahasa indonesia), mais de nombreuses langues régionales sont pratiquées (javanais, balinais, sondien...). L’Indonésie est une république laïque. Elle possède la plus grande population de musulmans au monde.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Indonésie
Des premiers siècles à la seconde guerre mondiale
Entre le et le , plusieurs royaumes thalassocratiques apparurent sur les îles de Sumatra et de Java (Royaumes de Sri Vijaya et de Majapahit). Ces Empires maritimes de culture « indo-bouddique » s'étendaient de l'Indonésie et la Malaisie jusqu’aux Philippines. La société était divisée selon le système inégal des castes de l’Inde et plus tard, l’arrivée des marchands arabes n’eut que peu de mal à amener l’Islam qui proposait une société plus égalitaire.
Les Européens arrivèrent au début du et découvrirent de nombreux petits états dirigés par des princes possédant chacun son secteur d’activité. Ce n’est qu’en s’associant avec certains de ces princes que les empires coloniaux européens parvinrent à négocier puis cultiver les épices, but ultime de leur recherche (au , un gramme de clou de girofle valait plus qu’un gramme d’or). Au , les Hollandais étaient la puissance coloniale dominante dans la région, devant les Britanniques et les Portugais. Toutefois, les Portugais contrôlaient Timor.
Les Hollandais de la Compagnie des Indes Orientales n’avaient en Indonésie qu’un but commercial et n’ont à aucun moment cherché à développer une quelconque politique sociale ou sanitaire ou à vouloir convertir au christianisme ; l’esclavage était très répandu et chaque famille de paysans devait par décret donner à la Compagnie une partie de sa récolte sous peine de confiscation des biens. Dans les écoles hollandaises, seuls les indonésiens d’origine chinoise étaient tolérés, les autres de race « malaise » (la majorité) étant considérés comme incapables de s’instruire.
À la suite de la faillite de la Compagnie des Indes orientales, le gouvernement hollandais reprit possession des territoires au .
La Couronne de Hollande, après le Puputan (suicide collectif) à Bali en 1910 et l’écho négatif qu’il eut en Occident (grâce aussi à l’écrivain Vicky Baum pour son livre « Sang et volupté à Bali »), décida d'une politique sociale et éducative pour l’Archipel. C’est la seconde guerre mondiale qui mettra fin à cet élan tardif.
De l’Indépendance à nos jours
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon envahit et occupa la majorité des îles. Les nationalistes comme Soekarno en profitèrent pour développer leur mouvement: en 1942, un Centre du pouvoir Populaire (PUTERA) fut créé et la levée d'une "Armée de défenseurs volontaires de la patrie" (PETA) autorisée par les Japonais. Sous leur égide, la Charte de Jakarta - Préambule de la future constitution - fut crée ainsi qu'un Comité pan-indonésien pour préparer l'indépendance. Mais celle-ci, proclamée le 17 août 1945, sera difficilement acceptée par les Pays-Bas.
Après la proclamation de l'indépendance, les forces de la PETA reconquirent l'archipel. Une république fut proclamée, avec à sa tête Hatta, comme Président et Soekarno vice-Président. Le pays fut divisé en 8 provinces, chacune dirigée par un gouverneur dépendant directement du Président. Alors qu'ils avaient accepté la création "d'Etats-unis d'Indonésie" lors des accords du 16 novembre 1946, les Hollandais organisèrent deux "opérations de police" pour tenter de reprendre le contrôle de l'archipel. À la fin de la guerre en 1945, les Indonésiens déclarèrent l’indépendance avec à leur tête Soekarno. Les Hollandais concédèrent l’indépendance en 1949 et Soekarno devint alors le premier président du pays.
Soekarno songeait dès le début des années 60 à former un gouvernement d’union nationale regroupant toutes les tendances politiques du pays ; en 1964 trois ministres membres du Parti Communiste Indonésien (PKI) sont nommés.
Le 30 septembre 1965, le lieutenant-colonel Untung, commandant d’un bataillon de la garde personnelle de Soekarno, officier alors inconnu et homme de gauche, prend la tête d’un Conseil Révolutionnaire qui prétend déjouer un autre coup d’état dont les protagonistes, six généraux et un capitaine seront torturés et assassinés avant l’aube du 1er octobre. Le général Soeharto, commandant alors les réserves générales de l’armée, intervient aussitôt, reprend la Poste et la Radio nationale et reprend en 48 heures le pouvoir aux rebelles. Très vite et dans tout le pays, s’ensuivit pendant des mois une chasse aux communistes de l’ampleur d’un génocide (plus de 500 000 morts) ; chaque ville, village ou ferme subit le nettoyage : des familles entières furent exécutées par haine des musulmans contre les communistes athés, par excès de certaines unités militaires ou par vengeance personnelle. Le 11 mars 1966, Soeharto reçoit une partie des pouvoirs de Soekarno et devient président un an plus tard.
Pendant les 33 ans de son règne sans partage, Soeharto et sa famille se sont enrichis considérablement alors que leur pays ne cessait de s’appauvrir. En 1998, suite à la crise économique asiatique (la monnaie indonésienne perdit 80% de sa valeur), après de nombreuses manifestations dans tout le pays, et la pression du FMI (Fonds monétaire international), Soeharto finit par abandonner son poste le 21 Mai 1998.
De 1998 à 2001, le pays eut trois autres présidents.
- Baharuddin Jusuf (B.J.) Habibie du 21 Mai 1998 à Octobre 1999
- Abdurrahman Wahid surnommé Gus Dur du 20 Octobre 1999 au 23 Juillet 2001
- Megawati Soekarnoputri du 23 juillet 2001 au 20 Octobre 2004
C’est dans beaucoup de douleur que le Timor oriental obtint son indépendance en 2002.
Le pays à l’heure actuelle souffre de son économie, de sa politique interne et de conflits religieux. À cela s’ajoutent les mouvements sécessionnistes au Nord de Sumatra (Aceh), en Papouasie (Irian Jaya) ainsi que dans l’Archipel des Moluques où se déroule ce que l’on peut qualifier de guerre de religion entre chrétiens natifs d’une part et musulmans accourus essentiellement de Java d’autre part.
Voir aussi : Shrîvijaya ~ Singhasari ~ Empire Majapahit
Politique
Empire Majapahit
Article détaillé : Politique d'Indonésie
Le pouvoir exécutif revient au président et à ses conseillers. Le parlement indonésien est bicéphale : il est constitué du Congrès du peuple et l’Assemblée représentative du peuple, chacun élu pour cinq ans.
L’Indonésie est membre de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-Est).
Le second tour de l'élection présidentielle du 20 septembre 2004 opposait la présidente sortante Megawati Sukarnoputri, du PDI-P au général à la retraite et ancien ministre Susilo « Bambang » Yudhoyono dit SBY du Parti démocrate. Avec une participation d’environ 80% (soit 155 millions d’électeurs), Susilo « Bambang » Yudhoyono confirme son avance du premier tour et sera bientôt investi président avec Mohammed Youssouf Kalla au poste de vice-président.
L’idéologie d’État, appelée « Pancasila » (les cinq principes), impose le principe de l’existence d’un dieu suprême. Il n’y a donc pas de place pour l’athéisme.
L'île touristique de Bali a été frappée à deux reprises par des attentats: le 12 octobre 2002, dans la ville de Kuta, 202 personnes ont été tuées et 209 autres blessées. La plupart des victimes étaient des touristes étrangers, principalement australiens. En août 2004, le chef de l'organisation Jamaah Islamiyah, un groupe cité comme étant lié à Al-Qaïda et souvent accusé d'être l'instigateur de cette attaque, a été inculpé pour avoir « organisé ou motivé des personnes afin de perpétrer des actes terroristes » ou « fourni de l'assistance ou facilité la réalisation d'un acte terroriste » dans le cadre des attentats de l'hôtel Marriott de Jakarta et de l'attaque de Bali.
Le 1er octobre 2005, des explosions ont tué 27 personnes et en ont blessé une centaine, sur la plage de Jimbaran et dans le centre-ville de Kuta.
Provinces
Article détaillé : Provinces d'Indonésie
Actuellement (mi-2005), l’Indonésie est constituée de 30 provinces (propinsi), de 2 régions spéciales (daerah istimewa) et du district spécial de la capitale (daerah khusus ibukota). Chaque province est divisée en districts qui sont à leur tour divisés en sous-districts et communes.
Les provinces sont :
Aceh et Yogyakarta sont des régions spéciales. Jakarta forme le district spécial de la capitale.
Géographie
Jakarta]
Article détaillé : Géographie de l'Indonésie
Les 17 000 îles de l’Indonésie (dont 6 000 inhabitées) sont réparties autour de l’équateur donnant à ce pays un climat tropical. Les plus grandes îles sont Java où habite près de la moitié de la population, Sumatra, Bornéo (qui est partagé avec la Malaisie), Irian Jaya (partie occidentale de la Nouvelle-Guinée) et l’archipel des Sulawesi ou Célèbes.
L’île de Roti est la terre la plus au sud de l’archipel.
L’Indonésie se situe dans une zone friction tectonique, sur la ceinture de feu du Pacifique. C’est la zone volcanique la plus active du monde avec environ 130 volcans en activité. Les tremblements de terre sont donc fréquents et souvent suivis de tsunamis. Le pays est aussi riche en volcans avec notamment le célèbre et disparu Krakatoa. Le tsunami du 26 décembre 2004 a fait, d'après le bilan provisoire du 19 janvier 2005, 166 320 morts confirmés.
Économie
Article détaillé : Économie de l'Indonésie
L’Indonésie a connu de nombreux problèmes économiques vers la fin des années 1990, mais récemment l’économie semble se stabiliser. Le pays a beaucoup de ressources naturelles telles que le pétrole, dont il devient cependant importateur net en 2005, le gaz naturel, l’étain, le cuivre et l’or. L’agriculture produit principalement du riz, du thé, du café, des épices et du caoutchouc.
Les partenaires économiques majeurs de l’Indonésie sont le Japon, les États-Unis d'Amérique et les pays avoisinants tels que Singapour et la Malaisie. L’Indonésie fait partie de l’Asia Pacific Economic Cooperation (APEC).
Le tourisme est également une grande source de revenu pour le pays. Or, immédiatement suivant le terrible tremblement de terre du 26 Décembre 2004, et suites aux récents attentats perpétrer par la Jamaah Islamiyah, ce précieux revenu a été temporairement ralenti, ce qui a rendu le pays vulnérable à une crise financière.
Démographie
Asia Pacific Economic Cooperation
Article détaillé : Démographie de l'Indonésie
La population indonésienne est en gros divisée en deux groupes : les habitants de l’ouest du pays sont principalement malais et ceux des régions de l’est sont papous. Toutefois, la structure ethnique est un peu plus complexe avec notamment plusieurs tribus traditionnelles vivant à l’intérieur des îles de Bornéo et Irian Jaya. Les Chinois sont également une importante minorité (de l’ordre de 2 à 3 millions) et souffrent souvent d’une intégration difficile dans la population locale.
L’Islam est la religion dominante du pays, adoptée par 87% de la population. Les autres religions sont le Christianisme (9%), le Bouddhisme (2%) et l’Hindouisme (1%), cette dernière étant essentiellement pratiquée sur l’île de Bali. La montée de courants fondamentalistes religieux doublée de problèmes économiques ont souvent instrumentalisé des tensions qui se sont crispées sur les lignes ethniques et religieuses. Les minorités chrétiennes et chinoises ont subi cette politique de bouc-émissaire, notamment aux Moluques.
La langue officielle, l’indonésien ou le Bahasa Indonesia, dérivé du malais, est parlé par à peu près tout le monde bien que de nombreux dialectes soient employés localement en langue principale.
Autres sujets
- Communications en Indonésie
- Transports en Indonésie
- Îles d'Indonésie
- Défense indonésienne
- Relations internationales de l'Indonésie
Bibliographie
- Max Havelaar, de l’auteur hollandais Multatuli, qui critique ouvertement l’attitude qu’avaient les Hollandais vis à vis des Indonésiens, l’a rendu très célèbre dans le monde.
- Indonésie, la nouvelle donne, de l’auteur français Philippe Raggi (Éd. de l’Harmattan, 2000) qui traite des premières années de l’après-Suharto et des premiers pas de l’Indonésie démocratique sous la présidence d’Abduhraman Wahid dit « Gus Dur ». Bonne petite introduction pour découvrir ce pays méconnu qui est, soulignons-le, le quatrième mondial par sa population (215 millions) et le premier pays musulman du monde – bien que non islamique.
- L'armée et le pouvoir en Indonésie de Françoise Cayrac Blanchard (Edition L'Harmattan, 1992).
- Indonésie - un demi-siècle de construction nationale de Françoise Cayrac Blanchard, Stéphane Dovert et Frédéric Durand (Edition L'Harmattan, 1992).
Voir aussi
- Karawang
- Kidung Sunda
- Liste de points extrêmes de l'Indonésie
- [http://www.louisg.net/C_indonesien.htm le calendrier indonésien]
-
Catégorie:Archipel
ja:インドネシア
ko:인도네시아
ms:Indonesia
simple:Indonesia
th:ประเทศอินโดนีเซีย
zh-min-nan:Ìn-nî
Archipel ja:列島
- Catégorie:Géographie
Un archipel est un ensemble d'îles relativement proches les unes des autres.
La proximité se double le plus souvent d'une origine géologique commune.
En géographie, la notion d'archipel évoque également des phénomènes qui s'inscrivent dans quelques espaces restreints. Par exemple, dans l'étude de l'économie mondialisée actuelle, des géographes tels Pierre Veltz parlent d'une « économie d'archipel » : l'économie mondiale est contrôlée à partir d'un nombre restreint de métropoles bien reliées entre elles par des moyens de communication performants, des voies maritimes aux télécommunications. Ces métropoles apparaissent comme un archipel d'îles isolé sur une mer.
Dans son Archipel du Goulag, Alexandre Soljenitsyne avait désigné le Goulag comme archipel. En effet, les camps de prisonniers soviétiques étaient aussi isolés en Sibérie que peut l'être une île sur l'océan.
Afrique
- Îles Canaries
- Îles du Cap-Vert
- Comores
- Madère
- Mascareignes
- Seychelles
- Zanzibar
Amériques
Amérique du Nord
- Aléoutiennes
- Archipel Alexander
- Îles arctiques canadiennes
- Îles Belcher
- Channel Islands
- Florida Keys
- Îles-de-la-Madeleine
- Îles de la Reine Charlotte
Amérique du Sud
- Îles Galápagos
- Îles Malouines
- Juan Fernández
- Îles Orcades du Sud
- Îles Shetland du Sud
- Terre de feu
Antilles
- Antilles :
- Grandes Antilles
- Petites Antilles
- Bahamas
Antarctique
- Îles Kerguelen
Asie
- Îles Andaman
- Indonésie
- Japon
- Laquedives
- Maldives
- Îles de Nouvelle-Sibérie
- Nouvelle-Zemble
- Îles Nicobar
- Îles Paracel
- Philippines
- Îles Spratley
Europe
- Açores
- Îles Åland
- Îles anglo-normandes
- Îles Baléares
- Îles britanniques
- Cyclades
- Dodécanèse
- Îles Éoliennes
- Îles Féroé
- Îles de la Frise
- Glénan
- Hébrides
- Îles Ioniennes
- Îles Lofoten
- Malte
- Orcades
- Îles Saroniques
- Îles Shetland
- Sorlingues
- Sporades
- Archipel de Stockholm
Océanie
Stockholm]
- Îles Bismarck
- Îles Caroline
- Îles de la Ligne
- Îles Cook
- Fidji
- Îles Furneaux
- Hawaii
- Kermadec
- Îles Mariannes
- Îles Marshall
- Mélanésie
- Micronésie
- Nouvelle-Zélande
- Pitcairn
- Nouvelle Calédonie :
- Îles Loyauté
- Polynésie française :
- Îles Australes
- Îles Gambier
- Îles Marquises
- Îles de la Société :
- Îles du Vent
- Îles Sous-le-Vent
- Tuamotu
- Samoa
- Îles Salomon
- Tonga
- Vanuatu
Voir aussi
Archipel (jeu de rôle)
Asie du Sud-Est
L'Asie du Sud-Est (ou Sud-Est asiatique) est une sous-région de l'Asie, anciennement appelée Inde transgangétique (ce qui signifie « au-delà du Gange »). Elle regroupe deux ensembles géographiques : l'Indochine ou Asie du Sud-Est continentale, péninsule du continent asiatique située entre la Chine et l'Inde, et l'Insulinde ou Asie du Sud-Est insulaire, vaste archipel s'étendant entre l'Asie et l'Océanie.
Elle comprend les territoires suivants :
- le Brunei ;
- le Cambodge ;
- le Timor oriental ;
- l'Indonésie ;
- le Laos ;
- la Malaisie ;
- la Birmanie ;
- les Philippines ;
- Singapour (parfois rattaché, pour des raisons culturelles, à l'Asie de l'Est) ;
- la Thaïlande ;
- le Viêt Nam (parfois rattaché, pour des raisons culturelles, à l'Asie de l'Est).
Voir aussi
Catégorie:Région d'Asie
ja:東南アジア
ko:동남아시아
ms:Asia Tenggara
th:เอเชียตะวันออกเฉียงใต้
zh-min-nan:Tang-lâm-a
Australie
|- valign="top"
| Capitale || Canberra
|- valign="top"
| Plus Grandes Villes || Sydney, Melbourne, Adelaide, Perth, Canberra
|- valign="top"
| Reine Gouverneur général Premier ministre
| Élisabeth II Michael Jeffery John Howard
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Océan PacifiqueL'océan Pacifique, qui s'étend sur une surface de 180 000 000 km², est l'océan le plus vaste du globe terrestre. Il comprend entièrement l'Océanie et quelques autres îles et archipels qui traditionnellement font partie de l'Asie (Japon, Philippines, Insulinde). Il est entouré par l'Asie, l'Australie et l'Amérique, alors que sa limite avec l'océan Antarctique au sud est officiellement marquée au 60 degré de latitude sud. La ligne de changement de date le traverse aux alentours du méridien 180°.
ligne de changement de date
Géographie
C'est dans le Pacifique que se trouvent les fosses les plus profondes de la Terre, avec des profondeurs dépassant 10 000 mètres dans les fosses des Kouriles, des Mariannes et des Philippines. Le Pacifique est parcouru par plusieurs dorsales qui forment parfois en surface des archipels linéaires. Il comporte également de nombreux récifs coralliens dont l'île Christmas, le plus étendu et le plus ancien atoll du monde. Il est entouré par la ceinture de feu et connaît de nombreux tremblements de terre. Lorsqu'ils se produisent dans l'océan, ces derniers provoquent des tsunami (raz-de-marée). Entre 1900 et 2004, 796 tsunamis ont été observés dans l'océan Pacifique, et 17 % d'entre eux ont lieu près du Japon. Un centre international d'alerte, le Pacific Tsunami Warning Center, est chargé de l'observation et de l'alerte sur ces phénomènes.
Le Pacifique est parcouru tous les cinq ans par un courant marin appelé El Niño qui exerce une influence non négligeable sur le climat.
Histoire
Les premiers Européens à découvrir le Pacifique furent les membres de l'expédition de Balboa qui l'aperçurent en 1513 après leur traversée de l'isthme de Panama.
Le premier Européen à y avoir navigué fut Magellan en novembre 1520 qui le baptisa Pacifique à cause du temps calme qu'il rencontra pendant sa traversée de la Terre de Feu jusqu'aux Philippines.
Exploration
- Explorateurs du Pacifique : Saavedra (1527-1528), Francis Drake (1577-1580), Louis Antoine de Bougainville (1767-1768), James Cook (1768-1779), Jean-François de La Pérouse (1785-1788). Jules Dumont d'Urville. Louis Isidore Duperrey.
- Voir aussi : Bounty
Seconde Guerre mondiale
- Voir l'article détaillé Campagnes du Pacifique (1941-1945)
Pacifique
ja:太平洋
ko:태평양
simple:Pacific Ocean
th:มหาสมุทรแปซิฟิก
zh-min-nan:Thài-pêng-iûⁿ
Javanais
Le javanais est une langue du groupe malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Il est principalement parlé à Java, d'où vient son nom.
:Exemple de phrase en javanais : Sugeng rawuh ing wikipedia mawi basa Prancis!
Exemples
Divers
- code ISO 639-1 : jv
Sa parenté linguistique
La langue javanaise (cara Jawa)appartient à la famille des langues malayo-polynésiennes (actuellement, on dit aussi austronésiennes), plus précisément au groupe malais, puisqu'elle fait partie des langues indonésiennes, comme le batak, le bugis, le cham, l'indonésien ou le sasak.
Son extension
Elle est parlée par quelque 80 millions de locuteurs qui cependant, la plupart du temps, utilisent l'indonésien (bahasa indonesia) comme langue écrite. Cette situation de diglossie permet d'ailleurs d'éviter les querelles linguistiques qui existent dans les pays où coexistent différentes langues.
C'est de loin la langue régionale la plus importante d'Indonésie dans la mesure où elle est parlée ou comprise par près de 45% de la population. Comme son nom l'indique, le javanais est avant tout parlé dans l'île de Java, à l'est et au centre. Mais il existe également une communauté linguistique solide au Surinam (ou Suriname, anciennement Guyane Hollandaise) ainsi que de nombreux locuteurs dont les ancêtres ou eux-mêmes à une époque plus récente ont quitté Java et tiennent à conserver leur langue (au Timor Oriental, en Malaisie, à Singapour, à Taïwan, à Hong-Kong, en Australie, en Nouvelle-Calédonie, aux Pays-Bas).
Quelques caractéristiques
- Le javanais a gardé très pures les particularités des langues indonésiennes.
Comme dans toutes les langues indonésiennes, préfixes et suffixes sont combinés en un jeu complexe à la racine verbale pour former des dérivés, comme le fait d'ailleurs en toute simplicité la Langue Internationale (Esperanto) à partir de n'importe quel radical.
Mais le javanais comporte également des infixes (qui donc se placent, quant à eux, à l'intérieur des radicaux.
- Une particularité d'une partie du vocabulaire (approximativement un millier sur 10 000 mots) consiste à utiliser deux formes différentes de mots pour un même signifié, selon qu'on s'adresse à une personne de rang supérieur ou de même rang: le krama pour les situations solennelles et le ngoko dans les relations plus informelles. A quoi s'ajoute un niveau intermédiaire (madya) et des sous-variétés (ka et ki), pour parler humblement de soi ou pour s'adresser à un inférieur.Exemples :
- 1 = siji en ngoko, setunggal en krama;
- Combien? = pira en ngoko, pinten en krama;
- Quand? = kapan? pour les deux variétés. ...
- Dans la tradition, car le javanais est de culture très ancienne, il s'écrivait à l'aide d'un alphabet de type indien mais avec un graphisme qui lui est propre. Cette écriture se maintient chez les lettrés, notamment car les textes anciens sont toujours étudiés à l'université.
Sinon, à l'instar de la langue officielle, l'indonésien, qui sert de langue écrite, il s'écrit plutôt, si besoin est, en caractères latins.
Voir aussi
Liens internes
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues austronésiennes
- - langues malayo-polynésiennes
- - langues malayo-polynésiennes occidentales
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Autre sens
Le javanais est un procédé de codage argotique, consistant à insérer des sons av entre consonnes et voyelles.
Catégorie:Langue malayo-polynésienne
ja:ジャワ語
ms:Bahasa Jawa
Balinais
Le Balinais est un race de chat, comme le Siamois avec le poil long.
Catégorie:Chat
Musulman
L'islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au , il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments.
L'islam a un livre sacré, le Coran, qui recueille les révélations de Dieu au prophète Mahomet.
L'Islam avec I majuscule désigne la civilisation islamique.
Notions principales
Islam est un mot arabe (إِسْلاَم ou, plus couramment إسلام , transcrit ʾislām) qui signifie « soumission à la volonté de Dieu » dans un contexte religieux. En tant que religion, l'islam, en effet, prêche la soumission et l'obéissance à Dieu ( Allah, en arabe).
:
Le mot prend en français une majuscule lorsqu'il désigne l'ensemble des peuples musulmans sinon, comme pour les autres noms de religions, il garde la minuscule.
D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes (cas typique en arabe), s.l.m, désignant le fait de se soumettre, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, « musulman ». On évoque depuis quelques années un lien avec le radical qui fournit salām, « la paix », lien que l'on peut considérer être une étymologie populaire. La théorie que l'on rencontre le plus souvent, cependant, fait de أَسْلَمَ ʾaslama, « se soumettre à Dieu » (dont on dérive إِسْلاَم ʾislām), un dérivé de سَلِمَ salima, « être sain et sauf » (qui fournit سَلاَم salām).
Islam implique l'adhésion sincère et absolue du cœur à Dieu et l'abandon intégral et confiant de toute la personne à Dieu et signifie donc la recherche inlassable de la perfection dans le comportement et les attitudes.
Quelques définitions
- « islam » avec une minuscule désigne la religion fondée par Mahomet en 622;
- « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique;
- « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion: les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites;
- « Islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation;
- « Islamisme », « islamiste » s'employaient autrefois pour « Islam » ou « musulman ». Ces termes sont utilisés aujourd'hui dans certains medias pour désigner l'Islam politique mais aussi les manifestations violentes qui lui sont attribuées.
Sources de législation Sunnite
- Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu à son prophète Mahomet, qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
- La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans l'islam. La sunna a été rassemblée et classée par les musulmans dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري) , sahih mouslim (صحيح مسلم) etc… ;
- La troisième source de législation dans l'islam est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux ;
- La quatrième source est al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure »), qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue.
Il est à noter que ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort du Prophète et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam.
Lieux saints
Islamisme
Islamisme
Les principaux lieux saints de l'islam sont :
- La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Hubbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
- Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
- Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension.
Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
- Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la deuxième ville sainte. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein( petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm , ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est à dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
- Nadjaf, toujours en Irak, est également une ville sainte pour les chiites.
Devoirs des Sunnites
Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour tous les sunnites:
- la profession de foi (Chahadah en arabe);
- la prière (Salât);
- la zakat (impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.) ;
- le jeûne islamique (durant le mois lunaire du Ramadan) ;
- le pèlerinage à la Mecque, pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique.
En outre, le sunnisme interdit la représentation des « choses et personnes saintes ». Plutôt que de parler d'iconoclasme, il faut parler d'aniconisme.
Les cinq piliers de la religion sont la base sur lesquels le(a) futur(e) sunnite construira sa vie pour se conformer à la révélation.
La Profession de foi
La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe, elle se résume en une phrase :
:« Je témoigne qu'il n'y a de (vraie) divinité que Dieu et que Mahomet est son messager »:
: أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إٍلاَّ اللَّهَ وَأَنَّ مُحَمَّدََاَ رَسُولُ اللَّهِ
:achhadou al-lâ ilâha illa-llaha wa anna mouhammadan rasûlu allahi
Elle consiste d'une part à ne croire qu'en un seul dieu, à lui vouer exclusivement tous les actes d'adoration, et d'autre part à reconnaître que Mahomet est le dernier messager de Dieu (précédé des messagers cités dans l'ancien et le nouveau testament), et l'exemple à suivre. La shahada est obligatoire pour quiconque veut devenir musulman : c'est la déclaration de sa foi musulmane.
Enfin elle garantit le paradis, sous condition d'avoir accomplie des actes de bien, à quiconque la dit avant de mourir en conformité avec la parole de Mahomet :
: « Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est l'Adorateur et l'Envoyé de Dieu ne manquera pas d'être préservée – par Dieu– du feu de l'enfer »
Quatre piliers sont liés à la personne directement, la chahadah, la salat, le ramadan et le hadj, le dernier pilier qui est la zakat doit se faire au sein de la communauté, c'est un impôt de solidarité qui assure la cohésion sociale. Il n'est donné que par les personnes qui ont le seuil (nissab) équivalant à environ cent grammes d'or, et qui l'ont gardé pendant la durée d'un an lunaire. La zakat est un impôt fixé par la religion pour subvenir aux besoins des nécessiteux (orphelins, voyageurs, pauvres, libération des esclaves, etc.) et dans une plus grande mesure à développer la vie en communauté (paiements des agents de l'État, fonctionnaires, routes, développement de l'espace publique, infrastructures publiques, etc.).
L'assiette de cet impôt (zakat) doit être conforme aux prescrits divins.
Ainsi, il y a lieu à perception de l'impôt sur chaque transaction entre partie effectuée sur un lieu publique de la communauté, de même la monnaie avec laquelle l'impôt sera perçu doit aussi être en conformité avec les prescrits divins.
Celle-ci sera émise en fonction de la production alimentaire des terres agricoles de la communauté (propriété privé des moyens de production — terres agricoles — mais l'eau de pluie nécessaire aux terres agricoles appartient à Dieu et donc à tous); ou bien sous-forme de pourcentage (2,5%) de la valeur des biens stagnant pendant 1 an. Le pauvre a donc sa part pour se nourrir via l'impôt en monnaie tous deux institués par le chef de la communauté, au départ des prescrits divins.
Variantes théologiques
La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes théologies, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine.
Les croyants se partagent en trois branches :
- le sunnisme, de Sunna, « la tradition ». Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui 4, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière d'interprétations théologiques :
- le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
- le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
- le shafi'isme, ou shaféisme, de Al-Shafi'i 768-820) ;
- le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
- Le mu'tazilisme, école interprétative rationaliste du sunnisme née au et éradiquée au par les acharites (disciples de Al-Chari), connaît ce qui ressemble à une résurgence depuis le .
- le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les deux principales sont :
- le chiisme duodécimain (90% des chiites) ;
- le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
- Voir aussi d'autres groupes chiites : les alaouites de Syrie, le zaydisme du Yemen et les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
- le kharidjisme (beaucoup moins répandu que les deux premiers) ;
Les sunnites représentent environs 90% des musulmans, les chiisme environs 10%. Le kharidjisme moins de 1%.
nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. A ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétation du sunisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles.
Enfin, il est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme.
Une théologie populaire se développe dans le maraboutisme qui pratique le culte des saints.
Clergé
saint
Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un citoyen de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien ; en fait en arabe l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin n'est pas un prêtre non plus.
L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles :
L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et lijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite.
# al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ;
# al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ;
# al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ;
# al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ;
# al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam.
Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes.
Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé.
Par bien des aspects, l'Islam pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée et, paradoxe peu compris en Europe, particulièrement en France, une religion dont tous les pratiquants sont des laïques.
En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.
Diffusion
La description de ce paraphe est l'objet de l'article monde arabo-musulman.
Voir aussi les articles détaillés Origines de l'islam et Histoire de la conquête musulmane
Situation de l'islam contemporain
L'islam est la religion la plus répandue après le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du prosélytisme de certains musulmans.
L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de « République islamique... ». Mais ces États ne sont pas les seuls ou l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrème rigueur.
Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrétiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communauté musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des populations islamiques importantes au Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union Soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a presque 7 millions de musulmans aux États-Unis et presque autant en France.
Islam et autres religions monothéistes
Voir l'article détaillée Relation de l'islam aux autres religions
- L'islam reconnaît les prophètes du judaïsme, sans pour autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
- Jésus y est considéré comme un prophète (et appelé Issa), dont le retour est attendu à la fin des temps où il combattra l'Antéchrist et détruira les croix. Dans l'islam, il ne sied pas à Dieu d'avoir de fils, car c'est une marque de dépendance et c'est logique, parce que l'etre qui a besoin d'un fils n'a pas l'aptitude d'être un dieu. le Dieu doit exister seul sans parents ni fils. Par exemple le Coran pose une question : comment un Dieu n'ayant pas besoin de personne aurait un fils ?
- L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre » antérieures consiste à la fois a les respecter,leur reconnaître une certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excès, etc.). Le dernier prophète et messager de Dieu, serait Mahomet, étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale.
- L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est, à tout le moins, fort mal considérée.
Voir aussi
Bibliographie
- Tahar Gaïd, La femme musulmane dans la société, Iqra, 2003
- Fdal Haja, Assalihats, les femmes vertueuses, Universel, 2005
- Charles-André Gilis, Études complémentaires sur le Califat, Al Bustane
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg, La Chronique de Tabari (5 volumes)
- Ibn Taymiya, Lettre à un roi croisé, 2005, Tawhid
- Mohammed ben Jamil Zeino, Comment comprendre le Coran ?, ÉEditions Chama, 2005
- Dalila Adjir- Adlali Beghezza, Entrée interdite aux animaux et aux femmes voilées, Akhira Distributions
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg
- Roger Du Pasquier, Découverte de l'islam, Seuil, 1984 ( Comprendre l'islam de Frithjof Schuon, Seuil, 1976)
- Michel A. Boisard, L'Humanisme de l'islam, Albin Michel
- Dominique Sourdel, Vocabulaire de l'islam - N°3653, PUF, Collec. « Que sais-je ? », Nov. 2002
- Mohammed Arkoun, Ouvertures sur l'islam, Grancher, 1992
- Michel Reeber, L'Islam, Les Essentiel Milan, 1999 (pour une première approche)
- Paul Balta, L'Islam, Le Monde édition, 1997 (également pour une première approche)
- Malek Chebel, Manifeste pour un islam des lumières, Hachette, 2004
- Abdallah Penot, Le Coran, éditions Alif, 2004.
- Denise Masson, Le Coran, Paris, Folio, 1992 (une traduction aussi juste que poétique).
- traduction d'AbdAllah Penot, La Doctrine de l'unité, selon le soufisme, éditions Alif.
- Al Nawawy, traduction d'AbdAllah Penot, Les Jardins de la piété, éditions Alif
- Henry Corbin, Histoire de la philosophie islamique, Folio, 1989
- Fatima Mernissi, Sultanes oubliées, Femmes chefs d'État en Islam, Albin Michel
- Eva de Vitray-Meyerovitch, Anthologie du Soufisme, Albin Michel
- Ligue francise de la femme musulmane, Éducation des enfants en islam , LFFM
- Dominique Aubier, La Réaffirmation messianique du Coran. Mise au point sur les faiblesses et les errances théologiques de l'Islam. M.L.L. 2001
- Bernard Lewis, Islam, Quarto Gallimard
- AbdAllah Penot, L'Entourage féminin du Prophète, Alif édition.
Liens génériques
- religion, monothéisme, critique radicale, hérésie, apostasie
Brahim Labari, Recettes islamiques et appétits politiques, Paris, Syllepse, 2002.
Liens spécifiques
- Islam en France, islam en Belgique (sur Wikinations.be) ;
- Art islamique, Contes des Mille et une nuits
- Averroes (Ibn Ruchd), Ibn Khaldun, Omar Khayyam, Djallal el Din Rûmi ;
- Mahomet, guerre sainte, musulman, vocabulaire de l'islam ;
- Charia ;
- Wahhabisme, chiisme, Omeyyades, Abbassides, Fatimides ;
- les écoles traditionnelles d'interprétations du sunisme : malékisme, hanbalisme, shafi'isme, hanafisme ;
- Islam libéral.
- Rapport homme/femme en islam
- Islam et homosexualité
Liens externes
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Catégorie:Islam
ms:Islam
ko:이슬람교
ja:イスラム教
simple:Islam
th:ศาสนาอิสลาม
ThalassocratieUne thalassocratie est une puissance politique fondée principalement sur la domination de la mer.
Le premier exemple historique de thalassocratie est la cité grecque d'Athènes, au . On peut également mentionner Carthage, Venise, le royaume de Portugal et la Grande-Bretagne au moment de leur expansion coloniale.
Les Phéniciens, qui ont disposé de nombreux comptoirs cinq siècles avant Carthage, ne constituent pas une thalassocratie, car ils n'ont pas converti cet avantage en domination politique.
Étymologie
Le mot vient du grec ancien θάλλασσα (talassa, « la mer ») et de κράτος (kratos, « la force, la puissance »).
ja:制海権
Île de Java
L'île de Java est une île d'Indonésie qui fait partie de l'archipel de la Sonde.
Sa superficie est de 138 800 km² et le nombre d'habitants est d'environ 93,6 millions. Elle s'étire d'est en ouest sur plus de 1000 km. Son climat est équatorial.
La capitale de l'Indonésie, Jakarta, est située sur Java.
La ville de Yogyakarta, au centre de l'île de Java, fut longtemps la capitale du royaume de Java et reste le centre de la culture indonésienne.
[http://www.hernan.ameijeiras.com/indonesie-indonesia.html Photos de Jakarta]
Java
ja:ジャワ島
ko:자와 섬
ms:Jawa
Majapahit ms:Majapahit ja:マジャパヒト王国
L’Empire Majapahit - ou Mojopahit - était situé dans la partie orientale de l’île de Java et contrôlait la majeure partie de la Malaisie, Bornéo, Sumatra et Bali de 1293 jusque vers 1500. Son principal dirigeant fut Hayam Wuruk qui régna de 1350 à 1389 et marque l’apogée de l’empire.
Le Majapahit est le dernier des grands empires hindous de l’archipel malais. Il succède au royaume de Shrîvijaya de l’île de Sumatra de capitale Palembang.
L’histoire du royaume de Majapahit nous est connue par le poète Prapanca, auteur du Nâgaralertâgama.
Le fondateur de l’Empire Majapahit, Kertarajasa, était le beau-fils du roi de Singhasari, lui aussi situé dans l’île de Java. Après son élimination, en 1290, du royaume de Shrîvijaya, le Singhasari attire l’attention de Kubilai Khan, l’empereur de Chine, qui envoie des émissaires pour réclamer un tribut. Kertanagara, le roi de Singhasari refuse, défigure un membre de la délégation chinoise et la renvoie. Le Khan répond par une expédition punitive chargée de s’emparer de Kertanagara.
La flotte composée de 1 000 navires et 20 000 hommes joue de malchance, essuie un typhon dès son départ, se voit refuser le ravitaillement prévu au royaume de Champâ et atteint la côte nord de Java en 1293, démoralisée, de nombreux soldats souffrants de la faim et de dysenterie.
Pendant ce temps, Jayakatwang, un rebelle de Kediri, avait assassiné Kertanagara. Kertarajasa s’allie alors avec les Mongols pour éliminer Jayakatwang, et aussitôt le royaume de Singhasari détruit, force ses alliés mongols à se retirer dans la confusion.
Gajah Madah, un premier ministre ambitieux du Majapahit et régent de 1331 à 1364, étend le pouvoir de l’empire aux îles voisines. Quelques années après la mort de Gajah Madah, la marine du Majapahit s’empare de Palembang, mettant fin au royaume de Shrîvijaya.
Tandis que le pouvoir du Majapahit émerge, l’Islam commence sa pénétration dans l’archipel malais. Après son apogée durant le , le Majapahit commence à décliner en 1401, suite à une guerre de succession qui dure quatre ans. Les petits princes retrouvent progressivement leur indépendance. La mer est infestée de pirates et d’aventuriers, qui s’intéressent aux détroits. Le Majapahit se voit incapable alors de contrecarrer l’ascension du Sultanat de Malacca et disparait à la fin du siècle, suivant les auteurs entre 1478 et 1520. Ceux qui sont restés fidèles au Majapahit se réfugient dans les montagnes ou à Bali.
Administration de l'Empire
De structure féodale, le royaume de Majapahit comporte de nombreux vassaux. A Sumatra, se sont des souverains qui paient tribut et acceptent le contrôle de leurs côtes par la flotte javanaise mais conservent une grande liberté d’action. La plupart des vassaux ne sont que des chefs locaux qui subsisteront à l’époque coloniale. Certains chefs locaux deviennent héréditaires et portent le titre de roi. D’autre sont les descendants de négociants malais qui ont établit un comptoir dans une des îles de l’archipel. Entourés d’esclaves et d’une garde personnelle, il perçoivent un droit du péage sur les navires et lèvent des tributs sur les populations locales. Le souverain suzerain a un rôle surtout religieux et passe son temps à visiter les sanctuaires. L’administration du royaume est confiée au Premier ministre. Gajah Mada fait un grand effort de codification des lois et des coutumes. La capitale, Mojokerto, au sud-ouest de Surabaya devient une grande ville.
Dirigeants de Majapahit
- Kertarajasajayawardhana 1294 - 1309
- Wirandagopala 1309 - 1328
- Jayawisnuwardhani 1328 - 1350
- Rajasanagara (Hayam Wuruk) 1350 - 1389
- Hyang Wisesa 1389 - 1427
- reine Suhita 1427- 1447
- Sri Kertawijaya 1447 - 1451
- Rajasawardhana 1451 - 1453
- Girishawardhana 1456 - 1466
- Bhre Kertabhumi 1466 - 1468
- Singhawikramawardhana 1468 - 1474
- Girindrawardhana 1474 - 1519
Voir aussi
- Royaume du Champâ
- Shrîvijaya
Catégorie:Majapahit
Catégorie:Histoire du monde indien
Catégorie:Histoire de l'Indonésie
Islam
L'islam est une religion, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au , il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments.
L'islam a un livre sacré, le Coran, qui recueille les révélations de Dieu au prophète Mahomet.
L'Islam avec I majuscule désigne la civilisation islamique.
Notions principales
Islam est un mot arabe (إِسْلاَم ou, plus couramment إسلام , transcrit ʾislām) qui signifie « soumission à la volonté de Dieu » dans un contexte religieux. En tant que religion, l'islam, en effet, prêche la soumission et l'obéissance à Dieu ( Allah, en arabe).
:
Le mot prend en français une majuscule lorsqu'il désigne l'ensemble des peuples musulmans sinon, comme pour les autres noms de religions, il garde la minuscule.
D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes (cas typique en arabe), s.l.m, désignant le fait de se soumettre, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, « musulman ». On évoque depuis quelques années un lien avec le radical qui fournit salām, « la paix », lien que l'on peut considérer être une étymologie populaire. La théorie que l'on rencontre le plus souvent, cependant, fait de أَسْلَمَ ʾaslama, « se soumettre à Dieu » (dont on dérive إِسْلاَم ʾislām), un dérivé de سَلِمَ salima, « être sain et sauf » (qui fournit سَلاَم salām).
Islam implique l'adhésion sincère et absolue du cœur à Dieu et l'abandon intégral et confiant de toute la personne à Dieu et signifie donc la recherche inlassable de la perfection dans le comportement et les attitudes.
Quelques définitions
- « islam » avec une minuscule désigne la religion fondée par Mahomet en 622;
- « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique;
- « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion: les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites;
- « Islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation;
- « Islamisme », « islamiste » s'employaient autrefois pour « Islam » ou « musulman ». Ces termes sont utilisés aujourd'hui dans certains medias pour désigner l'Islam politique mais aussi les manifestations violentes qui lui sont attribuées.
Sources de législation Sunnite
- Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu à son prophète Mahomet, qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
- La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans l'islam. La sunna a été rassemblée et classée par les musulmans dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري) , sahih mouslim (صحيح مسلم) etc… ;
- La troisième source de législation dans l'islam est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux ;
- La quatrième source est al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure »), qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue.
Il est à noter que ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort du Prophète et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam.
Lieux saints
Islamisme
Islamisme
Les principaux lieux saints de l'islam sont :
- La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Hubbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
- Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
- Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension.
Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.
- Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la deuxième ville sainte. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein( petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm , ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est à dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
- Nadjaf, toujours en Irak, est également une ville sainte pour les chiites.
Devoirs des Sunnites
Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour tous les sunnites:
- la profession de foi (Chahadah en arabe);
- la prière (Salât);
- la zakat (impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.) ;
- le jeûne islamique (durant le mois lunaire du Ramadan) ;
- le pèlerinage à la Mecque, pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique.
En outre, le sunnisme interdit la représentation des « choses et personnes saintes ». Plutôt que de parler d'iconoclasme, il faut parler d'aniconisme.
Les cinq piliers de la religion sont la base sur lesquels le(a) futur(e) sunnite construira sa vie pour se conformer à la révélation.
La Profession de foi
La profession de foi doit de préférence être exprimée en arabe, elle se résume en une phrase :
:« Je témoigne qu'il n'y a de (vraie) divinité que Dieu et que Mahomet est son messager »:
: أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إٍلاَّ اللَّهَ وَأَنَّ مُحَمَّدََاَ رَسُولُ اللَّهِ
:achhadou al-lâ ilâha illa-llaha wa anna mouhammadan rasûlu allahi
Elle consiste d'une part à ne croire qu'en un seul dieu, à lui vouer exclusivement tous les actes d'adoration, et d'autre part à reconnaître que Mahomet est le dernier messager de Dieu (précédé des messagers cités dans l'ancien et le nouveau testament), et l'exemple à suivre. La shahada est obligatoire pour quiconque veut devenir musulman : c'est la déclaration de sa foi musulmane.
Enfin elle garantit le paradis, sous condition d'avoir accomplie des actes de bien, à quiconque la dit avant de mourir en conformité avec la parole de Mahomet :
: « Toute personne qui témoigne qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et que Mahomet est l'Adorateur et l'Envoyé de Dieu ne manquera pas d'être préservée – par Dieu– du feu de l'enfer »
Quatre piliers sont liés à la personne directement, la chahadah, la salat, le ramadan et le hadj, le dernier pilier qui est la zakat doit se faire au sein de la communauté, c'est un impôt de solidarité qui assure la cohésion sociale. Il n'est donné que par les personnes qui ont le seuil (nissab) équivalant à environ cent grammes d'or, et qui l'ont gardé pendant la durée d'un an lunaire. La zakat est un impôt fixé par la religion pour subvenir aux besoins des nécessiteux (orphelins, voyageurs, pauvres, libération des esclaves, etc.) et dans une plus grande mesure à développer la vie en communauté (paiements des agents de l'État, fonctionnaires, routes, développement de l'espace publique, infrastructures publiques, etc.).
L'assiette de cet impôt (zakat) doit être conforme aux prescrits divins.
Ainsi, il y a lieu à perception de l'impôt sur chaque transaction entre partie effectuée sur un lieu publique de la communauté, de même la monnaie avec laquelle l'impôt sera perçu doit aussi être en conformité avec les prescrits divins.
Celle-ci sera émise en fonction de la production alimentaire des terres agricoles de la communauté (propriété privé des moyens de production — terres agricoles — mais l'eau de pluie nécessaire aux terres agricoles appartient à Dieu et donc à tous); ou bien sous-forme de pourcentage (2,5%) de la valeur des biens stagnant pendant 1 an. Le pauvre a donc sa part pour se nourrir via l'impôt en monnaie tous deux institués par le chef de la communauté, au départ des prescrits divins.
Variantes théologiques
La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes théologies, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine.
Les croyants se partagent en trois branches :
- le sunnisme, de Sunna, « la tradition ». Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui 4, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière d'interprétations théologiques :
- le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
- le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
- le shafi'isme, ou shaféisme, de Al-Shafi'i 768-820) ;
- le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
- Le mu'tazilisme, école interprétative rationaliste du sunnisme née au et éradiquée au par les acharites (disciples de Al-Chari), connaît ce qui ressemble à une résurgence depuis le .
- le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les deux principales sont :
- le chiisme duodécimain (90% des chiites) ;
- le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
- Voir aussi d'autres groupes chiites : les alaouites de Syrie, le zaydisme du Yemen et les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
- le kharidjisme (beaucoup moins répandu que les deux premiers) ;
Les sunnites représentent environs 90% des musulmans, les chiisme environs 10%. Le kharidjisme moins de 1%.
nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. A ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétation du sunisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles.
Enfin, il est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme.
Une théologie populaire se développe dans le maraboutisme qui pratique le culte des saints.
Clergé
saint
Il n'y a pas de clergé dans le sunnisme. L'imam n'est pas un prêtre mais bien un citoyen de la communauté musulmane qui conduit la prière : il est « celui qui se met devant pour guider la prière » et n'est pas forcément un théologien ; en fait en arabe l'imam veut dire « chef » ou « guide », et dans le sunnisme il suffit que le chef soit musulman, sage, connaissant les piliers de l'islam et ait appris une grande partie du Coran par cœur pour être à la tête d'une communauté, d'un État. Le muezzin n'est pas un prêtre non plus.
L'islam reconnaît divers niveaux de compétences religieuses parmi ses fidèles :
L'explication du Coran se nomme tafsîr. Et lijtihâd est la recherche de solutions nouvelles à partir des textes de référence pour répondre aux problématiques des populations musulmanes sur leurs affaires religieuses (عِبادات [`ibādāt], pratiques cultuelles, pl. de عِبادة [ibāda]) ou sociales (مُعامَلة [mu`āmalāt], « comportements », pl. de مُعامَلات [mu`āmala]) dans une condition sociale, politique ou économique inédite.
# al-mujtahid al-mutlaq, capable de « se battre » en absence de texte, comme l'indique la racine de mujtahid, pour en tirer une casuistique, rapprocher des textes traitant des sujets similaires et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière. Ces compétences sont reconnues exceptionnelles et rarissimes ;
# al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib, le même mais dans le cadre d'une école interprétative ;
# al-mujtahid fil-madh'hab, dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles ;
# al-'âlim al-mutabahhir, le vulgarisateur des grands anciens qui doit connaître le Coran et la Sunna ;
# al-'âmîy, celui qui ne connaît que les grandes lignes de l'islam.
Les savants exégètes sont considérés comme les « successeurs » des prophètes.
Le chiisme orthodoxe de la secte 'usuli (clergé des ayatollah) reconnaît, a contrario, un clergé à plusieurs niveaux hiérarchiques, les mollahs, tandis que le sunnisme rejette cette idée d'un clergé central jouant le rôle d'intermédiaire obligé.
Par bien des aspects, l'Islam pour sa partie sunnite, est une religion décentralisée et, paradoxe peu compris en Europe, particulièrement en France, une religion dont tous les pratiquants sont des laïques.
En Europe et dans certains pays musulmans, les gouvernements réclament un alignement de la formation des imams sur la formation des ministres des autres religions, c'est-à-dire trois ou quatre ans d'étude au minimum.
Diffusion
La description de ce paraphe est l'objet de l'article monde arabo-musulman.
Voir aussi les articles détaillés Origines de l'islam et Histoire de la conquête musulmane
Situation de l'islam contemporain
L'islam est la religion la plus répandue après le christianisme, et actuellement celle avec la croissance la plus rapide. Selon certains il comporte maintenant 1,3 milliard de croyants, soit 20 % de la population du monde. La diffusion de l'islam hors du monde arabo-musulman traditionnel s'explique par la croissance des flux migratoires à partir des pays de religion et de culture musulmane, ainsi que du prosélytisme de certains musulmans.
L'islam est la seule religion dont le nom figure dans la désignation officielle de plusieurs États indépendants, sous la forme de « République islamique... ». Mais ces États ne sont pas les seuls ou l'imbrication du civil et du religieux est telle que la charia y a force de loi. L'apostasie y est parfois combattue avec une extrème rigueur.
Il se produit souvent une confusion entre Arabes et musulmans à cause de deux facteurs : l'origine arabe de l'islam et l'importance de la langue arabe dans cette religion. Il y a 300 millions d'Arabes, dont 20 millions sont chrétiens. Au final, seulement 25 % des musulmans vivent dans le monde arabe, un cinquième sont situés en Afrique sub-saharienne, et la plus grande communauté musulmane du monde est en Indonésie. Il y a des populations islamiques importantes au Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, en Iran, en Chine mais aussi en Europe, dans l'ancienne Union Soviétique, et en Amérique du Sud. Il y a presque 7 millions de musulmans aux États-Unis et presque autant en France.
Islam et autres religions monothéistes
Voir l'article détaillée Relation de l'islam aux autres religions
- L'islam reconnaît les prophètes du judaïsme, sans pour autant s'y limiter, et établit d'une manière générale les prophètes comme moyens pour Dieu de rappeler les hommes vers la foi en lui et un comportement de droiture ;
- Jésus y est considéré comme un prophète (et appelé Issa), dont le retour est attendu à la fin des temps où il combattra l'Antéchrist et détruira les croix. Dans l'islam, il ne sied pas à Dieu d'avoir de fils, car c'est une marque de dépendance et c'est logique, parce que l'etre qui a besoin d'un fils n'a pas l'aptitude d'être un dieu. le Dieu doit exister seul sans parents ni fils. Par exemple le Coran pose une question : comment un Dieu n'ayant pas besoin de personne aurait un fils ?
- L'attitude de l'islam par rapport à ces deux « religions du Livre » antérieures consiste à la fois a les respecter,leur reconnaître une certaine vérité, et les considérer comme ayant été corrompues au fil du temps par les passions des hommes (injustice, excès, etc.). Le dernier prophète et messager de Dieu, serait Mahomet, étant appelé à rétablir le message dans sa vérité primordiale.
- L'apostasie de l'Islam vers une autre religion est, à tout le moins, fort mal considérée.
Voir aussi
Bibliographie
- Tahar Gaïd, La femme musulmane dans la société, Iqra, 2003
- Fdal Haja, Assalihats, les femmes vertueuses, Universel, 2005
- Charles-André Gilis, Études complémentaires sur le Califat, Al Bustane
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg, La Chronique de Tabari (5 volumes)
- Ibn Taymiya, Lettre à un roi croisé, 2005, Tawhid
- Mohammed ben Jamil Zeino, Comment comprendre le Coran ?, ÉEditions Chama, 2005
- Dalila Adjir- Adlali Beghezza, Entrée interdite aux animaux et aux femmes voilées, Akhira Distributions
- Tabari - Traduit par Hermann Zotenberg
- Roger Du Pasquier, Découverte de l'islam, Seuil, 1984 ( Comprendre l'islam de Frithjof Schuon, Seuil, 1976)
- Michel A. Boisard, L'Humanisme de l'islam, Albin Michel
- Dominique Sourdel, Vocabulaire de l'islam - N°3653, PUF, Collec. « Que sais-je ? », Nov. 2002
- Mohammed Arkoun, Ouvertures sur l'islam, Grancher, 1992
- Michel Reeber, L'Islam, Les Essentiel Milan, 1999 (pour une première approche)
- Paul Balta, L'Islam, Le Monde édition, 1997 (également pour une première approche)
- Malek Chebel, Manifeste pour un islam des lumières, Hachette, 2004
- Abdallah Penot, Le Coran, éditions Alif, 2004.
- Denise Masson, Le Coran, Paris, Folio, 1992 (une traduction aussi juste que poétique).
- traduction d'AbdAllah Penot, La Doctrine de l'unité, selon le soufisme, éditions Alif.
- Al Nawawy, traduction d'AbdAllah Penot, Les Jardins de la piété, éditions Alif
- Henry Corbin, Histoire de la philosophie islamique, Folio, 1989
- Fatima Mernissi, Sultanes oubliées, Femmes chefs d'État en Islam, Albin Michel
- Eva de Vitray-Meyerovitch, Anthologie du Soufisme, Albin Michel
- Ligue francise de la femme musulmane, Éducation des enfants en islam , LFFM
- Dominique Aubier, La Réaffirmation messianique du Coran. Mise au point sur les faiblesses et les errances théologiques de l'Islam. M.L.L. 2001
- Bernard Lewis, Islam, Quarto Gallimard
- AbdAllah Penot, L'Entourage féminin du Prophète, Alif édition.
Liens génériques
- religion, monothéisme, critique radicale, hérésie, apostasie
Brahim Labari, Recettes islamiques et appétits politiques, Paris, Syllepse, 2002.
Liens spécifiques
- Islam en France, islam en Belgique (sur Wikinations.be) ;
- Art islamique, Contes des Mille et une nuits
- Averroes (Ibn Ruchd), Ibn Khaldun, Omar Khayyam, Djallal el Din Rûmi ;
- Mahomet, guerre sainte, musulman, vocabulaire de l'islam ;
- Charia ;
- Wahhabisme, chiisme, Omeyyades, Abbassides, Fatimides ;
- les écoles traditionnelles d'interprétations du sunisme : malékisme, hanbalisme, shafi'isme, hanafisme ;
- Islam libéral.
- Rapport homme/femme en islam
- Islam et homosexualité
Liens externes
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TimorCatégorie:Île d'Indonésie Catégorie:Timor oriental
Timor est une île de l'archipel indonésien, à l'est des îles de la Sonde. Elle est bordée au sud par la mer de Timor et séparée au nord de la mer de Banda par les autres îles orientales des îles de la Sonde. En malais, « timor » signifie orient.
Géographie de l'île
Histoire
Pendant la période de la colonisation européenne, l'île fut divisée en deux:
- la partie occidentale a été colonisée par les Pays-Bas et a fait partie des Indes néerlandaises, indépendantes sous le nom d'Indonésie.
- la partie orientale a été colonisée par le Portugal.
Au moment de la révolution des œillets au Portugal en 1975, l'Indonésie conquit le Timor oriental qui venait de déclarer son indépendance. En 2002, le Timor oriental a été officiellement reconnu État indépendant par la communauté internationale.
Liens
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/timor_est.htm La république du Timor, par Jacques Leclerc]
ko:티모르 섬
zh-min-nan:Timor
Compagnie des Indes orientalesion Compagnie française des Indes orientales
Japon
]
Le Japon (en japonais 日本, Nihon ou Nippon ) est un pays d'Asie du Nord-Est. 日本 signifie « origine du Soleil » - 日=jour ou soleil, 本=racine - pour évoquer le soleil levant, surnom parfois utilisé pour désigner le Japon ; le prince Shōtoku Taishi (聖徳太子, 574-622) s'était servi de cette expression dans une lettre envoyée à l'empereur de Chine (Cf. Noms du Japon). 日本 sont deux idéogrammes chinois notés RI4 BEN3 et prononcés "je ben" en chinois. Cette forme chinoise est donc l'origine du nom du Japon en langue française.
Le Japon est un archipel volcanique constitué de milliers de petites îles entre l'océan Pacifique et la mer du Japon, à l'est de la péninsule coréenne « pays du matin calme » à la croisée de plusieurs plaques tectoniques sources de nombreux séismes. Quatre îles principales,Kyūshū, Shikoku, Honshū et Hokkaidō composent l'archipel japonais. Cette dernière, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut envahie par un flux de populations qui partit de la Corée. Les migrants s'installèrent dans la plaine du Yamato et formeront plus tard les premiers artisans de la culture japonaise alors que les peuples originels seront cantonnés au nord de Honshū et sur l'île de Hokkaidō. Connu sous le nom de « pays du soleil levant », son économie très développée, même si elle stagne actuellement, résulte de sa longue et riche histoire et de sa culture ethnocentrique.
Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l'empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de Amateratsu, qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1946, aurait créé le Japon. C'est à l'origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du . Aujourd'hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamato damashii (大和魂, « l'esprit japonais »).
Histoire
Article détaillé : Histoire du Japon
La légende prétend que le Japon fut fondé au par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois et le bouddhisme furent introduits durant les et s, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shoguns (gouverneurs militaires).
À partir du , des commerçants venus du Portugal, d'Espagne, des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du , le shogunat japonais craignit qu'ils fussent les prémisses d'une conquête militaire par les forces européennes. Ils interdirent la religion chrétienne et tuèrent ceux qui bravaient cet interdit avant de cesser toute relation avec l'étranger, exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura 200 ans jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident en signant la Convention de Kanagawa en 1854.
En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d'autres territoires.
L'expansionnisme militaire du Japon au début du qui débuta avec l'annexion de la Corée (1910), se poursuivit avec l'invasion de la Mandchourie et une seconde guerre sino-japonaise avec le premier bombardement aérien à Shanghai d'une ville et de ses civils (à partir de 1937). Le Japon se | | |