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International Phonetic Alphabet
L'alphabet phonétique international (API) est un alphabet utilisé pour la transcription phonétique des sons du langage parlé. Contrairement aux nombreuses autres méthodes de transcription qui se limitent à des familles de langues, l'API est prévu pour couvrir l'ensemble des langues du monde. Développé par des phonéticiens britanniques et français sous les auspices de l'Association phonétique internationale, il a été publié en 1888. Sa dernière révision date de 1993.
La transcription phonétique en API consiste à découper la parole en segments sonores supposés atomiques, et à employer un symbole unique pour chacun de ceux-ci, en évitant les combinaisons de lettres : par exemple, le son ch du français est noté [], le gli italien se transcrit [].
Le nombre de caractères principaux de l'API est de 118 ce qui permet de couvrir les sons les plus fréquents. Ces caractères sont pour la plupart des lettres grecques ou latines ou des modifications de celles-ci : , , , tirés de r ; , tirés de e. Les sons moins fréquents sont transcrits à partir des précédents en indiquant une modification du mode ou du point d'articulation par le biais d'un ou plusieurs signes diacritiques (au nombre de 76) sur le caractère principal : par exemple, le b du castillan caber (« tenir, rentrer dans ») est transcrit [] pour indiquer une spirante au lieu de la fricative bilabiale sonore [β]. Il existe également des symboles spéciaux pour noter des phénomènes suprasegmentaux, comme les tons mélodiques ou l'accent tonique : [], transcription de l'allemand dulden (« supporter, tolérer ») indique un accent tonique d'intensité sur la première syllabe (') et un n final vocalisé ( ).
On notera que l'usage linguistique est d'indiquer la transcription phonétique d'un mot entre crochets ; l'utilisation de barres obliques indique une transcription phonologique, c'est-à-dire qui oppose les traits pertinents des différents sons d'une langue donnée sans entrer dans le détail de leur prononciation.
L'utilisation de l'API est maintenant établie dans l'enseignement, l'apprentissage et l'étude des langues. Notamment, la plupart des dictionnaires bilingues utilisent cet alphabet ou une transcription phonologique qui en est inspirée. L'API est également un outil essentiel pour rendre à l'écrit les langues jusqu'à présent non écrites : de nombreuses langues d'Afrique se sont dotées d'une orthographe utilisant comme signes complémentaires des caractères de l'API ; un exemple typique est l'alphabet pan-nigérian.
Histoire
L'API a été développé au départ par des professeurs de langue britanniques et français sous la direction de Paul Passy dans le cadre de l'Association phonétique internationale, fondée à Paris en 1886 sous le nom de Dhi Fonètik Tîcerz' Asóciécon. La première version de l'API, publiée en 1888, était inspirée de l'alphabet romique d'Henry Sweet, lui-même élaboré à partir de l'alphabet phonotypique d'Isaac Pitman et Alexander John Ellis.
L'API a connu quatre révisions en 1900, 1932, 1989 et 1993.
Description de l'alphabet
Image : Fiche récapitulative de l'API. (en anglais)
Voyelles
Segments
L'API possède des caractères principaux pour les voyelles orales les plus courantes qui sont classées selon
- leur degré d'aperture : voyelles hautes (fermées), hautes inférieures, moyennes supérieures (mi-fermées), moyennes, moyennes inférieures (mi-ouvertes), basses supérieures, basses (ouvertes) ;
- leur point d'articulation : antérieur, quasi-antérieur, central, quasi-postérieur, postérieur ;
- leur caractère arrondi ou non.
Les autres sont transcrites à partir des voyelles prédéfinies par adjonction d'un ou plusieurs diacritiques modifiant l'articulation
Par exemple,
- les nasales du français standard sont (on), (hein), (un), (en) ;
- le /o/ bref du hongrois (par ex. kor, heure) est moins antérieur et légèrement plus ouvert que le /o:/ long (par ex. kór, maladie), une transcription soigneuse le donne comme [].
Quantité
La quantité des voyelles est indiquée comme suit :
Par exemple, Pose cette rose ! est souvent réalisé en français familier parisien [].
Tonèmes
La transcription des tonèmes suit le procédé ci-dessous.
- Pour certains tons dont le profil de hauteur est simple on utilise soit un diacritique soit un pictogramme représentant la hauteur du ton ou un accent (par exemple : ton de hauteur constante haut, mi-haut, médian, mi-bas, bas)
- Pour les tons dont le profil de hauteur est plus complexe seul un pictogramme représentant le profil du ton est prévu. Par exemple, il est possible de rendre le mandarin 我叫张 (« Je m'appelle Zhang ») par []1.
Notes :
# Il n'existe pas encore de standard informatique permettant d'afficher correctement les pictogrammes pour les tons de hauteur variable ainsi que certains diacritiques correspondants ; ci-dessus sont affichés à la suite les pictogrammes correspondant aux différentes hauteurs prises par le ton. Le tracé correct des diacritiques et des pictogrammes est donné sur la fiche récapitulative de l'API.
# La notation numérique des tons en exposant, par exemple 我姓张 [w214 51 tŋ5] est souvent utilisée pour pallier la piètre gestion des tons de l'API par les ordinateurs actuels. Cette notation n'est pas standard et son format dépend des familles de langues étudiées.
Consonnes
Segments
L'API classe les consonnes selon trois critères :
- le mode d'articulation ;
- le point d'articulation ;
- le caractère sourd ou voisé.
Comme pour les voyelles, des diacritiques permettent d'indiquer une modification du point ou du mode d'articulation afin transcrire des consonnes qui n'ont pas de symbole principal.
Par exemple,
- le t dental français est transcrit [] à partir de la plosive alvéolaire [t] ;
- le m dévoisé du français isthme est transcrit [] à partir de l'occlusive nasale voisée [m] ;
- la spirante bilabiale du castillan du mot caber (tenir dedans), allophone de /v/, est notée [] à partir de la fricative bilabiale [β].
Quantité
La quantité des consonnes est indiquée de la même manière que pour les voyelles. Le hongrois mit mondott? (qu'as-tu dit ?) sera transcrit [], phonologiquement /mit mondotː/.
Vocalisation
Une consonne vocalisée, c'est-à-dire servant de sommet à une syllabe, comporte un trait vertical souscrit :
- allemand reden (parler) : [] ;
- tchèque Brno (Brno) : [] ;
- anglais whistle (siffler) : [].
Syllabes
Les syllabes accentuées sont précédées d'une barre verticale :
- en exposant pour l'accent primaire : ;
- au niveau de la ligne de base pour les accents secondaires : .
Un point (.) sépare les syllabes.
Par exemple, l'allemand Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz (loi sur le transfert de responsabilité de la surveillance de l'étiquettage de la viande bovine) se transcrit : [].
Unicode
Le jeu de caractères Unicode permet d'écire l'ensemble de l'API, à l'exception des indications tonales complexes. Les symboles et diacritiques se situent dans les blocs de caractères suivants :
- U+0000 à U+007F : latin de base ;
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0250 à U+02AF : alphabet phonétique international ;
- U+02B0 à U+02FF : lettres modificatives avec chasse ;
- U+0300 à U+036F : diacritiques ;
- U+0370 à U+03FF : grec et copte ;
- U+A700 à U+A71F : lettres tonales modificatives.
Certains caractères précomposés (avec diacritiques) sont accessibles dans les blocs suivants :
- U+0080 à U+00FF : supplément latin-1 ;
- U+0100 à U+017F : latin étendu A ;
- U+0180 à U+024F : latin étendu B ;
- U+1E00 à U+1EFF : supplément latin étendu.
Voir aussi
Bibliographie
- API
- Handbook of the International Phonetics Association: A Guide to the Use of the International Phonetic Alphabet ISBN 0-521-63751-1
- Élements de linguistique générale, André Martinet, ISBN 2-200-26573-5
- exemples linguistiques
- allemand : Duden, die Grammatik, ISBN 3-411-04046-7
- anglais : [http://dictionary.cambridge.org/ Cambridge Dictionary of American English], ISBN 0-521-77974-X
- mandarin : [http://www.mandarintools.com/cedict.html CEDICT]
Liens internes
- linguistique
- phonologie
- phonétique
- segment
- accent tonique
- ton
- transcription
- liste des méthodes de transcription
- SAMPA, une transcription de l'API en caractères ASCII
- Kirshenbaum, une transcription de l'API en caractères ASCII
- alphabet
- caractère
- diacritique
- confusions possibles
- alphabet radio
Liens externes
- [http://www2.arts.gla.ac.uk/IPA/ipa.html Site officiel de l’Association phonétique internationale] (en anglais).
- API en HTML
- tableau officiel
- [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/ API sur www.linguiste.org] (en anglais)
- [http://sivanataraja.free.fr/api/ API et quelques symboles additionnels sur sivanataraja.free.fr]
- liste des symboles officiels
- [http://www.alanwood.net/unicode/phonetic_extensions.html caractères de l'API sur www.alanwood.net]
- [http://www.phon.ucl.ac.uk/home/wells/ipa-unicode.htm caractères de l'API sur www.phon.ucl.ac.uk]
- machine à écrire phonétique interactive
- [http://www.linguiste.org/phonetics/ipa/chart/keyboard/ clavier phonétique sur www.linguiste.org]
- [http://www.ling.su.se/fon/IPA-tecken.htm clavier phonétique sur www.ling.su.se]
- versions étendues de l’API
- [http://venus.unive.it/canipa/ IPA, système de Luciano Canepari] (documents PDF en anglais)
- API en Unicode sur le [http://www.unicode.org site du consortium Unicode] (documents PDF en anglais) :
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0000.pdf latin de base]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0250.pdf alphabet phonétique international]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U02B0.pdf lettres modificatives avec chasse]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0300.pdf diacritiques]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0370.pdf grec et copte]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/UA700.pdf lettres tonales modificatives]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0080.pdf supplément latin-1]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0100.pdf latin étendu A]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U0180.pdf latin étendu B]
- [http://www.unicode.org/charts/PDF/U1E00.pdf supplément latin étendu]
Catégorie:Linguistique Catégorie: Méthode de transcription Catégorie:Phonétique API
als:IPA
ja:国際音声記号
ko:국제 음성 기호
th:สัทอักษรสากล
zh-min-nan:Kok-chè Im-phiau
Alphabet als:Alphabet ko:자모 문자 ms:Aksara ja:アルファベット simple:Alphabet th:อักษร
Catégorie:Linguistique Catégorie:Écriture Catégorie:Symbolique
Catégorie:Symbolique Un alphabet (de alpha et bêta, les deux premières lettres de l'alphabet grec) est un ensemble de symboles utilisé pour représenter plus ou moins précisément les phonèmes d'une langue.
Chacun de ces symboles, ou graphème, est appelé une lettre ; chaque lettre, en théorie, devrait noter un phonème. Certaines lettres peuvent recevoir un ou plusieurs diacritiques afin d'étendre le stock de graphèmes si celui-ci est insuffisant pour noter les sons de la langue ou permettre d'éviter les ambiguïtés. De la même manière, un alphabet peut être étendu par l'utilisation de digrammes ou encore de lettres supplémentaires.
Les évolutions phonétiques d'une langue se produisant à un rythme différent de l'évolution écrite, l'écriture alphabétique ne garantit en aucune manière une correspondance un à un entre les phonèmes et les graphèmes : en français, /s/ peut se noter ç, s, ss ou t. A contrario, s peut se prononcer /s/, /z/ ou être muet. Certaines langues, comme le hongrois, ont toutefois une écriture quasi-phonétique. Dans la majorité des cas (hormis pour le hongrois), ce sont des langues écrites depuis peu dont la transcription au moyen de signes alphabétiques a fait l'objet d'une recherche planifiée.
Histoire
Les deux premières lettres de l'alphabet grec, alpha α et bêta β, ont pour origine les deux premières lettres phéniciennes : le coup de glotte et /b/, dont le nom signififiait vraisembablement « taureau » et « maison » dans cette langue.
Le premier alphabet de l'histoire est celui d'Ougarit, d'ailleurs déjà classé dans l'ordre alphabétique levantin. Il est suivi par celui des Phéniciens, dont les descendants sont nombreux : aussi bien l'écriture arabe que l'alphabet latin.
Françoise Briquel-Chatonnet (chargée de recherche au laboratoire des études sémitiques anciennes, CNRS-Collège de France) a proposé en 2005 l'histoire des alphabets suivante :
──o Écritures protosémitiques
├─o Protosinaïque ()
├─o Ougaritique ()
? ?
| └─o Phénicien ( - )
| ├─o Paléo-hébreu (, remplacé au par l'Hébreu carré)
| ├─o Punique
| ├─o Araméen ()
| | ├─o Hébreu carré ()
| | ├─o Écritures d'Asie centrale (Sogdien, Ouïgour, Mongol, Mandchou, etc.)
| | ├─o Karoshti ()
| | ├─o Brahmi (milieu du )
| | ├─o Nabatéen ()
| | └─o Syriaque ( ap. J.-C.)
| | :
| | └─o Arabe ( ap. J.-C.)
| └─o Grec ()
| ├─o Étrusque ()
| | └─o Latin ( - )
| ├─o Copte ( ap. J.-C.)
| ├─o Géorgien (début du ap. J.-C.)
| ├─o Arménien (début du ap. J.-C.)
| └─o Cyrillique ( ap. J.-C.)
└─o Écritures arabiques (début du )
├─o Nord-arabiques (Safaïtique, Thamoudéen, etc.)
└─o Sud-arabiques
├─o Himyarite
└─o Éthiopien ( ap. J.-C.)
Évolution de certaines lettres dans l'histoire et les civilisations :
Image:Abce proto A.png|Évolution du A.
Image:Abce proto B.png|Évolution du B.
Image:Abce proto E.png|Évolution du E.
Alphabets
Alphabet français
Pour écrire le français, on utilise l'alphabet latin moderne avec les vingt-six lettres suivantes : a A, b B, c C, d D, e E, f F, g G, h H, i I, j J, k K, l L, m M, n N, o O, p P, q Q, r R, s S, t T, u U, v V, w W, x X, y Y, z Z.
Cet alphabet fondamental est enrichi par :
- des signes diacritiques :
- l’accent aigu ´ (diacritique le plus courant, mais uniquement sur le e dont il modifie très sensiblement la phonétique en le rendant non caduque),
- l’accent grave ` (très courant sur le e qu'il allonge, et sur le a et le u dans quelques mots courants dont il précise le sens sans en modifier sensiblement la phonétique),
- l’accent circonflexe ˆ (assez courant sur le a, le e et le o dont il peut modifier la phonétique en les fermant ou les allongeant suivant les régions, et résiduel en voie d'obsolescence sur le i et le u où il symbolise une ancienne lettre amuïe, et maintenant complètement disparue au plan phonétique),
- le tréma ¨ (sur le e pour éviter la formation d'un digramme vocalique ou d'une diphtongue comme dans Noël, ou sur un e muet pour forcer la prononciation d'une voyelle précédente qui autrement resterait muette dans un digramme consonnantal comme dans aiguë, sur le i de quelques mots comme haï pour les mêmes raisons mais parfois remplacé dans d'autres mots par un h muet avant le i, sur le u de mots assez rares comme capharnaüm et de noms propres, là aussi pour éviter la formation d'un digramme vocalique, et parfois sur le y de certains noms propres comme l'Haÿ-les-Roses).
- la cédille ¸ (assez courante, mais uniquement en français sous le c pour en garder la prononciation avant les voyelles a, u ou o, par exemple le mot ça et les mots et conjugaisons dérivés des verbes en -cer).
- Consulter à ce sujet Diacritiques utilisés en français ;
- Curieusement, les claviers français, utilisés sous Windows, ne permettent pas d'accentuer un E majuscule (pas d'accent aigu en touche morte) ou d'indiquer la cédille sous un C majuscule, ce qui oblige à un certain nombre de contorsions pour rédiger un texte décent (ou à utiliser par exemple un autre clavier comme le clavier suisse romand ou canadien, ce qui est encore plus pénible à l'usage car les ponctuations sont toutes déplacées de même que certaines lettres de l'alphabet principal). Les systèmes d'exploitation Mac et Unix (ou Linux) ne connaissent pas ce problème, il suffit de se mettre en mode de verrouillage majuscule et d'appuyer sur la touche de la lettre accentuée (mais on doit alors maintenir quand même la touche majuscule enfoncée pour taper les chiffres de la première rangée si on n'a pas de pavé numérique séparé, ce qui est contraire à l'usage dactylographique français, et nécessite une adaptation et peut même ne pas s'avérer pratique pour certains utilisateurs de portables, habitués à taper les nombres sans devoir maintenir une seconde touche enfoncée) ;
- des ligatures :
- des ligatures orthographiques : æ et œ (considérées comme des digrammes, car provenant de l'amuïsssement ou la contraction de deux syllabes en une seule) ;
- des ligatures esthétiques : ct, et, ff, ffi, ffl, fi, fl, ft, st et tt (d'usage courant en typographie, elles ne sont toutefois pas considérées comme des lettres distinctes au plan orthographique, sémantique ou éthymologique) ;
- des graphies consonnantales :
- des digrammes consonnantaux insécables : ch, gu, ge (avant a, o, u), ph, qu (avant e), sh (dans certains mots importés de l'anglais), sch (dans certains mots d'origine germanique) ;
- des digrammes consonnantaux sécables, affectant la prononciation : ss ;
- des digrammes consonnantaux sécables, souvent introduits par mutation orthographique d'un préfixe, et n'affectant normalement pas la prononciation de ce préfixe : ff, gg, ll, mm, nn, pp, rr, tt ;
- des consonnes le plus souvent muettes en fin de mot, souvent requise pour leur fonction grammaticale ou pour des raisons éthimologiques : d (en fin de mot), lt (après au, eau), p (muet après a, o), s, t (sauf après e), x (muet après au, eau, eu) ; ces consonnes sont souvent mutables pour former les accords (x devient s, f devient v) ;
- des graphies semi-vocaliques :
- une semi-voyelle formant des diphtongues : y (utilisée au lieu de ill après a pour former des diphtongues distinctes) ;
- un trigramme semi-voyelle sécable, formant des diphtongues après un son voyelle, ou parfois isolément après une consonne : ill (forme préférée à y)
- des graphies vocaliques :
- une voyelle le plus souvent muette en fin de mot, souvent requise pour sa fonction grammaticale ou lexicographique : e (normalement toujours muette après é, i, u, sauf en cas de formule emphatique accentuant exagérément le féminin ; son ajout après une consonne finale provoque la mutation cette consonne, muette ou non, en une autre consonne non muette, ou parfois en digramme consonnantal sécable).
- de nombreux digrammes ou trigrammes vocaliques (subissant parfois des mutations orthographiques et souvent phonétiques) issus d'anciennes diphtongues, ou d'une réforme de l'écriture de la nasalisation (après la disparition du tilde diacritique) :
- ai, aî, ain, aie, an (mutable en am avant les consonnes b, p, m), au, ay,
- ee (dans des mots importés de l'anglais), ef (dans le mot clef), ei, ein, en (mutable en em avant les consonnes b, p, m), er (en fin de verbe), et (en fin de mot), eu, ez (en fin de mot ou de verbe conjugué),
- in (mutable en im avant les consonnes b, p, m),
- on (mutable en om avant les consonnes b, p, m), oo (dans des mots importés de l'anglais), ou, œu
- un (mutable en um avant les consonnes b, p, m) ;
- des digrammes ou trigrammes de fausses diphtongues : oi, oî, oy (sauf avant une voyelle), oin (sauf avant une voyelle).
En français, à la différence d'autres langues, les signes diacritiques ou les combinaisons de lettres (digrammes et ligatures) ne sont pas pris en compte dans l'ordre alphabétique primaire, ou dans les jeux de lettres (mots croisés, scrabble, etc.) ; ces différences d'accents ou de ligatures sont prises en compte seulement au niveau ternaire, c'est à dire après le niveau secondaire (différences de casse), considéré plus important, et qui suit le classement alphabétique principal des mots selon les 26 classes de lettres.
Alphabets récents et de transcription
Les langues dont la notation écrite est récente (nombre de langues africaines), celles dont l'écriture n'est pas latine voire alphabétique (mandarin, japonais) ou celles dont l'écriture est ambigüe et nécessite une explicitation phonétique dans le cadre de textes didactiques sont le plus souvent écrites ou transcrites au moyen de signes alphabétiques (latins pour l'essentiel). Ainsi, certaines langues africaines sont écrites au moyen de l'alphabet pan-nigérian, des langues purement orales le sont de plus en plus grâce à l'alphabet phonétique international (qui permet de noter plus ou moins bien toutes les langues), une langue à écriture non alphabétique comme le mandarin peut être transcrite en pinyin et l'on utilise en phonétique historique des langues romanes la transcription de Bourciez, toutes écritures alphabétiques.
On se reportera à la liste des méthodes de transcription pour plus de détails.
Autres alphabets
- Alphabet arabe (abjad) ;
- alphabet araméen (abjad) ;
- alphabet arménien ;
- alphabet avestique ;
- bopomofo ;
- alphabet braille ;
- alphabet copte ;
- alphabet cyrillique (certaines langues slaves) ;
- alphabet de l'espéranto ;
- alphabet étrusque ;
- alphabet gotique ;
- alphabet grec ;
- alphabet géorgien (mxedruli et asomtavruli) ;
- alphabet glagolitique ;
- hangul ;
- alphabet hébreu (abjad) ;
- alphabet latin ;
- alphabet linéaire (ou proto-cananéen ou encore proto-sinaïtique, bien que tous ces termes ne soient pas exactement équivalents) ;
- alphabet mandéen (abjad) ;
- alphabet Morse ;
- alphabet nubien ;
- alphabet ougaritique (abjad ou alphabet, selon l'interprétation qu'on en fait) ;
- pehlevi (abjad) ;
- alphabet phénicien (abjad) ;
- alphabet nabatéen (abjad) ;
- alphabet radio ;
- alphabet runique ;
- alphabet syriaque (abjad) ;
- alphabet thaï ;
- tifinagh (abjad).
Note :
- on a classé dans cette liste des écritures qui ne sont pas réellement des alphabets mais des abjads, c'est-à-dire des écritures ne notant que les consonnes ou principalement les consonnes, souvent nommés de manière courante alphabets. On se reportera à l'article en question pour plus de détails. Dans ces écritures, de plus, les lettres ont plus ou moins tendance à changer de forme selon le contexte ;
- les alpha-syllabaires ─ écritures notant les consonnes accompagnées d'une voyelle fondamentale par un seul signe mais indiquant les autres voyelles par un signe annexe ─ sont recensés dans leur propre article, bien qu'on les nomme souvent mais improprement aussi alphabets. Dans ces écritures, les lettres changent souvent de forme selon leur place dans la syllabe ;
- le fonctionnement du hangul en fait une écriture très originale mais bien alphabétique : les phonèmes sont visuellement regroupés par syllabe mais les blocs syllabiques créés ne constituent pas des graphèmes indépendants.
Alphabets informatiques
- Unicode
- ASCII
- EBCDIC
- Page de code
Alphabet imaginaires
Certains auteurs de littérature fantastique et de science-fiction ont développé un alphabet imaginaire pour donner un relief supplémentaire aux peuples et aux cultures qu'ils ont créés :
- tengwar, l'écriture des elfes de la Terre du milieu de John Ronald Reuel Tolkien (le monde du Seigneur des anneaux) ;
- alphabet klingon.
Articles connexes
- Écriture ;
- syllabaire ;
- abjad ;
- alphasyllabaire ;
- logogramme ;
- sinogramme ;
- signes diacritiques, ligature, lettre conjointe, lettre supplémentaire, digramme, variante contextuelle ;
- translittération ;
- classement alphabétique ;
- caractères spéciaux.
- ISO 15924
Références
- Françoise Briquel-Chatonnet, La révolution de l'alphabet, Les collections de l'Histoire, 29, 2005.
Transcription phonétiqueUne transcription phonétique est une méthode de transcription des sons d'une ou plusieurs langues plus ou moins formalisée.
Les différentes méthodes de transcription, comme l'alphabet phonétique international ou le système de Bourciez, sont recensées dans un article séparé.
Articles connexes
- Phonétique ;
- transcription et translittération ;
- linguistique.
Catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique
Son (physique)
Le son est une onde produite par la vibration mécanique d’un support fluide ou solide et propagée grâce à l’élasticité du milieu environnant sous forme dondes longitudinales. Par extension physiologique, le son désigne la sensation auditive à laquelle cette vibration est susceptible de donner naissance. La science qui étudie les sons s’appelle l’acoustique. La psychoacoustique combine l'acoustique avec la physiologie et la psychologie pour déterminer la manière dont les sons sont perçus et interprétés par le cerveau.
Propagation du son
- Dans un milieu compressible, le plus souvent dans l’air, le son se propage sous forme d'une variation de pression créée par la source sonore. Un haut-parleur, par exemple, utilise ce mécanisme. Notons que seule la compression se déplace et non les molécules d’air, si ce n’est de quelques micromètres. Lorsque l'on observe des ronds dans l’eau, les vagues se déplacent mais l'eau reste au même endroit, elle ne fait que se déplacer verticalement et non suivre les vagues (un bouchon placé sur l’eau reste à la même position sans se déplacer). Pour cette raison, il n’y a pas de « vent » devant un haut-parleur. Le son se propage également dans les solides sous forme de vibrations des atomes appelées phonons. Là encore, seule la vibration se propage, et non les atomes qui ne font que vibrer très faiblement autour de leur position d'équilibre.
- La vitesse de propagation du son (on parle également de la célérité) dépend de la nature, de la température et de la pression du milieu. Comme l’air est proche d’un gaz parfait, la pression a très peu d'influence sur la vitesse du son. Dans un gaz parfait la célérité est donnée par la relation ou est la masse volumique du gaz et sa compressibilité. On voit donc que la célérité du son diminue lorsque la densité du gaz augmente (effet d’inertie) et lorsque sa compressibilité (son aptitude à changer de volume sous l’effet de la pression) augmente. Dans des milieux solides (non gazeux) le son peut se propager encore plus rapidement (voir ci-après).
- Les ondes sonores se déplacent à environ 344 mètres par seconde dans de l’air à 20 °C, vitesse qu'on peut arrondir à environ un kilomètre toutes les trois secondes, ce qui est utile pour mesurer grossièrement la distance d’un éclair lors d'un orage (la vitesse de la lumière rendant sa perception quasi instantanée). Dans l’eau, sa vitesse est de 1482 m/s et dans l’acier de 5050 m/s. Le son ne se propage pas dans le vide, car il n’y a pas de matière pour supporter les ondes produites (isolation phonique).
Fréquence et hauteur
La fréquence d’un son est exprimée en Hertz (Hz), elle est directement liée à la hauteur d’un son perçu, mais n'en est qu'une des composantes (voir Psychoacoustique). À une fréquence faible correspond un son grave, à une fréquence élevée un son aigu.
Tout être vivant doté d’une ouïe ne peut percevoir qu'une partie du spectre sonore.
- L’oreille humaine moyenne ne perçoit les sons que dans une certaine plage de fréquences située environ (selon l’âge, la culture, etc.), entre 30 Hz (au-deça les sons sont qualifiés d’infrasons) et 15 kHz (au-delà les sons sont qualifiés d’ultrasons). Certains physiologistes étendent même les limites de cette plage entre 20 Hz et 20 kHz.
- Le chat peut percevoir des sons jusqu’à 25 kHz.
- Le chien perçoit les sons jusqu’à 35 kHz.
- La chauve-souris et le dauphin peuvent percevoir les sons de fréquence 100 kHz.
Certains animaux utilisent leur aptitude à couvrir une large bande de fréquences à des fins diverses :
- Les éléphants utilisent les infrasons pour communiquer à plusieurs kilomètres de distance.
- Les dauphins communiquent grâce aux ultrasons.
- Les chauve-souris utilisent les ultrasons avec leur système d’écholocation leur permettant de se déplacer dans le noir total.
Amplitude et force
L'amplitude est une autre caractéristique importante d’un son. La force perçue dépend (entre autres) de l’amplitude : le son peut être fort ou doux (les musiciens disent forte ou piano). Dans l’air, l’amplitude correspond aux variations de pression de l’onde. (cf. psychoacoustique)
Unité de mesure
Là où habituellement la pression est mesurée en pascals, en acoustique l’intensité se mesure en décibels (dB). C'est une unité qui utilise le logarithme soit du rapport de l'intensité sonore sur l’intensité de référence exprimées en watts par mètre carré (W0 = 10-12W.m-2), soit du rapport de la pression produite sur la pression de référence, exprimées en pascals (P0 = 2.10-5 Pa). Elle a été choisie ainsi parce que cela permet d’avoir des chiffres aisément manipulables, qui ne deviennent pas extrêmement grands ou petits (cf. échelle logarithmique), et parce que cette approche correspond mieux à ce que perçoit l’oreille humaine en terme de sensation sonore. Mais attention, la notion de niveau sonore ne donne qu’une vague idée de la sensation perçue, car il faut prendre en compte la sensibilité de l’oreille, qui varie principalement selon la fréquence du son (l’oreille est moins sensible aux basses fréquences). Une meilleure approximation du volume perçu est donnée en dBA ou décibels pondéré A, elle peut être mesuré électroniquement après filtrage du signal par un filtre à pondération A (il existe également des pondérations B et C adaptées aux mesures de sons d’intensités plus grandes).
0 dB correspond au minimum que l’oreille humaine peut percevoir appelé seuil d'audibilité, et non au silence absolu. Cette valeur a été choisie par expérimentation pour un son de fréquence 1000 Hz, elle vaut 10-12 W.m-2, mais la plupart des personnes ont un seuil d’audibilité supérieur à 0 dB (environ 4 dB). Le seuil de douleur est de 130 dB, mais l’oreille peut subir des dommages à partir de 85 dB (voir Psychoacoustique). Il suffit de changer la référence de puissance ou de pression (P0 ou W0 dans les formules ci-dessous) pour que l’échelle des volumes soit complètement changée. C'est pourquoi les décibels gradués sur le bouton de volume d’une chaîne Hi-fi ne correspondent pas du tout à des niveaux acoustiques mais à des puissances électriques de sortie de l’amplificateur, ce qui n'a quasiment rien à voir : la valeur 0 dB représente bien souvent la puissance maximale que l’amplificateur est capable de délivrer.
Différentes mesures de l’amplitude
Il existe plusieurs façons de mesurer l’amplitude d’un son, et par extension, d’un signal quelconque de nature ondulatoire :
- l’amplitude moyenne (la valeur moyenne arithmétique du signal positif)
- l’amplitude efficace (amplitude continue équivalente en puissance)
- l’amplitude crête (maximale positive)
- l’amplitude crête à crête (l’écart maximal d’amplitude positive et négative)
Dans la pratique, l’amplitude moyenne présente peu d’intérêt et n’est pas utilisée. En revanche, la valeur efficace ou RMS, pour Root Mean Square en anglais, soit la valeur quadratique moyenne du signal est universellement adoptée pour mesurer la valeur des tensions alternatives, dans le cadre général autant qu’en acoustique. Un amplificateur qui est donné pour 10 watts RMS fera 14 watts en crête et 28 watts en crête à crête (aussi noté cc). Les mesures de puissance crête à crête sont assez souvent appelées « watts musicaux » par les vendeurs de matériel audiovisuel car les chiffres sont plus flatteurs.
Timbre
Le timbre détermine la couleur du son. Il est différent pour chaque type de source sonore et différencie, à l’oreille, deux sons qui auraient la même fréquence fondamentale et la même force. Le timbre musical est très difficile à définir autrement que de manière négative (le timbre n’est pas ...). Pourtant, depuis le milieu du , l’acoustique a fait de grands progrès dans l'étude de cette composante, grâce au perfectionnement des instruments d’analyse du son (voir l'article Timbre).
Dans un sens restreint du mot, le timbre représente aussi la clochette ou à l’avertisseur sonore que l'on utilise dans les hôtels ou sur un vélo pour avertir de sa présence.
C’est aussi un élément de la caisse claire, situé en dessous (voir la description d’une batterie). Cet élément est constitué généralement de fils métalliques vibrant sous l’effet de la frappe, donnant le son caractéristique de la caisse claire.
Espace-temps
Comme tous les phénomènes perçus, le temps joue un rôle fondamental pour l’acoustique (et encore plus en musique). Il existe même des relations très étroites entre l'espace et le temps, vu que le son est une onde qui se propage dans l’espace au cours du temps.
On distingue trois grandes classes de signaux acoustiques :
- périodiques : Signaux dont la forme se répète dans le temps (à l’identique) ;
- aléatoires : Signaux qui n'ont pas de caractéristiques périodiques. Dans ce qui suit, et d’une manière générale, on ne s'intéresse qu'à un ensemble restreint de ces signaux ; ceux qui ont des caractéristiques statistiques stables dans le temps. On les appelle signaux aléatoires ergodiques. Concrètement, c’est le cas des bruits « blanc ou rose » utilisés par les scientifiques et certains artistes ;
- impulsionnels : Signaux qui ne se répètent pas dans le temps et ont une forme déterminée.
Tous les signaux peuvent être définis et analysés indifféremment dans l’espace temporel ou dans l'espace fréquentiel. Dans ce dernier, on aura souvent recours à l’utilisation du spectre du signal, calculé depuis sa définition fréquentielle (dite du domaine de Fourier). Le spectre d’un signal représente les différentes « notes » ou sons purs que contient un son, appelés partiels. Dans le cas d’un signal périodique stable comme une sirène, le spectre n’évolue pas au cours du temps et présente une seule valeur appelée « raie ». Il est en effet possible de considérer tout son comme la combinaison d’un ensemble de « sons purs » qui sont des sinusoïdes. Voir à ce sujet l’article sur la transformée de Fourier.
Enregistrement
Article détaillé : Enregistrement sonore
La musique
La musique est l’art de combiner les sons en termes de mélodie et/ou d’harmonie (notamment). En ce qui concerne la musique occidentale tout du moins, la notion essentielle (mais subjective) est celle de la consonance qui est intimement liée au phénomène des sons harmoniques. Cependant, et depuis des siècles, les musiciens et les théoriciens ont buté sur l’impossibilité d’aboutir à la définition d’une échelle musicale « idéale ».
Un exposé complet des problèmes posés fait l’objet de l’article gammes et tempéraments et de plusieurs articles associés.
La comparaison de termes musicaux et de leur équivalent scientifiques (hauteur et fréquence, par exemple) montre la limite en art et science, limite que l’acoustique musicale a tenté de franchir en montrant les rapports qui peuvent s’établir entre la perception humaine de la musique et les phénomènes physiques qui peuvent être liés.
Le son et l’informatique
Depuis la découverte de la synthèse numérique des sons, et avec l’arrivée d’ordinateurs personnels équipés en standard d'une carte son, il est devenu à la portée de tous d’enregistrer et de traiter les sons. De nombreux professionnels se tournent vers des solutions numériques, de moins en moins onéreuses, qui offrent, avec la progression de la capacité des ordinateurs, une foule de possibilités. Les cartes son haut de gamme possèdent de nombreuses entrées et sorties analogiques et numériques pour relier synthétiseurs et tables de mixage. L’informatique musicale s'est ainsi développée au même rythme que les capacités de calcul des ordinateurs.
L’acquisition
Quand nous allons vouloir traiter du son avec un ordinateur, nous allons procéder à son acquisition. Cette opération consiste à transformer les variations de pression du son, en une suite de nombres que les moyens informatiques pourront traiter. On appelle cette transformation l’échantillonnage du signal. Pour cela, on utilise un microphone qui convertit les variations de pressions de l’air en signaux électriques que l'on relie a un convertisseur analogique-numérique (CAN ou ADC en anglais, pour Analog to Digital Converter) qui va numériser ce signal à pas régulier, le transformer en une suite de nombres. Ce travail est généralement réalisé par les cartes son sur les ordinateurs personnels.
Catégorie:Son Catégorie:Acoustique Catégorie:Physique
Voir aussi
- | Acoustique musicale | Diapason | Gamme musicale | Ingénieur du son | Mur du son | Musique | Musique et informatique | Informatique musicale | Onde | Psychoacoustique | Technologies des musiques amplifiées | Vitesse du son | Sonothèque |
Liens externes
[http://membres.lycos.fr/audioprovence/bibliographie/son_1/son_1.html | La nature du son]
Catégorie:Ouïe
Catégorie:Son
Catégorie:Acoustique
ja:音
ko:소리
simple:Sound
th:เสียง
Phonétique
La phonétique est une branche de la linguistique qui étudie les sons des langues. Elle se divise en trois branches :
- phonétique articulatoire ;
- phonétique acoustique ;
- phonétique auditive.
Alors que la phonétique étudie des sons (ou « phones »), la phonologie, elle, étudie comment ils sont agencés dans une langue pour former des énoncés. La transcription phonétique s'écrit entre crochets droits.
Voir aussi
- Méthodes de transcription ;
- alphabet phonétique international ;
- phonétique historique ;
- types de modifications phonétiques ;
- signe linguistique ;
- linguistique ;
- phonème.
Liens externes
- [http://hctv.humnet.ucla.edu/departments/linguistics/VowelsandConsonants/course/chapter1/flash.html Inventaire phonétique international]
catégorie:Linguistique
Catégorie:Phonétique
Catégorie:Écriture abrégée
ja:音声学
ko:음성학
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
|-
|
| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
|-
| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
|-----
| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
|-
| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
|-----
| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
|-
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
|-
| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
|-
| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Association phonétique internationale
Catégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique
L'Association phonétique internationale (API) est une organisation qui encourage l'étude scientifique de la phonétique et les applications pratiques diverses de cette science. Sa contribution principale à la communauté académique est l'Alphabet phonétique international (qui a le même sigle), une collection normalisée des symboles pour la transcription phonétique de toutes les langues du monde. L'Association publie un journal intitulé Journal of the International Phonetic Association (Journal de l'Association phonétique internationale).
Histoire
En 1886 à Paris, un petit groupe de professeurs de linguistique ont créé une association pour promouvoir l'usage d'une notation phonétique dans les écoles pour aider les enfants à acquérir plus facilement la prononciation des langues étrangères et aussi pour aider l'alphabétisation des jeunes enfants. Le groupe sous Paul Passy s'appellait au début Dhi Fonètik Tîcerz' Asóciécon (FTA). En janvier 1889, le nom de l'association a été changé en L'Association phonétique des professeurs de langues vivantes (AP), et en 1897 ils ont adopté le nom actuel, L'Association phonétique internationale.
Le sommet de la grandeur et de l'influence de l'association dans l'éducation était approximativement en 1914, quant il y avait 1750 membres en 40 pays. La Première Guerre mondiale et ses conséquences a interrompu sévèrement les activités de l'API ; ils ont arrêté la publication du Journal jusqu'en 1922.
Développement de l'Alphabet
Le but originel du groupe était de créer une collection de symboles phonétiques qui pouvaient montrer toutes les articulations utilisées par les langues humaines, donc chaque langue aura un alphabet qui peut décrire particulièrement les sons de cette langue. Enfin ils ont décidé qu'un alphabet universel, avec un seul symbol pour le même son dans les langues différentes était l'idéal, et le développement du projet s'avançait rapidement jusqu'au début du . Depuis cette époque, il y a eu plusieurs changements de l'alphabet, avec des ajouts et des soustractions indiqués par la science phonétique.
Examens
Depuis 1908, l'API distribue des Certificats de Compétence concernant la phonétique de l'anglais, du français et de l'allemand aux personnes qui passent un examen.
Liens externes
- [http://www.arts.gla.ac.uk/ipa/ipa.html Site officiel de l'API] (en anglais)
1888Catégorie:1888
Cette page concerne l'année 1888 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
Royaume Uni
- Jack l'éventreur assassine 5 femmes à Londres.
- Le Dr. William Wynn Westcott et Samuel Liddell MacGregor Mathers fondent à Londres la Fraternity of the Esoteric Order of the Golden Dawn, connue plus tard sous le nom de Hermetic Order of the Golden Dawn. Sous l'impulsion de Mathers, se développa au sein de l'Ordre un "cercle intérieur" rosicrucien, dont les membres pratiquaient la théurgie, et qui eut une influence considérable sur la pensée rosicrucienne moderne.
Allemagne
- Année des trois empereurs :
- 9 mars : mort de Guillaume Ier d'Allemagne, Frédéric III d'Allemagne, son fils (déjà malade) lui succède au trône mais il meurt le 15 juin.
- 15 juin : Guillaume II son fils aîné, accède au trône (fin en 1918).
France
- Agitation boulangiste (1888-1889).
- Début des emprunts russes.
- En décembre, la compagnie du Canal de Panama se place en instance auprès des Chambres pour obtenir une prorogation de trois mois qui lui permettrait de faire face à ses engagements.
- Publication de Essai sur les données immédiates de la conscience par Henri Bergson
- Joséphin Péladan et Stanislas de Guaita fondent l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix, dont fit aussitôt partie Papus. Parmi les membres on relèvera des noms passés plus tard à la postérité comme Erik Satie et Claude Debussy.
- 13 juin : ouverture de la ligne ferroviaire du Brünig.
- Naissance du Parti socialiste suisse.
- Fondation d'Alusuisse à Neuhausen.
- Auguste Forel ouvre le premier établissement de désintoxication pour alcooliques à Ellikon (Thurgovie).
Afrique
- Les Britanniques s'implantent au Kenya.
Amériques
Amérique du Nord
- En novembre, élection de Benjamin Harrison (Républicain) comme président des États-Unis.
Amérique latine
- Brésil, la princesse Isabelle signe la loi « Áurea » qui abolit totalement l'esclavage.
- Annexion de l'île de Pâques par le Chili.
Asie
- Annexion de l'île Christmas par l'empire britannique.
Proche-Orient & Monde arabe
- Internationalisation du canal de Suez.
Chronologies thématiques
- Chemins de fer : 1888 dans les chemins de fer
- Sports : 1888 en sport
- Arts :
- Le compositeur russe Nikolaï Rimsky-Korsakoff écrit Schéhérazade.
- Février : Vincent van Gogh s'installe en Arles dans la « maison jaune » où il veut créer une association d'artistes sous le nom d'« Atelier du Midi ». Il y peindra notamment les Tournesols.
- Octobre : Paul Gauguin rejoint Vincent Van Gogh en Arles chez qui il restera jusqu'à leur dispute du 23 décembre, lors de laquelle Vincent van Gogh se coupera l'oreille.
- Sciences et techniques :
- Emil Berliner invente le Gramophone.
- Thomas Edison invente le Kinétoscope.
- Inauguration de l'Institut Pasteur.
- L'inventeur américain George Eastman propose son appareil photographique Kodak bon marché.
- L'inventeur américain John H. Loud invente le stylo à bille.
- L'inventeur Nikola Tesla invente un moteur à induction.
- L'inventeur et chirurgien écossais John Dunlop invente la roue à pneumatique.
- Le National Geographic Magazine sort son premier numéro.
- 24 janvier : Ernst Heinkel, constructeur d'avions allemand
- 19 février : John G. Adolfi, réalisateur américain
- 20 février : Georges Bernanos, écrivain et dramaturge français
- 28 février : Fanny Heldy, chanteuse d'opéra belge
- 12 mars : Vaslav Nijinski, danseur
- 13 mai : Jean Murat, acteur français
- 13 mars : Paul Morand, écrivain français
- 11 juin : Bartolomeo Vanzetti, militant anarchiste italo-américain
- 13 juin : Fernando Pessoa, écrivain portugais
- 17 juin : Jacow Trachtenberg, inventeur éponyme d'une méthode de calcul mental
- 10 juillet : Giorgio de Chirico, peintre italien
- 14 juillet : Jacques de Lacretelle, écrivain français
- 16 août : Thomas Edward Lawrence, dit Laurence d'Arabie.
- 12 septembre : Maurice Chevalier, acteur et chanteur français
- 16 septembre : Frans Eemil Sillanpää, écrivain finlandais
- 26 septembre : Thomas Stearns Eliot, écrivain britannique
- 6 octobre : Roland Garros, pionnier de l'aviation français
- 14 octobre : Katherine Mansfield, écrivaine et poète du début du XXe siècle
- 16 novembre : Henri Bosco, écrivain français
- 19 novembre : Jose Raul Capablanca, joueur d'échecs cubain
- 20 décembre : Jean Bouin, athlète français
- 24 décembre : Michael Curtiz, réalisateur étasunien d'origine hongroise
- 28 décembre : Friedrich Murnau, réalisateur allemand
- 9 mars : Guillaume I, remplacé par Frédéric III d'Allemagne.
- 28 mai : Paul Émile de Puydt, botaniste, économiste et écrivain belge (° 1810).
- 15 juin : Frédéric III, remplacé par Guillaume II.
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Catégorie:Linguistique Catégorie:Philosophie
Le langage est la faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques (qui constituent la langue) permettant la communication et l'expression de la pensée. La linguistique est l'étude scientifique du langage.
Quelques questions sur le langage
On considère souvent le langage comme le moyen d'exprimer une idée ; il serait donc un instrument de la pensée. Il y a pourtant des cas où le langage semble nous dépasser : dans le cas du lapsus, nous disons autre chose que ce que nous voulons dire ; et dans le cas, s'il existe, où l'on parle pour ne rien dire.
Le langage n'est-il qu'un instrument de communication et d'expression ? Ne fait-il qu'exprimer une pensée ?
Cette problématique philosophique du langage concerne le statut métaphysique de la pensée : si la pensée préexiste au langage, il est possible de se passer de cette forme matérielle ; mais si la pensée ne peut se réduire au langage, alors ce dernier a un pouvoir spécifique, indépendant des autres facultés.
Ce problème de la liaison du langage et de la raison est lié également à la question de savoir si le langage révèle la nature spirituelle de l'Homme, si le langage est le propre de l'Homme.
Le langage humain
Les travaux de Karl von Frisch, zoologiste autrichien (1886-1982) ont permis de découvrir le « langage » des abeilles qui s'expriment par l'orientation de leur danse en 8. Ces travaux furent ensuite relayés par Émile Benveniste, linguiste, qui a établi que le langage animal était un « code de signaux ». Le langage humain présente des capacités qui le distinguent du langage animal.
Spécificités du langage humain
- La capacité à l'alternance : c'est ce qui permet un aller-retour entre les interlocuteurs dans une véritable communication à double sens. La différence est à soigneusement établir avec le langage animal dont les signaux émis unilatéralement déclenchent une réaction et non d'entrer en relation sur le mode du langage.
- La capacité à exprimer le possible et non seulement le réel présent. C'est la condition sine qua non de la capacité d'abstraction.
- La capacité à exprimer des liens logiques : elle permet que naisse l'argumentation.
- La capacité à exprimer la mémoire du passé : l'aboutissement le plus achevé de cette capacité est l'écriture, mais la transmission orale existait antérieurement, usant de cette même capacité.
- Chez les animaux, il s'agit d'un besoin : chez les humains « l'art de communiquer nos idées dépend moins des organes qui nous servent que d'une faculté propre à l'Homme, qui fait employer ses organes à cet usage » (Essai sur l'origine des langues, Jean-Jacques Rousseau). Ce n'est pas spécialement une aptitude physique qui donne aux Hommes le langage.
- L'Homme est « capable d'arranger ensemble diverses paroles et d'en composer un discours ». (René Descartes). C'est ce que le linguiste Martinet a nommé la double articulation. Avec un nombre fini de moyens (les phonèmes ou à l'écrit les graphèmes), l'Homme est capable de composer une infinité de discours.
- Le langage humain est acquis. Tandis que le langage animal est inné. En effet, l'Homme doit apprendre à parler : à 4-5 mois, il gazouille, à 10 mois, il connaît 3 ou 4 mots pour maîtriser l'usage de plus de 3000 mots vers 3 ans.
Critique de la spécificité du langage humain
L'Homme n'a pas possédé de tous temps un langage articulé ; dans ce cas, le langage ne permet pas de définir une nature spirituelle qui distinguerait l'Homme de l'animal. Ce qui n'empêche pas de rechercher ce qui particularise l'Homme.
Certains animaux comme certaines espèces d'oiseaux (par exemple l'oiseau Lyre) n'ont pas de langage propre, ils apprennent au contact de leur parents et plus largement au contact de leur milieu ce qui constituera leur « langue ». Dans une moindre mesure, des espèces comme les vervets apprennent au contact de leur congénères la signification de certains cris.
Les troubles du langage
Parmi les troubles répertoriés concernant le langage et la parole (rééduqués par l'orthophoniste), nous pouvons relever entre autres :
- l'aphasie ;
- la dysphasie ;
- l'anarthrie ;
- la dysarthrie ;
- la dyslalie ;
- la dyspraxie.
en revanche on peut trouver des animeaux qui parlent par le langage des hommes tel que le perroquet donc on peut dire que le langage de cet espèce est acquis (en quelque sorte)
Les rapports entre langage et pensée
La fonction du langage, dit-on, est dexprimer la pensée en la manifestant extérieurement. Il faut pourtant apporter à cette formule une précision importante, et même en souligner l'insuffisance. En effet :
- La pensée doit ici être entendue au sens conceptuel, voire rationnel : l'expérience a montré que les singes anthropoïdes peuvent accéder à une expression symbolique abstraite (utilisation du « langage des signes » des sourds-muets, manipulation de symboles abstraits), mais il n'a jamais pu être établi qu'un animal soit capable d'exprimer une idée, ni même un concept. En d'autres termes, certains animaux sont capables d'exprimer leurs besoins (la faim, la soif), leurs émotions (désirs ou craintes, tristesse ou joie...), mais aucun ne semble capable de porter un jugement liant des concepts. Cette précision rejoint la remarque déjà formulée par des philosophes. Par exemple, remarque Aristote, les animaux peuvent exprimer le plaisir ou la douleur, qui sont des sensations, non le j | | |