Japon
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Le Japon (en japonais 日本, Nihon ou Nippon ) est un pays d'Asie du Nord-Est. 日本 signifie « origine du Soleil » - 日=jour ou soleil, 本=racine - pour évoquer le soleil levant, surnom parfois utilisé pour désigner le Japon ; le prince Shōtoku Taishi (聖徳太子, 574-622) s'était servi de cette expression dans une lettre envoyée à l'empereur de Chine (Cf. Noms du Japon). 日本 sont deux idéogrammes chinois notés RI4 BEN3 et prononcés "je ben" en chinois. Cette forme chinoise est donc l'origine du nom du Japon en langue française.
Le Japon est un archipel volcanique constitué de milliers de petites îles entre l'océan Pacifique et la mer du Japon, à l'est de la péninsule coréenne « pays du matin calme » à la croisée de plusieurs plaques tectoniques sources de nombreux séismes. Quatre îles principales,Kyūshū, Shikoku, Honshū et Hokkaidō composent l'archipel japonais. Cette dernière, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut envahie par un flux de populations qui partit de la Corée. Les migrants s'installèrent dans la plaine du Yamato et formeront plus tard les premiers artisans de la culture japonaise alors que les peuples originels seront cantonnés au nord de Honshū et sur l'île de Hokkaidō. Connu sous le nom de « pays du soleil levant », son économie très développée, même si elle stagne actuellement, résulte de sa longue et riche histoire et de sa culture ethnocentrique.
Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l'empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de Amateratsu, qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1946, aurait créé le Japon. C'est à l'origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du . Aujourd'hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamato damashii (大和魂, « l'esprit japonais »).
Histoire
Article détaillé : Histoire du Japon
La légende prétend que le Japon fut fondé au par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois et le bouddhisme furent introduits durant les et s, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shoguns (gouverneurs militaires).
À partir du , des commerçants venus du Portugal, d'Espagne, des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du , le shogunat japonais craignit qu'ils fussent les prémisses d'une conquête militaire par les forces européennes. Ils interdirent la religion chrétienne et tuèrent ceux qui bravaient cet interdit avant de cesser toute relation avec l'étranger, exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura 200 ans jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident en signant la Convention de Kanagawa en 1854.
En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d'autres territoires.
L'expansionnisme militaire du Japon au début du qui débuta avec l'annexion de la Corée (1910), se poursuivit avec l'invasion de la Mandchourie et une seconde guerre sino-japonaise avec le premier bombardement aérien à Shanghai d'une ville et de ses civils (à partir de 1937). Le Japon se construisit un empire colonial étendu jusqu'à l'Asie du Sud-Est qui lui permit de se fournir en matières premières. L'attaque sur Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaii en 1941 l'engagea dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon fut finalement vaincu en 1945 après le largage de deux bombes atomiques, une sur Hiroshima (6 août 1945) et une autre sur Nagasaki (9 août 1945). Il se rendit aux États-Unis et ses alliés le 2 septembre 1945. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation.
Le Japon dévasté d'après-guerre, confiné à l'archipel, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1952. Ils imposèrent une nouvelle constitution plus démocratique et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays.
L'économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité sur les îles.
Actuellement, le Japon est l'un des pays qui a les plus grandes dépenses militaires au monde mais l'importance de ce budget ne fait pas du Japon un grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet la création d'une armée, de toute opération militaire en dehors de ses frontières et de la possession de l'arme atomique. Cependant, des « forces d'autodéfense », un corps professionnel disposant de moyens techniques avancés, supplante progressivement l'armée étasunienne d'occupation. Avec la guerre en Irak, la Constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire.
Politique
Article détaillé : Politique du Japon
Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, le Kokkai ou diète. Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d'État devant tous être des civils. Le premier ministre est choisi au sein de la diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membres du parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l'empereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de l'État. La branche législative se compose d'une chambre des représentants (Shūgi-in) de 480 sièges, dont les membres sont élus au suffrage universel tous les quatre ans et d'une chambre des conseillers (Sangi-in) de 242 sièges, composée de personnes élues pour une durée de six ans. Le suffrage est toujours universel et secret.
Depuis 2003, les ambassades du Japon organisent le vote de leur ressortissants expatriés. L'interdiction faite aux fonctionnaires de sortir du pays tend à s'assouplir.
Les Coréens résidents au Japon depuis plusieurs générations sont considérés comme des étrangers. Il y a ainsi, pour ces derniers, obligation de renouvellement annuel du titre de séjour et absence de certains droits fondamentaux dont celui de pouvoir voter.
Le Japon pratique officiellement la peine de mort. Le dernier cas en date est celui de Masumi Hayashi, une Japonaise de 43 ans, qui a été condamnée à mort par pendaison par la Haute Cour d'Ōsaka en appel en 2005. Elle était accusée d'avoir empoisonné quatre personnes à l'arsenic et d'en avoir intoxiqué 63 autres en 1998. (Source : journal Le Monde, 28 juin 2005).
Préfectures
Article détaillé : Préfectures du Japon
Le Japon est subdivisé en 47 préfectures :
préfecture
Géographie
préfecture
Article détaillé : Géographie du Japon
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Le Japon est un archipel s'étendant le long de la côte est de l'Asie. Quatre îles principales composent le pays : du Nord au Sud, Hokkaidō, Honshū (la plus grande), Shikoku et Kyūshū. En outre, l'archipel comporte environ 3 000 autres îles, plus petites. Naha, sur l'île d'Okinawa dans l'archipel des Ryūkyū (Ryūkyū retto en japonais), est située à plus de 600 km au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tōkyō, l'archipel des Nanpo s'étire sur plus de 1 000 km jusqu'à Iwo Jima. Au nord, les îles de Sakhaline (Karafuto en japonais) et les Kouriles (Chishima retto qui s'étendent à plus de 1 200 km au nord-est de Hokkaidō), entièrement russes depuis 1945, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l'archipel.
Environ 73 % du pays est constitué de montagnes, avec une chaîne traversant chacune des îles principales. La plus grande montagne japonaise est le célèbre mont Fuji (Fuji-san) culminant à 3 776 m d'altitude. L'île Atlasov (Oyakoba en japonais), à l'extrémité nord des îles Kouriles, est un pic enneigé magnifique (2 337 m) sortant directement de la mer. Du fait qu'il existe si peu de terrains plats, de nombreuses collines et montagnes sont cultivées sur toute leur hauteur.
Comme le Japon est situé dans une zone de subduction des plaques tectoniques, des volcans sont actifs, de fréquentes secousses telluriques d'intensité variable sont ressenties dans tout le Japon. De puissants et destructeurs tremblements de terre se produisent régulièrement et peuvent créer des tsunamis. Le séisme de Kōbe en 1995 fit 6 433 morts et 43 700 blessés. Les sources naturelles d'eau chaude sont nombreuses et ont souvent été aménagées pour la villégiature. Le Japon enregistre environ 20 % des séismes les plus violents dans le monde.
Du fait de sa situation nord-sud, le climat au Japon est extrêmement varié. Sapporo, sur l'île du nord, a un été doux et un hiver long et froid avec de fortes chutes de neige. Tōkyō, Nagoya, Kyōto, Ōsaka et Kōbe, au centre et à l'ouest de la plus grande île (Honshū), subissent des hivers relativement doux avec peu ou pas de neige et des étés chauds et humides. Fukuoka (Hakata), sur l'île de Kyūshū, a un climat avec des hivers doux et un été court alors que le climat d'Okinawa est subtropical. Les îles Kouriles sont généralement enveloppées de brumes. Rattaché à Nemuro, il comprend 5 gun : Kunashiri, Etorofu, Urupu, Rakkoshima et Chōka. L'archipel japonais est touché par les tempêtes tropicales et les cyclones (appelés typhons), surtout entre juin et octobre. En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait 22 morts et 6 disparus. Le bilan matériel de la saison 2004 est catastrophique : au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars américains ou 1,1 milliard d'euros) de dégâts. Les typhons les plus violents au Japon au ont dévasté Muroto en 1934 (3 000 morts) et dans la baie d'Ise en 1959 (5 000 morts).
Le Japon est découpé en dix régions qui sont (du nord au sud) : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku, Kyūshū et Okinawa.
Voir aussi : Villes du Japon
Économie
Article détaillé : Économie du Japon
Le Japon, s'appuyant sur la coopération entre l'État et les entreprises, une forte éthique du travail, la maîtrise des hautes technologies et la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du PIB), a progressé à un rythme extraordinaire jusqu'à devenir la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis.
L'organisation économique du Japon a quelques traits propres : les liens étroits entre industriels, sous-traitants, et distributeurs dans des groupes appelés keiretsu ; de puissants syndicats d'entreprise, peu de conflits, un mouvement de revendications salariales annuel (shuntō) au printemps ; la garantie de l'emploi à vie pour une part importante des employés de l'industrie. Depuis, l'éclatement de la bulle financière, des licenciements et surtout la fermeture de très nombreux sous-traitants ont détruit ce mythe.
L'industrie, secteur dominant de l'économie (avec 39 % du PIB, contre 25 % aux États-Unis, et 33 % de la population active, contre 25 % en France), est très dépendante des importations de matières premières et d'énergie. En effet, le territoire japonais ne pourvoit qu'à 3 ou 4 % des ressources naturelles dont a besoin le pays. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Sa flotte de pêche est une des plus importantes au monde et réalise presque 15 % des prises totales. Pendant trois décennies, la croissance a été spectaculaire : en moyenne et hors inflation 10 % par an dans les années 1960, 5 % dans les années 1970 et 4 % dans les années 1980. Dans les années 1990 la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de surinvestissements à la fin des années 1980, et d'une politique économique d'austérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance ont eu peu de succès. La signature d'accords avec l'organisation mondiale du commerce força le Japon a réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamiens (le riz constitue la base alimentaire des repas des Japonais).
Depuis fin 2002, un mouvement de réprise s'est amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse,...) et l'assainissement du secteur bancaire.
À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. La robotique est une des grandes forces de l'économie à long terme. 410 000 des 720 000 robots industriels du monde sont au Japon.
Démographie
Articles détaillés : Démographie du Japon ~ Villes du Japon
La société japonaise est ethniquement et linguistiquement très uniforme avec 99 % de la population parlant le japonais. Le 1 % restant étant constitué principalement de population d'immigrants venus de Corée et de Chine, ainsi que de la petite minorité indigène des Aïnus d'Hokkaidō.
En 2004, 19,5 % des Japonais avaient plus de 65 ans.
La même année, il y avait moins de deux millions d'étrangers sur un total de près de 130 millions d'habitants.
Religion
Articles détaillés : Religion japonaise ~ Burakumin
La plupart des Japonais ne croit pas en une religion particulière et unique. Ceux-ci sont profondément animistes, de nombreuses amulettes tant à la maison qu'en voyage en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n'étant qu'une appropriation animiste des dieux d'autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de croire au seul shintoïsme et interdit de croire en une autre religion. Ce shintoïsme d'Etat fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François-Xavier). Heureusement, beaucoup d'autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintō à l'occasion du nouvel an et tenter d'attirer leur attention avant les examens d'entrée à l'école ou à l'université. Celle-ci, raisonnant de manière confucianiste, souhaitera parfois un mariage à l'occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu'à une quasi éradication du pays (mis à part Nagasaki et ses environs). Aujourd'hui, la situation s'est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.
Transport
Voir aussi : Transport au Japon ~ Shinkansen (Le train à grande vitesse) ~ Liste des chemins de fer japonais ~ Métro de Tokyo
Lien externe : http://www.train-tram.be/japon
Culture
La culture japonaise est influencée par celle de la Corée et celle de la Chine (bien que ceci soit rarement admis). Mais elle en est aussi distincte.
Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. L'arrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.
Articles détaillés : Culture japonaise ~ Dessins animés ~ Manga ~ Gastronomie ~ Musique ~ Art contemporain ~ Sports ~ Lieux touristiques ~ Cinéma ~ Théâtre
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom français !! Nom local !! En japonais !! Remarques
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| || Jour de l'An || Ganjitsu || 元日
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| 2 lundi de janvier || Jour de l'accession à la majorité
| Seijin no Hi || 成人の日 ||déplaçable depuis 2000, 15 janvier auparavant
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| 11 février
| Anniversaire de la fondation de l'État
| Kenkoku Kinen no Hi || 建国記念の日 ||
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| 20 ou 21 mars || Jour de l'équinoxe de printemps
| Shunbun no Hi || 春分の日 ||déplaçable selon l'Observatoire
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| 29 avril || Journée verte || Midori no Hi || みどりの日
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| 3 mai || Commémoration de la constitution
| Kempō Kinenbi || 憲法記念日 ||
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| 4 mai || Repos national || Kokumin no Kyūjitsu || 国民の休日
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| 5 mai || Jour des enfants || Kodomo no Hi || こどもの日
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| 3 lundi de juillet || Jour de la mer
| Umi no Hi || 海の日 ||déplaçable depuis 2003, 20 juillet auparavant
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| 3 lundi de septembre || Jour des personnes âgées
| Keirō no Hi || 敬老の日||déplaçable depuis 2003, 15 septembre auparavant
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| 22 ou 23 septembre || Jour de l'équinoxe d'automne
| Shūbun no Hi || 秋分の日 ||déplaçable selon l'Observatoire
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| 2 lundi d'octobre || Jour de l'éducation physique
| Taiiku no Hi || 体育の日 ||déplaçable depuis 2000, 10 octobre auparavant
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| 3 novembre || Jour de la culture
| Bunka no Hi || 文化の日 ||
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| 23 novembre || Fête du travail || Kinrō Kansha no Hi || 勤労感謝の日
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| 23 décembre || Anniversaire de l'empereur
| Tennō Tanjōbi || 天皇誕生日 ||
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Japonais
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Introduction
Le japonais est la langue utilisée par la plupart des habitants du Japon (sauf les Aïnous et les habitants des îles Ryū-Kyū et les immigrés) ainsi que par ses émigrants (notamment au Brésil et au Pérou).
En japonais, la langue japonaise se dit nihongo (日本語). Le kanji 日 désigne le soleil et 本 ici « l'origine ». L'ensemble 日本 (nihon ou nippon) désigne le Japon parce que, du point de vue japonais de l'époque, la Chine était le centre du monde : le Japon se trouve à l'est de la Chine et est donc du côté où arrive le soleil (si on se place depuis leur « centre du monde »). C'est de là que vient l'expression « pays du soleil levant ». Le dernier kanji, go (語), désigne une langue.
Bien qu'il s'agisse d'une langue isolée, le coréen est la langue la plus proche du japonais (morphologie, syntaxe surtout).
Systèmes graphiques
Consulter Écritures du japonais pour un article complet.
La langue japonaise utilise conjointement deux ensembles de caractères distincts :
- les kanji (漢字, littéralement « caractères des Han », ethnonyme des Chinois) écriture idéographique d'origine chinoise ;
- les kana (仮名), système syllabique dérivé des kanji. Les kana se divisent eux-mêmes en deux groupes : les hiragana (平仮名) et les katakana (片仮名) ;
- Les katakana sont employés pour l'écriture de mots d'origines étrangères (ex. : チーズ : cheese, fromage en anglais), appelés gairaigo (外来語, littéralement « mots venus de l'extérieur ») au Japon, d'onomatopées, de mots qu'on veut mettre en relief (comme pour l'italique dans l'alphabet latin), et de temps en temps de noms d'animaux et de végétations (surtout dans l'académisme et dans les restaurants), etc. ;
- Les hiragana ont été composés à partir des kanji par « simplification » (ex. : 安→あ), alors que les katakana sont eux une partie extraites d'un kanji (ex. : 多→タ). Les mots d'origine « purement » japonaise (non dérivés du chinois) s'écrivent en hiragana (on qualifie ces mots de yamatokotoba 大和言葉, littéralement « mots du Yamato »). Mais la fonction première des hiragana est surtout d'écrire les enclitiques et suffixes grammaticaux des prédicats et parfois pour faciliter la lecture des kanji.
Il existe plusieurs méthodes de transcription du japonais en lettres latines ou rōmaji (ローマ字). Le plus utilisé à l'étranger est la méthode Hepburn dit modifié ou révisé (appelée Hebon-shiki au Japon). Cependant, un certain nombre de Japonais utilisent la méthode Kunrei ou kunrei-shiki qui diffère légèrement de Hepburn (un certain nombre de Japonais, notamment ceux qui ont poursuivi des études supérieures, utilisent la méthode Hepburn).
Voici les syllabes en kana (hiragana et katakana) puis dans le rōmaji Hepburn :
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Certains kana peuvent être modifiés par les diacritiques des syllabaires japonais, à savoir le dakuten (゛) et le handakuten (゜). Par exemple :
- か ka → が ga ;
- さ sa → ざ za ;
- た ta → だ da ;
- は ha → ば ba et ぱ pa.
Locuteurs
Le japonais est parlé par les 127 millions d'habitants du Japon. Dans certains pays ayant été colonisés par le Japon lors de la période expansionniste tels que Taiwan ou la Corée du Sud, il existe encore des nipponophones. Cette population reste cependant très réduite. Il existe aussi une petite communauté japonaise au Brésil qui parle encore japonais.
Par ailleurs, le japonais est couramment enseigné comme langue étrangère dans la plupart des pays d'Asie orientale et d'Océanie. En effet, le japonais fait partie de la petite douzaine de langues parlées par au-moins 100 millions d'habitants dans le monde.
Grammaire, syntaxe et usages
La grammaire japonaise est très différente de la grammaire française : tout comme le turc ou le basque, c'est une langue agglutinante. Bien que l'origine de la langue reste encore floue, certains linguistes classent le japonais dans le groupe des langues altaïques avec le mongol, le turc, le toungouze et le coréen (la langue la plus proche du japonais, surtout dans sa syntaxe).
Le prédicat se place à la fin des énoncés dans lesquels l'expansion n'est pas mise en vedette. Il n'y a ni genre, ni nombre, les verbes ne se conjuguent pas selon les personnes (je, tu, il…), et des particules invariables indiquent la fonction du mot dans la phrase.
En outre, le japonais, à l'instar de certaines langues asiatiques, se distingue aussi par son système de politesse reflétant la hiérarchie (d'où les questions d'âge, de situation maritale, de statut social et l'omniprésente carte de visite) : on ne s'exprime pas de la même manière suivant que l'on s'adresse à quelqu'un à qui l'on doit montrer du respect ou non. On utilise alors d'autres verbes et formes grammaticales. Ainsi, lorsque l'on dit « j'ai reçu un cadeau », on utilisera des verbes différents, selon qu'on l'a reçu d'un ami ou d'un professeur.
De plus, l'opposition de « l'humilité » (pour soi-même ou son groupe) et du « respect » (pour son interlocuteur) est omniprésente. Ainsi, tous les mots désignant les membres de la famille (père, mère…) sont en double : un pour parler des membres de sa propre famille et un pour parler des autres.
On distingue trois niveaux de politesse : la forme simple (familière), la forme polie simple ou teinei et la forme polie avancée ou keigo (敬語) qui se décline en sonkeigo (尊敬語, « mots de respect ») et kenjōgo (謙譲語, « mots d'humilité »). C'est dans ce dernier niveau que l'opposition humilité/respect est exprimée.
On distingue également, même si cela diminue à notre époque, une façon de parler spécifiquement féminine (ou enfantine) et une autre spécifiquement masculine. Les femmes ont en outre pour des raisons sociales un langage plus soutenu que les garçons. Détail qui a son importance lors de l'apprentissage du japonais oral car selon le sexe du professeur on risque de passer pour un personnage de manga ou alors pour une femme yakuza.
Politesse
La politesse japonaise, ou en japonais keigo (敬語), dont une traduction approximative serait « langage poli », constitue quasiment une langue dans la langue, et est le reflet direct de la structure et des interactions sociales.
L'utilisation de la politesse est un pré-requis dans la majorité des situations sociales : contrairement à la France où une utilisation trop poussée de la politesse peut conduire à paraître obséquieux ou hypocrite, au Japon une utilisation insuffisante de la politesse conduit à paraître incorrect, voire insolent.
La systémique de la politesse japonaise peut apparaître difficile au premier abord, mais ses concepts de base sont relativement faciles à intégrer. Cependant, la maîtrise de la politesse japonaise à un niveau avancé, subtil et instinctif, notamment à l'écrit, est, de l'aveu des Japonais eux-mêmes, particulièrement ardue.
Pour reprendre la définition du japanologue Sadaki Hagino, la politesse japonaise peut se définir comme « un système organisé de mots visant à exprimer la reconnaissance de différentes nuances de différence de hauteur entre plusieurs personnes » (敬語は人間のなんらかの意味の上下関係の認識を表現する語彙の体系である).
Alors que dans la majorité des langues occidentales la « politesse » ne s'exprime que vis-à-vis de son interlocuteur (choix du tutoiement ou du vouvoiement en français par exemple), il existe une distinction claire dans la politesse japonaise entre :
- Wadai (話題), objet de la conversation, c'est-à-dire la personne/le groupe social dont on parle
- Dentatsu (伝達), [situation de] communication, c'est-à-dire la personne/le groupe social à qui l'on parle.
Par ailleurs, la politesse japonaise repose sur la distinction fondamentale entre uchi (内, « intérieur », c'est-à-dire les membres de son propre groupe social) et soto (外, « extérieur », c'est-à-dire les membres d'un groupe social différent de son propre groupe).
La politesse japonaise comporte concrètement trois dimensions relativement indépendantes : sonkeigo (尊敬語), langage de respect ; kenjōgo (謙譲語), langage d'humilité ; teineigo (丁寧語), langage de courtoisie. Chacune de ces trois dimensions possède un certain nombre de nuances, notamment d'intensité (l'exemple le plus connu étant la différence d'intensité entre san (さん) et sama (様), mots de respect généralement très approximativement traduits en français par « M./M/M » pour le premier, « maître » pour le second).
La fonction de ces dimensions s'expliquent facilement au moyen des distinctions exposées plus haut :
- Le sonkeigo est utilisé pour marquer le respect dû par le locuteur à la personne/au groupe social dont il parle. Cette personne/son groupe social peut n'être autre que l'interlocuteur/son groupe, mais peut tout aussi bien être une personne/un groupe non présent.
- Le kenjōgo est utilisé pour exprimer la relation de hauteur entre deux entités (personnes ou groupes sociaux) constituant le sujet de conversation. Contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, le kenjôgo n'est donc pas uniquement utilisé pour parler avec humilité de soi/de son groupe : ce n'est le cas que lorsque qu'il y a identité entre la personne/le groupe social constituant la partie « inférieure » de la relation de hauteur mentionnée dans le sujet de conversation et le locuteur ou son groupe.
- Le teineigo est utilisé pour exprimer de manière directe de la courtoisie à son interlocuteur, et ce quel que soit le sujet de la conversation. Notons la différence subtile entre courtoisie et respect : là ou le respect exprime une différence de hauteur entre deux entités, la courtoisie exprime, elle, une absence de familiarité entre ces deux entités. Alors que l'expression de respect implique en général l'expression de courtoisie, l'inverse n'est pas vrai : il est tout à fait possible de parler courtoisement à quelqu'un sans lui exprimer de respect (le cas typique est celui de deux collègues d'une même entreprise de même niveau hiérarchique et n'étant pas en termes familiers).
Ainsi, les moyens qu'offrent la politesse japonaise permettent (et souvent la situation sociale impose) par exemple :
- De parler familièrement à quelqu'un de quelqu'un d'autre avec respect ;
- De parler courtoisement à quelqu'un de quelqu'un sans respect ;
- D'exprimer de la courtoisie à son interlocuteur sans lui exprimer de respect (voir plus haut) ;
- D'exprimer du respect à son interlocuteur (ce qui implique de lui exprimer de la courtoisie, et le plus souvent d'exprimer de la modestie envers soi-même) ;
- D'exprimer (au moyen du langage de respect et du langage de modestie) à son interlocuteur la relation entre deux personnes externes, ce qui peut se faire en parlant familièrement ou courtoisement à son interlocuteur ;
- Etc.
Dialectes
Comme pour la plupart des langues, il existe de nombreux dialectes du japonais qui se distinguent bien sûr par le vocabulaire, mais aussi par l'accentuation et les particules ajoutées en fin de phrases. « Dialecte » se dit « ben » en japonais (弁), et pour désigner un dialecte en particulier on accole le suffixe « ben » au nom de la ville, de la préfecture ou de la région où il est parlé.
- Hokkaidō-ben
- Tōhoku-ben
- Tochigi-ben
- Tōkyō-ben
- Shizuoka-ben
- Mikawa-ben
- Nagoya-ben
- Kansai-ben
- Kyōto-ben
- Ōsaka-ben
- Okayama-ben
- Hiroshima-ben
- Hakata-ben
- Kumamoto-ben
- Nagasaki-ben
- Ōita-ben
- Miyazaki-ben
- Kagoshima-ben
- Okinawa-ben (Ryūkyū-go)
Exemples
Particularités
- Le franponais
Voir aussi
Liens internes
- écritures du japonais
- vocabulaire japonais
- prononciation du japonais
- grammaire japonaise
- abréviation en japonais
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
Liens externes
- [http://www3.online.fr/osaka/ Osaka.int.ms - Cours de japonais] Cours très simple pour débuter.
- Traduction de mots japonais en de nombreuses langues. (en anglais)
- http://dico.fj.free.fr/fllj/faq.htm : FAQ du forum usenet news:fr.lettres.langue.japonaise (fllj)
- image:logo-diko.gif http://www.dictionnaire-japonais.fr - Dictionnaire de japonais collaboratif illustré. Déjà plus de 9000 mots référencés.
- [http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=Sections&op=listarticles&secid=6 Lejapon.org - Section langue japonaise] La partie langue du site et son forum dédié à la langue japonaise.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/japonais.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire japonais-français/français-japonais.
- http://language.tiu.ac.jp/index_e.html (en anglais, allemand et japonais) : il suffit de faire un couper-coller et de cliquer pour avoir une traduction et explication de tous les mots en anglais ou allemand.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=17/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en japonais]
- [http://www.animelab.com/anime.manga/dictionary/ Dictionnaire Japonais<->Anglais] Hiraganas, Kanas et Kanjis avec recherche floue :)
- [http://www.animelab.com/anime.manga/translate Traducteur Japonais->Anglais]
- [http://www.nihongobenkyo.org/ Nihongo Benkyo] Dictionnaire et outil d'apprentissage du Japonais pour Linux et Windows.
Catégorie:Langue japonaise
ja:日本語
ko:일본어
ms:Bahasa Jepun
simple:Japanese language
th:ภาษาญี่ปุ่น
zh-min-nan:Ji̍t-pún-oē
Océan PacifiqueL'océan Pacifique, qui s'étend sur une surface de 180 000 000 km², est l'océan le plus vaste du globe terrestre. Il comprend entièrement l'Océanie et quelques autres îles et archipels qui traditionnellement font partie de l'Asie (Japon, Philippines, Insulinde). Il est entouré par l'Asie, l'Australie et l'Amérique, alors que sa limite avec l'océan Antarctique au sud est officiellement marquée au 60 degré de latitude sud. La ligne de changement de date le traverse aux alentours du méridien 180°.
ligne de changement de date
Géographie
C'est dans le Pacifique que se trouvent les fosses les plus profondes de la Terre, avec des profondeurs dépassant 10 000 mètres dans les fosses des Kouriles, des Mariannes et des Philippines. Le Pacifique est parcouru par plusieurs dorsales qui forment parfois en surface des archipels linéaires. Il comporte également de nombreux récifs coralliens dont l'île Christmas, le plus étendu et le plus ancien atoll du monde. Il est entouré par la ceinture de feu et connaît de nombreux tremblements de terre. Lorsqu'ils se produisent dans l'océan, ces derniers provoquent des tsunami (raz-de-marée). Entre 1900 et 2004, 796 tsunamis ont été observés dans l'océan Pacifique, et 17 % d'entre eux ont lieu près du Japon. Un centre international d'alerte, le Pacific Tsunami Warning Center, est chargé de l'observation et de l'alerte sur ces phénomènes.
Le Pacifique est parcouru tous les cinq ans par un courant marin appelé El Niño qui exerce une influence non négligeable sur le climat.
Histoire
Les premiers Européens à découvrir le Pacifique furent les membres de l'expédition de Balboa qui l'aperçurent en 1513 après leur traversée de l'isthme de Panama.
Le premier Européen à y avoir navigué fut Magellan en novembre 1520 qui le baptisa Pacifique à cause du temps calme qu'il rencontra pendant sa traversée de la Terre de Feu jusqu'aux Philippines.
Exploration
- Explorateurs du Pacifique : Saavedra (1527-1528), Francis Drake (1577-1580), Louis Antoine de Bougainville (1767-1768), James Cook (1768-1779), Jean-François de La Pérouse (1785-1788). Jules Dumont d'Urville. Louis Isidore Duperrey.
- Voir aussi : Bounty
Seconde Guerre mondiale
- Voir l'article détaillé Campagnes du Pacifique (1941-1945)
Pacifique
ja:太平洋
ko:태평양
simple:Pacific Ocean
th:มหาสมุทรแปซิฟิก
zh-min-nan:Thài-pêng-iûⁿ
Corée
La Corée est une péninsule d'Asie du Nord-Est d'environ 222 000 km². Située entre l'Empire du Soleil levant (Japon) et l'Empire du Milieu (comprendre du midi, la Chine), elle est surnommée le pays du Matin Calme. Mais contrairement à ses deux voisins, le surnom qu'on lui donne n'a aucune connotation de supériorité.
Ses habitants sont les Coréens, que l'on suppose issus des peuples ouralo-altaïques. Ils parlent le coréen. Cette langue s'écrit avec l'alphabet Hangŭl ou Hangeul. En 1999, la population des deux Corée réunies devait avoisiner les 70 000 000 d'habitants.
Géographie
La Corée est une péninsule séparée de la Chine et de la Russie par les fleuves Yalou et Tumen. Elle comporte de grandes zones de plaines, mais est occupée à 70 % par des montagnes. La chaîne principale sont les monts T'aebaek, qui occupent le versant oriental de la péninsule. Le point culminant est le mont-Paektu (2744 m), au nord de la péninsule.
Les fleuves Yalou et Tumen sont les plus importants de la péninsule (790 et 520 km respectivement). Les fleuves Han (514 km), qui traverse Séoul, et Naktong (525 km) assurent les besoins en eau des villes et de l'agriculture.
Ses côtes sont très découpées, et on y compte plus de 3 000 îles dont la principale est Jeju-do à 85 km du continent.
Le sud de la péninsule est touché par le régime des moussons, et cultive le riz. Le nord a un climat plus influencé par la Sibérie, aux hivers plus enneigés et rudes.
Politique
La péninsule est aujourd'hui divisée en deux États indépendants : la Corée du Sud et la Corée du Nord. De fortes tensions existent entre les parties, la frontière étant la zone la plus militarisée au monde.
Histoire
- En 2333 av. J.-C. : fondation mythique de la Corée par un homme nommé Tangun, fils de Hwanung et d'une ourse transformée en femme. Plus tard, Giya apporte les éléments d'une civilisation de Chine (culture du riz, tissage et élevage des vers à soie) ; la Corée est alors appelée Ko-Chosŏn.
- Présence chinoise de 108 avant J.-C. à 313 après J.-C.
- Les trois royaumes : Silla (신라), Paekche (백제) et Koguryŏ (고구려) de 57 avant J.-C. à 618. Confédération de Kaya (가야).
- Unification de la péninsule de 618 à 668.
- Période Silla : la Corée est unifiée en un seul royaume, de 668 à 918.
- Royaume de Koryŏ (935-1392).
- Invasion mongole en 1231
- Période Chosŏn sous la dynastie des Yi (1392-1910).
- Tentatives d'invasion japonaises en 1592 et 1597-98, repoussées par l'amiral Yi Sun-sin, héros national, à l'instar d'une Jeanne d'Arc ou d'un général de Gaulle en France.
- Défaite et vassalisation de la Corée aux Chinois Mandchous en 1637.
- Annexion par le Japon en 1910.
- Libération et division du pays en deux États séparés par le 38e parallèle.
- Guerre de Corée de 1950 à 1953 : le Nord, sous influence soviétique cherche à annexer le Sud sous influence américaine.
- Depuis 1953, deux Corée coexistent.
Voir aussi
- Généraliste et très complet : [http://www.coree-culture.org/ Site du centre culturel coréen en France]
- Claude Balaize, Jin-Mieung Li, Ogg Li, Marc Orange. La Corée, collection Que sais-je ?. PUF : Paris, 1991
- Pierre Gentelle dir., Philippe Pelletier. Chine, Japon, Corée. Belin Reclus : Paris, 1994
- [http://www.racinescoreennes.org Le site des adoptés français d'origine coréenne] (donne quelques références culturelles)
- Pour la géographie de la Corée : [http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-geo.php3?id_ent_geo=10 Site bibliomonde]
- Pour l'histoire de la Corée :
- André Fabre. Histoire de la Corée. L’Asiathèque : Paris, 2000
- Korea Old and New A History. Ilchokak Publishers ISBN 0-9627713-0-9
- Pour la culture coréenne :
- Juliette Morillot. La Corée, chamanes, montagnes et gratte-ciel. Autrement : Paris, 1998
- Yi Taï Seong pour la littérature
catégorie:Corée
catégorie:Histoire de la Corée
Coree
ko:한국
ja:朝鮮
simple:Korea
zh-min-nan:Tiâu-sián (Khu-pia̍t-ia̍h)
ShikokuCatégorie:Île japonaise
Shikoku est l'une des quatre grandes îles du Japon.
right
En japonais, shikoku (四国) est composée de deux kanjis. Le premier - shi (四) - veut dire quatre et le deuxième - koku (国) - veut dire pays. Ce nom vient du fait que l'île est divisée en quatre provinces. Ces provinces sont devenues des préfectures.
Géographie de Shikoku
La superficie de l'île est de 18 298 km². Sa population est estimée à 4,5 millions d'habitants. Le point culminant de l'île est le mont Ishizuchi dans la préfecture d'Ehime.
Histoire de Shikoku
Préfectures de l'île de Shikoku
! Préfecture
! Japonais
! Capitale
|-----
| Ehime || 愛媛県 || Matsuyama
|-----
| Kagawa || 香川県
| Takamatsu
|-----
| Kōchi || 高知県
| Kōchi
|-----
| Tokushima
| 徳島県 || Tokushima
|{{
HonshūHonshū
Honshū (本州) est la plus grande île du Japon, autrefois appelée Hondō, sur laquelle se trouvent entre autres les villes de Tōkyō, Ōsaka, Kyōto, Hiroshima, Nara et Nagoya.
C'est la septième plus grande île du monde en superficie et la deuxième plus peuplée après l'île de Java.
Elle s'étire en longueur sur plus de 1 350 km, sa largeur varie entre 50 et 250 km, pour une surface de 225 800 km², ce qui représente environ 60 % de la surface totale du Japon.
Montagneuse et volcanique, Honshū est souvent sujet à des tremblements de terre. Le point culminant de cette île est le Mont Fuji, volcan actif qui culmine à 3 776 mètres. Il y a beaucoup de rivières, dont la plus longue du Japon, la rivière Shinano.
Elle se divise en plusieurs régions :
- Tōhoku au nord ;
- Kantō à l'est ;
- Chūbu au centre ;
- Kansai (ou Kinki) vers le sud ;
- Chūgoku au sud.
ja:本州
ko:혼슈
Hokkaidō
Hokkaidō (北海道) est la plus septentrionale des quatre îles principales qui forment le Japon, dont c'est aussi une préfecture (et une région). La capitale de cette préfecture est Sapporo. Parmi les Japonais qui vivent sur Hokkaidō se trouvent les Aïnus qui furent les premiers habitants du Japon.
Histoire
Hokkaidō était à l'origine la terre du peuple aïnu. On retrouve d'ailleurs encore la trace de la langue aïnu dans la toponymie de l'île, comme le nom de Sapporo.
Hokkaidō s'appelait Ezochi jusqu'à la Restauration Meiji. Peu après la guerre Boshin de 1868, un groupe de fidèles de Tokugawa, dirigé par Enomoto Takeaki, déclara l'indépendance de l'île sous le nom de République d'Ezo, mais la rébellion fut écrasée en mai 1869. Après la Restauration Meiji, Hokkaidō resta séparée en quatre préfectures pendant plusieurs années.
Géographie
Hokkaidō est une île située au nord du Japon, à proximité de la Russie. Elle est entourée par l'océan Pacifique (à l'est), la mer du Japon (à l'ouest) et la mer d'Okhotsk (au nord).
Elle est couverte à 71 % par des forêts et à 16 % par des terres agricoles.
La préfecture d'Hokkaidō inclut de nombreuses îles, comme l'île Rishiri, l'île Okushiri et l'île Rebun.
Un séisme de magnitude 8 a frappé à proximité de l'île le 25 septembre 2003 à 19:50:07 (UTC).
Climat
Hokkaidō est connu pour ses étés frais et secs (ce qui attire de nombreux touristes) et ses hivers rigoureux. La température moyenne en août est d'environ 22°C, tandis que celle de janvier varie entre -12°C et -4°C, en fonction de l'altitude et de la latitude. Les tempêtes de neige, apportées par les vents en provenance de Sibérie, ne sont pas rares.
En hiver, la mer d'Okhotsk gèle, rendant la navigation impossible sur toute la côte Nord. Les poissonneries arrêtent leur activité jusqu'au dégel.
2003
Villes principales
- Sapporo (札幌市)
- Hakodate (函館市)
- Asahikawa
Sous-préfectures
Hokkaidō est la seule préfecture japonaise divisée en sous-préfectures. Cela est dû principalement à sa grande taille. La ville de Sapporo est en effet trop éloignée de certaines parties de l'île pour pouvoir prendre en charge toute la gestion administrative. Les sous-préfectures de Hokkaidō effectuent le travail habituellement accompli par les préfectures dans le reste du Japon.
Les sous-préfectures sont les suivantes :
- Abashiri
- Hidaka
- Hiyama
- Iburi
- Ishikari
- Kamikawa
- Kushiro
- Nemuro
- Oshima
- Rumoi
- Shiribeshi
- Sorachi
- Soya
- Tokachi
Économie
Hokkaidō a la première agriculture du Japon, notamment pour la production de riz et de poisson. L'ensemble de la filière agricole est très développée : élevage, culture, pêche.
Bien que l'industrie légère soit également représentée (en particulier papeterie, brassage de la bière et production de nourriture), la plus grande part des emplois se trouve dans le secteur des services. Le tourisme est très important pour l'économie, en particulier pendant l'été, dont la fraîcheur attire les vacanciers (il fait très chaud dans le reste du Japon à cette période de l'année). En hiver, ce sont les stations de ski qui prennent le relais.
Les Jeux Olympiques d'hiver de 1972 ont eu lieu à Sapporo.
Transport
Le seul lien terrestre de Hokkaidō avec le reste du Japon est le tunnel Seikan, mais la plupart des voyageurs arrivent sur l'île par voie aérienne. Le principal aéroport est celui de Chitose, appelé New Chitose Airport, au sud de Sapporo. Tokyo-Chitose est la ligne la plus empruntée du Japon avec plus de 45 vols par jour, sur trois compagnies différentes.
On peut également se rendre à Hokkaidō par ferry, à partir des ports de Sendai et de Niigata.
Le réseau ferré à l'intérieur d'Hokkaidō est bien développé, mais certaines villes ne sont accessibles qu'en bus ou en voiture.
À voir à Hokkaidō
- Le festival de la neige à Sapporo (sculptures géantes en glace)
- Les parcs nationaux :
- Parc national de Daisetsuzan
- Parc national de Shiretoko
- Parc national de Shikotsu-Toya
- Parc national d'Akan
- [http://www.pref.hokkaido.jp/ Site officiel de la préfecture en japonais]
- [http://www.pref.hokkaido.jp/index-e.html Site officiel de la préfecture en anglais]
Pour mieux connaître Hokkaidō (en anglais) :
- [http://www.hokudai.ac.jp/bureau/e/index-e.html Le site de l'université de Hokkaidō]
- [http://www.dosanko.co.jp/e_url/bunrui.html Annuaire et moteur de recherche]
Catégorie:Préfecture du Japon
Hokkaidō
ja:北海道
ko:홋카이도
simple:Hokkaido
th:ฮอกไกโด
Japonais
center
Introduction
Le japonais est la langue utilisée par la plupart des habitants du Japon (sauf les Aïnous et les habitants des îles Ryū-Kyū et les immigrés) ainsi que par ses émigrants (notamment au Brésil et au Pérou).
En japonais, la langue japonaise se dit nihongo (日本語). Le kanji 日 désigne le soleil et 本 ici « l'origine ». L'ensemble 日本 (nihon ou nippon) désigne le Japon parce que, du point de vue japonais de l'époque, la Chine était le centre du monde : le Japon se trouve à l'est de la Chine et est donc du côté où arrive le soleil (si on se place depuis leur « centre du monde »). C'est de là que vient l'expression « pays du soleil levant ». Le dernier kanji, go (語), désigne une langue.
Bien qu'il s'agisse d'une langue isolée, le coréen est la langue la plus proche du japonais (morphologie, syntaxe surtout).
Systèmes graphiques
Consulter Écritures du japonais pour un article complet.
La langue japonaise utilise conjointement deux ensembles de caractères distincts :
- les kanji (漢字, littéralement « caractères des Han », ethnonyme des Chinois) écriture idéographique d'origine chinoise ;
- les kana (仮名), système syllabique dérivé des kanji. Les kana se divisent eux-mêmes en deux groupes : les hiragana (平仮名) et les katakana (片仮名) ;
- Les katakana sont employés pour l'écriture de mots d'origines étrangères (ex. : チーズ : cheese, fromage en anglais), appelés gairaigo (外来語, littéralement « mots venus de l'extérieur ») au Japon, d'onomatopées, de mots qu'on veut mettre en relief (comme pour l'italique dans l'alphabet latin), et de temps en temps de noms d'animaux et de végétations (surtout dans l'académisme et dans les restaurants), etc. ;
- Les hiragana ont été composés à partir des kanji par « simplification » (ex. : 安→あ), alors que les katakana sont eux une partie extraites d'un kanji (ex. : 多→タ). Les mots d'origine « purement » japonaise (non dérivés du chinois) s'écrivent en hiragana (on qualifie ces mots de yamatokotoba 大和言葉, littéralement « mots du Yamato »). Mais la fonction première des hiragana est surtout d'écrire les enclitiques et suffixes grammaticaux des prédicats et parfois pour faciliter la lecture des kanji.
Il existe plusieurs méthodes de transcription du japonais en lettres latines ou rōmaji (ローマ字). Le plus utilisé à l'étranger est la méthode Hepburn dit modifié ou révisé (appelée Hebon-shiki au Japon). Cependant, un certain nombre de Japonais utilisent la méthode Kunrei ou kunrei-shiki qui diffère légèrement de Hepburn (un certain nombre de Japonais, notamment ceux qui ont poursuivi des études supérieures, utilisent la méthode Hepburn).
Voici les syllabes en kana (hiragana et katakana) puis dans le rōmaji Hepburn :
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Certains kana peuvent être modifiés par les diacritiques des syllabaires japonais, à savoir le dakuten (゛) et le handakuten (゜). Par exemple :
- か ka → が ga ;
- さ sa → ざ za ;
- た ta → だ da ;
- は ha → ば ba et ぱ pa.
Locuteurs
Le japonais est parlé par les 127 millions d'habitants du Japon. Dans certains pays ayant été colonisés par le Japon lors de la période expansionniste tels que Taiwan ou la Corée du Sud, il existe encore des nipponophones. Cette population reste cependant très réduite. Il existe aussi une petite communauté japonaise au Brésil qui parle encore japonais.
Par ailleurs, le japonais est couramment enseigné comme langue étrangère dans la plupart des pays d'Asie orientale et d'Océanie. En effet, le japonais fait partie de la petite douzaine de langues parlées par au-moins 100 millions d'habitants dans le monde.
Grammaire, syntaxe et usages
La grammaire japonaise est très différente de la grammaire française : tout comme le turc ou le basque, c'est une langue agglutinante. Bien que l'origine de la langue reste encore floue, certains linguistes classent le japonais dans le groupe des langues altaïques avec le mongol, le turc, le toungouze et le coréen (la langue la plus proche du japonais, surtout dans sa syntaxe).
Le prédicat se place à la fin des énoncés dans lesquels l'expansion n'est pas mise en vedette. Il n'y a ni genre, ni nombre, les verbes ne se conjuguent pas selon les personnes (je, tu, il…), et des particules invariables indiquent la fonction du mot dans la phrase.
En outre, le japonais, à l'instar de certaines langues asiatiques, se distingue aussi par son système de politesse reflétant la hiérarchie (d'où les questions d'âge, de situation maritale, de statut social et l'omniprésente carte de visite) : on ne s'exprime pas de la même manière suivant que l'on s'adresse à quelqu'un à qui l'on doit montrer du respect ou non. On utilise alors d'autres verbes et formes grammaticales. Ainsi, lorsque l'on dit « j'ai reçu un cadeau », on utilisera des verbes différents, selon qu'on l'a reçu d'un ami ou d'un professeur.
De plus, l'opposition de « l'humilité » (pour soi-même ou son groupe) et du « respect » (pour son interlocuteur) est omniprésente. Ainsi, tous les mots désignant les membres de la famille (père, mère…) sont en double : un pour parler des membres de sa propre famille et un pour parler des autres.
On distingue trois niveaux de politesse : la forme simple (familière), la forme polie simple ou teinei et la forme polie avancée ou keigo (敬語) qui se décline en sonkeigo (尊敬語, « mots de respect ») et kenjōgo (謙譲語, « mots d'humilité »). C'est dans ce dernier niveau que l'opposition humilité/respect est exprimée.
On distingue également, même si cela diminue à notre époque, une façon de parler spécifiquement féminine (ou enfantine) et une autre spécifiquement masculine. Les femmes ont en outre pour des raisons sociales un langage plus soutenu que les garçons. Détail qui a son importance lors de l'apprentissage du japonais oral car selon le sexe du professeur on risque de passer pour un personnage de manga ou alors pour une femme yakuza.
Politesse
La politesse japonaise, ou en japonais keigo (敬語), dont une traduction approximative serait « langage poli », constitue quasiment une langue dans la langue, et est le reflet direct de la structure et des interactions sociales.
L'utilisation de la politesse est un pré-requis dans la majorité des situations sociales : contrairement à la France où une utilisation trop poussée de la politesse peut conduire à paraître obséquieux ou hypocrite, au Japon une utilisation insuffisante de la politesse conduit à paraître incorrect, voire insolent.
La systémique de la politesse japonaise peut apparaître difficile au premier abord, mais ses concepts de base sont relativement faciles à intégrer. Cependant, la maîtrise de la politesse japonaise à un niveau avancé, subtil et instinctif, notamment à l'écrit, est, de l'aveu des Japonais eux-mêmes, particulièrement ardue.
Pour reprendre la définition du japanologue Sadaki Hagino, la politesse japonaise peut se définir comme « un système organisé de mots visant à exprimer la reconnaissance de différentes nuances de différence de hauteur entre plusieurs personnes » (敬語は人間のなんらかの意味の上下関係の認識を表現する語彙の体系である).
Alors que dans la majorité des langues occidentales la « politesse » ne s'exprime que vis-à-vis de son interlocuteur (choix du tutoiement ou du vouvoiement en français par exemple), il existe une distinction claire dans la politesse japonaise entre :
- Wadai (話題), objet de la conversation, c'est-à-dire la personne/le groupe social dont on parle
- Dentatsu (伝達), [situation de] communication, c'est-à-dire la personne/le groupe social à qui l'on parle.
Par ailleurs, la politesse japonaise repose sur la distinction fondamentale entre uchi (内, « intérieur », c'est-à-dire les membres de son propre groupe social) et soto (外, « extérieur », c'est-à-dire les membres d'un groupe social différent de son propre groupe).
La politesse japonaise comporte concrètement trois dimensions relativement indépendantes : sonkeigo (尊敬語), langage de respect ; kenjōgo (謙譲語), langage d'humilité ; teineigo (丁寧語), langage de courtoisie. Chacune de ces trois dimensions possède un certain nombre de nuances, notamment d'intensité (l'exemple le plus connu étant la différence d'intensité entre san (さん) et sama (様), mots de respect généralement très approximativement traduits en français par « M./M/M » pour le premier, « maître » pour le second).
La fonction de ces dimensions s'expliquent facilement au moyen des distinctions exposées plus haut :
- Le sonkeigo est utilisé pour marquer le respect dû par le locuteur à la personne/au groupe social dont il parle. Cette personne/son groupe social peut n'être autre que l'interlocuteur/son groupe, mais peut tout aussi bien être une personne/un groupe non présent.
- Le kenjōgo est utilisé pour exprimer la relation de hauteur entre deux entités (personnes ou groupes sociaux) constituant le sujet de conversation. Contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, le kenjôgo n'est donc pas uniquement utilisé pour parler avec humilité de soi/de son groupe : ce n'est le cas que lorsque qu'il y a identité entre la personne/le groupe social constituant la partie « inférieure » de la relation de hauteur mentionnée dans le sujet de conversation et le locuteur ou son groupe.
- Le teineigo est utilisé pour exprimer de manière directe de la courtoisie à son interlocuteur, et ce quel que soit le sujet de la conversation. Notons la différence subtile entre courtoisie et respect : là ou le respect exprime une différence de hauteur entre deux entités, la courtoisie exprime, elle, une absence de familiarité entre ces deux entités. Alors que l'expression de respect implique en général l'expression de courtoisie, l'inverse n'est pas vrai : il est tout à fait possible de parler courtoisement à quelqu'un sans lui exprimer de respect (le cas typique est celui de deux collègues d'une même entreprise de même niveau hiérarchique et n'étant pas en termes familiers).
Ainsi, les moyens qu'offrent la politesse japonaise permettent (et souvent la situation sociale impose) par exemple :
- De parler familièrement à quelqu'un de quelqu'un d'autre avec respect ;
- De parler courtoisement à quelqu'un de quelqu'un sans respect ;
- D'exprimer de la courtoisie à son interlocuteur sans lui exprimer de respect (voir plus haut) ;
- D'exprimer du respect à son interlocuteur (ce qui implique de lui exprimer de la courtoisie, et le plus souvent d'exprimer de la modestie envers soi-même) ;
- D'exprimer (au moyen du langage de respect et du langage de modestie) à son interlocuteur la relation entre deux personnes externes, ce qui peut se faire en parlant familièrement ou courtoisement à son interlocuteur ;
- Etc.
Dialectes
Comme pour la plupart des langues, il existe de nombreux dialectes du japonais qui se distinguent bien sûr par le vocabulaire, mais aussi par l'accentuation et les particules ajoutées en fin de phrases. « Dialecte » se dit « ben » en japonais (弁), et pour désigner un dialecte en particulier on accole le suffixe « ben » au nom de la ville, de la préfecture ou de la région où il est parlé.
- Hokkaidō-ben
- Tōhoku-ben
- Tochigi-ben
- Tōkyō-ben
- Shizuoka-ben
- Mikawa-ben
- Nagoya-ben
- Kansai-ben
- Kyōto-ben
- Ōsaka-ben
- Okayama-ben
- Hiroshima-ben
- Hakata-ben
- Kumamoto-ben
- Nagasaki-ben
- Ōita-ben
- Miyazaki-ben
- Kagoshima-ben
- Okinawa-ben (Ryūkyū-go)
Exemples
Particularités
- Le franponais
Voir aussi
Liens internes
- écritures du japonais
- vocabulaire japonais
- prononciation du japonais
- grammaire japonaise
- abréviation en japonais
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
Liens externes
- [http://www3.online.fr/osaka/ Osaka.int.ms - Cours de japonais] Cours très simple pour débuter.
- Traduction de mots japonais en de nombreuses langues. (en anglais)
- http://dico.fj.free.fr/fllj/faq.htm : FAQ du forum usenet news:fr.lettres.langue.japonaise (fllj)
- image:logo-diko.gif http://www.dictionnaire-japonais.fr - Dictionnaire de japonais collaboratif illustré. Déjà plus de 9000 mots référencés.
- [http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=Sections&op=listarticles&secid=6 Lejapon.org - Section langue japonaise] La partie langue du site et son forum dédié à la langue japonaise.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/japonais.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire japonais-français/français-japonais.
- http://language.tiu.ac.jp/index_e.html (en anglais, allemand et japonais) : il suffit de faire un couper-coller et de cliquer pour avoir une traduction et explication de tous les mots en anglais ou allemand.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=17/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en japonais]
- [http://www.animelab.com/anime.manga/dictionary/ Dictionnaire Japonais<->Anglais] Hiraganas, Kanas et Kanjis avec recherche floue :)
- [http://www.animelab.com/anime.manga/translate Traducteur Japonais->Anglais]
- [http://www.nihongobenkyo.org/ Nihongo Benkyo] Dictionnaire et outil d'apprentissage du Japonais pour Linux et Windows.
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zh-min-nan:Ji̍t-pún-oē
Yamato ja:大和
- Le Yamato est une structure politique et sociale qui se met en place dans la région de Nara à la fin .
- Yamato, un navire de la marine militaire japonaise durant la seconde guerre mondiale.
- Yamato est une saga d'animation japonaise de science-fiction co-créée par Leiji Matsumoto (Albator).
Histoire du Japon ko:일본의 역사 ja:日本の歴史
-
Préhistoire (Genshi-Jidai) et origines
Cette période se signale par les plus vieilles pierres polies découvertes, datant d'eniron 30 000 ans av J.-C.
Période Jômon
Voir aussi : Période Jomon
Les origines de la civilisation japonaise est inscrite dans la légende. Le 11 février 660 avant JC est la date acceptée traditionnellement pour la fondation du Japon par l'Empereur Jimmu. C'est du moins de cette manière que l'histoire japonaise est relatée dans les premiers écrits datant du VIe et , peu après l'adoption du système d'écriture chinois et du bouddhisme. À cette époque, les empereurs luttaient pour le pouvoir. Et, afin de légitimer leur place sur le trône, ils ont ordonné la création de collections de poèmes mythologiques expliquant que leur pouvoir provenait de Amaterasu, la déesse du soleil qui enfanta Jimmu Tenno, reconnu comme un ancêtre de la famille impériale.
Les empereurs furent les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents, ou shoguns (gouverneurs militaires).
Les sources chinoises semblent plus crédibles en décrivant un pays nommé « Wa » dirigé par différentes familles possédant chacune leurs dieux.
De récentes études anthropologiques suggèrent que les premiers colons du Japon viendraient de Sibérie et/ou de Polynésie.
Période Yayoi
Voir aussi : Période Yayoi (De 300 av J.-C. à 250 ap J.-C., )
Tokyo aparait. C'est aussi la période d'apparition de l'agriculture du riz.
Antiquité (Kodai)
Période Yamato
Voir aussi : Période Yamato
Période Kofun
Voir aussi : Période Kofun ( De la fin du IIIe siècle à 538 )
La période Yamato est le début d'un véritable état.
Période Azuka
Voir aussi : Période Azuka ( Jusqu'à 710 )
Période Nara
Voir aussi : Période Nara ( 710 - 794 )
En 710, Nara devient la capitale. En 784, afin d'échapper aux moines bouddhistes , la capitale devient Nagaoka , puis, en 794, Kyoto.
Période Heian
Voir aussi : Période Heian ( 794 - 1185 )
La cour impériale connait sa période de paix et son art, particulièrement poésie et littérature, resplandit.
Epoque féodale (Chûsei)
Plusieurs ères couvrent cette époque féodale, dans laquelle de puissantes familles locales, daimyō, se partagent le pouvoir avec les seigneurs de guerres.
Période Kamakura
Voir aussi : Période Kamakura ( 1185 - 1333 )
Période Kemmu
Voir aussi : Période Kemmu ( 1333 - 1388 )
Période Muromachi
Voir aussi : Période Muromachi ( 1388 - 1573 )
Période Azuchi-Momoyama
Voir aussi : Période Azuchi Momoyama ( 1573 - 1603 )
Epoque pré-moderne (Kinsei)
Période Edo
Voir aussi : Période Edo (1603-1854)
L'administration du pays est partagée par deux cents daimyō.
Durant cette période, le commerce et les villes se développent.
Contact avec l'occident
Durant le , des commerçants venus du Portugal, des Pays-Bas, d'Angleterre et d'Espagne débarquèrent au Japon, avec les missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du , le shogunat japonais suspecta qu'ils étaient les prémisses d'une conquête militaire par les forces européennes et cessèrent finalement toute relation avec l'étranger exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et Hollandais à Nagasaki (précisément sur l'île de Dejima). Cet isolement dura 200 ans, jusqu'à ce que le Commodore Matthew Perry force le Japon à s'ouvrir à l'Occident avec la Convention de Kanagawa en 1854.
En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner, et l'Empereur fut remis au pouvoir.
Epoque moderne (Kindai/Gendai)
Restauration Meiji
La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système féodal fut aboli, et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées, dont un système légal et de gouvernement ainsi que d'autres réformes économiques, sociales et militaires qui transformèrent le Japon en une puissance mondiale.
Guerres avec la Chine et la Russie
Ces transformations donnèrent naissance à une forte ambition, qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taïwan et d'autres territoires.
Alliance anglo-japonaise
Guerres mondiales
Voir aussi Expansionisme du Japon .
Période Taisho
Voir aussi : Période Taishō ( 1912 - 1926 )
Le début du vit le Japon tomber sous l'influence croissante de l'expansionisme militaire ; le pays devient une dictature dans l'entre-deux-guerres.
Période Showa
Voir aussi : Période Shōwa ( 1926 - 1989 )
1989
Les débuts de l'expansionnisme
En 1931, le Japon prend possession de la Mandchourie qui reçoit le nom de Mandchoukuo. Elle est considérée dès lors comme une colonie au même titre que la Corée.
Il se retire de la SDN en 1935. Il signe plusieurs pactes avec l'Italie de Mussolini et l'Allemagne hitlérienne, puis rejoint les forces de l'Axe en 1940. En 1937 la guerre sino-japonaise puis une série de conquêtes étend l'empire japonais le long de la côte chinoise et ses grandes villes : Shanghaï, Nankin, Canton, etc., puis jusqu'en Asie du sud-est (Indochine, Singapour, Philippines, Indonésie, Papouasie-Nouvelle Guinée) jusqu'à la frontière septentrionale de l'Australie et dans les archipels de l'océan Pacifique. Les japonais sont stoppés dans leur avancée vers l'ouest par l'armée anglaise basée en Inde et s'installent durablement en Birmanie.
De Pearl Harbor à Midway
C'est surtout avec l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941 que le pays s'engage dans la Seconde Guerre mondiale. Cet événement fait sortir les États-Unis de leur neutralité pour prendre part dans le conflits du Pacifique.
Avec la bataille de Midway dans le Pacifique, l'expansionnisme nippon est interrompu : 1942 marque le tournant de la guerre du Pacifique.
De Guadalcanal à Iwo Jima
(...).
La capitulation
Le Japon est finalement vaincu en 1945. Le larguage de deux bombes atomiques, la première sur Hiroshima le 6 août et une seconde le 9 août sur Nagasaki.
Une déléguation du gouvernement nippon se rend sur le pont du cuirassé américain "Missouri" pour signer, devant le général Mac-Arthur, les termes d'une réddition sans conditions, puis aux États-Unis, le 2 septembre 1945.
Un nouveau statut pour l'empereur
(...)
De l'occupation à la fin des années 80
Voir aussi Japon, période contemporaine
Le Japon dévasté d'après-guerre, maintenant confiné à sa taille actuelle, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1952
Après l'occupation
Après 1952, son économie se rétablit et permit le retour de la prospérité sur les îles.
Ere Heisei
Voir aussi : Ère Heisei ( 1989 à nos jours. )
1989
Voir aussi
- Chronologie du Japon
- Théâtre japonais
- Shogun
- Daimyō
- Kamikaze
- Hugh Borton : spécialiste du Japon
À lire
- Michel Vié, Histoire du Japon des origines à Meiji, PUF, coll. « Que sais-je ? » n° 1328, 2002, 6è édition.
- Edwin O. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais, Seuil, coll. « Points Histoire », 1973, 3è édition.
Liens externes
Bouddhisme
दिसो दिसं यं तं कयिरा वेरीवा पन वेरिनम् ।
मिच्छापनिहितं चित्तं पापियो नं ततो करे ॥
Diso disaṃ yaṃ taṃ kayirā verī vā pana verinam,
Micchāpanihitaṃ cittaṃ pāpiyo naṃ taṃ kare.
Quel que soit le mal qu'un ennemi fasse à un ennemi ou un haineux à un haineux,
Un cœur mal dirigé fait un mal encore plus grand.
(Dhammapada, « Cittavaggo tatiyo » [Versets sur le cœur], verset 42)
Le bouddhisme est l’un des grands systèmes de pensée et d'action orientaux, né en Inde au avant l'ère chrétienne. Il est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Saṅgha (la communauté des fidèles pour certains, l'Ordre monastique pour d'autres).
La difficulté de définir le bouddhisme à l’aide de catégories classiques, fait qu’il est souvent considéré comme une philosophie ou une religion.
Le Bouddha
Voir l'article de fond : Bouddha.
À l'origine, le bouddhisme n'est pas une philosophie, mais une « leçon de choses » (Dhamma), l'enseignement de la réalité, un exposé des faits, de la souffrance, de son origine et de sa cessation pour finalement atteindre le Nirvana. Il devient par la suite une philosophie et dans certaines écoles une religion, considérée aujourd'hui comme une « science de l'esprit », inspirée par les enseignements de celui que l'on nomme le « Bouddha historique », un chef spirituel qui vécut au avant l'ère chrétienne (les années de sa naissance et de sa mort, ou parinirvāṇa, ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas (c'est la tradition la plus ancienne, de langue pāḷi, qui a semblé longtemps la plus probable (naissance -624, mort -544) mais la communauté scientifique actuelle, depuis 50 ans, opte plutôt pour une durée de vie raccourcie et « rajeunie » : naissance vers -460, mort vers -400). De son vrai nom Gautama, de la famille Śākya (Siddhârtha est un prénom inventé au début de l'ère chrétienne, surnom « Shakyamuni », le sage des Śākya ; en pāḷi : Siddhattha Gotama), il serait né à Kapilavastu (Uttar Pradesh), de la reine Māyā et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des nobles-guerriers).
La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles, des apparitions divines. Il n'est cependant pas possible de nier qu'un guide spirituel nommé Siddhārtha Gautama ait existé. Le monde hindouiste, à cette époque, était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à ce moment que le jainisme a fait son apparition. Pour être signifiant au sein de son milieu socio-culturel, le bouddhisme s'est d'ailleurs imprégné d'hindouisme, duquel il a adopté nombre de concepts (en les modifiant sensiblement parfois), comme le cycle des réincarnations, saṃsāra, qu'il réinterprètera en « cycle des renaissances » — puisqu'il affirmera l'inexistence de toute âme pouvant se « réincarner » — ou encore la loi de l'acte — le karma — et de la rétribution des mérites et fautes accomplies au cours du cycle. Le Bouddha souligne bien qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'a pas d'origine divine, mais qu'il est plutôt axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, lequel pourrait être redécouvert par toute personne par ses propres moyens et par l'expérience; le bouddhisme des origines niait même la création du monde par les dieux, la rédemption ou la révélation. Aujourd'hui, certains courants du bouddhisme considèrent ces concepts comme samsariques, puisque duels, et donc non-contradictoires avec la réalité ultime (non duelle).
Le Dharma, ou les préceptes fondamentaux de l'enseignement du Bouddha
Les trois racines du mal, ou « trois poisons »
Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :
- Avidité,
- Colère,
- Ignorance ou Indifférence (selon la traduction).
Les voiles de l'esprit comportent par exemple :
- Ignorance, illusion (avidyâ) au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;
- Désir, avidité, convoitise, attachement (trishnâ) ;
- Haine, aversion.
Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance (qui, aussi curieux que cela puisse paraître, est une émotion, un facteur mental perturbateur) et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.
Sa philosophie est telle que : la souffrance nait du désir ou de l'envie. En les supprimant tout deux il a reussi à atteindre le nirvana : l'envie engendre le désir. Le désir, si non perçu, engendre la tristesse, la frustration et la colère.
Les trois caractéristiques de l'existence
- Le non-soi (anatta), ou interdépendance ou encore impersonnalité : de l'atome à l'univers - en passant par les êtres humains et leurs états d'esprit - il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui même.
- L'impermanence (anitya) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est figé une fois pour toutes.
- La souffrance (dukkha), ou insatisfaction : ce n'est pas que la souffrance physique ; du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.
Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnée sont universelles, et connues une fois développée la vision directe de la réalité (vipassana). Pour ce faire, il faut suivre un entraînement au développement de notre vigilance (satipatthana).
L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skandhas) sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée » (pratîtya-samutpâda), selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences. Pour les bouddhistes, le moi n'est donc que vacuité (shûnyatâ).
À noter que Nibbana (en sanskrit nirvāna) échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence. A contrario, il n'est pas un « en soi » (atmân).
Dans le theravada, la vacuité est proche du concept d'anatta : le monde est vide de soi. Il existe une attention portée à la vacuité ainsi qu'une méditation vipassana, contemplation de cette vacuité. Le concept est cependant essentiellement exposé par Nāgārjuna.Cet auteur proclame : « Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi. »
Les renaissances
À cause des trois poisons d'une part, et de la coproduction conditionnée d'une autre, les hommes sont amenés à renaître dans le samsâra (le cycle des renaissances). Le plan d'existence dans lequel ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance (« n'en avez-vous pas assez de gorger les cimetières ? » dit un texte). À noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une âme immortelle qui se « réincarne »). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvāṇa.
Une théorie centrale de la pensée bouddhique explique la cause de dukkha : la coproduction conditionnée, appelé comme le Pratītya Samutpâda. Ce terme signifie littéralement « l'origine d'une action ».
Le bouddhisme indique que chacune de ces causes donne suite à la prochaine, jusqu'à ce que la cause de la douzieme retourne à la première. Ce cycle de naissances et de décès ne s'arrête que lorsque l'on a atteind le nirvāṇa.
La voie pour y parvenir repose sur les quatre nobles vérités (cattāri ariyasaccāni), et le noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga).
Les quatre nobles vérités
Voir article de fond Quatre nobles vérités .
# dukkha : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
# samudaya : l'origine de cette souffrance repose dans le désir, les attachements ;
# nirodha : la fin de la souffrance (nibbana) est possible ;
# magga : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.
Le noble sentier octuple
Voir l'article Noble sentier octuple.
Les quatre incommensurables
Les quatre brahma-viharas, ou demeures de Brahma (Brahma n'étant pas ici le dieu de l'hindouisme, mais étant synonyme de noble, de supérieur) sont aussi appelés les quatre incommensurables ou illimités, car ils peuvent être développés indéfiniment.
Ce sont des émotions positives extrêmement puissantes, développées par des pratiques appropriées. Il s'agit de :
- La bienveillance universelle (metta en pāli, maitri en sanskrit), développée par la pratique de méditation appelée le metta bhavana ;
- La compassion (karuna), née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui, développée par la méditation appelée karuna bhavana ;
- La joie sympathique (mudita), qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui (mudita bhavana) ;
- L'équanimité (uppekka, upeksa) ou tranquillité, qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique est un état de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente (uppekka bhavana).
Voir de manière générale samatha bhavana.
L'éthique bouddhique et les préceptes
Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif).
Les actions malhabiles sont celles qui prennent leurs racines dans les trois poisons de base: l’avidité, l’aversion et la confusion mentale ou l’ignorance. Elles tendent à avoir des conséquences mauvaises pour nous ou pour les autres.
Les actions habiles sont celles qui sont exemptes d’avidité, de haine et de confusion mentale et qui, au lieu de cela, sont motivées par la générosité, par l’amour et la compassion et par la compréhension. Elles tendent à avoir des conséquences positives pour nous ou pour les autres.
Dans le bouddhisme, une action n’est donc ni bien ni mal en elle-même, mais est favorable ou défavorable selon la motivation et l’état d’esprit qui la sous-tend.
L’éthique bouddhique nous invite donc à prendre conscience des états d’esprit dans lesquels nous nous trouvons et à partir desquels nous agissons, parlons ou pensons et à être responsable tant de ces états d’esprit que des conséquences de nos actions.
Ces principes sont déclinés dans des préceptes, qui ne sont pas des règles d'interdits, mais des guides de comportement éthique face auxquels nous pouvons nous mesurer et progresser. Ils peuvent aussi être vus comme le mode de fonctionnement naturel d'une personne éveillée.
Les 5 préceptes
Les préceptes les plus fréquemment suivis sont les cinq préceptes, généralement présentés sous une forme négative :
- S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
- S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
- S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens (le mental faisant aussi partie des sens),
- S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
- S'efforcer de ne pas ingérer tout produit intoxicant |