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| Jean-François Leleu |
Jean-François LeleuJean François Leleu était un ébéniste français formé dans l’atelier de Oeben, il a été reçu maître en 1764.Il fut un des meilleurs ébénistes du XVIIIe siècle.
Il et né en 1729 et mort en 1807 à Paris .Il et l’un des meilleurs représentant du style Louis XVI et le principal rival de Riesner .Ses marqueteries sont à losange, rosace ou bouquets de fleur. Leleu a également employé des plaques de porcelaine de Sèvres et des panneaux de laque.
Jean François Leleu a inscrit son non en tête de la pléiade des Maîtres ébéniste du XVIII ème siècle, il figure parmi ceux qui ont le plus honoré leur art et leur profession.
Il créa des meubles de grande qualité, élégants et sobres, surtout des commodes, des secrétaires, des bureaux plats et des buffets. Bien entendu, sa production durant le règne de Louis XVI fut plus conséquente alors que ses meubles, créés sous celui de Louis XV sont assez rares. Leleu parvint néanmoins à s’attirer une riche clientèle dont le prince de Condé et la comtesse du Barry.
Catégorie:Ébénisterie
Liste d'ébénistes célèbres__notoc__
A
- Rose Adler (1892-1969), relieuse et ébéniste
- Jacques Adnet (1900), décorateur et architecte
- André Arbus (1903-1969), architecte et décorateur
- Jean Avisse (1723-1796), menuisier en chaises
- Étienne Avril (1748?-1796), ébéniste
B
- Ferdinand Barbedienne (1810-1892), bronzier et ébéniste
- Charles Baudry (1791-1859), ébéniste
- Milo Baughman (), designer
- famille Bellangé
- Pierre-Antoine Bellangé (1758-1827), ébéniste
- Louis-François Bellangé (1759-1827), ébéniste
- Alexandre-Louis Bellangé (1799-1863), ébéniste
- Guillaume Beneman (?-1803), ébéniste
- famille Beurdeley
- Alfred Beurdeley (1808-1882), ébéniste et marqueteur
- Alfred Beurdeley fils (1847-1919), ébéniste et marqueteur
- André-Charles Boulle (1642-1732), ébéniste et marqueteur
- Quatre de ses fils poursuivirent son œuvre :
- Jean-Philippe (~1680-1744)
- Pierre-Benoît (~1683-1741)
- André-Charles II dit « Boulle de Sève » (1685-1745)
- Charles-Joseph (1688-1745)
C
- Joseph Canabas (), ébéniste et marqueteur
- François-Rupert Carabin (1862- 1932), sculpteur et ornemaniste
- Martin Carlin (vers 1730-1785), ébéniste et marqueteur
- Alfred Chanaux (1887-1965), dessinateur
- Pierre Chareau (1883-1950), architecte et décorateur
- Marcel Coard (1889-1975), ébéniste
- Charles Cressent (1685-1768), ébéniste
- Famille Criaerdt, menuisiers et ébénistes
D
- Henri Dasson (1825-1896), ébéniste et bronzier
- Louis Delanois (1731-1792), menuisier en sièges
- Jean-Baptiste Demay (1759-1848), menuisier en sièges
- Jacob Desmalter voir François-Honoré Jacob (1770-1841), ébéniste
- Charles-Guillaume Diehl fin du , ébéniste
- Famille Dubois, ébénistes
- Jacques Dubois (1693-1763), ébéniste
- René Dubois (1737-1799), ébéniste
- Jean Dunand (1877-1942), dinandier et laqueur
- Famille Durand, ébénistes
- Louis Durand fin du et , ébéniste
- Prosper-Guillaume Durand (), ébéniste
E
- Charles Eames (1907-1978), designer américain
F
- Georges Feure (1868-1943), décorateur
- famille Foliot (), ébénistes et menuisiers
- Paul Follot (1877-1941), ébéniste
- famille Four Dinois
- Alexandre-Georges Four Dinois (1799-1871), sculpteur et tapisiser
- Alexandre-Georges Four Dinois fils (1830-1887 ?), sculpteur et tapissier
- Jean-Michel Franck (1893-1941), décorateur
G
- Émile Gallé (1846-1904), décorateur verrier, sculpteur, marqueteur
- Eugène Gaillard (1862-1933), décorateur
- Pierre Garnier (1720-1800), ébéniste marqueteur
- Antoine Gaudreaux (1680- 1751), ébéniste
- Georges Gay (fin du ), ébéniste
- famille Giroux, tablettiers et ébénistes
- Alphonse Giroux (), tablettier et ébéniste
- famille Gourdin (), menuisiers en sièges
- Eileen Gray (1879-1976) (Irlandaise), dessinatrice et laqueuse
- famille Grohe de 1830 à 1884, ébénistes
- André Groult (1884-1967), décorateur et dessinateur de meubles, dessinateur
- Hector Guimard (1867-1942), architecte et décorateur, architecte et décorateur
H
- famille Hache (), ébénistes
- René Herbst (1891), architecte et décorateur
- Nicolas Heurtaut (), menuisier en sièges
- manufacture Heywood Wakefield, menuisiers en sièges
I
- société Ikéa, société d'édition de meubles, designer
- Paul Iribe (1883-1935), dessinateur, décorateur, journaliste et caricaturiste
J
- famille Jacob, menuisiers et ébénistes depuis le roi Louis XV à la Restauration
- Georges Jacob (1739-1814), menuisier en sièges
- Georges Jacob Fils (1768-1803), menuisier en sièges
- François-Honoré Jacob ou Jacob Desmalter (1770-1841), menuisier en sièges
- Georges Alphonse Jacob, menuisier en sièges
- Arne Jacobsen (), designer
- Michel Jansen (), ébéniste
- Charles-Édouard Jeanneret dit Le Corbusier (1887-1965), architecte
- famille Jeanselme de 1824 à la fin du , ébénistes, successeurs de la famille Jacob en à partir 1847.
- Francis Jourdain (1876- 1958), architecte d'intérieur
K
- société Knoll, société d'édition de meubles
- Othon Kolping (1775- 1853), menuisier et ébéniste
L
- « Lacroix » voir Roger Vandercruse
- Pierre Legrain (1889-1929), relieur et ébéniste
- famille Leleu
- Jean-Franqois Leleu (1729-1807), ébéniste
- Jules Leleu (1883-1961), ébéniste et décorateur
- André Leleu (), ébéniste et décorateur
- famille Lemarchand, entre 1790 et 1850, ébénistes
- Étienne Levasseur (1721- 1798), ébéniste
- Lincke, entre 1880 à 1918, ébéniste
M
- Louis Majorelle Louis (1859-?), ébéniste et décorateur
- Mallet Stevens (1886-1945), architecte d'intérieur
- André Mare (1885-1932]], ébéniste
- Jean-Paul Mazaroz, seconde moitié du , sculpteur et ébéniste
- Paul McCobb (), designer
- famille Migeon, tous prénommés Pierre, , menuisiers et ébénistes
- Pierre Migeon II (1701-1758), ébéniste
- Bernard Molitor (?-1833), ébéniste
- famille Monbro, entre 1830 et 1870, ébénistes, restaurateurs et antiquaires
N
- famille Nadal
- Jean Nadal dit « Nadal l'aîné », , ébéniste
- Jean-René Nadal (1733-1783), ébéniste
- George Nelson (), designer
- Nivert, (), ébéniste
O
- Jean-François Oeben (1720-1763), ébéniste
- Gilles-Marie Oppenordt (1672-1742), ébéniste
P
- Charlotte Perriand (1903), collaboratrice de Le Corbusier
- Nicolas Petit (1732-1791), ébéniste
- Pinard, milieu du , ébéniste
- Pommier, sous le Consulat et l'Empire, ébéniste
- Philippe-Joseph Pluvinet, (Louis XV, ), menuisier en sièges
- Eugène Printz (1889-1948), ébéniste
Q
R
- Armand-Albert Rateau (1882-1938), dessinateur, ébéniste et décorateur
- Félix Remond (1779-1860 ?), ébéniste
- Jean-Henri Riesener (1734-1806), ébéniste
- société Roche-Bobois, société d'édition de meubles
- David Roentgen (1743-1809), ébéniste
- André-Jacob Roubo (1739-1791), ébéniste
- Clément Rousseau (1872-1950), sculpteur et dessinateur
- Pierre Roussel (1723-1782), ébéniste et marqueteur
- François Rubestuck (1722-1785), ébéniste
- Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933), décorateur et dessinateur
S
- famille Sambin
- Hugues Sambin (1515-1602), architecte et sculpteur
- François Sambin (), menuisier
- Claude-Charles Saunier (1735-1807), ébéniste
- Sellier (début du ), ébéniste
- Paul Sormani, de 1847 à la fin du , ébéniste
- Joseph Stockel fin du , ébéniste
- Louis Sue (1875-1968), ébéniste
T
- famille Tilliard, , menuisiers en sièges
- Charles Topino (1725-1789 ?), ébéniste et marqueteur
U
V
- Eugène Vallin 1856-1922, ébéniste
- Van Riesenburgh, milieu du , ébéniste
- Roger Vandercruse dit « Lacroix » (1728-1799), ébéniste et marqueteur
W
- Claude Wagner (1775-1832), ébéniste et vernisseur
- famille Wassmus, , ébénistes
- Henri-Léonard Wassmus, , dessinateur et ébéniste
- Hans Wegner (), designer
- Adam Weisweiler (1744-1820), ébéniste
- Jean-Jacques Werner (1791- 1849), ébéniste
X
Y
Z
- Zwiener, fin du , ébéniste
Ebenistes celebres
Ebenistes celebres
Catégorie:Métier
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1764Catégorie:1764
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Cette page concerne l'année 1764 du calendrier grégorien.
Événements
Amériques
- 15 février : Fondation de la ville de Saint-Louis (Missouri).
Afrique, Asie & monde indien
- Début du gouvernement de Robert Clive au Bengale (fin en 1767).
- Les Sikh s'organisent en état en Inde.
- Louis XIV rachète les Mascareignes à la Compagnie des Indes après la faillite de cette dernière.
Europe
- Des paysans allemands s'établissent dans la vallée de la Volga en Russie.
- En France, la bête du Gévaudan commence ses ravages (fin en 1768).
- En Pologne : Élection de Stanislaw August Poniatowski, avec l'appui de son ancienne amante Catherine II de Russie.
Océanie & Pacifique
- Le gouverneur royal rachète à la Compagnie des Indes orientales l'île de la Réunion.
Arts & cultures
- L'historien allemand Johann Joachim Winckelmann publie son Histoire de l'art de l'Antiquité.
Sciences & techniques
- 1 juin : L'astronome français Charles Messier ajoute M13 (Amas d'Hercule) à son catalogue.
- 12 juillet : Charles Messier découvre la première nébuleuse de l'histoire, et l'inscrit au n° 27 de son catalogue (M27 ou Dumbbell).
- 11 février : Marie-Joseph de Chénier, poète français († 1811).
- 13 mars : Charles Grey, 2ème comte Grey, Premier Ministre du Royaume-Uni.
- 3 mai : Johann Wilhelm Meigen, entomologiste allemand († 1845).
- 26 mai : Edouard Livingston, juriste et homme d'État († 1836).
- 22 octobre : Jean Marie Mellon Roger Valhubert, général français († 1805).
- 9 juillet : Louis-Pierre Baltard, architecte, graveur et peintre français († 1846).
- 22 août : Charles Percier, architecte français († 1838).
- 30 mars : Pietro Locatelli, compositeur et violoniste italien (° 1695).
- 17 avril : Madame de Pompadour, favorite de Louis XV (° 1721).
- 17 avril : Johann Mattheson, compositeur allemand (° 1681).
- 16 juillet : Ivan VI de Russie, tsar de Russie de 1740 à 1741 (° 1740)
- 2 septembre : Nathaniel Bliss, astronome britannique.
- 12 septembre : Jean-Philippe Rameau, compositeur français (° 1683).
- 26 octobre : William Hogarth, peintre et graveur anglais (° 1697).
- 20 novembre : Christian Goldbach, mathématicien allemand (° 1690).
- 20 décembre : Erik Pontoppidan, théologien et zoologiste danois (° 1698).
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1729Catégorie:1729
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Cette page concerne l'année 1729 du calendrier grégorien.
Événements
- Fondation de la ville de Baltimore dans le Maryland aux États-Unis.
- Fondation de la ville de Karachi en Inde (maintenant au Pakistan).
- Guerre entre les Perses et les Afghans.
- La Corse se révolte contre le pouvoir génois.
- Le Danemark prend le contrôle du Groenland.
- Jean-Sébastien Bach compose la Passion selon saint Mathieu.
- 1 janvier : François-Michel Lecreulx, architecte français († 1812)
- 10 janvier : Lazzaro Spallanzani, biologiste italien († 1799)
- 22 janvier : Gotthold Ephraim Lessing, écrivain allemand († 1781)
- 2 mai : Catherine II de Russie, tsarine de Russie
- 4 septembre : le Dauphin Louis, fils de Louis XV et de Marie Leszczyńska.
- 21 mars : John Law, financier écossais
- 27 juin : Élisabeth Jacquet de la Guerre, musicienne et claveciniste française
- 1 décembre : Giacomo Filippo Maraldi, mathématicien et astronome français.
- Nicolas de Malézieu, mathématicien et littérateur français académicien français (fauteuil 33)
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Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
|----- align="center"
!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
|----- align="center"
!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
Jean-Henri RiesenerJean-Henri Riesener est un ébéniste français d'origine allemande (né en 1734 à Gladbeck, en Westphalie, et mort à Paris en 1806).
Il arrive à Paris vers 1755 et entre dans l'atelier de Jean-François Œben. À la mort de celui-ci, il prend la direction de l'atelier de son ancien maître. Il est nommé ébéniste du roi en 1774. Pendant dix ans il réalise de nombreuses commandes royales et il est considéré comme l'un des meilleurs représentants du style Louis XVI. Il achèvera notamment le célèbre bureau de Louis XV laissé inachevé par Oeben.
Après la Révolution française sa popularité décline et il se retire en 1800.
Riesener, Jean-Henri
Riesener, Jean-Henri
PorcelaineLa porcelaine est une céramique fine et translucide produite à partir du kaolin.
Le terme « porcelaine » vient du coquillage éponyme, nommé ainsi par sa ressemblance avec la vulve de la truie (porcella : truie en latin). Lorsque les italiens ramenèrent la porcelaine de chine au , ils crurent qu'elle était faite de ce type de coquillage broyé, et le nommèrent donc 'porcellana', porcelaine en italien. Un allemand, qui travaillait pour la manufacture de Meissen en Saxe, croyait avoir trouvé la façon de la faire, mais ce n'est qu'un demi-siècle plus tard, que l'on trouva du kaolin, dans la région de Limoges, en France, qui permettra enfin de créer en Europe la porcelaine chinoise.
Les techniques de fabrication de la porcelaine atteignent leur perfection en Chine au . Les Anglais, pour porcelaine, disent d'ailleurs China. La porcelaine de Limoges (France), mondialement connue depuis le , fait partie des porcelaines les plus fines et les plus réputées.
Fabrication
Limoges
La porcelaine n'est pas issue d'une argile naturelle. Elle est principalement composée d'un mélange de silex, de feldspath et de kaolins, additionnée de ball clay afin d'augmenter sa plasticité. Le silex et le feldspath sont réduits en poudre sous l'action de meules en granit, puis moulus dans un moulin spécial, constitué d'un cylindre en rotation contenant des galets et de l'eau. Le feldspath permet d'abaisser le point de vitrification de la porcelaine lors de la cuisson.
Les véritables porcelaines translucides sont cuites entre 1260° C et 1400° C et, mais certaines porcelaines spéciales, contenant plus de kaolin et moins de fondants, par exemple, ont besoin d'une température de cuisson bien supérieure.
Très forte, dense et dure, elle est moins poreuse que n'importe quelle autre céramique. Les glaçures spécialement conçues pour une porcelaine spécifique et appliquées sur une pièce biscuitée adhèrent très bien au tesson. La porcelaine véritable, blanche et translucide, est la plus raffinée de toutes les poteries.
Objets de luxe
- Porcelaine chinoise
- Porcelaine de Chelsea (Angleterre)
- Porcelaine de Delft (Hollande)
- Porcelaine d'Imari (Japon)
- Porcelaine de Limoges (France)
- Porcelaine de Saint-Amand-les-Eaux (France)
- Porcelaine de Saxe (Allemagne)
- Porcelaine de Sèvres (France)
Symbolique
Les noces de porcelaine symbolisent les 20 ans de mariage dans le folklore français.
Liens externes
- [http://www.musee-adriendubouche.fr/ Musée Adrien Dubouché à Limoges] France (Possède la plus importante collection mondiale de porcelaines et céramiques)
- [http://www.saint-amand-les-eaux.fr/decouvrir/patrimoine/musee_home.cfm Musée de Saint-Amand-les-Eaux] France (Dans la Tour Abbatiale, 300 faïences amandinoises du )
- Lomonosov musée de l'Hermitage Saint-Pétersbourg Russie
- Wedgewood Angleterre
Catégorie:Artisanat
Catégorie:Porcelaine
ja:陶磁器
Meuble
Les meubles sont l'ensemble des éléments de mobilier qui dans un logement servent au confort des personnes (sièges, lits, tables...), au rangement d'objets divers (armoires, buffets, commodes, bibliothèques...). Les meubles de rangement, qui comportent usuellement des étagères, des tiroirs ou des portes, servent à ranger de petits objets tels que vêtements, outils et ustensiles, livres et provisions ménagères... Ils peuvent être le résultat d'une création artistique et considérés comme une forme d'art décoratif. En plus de leur fonction utilitaire, les meubles peuvent avoir une fonction symbolique ou religieuse.
Les meubles contribuent aussi à la décoration du logement, en conjonction avec d'autres objets tels que rideaux, tapis, pendules ou luminaires qui contribuent à la création d'un espace intérieur pratique et confortable.
Voir aussi
- Liste de meubles
- Liste des styles de mobilier
- Logement
Catégorie:Meuble
ja:家具
Louis XVI
Louis XVI, roi de France et de Navarre (1774–1789) puis roi des Français (1789–1792). Né le 23 août 1754 à Versailles, mort le 21 janvier 1793 à Paris.
Biographie
Il est le fils du dauphin Louis de France (1729-1765) et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe (1731–1767), et le petit-fils de Louis XV.
Il est d'abord titré duc de Berry jusqu'au 20 décembre 1765, date de la mort de son père, à partir de laquelle il devient dauphin, son frère aîné Louis Joseph Xavier (1751-1761), duc de Bourgogne, étant mort. Il devient roi le 10 mai 1774. Sacré à Reims le dimanche 11 juin 1775 par l'archevêque de Reims, M de La Roche-Aymon.
Famille
Marié le mercredi 16 mai 1770 à Versailles par Mgr de La Roche-Aymon, achevêque de Reims, à Marie-Antoinette-Josèphe-Jeanne de Lorraine, (1755–1793), archiduchesse d'Autriche, onzième fille des seize enfants de l'empereur des Romains François I (François-Étienne III de la maison de Lorraine) et de son épouse Marie-Thérèse I, « roi » de Hongrie et reine de Bohême, archiduchesse souveraine d'Autriche (de la maison de Habsbourg), père de quatre enfants :
- Louis-Joseph-Xavier (22 octobre 1781 - 1789), premier dauphin ;
- Marie-Thérèse (19 décembre 1772 - 19 octobre 1851), dite « Madame Royale », qui épouse en 1799 Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême (1775-1844) ;
- Marie-Sophie-Hélène (29 juillet 1786 - 19 juin 1787) ;
- Louis-Charles (27 mars 1785 - 8 juin 1795) duc de Normandie, 2 dauphin et futur « Louis XVII ».
Il était passionné de géographie et de serrurerie. Il mandata La Pérouse pour faire le tour du monde et le cartographier. Bien sûr ses intentions étaient aussi de contrer l'avance des Anglais sur ce sujet.
Un roi simple?
Louis XVI a longtemps été caricaturé comme un roi un peu simplet, manipulé par ses conseillers, peu à même des questions de pouvoir, avec des petites marottes ridicules comme la serrurerie. En fait, cette image est en partie due à son attitude envers la Cour.
Depuis Louis XIV, la noblesse est domestiquée via la Cour. Des principes, l'étiquette, régissent la vie de la cour, en faisant du Roi, et surtout de la Reine, le centre d'un cérémonial très strict. Cette construction de Louis XIV rendait un rôle à une noblesse en crise : la Fronde l'avait profondément marqué alors qu'il était enfant. Louis XVI hérite donc de ce système : grâce à la Cour, la noblesse voyait son rôle, sa participation à la vie de la nation, légitimée : la noblesse servait le Roi et aidait ainsi la Couronne. Même si la majorité des nobles n'avait pas les moyens de vivre à la Cour, les textes montrent bien l'attachement des nobles de province au rôle de la Cour. Cette élite nobiliaire représentait l'ensemble de l'ordre.
Louis XVI n'entra jamais dans cette logique. Ce n'était pas par manque d'éducation : premier monarque français à parler couramment anglais, nourri des philosophes des Lumières, il aspirait à trancher avec l'image « Louisquatorzienne » du roi en constante représentation. Cette image du Roi simple rejoint celle des despotes éclairés de l'Europe, comme Frédéric II de Prusse.
Le refus d'entrer dans le grand jeu de l'étiquette explique la très mauvaise réputation que lui fera la noblesse : en la privant du cérémonial, le roi la privait de son rôle dans la société. Ce faisant, il se protégeait également : si à l'origine la Cour servait à contrôler la noblesse, la situation devint très vite différente : le Roi se trouvait lui-même prisonnier du système établi par lui. Pour assoir son contrôle, il devait avoir un rôle actif dans l'étiquette, centrée sur lui, et ne disposait guère de possibilité d'évasion. Louis XIV et Louis XV se réservaient quelques moments de ce type, comme les dîners d'après la chasse, quand le roi sélectionnait les convives selon son désir et non selon le protocole, il s'aménageait un espace de liberté où il restait le maître.
La mauvaise gestion de Louis XVI de cette cour, en fait sa non-adaptation à un système bien établi depuis Louis XIV, le desservira dans son image : beaucoup de pamphlets le ridiculisant viennent de la noblesse, le décrivant non pas comme le roi simple qu'il était, mais comme un roi simplet.
Sous la Révolution
Louis XIV
L'Assemblée nationale décréta le 10 octobre 1789, lors de la discussion sur le mode de promulgation des lois, que la formule serait : Louis, par la grâce de Dieu, & la loi constitutionnelle de l'État, Roi des Français à tous présents et à venir, salut.
Pour certains, le nouveau titre du chef de l'État serait donc roi des Français à partir de cette date. Rien pourtant d'anormal qu'à partir du 6 novembre 1789, il fit commencer ses actes officiels (lettres patentes, lois, etc.) par la formule Louis, par la grâce de Dieu, & par la Loi constitutionnelle de l'État, Roi des François, puisqu'il se conformait à la formule de promulgation qui avait été décrétée le 10 octobre par l'Assemblée constituante. Le nouveau sceau royal, utilisé à partir de février 1790, porta l'inscription : Louis XVI par la grâce de Dieu et par la loy constitutionnelle de l'État roy des François.
Pour d'autres, il n'aurait été déclaré roi des Français que par la [http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/constitution/c1791.htm Constitution du 3 septembre 1791] (chapitre II, article 2 : « [le seul titre du roi] est Roi des Français »), « acceptée » par le roi le 13 septembre 1791. Les pouvoirs du roi y sont en effet limités et précisés. Louis XVI n'est plus roi par la grâce de Dieu, mais roi des Français, c'est-à-dire non plus un souverain de droit divin, mais en quelque sorte le chef, le premier représentant du peuple français. Cette constitution maintenait en outre le changement du titre du dauphin en prince royal (qui avait eu lieu le 14 août 1791).
Le 14 septembre 1791, Louis XVI jure fidélité à ladite constitution.
L'épisode célèbre de la fuite du roi à Varennes est célèbre. Un plan de fuite avait été étudié par la reine à la fin de l'année 1790. En avril 1791, les évenements entrainent sa réalisation : un décret interdit au Roi de quitter la capitale. Au mois de juin, une manifestation l'empèche de se rendre à une messe donnée par un prêtre réfractaire à Saint-Cloud. Le Roi quitte alors la ville le 20 juin avec sa femme, sa sœur et ses deux enfants, Marie-Thérèse et Louis-Charles. Il est arrêté à Varennes le 21 juin. Une déclaration qu'il avait laissée à Paris en quittant la ville, stigmatisant les Jacobins, fut mal reçue. Les caricaturistes s'en donnèrent à cœur joie.
Jacobins
Un mouvement important réclamait le départ du roi. Les Cordeliers rédigent plusieurs pétitions contre le roi, soutenus par des journaux comme Le Républicain. Les Jacobins décidèrent de suivre les Cordeliers, ce qui crée une rupture en leur sein. Une partie de leurs membres créèrent le club des Feuillants. C'est dans ce contexte que la constitution du 13 septembre 1791, évoquée ci-dessus, est proclamée.
Le jeu politique extrêmement complexe de l'année qui suivit conduisit à la déchéance du roi. Le pays subissait de très fortes tensions : dans les campagnes, les récoltes furent bonnes, mais la politique libérale conduite par l'assemblée entraina un stress alimentaire et de nombreuses émeutes, malgré des réserves souvent excédentaires. En plus de ces tensions sociales, la guerre fut le principal facteur des difficultés de la monarchie. Les défaites de l'armée française entrainèrent le vote de décrets plus radicaux auxquels le roi opposa son veto. Les débats qui s'en suivirent obligèrent l'Assemblée législative à décréter la suspension du roi.
Louis XVI est donc suspendu par l'Assemblée le 10 août 1792, à la chute de la monarchie et détrôné lors de la première séance de la Convention nationale qui décréte, le 21 septembre 1792 que « la royauté est abolie en France » et que « l'An I de la République française » partira du 21 septembre 1792.
Il est déclaré coupable de « conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État » par la Convention, auto-instituée en tribunal et condamné à mort, au manège du château des Tuileries, à la suite de la « séance permanente du mercredi 16 et du jeudi 17 janvier 1793 », et du scrutin rectificatif du 18.
Exécution
Voir aussi : exécution de Louis XVI
Les bourreaux voulurent dépouiller Louis XVI de ses habits. Il les repoussa fièrement, se déshabilla lui-même et défit le col de sa chemise. Ils voulurent lui lier les mains. Cette humiliation le révolta. « Que prétendez-vous ? », demanda-t-il. « Vous lier », lui fut-il répondu. Louis XVI reprit : « Me lier ? Non je n'y consentirai jamais. Faites ce qui vous est commandé, mais vous ne me lierez pas ; renoncez à ce projet. »
Ils allaient l'empoigner quand l'abbé Henri Edgeworth de Firmont lui dit : « Sire, dans ce nouvel outrage je ne vois qu'un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être votre récompense. » Louis XVI leva les yeux au ciel. « Assurément, dit-il, il ne faut rien de moins que son exemple pour que je me soumette à un tel affront. »
Et se tournant vers les bourreaux : « Faites ce que vous voudrez ; je boirai le calice jusqu'à la lie. » Il se laissa dès lors lier les mains et couper les cheveux. S'appuyant sur l'abbé Henri Edgeworth de Firmont il monta calmement les marches qui conduissaient à l'échafaud. L'abbé Henri Edgeworth de Firmont craignait que le courage commença à lui manquer. Mais, parvenu au pied de la guillotine, Louis XVI considéra un instant les instruments de son supplice et demanda si les tambours s'arrêteraient de battre. Il s'avança pour dire : « Je meurs innocent des crimes qu'on m'impute, je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang qui coulera après ma mort ne retombe jamais sur la France ». Il voulut poursuivre mais les tambours couvrirent ses dernières paroles. On cria aux bourreaux de faire leur office.
Il fut guillotiné le 21 janvier 1793 à Paris, place de la Révolution (actuelle place de la Concorde). Le couperet siffla à 10 heures 22. Il fut enterré au cimetière de la Madeleine, rue d'Anjou-Saint-Honoré et exhumé le 19 janvier 1815. Ses restes sont transportés le 21 janvier à Saint-Denis avec les restes de Marie-Antoinette, retrouvés le 18 janvier.
Le 3 mai 1826 place de la Concorde, Charles X pose la première pierre du monument à la mémoire de Louis XVI. Mais la statue ne sera en fait jamais édifiée. Son socle servira de base à l'obélisque de Louxor dressé en 1836.
Voir aussi
Articles connexes
- Bourbons
- Prétendants au trône de France depuis 1830
- Exécution de Louis XVI
Bibliographie
- Evelyne Lever, Louis XVI, Grand livre du mois, Paris, 1991.
- Jean-Christian Petitfils, Louis XVI, Perrin, Paris, 2005.
- « Faut-il réhabiliter Louis XVI ? », dossier paru dans L'Histoire n°303, France, novembre 2005. Le dossier fait un point sur le personnage au cours de son règne.
Liens externes
- [http://roilouis16.free.fr Site dédié à la vie de Louis XVI]
- [http://xaviersoleil.free.fr/article/louis-xvi-jean-de-viguerie.htm Louis XVI le Roi bienfaisant (Jean de Viguerie)]
- [http://www.histoforum.org/histobiblio/article.php3?id_article=72 Madame de Rambaud qui s'est occupée de l'éducation du fils cadet de Louis XVI]
- [http://www.histoire-en-ligne.com/article.php3?id_article=230 Courte biographie, résumé général]
- [http://wikisource.org/wiki/Testament_de_Louis_XVI Testament de Louis XVI] sur [http://wikisource.org/ Wikisource].
Louis France 16
Louis France 16
Louis France 16
Louis France 16
Louis France 16
Louis France 16
Louis France 16
Louis France 16
ja:ルイ16世 (フランス王)
ko:루이 16세
Louis Henri Joseph de Bourbon
Louis Henri Joseph de Bourbon, prince de Condé (13 avril 1756, 27 août 1830 château de Saint-Leu), duc de Bourbon, pair de France, grand maître de la maison du roi, fils unique de Louis Joseph de Bourbon, prince de Condé.
Louis Henri Joseph de Bourbon épouse en 1770, Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d’Orléans (9 juillet 1750 Saint-Cloud, 10 janvier 1822 église Sainte-Geneviève à Paris), fille de Louis-Philippe, duc d’Orléans et petite-fille du Régent et de Louise-Henriette de Bourbon.
De son épouse, il à un fils Louis Antoine Henri de Bourbon (1772-1804). En 1780, il se sépare d’avec son épouse. Il a ensuite deux filles naturelles:
- Adélaïde-Charlotte-Louise (1780-1874), fille d’avec une danseuse de l’Opéra; M Michelot (Marguerite Catherine). Adélaïde épousera en première noce en 1803 à Londres, Patrice Gabriel de Montessus, comte de Rully (-1831) et en deuxième noces Guy de Chaumont, comte de Quitry, chambellan de l’Empereur Napoléon Ier.
- Sa deuxième fille est Louise-Charlotte-Aglaë (1782-1831).
Il est gouverneur de Franche-Comté et en 1792, il part aux Pays-Bas pour lever une armée. À son retour d’Angleterre où il mène grand train, il est nommé Grand Chambellan. Il se bat en duel avec le comte d’Artois (futur Charles X).
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