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Jeux Olympiques

Jeux Olympiques

:Cet article traite uniquement des jeux modernes. Pour les jeux antiques, voir Jeux Olympiques antiques. Jeux Olympiques antiques
Jeux Olympiques antiques Les jeux Olympiques sont un ensemble de compétitions sportives organisées tous les quatre ans (une olympiade est une période de quatre ans). Originellement tenus dans la Grèce antique (voir Jeux Olympiques antiques), ils ont été mis au goût de l'époque et réintroduits par le baron Pierre de Coubertin à la fin du ; les jeux Olympiques modernes ont lieu depuis 1896 tous les quatre ans (hormis lors des deux guerres mondiales). Depuis, seules la France et la Grèce ont participé à tous les Jeux. L'idée de créer des jeux Olympiques modernes revient à Pierre de Coubertin, président du Comité international olympique (CIO) de sa fondation, en 1894, à 1925. Les premiers jeux Olympiques d'été ont eu lieu en 1896 à Athènes. Les jeux Olympiques d'hiver ont été créés en 1924. Jusqu'en 1992, ils ont lieu tous les quatre ans, la même année que les jeux Olympiques d'été (les années bissextiles). À partir de 1994, ils ont toujours lieu tous les quatre ans, mais décalés de deux ans par rapport aux Jeux d'été.

Histoire

Les Jeux Olympiques antiques


- Article détaillé : Jeux Olympiques antiques

La rénovation des Jeux

La fédération omnisports française USFSA fête son cinquième anniversaire le 25 novembre 1892 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris ; Pierre de Coubertin appelle à la rénovation des Jeux Olympiques. Tenue à la Sorbonne le 23 juin 1894 du « Congrés pour le rétablissement des Jeux Olympiques ». Devant l’absence de réactions à son appel à la rénovation des Jeux Olympiques deux ans plus tôt, Pierre de Coubertin parvient à convaincre Anglais et Américains, mais aussi la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande ou la Suède, notamment. Plus de 2000 personnes représentant douze nations assistent finalement au congrès, qui vote à l’unanimité la rénovation des Jeux Olympiques. Autre décision importante prise à l’occasion de ce Congrès est la condamnation des règlements sportifs de certaines fédérations (anglaises notamment) excluant les ouvriers et les artisans au nom d’un élitisme social qui allait à l’encontre des idéaux égalitaires français.

Les Jeux Olympiques modernes

Suède
- Article détaillé : Jeux Olympiques d'été
- Article détaillé : Jeux Olympiques d'hiver De 245 participants originaires de 15 nations en 1896, les Jeux rassemblent 10500 athlètes de 200 délégations lors des derniers Jeux Olympiques d'été. Le nombre des participants aux Jeux Olympiques d'hiver est plus modeste avec environ 2500 athlètes attendus à Turin en 2006.

Interférences politiques

Guerre
Malgré les voeux de Coubertin, les deux guerres mondiales empêchèrent la tenue du rendez-vous olympique. Les Jeux de 1916 furent ainsi annullés pendant la Première Guerre mondiale, et ceux de 1940 et 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale.
Terrorisme
En 1972, lors des Jeux Olympiques de Munich, un commando de terroristes palestiniens pris en hôtage onze membres de la délégation israélienne dans le village olympique. Pas préparée à ce type d'action, la police allemande a rétabli l'ordre au prix d'un massacre. Depuis cet incident, les polices des pays occidentaux comprennent des sections anti-terroristes très pointues. De plus, la sécurité est renforcé autour des grands évènements comme les Jeux Olympique. Le village olympique devient un bunker... En 1996, lors des Jeux Olympiques d'Atlanta, une bombe explose en ville blessant plus de cent personnes.
Politique
La politique s'empare à l'occasion du symbole olympique. D'abord opposé à la tenue des Jeux Olympiques en Allemagne, Adolf Hitler utilise cette manifestation à des fins de propagande. C'est également le cas à Moscou en 1980, pour ne citer que ces exemples. L'Union Soviétique entra pourtant tardivement au sein du mouvement olympique. L'URSS participe pour la premièr fois aux Jeux "petits bourgeois" en 1952, à Helsinki.
Boycotts
En 1956, les Jeux sont boycottés par les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse qui manifestent ainsi leur déssacord avec le répression russe en Hongrie. Lors de ces mêmes Jeux, le Cambodge, l'Egypte, l'Irak et le Liban boycottent les Jeux en raison de la crise de Suez. En 1968, 1972 et 1976, de nombreux pays africains boycottent les Jeux afin de protester contre les régime d'apartheid sud africain. L'esclusion de la Nouvelle-Zélande est également réclamée, car son équipe de rugby s'est rendu en Afrique du Sud pour y jouer des matches... A Montréal, 21 pays africains et le Guyana manquent ainsi à l'appel. En 1980, les États-Unis et 64 autres délégations boycottent les Jeux de Moscou en prenant comme prétexte la guerre en Afghanistan. La France n'est pas solidaire de ce mouvement et se rend à Moscou avec quinze autres nations occidentales. En réplique au boycott de 1980, l'URSS et 14 de ses pays satellites boycottent les Jeux de Los Angeles sous prétexte que la sécurité des délégations n'était pas garantie... La Roumanie se distingua du bloc de l'Est en se rendant à Los Angeles. En 1988, Cuba, l'Ethiopie et le Nicaragua boycottent les Jeux de Seoul pour protester contre la mise à l'écart de la Corée du Nord dans l'organisation des Jeux.

Symboles

Le drapeau des jeux Olympiques est constitué de cinq anneaux enlacés sur fond blanc, inspirés par une gravure grecque. Une interprétation associant chaque continent à une couleur précise a été utilisée dès la création du drapeau mais est considérée depuis comme erronée (pour éviter toute forme de racisme). Le CIO précise en effet dans un document publié sur son site web que « les six couleurs (y compris le fond blanc du drapeau), combinées de cette façon, sont représentatives des couleurs de toutes les nations sans exception. Il est donc faux de croire que chacune des couleurs est associée à un continent précis. » (cf [http://www.olympic.org/fr/utilities/faq_detail_fr.asp?rdo_cat=10_39_0]) La flamme olympique, autre élément symbolique fort des jeux, est employée depuis 1928 pour symboliser le lien entre les jeux modernes et la Grèce antique. En 1896 l'hymne olympique fut composé et joué lors de la I jeux Olympiques. Pour plus d'informations, consulter ce [http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_672.pdf document du musée olympique de Lausanne].

Enjeux économiques

Les jeux Olympiques d'été de 1984 à Los Angeles furent les premiers jeux bénéficiaires. Aujourd'hui la majorité des recettes viennent des droits télévisuels et des partenaires commerciaux. Les retombées touristiques et en infrastructures (équipements sportifs, mais aussi ouvrages de génie civil, hôtellerie...) sont également cruciales pour les villes organisatrices. Plusieurs villes sont donc candidates pour les prochaines échéances, et la compétition entre elles est féroce. L'impact économique est tel que la tentation de recourir à la corruption est grande pour emporter la décision du CIO et se voir attribuer l'organisation des jeux.

Voir aussi

Articles connexes


- Comité international olympique
- Liste des codes pays du CIO
- Serment olympique
- Liste des sports olympiques
- Liste des médaillés d'or belges de l'histoire des Jeux Olympiques
- Jeux paralympiques
- Olympiades scientifiques
- Chronologie des Jeux Olympiques antiques
- Jeux Olympiques antiques
- :catégorie:Ville olympique

Liens externes


- [http://www.olympic.org/fr/index_fr.asp Site officiel du mouvement olympique]
- [http://www.dicolympic.com Dicolympic - Tous les Jeux olympiques de A à Z]
- [http://www.olympic.org/fr/utilities/reports/level2_fr.asp?HEAD2=82&HEAD1=6 Documents sur l'olympisme]
- [http://www.olympicwatch.org/francais/ Les Droits de l'Homme en Chine et Pékin 2008 - Olympic Watch]
- [http://www.marcolympics.org Tous les programmes et les résultats des Jeux Olympiques - All the programs and the results about the Olympic games] __NOTOC__
-
Catégorie:Histoire du sport ja:近代オリンピック ko:올림픽 ms:Sukan Olimpik th:กีฬาโอลิมปิก zh-min-nan:Olympia Ūn-tōng-hoē

Jeux Olympiques antiques

:Pour les jeux modernes, voir Jeux Olympiques modernes. Jeux Olympiques modernes
Jeux Olympiques modernes435 av. J.-C.)]] Les jeux Olympiques antiques sont un ensemble de compétitions sportives organisées tous les quatre ans (une olympiade est une période de quatre ans) sur une durée de 7 jours. Les olympiades servaient usuellement à désigner les années dans le temps, à compter de la I olympiade en 776 av. J.-C. (exemple : né la 2 année de la olympiade...). Ils ont été interdits par l'empereur romain (et chrétien), Théodose en 393 ap. J.-C.

Histoire

Plusieurs légendes grecques sont proposées comme source d'inspiration des jeux :
- celle où Héraclès (Hercule) gagne une course à Olympie et décrète ensuite que la course soit reconduite tous les quatre ans ;
- celle dans laquelle les jeux sont créés par Zeus après sa victoire contre Cronos ;
- celle décrivant le mythe de Pélops, battant à la course de chars le roi Œnomaos pour gagner la main de sa fille. Les jeux Olympiques se sont disputés dans la Grèce antique les premiers écrits mentionnant ces jeux indiquent la date de 776 av. J.-C. Il est toutefois très probable que ces jeux n'aient pas été les premiers tenus. La seule compétition était alors une course dans un stade (longueur 193 mètres). D'autres épreuves ont été ajoutées au fil du temps. Milon de Crotone est l'un des plus célèbres athlètes de cette époque. On estime qu'il y avait environ 50 000 spectateurs pour assister à ces jeux. Les jeux Olympiques sont la première manifestation des jeux panhelléniques, qui se déroulaient régulièrement en Grèce, avec des cycles de deux ou quatre ans. À partir du sont créés trois autres concours et l'ensemble constitue la période :
- les jeux IsthmiquesCorinthe) ;
- les jeux NéméensNémée) ;
- les jeux PythiquesDelphes). Les derniers jeux Olympiques ont eu lieu en 393. La même année, l'empereur romain Théodose I, chrétien, promulgue un décret visant à leur interdiction car il les accuse d'être trop païens. Sous l'influence d'Ambroise, évêque de Milan, l'empereur décide d'interdire toute autre pratique religieuse que la religion chrétienne. Nombre de prêtres des religions antiques sont massacrés, et près de 500 compétitions sportives sont suspendues, sur l'ensemble de l'empire. Voir l'article : Chronologie des Jeux Olympiques antiques.

Traditions

Religion

Les jeux sont avant tout religieux, organisés par les dignitaires de la ville d'Élis (proche d'Olympie) qui sont responsables du temple de Zeus. À l'ouverture des jeux, une procession se rend au bois d'Altis pour y égorger un bœuf. On en brûle les parties non comestibles pour apaiser le dieu suprême du panthéon grec. Ce sacrifice est accompagné de chants sacrés, puis de musique et de danse. À Olympie, le stade est séparé de l'enceinte religieuse, mais on passe de l'un à l'autre par un petit tunnel voûté.

Paix et citoyenneté

Ni les barbares (les non-Grecs), ni les esclaves, ni les femmes ne peuvent y participer. Les jeux Olympiques, et panhelléniques en général, sont une affirmation de la citoyenneté grecque. Les athlètes sont majoritairement issus des couches sociales aisées, et s'entraînent parfois dès le plus jeune âge. L'esprit de compétition et de confrontation fait partie intégrante de l'éducation grecque. Les compétitions sont acceptées par tous les pouvoirs locaux grecs, souvent en guerre entre eux. Sous l'influence des magistrats d'Élis, une trêve de douze jours dans les combats permet aux athlètes et aux spectateurs de se rendre aux jeux.

Nudité

Les jeux sont masculins, les femmes n'étant pas admises dans l'enceinte d'Olympie. À l'exception des conducteurs de chars, tous les athlètes sont nus, le corps recouvert d'huile d'olive et de sable. Le mot « gymnase » dérive directement de « nu ». Les Grecs n'avaient pas la même notion de pudeur, le port d'un pagne étant considéré comme barbare. De plus, la beauté masculine y était particulièrement célébrée, et les champions de pentathlon étaient considérés comme des modèles de perfection. L'homosexualité n'était pas rare parmi ces athlètes bons vivants, buveurs de vin et mangeurs de viande. Toutefois, des études récentes avec des essais montrent que courir totalement nu était peu confortable, et remet en doute la nudité totale.

Épreuves

Liste des principales courses à pied des jeux antiques :
- course à pied sur 1 stade (193 m)
- course à pied sur 2 stades (diaulos)
- courses de fond (dolichos) sur 7 stades ou 14 stades.
- course en armes (casque, jambières et bouclier), sur 2 ou 4 stades. Avec les années, d'autres disciplines du corps sont ajoutées :
- les courses hippiques : les jockeys montaient à cru.
  - courses de char à deux chevaux (biges)
  - courses de char à quatre chevaux (quadriges)
- le javelot : assez semblable au sport moderne ; le javelot possédait cependant une boucle de cuir qui servait à le propulser plus loin.
- le saut en longueur : pratiqué sans élan, mais en portant deux petits haltères pour servir de contrepoids et aller plus loin. L'épreuve consistait à enchaîner cinq sauts en une seule fois.
- le lancer du disque
- la lutte : pratiquée à mains nues, il fallait faire chuter l'adversaire trois fois. Les parties génitales ne devaient pas être atteintes, mais on avait le droit de casser un membre de son adversaire.
- le pancrace : sport de combat le plus violent qui soit, et aussi le plus populaire. Presque tous les coups étaient permis, sauf mordre, crever les yeux ou arracher le nez.
- le pugilat : ancêtre de la boxe, très violent également, pratiquée avec les poings entourés de lanières de cuir, parfois renforcés de pièces métalliques.
- le pentathlon : combinaison de cinq disciplines, course à pied, lancer du disque, javelot, saut en longueur, lutte. Considérée comme l'épreuve la plus complète.

Voir aussi

Articles connexes


- Chronologie des Jeux Olympiques antiques ;
- Jeux publics ;
- Jeux panhelléniques ;
- Jeux Olympiques modernes.
-
Catégorie:Jeux et sport dans l'Antiquité Catégorie:Religion grecque antique ja:古代オリンピック

Sport

ko:스포츠 ms:Sukan ja:スポーツ simple:Sport th:กีฬา Le sport est un ensemble d'exercices physiques sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu à des compétitions. zh:体育

Qu'est-ce que le sport ?

Le terme de sport a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie 'loisir'. En traversant la Manche, desport se mue en sport et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques. La langue allemande admet le terme sport et sa définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828. Ainsi, depuis lors, le sport n'englobe plus les divers jeux de société ou jeux de l'esprit qui faisaient la joie d'un Gargantua. La multiplication des sports, qui ne date pas d'hier, pose problème à certains. Faut-il admettre les concours de chiens de berger comme un sport ? Vaste problème pour beaucoup, débat d'arrière-garde pour d'autres qui groupent les sports en trois grandes catégories : les sports olympiques, les sports non-olympiques ayant vocation à devenir olympiques, et les autres sports, dit mineurs, dont les concours de chiens de berger. Cette dernière catégorie apparaît hétérogène, mais l'essence même du mouvement sportif ne se situe pas là. Certains mettent alors l'importance sur l'existence de compétitions, mais c'est un faux débat, car le sport de loisirs reste du sport. olympiques Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace, et, pour reprendre une maxime byzantine, « les peuples sans sport sont des peuples tristes ». La Grèce, Rome, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, sont tous marqués par l'importance du sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits, comme c'est le cas en Grande-Bretagne du Moyen Âge à l'époque Moderne, mais ce rappel permanent prouve une chose : la pratique sportive perdurait. La puissance du mouvement sportif est aujourd'hui considérable. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d'exiger la mise en application à la planète entière à compter d'une date précise. L'ONU rêve d'avoir un jour cette même capacité d'action. Et nul besoin à la FIFA de rappeler à l'ordre Pierre, Paul ou Jacques, car tout le monde suit le même règlement. Le sport propose ainsi un premier modèle de mondialisation réelle. À l'inverse de cette structure centralisée à la romaine, notons l'existence d'un mouvement sportif plus indépendant, notamment aux États-Unis. La NBA a des règles particulières et pas question de se mettre sous la coupe de la Fédération Internationale de Basket-ball. Sauf pour les Jeux Olympiques, évidemment, car c'est la FIBA qui est en charge des épreuves. Les joueurs NBA doivent alors jouer selon les règles communes au reste du monde. Le base-ball américain est encore plus caricatural sur ce point, avec les deux ligues qui s'affrontent pour le trophée des World Series : American et National n'ont pas les mêmes règles du jeu ! Financièrement, le mouvement sportif est également très bien doté en raison des flux financiers qu'il produit. Equipements sportifs, droits télé et autres merchandising font tourner la machine et il apparaît évident que le sport est l'une des toutes premières activités économiques du monde. D'après une étude l'ESSEC, le sport a généré un chiffre d'affaire de 29 milliards d'Euros en France en 2005. Ces chiffres publiés par l'ESSEC sont toutefois incomplets et ne tiennent notamment pas compte des secteurs du BTP et du tourisme liés au sport. BTP Le sport est l'une des pierres d'angle de l'éducation humaniste. Les Anciens mettaient déjà sur le même plan éducation physique et intellectuelle. Pythagore était un brillant philosophe qui fut également champion de lutte puis entraîneur du grand champion Milon de Crotone. La Renaissance redécouvre les vertus éducatives du sport et de Montaigne à Rabelais en passant par Mercurialis, tous les auteurs à la base du mouvement humaniste intègrent le sport dans l'éducation. Gargantua est très sollicité à ce niveau ! Chaque époque a son sport-roi. L'Antiquité fut ainsi l'âge d'or de la course de chars. Pendant plus d'un millénaire, les auriges, cochers des chars de course, étaient des stars adulées par les foules dans tout l'empire romain. Le tournoi, qui consiste à livrer une véritable bataille de chevaliers, mais « sans haine », fut l'activité à la mode en Occident entre le et le . Attention à ne pas confondre le Tournoi et la joute équestre, version très allégée du tournoi. La violence de Tournoi cause sa perte, d'autant que le jeu de paume s'impose dès le et jusqu'au comme le sport roi en Occident. Ce jeu de raquettes embrase Paris, la France puis le reste du monde occidental. Le voit le déclin du jeu de paume et l'arrivée, ou plutôt le retour, des courses hippiques qui s'imposent comme le sport roi des et s. La succession des courses hippiques fut âprement disputée car le nombre des sports structurés augmente spectaculairement dès la fin du siècle. Le football rafle finalement la mise et est encore aujourd'hui l'incontestable sport numéro un sur la planète. football À ce tableau général, il convient d'apporter des nuances régionales. Ainsi, on remarque que l'ancien empire britannique n'est pas vraiment féru de football ! En revanche, il cultive les autres sports que soutenait jadis la bonne société anglaise, du tennis au hockey sur gazon en passant par le rugby et le cricket. Le cricket a ainsi le statut national dans des pays comme l'Inde ou le Pakistan. De même, l'Amérique du Nord a mis au monde plusieurs sports comme les canadiens hockey-sur-glace et basket-ball et les états-uniens baseball et football américain, parvenant ainsi, provisoirement, à échapper à la vague football (qu'ils appellent soccer). En France, le sport roi de la fin du siècle est le cyclisme qui garde la palme jusqu'au triomphe du football, entre les deux guerres mondiales. Le rugby espéra bien se mêler a cette lutte, mais son implantion trop régionale était un frein.

Histoire du sport

rugby Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace. Nombre de phénomènes que nous pensons récents, accompagnent en fait l'histoire du sport depuis l'origine : du professionnalisme au dopage, des supporters aux problèmes d'arbitrage...
- Chronologie du sport : Le sport année par année 2005 - 2004 - 2003 - 2002 - 2001 - 2000 - 1999...
- Sport national : Les sports vedettes dans chaque pays
- Sport professionnel : Le professionnalisme sportif de l'Antiquité à nos jours.
- Arbitre : L'arbitrage dans le domaine sportif.
- Dopage : « le » fléau du sport...
- :Catégorie:Histoire du sport

Grands événements sportifs

Liste des sports

Voici un essai de liste des sports les plus importants, divisés par catégorie (beaucoup plus de sports pourraient être ajoutés). Notez que certains sports peuvent être dans plus d'une catégorie. Ils ont leur équivalent pour les handicapés : Handisport.

Sport et santé

La pratique sportive permet le maintien d'une bonne santé physique et mentale : elle fait travailler le système cardio-respiratoire, différents muscles, permet de brûler de l'énergie (prévention de l'obésité) et permet de libérer la tension nerveuse accumulée dans la journée (stress). Elle permet la découverte du corps, de ses limites et l'acquisition du sens de l'équilibre, soit en mettant dans des situations prévues (gymnastique), soit en mettant dans des situations imprévues (jeu, combat). stressCependant, la pratique sportive présente aussi des risques. Outre les sports dits « extrêmes » comme la plongée sous-marine ou le parachutisme, le sportif peut se blesser en faisant un faux mouvement ou une chute (entorse, élongation musculaire, claquage, fracture osseuse) ou en recevant un coup, ou bien avoir un accident cardiovasculaire (du type infarctus du myocarde). Le dopage est également un fléau qui touche non seulement les athlètes de haut-niveau mais également les pratiquants amateurs! La jeunesse de certains sportifs et la difficulté de certains programmes d'entrainements (gymnastique artistique, par exemple) provoquent également des séquelles physiques et psychologiques.

Activités annexes


- L'art dans le sport
- Club sportif
- L'art dans le sport
- Économie du sport
- Entrainement sportif
- Fédération sportive
- Le sport au cinéma
- Marketing sportif
- Médecine sportive
- Médias et sport
- Sport féminin.
- Supporteur

Voir aussi


- Actualité sportive
- Liste des ministres français de la Jeunesse et des Sports
- Wikipédia:Projet, Sport
- Assurance sportive ----
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Jeux Olympiques antiques

:Pour les jeux modernes, voir Jeux Olympiques modernes. Jeux Olympiques modernes
Jeux Olympiques modernes435 av. J.-C.)]] Les jeux Olympiques antiques sont un ensemble de compétitions sportives organisées tous les quatre ans (une olympiade est une période de quatre ans) sur une durée de 7 jours. Les olympiades servaient usuellement à désigner les années dans le temps, à compter de la I olympiade en 776 av. J.-C. (exemple : né la 2 année de la olympiade...). Ils ont été interdits par l'empereur romain (et chrétien), Théodose en 393 ap. J.-C.

Histoire

Plusieurs légendes grecques sont proposées comme source d'inspiration des jeux :
- celle où Héraclès (Hercule) gagne une course à Olympie et décrète ensuite que la course soit reconduite tous les quatre ans ;
- celle dans laquelle les jeux sont créés par Zeus après sa victoire contre Cronos ;
- celle décrivant le mythe de Pélops, battant à la course de chars le roi Œnomaos pour gagner la main de sa fille. Les jeux Olympiques se sont disputés dans la Grèce antique les premiers écrits mentionnant ces jeux indiquent la date de 776 av. J.-C. Il est toutefois très probable que ces jeux n'aient pas été les premiers tenus. La seule compétition était alors une course dans un stade (longueur 193 mètres). D'autres épreuves ont été ajoutées au fil du temps. Milon de Crotone est l'un des plus célèbres athlètes de cette époque. On estime qu'il y avait environ 50 000 spectateurs pour assister à ces jeux. Les jeux Olympiques sont la première manifestation des jeux panhelléniques, qui se déroulaient régulièrement en Grèce, avec des cycles de deux ou quatre ans. À partir du sont créés trois autres concours et l'ensemble constitue la période :
- les jeux IsthmiquesCorinthe) ;
- les jeux NéméensNémée) ;
- les jeux PythiquesDelphes). Les derniers jeux Olympiques ont eu lieu en 393. La même année, l'empereur romain Théodose I, chrétien, promulgue un décret visant à leur interdiction car il les accuse d'être trop païens. Sous l'influence d'Ambroise, évêque de Milan, l'empereur décide d'interdire toute autre pratique religieuse que la religion chrétienne. Nombre de prêtres des religions antiques sont massacrés, et près de 500 compétitions sportives sont suspendues, sur l'ensemble de l'empire. Voir l'article : Chronologie des Jeux Olympiques antiques.

Traditions

Religion

Les jeux sont avant tout religieux, organisés par les dignitaires de la ville d'Élis (proche d'Olympie) qui sont responsables du temple de Zeus. À l'ouverture des jeux, une procession se rend au bois d'Altis pour y égorger un bœuf. On en brûle les parties non comestibles pour apaiser le dieu suprême du panthéon grec. Ce sacrifice est accompagné de chants sacrés, puis de musique et de danse. À Olympie, le stade est séparé de l'enceinte religieuse, mais on passe de l'un à l'autre par un petit tunnel voûté.

Paix et citoyenneté

Ni les barbares (les non-Grecs), ni les esclaves, ni les femmes ne peuvent y participer. Les jeux Olympiques, et panhelléniques en général, sont une affirmation de la citoyenneté grecque. Les athlètes sont majoritairement issus des couches sociales aisées, et s'entraînent parfois dès le plus jeune âge. L'esprit de compétition et de confrontation fait partie intégrante de l'éducation grecque. Les compétitions sont acceptées par tous les pouvoirs locaux grecs, souvent en guerre entre eux. Sous l'influence des magistrats d'Élis, une trêve de douze jours dans les combats permet aux athlètes et aux spectateurs de se rendre aux jeux.

Nudité

Les jeux sont masculins, les femmes n'étant pas admises dans l'enceinte d'Olympie. À l'exception des conducteurs de chars, tous les athlètes sont nus, le corps recouvert d'huile d'olive et de sable. Le mot « gymnase » dérive directement de « nu ». Les Grecs n'avaient pas la même notion de pudeur, le port d'un pagne étant considéré comme barbare. De plus, la beauté masculine y était particulièrement célébrée, et les champions de pentathlon étaient considérés comme des modèles de perfection. L'homosexualité n'était pas rare parmi ces athlètes bons vivants, buveurs de vin et mangeurs de viande. Toutefois, des études récentes avec des essais montrent que courir totalement nu était peu confortable, et remet en doute la nudité totale.

Épreuves

Liste des principales courses à pied des jeux antiques :
- course à pied sur 1 stade (193 m)
- course à pied sur 2 stades (diaulos)
- courses de fond (dolichos) sur 7 stades ou 14 stades.
- course en armes (casque, jambières et bouclier), sur 2 ou 4 stades. Avec les années, d'autres disciplines du corps sont ajoutées :
- les courses hippiques : les jockeys montaient à cru.
  - courses de char à deux chevaux (biges)
  - courses de char à quatre chevaux (quadriges)
- le javelot : assez semblable au sport moderne ; le javelot possédait cependant une boucle de cuir qui servait à le propulser plus loin.
- le saut en longueur : pratiqué sans élan, mais en portant deux petits haltères pour servir de contrepoids et aller plus loin. L'épreuve consistait à enchaîner cinq sauts en une seule fois.
- le lancer du disque
- la lutte : pratiquée à mains nues, il fallait faire chuter l'adversaire trois fois. Les parties génitales ne devaient pas être atteintes, mais on avait le droit de casser un membre de son adversaire.
- le pancrace : sport de combat le plus violent qui soit, et aussi le plus populaire. Presque tous les coups étaient permis, sauf mordre, crever les yeux ou arracher le nez.
- le pugilat : ancêtre de la boxe, très violent également, pratiquée avec les poings entourés de lanières de cuir, parfois renforcés de pièces métalliques.
- le pentathlon : combinaison de cinq disciplines, course à pied, lancer du disque, javelot, saut en longueur, lutte. Considérée comme l'épreuve la plus complète.

Voir aussi

Articles connexes


- Chronologie des Jeux Olympiques antiques ;
- Jeux publics ;
- Jeux panhelléniques ;
- Jeux Olympiques modernes.
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Catégorie:Jeux et sport dans l'Antiquité Catégorie:Religion grecque antique ja:古代オリンピック

Pierre de Coubertin

ja:ピエール・ド・クーベルタン Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Pierre de Coubertin ( 1863 Paris2 septembre 1937 Genève), né sous le nom de Pierre de Frédy était un historien et pédagogue français qui ressuscita les jeux olympiques à l'ère moderne.

Biographie

jeux olympiques Né à Paris dans une famille aristocratique, il passa son enfance au château de Mirville, en Normandie. Il écarta la carrière militaire ou politique, fréquente dans son milieu. “Colonialiste fanatique” de ses propres mots, il accorde une grande place à l’honneur patriotique et au nationalisme. Bercé des souvenirs de l’après-défaite de 1870, il s’engage pour un renouveau de la nation française. Inspiré par sa propre éducation et ses visites dans des universités anglaises et américaines, il prend le parti d'améliorer l'éducation qu’il juge désuète et sans imagination. Selon lui, le sport occupe une place fondamentale dans le développement de l'individu: il s'attache à en augmenter la place dans l'éducation de la jeunesse. Comparant l’athlétisme allemand militarisé ou la gymnastique suédoise, il leur préfère la valeur des jeux éducatifs. Pratiquant la boxe, l'équitation comme l'aviron ou l'escrime, il prône la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Pour promouvoir l'athlétisme, son idée était de créer une grande compétition internationale, qui verrait s'opposer les meilleurs athlètes du monde civilisé. Inspiré par l’intérêt grandissant que suscite l'olympisme antique à la lumière de découvertes archéologiques d’Olympie, il décide de recréer les jeux. Il annonce son projet le 25 Novembre 1892 dans l'amphithéâtre de la Sorbonne et crée le Comité international olympique le 23 juin 1894, à Paris. En 1896, les premiers jeux olympiques rénovés auront symboliquement lieu à Athènes, et la fréquence de quatre ans est établie. Pour promouvoir l'athlétisme, son idée est de créer une grande compétition internationale, qui verrait s'opposer les meilleurs athlètes. Outre la dimension élitiste du personnage, il faut le replacer dans un contexte idéologique que nous pourrions qualifier clairement de raciste au regard de nos valeurs actuelles. Pour Coubertin, il s'agit de manifester aux yeux du monde la supériorité de l'occident, et surtout de prouver dans le cadre des jeux, la perfection de "l'homme blanc", autant sur le plan physique que spirituel. Pour Coubertin, la beauté des corps répondant à l'antique esthétique des athlètes grecques ne peuvent se retrouver que chez des compétiteurs Européens. Cette supposée perfection Européenne doit donc se manifester clairement par une supériorité en terme de performances, cela au détriment des autres races considérées comme inférieures : « À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance » cité par Boulogne dans « La vie et l'œuvre pédagogique de P. de Coubertin »).. Devant l'intérêt grandissant que suscite l'olympisme antique à la lumière de découvertes archéologiques faites sur le mont Olympe, il décide de recréer les jeux. Il annonce son projet le 25 novembre 1892 dans l'amphithéâtre de la Sorbonne et crée le Comité international olympique le 23 juin 1894, à Paris, Les premiers jeux olympiques rénovés auront lieu à Athènes en 1896. Il participe à diverses associations visant à promouvoir le sport et rédige plusieurs ouvrages pédagogiques. En dépit du succès croissant des premières Olympiades modernes, il ne cesse de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l'éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Pour lui, il s'agit d'un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition. Néanmoins, la pression grandissante des mouvements féministes au cours des années 20 finissent par abattre les règlements mysogynes du comité international olympique, si bien qu'en 1928, aux jeux d'Amsterdam, les femmes au nombre de 290 font leur entrée triomphale aux épreuves d'athlétisme. Écoeuré, Coubertin s'éloigne du comité Olympique international (démission du poste de président en 1925), pour se rapprocher de celui de l'Allemagne, qui selon lui, est plus proche de l'idéal Olympique. En 1936, il soutient avec enthousiasme les jeux de Berlin dont il loue l'élan et l'organisation. Il meurt à Genève, l'année suivante d'une crise cardiaque. Enterré à Lausanne, son coeur sera inhummé séparément dans un monument près du sanctuaire d’Olympie. Certains lui prêtent un rôle actif dans la lutte pour un idéal d'égalité raciale, notamment lors de l'Olympiade de 1904 à St louis où l'on fera concourir des athlètes d'Amérique, d'Afrique et d'Asie dans le but de les ridiculiser. Il est en effet relaté dans certaines biographies de Pierre Coubertin qu'il se serait insurgé de cette caricature de compétition en affirmant : “ Cette mascarade outrageante se dépouillera naturellement de ses oripeaux lorsque ces Noirs, ces Rouges, ces Jaunes apprendront à courir, à sauter, à lancer et laisseront les Blancs derrière eux”. Voici cependant d'autres déclarations du Baron plus sujettes à polémiques : -« Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! C'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. » (In « Education anglaise »). - « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines, conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement (sic) s'abaisser, à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a raison à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (In « The review of the reviews » avril 1901). -« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau » (Pierre de Coubertin, « Les assises philosophiques de l’Olympisme moderne ».

1896

Catégorie:1896 Cette page concerne l'année 1896 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Massacres en Crète.

France

Affaire Dreyfus

- En mars, Affaire Dreyfus : Interception du télégramme (le « petit bleu ») adressé par Schwartzkoppen à Hesterhazy.
- En juillet, Affaire Dreyfus : le lieutenant-colonel Georges Picquart constate la similitude de l'écriture du bordereau et celle d'Hesterazy, il alerte en vain ses supérieurs.
- 6 novembre : Bernard Lazare publie à Bruxelles « Une erreur judiciaire, la vérité sur l'affaire Dreyfus ».
- En décembre, Affaire Dreyfus : une nouvelle enquête aboutit à un non lieu en faveur d'Hesterazy.

Suisse


- L'Exposition nationale à Genève attire six millions de visiteurs.
- Création de l'entreprise Landis & Gyr à Zoug.

Afrique noire


- 1 mars : Victoire du Négus Ménélik II contre les troupes italiennes à Adoua en Éthiopie, garantissant l'indépendance de son pays.
- Début de la reconquête de Madagascar par Gallieni (fin en 1905).

Amériques

Amérique latine


- Début de la politique espagnole de « concentration » dans la lutte contre les indépendantistes cubains.
- Grande famine à Cuba, 50 000 morts à La Havane.

Amérique du Nord


- 4 janvier : L'Utah devient le quarante-cinquième état de l'Union américaine.
- 18 mai : Dans son arrêt Plessy v. Ferguson, la cour suprême des États-Unis reconnaît aux États le droit d'imposer la ségrégation raciale, pourvu que les conditions offertes aux deux races soient égales.
- 11 juillet : Wilfrid Laurier Premier ministre du Canada
- En novembre, élection de William McKinley (R) comme Président des États-Unis.
- 29 décembre : Massacre de 300 Indiens à Wounded Knee Creek par les soldats du 7e de cavalerie, chargés d'escorter le chef indien Big Foot à un paw-waw ; 13 Étatsuniens meurent, victimes de tirs amis.
- La construction du Canadian Northern Railway et terminé.
- Création du Dow Jones

Asie & sous-continent indien


- 15 janvier : Accord franco-britannique sur les sphères d'influence au Siam.
- Éclatement d'une rébellion anti-espagnole aux Philippines.
- Le Royaume-Uni met sur pied la Fédération des États Malais avec Kuala Lumpur comme capitale.
- 15 juin : Un tsunami tue 27 000 personnes au Japon.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Massacres en Arménie.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1896 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1896 au cinéma
- Sports : 1896 en sport
- Arts & cultures :
  - Le compositeur italien Giacomo Puccini écrit son opéra « La Bohème ».
  - 15 février 1896 : Le fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl (1860-1904), publie « L'État juif, recherche d'une réponse moderne à la question juive », (Der Judenstaat).
- Sciences & techniques :
  - Le savant anglais Havelock Ellis commence ses travaux sur la psychologie de la sexualité.
  - Le savant français Antoine Henri Becquerel découvre la radioactivité de l'uranium.
  - Les savants français Pierre et Marie Curie découvrent le radium.
  - 10 août - Otto Lilienthal se tue en planeur. Il effectua quelques 2 000 vols sur les 18 machines qu'il construisit entre 1891 et 1896. Ces machines volantes tenaient plus du deltaplane que de l'avion.
  - 12 septembre - Octave Chanute construit des planeurs. Le vol le plus long est de 123 mètres pour 14 secondes de vol.
- Économie :
  - 26 mai : Création du Dow Jones.

Naissances en 1896


- 8 février : King Vidor, réalisateur américain
- 18 février : André Breton, écrivain et poète français
- 24 février : Richard Thorpe, réalisateur américain
- 30 mai : Howard Hawks, scénariste, producteur et réalisateur américain
- 16 juillet : Trygve Lie, homme d'état norvégien et 1er Secrétaire général de l'ONU
- 16 juillet : Ahmad Chah, dernier souverain iranien de la dynastie des Qadjar
- 4 septembre : Antonin Artaud, dramaturge et poète français
- 17 septembre : Denise Grey, comédienne française
- 2 octobre : Jacques Duclos, résistant, homme politique français

Décès en 1896


- 8 janvier : Paul Verlaine, poète français
- 29 mai : Auguste Daubrée, géologue français
- 23 juin : Joseph Prestwich, géologue britannique
- 10 août : Otto Lilienthal, aviateur allemand
- 13 août : Sir John Everett Millais, peintre anglais
- 23 septembre : Gilbert Duprez, chanteur d'opéra français
- 3 octobre : William Morris, peintre, écrivain et décorateur anglais
- 11 octobre : Anton Bruckner, compositeur autrichien
- 18 octobre : Antonio Meucci, inventeur italo-américain
- 20 octobre : Félix Tisserand, astronome français
- 10 décembre : Alfred Nobel, industriel suédois et instigateur des prix Nobel
- Frederick Leighton, peintre et sculpteur anglais
- Karl Verner, linguiste danois __NOTOC__ ko:1896년 ms:1896 simple:1896 th:พ.ศ. 2439

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Pierre de Coubertin

ja:ピエール・ド・クーベルタン Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Coubertin, Pierre de Pierre de Coubertin ( 1863 Paris2 septembre 1937 Genève), né sous le nom de Pierre de Frédy était un historien et pédagogue français qui ressuscita les jeux olympiques à l'ère moderne.

Biographie

jeux olympiques Né à Paris dans une famille aristocratique, il passa son enfance au château de Mirville, en Normandie. Il écarta la carrière militaire ou politique, fréquente dans son milieu. “Colonialiste fanatique” de ses propres mots, il accorde une grande place à l’honneur patriotique et au nationalisme. Bercé des souvenirs de l’après-défaite de 1870, il s’engage pour un renouveau de la nation française. Inspiré par sa propre éducation et ses visites dans des universités anglaises et américaines, il prend le parti d'améliorer l'éducation qu’il juge désuète et sans imagination. Selon lui, le sport occupe une place fondamentale dans le développement de l'individu: il s'attache à en augmenter la place dans l'éducation de la jeunesse. Comparant l’athlétisme allemand militarisé ou la gymnastique suédoise, il leur préfère la valeur des jeux éducatifs. Pratiquant la boxe, l'équitation comme l'aviron ou l'escrime, il prône la pratique sportive et physique comme un moyen de redressement de l’esprit. Pour promouvoir l'athlétisme, son idée était de créer une grande compétition internationale, qui verrait s'opposer les meilleurs athlètes du monde civilisé. Inspiré par l’intérêt grandissant que suscite l'olympisme antique à la lumière de découvertes archéologiques d’Olympie, il décide de recréer les jeux. Il annonce son projet le 25 Novembre 1892 dans l'amphithéâtre de la Sorbonne et crée le Comité international olympique le 23 juin 1894, à Paris. En 1896, les premiers jeux olympiques rénovés auront symboliquement lieu à Athènes, et la fréquence de quatre ans est établie. Pour promouvoir l'athlétisme, son idée est de créer une grande compétition internationale, qui verrait s'opposer les meilleurs athlètes. Outre la dimension élitiste du personnage, il faut le replacer dans un contexte idéologique que nous pourrions qualifier clairement de raciste au regard de nos valeurs actuelles. Pour Coubertin, il s'agit de manifester aux yeux du monde la supériorité de l'occident, et surtout de prouver dans le cadre des jeux, la perfection de "l'homme blanc", autant sur le plan physique que spirituel. Pour Coubertin, la beauté des corps répondant à l'antique esthétique des athlètes grecques ne peuvent se retrouver que chez des compétiteurs Européens. Cette supposée perfection Européenne doit donc se manifester clairement par une supériorité en terme de performances, cela au détriment des autres races considérées comme inférieures : « À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance » cité par Boulogne dans « La vie et l'œuvre pédagogique de P. de Coubertin »).. Devant l'intérêt grandissant que suscite l'olympisme antique à la lumière de découvertes archéologiques faites sur le mont Olympe, il décide de recréer les jeux. Il annonce son projet le 25 novembre 1892 dans l'amphithéâtre de la Sorbonne et crée le Comité international olympique le 23 juin 1894, à Paris, Les premiers jeux olympiques rénovés auront lieu à Athènes en 1896. Il participe à diverses associations visant à promouvoir le sport et rédige plusieurs ouvrages pédagogiques. En dépit du succès croissant des premières Olympiades modernes, il ne cesse de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l'éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Pour lui, il s'agit d'un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition. Néanmoins, la pression grandissante des mouvements féministes au cours des années 20 finissent par abattre les règlements mysogynes du comité international olympique, si bien qu'en 1928, aux jeux d'Amsterdam, les femmes au nombre de 290 font leur entrée triomphale aux épreuves d'athlétisme. Écoeuré, Coubertin s'éloigne du comité Olympique international (démission du poste de président en 1925), pour se rapprocher de celui de l'Allemagne, qui selon lui, est plus proche de l'idéal Olympique. En 1936, il soutient avec enthousiasme les jeux de Berlin dont il loue l'élan et l'organisation. Il meurt à Genève, l'année suivante d'une crise cardiaque. Enterré à Lausanne, son coeur sera inhummé séparément dans un monument près du sanctuaire d’Olympie. Certains lui prêtent un rôle actif dans la lutte pour un idéal d'égalité raciale, notamment lors de l'Olympiade de 1904 à St louis où l'on fera concourir des athlètes d'Amérique, d'Afrique et d'Asie dans le but de les ridiculiser. Il est en effet relaté dans certaines biographies de Pierre Coubertin qu'il se serait insurgé de cette caricature de compétition en affirmant : “ Cette mascarade outrageante se dépouillera naturellement de ses oripeaux lorsque ces Noirs, ces Rouges, ces Jaunes apprendront à courir, à sauter, à lancer et laisseront les Blancs derrière eux”. Voici cependant d'autres déclarations du Baron plus sujettes à polémiques : -« Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! C'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. » (In « Education anglaise »). - « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines, conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement (sic) s'abaisser, à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a raison à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (In « The review of the reviews » avril 1901). -« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau » (Pierre de Coubertin, « Les assises philosophiques de l’Olympisme moderne ».

Comité international olympique

Catégorie:Jeux Olympiques Le Comité International Olympique est une organisation créée par Pierre de Coubertin en 1894, pour réinstaurer les anciens Jeux olympiques de la Grèce antique, et organiser cet événement sportif tous les quatre ans. C'est une organisation non gouvernementale à but non lucratif dont le nom est souvent abrégé en CIO. Grèce antique] Le 23 juin 1894, le baron Pierre de Coubertin fonde le Comité international Olympique afin de faire revivre les anciens Jeux olympiques après une absence de plus de 1500 ans. Il voulait ainsi contribuer à bâtir un monde pacifique au moyen du sport en promouvant la communication, le fair-play et l'entente entre les peuples. Le CIO est une organisation dont le but est de localiser l'administration et l'autorité pour les jeux, ainsi que de fournir une seule entité légale qui détient tous les droits et les marques. Par exemple le logo olympique, le drapeau, la devise et l'hymne olympique sont tous administrés et possédés par le CIO. Le président du comité Olympique représente le CIO dans son ensemble, et les membres du CIO représentent le CIO dans leurs pays respectifs. Le CIO est composé de 115 membres qui se réunissent au moins une fois par an, et élisent un président pour une durée de 8 ans. Les membres sont tous des personnes physiques. Le CIO comprend notamment parmi ses membres, des athlètes actifs, d'anciens athlètes, ainsi que des présidents ou dirigeants au plus haut niveau de Fédérations Internationales de sports, d'organisations internationales reconnues par le CIO. Le CIO recrute et élit ses membres parmi les personnalités qu'il juge qualifiées. Les moyens financiers proviennent d'une part des droits de retransmission télévisée et d'autre part des partenariats avec des sociétés multinationales. Le siège du CIO est situé à Lausanne en Suisse. La présidence de Juan Antonio Samaranch (1980 à 2001) a vu une explosion des droits télévisés et de parrainage des jeux. En décembre 1998, éclate le scandale de corruption qui a entouré la désignation de Salt Lake City comme ville organisatrice des Jeux Olympiques d'hiver de 2002. Le CIO, autorité suprême du Mouvement olympique, désigne lors de ses sessions les villes hôtes pour les Jeux olympiques d'hiver comme d'été. L'élection de la ville hôte requiert la majorité absolue des suffrages exprimés. Si à un tour donné, aucune ville n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, un nouveau tour est effectué en éliminant la ville ayant reçu le moins de voix. Lors du dernier tour s'il y a lieu, les deux finalistes sont convoqués pour assister au résultat final du vote. Le vote est secret et n'ont pas le droit de vote les membres du CIO ayant la même nationalité qu'une ville encore en lice.

Liste des présidents du comité Olympique


- Demetrius Vikelas 1894 à 1896
- Pierre de Coubertin 1896 à 1925
- Henri de Baillet-Latour 1925 à 1942
- Sigfrid Edström 1946 à 1952
- Avery Brundage 1952 à 1972
- Lord Killanin 1972 à 1980
- Juan Antonio Samaranch 1980 à 2001
- Jacques Rogge 2001

Liens internes


- Liste des membres du Comité international olympique
- :catégorie:membre du comité international olympique
- Liste des comités nationaux olympiques
- Liste des codes pays du CIO

Liens externes


- [http://www.olympic.org/fr/index_fr.asp Site officiel du mouvement olympique]
- [http://www.olympicwatch.org/francais/ Olympic Watch] ja:国際オリンピック委員会 ko:국제올림픽위원회

1925

Catégorie:1925 Cette page concerne l'année 1925 du calendrier grégorien.

Événements


- Le prix Nobel de la paix est attribué au Britannique Sir Austen Chamberlain et à l'Américain Charles Dawes.
- 19 août : Première conférence œcuménique, à Stockholm, rassemblant des représentants des religions anglicane, protestante et grecque orthodoxe, organisée par l'archevêque luthérien suédois Nathan Söderblom.

Europe


- L'île de Chypre devient une colonie de la couronne anglaise.
- Proclamation de la république albanaise avec Ahmed Zougu comme président.
- Début en Pologne de la dictature paternaliste du Maréchal Józef Piłsudski qui durera jusqu'en 1939.
- Le Zuiderzee est asséché au Pays-Bas.

Allemagne


- 18 juillet : Adolf Hitler publie Mein Kampf.
- 16 octobre : accords de Locarno : l'Allemagne reconnaît ses frontières occidentales.
- 9 novembre : Création de la SS.

France


- 2 février : Suppression du budget de l'ambassade de France au Vatican.
- 10 avril : Chute du gouvernement du président du Conseil Herriot.
- 17 avril : Painlevé président du Conseil.
- 27 octobre : Démission du président du Conseil Painlevé.
- 29 octobre : Painlevé président du Conseil.
- 23 novembre : Chute du gouvernement du président du Conseil Painlevé.
- 28 novembre : Briand président du Conseil.
- La France renégocie ses dettes de guerre avec les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Italie


- Benito Mussolini prend le pouvoir.
- 1 mai : Création par Mussolini du « dopolavoro ».

URSS


- Staline élimine Trotsky.
- 18 décembre : Adoption, lors du XIV congrès du PCUS, de la thèse du socialisme dans un seul pays.

Afrique


- L'homme d'État Jomo Kenyatta fonde la Kikuyu Central Association pour la libération du Kenya.

Asie


- Création du parti communiste coréen
- Soulèvement communiste infructueux en Indonésie (fin en 1926).
- Reza Shah Pahlavi règne comme shah d'Iran.
- En Chine, Tchang Kaï-chek devient le chef du Kuomintang.

Amériques

Océanie et Pacifique

Proche-Orient et monde arabe

Maroc


- En avril, Abd el-Krim pénètre au Maroc français.
- En juillet, intervention des troupes françaises (Pétain) dans la guerre du Rif, au côté des Espagnols, contre les troupes de Abd el-Krim.
- En août, démission de Lyautey, résident général au Maroc.
- En août, le maréchal Pétain prend en main les opérations militaires dans le Rif.

Arts & culture


- 29 avril : Ouverture du salon des arts décoratifs et industriels modernes à Paris.
- École de comédiens fondée par René Simon.
- La danseuse noire américaine Joséphine Baker est la vedette de la Revue Nègre à Paris.

Cinéma


- 21 décembre : Sortie du film Le cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein.
- Le réalisateur français Abel Gance tourne son Napoléon (fin en 1927).

Littérature


- 18 juillet : Adolf Hitler publie Mein Kampf.
- L'écrivain américain Francis Scott Fitzgerald publie The Great Gatsby (Gatsby le magnifique).
- L'écrivain américain John Dos Passos publie « Manhattan Transfer ».

Sciences et techniques


- Création du disque 78 tours.
- L'astronome américain Edwin Powell Hubble propose une classification des galaxies.
- L'Américain Clarence Birdseye commence la commercialisation de nourriture surgelée.
- L'enseignant américain John T. Scopes passe au tribunal pour avoir enseigné l'évolution darwinienne.
- L'inventeur écossais John Logie Baird transmet le premier signal de télévision.
- Le physicien suisse Wolfgang Pauli énonce le principe d'exclusion.
- Les physiciens allemands Werner Heisenberg et Max Born inventent la mécanique quantique.
- Le Leica avec la pellicule de 35 mm, séduit les photographes du monde entier.

Sports


- Tour de France (21 juin - 19 juillet) : L’Italien Ottavio Bottecchia s’impose devant le Belge Lucien Buysse et l’Italien Bartolomeo Aimo.
- Article détaillé : 1925 en sport

Naissances en 1925


- 9 janvier : Jean Poperen, homme politique français
- 14 janvier : Yukio Mishima, écrivain japonais
- 26 janvier :
  - Claude Ryan, journaliste politicien québécois, canadien
  - Paul Newman, acteur américain
- 8 février : Jack Lemmon, acteur américain
- 18 février : Marcel Barbeau, peintre et sculpteur québécois
- 20 février : Robert Altman, producteur et réalisateur américain
- 21 février : Sam Peckinpah, réalisateur américain († 28 décembre 1984)
- 12 mars :
  - Louison Bobet, cycliste
  - Georges Delerue, compositeur et directeur musicale des films
- 21 mars : Peter Brook, réalisateur anglais
- 26 mars : Pierre Boulez, compositeur
- 3 mai : Robert Jonquet, footballeur
- 17 mai : Claude Julien, journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique († 6 mai 2005)
- 20 mai : Alexeï Tupolev, ingénieur aéronautique russe
- 25 mai : Claude Pinoteau, réalisateur français (L'Étudiante, La Boum, La Gifle)
- 27 mai : Tony Hillerman, romancier américain
- 9 juin : Jérôme Lindon, éditeur français
- 11 juin : Jean-Pierre Chabrol, écrivain français
- 2 juillet :
  - Medgar Evers, militant pour les droits civils
  - Patrice Lumumba, homme politique congolais
- 3 juillet : Tony Curtis (Bernard Schwartz), acteur (Some Like it Hot), dans le Bronx (New York)
- 5 juillet : Jean Raspail, écrivain français.
- 8 juillet : Jean Cau, écrivain, français, († 1993).
- 29 juillet : Mikis Theodorakis, compositeur grec
- 2 août : Jorge Rafael Videla, militaire et homme politique argentin
- 8 août : Marguerite Mathieu, linguiste belgo-française
- 21 août : Maurice Pialat, réalisateur de films français († 11 janvier 2003)
- 28 août : Donald O'Connor, danseur acteur américain
- 3 octobre : Gore Vidal, écrivain américain
- 13 octobre : Margaret Thatcher, Premier ministre anglais
- 24 octobre : Luciano Berio, compositeur italien
- 10 novembre : Richard Burton, acteur anglais
- 20 novembre : Robert Kennedy, homme politique américain († 5 juin 1968)
- 17 décembre : Alphonse Boudard, écrivain français
- 23 décembre :
  - Albert Jacquard, généticien français
  - Pierre Bérégovoy, ancien premier ministre français († 1 mai 1993)
- 25 décembre : Carlos Castaneda, anthropologue américain

Décès en 1925


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