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Joséphine De Beauharnais

Joséphine de Beauharnais

Marie Rose Josèphe Tascher de la Pagerie (prononcer "Taché") connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais, est née le 23 juin 1763 à Trois-Ilets (Martinique) et morte le 29 mai 1814 à Rueil-Malmaison. Elle épousera, le 13 décembre 1779 à Noisy-le-Grand, Alexandre, vicomte de Beauharnais - aussi orthographié à l'époque « Biauharnois ». Le couple donnera naissance à deux enfants, Eugène et Hortense. Les Beauharnais étaient séparés depuis longtemps lorsque le vicomte fut guillotiné en 1794. Elle épousera Napoléon Bonaparte en 1796, de six ans son cadet. C'est lui qui décidera de changer son prénom de Rose en Joséphine. Il sera nommé général en chef de l'armée d'Italie, en partie grâce à elle. Leur vie de couple sera orageuse, sous le Directoire à cause des infidélités chroniques de Joséphine, qui refusa de le suivre dans ses campagnes ; par la suite, à cause de la jalousie de celle-ci, la situation s'étant inversée. Napoléon crut qu'il était stérile, Joséphine ayant déjà deux enfants, jusqu'au jour où une suivante de sa femme lui donna un fils, Léon. Il se décida alors à la répudier en 1809 pour fonder une dynastie. Il lui conserva néanmoins le titre d'impératrice. Elle se retira au Château de Malmaison, où toutes les têtes couronnées défilèrent au printemps 1814. C'est pour avoir souhaité montrer son jardin au Tsar Alexandre, vêtue d'une simple robe d'été, qu'elle prit froid et contracta la pneumonie qui devait l'emporter. À la fin des Cent-Jours, l'Empereur vint se recueillir en ces lieux ; elle était restée l'unique grand amour de sa vie.

Voir aussi

Le site de la famille Tascher de la Pagerie est consacré à Josephine. Vous y trouverez des Lettres, des articles une généalogie, une bibliographie complète. http://www.tascher-de-la-pagerie.org

Bibliographie


- Bernard Chevallier, Douce et incomparable Joséphine (en collaboration avec Christophe Pincemaille ; préface de son Altesse impériale la princesse Napoléon). Paris : éditions Payot & Rivages, coll. « Petite bibliothèque Payot », n° 571. 253 pp., 17 cm. ISBN 2-228-90029-X. Beauharnais, Joséphine Beauharnais, Joséphine Beauharnais, Joséphine ja:ジョゼフィーヌ・ド・ボアルネ

1763

Catégorie:1763
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---- Cette page concerne l'année 1763 du calendrier grégorien.

Événements


- 10 février : Signature du traité de Paris mettant fin à la guerre de Sept Ans. L'Angleterre est devenue la puissance coloniale majeure. La France perd toutes ses positions en Inde hormis les comptoirs.

Europe


- Des lois sont promulguées en Prusse en faveur de l'instruction publique.
- Début du ministère whig de George Grenville, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1765).

Amériques


- L'Angleterre rend Cuba et les Philippines à l'Espagne en échange de la Floride.
- La capitale du Brésil est transférée de Salvador de Bahia à Rio de Janeiro.
- Le chef indien Ottawa, Pontiac, conduit un soulèvement contre les Anglais en Amérique du Nord.
- Le navigateur anglais James Cook explore les côtes du Labrador.

Arts & cultures


- L'architecte français Ange Gabriel construit le Petit Trianon dans le parc de Versailles.

Sciences & techniques


- L'astronome français Charles Messier commence ses observations météorologiques au Collège de France.
- Le britannique Richard Reynolds invente les rails en fonte et l'aiguillage pour les chemins de fer de mines.

Naissances en 1763


- 20 juin : Theobald Wolfe Tone, nationaliste irlandais.
- William Artaud, peintre anglais († 1823)
- Joséphine de Beauharnais, future femme de Napoléon Bonaparte, nait aux Trois-Ilets (Martinique) († 1814).

Décès en 1763


- 12 février : Pierre Carlet dit Marivaux, dramaturge et romancier français.
- 11 juillet : Pehr Forsskål, explorateur, orientaliste et naturaliste suédois1732). ko:1763년 ms:1763

Martinique

La Martinique (972) est une île de l'archipel des Antilles, située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Préhistoire

Article détaillé : Préhistoire de la Martinique

Les premiers peuplements de la Martinique

Le peuplement humain de la Martinique est relativement récent. Les premiers peuplements amérindiens sont archéologiquement attestés aux alentours de l'an 0 de l'ère chrétienne. Aucune donnée fiable ne permet pour l'instant de faire remonter à une période plus ancienne le peuplement de la Martinique. Les premiers habitants se rattachent à la culture saladoïde, du nom du site éponyme Vénézuélien de Saladero. Ils viennent, selon toute vraisemblance, de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qu'on leur donne généralement ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe. Cette population produit une céramique extrêmement décorée et semble surtout occuper les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population néolithique pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001. Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique. Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté autour de 800-900 après J.C.. Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture. Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (300 après J.C.) et l'occupation du Diamant (800 après J.C.). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.

Caraïbes et Arawaks

Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les arawaks avaient été exterminés par les caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée. Ce débat est développé dans la page sur les caraïbes.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Martinique Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires donnent la paternité du nom à Christophe Colomb, qui au cours de son deuxième voyage en 1493, aurait baptisé ainsi l'île de la Martinique, apercue « de loin ». Ce baptême serait lié à la date de cette vision, le 11 Novembre 1493, la fête de Saint-Martin. Martinica, ou Martinina (Petite Martine), serait le diminutif donnée à cette île où il ne débarquera finalement que près de 9 ans plus tard. C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Iles de l'Amérique. Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et infestées d'Indiens dangereux, les Hollandais, Français et Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade, s'approvisionner en vivres et commercer avec les Amérindiens. L'ouvrage de Jean-Pierre Moreau Les petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu fait un point intéressant de cette activité européenne non coloniale pendant tout le . Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), rocou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique est alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La mono-culture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du . La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'Habitation sucrière demande une importante main-d'œuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre. Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de 36 mois). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Mais à la différence de l'esclave, si il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail, il recouvrait sa liberté au bout des trois années et se voyait allouer une terre pour devenir à son tour planteur. La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflux d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du XVIIème siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines. Les amérindiens, dont on peut supposer que la densité de population était relativement faible, sont petit à petit repoussés vers la côte atlantique avant d'être finalement chassés dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population. Dans les premières années du , le Père Labat, religieux dominicain ayant vécu plusieurs années dans l'île, décrira encore la carbet du chef indien Larose, caraïbe christianisé vivant aux alentours du bourg du Robert. Les premiers établissement français en Martinique sont le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre), fondée par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuelle Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac. Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime commerciale dans l'île. Si certains navires "circuiteux" passent en Afrique charger une cargaison d'esclaves avant de venir l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, des navires encore plus nombreux font le voyage en "droiture" entre les ports du royaume de France et la colonie. Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus. Le manque chronique d'espèces métalliques dans les îles se fait ressentir pendant toute la période coloniale, et la plupart des échanges se font sur le mode du troc. Cette navigation commerciale suscite bien entendu la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent va caractériser l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger dans les périodes de paix civile. Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVII siècle, la lutte se concentre entre Français et Anglais. Toutes les grandes conflagrations européennes ont leur composante caraïbe. C'est le cas de la guerre de sept ans qui vaudra à la France de perdre de nombreuses possessions au profit de l'Angleterre. La Martinique passera par deux fois sous possession anglaise pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816. L'île connait un important développement au cours du XVIII siècle et regagne en importance après la perte de Saint-Domingue. La ville de Saint-Pierre est une des plus fameuses des Antilles et le restera jusqu'au 8 mai 1902 quand l'éruption de la Montagne Pelée entraînera la destruction totale de la ville par une nuée ardente. Fort-de-France devient alors le chef-lieu de la Martinique. En 1763, Joséphine de Beauharnais, future femme de Napoléon Bonaparte, naît aux Trois-Ilets. Le 27 avril 1848, Victor Schoelcher appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive, les esclaves se sont révoltés et ont obtenus l'abolition de fait le 23 mai. En 1887, l'écrivain Lafcadio Hearn et le peintre Paul Gauguin séjournent sur l'île. Le 8 mai 1902, une terrible éruption de la montagne Pelée tue tous les habitants de Saint-Pierre (sauf un prisonnier sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot) et de ses environs (30 000 morts), malgré les avertissements de certains scientifiques. Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger de nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge. Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe. Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France. Le 19 mars 1946, la Martinique devient un département d'outre-mer. 1974, la Martinique devient une région. 1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création du conseil régional. 8 novembre 1996 décret instituant l'AOC Rhum Agricole Martinique.

Administration

Articles détaillés : Conseil régional de Martinique ~ Conseil général de Martinique La Martinique est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Fort-de-France. La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA). Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne. En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum.

Politique

Article détaillé : Politique de la Martinique

Géographie

Politique de la Martinique Article détaillé : Géographie de la Martinique

Géographie physique

D'une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la montagne Pelée (1 397 m). Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W. On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizées de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet. Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.

Situation

La Martinique est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Vénézuela). Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km. Sa superficie est d'environ 1100 km2, suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km2, pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.

Relief et formation géologique

Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres. A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres. La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Faune

a compléter avec notamment le bothrops, le manicou, la mangouste, le crabe violoncelle et le colibri

Végétation

La forte hygrométrie et la fertilité des sols favorisent l'épanouissement d'une végétation tropicale généreuse. Mais les différences de relief sont cause d'une grande diversité dans le couvert végétal, remarquable pour un espace aussi limité. Le nord de l'île est couvert par la forêt tropicale humide, caractérisée par des essences comme la fougère arborescente. Par contre dans le sud on trouve des zones plutôt sèches, pratiquement désertiques sur la Savane des pétrifications à l'extrême sud de l'île. Entre les deux, se trouvent des zones de transition variées.

Climat et régime des vents

Les saisons

« L'année se divise à la Martinique en deux saisons bien distinctes et de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août, septembre et octobre.» C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en Martinique. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite "sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de courtes périodes. Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.

Le régime des vents

Le climat est caractérisé par un régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures). Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC). Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.

La pluviométrie

La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.

Les températures

Les alizés, atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26° C. Les mois les plus chauds sont ceux de Mars, Avril, Mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de Décembre et de Janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37° C en avril et mai 1986 et la plus basse de 12° à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18° C.

Cyclones tropicaux ou ouragans

La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80° W). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-W ou SW-NE. La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre. Le cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations.

Côte au vent ou Cabesterre

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large. La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large. La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation. Ces récifs ou cayes comme on les appelle sans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.

Côte sous le vent ou caraïbe

Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et le Marin). Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Villes

Les communes de Martinique sont les suivantes : Le chef lieu
- Fort-de-France
- Nord atlantique
  - Grand'Rivière
  - Macouba
  - Basse-Pointe
  - Le Lorrain
  - Marigot
  - Sainte-Marie
  - La Trinité (sous-préfecture)
  - Le Robert
  - Le François
  - Le Gros-Morne
  - Saint-Joseph
  - Morne-des-Esses (pas une commune)
  - Le Morne-Rouge
  - Ajoupa-Bouillon
- Nord caraïbe
  - Le Prêcheur
  - Saint-Pierre (sous-préfecture)
  - Le Carbet
  - Bellefontaine
  - Case-Pilote
  - Schœlcher
  - Fonds-Saint-Denis
  - Le Morne-Vert
- Sud
  - Les Anses d'Arlet
  - Le Diamant
  - Sainte-Luce
  - Le Marin (sous-préfecture)
  - Sainte-Anne
  - Les Trois-Ilets
  - Le Vauclin
  - Ducos
  - Rivière-Pilote
  - Le Saint-Esprit
- Intérieur
  - Rivière-Salée
  - Petit-Bourg (pas une commune)
  - Le Lamentin

Économie

Article détaillé : Économie de la Martinique
- Agriculture (rhum agricole,canne à sucre, banane, ananas)
- Tourisme

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Martinique Démographie de la Martinique Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national. (Chiffres du ministère de l'Outre-mer)

Culture

Article détaillé : Culture de la Martinique La Martinique est souvent considérée comme lintellectuelle des Antilles notamment grâce aux écrivains qu'elle vit naitre ou séjourner sur son sol. Parmi ceux-ci, on peut citer :
- Le père Labat
- Lafcadio Hearn
- Saint-John Perse
- André Breton
- René Maran
- Aimé Césaire
- Edouard Glissant
- Raphaël Confiant
- Patrick Chamoiseau
- Frantz Fanon Le Français et le créole martiniquais sont parlé en Martinique.

Spécialités culinaires


- Rhum agricole : rhum AOC réputé comme étant l'un des meilleurs du monde (avec ceux de la Guadeloupe et de l'île de la Réunion), en particulier son « rhum vieux » vieilli en fûts de chêne.
- Colombo de porc, de poulet (façon de cuisiner avec des épices dont le curry).
- Accras de morue (beignets).
- Pâté en pot (soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres).
- Pain au beurre chocolat également appelé « chocolat de première communion » car servi à cette occasion (boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre).
- Sorbet à la noix de coco

Divers


- Il y a plus de 180 couleurs de sable différentes en martinique.
- Les amérindiens qui peuplaient la Martinique la nommaient "Madinina" : l'île aux fleurs ou "Madinito" : l'île aux femmes

Voir aussi


- Liste des sénateurs de la Martinique

Liens externes


- [http://www.zananas-martinique.com/ Guide actif et festif de la Martinique.]
- [http://www.martinique-photos.com/ Banque photos de la Martinique.]
- [http://barredominique.free.fr/ Photographies de la Martinique.]
-
ja:マルティニーク ko:마르티니크 zh-min-nan:Martinique


29 mai

Le 29 mai est le 149 jour de l'année (150 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 325 : Loi de Constantin I interdisant de séparer les familles d'esclaves lors d'une vente.
- 325 : Pour la première fois un chrétien, Acilius, devient préfet de Rome.
- 1453 : Prise de Constantinople par les Ottomans.
- 1453 : Condamnation de Jacques Cœur à Lusignan. Ses biens sont mis sous séquestre, et le palais qu'il faisait construire à Bourges devient possession du roi.
- 1537 : Publication de Sublimus Dei, bulle pontificale de Paul III condamnant l' esclavage .
- 1555 : Le cardinal Francesco Pisani est nommé évêque d' Albano, (Italie).
- 1724 : Benoît XIII devient pape
- 1660 : Restauration de la monarchie en Angleterre
- 1914 : Naufrage de l'Empress of Ireland au large de Pointe-au-Père (Québec)
- 1953 : Première ascension de l'Everest par Edmund Hillary et Tenzing Norgay
- 1985 : Drame du Heysel à Bruxelles.
- 2005 : Les Français rejettent par un referendum le projet de Constitution européenne.

Naissances


- 1630 : Charles II d'Angleterre.
- 1716 : Louis Jean-Marie Daubenton, naturaliste français († 1800).
- 1894 : Josef von Sternberg, réalisateur américain.
- 1902 : Henri Guillaumet, aviateur français.
- 1917 : John F. Kennedy, 35e président des États-Unis.
- 1922 : Iannis Xenakis, compositeur français.
- 1942 : Pierre Bourque, homme politique canadien.
- 1952 : Jean-Marc Zaorski, photographe français.
- 1953 : Danny Elfman, compositeur et acteur américain.
- 1958 : Annette Bening, actrice américaine.
- 1959 : Rupert Everett, acteur britannique.
- 1967 : Noel Gallagher, rockstar mancunienne.
- 1978 : Sébastien Grosjean, joueur de tennis français.

Décès


- 1311 : Jacques II de Majorque, roi de Majorque de 1276 à 1311.
- 1814 : Joséphine de Beauharnais, impératrice de France
- 1861 : Joachim Lelewel, historien, numismate et politicien polonais
- 1873 : Édouard de Verneuil, paléontologiste français
- 1896 : Auguste Daubrée, géologue français
- 1942 : John Barrymore, acteur américain
- 1958 : Maurice Jeanpierre, Colonel du 1er Régiment Etranger de Parachutistes
- 1982 : Romy Schneider, actrice
- 1992 : Raymond Cattiaux, brigadier chef pour la Police Nationale français
- 1998 : Barry Goldwater, homme politique américain Catégorie:Jour de l'année ja:5月29日 ko:5월 29일 ms:29 Mei simple:May 29 th:29 พฤษภาคม

1814

Catégorie:1814 Cette page concerne l'année 1814 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Création par Napoléon Bonaparte du Royaume de Pologne, qui sera rattaché à la Russie, puis aboli en 1863.
- Début du règne de Ferdinand VII d'Espagne (fin en 1833).
- Vote d'une loi sur la conscription générale et obligatoire en Prusse.
- 1 novembre : Début du Congrès de Vienne (nov. 1814-juin 1815).
  - Le Danemark perd la Norvège au bénéfice de la Suède, mais garde l'Islande, le Groenland et les Féroé.
  - Les Pays de Savoie retournent aux États de Savoie.
- Le Traité de Paris rend le comté de Nice au duc de Savoie. Les frontières de 1760 sont rétablies.
- Le pape Pie VII retourne à Rome. L'ordre jésuite est rétabli.

Guerres napoléonniennes


- 29 janvier : Victoire contre Blücher à Brienne.
- 1 février : Défaite contre Schwarzenberg à La Rothière.
- 10 février : Victoire contre Blücher à Champaubert.
- 11 février : Victoire de Napoléon Ier contre Blücher à la bataille de Montmirail.
- 14 février : Victoire contre Blücher à bataille de Vauchamps.
- 17 février : Victoire contre les Autrichiens à Mormant.
- 18 février : Victoire contre les Autrichiens à Montereau.
- 9 mars : Échec contre Blücher à Laon.
- 20 mars : Échec contre Schwartzenberg à Arcis-sur-Aube.
- 30 mars : Paris capitule.
- 1 avril : Un gouvernement provisoire composé de royalistes est composé.
- 5 avril : Abdication de Napoléon Ier.
- 5 avril : Restauration : Louis XVIII frère de Louis XVI monte sur le trône.
- 11 avril
  - Abdication sans condition de Napoléon Ier.
  - Bataille de Toulouse, dans laquelle le général Taupin meurt.
- 4 mai : Napoléon arrive à l'île d'Elbe.
- 30 mai : Exil de Napoléon à Elbe.

France


- 30 mai : Traité de Paris : La France est ramenée aux frontières de 1792, et conserve ses colonies.
- Début du règne de Louis XVIII, interrompu par les Cent-Jours (fin en 1824). Le 4 juin il proclame la Charte.
  - L'article 2 de la Charte abolit la conscription et fait appel à des engagés volontaires.

Afrique


- L'Afrique du Sud passe sous administration britannique.
- L'île Bonaparte reprend son nom d'île Bourbon.

Amériques

Amérique du Nord


- 27 mars : victoire d'Andrew Jackson à la bataille d'Horseshoe Bend (Tennessee) sur les Indiens Creek

Amérique latine


- L'Uruguay déclare son indépendance.

Asie


- Début de la guerre anglo-gurkha au Népal (fin en 1816).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe

Arts & cultures


- L'écrivain britannique Lord Byron publie Le Corsaire. Dix mille exemplaires sont vendus immédiatement.
- L'écrivain britannique Jane Austen publie Mansfield Park.
- L'écrivain britannique Sir Walter Scott publie Waverley.
- Le peintre français Jean Auguste Dominique Ingres peint La Grande Odalisque.
- Le peintre espagnol Francisco Goya peint Dos de Mayo et Tres de Mayo.

Sciences et techniques


- L'ingénieur anglais George Stephenson construit la première locomotive à vapeur.
- Les premières presses à vapeur sont utilisées au London Times.
- St. Margaret's Westminster est le premier quartier de Londres à être éclairé au gaz.

Naissances en 1814


- 17 janvier : Hippolyte Lucas, entomologiste français († 1899).
- 27 janvier : Eugène Viollet-le-Duc, architecte, ingénieur et écrivain français († 1879).
- 31 janvier : Andrew Ramsay, géologue écossais († 1891).
- 28 mars : Arsène Houssaye, poète, journaliste et auteur dramatique français.
- 25 juin : Auguste Daubrée, géologue français († 1896).
- 9 août : Alexander Willem Michiel Van Hasselt, médecin et naturaliste hollandais († 1902).
- 13 août : Anders Jonas Ångström, astronome et physicien suédois († 1874).
- 4 octobre : Jean-François Millet, peintre français († 1875).
- 24 octobre : Rafael Carrera : président du Guatemala († 1865).

Décès en 1814


- 27 février : Julien Louis Geoffroy, critique littéraire français1743)
- 31 mars : Pierre Sonnerat, naturaliste et explorateur français1748).
- 11 avril : général Taupin.
- 21 mai : Ignacio Jordán Claudio de Asso y del Rio, naturaliste, juriste et historien espagnol1742).
- 29 mai : Joséphine de Beauharnais, femme de Napoléon Bonaparte1763).
- 1 octobre : Guillaume-Antoine Olivier, naturaliste et entomologiste français1756).
- 2 décembre : Marquis de Sade, écrivain français (° 1740). __NOTOC__ ko:1814년 ms:1814 simple:1814 th:พ.ศ. 2357

13 décembre

ko:12월 13일 ms:13 Disember ja:12月13日 simple:December 13 th:13 ธันวาคม Catégorie:Jour de l'année Le 13 décembre est le 347 jour de l'année (348 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1084 : Süleyman Shah s'empare d’ Antioche, alors l’une des plus grandes villes du monde, et se trouve ainsi maître de l’ Anatolie presque entière.
- 1294 : Démission du pape Célestin V.
- 1542 : Début du concile de Trente.
- 1640 : Jean de Bragance est couronné roi du Portugal. Le portugal gagne ainsi son indépendance de l'Espagne.
- 1808 : Capitulation de Madrid devant l'armée de Napoléon
- 1897 : Port-Arthur, sur la Mer Jaune est occupé par les Russes
- 1937 : Prise de Nankin par les Japonais
- 1938 : Construction du camp de concentration de Neuengamme près de Hambourg par un Kommando de Sachsenhausen.
- 1939 : Bataille du Rio de la Plata .
- 1940 : Renvoi de Pierre Laval du poste de Vice-président du conseil.
- 1945 : La France et la Grande-Bretagne retirent leurs troupes de Syrie .
- 1963 : Adoption d'une charte du droit de l'espace .
- 1966 : Premiers bombardements américains sur la ville de Hanoï
- 1972 : Une plaque à la gloire de la paix est deposée sur la Lune par les astronautes d'Apollo 17
- 1991 : La Corée du Nord et la Corée du Sud signent un traité de non agression et de réconciliation après 46 ans de conflit
- 1996 : Le Conseil de sécurité de l'ONU désigne comme nouveau secrétaire général le Ghanéen Kofi Annan
- 2002 : L'Union européenne décide à Copenhague d'un élargissement à dix nouveaux pays au 1 mai 2004
- 2003 : Arrestation par l'armée américaine (aidée de soldats kurdes) de l'ancien chef d'État irakien Saddam Hussein dans un village proche de Tikrit, sa ville natale. La nouvelle sera confirmée par les autorités états-uniennes le lendemain lors d'une conférence de presse.

Naissances


- 1527 : Sixte Quint, 227 pape († 27 août 1590)
- 1553 : Henri IV, roi de France († 14 mai 1610)
- 1560 : Maximilien de Béthune, duc de Sully, surintendant français des finances († 22 décembre 1641)
- 1797 : Heinrich Heine, poète allemand († 17 février 1856)
- 1816 : Ernst Werner von Siemens, ingénieur, inventeur et industriel allemand († 6 décembre 1892)
- 1903 : Carlos Montoya, guitariste espagnol de flamenco († 3 mars 1993)
- 1912 : Curd Jürgens, acteur germano-français († 18 juin 1982)
- 1934 : Richard Darryl Zanuck, producteur
- 1951 : Nanda, artiste peintre à Nancy
- 1964 : Hideto Matsumoto, dit hide, chanteur et guitariste japonais
- 1967 : Jamie Foxx, acteur

Décès


- 1049 : Al-Biruni, savant encyclopédiste persan (mathématicien, physicien, astronome, historien, etc.), écrivant entre autres en arabe, à Ghazni (Afghanistan) (° 15 septembre 973 près de Khiva en Ouzbékistan).
- 1118 : Le pape Pascal II.
- 1124 : Le pape Calixte II.
- 1565 : Conrad Gessner, naturaliste suisse (° 28 mars 1516).
- 1466 : Donatello, sculpteur italien (° v. 1386).
- 1849 : Le comte Johann Centurius von Hoffmannsegg, botaniste, entomologiste et ornithologue allemand, (° 1766).
- 1868 : Carl Friedrich Philipp von Martius, botaniste et un explorateur allemand1794).
- 1919 : Huguette Beolet, joueuse de ping-pong.
- 1930 : Fritz Pregl, prix Nobel de chimie en 1923.
- 1935 : François Auguste Victor Grignard, prix Nobel de chimie en 1912.
- 1944 : Wassily Kandinsky, peintre français d'origine russe (° 4 décembre 1866).
- 1994 : Antoine Pinay, homme politique français (° 31 décembre 1891).
- 2000 : Pierre Demargne, archéologue.
- 2003 : Xie Tian, célèbre acteur et réalisateur chinois.

Célébrations


- Fête nationale : République de Malte

Saints catholiques et orthodoxes du jour


- Sainte Lucie
- Saint Josse

Noisy-le-Grand

Catégorie:Commune de la Seine-Saint-Denis Elle se trouve dans le périmètre d'aménagement de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Sa population atteignait 60 235 habitants selon un recensement complémentaire en 2003. Deux arrêts du RER A desservent cette ville :
- Noisy-le-Grand - Mont d'Est
- Noisy-Champs - Champy Un arrêt du RER E - Zone des Richardets
- Noisy le Grand - Les Yvris

Géographie

La Marne coule au Nord de la ville. Sur le Mont d'Est, au bord de l'autoroute A4 se dresse le centre commercial qui offre une architecture audacieuse.

Histoire

Le 5 novembre 2005, lors des émeutes en banlieue, un gymnase y a été incendié.

Administration

Le canton de Noisy-le-Grand compte deux communes : Noisy-le-Grand et Gournay-sur-Marne.

Culture

Monuments et lieux touristiques

Près de l'arrêt du RER A de Noisy-le-grand, aux abords du lac, se dressent deux immeubles face à face en forme de cercles. A en croire les japonais et autres touristes du monde entier férus d'architecture qui s'y rendent chaque année, ces édifices seraient des pièces intéressantes d'architecture.

Bâtiments religieux

Musées

Autres

Personnes célèbres de Noisy-le-Grand


- l'acteur Michel Simon a vécu à Noisy-le-Grand
- le curé Joseph Wresinski y fonda en 1956 le mouvement ATD Quart Monde.
- L'impératice Joséphine de Beauharnais a épousé Alexandre, vicomte de Beauharnais, le 13 décembre 1779 à Noisy-le-Grand. Le couple donnera naissance à deux enfants, Eugène et Hortense, avant que le vicomte soit guillotiné en 1794.
- L'international de football Thierry Tusseau y est né. Le violoncelliste, acteur, comédien et comique Maurice Baquet, y a vécu de nombreuse années j'usqu'à son décès dans l'été 2005. Il avait joué dans des film de Renoird et a posé pour de nombreuses photos de Robert Doisneau

Industrie


- station d'assainissement des eaux

Agriculture

Urbanisme

L'aménagement de Noisy-le-Grand lors de la création de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée a été l'occasion de confier à l'architecte catalan Ricardo Bofill la réalisation de la partie habitation du quartier du Mont d'Est situé à côté du centre commercial des Arcades dans le même quartier : «Les Espaces d'Abraxas » située place des Fédérés, avec un ensemble de trois bâtiments (le « Théâtre » à l'ouest, l'« Arc » au centre et le « Palacio » à l'est). Cet ensemble a été construit entre 1982 et 1984. L'architecture des habitations du Pavé neuf à, quant à elle, été confiée à Manolo Nuñez-Yanowsky, qui bâtit un ensemble appelé « les Arènes de Picasso » en 1985. Manolo Nuñez-Yanowsky Manolo Nuñez-Yanowsky Manolo Nuñez-Yanowsky Manolo Nuñez-Yanowsky Manolo Nuñez-Yanowsky

Enseignement supérieur et recherche

L'université la plus proche est l'université de Marne-la-Vallée, qui se trouve près de l'arrêt de RER Noisy-Champs.

Voir aussi


- Emmaüs

Liens externes

[http://www.ville-noisylegrand.fr Site de la ville] Catégorie:Ville de France

Alexandre François Marie de Beauharnais

Alexandre François Marie, vicomte de Beauharnais, né à Port-Royal Martinique, le 28 mai 1760, guillotiné à Paris, le 23 juillet 1794. Il entra dans la 1ère compagnie des mousquetaires en 1775, fut sous-lieutenant dans le régiment de Sarre-infanterie. Capitaine en 1779, il épousa le 13 décémbre 1779 à Noisy-le-Grand, Marie Rose Josèphe Tasher de la Pagerie, mieux connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais, future impératrice des français, dont il eut deux enfants, Eugène en 1781 et Hortense en 1783. En 1784, il servit dans le régiment Royal-Champagne-cavalerie et fut major en 1788. Le bailliage de Blois l'envoya comme représentant de la noblesse aux États Généraux, puis à l'Assemblée constituante, où il occupait le fauteuil de la présidence lors de la fuite du roi. A la fin de l'Assemblée Constituante, il devint adjudant-général et partit pour l'armée du Nord; il commanda le camp de Soissons, sous les ordres de Custine. Le 7 septembre 1792, il fut promu maréchal de camp (général de brigade) et le 8 mars 1793, général de division. Le 23 mai 1793, il devenait général en chef de l'armée du Rhin. Le 13 juin 1793, il fut nommé ministre de la Guerre, mais il refusa. Après la perte de Mayence, il démissionna et rentra chez lui. Arrêté en janvier 1794, il comparut devant le Tribunal révolutionnaire pour trahison et complicité de conspiration dans la prison des Carmes, fut condamné à mort et guillotiné. Beauharnais, Alexandre Francois MarieBeauharnais,Alexandre François MarieBeauharnais, Alexandre Francois Marie Beauharnais, Alexandre Francois Marie Beauharnais,Alexandre François Marie Beauharnais,Alexandre François Marie

Hortense de Beauharnais

Hortense-Eugénie de Beauharnais (10 avril 1783 - 5 octobre 1837), fille de Joséphine de Beauharnais et de son premier mari le vicomte Alexandre de Beauharnais, eut pour beau-père l'empereur Napoléon I, qui épousa sa mère en 1796, après la mort sur l'échafaud du vicomte en 1794. Elle entre à douze ans dans la pension de Mme Campan puis fréquente à sa majorité la haute société consulaire. Après le nouveau mariage de sa mère avec Napoléon le 8 mars 1796, celui-ci décide d'adopter Hortense et son frère aîné, Eugène. Joséphine, qui tient qu'une nouvelle union scelle l'alliance des familles Bonaparte et Beauharnais; fait marier sa fille, Hortense, le 4 janvier 1801 à Louis Bonaparte, l'un des frères cadets du 1er Consul, par le cardinal Capara rue de la Victoire. Hortense devient ainsi la belle-soeur de sa mère. Pourtant le mariage se montre désastreux : Hortense est follement éprise de Duroc (certains prétendent qu'ils ont même été amants) tandis que Louis souffre d'une obsession de la persécution et d'une maladie vénérienne jamais soignée. Elle devient reine de Hollande (d'où son surnom La Reine Hortense jusqu'en 1810, victime de l'annexion de son royaume par Napoléon 1er. Belle, séduisante et intelligente, Hortense tombe amoureuse de Charles de Flahaut, aide de camp de Murat. Fidèle à l'Empereur pendant les Cent-Jours, elle est contraite de gagner la Suisse en 1817 où elle éléve seule ses fils. De nouveau mariée, elle voit son fils Napoléon-Louis mourir pendant la révolte italienne de 1831. En 1837, son dernier fils, Charles Louis Napoléon est banni et s'exile aux Etats-Unis. Gravement souffrante, elle informe ce dernier de sa maladie. Il rentre aussitôt, juste à temps pour assiter à la mort de sa mère en octobre 1837. Toute sa vie, le futut Napoléon III gardera dans son portefeuille la dernière lettre d'Hortense. De son premier mari elle eut trois fils dont un seul survécut: Charles Louis Napoléon Bonaparte, devenu par la suite l'empereur Napoléon III. Elle fut également la maîtresse du comte de Flahaut, fils de Talleyrand, et eut de lui un fils naturel, Charles, duc de Morny. De plus, elle flirta quelques temps avec le tsar Alexandre de Russie pendant la première Restauration. Beauharnais, Hortense Beauharnais, Hortense Beauharnais, Hortense Beauharnais, Hortense

Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède. Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun. Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »

Jeunesse et ascension dans l'armée

Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787. D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre. Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France. Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes. Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.

Campagne d'Italie

Campagne d'Italie] Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, Lodi, ou Arcole — où Napoléon prend lui-même la tête de l'assaut, sous la pluie de feu qui tue son ami et aide-de-camp, Muiron ; cet homme « qui est partout et qui voit tout, volant comme l'éclair et frappant comme la foudre » séduit ses subalternes, Sérurier, Masséna, Berthier, par son ascendant sur les hommes, son audace et son sang-froid. Il perçoit la valeur d'un officier encore anonyme, Lannes. Durant ces batailles, les peintures d'époque de son quartier général montrent qu'il utilisa (comme tous les généraux de la Révolution) le premier système de télécommunications au monde, le télégraphe Chappe. L'Autriche, dirigée par l'archiduc Charles, dut négocier un traité défavorable à Campo-Formio. En Italie, le général Bonaparte prend conscience de ses forces, et de la situation qui est la sienne. Il règne sur les champs de bataille et a la faveur du public (italien comme français) : c'est une véritable petite cour qui se forme autour du général républicain à Milan. Le Directoire est loin pour celui qui règle le sort de la riche Italie et maîtrise superbement son adversaire. En 1797, par le truchement du général Augereau, Bonaparte organisa une manœuvre politique qui permit d'écarter plusieurs royalistes du pouvoir à Paris et de préserver la république jacobine.

Campagne d'Égypte

Paris]] - Voir l'article détaillé Campagne d'Égypte - En 1798, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire, sous prétexte de barrer aux Anglais la route des Indes, le charge d'envahir l'Égypte. Admirateur du Siècle des Lumières, Bonaparte décide d'emmener des scientifiques, et fonde l'Institut. En outre, il est accompagné du général Kléber. Découverte par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, la pierre de Rosette permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Victorieuse à la bataille du Mont-Thabor le 16 avril 1799, l'expédition en Syrie est décimée par la peste puis arrétée a Saint jean d'acre. Bonaparte régle de manière expéditive le sort des pestiférés de Jaffa. Le 1 et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson. - - La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte abandonne le commandement de l'armée d'Égypte à Kléber, et rentre en France. Sur le chemin qui le mêne à Paris, il est acclamé par la population. Kléber capitulera le 31 août 1801 après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies.

Le coup d'État

Arrivé dans la capitale, le général s'entretient avec Talleyrand, homme politique d'expérience et fin connaisseur des forces en jeu. Le schéma du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) (cf. l'article) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne. L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir. Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours très mal perçu par les députés qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l'assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l'aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre Hors-la-loi Bonaparte.Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l'ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l'armée. Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l'homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d'État parlementaire en un coup d'État militaire. Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d'appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple. Le 20 brumaire les trois consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos. C'est le début du Consulat

La Constitution

Le 25 décembre 1799, mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu'accentuer le caractère autocratique du pouvoir. Le pouvoir législatif est divisé en 3 assemblées (parlement tricaméral) :
- le tribunat discute les lois sans les voter
- le corps législatif ou corps des muets adopte ou rejette les lois
- le sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. L'empereur corrige lui-même les résultats si non satisfaisants. L'empire est une forme de despotisme éclairé.

L'Oeuvre législative

Comment évoquer Bonaparte sans parler du Code civil ? Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l'éducation, la justice, la finance et le système administratif. Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours. Le Code civil est toutefois très largement inspiré d'un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l'Ancien Régime qu'il unifiait. Son oeuvre administrative se prolongea jusqu'en 1814 : il créa les écoles de droit (érigées en Facultés en 1808) et la Capacité en droit pour mieux diffuser le Code civil, mais aussi les lycées et le nouveau Baccalauréat, la Banque de France, le Franc germinal, les préfets, le Conseil d'Etat, initia le travail de cadastration du territoire français, et institua la Légion d'honneur.
- Voir Code civil

Du Consul à l'Empereur

Code civil] En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l'Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d'Amiens en (mars 1801). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolident fortement la situation de Napoléon. Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis. Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L'exécution du duc d'Enghien en sera une conséquence. En 1802, il rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles. Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée. Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l'Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l'opposition royaliste à Bonaparte. Napoléon réagit : l'idée d'une invasion de la Grande-Bretagne se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l'ombre, le premier Consul fait exécuter le duc d'Enghien, prince Bourbon. L'exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d'autre protestation que celle de l'Angleterre, la Russie et l'Autriche s'en tenant à quelques timides reproches. Voilà cependant qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le premier Consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804. 1804 1805 à Milan]] À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il s'agissait, initialement, de protéger la République. Bonaparte abattu, l' ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l'hérédité du titre était censé protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l' égalité, loin devant la liberté). C'est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ». Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialisme ». Le Sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l'occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le premier Consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d'État ; les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l'État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l'Eglise ? Napoléon préserve les apparences : il « accueille » le pape en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. De même en 1804 : ce n'est pas l'Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l'image des Empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l'on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier. On voit bien que le rapprochement entre Bonaparte et l'Eglise est le fruit d' intérêts particuliers (se rallier les catholiques de France ; assoir l'Empire sur une légitimité égale à celle des Rois), et quand le Pape se montrera rétif aux injonctions de Napoléon, celui-ci n'hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau.

L'Empire victorieux

Fontainebleau En 1804 l'heure n'est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d'obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l'amiral Latouche Tréville (qui mourra avant d'avoir pu l'exécuter), un plan visant à l'invasion de l'Angleterre. Celui-ci échoua définitivement à la Bataille de Trafalgar la flotte franco-espagnole commandée par l'amiral de Villeneuve fut disloquée par l'amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant. Cette même année 1805, la troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L'Empereur, qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l'invasion de la Grande-Bretagne, dut faire face à une guerre soudaine, et à l'autre bout de l'Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marches forcées, et s'assura une brillante victoire contre l'Autriche et la Russie à la bataille d'Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit : la campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l'Âme du monde » (Hegel) balaie l'armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstedt). L'année suivante Napoléon traverse la Pologne et finit par signer, à Tilsit, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits (au milieu du Niemen), un traité avec le tsar Alexandre I, divisant l'Europe entre les deux puissances. Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres d'Ancien Régime, officier de l'armée royale, brise les anciennes conceptions militaires : il ne s'agit plus de livrer une guerre de siège à l'aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s'il le faut ; il ne s'agit plus de rester maître du champ de bataille, mais danéantir l'ennemi. En 1808 il crée la noblesse d'Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de Comte d'Empire, prince de Neuchâtel, duc d'Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d'Elchingen, Roi de Naples... D'Amsterdam à Rome, le grand Empire compte alors plus de 70 millions d'habitants dont trente seulement sont français.

Campagnes de la Péninsule Ibérique, d'Autriche et de Russie

Alexandre I, Washington DC|right]] À la suite de l'attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tenta d'imposer un blocus continental visant à asphyxier l'industrie britannique. Le Portugal, longtemps allié des Britanniques, refusa de signer ce traité. Napoléon, recherche donc l'aide de l'Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l'Espagne et installa son frère Joseph Bonaparte comme roi, et aussi le Portugal, en 1807 fut envahi. Une partie de la population espagnole, fanatisée par les prêtres, se souleva contre les Français. Bientôt l'excellente infanterie britannique, commandée par le futur duc de Wellington mit pied en Espagne, en passant par le Portugal, en 1808 et, avec l'aide des nationalistes espagnols, poussa l'armée française hors de la Péninsule Ibérique. Alors que les meilleures troupes de l'armée française étaient engagées en Espagne, l'Autriche attaqua une nouvelle fois la France en Allemagne et fut finalement vaincue lors de la bataille de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon, et ami, de l'Empereur, périt à Essling. Il fut immédiatement remplacé par son fidèle LENIF, Général qui l'avait accompagné durant toute la campagne d'Italie. Alexandre I, poussé par la noblesse russe acquise aux Britanniques, refusa de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, croyant cette guerre inévitable, envahit la Russie en 1812. La grande Armée, appuyée des alliés italiens, allemands, autrichiens, devint gigantesque : ce sont plus de 600 000 hommes qui franchirent le Niémen. Les Russes, dirigés par Koutousov, suivirent la stratégie de la
terre brûlée, reculant sans cesse devant les troupes françaises. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, ne permit pas de désigner un vainqueur. Bien que les Russes abandonnent le terrain, les pertes furent presque équivalentes dans les deux camps. Dès le lendemain de l'entrée des troupes françaises dans Moscou, les Russes incendièrent la ville et Napoléon dut faire