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Koufa

Koufa

Koufa ou Kûfa (الكوفة [al-kūfa]) est une ville d'Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-ouest de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. La population en 2003 était estimée à 110 000 habitants. Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites. Koufa a été construite pour être un pôle d'immigration arabe dans le sud de la Mésopotamie, et de devenir la capitale. Les Arabes recherchaient un endroit où ils ne souffriraient pas de maladies. À l'emplacement de Koufa, il y avait une ville Sassanide qui faisait partie d'une province perse. Les quartiers arabes de la ville ont été construits en 638, à peu près au même moment qu'à Bassora, quand les armées arabes combattaient les Sassanides. La ville fut construite en briques cuites. On commença par construire la mosquée au centre de la ville à 1,5 km de l'Euphrate. On creusa un réservoir d'eau prévu pour 20 000 habitants. La population de Koufa était formée d'immigrants arabes venant soit de la région de La Mecque, soit du sud de l'Arabie, Yémen et Hadramaout, certains d'entre eux étaient chrétiens ou juifs. En 655, les habitants de Koufa soutiennent `Alî contre le calife `Uthman. Lorsque `Alî est devenu calife, il a déplacé son quartier général à Koufa pendant qu'il se préparait à la bataille avec Mu`âwîya qui menait une révolte à partir de la Syrie. `Alî fit creuser un puits dans la ville (656). `Alî a été tué dans à Koufa (661), et enterré dans la ville voisine de Nadjaf. Après l'accession de Mu`âwîya au califat, Koufa est devenue la base des partisans d'`Alî et des kharijites. Plus tard ses habitants abritèrent son fils Husayn. Vers 670, Une digue fut construite pour protéger la ville des crues du fleuve. En 685, Koufa fut le théâtre de la révolte Kharijite de al-Mukhtâr. C'est de Koufa que partit la révolution abbasside qui allait renverser les Omeyyades (750). En 754, le calife abbasside al-Mansûr fit construire la forteresse et creuser un fossé pour entourer la ville. Mais il quitta Koufa pour Bagdad dont il fit sa capitale. Vers 877, Hamdan Qarmat ben al-Acha`th (???-891) déployait une intense activité dans la région de Koufa. En 917, sous le règne de son fils Abû Tahir (???-932), les Qarmates ont pillé Koufa et Bassora.. Au début du Xe siècle, les Bouyides construisirent non loin de Koufa la nouvelle ville de Nadjaf dont il firent leur capitale. Nadjaf contenait le mausolée d'`Alî . Koufa déclina. La grande mosquée qui existait encore au XIIe siècle est maintenant un chantier de fouilles archéologiques. Bouyides Au milieu du VIIIe siècle, la ville devint provisoirement la capitale de Abbassides en attendant la construction de Bagdad. Actuellement, Koufa reste un centre important d'étude, c'est là que s'est développée la calligraphie arabe et le premier style d'écriture arabe : le style coufique. Ce style d'écriture, connu plus tard comme le style coufique a commencé un siècle avant la fondation de la ville de Koufa. Le style dérive de l'un des quatre styles arabes préislamiques qui a alors atteint son niveau de perfection décorative. Catégorie:Ville d'Irak Catégorie:Islam ms:Kufah

Irak

|- valign="top" | Capitale || Bagdad |- valign="top" | Président
Premier ministre | Jalal Talabani
Ibrahim al-Jaafari |{{{{{{{{{{commons|Iraq|l'Iraq{wikitravel|l'Irak|Irak{fr{ar{en{ar{en{en{en{en{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{Pays d'Asie{Ligue arabe{lien AdQ|sv{lien AdQ|ja

Bagdad

Bagdad est la capitale et la plus grande ville de l'Irak. Elle se situe sur le Tigre au centre est du pays (44,5° E - 33,5° N) et est un carrefour de communications aériennes, routières et ferroviaires pour le pays.

Historique

Elle fut fondée au par le calife abbasside al-Mansur. Après la prise du pouvoir par les Abbassides au détriment des Omeyyades de Damas au Moyen Âge, la ville fut choisie comme capitale du califat, mais eut pour rivales dans cette fonction, d'abord le Caire (Fatimides), puis Cordoue. La Bagdad des Abbassides est une ville ronde de quatre kilomètres de diamètre, protégée par un fossé de vingt mètres de large et une double enceinte circulaire. Le palais, la mosquée et les casernes se trouvent au centre, tandis que la ville constitue un anneau entre les deux remparts. Elle devient la plaque tournante du grand commerce :
- ports du golfe Persique (Ubullah, port de Basra ou Sirâf) vers l'Inde (épices, pierres précieuses), la Chine (soie), le Yémen (parfums) et l'Afrique orientale (bois précieux, ivoire, or) ;
- route de la soie par l'Asie centrale ;
- routes terrestres vers les bulgares de la Volga, le monde scandinave (peaux et fourrures), Constantinople, l'Occident chrétien, le Soudan… Le monde musulman importe également des esclaves (slaves, turcs, africains) et des matières premières (bois de construction, fer) et exporte des matières première (alun) et des produits de l’artisanat (tissus, objets de verre et de métal, entre autres). La ville aurait alors compté jusqu’à un million d’habitants. Elle a été ravagée par les Mongols en 1258. Pendant les guerres du Golfe, elle a subi deux séries de bombardements en 1991 et en avril 2003 qui l'ont partiellement détruite. Les musées qui la composent ont fait l'objet de pillage en 2003 et en 2004 lors de son occupation par les forces armées américaines. Un évènement récemment survenu est documenté dans l'article Bousculade sur le pont Al-Aïmah.

Monuments


- Collège al-Mustansiriya ()
- Mains de la victoire (XXe siècle)
- Mosquée Mirjan ()
- Palais abbasside ()

Étymologie

Le mot « Bagdad » vient du persan et signifie « don de Dieu » (de dâd et Bagh, cf. russe Bog). Ce nom est aussi un ancien mot arabe qui signifie le « château des aigles ». Il est à l'origine du mot baldaquin, qui désigne d'abord la soie de Bagdad (Baldac ou Baudac au Moyen Âge), puis une tenture de lit. yyyyyy

Voir aussi

Liens externes


- [http://maps.google.com/maps?ll=33.384440,44.322968&spn=0.243470,0.481407&t=k&hl=fr Bagdad vue du ciel sur Google Maps]
-
Catégorie:Mégapole ja:バグダード ko:바그다드 nb:Bagdad

Euphrate

L'Euphrate (nom traditionnel Grec du fleuve, Ufrat en Persan, Prâth/Frot en Araméen, Al-Furat الفرات en Arabe, Fırat en Turc et Pu-rat-tu en Assyrien) est un fleuve d'Asie de 2 780 km de long. Il forme avec le Tigre dans sa partie basse la Mésopotamie (du grec μεσο [mesos] « milieu » et ποταμός [potamos] « fleuve »), l'un des berceaux de la civilisation L'Euphrate est un sujet de friction entre l'Irak, la Syrie et la Turquie, cette dernière voulant réduire son débit par la construction de nouveaux barrages.

Données hydrographiques

Parcours

Il prend sa source dans une montagne de la chaîne du Taurus (Toros Daglari) turque, puis passe par la Syrie pour arriver en Irak. Il traverse l'Irak du nord-ouest vers le sud-est, passant par Fallujah au centre du pays, et puis environ 10 km à l'ouest des ruines de Babylone. Il rejoint le Tigre dans le sud-est du pays environ 100 km au nord-ouest de Bassorah pour former le Chatt-el-Arab et se jeter dans le golfe Persique.

Bassin versant

|+ Bassin versant de l'Euphrate
Source: « Le partage des eaux entre la Syrie, l'Irak et la Turquie » ! Pays !! longueur !! Surface !! Proportion !! Contribution au débit |- align="center" | Turquie || 455 km || 124.320 km² || 28 % || 88 ou 98,6 % (
- )
|- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Syrie || 675 km || 75.480 km² || 17 % || 12 ou 1,4 % (
- )
|- align="center" | Irak || 1.200 km || 177.600 km² || 40 % || 0 % |- align="center" bgcolor="#EFEFEF" | Arabie Saoudite || affluents || 66.600 km² || 15 % || 0 % |

Kerbala

ja:カルバラー sv:Karbala Kerbala (كربلاء; aussi traduite en Karbala or Kerbela) est une ville d'Irak, située à 100 km au sud-ouest de Bagdad et a pour coordonnées : 32.61°N, 44.08°E. Sa population en 2003 était de 572 300 habitants. C'est la capitale de la province de Al Karbala. Les chiites la considèrent comme leur troisième lieu saint après la Mecque et Nadjaf, car c'est à Kerbala que l'imam Husayn a été massacré. Les fêtes de l'Achoura et de l'Arbaïn commémorant la mort et la décapitation d'Husayn, s'y déroulent chaque année. Catégorie:Islam Catégorie:Ville d'Irak

Nadjaf

Nadjaf (نجف en arabe) est une ville d'Irak de 585 600 habitants (population estimée en 2003) à environ 160 km au sud de Bagdad, située à 31.99°N 44.33°E. Elle est la capitale de la province de Nadjaf. La ville est un haut lieu de l'islam chiite et le centre du pouvoir politique chiite en Irak. Elle abrite notamment le mausolée d'Ali. Ali Catégorie:Ville d'Irak Catégorie:Chiisme ja:ナジャフ

Chiisme

Le chiisme (ou chi'isme, shi'isme ; en arabe شِيعَة šīʿaʰ) qui regroupe environ 10 % des musulmans constitue l'une des trois principales branches de l’islam avec le sunnisme et le kharijisme.

Origine du chiisme

Étymologiquement, le terme chiisme vient de shî'at 'alî, le parti d'Ali. À la mort de Mahomet en 632 la question de sa succession fut à l’origine du premier grand schisme de l’islam. Ceux qui prirent le parti d’Ali, cousin et gendre de Mahomet estimaient qu'il était l'unique successeur légitime mais reconnaîtront le premier calife Abu Bakr. Ce n'est qu’après la mort du troisième calife Uthman qu'Ali accèdera à la tête de la communauté. Néanmoins son pouvoir sera sans cesse contesté par Mu'âwiyah Ibn Sufiân qui trahira son pacte avec Ali. Il sera assassiné en 661 pendant sa prière dans une mosquée , ses partisans reportèrent alors toutes leurs espérances sur son fils Hassan puis Hussein. Celui-ci refuse le pouvoir omeyyade(de Mouaawiya) et constitue un bataillon pour une rébellion. Le martyre de ce dernier avec l'ensemble de sa famille et ses partisans à Kerbela, en 680, marquera le début de la rupture entre les chiites et ceux qu’on nommera plus tard les sunnites. Le destin tragique d'Hussein secoue une partie de la conscience musulmane et provoque une détermination à combattre jusqu'au bout pour un idéal de pouvoir juste et respectueux des principes fondamentaux de l'islam primitif. Le martyre devient un symbole de la lutte contre l'injustice. Le cœur du Chiisme est dans ce massacre, d'où le culte des martyres. Hassan, l'autre petit-fils, ne cherche pas à prendre le pouvoir, ce qui affaiblit considérablement la révolte chiite sur le plan politique. Tous les descendants de Hoseyn vont avoir un destin tragique, tel que la prison sur ordre du khalife. Selon les Chi'ites, la succession est héréditaire. Pour le courant majoritaire du chiisme duodécimain, le douzième successeur de Mahomet va parvenir à échapper à l'emprisonnement par voie surnaturelle et disparaît en 874 : c'est l'occultation. Ce phénomène surnaturel de l'occultation va permettre de mettre un terme à la question du temporel, et donne une dimension eschatologique et religieuse très forte. Ils admettent l'ordre politique car le XII imam reviendra à la fin des temps et trouvera son règne. Pour les Chiites, les Imâms sont les guides, les mainteneurs du Livre. Leur légitimité n'est pas due à leur descendance charnelle du Prophète, mais à leur héritage spirituel, ils ont une connaissance par le cœur du Coran, en expliquant l'ésotérique (bâtin) aux fidèles.

Particularités doctrinales

En tant que mouvement musulman, le chiisme reconnait l'unicité divine, les textes sacrés du Coran, le prophète, les cinq obligations fondamentales, le jugement dernier et de la résurrection

Justice de Dieu

Les Chi'ites insistent sur la liberté de l'homme dans ses actes. Dieu ne peut agir que dans la justice, donc il y a une certaine rationalité de la création, donc l'homme est libre dans ses actions si par condition il suit le livre sacré (le coran).

L'imamat

Dieu ne peut admettre que les hommes aillent à leur perte, donc leur a envoyé les prophètes pour les guider. Mais la mort de Mahomet met fin aux prophètes. Il faut un garant spirituel de la conduite des hommes, qui est une preuve de la véracité de la religion et qui dirige la communauté. L'imam : le guide. Il doit remplir un certain nombre de conditions : être instruit de la religion, être juste, exempt de défauts donc être le plus parfait de son temps. Il y a une investiture surnaturelle par le prophète, puis par l'imam précédent. À l'inverse des sunnites, les chiites exigent donc que la communauté musulmane soit dirigée uniquement par un descendant de la famille de Mahomet (Ahl al-Bayt). Cette revendication n’avait à l’origine qu’un aspect politique et religieux , mais au fil du temps elle prit une importance fondamentale dans la théologie chiite. La conception de l’imamat des chiites est foncièrement opposée à celle du califat admise par la majorité des musulmans. L’imamat, incarnant à la fois le pouvoir temporel et spirituel et inauguré par Ali, est considéré comme la succession du cycle de la prophétie définitivement bouclé par le dernier prophète Mahomet. L’imam, qui ne peut être qu’un descendant d'Ali, est vénéré comme le représentant infaillible de Dieu sur terre et le gardien du sens caché de la révélation. L'imam tire son autorité de Dieu, il est donc infaillible. Depuis l'occultation du douzième imam, les hommes ne peuvent pas se réclamer d'une autre autorité et ils sont donc libres par rapport au pouvoir temporel en place. Il y a donc une séparation du spirituel et du temporel. Les 'Uléma jouent un grand rôle dans la révolution. La doctrine n'est pas figée car le douzième imam est toujours vivant : malgré son absence corporelle il a les moyens de transmettre aux siens l'expression de sa volonté. L'interprétation reste donc ouverte dans le Chi'isme et les problèmes nouveaux peuvent recevoir une solution nouvelle. Selon les critères du savoir théologique, les 'Uléma peuvent interpréter les signes de l'imam. Les autres membres de la communauté se contentent du Taqlide, l'imitation. Vision idéaliste de la fin des temps, l'imam caché renvoie à une face cachée de la révélation. Il faut faire un effort pour arriver à trouver et à comprendre l'ésotérique, au-delà de ce qui est visible. ----

Divisions et sectes

Des divergences à propos de la succession de certains imams furent en grande partie à l’origine de l’éclatement du chiisme en d’innombrables groupes et sectes. Cependant trois grandes tendances forment l’essentiel du monde chiite d'aujourd'hui : les Zaydites qui reconnaissent cinq imams, les imamites ou duodécimains et les ismaéliens ou septimains, auxquelles il faut ajouter les chiites dits hétérodoxes comme les Druzes et les Alaouites.

Diffusion du chiisme

Aujourd'hui, l'Iran est le grand centre du Chi'isme mais cette religion existe aussi ailleurs, elle n'est donc pas la version iranienne de l'Islam. Les Chi'ites sont majoritaires en Iran, Bahreïn, Irak et ils constituent une minorité dans une quinzaine d'autres pays.
- Le chiisme duodécimain est la religion majoritaire en Iran ,en Irak et au Liban;
- Les druzes vivent essentiellement au sud du Mont Liban, au nord d'Israël et en Syrie sur le Golan. Au Liban, le principal groupe politique druze est actuellement dirigé par Walid Djoumblatt.
- Les zaydites sont surtout présents au Yémen.
- Les alaouites constituent 10 % de la population en Syrie et sont présents en Turquie (estimation à 25 millions). La famille du chef d'état syrien est alaouite.

Voir aussi


- [http://www.muslimfr.com/chisme.htm le chiisme vu selon les sunnites]
- soufisme
- Moussa Sader
- [http://jm.saliege.com/chiisme.htm Aperçus sur le Chiisme]
- [http://jm.saliege.com/fatima.htm HAZRAT FATIMA ZAHRA] et [http://jm.saliege.com/nomsfatima.htm les noms de Fâtima]
- [http://jm.saliege.com/corbin.htm l'œuvre de Henri Corbin]
- [http://www.archipress.org/batin/jambet.htm l'œuvre de Christian Jambet] avec un entretien avec Abdelwahab Meddeb, en real audio à écouter (Emission de France-Culture, 31 janvier 2001)
- Les gens de la Maison du Prophète (Ahlé Bayt)[http://www.al-shia.com/html/fre/chiisme/historie/10.htm] Catégorie:Courant musulman Catégorie:Chiisme ja:シーア派 ko:시아파 ms:Syiah th:ชีอะหฺ

Sassanides

Les Sassanides régnèrent sur l'Iran de 224 jusqu'à l'invasion musulmane des arabes en 651. Cette période constitue un âge d'or pour l'Iran tant sur le plan artistique que politique et religieux.

Sources

La période des sassanides présentes des difficultés d’études liées notamment au manque de sources. Il existe plusieurs types de sources utilisées par les historiens :
- Les sources officielles (inscriptions rupestres pour le début de la période, sceaux et bulles pour la fin, numismatique)
- Les sources secondaires (historiens arméniens, littérature syriaque, textes en pehlevi tardifs, littérature arabo-persane post-Sassanide)
- Les sources archéologiques (sites riches, mais peu explorés et peu publiés de nos jours)

Chronologie

On divise en générale la période sassanide en trois :
- les et siècles, qui correspondent à la constitution de l’empire, au developpement de l’agriculture et de l'urbanisme
- le et le début de siècles, où l'on remarque un certain déclin et des difficultés face aux Hephtalides
- les et période qui débute avec le règne de Khosrow I Anushirvan et qui est marquée par un renouveau de la croissance puis un rapide déclin final.

IIIe - IVe siècles

Sassan, le fondateur de la dynastie sassanide, plus ou moins légendaire, était prêtre du temple d’Anahita à Istakhr et se proclamait descendant Descendant de Darius III, l'un des derniers souverains perses achéménides. Toutefois, c'est en 224, avec la victoire de son successeur, Ardashir, sur le dernier roi parthe Artaban, que débute réellement la période sassanide. Ayant rapidement conquis le territoire Parthe, Ardashir se fait couronner en 226, et meurt en 241. Néanmoins, de nombreux problèmes se rencontrent sur les frontières occidentales comme orientales. A l’est, l'expansion progressive des sassanides provoque des soulèvements chez les nomades Kushans, qui refusent de céder leur territoire, et engagent de nombreuses batailles avec les Sassanides. Un peu plus tard, à la fin du , ce seront les Huns, Chiourites puis Kidarites, qui défèrlent sur l'Iran, et se fixent finalement en Transoxiane et au Gandhara. Mais le monde romain lui aussi s'accomode mal de l'arrivée au pouvoir d'une dynastie qui ne cherche qu'a s'étendre, et des conflits incessants ont lieu entre ces deux puissances. On peut ainsi noter la victoire de Shapur Ier sur Valerius en 260, qui fut suivie de revers et d'autres victoires, avant d'aboutir finalement à un traité de paix en 384 entre Théodose et Shapur III : face à la menace des Huns, les romains décident de payer les sassanides pour que ceux-ci protègent le Caucase et bloquent les peuples d'Asie centrale. On peut aussi mentionner les nombreuses luttes contre les Arascides, l'une des petites dynasties de la plaine arabique, qui cotoie de nombreux bédouins.

et début du siècle

Au siècle, les menaces sur la frontière orientale, notamment de la part des Haphtalites, se font plus fortes. Si Bahram V Gur (421-439) parvient à obtenir une victoire, Peroz, est fait prisonnier cinquante ans plus tard, en 476, et durant toute la fin du , les Sassanides restent tributaires des Héphtalites. De plus, des troubles dus à un état économique moins florissant qu'auparavant et à une religion rigoureuse éclatent, en particulier au début du , sous le règne de Kavad I.

et siècle

A partir du règne de Khosrow I Anushirvan (« à l’âme immortelle »), des réformes mettent en place un nouveau système d’impôts, qui sera plus tard repris par les arabes. Le pouvoir est désormais confié à une petite noblesse, plutôt qu'à de grands propriétaires. L'empire s’étend sur l'Arabie méridionale, permettant le contrôle du commerce entre Byzance et l’Extrême-Orient (Inde, Chine). Les vitoires qui mettent fin à la domination des Hephtalites, entraînent également une expansion conséquente vers l'est, jusqu’à l’Oxus. Khosrow I Anushirvan est resté très célèbre en Iran : de nombreuses paroles et de nombreux faits lui sont attribués. Il réalise de grands travaux publics, comme des canaux d’irrigation, ou la fondation à Jund-i Shapur d’une école médicale fondée sur les théories grecques. C'est également sous son règne que sont accueillis à la cour des philosophes et savants grecs expatriés après la fermeture de l’école d’Athènes en 529). Sous Khosrow II Parwiz (le triomphant), l'expansion territoriale se poursuit, avec l'annexion de la Syrie, de l’Egypte et de la Palestine. Mais la contre offensive d’Héraclius mène finalement au pillage de la résidence royale de Dastajird, puis à l'assassinat de Khosrow à Ctésiphon. Ce règne reste associé toutefois à une période de luxe, avec la construction des palais de Qasr-i Shirin et Dastajird, et le grand goût qui a cours pour la poésie et la musique. Le règne de Kavad II, marqué par un traité de paix avec Byzance, qui induit un repli sur le territoire de Khosrow I, marque la fin de l'apogée des sassanide, et le début d'une anarchie qui ne s'achève qu'avec la conquète arabe. En 637 la prise de Ctésiphon puis en 642 la défaite de Nehavend marquent la fin de l'empire. Yazdagird III s’enfuie à Merv puis Balkh, et finit par être assassiné. La dynastie survivra cependant quelques temps, réfugiée à la cour de Chine.

Liste des souverains sassanides


- 224-241 : Ardachîr Ier
- 241-272 : Châhpûhr Ier
- 272-272 : Hormizd Ier
- 272-276 : Vahram Ier
- 276-293 : Vahram II
- 293-294 : Vahram III Sagân Shâh
- 294-303 : Narseh
- 303-309 : Hormizd II
- 309-309 : Adhur-Narseh
- 309-379 : Châhpûhr II
- 379-383 : Ardachîr II Le Bienfaiteur
- 383-388 : Châhpûhr III
- 388-399 : Vahram IV Kirmân Shâh
- 399-421 : Yazdgard Ier Ulathim
- 421-438 : Vahram V Ghûr
- 438-457 : Yazdgard II Sipahdost
- 457-459 : Hormizd III
- 459-484 : Péroz I
- 484-488 : Valash
- 488-498 : Kavadh Ier
- 496-498 : Zamasp
- 498-531 : Kavadh Ier
- 531-579 : Khosro Ier Anocharûvan
- 579-589 : Hormizd IV
- 589-590 : Khosro II Parviz
- 590-591 : Vahram VI Tchûbîn
- 591-628 : Khosro II Parviz
- 628-628 : Kavadh II Schirôyè
- 628-629 : Ardachir III
- 630-630 : Schahr-Barâz
- 630-630 : Khosro III
- 630-631 : Bûrândûkht (reine)
- 630-631 : Shah Shenendih
- 631-631 : Péroz II Gushnaspedh
- 631-631 : Azarmedûkht (reine)
- 631-631 : Ferrukhzadh Khosro IV
- 631-632 : Hormizd V
- 632-651 : Yazdgard III
- 651-677 : Péroz III

Aspect socio-politique

La dynastie sassanide montre un grand sens de l’administration, des échanges internationaux et de l’exploitation agricole (irrigation et barrages). Il s'agit d'une civilisationorale,, avec un pouvoir fort et centralisé et un vaste réseau de communication. Les guerres incessantes qui secouent l'empire sont aussi un facteur important à prendre en compte.

Organisation de la société

La société est divisée en trois catégories, chacune ayant à sa tête un chef (salar). On compte ainsi :
- les prêtres,
- les guerriers
- les cultivateurs Les artisans sont tout d'abrord insérrés dans la classe des cultivateurs, avant d'être reconnus comme catégorie à part entière. Ce système de féodalité reste en général assez stable mais nécessite cependant un bon équilibre entre noblesse et religion. Le mouvement de révolte "populiste" qui voit le jour sous Kavad Ier, qui se rebelle contre la religion mazdéenne et demande de mise en communauté des femmes et des biens, montre que la rupture de cet équilibre entraîne des troubles. Un second grand mouvement de révolte, plus lié à une situation géopolitique difficile, verra aussi le jour à la fin du

Organisation du pouvoir royal

Au début de la période, on note un maintien des structures parthes, s'appuyant appui sur sept grandes familles Arascides sans leur laisser toutefois trop de pouvoir. La cour et la haute société sont divisées en 4 classes :
- les souverains en charges d’un pays (shahdaran)
- les princes de sang royal mais sans commandement de province (vis pehram)
- les grands (vuzurghan)
- les nobles (azadan) Dès Shapur Ier, l'empire est divisé en vingt-six provinces, qui sont parfois des royaumes, si l'on en croit une grande inscription. A la fin de la période, on notera une division tripartite entre régions, groupes de régions et districts. Une distinction ethnique est toujours effectuée entre Iran et non-Iran.
Successions et couronnements
Le mode de succession est assez difficile à établir. Il semblerait que le pouvoir se passe par les fils et les frères, avec une intervention décisive des nobles. Souvent, le roi s’adjoint un successeur de son vivant.

Economie

Monnaie

Les sassanides frappent une monnaie d'or, mais celle-ci reste réservée au prestige. C'est l'argent surtout qui constitue la paie des armées et des rançons, et le bronze qui sert dans les cas quotidiens.

Agriculture

C'est le grand développement agricole, en Susiane et au Khuzestan, grâce à l’irrigation, qui permet le développement de villes. Les terres sont réparties entre trois grands groupes :
- les rois disposent de grands domaines, notamment de réserves de chasses.
- les nobles posèdent aussi nombreuses terres, mais à partir de Khrosrow I, les impôts en sont détournés au profit du pouvoir
- les petits propriétaires terriens (dehqans), sont des sortes de « chevaliers ». Payés par la donation d’un fief, ils en tirent leurs principales ressources. La construction de barrages, de grands canaux et de ponts, permet d’augmenter le domaine cultivé, notamment dans le Khuzestan, dans le bassin de la Diyala et dans le Fars. Les cultures (céréales, riz, canne à sucre et à partir du , sériculture) peuvent ainsi être exportées.

Exportations

Outre les produits d'griculture, les sassanides exportent aussi des produits manufacturés, notamment des soieries. En effet, à partir de la fin du se mettent en place des relations avec la Chine pour l'export notamment de soie brute. C'est l'Iran sassanide qui contrôle de la partie occidentale de cette route de la soie, et détient donc le monopole du commerce, vers Byzance et l'Europe en particulier. Des iraniens s'installent même en Chine à partir du , les relations se développant en particulier grâce aux caravanes et missionnaires nestoriens. Un commerce a lieu vers l’Inde par voie maritime (port de la Mésène) et vers la Syrie (Dura Europos et Palmyre) par voie terrestre. Les produits du Zagros acheminés par voie fluviale, sur le Tigre et Khabur, un affluent de l’Euphrate qui lui-même n’est pas navigable. Les sassanides utilisent des radeaux de bois avec outres gonflées d’air (kelkehs) comme le faisaient déjà les Assyriens et qui continueront d'être utuilisées au . Ces radeaux peuvent transporter plusieurs tonnes de marchandises. Un commerce également florissant a lieu avec l’Asie Centrale.

Religion

La dynastie sassanide marque la période de gloire du zoroastrisme, qui est alors élevé au rang de religion d'Etat. Sassan lui-même, il faut le rappeler, était préposé préposé au temple de la déesse Anāhitā à Istakhr

Principes généraux

La religion zoroastrienne, créée vers 1000 av. JC par Zoroastre est un hénothéisme : si elle comporte un dieu principal, Ahura Mazda (dieu du ciel), elle en reconnaît néamoins d'autres, comme Anahita (déesse guerrière et de la fécondité) et Mithra (dieu du soleil et de la justice). Sous les Sassanides, on note une évolution vers un dualisme entre un principe bon (Spenta Mainyu, assimilé à Ahura Mazda) et un esprit mauvais (Ahriman), qui coexistent dans chaque être vivant. Ce dualisme restera présent dans l'islam chiite duodécimain. Comme toute religion, le zoroastrisme, aussi appelé Mazdéisme, comporte plusieurs rites liés aux principes fondateurs :
- la vénération du feu éternel
- l'importance de la pureté rituelle (pas de pollution par le monde extérieur, notamment dans les contacts avec les cadavres, et par le monde intérieur, comme lors des accouchements) Cette recherche de pureté explique l'importance accordée aux ossements, rituellement purs, et la coutume funéraire remontant aux achéménides, qui consiste à laisser le corps être décharné par les charognards et à en récupérer les os. La mort est un sujet tabou car elle comporte irrémédiablement des souillures, ce qui permet de comprendre l'absence de stèles ou monuments funéraires. C'est encore ce culte de la pureté qui préconise l'inceste.
- une anthropologie chamanique.
- trois règles d’or = la bonne parole, la bonne pensée, la bonne action Les rites consistent généralement en sacrifices animaux et en libations. On note le peu de représentations purement religieuses auxquelles donne lieu le culte mazdéen sous les sassanides.

Textes fondateurs

Le texte fondateur du mazdéisme est l' Avesta, aujourd'hui en grande partie perdu. Il est mis par écrit au siècle au plus tôt, mais la première copie connue ne remonte qu'au . L' Avesta contient notamment les Ghatas, des chants composés par Zoroastre, les Yasht, des hymnes adressés au panthéon zoroastrien, et vingt-et-un nashks qui contiennent des commentaires sur les Ghatas, les rituels et la justice. Des ouvrages plus tardifs en pehlevi reprennent les thèmes cosmogoniques, mythologiques et métaphysiques.

Le clergé sous les sassanides

L'unification du clergé sous les sassanides fut surtout l'œuvre du mōwdedan Kartir, dont la carrière commença sous le règne de Shapur Ier et qui devint mōwdedan mōwbed sous le règne de son successeur. Le clergé se décompose ainsi : les prêtres de rang supérieur, ou mōwbed s’occupent chacun d’un district ecclésiastique et sont placés sous l'autorité du mowbedan, une sorte de pape. Les grands mowbed, forment une sorte de collège. Il faut aussi signaler les herbeds, des laïcs chargés de l’enseignement et les rad, des juges très haut placés, qui peuvent souvent avois plus de pouvoir que les mōwbed.

Application

La religion zoroastrienne reste durant toute la période sassanide, et même plus généralement, toujours déchirée entre les besoins terrestres et les commandements spirituels (inceste, par ex.). Très repliée sur elle-même, assez proche du judaïsme orthodoxe, la religion mazdéenne prône des positions souvent intolérantes, qui mènent à des persécutions (chrétiens, juifs, manichéens et écoles théologales différentes). Elle se trouve en constante position de faiblesse vis à vis d’autres religions qui ont des textes écrits : ainsi, si, au le manichéisme est vivement et extrêmement réprimé, il continue de survivre grâce à la mise par écrit de ses principes.

Vie intellectuelle et scientifique

La civilisation sassanide ne possède pas forcément un grand pouvoir inventif, mais elle reprend souvent des éléments d'autres civilisations qu’elle adapte et amalgame dans une culture propre, comme l’écriture et la monnaie. Les sassanides se démarquent dans la réalisation d'objets, et font preuve d'une grande habileté manuelle, notamment dans les monnaies et la glyptique. Un trait particulier est le trilinguisme national : le pehlevi (persan ancien), le grec et le parthe sont trois langues couramment parlées par un grand nombre d'Iraniens à cette époque. On retrouve notamment ce trait dans les inscriptions rupestres, pour la plupart bilingues et trilingues.
- L'académie de Djund-i Shapur, fondée par Shapur II, est un élément remarquable de la culture Sassanide. Contenant notamment une faculté de médecine, les enseignements s’appuient sur les principes grecs d'Aristote et de Gallien, apportés en Iran par le biais des Chrétiens. La médecine notamment se développe par le biais des médecins étrangers (grecs en particuliers), en raison des problèmes de souillures rituelles liées à la religion madéenne. De nombreux philosophes byzantins trouvent aussi refuge dans cette académie après la fermeture de l’école d’Athènes par l'empereur byzantin. Une relation étroite existe entre philosophie, médecine et astronomie, et foi et science sont mêlées.
- Littérature Selon la tradition iranienne le premier poème persan fut l’œuvre de Bahram V Gur, mais resta isolé devant les réactions du clergé zoroastrien. Bien que cette légende soit fausse, puisqu’on sait qu’il existait une tradition poétique déjà chez les Parthes et sans doute encore avant, elle montre bien le statut de la poésie à cette époque, considérée comme un élément dangereux car mensonger par le clergé. Des sources arabes font référence à une littérature en moyen persan et attestent ainsi son existence. Plusieurs oeuvres sont conservées, parmi lesquelles ont peut citer :
  - l' Avesta, mis par écrit et complété à cette période
  - les hymnes manichéens, dont certains existaient déjà avant les Sassanides
  - les traductions de textes étragers comme les fables de Kalila wa Dimna, venu d’Inde, ou encore le livre de Sindibad, traduit à la période sassanide tardive.
  - le Khawtay namak est une épopée nationale, qui servira de source à Firdawsi au pour son Shah Nama
- Musique Il existe un assez grand corpus iconographique montrant des musiciens, et on sait par des sources que les musiciens jouissent d’une grande faveur, notamment sous Khosrow II. Le grand chanteur, instrumentiste et compositeur Barbad est ainsi le protégé de ce roi. La musique sassanide est une base de la musique traditionnelle iranienne. On peut y noter l'importance donnée au chant, à la fois à travers des hymnes religieux (Ghatas), encore chantés en Inde de nos jours, des chants exaltant la grandeur des monarques, les hauts faits des héros ou la beauté de la nature et des sentiments humains. Certains de ces chants correspondent à des fêtes saisonnières. Mais la musique instrumentale tient aussi un rôle prépondérant. Les instruments sont de plusieurs sortes :
- à cordes pincées, comme des luths, des sortes de harpes et de guitares
- à cordes frappées, notamment le santur, qui est peut être d'origine hébraïque
- à vent, à savoir des flûtes en roseau comme le ney et une sorte de hautbois
- à percussion. La musique est monodique, c'est à dire qu'il n'y a qu'une mélodie, sans accompagnement au dessous. Transmise oralement, elle laisse beaucoup de place à l’improvisation et peut être jouée dans de nombreuses circonstances. Il existe ainsi des musiques de guérison et des musiques de danse, par exemple. La musique sassanide sera exportée vers l'Europe et l'Espagne. Elle est le point de départ de la musique arabo-andalouse, et les instruments utilisés actuellement dans la musique classique ont lentement évolué à partir des modèles orientaux eux-mêmes très proche de ceux des sassanides.
- Arts plastiques Article détaillé : Art sassanide La période sassanide constitue un apogée pour les arts plastiques. Des objets sont réalisés dans des matériaux les plus divers : verre, argent, pierre dure come le cristal de roche, tissus... L'urbanisme et l'architecture prennent également un essor considérable, avec la créationde formes nouvelles comme le chahar taq, ou l'utilisation de techniques et de motifs romains.

Voir aussi


- [http://perso.wanadoo.fr/spqr/intr_sassanides.htm Présentation très riche de la période sassanide par un amateur passionné]
- [http://www.livius.org/persia.html Base de donnéees photographique sur la Perse] Catégorie:Généalogie princière
-
ja:サーサーン朝

Bassora

ja:バスラ Bassorah est une ville du sud-est de l'Irak, dans le Chatt-el-Arab, estuaire commun des fleuves Tigre et Euphrate, en amont du golfe Persique.

Occupation britannique

Le secteur du sud de l'Irak a été confié aux soldats britanniques de la coalition. Le 19 septembre 2005, un grave incident a opposé les militaires anglais aux policiers irakiens. La foule s'en est prise aux blindés en jetant des coktails Molotov. La scène fut filmée et diffusée à la télévision. Catégorie:Ville d'Irak

La Mecque

La Mecque (en arabe مَكَّة Makkaʰ, plus couramment مكة) est une ville de l'ouest de l'Arabie saoudite, située dans le désert du Hedjaz, non loin de la mer Rouge. Le Hedjaz devient vers 200 une région qu'empruntent de nombreuses caravanes. Les tribus bédouines, en effet, profitent de la localisation du Hedjaz, au carrefour des routes vers l'Afrique, vers l'Asie mineure, vers le monde perse et vers les prospères côtes du golfe d'Aden (Royaumes de Saba, de l'Hadramaout ...) pour contrôler le commerce dans cette région. La tribu des Quraïchites est le clan qui domine à La Mecque. Selon la tradition musulmane, à partir du 22 décembre 609 et jusqu'en 612, un marchand de la ville, Mahomet, voit Djibril (l'archange Gabriel) lui apparaître dans le désert. Mahomet commence à prêcher dans le désert, mais il rencontre peu d'adhésion de la majorité de ses concitoyens païens, alors qu'il était considéré comme l'un des plus nobles et respectés parmi eux. Ceux-ci le chassent et il doit s'exiler à Yathrib en 622. À Yathrib ou plusieurs juifs, chretiens et paiens s'etaient deja converti, Mahomet reprend ses prêches, et cette fois un grand nombre habitants le suivent. Cette période est connue comme l'Hégire (la migration). Yathrib change alors de nom et devient Médine (la Ville, sous-entendu, la ville du Prophète). Après des campagnes militaires victorieuses et un grand nombre de conversions, le Prophète revient en 630 à La Mecque. Les Mecquois se soumettent et se convertissent à la nouvelle religion monothéiste. La Mecque est un centre fondamental de la vie religieuse musulmane. Parmi les cinq piliers de l'islam, le dernier impose à tout croyant, du moins s'il en a les moyens, de faire au moins une fois dans sa vie le pèlerinage à La Mecque. Ce pèlerinage porte le nom de Hajj (ou Hadj, selon les graphies). L'entrée de la ville est interdite aux non-musulmans. Les deux branches de l'islam, sunnite et chiite, considèrent cette ville comme sainte, puisqu'elle est la ville natale du Prophète et se rapporte à la période d'avant le schisme. C'est aussi pour cette raison que les musulmans (« croyants ») se tournent vers la Mecque lors de leurs prières, et plus particulièrement vers la Ka'aba. Une pierre noire, creuse, que sa description suggère d'origine météoritique, et enclose dans un des angles de la Ka'aba, située au centre de la mosquée al-Masjid al-Haraam. Cette mosquée est la plus grande au monde et fut construite ultérieurement autour de la Ka'aba par Sayyadin Ibrahim. En arabe, Ka'aba signifie « forme cubique », mais il s'agit en fait d'un parallélépipède rectangle de 15 mètres de haut et 12 mètres sur 12 mètres au sol. Selon la tradition mulsulmane (dans le Coran), la Ka'aba fut érigée par Ibrahim (Abraham) et son fils Ismaël, dont elle fut la demeure. La ville de La Mecque compte près d'un million d'habitants (966 000 en 1993) et prospère surtout grâce aux millions de pèlerins environ qui s'y rendent chaque année. La mosquée de La Mecque atteint sa pleine capacité de deux millions et demi de personnes lors des nuits du mois de Ramadan (pour les prières nocturnes tarawih), ou lors du pèlerinage hajj. Le pèlerinage conduit aussi les fidèles à Médine où est mort et enterré Mahomet. En 1990, la bousculade du tunnel de Mina, situé au sud de la ville, avait provoqué la mort par asphyxie de 1 426 personnes. Cette catastrophe avait incité les autorités saoudiennes à réaliser des aménagements pour canaliser le flux des pélerins. Cependant, des bousculades se sont produites en 1994 (270 morts) et en 2004 (250 morts).

Accès

L'accès à la Mecque est interdit aux non-musulmans.

Photos

Image:mecca9.jpg|circumambulation autour de la Ka'ba Image:mecca10.jpg|mosquée al-Masjid al-Haraam, vue panoramique Image:mecca11.jpg|mosquée al-Masjid al-Haraam, au couchant Image:mecca12.jpg|la Ka'ba la nuit Image:mecca13.jpg|la Mecque, vue de nuit Image:mecca14.jpg|mosquée al-Masjid al-Haraam, de nuit Image:mecca15.jpg|mosquée al-Masjid al-Haraam, de jour Image:Supplicating Pilgrim at Masjid Al Haram. Mecca, Saudi Arabia.jpg|Pélerin en prière Catégorie:Islam Catégorie:Ville d'Arabie saoudite Catégorie:Ville de pèlerinage ja:マッカ ko:메카 ms:Makkah al-Mukarramah simple:Mecca th:มักกะหฺ

Hadramaout

thumb L'Hadramaout, aujourd'hui une région du Yémen, est une région côtière du sud de la péninsule arabique sur le golfe d'Aden dans le mer arabique, s'étendant à l'est du Yemen jusqu'à la région de Dhofar en Oman. Les sultanats de l'Hadramaout faisaient partie du Protectorat d'Aden, puis du Protectorat d'Arabie du Sud jusqu'à leur dissolution dans la nouvelle République populaire du Yémen du Sud en 1967, laquelle fut intégrée dans une République unitaire du Yémen en 1990. ja:南イエメン Catégorie:Yémen

Uthman

Uthman (`uthmân ibn `affân (عثمان بن عفان)) fut le troisième calife de l'islam (644-656), successeur d'Abou Bakr et d'Omar. Il aurait été le premier mecquois converti à l'islam. Ses relations avec Mahomet étaient en tout cas excellentes, puisqu'il épousa successivement deux de ses filles, Rukayya et Umm Kulthum. Choisi comme calife de préférence à Ali, il suscita pas mal de mécontentements autour de lui : d'abord en confisquant au profit de son clan une bonne partie du butin ramené des grandes conquêtes (Afrique, Asie Mineure et Perse); ensuite en fixant officiellement le texte du Coran, ce qui lui attira les foudres de plusieurs anciens compagnons de Mahomet et surtout d'Aïcha, fille d'Abou Bakr et épouse préférée de Mahomet. Il fut d'ailleurs assassiné par un frère d'Aïcha. Son nom peut signifier « jeune serpent » ou « outardeau ». Il s'écrit aussi Othman, Osman, cette dernière forme ayant été popularisée par Osman Ier, fondateur de la dynastie ottomane. On trouve la forme Ousmane en Afrique noire et Atman ou Athmane en langue berbère ou en arabe dialectal.

Voir aussi


- Ousmane Sembène (né en 1923), cinéaste
- Ousmane Sow (né en 1935), sculpteur
- Atmen Kelif (né en 1961), acteur Catégorie:Islam Catégorie:Prénom ja:ウスマーン・イブン=アッファーン ms:Uthman bin Afan

Muawiya Ier

Muawiya Ier ou Mu`âwiya ibn Abî Sufyân (معاوية بن أبي سفيان [mu`āwīya ben abī sufyān]) est né en 603. Il est le fils de l'un des plus farouches adversaires du prophète Mohammed : Abû Sufyân ibn Harb. Il est le premier ommeyyade à porter le titre de calife en 661. Il prend ce titre à `Alî à la suite d'une médiation entre `Alî et lui après la bataille de Siffin. Il est mort en 680, son fils Yazid I lui succéda.

Histoire

Son père Abû Sufyân ibn Harb se convertit à l'islam au moment de la prise de La Mecque par le Mahomet. C'est alors que Mu`âwiya et son frère Ziâd se convertissent eux aussi. Mu`âwiya servit un temps de secrétaire à Mohammed, puis sous le califat d'Abû Bakr son frère Yazîd et lui furent engagés dans les expéditions de conquêtes en Syrie. Il fut nommé gouverneur de Damas en 638. Sous le règne du second calife, `Umar, Mu`âwiya devint gouverneur de la Syrie entière. Sous le règne de `Uthman, il mena des expéditions en direction de l'Anatolie et de l'île de Chypre (649). Le calife fut assassiné et `Alî qui lui succéda fut accusé d'être à l'origine de ce meurtre. Aïcha fut très en colère de voir `Alî prendre le titre de calife. Avec deux de ses cousins elle prit Bassora et affronta les armée d'Ali à la bataille du chameau (656). Mu`âwîya se prépara à affronter `Alî. Les deux armées celle d'`Alî venant de Koufa et celle de Mi`âwîya venant de Damas s'affrontèrent sur les rives de l'Euphrate à Siffin (près de Rakka) à l'est de la Syrie actuelle. Le face à face des deux armées dura un mois sans réel combat et dans l'espoir d'une conciliation. Les deux camps comptaient des nombreux blessés et tués. Un assaut général eut lieu, il dura deux jours et l'armée de Mu`âwîya commençait à reculer. `Amrou, le général de Mu`âwîya utilisa une ruse, il fit mettre au bout des lances de ses soldats une page du Coran. Les soldats de l'armée d'Ali arrêtèrent le combat ne voulant pas combattre contre le livre saint. L'armée de Mu`âwîya comptait 80 000 hommes celle d'`Alî 50 000 hommes, à la fin de cet assaut il y avait 40 000 tués sans compter ceux qui allaient mourir de leurs blessures dans les jours suivants. Les deux adversaires convinrent alors d'un arbitrage. C'est Mu`âwîya qui en sortit vainqueur. Ce fut à l'origine de la révolte des kharijites qui refusaient cet arbitrage et reprochaient à `Alî de l'avoir accepté (658). `Alî rentra à Koufa et Mu`âwîya se fit proclamer calife à Jérusalem en 660. `Alî fut assassiné par des kharijites en 661. Hasan le fils aîné d'`Alî renonça à toute prétention sur le califat à plusieurs conditions. La première était que l'on ne maudisse plus le nom de son père pendant les prières à la mosquée. Cette condition fut refusée par Mu`âwîya qui accorda seulement que le nom d'`Alî ne serait pas maudit lorsqu'Hasan assisterait à la prière. La seconde était que la famille d'`Alî puisse prendre l'argent du trésor public de Koufa à son profit, cette condition fut acceptée. Hassan et sa famille se retirèrent à Médine (662). Il restait à Mu`âwîya à se débarrasser d'un dernier adversaire potentiel, Ziyâd appelé Ziyâd ibn Abî Soufyân bien que cette filiation soit contestée. Ce dernier avait remis de l'ordre à Bassora. Mu`âwiya étendit encore son pouvoir en lui donnant le Khorasan. De là il conquit la Transoxiane. Ziyâd mourut de la gangrène en 673. Mu`âwiya est mort à Damas en 680. Il avait fait proclamer son fils Yazîd comme successeur.

Source


- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad Catégorie:Omeyyades ja:ムアーウィヤ ms:Muawiyah bin Abu Sufyan

Syrie

|- | Langue officielle || Arabe |----- | Capitale || Damas |----- | Président || Bachar el-Assad |----- | Superficie
 - Totale
 - % eau | Classé 86
185 180 km²
0.06% |----- | Population
 - Totale (2002)
 - Densité | Classé 55
17 585 540 habitants
93 hab./km² |----- | Indépendance
 - Déclarée
 - Reconnue | Événement
1944
17 avril 1946 |----- | Monnaie || Livre syrienne |----- | Fuseau horaire | UTC +2 (hiver)
UTC +3 (été) |----- | Hymne national || Homat el Diyar |----- | Domaine Internet || .sy |----- | Indicatif téléphonique | 963 |{{{{{{{{{{wikitravel|la Syrie|Syrie{ar{Pays d'Asie{Ligue arabe

656

ko:656년 Catégorie:656
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Années 630 | Années 640 | Années 650 | Années 660 | Années 670
651 | 652 | 653 | 654 | 655 | 656 | 657 | 658 | 659 | 660 | 661
---- Cette page concerne l'année 656 du calendrier julien.

Événements

Moyen orient


- Ali ibn Abi Talib succède à Uthman, calife à Médine (656-661).
  - Uthman (Othman) voit sa politique de collaboration avec les peuples vaincu pour l’administration de l’Empire contestée en Egypte et en Syrie par les partisans d’Ali. Il est assassiné le 17 juin 656 par le frère d’A’isha (fille d’Abu Bakr et femme préférée du Prophète). Ali s’impose à Médine comme son successeur. Il obtient rapidement le soutient des trois grandes villes musulmanes (Basra, Kûfa et Fustât). Mais il est soupçonné d’avoir commandité le crime d’Uthman.
- Bataille du chameau en Arabie.
  - Mu’awiyya, allié d’A'isha et leurs partisans (Talha et Zubayr, de la Mecque) se soulèvent contre Ali mais sont battus à la bataille du Chameau où A’isha est faite prisonnière.

Europe


- Grimoald, fils de Pépin de Landen échoue dans une tentative de coup d'État à Metz dans le royaume d'Austrasie. Il impose son fils Childebert l'Adopté en Austrasie (656-662) à la place du fils de Sigebert III, Dagobert II, exilé en Irlande.
- Ebroïn, maire du palais de Neustrie prétend dominer l’aristocratie, empêcher l’hérédité des familles palatines et élever aux emplois des gens de basse naissance qui lui doivent tout. Il se heurte aux grandes familles dirigés par Saint Léger, futur évêque d’Autun (659).
- Indépendance de fait du patrice de Toulouse.

Naissances


-

Décès


- 17 juin : Uthman, calife à Médine, assassiné.

Husayn ben Ali

Husayn ou Hussein (أبو عبد الله الحسين بن علي سيد الشهداء []) (arabe: سيد الشهداء [sīd aš-šahādā'], seigneur du témoignage, du martyr) est le petit-fils de Mahomet, fils de Ali et de Fâtima Il est né en 626. À la mort de son aîné Hasan en 661, il lui succéda comme troisième imâm chiite. Il est mort en 680 lors de la bataille de Kerbala. Il épousa Shahr Banû (farsi : شهر بانو [šahr bānū], dame de la cité) une des filles du dernier empereur sassanide de Perse Yazdgard III. Les formes équivalentes sont Hossein en persan et Hüseyin en turc.

Histoire

Bien qu'il ait toujours refusé de prêter serment aux omeyyades, il accepta quelques largesses venant de Mu'awiya. À la mort de ce dernier il quitta Koufa pour La Mecque. Le gouverneur du nouveau calife omeyyade Yâzid, Ibn Ziyâd fit tuer l'émissaire que Husayn lui avait envoyé. Peu après, Husayn est parti très imprudemment, avec une petite troupe, rejoindre ses partisans de Koufa qui l'avaient appelé à leur aide. Ibn Ziyâd intercepta cette troupe à Kerbala et exigea que Husayn fasse allégeance au calife Yâzid. Une bataille très inégale s'engagea, bien que ce fût au cours d'un mois sacré, les chiites furent tous tués (10 octobre 680; 10 muharram 60H). Seul le plus jeune fils de Husayn, 'Alî Zayn al-'Âbidîn, fut épargné avec les femmes. Le cadavre de Husayn fut enterré sur place et son crâne fut envoyé à Damas au calife Yâzid. Celui qui a tranché la tête de Husayn a dit : « Nous tranchons la tête de ceux qui nous sont chers, mais qui sont devenus rebelles et insolents. » Lorsqu’on apporta le crâne de Husayn au calife Yazîd I celui-ci fut effrayé, Il frappa d’un baguette la bouche de Husayn et dit : « Nous nous serions contenté de la soumission des habitants de l’Irak sans ce meurtre » Un spectateur présent lui dit : « Écarte cette baguette de cette bouche que le Prophète a mainte fois baisée. » , Alors Yazîd irrité se retourna vers `Ali Zayn et lui,dit : « Fils de Husayn, ton père a brisé les liens de la parenté et c’est pour cela que Dieu lui a fait ce que tu as vu. » Ensuite, Yazîd fit conduire dans ses appartements les femmes et ordonna de traiter `Ali Zayn avec beaucoup d’égards et de les accompagner à Médine. Le crâne de Husayn est encore vénéré dans un mausolée attenant à la grande mosquée de Damas. D'autres traditions racontent que le crâne aurait été ramené à Kerbala et même que cette tête aurait miraculeusement parlé pendant le voyage. D'autres racontent que les Fatimides l'auraient emmenée à Ascalon puis au Caire à l'époque des croisades. La fête chiite d’Achoura, le 10 muharram, est l’anniversaire du « martyr d’Husayn » et de sa famille. C’est la fête religieuse principale du chiisme qui prend des formes particulièrement spectaculaires à Kerbela. Kerbela et Damas sont des lieux de pèlerinages chiites ainsi que tous les lieux ou le crâne d'Husayn est supposé avoir séjourné.

Source


- Tabarî (839-923), La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad Catégorie:Islam Catégorie:Imam th:ฮุเซน

685

Catégorie:685
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Années 660 | Années 670 | Années 680 | Années 690 | Années 700
680 | 681 | 682 | 683 | 684 | 685 | 686 | 687 | 688 | 689 | 690
---- Cette page concerne l'année 685 du calendrier julien.

Événements


- Début du règne de Abd al-Malik calife de Damas (fin en 705).
  - A partir de ‘Abd Al-Malik, la politique omeyyade se caractérise par un effort pour mieux organiser l’empire et arabiser l’administration.
  - Pendant l’époque omeyyade se constitue un régime de la propriété qui place la campagne dans la dépendance de la ville.
  - Sous Abd Al-Malik sont effectués de nouvelles interventions sur le texte du Coran.
- Abd al-Malik et Constantin IV s'entendent pour partager les impôts de l'Arménie, de Chypre et de l'Ibérie.
- Les Arabes prennent Kaboul.
- Début du premier règne de Justinien II Rhinotmète, empereur byzantin (fin en 695).
- Justinien II pratique une politique de repeuplement des régions désertées par des déportations massives.
- Reconquête de l’Afrique par les Byzantins (685-710).
- Début du pontificat de Jean V (fin en 686).
- Bataille de Nechtansmere : les Pictes de Brude Mac Bili, alliés aux Britons, repoussent les Anglo-Saxons du royaume de Northumbrie et fixent leur frontière au Firth of Forth, en Écosse. Le roi Egfrid de Northumbrie est tué dans la bataille.
- Alfried devient roi de Northumbrie.
- Le bouddhisme devient religion d'État au Japon. Des autels sont dressés à Bouddha dans chaque maison japonaise.
- L'empereur du Japon Tenmu décide de bâtir une cité-capitale selon un plan directeur à grille géométrique. La Cour doit s’y installer ainsi que les divers rouages des gouvernements civils, religieux, centraux et provinciaux. Un réseau de route reliant les provinces à la capitale est prévu.
- Réforme agraire au Japon conçue selon le principe chinois de l’alternance : les terres affectées à la culture des plantes annuelles tournent régulièrement, afin que les mêmes agriculteurs ne bénéficient pas toujours des meilleurs champs. Des cadastres sont établis à l’échelle du village, la population est recensée et des lots précaires sont attribués en fonction du nombre de bouche à nourrir. Ce système permet une meilleure rentabilité de l’impôt, les hommes devant fournir des céréales et les femmes des rouleaux de soie.

Naissances en 685


-

Décès en 685


- Constantin IV Pogonate, empereur byzantin.
- 8 mai : Benoît II, pape ko:685년

Abbassides

Les Abbassides sont une dynastie de califes qui gouvernèrent le monde musulman de 750 à 1258, établissant leur capitale à Bagdad, ville fondée en 762. Cette dynastie arriva au pouvoir à l'issue d'une véritable révolution menée contre les Omeyyades. Les Abbassides tirent leur nom de al-Abbâs, oncle de Mahomet, dont ils se veulent les descendants, alors que les Omeyyades n'appartenaient pas à la famille du Prophète. Ils veulent au départ un État plus profondément musulman, où les Iraniens islamisés auront une part égale à celle des Arabes. Au cours de la révolution contre les Omeyyades, leur chef Abû Muslim réunit autour de lui, en plus des Arabes hostiles à la dynastie régnante, des indigènes iraniens, de petites gens, des esclaves enfuis. Il triompha en 750 à la bataille du Grand Zâb, après plus de trois ans de guerre. Le premier calife abbasside fut Abû al-Abbas, dit as-Saffah (750-754) (arabe: سَفَّاح saffāḥ, sanguinaire). Ses trois successeurs furent :
- Abû Jafar al-Mansur (754-777) ;
- Al-Mahdî (777-785);
- Hârûn ar-Rachîd (786-809), contemporain de Charlemagne et dont le nom symbolise l'apogée des Abbassides. Sous leur règne, on vit se développer les villes. On peut parler à leur propos d'un empire urbain, alors que, dans l'État omeyyade, dominaient la caste militaire arabe et la propriété rurale. Ils eurent à lutter contre de nombreuses oppositions au sein du vaste empire qu'ils héritaient des Omeyyades. Ils perdirent très vite l'Occident : dès 756 l'Espagne se donna un prince omeyyade. Au Maghreb, des États kharidjites (et autres) se constituèrent. En 800, le califat dut passer un accord avec les Aghlabides, qui régnaient en Tunisie et à Tripoli : ces derniers reconnurent l'autorité de Bagdad en échange de leur autonomie. Les Abbassides disaient vouloir appliquer l'islam idéal, préconisant une société sans classes, sous l'autorité d'un chef politico-religieux issu de la famille du Prophète. Les juges ou cadis (qâdî) furent nommés par le calife; ils devaient appliquer la sharîa (loi religieuse). Dans un cadre moins religieux, un vizir (wasîr) fut chargé de réorganiser l'administration. Il y avait en effet de nombreux fonctionnaires, divisés grosso modo en deux clans de secrétaires (kuttâb) : les chrétiens nestoriens, liés au sunnisme et défenseurs de l'autorité du calife ; les musulmans chiites, souhaitant au contraire affaiblir le souverain. Autre pilier de l'État : l'armée, composée de Khorassaniens fidèles au souverain, mais aussi d'Arabes souvent moins fidèles, notamment ceux des régions proches des frontières. Au fil des siècles, le pouvoir des califes s'affaiblit peu à peu, victime notamment des affrontements constants entre sunnites et chiites, mais aussi de nombreuses révoltes. Les derniers califes abbassides étaient plus des suzerains que des souverains. En s'emparant de Bagdad le 10 février 1258, les Mongols mirent fin à la dynastie et exécutèrent le dernier calife, Mustasim. Les survivants du massacre furent accueillis en Égypte, où ils perpétuèrent symboliquement la dynastie abbasside.

Califes Abbassides de Bagdad


- Abû al-`Abbâs As-Saffah (750-754)

Installation à Bagdad


- Al-Mansûr (754-777)
- Al-Mahdî (777-785)
- Al-Hâdî (785-786)
- Hârûn ar-Rachîd (786-809)
- Al-Amîn (809-813)
- Al-Mâ'mûn (813-833)

Déplacement à Samara


- Al-Mu'tasim (833-842)
- Al-Wathiq (842-847)
- Ja`far al-Mutawakkil (847-861)
- Abu Jafar Al-Muntasir (861-862)
- Al-Musta'in (862-866)
- Al-Mu'tazz (866-869)
- Al-Muhtadi (869-870)

Retour à Bagdad


- Al-Mu'tamid (870-892)
- Al-Mu'tadid (892-902)
- Al-Muktafi (902-908)
- Al-Muqtadir (908-932)
- Al-Qahir (932-934)
- Al-Radi (934-940)
- Al-Muttaqi (940-944)
- Al-Mustakfi (944-946)

Tutelle des Bouyides


- Al-Muti (946-974)
- Al-Ta'i (974-991)
- Al-Qadir (991-1031)
- Al-Qa'im (1031-1075)

Tutelle des Seldjoukides


- Al-Muqtadi (1075-1094)
- Al-Mustazhir (1094-1118)
- Al-Mustarshid (1118-1135)
- Al-Rashid (1135-1136)
- Al-Muqtafi (1136-1160)
- Al-Mustanjid (1160-1170)
- Al-Mustadi (1170-1180)

Sultanat abasside d'Irak


- An-Nasir (1180-1225)
- Az-Zahir (1225-1226)
- Al-Mustansir (1226-1242)
- Al-Musta'sim (1242-1258)

Califes Abbassides du Caire


- Al-Mustansir (1261)
- Al-Hakim Ier (1262-1302)
- Al-Mustakfi Ier (1302-1340)
- Al-Wathiq Ier (1340-1341)
- Al-Hakim II (1341-1352)
- Al-Mu'tadid Ier (1352-1362)
- Al-Mutawakkil Ier (1362-1383)
- Al-Wathiq II (1383-1386)
- Al-Mu'tasim (1386-1389)
- Al-Mutawakkil Ier (restauré) (1389-1406)
- Al-Musta'in (1406-1414)
- Al-Mu'tadid II (1414-1441)
- Al-Mustakfi II (1441-1451)
- Al-Qa'im (1451-1455)
- Al-Mustanjid (1455-1479)
- Al-Mutawakkil II (1479-1497)
- Al-Mustamsik (1497-1508)
- Al-Mutawakkil III 1508-1516
- Al-Mustamsik (restauré) 1516-1517

Voir aussi


- Art abbasside Catégorie:Abbassides Catégorie:Généalogie princière Catégorie:Dynastie musulmane Catégorie:Monde arabo-musulman ja:アッバース朝 ms:Kerajaan Bani Abbasiyyah

750

Catégorie:750
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Événements

Amérique

Enceinte sacrée de Chichén Itzá (Yucatán), utilisée pour les sacrifices rituels. Des objets sont jetés dans le puit rituel (Cenote). Usage permanent pendant 1 000 ans.

Océanie


- Vers 750, les Maoris, originaires de l’est de la Polynésie, s’installent en Nouvelle-Zélande.
  - Les premiers colons polynésiens acclimatent la patate douce et le chien en Nouvelle-Zélande. L’igname, le taro et la calebasse n’ont que de petites surfaces cultivées dans l’île Nord. Dans l’île Sud, les Maoris abandonnent l’agriculture et vivent de la pêche, de la chasse et de la collecte des plantes indigènes, en petits groupes mobiles.

Europe


- La ville de Grenade est fondée en Espagne.
- Gradlon Flamm, comte de Cornouailles (750-836).
- Léon IV est associé à l’empereur byzantin Constantin V Copronyme.
- Pénétration des Scandinaves, ou Varègues, jusqu’à la moyenne Volga (750-800). Venus principalement de Suède, ils recherchent des fourrures auprès des populations finno-ougriennes ou slaves, et soucieux d’avoir des approvisionnements réguliers, ils imposent à plusieurs de ces groupes le paiement d’un tribut.
- Petit optimum climatique médiéval de 750 à 1200-1230. Retrait des glaciers dans les Alpes.

Asie


- Apogée de l’empire Tang en Chine.
- Le gouverneur chinois Kao Sien-tche, inventant un grief imaginaire, intervient à Tachkent et en décapite le roi turc allié des Chinois pour s’approprier ses trésors, provoquant la révolte des Turcs occidentaux qui réclament l’aide des Karluk et des Arabes de Sogdiane.
- La dynastie bouddhiste Pala du Bengale est fondée. Régne de Gopala, roi des Pala.
- La construction du complexe de temples hindous de Bhubaneswar en Inde commence à cette époque.
- Au milieu du , le territoire du Cambodge, morcelé en principautés, tombe sous la suzeraineté de Java.
- À Java, au cours de la deuxième moitié du , un royaume bouddhiste se développe sous la dynastie Çailendra, dans la plaine voisine de Kedu.
  - La dynastie des Çailendra règne aussi dans le royaume de Srivijaya. La suprématie alterne entre Sumatra et Java. Sumatra contrôle les détroits et le commerce avec la Chine et les îles à épice, Java a une agriculture prospère qui peut fournir du riz aux îles à épices.
- Le pèlerin bouddhiste chinois I Tsing en route vers les Indes séjourne sept ans à Palembang qu’il présente comme un centre d’étude bouddhiques.

Proche-Orient & Monde arabe


- Abû al'Abbas vainc Marwan sur le grand Zab (janvier) avec les 12 000 Khorasaniens d’Abû Muslin, puis le poursuit jusqu’en Égypte où son cadavre est mutilé par la foule.
- Après le massacre du dernier calife omeyyade de Damas, Abû al'Abbas fonde la dynastie des Abbassides à Bagdad.
- Bagdad, capitale des Abbassides devient le centre du monde musulman au détriment de Damas.
- Quatre-vingts Omeyyades sont empoisonnés par les Abbassides lors d’un banquet en Syrie. Seul en réchappe le petit fils d’Hisham, Abd al-Rahman, qui réussit à gagner le Maroc puis l’Espagne (755).
- Fondation d’al-Aqsar, au nord de Fustat, en Égypte, avec un palais, une mosquée et des marchés.
- Révolte copte contre les impôts en Égypte.
- La langue arabe s’impose en Égypte dans les populations chrétiennes et le copte devient une langue de culte, mais le particularisme égyptien persiste.
- La canne à sucre arrive en Égypte par l'Inde.
- Accroissement du commerce transsaharien entre l’Afrique du Nord musulmane et les savanes d’Afrique occidentale.

Naissances en 750


-

Décès


- Marwan II dont la mort marque la fin du règne des Omeyyades sur Damas. ko:750년

Al-Mansur

Al-Mansûr est un surnom donné à plusieurs souverains de dynasties musulmanes (arabe : منصور manṣūr, vainqueur).

Personnages


- Abû Ja`far `Abd Allah ben Muhammad al-Mansûr (714-775), second calife abbasside en 754.
- Ismaïl al-Mansûr (915-953), calife fatimide en 946.
- Muhammad ibn Abi Amir, surnommé al-Mansur, en espagnol Almanzor (Torrox vers 938-Medinaceli 1002), chef militaire en al-Andalus.
- Al-Mansûr ben Bulukkîn (???-996) émir ziride en 984.
- Abû Yûsuf Ya'qûb al-Mansûr (????-1198) calife almohade en 1184.
- Al-Mansûr `Abd Allah (????-1427), émir rasulide en 1424.
- Ahmad al-Mansûr (Fès 1549-Fès 1603), émir de la dynastie marocaine des saadien en 1578.

Qarmates

Les Qarmates ou (rarement) Karmates (arabe القرامطة [qarāmaṭīya], doctrine quarmate) sont une branche dissidente de l’ismaélisme. Ils sont tantôt décrits comme des révolutionnaires « communistes », tantôt comme une secte guerrière.

Histoire

Les premiers imams ismaéliens étaient restés cachés par crainte de la répression abbasside. Ce n’est qu’avec le fatimide Ubayd Allah al-Mahdî, que leur identité fut révélée. Ubayd Allah al-Mahdî revendiqua l’imamat et son caractère héréditaire. La majorité des ismaélien accepta cette revendication, mais en Irak et à Bahrayn un certain nombre d’ismaéliens refusèrent de reconnaître l’imamat de Ubayd Allah al-Mahdî et de ses successeurs. Hamdan Qarmat Ibn al-Ach'ath (arabe : حمدان قرمط بن الاشعث [ḥamdān qarmaṭ al-aša`θ]) était un ismaélien originaire de Kufa (???-891). Le surnom "Qarmat" provient du verbe qarmata qui veut dire "marcher avec des pas rapprochés". Simple laboureur, il fit partie de ces opposants à la dynastie fatimide. Il déployait une intense activité de propagandiste, diffusant une doctrine égalitaire contre les injustices sociales de l’empire abbasside. Vers 886, il aurait envoyé Abû sa`yid al-Jannabi (???-913) au Yémen et à Bahrayn où celui-ci créa un royaume qarmate. Il est mort assassiné en 913, son fils lui succéda créant ainsi une dynastie qarmate à Bahrayn. En 902, des qarmates, sous le commandement de Zikrawayh (arabe : زكرويه بن مهروي [zikrawayh ben muhrawayh]) conquit quelques villes du nord de la Syrie (Alep, Homs, Hama). Le calife abbasside les battit. Un autre meneur appelé « l’homme à la chamelle » attaqua Damas, il fut tué pendant l’assaut. Un autre se prétendant Mahdî terrorisa une partie de la Syrie, il fut exécuté par les abbassides en 904. Zikrawayh fut tué en 907, sa mort mit fin à cette période de troubles en Syrie et en Irak. En 930, sous le règne de Abû Tâhir, les Qarmates s'emparèrent de La Mecque, massacrèrent les habitants, puis emportèrent la pierre noire qu'ils ne restitueront contre rançon qu'en 950. Dès 939, la puissance militaire des qarmates faiblit.

Dynastie qarmate de Bahrayn

#Abû Sa`îd al-Hassan al-Jannâbî (أبو سعيد الجنابي [abū sa`īd al-jannābīy]) (894-913) #Abû al-Qâsim Sa`îd (913-923) #Abû Tâhir Sulaymân (arabe : أبو طاهر [abū ṭāhir]) (923-944) #Abû Mansûr Ahmad (944-972) #Abû Ya`qûb Yûsuf (972-977) Catégorie:Monde arabo-musulman Catégorie:Secte musulmane

Bouyides

Bouyides ou Buwayhides ou Buyid : (9451055) Cette dynastie d'origine perse, vient du nord de l'Iran. Elle fut fondée par les trois fils de Buyeh (ou Buwayh): Ali, Hasan et Ahmad. Vers 935, Ali, gouverneur de Karaj, s'empara d'Ispahan et du Fars tandis que Hasan et Ahmad mirent la main sur le Khuzestan et la province de Kerman. Les trois frères coalisèrent alors leurs forces pour occuper Bagdad en 945. L'empire fut, par la suite, fragmenté entre les membres de la famille. Néanmoins, Adud ad-Dawlah (949-983), gouverneur de Fars, parvint à réunifier le tout et même à un peu agrandir son territoire. Sous son règne, on construisit des hopitaux et des barrages, on noua des relations diplomatiques avec les Samanides, les Hamdanides, les Fatimides et l'Empire byzantin. Cet empereur donna au régime Buwayhide un caractère profondément Perse et chi'ite, encourageant notamment les pèlerinages à Najaf et Karbala. Après la mort de ce "souverain éclairé", l'empire souffrit fort de ses divisions. Ce qui n'empêcha cependant pas le poète Firdawsi d'écrire son Shâh Nâmâ (Livre des Rois), poème épique racontant l' histoire de la Perse des origines à la conquête arabe. En 1055, le Saldjoukide Toghril Beg déposa le dernier souverain Buwayhide (en Iraq: il faudra attendre 1063 en ce qui concerne la branche de Shiraz), Abu Nasr al-Malik ar-Rahim, mettant ainsi fin à ce qu'il est convenu d'appeler « Intermède Iranien » (819-1285) au sein de l'empire arabo-musulman. Les Seldjoukides maintiendront les califes en place, mais leur pouvoir sera maintenant strictement théorique. Ce sont ces mêmes Seldjoukides contre qui les premières croisades seront dirigées. Ils seront, eux et le calife, renversés par les hordes mongoles en 1258. Les amirs et les Sultans sont:
- Emad o-dowleh Abol Hasan 932-939
- Azad o-dowleh 939-982
- Sharaf o-dowleh 982-989
- Samsam o-dowleh 989-998
- Baha o-dowleh 998-1012
- Soltan o-dowleh 1012-1024
- Emad o-dowleh Abu Kalijar 1024-1048
- Malek Rahim Abu Nasr Khosrow Firuz 1048-1055 Diylamides du Khuzestan et Kerman
- Mo'ez o-dowleh 932-966
- Azad o-dowleh Bakhtiar 966-977
- Azado o-dowleh Abu Shoja' 977-982
- Baha o-dowleh 989-1012
- Soltan o-dowleh 1012-1021
- Abu Kalijar Marzban 1043-1048
- Ghavam o-dowleh 1012-1028
- Abu Mansur Fulad sotoon 1048-1056 Diylamids de Rey, Ispahan, et Hamedan
- Rokn o-dowleh 932-976
- Mo'ayyed o-dowleh 976-983
- Fakhr o-dowleh 976-997
- Majd o-dowleh 997-1029
- Shams o-dowleh 997-1021
- Sama o-dowleh 1021-1023 en : Buwayhid Catégorie:Dynastie musulmane Catégorie:Histoire de l'Iran Catégorie:Généalogie princière ja:ブワイフ朝

Catégorie:Islam

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Software AG

Software AG is a German software company, best known as manufacturers of the Adabas database management system and more recently for the Tamino XML server. Software AG provides a real-time single view of strategic business information by integrating applications and systems, in addition to modernizing mainframe and open system IT environments. Its offerings are based on the product families Adabas, Natural, EntireX, Tamino, ApplinX, The Composite Application Integrator and CentraSite. Around 2,500 employees in 59 countries support the mission-critical systems of 3,000 customers around the world. The company maintains four R&D facilities across three continents. Founded in 1969, Software AG today is Europe’s largest and most established systems software provider. It is headquartered in Darmstadt, Germany and is listed on the Frankfurt Stock Exchange (TecDAX, ISIN DE 0003